LA NORMALISATION DES BIOCOMBUSTIBLES

              UNE APPROCHE NÉCESSAIRE
      AU DÉVELOPPEMENT ORDONNÉ DE LA FILIÈRE DU
              CHAUFFAGE À LA BIOMASSE




 Version du 26 janvier 2010
Quels sont les facteurs qui militent en faveur de la
normalisation des biocombustibles solides pour le
chauffage:

-     L’amélioration globale de l’efficacité énergétique en fonction du
      design des équipements de combustion

-     La diminution des impacts environnementaux en matière
      d’émission de particules fines et de polluants atmosphériques
      (COV, HAP…)

-     Le développement d’un modèles d’affaires stable, fiable et
      concurrentiel dans un environnement de services énergétiques
      intégrés «commodité»
Les principales caractéristiques de la biomasse dans une
perspective de normalisation :

Origine de la biomasse (agricole, forestière, résiduelle adjuvantée ou
non-adjuvantée)

Paramètres dits «normatifs»
      -       Granulométrie
      -       Taux d’humidité
      -       Taux de cendre

Paramètres dits «informatifs»
      -       Quantité d’énergie par unité de masse (KJ/KG)
      -       Taux de chlore
Les principales caractéristiques de la biomasse dans
une perspective de normalisation (suite)

Granulométrie : Le choix de la granulométrie de la biomasse doit
s’établir en fonction du type d’installation de combustion

    TYPE D’INSTALLATION       PUISSANCE              COMBUSTIBLES

                                                  Humidité de 10% à 25%
CHAUDIÈRE À GRILLES PLANES   15 kW à 800 kW
                                              Granulométrie : 3 cm grand côté
   CHAUDIÈRE À GRILLES                           Humidité de 25% à 50%
                             120 kW à 25 MW
        MOBILES                               Granulométrie : 10 cm à 30 cm

                                                  Humidité de 40% à 65%
   CHAUDIÈRE À GRILLES       2 MW à 25 MW
                                                 Écorces, bois très humide
       ROTATIVES

                                                  Humidité: jusqu’à 65%
 CHAUDIÈRE À LIT FLUIDISÉ    20MW à 600 MW         Granulométrie fine
Les principales caractéristiques de la biomasse dans une
perspective de normalisation (suite)

Taux d’humidité : Le taux d’humidité du combustible représente un facteur
déterminant du rendement thermique du système mais aussi de ses rejets
dans l’atmosphère.

Divers facteurs influencent le taux d’humidité :
-       l’essence de bois
-       la grosseur des bois (volume aubier/ volume total)
-       la période d’exploitation
-       la condition de stockage (sous abri ou à l’air libre)
Les principales caractéristiques de la biomasse dans une
perspective de normalisation (suite)

Taux de cendre : La cendre est un sous produit de la combustion qu’il faut
stocker, valoriser ou éliminer.

-       Les cendre non exogènes sont générée par les matières
        constitutives de la biomasse
-       Les cendres exogènes sont générée par les impuretés
        acheminées avec la biomasse (non exogènes)

La détermination du taux de cendre généré par un biocombustible est
essentiel à la détermination du pouvoir calorifique inférieur (PCI)
Les principales caractéristiques de la biomasse dans une
perspective de normalisation (suite)

La quantité de chaleur fournie : On défini le pouvoir calorifique comme
la quantité d’énergie dégagée par un corps lors de sa combustion
complètes (CEN/TS 14588)

-      Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) de la biomasse représente la
       chaleur maximale qui pourra être produite dans une chaudière
       classique. Elle s’exprime en kWh ou en Joule. Le PCI varie peu
       selon les essences forestière (feuillus 18 à 19 MJ/kg ; résineux 20
       MJ/kg).

-      Le PCI dépend principalement de l’humidité du combustible. Il
       est fréquemment déterminé à partir d’échantillonnage de taux
       d’humidité des combustibles.
Le chauffage à la biomasse et la pollution
atmosphérique
La normalisation des biocombustibles est un élément fondamental
pour la fiabilité et l’efficacité des systèmes de chauffage, ce qui a un
effet direct sur les émissions de plusieurs polluants.
CONCLUSION
Il est impératif de se doter d’un mécanisme
formel de normalisation des biocombustibles
solides afin de ne pas brûler cette filière
naissante au Québec
RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
DIRECTION GÉNÉRALE DES SECTEURS DE L’INNOVATION
TECHNOLOGIQUE, DU TRANSPORT ET DE L’INDUSTRIE

Nicolas Laflamme, ing.f
Chargé de programme, bioénergies

Agence de l'efficacité énergétique
5700, 4e Avenue Ouest, RC
Québec (Québec) G1H 6R1
Téléphone : 418 627-6379 ext : 8099 ou 1 877 727-6655
Télécopieur : 418 643-5828
Site Internet : www.aee.gouv.qc.ca
Courriel : aee@aee.gouv.qc.ca
                                Merci!

Normalisation des combustibles n laflamme aee

  • 1.
    LA NORMALISATION DESBIOCOMBUSTIBLES UNE APPROCHE NÉCESSAIRE AU DÉVELOPPEMENT ORDONNÉ DE LA FILIÈRE DU CHAUFFAGE À LA BIOMASSE Version du 26 janvier 2010
  • 2.
    Quels sont lesfacteurs qui militent en faveur de la normalisation des biocombustibles solides pour le chauffage: - L’amélioration globale de l’efficacité énergétique en fonction du design des équipements de combustion - La diminution des impacts environnementaux en matière d’émission de particules fines et de polluants atmosphériques (COV, HAP…) - Le développement d’un modèles d’affaires stable, fiable et concurrentiel dans un environnement de services énergétiques intégrés «commodité»
  • 3.
    Les principales caractéristiquesde la biomasse dans une perspective de normalisation : Origine de la biomasse (agricole, forestière, résiduelle adjuvantée ou non-adjuvantée) Paramètres dits «normatifs» - Granulométrie - Taux d’humidité - Taux de cendre Paramètres dits «informatifs» - Quantité d’énergie par unité de masse (KJ/KG) - Taux de chlore
  • 4.
    Les principales caractéristiquesde la biomasse dans une perspective de normalisation (suite) Granulométrie : Le choix de la granulométrie de la biomasse doit s’établir en fonction du type d’installation de combustion TYPE D’INSTALLATION PUISSANCE COMBUSTIBLES Humidité de 10% à 25% CHAUDIÈRE À GRILLES PLANES 15 kW à 800 kW Granulométrie : 3 cm grand côté CHAUDIÈRE À GRILLES Humidité de 25% à 50% 120 kW à 25 MW MOBILES Granulométrie : 10 cm à 30 cm Humidité de 40% à 65% CHAUDIÈRE À GRILLES 2 MW à 25 MW Écorces, bois très humide ROTATIVES Humidité: jusqu’à 65% CHAUDIÈRE À LIT FLUIDISÉ 20MW à 600 MW Granulométrie fine
  • 5.
    Les principales caractéristiquesde la biomasse dans une perspective de normalisation (suite) Taux d’humidité : Le taux d’humidité du combustible représente un facteur déterminant du rendement thermique du système mais aussi de ses rejets dans l’atmosphère. Divers facteurs influencent le taux d’humidité : - l’essence de bois - la grosseur des bois (volume aubier/ volume total) - la période d’exploitation - la condition de stockage (sous abri ou à l’air libre)
  • 6.
    Les principales caractéristiquesde la biomasse dans une perspective de normalisation (suite) Taux de cendre : La cendre est un sous produit de la combustion qu’il faut stocker, valoriser ou éliminer. - Les cendre non exogènes sont générée par les matières constitutives de la biomasse - Les cendres exogènes sont générée par les impuretés acheminées avec la biomasse (non exogènes) La détermination du taux de cendre généré par un biocombustible est essentiel à la détermination du pouvoir calorifique inférieur (PCI)
  • 7.
    Les principales caractéristiquesde la biomasse dans une perspective de normalisation (suite) La quantité de chaleur fournie : On défini le pouvoir calorifique comme la quantité d’énergie dégagée par un corps lors de sa combustion complètes (CEN/TS 14588) - Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) de la biomasse représente la chaleur maximale qui pourra être produite dans une chaudière classique. Elle s’exprime en kWh ou en Joule. Le PCI varie peu selon les essences forestière (feuillus 18 à 19 MJ/kg ; résineux 20 MJ/kg). - Le PCI dépend principalement de l’humidité du combustible. Il est fréquemment déterminé à partir d’échantillonnage de taux d’humidité des combustibles.
  • 8.
    Le chauffage àla biomasse et la pollution atmosphérique La normalisation des biocombustibles est un élément fondamental pour la fiabilité et l’efficacité des systèmes de chauffage, ce qui a un effet direct sur les émissions de plusieurs polluants.
  • 9.
    CONCLUSION Il est impératifde se doter d’un mécanisme formel de normalisation des biocombustibles solides afin de ne pas brûler cette filière naissante au Québec
  • 10.
    RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES DIRECTION GÉNÉRALEDES SECTEURS DE L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE, DU TRANSPORT ET DE L’INDUSTRIE Nicolas Laflamme, ing.f Chargé de programme, bioénergies Agence de l'efficacité énergétique 5700, 4e Avenue Ouest, RC Québec (Québec) G1H 6R1 Téléphone : 418 627-6379 ext : 8099 ou 1 877 727-6655 Télécopieur : 418 643-5828 Site Internet : www.aee.gouv.qc.ca Courriel : aee@aee.gouv.qc.ca Merci!