Chapitre 1
Je m’appelle Gwen je partage ma vie avec ma sœur Lyse j’ai voulu suivre les traces de mon
père et je suis devenue avocate ma sœur a choisit la médecine. Nous avons une belle vie et
beaucoup de loisirs nous allons souvent en vacances à l'étranger. Nous sommes comblées nous
vivons dans un loft avec le luxe nécessaire.J uste un petit détail il nous manque seulement
l'amour, j’ajoute qu’avec notre métier nous n'avons pas cette opportunité.Nous habitons à St
Fiacre une petite bourgade paisible construite dans une vallée arboricole, au centre il y a une
belle église romane étalant sa beauté ainsi qu’une jolie fontaine remplie de fraîcheur.Cette
ville est constituée de rues pavées les maisons sont en pierres apparentes l'été les fleurs
exhalent leur parfum envoûtant. Des arbres centenaires entourent un superbe lac des bancs
sont disposés sur les berges, les passants viennent se reposer de leur balade ou lire.Il est bordé
d'un chemin parsemé de graviers blancs où les embarcations des pêcheurs naviguent
doucement au gré du vent. Des cygnes nagent prés de la rive pour quémander quelques
miettes de pain que les enfants lancent nous aimons notre petite ville où il fait bon vivre.
Un matin nous recevons un appel de notre mère Clotilde :
-Bonjour mes filles pouvez-vous aller visiter ma petite propriété située à Fontaine elle est
léguée de mères en filles depuis des décennies. Je veux m'en débarrasser parce qu'elle est
délabrée les réparations coûtes chères. La dernière occupante des lieux était votre arrière
grand-mère si vous dénichez quelque chose de plaisant gardez-le en souvenir.
-Maman ça tombe à pic c'est notre jour de congé nous sommes d’accord pour visiter ta
maison on se prépare nous allons jeter un œil voir si quelque chose nous intéresse je te
rappelle plus tard bisous.
Sur ce Gwen raccroche elle lâche à Lyse :
-C'est Maman elle veut que l'on aille visiter la maison de notre arrière grand-mère, elle va la
mettre en vente nous pouvons récupérer des affaires tu viens avec moi après tout cela va nous
occuper.
- J'ai justement envie de me reposer.
-Aller ma sœur viens tu vas prendre l'air ça va te réveiller.
- Apparemment je n’ai pas le choix je vais t'accompagner comme cela tu vas être contente je
suis persuadée que dedans c’ est abîmé connaissant tes préférences tu vas déchanter.
-Qu'en sais tu peut-être qu'un objet va me plaire .
En fin de matinée nous prenons la route au bout de quelques minutes nous arrivons à
Fontaine petit hameau ancien perdu en rase campagne où il n'y a qu'une dizaine
d'habitations. Dés que nous parvenons l'envie nous prend d'effectuer demi-tour la maison de
notre mère est la dernière elle se situe à l'orée du bois.
Cette baraque est affreuse tu as de drôles d'idées Gwen que veux-tu qu'on fasse dans ce
village perdu d'abord .
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-On s'en moque nous sommes seulement venues découvrir si des objets sympas nous
conviennent.
Les murs sont envahit par le lierre il grimpe partout nous ne distinguons guère les fenêtres à
ce qu'il paraît ce patelin est le théâtre de faits étranges. Ce n'est que les on-dit des habitants
nous n'en savons pas plus.
-Nous devons prospecter cette maison j'espère qu'on va trouver au moins un truc valable. Je
la voyais plus gaie.
-Ne t'affole pas sois courageuse Lyse.
-Les gens se cachent derrière leurs fenêtres ils nous observent comme des bêtes curieuses on
dirait qu'ils ont peur.
-Cet endroit est déconcertant le soleil n'arrive pas à se frayer un chemin à travers l'épaisseur
des arbres on n’est pas venues jusqu’ici pour flâner allons-y.
-Je suppose qu'à l'intérieur c’est moisi et plein d’humidité.
Les volets sont délabrés le jardin ressemble à une jungle le portail est complètement rouillé en
l'ouvrant il grince. En levant les yeux une ombre furtive nous épie nous l’apercevons derrière
les lambeaux de rideaux ils devaient être déjà là au temps de notre aïeul. Cette bâtisse nous
donne la chaire de poule davantage à Lyse qu'à moi j’ indique
-Ce sont des vieilles pierres il ne faut pas avoir la pétoche de cette ombre c’est sûrement un
effet de notre imagination par rapport au lieu si tu commences comme ça on ne va pas
effectuer grand chose.
-D'accord je te suis j'ai seulement une appréhension.
- Fais-moi confiance Lisette.
-Arrête tu sais je n'aime pas que tu m'appelles Lisette.
La porte n'est pas fermée à clé elle crisse dés qu'on la pousse nous voilà directement dans la
salle commune sur les meubles la poussière règne en maîtresse Lyse trouve ça déroutant elle
prétend
-Personne n'a eut l'idée de venir piller cette maison ont-ils la trouille de rentrer .
-Franchement ils ont raison c’est horrible
Nous débutons la fouille au bout d'un moment le bas est inspecté évidemment il n'y a que de
la vaisselle ébréchée de vieux journaux jaunis des draps dépassés ainsi que des serviettes de
toilette. Nous voyons des escaliers menant à la chambre nous les montons doucement de peur
qu'ils ne s'écroulent. La pièce se trouve sur la droite derrière la porte il y a un lit une armoire
un pot de chambre. Cela sent mauvais ce n’est pas génial.
-Au fait allons au grenier nous devons le découvrir je n’ai pas vu de porte pour y accéder.
Nous allons à la recherche de cette pièce elle est cachée par une double porte le grenier se situe
dans la chambre de notre aïeule. A l'intérieur il y a tout un fatras d'objets hétéroclites en vrac
des armoires des fauteuils des lits quel grenier ! . Cela ressemble à un magasin d'antiquité
Gwen regarde Lyse :
-Je connais ce regard ne compte pas sur moi pour fouiner dans ce tas de crasse je n’ai pas
envie d'attraper une maladie ou je ne sais quoi tu es folle ma pauvre sœur.
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-Écoute frangine j'ai une intuition je dois absolument farfouiller dans cette crasse comme tu
dis quelque chose m'attire tu vas m'aider .
-Si tu y tiens vraiment je peux fournir cet effort inutile de te fâcher je te trouve entêtée par
moment.
-Je commence sur la droite tu vas à gauche si tu aperçois quelque chose de spécial tu
m'appelles.
Après une heure d’exploration nous ne dénichons aucun bidule intéressant parmi ce tas de
vieux meubles nous sommes un peu fatiguées à force de fureter à l'aveuglette Lyse s'assoit sur
un sofa usé en tissu marron troué de toutes part elle s'écrie :
-Au départ nous sommes venues par intérêt non pour le mobilier peux-tu me dire ce que tu
souhaites trouver dans cette fouille méthodique a-t-elle un sens pour toi .
-Quelque chose me pousse à fouiller il faut que je découvre ce que c’est.
-Gwen j'en ai ras le bol nous ne trouverons aucun meuble de valeur repartons chez nous.
- J’ai oublié une armoire je vais regarder ce qu’elle contient.
Gwen ouvre les portes des piles de linge sont correctement rangées elle les examine de plus
prés puis les soulève une par une elle remarque un petit sac de couleur bleu nuit , elle le saisit
va s’asseoir aux côtés de Lyse.
-Il y un truc dans cet écrin c'est étonnant je suis sûre que c'est ça qu'il fallait que je découvre.
-Non laisse le où il est on ne sait pas ce que cela peut être.
-Tu es pénible à la fin tu as constamment la frousse.
Elle le palpe sous toutes les coutures.
-J'ai la sensation que c'est un bijou appartenant à notre ancêtre.
-Sors le de son sac , bref vas-y.
Délicatement Gwen sort l’objet il semble en or sur le côté face un soleil est incrusté sur le côté
pile il y a la lune bizarrement ce bijou n'a pas d'attache pour y passer une chaîne.
-Nous avons déniché ce joyau apparemment en or , c’est le seul article de valeur dans ce lieu.
-Attends il est plein de poussière je vais le nettoyer à l'aide de la manche de mon pull.
-D'accord dépêche toi je veux rentrer j'ai cet endroit en horreur.
Gwen frotte ce chef-d’œuvre elles ne font pas attention qu'un petit nuage blanc grandit au
centre une sorte de moulin apparaît. Il prend forme sa couleur mordorée est vraiment jolie il
se met à tourner de plus en plus vite cela les éblouit.
-Gwen j'ai chaud d'un seul coup pas toi .
-Je me sens drôle donne moi la main vite j'ai l'impression qu’on se dématérialise que se
passe-t-il .
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Chapitre 2
Ce nuage inhabituel les aspire dans une spirale à la vitesse de la lumière. Pour les filles cela ne
dure qu'une poignée de secondes elles ignorent comment cela s'est passé , après cette chute
vertigineuse elles tombent dans un champ de blé magnifique leur chute est ralentie par magie
debout sur la pointe des pieds. Au bout d’un petit moment elles reprennent leurs esprits en se
posant des questions les sœurs repèrent un petit chemin herbu qu'elles hésitent à emprunter
autour il y a des forêts verdoyantes cernant ce joli panorama.
-Gwen que fabrique-t-on dans cet endroit. Quel tour de passe-passe nous a envoyées dans ce
champ nous étions dans la maison de notre ancienne parente c'est insensé .
-J'en suis toute chamboulée où avons nous atterri.
-C'est de ta faute ce qu’il arrive quelle idée m’a prise de t’avoir pris la main j’ai la frousse
c'est si calme.
-A mon avis ce n'est pas normal nous sommes certainement à quelques kilomètres du village,
nous allons regagner la route.
-Évidemment que suis-je bête nous allons bientôt rentrer chez nous as-tu le bijou .
-Je vais vérifier.
Gwen glisse la main dans la poche de son pantalon elle a beau farfouiller il n'y est plus.
- Je suis sûre de l'avoir mit avant qu'on tombe dans ce lieu.
-Tu rigoles tu te moques de moi seulement pour que j’enrage n'est-ce pas .
-Non je te dis qu'il n'est pas dans ma poche.
-Alors où est-il .
-A mon avis je l’ai perdu je suis désolée , nous allons avancer on va certainement arriver sur
la route ensuite on avisera.
Nous poursuivons en explorant les alentours le chemin que nous empruntons est d'une
couleur orangée on dirait de l'ocre. Le sentier serpente à travers la campagne , cachées
derrière des broussailles nous discernons de drôles de maisons , on se figure que peut-être
nous avons été envoyées dans le Moyen-âge.
-Je présume que l'on a été transportées dans ces années là , c'est pas possible je rêve ou je suis
dans un cauchemar .
-Oui vu l'état de ces cabanes c’est probable.
Chapitre 3
Et là c'est le choc de notre vie nous avons traversé une porte du temps c'est incroyable et
époustouflant nous avons la chance pas un habitant ne rôde dans le coin.
-C'est de ta faute si tu m'avais écoutée je te l'ai dis tout à l'heure on ne serait pas là.
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- Je ne pouvais pas prévoir à l'avance que cet événement allait se dérouler.
- Excuse-moi si ce bijou était dans ta poche nous serions chez nous.
-Tu penses que je l'ai fait exprès je viens de te dire que je suis désolée il a disparu de ma poche
pendant le transfert.
Nous surprenons un groupe d’individu affairé autour d'un attelage de bœufs nous entamons
une discussion à ce sujet :
-Que font ces citoyens dans ce trou isolé Gwen .
-Si j’étais au courant je te répondrais , on va s’approcher et tenter de découvrir la façon dont
ils sont vêtus.
-Oui allons nous glisser subrepticement dans le paysage sans que l’on nous repère.
Nous nous faufilons derrière un arbre de là on peut observer les vêtements qu'ils portent nous
sommes contraintes d’envisager hâtivement une solution puis réfléchir à notre situation
rocambolesque.
-As-tu une idée sympa Gwen .
-Cela ne va pas être facile on a besoin de voler des vêtements je sais qu'à l'époque du Moyen
âge si nous y sommes les gens mettaient sécher leurs habits au sol.
-Leur linge séchait parterre .
-Oui espèce de gourde à cette époque ils n'avaient pas inventé l'électricité et les machines à
laver.
-On va accéder sans bruit pour piquer deux tenues.
Ne connaissant pas l'heure qu'il est nous prenons patience jusqu'à la tombée de la nuit pour
aller là-bas en espérant que les frusques soient dehors.
-J'ai trop faim mon estomac gargouille.
-Moi aussi que veux-tu attendons la nuit totale.
Nous entendons les villageois discuter signe qu'ils ne sont pas au lit.
-C’est drôle il n'y a pas de bruit cela change de notre siècle bruyant.
-C'est évident on va finir par nous ennuyer de notre tumulte urbain.
-Nous allons trouver une occupation par exemple travailler dans les fermettes ils ne vont
sûrement pas nous nourrir pour que dalle.
Finalement les gens se sont tus , l’humidité se fait sentir on frissonne. En pressant le pas nous
atteignons le lieu où les fringues sont posées nous avons de la veine elles sont là. Nous
ramassons dans l’obscurité un pantalon , une chemise ,une robe ainsi qu’une coiffe.
Discrètement nous reluquons cette mansarde elle est bouclée il n'y a pas d'étable ce n'est pas
ici que nous allons pouvoir dormir. Il y a un jardin adjacent nous essayons de repérer des
légumes n’ayant que la lune faisant office de lampe astrale. Nous réussissons à distinguer un
pommier rabougri portant des fruits nous cueillons quatre ou cinq petites pommes avec cette
unique source de lumière on est paumées dans cet endroit.
-Franchement où sommes nous , où allons nous roupiller .
-Je n’y ai pas songé nous allons avant-tout nous vêtir avec ces habits.
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Les filles vont se changer derrière un arbre elles ont de la peine à enfiler ces frusques étant
habituées de s’habiller d’un jean et d’un tee-shirt.
-Tu me vois Lyse je ne sais pas à quoi je ressemble affublée de la sorte.
-Je ne peux pas te le dire Gwen je ne caractérise pas grand chose. Où allons-nous se reposer je
suis fatiguée.
-J'ai une idée on rebrousse chemin et on s’allonge sous le pommier jusqu'à l'aube on prendra
un sentier au hasard c’est la seule solution pour le moment le ciel est étoilé nous avons un
repère là-haut.
-D’accord passons la nuit dans ce coin je crains que l'on puisse trouver le sommeil contre un
tronc d'arbre.
-Nous y sommes forcées rappelle toi la semaine dernière nous avons maté un DVD de la soupe
au chou nous sommes assises sous un pommier je ne te dis pas de simuler la scène du film
peut-être allons nous voir un OVNI
-Tu me fais rire si on en voyait un de quelle manière on réagirait .
-Je lui demanderais gentiment de nous rapatrier en 2015 cela serait super.
Nous éclatons de rire en évoquant du pommier du film de ces supers acteurs. Notre nuitée est
courte nous admirons les étoiles scintillantes. Nous souhaitons que l'aube pointe le bout de son
nez à la maison voisine un coq chante Lyse se souvient que l'été ce volatile vocalise vers les
cinq heures du matin , on se lève péniblement l'horizon prend une teinte rosée Gwen peut
enfin admirer son nouveau style vestimentaire , elle est habillée d'une robe de flanelle couleur
sable je suis vêtue d'un pantalon de la même couleur je porte une chemise d'homme blanche.
Sapées de la sorte nous sourions on s’imagine dans un bal masqué. La rigolade finie nous
reprenons notre sérieux en cheminant sur un sentier cela nous réchauffe de notre nuit passée
à la belle étoile. Nous visualisons un autre village aussi laid que le premier en pénétrant dans
la cour d'une ferme la maîtresse de maison nous aborde , elle est dodue avec de belles joues
rouges apparemment cette vie lui convient derrière elle une ribambelle de gamins nous
examinent en riant.
-Bonjour nous sommes perdues est-il possible d’avoir un peu de nourriture nous avons faim .
-Bonjour vous savez nous ne possédons qu’un peu de nourriture j'ai cinq enfants , je vous
offre un repas si vous allez aider les hommes aux champs.
-Pas de souci nous irons les aider c'est gentil de vouloir nous offrir un repas.
Elle va quérir à manger en revenant avec deux tranches de pain rassis accompagnées d’un
peu de fromage nous engloutissons tout en dix minutes.
-Nous avons soif avez vous de l’eau.
-Raoul va vous en ramener.
Il nous apporte deux écuelles en bois remplies d'eau fraîche , on se dévisage avec stupéfaction
Gwen a un début de sourire je lui intime l’ordre de se taire :
-Je vous remercie sans vous notre estomac serait resté vide.
-Je pense que vous avez vu les blés sont murs le moment est venu de les couper je vais vous
donner une faucille allez rejoindre les travailleurs dans le champ il se trouve après la maison
vous verrez ce n'est pas loin , ils sont une dizaine.
A peine arrivées nous avons déjà une corvée à effectuer , elle est indispensable si nous ne
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voulons pas mourir.Cette journée de boulot terminée nous sommes éreintées nous ne traînons
pas pour aller se coucher , la paysanne nous a mit une vieille paillasse elle est posée juste à
côté du garde manger. Ce soir-là un repas acceptable nous est accordé il y a du jambon , des
pommes et un semblant de fromage avec du de pain.
-Nous avons eut le même chez la fermière à notre arrivée.
-Le principal est de manger , ce n’est pas important.
Nous nous délectons de cet en-cas dans les jours à venir ce n'est pas certain qu’on aura de
quoi manger .Le mystère reste entier à propos de ce qu’il nous attend dans ce monde inconnu.
La semaine de travail aux champs prend fin n’ayant pas l’habitude à ces travaux manuels
nous prenons la poudre d'escampette au milieu de la journée nous choisissons de partir à la
découverte d’un autre village. A ce jour notre interrogation est de savoir dans quel contexte
nous sommes et de comprendre pour quel motif nous avons atterrit à cette époque. Gwen
présume que d'après les maisons et les frusques que nous portons nous avons été transportées
à la période du Moyen-âge cela n'est qu'une déduction. Nous continuons notre périple nous
grimpons sur un raidillon celui-ci nous mène en haut d'une colline de là nous avons une vue
imprenable. Nous découvrons une ville avec un joli château écarté de cette localité c'est plutôt
une forteresse en tournant la tête sur notre droite nous apercevons un moulin. Ses pâles
tournent au gré du vent notre cœur bondit de joie. Nous sommes affolées comment pénétrer
dans cette ville sans susciter la curiosité des habitants . Aux portes personne ne nous prête
attention c’est une chance qu'il y ait beaucoup de monde circulant à travers les rues. Les
maisons sont hautes toutes en bois le rez de chaussée est occupé par des boutiques les venelles
sont sales et nauséabondes.Apparemment c’est jour de marché posés sur des étals des fruits ,
des volailles , des légumes sont présentés aux éventuels acheteurs. Lyse reste fascinée devant
des pommes juteuses des poires joufflues ces délices sucrés la tente , d'un geste vif elle vole
deux pommes manifestement le marchand la voit se met à beugler :
-Au voleur , au voleur arrêtez-le.
Nous détalons comme des folles dans le dédale de ces artères obscures Gwen réussit à se
sauver manque de pot Lyse se fait arrêter par un pouilleux.
Il m'emmène dans un cachot je me retrouve avec trois gueux édentés mal coiffés sentant les
excréments mélangés à la sueur j'ai un haut le cœur c'est terrible le type m’ayant chopée me
dit sans ménagement :
-Tu vas être jugé pour ce que tu viens de commettre sale voleur.
Cela pour deux pommes je n'en crois pas mes yeux je me dis que j'ai de la veine il me prend
pour un gars , c'est normal j'ai les cheveux courts les autres me dévisagent. Le plus hargneux
me moleste je reste muette étant abandonnée dans ce cloaque .
-Eh tu m'entends toi je te cause qu'es-ce que tu as dérobé pour venir nous rendre cette petite
visite .
Je toussote pour prendre une voix d'homme.
-Heu salut les gars j'avais un petit creux , j'ai piqué deux pommes au marché.
-Ah oui tu ne nous racontes pas des menteries des fois , peut-être es-tu un voleur de choses
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plus chères que tu planques dans tes poches.
-Je vous assure que non tu t'appelles comment .
Il riposte en disant qu'il est Richard le grand voleur en s'approchant prés de mon visage , je
suis paniquée son haleine me donne la nausée il me questionne à son tour.
-Tu ne m’as pas dit ton nom .
-Je suis Loup depuis combien de temps vous êtes là .
-Ici on ne compte pas les jours j'ai un plan pour nous évader avec mes potes nous allons
attaquer le geôlier.
-Vous êtes dingues vous allez finir par moisir dans ce cachot , je ne veux pas vous suivre dans
vos sales desseins.
-Voleur de pommes tu vois ce que je tiens dans ma main si avec ça il ne nous laisse pas
déguerpir ça m'étonnerais.
Il a un grand couteau rouillé je n'aimerais pas en recevoir un coup. Je suis affolée je me mets
à trembler mieux vaut me tenir tranquille éloignée de ces brigands. Cette incartade terminée
j'entends les clefs ouvrir la porte mon corps est prit de frissons. La frousse s'empare de moi si
ces acolytes passent à l'acte je prendrais la fuite. Le geôlier n'apporte que le semblant de
repas c'est une grande tartine de pain sec avec de l'eau.
-Gamin approche sale bougre viens prendre ta pitance profite je ne sais pas quand aura lieu la
prochaine ha ha .
Richard accompagné de ses mécréants récupèrent sans broncher leur écuelle je pense :
(Ce ne sont que des braillards ils gueulent de loin en tout cas Richard à réussi son coup pour
m'effrayer.)
Je m’assois sur la paille il fait froid, c'est humide ma nuit va être courte ce Richard m'a mit
les chocottes il va sûrement m'ennuyer pour que je ne dorme pas finalement ils finissent par
s'endormir ils ronflent fort je passe une nuit blanche.
Les jours défilent dans l'attente d'un éventuel procès Richard et ses sbires me laissent
tranquille puis à un moment il me demande si cela me plairais de faire partie de sa bande de
brigands il tient à m'initier pour voler en leur compagnie dans les demeures les plus riches de
ce comté ou attaquer les carrosses.
-Loup tu ne réponds pas es-tu d'accord j'ai remarqué que tu es jeune et mince tu es taillé pour
te glisser n’importe où.
-Je ne suis pas sûre d’avoir envie d’appartenir de votre bande et de ce boulot malhonnête.
-Réfléchis Loup surtout réfléchis dans le bon sens je veux ta réponse j’ai besoin d’un jeune
dans mon équipe.
-Je verrais Richard.
Je songe à ma sœur en ce moment où est-elle que fabrique-t-elle dans ce monde hostile .Il faut
qu’elle m'aide à sortir de ce trou infecte je ne veux pas rester au milieu de cette saleté. Me
voilà dans de beaux draps en ce moment je devrais soigner mes patients à St Fiacre dans
quelle galère ma frangine m'a mise. Si seulement je pouvais me réveiller que cela ne soit qu'un
cauchemar j’ai beau me pincer c'est réel je suis prisonnière.Pourquoi la tentation de voler ces
fruits m’a prise je ne vais pas finir ma vie dans cette immonde geôle nauséabonde nos parents
ne s'imaginent pas que nous ne sommes plus chez notre aïeule à Fontaine. En tout cas je suis
coincée dans ce cachot j’aperçois à travers une fenêtre minuscule un rai de soleil je devrais
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être dehors pour en profiter. Je commence par en avoir marre de cet enfermement ont-ils
embarqué ma frangine.C'est incroyable en temps normal je me détends chez moi dans un
bon bain chaud je dors dans mon lit sous ma couette que nenni ! je suis claquemurée en
compagnie de larrons mal fagotés. J’imagine que huit jours sont passés et je suis prisonnière.
Un matin je reconnais la voix du garde ouvrant la porte précipitamment :
-Toi galopin sors de là tu vas passer au tribunal populaire cela va te passer l’envie de voler ces
choses ne t’appartenant pas , aller sors de là.
Richard s'écrie :
-Nous aussi on veut passer devant les juges pour sortir de ce trou.
-Tenez vous tranquille sales bougres votre sort n'est pas à l'ordre du jour vous êtes des
brigands de haut vol.
A la suite de cette conversation je suis conduite dans une salle un monde fou est là j’ai
l'impression d'être un tueur ils jaspinent hystériquement :
-La pendaison , la pendaison.
C'est affreux finalement je me retrouve devant un juge de pacotille , les gens me huent ils en
profitent pour me cracher dessus. Je n'en peux plus on veut me punir juste pour deux
malheureuses pommes drôle de loi à cette époque. A un moment j'entends derrière mon dos
une voix que je connais c’est ma sœur elle est venue pour prendre ma défense me sauver du
sort annoncé par la sentence. En 2015 c'est une bonne avocate à cette époque que vaut-elle
Gwen entame une plaidoirie avec un aplomb exemplaire en expliquant au juge que j’avais
faim le jour du vol. Cet homme se faisant hésitant Gwen ajoute qu'elle a des deniers en
entendant ce fait il se montre indulgent envers moi.
La transaction terminée je peux enfin sortir libre je cours me réfugier dans les bras
protecteurs de ma sœur tellement heureuse de reprendre ma liberté. Nous quittons ce lieu par
une porte dérobée la foule devenait hostile , nous nous enfuyons sans demander notre reste
dorénavant il nous faut envisager rapidement une solution. Lyse demande à Gwen comment
elle s'en est sortie
-J’ai eus la chance de rencontrer une âme charitable celle-ci m’a aidée. Je te préviens ne
t'avise plus de voler quoi que ce soit à l'avenir tu as compris.
-Pardon j'ai compris nous sommes dans une époque troublée je ne volerais plus c’est certain.
Chapitre 4
Nous passons devant le château nous prenons l'initiative d'aller demander si ils ont besoin de
personnel une gouvernante nous reçoit à l'entrée elle nous indique:
-Allez à la métairie ils cherchent du monde justement.
-Merci.
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A destination la patronne nous cause après un pourparler nous sommes embauchées on est
tenues de laver les habits des châtelains. Nous travaillons d’arrache-pied depuis une
quinzaine de jours c’est un bon début. Nous sommes épuisées et heureuses on se sent en
sécurité dans cet endroit.Nous espérons sans cesse repartir chez nous de quelle manière .Le
soir nous en parlons allongées cette fois dans un vrai lit Gwen souhaite que cela est juste un
mauvais rêve.
Si seulement on était informées de la raison de notre venue dans cette période ceci arrangerait
nos problèmes malgré tout nous résistons.A un moment donné une cuisinière tombe malade
Lyse ne peut pas la soigner personne ne sait ce qu'est une femme médecin. Gwen la remplace
au pied-levé ayant de bonnes notions culinaires c'est un plus , les châtelains vont manger de
bons plats.Lyse est dehors la plupart du temps sa mission est de s'occuper du jardin des
parterres de fleurs nous n'avons pas à nous plaindre on reçoit cinq deniers par semaine que
nous mettons de côté. A chaque instant de libre c'est la même interrogation elle revient
souvent.
-Pourquoi nous avoir envoyées si loin de notre époque .
Effectivement nous n’avons pas la réponse nous continuons à nous échiner au dur labeur.
L’été persiste nous ne supportons plus ces habits épais vivement notre retour à Saint-Fiacre.
Nous envions le lac , nous imaginons que les gens se baignent en se détendant assez rêvassé
nous devons retourner à notre travail Gwen papote avec sa chef cuisinière celle-ci lui a
certifié que nous sommes en 1455. Nous pouvons enfin nous situer dans cette période nous
n'avons pas de moment de repos.C’est super ce qu'il nous est arrivé nous avons été victime
d'un sortilège dans quel but. Cela reste à découvrir ce soir nous allons en discuter
sérieusement.
-Tu ne considères pas cela pour le moins fantastique c’est à cause de ce bijou que nous avons
traversé ces siècles
-J'ai réfléchis infiniment à ce souci depuis notre visite chez notre descendante je me demande
pour quelle raison celle-ci détenait ce bijou en or pur caché sous une pile de draps.
-Peut-être y a-t-il une explication particulière pour que nous soyons « téléportées » dans cette
page de l'histoire .
Gwen semble concentrée elle signale à Lyse :
-Tu connais le proverbe il n'y a pas de fumée sans feu on va finir par trouver la réponse.
Nous prolongeons notre durée de boulot pour ces personnes en essayant de dégoter des indices
Gwen tente d'apprendre des choses. De son côté Lyse connaît le jardinier c'est un homme âgé
il sait pas mal d'anecdotes si elle lui pose les bonnes questions elle aura un début de piste.
Un matin en s'approchant de lui elle entame la conversation :
-Le temps est magnifique si les légumes poussent à cette vitesse-là nous allons bientôt récolter
les tomates vous avez vu .
-Oui je ne suis pas miro mademoiselle.
Lyse veut en savoir davantage elle devient principalement amicale et lui pose la question
ayant intérêt à ses yeux :
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-J'aimerais que vous me disiez ce qu’il s'est passé avant .
-Il y a plusieurs années des sorcières ont été brûlées sur un grand bûcher cela s'est déroulé sur
la place les esprits ont sévèrement étés agités par cet événement cruel.
Ce récit ne lui donne aucune réponse à laquelle elle s'attendait au moins elle sait qu'il y avait
des mégères parmi la populace. Gwen a été étonnée de ce que Lyse lui a apprit comment se
fait-il que des harpies sévissent dans cette contrée .Nous devons découvrir ceci d'une façon où
d'une autre , nous restons à la ferme ayant le gîte et le couvert , le respect de nos patrons notre
travail leur suffit. Aujourd’hui c'est notre jour de repos on le met à profit pour obtenir de plus
amples renseignements. Nous partons à « Crépin » sans trop nous montrer surtout Lyse , nous
enquêtons auprès des gueux pour connaître le nom de ces sorcières brûlées.Les réponses sont
négatives nous comprenons les villageois ils veulent oublier cette période perturbée. Le soleil
brille cela nous donne un but pour notre balade nous voyons une masure à la sortie de la ville
nous allons dans cette direction.Parvenues aux abords de la maison nous frappons à l'unique
porte de bois elle n’a pas de fenêtre.Personne n'ouvre pourtant nous entendons des pas à
l'intérieur Gwen insiste
-Il y a quelqu'un on vous entend .
Lyse affirme :
-Ce n'est pas la peine d'insister on ne nous ouvrira pas nous allons revenir demain si notre
emploi du temps le permet.
Nous faisons demi-tour à peine éloignées nous distinguons une forme debout devant la porte
c'est une femme elle semble apeurée. Elle jette des coups d’œil aux alentours son regard nous
glace le sang nous sommes figées , malgré sa froideur cette personne a une voix douce elle
nous questionne :
-Que me voulez-vous .
-Nous sommes en promenade le hasard nous a guidées jusqu'à vous.
Elle nous invite , on se regarde perplexes par politesse nous acceptons nous lui emboîtons le
pas dans son humble demeure où l'obscurité règne. Nous avons du mal à discerner le décor
c'est une grande pièce à vivre comme à cette époque sur le côté droit il y a son lit.Au centre ,il
y a une petite table à gauche une sorte de cuisine. En face nous découvrons une cheminée où
est suspendu un chaudron bouillonnant exhalant des odeurs fortes , à l’évidence une
énigmatique mixture mélangée d'herbes et d'encens.Au dessus de l'âtre une étagère est
suspendue dessus sont entreposés des bocaux remplis de plantes séchées. Cet ensemble est
accompagné d'un brouet et d'un pilon.
-Voulez-vous boire quelque chose .
-Volontiers nous avons chaud.
-Veuillez prendre place sur le banc.
Cette mystérieuse femme ramène deux chopes en terre cuite c'est une boisson qu'elle a
préparé son goût est un délice l’arôme sent la framboise mélangée à la rose. Elle nous observe
sans bouger nous n'osons pas entamer la conversation elle commence :
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-Ne me dites pas que vous êtes venues chez moi par hasard.
-Nous ne connaissons pas cet endroit on s’est égarées.
-Je m'appelle Mélisande quels sont vos prénoms .
-Voici ma sœur Lyse je me prénomme Gwen notre nom de famille est Gardianes.
Dubitative elle nous rétorque :
-Vous avez de drôles de prénoms dont je n’ai jamais entendu parler par contre votre nom me
dit quelque chose de particulier.
Interloquées nous la regardons elle nous parle d'une sorcière de ce nom elle a disparut de
façon énigmatique personne ne l'a revue. Ce fait est très lointain cela nous conforte dans notre
idée si nous sommes venues dans cette contrée ce n'est pas par accident. Il ne reste qu'à
découvrir la mission que nous devons effectuer dans cet univers. Il y en a une c'est logique
nous nous demandons si cette femme n'est pas une devineresse vu de quelle manière elle est
vêtue. Elle porte une longue robe bleu marine sur ses cheveux une coiffe pointue est posée
l’ensemble est de couleur similaire. Quant à son regard lui est intense et hypnotisant il est
singulier pareil à sa tenue. Son nez est gros et long cette femme n'est ni belle ni laide , elle
nous semble être une intruse n’étant pas à sa place. Sur son lit un gros chat noir dort
paisiblement depuis notre arrivée. En tournant légèrement la tête en direction de la porte un
balai est posé contre le mur il est fabriqué de piailleries. Soit le destin nous joue un tour ou il
nous a attirées dans ce lieu. Mélisande ne semble pas pressée de rester seule Gwen prend la
parole :
-Nous sommes obligées de retourner à la métairie je dois préparer le souper.
Elle se lève nous affirme timidement :
-Si vous voulez revenir vous serez les bienvenues.
-Oui lorsque nous aurons un moment de libre on reviendra vous tenir compagnie.
Nous la saluons nous reprenons le sentier de la ferme Gwen ayant remarqué ce que Mélisande
possède dit :
-Cela ressemble à un rituel tu as vu ce chaudron puant et tous ces bocaux remplit d'herbes
ainsi que ce balai .Il y a aussi un gros matou je suis persuadée que c'est une jeteuse de sorts
une vraie ses vêtements nous le confirment.
-Oui elle nous a apprit qu'une de ses consœurs s’est volatilisée je commence à avoir un
soupçon. Soit-disant que notre aïeule est décédée depuis un bail pourquoi détenait-elle ce
super bijou nous ayant conduites jusqu’ici .Ce ne peut être qu'elle la sorcière voyageant par
magie.
-Je suppose que tout concorde ce nom a réveillé la mémoire de Mélisande.
- Notre mamie était déjà une magicienne à t'entendre.
-Oui nous avons un début de réponse à la question nous tenant à cœur , il n'y a plus qu'à
éclaircir cette saga dans ce monde spécial rappelle toi si nous avons fouillé chez mémé ce
n'était pas pour une bagatelle Lyse.Un petit détail me tracasse ce petit sac était bleu marine
comme les habits de Mélisande il y a forcément un lien entre elles.
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Chapitre 5
A notre retour au domaine les filles de la cuisine nous ont préparé une surprise. De nouveaux
habits plus légers que ceux que nous portons. Elles se sont aperçues que Lyse est une femme
nous revêtons une jupe marron, un haut blanc original ainsi que de légères paires de
brodequins, ceci agrémenté d'une charlotte.Ces changements sont agréables nous sommes
libres de nos mouvements.Nous n'avons plus l'impression d'êtres empotées Gwen est
retournée en cuisine je pars laver le linge au lavoir. Avec quatre filles supplémentaires ce
matin c'est le lavage des draps nous ne sommes pas de trop pour cette besogne , les draps
mouillés sont très lourds. Lorsqu’ils sont essorés on les étend à plat sur l'herbe aux quatre
coins nous y déposons une pierre pour éviter qu'ils ne s'envolent par grand vent. L’été se
passe sans nuages venant assombrir le ciel nous allons nager dans l'eau fraîche de la rivière
elle coule près de la métairie nous sommes forcées de nous camoufler peu de gens savent
nager dans les années 1500. On peut nous prendre pour des sorcières nous avons de la veine
aucun citoyen ne vient une fois notre trempette terminée nous sommes détendues.Nos
conversations tournent autour de Mélisande elle va nous aider à repartir chez nous.
La fermière nous ordonne :
-Allez aider les hommes il faut battre les épis avec un fléau vous devez prendre une longe pour
piétiner le blé afin de séparer les graines.
-Laissez-nous terminer notre repas ensuite nous irons aux champs.
L'estomac lourd nous lui demandons :
-On a besoin d’un brin de toilette si possible.
Elle nous indique un baquet d'eau froide dans la cour, nous ne voulons pas que notre secret
soit dévoilé on se nettoie le visage en vitesse.
-Super si c'est comme ça adieu le bain chaud , le parfum et tout le reste.
-Cesse de te morfondre garde tes forces pour aider les hommes aux champs.
D'un pas lent nous nous dirigeons vers eux la chaleur nous écrase , la sueur colle nos
vêtements nos cheveux dégoulinent.C’est pénible en même temps nous devons montrer notre
courage. En arrière plan nous entendons des rires d'enfants nous suivant en jouant et en
chantant joyeusement surprises nous sentons des petites menottes se glisser dans nos mains.
Lyse découvre une petite fille d’une dizaine d'années un sourire espiègle sur le visage la
regardant elle est accompagnée de son frère , il a plein de taches de rousseurs. Nous voilà tous
partis en sautillant sur ce chemin poussiéreux quelques mètres plus loin nous apercevons des
gens ils sont debout ils nous donne l'impression de danser. Une charrette est attelée à deux
bœufs ils piaffent d'impatience sous la chaleur du soleil estival. Un paysan nous aperçoit il
nous questionne :
-Que venez vous fabriquer aux champs nous battons les blés on a pas besoin de vous.
-La patronne nous a ordonné de venir vous aider ce travail ne peut attendre.
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-D'accord suivez-moi je vais vous donner des longes.
-Gwen je ne me sens pas capable de réaliser ce boulot il me semble difficile.
-Examine la façon dont ils s'y prennent ces messieurs n’ont pas le temps de nous apprendre.
En début de soirée on s’aperçoit que ce travail n'avance pas assez vite alors nous prenons la
décision de lever le camp.La chaleur nous accable on prend les voiles doucement sans que l’on
nous voit , nous partons sur les sentiers lasses et assoiffées.
-C'est de ta faute si on est dans cette galère dans un village nullement agréable pourquoi
t’avoir suivie avec ce bijou .
-A chaque difficulté qu'on rencontre tu m'accuses décidément pourquoi tu te défoule sur
moi .Tes arguments sont infondés j’imagine que si nous sommes là c'est qu'il y a une cause
spéciale.
Lyse ne répond pas à quoi cela lui sert de se fâcher contre moi .
Nous poursuivons notre trotte nous sommes à bout de forces , Lyse entend un bruit de sabots
ils approchent lentement un homme braille :
-Holà tout doux.
Nous voyons un croquant avec une carriole attelée à un vieux cheval de trait de couleur fauve.
Le bouseux est édenté il a un gros nez rouge coiffé d'un chapeau lui cachant le regard :
-Grimpez dans la carriole mettez-vous sur les sacs vous allez vous reposer vous m’avez l'air en
piteux état.
-Merci c'est gentil.
Le voyage se traîne en longueur cela nous permet de visionner les étoiles le bruit des roues de
la charrette suivies des pas ferrés du canasson finissent par nous endormir , l'ancien nous a
reconduites à la métairie.
Nous nous retrouvons à notre point de départ quel goujat ce campagnard.
En pénétrant dans la cour de la ferme la métayère nous passe un sacré savon :
-Vous n'aviez nul droit de quitter ce champ que vous a-t-il prit vous êtes folles .
Nous lui présentons nos excuses elles sont acceptées du bout des lèvres.
-Gwen dorénavant on va prendre à chaque erreur qu’on commettra.
Le lendemain Gwen reprend son boulot en cuisine par fatigue elle laisse échapper une
soupière en se fracassant au sol elle se brise en mille morceaux.
La taulière lui insinue :
-Ma fille si une maladresse de la sorte se reproduit je vous assure que vous allez reprendre
votre chemin pour retrouver un travail ailleurs.
Les jours se suivent l'ambiance est glaciale , le lendemain la pluie tombe un gros orage a
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éclaté à l'aube. Le travail champêtre est interrompu nous restons oisives. Entre deux nuages
nous allons marcher , dans notre dos nous entendons des bruits de sabots ils s'approchent en
cœur nous voyons deux cavaliers sur leurs montures noires de très beaux canassons à l'allure
fière nous nous écartons afin de les laisser passer parvenant à notre hauteur ils nous arrêtent
presque de force nous y sommes contraintes. Ils descendent Lyse se sent gênée j'ai la certitude
qu'elle vient d'avoir le coup de foudre pour l'un d'eux , reste à savoir lequel.C'est vrai qu'ils
sont beaux ces bonshommes un est blond avec de jolis yeux bleus l'autre est brun aux yeux
verts à mon avis ma sœur est tombée raide amoureuse du blond. C'est son type de mec qu'elle
désire en vain en 2015 nous baissons la tête n'oublions pas que nous sommes des paysannes le
bel homme brun nous interroge :
-Gentes damoiselles c'est la première fois que l'on vous rencontre , avez-vous de la famille
dans cette contrée .
-Non nous œuvrons à la métairie.
-Vous venez de quel comté vous n'avez pas répondu à ma question .
-Nous avons traversé maintes campagnes en longeant des forêts pour trouver un travail.
-On ne se retrouvera à l'avenir avec mon frère nous sommes souvent en promenade sur les
pistes inhospitalières de cet immense domaine.
Cette rencontre est fortuite les cavaliers reprennent leur route , nous sommes remuées Lyse
est émue moi aussi je l'avoue le brun est vachement mignon.
-Ils sont beaux mon cœur bat la chamade j'en suis toute retournée qu'en penses-tu .
-Le blond est craquant tu as vu ses yeux ils sont aussi bleus que l'océan j’en frémis ils partent
en direction du château.
-Certainement qu’ils résident là-bas étant donné qu'ils sont partit dans cette direction c'est
logique espèce d'idiote.
- Lyse ce n'est pas moi l'idiote normalement n'est-ce pas .
-Pense ce que tu veux je m'en moque le jeune blond m'a séduite d’un seul regard.
-Tu m'as l'air vachement amoureuse attention nous n'appartenons pas à ce siècle.
-Oui malheureusement finalement j’ai décidé de rester .
-Tu es tombée sur la tête j'ai raison en disant que tu n'es qu'une idiote.
-Pff je m'en fou.
-Nous devons rentrer au lieu de papoter au milieu de ce sentier quelqu'un peut écouter notre
conversation on ne sait jamais.
-D'accord ma sœur tu es tombée sous le charme du chevalier aux yeux verts hein pas la peine
de jouer ta maligne.
-Hum, hum.
Le lendemain est vite venu le beau temps l'accompagne c'est repartit nous ramassons les épis
il reste trois ou quatre jours de labeur. Vivement que cela soit terminé les filles nous ont apprit
qu'à la fin de la fenaison une fête est donnée. Nous sommes impatientes de savoir comment ces
sauteries se déroulent au Moyen-âge. Ce moment tant espéré arrive enfin va-t-on s'amuse , il
n'y a qu'un ménestrel super ! . Il est venu que les vilains dansent franchement nous ne savons
pas virevolter sur ces accords musicaux. Nous n'avons pas d'autre choix on est obligées de
participer à cette soirée les habitants sont présents , sous un chêne il y a un banc nous allons
nous asseoir Lyse me chuchote :
-Regarde les gueux commencent à guincher elle est étonnante cette danse nous avons la
chance d’avoir d’autres musiques dans notre siècle.
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-Oui c'est vrai je ne me vois pas en boite de nuit m'éclater comme ça ha ha .
-Arête de rire comme une folle ils vont se demander pourquoi tu te comportes de la sorte
Gwen.
-Je me tais pour eux c'est normal Lyse tu vois ce que je vois .
-Oui je suis époustouflée que viennent-ils fabriquer ici .
- En tout cas ils sont beaux.
Ce sont les cavaliers ils font leur apparition descendent de leur cheval notre cœur se met à
frapper fort dans nos poitrines, nous en sommes pétrifiées d'émotion. Eux ne nous ont pas
vues nous les dévorons des yeux ils sont rivés sur ces jolis chevaliers lyse argue :
-Gwen partons tu sais nous ne savons pas guincher ils vont s'en rendre compte et là ils vont
deviner que nous ne faisons pas partie de leur milieu.
- Crois-tu que c’est la meilleur solution , de toute façon c'est trop tard ils nous ont aperçues.
Ils viennent vers nous ne savons pas quelle attitude adopter en face de ces deux personnes
charmantes ils nous chantent :
-Bonjour gentes Damoiselles quelle joie de vous trouver au milieu de toutes ces paysannes.
Nous effectuons le même rituel sinon nous serions prises pour des femmes de mauvaise vie.Ils
portent de belles tenues une chemise blanche accompagnée d'un boléro en tissu noir un juste
au corps et bottés de cuissardes. Nous à côté on est mal fagotées d'où peuvent venir ces
messires nous ne sommes que de petites gens on leur répond :
-Veuillez nous excuser nous allons rentrer.
Ces Messieurs n'ont pas l'air d'accord de cette réponse ce monde ne nous appartient pas.
D’un bon pas nous quittons ce lieu, nous sommes amères deux jeunes hommes intéressés par
nos personnes c'est dommage nous n'avons nul droit de les fréquenter. La tristesse nous
envahit c'est ainsi nous devons nous éloigner d’eux.
Nous reprenons notre boulot le train-train quotidien. Le blé étant coupé et engrangé il faut à
présent préparer la terre pour la prochaine récolte les bœufs sont attelés les labours peuvent
débuter.
Gwen reprend son boulot je m'occupe du ménage de la ferme avec ce travail nous n’avons pas
un moment pour nous côtoyer. Le mois de septembre est arrivé Lyse n'a plus de loisirs , la
patronne lui souffle :
-Vous me semblez lasse Mademoiselle.
-Oui pourquoi cette question.
Elle lui réplique qu'elle va se reposer quelques jours Lyse est contente de cette nouvelle enfin
un repos mérité ne lui fera pas de mal. Elle se dépêche d'aller l'annoncer à Gwen celle-ci
répond :
-Moi aussi j'ai le droit d'avoir du repos.
-Lyse comme nous avons des jours de tranquillité profitons-en pour rendre visite à Mélisande
il y a urgence le temps devient long.
-On va y aller demain après-midi.
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Chapitre 6
La nuit passe vite on se lève un peu plus tard qu'à l'accoutumée on peut se prélasser nous
allons nous laver au baquet il ne fait pas très froid, l'hiver venu est-ce que cela sera possible. A
la fin de notre toilette de chat on va à la cuisine prendre le petit déjeuner une femme de
chambre nous a déniché des capes chaudes. Dans la matinée nous allons chez notre nouvelle
amie à quelques pas de sa masure nous sommes surprise par un bruit de sabots ce sont les
jeunes cavaliers croisés à la fête des moissons. Nous tentons de les éviter cette fois-ci ils nous
coincent , ils sautent au sol et ne paraissent pas contents , la peur nous saisit on s’élance le
plus rapidement possible eux courent plus vite ils nous rattrapent. Nous voilà prises à leur
piège on s’arrête essoufflées un des cavaliers murmure :
-On veut nous esquiver jeunes dames .
-On ne vous connaît pas vous nous faites peur .
Ils sont étonnant ils n’insistent pas remontent sur leurs chevaux qu'ils lancent au grand galop
de colère apparemment. Pourquoi un tel acharnement de leur part que veulent-ils de nous ,
désorientées on effectue un demi-tour pour nous mettre à l'abri.
-Lyse c’est pas la première fois que ces gars nous bousculent je désire savoir ce qu'ils nous
veulent .
-On leur plaît tout simplement.
-Je me range à tes côtés tu as vu juste.
Un mois plus tard ces deux insolents arrivent habillés de leurs plus beaux atours les
servantes , les cuisinières piaillent gloussent. C’est la même cacophonie que dans une basse-
cour les filles leurs font la révérence nous sommes intriguées part dessus tout elles se postent
devant eux pour que les chevaliers leur prêtes attention. On avait pas prévu que ces hommes
nous dévisageraient avec une telle insistance , l’embarras nous saisit leurs regards sont
inquisiteurs ce n’est pas croyable ce sont les princes.
-Gwen je me demande pour quel motif ces deux là viennent ici .
-Ils nous surveillent tu as surpris la façon dont ils nous regardent.
Nous sommes ébahies face à ces rencontres ce sont les princes quelle découverte on ne se
doutait pas qu'ils appartenaient à la royauté. La métayère nous ramène soudain sur terre.
-Retournez à vos occupations au lieu de reluquer les princes.
La journée se termine le travail est rare en automne le labeur est moins soutenu je rejoints
Lyse elle me dit doucement en riant :
-Je ne peux m'empêcher de rêver à ce blond il est si ravissant.
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Je la taquine nous chahutons en rigolant quelques minutes on finit par s’endormir
profondément. Aujourd’hui nos activités monotones reprennent , en début d’après midi la
patronne nous donne l'ordre de nous rendre au château apporter des volailles ainsi que des
légumes frais elle nous remplit un gros panier en osier pesant des tonnes nous le portons à
deux , nous suivons le long chemin poussiéreux serpentant au milieu des champs il traverse
également une forêt.
-Il est lourd ce tas de légumes j’ai une crampe dans la main la fermière n'a pas lésiné elle a
mit des faisans , des salades des fèves des pois ils ne vont pas mourir de faim.
- S'est sûr j'ai l'impression que l'on nous prend pour des bourricots .
-Je n'en peux plus une petite halte s’impose l’instant de reprendre des forces.
-J’ai la sensation que tu as la frousse en principe tu es énergique.
-Ces bois m’inquiètent ils me paraissent très sombres , je suis sûre que des bêtes sauvages
rôdent à la sortie du virage.
-Je n'ai pas songé à ce détail nous allons hâter le pas Gwen.
Notre courte pause terminée nous cheminons plus vite , nous atteignons un bosquet ; stupeur
nous distinguons des ombres furtives se glisser derrière les arbres nous restons
tétanisées.Allons-nous avancer ou reculer .
-Pas de soucis Gwen c’est Richard avec ses comparses il me connaît il n’y a pas de craintes.
-Tu dis le connaître depuis ton séjour en prison pour moi un voleur restera un voleur avance
je te suis.
Au deuxième taillis une chouette se met à hululer ce cri nous glace les sangs nous essayons de
nous déplacer rapidement, ce n'est pas facile le panier nous gêne. Un bruit nous oblige à nous
retourner à un mètre à peine, trois hommes sales et mal fringués déboulent nous sommes
choquées leurs chicots sont noirs leurs bouches n’en contient que quatre ou cinq. Le chef se
met à vociférer :
-J'te reconnais tu es le petit voleur de pommes.
-Pas du tout je m'appelle Lyse je suis sa sœur lui est en cavale depuis un moment.
-Que nenni j'ai un doute tu as le même minois.
-Nous transportons des volailles accompagnées de quelques légumes.
-Il y a un trésor planqué au fond de c'te banne.
-Tu sais Richard si il y avait un trésor comme tu le prétends étant voleur je le garderais je le
planquerais quelque part.
-Ouais à mon avis tu n’es qu’une fieffée menteuse.
-Depuis combien de jours êtes-vous en maraude .
-On s'est évadés ce matin à l'aube une révolte a éclaté dans la rue avec les paysans le geôlier a
oublié de refermer la porte nous en avons profité pour filer reprendre notre besogne ; voler
aux riches pour notre compte personnel.
Richard s'approche renverse avec colère le contenu il veut la preuve que nous n'avons pas
menti tout s'étale parterre.
-C'est vrai il n'y a que des denrées la dedans.
Il est déçu il enrage.
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-On vous donne ce que vous voulez laissez-nous partir nous avons ces victuailles à livrer le
chemin est long.
-Mouais on va se servir une bonne salade accompagnée d'un faisan cuit avec des fèves nous
allons manger un festin de roi ce soir.
-Dépêchez-vous de ramasser les légumes ces paysannes n'ont aucun trésor à dérober.
D'un seul coup Richard a un rire gras il prétend :
-Vous devez avoir d'autres choses plus avantageuses cachées sous vos robes.
Nous nous regardons la terreur s'empare de nous nous ne sommes que deux payses sans
défenses sur ce chemin désert face à ces bandits près à tout.
-On le jure nous ne dissimulons aucun truc je vous en supplie.
-Je vais tâter je veux savoir si tu es un homme ou une femme.
Gwen ne peut laisser l’éventualité que Richard s’en prenne à Lyse elle s'élance et lui envoie
des coups de pieds au niveau du bas-ventre. Surpris celui-ci se retrouve à quatre pattes le nez
dans la terre ses deux potes pétochards sont déstabilisés ils le soulève avec difficulté et courent
dans le bois pour se planquer. Ils étaient loin de se douter de cette correction.
-Gwen ils vont revenir j'en suis certaine que faisons-nous maintenant.
-Nous ramassons le reste des légumes grouilles toi avant qu'ils ne changent d’avis.
-J'ai omis de te dire ce Richard a un couteau la providence est de notre côté on a faillit mourir
sur ce sentier médiéval.
-Lyse ce n'est pas notre jour tu ne m’as pas parlé de ce détail avant que je ne tombe sur ce sale
gueux pouilleux.
- Oui excuse moi dans l’affolement je n'ai pas pensé à t'avertir , avec cette attaque inattendue
il n'y a pas un paysan aux alentours pour nous secourir.
-C’est certain on est obligées de suivre notre chemin.
-Ah non je ne veux pas repasser là ils vont nous attendre ou nous guetter au détour d'un
virage ce sera la fin pour nous.
-Calme-toi j’ai une idée arrivées à destination nous allons piquer soit un outil ou autre chose
pour nous défendre lorsque nous reviendrons.
-Nous pouvons prendre un gros morceau de bois vert pour les estourbir ces vilains
personnages c’est la seule solution à portée de main pour l'instant allons le récupérer tout de
suite , vas-y entre dans cette forêt.
-Vu sous cet angle nous volerons un objet au domaine.
Enfin nous arrivons au château à l'entrée il y a une grille en fer forgé devant on remarque une
grande allée centrale bordée d'arbres de divers essences. Ce décor est charmant de beaux
jardins entourent une fontaine en marbre elle trône au milieu de la verdure des statues
représentant des lions d’or au nombre de quatre semblent être les gardiennes de cette
demeure.
Un homme vêtu d'une livrée nous attend on lui donne la commande demandée par la
gouvernante ensuite il nous conduit jusqu'à l'entrée on visionne toute cette splendeur étalée.
Nous repérons les écuries du roi ou des dizaines de chevaux attendent dans leur box on gravit
l'escalier grandiose du parvis sur le perron nous découvrons l'ampleur de ce domaine. Nous
n’avons pas la possibilité de poétiser une servante assez âgée vient à notre rencontre ses
cheveux gris sont coiffés en chignon elle paraît sévère de sa voix haut perchée cette femme
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nous dit
-Je ne vous ai jamais vues par ici.
-Si nous sommes déjà passées nous renseigner pour un travail puis vous nous avez renvoyées à
la métairie.
-Oui maintenant que vous me le dites je m’en rappelle.
Elle nous prie de la suivre aux cuisines , nous traversons de grandes salles spacieuses le sol est
carrelé de mosaïque sur les murs des tapisseries représentent des scènes de chasse , sur
d'autres ce sont des portraits d'anciens descendants du lieu. La lumière pâle du soleil
transperce avec difficulté les fenêtres dans la salle principale une table démesurée est posée.
D’après nous elle accueille des dizaines de convives ou plus dans la cuisine c’est identique elle
est convenablement équipée pour cette époque tout le matériel est là pour réaliser les
meilleurs plats du comté. Cinq ou six cuisinières travaillent aisément , ces pièces sont
surdimensionnées . La servante nous prie de déballer le contenu celle-ci est ravie d'avoir des
produits fraîchement cueillis elle donne l'ordre :
-Je veux que tous ces mets soient apprêtés pour nos princes Hector et Victor ils sont conviés ce
soir.
Gwen me regarde avec un sourire en coin elle me chuchote à l'oreille :
-Il faut que je réussisse pour me faire embaucher cela me paraît sympa.
Sous cape je lui réponds :
-C’est seulement pour cette super cuisine .
Nous quittons l'office en riant, en retraversant le hall une belle dame vêtue d'une superbe
robe blanche brodée d'or descend l'escalier central. Sa coiffure est sublime elle est blonde aux
yeux bleus. Arrivées sur le perron nous respirons un bon coup pour nous remettre de nos
émotions. En bas nous admirons un carrosse attelé à six superbes canassons il est d’une
beauté éclatante ce spectacle nous attire comme des mouches.
-Je suppose que cette élégante femme est la reine.
-C'est logique Gwen elle vient de sortir d'ici.
-Peut-être est-ce une de ses amies Lyse tu veux constamment avoir raison.
-N’importe quoi je n’ai pas cette prétention.
Le valet nous enjoint de partir nous quittons ce lieu magnifique avec regrets. En chemin nous
papotons le temps défile plus vite , avant notre arrivée un fiacre attelé par un joli étalon
arrive au grand galop les portes sont décorées du blason royal. Nous entrapercevons deux
jolies femmes superbement habillées le cocher nous hurle:
-Veuillez dégager le chemin si vous ne voulez pas finir sous les roues.
Il fouette son cheval d'un claquement sec il est fou.
Lyse me souffle :
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- Ces filles là sont les invitées des jeunes princes.
Sa voix est étrange à mon avis elle est jalouse parce que ces donzelles sont invitées par les
princes.
-Lyse, les chevaux sont noirs c’est singulier cette couleur domine dans ce royaume.
Elle ne me répond pas c’est vrai ici tout est noirâtre. En redescendant les marches nous
découvrons sous les arbres du parc un autel de pierre.
-Lyse cette table est pleine de mousse elle est insolite ici.
-Elle est installée dans ce lieu depuis belle lurette à mon avis.
-N’oublie pas il faut récupérer un outil ou quelque chose de ressemblant.
-C'est vrai qu’il faut repartir sur cette piste déserte de surcroît dans la nuit nous ne possédons
aucune source de lumière pour nous aider.
-Viens allons aux écuries demander à un lad si il n'a pas un fanal ainsi qu'une arme .
A l'entrée du bâtiment nous distinguons avec peine les chevaux, ils ont tous une robe foncée. A
côté d'une botte de foin nous apercevons un jeune garçon on s’ approche Gwen lui demande :
-Excusez nous avons besoin de votre aide,nous sommes les paysannes travaillant à la métairie
on a la pétoche de rentrer dans la pénombre des brigands nous ont attaquées possédez-vous
un instrument ou un outil pour nous défendre.
-Tenez je n'ai que ce morceau de bois j’espère que cela vous suffira.
-Merci il nous faut un fanal notre retour se fera sans encombres avec cette source lumineuse.
-Vous l'avez vu je n’en possède pas c’est sombre dans les écuries.
-Vous êtes gentil de nous avoir donné ce bout de bois au moins nous avons une arme.
Nous reprenons notre route accompagnées de nos frayeurs.
-Il va être long ce retour zut quelle idée de rentrer si tard j’ai les chocottes pas toi Gwen.
-Si je suis anxieuse je ne me rappelle plus ou est ce satané taillis.
-C'est la première fois que je constate cet état venant de toi supposons qu'ils nous attendent .
-Aucune idée tout à l'heure as-tu remarqué si ils avaient des lanternes.
-Non dans la bagarre je n'ai pas fait gaffe à ce détail.
-C'est à espérer , sinon on se laissera molester sans broncher petite sœur.
-Arrête peut-être qu'un fiacre ou un carrosse va passer nous nous ferons véhiculer.
-Cesse de rêver si seulement tu disais vrai mon angoisse s'envolerait d'un coup.
-Pourtant tu m’as protégée ton courage disparaît je n'aime pas ça, pourquoi n'ont-ils pas de
lampadaires comme en 2015 bon sang !.
-Lyse nous sommes au Moyen-âge perdues en pleine nuit sur un chemin désert avec
simplement un bâton comme arme pour nous préserver d'une éventuelle agression d'un
chemineau en goguette. Oublie l’année 2015 notre mission est en jeu , nous sommes là pour
sauver un royaume c’est normal que nous ayons parfois des combats à relever.
Nous percevons prés de nous le bruit d'un animal Lyse dit en me serrant :
-Gwen tu as entendu ça je vais me liquéfier cette chose va nous bondir dessus.
-Chut tais toi nous allons ralentir et écouter d'où provient ce son incongru.
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Nous tendons l'oreille ce chuintement vient de notre droite il n'est pas au sol nous le situons
plutôt dans les arbres.
-Gwen nous devons nous rapprocher de l'endroit ou nous nous sommes fait tourmenter.
-C'est vrai je ne pense pas que ces gueux soient montés si haut .
-Oui le chuchotement est en hauteur c’est sûrement la chouette de tout à l'heure.
-Aux alentours il n'y pas de lumière.
-Ce ne sont pas eux j’imagine qu’ils sont loin maintenant.
-Bonne logique chut écoute cela recommence j'ai la sensation que c'est un gros oiseau il fait un
raffut du tonnerre imagine ces coups d'ailes Lyse.
-C'est quoi ce bruissement que l'on entend sur ces terres seigneuriales , j’ai l'impression qu'on
nous survole à mauvais escient.
-Au Moyen-âge il y avait des bêtes inconnues de nous elles n’ont jamais illustré nos livres
elles ont disparus depuis des siècles.
-Avance gardons le silence on est bientôt arrivées à la métairie il y a un bout de temps qu’on
marche.
-Ah oui quel soulagement d'êtres enfin arrivées je suis pressée de retrouver notre semblant de
lit.
-Il ne faut pas oublier de quémander une torche pour nos futurs voyages nocturnes.
-Allons-nous porter des livraisons tous les jours .
-Nous allons l'apprendre demain.
A un moment je me mets à crier je suis terrifiée quelque chose m'a frôlé les cheveux j'en
tremble de tous mes membres.
-Gwen une bête m'a touché la tête j'ai pas rêvé .
-Non tu n'as pas rêvé je veux savoir quelle est cette chose capable de nous terrifier de la sorte.
Je me mets à pleurer que va-t-il se passer avant de rentrer.
-Gwen tu pleures je t'en supplie ne fais pas cela j’ai foi en toi.
-Pardon je suis trop affolée je ne sais pas quel animal nous effraie ainsi. J'ai ressenti comme
un vol menaçant si cela continue je vais faire une crise cardiaque j'abandonne Lyse.
-Ah non tu n'as pas le droit de me laisser sur cette piste, reprends courage garde espoir Gwen
lève toi marche avec moi je t'en prie nous sommes bientôt à destination.
-Tu dis ça simplement pour me rassurer nous devons être loin de la maison.
-Écoute je reconnais les plaintes des animaux familiers.
-Oui j'entends hâtons-nous.
Juste avant de rentrer au dessus de nous on ressent un énorme coup de vent glacial nous
donnant la chaire de poule. On détale comme des folles jusqu'à notre chambre essoufflées on
s’assied sur le bord du lit au bout d'un petit moment notre respiration redevient normale.
-C'était quoi ça . Apparemment c’est immense c’est évident je sors plus le soir.
-Oui j'ai eut la frousse de ma vie Lyse je me demande ce que c'est ce vol nocturne ça
m'étonne pas que nous ne voyons personne au crépuscule ils ont sûrement peur.
-Je les comprends tu te rappelles cet été on a rencontré aucun citoyen allant se balader à la
fraîche.
-Demain je vais me renseigner auprès de la fermière elle est au courant à ce sujet c’est curieux
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que nous ne sommes pas averties de ce fait.
Après une nuit blanche Gwen se lève :
-Lyse tu dors ?
-Non je suis réveillée j’ai pas fermé l’œil je me suis souciée de ce problème déroutant.
-Je m'habille je vais me renseigner auprès de la patronne avec l’espoir qu’elle me révèle des
indices.
- Gwen attend moi je vais venir pour écouter ce qu'elle va nous raconter.
Nous l’apercevons dans la cuisine Gwen lui stipule:
-Bonjour quel est ce phénomène volant dans l’obscurité nous l'avons entraperçu hier soir.
La patronne ne répond pas elle se sent gênée a-t-elle quelque chose à cacher .
Au bout de cinq minutes elle nous rétorque :
-Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez me parler , je n'ai jamais remarqué quoi que ce
soit à la tombée du jour , pourtant je sors donner à manger aux cochons dans l’enclos près des
écuries à votre place je n'ébruiterais pas d’ âneries comme ça.
-Nous sommes folles c’est cela on va cesser d’en parler.
Cette histoire on l’oublie bientôt elle refera surface ...
Chapitre 7
Le mois d'Octobre est venu doucement la fraîcheur s’installe Lyse s'impatiente en colère elle
ronchonne :
- Quand allons-nous retourner dans notre époque.
Je ne sais pas de quelle façon réagir nous ne sommes pas allées rendre visite à Mélisande. Un
élément nous en empêche à chaque fois que l’on décide d’y aller. Cette fois-ci encore nous
n'avons pas le loisir de nous attarder sur le sujet, notre chef nous regroupe toutes ensembles
dans la cour, elle nous annonce avec joie que le roi nous convie pour fêter la fin des récoltes
elles ont été bonnes cette année. Un grand bal est organisé dans la grande salle du château
Lyse est réjouie d'y assister je n'ai aucune envie de me rendre à cet événement. Elle nous dit
que pour l'occasion des carrosses de la cour du souverain viennent à la ferme la gouvernante
nous prête des toilettes et des chapeaux. Le Vendredi suivant deux calèches nous récupèrent la
Taulière nous invective :
-Ne faites pas attendre les cochers le monarque ne tolère aucun retard de la part de ses
convives.
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Nous voilà embarquées je trouve chic d’être transportée par ce moyen de locomotion
romantique. Arrivées au domaine on suit la troupe de servantes elles nous guident dans une
salle immense dedans il y a des tas de fringues, des robes, des chapeaux, des chaussures, des
fanfreluches diverses. A la vue ces belles robes j'ai le coup de foudre pour une tenue de soirée
en soie de couleur violette. Lyse en choisit une blanche toute simple les filles nous proposent
des perruques je décide de ne pas en porter ma sœur opte pour une blonde platine bouclée
comme un mouton. Pour ce divertissement des accessoires nous sont proposés nous optons
pour des loups ce déguisement permet de ne pas montrer nos visages.C’est sympa personne ne
peut nous reconnaître dans cette salle maints miroirs sont posés sur les façades nous en
profitons pour nous mirer cela fait un bail que l’on a pas vu notre reflet dedans vêtues de la
sorte on a un petit choc. Gwen est appelée pour sa coiffure, je souris je ne suis guère mieux
avec ma moumoute poudrée. Ma frangine revient on se regarde une deuxième fois nous
aimons notre nouvelle tête l’ouverture du bal vient de sonner. Gwen ne peut s'empêcher
d'avoir un fou rire la musique n'est pas pareille que chez nous les instruments sonores nous
sont inconnus. Quels mouvements exerce-t-on pour danser sur ces rythmes désuets. Les
hommes sont moulés dans des sortes de collants ce spectacle devient gênant. Les invitées
rivalisent de beauté gestuelle et vestimentaire. Nous traversons la salle cachées par notre loup
pour une soirée donnée par le couple royal cette lignée est absente cela est surprenant , Lyse
me dit :
-Un parfum de mystère plane ce soir.
-Le comportement de ces femmes est bizarre elles semblent conspirer à notre égard.
Elles chuchotent en nous épiant je m'avance vers un groupe se tenant à l'écart , là je
surprends une conversation me mettant la puce à l'oreille une de ces dames clame :
-Nous ignorons d’où elles arrivent elles me paraissent énigmatiques.
Une autre renchérit :
- J'ai l'intuition qu'elles sont là pour la même raison que nous parlons-en soit à la reine ou à
ses fils .
J'entraîne Lyse dans un endroit isolé pour lui relater cette conversation, elle répond :
- Rapprochons-nous des groupes en les écoutant discrètement.
-Tu ne m'as pas comprise je viens de te dire tous ces gens sont dans l’attente d’un signal.
-Je ne t’ai pas entendue avec cette cacophonie excuse moi.
La soirée s'écoule entre les rires et les menuets dans la foulée j’aperçois les princes suivis de
cette femme blonde. Elles les entraînent dans le boudoir on les suit en catimini à travers la
porte on épie ce conciliabule improvisé.
-Partez chez la sorcière je suis persuadée qu'elle possède ce talisman dépêchez-vous.
-Quelle nouvelle surprenante elle recherche un talisman.
Par curiosité nous détaillons le boudoir c’est une petite pièce magnifique. Sur un guéridon de
bois brille comme une étoile une lampe d’albâtre. A sa droite un coffre à clous d'acier à
l’écart deux fauteuils rouges cuivrés posés face à face , au mur des aquarelles aux couleurs
tendres sont accrochées. Nous percevons leur discussion ils parlent de nous.
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-Que nous cachent ces paysannes elle ont un comportement incompréhensible.
-Ils n'ont jamais cessé de nous suivre ils nous épient en nous questionnant ce n’est qu’un
prétexte .
Au bout d'un instant la reine ordonne à ses rejetons :
-Je vous ai donné un ordre veuillez obéir.
Un des deux lui annonce :
-Il est trop tard et la soirée n’est pas terminée.
On se dépêche de se précipiter à la sortie nous atteignons difficilement le parvis.
Afin de rejoindre Mélisande avant les princes je suggère à Lyse de voler un attelage.
-Cela n’est pas aisé de guider un cheval on ne sait pas de quelle manière tenir les rênes.
Nous courons et grimpons dans le premier fiacre se trouvant à notre portée les robes étant
trop longues nous les déchirons à mi-jambes.Nous prenons la place du cocher , Gwen
s’empare du fouet lui botte la croupe le canasson s'emballe dans le mouvement la perruque de
Lyse s’envole. Les cochers avertissent les princes il nous est impossible de calmer l'allure du
bourrin sur ces chemins cahoteux , une roue finit par se détacher nous sommes éjectées on
roule dans l'herbe. Lyse voit les intrigants venir au grand galop ils s’arrêtent juste à notre
hauteur.
On se relève péniblement le brun ténébreux nous balance avec colère et indignation :
- Vous pensiez partir où en volant cet attelage en pleine nuit .
Avec un air menaçant Gwen lui crie sèchement.
-C’est assez laissez nous tranquilles pourquoi prenez vous la même direction que nous ?.
Il s'approche d'elle la serre fort lui chuchote :
- Je connais ton prénom sache que je suis attiré par tes jolis yeux magnétiques.
Il ne manque pas de culot celui là avoir enquêté sur Gwen elle le repousse en lui demandant
de la lâcher.Son corps est remplit de douleurs par galanterie forcée ils nous font grimper sur
les canassons nous obéissons je suis à l'aise collée au prince blond. Gwen est en colère contre
lui pourquoi .Étant de retour dans la cour de la métairie ils nous déposent doucement.La
soirée est déjà avancée on pénètre à tâtons dans notre chambrette le reste de la nuit Gwen
gémit elle a terriblement mal au dos suite à notre accident de la veille. Je me lève au petit
jour je la réveille :
-Lyse je ne peux pas me lever ce matin trouve un médecin ils ignorent que tu en es un.
-Je vais annoncer à la patronne que tu es malade.
-Va au château un docteur officie tous les jours.
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Évidemment ce matin aucune carriole n’est à disposition je suis forcée de partir à pied sur
cette piste monotone. Sur le parcours je retrouve le fiacre le long du chemin, le cheval n'est
plus dans les alentours. Je marche rapidement au loin je vois apparaître Hector il ralentit en
m’interpellant :
-Que faites-vous si tôt sur ce sentier je pensais que vous étiez encore au lit .
-Ma sœur ne peut plus se lever elle a mal au dos après cette chute elle m'a dit de solliciter un
carabin dans votre palais.
Il me tend la main afin que je puisse monter je suis aux anges si prés de son corps je sens sa
chaleur surtout ses muscles , quel délice cela me fais vibrer. Je me laisse emporter je suis
complètement détendue , un moment plus tard je refais le chemin à l'envers dans le fiacre du
clerc là c'est moins romantique.Après avoir examiné Gwen il lui préconise de rester alitée une
semaine ou deux.En attendant son retour les feuilles tombent la forêt avoisinante à récupéré
ses teintes rouges et or. Cette nature est belle la pluie s'est invitée la campagne est devenue
tristement grise notre belle saison s'est retirée silencieusement.Gwen est remise sur pied elle a
reprit son travail aux cuisines elle a de la chance je m’ennuie je n'ai pas de tâches à effectuer.
-Gwen j'ai appris par les lingères que la reine tient absolument à donner une fête spéciale elle
va se dérouler dans la cour du château sous les arbres centenaires.
-Elles ne t'ont pas dit en quel honneur elle l'organisait essaie d'en apprendre davantage.
-Je vais enquêter auprès des filles elles sont sûrement au courant cela va occuper mes
journées.
Lyse revient quelques jours plus tard elle a approfondit sa quête sur cette cérémonie elle a des
informations à ce sujet. Elle va derechef informer sa sœur.
-Voilà ce que j’ai apprit , cette célébration a normalement lieu à la fin du mois tous ceux étant
conviés portent des capes noires à capuches. Les gens apportent des offrandes ce sont des
bougies noires elles seront déposées sur la table de pierre.
- Ce rituel est singulier Lyse il n'y a que des bougies noires ainsi que les capes. Cela me fais
penser à de la magie souviens-toi tout est dans sombre ici pourquoi cette reine représentant la
beauté se met-elle à réaliser cette messe
-Oui il faut absolument assister en cachette à ce rite insolite et passer inaperçues aux yeux des
princes.Nous en saurons davantage avec le déroulement de cette fête.
-Je suis entièrement à tes côtés sur ce coup-là pour une fois.
-Que veux-tu dire par ce coup-là .
- Je plaisante je dis ça seulement histoire que tu enrages
-C'est de cette façon que tu plaisantes .
-Oui ma sœur je n'ai pas le droit .
Chapitre 8
26
Étant donné que notre travail tourne au ralenti Gwen propose d'inspecter chez Mélisande
nous revêtons nos habits d’hiver nous empruntons notre sentier il pleut tant pis nous devons
nous aérer et bouger de ce lieu. Sur le trajet nous levons la tête nous entendons de nombreux
bruissements d’ailes dans le ciel une bande de corbeaux volent contre le vent.
-Des milliers de ces volatiles s’éparpillent ce n’est pas normal.
-Je suis certaine qu'ils vont piller l'orge plantée dans les champs cela annonce vraiment
l'automne.
-Chez nous ils ne sont qu'une dizaine pas autant que ceux-là Gwen.
-Que fabriquent-ils réunis ensemble .
Nous retrouvons la petite masure de notre amie au détour d’un virage on avance doucement
sous la tourmente.
Lyse me spécifie :
-Tu ne juges pas cela surprenant les princes ne sont pas sur notre chemin.Ils ont cogités vont-
ils nous laisser tranquilles maintenant .
-Cela reste à voir...
A la maison nous frappons personne ne répond nous allons dans les prés alentours nulle trace
de Mélisande où peut-elle être .Gwen entre dans la pénombre elle croit apercevoir une forme
au sol , notre sorcière est allongée à terre sa tête ensanglantée. Nous la soulevons et la mettons
sur son lit.
-Mélisande êtes-vous tombée ,je distingue une plaie sur votre front.
Dans un souffle elle nous explique qu’un corbeau l'a attaquée il a piqué droit sur sa tête.
En colère elle nous dégoise :
-Sortez tout de suite où je vous change en pourceaux.
Lyse lui intime gentiment de se calmer elle va la soigner avec les moyens du bord. La sérénité
enfin revenue nous lui rappelons que nous sommes Gwen et Lyse les paysannes venues la voir
cet été.
-Je ne sais plus où j'en suis les filles excusez-moi je suis contente de vous revoir depuis votre
première visite.
-Mélisande êtes-vous au courant que plusieurs personnes de la contrée recherchent un
talisman.
Sa réponse claque :
-Quel objet dites-moi je n'en ai aucune idée.
Elle se fâche en appuyant sur les mots :
-N'oubliez jamais ce corbeau est une maléfique pie-grièche laissez-moi seule sortez d'ici.
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En repartant Gwen déclame :
-Comment se fait-il qu'elle ne nous aie pas reconnues tout de suite cette affirmation dite avec
insistance « ce corbeau est une sorcière » m'intrigue.
-Oui je ne comprends pas qu’un banal volatile soit en fait une magicienne démoniaque .
-Elle ne l’a pas inventé continuons notre petite investigation cet événement prend une
tournure différente désormais.
Le jour commence à décliner nous rentrons tranquillement à la métairie.A notre suite des
galops se rapprochent en s'amplifiant on se retourne et là surprises ce sont Victor et Hector
Lyse me dit tout bas :
-Ils tombent à point nommé ces deux fouineurs on va profiter de l’aubaine.
-Tu as réponse à tout on va entrer dans leurs jeux de séduction nous allons tenter de dénouer
la trame secrète se jouant dans cette contrée.
Silencieusement dans la pénombre naissante ils nous font tressaillir Gwen est prise par la
taille elle se met à crier Victor lui dit dans le creux de l'oreille :
-Chut n'aie pas peur je veux simplement te dire que je suis amoureux de toi.
Elle fait volte-face en guise de réponse Gwen reçoit un baiser de son prince ténébreux.Lyse est
dans tous ses états émotionnels Hector l’embrasse ils nous ont possédées en nous piégeant ,
cela n’a pas d'importance nous nous sommes laissées manipulées part intérêt afin d’en
apprendre davantage sur la vie des monarques , Victor n’ayant n'a pas sa langue dans sa
poche nous dit :
-Vous êtes souvent en balade surtout à cet endroit les filles que cherchez-vous de particulier ?.
En chemin nous leur parlons de notre visite chez Mélisande elle nous a certifié qu'il y avait
une sorcière dans les parages.
Lyse demande si ils connaissent cette femme. Hector nous confie qu’elle est folle qu’elle vit
seule depuis des années qu’elle raconte n'importe quoi , il rajoute que cela vient de son
cerveau malade.
Gwen clame :
-Vous racontez n'importe quoi sur cette pauvre dame elle n'a pas l'air d'être folle au
contraire.
En changeant de conversation Lyse en rajoute un peu :
-Au fait dans quel but votre mère veut organiser une cérémonie à la fin du mois .
En suivant la cadence du pas des palefrois ils tiennent à ce qu'on assiste à cette fête Gwen
discute avec Victor pour être informée sur le sens particulier de ce rituel. Il nous explique
depuis qu'ils sont enfants elle a toujours eut lieu eux n'ont jamais compris le sens.Pourquoi la
reine se fait la maîtresse de cérémonie , il nous relate qu'elle nous a suspectées dés le début son
obsession est de mettre la main sur un talisman qu’elle cherche en vain.
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-Victor sais-tu à quoi ressemble cet objet .
-A vrai dire notre mère est secrète nous l’ignorons.
A la suite de cette discussion constructive ils nous déposent à la métairie avec la promesse de
nous revoir.Lyse n'en peut plus elle est heureuse nous avons du mal à nous endormir après ces
émotions surtout des confidences apprises par nos princes.
Nous nous réveillons au petit jour la maison est silencieuse nous allons préparer notre petit-
déjeuner. En regardant à la fenêtre Lyse distingue quelques corbeaux volant, croassant dans
tous les sens.
-Gwen viens observe ce manège le jour n'est pas levé eux sont déjà en vol .
-On a l’impression qu'ils ont étés dénichés par des chasseurs.
-La taulière n'est pas là où peut-elle être.
-En général c'est son rôle d'être debout la première.
En l'attendant nous effectuons nos corvées sans bruit ensuite nous sortons regarder le ciel une
voix criarde nous fait sursauter c’est la métayère elle s'époumone :
-A part admirer le ciel vous n’avez pas une occupation journalière à effectuer.
-Lyse j'en ai assez de cette marâtre viens partons en vadrouille ce n'est pas grave si elle nous
met à la porte suis-moi illico.
Le destin nous pousse sur la bonne voie nos pas se dirigent sur le chemin du château quelles
intentions a-t-il à notre égard .
-Lyse je vais demander si ils ont besoin d'une cuisinière et d'une servante .
-Oui, nous serons sur place pour en savoir plus sur ce qu’il se passe !.
Arrivées à la grille on fait tinter la cloche au bout d’une poignée de minutes nous semblant
une éternité la gouvernante descend toujours aussi gracieuse.
-Que voulez vous cette fois-ci .
-Nous n'avons plus de travail à la métairie pouvez-vous nous engager à la cuisine
éventuellement aux des tâches , nous serions heureuses de vous seconder.
Elle semble réfléchir notre arrivée tombe à point nommé deux de ses employées sont parties
œuvrer dans un autre domaine.
-Vous pouvez débuter à présent si cela vous chante !.
-Cette perspective est alléchante nous acceptons vos consignes.
En traversant les couloirs nous menant aux offices je dis :
-Comme par hasard deux employées se sont envolées sous d'autres cieux.
-Tu racontes n'importe quoi ma pauvre tu es en plein délire .
-Ce matin la fermière est absente ce n’est pas logique.
Notre nouvelle patronne nous entraîne dans les cuisines nous sommes brièvement présentées
aux autres domestiques.Ensuite elle nous ordonne de lui emboîter le pas elle veut nous
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montrer notre chambre. Celle ci se situe dans une aile éloignée elle est réservée aux serviteurs.
Nous n'avons pas un instant de répit Gwen part directement cuisiner Lyse va avec les
servantes dans le dédale des pièces.La première semaine se déroule assez vite les filles ne
s'ennuient pas , elles ont prit leurs repères dans cet immense domaine Gwen médite sur les
garçons savent-ils qu'elles triment dans le château .Un soir après avoir terminé leurs corvées
elles se retrouvent en cachette au boudoir.
-Prévenons les princes que nous sommes dans leur demeure ils se tourmentent sûrement de
notre absence.
-C'est évident déjà qu’ils ont un doute sur nos personnes on ne va envenimer l’affaire.
Le hall est désert on le traverse en prenant la sortie menant sur le parvis. Aucun bruit ne
trouble la sérénité ambiante Gwen descend les escaliers pour rejoindre les écuries je la prie de
me dire ce qu'elle va fabriquer.
-Accompagne-moi trouillarde je te parie qu’ils sont dans les box en compagnie de leurs
chevaux.
La porte est entrouverte le spectacle est attendrissant ils étrillent leurs canassons , nous les
hélons joyeusement. A notre appel les frangins sursautent ils font une drôle de tête
apparemment ils ne sont pas heureux de notre présence.
Victor s'étonne :
-Que fabriquez-vous là habillées de la sorte vous ne nous avez pas prévenus de ce
changement.Vous êtes inconscientes vous avez disparu depuis quelques jours .
-Pardon sur un coup de colère on a fuit la métairie la patronne devient folle.
-C'est super on peut flirter tranquillement.
Notre assiduité aux tâches n’a plus le rythme du départ on s’octroie de longues heures
oisives.La gouvernante ne s'en offusque pas nous la sentons ailleurs comme préoccupée par
d’autres soucis que nos présences. En espérant cette fête spéciale avec nos amoureux nous
apprenons l’équitation dans nos tenues féminines ce n'est pas facile.Ayant compris notre gène
ils nous dénichent des pantalons avec des bottes.Nos tailles étant menues ces accessoires sont
un peu larges on apprend facilement à chevaucher , il nous arrive de galoper sur les terres
royales.C'est agréable nous journées sont moins fatigantes nous avons déserté nos emplois.Un
après-midi les nuages s'épaississent les hommes nous proposent l'apprentissage de l'épée.
-Avec ces leçons données ces épées vous aiderons à vous défendre d’une éventuelle attaque.
Gwen a la super idée de poser cette question indélicate :
-Dites moi où est votre père nous ne l’avons jamais vu.
Notre mère nous a relaté qu'il était partit en guerre il y a des années qu’elle n’a pas eut de ses
nouvelles.
- Vous n'avez pas songé de retracer son parcours .
Ils s'éclipsent en changeant de conversation. Dans la soirée une bande de corbeaux volent
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autour du palais plusieurs se posent sur une tour.On a la sensation qu'ils attendent de passer à
l’attaque.
- Je me demande si ces volatiles sont maléfiques.
Nous tirons les vers du nez à nos princes ceux-ci déclarent gênés :
-Un souvenir me reviens dans mon enfance ces oiseaux étaient peu nombreux.Je suppose
qu’ils ont étés guidés parce que la fête approche.
Nous percevons une pointe de mensonge dans leurs voix.Pourquoi nous mentent-ils ainsi .
Ayant retrouvé leurs esprits ils nous informent que nous sommes invitées à dîner en leur
compagnie que la reine nous attend la nervosité nous gagne Victor rajoute.
-Notre mère n'est pas au courant de notre situation pas de gaffes de votre part.
Dans cette salle à manger utilisée lors les réceptions nous sommes perdues cela est
inimaginable on a jamais connu ni même vu un lieu pareil. La servante nous installe à cette
table immense nous nous sentons isolées loin de notre élément. La souveraine nous dévisage
avec insistance ses yeux ressemblent à des armes prêtes à dégainer nous avons le sentiment
d'être suspectées.Qu'avons nous effectué de mauvais pour détendre l’atmosphère Lyse a l'idée
de lui demander :
-Le souverain est absent on ne l’a pas croisé depuis notre arrivée au domaine.
Elle détourne adroitement la conversation nous retourne la question.
-Jeunes filles pouvez vous me dire ou vous travailliez avant de venir à la métairie.
Les princes font diversion Gwen repère les ongles de cette femme ils sont grands en principe
les dames de haut rang les portent courts et soignés. Lyse se hasarde à demander de nouveau
si il est possible de visiter sa demeure un moment de gêne plane avec l’impression qu’elle est
sur ses gardes , les frères profitent de cette confusion ils sollicitent la permission de se retirer
dans leurs appartements. Ils nous accompagnent en silence dans notre aile réservée aux
domestiques.
-Que vous prend-t-il vous avez peur en règle général les hommes sont courageux et fiers , nous
voulons être au courant.
Ils restent muets face à leur froideur nous sommes en rogne nous essayons pourtant de nous
calmer.
-Je m'interroge ses fils sont dans le secret c’est évident elle leurs a donné l’ordre de ne pas
ébruiter des choses compromettantes.
-Je la soupçonne d’étouffer des choses inavouables à tout le monde.
-Certainement elle a l'air drôlement rusée cette mégère.
-Pourquoi nous ont-ils plantées et sous quel prétexte , ils se sont enfuis par peur des
représailles à l'encontre de leur chère mère je présume.
-J'ai la conviction qu'un gros secret se cache dans ce royaume.
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Le lendemain nous partons au trot nous enquérir du destin du roi auprès de notre ancienne
patronne.Elle sait sûrement ce qu’il est devenu va-t-elle nous recevoir on est parties sans
prévenir.Sa réaction colérique ne se fait pas attendre à peine les pieds posés elle crie :
-Vous ne manquez pas de toupet que venez vous fabriquer ici .Je ne veux plus vous voir vous
n'êtes que des intrigantes.
-Vous avez un mauvais jugement à notre égard vous nous traitez avec méchanceté calmez
vous , on ne vient pas pour trimer chez vous on veut simplement savoir si vous êtes informée
du départ du roi personne ne tient à nous éclairer à ce sujet.
-En quoi cela peut vous concerner vous ne faites pas partie de cette famille et je n'ai pas envie
de vous donner des indices là-dessus , veuillez dégager de ma propriété espèces de curieuses.
Avec violence elle nous referme la porte au nez ce matin nous n’en saurons pas plus.
-Quelle énergie elle a cette bonne femme elle est nerveuse a-t-elle peur de nous. Elle nous
traite d'intrigantes et de curieuses.
Chapitre 9
Finalement nous allons nous réfugier dans notre petit coin douillet ce n'est que notre
chambrette au moins on s'y trouve à l'aise et à l'abri. Au milieu de la nuit je réveille Lyse en
lui expliquant qu’une idée m’est venue pour découvrir si le palais camoufle des mystères.Nous
mettons ce projet à exécution nous traversons le hall il ne faut pas que l’on nous chope. Gwen
a l'intention d'y aller à l'instinct nous avons une crise de rire à ce moment là on percute une
armure , elle tombe dans un fracas assourdissant.Dans notre élan on s’arrête en écoutant si ce
bruit n'a pas réveillé les gens , personne ne se manifeste on continue notre exploration
nocturne.
-Gwen cesse tes bêtises si les princes nous entendent ils vont prévenir la reine un peu de
discrétion s’impose d'accord.
-Ne t’inquiète pas nous les avons dans notre poche Lyse.
Gwen distingue le fastueux escalier menant aux étages nous le gravissons doucement pour ne
pas créer de craquements , il nous semble interminable toutes essoufflées on atteint le premier
palier.Sur les murs ressemblant à des lys de magnifiques tentures rouges sang décorées de
fleurs en or sont accrochées. Nous détaillons ce décor grâce à des lampes à huile disposées ça
et là. Au bout du corridor nous apercevons dans une semi-pénombre plusieurs portes ce sont
les chambres.
-Hector est déjà debout que se passe t-il .
Affolées on se planque dans un recoin du palier , on s’accroupit derrière un guéridon à son
passage il va frapper à une autre porte il dévale les escaliers rapidement suivit par Victor.
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-Que leurs arrive-t-il à ces deux là , où vont-ils le jour n’est pas levé en tout cas ils sont préssés
quel cirque.
-Je pense qu’ils ont une mission argente à accomplir.
A la suite de cette montée d'adrénaline nous marchons à petits pas dans le couloir. Lyse ouvre
une porte là surprise il y a une belle bibliothèque , nous sommes éblouies par cette découverte
nous pénétrons avec précautions.
-La pièce est sombre.
-Comment allons-nous nous y prendre pour fouiner dans toutes ces rangées de bouquins .
-Il y a une possibilité une de nous va repartir dans le couloir dérober une lampe à huile avant
que les gens ne se réveillent.
-Fonce Lyse je guette les alentours.
-Ah non toi tu va y aller j'ai la frousse si l’on m’ attrape.
-Évidemment ton comportement de peureuse ne m’aide pas tu me dis que cela est de ma
faute.Lyse la trouillarde.
-Je m’élance si je me fais griller reste planquée dans cette salle en attendant l'aube adieu peut-
être.
-Cesse de blaguer Gwen ce n’est pas marrant.
Le couloir est silencieux je jette un coup d’œil à gauche puis à droite personne en vue je me
dirige rapidement je distingue une lampe accrochée sur le mur à côté d’une porte.La
récupération ne dure pas plus de trois minutes je me hâte rentre en vitesse dans la
bibliothèque. Nous avançons entre les rayons à la lueur de la flamme on reluque de beaux
recueils semblant reliés d'or.
-Je suis convaincue qu'ici nous allons dénicher notre bonheur.
Apparemment personne ne vient étudier dans cette pièce sur le bureau il y a quelques
centimètres de poussière , nous poursuivons notre quête par maladresse un livre chute du
rayonnage sur sa couverture est gravé un cercle doré ainsi que des dessins. Je l'observe
attentivement.
-Gwen je suis troublée cette gravure me remémore un souvenir précis.
-Que t'arrive-t-il Lyse je ne reconnais pas ce motif.
-Ce livre est tombé tout seul comme par magie c’est drôle ce dessin est troublant.
-Si j'imagine qu’il y a un lien avec la reine et le talisman.
Grâce à cette découverte nous allons rentrer chez nous en 2015 satisfaites et heureuses. Tout à
coup nous entendons la reine hurler dans le corridor :
-Je les veux ces espionnes je suis persuadée qu'elles le cherche aussi il faut qu’elles
disparaissent vous m'avez comprises tous les deux .
Les princes s'empressent de lui obéir avec crainte.
-Mère on va s’occuper d’elles dans les plus brefs délais.
-Nous nous sommes fourvoyées au sujet de nos amoureux ils sont sous son emprise comment
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sortir de d’ici.
-Je te propose de patienter pour agir en attendant on va essayer de décoder ce grimoire
inexplicable à l'aide de notre candélabre. La source de sa lumière n'est pas éclatante on ne
risque pas d’êtres repérées de l'extérieur.
Dans cet ouvrage les pages sont rédigées dans un langage incompréhensible la première fois
nous n'avons pas tout détaillé sur la couverture il y a un soleil au milieu dans un cercle on voit
des étoiles peintes et en bas la lune.
-Gwen ça ne te parle pas ce graphisme représente le bijou de notre aïeule c’est exactement la
même illustration je m'en souviens.
-Quelle histoire ce n’est pas possible elle devait être une sorcière vivant au Moyen-âge tout
devient limpide si nous avons traversé une porte du temps c’est grâce à elle.
-Oui j'y crois fortement nous devons absolument apporter ce livre à Mélisande elle sait
certainement déchiffrer ce dialecte.
L’attente est longue nous allons perdre une journée à rester cachées nous fuyons en catimini le
livre sous ma chemise nous longeons le couloir on redescend les escaliers silencieusement avec
la lampe pour nous guider. En bas les frères sont en grande discussion avec leur mère ils nous
interceptent bêtement.
-Je savais que vous n’étiez pas loin mon flair ne m’a pas trompée descendez les aux oubliettes
je vous talonne.
Nos copains nous font prendre d'autres escaliers dans le noir une odeur humide nous assaille
les narines on est poussées sans ménagement dans un cachot la peur nous serre la poitrine
c'est inutile de les supplier ou de leur demander grâce. La grille est refermée violemment à
double tours. Gwen supplie Victor en pleurant :
-Je t'en prie réveille toi pourquoi nous enfermer là dedans nous ne sommes que de pauvres
paysannes.
A la lueur de leur éclairage leurs regards nous paraissent froids sans émotions.
-Lyse j'ai la sensation qu'ils sont manipulés ont-ils subit un sortilège ce ne sont pas les êtres
charmants que nous connaissons.
La reine intervient d'une voix autoritaire leur ordonne de partir. Ils ne nous laisse pas cette
précieuse source de lumière ce cachot ne comporte pas de fenêtre impossible d'envisager de se
sauver.On pleure blotties l'une contre l'autre assises sur cette paille humide , le froid s'installe
insidieusement il nous transperce le corps et l'esprit.
-Lyse arrête de pleurer on va avoir besoin de garder nos forces prions en espérant un miracle
ma sœur pardonne moi de t'avoir entraînée dans cette folie.
-Je ne t'en veux pas je suis énervée contre nos soi-disant amoureux ils ont un caractère à
double tranchant , j’ai remarqué lorsque qu'ils sont à nos côtés ils sont charmants semblant
épris en présence de leur mère c'est totalement l'inverse ils nous ignorent.
-Lyse je ne désire qu’une seule chose qu'ils ouvrent les yeux sur les mauvais desseins de la
reine.
-Gwen où est le roi il n'intervient jamais cette femme méchante est-elle réellement leur mère.
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-Il est probable qu’on ne connaisse pas la fin de cette saga nous allons sans doute mourir ici de
faim et de froid.
-On devait se sauver chez notre amie à chaque fois ceci n'aboutit pas.
-Je suis sûr que cette souveraine sait tout elle nous empêche d’aller chez Mélisande quelle
force l’oblige à agir de la sorte .
-Elles partagent sûrement un secret des choses que l’on ne connaît pas que sais-je.
D'un seul coup un rat nous grimpe dessus nous nous mettons à hurler de frayeur avec
l'énergie du désespoir on crie au secours.Personne vient nous délivrer nous devenons
fiévreuses on grelotte , on rit le délire nous gagne nous voyons des trucs n'existant que dans
nos têtes. La fièvre finit par nous terrasser on s'allonge sur cette litière puante , on glisse
doucement dans un sommeil comateux serrées l'une contre l'autre pour avoir un peu de
chaleur.Notre précieux livre est au chaud contre la poitrine de Gwen à l'aube ou avant nous
percevons vaguement le cliquetis des clefs avant de croire à cet éventuel son libérateur nous
sombrons dans une certaine léthargie sans ressentir le froid et la douleur comme si la mort
venait nous prendre dans son linceul.
N’ayant plus la notion du temps après plusieurs jours on ouvre les yeux on découvre que
nous ne sommes plus dans le noir , une lumière nous éblouis.
-Ça y est nous sommes montées au paradis.
Je me retourne ma sœur est allongée près de moi nous sommes alitées dans un grand lit
couvertes jusqu'au menton.
-C'est quoi ce délire où sommes nous .
- C'est époustouflant le paradis n'est pas aussi beau que je l'imaginais.
-Tu es nulle ma pauvre sœur nous ne sommes pas mortes au paradis ils n’ont pas de lits.
Gwen tourne la tête elle distingue dans le fond de la pièce trois personnages discutant entre
eux , en me secouant elle me demande si je repère ces courbes floues.
-Oui je ne suis pas myope enfin.
Elles viennent doucement dans notre direction on s’assoit avec peine pour regarder ces
personnes se rapprochant , surprise ce sont les princes accompagnés d'un homme vêtu d'une
toge coiffé d'un drôle de chapeau.
-Comment vous sentez-vous .
-Pas mal avec ce que l’on vient de subir.
-Je vous comprends vous avez frôlé la mort vous vous en êtes sorties in-extremis
Les princes nous expliquent qu'ils sont prit de remords ils sont venus nous sauver avant que
cela soit trop tard.
-Pardonnez nous nous avons été contraints d'obéir aux ordres de notre mère elle devient folle
avec cette fête approchant.
-Vous allez patienter avant que l'on accepte vos excuses suite à la souffrance et la solitude que
l'on vient de supporter n’en espérez pas plus de notre part cela n'est pas notre problème.Nous
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avons failli périr par la faute de vos manigances sournoises laissez nous en dehors de vos
soucis nous ne sommes pas concernées par vos histoires de famille.
Notre prière à été entendue il faut croire aux miracles.Une servante nous apporte une bonne
soupe brûlante cette chaleur nous réconforte Gwen s'écrie :
-Où est passé notre livre je suis sûre que vous nous l'avez volé je ne vous ferais plus
confiance.
- La reine vous l'a dérobé puis elle a disparu.
-Pourquoi est-elle partie le savez-vous .
Complètement abattues par cette nouvelle on leur explique que ce livre est le talisman qu'une
partie de cette contrée convoite.
-Si vous le désirez nous allons partir à sa recherche.
-Cela se fera en notre compagnie ne vous avisez plus de manigancer des plans tordus.
Gwen leurs rappelle la confidence émise par Mélisande le corbeau l’ayant agressée n’est
qu'une maléfique sorcière.
-Par quels moyens allons nous procéder pour dénicher cette magicienne dans la multitude de
volatiles planant dans la campagne ?.
Étant remises de nos émotions on a droit au bain chaud , il nous détend nous n'avons pas eut
ce bonheur hygiénique depuis des mois. Après cette ablution bienfaisante une bonne nous
apporte des vêtements chauds ce sont des habits masculins elle nous dit en souriant :
-Les princes ont décidé de vous vêtir chaudement vous allez avoir un long trajet à parcourir
alors autant être équipées comme eux.
- La reine est-elle revenue .
-Il me semble qu'un malheur est arrivé notre souveraine s’est enfuie nos bons princes vous
attendent.
Notre convalescence est terminée on s’habille nous ressemblons à des garçons vêtues de la
sorte en se regardant dans un miroir nous apprécions nos tenues elles sont à notre taille nous
sommes libres de nos gestes on peut sortir respirer l’air frais.
C'est la fin du mois d'Octobre les arbres ont prit des teintes dorées et rousses de gros nuage
roulent dans le ciel gris , nous allons aux écuries les gars sont présents.
-Votre patience mérite nos excuses Messires princes de ce royaume.
Ils nous remercient à leurs manières ce moment intime finit ils nous informent :
-Les filles galopons chez Mélisande c’est urgent
Ils ont prit leurs épées nous faisons pareil.Un orage gronde le ciel est zébré d'éclairs oranges
et bleus le vent se lève je hurle dans la tempête :
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-Reprenons le chemin du château , le déchaînement des éléments nous empêche d’avancer.
Nous allons directement aux écuries mettre nos chevaux à l'abri.Victor nous propose
d'explorer la bibliothèque afin de dénicher d'autres bouquins identiques.En ouvrant la porte
la fenêtre est grande ouverte le vent s'engouffre, une grosse plume sombre est parterre au
milieu de la pièce.
- De quelle manière est venu ce plumage jusqu'ici .
- Regardez il y en a beaucoup d'autres elles vont dans le couloir.
-Quelle est cette mascarade souviens-toi Lyse lors de notre retour sur le chemin on entendait
un bruit d’ailes sur nos têtes.
-Je n’ai pas oublié cela se pourrait-il qu’un gros oiseau puisse vivre au milieu de nous sans
qu'on le voit.
-Je certifie les faits ce volatile est énorme il y a un lien avec les plumes.
La fenêtre verrouillée nous prenons la piste emplumée au bout du corridor caché derrière
une tenture il y a un escalier les princes sont étonnés par cette découverte.
-Vu vos têtes visiblement vous n’avez pas découvert les recoins cachés de votre palais.
En haut il y a une autre porte Victor étant le plus âgé l'ouvre il tient son épée en garde tourne
la poignée doucement. Cette pièce est entièrement noire dans la salle des livres le vent entre
dans ce mausolée diabolique,les frangins sont anéantis devant ce spectacle ils en restent muets
de stupeur Victor parle avec difficulté:
-Quel être vit dans cet antre malfaisant.
-Nous avons un début de piste ce plumet vu dans la salle va nous conduire sur la voie de celle
que l’on chasse.
Il se précipite et découvre que ce n'est qu'orage et éclairs à l’extérieur. L’inquiétude le gagne
ce rassemblement de corbeaux le dégoûte.Le calme revenu on examine les objets amassés dans
ce lieu malsain Victor aperçoit une couronne en or au milieu de cette sinistre couleur la saisit
en la nettoyant. Hector à son tour ramasse un sceau à l’effigie du roi ils sont émus des larmes
coulent sur leurs jolis visages , ils se souviennent vaguement de ces précieux objets
appartenant à leurs parents, ces événements leurs donne un léger malaise. Lyse se rapproche
pour les soutenir pendant ce temps je pars fouiller dans un tiroir je trouve une perruque
blonde accompagnée d'une soyeuse robe blanche brodée d'or fin. Je me retourne vers les
princes à peine remis de leurs émotion.
-Cette tenue appartient à votre mère elle est toujours vêtue de cette fameuse robe.
-Je viens de capter ce n’est pas votre maman vivant actuellement prés de vous.C’est cette
sorcière étant des enfants insouciants elle a profité de votre faiblesse pour échanger les rôles
afin de réaliser cette supercherie.
-Dans quel but a-t-elle volé à nos parents ce qu’il leur appartient.
-Elle a voulut persuader les habitants de ces terres royales que c'est elle votre vraie souveraine
, son récit défile en boucle votre père a disparut jamais vous ne le reverrez.
-Je comprend le sens de cette phrase elle l’a sciemment fait pour ne pas le secourir.
-Hector je suis sûr qu’il est vivant quelque part sur notre domaine.
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-Allons le délivrer.
Nous les dissuadons de partir à l'aventure il est tard la pluie tombe averse le vent est déchaîné
ce n’est que tempête dans le ciel.
-Les hommes il faut élaborer un plan pour tenter d’attraper cette vilaine sorcière ensuite nous
retrouverons la cachette où se trouvent vos chers parents vous avez compris.
Avec cette trouvaille inattendue nous reprenons le couloir Victor reste muet il me chuchote :
-Excuse moi je vais dans ma chambre je ne digère pas cette histoire.
-Attends ne me laisse pas s'il te plais.
Je suis désespérée cela n’a pas d’importance.Il ira mieux demain mon Victor , Lyse a l'air aux
anges avant de rentrer dans sa chambre Hector l'enlace en l'embrassant longuement je suis
gênée je tousse je l’attends à mon avis elle préfère passer la nuit dans ses bras.
- Lyse je patiente ou tu restes avec ton chéri .
Hector me sourit en prenant la main de ma sœur l'entraîne en fermant la porte. Que vais-je
faire seule dans ce grand palais super sympa Lyse tu me lâches je ne t'en veux pas je deviens
dingue voilà que je parle seule. Dans ma solitude je remonte à la bibliothèque mon intuition
me dicte de retourner dans cet endroit.Je regroupe deux lampes ma vue est meilleure je vais
mettre la main sur ce que je désire dans les rayons , je grimpe sur le bureau.Je commence à
fureter par le haut comme par magie je découvre un livre caché à l'abri d'autres ouvrages je
redescends euphorique je me soucie de ce que me réserve ce manuscrit d’ébène. Est-il de bon
augure , sur sa couverture est tracé un talisman couleur argent avec les détails identiques du
premier.Je n’arrive pas à suivre le fil que cela représente-t-il . La sorcière imagine qu'elle a le
bon manuscrit je fais mes déductions à voix haute j'ai ce nouveau livre en main pleins de
surprises me sautent aux yeux, le langage est différent j'ai l'impression qu’il est rédigé
spécialement pour les sorcières. Certaines incantations sont illisibles ce que je réalise au fil des
pages , une feuille volante tombe à mes pieds je la ramasse délicatement je m’aperçois qu'elle
est écrite à la main quelqu'un l’a glissée entre ces pages je peux lire :
-Le soleil rencontrera la lune.
-Les étoiles brilleront au firmament.
-Le noir et l'or domineront.
-Les maléfices disparaîtront.
-Par la foi et l'innocence.
-Par la pureté et la croyance.
-De deux sorcières blanches.
Je rêve quels beaux vers d'une limpidité de cristal il est mentionné que l'enchantement sera
formulé pendant la cérémonie des magiciennes blanches. Je suis fière de tenir ce précieux
guide entre mes mains , je sors de là je n'ai aucune envie d'aller me coucher dans l'aile des
serviteurs je ne vais pas non plus poireauter dans ce corridor. Mon instinct me dicte de
conserver notre bouquin une fois nous a suffit ma nuit est courte je me lève à l’aube , je vais
aux cuisines me préparer un en cas en attentant les amoureux.Avec le sourire je pense que
leur nuit a été mouvementée je traverse le hall j'ai décidé de sortir je vais saluer nos chevaux.
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Ce matin le ciel est menaçant il n’y a pas de corbeau. De retour à l'intérieur Lyse et Hector se
donnent la main ils semblent épanouis.
- Les amoureux avez-vous passé une bonne nuit .
-Ça va Gwen sois un peu plus discrète enfin.
-Lorsque Victor sera présent je vais vous révéler ce que j’ai découvert dans la bibliothèque.
Il descend il est absent ses pensées sont absorbées ailleurs Hector le fait revenir à la réalité.
-Quelle décision as-tu prise Victor .
-Les gars je vous coupe la parole il est important de nous procurer le livre manquant volé par
cette harpie.
-Gwen qu'as-tu à nous apprendre .
-Je suis retournée fouiner sur les étagères de la bibliothèque, par hasard je suis tombée sur un
deuxième manuscrit spécialement fabriqué pour les vraies sorcières une incantation devra
être récitée le jour du sabbat à leurs attentions. La reine espère qu'elle va triompher avec le
premier à mon sens on a besoin des deux pour créer une osmose complète.
Victor déjeune tranquillement nous aussi nous avons faim , sitôt le petit déjeuner avalé on
prend la route nous allons gambader dans la campagne avoisinante.Nous trottinons gentiment
nos animaux empruntent un sentier qu'eux seuls connaissent. Parvenus en haut d'une colline
une sacré surprise nous attend on découvre un vieux château en ruines Gwen s'exclame :
-Regardez ce tas de cailloux cela ressemble à un château.
Les frangins nous relatent qu'autrefois vivait un couple de souverains ils étaient méchants
mal aimés de tout le monde du jour au lendemain , ils sont partit sans explications. Dans la
contrée les gens disent que c'était une reine déchue s'étant reconvertie dans la magie noire.
-Vous ne trouvez pas cette histoire aberrante une reine se transformant en sorcière.
-C'est illogique cela ressemble à cette preuve trouvée hier entre autres les plumes ainsi que les
objets de la vraie souveraine et de son roi.
En galopant sous les cieux redevenus sombrent nous observons une affluence de corbeaux.
Notre curiosité naturelle nous guide vers cette ruine en s’approchant les volatiles deviennent
plus nombreux.On saute de nos montures à la limite de ce lieu.
-Gwen nous devons gravir cette côte tenir nos bêtes par le licol ils vont progresser aisément
sur cette pente escarpée.
-Oui je n'arrive plus à souffler cela vous tente une pause adossés sur un pan de mur ?.
Nous nous reposons en surveillant la cour où le vent siffle les princes sont bouches bées
médusés du spectacle surréaliste dont ils sont témoins ils reconnaissent le personnel du
château et des fermes alentour.Ils sont choqués,parmi les invités du bal ils aperçoivent les
ducs et duchesses , marquis et marquises , princes et princesses , que des snobs de leur
monde.Ils se rassemblent pour préparer cette soirée de manipulation occulte.
-On s'occupe de la sorcière en premier.Il ne faut pas qu’elle s'envole avant de l'alpaguer cette
furie.
Elle nous surprend elle libère un cri aigu à nous éclater les tympans ce beau monde se
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transforme en oiseaux s'envolant dans les airs formant un épais nuage couleur encre nous
sommes déçus et désemparés.
-Je pense qu’il faut créer un plan ficelé rapidement afin d’éliminer ces oiseaux de mauvaise
augure lequel d'entre vous a une idée pouvant tenir debout , répondez pas tous à la foi.
-Laisse nous tranquille cet échec nous a vexes j’imagine ce n'est pas destiné aujourd'hui il faut
seulement les contrecarrer dans leurs plans tordus.
Chapitre 10
De retour au château Lyse nous affirme qu'il y a un moyen de les contrer nous devons
absolument rendre visite à Mélisande c'est la seule pouvant nous aider à décortiquer cet
écheveau.
-Souviens-toi plusieurs fois nous devions aller la voir lorsque que nous avons essayé, , la
sorcière nous a mit des bâtons dans les roues.
-Elle aussi en fait partie en ce moment sa compagnie grossit la volée des affreux.
-Je ne suis pas de votre avis elle ne peut pas participer aux côtés de cette populace malsaine je
ne l’imagine pas célébrer une fête si ignoble.
-Ah bon tu en es persuadé l’autre jour tu nous as clamé qu'elle était folle cette femme.
Il ne répond pas jusqu'à l'entrée du domaine pendant notre discussion tout le monde est
rentré au bercail ils vaquent à leurs occupations naturellement. Peut-être qu'ils ont subit une
manipulation ou un envoûtement , nous n’avons pas la certitude de ce que nous prétendons ,
nous délibérons doucement on sait que la reine est tapie dans l'ombre prête à nous
piéger.Cette hypothèse nous redonne du courage malgré le danger.
-La récupération du registre est importante séparons nous en deux groupes les princes partez
ensemble restons toutes les deux.
On se disperse dans les pièces à inspecter , cette magicienne brille par son absence.
Nous empruntons l'escalier, nos épées sont dégainées la porte est fermée à clefs.
-Je te parie que la reine est présente dans son logis qu’elle s’est changée en jolie reine pour
passer inaperçue.
-Lyse appelle les hommes dépêche toi.
Au bout d'un moment elle revient paniquée.
-Calme toi Lyse qu’as-tu vu en bas .
-Je les ai perdus elle les a enlevés c’est une certitude , ils ne sont pas partit à l’aventure sans
nous.
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Elle baisse les bras soudain la porte s'ouvre avec fracas sur une vieille bonne femme laide
habillée de haillons. Son nez crochu est remplit de pustules blancs dans la foulée nous voyons
ses ongles ils sont très longs repoussant de saleté. Elle nous rit au visage d'un son caverneux
nous crachant ces paroles venimeuses :
-Vous savez le personnel s’est chargé de vos princes , vous n'êtes pas prêtes de les revoir de
sitôt ha ha .
-Cessez de vous croire la plus forte nous avons les pouvoirs de vous anéantir.
Dans un ricanement surnaturel elle s'élance par la fenêtre en braillant avec ironie.
-Vous n'obtiendrez jamais cette œuvre elle est à moi vous m'avez entendue petites pestes.
De rage mêlée à la colère Lyse lui hurle :
-Ce sont nous les détentrices du bon grimoire des sorcières blanches , tu n'accéderas
aucunement à tes fins diaboliques.
Celle-ci suspend son envol en criant de rage :
-Ce sont de pures inventions sales sorcières ce que vous avez entre les mains n’est pas concret
ce n’est que du vent.
Après ces ultimes paroles elle s'envole dans le ciel lugubre dans un bruissement d'ailes
assourdissant.
-Elle est sur d'avoir ce qu'elle désire , ce n'est qu'un vulgaire carnet je rêve ce n'est pas réel où
sont Victor et Hector en ce moment on avait pourtant besoin d'eux Lyse .
-Je suis dans un état d'impuissance qu'allons nous devenir nous n'avons pas de repères pour
approfondir nos investigations.
- J'ai réfléchis ce manuscrit n'est qu'un faux, il ne possède pas de pouvoir magique.
-J'ai l'espoir que cela puisse être la vérité dans cette galéjade une question m'obsède il y a
deux registres seul le noir est le livre sacré.
Au fond de nos cœurs meurtris, nous pensons à nos amoureux ils ont vraiment disparus cela
est de notre faute notre mission est d’œuvrer toutes les deux ils ne sont pour l’instant pas
concernés. L’essentiel est de les revoir au plus vite on se traîne jusqu'à notre petite chambre
avec tristesse.De la fenêtre on entend le bruit de plusieurs calèches se dirigeant au palais.
-On a complètement oublié c'est ce soir la fête des « corneilles noires ».
-Tant pis nous allons y participer à notre façon.
Nous accédons rapidement dans la pièce où sont les vêtements on fouille , nous réussissons à
récupérer deux capes noires à capuches on les endossent ce déguisement improvisé est
parfait.Sur le parvis une foule compacte est déjà formée on se mêle sans soucis dans cet amas
de freux.Ils ne nous voit pas , nous allons en direction de la table de pierre elle est là pleine de
fierté en maîtresse de cérémonie, elle jubile ses adeptes l'accompagnent dans son hymne dédié
au mal.
-Elle tient le manuscrit dans ses mains crochues va-t-elle débuter son rituel .
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Le résultat de cette incantation est négatif elle s'énerve répète la formule une dizaine de fois
l’effet escompté ne se produit pas. Ses initiés s'impatientent ce n’est pas la peine de rester une
minute de plus au château nous allons dans l'étable on sursaute cette sorcière lance un cri
maléfique , elle beugle avec rage :
-Je vais m'occuper personnellement de leur cas elles ne s'en sortiront pas comme la famille
royale.
-Débutez votre traque c’est un ordre.
En écoutant ces menaces on se planque derrière des bottes de paille en espérant que ce beau
monde ne nous déniche pas.
-Je viens de piger Lyse Mélisande est la vraie reine cette fanatique a envoyé un sortilège sur
toute sa famille.
-Oui pourquoi leur a-t-elle jeté un sort je veux le découvrir.
Dans la débâcle on reste cachées et patientons afin de ressortir sans être chopées vaincues par
la fatigue on s’assoupit. Au milieu de la nuit je secoue ma sœur nous vérifions si ils sont
présents. Personne ne guette ils sont partis dormir du moins nous le pensons , cette accalmie
nous permet de seller nos fidèles chevaux nommés affectueusement Vainqueur et Moustique ,
nous longeons la piste aux pas on met un moment pour y parvenir la nature est cerclée de
forêts sombres.Le jour est loin voilà enfin cette maison , nous distinguons vaguement son
ombre. Descendues de nos montures on frappe vainement nous tournons la poignée en
pénétrant la pénombre nous enveloppe nous voyons dans la cheminée une toute petite
flammèche mourante. Lyse se hâte de la ranimer à l'aide d'une bûche, le feu reprend vie de
belles flammes mordorées éclairent la pièce à cet instant nous découvrons qu'elle est déserte.
-Mélisande et son chat sont absents cette pie-grièche les a enlevés.
-C’est sûr à moins qu'elle seule ait prit la décision de quitter les lieux pour aller se cacher
ailleurs.
- Le balai est posé contre le mur il a été oublié.Pourquoi se coltinerait-elle un balai
encombrant.
-Ce n'est qu'un vulgaire balai fabriqué uniquement pour balayer.
-Je n'en suis pas si certaine Lyse il m'attire ce n'est pas sa beauté esthétique je ne peux pas
t’expliquer.
-Ah oui considère moi pour une demeurée d’après toi je n’ai pas de cœur.
-Oh pardon je me suis mal exprimée sur le sujet nous n’allons pas nous fâcher pour si peu.
-J'ai envie de rester plusieurs jours au chaud n’oublions pas ces oiseaux humains sont à nos
trousses ma chère sœur.
Chapitre 11
On se concentre sur un éventuel endroit où les quatre membres monarchiques sont en
détention.La fête des sorcières s'est déroulée la semaine dernière nous voici début Novembre
en sortant ce matin un brouillard épais recouvre la campagne. Aux alentours des formes
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fantomatiques se glissent sans bruit dans la forêt dépouillée.Le but de notre première sortie et
de retourner au domaine agricole pour glaner des informations. Afin d’effectuer ce voyage on
s’équipe chaudement le froid est mordant au palais nous avons récoltés de grandes redingotes
et des galurins cela s'accorde à nos bottes de cavaliers.On s’engage sur la piste nous sommes
frigorifiées nous prenons notre courage à deux mains on enfourche nos chevaux direction le
château dans cette brume épaisse et glaciale.
-L'atmosphère est spécial, j'ai le sentiment que nous nous perdons Lyse.
-Le sentier a complètement disparu tu ne sens pas la présence d'une aura malsaine j'ai la
sensation que l'on nous épie.
- Je le ressens également je sens la frousse m’envahir.
Nous sommes vraiment angoissées et oppressées prisonnières de cet épais smog ceci est loin
d'être réconfortant.Nous avons la sensation qu’on nous empêche de continuer notre mission
cette masse est collante dans la panique les chevaux s'affolent se cabrent,ruent.Nous essayons
de les maîtriser ils ont peur de cet élément perturbateur au bout de cinq minutes ils se
calment et s'arrêtent d'eux mêmes. Il était temps nous avons autant les chocottes qu’eux.
Complètement désorientées nous retombons sur un autre chemin.
-Gwen ce brouillard est flippant, j'en suis tremblante.
-En général ce frimas est naturel pourquoi avoir peur. Il va se dissiper au cours de la journée.
A notre grand étonnement nous percevons un rayon de soleil palot filtrant à travers la brume,
cette petite éclaircie nous permet de rejoindre la forêt. Est-ce un signe de notre talisman ce
soleil venant percer le brouillard. Au milieu des grands arbres dénudés des bruits de pas nous
précèdent où est-ce un effet de notre imagination .
-Écoute ce tumulte autour de nous attends-moi je ne veux pas te perdre si cela perdure je vais
mourir de peur dans ce bois hanté.
- Cesse d'avoir la frousse à chaque bruit ou craquement que tu entends.
Ces choses invisibles à nos yeux cavalent dans un sens désordonné je cache ma panique ma
sœur est au bord de la syncope.
-Sur la cime des arbres de grandes ailes noires planent sans encombres.
En levant la tête je lui répond :
-Je suis convaincue que c’est cette sorcière elle tient à nous égarer.
Au passage de cette mégère les branches craquent sous le vent de ses puissantes ailes
déployées.
-Elle émet un bruit assourdissant elle grossit de jour en jour elle devient immense.
-Cela vient de sa haine sachant que nous détenons le bon manuscrit.
-De quelle manière allons nous l'éliminer dans l'état où elle est à présent .
-Aucune solution ne me vient à l'esprit l’urgence est de reprendre notre piste étant paumées
dans ce bois sinistre.
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Nous entendons un bruissement d'eau nous suivons cette voie au fond d'un ravin nous
découvrons une rivière tumultueuse et bouillonnante. On s’engage afin d’en remonter le cours
de cette manière on a la possibilité de se rapprocher du palais. Nous ne sommes pas au bout
de nos peines le sentier s'étire en longueur et il finit par rétrécir la progression est ardue
nous sursautons d'effroi une femme hurle de terreur. Nous abandonnons nos montures avec
regrets le brouillard malsain est de retour nous activons la cadence, dans une clairière nous
voyons l'ombre noire de cette folle elle soudoie une femme portant un bébé dans ses bras. La
sorcière tente de lui arracher nous nous élançons pour lui porter secours nous brandissons nos
épées nous la mettons en garde stupéfiée elle recule en nous ricanant au nez cela est sa
spécialité.
-Pensez-vous me combattre armées de ces engins désuets n’ayant aucuns pouvoirs contre moi,
je suis de loin la plus forte et la plus puissante de la terre bientôt naîtront les murs de mon
nouvel empire.Vous allez trembler, être à mes pieds ainsi qu’à ma merci.
-Cette magicienne est en plein délire paranoïaque je me demande quel empire peut-elle créer
n’étant pas si forte qu'elle le prétend.
-Prenons garde à ses menaces elle est capable de tout nous devons nous méfier.
Nous courons au secours de la maman et du bébé ils sont terrorisés d'un coup d'ailes elle nous
survole en nous annonçant :
-Vous ne retrouverez pas votre sentier oubliez vos princes dorénavant j'ai le pouvoir sur eux
pour l'éternité.
Ce tête à tête stérile terminé on propose à cette mère de la guider chez elle entre temps Lyse
est repartie récupérer les chevaux.
-Je m’appelle Ophélie voici mon fils Robin j’allais chercher un médecin afin de le guérir ainsi
que mon mari Alcide je me suis perdue dans cette forêt sinistre pourtant je la connais.
-Et moi je suis Gwen et Lyse ma sœur elle va vous conduire.
-Oui allez-y doucement je n'aime pas monter à cheval.
-N'ayez crainte nous sommes prudentes.
Nous quittons cette forêt en suivant une sente menant vers le sud.Un peu plus tard on accède
à son petit village comportant cinq maisons. Au loin une seule cheminée fume c'est
certainement le logis de cette famille arrivées dans la cour les animaux sont absents. Ophélie
nous invite à rentrer une douce chaleur nous accueille. Voyant son mari alité Lyse s'approche
l'examine, il a de la fièvre il grelotte.
-Votre époux à la grippe ainsi que bébé Robin vous devez l'envelopper dans une couverture je
vais les hydrater.
En attendant je la questionne :
-Vous vivez éloignés vous possédez des poules, des canards , des cochons et des vaches
pourquoi je n’en ai pas vus.
En pleurant Ophélie parle avec difficulté :
-La sorcière nous les a prit surtout notre vache Roussette elle nous donne du bon lait.cela ne
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m'étonne pas que mes hommes soient malades je suis la seule à être épargnée on subit une
disette forcée à cause de cette méchante femme.
-Dites-nous vous n'avez plus de voisins savez-vous ce qu'ils sont devenus ont-ils eut peur .
-Je pense qu'elle les a enrôlé dans sa folie cela fait des années qu'elle distille son venin
apparemment .
-Vous n’avez pas songé de vivre ailleurs.
-Il n'y a pas longtemps que nous sommes arrivés dans cette fermette et mon mari n'a pas
envie de repartir s'installer dans un autre village.
-Je vais chez Mélisande récupérer les denrées restées là-bas j’ai besoin d’une lanterne et une
musette. Ne vous inquiétez pas je m'y rends tout de suite mon retour est de nuit ne te soucie
pas de moi occupe toi de cette famille Lyse.
Elle m'indique le chemin à emprunter me conseillant de retraverser le bois sa maison est
située juste à la sortie. J’entends Gwen partir au trot dans cet épais brouillard laiteux elle est
sûrement terrifiée de traverser cette forêt mystérieuse je prie pour qu'elle revienne vite et
qu'il ne lui arrive pas d’ incident.
Je parcours ce bois en restant sur le sentier je ne tiens pas à me perdre. Ma lanterne est
allumée je peux me repérer dans ce chemin. Je suis transie de froid je me sens en sûreté avec
mon fidèle compagnon mon sixième sens m’avertit ; On m’épie discrètement dans la brume
des yeux menaçants m’observent à hauteur des branches. Je scrute autour en me rassurant je
fais abstraction de ma crainte je pense à Ophélie elle a besoin de mon aide. Après une bonne
heure, je trouve enfin la cabane j'y pénètre précipitamment depuis notre départ le feu est
allumé je rajoute une bûche. A la lueur de l'âtre je me dirige vers une jatte en terre.Disposées
à côté quelques pommes un reste de jambon enroulé dans un linge, un morceau de pain il n'en
a pas trop la couleur n'y l'odeur celui-ci fera l'affaire.Le mari et le fils étant malades je décide
de prendre des poignées d'herbes séchées, je les pose délicatement dans ma sacoche.Mon
regard est de nouveau attiré par ce balai posé au même endroit je l'examine je le touche je
ressens des vibrations il est magnétisé. Je le remets à sa place ma lucidité m'éclaire, j'ai un
doute sur les événements s’étant déroulés il y a peu.Une pensée me traverse l'esprit notre
manuscrit est resté au palais je vais informer Lyse que nous sommes obligées de repartir au
château le reprendre. Ce que je devais récupérer chez Mélisande est déposé dans ma besace,
je m’apprête à ressortir une force me pousse de prendre le balai, je le dissimule sous ma
redingote mon retour se passe sans encombres. Le frimas s’est évaporé par magie cela émane
sans doute du balai je sais qu'il émet des ondes particulières à mon contact. C’est incroyable
pour un vulgaire objet servant à ramasser les poussières Lyse a raison là-dessus. J’atteints
tranquillement la maison ma sœur attends avec impatience elle m'annonce :
-Alcide et l'enfant sont au plus mal as-tu pris des herbes .
Je les sors de mon sac Ophélie en connaît les vertus elle les trie et en choisit plusieurs qu'elle
jette sans tarder dans le chaudron bouillonnant.
-Lyse j'ai réfléchis notre livre sacré est resté au château nous devons repartir le récupérer.
Sitôt cette infusion refroidie ma sœur leur donne quelques gorgées aux malades.Je dépose les
mets sur la table on patiente nous voulons êtres certaines que la tisane fasse son effet.Alcide
ouvre les yeux sa fièvre est tombée pareil pour Robin, ils sont guéris. Nous sommes soulagées,
ils ont retrouvé la forme, le jour se lève l’aube est claire le principal est la guérison de nos
nouveaux amis.
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Ophélie et Alcide nous remercient du fond du cœur de les avoir aidés et soignés, ils n’ont pas
de nourriture nous leur laissons les victuailles.
Nos bêtes sont prêtes à nous transporter au château nous les chevauchons ce voyage va être
pénible et mouvementé il ne faut pas omettre qu’ils sont à nos trousses ils veulent notre cher
livre.A présent il faut retrouver la famille royale nous reprenons notre destin en main.
- Un détour par la métairie s’impose, je désire papoter avec la fermière je veux savoir si des
incidents ont eut lieu après le sabbat.
Le ciel reste clair nul oiseau de mauvais augure plane dans les airs Lyse a un soupçon elle
considère cela inhabituel.
-Avec ce silence matinal des choses insolites se trament.
Sur la piste nous menant à la ferme règne un calme pesant les moineaux ne chantent pas leur
ritournelle habituelle un silence de mort s'étale sur la campagne entière. Nous atteignons la
cour, nous posons pied à terre dans la gadoue , nous jetons un regard dans la maison c'est le
désert complet les servantes ainsi que la taulière sont absentes.
-C’est pareil que chez Ophélie que manigance cette diabolique femme .
-Je te donne mon point de vue Gwen elle a besoin de ces bêtes pour se nourrir, devenir plus
forte elle se crée son empire.
-Je suis de ton avis les animaux ne sont plus là.
Cette visite furtive terminée nous galopons en direction du château nous montrant son
immense stature au loin.Je ne peux n’empêcher d'avoir la chaire de poule Gwen tente de me
parler je reste muette. Arrivées prés de la grille une foule compacte s'agglutine en essayant
d’entrer , les gens du village sont venus les nobles sont aux premières loges suivis des autres
Gwen guide Vainqueur auprès d'une personne âgée.
-Que se passe-t-il ce matin ce rassemblement est en quel honneur ?.
La vieille dame lui souffle doucement :
-D’après les dires la reine est souffrante elle ne va pas régner très longtemps sur ses sujets.
Lyse me dit de la suivre elle a une idée :
-Viens nous allons passer à l'arrière par les écuries les princes nous ont montré une haie
d'arbustes débouchant sur une allée.
Nous nous infiltrons dans la foule le personnel est occupé cela nous convient.Nous avons une
bonne position reprendre notre livre planqué dans notre chambre.
-Lyse ça ne va pas être facile de traverser le hall nous devons êtres prudentes.
A la montée de l'escalier une domestique nous alpague elle nous dit d'aller saluer la reine deux
par deux !.
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Nous sommes contraintes de suivre le mouvement la foule est nombreuse nous entendons des
sanglots étouffés par-ci par-là.
-Écoute les ils pleurent cette belle reine vénérée comme une icône ils ne savent pas ce qu’elle
mijote.
-Tu oublies son royaume est au courant ils sont à sa merci.
- Nous savons de quoi il retourne entre elle et nous.
Le visage caché sous notre chapeau nous sommes poussées par les villageois on ne peut pas
s’éclipser on suit docilement le mouvement. Nous atteignons le pas de sa porte Lyse commence
à paniquer c’est notre tour nous sommes entraînées à son chevet.
-Elle est méconnaissable son visage est rouge et bouffi, sa soyeuse chevelure ressemble à de la
filasse ce n'est pas la peine de parler de son corps la totalité me fais penser à une masse
gélatineuse quelle fin atroce elle était tant aimée de son peuple.
Lyse se penche vers elle avec appréhension, son regard est terne elle n'a pas un sursaut
d'énergie, elle nous ignore ou elle a perdu la mémoire. A la fin de cette visite obligatoire, nous
refaisons le chemin en sens inverse une confusion règne dans les rangs , on en profite pour
nous faufiler. Nous voici en sécurité dans notre aile on entre rapidement dans la piaule en la
fermant à clef. La colère nous saisit une flopée de questions se posent à nous.
-La reine est tombée malade. Est-ce que ces animaux volés sont pour elle un rituel sanglant
Ou a-t-elle comprit que son manuscrit est un leurre entre ses sales mains.
Elle agonise par contrariété nous sommes chagrinées pour ces gens éplorés ignorant qu'ils
portent aux nues une reine immonde. De surcroît une sanglante manipulatrice usurpatrice
d'identité.On décrète que son règne va cesser la vraie reine va reprendre le pouvoir nous
allons nous investir dans notre combat pour qu’il aboutisse dés aujourd'hui.
-Nous ne sommes pas venues par hasard je ne regrette pas d'avoir été téléportée on a la
puissance de changer ces années de ténèbres et de désolation.
Je parviens à remettre la main sur notre bouquin il est planqué sous notre matelas. La nuit se
passe tranquillement allons nous réussir à sortir d’ici.Je dépose notre trésor dans ma sacoche
pour le balai encombrant je le cache derrière une armoire.Lyse ouvre la porte doucement, le
calme est revenu nous marchons avec prudence en haut de l'escalier une voix paniquée
s'élève, ce cri provient de la chambre. On oublie le danger on accoure afin de comprendre la
gouvernante est pétrifiée d'effroi. Nous approchons sur le lit il ne reste qu'un tas de plumes.
La fenêtre est grande ouverte dans cette confusion nous retournons dans le hall.
-Elle joue à quoi hier elle était à l'agonie ce matin elle a retrouvé sa vitalité elle commence à
m’agacer retrouvons cette famille le plus tôt possible.
-J’ai une idée descendons au cachot.
Équipées de nos épées nous visitons les profondeurs humides et obscures évidemment cette
cellule est vide. Après cet échec à peine remontées on se retrouve nez à nez avec les gardes
royaux ceux-ci nous empêchent de passer on les met en joue avec la pointe de nos épées.
-Vous n’êtes pas au courant les princes ont disparus ils sont certainement en danger de mort ,
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partez à leurs recherche vous aussi.
-En conclusion ils ne sont pas enfermés ici ils sont détenus dans un lieu inconnu.
-On ne connaît pas tous les recoins de cet immense demeure.
-As-tu une idée où peuvent-ils êtres retenus , il est probable que s’est contre leur grè.
-Pour l’instant ils peuvent êtres n’importe où peut-être en compagnie de cette
nécromancienne.
Étant étrangères et déboussolées par notre ignorance des lieux on ne sait pas ou sont les
planques existantes dans cet environnement hostile. Nos chevaux sont têtus ils nous mènent
chez Mélisande que veut-elle que l’on découvre dans sa maison.
-Quelle intention a-t-elle à notre égard .
-Au début on avait guère le temps de venir dorénavant nous venons souvent chez elle.
Nous fouillons la pièce pour découvrir éventuellement un autre indice pour nous guider sur
une piste on s’acharne dans nos recherches Gwen déniche un vieux parchemin en mauvais
état.
-Lyse viens voir ce que j'ai trouvé.
-Ou était caché ce morceau de papier .
-Il était planqué sous les bocaux remplis de je ne sais quoi.
Nous le déplions délicatement sur la table, dessus sont tracés des endroits inconnus cela est
logique.
-Ces esquisses ressemblent à des croix indiquant des villages ou des hameaux.
-Attends tes explications clochent regarde attentivement sur le château où nous sommes une
croix est tracée, une autre est sur celui en ruine la dernière est éloignée des deux.
-Bonne déduction Lyse que signifie ces trois pictogrammes formant un triangle .
-En examinant avec soin tous ces détails pour nous ceci aucun sens ce troisième lieu est
impossible à déterminer sur ce parchemin aucune structure de bâtiment pour nous repérer.
-Nous allons avoir besoin d'inspiration et de concentration pour situer cet endroit insolite.
-C'est certain repartons au palais déposer ce parchemin avec notre livre.
- Pour l'instant personne ne nous a remarquées tu n’as pas peur que l’on se fasse alpaguer
qu’en sera-t-il à notre retour.
-Avec ce tohu-bohu généré par la pythie on va passer inaperçues pour revenir dans le palais.
Chapitre 12
Notre retour se déroule sans souci nous menons nos montures à l'écurie nous les libérons de
leurs entraves.Les chevaux ont leur box à côté des bottes de pailles ils commencent à manger
leur ration journalière.
-Attends Vainqueur ce n'est pas le moment je veux t'étriller avant.
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-Chut Lyse tu n'as pas entendu à moins que tu t'amuses à faire du bruit.
-N’importe quoi pour quelle raison je ferais l'imbécile.
-Tais toi écoute cela ressemble à une plainte ou un bruit assourdi.
-Je te dis non c’est toi tu as un problème auriculaire.
-J'en suis sûre c'est là bas près du tas de paille.
-Tu as raison allons jeter un coup d’œil.
Au fond de l'écurie on retrouve les princes ils sont ligotés et bâillonnés on se hâtent de les
délivrer des liens les empêchant de parler.
-C'est pas sérieux nous vous cherchons depuis une bonne semaine.
Ils sont affamés et amaigris les pauvres agissons rapidement rapatrions les dans leurs suites.
-Vous êtes nos sauveuses à un jour prêt nous étions morts comme des chiens juste à un pas de
notre demeure.
Nous avons du mal à les tenir debout, nous gravissons les marches du parvis avec force et
courage la montée est difficile.Dans le hall les gardes sont surprit nous voyant accompagnées
des princes que nous soutenons.
-Dépêchez-vous aidez-nous vous voyez ils sont dans un triste état emmenez-les dans leur
chambre , vous les servantes chauffez un bouillon de poule toi va appeler le carabin ne traîne
pas en chemin leurs vies sont en danger.
Sitôt alités Lyse ordonne de préparer pour chacun un bain chaud en attendant le docteur , il
débarque un peu plus tard:
-Bonjour Mlle qu'est-il arrivé à nos souverains .
-Ils vont vous expliquer après avoir reprit des forces.
Le docteur se penche sur Hector puis il s’adresse à nous :
-Vous voyez ses poignets sont un peu bleuis les liens n’étaient pas serrés savez-vous quelle
personne a tenter de leur nuire .
- Vous avez raison Docteur je viens de vérifier effectivement ils n’étaient pas entièrement
ligotés.
-Mon diagnostique est terminé une bonne semaine de repos est conseillée la soupe va être leur
principale alimentation. Je vais revenir dans trois jours je veux être sûr qu'ils recouvrent la
santé je ne me fais pas trop d’inquiétude ils sont jeunes.
Deux jours plus tard nos gaillards sont en pleine forme.L’agacement à prit le dessus ils ne
tiennent pas en place
-Restez tranquilles le médecin a certifié à Lyse que vos attaches n'étaient pas serrées.Vous
n'avez pas cherché à vous libérer c'est pas logique.
-Mon amie Gwen tu tournes ce fait à ton avantage vous êtes dans le secret que ce n'est pas
notre vraie mère dans quel but nous a-t-elle laissés en vie.
- Depuis votre enfance c’est compréhensible elle vous a choyés comme ses propres fils et vous
a à peine molestés son amour est grand vous ne saisissez pas la chance que vous avez eue elle
sait que nous venons pratiquement tout les jours, elle vous a laissé dans le fond de l'écurie en
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espérant que l'on vous retrouve.
-Vous parlez sur un ton déplaisant votre impertinence est inacceptable paysannes.Votre
arrivée inopinée au château nous intrigue.
Ne voulant pas voir la réalité en face Gwen leur dit sèchement :
-Cessez de nous considérer comme des va-nu-pieds passez votre frustration sur d'autres
personnes. Lyse allons dans notre coin réservé aux petites gens sans envergures c'est
dommage de vous défouler sur on a une nouvelle découverte à vous annoncer cela n’a plus
d'importance.
-Tu as entendu ils nous considèrent pour des servantes notre confiance envers eux nous a
desservie.
-Laisse tomber ils vont venir nous pardonner à une condition cette fois ci.
-Oui dis-moi laquelle .
- Ils n'ont pas intérêt à nous laisser tomber ils ne savent pas que leur avenir est en jeu.Ce n'est
pas le notre cette visite dans ce royaume n'est pas un amusement au contraire.
-Gwen le moment est venu d’annoncer que nous venons du futur une mission est à accomplir
en leur compagnie.
-C’est trop tôt pour leur divulguer ce fabuleux secret avec le caractère qu’ils ont le
comprendront-ils .
Dans notre logis on déroule le parchemin afin de situer ce lieu notre cerveau tourne à fond
pour décrypter cette énigme.
Quelqu’un frappe à la porte.
- C’est peut-être une femme de chambre.
-Pourquoi vient-elle nous déranger.
- Sûrement nous avertir qu’il y a du nouveau dans l’aile de la souveraine.
Cette personne tambourine avec insistance Gwen étant toujours fâchée part ouvrir sur le seuil
se tiennent penauds Victor et Hector.On ne leur adresse pas la parole je suis d’accord avec elle
auparavant ils nous ont dit que nous sommes de vulgaires paysannes.
-Que voulez-vous vous ne manquez pas d’audace en venant chez les va-nu-pieds.
Ils se mettent à genoux nous prient de les excuser des paroles blessantes proférées à notre
encontre.
-Vos pardons sont-ils sincères pouvons-nous les accepter .
La tête plongée sur les croix Gwen les ignore.
-Reviens sur terre tu as entendu ils sont venus regrettant leurs propos insensés.
-Pas de souci ils peuvent rester.
-Ayant grandis ici savez-vous où se situent ces emplacements. Nous avons découvert chez
Mélisande ce vieux papier des croix sont sur trois lieux différents sur les deux premières sont
indiqués les châteaux sur la troisième il n’y a pas d’endroit décrit.
Notre réflexion est interrompue une personne toque à la porte Gwen ouvre sans discuter.C'est
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une chambrière la pauvre fille est dans tous ses états la peur se lit sur son visage.
-Sortez vite les gueux sont entrés dans la cour du château, ils n'ont pas l'air contents je ne sais
pas ce qu'ils veulent défendez-vous le peuple a besoin de vous.
En entendant le brouhaha les princes se ruent à l’entrée du château.
-Les péons crient leur mécontentements.
Victor élève la voix en haussant le ton ses paroles se font fortes il demande ce que représente
cette révolution.
-On en a marre nos animaux disparaissent un par un dans nos fermes.
-De quelle façon je vais nourrir ma famille chez moi c’est la famine j'ai des tas de gamins.Si je
la chope je la transperce avec ma fourche cette saleté de sorcière vous pouvez en être sur.
Ils brandissent haut les fourches et les bâtons en hurlant la misère qu'ils supportent.L'émeute
n'est pas loin un paysan clame de tous ses poumons :
-Si ça continue elle va finir par enlever nos enfants avec le reste des fermiers des villages
alentours certains se sont évanouis dans la nature .
-Taisez-vous laissez moi parler je règne en ce lieu à la place de mon père Marcus.
Les villageois baissent la tête ils écoutent leur nouveau Roi.
-Cette sibylle ne va plus sévir longtemps dans la contrée, nous sommes prêts à lui régler son
compte ce n'est qu'une question de jours , rentrez chez vous retournez à vos travaux.
-Vos bourrins sont dans votre écurie eux sont toujours là.
-C'est pas faux on est sur que vous la connaissez, c'est pour cette raison qu'elle ne touche à
personne dans votre palais douillet.
-Expliquez-nous cette préférence je suis en désaccord celle-ci ne s'attaque qu'aux pauvres
fermiers n’ayant pas les moyens de se défendre.
-Victor invente un argument logique pour une fois secoue toi avant que ces gens ne se
révoltent contre vous.
-Gwen que dire de leurs propos.
-Que tu vas les dédommager des pertes qu'ils ont subies offre leur des deniers, ils vont partir
au marché acheter d'autres bêtes et de la nourriture.
-Je n'avais pas pensé à ces problèmes d'argent qu'ils rencontrent je vais contenter ces braves
gens je n'ai jamais régné cela va les calmer pour cette fois je désire que leurs vies
redeviennent comme avant.
-Vous avez une personne s'occupant de la trésorerie dans ce château.
-Oui c'est l'intendant il calcule les dépenses et les recettes.
-Hector va voir cet homme qu'il se tienne prêt pour recevoir ces gueux.
-Attends Gwen tu vas trop vite en besogne.
-Je sais vous n’avez pas le choix ayez confiance si vous ne vous dépêchez pas il se peut que
demain matin vos écuries soient vides. Peut-être vont-ils mettre le feu à votre château un
peuple affamé est capable de tout Victor fais les taire et annonce cette bonne nouvelle ensuite
ces pauvres paysans repartirons chez eux pour un nouveau départ ils te vénéreront tu
deviendras Victor le roi bien-aimé.
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Il crie au peuple :
-Écoutez-moi je vous donne quelques deniers vous permettant de racheter des volailles,des
vaches et de la nourriture. Entrez par famille auprès de mon trésorier il vous attend dans le
hall.
Calmés les paysans pénètrent dans la pièce leurs yeux brillent ils contemplent ce luxe et cette
beauté , ils n'ont pas ce confort dans leurs masures c'est la première fois qu'ils ont ce
privilège. Les vilains regardent partout ce décor les attirent , ils avancent doucement vers
l'homme leur tendant les deniers.Ensuite ils ressortent docilement on voit qu’ils n’ont pas
envie de retourner dans leurs cabanes inconfortable.
Une femme hirsute les cheveux gris édentée vêtue de vêtements sales et troués vient se placer à
côté de nous elle semble curieuse et sans gêne apparente elle nous sort :
- Je ne vous ai jamais vues par ici .
-Nous sommes en visite les princes nous ont conviées pour quelques jours.
-Vous-vous appelez comment .
-Nos prénoms n'ont pas d'importance je suis Céleste et ma sœur Linette.
-Je n’ai pas connaissance de ces prénoms.
Voyant notre trouble Hector approche et lui ordonne de suivre la file des gueux sa place est là.
-Merci Hector pour nous sortir de cet interrogatoire j’ai changé nos prénoms par obligation.
-Et sans difficultés vous vous appelez vraiment Gwen et Lyse. J'ai un doute sur vous , vous
êtes deux hypocrites j’en suis convaincu.
Il nous demande si nous n'avons pas d'autres secrets qu’on a oublié de lui dire.
-Nous te promettons que c’est la vérité.
En guise de fuite nous reculons lentement vers l'escalier Lyse me murmure :
-Comment vont-ils se comporter lorsque qu’ils vont apprendre notre venue du futur ?.
-Cela va virer à la catastrophe on va se prendre une séance mémorable.
La distribution de l'aide financière terminée un couple âgé se prosterne devant Victor
-Vous êtes aussi bon que le roi Marcus.
-Braves gens relevez vous partez sur le marché effectuer vos emplettes.
Cette émeute soudaine maîtrisée ,Victor nous dit :
-Cette solution est la meilleur si cela se reproduit qu’allons nous leurs proposer .
- Le problème actuel c'est cette sorcière qu'il faut éliminer sans tarder.
-Quand elle sera morte les vols vont cesser dans la nature où est-elle en ce moment.
-Hector sait qu'elle est dans son antre se délectant de son empire et de sa puissance.
-Souvenez-vous avant cet incident on observait attentivement les croix dessinées.
Lyse nous dit de sa voix fluette:
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-Petite sœur nous savons ce que représente ce dessin.
Je file le récupérer nous le déroulons sur la grande table de la salle à manger nous
réfléchissons ensemble pour dénouer le mystère.
-Je suis inquiète les gars connaissez-vous cette sorcière maléfique .
-Non on l'ignore autant que vous pourtant depuis des années elle est présente à nos côtés.
-C’est entendu elle vous a élevés cette sorcière nous en avons la preuve.
A force d'imagination continue les princes ont une illumination s'exclamant en coeur
-Les ruines du vieux château.
-Quelle est cette idée subite ces ruines sont désertiques.
-Il est bâtit sur une colline de là-haut nous avons un panorama assez vaste pour repérer ce
troisième endroit.
-Génial nous allons partir toutes les deux restez ici vos ouailles ont besoin de vous.
-C'est ça pourquoi vous partez sur ce lieu que vous ne connaissez absolument pas en nous
ordonnant de rester là , nous savons peu de choses vous concernant nous sommes perturbés ,
un jour ou l'autre on va vous forcer de nous en dire plus on vous le promet chères va-nu-
pieds.
-Tu n’as pas confiance tu recommences à nous dire des méchancetés tu joues à quoi avec
nous.La vérité va éclater au grand jour nous dévoilerons ce que l'on craint à propos de votre
royauté.Il nous faut des lanternes,nous ne serons pas de retour les jours suivant.Ce lieu étant
éloigné je vais prendre la musette le parchemin et le livre on ne sais jamais si cette voleuse
revient en notre absence.Je vais emporter des victuailles je file à la cuisine.
Chapitre 13
Ayant réuni nos deux objets précieux nos repas nous allons voir les princes ceux-ci ne sont pas
contents.
-On vous quitte pendant notre absence surveillez votre entourage.
-C'est plutôt à vous de prendre garde à cette sorcière.
-On a pas peur nous allons l’épier pour savoir où elle se niche.
- Vu vos comportements on se demande ce que vous nous cachez.
A l'écurie nous harnachons nos chevaux.
-Gwen on va prendre des couvertures elles vont nous êtres utiles .
- Prend les si tu juges que nous allons en avoir besoin enroule-les sous nos selles.
Une fois nos préparatifs terminés nous prenons la direction des ruines ce matin l'air est glacial
des flocons voltigent silencieusement sous un petit vent frisquet.
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En avançant nous parlons des princes :
-Tu n'as pas remarqué ils ont une personnalité complexe tu as entendu les paroles d'Hector
hier et celles de Victor ils nous considèrent comme des paysannes.Je ne vais plus me contrôler
longtemps Lyse.Qu'ils arrêtent leur crise ils ressemblent à des gamins.
-Oui il y en a assez de leurs jeux malsains.
-Le jour de livrer notre secret n’est pas arrivé c’est normal qu’ils se posent des question à
notre sujet.
Nous suivons la piste le château en ruine n'est pas loin de nos vues il nous reste quelques
lieues à parcourir avant d’y parvenir.
-Il n'y a pas foule dans le ciel.
-Il fait trop froid ces affreux sont au chaud.
Nous nous mettons à rire , finalement on atteint le bas de la colline au bout de quelques
heures cette balade a été longue.
- Tirons les chevaux comme l’autre fois.
En haut nous restons à l'abri du mur détruit nous scrutons l'horizon avec une attention
particulière on ne veut pas louper un élément important à nos yeux. En bas nous distinguons
la cime des arbres on admire une grande plaine nous faisant face.
-Lyse observe le ciel en face de nous une cohorte d'oiseaux prend forme.
-Je suis intriguée ils sont en vol régulier sur une petite butte est-ce logique ?.
- Ce sont ces sorcières noires en pleine réunion.
-La preuve est là devant nous le troisième lieu se situe là bas.
- A vue d’œil ce voyage va être long Gwen.
Nous décidons de passer la nuit dans les ruines nous déroulons nos couvertures pour nous
procurer de la chaleur .Il fait sacrément froid à cette altitude la neige tombe le vent
s'engouffre entre les quatre murs de cet endroit désertique.
-Gwen qu’as-tu pris dans la besace j'ai faim .
-Du pain avec un gros morceau de jambon nous allons manger comme les gueux couper le
pain avec les doigts je te promets Lyse , je suis lasse de ce long voyage.
-Cela va cesser nous allons retourner dans notre loft à St Fiacre retrouver nos lits douillets et
chauds.
-Que ne faut-il pas exécuter pour sauver le reste de cette famille Royale nous sommes dans la
bonne direction.
-Il ne faut pas omettre que nous sommes peut-être les sorcières blanches ,nous ne savons pas si
c'est le cas pour l'instant.
Nous tentons de dormir dans cette nuit glacée nos plaids nous réchauffent peu.Le jour se
pointe enfin sous une aube frigorifiant l’horizon est rouge, la neige a cessé le vent nous
accompagne.
- J'ai un désir depuis notre venue je veux boire un bon chocolat chaud.
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-Je suis tentée d’un bon café crémeux accompagné de crème chantilly et un petit croissant.
Cela n'est qu'un rêve , nous nous levons toutes engourdies par les éléments et la dureté du sol.
Nous redescendons à contre cœur le devoir nous appel cette déclivité est pénible le vent nous
souffle dans les oreilles. Après cet effort nous nous retrouvons dans la plaine. Finit le vent
glacial sur nos têtes nous entamons la traversée facilement la neige recommence à
tourbillonner au bout de plusieurs heures acharnées nous faisons une halte. L'épuisement se
fait ressentir, notre corps est endolori nous sautons au sol pour nous réchauffer et nous
dégourdir les membres.Le ciel devient blanc nous ne sommes pas sous un bon augure.
-Une tempête de neige s’annonce activons nous pour atteindre cette forêt.
Nous pénétrons dans les bois dans l'après-midi avancé, des branches brisées jonchent le sol
nous arrêtons les chevaux dans le sentier.
-J'ai une idée on va fabriquer un brise-vent avec les débris l'installation va être archaïque
nous allons nous protéger je n'ai pas envie de tomber malade.
Nous bâtissons une sorte de cabane avec les branches nous posons dessus une couverture ainsi
nous sommes à l'abri.Sous cet habitacle sommaire emmitouflées d'une autre couverture le
temps défile, le sol devient blanc ressemblant à de petits diamants scintillant sous la lumière
du jour déclinant.Sous cette cabane nous nous remémorons les mois passés loin de chez nous
lors de notre chute intemporelle ces événements incompris dés notre arrivée prennent un sens
avec le recul ils concordent entre eux.Sommes-nous les sorcières blanches.Notre mission va-t-
elle se terminer. Que devons nous accomplir allons-nous trouver ce que l'on recherche .Notre
courage nous dicte d'aboutir à cet heureux dénouement. En nous penchant nous apercevons
derrière les nuages défilant au gré du vent la lune toute ronde à sa droite , on aperçoit l'étoile
du berger.
-Notre destin sait-il que nous sommes ces bergers venus ici-bas pour sauver ce royaume?.
-Il n'y a aucun bruit suspect aux alentours pour nous ficher les jetons.
-C'est vrai que cela nous cache-t-il .
On s’endort côte à côte le cœur joyeux remplit de fierté , nous allons partir à l'assaut de cette
dernière ligne droite confiantes et déterminées le réveil du matin est plus serein.
- Gwen je me sens pousser des ailes.
-Cesse tout de suite tu ne vas pas te transformer en corbeau j'ai peur.
-N'importe quoi si je te dis ça c’est que ce matin je suis d'attaque pour repérer ce troisième
lieu.
-Je sais je te fais enrager tu n'as pas compris le sens de ma blague ma sœur.
Nos fidèles destriers sont un peu blanchis par la neige ils nous promènent sur le chemin
serpentant le long de la colline. Cette virée se déroule sans incidents à l'arrivée nous
débouchons sur une plate forme désolée et triste.
-Du lierre recouvre un pan de mur, à l'arrière une imposante butte de terre nous empêche
d’avancer au moins on n’a pas accomplit ce trajet pour des nèfles.
-Ce n'est pas ce que l'on recherche on s’est trompée d'endroit.
-Pourtant de loin on a vu pleins de corbeaux au dessus de cette petite montagne.
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Lyse s'approche du mur elle inspecte le lierre méticuleusement elle est stupéfaite cachée par ce
rideau de verdure elle découvre une porte s'enfonçant dans le sol celle-ci est vermoulue
dépourvue de poignée. Nous laissons nos chevaux devant le site.
-Gwen je te laisse le soin d'ouvrir cette issue je ne sais pas ce qu’il peut y avoir de tapit dans
l’ombre.
-Tu te dérobes c’est ton d'habitude les missions les plus dangereuses c'est toujours pour ma
pomme tu ne changeras jamais petite trouillarde.
Gwen pousse de toutes ses forces la porte cède sur une odeur infecte remontant de ce lieu elle
nous donne la nausée je glisse la lanterne devant moi il y a des escaliers me paraissant
glissants. Ceux-ci semblent s'enfoncer loin sous terre des chauves-souris sortent affolées de cet
antre.
-Lyse sers toi de ton courage tu m’as dit que tu te sentais pousser des ailes accompagne moi
même si tu as la peur au ventre.
- Je vais te coller aux basques tu peux me croire.
-Si je comprends c'est à moi de passer la première je rêve.
Nous descendons pas à pas dans ce tunnel à mi chemin des torches sont allumées dans une
sorte de corridor éclairé un tumulte nous parvient aux oreilles nous entendons des vaches
meuglant des poules caquetantes ainsi que les autres animaux domestiques. Au bout de ce
couloir sombre et humide nous nous retrouvons dans une cour remplie de monde l'ambiance
est glauque l’odeur pestilentielle.
-Gwen où sommes nous c’est inhumain observe ces pauvres bêtes ainsi que ces personnes, en
particulier ces mômes n'ont pas à être renfermés là cela me donne l'impression qu'ils sont
enterrés vivants.
-Oui ils sont comme des aveugles déambulant au hasard.
-Elle les a envoûté pour qu'ils puissent êtres à sa merci ils ne réagissent plus ils sont
désenchantés.
- Elle nous a certifié que son empire va sortir de terre elle n’a pas mentit voilà le résultat .
-Nous devons retrouver Mélisande et son roi dans ce cloaque humain ceci va être difficile
parmi cette foule.
Au fond de la cour une grande chaise drapée de noir domine.
-C’est le trône de la reine il est situé à quelques mètres du sol ses adeptes sont tenus de la
vénérer.
-Heureusement on a trouvé le manuscrit sinon cette folle peut continuer a semer le chaos dans
la contrée.
-Il y avait un troisième château avant que le royaume ne soit plongé dans les ténèbres
pourquoi est-il sous terre aujourd'hui .
-Cela fait pas mal de décennies que la sorcière officie elle a beaucoup de pouvoirs c’est ça son
château des ténèbres il est minable.
Nos recherches débutent au fond du souterrain je distingue la silhouette caractéristique de
notre amie Mélisande accompagnée de son chat couché sur ses genoux on y va doucement.
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-Mélisande souvenez-vous de nous nous sommes venues vous sortir de cet endroit.
-Laissez -moi tranquille je ne vous ai jamais vues.
-La pauvre est habillée de haillons elle semble fatiguée.
-La place manque, les personnes sont entassées les unes contre les autres leurs corps dégagent
une odeur repoussante comme Mélisande.
-A nous de la convaincre de nous suivre et de remonter à l'air libre.
-Nous devons user de ruse pour qu'elle veuille venir.
Nous nous asseyons auprès d'elle nous avons juste une petite place.
-Mélisande vous devez quitter ce lieu trop d'ondes maléfiques se propagent.
-Je me sens en bonne santé je n’ai pas envie de vous suivre je ne vous connais pas m’avez-vous
comprise .
-Nous savons que vous n'êtes pas une sorcière.
-Ça fait longtemps que j’en suis une.
-Non vous êtes la vraie reine cette sorcière officiant dans cet endroit vous a jeté un sortilège
depuis de nombreuses années vous ne vous en souvenez plus votre mémoire a été volée.
-Je ne me souviens pas de vos prénoms.
-Notre mission est de sauver votre royaume nous sommes deux gentilles sorcières nous avons
le pouvoir .
- Vous savez Marcus c’est mon chat il est beau vous ne trouvez pas .
- Êtes-vous d'accord pour quitter ce lieu infâme .
-Oui, je viens avec vous nous allons où maintenant .
-Dans votre château vos fils vous attendent.
-Mes fils vous dites je n'ai pas d'enfants ce ne sont que des mensonges.
- Gwen elle n'a vraiment plus de mémoire je ne sais pas ce que cette nécromancienne lui a fait
ingurgiter ces gens sont pareils.
-On s’occupera d'eux plus tard lorsque la vraie reine sera guérie.
Nous n'avons pas un moment à perdre pour parler longuement on la soulève du sol Mélisande
n'est que l'ombre d'elle même. Je dépose le chat dans la sacoche nous rebroussons chemin la
mégère n'est pas la à nous surveiller,nos sens sont à l’affût. L’escalier est près on le gravit en
vitesse la liberté nous attend, nous voilà à l'air pur il est revigorant et agréable à respirer.
Nous avons du mal à ouvrir les yeux la neige nous éblouit nous essayons de nous adapter à la
lumière crue.
Nous voyons qu'elle est saisie par ce froid vivifiant, elle grelotte en tremblant comme une
feuille au vent.
-Lyse je vais lui mettre ma redingote ainsi elle va résister à l'assaut du froid jusqu'au palais.
-Mélisande tu vas monter avec Lyse sur Moustique n'aie pas peur il est doux ce cheval.
Le retour va être délicat nous sommes fières d'avoir rallié le maillon manquant de cette
fratrie. La neige a recouvert la campagne les heures sont longues nous grelottons sur nos
chevaux.Nous atteignons enfin le majestueux château prêt à nous accueillir la cour est
déserte .
- Les princes ne sont pas là à nous attendre que peuvent-ils fabriquer?.
A peine arrivées en bas du parvis notre super gouvernante apparaît à la porte nous montons
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les marches avec Mélisande la matrone nous crie exaspérée :
-Vous n'avez aucun droit de pénétrer ici.
-Nous sommes les amies des princes vous ne vous souvenez plus de nous .
-Je ne veux pas de cette sale sorcière et de son chat maléfique.
-Je vous en supplie laissez-nous entrer nous vous expliquerons la situation.
Voyant notre détresse elle nous ordonne de rentrer dans le hall.
-Pouvez-vous avertir les princes de notre retour .
-Je ne sais pas où ils se trouvent en ce moment.
-Ce n'est pas urgent allez dire aux soubrettes de préparer un bon repas et aussi un bain pour
nous trois sorcière comprise.
Sur ce elle tourne les talons avec dédain.
-Mélisande examine autour d'elle avec curiosité peut-être que ses souvenirs reviennent.
-Vous rappelez-vous de votre demeure .
-Pas du tout j’ai envie de m'allonger.
Nous la conduisons dans une chambre à l'étage je sors Marcus de la sacoche le pose aux côtés
de sa maîtresse nous quittons Mélisande elle va se reposer en sortant je dis à ma frangine :
- Ou sont les frères c'est inadmissible ils ne nous ont pas reçues après ce périple.
-J’espère que la pie-grièche ne les a pas de nouveau kidnappés sinon on ne sortira jamais de
ce jeu du chat et de la souris.
En entrant dans notre chambre surprises ce n’est qu'un champ de bataille notre lit a été
retourné.
-C'est pas possible c'est quoi ce chantier je te parie que c'est elle j’ai eut la bonne idée de
prendre nos deux documents.
-Tu as eu une bonne intuition si elle met la main sur le livre noir bonjour les dégâts.
-A l'arrière de l'armoire le balai est là je sais qu’elle se moque de cet accessoire de ménage
tant mieux elle ne l’a pas volé.
-Toi et ton fichu balai je ne sais pas ce que tu lui trouves.
-Bientôt il va jouer son rôle.
On va aller voir si les garçons sont dans leur logis devant les portes closes on frappe ils ne
répondent pas.
-Je me pose de sérieuses questions, pourquoi ne sont-ils pas là où sont-ils passés ou partis ?.
-Nous allons redescendre dans le hall ils sont peut-être revenus.
En passant devant le boudoir nous entendons une discussion.
-Victor pour quelles raisons mettent-t-elles autant de temps pour revenir la sorcière les a
peut-être enlevées .
-Elles sont plus fortes ces filles ont le caractère pour la contrer et la déstabiliser.
-Vont-elles réussir à retrouver nos parents j'ai envie de les revoir cela fait des années que
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nous sommes privés de leurs amours Victor.
-Ne t’inquiète pas je sais au fond de moi qu'ils ne sont pas loin de nous petit frère.
Gwen toc à leur porte Victor ouvre il reste stupéfait en voyant les sœurs.
-Vous êtes de retour on s'imaginait que vous ne reviendrez pas.
-Justement cela fait une bonne heure que l’on vous cherche.Nous avons rapatrié Mélisande et
son chat ils sont dans une chambre la haut.
-Pourquoi vous ne l'avez pas ramenée chez elle .
-On peux rentrer dans votre boudoir on va vous parler .
Nous restons debout il n'y a que deux fauteuils honneur aux princes.
-Victor vous avez vécu avec la sorcière savez-vous pour quels motifs ces animaux sont
enfermés avec des humains.
-La reine en a besoin pour se nourrir elle pratique des sacrifices accompagnés de messes
noires.
-Pourquoi ne pas avoir parlé de toutes ces cruautés.
Il nous tourne le dos je suis certaine qu'il se sent gêné il nous répond :
-Étant en sa compagnie je l'ai vue procéder nous étions vidés de notre énergie impossible de
prononcer des choses censées vous comprenez .
-Par sa faute les gens sont dans un état de léthargie.
-Sans eux elle serait morte à l'heure qu'il est le peuple serait content de cette fin.
-Elle prend aussi de l'ampleur grâce au sang des bêtes qu'elle ingurgite.
-Vous êtes au courant que dans la bibliothèque on a récupéré le deuxième manuscrit sa reliure
est noire.Des incantations sont inscrites uniquement pour les sorcières blanches.
-Je le savais Victor ce sont elles les sorcières blanches on se doutait que vous avez des choses à
nous cacher.
-On est deux gentilles magiciennes nous venons du futur le talisman de notre aïeule nous a
téléportées pour vous libérer de cette pythie diabolique sans nous votre royaume ne peut
retrouver la lumière sacrée.
Avec cette nouvelle bouleversante que nous venons de leur déclarer ils restent assit muets de
stupeur.
-Nous sommes venues travailler dans votre château pour être au plus près de votre mère la
reine on a pas voulu vous révéler ce secret c'était trop tôt.
- Votre mère Mélisande est de retour allez la voir elle se repose dans sa chambre.
Hector nous donne des précisions sur la sorcière:
-Elle parlait souvent de ce livre ainsi que d’un talisman c’est vous les libératrices de cette
noirceur c'est clair aujourd’hui.
-Oui il nous manque cet objet pour réaliser notre ultime magie blanche.
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Chapitre 14
Cette discussion terminée nous laissons les princes se remettre de ce qu'ils viennent
d'assimiler nous allons dans notre chambre. A peine arrivées quelqu’un frappe à la porte c'est
une domestique nous priant de venir dîner.Les convives sont concentrés sur le contenu de leur
assiette dedans il y des fèves et des pois accompagnés d’une viande baignée d’une sauce
onctueuse ces mets sont cuisinés avec raffinement. Mélisande est perdue dans ses tristes
pensées ses fils la regardent à la dérobée ils ont peur de lui adresser la parole.Au dessert ils
ont dégusté une tarte aux pommes et sirotés un verre de cervoise.Le repas engloutit les
personnes assises autour de cette table rejoignent leurs logis. Mélisande va sûrement prendre
un bon bain elle n'a pas eut ce privilège depuis un bail. En entrant dans notre chambre, sur
notre lit sont posées de longues chemises de nuit blanches en flanelle, nous avons la joie de les
enfiler. Étant fatiguées par notre voyage ainsi que du bain soporifique on se glisse avec
bonheur sous les couvertures. Morphée ne tarde pas à venir nous envelopper de ses bras nous
emmenant aux pays des rêves.
Le lever vient trop vite nous revêtons des habits propres nous descendons à la cuisine prendre
notre petit déjeuner.
-Dans tout ceci on a laissé tomber le recherche du premier grimoire relié d'or.
-Tu en conclus que nous avons besoin des deux pour lire les incantations.
-Pour que l’atmosphère redevienne saine il faut poser les deux livres sur l'autel des offrandes
de cette manière ils vont être en osmose seul le livre noir sacré agira.
-Peux-tu me dire où est notre talisman dans tout cela .
-C’est ce balai que tu n'aimes pas il va nous permettre de le quérir à la suite de cette magie
blanche.
La nécessité de réaliser cette exécution ne s’est pas déroulée pendant la fête sacrificielle des
sorcières noires c’est trop tard.
-Il est écrit que nous avons la pureté et l’innocence ce sont nous les sorcières blanches à
compter de ce jour je le sais.
-Le premier livre est primordial sa recherche ne va pas s’éterniser .
-Oui sinon nous allons rester ici pour l'éternité as-tu envie de rester coincée dans cette contrée
perdue dans le Moyen-âge.
-Non j'ai envie que cette situation s’arrête le plus tôt possible ma sœur.
En discutant nos pas nous guident à l'étage nous décidons de rendre une visite amicale à
Mélisande on se faufile à pas feutrés on constate que cette femme dort elle a perdu sa
mémoire son rang son roi et aussi ses enfants nous sortons avec tristesse.
-Cela te dis de fouiner dans la chambre de la sorcière .
La porte ouverte , elle a déserté son antre diabolique à sa place des araignées ont prit le loisir
de fabriquer des toiles.
-Elle a comprit que le vent tourne en sa défaveur elle n'a pas remit ses «ailes» à cet endroit il y
a un moment.
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Nous reprenons la quête de notre livre volé par ses soins on va regarder sous son lit ainsi que
dans les tiroirs de sa commode cette quête est stérile c’est le vide total.
-Elle l'a planqué ailleurs cette harpie.
-Le domaine est vaste elle l’a mit n'importe où maligne comme elle est on va remettre la main
dessus un jour où l'autre.
Les escaliers descendus nous croisons les princes accompagnés de leur vrai maman elle s'est
enfin levée Mélisande est correctement vêtue ce matin cela la change de ces vieux habits
troués. Nous jugeons son allure et son port est altier elle est digne d'une grande reine , en nous
voyant elle nous invite autour d'une petite table sur ce guéridon est posé un service à café
accompagné de gâteaux succulents et sucrés.
-Excusez nous on sort de l'antre de la chipie celle-ci a fuit depuis belle lurette il ne reste que
des toiles d'araignées est-ce que l'un de vous sait ou se cache le livre d'or ce précieux sésame.
Après un bref silence Mélisande nous déclare :
-Vous savez ce carnet n'est pas celui qu'il vous faut pour retourner dans mon passé.
Heureusement que nous sommes assises nous restons ébahies par cette déclaration inopinée
venant d'elle.
-Vous vous souvenez de votre vie dans votre palais ma reine .
-Oui les filles lorsque je suis revenue hier ma mémoire est peu à peu remontée à la surface.
-Maman tu te souviens de nous tes fils on veut te l'entendre dire !.
-Mes enfants adorés je ne vous ai jamais oubliés vous êtes aussi beaux vous n'avez pas
beaucoup changés c’est drôle de vous voir adultes. Je vous raconte le jour ou j'ai été
transformée par cette alcyne je viens de recevoir mon sacrement votre père est promut roi.
-Ma reine vous étiez jeune à cette période.
-Dans mon vague souvenir Victor avait cinq ans Hector trois ans je ne suis qu'une jeune reine
d'une vingtaine d'années cette image est floue votre père Marcus a une trentaine d'années.
-Vous devez comprendre pour recouvrer votre apparence originelle ainsi que celle de votre
petite famille ce livre est indispensable sinon le retour en arrière ne se réalisera pas il nous
manque l’exemplaire noir.
-Vous êtes les sorcières bénéfiques vous allez ramener la lumière dans notre vie ma confiance
est totale allons à sa recherche.
Mélisande ne s'arrête pas là elle reprend la parole nous raconte quelques bribes de son
histoire.
-Âgée de seize ans j'ai une amie sincère Astrid elle est joyeuse nous sommes souvent ensemble
pour courir dans les prés pour inventer d'autres pitreries partout dans la nature c'est un joli
brin de fille. Elle a de longs cheveux noirs de jais ses yeux sont pétillants de malice
physiquement nous sommes à l'opposé comme vous l'avez vu je suis blonde aux yeux bleus.
Entre nous pas de jalousie nos années d'enfance se déroulent dans l'insouciance jusqu'au jour
où on a connu Marcus: c'est un beau jeune homme richement vêtu , lors d'un bal donné
Astrid tombe éperdument amoureuse de lui. Ce n'est pas Astrid qu'il aime c'est moi , pendant
sept longues années la haine et la jalousie la rendent aigrie sa colère grandit contre moi elle
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m'accuse de lui avoir volé son amour ne pouvant aller contre le choix de Marcus.
(Mélisande essuie quelques larmes cesse son discours cinq minutes.)
Puis elle reprend son captivant récit :
-Je vous explique plusieurs semaines après notre sacre royal Astrid est devenue furieuse sa
colère s'est transformée en une rage folle une obsession lancinante. Entre temps elle a épousé
par dépit un duc sans envergure la nuit il s'adonne à de sombres occupations la rumeur dit
qu'il s'initie à la magie noire et s’exerce à des pratiques occultes. J’imagine qu'à cette époque
il accomplit des expériences avec Astrid je les vois encore ils résident dans le château en
ruines là haut sur la colline. Dans mon souvenir ils n'ont pas de personnel, ils ne vivent que
dans une pièce je me souviens légèrement qu'un après-midi d'été elle est venue m'inviter chez
elle, j’y suis allée de bon cœur croyant qu'elle allait redevenir mon amie fidèle.J’arrive à son
domicile elle est gentille et mielleuse elle m'offre un rafraîchissement ( elle a versé une
potion,je pense) je ne me suis pas méfiée pour moi elle veut se réconcilier.
-Ma très chère amie Mélisande je souffre depuis toutes ces années maintenant c'est à mon
tour de profiter de ta famille tu ne te souviendras pas dans ton futur de ta vie passée.
Je la regarde effarée elle saisit un livre et récite des psaumes je me suis écroulée au sol avant
de m'évanouir elle se dresse devant moi triomphante.
-Maintenant file d'ici je vais te remplacer dans le cœur de Marcus et ceux de tes enfants.
Ayant perdu la mémoire je repars à mon château son maléfice faisant effet j’ai été guidée(sans
doute par Astrid) dans cette petite cabane au fond des bois où je me suis installée pendant tout
ce temps. Un matin elle est venue m’offrir un cadeau c'est un chat noir orgueilleuse elle me
clame :
-Tu sais une vieille sorcière est journellement accompagnée de son chat maléfique.Ce que j’ai
appris par la suite je m'en souviens.
-Ton mari ne voulant pas de moi je lui ai annoncé ce que je t’ai fais subir, je l'ai transformé en
chat dorénavant je suis seule à élever mes enfants je suis la seule à gouverner ton royaume ma
pauvre Mélisande.
Les larmes coulent sur le visage de notre reine.
-On te donne la promesse tu vas regagner ce que ton amie Astrid a usurpé depuis ces
décennies. Nous sommes ici pour t'aider à reconquérir ton rang et ta famille.
-J’ai foi en vous je suis à bout de forces ces souvenirs m'ont fatiguée je pars me reposer en
compagnie de mon chat.
Les princes nous interrogent pour savoir de quelle façon nous avons repéré leurs parents dans
ce lieu lointain.
-Avez vous perdu la mémoire vous aussi ?.Vous savez que l'on a trouvé un vieux parchemin
dessus sont inscrites trois croix en enquêtant nous avons déduit que cette cachette est sur ce
document c'est le destin il nous a guidée c'est simple les gars.
-Votre empressement de vous rendre dans ce lieu nous a empêché de vous avertir.
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-Je pars le chercher nous allons l'examiner plus attentivement.
Une fois le parchemin étalé sur la table les altesses nous affirment que ceci représente avec
certitude un triangle ils nous soutiennent que ce pictogramme est le symbole des sorcières.
-Vous seuls avez certifié dette conclusion en êtes-vous absolument convaincus.
-Je vais vous expliquer dans le château en ruine Astrid est la gardienne de sa métamorphose
dans celui des ténèbres elle est devenue la sorcière noire et ici où vous êtes intervenues par
magie nous avons compris que vous êtes les sorcières blanches.
-Je suis en désaccord avec vous ceci ne concorde pas avec notre quête du livre relié d'or.
-Si au contraire les fille ce livre se situe dans le palais il est camouflé dans un endroit inconnu.
-Ce château est immense je ne considère pas cela possible allons-nous le retrouver un jour ce
bouquin.
-Fouillons méthodiquement pièce par pièce ne baissons pas les bras avant de commencer .
-Allons-y par où débutons-nous cette spéculation .
-Je vais partir avec Hector prospecter dans une aile vous deux allez dans l’autre , étant
accompagnées d'un homme Astrid ne va pas oser nous attaquer.
Escortée de Victor nous démarrons par les étages.
-Des pièces sont dissimulées là-haut quelle direction prendre .
-J'ai envie de recommencer à fouiner dans la bibliothèque es-tu d'accord .
-On va probablement dénicher le troisième au fond d'un tiroir.
-Tu as de l'humour ma petite paysanne.
-S'il te plais ne recommence pas ce jeu enfantin.
-Je sais que tu es une jolie sorcière pleine de pureté dans ton cœur.
Ce compliment me va droit au cœur cela me gêne , nous pénétrons dans la pièce.
- Victor nous allons déposer les livres sur le bureau cela ira plus vite.
Cette investigation est infructueuse ceux-ci sont d'une triste banalité.
-Tu as grandis ici tu connais des cachettes secrètes dans les recoins de cette bâtisse.
-Étant enfants on avait pas le droit de traîner dans ces endroits isolés et sombres.
-Je comprends je me rappelle qu'à notre arrivée on a aperçu une tour.
-Tu veux que l’on aille dans le donjon.
-Oui nous allons peut être trouver ce livre.
En passant devant la chambre « noire » Victor découvre un escalier en colimaçon on
l’emprunte nous grimpons les marches difficilement , nous débouchons dans un réduit celui-ci
nous conduit à une porte close.
-Pousse toi je préfère être sur mes gardes nous ne savons pas ce qu’elle cache à l'intérieur.
La clenche tournée on note qu'elle est ouverte. Sur un pan du mur il y a une petite ouverture
où il ne passe qu'un faible rai de lumière nous percevons de son d’une voix étouffée je sers
fort la main de Victor.
Son altesse se met à crier :
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-Il y a quelqu'un dans cette geôle .
Une voix gémissante nous supplie de l'aider.
-Va chercher une lanterne la pénombre nous empêche de distinguer cette personne.
Je reviens en vitesse au passage je ramène Lyse et Hector en entrant à la lueur de notre
torche apparaît un vieil homme portant une longue barbe blanche il est voûté.
-Dans ses mains décharnées il tient ce mystérieux livre tant convoité.
Les princes l'aident à sortir de sa prison avec délicatesse , il nous semble maladif et
épuisé.Nous le soutenons en le conduisant dans le hall doucement il nous relate son drame.
-Je suis le duc Florian j’ai épousé Astrid je l’ai rencontrée cela fait des années je ne me
souviens pas de mon âge je l'ai totalement oublié. J’ai supporté les pires expériences dans ma
longue existence Astrid pratique des tours de magie et d'autres mauvaises choses.Les gens
m'accusaient en criant que c'était moi le personnage malsain ils ne sont pas au courant que
cela est faux. Pour se débarrasser de moi elle m'a enfermé dans ce donjon depuis des
lustres.Je n’ai pas mangé à ma faim elle le décréte quand elle veut je m'interroge comment
est-il possible que je suis en vie.
-D’où vient ce livre ancien que vous tenez entre vos mains vous avez un devoir à accomplir.
-Un jour elle l'a oublié dans ma cellule j'en ai profité pour le lire et le relire à la fin de cette
lecture j’ai eut un déclic: Deux sorcières vont bientôt intervenir pour guérir le royaume , cet
oracle a annoncé ce dénouement j’ai gardé l'espoir qu'un jour je serais enfin libéré.
-A bon vous l’avez décrypter Florian .
-Oui dans cette obscurité j'ai peiné à voir les mots après plusieurs essais j’ai finis par y
arriver.
Son comportement est insensé pour quel motif m'a-t-elle épargné que me veut-elle?,c'est
étonnant de sa part je suis sûr qu’Astrid prépare une entourloupe.
-Le principal est que vous êtes vivant Florian vous devez être un sage immortel vous en avez
l'apparence avec votre longue barbe blanche.
-Elle s’est débarrassée du bouquin parce qu’il est resté inactif pour la célébration des
sorcières noires cette femme finalement a fait le bon choix de le laisser à son mari le Duc.
-Elle ne se doutait pas qu’on allait retrouver Florian.
En bas de l'escalier Mélisande nous attend elle semble apaisée.
-Pourquoi ce vieil homme est en vos présence où l'avez-vous rencontré .
-Il était retenu prisonnier dans le donjon au milieu d’une minuscule cellule il nous dit
s’appeler Florian.
-Le pauvre a certainement faim cette Astrid est ignoble je n’imaginais qu'elle pouvait en
arriver à ce stade quelle cruauté.
La reine le prend par le bras le guide aux cuisines.On se concerte tous les quatre on décide de
réaliser notre magie libératoire et bienfaitrice.
-A la réflexion elle se déroulera à minuit cette heure me parait convenable.
-Aucun souci elle est idéale en principe c'est l'heure des fantômes.
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-Je vous informe que ce soir toutes les personnes vont être vêtues de blanc pour préparer cette
magie.
Je vous quitte je vais récupérer le balai dans notre chambre ensuite allez vous changer.
Les personnes présentes sont excitées elles sont à la recherche d'une tenue adéquate pour cet
événement espéré.L’attente semble interminable en compagnie de Lyse nous regroupons les
deux livres et le balai.
Nous patientons on imagine que ce soir nous allons être téléportées dans notre époque, un
événement imprévu interrompt la liesse générale , une bourrasque violente ouvre les fenêtres
simultanément.Les meubles se fracassent ou se renversent c’est l'affolement total des
centaines de volatiles pénètrent à l’intérieur l’inquiétude et la peur gagnent Mélisande nous
sommes sidérés sur un lustre du hall se pose la sorcière noire avec fierté et arrogance.
Elle toise sa rivale :
-Je ne vais pas te laisser tranquille ces donzelles ne vont pas arriver à me descendre de mon
piédestal.
Nous n'avons pas l’opportunité de riposter à la suite de ces paroles elle reprend son envol
escortée de ses adeptes.
-Mélisande nous allons la trucider par sa faute notre cérémonie est annulée la prochaine fois
je vous garantis qu’elle ne va pas nous en empêcher cette mégère elle ne nous échappera pas
éternellement.
Victor s’exclame :
-Gwen admets qu'elle est plus forte que vous avoue que tu viens de subir un échec.
-Victor tu insinues que nous ne sommes pas les sorcières blanches tu es de mauvaise foi.
-Gwen a raison je la défend tu n'as pas à l'accuser toi seul es convaincu que nous sommes les
sorcières on ne t’as pas sonné.
-Si vous pensez ça à notre égard débrouillez vous seuls
Cette accusation est sans fondement nous voilà remontées contre lui.
Ayant entendu cette incartade Mélisande dit à ses chers fils avec fermeté :
-Je vous interdit de les juger de la sorte aidez les à contrer cette Astrid elles ont besoin de
vous croyez moi cette femme est un poison vous m'avez comprise.
-Oui Mère nous vous écoutons on va demander pardon.
-Je préfère cela venant de votre part.
La soirée est avancée je ne suis pas emballée de chasser cette bande de freux sous cette
tempête neigeuse.
-Nous avons déjà vécu la même chose Lyse.
-Les jours à venir vont être pénibles nous allons statuer et ficeler avec soin une solution
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adaptée.
On regagne la grande salle nous sommes déterminées de nous débarrasser une bonne fois
pour toute de ce fléau.
Je me renseigne auprès de Florian :
-Ma femme connaît par cœur la magie elle a plein de tours dans son sac à malice celle-ci est
drôlement rusée , de quelle façon allez-vous la raisonner et l’amadouer .
Cette conversation est négative inventons un subterfuge pour l'attirer dans nos filets.Notre
déception est amère la nuit va être longue à force d’essayer de résoudre ce problème.A notre
réveil la tempête est déchaînée au petit-déjeuner l’ambiance est terrible les convives ont la
mine déconfite ce silence est lourd on peut entendre voler une mouche.
-Allons dans le logis d'Astrid vérifier si on peut dégoter un objet lui appartenant auquel elle
tient absolument.
-Souviens toi nous avons déjà fouiné partout.
En pénétrant le décor n'a pas changé pour être sur nous fouillons une deuxième fois.Tout à
coup une armoire se met à craquer nous sursautons ce bruit nous donne des frissons que se
passe-t-il.Un avant goût morbide de cette infâme Astrid elle nous agace énormément celle-là.
- Méfie-toi j’ouvre cette porte je suis pressée de voir ce qu'elle contient ne reste pas devant.
En l’ouvrant nous sommes stupéfaites on a juste le temps d'entrevoir un couple de chouettes
elles se mettent à cracher et piaillent fort.Leurs yeux jaunes nous déstabilisent ces oiseaux
sont surprenant. Gwen referme brusquement on fuit de peur pourtant nous avons juré à
Mélisande que nous allions débarrasser ce royaume de cette noirceur qu'Astrid a déversée par
haine.
Arrivées devant la reine Gwen lui raconte notre mésaventure :
-Excusez nous nous avons été surprises on a eut un moment de faiblesse c’est normal on est
des filles.
-Cela n’est pas méchant Gwen je sais que tu te venges pour ce que je vous ai raconté hier soir.
-C'est exact toi et Victor remontez avec nous dans l'antre maléfique je suppose que vous êtes
courageux.
Sitôt dans le lieu ils ouvrent les portes de l'armoire évidemment elle est totalement vide.
-Elle nous fait tourner en bourrique nous allons finir par découvrir son point faible c'est sûr
pauvre poison. Tout le monde l'espère surtout les gens du village ils ont ras-le-bol de cette
sibylle semant la terreur partout où elle passe.
Les princes jettent un coup d’œil derrière une tenture noire l'idée ne nous a pas effleurée de
regarder nous-même une surprise de taille nous frappe de pleins fouets , une cohorte de
chauves souris se mettent à voler dans tous les sens en se cognant aux vitres et aux murs de
cette pièce envoûtée. On se plaque au sol en criant je rampe jusqu'à la fenêtre en l’ouvrant ces
bestioles se sauvent dans la nature.
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- Que font ces animaux dans cette pièce.
-Nous l’ignorons autant que toi cesse de paniquer.
Finalement, les altesses se proposent d’entrer les premiers nous les suivons à petits pas on ne
sait pas ce qu’il nous attend en entrant dans cette pièce spacieuse.Un capharnaüm se présente
à nos yeux ébahis déposés sur des tables de nombreux bocaux sont remplis d'un liquide
verdâtre à l'intérieur baignent des trucs louches cela ressemble à des crapauds ou à des
serpents.
- C’est un laboratoire conçu par ses soins elle fait sûrement des expériences avec ces créatures.
Sur une espèce d'étagère il y a une multitude de livres et de potions magiques ou maléfiques.
La panoplie complète d'une sorcière accompagne le décor, nous voyons une grande robe et
son chapeau pointu sur les rangées sont posés des corbeaux statufiés sur des socles en bois ils
dominent cette scène surréaliste.
En élargissant notre exploration Lyse découvre une autre porte dissimulée par un rideau de
couleur sombre passé inaperçu.
-A mon avis ces chouettes et les chauves souris étaient les gardiennes de cet endroit.
-Elle se transforme à l'aide de ces fioles prend la morphologie de ces animaux prisonniers.
-C'est certain elle a le choix entre les crapauds ou des reptiles. C’est par ces transformations
qu'elle a les moyens de s'échapper à chaque fois qu’on l'approche cette mégère !.
-Si elle continue de jouer à ce jeu nous ne sommes pas à la veille de lui mettre la main dessus.
Les princes détruisent tout à cet instant on entend un vacarme nous nous ruons dans le hall en
arrivant nous découvrons Mélisande dans tous ses états.
-Je vous en supplie venez vite à mon secours les enfants.
Impossible d'approcher d'elle à ses pieds un grouillement de serpents sifflants commencent à
s’enrouler autour de ses jambes rapidement nous attrapons nos épées la bataille peut débuter.
Un coup par-ci un autre par là et hop un reptile de coupé en deux nous sommes quatre pour
les défier ils ne mettent pas longtemps à périr. Suite à cette victoire nous nous reposons un
moment.
-Vous savez Mélisande nous avons déniché par hasard un labo appartenant à Astrid !.
-Elle est dans les parages à nous épier en quel animal elle est transformée cette fois .
Une solution s’impose pour l’arrêter sa spécialité est la supercherie peut-être a-t-elle eut l’idée
de se transformer en souris !.
Les princes reviennent sur le désir d'aller détruire les éprouvettes diaboliques.
Mélisande crie elle vient de s'apercevoir que son chat a disparu.
-Aidez-moi je vous en supplie Marcus n'a pas le droit de me laisser seule au milieu de mon
désarroi !.
Elle se met à sangloter Victor lui propose de la reconduire dans ses appartements avec l'espoir
67
de le trouver endormi sur son lit Marcus est absent sa maîtresse n'a pas le moral elle est
atterrée.Nous devenons hyper nerveux elle ne cesse de nous déstabiliser pourquoi kidnapper
son chat .
C’est simplement pour qu’elle souffre un peu plus elle sait pertinemment que c'est son roi
adoré. Victor alite sa mère celle-ci ne veut pas rester couchée elle se redresse d'un geste vif en
nous annonçant:
-C'est moi qu'elle veut je vais aller me présenter devant sa personne je veux qu’elle me parle
de ses arguments personnels.Je veux qu’elle redevienne humaine un instant et lui demander
pourquoi elle a constamment cette haine dans le cœur !.
-Mélisande as-tu pensé où tu vas la retrouver .
-Dans la peau de quel animal.
-Je n’ai pas songé a ces détails avec mon comportement colérique.
-Si vous le désirez nous allons remonter à son labo et vous jugerez vous-même.
Mélisande pénètre dans le labo elle est choquée par le spectacle devant ses yeux.
-C’est inadmissible que ces pauvres êtres sont englués dans ce plasma nauséabond .
L'effroi se lit sur son visage .
-Cela ne nous étonne plus elle est insaisissable elle se nourrit du liquide vert pour se
transformer comme bon lui semble et si l'idée lui prend de nous faire subir cette
transformation on ne sait pas de quoi elle est capable cette folle !.
-Tu vas trop loin cette sorcière serait invincible.
-Vous savez depuis le temps qu'elle officie elle est douée sur ce que nous ne connaissons pas .
-Voulez-vous détruire ces verres avec ce qu'ils contiennent .
-Attendez je suis de tout cœur avec vous si vous accomplissez ce geste mon Marcus ne
reviendra pas !.
Rassurant Mélisande tournons autour de la table voir s’il n'y a pas de chat dans une fiole , il
n’y a que les monstres voués à la harpie.
Nous avons la nausée par quel biais est-elle arrivée à ce stade de folie .
Nous sommes pris d’une rage non contenue nous empoignons nos épées à l’aide de la lame
nous balayons ces filtres ensorcelés ainsi que les objets cultes, ils se fracassent au sol.Tout
s'évapore au bout d'une seconde il ne reste que la table. Près de la fenêtre un cri inhumain
s'évanouit dans la nuit. Elle était présente nous en sommes convaincus la joie mêlée de rage
nous étreint ces deux sentiments ne nous donne aucune victoire.Désormais il y a un énorme
problème le chat n'est plu là encore un problème inattendu dans sa démence où l’a-t-elle
embarqué. Ces retards s’accumulant c’est pas demain que nous allons repartir chez nous.
-Lyse c'est vraiment la maîtresse de la magie noire tout c’est dilué en une poignée de secondes
dans son labo.
-Oui je ne me doutais pas qu'elle excellait dans cet art démoniaque.
-Allons nous réussir à la remettre sur le chemin de la lumière cela me semble impossible elle
est trop
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Florian nous a averti à ce sujet.
-Elle a sûrement un point faible caché quelque part ce n'est qu'une personne avec ses défauts.
-Tu as toujours raison hein ma sœur.
-Nous sommes sur une bonne piste c’est évident .
A l'aube dans le palais nous explorons pas de traces de Marcus et de sa voleuse. La neige a
cessé de tomber le vent s'est calmé nous sortons sur le perron on aperçoit quelques traces de
pattes de chat apparaissant sur le manteau blanc en suivant cette piste au bout de trois ou
quatre mètre elles s’effacent c’est comme si le chat avait des ailes.
-Il n’y a aucune empreintes Astrid l'a emmené dans son envol.
La déception nous envahi évidemment les questions reviennent en boucle sera-t-il possible de
la débusquer de sa cachette et de remettre le main sur Marcus elle s’est envolée au château
des ténèbres dans son repère où elle se sent en sécurité.
-Imaginez qu'elle ait une autre planque ailleurs.
Mélisande approuve dans la foulée on se sépare en trois groupes nos investigations seront plus
étendues. Lyse m'accompagne Victor est avec sa mère Hector est avec Florian. Nous allons
aux box préparer les chevaux, le ratissage va être délicat avec cette neige tombée ces derniers
jours. Nous prenons la direction du chemin de l'ancienne cabane de Mélisande. Sont-ils
embusqués dans ce lieu. Au détour d'un petit bois sur une branche de sapin une chouette nous
scrute du haut de son perchoir elle nous regarde passer elle n’est pas décidée de s'envoler.
-Je suis sûre que c'est elle en temps normal une vraie chouette s'envolerait à notre approche.
Je descends de ma monture je vais me poster à côté d'elle sous la branche ayant ramassé un
morceau de bois je lui lance ce rusé volatile monte plus haut nous l'observons il fonce sur nous
puis disparaît dans la forêt dénudée.
- Gwen ce bois est grand on ne va pas la suivre dans cette neige épaisse .
-Astrid se moque de nous elle va finir par nous rendre folles notre mission est de ramener le
roi afin d’accomplir notre magie puis revenir à notre époque.
Les chevaux prennent un large sentier la bise glaciale fait tomber la neige des branches nous
faisant suffoquer. Lyse voit des traces celles-ci ressemblent à des empreintes de sangliers ou de
cerfs.
-C'est surprenant nous n'avons pas vu ou aperçu un de ces animaux lors de notre venue sur
ces terres éloignées de notre époque.
-On va les suivre après tout on va savoir ou elles nous mènent.
-Je suis sûr qu'elle veut nous convaincre de sa présence dans cette forêt seulement pour nous
éloigner du château.
-Veux-tu continuer ou rebrousser chemin .
-Avançons bizarrement je ne vois pas de corbeaux nous guettant sur les cimes.
-Si elle s'est transformée en chouette le temps d'une journée ce ne sont plus eux les
protecteurs.
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-Bon raisonnement je n'ai jamais vu ou rencontré une chouette sorcière noire.
Pour nous détendre nous rions , nous sommes constamment en quête de quelque chose ou
quelqu’un.
-C'est une fois de plus un tour de cette satanée sorcière .
-J'aimerais savoir si nos amis sont sur sa piste.
-Je pense qu'ils ont fait comme nous ils sont aussi à sa recherche.
-Allons nous jouer à cache-cache avec elle toute la journée .
-Les événements vont finir par se débloquer d'eux mêmes.
Au milieu de cette immense futaie près d’un bosquet on devine un filet de fumée en nous
approchant on découvre une petite maison avec un toit de chaume autour sont entreposées des
piles de bûches.
- Je suis impatiente de rencontrer les habitants.
-La témérité n’est pas mon fort j'ai la frousse de rentrer chez ces gens.
-Certes nous ne les connaissons pas ils ne vont pas nous taper dessus cesse d'avoir
continuellement les jetons Lyse avec ton super courage.
Nous avons laissé nos fidèles montures à l’orée du bois au moment de les récupérer elles sont
introuvables , nous les appelons seul l’écho nous répond.
-J'en ai marre quand va-t-elle finir avec ces tours de magie abominables cette Astrid
-Le plus triste c’est que nous sommes loin du domaine royal.
-De toutes manières l'après-midi touche à sa fin j’ai froid.
-Gwen je n’ai pas envie de repasser une seule nuit à dormir sous la neige et prendre le risque
de nous perdre dans ce bois.
- Le choix s’impose de lui même on regagne la petite maison!.
Nous y allons doucement il n'y a aucun signe de vie la cheminée crache moins de fumée qu'à
notre arrivée. Les occupants ont quitté les lieux au moment où nous avons rejoint nos
chevaux cela est impossible nous sommes parties quelques instants.Pour en avoir le cœur net
nous scrutons le sol repérons des traces de pas sur le seuil de la porte. Nous caractérisons
quatre empreintes se dirigeant à l'arrière de cette bicoque nous découvrons un vieux couple
ridés et voûtés leurs cheveux sont blancs. Le plus surprenant c'est qu'ils sont habillés de
vêtements ressemblant à des peaux de bêtes ils sont en pleine tâche ramassant de la neige
qu'ils déposent dans une seille.
Nous les saluons avec respect :
-Excusez-nous nous ne voulons pas vous déranger.
Ces vieux nous regardent sans parler.
-Gwen ils peuvent êtres sourds et muets ils en ont le comportement je rencontre parfois des
gens comme cela !.
-Non ils n'ont personne pour discuter c'est pour cette raison qu'ils ont adopté ce mutisme.
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Je leur explique que nos chevaux se sont égarés et que nous sommes perdues.
-Nous n’avons pas envie de dormir à la belle étoile par ce temps , pouvez vous nous abriter
cette nuit .
Aucun ne réplique ils n'ont pas l'air de vouloir nous chasser la femme nous fait signe de
rentrer.Une douce chaleur nous accueille ils possèdent seulement qu’une petite table ainsi que
trois gros rondins de bois faisant office de chaises au fond de cette pièce il y a un lit fabriqué
de pailles et de peaux.
-On vous invite cette nuit nous n'avons qu'une couche vous allez roupiller parterre.
-Ne vous en souciez pas nous vous remercions de votre gentillesse nous serons mieux ici que
dans cette nuit hivernale.
-Ne soyez pas choquées si nous sommes couverts de la sorte , nous n'avons pas les moyens de
vivre correctement.
La grand-mère s'active sur son maigre repas, elle verse la neige fondue dans sa marmite
chauffant sur le coin de l'âtre jette le peu de légumes qu'ils ont ce mélange nous donne une
bonne soupe répandant son odeur nous faisant saliver d'envie sur un meuble de guingois
notre vue est attirée par un médaillon à l’intérieur on voit un dessin jaunit nous différencions
deux visages jeunes et souriants entourant le minois d'une jolie petite fille. Ce sont ces
personnes accompagnées de leur enfant c’est la seule décoration du lieu.
-Installez-vous je vais vous servir votre souper.
Elle dispose quatre écuelles en bois sur la table le grand-père reste debout par obligation cela
me gêne je lui demande :
-Voulez-vous récupérer votre place.
-Non vous êtes nos invitées les gens ne passent pas souvent devant notre maison.
-On ne s’est pas présentées je suis Gwen voici ma sœur Lyse.
Au cours de ce repas je pose cette question :
-Pourquoi vivez-vous en autarcie sur votre meuble j’ai aperçu un cliché est-ce vous en
compagnie de votre petite fille.
Ils ne nous rétorquent pas et continuent de manger la soupe.
A notre notre grande surprise nous regardons l'homme envahi par la colère nous crie qu'il ne
veut plus entendre parler de cet enfant , il n'en a plus pour lui elle est morte. Son épouse lui
prend doucement la main et pleure en silence.
-Pardonnez nous d’être si maladroites je suis désolée que cela vous affecte autant, nous allons
vous quitter tenter de retourner au palais.
-Je ne le désire pas vous me paraissez gentilles j'ai envie de vous raconter notre triste histoire
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de famille cela nous soulagera.
La grand-mère prend la parole son époux est près d’elle , nous les écoutons :
-Je me présente je suis Valériane voici mon mari Firmin conte du Duché de la Vallée quinze
ans avant notre venue ici les temps sont victorieux et prospères je n'ai jamais eu d'enfant.Un
malheur m'a fait un cadeau ma sœur est décédée en couches le père de ce bébé est partit avant
sa naissance. J’ai élevé avec l'amour d'une mère sa petite fille nous l'avons prénommée Astrid.
Dans son enfance elle est d'une humeur gaie et joyeuse elle a une amie sincère Mélisande les
filles sont continuellement ensemble.Toutes les âmes du pays les voient se promener sur les
chemins cueillant des fleurs pour confectionner des bouquets qu'elles offrent aux femmes du
village elles partent aux champs aider les paysans dans leurs besognes.Nous sommes estimés
du peuple nous réservons un bon accueil lorsqu'ils viennent quémander des deniers ou des
sacs d'orge lorsque les récoltes ne sont pas bonnes nous les donnons de bon cœur.Notre famille
s'entend avec les parents de Mélisande.A l'âge de vingt cinq ans Astrid est invitée au bal du
château c'est à ce moment que son caractère commence a changer ce n'est plus la petite fille
gentille de son enfance.Nous apprenons par la suite qu'elle est devenue jalouse de sa meilleure
amie le fils du roi s’est épris de Mélisande aveuglée par sa haine et sa jalousie Astrid s'est mit
dans la tête de se vêtir en noir tous les jours sur son épaule elle a en permanence un
corbeau.Un soir elle fait la connaissance du duc Florian l’oblige de l'épouser elle le gouverne
il est son souffre douleur toute sa vie le pauvre !. On le voit rarement un matin à un déjeuner
elle nous dit :
-J’ai appris que vous n'êtes pas mes parents je vous hais autant que Mélisande vous allez me
le payer.
Un autre jour elle est revenue plus gentille que d'habitude pour nous réclamer de nombreux
deniers sois disant que son mari est malade il a besoin de cette monnaie pour filer chez le
carabin. Nous avons cédé à son caprice d'enfant gâtée elle vit dans un château délabré face à
ces emprunts incessant nous nous sommes ruinés. Nous supportons les courroux que les
paysans nous infligent ils nous rient au nez ils crient que notre fille est devenue une sale
sorcière distillant le mal partout ou elle passe. Nous sommes obligés de fuir de notre demeure
d’où notre arrivée dans ce lieu. Tout est resté là-bas elle nous a ruinés et mis à dos avec toute
la contrée je ne pense pas que ces deniers étaient destinés à son mari !.
-Cette histoire est fascinante nous sommes venues chez vous par un concours de circonstances
inexplicable on avait laissé nos montures à proximité de votre maison elles ont décampé
bizarrement cet événement nous a conduites ici.Vos confessions sont intéressantes justement
nous sommes à la poursuite de votre fille depuis un moment.
-Qu'a-t-elle pratiquer de mauvais pour que vous la pourchassiez jeunes filles .
-Nous ne savons pas si vous êtes déjà informés Astrid a transformé Mélisande en sorcière.
-Ce n'est pas possible elle est sa meilleur amie quelle folie l’a prise de la transformer.
-Et ce n'est pas finit le roi Marcus, elle l'a métamorphosé en chat noir.
-Je rêve c’est horrible notre fille est devenue inhumaine.
-Et le comble de cette magie destructrice Astrid a prit la place de Mélisande sur le trône et ses
fils n’étaient pas avertit de ce changement.
Valériane et Firmin ne pensaient pas à ce jour apprendre cette terrible vérité venant d’Astrid,
Gwen leur signifie un autre fait remarquable :
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-Je vais vous révéler quelque chose d'important nous venons du futur avez-vous eut vent que
deux sorcières blanches vont intervenir pour éliminer cette noirceur que votre fille a
engendrée toutes ces années passées.
-Le secret des astres a dévoilé cette prédiction par l’oracle des vieux sages !.
-Nous avons découvert deux livres sacrés ils vont nous permettre de réaliser notre magie afin
de briser le sortilège jeté par Astrid. Nous avons un ennui elle a volé le roi malheureusement
nous n'avons pas de plan précis pour la contrer. La bonne nouvelle est que nous avons
récupérer le duc Florian. Il était retenu prisonnier dans le donjon du château elle l'a enfermé
uniquement pour ne pas avoir d'obstacles.
A la fin de cette évocation Valériane et Firmin restent coït ils n’admettent pas le mal qu‘Astrid
a dispersé à ces gens rencontré sur sa route.Le récit de leur vie se faisant long et captivant
l'aube a percé et chassé la nuit.
-Voulez-vous venir au palais revoir Mélisande ses fils et Florian.
-Cela nous plais je vais prendre le médaillon reçu en cadeau lorsque Astrid nous à été confiée.
Valériane laisse ses souvenirs en refermant la porte de cette bicoque.Elle prend la main de son
mari la vie les a amenuisés par tant de douleur vécue.Ils ont du mal à marcher étant voûtés
nous avançons à travers la forêt dans le froid, le courage nous permet de tenir le coup. Au sol
la couverture neigeuse s'est épaissie nous y allons péniblement de toute façon nous ne pouvons
pas cheminer aisément , nous décidons de nous reposer parce que les jambes des aïeuls ne les
portent plus nous les installons sur une souche le temps qu'ils reprennent leur souffle.
-Lyse cela va être fastidieux de retourner au château dans ces conditions personne n’est à
notre recherche.
-Gwen si tu veux ramenons le couple à la cabane nous reviendrons plus tard avec un carrosse
ce seras mieux pour les transporter au château.
Elles aperçoivent deux cavaliers venant à leur rencontre.
-N'ayez pas peur ce sont les princes ils devaient être inquiets de notre absence.
Ayant atteint la distance nous séparant ils sautent à terre Victor demande :
-Que vous est-t-il arrivé la nuit passée nous n'avons pas dormit nous avons imaginé que vous
étiez dans le château des ténèbres.
On leur répond ironiquement :
-Astrid a joué de nouveau avec sa magie elle a fait disparaître Moustique et Vainqueur c'est
pour cela que nous marchons.
-Que vous prend-il de nous répondre sur ce ton comme si nous le savions à l'avance.
-Nous sommes fatiguées nous n'avons pas fermé l’œil de la nuit cela ne se voit pas .C'est pour
vous sauver de cette noirceur que nous avons accomplit ce voyage.
- Ces vieilles personnes elles sortent d'où.
-Ils vivaient au milieu de la forêt dans une chaumière ils nous ont offert le gîte et le couvert.
-Vous les accompagnez ou on désire être au courant.
-Nous leur avons proposé de venir avec nous au château de Mélisande ils la connaissent
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surtout la sorcière ils vont vous raconter leur histoire.
Les altesses font monter les vieux époux sur le dos des chevaux, nous marchons près d'eux ils
se donnent la main. Nous voilà enfin aux portes du domaine Florian fait les cent pas sur le
parvis, à notre vue il nous rejoint rapidement ceci est péjoratif vu son âge.
-Vous êtes enfin revenues on se morfondait en pensant qu’elle vous avait tuées ou
transformées dans la peau d'un animal.
-Florian on se calme vous connaissez ces personnes ici présentes.
Il s'approche doucement et là il pousse un cri de joie et de surprise mêlés.
-Je me souviens vous êtes les parents d'Astrid dieu merci vous êtes encore de ce monde.
-Nous avons du mal à vous reconnaître la vie vous a vieilli prématurément Florian.
Ils se serrent fort cette démonstration de tendresse achevée nous pénétrons dans le hall d'où
nous appelons Mélisande celle-ci ne répond pas. Ses fils sont inquiets ils grimpent en courant
les escaliers à peine arrivés dans sa chambre ils nous appellent d'une voix angoissée.Mélisande
est allongée sur son lit elle ne bouge pas son teint est blême comme si son âme était déjà loin.
Lyse l’ausculte son pouls bat faiblement.
-Elle ne fait qu'un malaise cela va passer il me faut des sels pour la ranimer !.
-Lyse tu n'es pas docteur comment sais-tu de quel mal elle est atteinte.
-Je vais t'apprendre un autre secret dans le futur je suis médecin et ma sœur est avocate.
-Cela fait un secret de plus pourquoi ne pas nous avoir informé avant .
-Nous n'avons pas eut l’opportunité d’en discuter pars chercher ce que je t'ai demandé
Hector.
En attendant Valériane s'assoit au bord du lit elle lui prend les mains comme a une petite fille
malade à son contact Mélisande ouvre ses yeux d'une couleur d'un bleu azur.
-Je rêve c'est toi Valériane je pensais que tu étais partie loin d'ici avec ton mari.
-Non ma fille je vais t'expliquer se qu’il s’est réellement passé depuis quinze ans.
Une pointe de tristesse pince le cœur meurtri de ces quatre personnes se retrouvant après tant
d'années de séparation et d'ignorance sur le sort de chacun d'eux. Ils s'embrassent cela
redonne de l'énergie à Mélisande. La reine est heureuse elle les considèrent comme ses parents
son beau visage a retrouvé son sourire elle est belle notre souveraine.Tout en étant à sa joie
l'espace d'un instant elle a totalement oublié Marcus.Voyant l’état des vêtements de Valériane
et de Firmin Mélisande demande à une servante de conduire ce couple au bain.Leur toilette
terminée on leur apporte des habits propres la reine organise un repas festif dans la grande
salle.Les semaines défilent et se passent dans la quiétude et la tendresse aucune nouvelle
d'Astrid le roi n'a pas réapparut Mélisande ne se soucie pas de cette événement et pourtant...
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Chapitre 15
Le printemps pointe le bout de son nez la neige accompagnée de son fidèle ami le froid partent
sans bruit. La campagne récupère sa verdure avec ses fleurs odorantes et multicolores ainsi
que les arbres habillés de leur robe verte. Un matin d'Avril dans la cour du palais on entend
du bruit étant de nature curieuse je sors.
-Viens vite Lyse regarde les paysans sont de retour ils sont hors d’eux cette fois-ci.
-Oui, je vais de ce pas alerter les princes et leur mère !.
-Cours avant qu'ils envahissent le hall.
Victor et Hector ne traînent pas pour arriver sur le perron les affreux se mettent à hurler leur
mécontentement une fois de plus ils sont déterminés ils sont fatigués de tous cela ils le clament
haut et fort.Un d'eux nous dit :
-Monseigneur la sorcière a enlevé tout les enfants qu'allons nous faire , nous voulons les
retrouver vivants nous sommes impuissants face à cette diablesse vous devez nous aider.
-Nous le voulons nous sommes comme vous nous ne savons pas où elle se cache.
Une clameur monte dans la foule ils sont excédés par cette réponse négative.
-Messire Victor le dernière fois vous nous avez affirmé que vous alliez l’alpaguer à ce jour ses
sévices perdurent,ce ne sont que des mensonges.
-Calmez vous vous savez elle est insaisissable je vous prie de partir avec nous la débusquer.
-Victor tu vas les guider dans quelle direction , j'espère pour toi que tu as une idée.
-Gwen non j'ai dis cela pour les calmer toi tu n'as pas un pressentiment .
-Pas du tout Victor n'oublie pas que je ne suis pas d'ici tu ne manques pas de culot c'est a toi
de savoir où se situe le lieu.
Valériane réplique :
-Je crois deviner où se trouve Astrid elle a toujours adoré le Trianon.
-Voilà c'est une bonne chose est-ce loin .
-Pas du tout nous devons aller là-bas libérer le peuple qu'Astrid a envoûté.
Sur la terrasse Victor annonce avec fermeté à la foule de se taire :
-Écoutez-moi nous partons au manoir Fleurit prenez vos fourches et vos bâtons vous les filles
prenez vos épées.
-Nos armes vont-elles la faire céder où périr .
-Il faut trouver la façon de provoquer sa disparition une bonne fois pour toute dans l’état où
elle est cette chasse va être infernale pour l’anéantir.
Mélisande, Valériane, Firmin ainsi que Florian sont prés à démarrer pour en découdre avec
Astrid les membres du palais ouvrent la marche les vilains vocifèrent leur rage et leur
désespoir elle a commit l’erreur de s'attaquer aux enfants de ces pauvres gens ils sont
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précieux dans leurs tristes vies.
Sur le chemin rempli d'ornières nous distinguons un minuscule château en ruine.
-Lyse nous ne sommes jamais venues traîner par ici c’est l'ancienne demeure des parents
d'Astrid.
Le conte et son épouse sont sous le coup d'une émotion non contenue, ils pleurent et rient en
même temps devant eux se dresse leur maison qu'ils ont quittée des années plus tôt. Après
tant de souffrances et de douleurs les voici de nouveau chez eux ils n'ont pas le temps de
savourer ce retour d'un seul coup les paysans ramassent des cailloux et les balancent de toutes
leurs forces dans les fenêtres en hurlant et scandant la sorcière. Cette révolte les rend fous ils
ne peuvent plus se contenir voyant leurs réactions Mélisande s'approche :
-Oubliez tout de suite cette rébellion si vos enfants se trouvent à l'intérieur vous pourriez les
blesser vous m'avez entendue .
-On n’a pas l’intention d’écouter vos salades vous n’êtes qu’une menteuse et une sale sorcière.
Lyse s’époumone :
-C'est elle votre vraie reine Mélisande elle n’est pas mauvaise.
Les péons ne veulent pas écouter tellement obnubilés par la haine. Dans le chahut la fenêtre
s'ouvre la foule retient son souffle une très belle apparition vient flatter les yeux des vilains le
silence est complet.
-Que mijote-t-elle nous devons protéger Mélisande.
Astrid se montre fière d'elle dans ses bras elle porte Marcus les gueux se prosternent devant
elle.
-A quel jeu tu joues tu es loin d’être une reine tu le sais.
-C'est une sorcière elle est à côté de ses fils ne vous laissez pas aveugler par ce qu'elle vous
raconte.
-Astrid que sont devenus ces enfants que tu as enlevés ici et au-delà.
-Ces mioches je les aimes je les initie à la magie . J'ai décidé de supprimer les humains de
prendre le pouvoir dans ce royaume il va m'appartenir un jour un voile noir recouvrira les
villages la nature et le soleil disparaîtront à jamais je vous le prouve tout de suite.
Dans sa folie elle envoie une fiole de couleur rose sur les paysans se trouvant
malheureusement juste en dessous , ils ne s'attendaient pas à cela ils sont transformés en
cochon et en truie et se dispersent dans la nature.
-Je suis forte en magie personne ne peut me contrer.
-Astrid cela te sers à quoi cette folie morbide .
-Je vous l'ai annoncé je forge mon empire ces gueux vont aller grossir le rang de mes disciples
dans mon château des ténèbres.
-A la suite de cette ignominie que vont-ils devenir .
-Je puise mon énergie dans leurs corps , je grandis de jours en jours vous êtes des ignorants
personne ne peut me freiner vous m'entendez je viens de vous le dire personne ne peut
rivaliser.
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Je suis devenue la plus démoniaque de cette plaine et au-delà de ce que vous pouvez
imaginer.Ces deux pauvres sorcières blanches ne vont pas parvenir à me descendre de mon
trône.
-Tu es carrément folle arrête toi avant que ce soit trop tard .
-Je veux continuer de vivre je suis devenue puissante et cruelle j'adore me complaire dans
cette folie.Ma magie secrète me monte à la tête je l’ai créée moi-même regardez .
Ce coup-ci elle jette une éprouvette de couleur verte les paysans sont transformés en
grenouilles et en serpents ils se faufilent pour se cacher sous les cailloux du chemin la fureur
nous saisit tous les quatre.
-Elle ne va pas continuer éternellement agissons rapidement montons à l'étage.
-Oui il y en a marre elle se prend pour un être invincible.
La grille poussée nous pénétrons dans la maison une odeur âcre nous oblige à nous boucher le
nez les meubles sont éventrés ou cassés aux fenêtres plus de vitres.L'odeur nous suffoque nous
partons à l'assaut du premier étage les escaliers sont pourrit , il manque des marches nous
grimpons péniblement avec surprise nous relevons que le palier n’existe plus ainsi que les
murs séparant les pièces. A côté d'Astrid sept chats noirs aux yeux verts sont présents.
-Sorcière il est la mon roi venez approchez-vous pour le toucher.
-Tu n’attends que ce geste pour profiter de nous effacer du décor.
Elle ne riposte pas en nous dévisageant avec haine ses yeux virent au rouge. Astrid nous
tétanise par instinct nous reculons elle prend une fiole transparente tout en l'approchant de sa
bouche la sorcière ricane :
-C'est la dernière fois que j’apparais devant vous.
Nous nous approchons pour essayer de la coincer d'un seul coup elle s’évanouit.
-C'est pas possible elle est infernale elle a raison c’ est la plus forte et la plus cruelle.
-Pour Marcus c’est pareil les chats sont réels il faut le retrouver parmi ses sosies.
Nous tendons la main les félins s’évaporent on ne s’est pas méfiés elle nous a eus pour cette
fois et ridiculisés par dessus le marché. Déçues nous allons rejoindre nos amis ils nous
attendent à la grille.
-Elle a avalé le contenu d'une fiole devant nous en la gardant intentionnellement le chat a eut
la même punition sans doute.
-Ils se sont dilués dans l'air il faut imaginer où ils se cachent dorénavant.
Les personnes sont bouleversées et amères de la voir dans cet état de puissance actuel.
-Il faut la capturer vivante qu’elle souffre et lui rendre le mal qu'elle a distillé.
-Gwen je n'ai plus envie de la torturer elle a l'air triste et malheureuse.
-N'oublie pas qu'elle est rusée si nous ne la tuons pas la magie n’aura jamais lieu la noirceur
régnera nous serons piégées ici pour l'éternité.
Nous cheminons jusqu'au palais nous sommes chamboulés il ne reste que quelques paysans
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près de nous ils pleurent pour leurs amis et proches transformés par cette satanée sorcière. Le
plus dur dans tout ça c'est que les enfants ne sont pas réapparus Mélisande demande aux
gueux restants de venir se mettre à table en notre compagnie. Avant d'entrer dans le hall ils
hésitent la reine leur dit :
- C'est moi votre souveraine n’ayez pas peur.
On a l'impression qu'ils se méfient ils baissent la tête.
-Questionnez mes fils ils vont vous l’apprendre.
Ceux-ci confirment que Mélisande est leur mère adorée elle va lever le voile de son passé. Au
milieu du repas nous nous éclipsons à l’extérieur.
-Nous allons nous occuper de ce chat quand va cesser cette chasse malsaine .
-Le ciel vire au noir le rassemblement de freux est de retour.
-Ce n'est pas vrai que mijote-t-elle.
-Sincèrement nos épées ne vont pas venir à bout de cet immense nuage ils se dirigent au
château des ténèbres pour se perfectionner dans leur art.
Étant impuissantes face à cet énorme problème nous rentrons dépitées.Le temps s'écoule
lentement nous sommes dans une impasse il n'y a aucune solution pour pincer Astrid.
-Lyse j'ai une idée si l’on allait au château peut-être y est-elle cachée .
- Elle espère cette ultime visite pour nous épingler.
-Je n'ai pas envisagé ce détail nous allons attendre patiemment qu'elle vienne d'elle-même.
Un après-midi légèrement réchauffé par un pâle soleil, on décide de partir en balade à cheval
nous les empruntons dans l'écurie n’ayant pas récupéré les nôtres.Nous les sellons et prenons
le chemin du Trianon sur le sentier on lève la tête pour vérifier si les corbeaux sont là
quelques-uns survolent la grotte maléfique.Mélisande est revenue elle a retrouvé sa mémoire
les princes restent près d’elle c’est pour cela que nous partons souvent toutes les deux.Nous
comprenons leurs comportements c'est normal ils viennent de renouer les liens familiaux.
Chapitre 16
A notre vue se dessine les contours du petit château on laisse nos montures à plusieurs mètres
nous parcourons le reste à pied nous restons sur nos gardes avec Astrid il vaut mieux se méfier
a-t-elle inventé un piège. Devant la grille rouillée nous regardons vers la fenêtre pour être sur
qu'elle n'est pas tapie derrière tenant une éprouvette pour nous accueillir.Sans bruit nous
grimpons cet escalier délabré où flotte cette puanteur tenace.
-Souviens-toi l'autre jour le même relent nauséabond flottait Astrid était ici.
-Cette sorcière est la haut nous attendant de pied ferme.
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Dans l'unique pièce nous restons bouche bée Astrid nous tourne le dos son corps est énorme
l'occasion est parfaite pour la capturer.Avec un sursaut d'énergie elle se retourne péniblement
elle nous supplie de lui pardonner tout le mal qu'elle a engendré.
-Tu as fais un pas dans l'humanité la dernière fois tu as remarqué que tes parents étaient
présents ainsi que ton mari Florian ton amie Mélisande et ses fils tu as changé d'avis .
-Dans un sens oui je me souviens de toutes ces personnes je ne les ais jamais oubliées.
-Peux-tu nous révéler où se trouvent les personnes que tu as kidnappées .
-Je vais revenir vous parler je pars de suite j'ai un travail urgent à accomplir.
Elle s'envole péniblement par une fenêtre brisée.Astrid nous a raconté des histoires avec son
supposé repentit elle n'en pense pas un mot.
-Gwen j'ai la sensation qu'Astrid n’est pas en grande forme.
-Oui elle est malade sa vie est compliquée si elle est revenue c’est pour ses parents et ses amis.
-Finalement j'aime cette aventure elle est captivante.Pour le moment on arrive pas à ramener
Astrid vers la lumière je suis certaine qu’avec de bons sentiments on va y parvenir.
-Si elle veut se confier à nous pas de souci nous avons la mission de sauver une royauté sous
l'emprise de la magie noire.
En rentrant on traverse un passage bucolique on arrête nos bêtes pour qu’elles se reposent un
peu.Dans un tapis de fleurs nous cueillons un gros bouquet de diverses couleurs leur parfum
est envoûtant.Cela fera plaisir à nos amies elles seront ravies d'avoir ces jolies fleurs pour
égayer le palais.
- Comment est-ce possible avec la magie noire planant dans l’air que la nature soit épargnée
ici.
-La sorcière a réfléchit elle est en phase de capitulation de pouvoir elle n'a plus d'énergie
démentielle la nature reprend ses droits.
Dans ce parterre multicolore une fleur nous interpelle particulièrement, elle est d'un blanc
immaculé Gwen la cueille.Un détail la trouble en dessous elle découvre une pierre tombale.
-Lyse viens ce que j’ai découvert m’inquiète.
-J'arrive que ce passe-t-il .
-Ceci a l'air grave inspectons cet emplacement.
Nous retirons la mousse les feuilles nous empêchent de voir la personne ensevelie sous les
frondaisons.
-Un seul prénom est gravé c'est étonnant en principe le nom l'accompagne.
-Oui c'est étrange que seul le prénom est inscrit.
-Il s'appelait Louis étais-ce un enfant ou un adulte.
Cette révélation nous intrigue une tombe est enfouie ici dans cette clairière a-t-elle été
camouflée pour oublier un drame.A peine remises de nos émotions nous disposons cette
beauté blanche au milieu de notre bouquet champêtre on rentre au galop nous les laissons au
palefrenier il va s'en occuper. Nous traversons le hall pour rejoindre nos amis occupés à leurs
loisirs personnels.En croisant Mélisande nous lui demandons si elle en forme :
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-Mon roi me manque j'ai l'intuition que je vais le retrouver prochainement.
-Valériane venez vous joindre à on a un cadeau pour vous deux.
Nous leur tendons ce bouquet Valériane a l'air bouleversée son regard tombe sur cette beauté
de pureté et d'innocence au milieu des autres couleurs.
-Valériane vous semblez chamboulée.
-Cette fleur me rend triste d'où me viens ce sentiment.
-Nous l'avons trouvée dans une clairière le plus improbable elle a éclos sur une tombe où est
inscrit le prénom Louis est-ce un enfant ou un adulte mort d'une maladie ou autre chose .
La conversation se poursuit un bon moment étant fatiguées par ce discours nous allons dans
notre logis tenter de dormir un peu le sommeil ne vient pas.
-Lyse je m'aperçois qu'il y a pleins de faits étranges cette fleur blanche par exemple pourquoi
a-t-elle réussit à pousser sur une pierre. Dans ce pays maléfique où la pureté n’existe plus
depuis plusieurs décennies ce n'est pas logique.
-Cette «pensée» indique un renouveau dans le royaume le blanc représente la pureté la joie et
l'innocence.
-Astrid va-t-elle abdiquer un jour elle se confiera à nous ensuite tout redeviendra normal ici.
-Tu n'as pas tort pourquoi a-t-elle fleurit sur la pierre tombale de Louis .
-Un enfant est pur et innocent il n'a pas un brin de méchanceté dans son cœur.
-Ce n’est pas un hasard c'est Astrid elle nous a égarée jusque dans cette forêt pour montrer
ces jolies fleurs.
-Cela vient de me remémorer un souvenir précis Astrid nous a certifié qu'elle aime les enfants.
Dans sa jeunesse elle a sans-doute perdu un enfant .
-Avec ton imagination tu racontes n'importe quelle absurdité.
-On n’a pas connu la vie qu'elle a eue.
-D'accord je ne sais pas je me tais ce que tu viens de dire est peut-être vrai.
-J'ai sûrement faux cela vient de mon imagination.
Une semaine passe notre bouquet est fané il ne subsiste que l'immortelle elle est restée aussi
fraîche qu'au premier jour. Nous l'appelons ainsi elle n'a aucune odeur et ne s'étiole pas en
même temps que les autres. Nos amies entrevoient un signe dans cette énigme florale nous les
entendons parler:
-Cette sépulture a un lien avec ma fille et cet enfant partit trop tôt.
Nous allons vers elles en leur posant cette question :
-Pourquoi parlez vous en secret savez vous quelque chose que nous ignorons .
-Ce n'est qu'une supposition comme une autre nous ne sommes pas sûres.
-Vous savez nos idées rejoignent les vôtres venez avec nous revoir cette tombe.
Nous passons à l'écurie prendre une calèche attelée par le palefrenier parvenues à
l'emplacement que nous avons découvert tout s'est évaporé.
-Cela ne m'étonne pas je me demande par quels moyens Astrid parvient à réaliser des tours
de magie aussi important que celui-ci.
-Cet événement surnaturel est vraiment déroutant elle tient à nous prendre pour des folles ou
des menteuses elle en est capable.
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-Vous n'êtes pas des affabulatrices les filles cela est invraisemblable vous ne pensez pas .
Mélisande et Valériane repartent avec un sourire entendu :
-Se moquent-elles de nous .
Nous sommes en été aucune nouvelles des captifs pourtant Astrid nous a affirmé son retour
pour nous parler nous l'attendons en vain depuis cet entretien.Un matin de bonne heure nous
allons à l'étage en passant devant la chambre d’Astrid la porte est entrouverte.
-Une servante est montée par curiosité elle a regardé à l'intérieur.
-Je suis perplexe les femmes de chambre ne sont pas au courant du comportement de
l'occupante des lieux elles ont plutôt les chocottes.
-Je vais pousser cette porte pour regarder si elle est présente.
Derrière cette issue assise sur une chaise nous tournant le dos notre sorcière est là devant nous
c’est incroyable son regard perdu scrute le ciel.
-Astrid tu as tenu ta promesse tu es revenue nous parler.
-Tout le monde va m écouter j'ai une annonce à vous communiquer.
Vu l'importance de la personne les gens impliqués dans l'histoire ne mettent pas longtemps à
se présenter notre sorcière prend la parole et nous relate sa mésaventure.
-Je ne peux pas me retourner vers vous je n’ai pas le courage et je ne veux pas de votre pitié je
suis mal-en-point c'est pour cela que je suis revenue parmi vous du temps où j'étais une jeune
fille innocente et normale j'ai connu un maître en sorcellerie.Les deniers que j'ai empruntés à
mes parents étaient destinés pour me perfectionner dans cet art maléfique Florian pardonne-
moi quand tu étais à mes côtés tu as bu autant de potions magiques tu ne te rendais pas
compte de ton état. Dans ces années j'ai eu un bébé tu ne l'as jamais appris, c’était un fils je
l'ai appelé Louis cette petite sépulture que vous avez trouvée était la sienne. Un jour j'ai voulu
lui donner une tisane aux plantes parce qu'il était malade , je me suis trompée dans le choix de
ces herbes je l'ai empoisonné. Je n'ai pas réussis à redonner la vie à mon petit ange.(Elle fait
une pause en pleurant énormément)A la suite de cette tragique erreur je me suis intéressée
aux animaux ceux-ci me donnaient le courage et aussi la ruse. Je m'imaginais que ceux-ci
m'apporteraient l'éternité et le pouvoir sur le contrôle des humains. Ce fait n'a marché qu'un
temps ensuite le contraire s'est produit je n'ai récolté que la haine le mépris et la colère des
habitants du royaume. J’avais perdu mon bébé ainsi que ceux que j'aimais, je voulais me
venger de vous présents j’ai réfléchis que cela ne me mènerais qu'à ma déchéance
humaine.Mes parents j'ai toujours le médaillon où nous étions heureux ensemble vous me
pourchassez depuis longtemps à ce jour, j’en conclus que le mieux pour moi est de me rendre,
j'ai propagé le mal pour me venger de toi Mélisande mon amie de cœur. A cause d'un homme
amoureux de toi ces sentiments négatifs telle que la jalousie ainsi que la haine ne sont pas
bons pour l'âme. J’ai voulu que tu souffres autant finalement j’en ai souffert plus que vous
tous réunis.
A la fin de ce récit bouleversant nous restons silencieux avec les larmes aux yeux Mélisande lui
parle doucement.
-Mon amie je suis fière de te retrouver personne n'a apprit pour ton nourrisson.
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-A ce moment là je vivais seule sans amis le vide autour de moi s’est creusé.
Valériane la réconforte :
-Ma pauvre enfant ton désespoir t’a laissée seule avec ton chagrin.
Astrid pleure et répond :
-Oui maman le sort que j’ai créé je n’ai pas réussi à le défaire.
-Ne t'inquiète plus nous sommes là pour te ramener dans la lumière.
-Je le désire de toutes mes forces je suis fatiguée de la vie que je me suis bâtie.
-De quelle façon tu t’es prise pour enlever les animaux de la contrée.
-Il m'a fallu énormément d'énergie pour ces sortilèges je la puisait dans les êtres que je
capturais il sont enfermés au château des ténèbres je vais les libérer.
-Cela va changer tu vas revivre normalement accompagnée de ton mari et de ton fils.
-La première fois que vous êtes apparues au palais j’ai ressentis que vous étiez fortes en magie
blanche vous êtes différentes des autres votre recherche pour réunir les deux livres sacrés a
été rapide.J'ai mis des décennies à les découvrir vous êtes venues nous délivrer de ce mauvais
sortilège que j'ai distillé dans le royaume.
-Exactement nous sommes venues sans le savoir pour éviter le pire.
- Comment cela sans le savoir vous êtes des filles du pays comme nous tous .
-Non Astrid nous venons du futur un jour chez notre arrière grand-mère nous avons déniché
un talisman en or celui-ci nous a transportées dans votre monde.
- Vous mentez c’est quasiment impossible.
-Écoute-les je sais qu'elles disent la vérité plusieurs années avant que tu ne deviennes une
sorcière les sages avaient décryptés dans les astres que deux jeunes voyageuses des temps
modernes allaient venir rapporter la lumière céleste.
-Si vous êtes des étrangères munies de pouvoirs blancs est-ce que vous allez redonner la vie à
mon ange.
-Nous possédons beaucoup de pouvoirs, cette magie va te ramener au point de départ lorsque
tu t'es fourvoyée à l'encontre de Marcus.Au moment ou tu étais jeune et souriante
accompagnée de ton amie Mélisande. Serais-tu d'accord de descendre pour préparer notre
séance de magie pure.
-Je suis impatiente de la pratiquer vais-je enfin revoir mon fils il avait trois ans.
-Tu ne comprends pas tu vas le ressusciter, il nous a donné un signe ces jours derniers sur sa
pierre tombale une fleur blanche a éclot. Elle est toujours épanouie nous avons appris cette
immortelle porte le symbole de la liberté et de la renaissance.
-Je suis heureuse êtes vous certaines vous me dites que je vais le serrer à nouveau dans mes
bras
Astrid verse des larmes de joie et de bonheur elle est si contente de le serrer contre son cœur.
-Nous sommes sur la bonne voie elle va coopérer avec nous maintenant.
-Quand je t'ai dis qu'elle avait perdu un enfant tu n'as pas voulu me croire.
- Pardonne-moi d'avoir douté de cette supposition.
-Nous avons trouvé ton point faible personne n'était au courant pour l'enfant ceci nous
montre que tu as toujours un cœur.
-Dans l'état morbide dans lequel je suis je ne peux pas sortir d'ici je n'ai plus de forces mon
corps est trop lourd.
-Ta santé va s'améliorer au fil des jours nous allons attendre que tu guérisse afin d'effectuer
notre magie.
-Mon esprit va peut-être me dicter de repartir dans la nuit distiller le mal je ne peux pas le
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savoir.
-Veux-tu que les gardes restent vers toi cette nuit.
-L'envie de m'évader peut venir à tout moment je ne vais pas résister.
-J'ai une idée pour t’empêcher de repartir pense à ton fils que tu veux serrer dans tes bras
nous t’accordons notre confiance nous allons t'attendre sagement.
Nous la laissons se reposer nous redescendons auprès de nos amis.
-Gwen comment allons nous procéder pour qu'elle puisse sortir, je me demande si elle va
arriver à passer par la porte de sa chambre.
-Elle m'a juré qu'elle allait essayer de résister à sa tentation demain matin la sorcière sera
dans son château des ténèbres.
-Ne sois pas pessimiste Astrid sera présente au réveil.
-Si elle peut se mouvoir nous lui dirons de s'envoler jusqu'à la table en pierre c'est une super
idée.
Il est l'heure d'aller se reposer cette journée était usante à notre lever nous aurons sûrement
une bonne surprise.
Chapitre 17
Ce matin les occupants sont debout de bonne heure nous rencontrons Victor et Hector se
rendant aux cuisines. On va leur parler nous ne les côtoyons plus beaucoup ces derniers
temps.
-Êtes-vous prêts pour retrouver vos parents.
-Nous sommes impatients surtout rencontrer notre père nous ne l'avons jamais connu étant
humain.
-Il y a une chose que vous ne savez pas.
-Dites nous laquelle nous vous écoutons.
-Comment vous expliquer cela lorsque la magie sera terminée vous allez redevenir des
enfants.
Ils se sentent mal et ont de la peine face à cette nouvelle.
-Nous sommes contraint de retourner dans notre enfance.
-Si vous restez des adultes vos parents vont revenir âgés, il n'y aura pas de retour dans le
passé seul la magie va disparaître.
-Alors vous voulez dire qu’entre nous ce n’était pas grand chose vous en avez tiré profit c'est
ça vous allez repartir dans le futur nous ne vous reverrons plus jamais.
-Nous aussi nous sommes dans le même état de mélancolie on a pas profité de vous au
contraire vous nous avez aidée.
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-Êtes-vous certaine de vos sentiments pour nous.
-En redevenant des mômes vos souvenirs s’évanouiront seule votre mère se rappelera de nous.
-Votre père était dans la peau d’un chat nous ne savons pas si il va retrouver des souvenirs.Au
début nous étions amoureuses de vous par la suite en sachant que cela est impossible nous
avons seulement des sentiments amicaux.
Les princes sont désespérés avaient-ils de vrais sentiments à notre égard c'est dommage nous
allons vers eux pour leur donner un gros baiser d'adieu pour nous aussi cette séparation est
douloureuse. Il n'y a aucun miracle à accomplir contre ce fait le cœur en morceaux nous
repartons voir Astrid sa porte est fermée nous allons savoir sans tarder si elle est présente.
-Attends, je vais tourner la poignée imagine un seul instant qu’elle n'est plus là cette magie va
être repoussée à une date ultérieure Lyse.
Je pousse la porte en pénétrant dans son logis l'angoisse s'envole notre sorcière a tenu parole
ses démons se sont apaisés elle est alitée et dort profondément.
-Nous avons eut chaud dans la journée nous reviendrons voir si sa santé s'est améliorée.
Nous sommes au soliste d'été c'est un jour béni pour pratiquer nos incantations divines la
magie se réalisera au centuple nous allons l'apprendre aux occupants des lieux.
Mélisande et Valériane sont-là on partage nos intentions avec elles.
-Ce soir les occupants vont être vêtu de blanc vos recherches vestimentaires peuvent débuter.
-Astrid est-elle dans sa chambre.
-Nous venons de lui rendre visite elle dort enfin je suppose.
-Il ne faut pas supposer il faut en être certaine nous jugeons qu'il faut se méfier de cette
sorcière.
-Vous nous mettez dans l'incertitude venez avec nous dans sa chambre elle est présente nous
n'avons pas rêvé nous vous le promettons.
Nous revoilà dans son antre maléfique.
-Vu sa taille démesurée elle n'a pas dormit dans ce lit il me paraît petit vous ne trouvez pas les
filles.
-Ce détail nous a échappé dans la nuit son corps a maigrit c'est pour ça qu'on l'a vue roupiller
paisiblement.
Mélisande prend l'initiative de rouvrir nous allons en avoir le cœur net face à ce dilemme.
Elle l'appelle :
-Astrid c'est toi j'ai du mal à te reconnaître réveille toi il faut te lever c'est le grand jour.
Aucune réaction de la sorcière, elle recommence à l'appeler plus fort celle-ci ne se réveille pas.
Mélisande et Valériane tremblent d'effroi elle ne bouge pas voyant cela Lyse se rapproche du
lit prend son pouls et constate malheureusement que son cœur à cessé de battre.
-Astrid est morte il fallait la laisser partir cette nuit sa magie noire lui a été fatale.
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Elle était en manque vital je ne peux pas la réanimer je suis désolée on ne peut pas accomplir
notre magie réparatrice c’est terminé pour tout le monde il n'y a plus d'espoir le temps
restera à jamais figé.
Le désenchantement nous accable la vie c'est arrêtée à l'heure de la mort prématurée
d'Astrid.
Lyse sonne le valet il accoure :
-J'aimerais que vous alliez annoncer aux gens du village que la sorcière noire est décédée dites
leurs de sonner le glas.
Au début la contrée voulait sa peau quelle ironie du sort sans elle la magie dévastatrice sera
présente pour les siècles à venir.
-Je suis sûre qu’une solution existe nous allons réfléchir à ce sujet.
-Non Gwen c'est terminé l’espoir n’est pas permis vous êtes condamnées à vivre ici.
-Jamais de la vie je vais me concentrer et dénicher ce qu'il nous manque.
-Es-tu sûre d'avoir une inspiration ma sœur.
-Sa vie a été perdue à cause de son pouvoir,tu nous l’a appris tout à l’heure.
-J'ai les jetons à ta façon de parler quelle idée as-tu en tête.
-Je me suis promis d'analyser ces fioles pour la ramener sur terre, c'est une bonne chose non
qu'en déduis-tu .
-Tu as un cerveau de génie souviens-toi nous avons tout détruit dans son laboratoire.
-Il y en a sans doute d'autres cachés maligne comme elle était.
-Étudions méticuleusement laquelle sera susceptible de la ranimer nous ne connaissons pas
l'alchimie qu'elle exerçait.
-Hâtons-nous d'aller quêter ces éprouvettes.
-Je vais parler à la reine de ce projet je vais lui suggérer d'enquêter avec les personnes
présentes dans le château.
Rapidement nous organisons une réunion en expliquant ce souci Mélisande prend les
commandes de la perquisition elle envoie le personnel ainsi que les servantes à l'assaut de cet
objet précieux.
-Lyse,il est nécessaire de nous rendre au labo nous ne sommes pas retournées là-haut depuis
sa destruction.
-Allons-y tout de suite c'est urgent.
Dans ce lieu il ne reste que la table au sol tout est lisse et propre.
-Regarde il n'y a que dalle dans cette salle c'est le désert total je ne pense pas qu'il y est une
éventuelle cachette.
-Astrid était rusée dans son esprit dénaturé elle a créé une autre porte secrète ailleurs.
-Tu me dis n'importe quoi Gwen.
-Je te parles de cela pour me rassurer sinon petite sœur c'est foutu pour nous, adieu notre
futur et bonjour pour notre vie dans le Moyen-âge jusqu'à la fin de notre existence.
-Parle pas de cette manière je flippe vraiment cette fois-ci.
-Au fait Astrid n’avait pas d'antidote contre la mort sinon son fils serait là aujourd'hui.
-Cette idée ne m'a pas effleurée comment résoudre ce nouveau problème je ne vais pas moisir
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ici Gwen.
-Si cela se termine de cette manière nous ne serons pas seules nous resterons avec nos
amoureux.
-Tu as tout le temps une parole pour rire pour que je supporte cette situation délicate.
-Je suis sérieuse je n'ai pas de solutions trouvées.
-Tu pratiques la médecine essaie de te souvenir lorsque tu avais un patient en mort clinique tu
lui injectais quelle substance pour le sortir de ce coma.
-Ce n'est qu'un produit se trouvant dans les hôpitaux ici il n’y en a pas excuse moi nous
sommes au Moyen-âge je suis navrée.
-Soyons réalistes c'est vrai qu'il n'y a pas ces inventions à ce siècle retournons dans le hall une
personne a assurément la fiole sait-on jamais gardons espoir.
Dans le hall il n'y a que les princes ils ont l'air déçus.
-Est-ce que quelqu'un a mit la main sur cette fameuse potion magique.
-Non personne et vous non plus à voir votre mine déconfite.
-Non avez vous fouillé le château entièrement.
-Évidemment Gwen tu as souvent proclamé qu'il était grand nous sommes sûrement passés à
côté de cette fiole.
-Êtes-vous remontés dans sa chambre,peut-être n’est-elle pas morte après tout.
-Je suis médecin je sais effectuer un diagnostic et vérifier si la personne est décédée.
-Pardonne moi je ne sais pas où chercher cet antidote pour ranimer cette sorcière.
-Savez vous où est Florian.
-Que veux-tu qu'il t'apprenne cet homme.
-Je viens d'avoir un déclic il a vécu avec elle il va ce souvenir de certains détails de sa magie.
-Je suis du même avis il n'a pas voulut s'absenter pour aller à la chasse du flacon il est
justement dans le boudoir.
Florian est assit à voir sa position il médite.
-Excusez-nous nous venons vous poser certaines questions vu la situation.Nous n'avons pas de
ressources pour pratiquer notre magie,souvenez-vous des potions qu'Astrid a inventées.
-Depuis ce matin je suis concentré je ne me rappelle plus des ingrédients utilisés il y avait de
l'eau de source mélangée à un liquide verdâtre.
-Cette potion a-t-elle le pouvoir de ramener les morts à la vie c'est tout ce que l'on veut savoir
Florian.
- Ce que je viens de vous apprendre c’est pour transformer les humains en animaux.
-Nous le savons déjà essaie de te souvenir.
-La réponse est à l'intérieur de ces manuscrits.
-Nous n'avons pas pensé à ça avant tu peux les décrypter c'est une aubaine.
Cette petite conversation finie Gwen part dans la chambre elle ramène les deux livres
essentiels à ce rituel spécial pour cas désespérés.
-Je suis sûre que tu vas trouver les éléments primordiaux ne loupe pas la citation inscrite pour
réaliser cette potion.
-Cessez de papoter je vais débuter le travail.
-Dépêche-toi le temps nous est compté.
Quelque temps après elles reviennent aux nouvelles.
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-As-tu progressé dans tes recherches .
-C'est le flou total j’ai du mal à démêler les formules je suis impuissant débrouillez-vous dans
cette recherche
En attendant le temps défile dans quelques heures ce sera trop tard Astrid ne se réveillera
jamais.Au repas les convives ne sont pas causant ils cogitent pour solutionner cette affaire .
-Personne n'a d'idées pour sauver le royaume.
Aucune réponse ne vient résonner dans cette salle.Pour tenter d’éclaircir cette situation
délicate nous allons nous asseoir sur l'escalier extérieur à côté de nous la nature est jolie les
fleurs poussent dans les plates-bandes.
-Les petites pousses sont teintées de couleurs vives tu sens les fragrances différentes un doux
parfum exhale de leur calice.
-Oui ce n'est pas normal cette beauté florale l'immortelle n'a aucun parfum.
-Tu me donnes une idée cette fleur ne fane pas elle ne meurt pas un pétale peut lui redonner la
vie si on trouve le moyen pour qu’elle l’avale je suis sûre qu'elle va revenir parmi nous.
-Je me demande d'où te viens cette inspiration, allons tout de suite tenter l'expérience ça peut
fonctionner.
-C'est étrange j'ai eut un flash venant de notre sorcière elle le sait dans son subconscient.
Nous allons récupérer cette fleur mystique nous prélevons délicatement un pétale de la corolle
toujours aussi éclatante.
-Les filles avez-vous une solution pour ce cas désespéré .
-Oui nous avons une possibilité ce petit morceau de fleur blanche nous avons prévu qu’Astrid
l’ ingurgite.
-Vous êtes intelligentes avez vous-réalisé que c'est impossible à effectuer sa bouche est fermée
comment voulez qu'elle l'avale .
-Nous ne pouvons pas opérer l'ingestion tenterais-tu de fabriquer une potion avec ce pétale.
-Je vais essayer cette dernière chance venez avec moi à la cuisine on a besoin d’un récipient
pour réaliser cette ultime préparation.
Aussitôt dans le lieu Florian nous donne des ordres.
-Trouvez-moi un ustensile adapté que j’aie la possibilité de réaliser ma magie.
-Maintenant laissez moi seul le souvenir va me revenir je vais manipuler délicatement cette
parcelle d'immortelle.
-Ce travail va te prendre du temps hâte-toi la journée est bientôt terminée il faut absolument
que cette préparation fonctionne.
-J'ai besoin d'être seul cette besogne est délicate revenez plus tard.
A l'abri des regards il met à bouillir de l'eau où il dilue quelques grains de sel de réanimation,
ainsi que d'autres ingrédients secrets à la fin dans ce brouet de sorcière il ajoute le pétale.Il
marmonne des incantations que lui seul connaît,il voit naître son résultat. Il est fier de lui son
regard s'illumine en pensant qu'il n’a pas perdu la main seulement la mémoire.Sitôt cette
décoction transvasée dans une éprouvette il l'embrasse en remerciant sa tendre épouse , elle
va sous peu lui être rendue avec une âme pure. Nous le surprenons il est heureux il nous crie
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de nous dépêcher de ne pas oublier d’emporter une cuillère pour lui ouvrir la bouche.
-Florian comment as-tu réussis cette manipulation tu t’es souvenu ce qu’Astrid t’avait
enseigné.
Avec un sourire entendu il nous dit de filer rapidement qu'il nous expliquera après les
résultats ce tour de passe-passe singulier. De suite, nous grimpons les escaliers deux par deux
nous entrons dans la pièce Lyse pénètre la première l'espace est envahi d'un relent macabre
j’ouvre la fenêtre pour que l'air pur puisse circuler.
-Gwen tu vas soulever doucement sa tête, je vais lui entrouvrir la bouche assez grande avec
cette cuillère.
-Vas-y grouille toi je ne tiens plus j'ai envie de vomir c'est insupportable.
Elle insère la queue de l'ustensile entre ses dents l'espace est assez ouvert pour glisser la
mixture au fond de sa gorge.
-Ça y est tu peux lui lâcher la tête remets lui son oreiller.
-Tu es sûre que le liquide est entièrement descendu dans son corps.
-Si je te dis de lui remettre son coussin c'est qu'il va se diffuser plus vite dans ses veines je suis
médecin parfois j'ai l'impression que tu oublies mon métier.
En attendant ce réveil paranormal nous sommes contraintes de rester auprès d'elle l'odeur
devient insoutenable pour moi Lyse ne s'en incommode pas elle a l'habitude je reconnais que
c'est une qualité. Je me rends à la fenêtre en regardant le ciel je lui annonce :
-C'est extraordinaire aucun corbeau ne vole dans la contrée ils ont étés avertit qu'un drame a
eut lieu.
Les minutes s’égrainent doucement le temps devient long Lyse va prendre plusieurs fois le
pouls de sa patiente. Il n'y a pas signe de vie à un moment nous voyons les princes ils viennent
aux nouvelles pour le reste des occupants.
-Si vous voulez rester en notre compagnie,vous allez supporter cette odeur putride.
-C'est dégouttant ça sent mauvais ce miasme vient de sa mort ou est-ce son odeur d'origine ?.
-Elle sent déjà pas bon naturellement, ajouté à ça il y a aussi la pestilence du corps
commençant à travailler je prie pour qu'elle se réveille.
Lyse est attentive à sa patiente particulière elle vérifie si son corps bouge.Aucun effet
n'apparaît il nous semble que le temps s'est arrêté toujours assise sur le lit ma sœur remarque
enfin un bref retour de vie recommençant à circuler.
-Venez voir un de ses doigts commence à bouger.
-Tu es certaine tu as peut-être cru qu'il remuait.
-Pas du tout approchez vous cela recommence observez le mouvement.
-Super tous ses membres bougent ainsi que sa bouche Florian a réussit grâce à son savoir
ésotérique notre sorcière revient à la vie.
-Victor et Hector descendez tout de suite annoncez cette nouvelle à tous allez-y vite.
Astrid ouvre les yeux regarde partout autour d'elle et s'affole Lyse lui dit de se calmer.
-Reste tranquille je vais t'expliquer ce qu’il s’est passé.
88
-Je veux comprendre je me sens mal mon réveil est compliqué.
-Je vais te le dire tu as voulus rester ici, la semaine dernière ton don a perdu de son
importance tu es restée alitée je suis venue te rendre visite deux fois tu dormais j’ai pris peur
j'ai ausculté ton cœur celui-ci ne battait plus. Nous t’avons retrouvée morte par la faute de ta
magie noire tu n'es restée qu'une seule nuit sans ta dose ce manque a été fatal.
-J'étais morte quel sortilège avez-vous inventé pour me ressuciter je n'ai jamais concocter
d'antidote pour ramener mon fils à la vie.
-Avec ma sœur nous avons eut un déclic utiliser un pétale de l'immortelle trouvé sur la pierre
tombale de Louis.
-De quelle façon cette fleur m’a redonné la vie.
-C'est Florian il a créé une potion magique les souvenirs de son apprentissage lui sont
remontés à la surface. Il a réussit à te ramener en ce bas-monde cela prouve qu'il ne t'en veut
pas du mal qu’il a ressentit. Il t'aime toujours il est aux anges et impatient de te retrouver.
-Où est-il en ce moment je désire lui parler en secret vous pouvez aller le chercher .
-Tu n'as pas de mauvaises intentions.
Avec un sourire elle nous répond :
-Vous savez je ne veux plus entendre parler de mon ancienne vie j'ai tiré un trait dessus.
Florian patientait tranquillement on lui informe qu’il peut se rendre au chevet d'Astrid il lui
dit en lui prenant ses mains:
-Je suis la mon amour j’ai envie de rester près de toi pour te parler du temps où nous étions
jeunes.
Nous sortons en fermant la porte ils ont des choses à se raconter sur leur intimité
retrouvée.Les escaliers à peine descendus Mélisande nous interpelle :
-Nous n'avons plus de doutes par rapport à vous.
-Vous n'aviez pas foi en nous,pourquoi êtes-vous restés silencieux sur ce sujet .
-Ce soupçon est de ne pas avoir sincèrement pensé que vous étiez les vraies sorcières blanches.
-C'est sympa vous nous avez prises pour des menteuses pendant tout ce temps.
-Non,pas du tout nous vous remercions d'avoir sauvé Astrid avec cette immortelle vous avez
eut une bonne inspiration.
-Félicitez Florian c'est à lui que revient ce mérite il a apporté sa touche personnelle.
-Ne soyez pas modestes vous avez découvert beaucoup d'indices et remit la main sur les
personnes lésées dans cette aventure.
Le soleil est couchant pour nous deux c'est l'heure de préparer notre magie.
-Mélisande pouvez-vous donner l'ordre aux servantes de donner un bain à notre sorcière je ne
peux plus supporter son odeur ensuite qu’elle soit vêtue de blanc ainsi que Florian.Ma reine
pour ce rituel vous devez revêtir votre vieil habit de sorcière.
-Cet accoutrement sera la dernière fois que je vais le porter.
Elle somme deux servantes de s'occuper des époux elle ordonne à la gouvernante d'aller
chercher des bougies blanches ainsi que des robes et des tenues pour les hommes.
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-Gwen les princes ne sont pas là cette situation est farfelue ce jour n’est pourtant pas comme
les autres.
-Ne t’inquiète pas ils sont dans leur chambre tu veux que l'on aille les voir.
-Je me soucie de ce qu'ils cogitent ou envisagent en ce moment.
-La vérité qu'ils ont apprise les a choqués.
Arrivées à la porte,nous frappons personne ne vient ouvrir.Nous redescendons en passant
devant le boudoir il est désert nous croisons la reine nous lui demandons :
-Avez vous vu vos fils flâner dans le hall .
-Je ne les ai pas aperçu traîner dans le château.
-On tiens à discuter avec eux ils ne sont pas dans leur chambre pas plus que dans le boudoir.
-Ne vous tourmentez pas,ils sont probablement dans l'écurie auprès de leurs chevaux.
Aux box les montures des princes ne sont plus là,nous paniquons où sont-ils partit à cette
heure tardive .
-Mélisande vos enfants ont prit la poudre d'escampette nous ignorons dans quelle direction.
-Que leur est-il passé par la tête je ne comprends pas ce comportement.
-Nous avons une petite idée nous leurs avons apprit qu'à la suite de nos incantations ils
redeviendrons des enfants cela les a touchés ils désirent rester adultes.
-Vous êtes insensées,vous avez divulgué un secret important votre ingérence est insupportable.
-Ma reine vous avez le même caractère que Victor lorsqu'une mauvaise surprise intervient
vous nous accusez.
-Pardonnez moi cette virulence partez les chercher si vous parvenez à les retrouver sinon
votre magie aura lieu un autre jour.
-Gwen ça y est Mélisande a reprit son rôle, elle nous gouverne je n'en peux plus de cette
situation pas toi .
-Tu peux te fier à moi ses fils revenus nous célébrerons notre magie ce n'est pas grave si nous
l’effectuons tard dans la nuit.
-Quelle mouche les a piqués ces deux enfants gâtés auront-ils le même caractère après le rituel
-Cela m'étonnerais ils seront petits ils ne seront pas élevés de la même manière.
On va se préparer pour ce voyage imprévu dans le noir,quelle idée les à prit de se sauver sans
avertir quiconque. Nous chevauchons nos montures afin de parcourir les sentiers et de
ramener nos deux fuyards.
-Quelle direction prendre je ne sais pas où ils sont partit se planquer.
-A mon avis allons du côté de la sorcière ou chez Valériane je ne connais pas d'autres
cachettes.
-On va inspecter chez Mélisande c'est sur notre chemin.
Au loin nous percevons l'ombre de la cabane aux alentours pas de chevaux par acquis de
conscience nous laissons nos montures un peu plus loin.
-Gwen tu rentres en premier je te suis.
-Tu n'as pas changé toujours aussi courageuse.
J'ouvre la porte je m'éclaire de ma lanterne la cheminée est éteinte à la lueur de la source
lumineuse ils ne sont pas dans cette pièce en sortant je dis à Lyse :
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-Cette masure est déserte allons voir ailleurs.
Nous nous enfonçons dans la forêt profonde nous ne distinguons pas grand chose.
-Ou peuvent-ils êtres embusqués notre dernière chance est la petite chaumière notre
espérance et de les revoir dans cette bicoque.
-Rejoignons le sentier ou alors effectuons un demi-tour.
-Ne laissons pas tomber ce que l'on a projeté au début filons à la chaumière.
On ne se rappelle plus du chemin qu'il faut emprunter pour se rendre dans ce coin de forêt
nous sommes en été la nature est chamboulée.
-Ce n’est pas possible nous sommes forcées de fureter dans ce bois.Les princes ont un
caractère imprévisible.
-Oui je te promets que je vais les sermonner on va apprendre ce qu'ils vont nous sortir comme
excuse.
-Ils ne veulent pas redevenir des enfants ils vont nous supplier de les épargner.
-Tu me fais rire à t'entendre ils partent pour l’échafaud n’importe quoi Gwen.
-J'ai envie de me défouler je blague un peu.
Trêve de plaisanterie nos chevaux avancent lentement on est perdues.
-Pas la peine d'aller plus loin retournons au château c’est une bonne décision.
En repassant devant chez Mélisande nous les repérons les deux canassons sont attachés nous
avançons à pas de loup on se ruent sur la porte en tournant la poignée le feu crépitant de
l’âtre nous accueille ils sont assit sur le banc.
-Vous pensiez partir ou rester cachés combien de temps.
Ils ne percutent pas ils semblent nous ignorer j'insiste sur cette fuite programmée.
-Ce n’est pas la peine de garder le silence c'est votre destin vous allez êtres forcés de nous
suivre votre famille vous attend.
-Nous avons décidé de rester ici on ne bougera pas c'est de votre faute.Pourquoi n’êtes-vous
pas restées dans votre futur on avait pas besoin de vous.
-Vous êtes aussi gentils que votre mère elle nous accuse nous ne savons pas pour quel motif.
-Elle a raison de réagir de cette façon.
-Si votre décision est votre souhait le plus cher restez comme vous êtes vous et vos parents
cette magie nous l'oublions cet empêchement ne nous obligera pas à vivre auprès de vous on
peut la pratiquer sans vos présences.
-Tu viens Lyse nous allons annoncer cette nouvelle ils vont êtres heureux de cette situation
absurde ce n'est pas grave le pays sera dans la noirceur à jamais par la faute de deux jeunes
écervelés.
-Attendez nous sommes contraints de participer à votre incantation nous ne voulons pas
changer.
-Je me suis sans doute trompée peut-être allez vous demeurer dans votre présent ainsi que vos
parents nous ignorons si cette magie blanche va se réaliser.
Je dis doucement à Gwen :
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-Pourquoi tu leur à raconté ça si cela avorte nous aussi nous allons rester ici.
-Chut ce n'est qu'un mensonge pour qu’ils reviennent au château ne t'inquiète pas elle va
fonctionner.
-Vous parlez à mi-voix je suppose que c’est au sujet d’un de vos fameux secrets.
-Pas du tout au contraire je disais à ma sœur que vous êtes deux beaux princes et qu'il faut
nous activer pour effectuer notre magie.
-Vous aussi vous êtes jolies nous sommes certains qu'à la fin nous allons tous les quatre nous
retrouver parce que nous n'avons pas envie de vous perdre.
Nous ne répondons pas à leur affirmation c’est dommage,ils sont naïfs nos amoureux de notre
passé très ancien.Ce n'est qu'une farce de mauvais goût que l'on a pas osé imaginer ce n'est
que ce talisman des sorcières il nous a conduites ici. Bientôt il va nous ramener dans notre
siècle c’est cruel nous reprenons le chemin du retour c'est un dernier voyage nocturne en
compagnie de nos tendres princes.Il se déroule dans le silence nous sommes dans nos pensées
les plus intimes on ne se verra plus jamais.Arrive enfin le château les grandes fenêtres sont
allumées ils nous attendent avec impatience. Nous laissons les chevaux aux écuries les
palefreniers viennent les récupérer à peine rentrées la reine suivie des autres viennent à notre
rencontre.
-Vous avez réfléchis mes fils cela se passera à la perfection j'ai la conviction que vous allez
rester comme vous êtes à la suite de cette incantation.
-Oui mère nous en déduisons la même chose que vous.
-Cessez de parler de choses incohérentes on pars se préparer il est largement temps d’œuvrer
pour cet art divinatoire.
Sans attendre de réponse on se dirige vers notre chambre Astrid nous interpelle.
-Petites sorcières blanches avez-vous réussit à ramener ces deux récalcitrants ?.
-Oui tu vois notre psychologie a donné ses preuves tu es très belle dans cette robe blanche
cette tenue nous change nous t'avons toujours vue en noire.
-Je me sens rajeunie c’est un beau compliment.
-Pourquoi la stèle de Louis a disparut.
-Afin de vous montrer le lien entre lui et moi j’ai transféré sa tombe.
Comment cette immortelle est apparue tu es la sorcière noire pour les habitants d'ici.
-Mon cœur saignait de douleur j'étais malade de jalousie et une mère meurtrie avec mes
sentiments de culpabilité.Avant d’être à l’article de la mort j'ai réalisé cette magie j’ai sentis
que mon âme redevenait comme la vôtre.
-Comment as-tu su que l’on allait déchiffrer cette énigme spéciale.
-En général les sorcières blanches sont des âmes pures je veux que toutes ces mauvaises choses
s'arrêtent.
-Tu as un immense pouvoir il faut simplement que tu l'emploies pour distribuer autour de toi
des bonnes ondes.Nous sommes persuadées que tu vas réussir dis nous où repose ton bambin.
-Mystère je ne peux pas vous le dire dans peu de temps vous allez avoir la surprise.
-Nous savons que tu es revenue à de meilleurs sentiments tu ne nous tends pas un piège.
-Pas du tout je n'ai aucune méchanceté avec votre logique vous devez vous douter où il se
trouve.
-Mélisande peux-tu venir vers moi j'ai oublié de te dire Marcus dort sur ton lit.
-Merci tu as retrouvé ta bonté intérieure je suis fière mon amie.
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Nous rejoignons la salle où sont les vêtements pour la cérémonie, Gwen et moi choisissons
deux robes blanches. Pour les hommes ce sont des ensembles pantalons et chemises les femmes
du lieu ont les mêmes tenues.Puis nous partons dans notre chambrette reprendre nos deux
précieux grimoires et notre balai que nous avons laissé derrière l'armoire.
-Lyse je veux qu'Astrid tienne dans ses mains l'immortelle.
-J'ai réfléchis à ce qu'elle nous à laissé entendre pour la tombe de Louis.
-J'imagine qu'il repose sous la table de l’Autel.
-Il ne peut être que là ce pauvre enfant.
-On a besoin de cette fleur cette magie n'a pas eut lieu au bon moment.
-Astrid a prit conscience que Louis va nous guider dans cette lumière sacrée elle n’a pas eut le
temps de l’initier à son art maléfique dans sa douleur elle a réfléchit qu’elle se sentait obligée
d’accomplir ce miracle.
Le conte et la comtesse se joignent à nous ils nous parlent avant notre cérémonie.
-Gwen Lyse si vous saviez l'immense joie que l’on a elle nous étreint le coeur nous allons enfin
retrouver notre petite fleur et notre petit fils nous n'avons jamais eut le bonheur de le
rencontrer.Vous êtes des personnes d'une bonté rare vous resterez infiniment dans nos cœurs
nous ne vous oublierons pas.
-On parlera de vous si l'espace temps n’efface pas nos mémoires et nos aventures vécues
ici.Surtout ce magnifique château et les beaux princes. Nous allons partir avec tristesse vous
pouvez en être certain. C’est le destin quelle histoire merveilleuse pour nous venant du futur
notre mission est bientôt terminée.
-Mélisande quand vous serez redevenue une belle jeune femme le roi dans le bel âge allez vous
nous reconnaître.
-Malgré les quelques différents entre nous je ne vais pas vous oublier mes belles demoiselles.
La fébrilité nous transporte,on espérait cette fin depuis le début,chaque membre s'habille
avec les vêtements correspondant à leur personnalité Florian emmène les bougies blanches
jusqu'à l'Autel sacré , de notre côté on va récupérer nos objets et on sort sous le ciel
légèrement étoilé on se dirige sous les arbres où se tient la table des offrandes.Nous disposons
les bougies en cercle les livres sont déposés au centre.
-Mélisande prépare toi à prendre dans tes mains ta couronne et le sceptre royal Astrid tu
gardes précieusement l'immortelle entre tes doigts.
-Gwen allons-nous réussir cette séance d'incantation.
-Sois positive garde espoir veux-tu tenir le livre ou ce balai que tu n'as jamais aimé.
-C'est à toi de tenir le manuscrit je prends cet outil de ménage.
-Imagine que ceci est notre talisman libérateur.
Nous nous plaçons en cercle autour de l'Autel les personnes portent leur objet fétiche.
Je saisis notre livre noir notre sésame de valeur je commence à réciter mes psaumes un doute
m'envahit j'angoisse si cette évocation ne débouche pas sur du concret ma foi sera ébranlée.
Je psalmodie :
«Le soleil rencontrera la lune »
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«Les étoiles brilleront au firmament »
«Le noir et l'or domineront »
«Les maléfices disparaîtront »
«Par la foi et l'innocence »
«Par la pureté et la croyance »
«De deux sorcières blanches »
«Disparaîtra pour toujours »
«La malédiction et la noirceur »
Le vent se déchaîne le ciel change de couleur il devient arc en ciel tout se met à tournoyer
autour de nous à travers cette porte du passé une spirale se forme dans une sorte de
tourbillon.
Nous percevons furtivement les auras de Mélisande et Marcus l’or et le noir se matérialisent
la reine réapparaît dans une longue robe couleur or sa couronne posée sur ses cheveux
soyeux.Le roi a revêtu son costume d'apparat noir en tenant son spectre dans sa main gauche
nous avons de la peine à voir nos princes vêtus de blanc revenus des enfants innocents Florian
a rajeunit il est châtain clair aux yeux bleus cela est drôle de le retrouver aussi charmant
Astrid est une jolie brune aux yeux marrons Louis est blottit dans ses bras il est brun bouclé
aux yeux noirs notre miracle s’est réalisé quel bonheur.Le conte et la comtesse ont totalement
changé leurs sourires sont paisibles.
Nous avons réussit la joie nous submerge nous venons d'accomplir notre mission quasi
impossible.
-Maintenant je peux te l'avouer au début de la magie j'ai eut peur je ne pensais pas qu’elle se
déroulerait.
Lyse me regarde avec des yeux ronds et reste muette dans sa main elle tient notre talisman
celui-ci s’est enfin matérialisé ce n'est pas un rêve.
-Gwen quand as-tu compris que ce vulgaire objet de ménage était notre bijou.
-La première fois,dans la cabane il m'a attirée comme un aimant il était sûrement magnétisé.
-Et celui là peux-tu me le montrer .
-Regarde il ressemble à celui de notre aïeul.
-Le jour où nous avons atterri nous ne l'avions plus en notre possession est-ce le même .
-C’est lui je ne vois pas d'autre explication.
-Un détail me chiffonne as-tu des incantations pour nous permettre de rentrer chez nous .
-Tu me prends au dépourvu les livres ayant disparu je ne sais pas ce que je vais inventer pour
notre départ.
-Je compte sur toi je suis certaine que tu vas y parvenir.
-Laisse moi quelques jours je vais élaborer un autre psaume spécial retour 2015.
Tout en discutant on ne s’est pas aperçues que les têtes couronnées étaient rentrées on les
hèlent pour qu'ils nous attendent avant qu'ils aillent se coucher.
-Vos majestés nous sommes fières de vous contempler dans vos apparences d'autrefois.
Marcus nous regarde ce changement le surprend Mélisande lui explique ce qu'il s'est déroulé
pendant sa longue absence , il nous observe avec un grand sourire je suis troublée son fils
Victor lui ressemble beaucoup. J’ai un pincement au cœur j'oublie vite ce sentiment
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nostalgique. Marcus prend enfin la parole on avait pas encore eut le plaisir d'entendre le son
de sa voix.
-Vous n'avez pas besoin de vous courber vous êtes nos amies pour l’éternité.Nous souhaitons
que vous allez rester quelques jours de plus pour vous apprécier avant votre retour dans votre
futur.
-Merci nous sommes honorées de votre hospitalité et de votre complaisance messire.
Après la magie personne n’a discerné que le ciel s'est remplit d'étoiles comme si elles étaient
heureuses ainsi que la lune entièrement dorée.Tous sont présents pour célébrer le retour du
bonheur tranquille régnant désormais sur la contrée.
-Le ciel est noir les étoiles scintillent de petits feux brûlants.Notre noble lune a la couleur de
l'or même là-haut l'or et le noir dominent il y a du romantisme dans l'air.
-Cesse de rêver Gwen il n'y a plus personne cette famille est épuisée , il est temps d'aller
passer une bonne nuit.
Parvenues dans notre chambre nous discutons avant de nous endormir.
-Pour quel motif veulent-ils que l'on reste la contrée a normalement été nettoyée.
-Je pense simplement que le roi veut nous connaître nous l'avons connut dans la peau d'un
beau chat noir.
Un fou rire nous prend nous sommes heureuses de rejoindre notre siècle et de revoir nos
parents nos clients sont sans doute désespérés par notre disparition.A l'aube le soleil vient
nous caresser le visage en signe de bonjour amical , nous revêtons des habits légers en nous
rendant à la cuisine la gouvernante nous annonce
-Ce matin le petit déjeuner a lieu dans la salle à manger.
Les souverains et leurs fils sont assit à la table il y a aussi Valériane, Firmin,Astrid et Florian
et le petit ange Louis. Nous prenons place parmi les convives le roi nous dit :
-Je souhaite votre compagnie pour un petit voyage sur mes terres j’ai envie de me rendre au
château des ténèbres que vous avez découvert , je tiens à m'assurer que cette noirceur s'est
envolée.
-Nous sommes d'accord avant nous voulons partir avec les occupants du Trianon vérifier si
cette bâtisse est toujours délabrée.
-Allez-y nous avons tout le temps pour nous.
-Sire pourquoi votre château ne porte pas de nom .
-Bonne question nous avons prit la décision de l'appeler le «Château des Astres » cela vous
plaît.
Avec un sourire Gwen répond :
-Oui il correspond au bonheur retrouvé dans ce pays.
Le petit-déjeuner terminé la famille du duché de la vallée se prépare nous allons en calèche au
Trianon.
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-Valériane êtes vous contente de revoir votre demeure .
-Cette magnifique maison a-t-elle retrouvé sa splendeur d'antan.
La distance n'étant pas énorme on arrive devant la grille le décor est saisissant il a retrouvé
son charme des rosiers somptueux grimpent sur les murs l'endroit est redevenu joli et
bucolique à souhait. Dans le jardin de belles fleurs ont éclos il y en a de toutes les couleurs
leur parfum est envoûtant. A la vue de ce décor Astrid a un sourire satisfait aux lèvres elle est
enchantée de revenir vivre dans le lieu de sa tendre enfance entourée de son fils et de Florian
ainsi que de ses parents ils vont continuer de montrer leurs affection et l'amour qu'ils ont
toujours eut pour elle. Ces sentiments seront décuplés dorénavant il y a Louis rassurées de
l'état du Trianon nous disons a Astrid :
-Notre départ est inévitable notre souhait est que tu restes merveilleuse et lumineuse tu ne
seras plus tentée de semer la terreur que as déversée auparavant aux personnes ayant de
l’amour pour toi.
-Partez tranquilles mes amies je ne diffuserais plus ce maléfice dévastateur, j'ai retrouvé le
bonheur et la félicité. Je vous remercie sincèrement du fond du cœur mes sorcières blanches.
-Nous penserons éternellement à ce petit coin de campagne perdu au fin fond du Moyen-âge
prenez soin de vous tous adieu.
La calèche nous ramène tranquillement au château nous sommes tristes de quitter ce lieu il
nous a fait vivre maintes histoires amusantes et d'autres plus sérieuses.Notre mission est finie
tout est rentré dans l'ordre nous allons repartir le cœur léger et fières d'êtres venues loin de
chez nous.Nous allons changer de tenue pour accompagner le roi dans cet ultime voyage sur
ses terres.
-C'est la dernière fois que nous revêtons nos habits de cavalier Lyse.
-Hélas c'est la vérité peut-être que cette activité va nous manquer une fois reparties dans
notre monde.
-Dés notre retour on va continuer d'effectuer ce sport en prenant des cours d'équitation.
-Nous n’en aurons pas besoin on ne va pas oublier nos progrès apprit avec les princes.
Sur ce on va à la salle du trône rejoindre le roi il nous attend.
-Jeunes filles je vous accompagne aux écuries.
Marcus choisit un pur-sang noir il est magnifique nous sommes époustouflées , dans la contrée
on a jamais vu de canassons aussi beaux que celui-ci .
-Ce cheval est apparut à Mélisande peu de temps avant ma transformation elle l'a laissé dans
un lieu à l'écart je l'ai appelé Beauté.
-C’est un bel hommage rendu à votre reine.
-Elle me l’a offert pour mon retour Mélisande avait la certitude que j’allais revenir.
Nous nous équipons de nos épées et de lanternes nous risquons de passer la nuit à la belle
étoile.Nos montures trottinent sur le chemin de la métairie on aurait pas imaginé qu'un jour
on galoperait aux côtés d'un roi cela nous réconforte nous ne sommes pas seules. Le parcours
est facile étant rendus dans la cour de la ferme nous apprécions que le cours des événements
est redevenu normal la vie a reprit ses droits les enfants s’égaient en jouant et en riant. C’est
ravissant cette vision nous donne l'espoir d'un avenir plus clément.
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-Sire on veut revoir nos amis.
-Je vous emboîte le pas j’ignore où ils vivent.
-C'est en bordure de la forêt tout près d’ici.
Après plusieurs lieues parcourues,on rejoint le petit hameau au loin on distingue les
silhouettes d‘Alcide Ophélie et Robin à notre approche ils arrêtent de travailler.
-Nous sommes heureux de vous revoir chères amies.
Ophélie salue le roi celui-ci demande :
-Vos animaux sont-ils revenus .
-Oui je les ai récupérés notre potager est remplit de légumes nous sommes contents de ce
changement bénéfique merci à vous deux d'avoir ramener cette lumière sur nos têtes et aux
gens de la contrée.
-Nous sommes fières d'avoir accomplit cette mission adieu Ophélie et Alcide veillez sur votre
fils.
-Il faut traverser la forêt et la plaine serpentant jusqu'à cette colline.
Les prairies sont enchantées une multitude de fleurs les parsèment des dizaines de papillons
viennent se délecter des délicieux nectars , la forêt résonne de gazouillis divers des oiseaux
familiers. C’est la première fois que nous entendons ces sérénades si sympathiques dans la
contrée cela prouve que la magie noire s’est envolée , nous gravissons la colline on se retrouve
sur une plate-forme.
-C’est ici que le château des ténèbres se tenait à l'abri des regards.
-J'ai beau tourner la tête de gauche à droite je n'aperçois qu'une prairie verdoyante
expliquez-moi.
-C'est normal il était enfouit avant il y avait une butte de terre avec une porte vermoulue pour
y accéder nous notons qu'à la place ne subsiste que cette vaste prairie.
-Ce château satanique a disparu de ce décor champêtre.
-Nous pouvons repartir au palais la conscience tranquille , j’ai l'immense plaisir de
chevaucher en compagnie de deux jeunes sorcières blanches.
Il nous claironne cela avec un large sourire remplit de joie il est ravit de revivre en compagnie
de sa charmante femme et de ses enfants.
Lyse me chuchote :
-Il a retrouvé une deuxième vie , il renaît ce roi Marcus !
-Oui il a nommé son palais le « Château des Astres » parce que l'oracle des sages s'est avéré
exact.
-J’ai vu ton sourire tout à l'heure lorsqu'il nous l'a dit.
Notre retour paraît moins long on arrive au château à la tombée du jour nous emmenons
personnellement nos montures dans leurs box nous câlinons ces fidèles compagnons c'est
grâce à eux que nous avons appris à galoper dans la nature. C’est la dernière fois qu’on les
vois c’est définitif en entrant la gouvernante nous invite à prendre un rafraîchissement cela
ressemble de loin à notre limonade.
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-Gouvernante nous allons vous dire adieu,nous sommes contentes de vous avoir connue.
-De même pour moi l'occasion ne s’est pas présentée de vous le dire vous avez su rapporter la
joie et le bonheur mes pensées seront souvent tournées vers vous.
Elle nous étreint ce geste nous surprend nous l'avons connue acariâtre et sans cœur il ne faut
pas se fier aux apparences à la suite de cette accolade furtive nous regagnons notre petite
chambre les larmes aux yeux.
-Apparemment on était appréciées par les habitants du château vu la réaction de la
gouvernante.
-Oui sûrement ils n'ont pas osé manifester leurs sentiments à notre égard.
-Ils sont pudiques ils n’étalent pas leurs émotions.
Dans notre dos nous entendons la voix de Mélisande suivie de celle du roi.
-Gwen Lyse quand partez-vous dans votre monde .
-Nous allons tirer notre révérence vers minuit.
La reine a les yeux remplis de larmes,dorénavant si notre mémoire ne nous lâche pas chaque
jour nos pensées serons pour eux. Marcus est plus digne dans son comportement il nous serre
contre son cœur il se détourne nous savons qu'il pleure doucement. Nos regards s'attardent
sur Victor et Hector c’est normal ils nous on effacées de leur mémoire la veille ils étaient deux
beaux jeunes hommes nos cœurs ont battus pour eux d’ailleurs cela est bizarre de les voir
petits.Victor est brun avec les yeux verts comme son papa et Hector a les cheveux blonds
frisés comme ceux de Mélisande qu’ils sont mignons ces mômes !.
-Gwen pourquoi tu rejoins Victor.
-Je ne peux pas me retenir je vais lui coller un gros bisou fais pareil à Hector un jour peut-être
ils se souviendront de ce bisou amical.
L'émotion nous submerge avec des sanglots dans la voix Gwen affirme avec difficulté.
-Ce soir nous ne festoyons pas en votre compagnie c’est pénible j'imagine que cet adieu sera
larmoyant.
Avec une infinie tristesse nous fermons la porte notre nuit va être tourmentée.Nous nous
étions habituées à cette vie saine avec son charme ses énigmes et maintes recherches effectuées
c'est ainsi notre incroyable voyage touche à sa fin.
-J'aimerais rester quelques jours de plus j'avais pris l'habitude de jouer le rôle d'une
courageuse héroïne pas toi Lyse.
-C'est vrai qu'à notre retour ce sera de nouveau notre travail écouter les problèmes de nos
clients.
-On va rester là nous n'avons aucune contrainte nous allons nous balader à cheval dans cette
merveilleuse contrée.
-Tu me tentes si on était libre de voyager à l'aide d'un talisman quand l'envie nous prendrait
ce serait sympa.
-Lyse reviens sur terre un an d’absence se remarque indéniablement, nos parents s’inquiètent
certainement de notre silence.
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-Oui nous allons rentrer au bercail comme des petites filles sorties tardivement sans avertir
leurs proches un an c’est beaucoup n'est-ce pas Gwen.
-Oui, Lyse c'est grave pour eux le temps a défilé trop vite on a pas vu les jours passer.
Chapitre 18
Minuit nous surprend avec cette excitation le sommeil nous a fuit, nous quittons sans bruits
notre chambrette,vêtues de nos robes blanches enfilées après notre dernière virée avec notre
roi.On se dirige au parc à cet Autel de pierre.
-Est-ce que les bougies sont encore présentes sur la table.
-Les flammes sont éteintes.
-On va en récupérer d'autres ces bougies brûleront en même temps.
-Gwen où est notre talisman tu ne m'as pas parler de notre incantation de départ.
-Ce fétiche et cette prière sont dans ma main j’ai inventé trois psaumes l’énergie et le pouvoir
vont-ils nous ramener.
-J'ai un goût amer d'une mauvaise blague.
-Si tu as un doute trouve toi-même ces paroles de magie Lyse.
-Je ne suis pas aussi perspicace que toi nous allons attendre le résultat.
On a de la chance le temps est calme il n'y a pas de vent on allume les bougies.
-Je sers le talisman dans mes mains tu poses les tiennes fort dessus en le soulevant
simultanément au dessus de nos têtes.
Je m'applique pour psalmodier notre psaume de retour.
«Par le pouvoir des sorcières blanches»
«Par ta force et ton énergie divine»
«Renvoie-nous là où tu nous as trouvées.»
Une lumière aveuglante nous enveloppe nous sommes transportées dans une spirale rapide en
traversant un vortex illuminé.Nous tombons sur le canapé,on se retrouve à notre point de
départ.A la suite de cet immense choc nous sommes hagardes on reconnaît à peine la bicoque
la transition est difficile nous étions au Moyen-âge et nous revoilà en 2015 nous ne réagissons
pas nous sommes déboussolées.
-Lyse peux-tu me dire sommes-nous parties en voyage où alors je me suis endormie et j'ai
rêvé.
-Décris le moi je veux le connaître.
-J'étais avec toi au Moyen-âge on a rencontré des monarques une sorcière sévissait sur la
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contrée avec deux jolis princes perdus.
-C'est pas vrai j'ai fais le même rêve.
-Ce n'est pas possible d’avoir fait le même rêve en même temps Lyse.
-Quelle heure est-il nous sommes quel jour je suis perdue Gwen.
-Attends je regarde dans mon sac à main en principe il y a mon téléphone portable.
Sur l'écran Gwen s’aperçoit qu'il est 17 heure trente elles sont effrayées c’est le jour où elles
sont venues chez leur grand-mère.
-Lyse apparemment nous ne sommes parties qu'une demi-journée.
-Lorsque nous étions au Moyen-âge souviens toi nous avons franchi toutes les saisons.
-C'est vrai cette réalité m'échappe sur mon portable il n'y a aucun message urgent venant des
parents ou des clients.
-Idem pour moi aucun message.
-Ce voyage paranormal dans le passé lointain est incompréhensible.
-Avons-nous rapporté le talisman ou s’est-il effacé dans l'espace temps.
-Cherchons-le ainsi on aura la conscience tranquille.
-Rappelle-toi notre premier fétiche était en or c’est déconcertant il n'est pas parterre je trouve
ce fait aberrant.
-Effectivement c'est bizarre cette histoire.
-Je vais fouiller sous le canapé et mettre les coussins au sol.
Cette quête est infructueuse le sac et le talisman se sont évaporés par magie.
-Lyse nous avons aperçu un visage de vieille femme derrière une fenêtre à notre arrivée elle
nous épiait.
-Oui Gwen à mon avis ce n'est pas par hasard qu’on l’a aperçue elle est sûrement impliquée
dans cette fabuleuse aventure.
-Notre mamie a voulut que l'on mette la main sur le talisman pour éradiquer le mauvais sort
qu’Astrid a répandu dans leur siècle celle-ci étant plus forte a fait en sorte que notre aieul
revienne ici.
-Ce don nous est revenu de droit parce qu’elle a échoué sa mission.
Gwen appelle Clotilde pour lui poser des questions :
-Maman connais-tu la vie passée de grand-mère .
-Si je vous ait envoyées là-bas c'était dans un but précis avez-vous trouvé le talisman?.
-Nous l'avons découvert dans l'armoire il nous a téléportées au Moyen-âge tu étais au courant
depuis notre adolescence.
-Vous étiez trop jeunes pour ce voyage hors de notre temps.
-Comment se fait-il que tu n’es pas allée là-bas.
-Il fallait être deux pour pouvoir contrer Astrid je vais vous révéler mon secret je suis moi-
même une sorcière toutes les femmes de la famille le sont depuis la nuit des temps , j’espère
que vous avez redonné la lumière et le soleil dans cette contrée.
-Oui Maman nous avons réussit cette sacrée mission nous y sommes restées un an .
-Ce secret fantastique tu l’as gardé pour toi pour quelle raison tu ne nous en a pas parlé.
-Je vous est envoyées dans ce passé pour vous perfectionner dans votre art et revenir fortes.
Dorénavant vous êtes de pures sorcières blanches , je n’ai plus de souci la magie est prouvée.
On a vécu un voyage extraordinaire cet événement inattendu a totalement changé notre vie
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rangée désormais nous ne la verrons plus sous le même angle...
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Talisman final

  • 1.
    Chapitre 1 Je m’appelleGwen je partage ma vie avec ma sœur Lyse j’ai voulu suivre les traces de mon père et je suis devenue avocate ma sœur a choisit la médecine. Nous avons une belle vie et beaucoup de loisirs nous allons souvent en vacances à l'étranger. Nous sommes comblées nous vivons dans un loft avec le luxe nécessaire.J uste un petit détail il nous manque seulement l'amour, j’ajoute qu’avec notre métier nous n'avons pas cette opportunité.Nous habitons à St Fiacre une petite bourgade paisible construite dans une vallée arboricole, au centre il y a une belle église romane étalant sa beauté ainsi qu’une jolie fontaine remplie de fraîcheur.Cette ville est constituée de rues pavées les maisons sont en pierres apparentes l'été les fleurs exhalent leur parfum envoûtant. Des arbres centenaires entourent un superbe lac des bancs sont disposés sur les berges, les passants viennent se reposer de leur balade ou lire.Il est bordé d'un chemin parsemé de graviers blancs où les embarcations des pêcheurs naviguent doucement au gré du vent. Des cygnes nagent prés de la rive pour quémander quelques miettes de pain que les enfants lancent nous aimons notre petite ville où il fait bon vivre. Un matin nous recevons un appel de notre mère Clotilde : -Bonjour mes filles pouvez-vous aller visiter ma petite propriété située à Fontaine elle est léguée de mères en filles depuis des décennies. Je veux m'en débarrasser parce qu'elle est délabrée les réparations coûtes chères. La dernière occupante des lieux était votre arrière grand-mère si vous dénichez quelque chose de plaisant gardez-le en souvenir. -Maman ça tombe à pic c'est notre jour de congé nous sommes d’accord pour visiter ta maison on se prépare nous allons jeter un œil voir si quelque chose nous intéresse je te rappelle plus tard bisous. Sur ce Gwen raccroche elle lâche à Lyse : -C'est Maman elle veut que l'on aille visiter la maison de notre arrière grand-mère, elle va la mettre en vente nous pouvons récupérer des affaires tu viens avec moi après tout cela va nous occuper. - J'ai justement envie de me reposer. -Aller ma sœur viens tu vas prendre l'air ça va te réveiller. - Apparemment je n’ai pas le choix je vais t'accompagner comme cela tu vas être contente je suis persuadée que dedans c’ est abîmé connaissant tes préférences tu vas déchanter. -Qu'en sais tu peut-être qu'un objet va me plaire . En fin de matinée nous prenons la route au bout de quelques minutes nous arrivons à Fontaine petit hameau ancien perdu en rase campagne où il n'y a qu'une dizaine d'habitations. Dés que nous parvenons l'envie nous prend d'effectuer demi-tour la maison de notre mère est la dernière elle se situe à l'orée du bois. Cette baraque est affreuse tu as de drôles d'idées Gwen que veux-tu qu'on fasse dans ce village perdu d'abord . 1
  • 2.
    -On s'en moquenous sommes seulement venues découvrir si des objets sympas nous conviennent. Les murs sont envahit par le lierre il grimpe partout nous ne distinguons guère les fenêtres à ce qu'il paraît ce patelin est le théâtre de faits étranges. Ce n'est que les on-dit des habitants nous n'en savons pas plus. -Nous devons prospecter cette maison j'espère qu'on va trouver au moins un truc valable. Je la voyais plus gaie. -Ne t'affole pas sois courageuse Lyse. -Les gens se cachent derrière leurs fenêtres ils nous observent comme des bêtes curieuses on dirait qu'ils ont peur. -Cet endroit est déconcertant le soleil n'arrive pas à se frayer un chemin à travers l'épaisseur des arbres on n’est pas venues jusqu’ici pour flâner allons-y. -Je suppose qu'à l'intérieur c’est moisi et plein d’humidité. Les volets sont délabrés le jardin ressemble à une jungle le portail est complètement rouillé en l'ouvrant il grince. En levant les yeux une ombre furtive nous épie nous l’apercevons derrière les lambeaux de rideaux ils devaient être déjà là au temps de notre aïeul. Cette bâtisse nous donne la chaire de poule davantage à Lyse qu'à moi j’ indique -Ce sont des vieilles pierres il ne faut pas avoir la pétoche de cette ombre c’est sûrement un effet de notre imagination par rapport au lieu si tu commences comme ça on ne va pas effectuer grand chose. -D'accord je te suis j'ai seulement une appréhension. - Fais-moi confiance Lisette. -Arrête tu sais je n'aime pas que tu m'appelles Lisette. La porte n'est pas fermée à clé elle crisse dés qu'on la pousse nous voilà directement dans la salle commune sur les meubles la poussière règne en maîtresse Lyse trouve ça déroutant elle prétend -Personne n'a eut l'idée de venir piller cette maison ont-ils la trouille de rentrer . -Franchement ils ont raison c’est horrible Nous débutons la fouille au bout d'un moment le bas est inspecté évidemment il n'y a que de la vaisselle ébréchée de vieux journaux jaunis des draps dépassés ainsi que des serviettes de toilette. Nous voyons des escaliers menant à la chambre nous les montons doucement de peur qu'ils ne s'écroulent. La pièce se trouve sur la droite derrière la porte il y a un lit une armoire un pot de chambre. Cela sent mauvais ce n’est pas génial. -Au fait allons au grenier nous devons le découvrir je n’ai pas vu de porte pour y accéder. Nous allons à la recherche de cette pièce elle est cachée par une double porte le grenier se situe dans la chambre de notre aïeule. A l'intérieur il y a tout un fatras d'objets hétéroclites en vrac des armoires des fauteuils des lits quel grenier ! . Cela ressemble à un magasin d'antiquité Gwen regarde Lyse : -Je connais ce regard ne compte pas sur moi pour fouiner dans ce tas de crasse je n’ai pas envie d'attraper une maladie ou je ne sais quoi tu es folle ma pauvre sœur. 2
  • 3.
    -Écoute frangine j'aiune intuition je dois absolument farfouiller dans cette crasse comme tu dis quelque chose m'attire tu vas m'aider . -Si tu y tiens vraiment je peux fournir cet effort inutile de te fâcher je te trouve entêtée par moment. -Je commence sur la droite tu vas à gauche si tu aperçois quelque chose de spécial tu m'appelles. Après une heure d’exploration nous ne dénichons aucun bidule intéressant parmi ce tas de vieux meubles nous sommes un peu fatiguées à force de fureter à l'aveuglette Lyse s'assoit sur un sofa usé en tissu marron troué de toutes part elle s'écrie : -Au départ nous sommes venues par intérêt non pour le mobilier peux-tu me dire ce que tu souhaites trouver dans cette fouille méthodique a-t-elle un sens pour toi . -Quelque chose me pousse à fouiller il faut que je découvre ce que c’est. -Gwen j'en ai ras le bol nous ne trouverons aucun meuble de valeur repartons chez nous. - J’ai oublié une armoire je vais regarder ce qu’elle contient. Gwen ouvre les portes des piles de linge sont correctement rangées elle les examine de plus prés puis les soulève une par une elle remarque un petit sac de couleur bleu nuit , elle le saisit va s’asseoir aux côtés de Lyse. -Il y un truc dans cet écrin c'est étonnant je suis sûre que c'est ça qu'il fallait que je découvre. -Non laisse le où il est on ne sait pas ce que cela peut être. -Tu es pénible à la fin tu as constamment la frousse. Elle le palpe sous toutes les coutures. -J'ai la sensation que c'est un bijou appartenant à notre ancêtre. -Sors le de son sac , bref vas-y. Délicatement Gwen sort l’objet il semble en or sur le côté face un soleil est incrusté sur le côté pile il y a la lune bizarrement ce bijou n'a pas d'attache pour y passer une chaîne. -Nous avons déniché ce joyau apparemment en or , c’est le seul article de valeur dans ce lieu. -Attends il est plein de poussière je vais le nettoyer à l'aide de la manche de mon pull. -D'accord dépêche toi je veux rentrer j'ai cet endroit en horreur. Gwen frotte ce chef-d’œuvre elles ne font pas attention qu'un petit nuage blanc grandit au centre une sorte de moulin apparaît. Il prend forme sa couleur mordorée est vraiment jolie il se met à tourner de plus en plus vite cela les éblouit. -Gwen j'ai chaud d'un seul coup pas toi . -Je me sens drôle donne moi la main vite j'ai l'impression qu’on se dématérialise que se passe-t-il . 3
  • 4.
    Chapitre 2 Ce nuageinhabituel les aspire dans une spirale à la vitesse de la lumière. Pour les filles cela ne dure qu'une poignée de secondes elles ignorent comment cela s'est passé , après cette chute vertigineuse elles tombent dans un champ de blé magnifique leur chute est ralentie par magie debout sur la pointe des pieds. Au bout d’un petit moment elles reprennent leurs esprits en se posant des questions les sœurs repèrent un petit chemin herbu qu'elles hésitent à emprunter autour il y a des forêts verdoyantes cernant ce joli panorama. -Gwen que fabrique-t-on dans cet endroit. Quel tour de passe-passe nous a envoyées dans ce champ nous étions dans la maison de notre ancienne parente c'est insensé . -J'en suis toute chamboulée où avons nous atterri. -C'est de ta faute ce qu’il arrive quelle idée m’a prise de t’avoir pris la main j’ai la frousse c'est si calme. -A mon avis ce n'est pas normal nous sommes certainement à quelques kilomètres du village, nous allons regagner la route. -Évidemment que suis-je bête nous allons bientôt rentrer chez nous as-tu le bijou . -Je vais vérifier. Gwen glisse la main dans la poche de son pantalon elle a beau farfouiller il n'y est plus. - Je suis sûre de l'avoir mit avant qu'on tombe dans ce lieu. -Tu rigoles tu te moques de moi seulement pour que j’enrage n'est-ce pas . -Non je te dis qu'il n'est pas dans ma poche. -Alors où est-il . -A mon avis je l’ai perdu je suis désolée , nous allons avancer on va certainement arriver sur la route ensuite on avisera. Nous poursuivons en explorant les alentours le chemin que nous empruntons est d'une couleur orangée on dirait de l'ocre. Le sentier serpente à travers la campagne , cachées derrière des broussailles nous discernons de drôles de maisons , on se figure que peut-être nous avons été envoyées dans le Moyen-âge. -Je présume que l'on a été transportées dans ces années là , c'est pas possible je rêve ou je suis dans un cauchemar . -Oui vu l'état de ces cabanes c’est probable. Chapitre 3 Et là c'est le choc de notre vie nous avons traversé une porte du temps c'est incroyable et époustouflant nous avons la chance pas un habitant ne rôde dans le coin. -C'est de ta faute si tu m'avais écoutée je te l'ai dis tout à l'heure on ne serait pas là. 4
  • 5.
    - Je nepouvais pas prévoir à l'avance que cet événement allait se dérouler. - Excuse-moi si ce bijou était dans ta poche nous serions chez nous. -Tu penses que je l'ai fait exprès je viens de te dire que je suis désolée il a disparu de ma poche pendant le transfert. Nous surprenons un groupe d’individu affairé autour d'un attelage de bœufs nous entamons une discussion à ce sujet : -Que font ces citoyens dans ce trou isolé Gwen . -Si j’étais au courant je te répondrais , on va s’approcher et tenter de découvrir la façon dont ils sont vêtus. -Oui allons nous glisser subrepticement dans le paysage sans que l’on nous repère. Nous nous faufilons derrière un arbre de là on peut observer les vêtements qu'ils portent nous sommes contraintes d’envisager hâtivement une solution puis réfléchir à notre situation rocambolesque. -As-tu une idée sympa Gwen . -Cela ne va pas être facile on a besoin de voler des vêtements je sais qu'à l'époque du Moyen âge si nous y sommes les gens mettaient sécher leurs habits au sol. -Leur linge séchait parterre . -Oui espèce de gourde à cette époque ils n'avaient pas inventé l'électricité et les machines à laver. -On va accéder sans bruit pour piquer deux tenues. Ne connaissant pas l'heure qu'il est nous prenons patience jusqu'à la tombée de la nuit pour aller là-bas en espérant que les frusques soient dehors. -J'ai trop faim mon estomac gargouille. -Moi aussi que veux-tu attendons la nuit totale. Nous entendons les villageois discuter signe qu'ils ne sont pas au lit. -C’est drôle il n'y a pas de bruit cela change de notre siècle bruyant. -C'est évident on va finir par nous ennuyer de notre tumulte urbain. -Nous allons trouver une occupation par exemple travailler dans les fermettes ils ne vont sûrement pas nous nourrir pour que dalle. Finalement les gens se sont tus , l’humidité se fait sentir on frissonne. En pressant le pas nous atteignons le lieu où les fringues sont posées nous avons de la veine elles sont là. Nous ramassons dans l’obscurité un pantalon , une chemise ,une robe ainsi qu’une coiffe. Discrètement nous reluquons cette mansarde elle est bouclée il n'y a pas d'étable ce n'est pas ici que nous allons pouvoir dormir. Il y a un jardin adjacent nous essayons de repérer des légumes n’ayant que la lune faisant office de lampe astrale. Nous réussissons à distinguer un pommier rabougri portant des fruits nous cueillons quatre ou cinq petites pommes avec cette unique source de lumière on est paumées dans cet endroit. -Franchement où sommes nous , où allons nous roupiller . -Je n’y ai pas songé nous allons avant-tout nous vêtir avec ces habits. 5
  • 6.
    Les filles vontse changer derrière un arbre elles ont de la peine à enfiler ces frusques étant habituées de s’habiller d’un jean et d’un tee-shirt. -Tu me vois Lyse je ne sais pas à quoi je ressemble affublée de la sorte. -Je ne peux pas te le dire Gwen je ne caractérise pas grand chose. Où allons-nous se reposer je suis fatiguée. -J'ai une idée on rebrousse chemin et on s’allonge sous le pommier jusqu'à l'aube on prendra un sentier au hasard c’est la seule solution pour le moment le ciel est étoilé nous avons un repère là-haut. -D’accord passons la nuit dans ce coin je crains que l'on puisse trouver le sommeil contre un tronc d'arbre. -Nous y sommes forcées rappelle toi la semaine dernière nous avons maté un DVD de la soupe au chou nous sommes assises sous un pommier je ne te dis pas de simuler la scène du film peut-être allons nous voir un OVNI -Tu me fais rire si on en voyait un de quelle manière on réagirait . -Je lui demanderais gentiment de nous rapatrier en 2015 cela serait super. Nous éclatons de rire en évoquant du pommier du film de ces supers acteurs. Notre nuitée est courte nous admirons les étoiles scintillantes. Nous souhaitons que l'aube pointe le bout de son nez à la maison voisine un coq chante Lyse se souvient que l'été ce volatile vocalise vers les cinq heures du matin , on se lève péniblement l'horizon prend une teinte rosée Gwen peut enfin admirer son nouveau style vestimentaire , elle est habillée d'une robe de flanelle couleur sable je suis vêtue d'un pantalon de la même couleur je porte une chemise d'homme blanche. Sapées de la sorte nous sourions on s’imagine dans un bal masqué. La rigolade finie nous reprenons notre sérieux en cheminant sur un sentier cela nous réchauffe de notre nuit passée à la belle étoile. Nous visualisons un autre village aussi laid que le premier en pénétrant dans la cour d'une ferme la maîtresse de maison nous aborde , elle est dodue avec de belles joues rouges apparemment cette vie lui convient derrière elle une ribambelle de gamins nous examinent en riant. -Bonjour nous sommes perdues est-il possible d’avoir un peu de nourriture nous avons faim . -Bonjour vous savez nous ne possédons qu’un peu de nourriture j'ai cinq enfants , je vous offre un repas si vous allez aider les hommes aux champs. -Pas de souci nous irons les aider c'est gentil de vouloir nous offrir un repas. Elle va quérir à manger en revenant avec deux tranches de pain rassis accompagnées d’un peu de fromage nous engloutissons tout en dix minutes. -Nous avons soif avez vous de l’eau. -Raoul va vous en ramener. Il nous apporte deux écuelles en bois remplies d'eau fraîche , on se dévisage avec stupéfaction Gwen a un début de sourire je lui intime l’ordre de se taire : -Je vous remercie sans vous notre estomac serait resté vide. -Je pense que vous avez vu les blés sont murs le moment est venu de les couper je vais vous donner une faucille allez rejoindre les travailleurs dans le champ il se trouve après la maison vous verrez ce n'est pas loin , ils sont une dizaine. A peine arrivées nous avons déjà une corvée à effectuer , elle est indispensable si nous ne 6
  • 7.
    voulons pas mourir.Cettejournée de boulot terminée nous sommes éreintées nous ne traînons pas pour aller se coucher , la paysanne nous a mit une vieille paillasse elle est posée juste à côté du garde manger. Ce soir-là un repas acceptable nous est accordé il y a du jambon , des pommes et un semblant de fromage avec du de pain. -Nous avons eut le même chez la fermière à notre arrivée. -Le principal est de manger , ce n’est pas important. Nous nous délectons de cet en-cas dans les jours à venir ce n'est pas certain qu’on aura de quoi manger .Le mystère reste entier à propos de ce qu’il nous attend dans ce monde inconnu. La semaine de travail aux champs prend fin n’ayant pas l’habitude à ces travaux manuels nous prenons la poudre d'escampette au milieu de la journée nous choisissons de partir à la découverte d’un autre village. A ce jour notre interrogation est de savoir dans quel contexte nous sommes et de comprendre pour quel motif nous avons atterrit à cette époque. Gwen présume que d'après les maisons et les frusques que nous portons nous avons été transportées à la période du Moyen-âge cela n'est qu'une déduction. Nous continuons notre périple nous grimpons sur un raidillon celui-ci nous mène en haut d'une colline de là nous avons une vue imprenable. Nous découvrons une ville avec un joli château écarté de cette localité c'est plutôt une forteresse en tournant la tête sur notre droite nous apercevons un moulin. Ses pâles tournent au gré du vent notre cœur bondit de joie. Nous sommes affolées comment pénétrer dans cette ville sans susciter la curiosité des habitants . Aux portes personne ne nous prête attention c’est une chance qu'il y ait beaucoup de monde circulant à travers les rues. Les maisons sont hautes toutes en bois le rez de chaussée est occupé par des boutiques les venelles sont sales et nauséabondes.Apparemment c’est jour de marché posés sur des étals des fruits , des volailles , des légumes sont présentés aux éventuels acheteurs. Lyse reste fascinée devant des pommes juteuses des poires joufflues ces délices sucrés la tente , d'un geste vif elle vole deux pommes manifestement le marchand la voit se met à beugler : -Au voleur , au voleur arrêtez-le. Nous détalons comme des folles dans le dédale de ces artères obscures Gwen réussit à se sauver manque de pot Lyse se fait arrêter par un pouilleux. Il m'emmène dans un cachot je me retrouve avec trois gueux édentés mal coiffés sentant les excréments mélangés à la sueur j'ai un haut le cœur c'est terrible le type m’ayant chopée me dit sans ménagement : -Tu vas être jugé pour ce que tu viens de commettre sale voleur. Cela pour deux pommes je n'en crois pas mes yeux je me dis que j'ai de la veine il me prend pour un gars , c'est normal j'ai les cheveux courts les autres me dévisagent. Le plus hargneux me moleste je reste muette étant abandonnée dans ce cloaque . -Eh tu m'entends toi je te cause qu'es-ce que tu as dérobé pour venir nous rendre cette petite visite . Je toussote pour prendre une voix d'homme. -Heu salut les gars j'avais un petit creux , j'ai piqué deux pommes au marché. -Ah oui tu ne nous racontes pas des menteries des fois , peut-être es-tu un voleur de choses 7
  • 8.
    plus chères quetu planques dans tes poches. -Je vous assure que non tu t'appelles comment . Il riposte en disant qu'il est Richard le grand voleur en s'approchant prés de mon visage , je suis paniquée son haleine me donne la nausée il me questionne à son tour. -Tu ne m’as pas dit ton nom . -Je suis Loup depuis combien de temps vous êtes là . -Ici on ne compte pas les jours j'ai un plan pour nous évader avec mes potes nous allons attaquer le geôlier. -Vous êtes dingues vous allez finir par moisir dans ce cachot , je ne veux pas vous suivre dans vos sales desseins. -Voleur de pommes tu vois ce que je tiens dans ma main si avec ça il ne nous laisse pas déguerpir ça m'étonnerais. Il a un grand couteau rouillé je n'aimerais pas en recevoir un coup. Je suis affolée je me mets à trembler mieux vaut me tenir tranquille éloignée de ces brigands. Cette incartade terminée j'entends les clefs ouvrir la porte mon corps est prit de frissons. La frousse s'empare de moi si ces acolytes passent à l'acte je prendrais la fuite. Le geôlier n'apporte que le semblant de repas c'est une grande tartine de pain sec avec de l'eau. -Gamin approche sale bougre viens prendre ta pitance profite je ne sais pas quand aura lieu la prochaine ha ha . Richard accompagné de ses mécréants récupèrent sans broncher leur écuelle je pense : (Ce ne sont que des braillards ils gueulent de loin en tout cas Richard à réussi son coup pour m'effrayer.) Je m’assois sur la paille il fait froid, c'est humide ma nuit va être courte ce Richard m'a mit les chocottes il va sûrement m'ennuyer pour que je ne dorme pas finalement ils finissent par s'endormir ils ronflent fort je passe une nuit blanche. Les jours défilent dans l'attente d'un éventuel procès Richard et ses sbires me laissent tranquille puis à un moment il me demande si cela me plairais de faire partie de sa bande de brigands il tient à m'initier pour voler en leur compagnie dans les demeures les plus riches de ce comté ou attaquer les carrosses. -Loup tu ne réponds pas es-tu d'accord j'ai remarqué que tu es jeune et mince tu es taillé pour te glisser n’importe où. -Je ne suis pas sûre d’avoir envie d’appartenir de votre bande et de ce boulot malhonnête. -Réfléchis Loup surtout réfléchis dans le bon sens je veux ta réponse j’ai besoin d’un jeune dans mon équipe. -Je verrais Richard. Je songe à ma sœur en ce moment où est-elle que fabrique-t-elle dans ce monde hostile .Il faut qu’elle m'aide à sortir de ce trou infecte je ne veux pas rester au milieu de cette saleté. Me voilà dans de beaux draps en ce moment je devrais soigner mes patients à St Fiacre dans quelle galère ma frangine m'a mise. Si seulement je pouvais me réveiller que cela ne soit qu'un cauchemar j’ai beau me pincer c'est réel je suis prisonnière.Pourquoi la tentation de voler ces fruits m’a prise je ne vais pas finir ma vie dans cette immonde geôle nauséabonde nos parents ne s'imaginent pas que nous ne sommes plus chez notre aïeule à Fontaine. En tout cas je suis coincée dans ce cachot j’aperçois à travers une fenêtre minuscule un rai de soleil je devrais 8
  • 9.
    être dehors pouren profiter. Je commence par en avoir marre de cet enfermement ont-ils embarqué ma frangine.C'est incroyable en temps normal je me détends chez moi dans un bon bain chaud je dors dans mon lit sous ma couette que nenni ! je suis claquemurée en compagnie de larrons mal fagotés. J’imagine que huit jours sont passés et je suis prisonnière. Un matin je reconnais la voix du garde ouvrant la porte précipitamment : -Toi galopin sors de là tu vas passer au tribunal populaire cela va te passer l’envie de voler ces choses ne t’appartenant pas , aller sors de là. Richard s'écrie : -Nous aussi on veut passer devant les juges pour sortir de ce trou. -Tenez vous tranquille sales bougres votre sort n'est pas à l'ordre du jour vous êtes des brigands de haut vol. A la suite de cette conversation je suis conduite dans une salle un monde fou est là j’ai l'impression d'être un tueur ils jaspinent hystériquement : -La pendaison , la pendaison. C'est affreux finalement je me retrouve devant un juge de pacotille , les gens me huent ils en profitent pour me cracher dessus. Je n'en peux plus on veut me punir juste pour deux malheureuses pommes drôle de loi à cette époque. A un moment j'entends derrière mon dos une voix que je connais c’est ma sœur elle est venue pour prendre ma défense me sauver du sort annoncé par la sentence. En 2015 c'est une bonne avocate à cette époque que vaut-elle Gwen entame une plaidoirie avec un aplomb exemplaire en expliquant au juge que j’avais faim le jour du vol. Cet homme se faisant hésitant Gwen ajoute qu'elle a des deniers en entendant ce fait il se montre indulgent envers moi. La transaction terminée je peux enfin sortir libre je cours me réfugier dans les bras protecteurs de ma sœur tellement heureuse de reprendre ma liberté. Nous quittons ce lieu par une porte dérobée la foule devenait hostile , nous nous enfuyons sans demander notre reste dorénavant il nous faut envisager rapidement une solution. Lyse demande à Gwen comment elle s'en est sortie -J’ai eus la chance de rencontrer une âme charitable celle-ci m’a aidée. Je te préviens ne t'avise plus de voler quoi que ce soit à l'avenir tu as compris. -Pardon j'ai compris nous sommes dans une époque troublée je ne volerais plus c’est certain. Chapitre 4 Nous passons devant le château nous prenons l'initiative d'aller demander si ils ont besoin de personnel une gouvernante nous reçoit à l'entrée elle nous indique: -Allez à la métairie ils cherchent du monde justement. -Merci. 9
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    A destination lapatronne nous cause après un pourparler nous sommes embauchées on est tenues de laver les habits des châtelains. Nous travaillons d’arrache-pied depuis une quinzaine de jours c’est un bon début. Nous sommes épuisées et heureuses on se sent en sécurité dans cet endroit.Nous espérons sans cesse repartir chez nous de quelle manière .Le soir nous en parlons allongées cette fois dans un vrai lit Gwen souhaite que cela est juste un mauvais rêve. Si seulement on était informées de la raison de notre venue dans cette période ceci arrangerait nos problèmes malgré tout nous résistons.A un moment donné une cuisinière tombe malade Lyse ne peut pas la soigner personne ne sait ce qu'est une femme médecin. Gwen la remplace au pied-levé ayant de bonnes notions culinaires c'est un plus , les châtelains vont manger de bons plats.Lyse est dehors la plupart du temps sa mission est de s'occuper du jardin des parterres de fleurs nous n'avons pas à nous plaindre on reçoit cinq deniers par semaine que nous mettons de côté. A chaque instant de libre c'est la même interrogation elle revient souvent. -Pourquoi nous avoir envoyées si loin de notre époque . Effectivement nous n’avons pas la réponse nous continuons à nous échiner au dur labeur. L’été persiste nous ne supportons plus ces habits épais vivement notre retour à Saint-Fiacre. Nous envions le lac , nous imaginons que les gens se baignent en se détendant assez rêvassé nous devons retourner à notre travail Gwen papote avec sa chef cuisinière celle-ci lui a certifié que nous sommes en 1455. Nous pouvons enfin nous situer dans cette période nous n'avons pas de moment de repos.C’est super ce qu'il nous est arrivé nous avons été victime d'un sortilège dans quel but. Cela reste à découvrir ce soir nous allons en discuter sérieusement. -Tu ne considères pas cela pour le moins fantastique c’est à cause de ce bijou que nous avons traversé ces siècles -J'ai réfléchis infiniment à ce souci depuis notre visite chez notre descendante je me demande pour quelle raison celle-ci détenait ce bijou en or pur caché sous une pile de draps. -Peut-être y a-t-il une explication particulière pour que nous soyons « téléportées » dans cette page de l'histoire . Gwen semble concentrée elle signale à Lyse : -Tu connais le proverbe il n'y a pas de fumée sans feu on va finir par trouver la réponse. Nous prolongeons notre durée de boulot pour ces personnes en essayant de dégoter des indices Gwen tente d'apprendre des choses. De son côté Lyse connaît le jardinier c'est un homme âgé il sait pas mal d'anecdotes si elle lui pose les bonnes questions elle aura un début de piste. Un matin en s'approchant de lui elle entame la conversation : -Le temps est magnifique si les légumes poussent à cette vitesse-là nous allons bientôt récolter les tomates vous avez vu . -Oui je ne suis pas miro mademoiselle. Lyse veut en savoir davantage elle devient principalement amicale et lui pose la question ayant intérêt à ses yeux : 10
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    -J'aimerais que vousme disiez ce qu’il s'est passé avant . -Il y a plusieurs années des sorcières ont été brûlées sur un grand bûcher cela s'est déroulé sur la place les esprits ont sévèrement étés agités par cet événement cruel. Ce récit ne lui donne aucune réponse à laquelle elle s'attendait au moins elle sait qu'il y avait des mégères parmi la populace. Gwen a été étonnée de ce que Lyse lui a apprit comment se fait-il que des harpies sévissent dans cette contrée .Nous devons découvrir ceci d'une façon où d'une autre , nous restons à la ferme ayant le gîte et le couvert , le respect de nos patrons notre travail leur suffit. Aujourd’hui c'est notre jour de repos on le met à profit pour obtenir de plus amples renseignements. Nous partons à « Crépin » sans trop nous montrer surtout Lyse , nous enquêtons auprès des gueux pour connaître le nom de ces sorcières brûlées.Les réponses sont négatives nous comprenons les villageois ils veulent oublier cette période perturbée. Le soleil brille cela nous donne un but pour notre balade nous voyons une masure à la sortie de la ville nous allons dans cette direction.Parvenues aux abords de la maison nous frappons à l'unique porte de bois elle n’a pas de fenêtre.Personne n'ouvre pourtant nous entendons des pas à l'intérieur Gwen insiste -Il y a quelqu'un on vous entend . Lyse affirme : -Ce n'est pas la peine d'insister on ne nous ouvrira pas nous allons revenir demain si notre emploi du temps le permet. Nous faisons demi-tour à peine éloignées nous distinguons une forme debout devant la porte c'est une femme elle semble apeurée. Elle jette des coups d’œil aux alentours son regard nous glace le sang nous sommes figées , malgré sa froideur cette personne a une voix douce elle nous questionne : -Que me voulez-vous . -Nous sommes en promenade le hasard nous a guidées jusqu'à vous. Elle nous invite , on se regarde perplexes par politesse nous acceptons nous lui emboîtons le pas dans son humble demeure où l'obscurité règne. Nous avons du mal à discerner le décor c'est une grande pièce à vivre comme à cette époque sur le côté droit il y a son lit.Au centre ,il y a une petite table à gauche une sorte de cuisine. En face nous découvrons une cheminée où est suspendu un chaudron bouillonnant exhalant des odeurs fortes , à l’évidence une énigmatique mixture mélangée d'herbes et d'encens.Au dessus de l'âtre une étagère est suspendue dessus sont entreposés des bocaux remplis de plantes séchées. Cet ensemble est accompagné d'un brouet et d'un pilon. -Voulez-vous boire quelque chose . -Volontiers nous avons chaud. -Veuillez prendre place sur le banc. Cette mystérieuse femme ramène deux chopes en terre cuite c'est une boisson qu'elle a préparé son goût est un délice l’arôme sent la framboise mélangée à la rose. Elle nous observe sans bouger nous n'osons pas entamer la conversation elle commence : 11
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    -Ne me ditespas que vous êtes venues chez moi par hasard. -Nous ne connaissons pas cet endroit on s’est égarées. -Je m'appelle Mélisande quels sont vos prénoms . -Voici ma sœur Lyse je me prénomme Gwen notre nom de famille est Gardianes. Dubitative elle nous rétorque : -Vous avez de drôles de prénoms dont je n’ai jamais entendu parler par contre votre nom me dit quelque chose de particulier. Interloquées nous la regardons elle nous parle d'une sorcière de ce nom elle a disparut de façon énigmatique personne ne l'a revue. Ce fait est très lointain cela nous conforte dans notre idée si nous sommes venues dans cette contrée ce n'est pas par accident. Il ne reste qu'à découvrir la mission que nous devons effectuer dans cet univers. Il y en a une c'est logique nous nous demandons si cette femme n'est pas une devineresse vu de quelle manière elle est vêtue. Elle porte une longue robe bleu marine sur ses cheveux une coiffe pointue est posée l’ensemble est de couleur similaire. Quant à son regard lui est intense et hypnotisant il est singulier pareil à sa tenue. Son nez est gros et long cette femme n'est ni belle ni laide , elle nous semble être une intruse n’étant pas à sa place. Sur son lit un gros chat noir dort paisiblement depuis notre arrivée. En tournant légèrement la tête en direction de la porte un balai est posé contre le mur il est fabriqué de piailleries. Soit le destin nous joue un tour ou il nous a attirées dans ce lieu. Mélisande ne semble pas pressée de rester seule Gwen prend la parole : -Nous sommes obligées de retourner à la métairie je dois préparer le souper. Elle se lève nous affirme timidement : -Si vous voulez revenir vous serez les bienvenues. -Oui lorsque nous aurons un moment de libre on reviendra vous tenir compagnie. Nous la saluons nous reprenons le sentier de la ferme Gwen ayant remarqué ce que Mélisande possède dit : -Cela ressemble à un rituel tu as vu ce chaudron puant et tous ces bocaux remplit d'herbes ainsi que ce balai .Il y a aussi un gros matou je suis persuadée que c'est une jeteuse de sorts une vraie ses vêtements nous le confirment. -Oui elle nous a apprit qu'une de ses consœurs s’est volatilisée je commence à avoir un soupçon. Soit-disant que notre aïeule est décédée depuis un bail pourquoi détenait-elle ce super bijou nous ayant conduites jusqu’ici .Ce ne peut être qu'elle la sorcière voyageant par magie. -Je suppose que tout concorde ce nom a réveillé la mémoire de Mélisande. - Notre mamie était déjà une magicienne à t'entendre. -Oui nous avons un début de réponse à la question nous tenant à cœur , il n'y a plus qu'à éclaircir cette saga dans ce monde spécial rappelle toi si nous avons fouillé chez mémé ce n'était pas pour une bagatelle Lyse.Un petit détail me tracasse ce petit sac était bleu marine comme les habits de Mélisande il y a forcément un lien entre elles. 12
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    Chapitre 5 A notreretour au domaine les filles de la cuisine nous ont préparé une surprise. De nouveaux habits plus légers que ceux que nous portons. Elles se sont aperçues que Lyse est une femme nous revêtons une jupe marron, un haut blanc original ainsi que de légères paires de brodequins, ceci agrémenté d'une charlotte.Ces changements sont agréables nous sommes libres de nos mouvements.Nous n'avons plus l'impression d'êtres empotées Gwen est retournée en cuisine je pars laver le linge au lavoir. Avec quatre filles supplémentaires ce matin c'est le lavage des draps nous ne sommes pas de trop pour cette besogne , les draps mouillés sont très lourds. Lorsqu’ils sont essorés on les étend à plat sur l'herbe aux quatre coins nous y déposons une pierre pour éviter qu'ils ne s'envolent par grand vent. L’été se passe sans nuages venant assombrir le ciel nous allons nager dans l'eau fraîche de la rivière elle coule près de la métairie nous sommes forcées de nous camoufler peu de gens savent nager dans les années 1500. On peut nous prendre pour des sorcières nous avons de la veine aucun citoyen ne vient une fois notre trempette terminée nous sommes détendues.Nos conversations tournent autour de Mélisande elle va nous aider à repartir chez nous. La fermière nous ordonne : -Allez aider les hommes il faut battre les épis avec un fléau vous devez prendre une longe pour piétiner le blé afin de séparer les graines. -Laissez-nous terminer notre repas ensuite nous irons aux champs. L'estomac lourd nous lui demandons : -On a besoin d’un brin de toilette si possible. Elle nous indique un baquet d'eau froide dans la cour, nous ne voulons pas que notre secret soit dévoilé on se nettoie le visage en vitesse. -Super si c'est comme ça adieu le bain chaud , le parfum et tout le reste. -Cesse de te morfondre garde tes forces pour aider les hommes aux champs. D'un pas lent nous nous dirigeons vers eux la chaleur nous écrase , la sueur colle nos vêtements nos cheveux dégoulinent.C’est pénible en même temps nous devons montrer notre courage. En arrière plan nous entendons des rires d'enfants nous suivant en jouant et en chantant joyeusement surprises nous sentons des petites menottes se glisser dans nos mains. Lyse découvre une petite fille d’une dizaine d'années un sourire espiègle sur le visage la regardant elle est accompagnée de son frère , il a plein de taches de rousseurs. Nous voilà tous partis en sautillant sur ce chemin poussiéreux quelques mètres plus loin nous apercevons des gens ils sont debout ils nous donne l'impression de danser. Une charrette est attelée à deux bœufs ils piaffent d'impatience sous la chaleur du soleil estival. Un paysan nous aperçoit il nous questionne : -Que venez vous fabriquer aux champs nous battons les blés on a pas besoin de vous. -La patronne nous a ordonné de venir vous aider ce travail ne peut attendre. 13
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    -D'accord suivez-moi jevais vous donner des longes. -Gwen je ne me sens pas capable de réaliser ce boulot il me semble difficile. -Examine la façon dont ils s'y prennent ces messieurs n’ont pas le temps de nous apprendre. En début de soirée on s’aperçoit que ce travail n'avance pas assez vite alors nous prenons la décision de lever le camp.La chaleur nous accable on prend les voiles doucement sans que l’on nous voit , nous partons sur les sentiers lasses et assoiffées. -C'est de ta faute si on est dans cette galère dans un village nullement agréable pourquoi t’avoir suivie avec ce bijou . -A chaque difficulté qu'on rencontre tu m'accuses décidément pourquoi tu te défoule sur moi .Tes arguments sont infondés j’imagine que si nous sommes là c'est qu'il y a une cause spéciale. Lyse ne répond pas à quoi cela lui sert de se fâcher contre moi . Nous poursuivons notre trotte nous sommes à bout de forces , Lyse entend un bruit de sabots ils approchent lentement un homme braille : -Holà tout doux. Nous voyons un croquant avec une carriole attelée à un vieux cheval de trait de couleur fauve. Le bouseux est édenté il a un gros nez rouge coiffé d'un chapeau lui cachant le regard : -Grimpez dans la carriole mettez-vous sur les sacs vous allez vous reposer vous m’avez l'air en piteux état. -Merci c'est gentil. Le voyage se traîne en longueur cela nous permet de visionner les étoiles le bruit des roues de la charrette suivies des pas ferrés du canasson finissent par nous endormir , l'ancien nous a reconduites à la métairie. Nous nous retrouvons à notre point de départ quel goujat ce campagnard. En pénétrant dans la cour de la ferme la métayère nous passe un sacré savon : -Vous n'aviez nul droit de quitter ce champ que vous a-t-il prit vous êtes folles . Nous lui présentons nos excuses elles sont acceptées du bout des lèvres. -Gwen dorénavant on va prendre à chaque erreur qu’on commettra. Le lendemain Gwen reprend son boulot en cuisine par fatigue elle laisse échapper une soupière en se fracassant au sol elle se brise en mille morceaux. La taulière lui insinue : -Ma fille si une maladresse de la sorte se reproduit je vous assure que vous allez reprendre votre chemin pour retrouver un travail ailleurs. Les jours se suivent l'ambiance est glaciale , le lendemain la pluie tombe un gros orage a 14
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    éclaté à l'aube.Le travail champêtre est interrompu nous restons oisives. Entre deux nuages nous allons marcher , dans notre dos nous entendons des bruits de sabots ils s'approchent en cœur nous voyons deux cavaliers sur leurs montures noires de très beaux canassons à l'allure fière nous nous écartons afin de les laisser passer parvenant à notre hauteur ils nous arrêtent presque de force nous y sommes contraintes. Ils descendent Lyse se sent gênée j'ai la certitude qu'elle vient d'avoir le coup de foudre pour l'un d'eux , reste à savoir lequel.C'est vrai qu'ils sont beaux ces bonshommes un est blond avec de jolis yeux bleus l'autre est brun aux yeux verts à mon avis ma sœur est tombée raide amoureuse du blond. C'est son type de mec qu'elle désire en vain en 2015 nous baissons la tête n'oublions pas que nous sommes des paysannes le bel homme brun nous interroge : -Gentes damoiselles c'est la première fois que l'on vous rencontre , avez-vous de la famille dans cette contrée . -Non nous œuvrons à la métairie. -Vous venez de quel comté vous n'avez pas répondu à ma question . -Nous avons traversé maintes campagnes en longeant des forêts pour trouver un travail. -On ne se retrouvera à l'avenir avec mon frère nous sommes souvent en promenade sur les pistes inhospitalières de cet immense domaine. Cette rencontre est fortuite les cavaliers reprennent leur route , nous sommes remuées Lyse est émue moi aussi je l'avoue le brun est vachement mignon. -Ils sont beaux mon cœur bat la chamade j'en suis toute retournée qu'en penses-tu . -Le blond est craquant tu as vu ses yeux ils sont aussi bleus que l'océan j’en frémis ils partent en direction du château. -Certainement qu’ils résident là-bas étant donné qu'ils sont partit dans cette direction c'est logique espèce d'idiote. - Lyse ce n'est pas moi l'idiote normalement n'est-ce pas . -Pense ce que tu veux je m'en moque le jeune blond m'a séduite d’un seul regard. -Tu m'as l'air vachement amoureuse attention nous n'appartenons pas à ce siècle. -Oui malheureusement finalement j’ai décidé de rester . -Tu es tombée sur la tête j'ai raison en disant que tu n'es qu'une idiote. -Pff je m'en fou. -Nous devons rentrer au lieu de papoter au milieu de ce sentier quelqu'un peut écouter notre conversation on ne sait jamais. -D'accord ma sœur tu es tombée sous le charme du chevalier aux yeux verts hein pas la peine de jouer ta maligne. -Hum, hum. Le lendemain est vite venu le beau temps l'accompagne c'est repartit nous ramassons les épis il reste trois ou quatre jours de labeur. Vivement que cela soit terminé les filles nous ont apprit qu'à la fin de la fenaison une fête est donnée. Nous sommes impatientes de savoir comment ces sauteries se déroulent au Moyen-âge. Ce moment tant espéré arrive enfin va-t-on s'amuse , il n'y a qu'un ménestrel super ! . Il est venu que les vilains dansent franchement nous ne savons pas virevolter sur ces accords musicaux. Nous n'avons pas d'autre choix on est obligées de participer à cette soirée les habitants sont présents , sous un chêne il y a un banc nous allons nous asseoir Lyse me chuchote : -Regarde les gueux commencent à guincher elle est étonnante cette danse nous avons la chance d’avoir d’autres musiques dans notre siècle. 15
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    -Oui c'est vraije ne me vois pas en boite de nuit m'éclater comme ça ha ha . -Arête de rire comme une folle ils vont se demander pourquoi tu te comportes de la sorte Gwen. -Je me tais pour eux c'est normal Lyse tu vois ce que je vois . -Oui je suis époustouflée que viennent-ils fabriquer ici . - En tout cas ils sont beaux. Ce sont les cavaliers ils font leur apparition descendent de leur cheval notre cœur se met à frapper fort dans nos poitrines, nous en sommes pétrifiées d'émotion. Eux ne nous ont pas vues nous les dévorons des yeux ils sont rivés sur ces jolis chevaliers lyse argue : -Gwen partons tu sais nous ne savons pas guincher ils vont s'en rendre compte et là ils vont deviner que nous ne faisons pas partie de leur milieu. - Crois-tu que c’est la meilleur solution , de toute façon c'est trop tard ils nous ont aperçues. Ils viennent vers nous ne savons pas quelle attitude adopter en face de ces deux personnes charmantes ils nous chantent : -Bonjour gentes Damoiselles quelle joie de vous trouver au milieu de toutes ces paysannes. Nous effectuons le même rituel sinon nous serions prises pour des femmes de mauvaise vie.Ils portent de belles tenues une chemise blanche accompagnée d'un boléro en tissu noir un juste au corps et bottés de cuissardes. Nous à côté on est mal fagotées d'où peuvent venir ces messires nous ne sommes que de petites gens on leur répond : -Veuillez nous excuser nous allons rentrer. Ces Messieurs n'ont pas l'air d'accord de cette réponse ce monde ne nous appartient pas. D’un bon pas nous quittons ce lieu, nous sommes amères deux jeunes hommes intéressés par nos personnes c'est dommage nous n'avons nul droit de les fréquenter. La tristesse nous envahit c'est ainsi nous devons nous éloigner d’eux. Nous reprenons notre boulot le train-train quotidien. Le blé étant coupé et engrangé il faut à présent préparer la terre pour la prochaine récolte les bœufs sont attelés les labours peuvent débuter. Gwen reprend son boulot je m'occupe du ménage de la ferme avec ce travail nous n’avons pas un moment pour nous côtoyer. Le mois de septembre est arrivé Lyse n'a plus de loisirs , la patronne lui souffle : -Vous me semblez lasse Mademoiselle. -Oui pourquoi cette question. Elle lui réplique qu'elle va se reposer quelques jours Lyse est contente de cette nouvelle enfin un repos mérité ne lui fera pas de mal. Elle se dépêche d'aller l'annoncer à Gwen celle-ci répond : -Moi aussi j'ai le droit d'avoir du repos. -Lyse comme nous avons des jours de tranquillité profitons-en pour rendre visite à Mélisande il y a urgence le temps devient long. -On va y aller demain après-midi. 16
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    Chapitre 6 La nuitpasse vite on se lève un peu plus tard qu'à l'accoutumée on peut se prélasser nous allons nous laver au baquet il ne fait pas très froid, l'hiver venu est-ce que cela sera possible. A la fin de notre toilette de chat on va à la cuisine prendre le petit déjeuner une femme de chambre nous a déniché des capes chaudes. Dans la matinée nous allons chez notre nouvelle amie à quelques pas de sa masure nous sommes surprise par un bruit de sabots ce sont les jeunes cavaliers croisés à la fête des moissons. Nous tentons de les éviter cette fois-ci ils nous coincent , ils sautent au sol et ne paraissent pas contents , la peur nous saisit on s’élance le plus rapidement possible eux courent plus vite ils nous rattrapent. Nous voilà prises à leur piège on s’arrête essoufflées un des cavaliers murmure : -On veut nous esquiver jeunes dames . -On ne vous connaît pas vous nous faites peur . Ils sont étonnant ils n’insistent pas remontent sur leurs chevaux qu'ils lancent au grand galop de colère apparemment. Pourquoi un tel acharnement de leur part que veulent-ils de nous , désorientées on effectue un demi-tour pour nous mettre à l'abri. -Lyse c’est pas la première fois que ces gars nous bousculent je désire savoir ce qu'ils nous veulent . -On leur plaît tout simplement. -Je me range à tes côtés tu as vu juste. Un mois plus tard ces deux insolents arrivent habillés de leurs plus beaux atours les servantes , les cuisinières piaillent gloussent. C’est la même cacophonie que dans une basse- cour les filles leurs font la révérence nous sommes intriguées part dessus tout elles se postent devant eux pour que les chevaliers leur prêtes attention. On avait pas prévu que ces hommes nous dévisageraient avec une telle insistance , l’embarras nous saisit leurs regards sont inquisiteurs ce n’est pas croyable ce sont les princes. -Gwen je me demande pour quel motif ces deux là viennent ici . -Ils nous surveillent tu as surpris la façon dont ils nous regardent. Nous sommes ébahies face à ces rencontres ce sont les princes quelle découverte on ne se doutait pas qu'ils appartenaient à la royauté. La métayère nous ramène soudain sur terre. -Retournez à vos occupations au lieu de reluquer les princes. La journée se termine le travail est rare en automne le labeur est moins soutenu je rejoints Lyse elle me dit doucement en riant : -Je ne peux m'empêcher de rêver à ce blond il est si ravissant. 17
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    Je la taquinenous chahutons en rigolant quelques minutes on finit par s’endormir profondément. Aujourd’hui nos activités monotones reprennent , en début d’après midi la patronne nous donne l'ordre de nous rendre au château apporter des volailles ainsi que des légumes frais elle nous remplit un gros panier en osier pesant des tonnes nous le portons à deux , nous suivons le long chemin poussiéreux serpentant au milieu des champs il traverse également une forêt. -Il est lourd ce tas de légumes j’ai une crampe dans la main la fermière n'a pas lésiné elle a mit des faisans , des salades des fèves des pois ils ne vont pas mourir de faim. - S'est sûr j'ai l'impression que l'on nous prend pour des bourricots . -Je n'en peux plus une petite halte s’impose l’instant de reprendre des forces. -J’ai la sensation que tu as la frousse en principe tu es énergique. -Ces bois m’inquiètent ils me paraissent très sombres , je suis sûre que des bêtes sauvages rôdent à la sortie du virage. -Je n'ai pas songé à ce détail nous allons hâter le pas Gwen. Notre courte pause terminée nous cheminons plus vite , nous atteignons un bosquet ; stupeur nous distinguons des ombres furtives se glisser derrière les arbres nous restons tétanisées.Allons-nous avancer ou reculer . -Pas de soucis Gwen c’est Richard avec ses comparses il me connaît il n’y a pas de craintes. -Tu dis le connaître depuis ton séjour en prison pour moi un voleur restera un voleur avance je te suis. Au deuxième taillis une chouette se met à hululer ce cri nous glace les sangs nous essayons de nous déplacer rapidement, ce n'est pas facile le panier nous gêne. Un bruit nous oblige à nous retourner à un mètre à peine, trois hommes sales et mal fringués déboulent nous sommes choquées leurs chicots sont noirs leurs bouches n’en contient que quatre ou cinq. Le chef se met à vociférer : -J'te reconnais tu es le petit voleur de pommes. -Pas du tout je m'appelle Lyse je suis sa sœur lui est en cavale depuis un moment. -Que nenni j'ai un doute tu as le même minois. -Nous transportons des volailles accompagnées de quelques légumes. -Il y a un trésor planqué au fond de c'te banne. -Tu sais Richard si il y avait un trésor comme tu le prétends étant voleur je le garderais je le planquerais quelque part. -Ouais à mon avis tu n’es qu’une fieffée menteuse. -Depuis combien de jours êtes-vous en maraude . -On s'est évadés ce matin à l'aube une révolte a éclaté dans la rue avec les paysans le geôlier a oublié de refermer la porte nous en avons profité pour filer reprendre notre besogne ; voler aux riches pour notre compte personnel. Richard s'approche renverse avec colère le contenu il veut la preuve que nous n'avons pas menti tout s'étale parterre. -C'est vrai il n'y a que des denrées la dedans. Il est déçu il enrage. 18
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    -On vous donnece que vous voulez laissez-nous partir nous avons ces victuailles à livrer le chemin est long. -Mouais on va se servir une bonne salade accompagnée d'un faisan cuit avec des fèves nous allons manger un festin de roi ce soir. -Dépêchez-vous de ramasser les légumes ces paysannes n'ont aucun trésor à dérober. D'un seul coup Richard a un rire gras il prétend : -Vous devez avoir d'autres choses plus avantageuses cachées sous vos robes. Nous nous regardons la terreur s'empare de nous nous ne sommes que deux payses sans défenses sur ce chemin désert face à ces bandits près à tout. -On le jure nous ne dissimulons aucun truc je vous en supplie. -Je vais tâter je veux savoir si tu es un homme ou une femme. Gwen ne peut laisser l’éventualité que Richard s’en prenne à Lyse elle s'élance et lui envoie des coups de pieds au niveau du bas-ventre. Surpris celui-ci se retrouve à quatre pattes le nez dans la terre ses deux potes pétochards sont déstabilisés ils le soulève avec difficulté et courent dans le bois pour se planquer. Ils étaient loin de se douter de cette correction. -Gwen ils vont revenir j'en suis certaine que faisons-nous maintenant. -Nous ramassons le reste des légumes grouilles toi avant qu'ils ne changent d’avis. -J'ai omis de te dire ce Richard a un couteau la providence est de notre côté on a faillit mourir sur ce sentier médiéval. -Lyse ce n'est pas notre jour tu ne m’as pas parlé de ce détail avant que je ne tombe sur ce sale gueux pouilleux. - Oui excuse moi dans l’affolement je n'ai pas pensé à t'avertir , avec cette attaque inattendue il n'y a pas un paysan aux alentours pour nous secourir. -C’est certain on est obligées de suivre notre chemin. -Ah non je ne veux pas repasser là ils vont nous attendre ou nous guetter au détour d'un virage ce sera la fin pour nous. -Calme-toi j’ai une idée arrivées à destination nous allons piquer soit un outil ou autre chose pour nous défendre lorsque nous reviendrons. -Nous pouvons prendre un gros morceau de bois vert pour les estourbir ces vilains personnages c’est la seule solution à portée de main pour l'instant allons le récupérer tout de suite , vas-y entre dans cette forêt. -Vu sous cet angle nous volerons un objet au domaine. Enfin nous arrivons au château à l'entrée il y a une grille en fer forgé devant on remarque une grande allée centrale bordée d'arbres de divers essences. Ce décor est charmant de beaux jardins entourent une fontaine en marbre elle trône au milieu de la verdure des statues représentant des lions d’or au nombre de quatre semblent être les gardiennes de cette demeure. Un homme vêtu d'une livrée nous attend on lui donne la commande demandée par la gouvernante ensuite il nous conduit jusqu'à l'entrée on visionne toute cette splendeur étalée. Nous repérons les écuries du roi ou des dizaines de chevaux attendent dans leur box on gravit l'escalier grandiose du parvis sur le perron nous découvrons l'ampleur de ce domaine. Nous n’avons pas la possibilité de poétiser une servante assez âgée vient à notre rencontre ses cheveux gris sont coiffés en chignon elle paraît sévère de sa voix haut perchée cette femme 19
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    nous dit -Je nevous ai jamais vues par ici. -Si nous sommes déjà passées nous renseigner pour un travail puis vous nous avez renvoyées à la métairie. -Oui maintenant que vous me le dites je m’en rappelle. Elle nous prie de la suivre aux cuisines , nous traversons de grandes salles spacieuses le sol est carrelé de mosaïque sur les murs des tapisseries représentent des scènes de chasse , sur d'autres ce sont des portraits d'anciens descendants du lieu. La lumière pâle du soleil transperce avec difficulté les fenêtres dans la salle principale une table démesurée est posée. D’après nous elle accueille des dizaines de convives ou plus dans la cuisine c’est identique elle est convenablement équipée pour cette époque tout le matériel est là pour réaliser les meilleurs plats du comté. Cinq ou six cuisinières travaillent aisément , ces pièces sont surdimensionnées . La servante nous prie de déballer le contenu celle-ci est ravie d'avoir des produits fraîchement cueillis elle donne l'ordre : -Je veux que tous ces mets soient apprêtés pour nos princes Hector et Victor ils sont conviés ce soir. Gwen me regarde avec un sourire en coin elle me chuchote à l'oreille : -Il faut que je réussisse pour me faire embaucher cela me paraît sympa. Sous cape je lui réponds : -C’est seulement pour cette super cuisine . Nous quittons l'office en riant, en retraversant le hall une belle dame vêtue d'une superbe robe blanche brodée d'or descend l'escalier central. Sa coiffure est sublime elle est blonde aux yeux bleus. Arrivées sur le perron nous respirons un bon coup pour nous remettre de nos émotions. En bas nous admirons un carrosse attelé à six superbes canassons il est d’une beauté éclatante ce spectacle nous attire comme des mouches. -Je suppose que cette élégante femme est la reine. -C'est logique Gwen elle vient de sortir d'ici. -Peut-être est-ce une de ses amies Lyse tu veux constamment avoir raison. -N’importe quoi je n’ai pas cette prétention. Le valet nous enjoint de partir nous quittons ce lieu magnifique avec regrets. En chemin nous papotons le temps défile plus vite , avant notre arrivée un fiacre attelé par un joli étalon arrive au grand galop les portes sont décorées du blason royal. Nous entrapercevons deux jolies femmes superbement habillées le cocher nous hurle: -Veuillez dégager le chemin si vous ne voulez pas finir sous les roues. Il fouette son cheval d'un claquement sec il est fou. Lyse me souffle : 20
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    - Ces filleslà sont les invitées des jeunes princes. Sa voix est étrange à mon avis elle est jalouse parce que ces donzelles sont invitées par les princes. -Lyse, les chevaux sont noirs c’est singulier cette couleur domine dans ce royaume. Elle ne me répond pas c’est vrai ici tout est noirâtre. En redescendant les marches nous découvrons sous les arbres du parc un autel de pierre. -Lyse cette table est pleine de mousse elle est insolite ici. -Elle est installée dans ce lieu depuis belle lurette à mon avis. -N’oublie pas il faut récupérer un outil ou quelque chose de ressemblant. -C'est vrai qu’il faut repartir sur cette piste déserte de surcroît dans la nuit nous ne possédons aucune source de lumière pour nous aider. -Viens allons aux écuries demander à un lad si il n'a pas un fanal ainsi qu'une arme . A l'entrée du bâtiment nous distinguons avec peine les chevaux, ils ont tous une robe foncée. A côté d'une botte de foin nous apercevons un jeune garçon on s’ approche Gwen lui demande : -Excusez nous avons besoin de votre aide,nous sommes les paysannes travaillant à la métairie on a la pétoche de rentrer dans la pénombre des brigands nous ont attaquées possédez-vous un instrument ou un outil pour nous défendre. -Tenez je n'ai que ce morceau de bois j’espère que cela vous suffira. -Merci il nous faut un fanal notre retour se fera sans encombres avec cette source lumineuse. -Vous l'avez vu je n’en possède pas c’est sombre dans les écuries. -Vous êtes gentil de nous avoir donné ce bout de bois au moins nous avons une arme. Nous reprenons notre route accompagnées de nos frayeurs. -Il va être long ce retour zut quelle idée de rentrer si tard j’ai les chocottes pas toi Gwen. -Si je suis anxieuse je ne me rappelle plus ou est ce satané taillis. -C'est la première fois que je constate cet état venant de toi supposons qu'ils nous attendent . -Aucune idée tout à l'heure as-tu remarqué si ils avaient des lanternes. -Non dans la bagarre je n'ai pas fait gaffe à ce détail. -C'est à espérer , sinon on se laissera molester sans broncher petite sœur. -Arrête peut-être qu'un fiacre ou un carrosse va passer nous nous ferons véhiculer. -Cesse de rêver si seulement tu disais vrai mon angoisse s'envolerait d'un coup. -Pourtant tu m’as protégée ton courage disparaît je n'aime pas ça, pourquoi n'ont-ils pas de lampadaires comme en 2015 bon sang !. -Lyse nous sommes au Moyen-âge perdues en pleine nuit sur un chemin désert avec simplement un bâton comme arme pour nous préserver d'une éventuelle agression d'un chemineau en goguette. Oublie l’année 2015 notre mission est en jeu , nous sommes là pour sauver un royaume c’est normal que nous ayons parfois des combats à relever. Nous percevons prés de nous le bruit d'un animal Lyse dit en me serrant : -Gwen tu as entendu ça je vais me liquéfier cette chose va nous bondir dessus. -Chut tais toi nous allons ralentir et écouter d'où provient ce son incongru. 21
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    Nous tendons l'oreillece chuintement vient de notre droite il n'est pas au sol nous le situons plutôt dans les arbres. -Gwen nous devons nous rapprocher de l'endroit ou nous nous sommes fait tourmenter. -C'est vrai je ne pense pas que ces gueux soient montés si haut . -Oui le chuchotement est en hauteur c’est sûrement la chouette de tout à l'heure. -Aux alentours il n'y pas de lumière. -Ce ne sont pas eux j’imagine qu’ils sont loin maintenant. -Bonne logique chut écoute cela recommence j'ai la sensation que c'est un gros oiseau il fait un raffut du tonnerre imagine ces coups d'ailes Lyse. -C'est quoi ce bruissement que l'on entend sur ces terres seigneuriales , j’ai l'impression qu'on nous survole à mauvais escient. -Au Moyen-âge il y avait des bêtes inconnues de nous elles n’ont jamais illustré nos livres elles ont disparus depuis des siècles. -Avance gardons le silence on est bientôt arrivées à la métairie il y a un bout de temps qu’on marche. -Ah oui quel soulagement d'êtres enfin arrivées je suis pressée de retrouver notre semblant de lit. -Il ne faut pas oublier de quémander une torche pour nos futurs voyages nocturnes. -Allons-nous porter des livraisons tous les jours . -Nous allons l'apprendre demain. A un moment je me mets à crier je suis terrifiée quelque chose m'a frôlé les cheveux j'en tremble de tous mes membres. -Gwen une bête m'a touché la tête j'ai pas rêvé . -Non tu n'as pas rêvé je veux savoir quelle est cette chose capable de nous terrifier de la sorte. Je me mets à pleurer que va-t-il se passer avant de rentrer. -Gwen tu pleures je t'en supplie ne fais pas cela j’ai foi en toi. -Pardon je suis trop affolée je ne sais pas quel animal nous effraie ainsi. J'ai ressenti comme un vol menaçant si cela continue je vais faire une crise cardiaque j'abandonne Lyse. -Ah non tu n'as pas le droit de me laisser sur cette piste, reprends courage garde espoir Gwen lève toi marche avec moi je t'en prie nous sommes bientôt à destination. -Tu dis ça simplement pour me rassurer nous devons être loin de la maison. -Écoute je reconnais les plaintes des animaux familiers. -Oui j'entends hâtons-nous. Juste avant de rentrer au dessus de nous on ressent un énorme coup de vent glacial nous donnant la chaire de poule. On détale comme des folles jusqu'à notre chambre essoufflées on s’assied sur le bord du lit au bout d'un petit moment notre respiration redevient normale. -C'était quoi ça . Apparemment c’est immense c’est évident je sors plus le soir. -Oui j'ai eut la frousse de ma vie Lyse je me demande ce que c'est ce vol nocturne ça m'étonne pas que nous ne voyons personne au crépuscule ils ont sûrement peur. -Je les comprends tu te rappelles cet été on a rencontré aucun citoyen allant se balader à la fraîche. -Demain je vais me renseigner auprès de la fermière elle est au courant à ce sujet c’est curieux 22
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    que nous nesommes pas averties de ce fait. Après une nuit blanche Gwen se lève : -Lyse tu dors ? -Non je suis réveillée j’ai pas fermé l’œil je me suis souciée de ce problème déroutant. -Je m'habille je vais me renseigner auprès de la patronne avec l’espoir qu’elle me révèle des indices. - Gwen attend moi je vais venir pour écouter ce qu'elle va nous raconter. Nous l’apercevons dans la cuisine Gwen lui stipule: -Bonjour quel est ce phénomène volant dans l’obscurité nous l'avons entraperçu hier soir. La patronne ne répond pas elle se sent gênée a-t-elle quelque chose à cacher . Au bout de cinq minutes elle nous rétorque : -Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez me parler , je n'ai jamais remarqué quoi que ce soit à la tombée du jour , pourtant je sors donner à manger aux cochons dans l’enclos près des écuries à votre place je n'ébruiterais pas d’ âneries comme ça. -Nous sommes folles c’est cela on va cesser d’en parler. Cette histoire on l’oublie bientôt elle refera surface ... Chapitre 7 Le mois d'Octobre est venu doucement la fraîcheur s’installe Lyse s'impatiente en colère elle ronchonne : - Quand allons-nous retourner dans notre époque. Je ne sais pas de quelle façon réagir nous ne sommes pas allées rendre visite à Mélisande. Un élément nous en empêche à chaque fois que l’on décide d’y aller. Cette fois-ci encore nous n'avons pas le loisir de nous attarder sur le sujet, notre chef nous regroupe toutes ensembles dans la cour, elle nous annonce avec joie que le roi nous convie pour fêter la fin des récoltes elles ont été bonnes cette année. Un grand bal est organisé dans la grande salle du château Lyse est réjouie d'y assister je n'ai aucune envie de me rendre à cet événement. Elle nous dit que pour l'occasion des carrosses de la cour du souverain viennent à la ferme la gouvernante nous prête des toilettes et des chapeaux. Le Vendredi suivant deux calèches nous récupèrent la Taulière nous invective : -Ne faites pas attendre les cochers le monarque ne tolère aucun retard de la part de ses convives. 23
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    Nous voilà embarquéesje trouve chic d’être transportée par ce moyen de locomotion romantique. Arrivées au domaine on suit la troupe de servantes elles nous guident dans une salle immense dedans il y a des tas de fringues, des robes, des chapeaux, des chaussures, des fanfreluches diverses. A la vue ces belles robes j'ai le coup de foudre pour une tenue de soirée en soie de couleur violette. Lyse en choisit une blanche toute simple les filles nous proposent des perruques je décide de ne pas en porter ma sœur opte pour une blonde platine bouclée comme un mouton. Pour ce divertissement des accessoires nous sont proposés nous optons pour des loups ce déguisement permet de ne pas montrer nos visages.C’est sympa personne ne peut nous reconnaître dans cette salle maints miroirs sont posés sur les façades nous en profitons pour nous mirer cela fait un bail que l’on a pas vu notre reflet dedans vêtues de la sorte on a un petit choc. Gwen est appelée pour sa coiffure, je souris je ne suis guère mieux avec ma moumoute poudrée. Ma frangine revient on se regarde une deuxième fois nous aimons notre nouvelle tête l’ouverture du bal vient de sonner. Gwen ne peut s'empêcher d'avoir un fou rire la musique n'est pas pareille que chez nous les instruments sonores nous sont inconnus. Quels mouvements exerce-t-on pour danser sur ces rythmes désuets. Les hommes sont moulés dans des sortes de collants ce spectacle devient gênant. Les invitées rivalisent de beauté gestuelle et vestimentaire. Nous traversons la salle cachées par notre loup pour une soirée donnée par le couple royal cette lignée est absente cela est surprenant , Lyse me dit : -Un parfum de mystère plane ce soir. -Le comportement de ces femmes est bizarre elles semblent conspirer à notre égard. Elles chuchotent en nous épiant je m'avance vers un groupe se tenant à l'écart , là je surprends une conversation me mettant la puce à l'oreille une de ces dames clame : -Nous ignorons d’où elles arrivent elles me paraissent énigmatiques. Une autre renchérit : - J'ai l'intuition qu'elles sont là pour la même raison que nous parlons-en soit à la reine ou à ses fils . J'entraîne Lyse dans un endroit isolé pour lui relater cette conversation, elle répond : - Rapprochons-nous des groupes en les écoutant discrètement. -Tu ne m'as pas comprise je viens de te dire tous ces gens sont dans l’attente d’un signal. -Je ne t’ai pas entendue avec cette cacophonie excuse moi. La soirée s'écoule entre les rires et les menuets dans la foulée j’aperçois les princes suivis de cette femme blonde. Elles les entraînent dans le boudoir on les suit en catimini à travers la porte on épie ce conciliabule improvisé. -Partez chez la sorcière je suis persuadée qu'elle possède ce talisman dépêchez-vous. -Quelle nouvelle surprenante elle recherche un talisman. Par curiosité nous détaillons le boudoir c’est une petite pièce magnifique. Sur un guéridon de bois brille comme une étoile une lampe d’albâtre. A sa droite un coffre à clous d'acier à l’écart deux fauteuils rouges cuivrés posés face à face , au mur des aquarelles aux couleurs tendres sont accrochées. Nous percevons leur discussion ils parlent de nous. 24
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    -Que nous cachentces paysannes elle ont un comportement incompréhensible. -Ils n'ont jamais cessé de nous suivre ils nous épient en nous questionnant ce n’est qu’un prétexte . Au bout d'un instant la reine ordonne à ses rejetons : -Je vous ai donné un ordre veuillez obéir. Un des deux lui annonce : -Il est trop tard et la soirée n’est pas terminée. On se dépêche de se précipiter à la sortie nous atteignons difficilement le parvis. Afin de rejoindre Mélisande avant les princes je suggère à Lyse de voler un attelage. -Cela n’est pas aisé de guider un cheval on ne sait pas de quelle manière tenir les rênes. Nous courons et grimpons dans le premier fiacre se trouvant à notre portée les robes étant trop longues nous les déchirons à mi-jambes.Nous prenons la place du cocher , Gwen s’empare du fouet lui botte la croupe le canasson s'emballe dans le mouvement la perruque de Lyse s’envole. Les cochers avertissent les princes il nous est impossible de calmer l'allure du bourrin sur ces chemins cahoteux , une roue finit par se détacher nous sommes éjectées on roule dans l'herbe. Lyse voit les intrigants venir au grand galop ils s’arrêtent juste à notre hauteur. On se relève péniblement le brun ténébreux nous balance avec colère et indignation : - Vous pensiez partir où en volant cet attelage en pleine nuit . Avec un air menaçant Gwen lui crie sèchement. -C’est assez laissez nous tranquilles pourquoi prenez vous la même direction que nous ?. Il s'approche d'elle la serre fort lui chuchote : - Je connais ton prénom sache que je suis attiré par tes jolis yeux magnétiques. Il ne manque pas de culot celui là avoir enquêté sur Gwen elle le repousse en lui demandant de la lâcher.Son corps est remplit de douleurs par galanterie forcée ils nous font grimper sur les canassons nous obéissons je suis à l'aise collée au prince blond. Gwen est en colère contre lui pourquoi .Étant de retour dans la cour de la métairie ils nous déposent doucement.La soirée est déjà avancée on pénètre à tâtons dans notre chambrette le reste de la nuit Gwen gémit elle a terriblement mal au dos suite à notre accident de la veille. Je me lève au petit jour je la réveille : -Lyse je ne peux pas me lever ce matin trouve un médecin ils ignorent que tu en es un. -Je vais annoncer à la patronne que tu es malade. -Va au château un docteur officie tous les jours. 25
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    Évidemment ce matinaucune carriole n’est à disposition je suis forcée de partir à pied sur cette piste monotone. Sur le parcours je retrouve le fiacre le long du chemin, le cheval n'est plus dans les alentours. Je marche rapidement au loin je vois apparaître Hector il ralentit en m’interpellant : -Que faites-vous si tôt sur ce sentier je pensais que vous étiez encore au lit . -Ma sœur ne peut plus se lever elle a mal au dos après cette chute elle m'a dit de solliciter un carabin dans votre palais. Il me tend la main afin que je puisse monter je suis aux anges si prés de son corps je sens sa chaleur surtout ses muscles , quel délice cela me fais vibrer. Je me laisse emporter je suis complètement détendue , un moment plus tard je refais le chemin à l'envers dans le fiacre du clerc là c'est moins romantique.Après avoir examiné Gwen il lui préconise de rester alitée une semaine ou deux.En attendant son retour les feuilles tombent la forêt avoisinante à récupéré ses teintes rouges et or. Cette nature est belle la pluie s'est invitée la campagne est devenue tristement grise notre belle saison s'est retirée silencieusement.Gwen est remise sur pied elle a reprit son travail aux cuisines elle a de la chance je m’ennuie je n'ai pas de tâches à effectuer. -Gwen j'ai appris par les lingères que la reine tient absolument à donner une fête spéciale elle va se dérouler dans la cour du château sous les arbres centenaires. -Elles ne t'ont pas dit en quel honneur elle l'organisait essaie d'en apprendre davantage. -Je vais enquêter auprès des filles elles sont sûrement au courant cela va occuper mes journées. Lyse revient quelques jours plus tard elle a approfondit sa quête sur cette cérémonie elle a des informations à ce sujet. Elle va derechef informer sa sœur. -Voilà ce que j’ai apprit , cette célébration a normalement lieu à la fin du mois tous ceux étant conviés portent des capes noires à capuches. Les gens apportent des offrandes ce sont des bougies noires elles seront déposées sur la table de pierre. - Ce rituel est singulier Lyse il n'y a que des bougies noires ainsi que les capes. Cela me fais penser à de la magie souviens-toi tout est dans sombre ici pourquoi cette reine représentant la beauté se met-elle à réaliser cette messe -Oui il faut absolument assister en cachette à ce rite insolite et passer inaperçues aux yeux des princes.Nous en saurons davantage avec le déroulement de cette fête. -Je suis entièrement à tes côtés sur ce coup-là pour une fois. -Que veux-tu dire par ce coup-là . - Je plaisante je dis ça seulement histoire que tu enrages -C'est de cette façon que tu plaisantes . -Oui ma sœur je n'ai pas le droit . Chapitre 8 26
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    Étant donné quenotre travail tourne au ralenti Gwen propose d'inspecter chez Mélisande nous revêtons nos habits d’hiver nous empruntons notre sentier il pleut tant pis nous devons nous aérer et bouger de ce lieu. Sur le trajet nous levons la tête nous entendons de nombreux bruissements d’ailes dans le ciel une bande de corbeaux volent contre le vent. -Des milliers de ces volatiles s’éparpillent ce n’est pas normal. -Je suis certaine qu'ils vont piller l'orge plantée dans les champs cela annonce vraiment l'automne. -Chez nous ils ne sont qu'une dizaine pas autant que ceux-là Gwen. -Que fabriquent-ils réunis ensemble . Nous retrouvons la petite masure de notre amie au détour d’un virage on avance doucement sous la tourmente. Lyse me spécifie : -Tu ne juges pas cela surprenant les princes ne sont pas sur notre chemin.Ils ont cogités vont- ils nous laisser tranquilles maintenant . -Cela reste à voir... A la maison nous frappons personne ne répond nous allons dans les prés alentours nulle trace de Mélisande où peut-elle être .Gwen entre dans la pénombre elle croit apercevoir une forme au sol , notre sorcière est allongée à terre sa tête ensanglantée. Nous la soulevons et la mettons sur son lit. -Mélisande êtes-vous tombée ,je distingue une plaie sur votre front. Dans un souffle elle nous explique qu’un corbeau l'a attaquée il a piqué droit sur sa tête. En colère elle nous dégoise : -Sortez tout de suite où je vous change en pourceaux. Lyse lui intime gentiment de se calmer elle va la soigner avec les moyens du bord. La sérénité enfin revenue nous lui rappelons que nous sommes Gwen et Lyse les paysannes venues la voir cet été. -Je ne sais plus où j'en suis les filles excusez-moi je suis contente de vous revoir depuis votre première visite. -Mélisande êtes-vous au courant que plusieurs personnes de la contrée recherchent un talisman. Sa réponse claque : -Quel objet dites-moi je n'en ai aucune idée. Elle se fâche en appuyant sur les mots : -N'oubliez jamais ce corbeau est une maléfique pie-grièche laissez-moi seule sortez d'ici. 27
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    En repartant Gwendéclame : -Comment se fait-il qu'elle ne nous aie pas reconnues tout de suite cette affirmation dite avec insistance « ce corbeau est une sorcière » m'intrigue. -Oui je ne comprends pas qu’un banal volatile soit en fait une magicienne démoniaque . -Elle ne l’a pas inventé continuons notre petite investigation cet événement prend une tournure différente désormais. Le jour commence à décliner nous rentrons tranquillement à la métairie.A notre suite des galops se rapprochent en s'amplifiant on se retourne et là surprises ce sont Victor et Hector Lyse me dit tout bas : -Ils tombent à point nommé ces deux fouineurs on va profiter de l’aubaine. -Tu as réponse à tout on va entrer dans leurs jeux de séduction nous allons tenter de dénouer la trame secrète se jouant dans cette contrée. Silencieusement dans la pénombre naissante ils nous font tressaillir Gwen est prise par la taille elle se met à crier Victor lui dit dans le creux de l'oreille : -Chut n'aie pas peur je veux simplement te dire que je suis amoureux de toi. Elle fait volte-face en guise de réponse Gwen reçoit un baiser de son prince ténébreux.Lyse est dans tous ses états émotionnels Hector l’embrasse ils nous ont possédées en nous piégeant , cela n’a pas d'importance nous nous sommes laissées manipulées part intérêt afin d’en apprendre davantage sur la vie des monarques , Victor n’ayant n'a pas sa langue dans sa poche nous dit : -Vous êtes souvent en balade surtout à cet endroit les filles que cherchez-vous de particulier ?. En chemin nous leur parlons de notre visite chez Mélisande elle nous a certifié qu'il y avait une sorcière dans les parages. Lyse demande si ils connaissent cette femme. Hector nous confie qu’elle est folle qu’elle vit seule depuis des années qu’elle raconte n'importe quoi , il rajoute que cela vient de son cerveau malade. Gwen clame : -Vous racontez n'importe quoi sur cette pauvre dame elle n'a pas l'air d'être folle au contraire. En changeant de conversation Lyse en rajoute un peu : -Au fait dans quel but votre mère veut organiser une cérémonie à la fin du mois . En suivant la cadence du pas des palefrois ils tiennent à ce qu'on assiste à cette fête Gwen discute avec Victor pour être informée sur le sens particulier de ce rituel. Il nous explique depuis qu'ils sont enfants elle a toujours eut lieu eux n'ont jamais compris le sens.Pourquoi la reine se fait la maîtresse de cérémonie , il nous relate qu'elle nous a suspectées dés le début son obsession est de mettre la main sur un talisman qu’elle cherche en vain. 28
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    -Victor sais-tu àquoi ressemble cet objet . -A vrai dire notre mère est secrète nous l’ignorons. A la suite de cette discussion constructive ils nous déposent à la métairie avec la promesse de nous revoir.Lyse n'en peut plus elle est heureuse nous avons du mal à nous endormir après ces émotions surtout des confidences apprises par nos princes. Nous nous réveillons au petit jour la maison est silencieuse nous allons préparer notre petit- déjeuner. En regardant à la fenêtre Lyse distingue quelques corbeaux volant, croassant dans tous les sens. -Gwen viens observe ce manège le jour n'est pas levé eux sont déjà en vol . -On a l’impression qu'ils ont étés dénichés par des chasseurs. -La taulière n'est pas là où peut-elle être. -En général c'est son rôle d'être debout la première. En l'attendant nous effectuons nos corvées sans bruit ensuite nous sortons regarder le ciel une voix criarde nous fait sursauter c’est la métayère elle s'époumone : -A part admirer le ciel vous n’avez pas une occupation journalière à effectuer. -Lyse j'en ai assez de cette marâtre viens partons en vadrouille ce n'est pas grave si elle nous met à la porte suis-moi illico. Le destin nous pousse sur la bonne voie nos pas se dirigent sur le chemin du château quelles intentions a-t-il à notre égard . -Lyse je vais demander si ils ont besoin d'une cuisinière et d'une servante . -Oui, nous serons sur place pour en savoir plus sur ce qu’il se passe !. Arrivées à la grille on fait tinter la cloche au bout d’une poignée de minutes nous semblant une éternité la gouvernante descend toujours aussi gracieuse. -Que voulez vous cette fois-ci . -Nous n'avons plus de travail à la métairie pouvez-vous nous engager à la cuisine éventuellement aux des tâches , nous serions heureuses de vous seconder. Elle semble réfléchir notre arrivée tombe à point nommé deux de ses employées sont parties œuvrer dans un autre domaine. -Vous pouvez débuter à présent si cela vous chante !. -Cette perspective est alléchante nous acceptons vos consignes. En traversant les couloirs nous menant aux offices je dis : -Comme par hasard deux employées se sont envolées sous d'autres cieux. -Tu racontes n'importe quoi ma pauvre tu es en plein délire . -Ce matin la fermière est absente ce n’est pas logique. Notre nouvelle patronne nous entraîne dans les cuisines nous sommes brièvement présentées aux autres domestiques.Ensuite elle nous ordonne de lui emboîter le pas elle veut nous 29
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    montrer notre chambre.Celle ci se situe dans une aile éloignée elle est réservée aux serviteurs. Nous n'avons pas un instant de répit Gwen part directement cuisiner Lyse va avec les servantes dans le dédale des pièces.La première semaine se déroule assez vite les filles ne s'ennuient pas , elles ont prit leurs repères dans cet immense domaine Gwen médite sur les garçons savent-ils qu'elles triment dans le château .Un soir après avoir terminé leurs corvées elles se retrouvent en cachette au boudoir. -Prévenons les princes que nous sommes dans leur demeure ils se tourmentent sûrement de notre absence. -C'est évident déjà qu’ils ont un doute sur nos personnes on ne va envenimer l’affaire. Le hall est désert on le traverse en prenant la sortie menant sur le parvis. Aucun bruit ne trouble la sérénité ambiante Gwen descend les escaliers pour rejoindre les écuries je la prie de me dire ce qu'elle va fabriquer. -Accompagne-moi trouillarde je te parie qu’ils sont dans les box en compagnie de leurs chevaux. La porte est entrouverte le spectacle est attendrissant ils étrillent leurs canassons , nous les hélons joyeusement. A notre appel les frangins sursautent ils font une drôle de tête apparemment ils ne sont pas heureux de notre présence. Victor s'étonne : -Que fabriquez-vous là habillées de la sorte vous ne nous avez pas prévenus de ce changement.Vous êtes inconscientes vous avez disparu depuis quelques jours . -Pardon sur un coup de colère on a fuit la métairie la patronne devient folle. -C'est super on peut flirter tranquillement. Notre assiduité aux tâches n’a plus le rythme du départ on s’octroie de longues heures oisives.La gouvernante ne s'en offusque pas nous la sentons ailleurs comme préoccupée par d’autres soucis que nos présences. En espérant cette fête spéciale avec nos amoureux nous apprenons l’équitation dans nos tenues féminines ce n'est pas facile.Ayant compris notre gène ils nous dénichent des pantalons avec des bottes.Nos tailles étant menues ces accessoires sont un peu larges on apprend facilement à chevaucher , il nous arrive de galoper sur les terres royales.C'est agréable nous journées sont moins fatigantes nous avons déserté nos emplois.Un après-midi les nuages s'épaississent les hommes nous proposent l'apprentissage de l'épée. -Avec ces leçons données ces épées vous aiderons à vous défendre d’une éventuelle attaque. Gwen a la super idée de poser cette question indélicate : -Dites moi où est votre père nous ne l’avons jamais vu. Notre mère nous a relaté qu'il était partit en guerre il y a des années qu’elle n’a pas eut de ses nouvelles. - Vous n'avez pas songé de retracer son parcours . Ils s'éclipsent en changeant de conversation. Dans la soirée une bande de corbeaux volent 30
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    autour du palaisplusieurs se posent sur une tour.On a la sensation qu'ils attendent de passer à l’attaque. - Je me demande si ces volatiles sont maléfiques. Nous tirons les vers du nez à nos princes ceux-ci déclarent gênés : -Un souvenir me reviens dans mon enfance ces oiseaux étaient peu nombreux.Je suppose qu’ils ont étés guidés parce que la fête approche. Nous percevons une pointe de mensonge dans leurs voix.Pourquoi nous mentent-ils ainsi . Ayant retrouvé leurs esprits ils nous informent que nous sommes invitées à dîner en leur compagnie que la reine nous attend la nervosité nous gagne Victor rajoute. -Notre mère n'est pas au courant de notre situation pas de gaffes de votre part. Dans cette salle à manger utilisée lors les réceptions nous sommes perdues cela est inimaginable on a jamais connu ni même vu un lieu pareil. La servante nous installe à cette table immense nous nous sentons isolées loin de notre élément. La souveraine nous dévisage avec insistance ses yeux ressemblent à des armes prêtes à dégainer nous avons le sentiment d'être suspectées.Qu'avons nous effectué de mauvais pour détendre l’atmosphère Lyse a l'idée de lui demander : -Le souverain est absent on ne l’a pas croisé depuis notre arrivée au domaine. Elle détourne adroitement la conversation nous retourne la question. -Jeunes filles pouvez vous me dire ou vous travailliez avant de venir à la métairie. Les princes font diversion Gwen repère les ongles de cette femme ils sont grands en principe les dames de haut rang les portent courts et soignés. Lyse se hasarde à demander de nouveau si il est possible de visiter sa demeure un moment de gêne plane avec l’impression qu’elle est sur ses gardes , les frères profitent de cette confusion ils sollicitent la permission de se retirer dans leurs appartements. Ils nous accompagnent en silence dans notre aile réservée aux domestiques. -Que vous prend-t-il vous avez peur en règle général les hommes sont courageux et fiers , nous voulons être au courant. Ils restent muets face à leur froideur nous sommes en rogne nous essayons pourtant de nous calmer. -Je m'interroge ses fils sont dans le secret c’est évident elle leurs a donné l’ordre de ne pas ébruiter des choses compromettantes. -Je la soupçonne d’étouffer des choses inavouables à tout le monde. -Certainement elle a l'air drôlement rusée cette mégère. -Pourquoi nous ont-ils plantées et sous quel prétexte , ils se sont enfuis par peur des représailles à l'encontre de leur chère mère je présume. -J'ai la conviction qu'un gros secret se cache dans ce royaume. 31
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    Le lendemain nouspartons au trot nous enquérir du destin du roi auprès de notre ancienne patronne.Elle sait sûrement ce qu’il est devenu va-t-elle nous recevoir on est parties sans prévenir.Sa réaction colérique ne se fait pas attendre à peine les pieds posés elle crie : -Vous ne manquez pas de toupet que venez vous fabriquer ici .Je ne veux plus vous voir vous n'êtes que des intrigantes. -Vous avez un mauvais jugement à notre égard vous nous traitez avec méchanceté calmez vous , on ne vient pas pour trimer chez vous on veut simplement savoir si vous êtes informée du départ du roi personne ne tient à nous éclairer à ce sujet. -En quoi cela peut vous concerner vous ne faites pas partie de cette famille et je n'ai pas envie de vous donner des indices là-dessus , veuillez dégager de ma propriété espèces de curieuses. Avec violence elle nous referme la porte au nez ce matin nous n’en saurons pas plus. -Quelle énergie elle a cette bonne femme elle est nerveuse a-t-elle peur de nous. Elle nous traite d'intrigantes et de curieuses. Chapitre 9 Finalement nous allons nous réfugier dans notre petit coin douillet ce n'est que notre chambrette au moins on s'y trouve à l'aise et à l'abri. Au milieu de la nuit je réveille Lyse en lui expliquant qu’une idée m’est venue pour découvrir si le palais camoufle des mystères.Nous mettons ce projet à exécution nous traversons le hall il ne faut pas que l’on nous chope. Gwen a l'intention d'y aller à l'instinct nous avons une crise de rire à ce moment là on percute une armure , elle tombe dans un fracas assourdissant.Dans notre élan on s’arrête en écoutant si ce bruit n'a pas réveillé les gens , personne ne se manifeste on continue notre exploration nocturne. -Gwen cesse tes bêtises si les princes nous entendent ils vont prévenir la reine un peu de discrétion s’impose d'accord. -Ne t’inquiète pas nous les avons dans notre poche Lyse. Gwen distingue le fastueux escalier menant aux étages nous le gravissons doucement pour ne pas créer de craquements , il nous semble interminable toutes essoufflées on atteint le premier palier.Sur les murs ressemblant à des lys de magnifiques tentures rouges sang décorées de fleurs en or sont accrochées. Nous détaillons ce décor grâce à des lampes à huile disposées ça et là. Au bout du corridor nous apercevons dans une semi-pénombre plusieurs portes ce sont les chambres. -Hector est déjà debout que se passe t-il . Affolées on se planque dans un recoin du palier , on s’accroupit derrière un guéridon à son passage il va frapper à une autre porte il dévale les escaliers rapidement suivit par Victor. 32
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    -Que leurs arrive-t-ilà ces deux là , où vont-ils le jour n’est pas levé en tout cas ils sont préssés quel cirque. -Je pense qu’ils ont une mission argente à accomplir. A la suite de cette montée d'adrénaline nous marchons à petits pas dans le couloir. Lyse ouvre une porte là surprise il y a une belle bibliothèque , nous sommes éblouies par cette découverte nous pénétrons avec précautions. -La pièce est sombre. -Comment allons-nous nous y prendre pour fouiner dans toutes ces rangées de bouquins . -Il y a une possibilité une de nous va repartir dans le couloir dérober une lampe à huile avant que les gens ne se réveillent. -Fonce Lyse je guette les alentours. -Ah non toi tu va y aller j'ai la frousse si l’on m’ attrape. -Évidemment ton comportement de peureuse ne m’aide pas tu me dis que cela est de ma faute.Lyse la trouillarde. -Je m’élance si je me fais griller reste planquée dans cette salle en attendant l'aube adieu peut- être. -Cesse de blaguer Gwen ce n’est pas marrant. Le couloir est silencieux je jette un coup d’œil à gauche puis à droite personne en vue je me dirige rapidement je distingue une lampe accrochée sur le mur à côté d’une porte.La récupération ne dure pas plus de trois minutes je me hâte rentre en vitesse dans la bibliothèque. Nous avançons entre les rayons à la lueur de la flamme on reluque de beaux recueils semblant reliés d'or. -Je suis convaincue qu'ici nous allons dénicher notre bonheur. Apparemment personne ne vient étudier dans cette pièce sur le bureau il y a quelques centimètres de poussière , nous poursuivons notre quête par maladresse un livre chute du rayonnage sur sa couverture est gravé un cercle doré ainsi que des dessins. Je l'observe attentivement. -Gwen je suis troublée cette gravure me remémore un souvenir précis. -Que t'arrive-t-il Lyse je ne reconnais pas ce motif. -Ce livre est tombé tout seul comme par magie c’est drôle ce dessin est troublant. -Si j'imagine qu’il y a un lien avec la reine et le talisman. Grâce à cette découverte nous allons rentrer chez nous en 2015 satisfaites et heureuses. Tout à coup nous entendons la reine hurler dans le corridor : -Je les veux ces espionnes je suis persuadée qu'elles le cherche aussi il faut qu’elles disparaissent vous m'avez comprises tous les deux . Les princes s'empressent de lui obéir avec crainte. -Mère on va s’occuper d’elles dans les plus brefs délais. -Nous nous sommes fourvoyées au sujet de nos amoureux ils sont sous son emprise comment 33
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    sortir de d’ici. -Jete propose de patienter pour agir en attendant on va essayer de décoder ce grimoire inexplicable à l'aide de notre candélabre. La source de sa lumière n'est pas éclatante on ne risque pas d’êtres repérées de l'extérieur. Dans cet ouvrage les pages sont rédigées dans un langage incompréhensible la première fois nous n'avons pas tout détaillé sur la couverture il y a un soleil au milieu dans un cercle on voit des étoiles peintes et en bas la lune. -Gwen ça ne te parle pas ce graphisme représente le bijou de notre aïeule c’est exactement la même illustration je m'en souviens. -Quelle histoire ce n’est pas possible elle devait être une sorcière vivant au Moyen-âge tout devient limpide si nous avons traversé une porte du temps c’est grâce à elle. -Oui j'y crois fortement nous devons absolument apporter ce livre à Mélisande elle sait certainement déchiffrer ce dialecte. L’attente est longue nous allons perdre une journée à rester cachées nous fuyons en catimini le livre sous ma chemise nous longeons le couloir on redescend les escaliers silencieusement avec la lampe pour nous guider. En bas les frères sont en grande discussion avec leur mère ils nous interceptent bêtement. -Je savais que vous n’étiez pas loin mon flair ne m’a pas trompée descendez les aux oubliettes je vous talonne. Nos copains nous font prendre d'autres escaliers dans le noir une odeur humide nous assaille les narines on est poussées sans ménagement dans un cachot la peur nous serre la poitrine c'est inutile de les supplier ou de leur demander grâce. La grille est refermée violemment à double tours. Gwen supplie Victor en pleurant : -Je t'en prie réveille toi pourquoi nous enfermer là dedans nous ne sommes que de pauvres paysannes. A la lueur de leur éclairage leurs regards nous paraissent froids sans émotions. -Lyse j'ai la sensation qu'ils sont manipulés ont-ils subit un sortilège ce ne sont pas les êtres charmants que nous connaissons. La reine intervient d'une voix autoritaire leur ordonne de partir. Ils ne nous laisse pas cette précieuse source de lumière ce cachot ne comporte pas de fenêtre impossible d'envisager de se sauver.On pleure blotties l'une contre l'autre assises sur cette paille humide , le froid s'installe insidieusement il nous transperce le corps et l'esprit. -Lyse arrête de pleurer on va avoir besoin de garder nos forces prions en espérant un miracle ma sœur pardonne moi de t'avoir entraînée dans cette folie. -Je ne t'en veux pas je suis énervée contre nos soi-disant amoureux ils ont un caractère à double tranchant , j’ai remarqué lorsque qu'ils sont à nos côtés ils sont charmants semblant épris en présence de leur mère c'est totalement l'inverse ils nous ignorent. -Lyse je ne désire qu’une seule chose qu'ils ouvrent les yeux sur les mauvais desseins de la reine. -Gwen où est le roi il n'intervient jamais cette femme méchante est-elle réellement leur mère. 34
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    -Il est probablequ’on ne connaisse pas la fin de cette saga nous allons sans doute mourir ici de faim et de froid. -On devait se sauver chez notre amie à chaque fois ceci n'aboutit pas. -Je suis sûr que cette souveraine sait tout elle nous empêche d’aller chez Mélisande quelle force l’oblige à agir de la sorte . -Elles partagent sûrement un secret des choses que l’on ne connaît pas que sais-je. D'un seul coup un rat nous grimpe dessus nous nous mettons à hurler de frayeur avec l'énergie du désespoir on crie au secours.Personne vient nous délivrer nous devenons fiévreuses on grelotte , on rit le délire nous gagne nous voyons des trucs n'existant que dans nos têtes. La fièvre finit par nous terrasser on s'allonge sur cette litière puante , on glisse doucement dans un sommeil comateux serrées l'une contre l'autre pour avoir un peu de chaleur.Notre précieux livre est au chaud contre la poitrine de Gwen à l'aube ou avant nous percevons vaguement le cliquetis des clefs avant de croire à cet éventuel son libérateur nous sombrons dans une certaine léthargie sans ressentir le froid et la douleur comme si la mort venait nous prendre dans son linceul. N’ayant plus la notion du temps après plusieurs jours on ouvre les yeux on découvre que nous ne sommes plus dans le noir , une lumière nous éblouis. -Ça y est nous sommes montées au paradis. Je me retourne ma sœur est allongée près de moi nous sommes alitées dans un grand lit couvertes jusqu'au menton. -C'est quoi ce délire où sommes nous . - C'est époustouflant le paradis n'est pas aussi beau que je l'imaginais. -Tu es nulle ma pauvre sœur nous ne sommes pas mortes au paradis ils n’ont pas de lits. Gwen tourne la tête elle distingue dans le fond de la pièce trois personnages discutant entre eux , en me secouant elle me demande si je repère ces courbes floues. -Oui je ne suis pas myope enfin. Elles viennent doucement dans notre direction on s’assoit avec peine pour regarder ces personnes se rapprochant , surprise ce sont les princes accompagnés d'un homme vêtu d'une toge coiffé d'un drôle de chapeau. -Comment vous sentez-vous . -Pas mal avec ce que l’on vient de subir. -Je vous comprends vous avez frôlé la mort vous vous en êtes sorties in-extremis Les princes nous expliquent qu'ils sont prit de remords ils sont venus nous sauver avant que cela soit trop tard. -Pardonnez nous nous avons été contraints d'obéir aux ordres de notre mère elle devient folle avec cette fête approchant. -Vous allez patienter avant que l'on accepte vos excuses suite à la souffrance et la solitude que l'on vient de supporter n’en espérez pas plus de notre part cela n'est pas notre problème.Nous 35
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    avons failli périrpar la faute de vos manigances sournoises laissez nous en dehors de vos soucis nous ne sommes pas concernées par vos histoires de famille. Notre prière à été entendue il faut croire aux miracles.Une servante nous apporte une bonne soupe brûlante cette chaleur nous réconforte Gwen s'écrie : -Où est passé notre livre je suis sûre que vous nous l'avez volé je ne vous ferais plus confiance. - La reine vous l'a dérobé puis elle a disparu. -Pourquoi est-elle partie le savez-vous . Complètement abattues par cette nouvelle on leur explique que ce livre est le talisman qu'une partie de cette contrée convoite. -Si vous le désirez nous allons partir à sa recherche. -Cela se fera en notre compagnie ne vous avisez plus de manigancer des plans tordus. Gwen leurs rappelle la confidence émise par Mélisande le corbeau l’ayant agressée n’est qu'une maléfique sorcière. -Par quels moyens allons nous procéder pour dénicher cette magicienne dans la multitude de volatiles planant dans la campagne ?. Étant remises de nos émotions on a droit au bain chaud , il nous détend nous n'avons pas eut ce bonheur hygiénique depuis des mois. Après cette ablution bienfaisante une bonne nous apporte des vêtements chauds ce sont des habits masculins elle nous dit en souriant : -Les princes ont décidé de vous vêtir chaudement vous allez avoir un long trajet à parcourir alors autant être équipées comme eux. - La reine est-elle revenue . -Il me semble qu'un malheur est arrivé notre souveraine s’est enfuie nos bons princes vous attendent. Notre convalescence est terminée on s’habille nous ressemblons à des garçons vêtues de la sorte en se regardant dans un miroir nous apprécions nos tenues elles sont à notre taille nous sommes libres de nos gestes on peut sortir respirer l’air frais. C'est la fin du mois d'Octobre les arbres ont prit des teintes dorées et rousses de gros nuage roulent dans le ciel gris , nous allons aux écuries les gars sont présents. -Votre patience mérite nos excuses Messires princes de ce royaume. Ils nous remercient à leurs manières ce moment intime finit ils nous informent : -Les filles galopons chez Mélisande c’est urgent Ils ont prit leurs épées nous faisons pareil.Un orage gronde le ciel est zébré d'éclairs oranges et bleus le vent se lève je hurle dans la tempête : 36
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    -Reprenons le chemindu château , le déchaînement des éléments nous empêche d’avancer. Nous allons directement aux écuries mettre nos chevaux à l'abri.Victor nous propose d'explorer la bibliothèque afin de dénicher d'autres bouquins identiques.En ouvrant la porte la fenêtre est grande ouverte le vent s'engouffre, une grosse plume sombre est parterre au milieu de la pièce. - De quelle manière est venu ce plumage jusqu'ici . - Regardez il y en a beaucoup d'autres elles vont dans le couloir. -Quelle est cette mascarade souviens-toi Lyse lors de notre retour sur le chemin on entendait un bruit d’ailes sur nos têtes. -Je n’ai pas oublié cela se pourrait-il qu’un gros oiseau puisse vivre au milieu de nous sans qu'on le voit. -Je certifie les faits ce volatile est énorme il y a un lien avec les plumes. La fenêtre verrouillée nous prenons la piste emplumée au bout du corridor caché derrière une tenture il y a un escalier les princes sont étonnés par cette découverte. -Vu vos têtes visiblement vous n’avez pas découvert les recoins cachés de votre palais. En haut il y a une autre porte Victor étant le plus âgé l'ouvre il tient son épée en garde tourne la poignée doucement. Cette pièce est entièrement noire dans la salle des livres le vent entre dans ce mausolée diabolique,les frangins sont anéantis devant ce spectacle ils en restent muets de stupeur Victor parle avec difficulté: -Quel être vit dans cet antre malfaisant. -Nous avons un début de piste ce plumet vu dans la salle va nous conduire sur la voie de celle que l’on chasse. Il se précipite et découvre que ce n'est qu'orage et éclairs à l’extérieur. L’inquiétude le gagne ce rassemblement de corbeaux le dégoûte.Le calme revenu on examine les objets amassés dans ce lieu malsain Victor aperçoit une couronne en or au milieu de cette sinistre couleur la saisit en la nettoyant. Hector à son tour ramasse un sceau à l’effigie du roi ils sont émus des larmes coulent sur leurs jolis visages , ils se souviennent vaguement de ces précieux objets appartenant à leurs parents, ces événements leurs donne un léger malaise. Lyse se rapproche pour les soutenir pendant ce temps je pars fouiller dans un tiroir je trouve une perruque blonde accompagnée d'une soyeuse robe blanche brodée d'or fin. Je me retourne vers les princes à peine remis de leurs émotion. -Cette tenue appartient à votre mère elle est toujours vêtue de cette fameuse robe. -Je viens de capter ce n’est pas votre maman vivant actuellement prés de vous.C’est cette sorcière étant des enfants insouciants elle a profité de votre faiblesse pour échanger les rôles afin de réaliser cette supercherie. -Dans quel but a-t-elle volé à nos parents ce qu’il leur appartient. -Elle a voulut persuader les habitants de ces terres royales que c'est elle votre vraie souveraine , son récit défile en boucle votre père a disparut jamais vous ne le reverrez. -Je comprend le sens de cette phrase elle l’a sciemment fait pour ne pas le secourir. -Hector je suis sûr qu’il est vivant quelque part sur notre domaine. 37
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    -Allons le délivrer. Nousles dissuadons de partir à l'aventure il est tard la pluie tombe averse le vent est déchaîné ce n’est que tempête dans le ciel. -Les hommes il faut élaborer un plan pour tenter d’attraper cette vilaine sorcière ensuite nous retrouverons la cachette où se trouvent vos chers parents vous avez compris. Avec cette trouvaille inattendue nous reprenons le couloir Victor reste muet il me chuchote : -Excuse moi je vais dans ma chambre je ne digère pas cette histoire. -Attends ne me laisse pas s'il te plais. Je suis désespérée cela n’a pas d’importance.Il ira mieux demain mon Victor , Lyse a l'air aux anges avant de rentrer dans sa chambre Hector l'enlace en l'embrassant longuement je suis gênée je tousse je l’attends à mon avis elle préfère passer la nuit dans ses bras. - Lyse je patiente ou tu restes avec ton chéri . Hector me sourit en prenant la main de ma sœur l'entraîne en fermant la porte. Que vais-je faire seule dans ce grand palais super sympa Lyse tu me lâches je ne t'en veux pas je deviens dingue voilà que je parle seule. Dans ma solitude je remonte à la bibliothèque mon intuition me dicte de retourner dans cet endroit.Je regroupe deux lampes ma vue est meilleure je vais mettre la main sur ce que je désire dans les rayons , je grimpe sur le bureau.Je commence à fureter par le haut comme par magie je découvre un livre caché à l'abri d'autres ouvrages je redescends euphorique je me soucie de ce que me réserve ce manuscrit d’ébène. Est-il de bon augure , sur sa couverture est tracé un talisman couleur argent avec les détails identiques du premier.Je n’arrive pas à suivre le fil que cela représente-t-il . La sorcière imagine qu'elle a le bon manuscrit je fais mes déductions à voix haute j'ai ce nouveau livre en main pleins de surprises me sautent aux yeux, le langage est différent j'ai l'impression qu’il est rédigé spécialement pour les sorcières. Certaines incantations sont illisibles ce que je réalise au fil des pages , une feuille volante tombe à mes pieds je la ramasse délicatement je m’aperçois qu'elle est écrite à la main quelqu'un l’a glissée entre ces pages je peux lire : -Le soleil rencontrera la lune. -Les étoiles brilleront au firmament. -Le noir et l'or domineront. -Les maléfices disparaîtront. -Par la foi et l'innocence. -Par la pureté et la croyance. -De deux sorcières blanches. Je rêve quels beaux vers d'une limpidité de cristal il est mentionné que l'enchantement sera formulé pendant la cérémonie des magiciennes blanches. Je suis fière de tenir ce précieux guide entre mes mains , je sors de là je n'ai aucune envie d'aller me coucher dans l'aile des serviteurs je ne vais pas non plus poireauter dans ce corridor. Mon instinct me dicte de conserver notre bouquin une fois nous a suffit ma nuit est courte je me lève à l’aube , je vais aux cuisines me préparer un en cas en attentant les amoureux.Avec le sourire je pense que leur nuit a été mouvementée je traverse le hall j'ai décidé de sortir je vais saluer nos chevaux. 38
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    Ce matin leciel est menaçant il n’y a pas de corbeau. De retour à l'intérieur Lyse et Hector se donnent la main ils semblent épanouis. - Les amoureux avez-vous passé une bonne nuit . -Ça va Gwen sois un peu plus discrète enfin. -Lorsque Victor sera présent je vais vous révéler ce que j’ai découvert dans la bibliothèque. Il descend il est absent ses pensées sont absorbées ailleurs Hector le fait revenir à la réalité. -Quelle décision as-tu prise Victor . -Les gars je vous coupe la parole il est important de nous procurer le livre manquant volé par cette harpie. -Gwen qu'as-tu à nous apprendre . -Je suis retournée fouiner sur les étagères de la bibliothèque, par hasard je suis tombée sur un deuxième manuscrit spécialement fabriqué pour les vraies sorcières une incantation devra être récitée le jour du sabbat à leurs attentions. La reine espère qu'elle va triompher avec le premier à mon sens on a besoin des deux pour créer une osmose complète. Victor déjeune tranquillement nous aussi nous avons faim , sitôt le petit déjeuner avalé on prend la route nous allons gambader dans la campagne avoisinante.Nous trottinons gentiment nos animaux empruntent un sentier qu'eux seuls connaissent. Parvenus en haut d'une colline une sacré surprise nous attend on découvre un vieux château en ruines Gwen s'exclame : -Regardez ce tas de cailloux cela ressemble à un château. Les frangins nous relatent qu'autrefois vivait un couple de souverains ils étaient méchants mal aimés de tout le monde du jour au lendemain , ils sont partit sans explications. Dans la contrée les gens disent que c'était une reine déchue s'étant reconvertie dans la magie noire. -Vous ne trouvez pas cette histoire aberrante une reine se transformant en sorcière. -C'est illogique cela ressemble à cette preuve trouvée hier entre autres les plumes ainsi que les objets de la vraie souveraine et de son roi. En galopant sous les cieux redevenus sombrent nous observons une affluence de corbeaux. Notre curiosité naturelle nous guide vers cette ruine en s’approchant les volatiles deviennent plus nombreux.On saute de nos montures à la limite de ce lieu. -Gwen nous devons gravir cette côte tenir nos bêtes par le licol ils vont progresser aisément sur cette pente escarpée. -Oui je n'arrive plus à souffler cela vous tente une pause adossés sur un pan de mur ?. Nous nous reposons en surveillant la cour où le vent siffle les princes sont bouches bées médusés du spectacle surréaliste dont ils sont témoins ils reconnaissent le personnel du château et des fermes alentour.Ils sont choqués,parmi les invités du bal ils aperçoivent les ducs et duchesses , marquis et marquises , princes et princesses , que des snobs de leur monde.Ils se rassemblent pour préparer cette soirée de manipulation occulte. -On s'occupe de la sorcière en premier.Il ne faut pas qu’elle s'envole avant de l'alpaguer cette furie. Elle nous surprend elle libère un cri aigu à nous éclater les tympans ce beau monde se 39
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    transforme en oiseauxs'envolant dans les airs formant un épais nuage couleur encre nous sommes déçus et désemparés. -Je pense qu’il faut créer un plan ficelé rapidement afin d’éliminer ces oiseaux de mauvaise augure lequel d'entre vous a une idée pouvant tenir debout , répondez pas tous à la foi. -Laisse nous tranquille cet échec nous a vexes j’imagine ce n'est pas destiné aujourd'hui il faut seulement les contrecarrer dans leurs plans tordus. Chapitre 10 De retour au château Lyse nous affirme qu'il y a un moyen de les contrer nous devons absolument rendre visite à Mélisande c'est la seule pouvant nous aider à décortiquer cet écheveau. -Souviens-toi plusieurs fois nous devions aller la voir lorsque que nous avons essayé, , la sorcière nous a mit des bâtons dans les roues. -Elle aussi en fait partie en ce moment sa compagnie grossit la volée des affreux. -Je ne suis pas de votre avis elle ne peut pas participer aux côtés de cette populace malsaine je ne l’imagine pas célébrer une fête si ignoble. -Ah bon tu en es persuadé l’autre jour tu nous as clamé qu'elle était folle cette femme. Il ne répond pas jusqu'à l'entrée du domaine pendant notre discussion tout le monde est rentré au bercail ils vaquent à leurs occupations naturellement. Peut-être qu'ils ont subit une manipulation ou un envoûtement , nous n’avons pas la certitude de ce que nous prétendons , nous délibérons doucement on sait que la reine est tapie dans l'ombre prête à nous piéger.Cette hypothèse nous redonne du courage malgré le danger. -La récupération du registre est importante séparons nous en deux groupes les princes partez ensemble restons toutes les deux. On se disperse dans les pièces à inspecter , cette magicienne brille par son absence. Nous empruntons l'escalier, nos épées sont dégainées la porte est fermée à clefs. -Je te parie que la reine est présente dans son logis qu’elle s’est changée en jolie reine pour passer inaperçue. -Lyse appelle les hommes dépêche toi. Au bout d'un moment elle revient paniquée. -Calme toi Lyse qu’as-tu vu en bas . -Je les ai perdus elle les a enlevés c’est une certitude , ils ne sont pas partit à l’aventure sans nous. 40
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    Elle baisse lesbras soudain la porte s'ouvre avec fracas sur une vieille bonne femme laide habillée de haillons. Son nez crochu est remplit de pustules blancs dans la foulée nous voyons ses ongles ils sont très longs repoussant de saleté. Elle nous rit au visage d'un son caverneux nous crachant ces paroles venimeuses : -Vous savez le personnel s’est chargé de vos princes , vous n'êtes pas prêtes de les revoir de sitôt ha ha . -Cessez de vous croire la plus forte nous avons les pouvoirs de vous anéantir. Dans un ricanement surnaturel elle s'élance par la fenêtre en braillant avec ironie. -Vous n'obtiendrez jamais cette œuvre elle est à moi vous m'avez entendue petites pestes. De rage mêlée à la colère Lyse lui hurle : -Ce sont nous les détentrices du bon grimoire des sorcières blanches , tu n'accéderas aucunement à tes fins diaboliques. Celle-ci suspend son envol en criant de rage : -Ce sont de pures inventions sales sorcières ce que vous avez entre les mains n’est pas concret ce n’est que du vent. Après ces ultimes paroles elle s'envole dans le ciel lugubre dans un bruissement d'ailes assourdissant. -Elle est sur d'avoir ce qu'elle désire , ce n'est qu'un vulgaire carnet je rêve ce n'est pas réel où sont Victor et Hector en ce moment on avait pourtant besoin d'eux Lyse . -Je suis dans un état d'impuissance qu'allons nous devenir nous n'avons pas de repères pour approfondir nos investigations. - J'ai réfléchis ce manuscrit n'est qu'un faux, il ne possède pas de pouvoir magique. -J'ai l'espoir que cela puisse être la vérité dans cette galéjade une question m'obsède il y a deux registres seul le noir est le livre sacré. Au fond de nos cœurs meurtris, nous pensons à nos amoureux ils ont vraiment disparus cela est de notre faute notre mission est d’œuvrer toutes les deux ils ne sont pour l’instant pas concernés. L’essentiel est de les revoir au plus vite on se traîne jusqu'à notre petite chambre avec tristesse.De la fenêtre on entend le bruit de plusieurs calèches se dirigeant au palais. -On a complètement oublié c'est ce soir la fête des « corneilles noires ». -Tant pis nous allons y participer à notre façon. Nous accédons rapidement dans la pièce où sont les vêtements on fouille , nous réussissons à récupérer deux capes noires à capuches on les endossent ce déguisement improvisé est parfait.Sur le parvis une foule compacte est déjà formée on se mêle sans soucis dans cet amas de freux.Ils ne nous voit pas , nous allons en direction de la table de pierre elle est là pleine de fierté en maîtresse de cérémonie, elle jubile ses adeptes l'accompagnent dans son hymne dédié au mal. -Elle tient le manuscrit dans ses mains crochues va-t-elle débuter son rituel . 41
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    Le résultat decette incantation est négatif elle s'énerve répète la formule une dizaine de fois l’effet escompté ne se produit pas. Ses initiés s'impatientent ce n’est pas la peine de rester une minute de plus au château nous allons dans l'étable on sursaute cette sorcière lance un cri maléfique , elle beugle avec rage : -Je vais m'occuper personnellement de leur cas elles ne s'en sortiront pas comme la famille royale. -Débutez votre traque c’est un ordre. En écoutant ces menaces on se planque derrière des bottes de paille en espérant que ce beau monde ne nous déniche pas. -Je viens de piger Lyse Mélisande est la vraie reine cette fanatique a envoyé un sortilège sur toute sa famille. -Oui pourquoi leur a-t-elle jeté un sort je veux le découvrir. Dans la débâcle on reste cachées et patientons afin de ressortir sans être chopées vaincues par la fatigue on s’assoupit. Au milieu de la nuit je secoue ma sœur nous vérifions si ils sont présents. Personne ne guette ils sont partis dormir du moins nous le pensons , cette accalmie nous permet de seller nos fidèles chevaux nommés affectueusement Vainqueur et Moustique , nous longeons la piste aux pas on met un moment pour y parvenir la nature est cerclée de forêts sombres.Le jour est loin voilà enfin cette maison , nous distinguons vaguement son ombre. Descendues de nos montures on frappe vainement nous tournons la poignée en pénétrant la pénombre nous enveloppe nous voyons dans la cheminée une toute petite flammèche mourante. Lyse se hâte de la ranimer à l'aide d'une bûche, le feu reprend vie de belles flammes mordorées éclairent la pièce à cet instant nous découvrons qu'elle est déserte. -Mélisande et son chat sont absents cette pie-grièche les a enlevés. -C’est sûr à moins qu'elle seule ait prit la décision de quitter les lieux pour aller se cacher ailleurs. - Le balai est posé contre le mur il a été oublié.Pourquoi se coltinerait-elle un balai encombrant. -Ce n'est qu'un vulgaire balai fabriqué uniquement pour balayer. -Je n'en suis pas si certaine Lyse il m'attire ce n'est pas sa beauté esthétique je ne peux pas t’expliquer. -Ah oui considère moi pour une demeurée d’après toi je n’ai pas de cœur. -Oh pardon je me suis mal exprimée sur le sujet nous n’allons pas nous fâcher pour si peu. -J'ai envie de rester plusieurs jours au chaud n’oublions pas ces oiseaux humains sont à nos trousses ma chère sœur. Chapitre 11 On se concentre sur un éventuel endroit où les quatre membres monarchiques sont en détention.La fête des sorcières s'est déroulée la semaine dernière nous voici début Novembre en sortant ce matin un brouillard épais recouvre la campagne. Aux alentours des formes 42
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    fantomatiques se glissentsans bruit dans la forêt dépouillée.Le but de notre première sortie et de retourner au domaine agricole pour glaner des informations. Afin d’effectuer ce voyage on s’équipe chaudement le froid est mordant au palais nous avons récoltés de grandes redingotes et des galurins cela s'accorde à nos bottes de cavaliers.On s’engage sur la piste nous sommes frigorifiées nous prenons notre courage à deux mains on enfourche nos chevaux direction le château dans cette brume épaisse et glaciale. -L'atmosphère est spécial, j'ai le sentiment que nous nous perdons Lyse. -Le sentier a complètement disparu tu ne sens pas la présence d'une aura malsaine j'ai la sensation que l'on nous épie. - Je le ressens également je sens la frousse m’envahir. Nous sommes vraiment angoissées et oppressées prisonnières de cet épais smog ceci est loin d'être réconfortant.Nous avons la sensation qu’on nous empêche de continuer notre mission cette masse est collante dans la panique les chevaux s'affolent se cabrent,ruent.Nous essayons de les maîtriser ils ont peur de cet élément perturbateur au bout de cinq minutes ils se calment et s'arrêtent d'eux mêmes. Il était temps nous avons autant les chocottes qu’eux. Complètement désorientées nous retombons sur un autre chemin. -Gwen ce brouillard est flippant, j'en suis tremblante. -En général ce frimas est naturel pourquoi avoir peur. Il va se dissiper au cours de la journée. A notre grand étonnement nous percevons un rayon de soleil palot filtrant à travers la brume, cette petite éclaircie nous permet de rejoindre la forêt. Est-ce un signe de notre talisman ce soleil venant percer le brouillard. Au milieu des grands arbres dénudés des bruits de pas nous précèdent où est-ce un effet de notre imagination . -Écoute ce tumulte autour de nous attends-moi je ne veux pas te perdre si cela perdure je vais mourir de peur dans ce bois hanté. - Cesse d'avoir la frousse à chaque bruit ou craquement que tu entends. Ces choses invisibles à nos yeux cavalent dans un sens désordonné je cache ma panique ma sœur est au bord de la syncope. -Sur la cime des arbres de grandes ailes noires planent sans encombres. En levant la tête je lui répond : -Je suis convaincue que c’est cette sorcière elle tient à nous égarer. Au passage de cette mégère les branches craquent sous le vent de ses puissantes ailes déployées. -Elle émet un bruit assourdissant elle grossit de jour en jour elle devient immense. -Cela vient de sa haine sachant que nous détenons le bon manuscrit. -De quelle manière allons nous l'éliminer dans l'état où elle est à présent . -Aucune solution ne me vient à l'esprit l’urgence est de reprendre notre piste étant paumées dans ce bois sinistre. 43
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    Nous entendons unbruissement d'eau nous suivons cette voie au fond d'un ravin nous découvrons une rivière tumultueuse et bouillonnante. On s’engage afin d’en remonter le cours de cette manière on a la possibilité de se rapprocher du palais. Nous ne sommes pas au bout de nos peines le sentier s'étire en longueur et il finit par rétrécir la progression est ardue nous sursautons d'effroi une femme hurle de terreur. Nous abandonnons nos montures avec regrets le brouillard malsain est de retour nous activons la cadence, dans une clairière nous voyons l'ombre noire de cette folle elle soudoie une femme portant un bébé dans ses bras. La sorcière tente de lui arracher nous nous élançons pour lui porter secours nous brandissons nos épées nous la mettons en garde stupéfiée elle recule en nous ricanant au nez cela est sa spécialité. -Pensez-vous me combattre armées de ces engins désuets n’ayant aucuns pouvoirs contre moi, je suis de loin la plus forte et la plus puissante de la terre bientôt naîtront les murs de mon nouvel empire.Vous allez trembler, être à mes pieds ainsi qu’à ma merci. -Cette magicienne est en plein délire paranoïaque je me demande quel empire peut-elle créer n’étant pas si forte qu'elle le prétend. -Prenons garde à ses menaces elle est capable de tout nous devons nous méfier. Nous courons au secours de la maman et du bébé ils sont terrorisés d'un coup d'ailes elle nous survole en nous annonçant : -Vous ne retrouverez pas votre sentier oubliez vos princes dorénavant j'ai le pouvoir sur eux pour l'éternité. Ce tête à tête stérile terminé on propose à cette mère de la guider chez elle entre temps Lyse est repartie récupérer les chevaux. -Je m’appelle Ophélie voici mon fils Robin j’allais chercher un médecin afin de le guérir ainsi que mon mari Alcide je me suis perdue dans cette forêt sinistre pourtant je la connais. -Et moi je suis Gwen et Lyse ma sœur elle va vous conduire. -Oui allez-y doucement je n'aime pas monter à cheval. -N'ayez crainte nous sommes prudentes. Nous quittons cette forêt en suivant une sente menant vers le sud.Un peu plus tard on accède à son petit village comportant cinq maisons. Au loin une seule cheminée fume c'est certainement le logis de cette famille arrivées dans la cour les animaux sont absents. Ophélie nous invite à rentrer une douce chaleur nous accueille. Voyant son mari alité Lyse s'approche l'examine, il a de la fièvre il grelotte. -Votre époux à la grippe ainsi que bébé Robin vous devez l'envelopper dans une couverture je vais les hydrater. En attendant je la questionne : -Vous vivez éloignés vous possédez des poules, des canards , des cochons et des vaches pourquoi je n’en ai pas vus. En pleurant Ophélie parle avec difficulté : -La sorcière nous les a prit surtout notre vache Roussette elle nous donne du bon lait.cela ne 44
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    m'étonne pas quemes hommes soient malades je suis la seule à être épargnée on subit une disette forcée à cause de cette méchante femme. -Dites-nous vous n'avez plus de voisins savez-vous ce qu'ils sont devenus ont-ils eut peur . -Je pense qu'elle les a enrôlé dans sa folie cela fait des années qu'elle distille son venin apparemment . -Vous n’avez pas songé de vivre ailleurs. -Il n'y a pas longtemps que nous sommes arrivés dans cette fermette et mon mari n'a pas envie de repartir s'installer dans un autre village. -Je vais chez Mélisande récupérer les denrées restées là-bas j’ai besoin d’une lanterne et une musette. Ne vous inquiétez pas je m'y rends tout de suite mon retour est de nuit ne te soucie pas de moi occupe toi de cette famille Lyse. Elle m'indique le chemin à emprunter me conseillant de retraverser le bois sa maison est située juste à la sortie. J’entends Gwen partir au trot dans cet épais brouillard laiteux elle est sûrement terrifiée de traverser cette forêt mystérieuse je prie pour qu'elle revienne vite et qu'il ne lui arrive pas d’ incident. Je parcours ce bois en restant sur le sentier je ne tiens pas à me perdre. Ma lanterne est allumée je peux me repérer dans ce chemin. Je suis transie de froid je me sens en sûreté avec mon fidèle compagnon mon sixième sens m’avertit ; On m’épie discrètement dans la brume des yeux menaçants m’observent à hauteur des branches. Je scrute autour en me rassurant je fais abstraction de ma crainte je pense à Ophélie elle a besoin de mon aide. Après une bonne heure, je trouve enfin la cabane j'y pénètre précipitamment depuis notre départ le feu est allumé je rajoute une bûche. A la lueur de l'âtre je me dirige vers une jatte en terre.Disposées à côté quelques pommes un reste de jambon enroulé dans un linge, un morceau de pain il n'en a pas trop la couleur n'y l'odeur celui-ci fera l'affaire.Le mari et le fils étant malades je décide de prendre des poignées d'herbes séchées, je les pose délicatement dans ma sacoche.Mon regard est de nouveau attiré par ce balai posé au même endroit je l'examine je le touche je ressens des vibrations il est magnétisé. Je le remets à sa place ma lucidité m'éclaire, j'ai un doute sur les événements s’étant déroulés il y a peu.Une pensée me traverse l'esprit notre manuscrit est resté au palais je vais informer Lyse que nous sommes obligées de repartir au château le reprendre. Ce que je devais récupérer chez Mélisande est déposé dans ma besace, je m’apprête à ressortir une force me pousse de prendre le balai, je le dissimule sous ma redingote mon retour se passe sans encombres. Le frimas s’est évaporé par magie cela émane sans doute du balai je sais qu'il émet des ondes particulières à mon contact. C’est incroyable pour un vulgaire objet servant à ramasser les poussières Lyse a raison là-dessus. J’atteints tranquillement la maison ma sœur attends avec impatience elle m'annonce : -Alcide et l'enfant sont au plus mal as-tu pris des herbes . Je les sors de mon sac Ophélie en connaît les vertus elle les trie et en choisit plusieurs qu'elle jette sans tarder dans le chaudron bouillonnant. -Lyse j'ai réfléchis notre livre sacré est resté au château nous devons repartir le récupérer. Sitôt cette infusion refroidie ma sœur leur donne quelques gorgées aux malades.Je dépose les mets sur la table on patiente nous voulons êtres certaines que la tisane fasse son effet.Alcide ouvre les yeux sa fièvre est tombée pareil pour Robin, ils sont guéris. Nous sommes soulagées, ils ont retrouvé la forme, le jour se lève l’aube est claire le principal est la guérison de nos nouveaux amis. 45
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    Ophélie et Alcidenous remercient du fond du cœur de les avoir aidés et soignés, ils n’ont pas de nourriture nous leur laissons les victuailles. Nos bêtes sont prêtes à nous transporter au château nous les chevauchons ce voyage va être pénible et mouvementé il ne faut pas omettre qu’ils sont à nos trousses ils veulent notre cher livre.A présent il faut retrouver la famille royale nous reprenons notre destin en main. - Un détour par la métairie s’impose, je désire papoter avec la fermière je veux savoir si des incidents ont eut lieu après le sabbat. Le ciel reste clair nul oiseau de mauvais augure plane dans les airs Lyse a un soupçon elle considère cela inhabituel. -Avec ce silence matinal des choses insolites se trament. Sur la piste nous menant à la ferme règne un calme pesant les moineaux ne chantent pas leur ritournelle habituelle un silence de mort s'étale sur la campagne entière. Nous atteignons la cour, nous posons pied à terre dans la gadoue , nous jetons un regard dans la maison c'est le désert complet les servantes ainsi que la taulière sont absentes. -C’est pareil que chez Ophélie que manigance cette diabolique femme . -Je te donne mon point de vue Gwen elle a besoin de ces bêtes pour se nourrir, devenir plus forte elle se crée son empire. -Je suis de ton avis les animaux ne sont plus là. Cette visite furtive terminée nous galopons en direction du château nous montrant son immense stature au loin.Je ne peux n’empêcher d'avoir la chaire de poule Gwen tente de me parler je reste muette. Arrivées prés de la grille une foule compacte s'agglutine en essayant d’entrer , les gens du village sont venus les nobles sont aux premières loges suivis des autres Gwen guide Vainqueur auprès d'une personne âgée. -Que se passe-t-il ce matin ce rassemblement est en quel honneur ?. La vieille dame lui souffle doucement : -D’après les dires la reine est souffrante elle ne va pas régner très longtemps sur ses sujets. Lyse me dit de la suivre elle a une idée : -Viens nous allons passer à l'arrière par les écuries les princes nous ont montré une haie d'arbustes débouchant sur une allée. Nous nous infiltrons dans la foule le personnel est occupé cela nous convient.Nous avons une bonne position reprendre notre livre planqué dans notre chambre. -Lyse ça ne va pas être facile de traverser le hall nous devons êtres prudentes. A la montée de l'escalier une domestique nous alpague elle nous dit d'aller saluer la reine deux par deux !. 46
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    Nous sommes contraintesde suivre le mouvement la foule est nombreuse nous entendons des sanglots étouffés par-ci par-là. -Écoute les ils pleurent cette belle reine vénérée comme une icône ils ne savent pas ce qu’elle mijote. -Tu oublies son royaume est au courant ils sont à sa merci. - Nous savons de quoi il retourne entre elle et nous. Le visage caché sous notre chapeau nous sommes poussées par les villageois on ne peut pas s’éclipser on suit docilement le mouvement. Nous atteignons le pas de sa porte Lyse commence à paniquer c’est notre tour nous sommes entraînées à son chevet. -Elle est méconnaissable son visage est rouge et bouffi, sa soyeuse chevelure ressemble à de la filasse ce n'est pas la peine de parler de son corps la totalité me fais penser à une masse gélatineuse quelle fin atroce elle était tant aimée de son peuple. Lyse se penche vers elle avec appréhension, son regard est terne elle n'a pas un sursaut d'énergie, elle nous ignore ou elle a perdu la mémoire. A la fin de cette visite obligatoire, nous refaisons le chemin en sens inverse une confusion règne dans les rangs , on en profite pour nous faufiler. Nous voici en sécurité dans notre aile on entre rapidement dans la piaule en la fermant à clef. La colère nous saisit une flopée de questions se posent à nous. -La reine est tombée malade. Est-ce que ces animaux volés sont pour elle un rituel sanglant Ou a-t-elle comprit que son manuscrit est un leurre entre ses sales mains. Elle agonise par contrariété nous sommes chagrinées pour ces gens éplorés ignorant qu'ils portent aux nues une reine immonde. De surcroît une sanglante manipulatrice usurpatrice d'identité.On décrète que son règne va cesser la vraie reine va reprendre le pouvoir nous allons nous investir dans notre combat pour qu’il aboutisse dés aujourd'hui. -Nous ne sommes pas venues par hasard je ne regrette pas d'avoir été téléportée on a la puissance de changer ces années de ténèbres et de désolation. Je parviens à remettre la main sur notre bouquin il est planqué sous notre matelas. La nuit se passe tranquillement allons nous réussir à sortir d’ici.Je dépose notre trésor dans ma sacoche pour le balai encombrant je le cache derrière une armoire.Lyse ouvre la porte doucement, le calme est revenu nous marchons avec prudence en haut de l'escalier une voix paniquée s'élève, ce cri provient de la chambre. On oublie le danger on accoure afin de comprendre la gouvernante est pétrifiée d'effroi. Nous approchons sur le lit il ne reste qu'un tas de plumes. La fenêtre est grande ouverte dans cette confusion nous retournons dans le hall. -Elle joue à quoi hier elle était à l'agonie ce matin elle a retrouvé sa vitalité elle commence à m’agacer retrouvons cette famille le plus tôt possible. -J’ai une idée descendons au cachot. Équipées de nos épées nous visitons les profondeurs humides et obscures évidemment cette cellule est vide. Après cet échec à peine remontées on se retrouve nez à nez avec les gardes royaux ceux-ci nous empêchent de passer on les met en joue avec la pointe de nos épées. -Vous n’êtes pas au courant les princes ont disparus ils sont certainement en danger de mort , 47
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    partez à leursrecherche vous aussi. -En conclusion ils ne sont pas enfermés ici ils sont détenus dans un lieu inconnu. -On ne connaît pas tous les recoins de cet immense demeure. -As-tu une idée où peuvent-ils êtres retenus , il est probable que s’est contre leur grè. -Pour l’instant ils peuvent êtres n’importe où peut-être en compagnie de cette nécromancienne. Étant étrangères et déboussolées par notre ignorance des lieux on ne sait pas ou sont les planques existantes dans cet environnement hostile. Nos chevaux sont têtus ils nous mènent chez Mélisande que veut-elle que l’on découvre dans sa maison. -Quelle intention a-t-elle à notre égard . -Au début on avait guère le temps de venir dorénavant nous venons souvent chez elle. Nous fouillons la pièce pour découvrir éventuellement un autre indice pour nous guider sur une piste on s’acharne dans nos recherches Gwen déniche un vieux parchemin en mauvais état. -Lyse viens voir ce que j'ai trouvé. -Ou était caché ce morceau de papier . -Il était planqué sous les bocaux remplis de je ne sais quoi. Nous le déplions délicatement sur la table, dessus sont tracés des endroits inconnus cela est logique. -Ces esquisses ressemblent à des croix indiquant des villages ou des hameaux. -Attends tes explications clochent regarde attentivement sur le château où nous sommes une croix est tracée, une autre est sur celui en ruine la dernière est éloignée des deux. -Bonne déduction Lyse que signifie ces trois pictogrammes formant un triangle . -En examinant avec soin tous ces détails pour nous ceci aucun sens ce troisième lieu est impossible à déterminer sur ce parchemin aucune structure de bâtiment pour nous repérer. -Nous allons avoir besoin d'inspiration et de concentration pour situer cet endroit insolite. -C'est certain repartons au palais déposer ce parchemin avec notre livre. - Pour l'instant personne ne nous a remarquées tu n’as pas peur que l’on se fasse alpaguer qu’en sera-t-il à notre retour. -Avec ce tohu-bohu généré par la pythie on va passer inaperçues pour revenir dans le palais. Chapitre 12 Notre retour se déroule sans souci nous menons nos montures à l'écurie nous les libérons de leurs entraves.Les chevaux ont leur box à côté des bottes de pailles ils commencent à manger leur ration journalière. -Attends Vainqueur ce n'est pas le moment je veux t'étriller avant. 48
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    -Chut Lyse tun'as pas entendu à moins que tu t'amuses à faire du bruit. -N’importe quoi pour quelle raison je ferais l'imbécile. -Tais toi écoute cela ressemble à une plainte ou un bruit assourdi. -Je te dis non c’est toi tu as un problème auriculaire. -J'en suis sûre c'est là bas près du tas de paille. -Tu as raison allons jeter un coup d’œil. Au fond de l'écurie on retrouve les princes ils sont ligotés et bâillonnés on se hâtent de les délivrer des liens les empêchant de parler. -C'est pas sérieux nous vous cherchons depuis une bonne semaine. Ils sont affamés et amaigris les pauvres agissons rapidement rapatrions les dans leurs suites. -Vous êtes nos sauveuses à un jour prêt nous étions morts comme des chiens juste à un pas de notre demeure. Nous avons du mal à les tenir debout, nous gravissons les marches du parvis avec force et courage la montée est difficile.Dans le hall les gardes sont surprit nous voyant accompagnées des princes que nous soutenons. -Dépêchez-vous aidez-nous vous voyez ils sont dans un triste état emmenez-les dans leur chambre , vous les servantes chauffez un bouillon de poule toi va appeler le carabin ne traîne pas en chemin leurs vies sont en danger. Sitôt alités Lyse ordonne de préparer pour chacun un bain chaud en attendant le docteur , il débarque un peu plus tard: -Bonjour Mlle qu'est-il arrivé à nos souverains . -Ils vont vous expliquer après avoir reprit des forces. Le docteur se penche sur Hector puis il s’adresse à nous : -Vous voyez ses poignets sont un peu bleuis les liens n’étaient pas serrés savez-vous quelle personne a tenter de leur nuire . - Vous avez raison Docteur je viens de vérifier effectivement ils n’étaient pas entièrement ligotés. -Mon diagnostique est terminé une bonne semaine de repos est conseillée la soupe va être leur principale alimentation. Je vais revenir dans trois jours je veux être sûr qu'ils recouvrent la santé je ne me fais pas trop d’inquiétude ils sont jeunes. Deux jours plus tard nos gaillards sont en pleine forme.L’agacement à prit le dessus ils ne tiennent pas en place -Restez tranquilles le médecin a certifié à Lyse que vos attaches n'étaient pas serrées.Vous n'avez pas cherché à vous libérer c'est pas logique. -Mon amie Gwen tu tournes ce fait à ton avantage vous êtes dans le secret que ce n'est pas notre vraie mère dans quel but nous a-t-elle laissés en vie. - Depuis votre enfance c’est compréhensible elle vous a choyés comme ses propres fils et vous a à peine molestés son amour est grand vous ne saisissez pas la chance que vous avez eue elle sait que nous venons pratiquement tout les jours, elle vous a laissé dans le fond de l'écurie en 49
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    espérant que l'onvous retrouve. -Vous parlez sur un ton déplaisant votre impertinence est inacceptable paysannes.Votre arrivée inopinée au château nous intrigue. Ne voulant pas voir la réalité en face Gwen leur dit sèchement : -Cessez de nous considérer comme des va-nu-pieds passez votre frustration sur d'autres personnes. Lyse allons dans notre coin réservé aux petites gens sans envergures c'est dommage de vous défouler sur on a une nouvelle découverte à vous annoncer cela n’a plus d'importance. -Tu as entendu ils nous considèrent pour des servantes notre confiance envers eux nous a desservie. -Laisse tomber ils vont venir nous pardonner à une condition cette fois ci. -Oui dis-moi laquelle . - Ils n'ont pas intérêt à nous laisser tomber ils ne savent pas que leur avenir est en jeu.Ce n'est pas le notre cette visite dans ce royaume n'est pas un amusement au contraire. -Gwen le moment est venu d’annoncer que nous venons du futur une mission est à accomplir en leur compagnie. -C’est trop tôt pour leur divulguer ce fabuleux secret avec le caractère qu’ils ont le comprendront-ils . Dans notre logis on déroule le parchemin afin de situer ce lieu notre cerveau tourne à fond pour décrypter cette énigme. Quelqu’un frappe à la porte. - C’est peut-être une femme de chambre. -Pourquoi vient-elle nous déranger. - Sûrement nous avertir qu’il y a du nouveau dans l’aile de la souveraine. Cette personne tambourine avec insistance Gwen étant toujours fâchée part ouvrir sur le seuil se tiennent penauds Victor et Hector.On ne leur adresse pas la parole je suis d’accord avec elle auparavant ils nous ont dit que nous sommes de vulgaires paysannes. -Que voulez-vous vous ne manquez pas d’audace en venant chez les va-nu-pieds. Ils se mettent à genoux nous prient de les excuser des paroles blessantes proférées à notre encontre. -Vos pardons sont-ils sincères pouvons-nous les accepter . La tête plongée sur les croix Gwen les ignore. -Reviens sur terre tu as entendu ils sont venus regrettant leurs propos insensés. -Pas de souci ils peuvent rester. -Ayant grandis ici savez-vous où se situent ces emplacements. Nous avons découvert chez Mélisande ce vieux papier des croix sont sur trois lieux différents sur les deux premières sont indiqués les châteaux sur la troisième il n’y a pas d’endroit décrit. Notre réflexion est interrompue une personne toque à la porte Gwen ouvre sans discuter.C'est 50
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    une chambrière lapauvre fille est dans tous ses états la peur se lit sur son visage. -Sortez vite les gueux sont entrés dans la cour du château, ils n'ont pas l'air contents je ne sais pas ce qu'ils veulent défendez-vous le peuple a besoin de vous. En entendant le brouhaha les princes se ruent à l’entrée du château. -Les péons crient leur mécontentements. Victor élève la voix en haussant le ton ses paroles se font fortes il demande ce que représente cette révolution. -On en a marre nos animaux disparaissent un par un dans nos fermes. -De quelle façon je vais nourrir ma famille chez moi c’est la famine j'ai des tas de gamins.Si je la chope je la transperce avec ma fourche cette saleté de sorcière vous pouvez en être sur. Ils brandissent haut les fourches et les bâtons en hurlant la misère qu'ils supportent.L'émeute n'est pas loin un paysan clame de tous ses poumons : -Si ça continue elle va finir par enlever nos enfants avec le reste des fermiers des villages alentours certains se sont évanouis dans la nature . -Taisez-vous laissez moi parler je règne en ce lieu à la place de mon père Marcus. Les villageois baissent la tête ils écoutent leur nouveau Roi. -Cette sibylle ne va plus sévir longtemps dans la contrée, nous sommes prêts à lui régler son compte ce n'est qu'une question de jours , rentrez chez vous retournez à vos travaux. -Vos bourrins sont dans votre écurie eux sont toujours là. -C'est pas faux on est sur que vous la connaissez, c'est pour cette raison qu'elle ne touche à personne dans votre palais douillet. -Expliquez-nous cette préférence je suis en désaccord celle-ci ne s'attaque qu'aux pauvres fermiers n’ayant pas les moyens de se défendre. -Victor invente un argument logique pour une fois secoue toi avant que ces gens ne se révoltent contre vous. -Gwen que dire de leurs propos. -Que tu vas les dédommager des pertes qu'ils ont subies offre leur des deniers, ils vont partir au marché acheter d'autres bêtes et de la nourriture. -Je n'avais pas pensé à ces problèmes d'argent qu'ils rencontrent je vais contenter ces braves gens je n'ai jamais régné cela va les calmer pour cette fois je désire que leurs vies redeviennent comme avant. -Vous avez une personne s'occupant de la trésorerie dans ce château. -Oui c'est l'intendant il calcule les dépenses et les recettes. -Hector va voir cet homme qu'il se tienne prêt pour recevoir ces gueux. -Attends Gwen tu vas trop vite en besogne. -Je sais vous n’avez pas le choix ayez confiance si vous ne vous dépêchez pas il se peut que demain matin vos écuries soient vides. Peut-être vont-ils mettre le feu à votre château un peuple affamé est capable de tout Victor fais les taire et annonce cette bonne nouvelle ensuite ces pauvres paysans repartirons chez eux pour un nouveau départ ils te vénéreront tu deviendras Victor le roi bien-aimé. 51
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    Il crie aupeuple : -Écoutez-moi je vous donne quelques deniers vous permettant de racheter des volailles,des vaches et de la nourriture. Entrez par famille auprès de mon trésorier il vous attend dans le hall. Calmés les paysans pénètrent dans la pièce leurs yeux brillent ils contemplent ce luxe et cette beauté , ils n'ont pas ce confort dans leurs masures c'est la première fois qu'ils ont ce privilège. Les vilains regardent partout ce décor les attirent , ils avancent doucement vers l'homme leur tendant les deniers.Ensuite ils ressortent docilement on voit qu’ils n’ont pas envie de retourner dans leurs cabanes inconfortable. Une femme hirsute les cheveux gris édentée vêtue de vêtements sales et troués vient se placer à côté de nous elle semble curieuse et sans gêne apparente elle nous sort : - Je ne vous ai jamais vues par ici . -Nous sommes en visite les princes nous ont conviées pour quelques jours. -Vous-vous appelez comment . -Nos prénoms n'ont pas d'importance je suis Céleste et ma sœur Linette. -Je n’ai pas connaissance de ces prénoms. Voyant notre trouble Hector approche et lui ordonne de suivre la file des gueux sa place est là. -Merci Hector pour nous sortir de cet interrogatoire j’ai changé nos prénoms par obligation. -Et sans difficultés vous vous appelez vraiment Gwen et Lyse. J'ai un doute sur vous , vous êtes deux hypocrites j’en suis convaincu. Il nous demande si nous n'avons pas d'autres secrets qu’on a oublié de lui dire. -Nous te promettons que c’est la vérité. En guise de fuite nous reculons lentement vers l'escalier Lyse me murmure : -Comment vont-ils se comporter lorsque qu’ils vont apprendre notre venue du futur ?. -Cela va virer à la catastrophe on va se prendre une séance mémorable. La distribution de l'aide financière terminée un couple âgé se prosterne devant Victor -Vous êtes aussi bon que le roi Marcus. -Braves gens relevez vous partez sur le marché effectuer vos emplettes. Cette émeute soudaine maîtrisée ,Victor nous dit : -Cette solution est la meilleur si cela se reproduit qu’allons nous leurs proposer . - Le problème actuel c'est cette sorcière qu'il faut éliminer sans tarder. -Quand elle sera morte les vols vont cesser dans la nature où est-elle en ce moment. -Hector sait qu'elle est dans son antre se délectant de son empire et de sa puissance. -Souvenez-vous avant cet incident on observait attentivement les croix dessinées. Lyse nous dit de sa voix fluette: 52
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    -Petite sœur noussavons ce que représente ce dessin. Je file le récupérer nous le déroulons sur la grande table de la salle à manger nous réfléchissons ensemble pour dénouer le mystère. -Je suis inquiète les gars connaissez-vous cette sorcière maléfique . -Non on l'ignore autant que vous pourtant depuis des années elle est présente à nos côtés. -C’est entendu elle vous a élevés cette sorcière nous en avons la preuve. A force d'imagination continue les princes ont une illumination s'exclamant en coeur -Les ruines du vieux château. -Quelle est cette idée subite ces ruines sont désertiques. -Il est bâtit sur une colline de là-haut nous avons un panorama assez vaste pour repérer ce troisième endroit. -Génial nous allons partir toutes les deux restez ici vos ouailles ont besoin de vous. -C'est ça pourquoi vous partez sur ce lieu que vous ne connaissez absolument pas en nous ordonnant de rester là , nous savons peu de choses vous concernant nous sommes perturbés , un jour ou l'autre on va vous forcer de nous en dire plus on vous le promet chères va-nu- pieds. -Tu n’as pas confiance tu recommences à nous dire des méchancetés tu joues à quoi avec nous.La vérité va éclater au grand jour nous dévoilerons ce que l'on craint à propos de votre royauté.Il nous faut des lanternes,nous ne serons pas de retour les jours suivant.Ce lieu étant éloigné je vais prendre la musette le parchemin et le livre on ne sais jamais si cette voleuse revient en notre absence.Je vais emporter des victuailles je file à la cuisine. Chapitre 13 Ayant réuni nos deux objets précieux nos repas nous allons voir les princes ceux-ci ne sont pas contents. -On vous quitte pendant notre absence surveillez votre entourage. -C'est plutôt à vous de prendre garde à cette sorcière. -On a pas peur nous allons l’épier pour savoir où elle se niche. - Vu vos comportements on se demande ce que vous nous cachez. A l'écurie nous harnachons nos chevaux. -Gwen on va prendre des couvertures elles vont nous êtres utiles . - Prend les si tu juges que nous allons en avoir besoin enroule-les sous nos selles. Une fois nos préparatifs terminés nous prenons la direction des ruines ce matin l'air est glacial des flocons voltigent silencieusement sous un petit vent frisquet. 53
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    En avançant nousparlons des princes : -Tu n'as pas remarqué ils ont une personnalité complexe tu as entendu les paroles d'Hector hier et celles de Victor ils nous considèrent comme des paysannes.Je ne vais plus me contrôler longtemps Lyse.Qu'ils arrêtent leur crise ils ressemblent à des gamins. -Oui il y en a assez de leurs jeux malsains. -Le jour de livrer notre secret n’est pas arrivé c’est normal qu’ils se posent des question à notre sujet. Nous suivons la piste le château en ruine n'est pas loin de nos vues il nous reste quelques lieues à parcourir avant d’y parvenir. -Il n'y a pas foule dans le ciel. -Il fait trop froid ces affreux sont au chaud. Nous nous mettons à rire , finalement on atteint le bas de la colline au bout de quelques heures cette balade a été longue. - Tirons les chevaux comme l’autre fois. En haut nous restons à l'abri du mur détruit nous scrutons l'horizon avec une attention particulière on ne veut pas louper un élément important à nos yeux. En bas nous distinguons la cime des arbres on admire une grande plaine nous faisant face. -Lyse observe le ciel en face de nous une cohorte d'oiseaux prend forme. -Je suis intriguée ils sont en vol régulier sur une petite butte est-ce logique ?. - Ce sont ces sorcières noires en pleine réunion. -La preuve est là devant nous le troisième lieu se situe là bas. - A vue d’œil ce voyage va être long Gwen. Nous décidons de passer la nuit dans les ruines nous déroulons nos couvertures pour nous procurer de la chaleur .Il fait sacrément froid à cette altitude la neige tombe le vent s'engouffre entre les quatre murs de cet endroit désertique. -Gwen qu’as-tu pris dans la besace j'ai faim . -Du pain avec un gros morceau de jambon nous allons manger comme les gueux couper le pain avec les doigts je te promets Lyse , je suis lasse de ce long voyage. -Cela va cesser nous allons retourner dans notre loft à St Fiacre retrouver nos lits douillets et chauds. -Que ne faut-il pas exécuter pour sauver le reste de cette famille Royale nous sommes dans la bonne direction. -Il ne faut pas omettre que nous sommes peut-être les sorcières blanches ,nous ne savons pas si c'est le cas pour l'instant. Nous tentons de dormir dans cette nuit glacée nos plaids nous réchauffent peu.Le jour se pointe enfin sous une aube frigorifiant l’horizon est rouge, la neige a cessé le vent nous accompagne. - J'ai un désir depuis notre venue je veux boire un bon chocolat chaud. 54
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    -Je suis tentéed’un bon café crémeux accompagné de crème chantilly et un petit croissant. Cela n'est qu'un rêve , nous nous levons toutes engourdies par les éléments et la dureté du sol. Nous redescendons à contre cœur le devoir nous appel cette déclivité est pénible le vent nous souffle dans les oreilles. Après cet effort nous nous retrouvons dans la plaine. Finit le vent glacial sur nos têtes nous entamons la traversée facilement la neige recommence à tourbillonner au bout de plusieurs heures acharnées nous faisons une halte. L'épuisement se fait ressentir, notre corps est endolori nous sautons au sol pour nous réchauffer et nous dégourdir les membres.Le ciel devient blanc nous ne sommes pas sous un bon augure. -Une tempête de neige s’annonce activons nous pour atteindre cette forêt. Nous pénétrons dans les bois dans l'après-midi avancé, des branches brisées jonchent le sol nous arrêtons les chevaux dans le sentier. -J'ai une idée on va fabriquer un brise-vent avec les débris l'installation va être archaïque nous allons nous protéger je n'ai pas envie de tomber malade. Nous bâtissons une sorte de cabane avec les branches nous posons dessus une couverture ainsi nous sommes à l'abri.Sous cet habitacle sommaire emmitouflées d'une autre couverture le temps défile, le sol devient blanc ressemblant à de petits diamants scintillant sous la lumière du jour déclinant.Sous cette cabane nous nous remémorons les mois passés loin de chez nous lors de notre chute intemporelle ces événements incompris dés notre arrivée prennent un sens avec le recul ils concordent entre eux.Sommes-nous les sorcières blanches.Notre mission va-t- elle se terminer. Que devons nous accomplir allons-nous trouver ce que l'on recherche .Notre courage nous dicte d'aboutir à cet heureux dénouement. En nous penchant nous apercevons derrière les nuages défilant au gré du vent la lune toute ronde à sa droite , on aperçoit l'étoile du berger. -Notre destin sait-il que nous sommes ces bergers venus ici-bas pour sauver ce royaume?. -Il n'y a aucun bruit suspect aux alentours pour nous ficher les jetons. -C'est vrai que cela nous cache-t-il . On s’endort côte à côte le cœur joyeux remplit de fierté , nous allons partir à l'assaut de cette dernière ligne droite confiantes et déterminées le réveil du matin est plus serein. - Gwen je me sens pousser des ailes. -Cesse tout de suite tu ne vas pas te transformer en corbeau j'ai peur. -N'importe quoi si je te dis ça c’est que ce matin je suis d'attaque pour repérer ce troisième lieu. -Je sais je te fais enrager tu n'as pas compris le sens de ma blague ma sœur. Nos fidèles destriers sont un peu blanchis par la neige ils nous promènent sur le chemin serpentant le long de la colline. Cette virée se déroule sans incidents à l'arrivée nous débouchons sur une plate forme désolée et triste. -Du lierre recouvre un pan de mur, à l'arrière une imposante butte de terre nous empêche d’avancer au moins on n’a pas accomplit ce trajet pour des nèfles. -Ce n'est pas ce que l'on recherche on s’est trompée d'endroit. -Pourtant de loin on a vu pleins de corbeaux au dessus de cette petite montagne. 55
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    Lyse s'approche dumur elle inspecte le lierre méticuleusement elle est stupéfaite cachée par ce rideau de verdure elle découvre une porte s'enfonçant dans le sol celle-ci est vermoulue dépourvue de poignée. Nous laissons nos chevaux devant le site. -Gwen je te laisse le soin d'ouvrir cette issue je ne sais pas ce qu’il peut y avoir de tapit dans l’ombre. -Tu te dérobes c’est ton d'habitude les missions les plus dangereuses c'est toujours pour ma pomme tu ne changeras jamais petite trouillarde. Gwen pousse de toutes ses forces la porte cède sur une odeur infecte remontant de ce lieu elle nous donne la nausée je glisse la lanterne devant moi il y a des escaliers me paraissant glissants. Ceux-ci semblent s'enfoncer loin sous terre des chauves-souris sortent affolées de cet antre. -Lyse sers toi de ton courage tu m’as dit que tu te sentais pousser des ailes accompagne moi même si tu as la peur au ventre. - Je vais te coller aux basques tu peux me croire. -Si je comprends c'est à moi de passer la première je rêve. Nous descendons pas à pas dans ce tunnel à mi chemin des torches sont allumées dans une sorte de corridor éclairé un tumulte nous parvient aux oreilles nous entendons des vaches meuglant des poules caquetantes ainsi que les autres animaux domestiques. Au bout de ce couloir sombre et humide nous nous retrouvons dans une cour remplie de monde l'ambiance est glauque l’odeur pestilentielle. -Gwen où sommes nous c’est inhumain observe ces pauvres bêtes ainsi que ces personnes, en particulier ces mômes n'ont pas à être renfermés là cela me donne l'impression qu'ils sont enterrés vivants. -Oui ils sont comme des aveugles déambulant au hasard. -Elle les a envoûté pour qu'ils puissent êtres à sa merci ils ne réagissent plus ils sont désenchantés. - Elle nous a certifié que son empire va sortir de terre elle n’a pas mentit voilà le résultat . -Nous devons retrouver Mélisande et son roi dans ce cloaque humain ceci va être difficile parmi cette foule. Au fond de la cour une grande chaise drapée de noir domine. -C’est le trône de la reine il est situé à quelques mètres du sol ses adeptes sont tenus de la vénérer. -Heureusement on a trouvé le manuscrit sinon cette folle peut continuer a semer le chaos dans la contrée. -Il y avait un troisième château avant que le royaume ne soit plongé dans les ténèbres pourquoi est-il sous terre aujourd'hui . -Cela fait pas mal de décennies que la sorcière officie elle a beaucoup de pouvoirs c’est ça son château des ténèbres il est minable. Nos recherches débutent au fond du souterrain je distingue la silhouette caractéristique de notre amie Mélisande accompagnée de son chat couché sur ses genoux on y va doucement. 56
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    -Mélisande souvenez-vous denous nous sommes venues vous sortir de cet endroit. -Laissez -moi tranquille je ne vous ai jamais vues. -La pauvre est habillée de haillons elle semble fatiguée. -La place manque, les personnes sont entassées les unes contre les autres leurs corps dégagent une odeur repoussante comme Mélisande. -A nous de la convaincre de nous suivre et de remonter à l'air libre. -Nous devons user de ruse pour qu'elle veuille venir. Nous nous asseyons auprès d'elle nous avons juste une petite place. -Mélisande vous devez quitter ce lieu trop d'ondes maléfiques se propagent. -Je me sens en bonne santé je n’ai pas envie de vous suivre je ne vous connais pas m’avez-vous comprise . -Nous savons que vous n'êtes pas une sorcière. -Ça fait longtemps que j’en suis une. -Non vous êtes la vraie reine cette sorcière officiant dans cet endroit vous a jeté un sortilège depuis de nombreuses années vous ne vous en souvenez plus votre mémoire a été volée. -Je ne me souviens pas de vos prénoms. -Notre mission est de sauver votre royaume nous sommes deux gentilles sorcières nous avons le pouvoir . - Vous savez Marcus c’est mon chat il est beau vous ne trouvez pas . - Êtes-vous d'accord pour quitter ce lieu infâme . -Oui, je viens avec vous nous allons où maintenant . -Dans votre château vos fils vous attendent. -Mes fils vous dites je n'ai pas d'enfants ce ne sont que des mensonges. - Gwen elle n'a vraiment plus de mémoire je ne sais pas ce que cette nécromancienne lui a fait ingurgiter ces gens sont pareils. -On s’occupera d'eux plus tard lorsque la vraie reine sera guérie. Nous n'avons pas un moment à perdre pour parler longuement on la soulève du sol Mélisande n'est que l'ombre d'elle même. Je dépose le chat dans la sacoche nous rebroussons chemin la mégère n'est pas la à nous surveiller,nos sens sont à l’affût. L’escalier est près on le gravit en vitesse la liberté nous attend, nous voilà à l'air pur il est revigorant et agréable à respirer. Nous avons du mal à ouvrir les yeux la neige nous éblouit nous essayons de nous adapter à la lumière crue. Nous voyons qu'elle est saisie par ce froid vivifiant, elle grelotte en tremblant comme une feuille au vent. -Lyse je vais lui mettre ma redingote ainsi elle va résister à l'assaut du froid jusqu'au palais. -Mélisande tu vas monter avec Lyse sur Moustique n'aie pas peur il est doux ce cheval. Le retour va être délicat nous sommes fières d'avoir rallié le maillon manquant de cette fratrie. La neige a recouvert la campagne les heures sont longues nous grelottons sur nos chevaux.Nous atteignons enfin le majestueux château prêt à nous accueillir la cour est déserte . - Les princes ne sont pas là à nous attendre que peuvent-ils fabriquer?. A peine arrivées en bas du parvis notre super gouvernante apparaît à la porte nous montons 57
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    les marches avecMélisande la matrone nous crie exaspérée : -Vous n'avez aucun droit de pénétrer ici. -Nous sommes les amies des princes vous ne vous souvenez plus de nous . -Je ne veux pas de cette sale sorcière et de son chat maléfique. -Je vous en supplie laissez-nous entrer nous vous expliquerons la situation. Voyant notre détresse elle nous ordonne de rentrer dans le hall. -Pouvez-vous avertir les princes de notre retour . -Je ne sais pas où ils se trouvent en ce moment. -Ce n'est pas urgent allez dire aux soubrettes de préparer un bon repas et aussi un bain pour nous trois sorcière comprise. Sur ce elle tourne les talons avec dédain. -Mélisande examine autour d'elle avec curiosité peut-être que ses souvenirs reviennent. -Vous rappelez-vous de votre demeure . -Pas du tout j’ai envie de m'allonger. Nous la conduisons dans une chambre à l'étage je sors Marcus de la sacoche le pose aux côtés de sa maîtresse nous quittons Mélisande elle va se reposer en sortant je dis à ma frangine : - Ou sont les frères c'est inadmissible ils ne nous ont pas reçues après ce périple. -J’espère que la pie-grièche ne les a pas de nouveau kidnappés sinon on ne sortira jamais de ce jeu du chat et de la souris. En entrant dans notre chambre surprises ce n’est qu'un champ de bataille notre lit a été retourné. -C'est pas possible c'est quoi ce chantier je te parie que c'est elle j’ai eut la bonne idée de prendre nos deux documents. -Tu as eu une bonne intuition si elle met la main sur le livre noir bonjour les dégâts. -A l'arrière de l'armoire le balai est là je sais qu’elle se moque de cet accessoire de ménage tant mieux elle ne l’a pas volé. -Toi et ton fichu balai je ne sais pas ce que tu lui trouves. -Bientôt il va jouer son rôle. On va aller voir si les garçons sont dans leur logis devant les portes closes on frappe ils ne répondent pas. -Je me pose de sérieuses questions, pourquoi ne sont-ils pas là où sont-ils passés ou partis ?. -Nous allons redescendre dans le hall ils sont peut-être revenus. En passant devant le boudoir nous entendons une discussion. -Victor pour quelles raisons mettent-t-elles autant de temps pour revenir la sorcière les a peut-être enlevées . -Elles sont plus fortes ces filles ont le caractère pour la contrer et la déstabiliser. -Vont-elles réussir à retrouver nos parents j'ai envie de les revoir cela fait des années que 58
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    nous sommes privésde leurs amours Victor. -Ne t’inquiète pas je sais au fond de moi qu'ils ne sont pas loin de nous petit frère. Gwen toc à leur porte Victor ouvre il reste stupéfait en voyant les sœurs. -Vous êtes de retour on s'imaginait que vous ne reviendrez pas. -Justement cela fait une bonne heure que l’on vous cherche.Nous avons rapatrié Mélisande et son chat ils sont dans une chambre la haut. -Pourquoi vous ne l'avez pas ramenée chez elle . -On peux rentrer dans votre boudoir on va vous parler . Nous restons debout il n'y a que deux fauteuils honneur aux princes. -Victor vous avez vécu avec la sorcière savez-vous pour quels motifs ces animaux sont enfermés avec des humains. -La reine en a besoin pour se nourrir elle pratique des sacrifices accompagnés de messes noires. -Pourquoi ne pas avoir parlé de toutes ces cruautés. Il nous tourne le dos je suis certaine qu'il se sent gêné il nous répond : -Étant en sa compagnie je l'ai vue procéder nous étions vidés de notre énergie impossible de prononcer des choses censées vous comprenez . -Par sa faute les gens sont dans un état de léthargie. -Sans eux elle serait morte à l'heure qu'il est le peuple serait content de cette fin. -Elle prend aussi de l'ampleur grâce au sang des bêtes qu'elle ingurgite. -Vous êtes au courant que dans la bibliothèque on a récupéré le deuxième manuscrit sa reliure est noire.Des incantations sont inscrites uniquement pour les sorcières blanches. -Je le savais Victor ce sont elles les sorcières blanches on se doutait que vous avez des choses à nous cacher. -On est deux gentilles magiciennes nous venons du futur le talisman de notre aïeule nous a téléportées pour vous libérer de cette pythie diabolique sans nous votre royaume ne peut retrouver la lumière sacrée. Avec cette nouvelle bouleversante que nous venons de leur déclarer ils restent assit muets de stupeur. -Nous sommes venues travailler dans votre château pour être au plus près de votre mère la reine on a pas voulu vous révéler ce secret c'était trop tôt. - Votre mère Mélisande est de retour allez la voir elle se repose dans sa chambre. Hector nous donne des précisions sur la sorcière: -Elle parlait souvent de ce livre ainsi que d’un talisman c’est vous les libératrices de cette noirceur c'est clair aujourd’hui. -Oui il nous manque cet objet pour réaliser notre ultime magie blanche. 59
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    Chapitre 14 Cette discussionterminée nous laissons les princes se remettre de ce qu'ils viennent d'assimiler nous allons dans notre chambre. A peine arrivées quelqu’un frappe à la porte c'est une domestique nous priant de venir dîner.Les convives sont concentrés sur le contenu de leur assiette dedans il y des fèves et des pois accompagnés d’une viande baignée d’une sauce onctueuse ces mets sont cuisinés avec raffinement. Mélisande est perdue dans ses tristes pensées ses fils la regardent à la dérobée ils ont peur de lui adresser la parole.Au dessert ils ont dégusté une tarte aux pommes et sirotés un verre de cervoise.Le repas engloutit les personnes assises autour de cette table rejoignent leurs logis. Mélisande va sûrement prendre un bon bain elle n'a pas eut ce privilège depuis un bail. En entrant dans notre chambre, sur notre lit sont posées de longues chemises de nuit blanches en flanelle, nous avons la joie de les enfiler. Étant fatiguées par notre voyage ainsi que du bain soporifique on se glisse avec bonheur sous les couvertures. Morphée ne tarde pas à venir nous envelopper de ses bras nous emmenant aux pays des rêves. Le lever vient trop vite nous revêtons des habits propres nous descendons à la cuisine prendre notre petit déjeuner. -Dans tout ceci on a laissé tomber le recherche du premier grimoire relié d'or. -Tu en conclus que nous avons besoin des deux pour lire les incantations. -Pour que l’atmosphère redevienne saine il faut poser les deux livres sur l'autel des offrandes de cette manière ils vont être en osmose seul le livre noir sacré agira. -Peux-tu me dire où est notre talisman dans tout cela . -C’est ce balai que tu n'aimes pas il va nous permettre de le quérir à la suite de cette magie blanche. La nécessité de réaliser cette exécution ne s’est pas déroulée pendant la fête sacrificielle des sorcières noires c’est trop tard. -Il est écrit que nous avons la pureté et l’innocence ce sont nous les sorcières blanches à compter de ce jour je le sais. -Le premier livre est primordial sa recherche ne va pas s’éterniser . -Oui sinon nous allons rester ici pour l'éternité as-tu envie de rester coincée dans cette contrée perdue dans le Moyen-âge. -Non j'ai envie que cette situation s’arrête le plus tôt possible ma sœur. En discutant nos pas nous guident à l'étage nous décidons de rendre une visite amicale à Mélisande on se faufile à pas feutrés on constate que cette femme dort elle a perdu sa mémoire son rang son roi et aussi ses enfants nous sortons avec tristesse. -Cela te dis de fouiner dans la chambre de la sorcière . La porte ouverte , elle a déserté son antre diabolique à sa place des araignées ont prit le loisir de fabriquer des toiles. -Elle a comprit que le vent tourne en sa défaveur elle n'a pas remit ses «ailes» à cet endroit il y a un moment. 60
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    Nous reprenons laquête de notre livre volé par ses soins on va regarder sous son lit ainsi que dans les tiroirs de sa commode cette quête est stérile c’est le vide total. -Elle l'a planqué ailleurs cette harpie. -Le domaine est vaste elle l’a mit n'importe où maligne comme elle est on va remettre la main dessus un jour où l'autre. Les escaliers descendus nous croisons les princes accompagnés de leur vrai maman elle s'est enfin levée Mélisande est correctement vêtue ce matin cela la change de ces vieux habits troués. Nous jugeons son allure et son port est altier elle est digne d'une grande reine , en nous voyant elle nous invite autour d'une petite table sur ce guéridon est posé un service à café accompagné de gâteaux succulents et sucrés. -Excusez nous on sort de l'antre de la chipie celle-ci a fuit depuis belle lurette il ne reste que des toiles d'araignées est-ce que l'un de vous sait ou se cache le livre d'or ce précieux sésame. Après un bref silence Mélisande nous déclare : -Vous savez ce carnet n'est pas celui qu'il vous faut pour retourner dans mon passé. Heureusement que nous sommes assises nous restons ébahies par cette déclaration inopinée venant d'elle. -Vous vous souvenez de votre vie dans votre palais ma reine . -Oui les filles lorsque je suis revenue hier ma mémoire est peu à peu remontée à la surface. -Maman tu te souviens de nous tes fils on veut te l'entendre dire !. -Mes enfants adorés je ne vous ai jamais oubliés vous êtes aussi beaux vous n'avez pas beaucoup changés c’est drôle de vous voir adultes. Je vous raconte le jour ou j'ai été transformée par cette alcyne je viens de recevoir mon sacrement votre père est promut roi. -Ma reine vous étiez jeune à cette période. -Dans mon vague souvenir Victor avait cinq ans Hector trois ans je ne suis qu'une jeune reine d'une vingtaine d'années cette image est floue votre père Marcus a une trentaine d'années. -Vous devez comprendre pour recouvrer votre apparence originelle ainsi que celle de votre petite famille ce livre est indispensable sinon le retour en arrière ne se réalisera pas il nous manque l’exemplaire noir. -Vous êtes les sorcières bénéfiques vous allez ramener la lumière dans notre vie ma confiance est totale allons à sa recherche. Mélisande ne s'arrête pas là elle reprend la parole nous raconte quelques bribes de son histoire. -Âgée de seize ans j'ai une amie sincère Astrid elle est joyeuse nous sommes souvent ensemble pour courir dans les prés pour inventer d'autres pitreries partout dans la nature c'est un joli brin de fille. Elle a de longs cheveux noirs de jais ses yeux sont pétillants de malice physiquement nous sommes à l'opposé comme vous l'avez vu je suis blonde aux yeux bleus. Entre nous pas de jalousie nos années d'enfance se déroulent dans l'insouciance jusqu'au jour où on a connu Marcus: c'est un beau jeune homme richement vêtu , lors d'un bal donné Astrid tombe éperdument amoureuse de lui. Ce n'est pas Astrid qu'il aime c'est moi , pendant sept longues années la haine et la jalousie la rendent aigrie sa colère grandit contre moi elle 61
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    m'accuse de luiavoir volé son amour ne pouvant aller contre le choix de Marcus. (Mélisande essuie quelques larmes cesse son discours cinq minutes.) Puis elle reprend son captivant récit : -Je vous explique plusieurs semaines après notre sacre royal Astrid est devenue furieuse sa colère s'est transformée en une rage folle une obsession lancinante. Entre temps elle a épousé par dépit un duc sans envergure la nuit il s'adonne à de sombres occupations la rumeur dit qu'il s'initie à la magie noire et s’exerce à des pratiques occultes. J’imagine qu'à cette époque il accomplit des expériences avec Astrid je les vois encore ils résident dans le château en ruines là haut sur la colline. Dans mon souvenir ils n'ont pas de personnel, ils ne vivent que dans une pièce je me souviens légèrement qu'un après-midi d'été elle est venue m'inviter chez elle, j’y suis allée de bon cœur croyant qu'elle allait redevenir mon amie fidèle.J’arrive à son domicile elle est gentille et mielleuse elle m'offre un rafraîchissement ( elle a versé une potion,je pense) je ne me suis pas méfiée pour moi elle veut se réconcilier. -Ma très chère amie Mélisande je souffre depuis toutes ces années maintenant c'est à mon tour de profiter de ta famille tu ne te souviendras pas dans ton futur de ta vie passée. Je la regarde effarée elle saisit un livre et récite des psaumes je me suis écroulée au sol avant de m'évanouir elle se dresse devant moi triomphante. -Maintenant file d'ici je vais te remplacer dans le cœur de Marcus et ceux de tes enfants. Ayant perdu la mémoire je repars à mon château son maléfice faisant effet j’ai été guidée(sans doute par Astrid) dans cette petite cabane au fond des bois où je me suis installée pendant tout ce temps. Un matin elle est venue m’offrir un cadeau c'est un chat noir orgueilleuse elle me clame : -Tu sais une vieille sorcière est journellement accompagnée de son chat maléfique.Ce que j’ai appris par la suite je m'en souviens. -Ton mari ne voulant pas de moi je lui ai annoncé ce que je t’ai fais subir, je l'ai transformé en chat dorénavant je suis seule à élever mes enfants je suis la seule à gouverner ton royaume ma pauvre Mélisande. Les larmes coulent sur le visage de notre reine. -On te donne la promesse tu vas regagner ce que ton amie Astrid a usurpé depuis ces décennies. Nous sommes ici pour t'aider à reconquérir ton rang et ta famille. -J’ai foi en vous je suis à bout de forces ces souvenirs m'ont fatiguée je pars me reposer en compagnie de mon chat. Les princes nous interrogent pour savoir de quelle façon nous avons repéré leurs parents dans ce lieu lointain. -Avez vous perdu la mémoire vous aussi ?.Vous savez que l'on a trouvé un vieux parchemin dessus sont inscrites trois croix en enquêtant nous avons déduit que cette cachette est sur ce document c'est le destin il nous a guidée c'est simple les gars. -Votre empressement de vous rendre dans ce lieu nous a empêché de vous avertir. 62
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    -Je pars lechercher nous allons l'examiner plus attentivement. Une fois le parchemin étalé sur la table les altesses nous affirment que ceci représente avec certitude un triangle ils nous soutiennent que ce pictogramme est le symbole des sorcières. -Vous seuls avez certifié dette conclusion en êtes-vous absolument convaincus. -Je vais vous expliquer dans le château en ruine Astrid est la gardienne de sa métamorphose dans celui des ténèbres elle est devenue la sorcière noire et ici où vous êtes intervenues par magie nous avons compris que vous êtes les sorcières blanches. -Je suis en désaccord avec vous ceci ne concorde pas avec notre quête du livre relié d'or. -Si au contraire les fille ce livre se situe dans le palais il est camouflé dans un endroit inconnu. -Ce château est immense je ne considère pas cela possible allons-nous le retrouver un jour ce bouquin. -Fouillons méthodiquement pièce par pièce ne baissons pas les bras avant de commencer . -Allons-y par où débutons-nous cette spéculation . -Je vais partir avec Hector prospecter dans une aile vous deux allez dans l’autre , étant accompagnées d'un homme Astrid ne va pas oser nous attaquer. Escortée de Victor nous démarrons par les étages. -Des pièces sont dissimulées là-haut quelle direction prendre . -J'ai envie de recommencer à fouiner dans la bibliothèque es-tu d'accord . -On va probablement dénicher le troisième au fond d'un tiroir. -Tu as de l'humour ma petite paysanne. -S'il te plais ne recommence pas ce jeu enfantin. -Je sais que tu es une jolie sorcière pleine de pureté dans ton cœur. Ce compliment me va droit au cœur cela me gêne , nous pénétrons dans la pièce. - Victor nous allons déposer les livres sur le bureau cela ira plus vite. Cette investigation est infructueuse ceux-ci sont d'une triste banalité. -Tu as grandis ici tu connais des cachettes secrètes dans les recoins de cette bâtisse. -Étant enfants on avait pas le droit de traîner dans ces endroits isolés et sombres. -Je comprends je me rappelle qu'à notre arrivée on a aperçu une tour. -Tu veux que l’on aille dans le donjon. -Oui nous allons peut être trouver ce livre. En passant devant la chambre « noire » Victor découvre un escalier en colimaçon on l’emprunte nous grimpons les marches difficilement , nous débouchons dans un réduit celui-ci nous conduit à une porte close. -Pousse toi je préfère être sur mes gardes nous ne savons pas ce qu’elle cache à l'intérieur. La clenche tournée on note qu'elle est ouverte. Sur un pan du mur il y a une petite ouverture où il ne passe qu'un faible rai de lumière nous percevons de son d’une voix étouffée je sers fort la main de Victor. Son altesse se met à crier : 63
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    -Il y aquelqu'un dans cette geôle . Une voix gémissante nous supplie de l'aider. -Va chercher une lanterne la pénombre nous empêche de distinguer cette personne. Je reviens en vitesse au passage je ramène Lyse et Hector en entrant à la lueur de notre torche apparaît un vieil homme portant une longue barbe blanche il est voûté. -Dans ses mains décharnées il tient ce mystérieux livre tant convoité. Les princes l'aident à sortir de sa prison avec délicatesse , il nous semble maladif et épuisé.Nous le soutenons en le conduisant dans le hall doucement il nous relate son drame. -Je suis le duc Florian j’ai épousé Astrid je l’ai rencontrée cela fait des années je ne me souviens pas de mon âge je l'ai totalement oublié. J’ai supporté les pires expériences dans ma longue existence Astrid pratique des tours de magie et d'autres mauvaises choses.Les gens m'accusaient en criant que c'était moi le personnage malsain ils ne sont pas au courant que cela est faux. Pour se débarrasser de moi elle m'a enfermé dans ce donjon depuis des lustres.Je n’ai pas mangé à ma faim elle le décréte quand elle veut je m'interroge comment est-il possible que je suis en vie. -D’où vient ce livre ancien que vous tenez entre vos mains vous avez un devoir à accomplir. -Un jour elle l'a oublié dans ma cellule j'en ai profité pour le lire et le relire à la fin de cette lecture j’ai eut un déclic: Deux sorcières vont bientôt intervenir pour guérir le royaume , cet oracle a annoncé ce dénouement j’ai gardé l'espoir qu'un jour je serais enfin libéré. -A bon vous l’avez décrypter Florian . -Oui dans cette obscurité j'ai peiné à voir les mots après plusieurs essais j’ai finis par y arriver. Son comportement est insensé pour quel motif m'a-t-elle épargné que me veut-elle?,c'est étonnant de sa part je suis sûr qu’Astrid prépare une entourloupe. -Le principal est que vous êtes vivant Florian vous devez être un sage immortel vous en avez l'apparence avec votre longue barbe blanche. -Elle s’est débarrassée du bouquin parce qu’il est resté inactif pour la célébration des sorcières noires cette femme finalement a fait le bon choix de le laisser à son mari le Duc. -Elle ne se doutait pas qu’on allait retrouver Florian. En bas de l'escalier Mélisande nous attend elle semble apaisée. -Pourquoi ce vieil homme est en vos présence où l'avez-vous rencontré . -Il était retenu prisonnier dans le donjon au milieu d’une minuscule cellule il nous dit s’appeler Florian. -Le pauvre a certainement faim cette Astrid est ignoble je n’imaginais qu'elle pouvait en arriver à ce stade quelle cruauté. La reine le prend par le bras le guide aux cuisines.On se concerte tous les quatre on décide de réaliser notre magie libératoire et bienfaitrice. -A la réflexion elle se déroulera à minuit cette heure me parait convenable. -Aucun souci elle est idéale en principe c'est l'heure des fantômes. 64
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    -Je vous informeque ce soir toutes les personnes vont être vêtues de blanc pour préparer cette magie. Je vous quitte je vais récupérer le balai dans notre chambre ensuite allez vous changer. Les personnes présentes sont excitées elles sont à la recherche d'une tenue adéquate pour cet événement espéré.L’attente semble interminable en compagnie de Lyse nous regroupons les deux livres et le balai. Nous patientons on imagine que ce soir nous allons être téléportées dans notre époque, un événement imprévu interrompt la liesse générale , une bourrasque violente ouvre les fenêtres simultanément.Les meubles se fracassent ou se renversent c’est l'affolement total des centaines de volatiles pénètrent à l’intérieur l’inquiétude et la peur gagnent Mélisande nous sommes sidérés sur un lustre du hall se pose la sorcière noire avec fierté et arrogance. Elle toise sa rivale : -Je ne vais pas te laisser tranquille ces donzelles ne vont pas arriver à me descendre de mon piédestal. Nous n'avons pas l’opportunité de riposter à la suite de ces paroles elle reprend son envol escortée de ses adeptes. -Mélisande nous allons la trucider par sa faute notre cérémonie est annulée la prochaine fois je vous garantis qu’elle ne va pas nous en empêcher cette mégère elle ne nous échappera pas éternellement. Victor s’exclame : -Gwen admets qu'elle est plus forte que vous avoue que tu viens de subir un échec. -Victor tu insinues que nous ne sommes pas les sorcières blanches tu es de mauvaise foi. -Gwen a raison je la défend tu n'as pas à l'accuser toi seul es convaincu que nous sommes les sorcières on ne t’as pas sonné. -Si vous pensez ça à notre égard débrouillez vous seuls Cette accusation est sans fondement nous voilà remontées contre lui. Ayant entendu cette incartade Mélisande dit à ses chers fils avec fermeté : -Je vous interdit de les juger de la sorte aidez les à contrer cette Astrid elles ont besoin de vous croyez moi cette femme est un poison vous m'avez comprise. -Oui Mère nous vous écoutons on va demander pardon. -Je préfère cela venant de votre part. La soirée est avancée je ne suis pas emballée de chasser cette bande de freux sous cette tempête neigeuse. -Nous avons déjà vécu la même chose Lyse. -Les jours à venir vont être pénibles nous allons statuer et ficeler avec soin une solution 65
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    adaptée. On regagne lagrande salle nous sommes déterminées de nous débarrasser une bonne fois pour toute de ce fléau. Je me renseigne auprès de Florian : -Ma femme connaît par cœur la magie elle a plein de tours dans son sac à malice celle-ci est drôlement rusée , de quelle façon allez-vous la raisonner et l’amadouer . Cette conversation est négative inventons un subterfuge pour l'attirer dans nos filets.Notre déception est amère la nuit va être longue à force d’essayer de résoudre ce problème.A notre réveil la tempête est déchaînée au petit-déjeuner l’ambiance est terrible les convives ont la mine déconfite ce silence est lourd on peut entendre voler une mouche. -Allons dans le logis d'Astrid vérifier si on peut dégoter un objet lui appartenant auquel elle tient absolument. -Souviens toi nous avons déjà fouiné partout. En pénétrant le décor n'a pas changé pour être sur nous fouillons une deuxième fois.Tout à coup une armoire se met à craquer nous sursautons ce bruit nous donne des frissons que se passe-t-il.Un avant goût morbide de cette infâme Astrid elle nous agace énormément celle-là. - Méfie-toi j’ouvre cette porte je suis pressée de voir ce qu'elle contient ne reste pas devant. En l’ouvrant nous sommes stupéfaites on a juste le temps d'entrevoir un couple de chouettes elles se mettent à cracher et piaillent fort.Leurs yeux jaunes nous déstabilisent ces oiseaux sont surprenant. Gwen referme brusquement on fuit de peur pourtant nous avons juré à Mélisande que nous allions débarrasser ce royaume de cette noirceur qu'Astrid a déversée par haine. Arrivées devant la reine Gwen lui raconte notre mésaventure : -Excusez nous nous avons été surprises on a eut un moment de faiblesse c’est normal on est des filles. -Cela n’est pas méchant Gwen je sais que tu te venges pour ce que je vous ai raconté hier soir. -C'est exact toi et Victor remontez avec nous dans l'antre maléfique je suppose que vous êtes courageux. Sitôt dans le lieu ils ouvrent les portes de l'armoire évidemment elle est totalement vide. -Elle nous fait tourner en bourrique nous allons finir par découvrir son point faible c'est sûr pauvre poison. Tout le monde l'espère surtout les gens du village ils ont ras-le-bol de cette sibylle semant la terreur partout où elle passe. Les princes jettent un coup d’œil derrière une tenture noire l'idée ne nous a pas effleurée de regarder nous-même une surprise de taille nous frappe de pleins fouets , une cohorte de chauves souris se mettent à voler dans tous les sens en se cognant aux vitres et aux murs de cette pièce envoûtée. On se plaque au sol en criant je rampe jusqu'à la fenêtre en l’ouvrant ces bestioles se sauvent dans la nature. 66
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    - Que fontces animaux dans cette pièce. -Nous l’ignorons autant que toi cesse de paniquer. Finalement, les altesses se proposent d’entrer les premiers nous les suivons à petits pas on ne sait pas ce qu’il nous attend en entrant dans cette pièce spacieuse.Un capharnaüm se présente à nos yeux ébahis déposés sur des tables de nombreux bocaux sont remplis d'un liquide verdâtre à l'intérieur baignent des trucs louches cela ressemble à des crapauds ou à des serpents. - C’est un laboratoire conçu par ses soins elle fait sûrement des expériences avec ces créatures. Sur une espèce d'étagère il y a une multitude de livres et de potions magiques ou maléfiques. La panoplie complète d'une sorcière accompagne le décor, nous voyons une grande robe et son chapeau pointu sur les rangées sont posés des corbeaux statufiés sur des socles en bois ils dominent cette scène surréaliste. En élargissant notre exploration Lyse découvre une autre porte dissimulée par un rideau de couleur sombre passé inaperçu. -A mon avis ces chouettes et les chauves souris étaient les gardiennes de cet endroit. -Elle se transforme à l'aide de ces fioles prend la morphologie de ces animaux prisonniers. -C'est certain elle a le choix entre les crapauds ou des reptiles. C’est par ces transformations qu'elle a les moyens de s'échapper à chaque fois qu’on l'approche cette mégère !. -Si elle continue de jouer à ce jeu nous ne sommes pas à la veille de lui mettre la main dessus. Les princes détruisent tout à cet instant on entend un vacarme nous nous ruons dans le hall en arrivant nous découvrons Mélisande dans tous ses états. -Je vous en supplie venez vite à mon secours les enfants. Impossible d'approcher d'elle à ses pieds un grouillement de serpents sifflants commencent à s’enrouler autour de ses jambes rapidement nous attrapons nos épées la bataille peut débuter. Un coup par-ci un autre par là et hop un reptile de coupé en deux nous sommes quatre pour les défier ils ne mettent pas longtemps à périr. Suite à cette victoire nous nous reposons un moment. -Vous savez Mélisande nous avons déniché par hasard un labo appartenant à Astrid !. -Elle est dans les parages à nous épier en quel animal elle est transformée cette fois . Une solution s’impose pour l’arrêter sa spécialité est la supercherie peut-être a-t-elle eut l’idée de se transformer en souris !. Les princes reviennent sur le désir d'aller détruire les éprouvettes diaboliques. Mélisande crie elle vient de s'apercevoir que son chat a disparu. -Aidez-moi je vous en supplie Marcus n'a pas le droit de me laisser seule au milieu de mon désarroi !. Elle se met à sangloter Victor lui propose de la reconduire dans ses appartements avec l'espoir 67
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    de le trouverendormi sur son lit Marcus est absent sa maîtresse n'a pas le moral elle est atterrée.Nous devenons hyper nerveux elle ne cesse de nous déstabiliser pourquoi kidnapper son chat . C’est simplement pour qu’elle souffre un peu plus elle sait pertinemment que c'est son roi adoré. Victor alite sa mère celle-ci ne veut pas rester couchée elle se redresse d'un geste vif en nous annonçant: -C'est moi qu'elle veut je vais aller me présenter devant sa personne je veux qu’elle me parle de ses arguments personnels.Je veux qu’elle redevienne humaine un instant et lui demander pourquoi elle a constamment cette haine dans le cœur !. -Mélisande as-tu pensé où tu vas la retrouver . -Dans la peau de quel animal. -Je n’ai pas songé a ces détails avec mon comportement colérique. -Si vous le désirez nous allons remonter à son labo et vous jugerez vous-même. Mélisande pénètre dans le labo elle est choquée par le spectacle devant ses yeux. -C’est inadmissible que ces pauvres êtres sont englués dans ce plasma nauséabond . L'effroi se lit sur son visage . -Cela ne nous étonne plus elle est insaisissable elle se nourrit du liquide vert pour se transformer comme bon lui semble et si l'idée lui prend de nous faire subir cette transformation on ne sait pas de quoi elle est capable cette folle !. -Tu vas trop loin cette sorcière serait invincible. -Vous savez depuis le temps qu'elle officie elle est douée sur ce que nous ne connaissons pas . -Voulez-vous détruire ces verres avec ce qu'ils contiennent . -Attendez je suis de tout cœur avec vous si vous accomplissez ce geste mon Marcus ne reviendra pas !. Rassurant Mélisande tournons autour de la table voir s’il n'y a pas de chat dans une fiole , il n’y a que les monstres voués à la harpie. Nous avons la nausée par quel biais est-elle arrivée à ce stade de folie . Nous sommes pris d’une rage non contenue nous empoignons nos épées à l’aide de la lame nous balayons ces filtres ensorcelés ainsi que les objets cultes, ils se fracassent au sol.Tout s'évapore au bout d'une seconde il ne reste que la table. Près de la fenêtre un cri inhumain s'évanouit dans la nuit. Elle était présente nous en sommes convaincus la joie mêlée de rage nous étreint ces deux sentiments ne nous donne aucune victoire.Désormais il y a un énorme problème le chat n'est plu là encore un problème inattendu dans sa démence où l’a-t-elle embarqué. Ces retards s’accumulant c’est pas demain que nous allons repartir chez nous. -Lyse c'est vraiment la maîtresse de la magie noire tout c’est dilué en une poignée de secondes dans son labo. -Oui je ne me doutais pas qu'elle excellait dans cet art démoniaque. -Allons nous réussir à la remettre sur le chemin de la lumière cela me semble impossible elle est trop 68
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    Florian nous aaverti à ce sujet. -Elle a sûrement un point faible caché quelque part ce n'est qu'une personne avec ses défauts. -Tu as toujours raison hein ma sœur. -Nous sommes sur une bonne piste c’est évident . A l'aube dans le palais nous explorons pas de traces de Marcus et de sa voleuse. La neige a cessé de tomber le vent s'est calmé nous sortons sur le perron on aperçoit quelques traces de pattes de chat apparaissant sur le manteau blanc en suivant cette piste au bout de trois ou quatre mètre elles s’effacent c’est comme si le chat avait des ailes. -Il n’y a aucune empreintes Astrid l'a emmené dans son envol. La déception nous envahi évidemment les questions reviennent en boucle sera-t-il possible de la débusquer de sa cachette et de remettre le main sur Marcus elle s’est envolée au château des ténèbres dans son repère où elle se sent en sécurité. -Imaginez qu'elle ait une autre planque ailleurs. Mélisande approuve dans la foulée on se sépare en trois groupes nos investigations seront plus étendues. Lyse m'accompagne Victor est avec sa mère Hector est avec Florian. Nous allons aux box préparer les chevaux, le ratissage va être délicat avec cette neige tombée ces derniers jours. Nous prenons la direction du chemin de l'ancienne cabane de Mélisande. Sont-ils embusqués dans ce lieu. Au détour d'un petit bois sur une branche de sapin une chouette nous scrute du haut de son perchoir elle nous regarde passer elle n’est pas décidée de s'envoler. -Je suis sûre que c'est elle en temps normal une vraie chouette s'envolerait à notre approche. Je descends de ma monture je vais me poster à côté d'elle sous la branche ayant ramassé un morceau de bois je lui lance ce rusé volatile monte plus haut nous l'observons il fonce sur nous puis disparaît dans la forêt dénudée. - Gwen ce bois est grand on ne va pas la suivre dans cette neige épaisse . -Astrid se moque de nous elle va finir par nous rendre folles notre mission est de ramener le roi afin d’accomplir notre magie puis revenir à notre époque. Les chevaux prennent un large sentier la bise glaciale fait tomber la neige des branches nous faisant suffoquer. Lyse voit des traces celles-ci ressemblent à des empreintes de sangliers ou de cerfs. -C'est surprenant nous n'avons pas vu ou aperçu un de ces animaux lors de notre venue sur ces terres éloignées de notre époque. -On va les suivre après tout on va savoir ou elles nous mènent. -Je suis sûr qu'elle veut nous convaincre de sa présence dans cette forêt seulement pour nous éloigner du château. -Veux-tu continuer ou rebrousser chemin . -Avançons bizarrement je ne vois pas de corbeaux nous guettant sur les cimes. -Si elle s'est transformée en chouette le temps d'une journée ce ne sont plus eux les protecteurs. 69
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    -Bon raisonnement jen'ai jamais vu ou rencontré une chouette sorcière noire. Pour nous détendre nous rions , nous sommes constamment en quête de quelque chose ou quelqu’un. -C'est une fois de plus un tour de cette satanée sorcière . -J'aimerais savoir si nos amis sont sur sa piste. -Je pense qu'ils ont fait comme nous ils sont aussi à sa recherche. -Allons nous jouer à cache-cache avec elle toute la journée . -Les événements vont finir par se débloquer d'eux mêmes. Au milieu de cette immense futaie près d’un bosquet on devine un filet de fumée en nous approchant on découvre une petite maison avec un toit de chaume autour sont entreposées des piles de bûches. - Je suis impatiente de rencontrer les habitants. -La témérité n’est pas mon fort j'ai la frousse de rentrer chez ces gens. -Certes nous ne les connaissons pas ils ne vont pas nous taper dessus cesse d'avoir continuellement les jetons Lyse avec ton super courage. Nous avons laissé nos fidèles montures à l’orée du bois au moment de les récupérer elles sont introuvables , nous les appelons seul l’écho nous répond. -J'en ai marre quand va-t-elle finir avec ces tours de magie abominables cette Astrid -Le plus triste c’est que nous sommes loin du domaine royal. -De toutes manières l'après-midi touche à sa fin j’ai froid. -Gwen je n’ai pas envie de repasser une seule nuit à dormir sous la neige et prendre le risque de nous perdre dans ce bois. - Le choix s’impose de lui même on regagne la petite maison!. Nous y allons doucement il n'y a aucun signe de vie la cheminée crache moins de fumée qu'à notre arrivée. Les occupants ont quitté les lieux au moment où nous avons rejoint nos chevaux cela est impossible nous sommes parties quelques instants.Pour en avoir le cœur net nous scrutons le sol repérons des traces de pas sur le seuil de la porte. Nous caractérisons quatre empreintes se dirigeant à l'arrière de cette bicoque nous découvrons un vieux couple ridés et voûtés leurs cheveux sont blancs. Le plus surprenant c'est qu'ils sont habillés de vêtements ressemblant à des peaux de bêtes ils sont en pleine tâche ramassant de la neige qu'ils déposent dans une seille. Nous les saluons avec respect : -Excusez-nous nous ne voulons pas vous déranger. Ces vieux nous regardent sans parler. -Gwen ils peuvent êtres sourds et muets ils en ont le comportement je rencontre parfois des gens comme cela !. -Non ils n'ont personne pour discuter c'est pour cette raison qu'ils ont adopté ce mutisme. 70
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    Je leur expliqueque nos chevaux se sont égarés et que nous sommes perdues. -Nous n’avons pas envie de dormir à la belle étoile par ce temps , pouvez vous nous abriter cette nuit . Aucun ne réplique ils n'ont pas l'air de vouloir nous chasser la femme nous fait signe de rentrer.Une douce chaleur nous accueille ils possèdent seulement qu’une petite table ainsi que trois gros rondins de bois faisant office de chaises au fond de cette pièce il y a un lit fabriqué de pailles et de peaux. -On vous invite cette nuit nous n'avons qu'une couche vous allez roupiller parterre. -Ne vous en souciez pas nous vous remercions de votre gentillesse nous serons mieux ici que dans cette nuit hivernale. -Ne soyez pas choquées si nous sommes couverts de la sorte , nous n'avons pas les moyens de vivre correctement. La grand-mère s'active sur son maigre repas, elle verse la neige fondue dans sa marmite chauffant sur le coin de l'âtre jette le peu de légumes qu'ils ont ce mélange nous donne une bonne soupe répandant son odeur nous faisant saliver d'envie sur un meuble de guingois notre vue est attirée par un médaillon à l’intérieur on voit un dessin jaunit nous différencions deux visages jeunes et souriants entourant le minois d'une jolie petite fille. Ce sont ces personnes accompagnées de leur enfant c’est la seule décoration du lieu. -Installez-vous je vais vous servir votre souper. Elle dispose quatre écuelles en bois sur la table le grand-père reste debout par obligation cela me gêne je lui demande : -Voulez-vous récupérer votre place. -Non vous êtes nos invitées les gens ne passent pas souvent devant notre maison. -On ne s’est pas présentées je suis Gwen voici ma sœur Lyse. Au cours de ce repas je pose cette question : -Pourquoi vivez-vous en autarcie sur votre meuble j’ai aperçu un cliché est-ce vous en compagnie de votre petite fille. Ils ne nous rétorquent pas et continuent de manger la soupe. A notre notre grande surprise nous regardons l'homme envahi par la colère nous crie qu'il ne veut plus entendre parler de cet enfant , il n'en a plus pour lui elle est morte. Son épouse lui prend doucement la main et pleure en silence. -Pardonnez nous d’être si maladroites je suis désolée que cela vous affecte autant, nous allons vous quitter tenter de retourner au palais. -Je ne le désire pas vous me paraissez gentilles j'ai envie de vous raconter notre triste histoire 71
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    de famille celanous soulagera. La grand-mère prend la parole son époux est près d’elle , nous les écoutons : -Je me présente je suis Valériane voici mon mari Firmin conte du Duché de la Vallée quinze ans avant notre venue ici les temps sont victorieux et prospères je n'ai jamais eu d'enfant.Un malheur m'a fait un cadeau ma sœur est décédée en couches le père de ce bébé est partit avant sa naissance. J’ai élevé avec l'amour d'une mère sa petite fille nous l'avons prénommée Astrid. Dans son enfance elle est d'une humeur gaie et joyeuse elle a une amie sincère Mélisande les filles sont continuellement ensemble.Toutes les âmes du pays les voient se promener sur les chemins cueillant des fleurs pour confectionner des bouquets qu'elles offrent aux femmes du village elles partent aux champs aider les paysans dans leurs besognes.Nous sommes estimés du peuple nous réservons un bon accueil lorsqu'ils viennent quémander des deniers ou des sacs d'orge lorsque les récoltes ne sont pas bonnes nous les donnons de bon cœur.Notre famille s'entend avec les parents de Mélisande.A l'âge de vingt cinq ans Astrid est invitée au bal du château c'est à ce moment que son caractère commence a changer ce n'est plus la petite fille gentille de son enfance.Nous apprenons par la suite qu'elle est devenue jalouse de sa meilleure amie le fils du roi s’est épris de Mélisande aveuglée par sa haine et sa jalousie Astrid s'est mit dans la tête de se vêtir en noir tous les jours sur son épaule elle a en permanence un corbeau.Un soir elle fait la connaissance du duc Florian l’oblige de l'épouser elle le gouverne il est son souffre douleur toute sa vie le pauvre !. On le voit rarement un matin à un déjeuner elle nous dit : -J’ai appris que vous n'êtes pas mes parents je vous hais autant que Mélisande vous allez me le payer. Un autre jour elle est revenue plus gentille que d'habitude pour nous réclamer de nombreux deniers sois disant que son mari est malade il a besoin de cette monnaie pour filer chez le carabin. Nous avons cédé à son caprice d'enfant gâtée elle vit dans un château délabré face à ces emprunts incessant nous nous sommes ruinés. Nous supportons les courroux que les paysans nous infligent ils nous rient au nez ils crient que notre fille est devenue une sale sorcière distillant le mal partout ou elle passe. Nous sommes obligés de fuir de notre demeure d’où notre arrivée dans ce lieu. Tout est resté là-bas elle nous a ruinés et mis à dos avec toute la contrée je ne pense pas que ces deniers étaient destinés à son mari !. -Cette histoire est fascinante nous sommes venues chez vous par un concours de circonstances inexplicable on avait laissé nos montures à proximité de votre maison elles ont décampé bizarrement cet événement nous a conduites ici.Vos confessions sont intéressantes justement nous sommes à la poursuite de votre fille depuis un moment. -Qu'a-t-elle pratiquer de mauvais pour que vous la pourchassiez jeunes filles . -Nous ne savons pas si vous êtes déjà informés Astrid a transformé Mélisande en sorcière. -Ce n'est pas possible elle est sa meilleur amie quelle folie l’a prise de la transformer. -Et ce n'est pas finit le roi Marcus, elle l'a métamorphosé en chat noir. -Je rêve c’est horrible notre fille est devenue inhumaine. -Et le comble de cette magie destructrice Astrid a prit la place de Mélisande sur le trône et ses fils n’étaient pas avertit de ce changement. Valériane et Firmin ne pensaient pas à ce jour apprendre cette terrible vérité venant d’Astrid, Gwen leur signifie un autre fait remarquable : 72
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    -Je vais vousrévéler quelque chose d'important nous venons du futur avez-vous eut vent que deux sorcières blanches vont intervenir pour éliminer cette noirceur que votre fille a engendrée toutes ces années passées. -Le secret des astres a dévoilé cette prédiction par l’oracle des vieux sages !. -Nous avons découvert deux livres sacrés ils vont nous permettre de réaliser notre magie afin de briser le sortilège jeté par Astrid. Nous avons un ennui elle a volé le roi malheureusement nous n'avons pas de plan précis pour la contrer. La bonne nouvelle est que nous avons récupérer le duc Florian. Il était retenu prisonnier dans le donjon du château elle l'a enfermé uniquement pour ne pas avoir d'obstacles. A la fin de cette évocation Valériane et Firmin restent coït ils n’admettent pas le mal qu‘Astrid a dispersé à ces gens rencontré sur sa route.Le récit de leur vie se faisant long et captivant l'aube a percé et chassé la nuit. -Voulez-vous venir au palais revoir Mélisande ses fils et Florian. -Cela nous plais je vais prendre le médaillon reçu en cadeau lorsque Astrid nous à été confiée. Valériane laisse ses souvenirs en refermant la porte de cette bicoque.Elle prend la main de son mari la vie les a amenuisés par tant de douleur vécue.Ils ont du mal à marcher étant voûtés nous avançons à travers la forêt dans le froid, le courage nous permet de tenir le coup. Au sol la couverture neigeuse s'est épaissie nous y allons péniblement de toute façon nous ne pouvons pas cheminer aisément , nous décidons de nous reposer parce que les jambes des aïeuls ne les portent plus nous les installons sur une souche le temps qu'ils reprennent leur souffle. -Lyse cela va être fastidieux de retourner au château dans ces conditions personne n’est à notre recherche. -Gwen si tu veux ramenons le couple à la cabane nous reviendrons plus tard avec un carrosse ce seras mieux pour les transporter au château. Elles aperçoivent deux cavaliers venant à leur rencontre. -N'ayez pas peur ce sont les princes ils devaient être inquiets de notre absence. Ayant atteint la distance nous séparant ils sautent à terre Victor demande : -Que vous est-t-il arrivé la nuit passée nous n'avons pas dormit nous avons imaginé que vous étiez dans le château des ténèbres. On leur répond ironiquement : -Astrid a joué de nouveau avec sa magie elle a fait disparaître Moustique et Vainqueur c'est pour cela que nous marchons. -Que vous prend-il de nous répondre sur ce ton comme si nous le savions à l'avance. -Nous sommes fatiguées nous n'avons pas fermé l’œil de la nuit cela ne se voit pas .C'est pour vous sauver de cette noirceur que nous avons accomplit ce voyage. - Ces vieilles personnes elles sortent d'où. -Ils vivaient au milieu de la forêt dans une chaumière ils nous ont offert le gîte et le couvert. -Vous les accompagnez ou on désire être au courant. -Nous leur avons proposé de venir avec nous au château de Mélisande ils la connaissent 73
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    surtout la sorcièreils vont vous raconter leur histoire. Les altesses font monter les vieux époux sur le dos des chevaux, nous marchons près d'eux ils se donnent la main. Nous voilà enfin aux portes du domaine Florian fait les cent pas sur le parvis, à notre vue il nous rejoint rapidement ceci est péjoratif vu son âge. -Vous êtes enfin revenues on se morfondait en pensant qu’elle vous avait tuées ou transformées dans la peau d'un animal. -Florian on se calme vous connaissez ces personnes ici présentes. Il s'approche doucement et là il pousse un cri de joie et de surprise mêlés. -Je me souviens vous êtes les parents d'Astrid dieu merci vous êtes encore de ce monde. -Nous avons du mal à vous reconnaître la vie vous a vieilli prématurément Florian. Ils se serrent fort cette démonstration de tendresse achevée nous pénétrons dans le hall d'où nous appelons Mélisande celle-ci ne répond pas. Ses fils sont inquiets ils grimpent en courant les escaliers à peine arrivés dans sa chambre ils nous appellent d'une voix angoissée.Mélisande est allongée sur son lit elle ne bouge pas son teint est blême comme si son âme était déjà loin. Lyse l’ausculte son pouls bat faiblement. -Elle ne fait qu'un malaise cela va passer il me faut des sels pour la ranimer !. -Lyse tu n'es pas docteur comment sais-tu de quel mal elle est atteinte. -Je vais t'apprendre un autre secret dans le futur je suis médecin et ma sœur est avocate. -Cela fait un secret de plus pourquoi ne pas nous avoir informé avant . -Nous n'avons pas eut l’opportunité d’en discuter pars chercher ce que je t'ai demandé Hector. En attendant Valériane s'assoit au bord du lit elle lui prend les mains comme a une petite fille malade à son contact Mélisande ouvre ses yeux d'une couleur d'un bleu azur. -Je rêve c'est toi Valériane je pensais que tu étais partie loin d'ici avec ton mari. -Non ma fille je vais t'expliquer se qu’il s’est réellement passé depuis quinze ans. Une pointe de tristesse pince le cœur meurtri de ces quatre personnes se retrouvant après tant d'années de séparation et d'ignorance sur le sort de chacun d'eux. Ils s'embrassent cela redonne de l'énergie à Mélisande. La reine est heureuse elle les considèrent comme ses parents son beau visage a retrouvé son sourire elle est belle notre souveraine.Tout en étant à sa joie l'espace d'un instant elle a totalement oublié Marcus.Voyant l’état des vêtements de Valériane et de Firmin Mélisande demande à une servante de conduire ce couple au bain.Leur toilette terminée on leur apporte des habits propres la reine organise un repas festif dans la grande salle.Les semaines défilent et se passent dans la quiétude et la tendresse aucune nouvelle d'Astrid le roi n'a pas réapparut Mélisande ne se soucie pas de cette événement et pourtant... 74
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    Chapitre 15 Le printempspointe le bout de son nez la neige accompagnée de son fidèle ami le froid partent sans bruit. La campagne récupère sa verdure avec ses fleurs odorantes et multicolores ainsi que les arbres habillés de leur robe verte. Un matin d'Avril dans la cour du palais on entend du bruit étant de nature curieuse je sors. -Viens vite Lyse regarde les paysans sont de retour ils sont hors d’eux cette fois-ci. -Oui, je vais de ce pas alerter les princes et leur mère !. -Cours avant qu'ils envahissent le hall. Victor et Hector ne traînent pas pour arriver sur le perron les affreux se mettent à hurler leur mécontentement une fois de plus ils sont déterminés ils sont fatigués de tous cela ils le clament haut et fort.Un d'eux nous dit : -Monseigneur la sorcière a enlevé tout les enfants qu'allons nous faire , nous voulons les retrouver vivants nous sommes impuissants face à cette diablesse vous devez nous aider. -Nous le voulons nous sommes comme vous nous ne savons pas où elle se cache. Une clameur monte dans la foule ils sont excédés par cette réponse négative. -Messire Victor le dernière fois vous nous avez affirmé que vous alliez l’alpaguer à ce jour ses sévices perdurent,ce ne sont que des mensonges. -Calmez vous vous savez elle est insaisissable je vous prie de partir avec nous la débusquer. -Victor tu vas les guider dans quelle direction , j'espère pour toi que tu as une idée. -Gwen non j'ai dis cela pour les calmer toi tu n'as pas un pressentiment . -Pas du tout Victor n'oublie pas que je ne suis pas d'ici tu ne manques pas de culot c'est a toi de savoir où se situe le lieu. Valériane réplique : -Je crois deviner où se trouve Astrid elle a toujours adoré le Trianon. -Voilà c'est une bonne chose est-ce loin . -Pas du tout nous devons aller là-bas libérer le peuple qu'Astrid a envoûté. Sur la terrasse Victor annonce avec fermeté à la foule de se taire : -Écoutez-moi nous partons au manoir Fleurit prenez vos fourches et vos bâtons vous les filles prenez vos épées. -Nos armes vont-elles la faire céder où périr . -Il faut trouver la façon de provoquer sa disparition une bonne fois pour toute dans l’état où elle est cette chasse va être infernale pour l’anéantir. Mélisande, Valériane, Firmin ainsi que Florian sont prés à démarrer pour en découdre avec Astrid les membres du palais ouvrent la marche les vilains vocifèrent leur rage et leur désespoir elle a commit l’erreur de s'attaquer aux enfants de ces pauvres gens ils sont 75
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    précieux dans leurstristes vies. Sur le chemin rempli d'ornières nous distinguons un minuscule château en ruine. -Lyse nous ne sommes jamais venues traîner par ici c’est l'ancienne demeure des parents d'Astrid. Le conte et son épouse sont sous le coup d'une émotion non contenue, ils pleurent et rient en même temps devant eux se dresse leur maison qu'ils ont quittée des années plus tôt. Après tant de souffrances et de douleurs les voici de nouveau chez eux ils n'ont pas le temps de savourer ce retour d'un seul coup les paysans ramassent des cailloux et les balancent de toutes leurs forces dans les fenêtres en hurlant et scandant la sorcière. Cette révolte les rend fous ils ne peuvent plus se contenir voyant leurs réactions Mélisande s'approche : -Oubliez tout de suite cette rébellion si vos enfants se trouvent à l'intérieur vous pourriez les blesser vous m'avez entendue . -On n’a pas l’intention d’écouter vos salades vous n’êtes qu’une menteuse et une sale sorcière. Lyse s’époumone : -C'est elle votre vraie reine Mélisande elle n’est pas mauvaise. Les péons ne veulent pas écouter tellement obnubilés par la haine. Dans le chahut la fenêtre s'ouvre la foule retient son souffle une très belle apparition vient flatter les yeux des vilains le silence est complet. -Que mijote-t-elle nous devons protéger Mélisande. Astrid se montre fière d'elle dans ses bras elle porte Marcus les gueux se prosternent devant elle. -A quel jeu tu joues tu es loin d’être une reine tu le sais. -C'est une sorcière elle est à côté de ses fils ne vous laissez pas aveugler par ce qu'elle vous raconte. -Astrid que sont devenus ces enfants que tu as enlevés ici et au-delà. -Ces mioches je les aimes je les initie à la magie . J'ai décidé de supprimer les humains de prendre le pouvoir dans ce royaume il va m'appartenir un jour un voile noir recouvrira les villages la nature et le soleil disparaîtront à jamais je vous le prouve tout de suite. Dans sa folie elle envoie une fiole de couleur rose sur les paysans se trouvant malheureusement juste en dessous , ils ne s'attendaient pas à cela ils sont transformés en cochon et en truie et se dispersent dans la nature. -Je suis forte en magie personne ne peut me contrer. -Astrid cela te sers à quoi cette folie morbide . -Je vous l'ai annoncé je forge mon empire ces gueux vont aller grossir le rang de mes disciples dans mon château des ténèbres. -A la suite de cette ignominie que vont-ils devenir . -Je puise mon énergie dans leurs corps , je grandis de jours en jours vous êtes des ignorants personne ne peut me freiner vous m'entendez je viens de vous le dire personne ne peut rivaliser. 76
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    Je suis devenuela plus démoniaque de cette plaine et au-delà de ce que vous pouvez imaginer.Ces deux pauvres sorcières blanches ne vont pas parvenir à me descendre de mon trône. -Tu es carrément folle arrête toi avant que ce soit trop tard . -Je veux continuer de vivre je suis devenue puissante et cruelle j'adore me complaire dans cette folie.Ma magie secrète me monte à la tête je l’ai créée moi-même regardez . Ce coup-ci elle jette une éprouvette de couleur verte les paysans sont transformés en grenouilles et en serpents ils se faufilent pour se cacher sous les cailloux du chemin la fureur nous saisit tous les quatre. -Elle ne va pas continuer éternellement agissons rapidement montons à l'étage. -Oui il y en a marre elle se prend pour un être invincible. La grille poussée nous pénétrons dans la maison une odeur âcre nous oblige à nous boucher le nez les meubles sont éventrés ou cassés aux fenêtres plus de vitres.L'odeur nous suffoque nous partons à l'assaut du premier étage les escaliers sont pourrit , il manque des marches nous grimpons péniblement avec surprise nous relevons que le palier n’existe plus ainsi que les murs séparant les pièces. A côté d'Astrid sept chats noirs aux yeux verts sont présents. -Sorcière il est la mon roi venez approchez-vous pour le toucher. -Tu n’attends que ce geste pour profiter de nous effacer du décor. Elle ne riposte pas en nous dévisageant avec haine ses yeux virent au rouge. Astrid nous tétanise par instinct nous reculons elle prend une fiole transparente tout en l'approchant de sa bouche la sorcière ricane : -C'est la dernière fois que j’apparais devant vous. Nous nous approchons pour essayer de la coincer d'un seul coup elle s’évanouit. -C'est pas possible elle est infernale elle a raison c’ est la plus forte et la plus cruelle. -Pour Marcus c’est pareil les chats sont réels il faut le retrouver parmi ses sosies. Nous tendons la main les félins s’évaporent on ne s’est pas méfiés elle nous a eus pour cette fois et ridiculisés par dessus le marché. Déçues nous allons rejoindre nos amis ils nous attendent à la grille. -Elle a avalé le contenu d'une fiole devant nous en la gardant intentionnellement le chat a eut la même punition sans doute. -Ils se sont dilués dans l'air il faut imaginer où ils se cachent dorénavant. Les personnes sont bouleversées et amères de la voir dans cet état de puissance actuel. -Il faut la capturer vivante qu’elle souffre et lui rendre le mal qu'elle a distillé. -Gwen je n'ai plus envie de la torturer elle a l'air triste et malheureuse. -N'oublie pas qu'elle est rusée si nous ne la tuons pas la magie n’aura jamais lieu la noirceur régnera nous serons piégées ici pour l'éternité. Nous cheminons jusqu'au palais nous sommes chamboulés il ne reste que quelques paysans 77
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    près de nousils pleurent pour leurs amis et proches transformés par cette satanée sorcière. Le plus dur dans tout ça c'est que les enfants ne sont pas réapparus Mélisande demande aux gueux restants de venir se mettre à table en notre compagnie. Avant d'entrer dans le hall ils hésitent la reine leur dit : - C'est moi votre souveraine n’ayez pas peur. On a l'impression qu'ils se méfient ils baissent la tête. -Questionnez mes fils ils vont vous l’apprendre. Ceux-ci confirment que Mélisande est leur mère adorée elle va lever le voile de son passé. Au milieu du repas nous nous éclipsons à l’extérieur. -Nous allons nous occuper de ce chat quand va cesser cette chasse malsaine . -Le ciel vire au noir le rassemblement de freux est de retour. -Ce n'est pas vrai que mijote-t-elle. -Sincèrement nos épées ne vont pas venir à bout de cet immense nuage ils se dirigent au château des ténèbres pour se perfectionner dans leur art. Étant impuissantes face à cet énorme problème nous rentrons dépitées.Le temps s'écoule lentement nous sommes dans une impasse il n'y a aucune solution pour pincer Astrid. -Lyse j'ai une idée si l’on allait au château peut-être y est-elle cachée . - Elle espère cette ultime visite pour nous épingler. -Je n'ai pas envisagé ce détail nous allons attendre patiemment qu'elle vienne d'elle-même. Un après-midi légèrement réchauffé par un pâle soleil, on décide de partir en balade à cheval nous les empruntons dans l'écurie n’ayant pas récupéré les nôtres.Nous les sellons et prenons le chemin du Trianon sur le sentier on lève la tête pour vérifier si les corbeaux sont là quelques-uns survolent la grotte maléfique.Mélisande est revenue elle a retrouvé sa mémoire les princes restent près d’elle c’est pour cela que nous partons souvent toutes les deux.Nous comprenons leurs comportements c'est normal ils viennent de renouer les liens familiaux. Chapitre 16 A notre vue se dessine les contours du petit château on laisse nos montures à plusieurs mètres nous parcourons le reste à pied nous restons sur nos gardes avec Astrid il vaut mieux se méfier a-t-elle inventé un piège. Devant la grille rouillée nous regardons vers la fenêtre pour être sur qu'elle n'est pas tapie derrière tenant une éprouvette pour nous accueillir.Sans bruit nous grimpons cet escalier délabré où flotte cette puanteur tenace. -Souviens-toi l'autre jour le même relent nauséabond flottait Astrid était ici. -Cette sorcière est la haut nous attendant de pied ferme. 78
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    Dans l'unique piècenous restons bouche bée Astrid nous tourne le dos son corps est énorme l'occasion est parfaite pour la capturer.Avec un sursaut d'énergie elle se retourne péniblement elle nous supplie de lui pardonner tout le mal qu'elle a engendré. -Tu as fais un pas dans l'humanité la dernière fois tu as remarqué que tes parents étaient présents ainsi que ton mari Florian ton amie Mélisande et ses fils tu as changé d'avis . -Dans un sens oui je me souviens de toutes ces personnes je ne les ais jamais oubliées. -Peux-tu nous révéler où se trouvent les personnes que tu as kidnappées . -Je vais revenir vous parler je pars de suite j'ai un travail urgent à accomplir. Elle s'envole péniblement par une fenêtre brisée.Astrid nous a raconté des histoires avec son supposé repentit elle n'en pense pas un mot. -Gwen j'ai la sensation qu'Astrid n’est pas en grande forme. -Oui elle est malade sa vie est compliquée si elle est revenue c’est pour ses parents et ses amis. -Finalement j'aime cette aventure elle est captivante.Pour le moment on arrive pas à ramener Astrid vers la lumière je suis certaine qu’avec de bons sentiments on va y parvenir. -Si elle veut se confier à nous pas de souci nous avons la mission de sauver une royauté sous l'emprise de la magie noire. En rentrant on traverse un passage bucolique on arrête nos bêtes pour qu’elles se reposent un peu.Dans un tapis de fleurs nous cueillons un gros bouquet de diverses couleurs leur parfum est envoûtant.Cela fera plaisir à nos amies elles seront ravies d'avoir ces jolies fleurs pour égayer le palais. - Comment est-ce possible avec la magie noire planant dans l’air que la nature soit épargnée ici. -La sorcière a réfléchit elle est en phase de capitulation de pouvoir elle n'a plus d'énergie démentielle la nature reprend ses droits. Dans ce parterre multicolore une fleur nous interpelle particulièrement, elle est d'un blanc immaculé Gwen la cueille.Un détail la trouble en dessous elle découvre une pierre tombale. -Lyse viens ce que j’ai découvert m’inquiète. -J'arrive que ce passe-t-il . -Ceci a l'air grave inspectons cet emplacement. Nous retirons la mousse les feuilles nous empêchent de voir la personne ensevelie sous les frondaisons. -Un seul prénom est gravé c'est étonnant en principe le nom l'accompagne. -Oui c'est étrange que seul le prénom est inscrit. -Il s'appelait Louis étais-ce un enfant ou un adulte. Cette révélation nous intrigue une tombe est enfouie ici dans cette clairière a-t-elle été camouflée pour oublier un drame.A peine remises de nos émotions nous disposons cette beauté blanche au milieu de notre bouquet champêtre on rentre au galop nous les laissons au palefrenier il va s'en occuper. Nous traversons le hall pour rejoindre nos amis occupés à leurs loisirs personnels.En croisant Mélisande nous lui demandons si elle en forme : 79
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    -Mon roi memanque j'ai l'intuition que je vais le retrouver prochainement. -Valériane venez vous joindre à on a un cadeau pour vous deux. Nous leur tendons ce bouquet Valériane a l'air bouleversée son regard tombe sur cette beauté de pureté et d'innocence au milieu des autres couleurs. -Valériane vous semblez chamboulée. -Cette fleur me rend triste d'où me viens ce sentiment. -Nous l'avons trouvée dans une clairière le plus improbable elle a éclos sur une tombe où est inscrit le prénom Louis est-ce un enfant ou un adulte mort d'une maladie ou autre chose . La conversation se poursuit un bon moment étant fatiguées par ce discours nous allons dans notre logis tenter de dormir un peu le sommeil ne vient pas. -Lyse je m'aperçois qu'il y a pleins de faits étranges cette fleur blanche par exemple pourquoi a-t-elle réussit à pousser sur une pierre. Dans ce pays maléfique où la pureté n’existe plus depuis plusieurs décennies ce n'est pas logique. -Cette «pensée» indique un renouveau dans le royaume le blanc représente la pureté la joie et l'innocence. -Astrid va-t-elle abdiquer un jour elle se confiera à nous ensuite tout redeviendra normal ici. -Tu n'as pas tort pourquoi a-t-elle fleurit sur la pierre tombale de Louis . -Un enfant est pur et innocent il n'a pas un brin de méchanceté dans son cœur. -Ce n’est pas un hasard c'est Astrid elle nous a égarée jusque dans cette forêt pour montrer ces jolies fleurs. -Cela vient de me remémorer un souvenir précis Astrid nous a certifié qu'elle aime les enfants. Dans sa jeunesse elle a sans-doute perdu un enfant . -Avec ton imagination tu racontes n'importe quelle absurdité. -On n’a pas connu la vie qu'elle a eue. -D'accord je ne sais pas je me tais ce que tu viens de dire est peut-être vrai. -J'ai sûrement faux cela vient de mon imagination. Une semaine passe notre bouquet est fané il ne subsiste que l'immortelle elle est restée aussi fraîche qu'au premier jour. Nous l'appelons ainsi elle n'a aucune odeur et ne s'étiole pas en même temps que les autres. Nos amies entrevoient un signe dans cette énigme florale nous les entendons parler: -Cette sépulture a un lien avec ma fille et cet enfant partit trop tôt. Nous allons vers elles en leur posant cette question : -Pourquoi parlez vous en secret savez vous quelque chose que nous ignorons . -Ce n'est qu'une supposition comme une autre nous ne sommes pas sûres. -Vous savez nos idées rejoignent les vôtres venez avec nous revoir cette tombe. Nous passons à l'écurie prendre une calèche attelée par le palefrenier parvenues à l'emplacement que nous avons découvert tout s'est évaporé. -Cela ne m'étonne pas je me demande par quels moyens Astrid parvient à réaliser des tours de magie aussi important que celui-ci. -Cet événement surnaturel est vraiment déroutant elle tient à nous prendre pour des folles ou des menteuses elle en est capable. 80
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    -Vous n'êtes pasdes affabulatrices les filles cela est invraisemblable vous ne pensez pas . Mélisande et Valériane repartent avec un sourire entendu : -Se moquent-elles de nous . Nous sommes en été aucune nouvelles des captifs pourtant Astrid nous a affirmé son retour pour nous parler nous l'attendons en vain depuis cet entretien.Un matin de bonne heure nous allons à l'étage en passant devant la chambre d’Astrid la porte est entrouverte. -Une servante est montée par curiosité elle a regardé à l'intérieur. -Je suis perplexe les femmes de chambre ne sont pas au courant du comportement de l'occupante des lieux elles ont plutôt les chocottes. -Je vais pousser cette porte pour regarder si elle est présente. Derrière cette issue assise sur une chaise nous tournant le dos notre sorcière est là devant nous c’est incroyable son regard perdu scrute le ciel. -Astrid tu as tenu ta promesse tu es revenue nous parler. -Tout le monde va m écouter j'ai une annonce à vous communiquer. Vu l'importance de la personne les gens impliqués dans l'histoire ne mettent pas longtemps à se présenter notre sorcière prend la parole et nous relate sa mésaventure. -Je ne peux pas me retourner vers vous je n’ai pas le courage et je ne veux pas de votre pitié je suis mal-en-point c'est pour cela que je suis revenue parmi vous du temps où j'étais une jeune fille innocente et normale j'ai connu un maître en sorcellerie.Les deniers que j'ai empruntés à mes parents étaient destinés pour me perfectionner dans cet art maléfique Florian pardonne- moi quand tu étais à mes côtés tu as bu autant de potions magiques tu ne te rendais pas compte de ton état. Dans ces années j'ai eu un bébé tu ne l'as jamais appris, c’était un fils je l'ai appelé Louis cette petite sépulture que vous avez trouvée était la sienne. Un jour j'ai voulu lui donner une tisane aux plantes parce qu'il était malade , je me suis trompée dans le choix de ces herbes je l'ai empoisonné. Je n'ai pas réussis à redonner la vie à mon petit ange.(Elle fait une pause en pleurant énormément)A la suite de cette tragique erreur je me suis intéressée aux animaux ceux-ci me donnaient le courage et aussi la ruse. Je m'imaginais que ceux-ci m'apporteraient l'éternité et le pouvoir sur le contrôle des humains. Ce fait n'a marché qu'un temps ensuite le contraire s'est produit je n'ai récolté que la haine le mépris et la colère des habitants du royaume. J’avais perdu mon bébé ainsi que ceux que j'aimais, je voulais me venger de vous présents j’ai réfléchis que cela ne me mènerais qu'à ma déchéance humaine.Mes parents j'ai toujours le médaillon où nous étions heureux ensemble vous me pourchassez depuis longtemps à ce jour, j’en conclus que le mieux pour moi est de me rendre, j'ai propagé le mal pour me venger de toi Mélisande mon amie de cœur. A cause d'un homme amoureux de toi ces sentiments négatifs telle que la jalousie ainsi que la haine ne sont pas bons pour l'âme. J’ai voulu que tu souffres autant finalement j’en ai souffert plus que vous tous réunis. A la fin de ce récit bouleversant nous restons silencieux avec les larmes aux yeux Mélisande lui parle doucement. -Mon amie je suis fière de te retrouver personne n'a apprit pour ton nourrisson. 81
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    -A ce momentlà je vivais seule sans amis le vide autour de moi s’est creusé. Valériane la réconforte : -Ma pauvre enfant ton désespoir t’a laissée seule avec ton chagrin. Astrid pleure et répond : -Oui maman le sort que j’ai créé je n’ai pas réussi à le défaire. -Ne t'inquiète plus nous sommes là pour te ramener dans la lumière. -Je le désire de toutes mes forces je suis fatiguée de la vie que je me suis bâtie. -De quelle façon tu t’es prise pour enlever les animaux de la contrée. -Il m'a fallu énormément d'énergie pour ces sortilèges je la puisait dans les êtres que je capturais il sont enfermés au château des ténèbres je vais les libérer. -Cela va changer tu vas revivre normalement accompagnée de ton mari et de ton fils. -La première fois que vous êtes apparues au palais j’ai ressentis que vous étiez fortes en magie blanche vous êtes différentes des autres votre recherche pour réunir les deux livres sacrés a été rapide.J'ai mis des décennies à les découvrir vous êtes venues nous délivrer de ce mauvais sortilège que j'ai distillé dans le royaume. -Exactement nous sommes venues sans le savoir pour éviter le pire. - Comment cela sans le savoir vous êtes des filles du pays comme nous tous . -Non Astrid nous venons du futur un jour chez notre arrière grand-mère nous avons déniché un talisman en or celui-ci nous a transportées dans votre monde. - Vous mentez c’est quasiment impossible. -Écoute-les je sais qu'elles disent la vérité plusieurs années avant que tu ne deviennes une sorcière les sages avaient décryptés dans les astres que deux jeunes voyageuses des temps modernes allaient venir rapporter la lumière céleste. -Si vous êtes des étrangères munies de pouvoirs blancs est-ce que vous allez redonner la vie à mon ange. -Nous possédons beaucoup de pouvoirs, cette magie va te ramener au point de départ lorsque tu t'es fourvoyée à l'encontre de Marcus.Au moment ou tu étais jeune et souriante accompagnée de ton amie Mélisande. Serais-tu d'accord de descendre pour préparer notre séance de magie pure. -Je suis impatiente de la pratiquer vais-je enfin revoir mon fils il avait trois ans. -Tu ne comprends pas tu vas le ressusciter, il nous a donné un signe ces jours derniers sur sa pierre tombale une fleur blanche a éclot. Elle est toujours épanouie nous avons appris cette immortelle porte le symbole de la liberté et de la renaissance. -Je suis heureuse êtes vous certaines vous me dites que je vais le serrer à nouveau dans mes bras Astrid verse des larmes de joie et de bonheur elle est si contente de le serrer contre son cœur. -Nous sommes sur la bonne voie elle va coopérer avec nous maintenant. -Quand je t'ai dis qu'elle avait perdu un enfant tu n'as pas voulu me croire. - Pardonne-moi d'avoir douté de cette supposition. -Nous avons trouvé ton point faible personne n'était au courant pour l'enfant ceci nous montre que tu as toujours un cœur. -Dans l'état morbide dans lequel je suis je ne peux pas sortir d'ici je n'ai plus de forces mon corps est trop lourd. -Ta santé va s'améliorer au fil des jours nous allons attendre que tu guérisse afin d'effectuer notre magie. -Mon esprit va peut-être me dicter de repartir dans la nuit distiller le mal je ne peux pas le 82
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    savoir. -Veux-tu que lesgardes restent vers toi cette nuit. -L'envie de m'évader peut venir à tout moment je ne vais pas résister. -J'ai une idée pour t’empêcher de repartir pense à ton fils que tu veux serrer dans tes bras nous t’accordons notre confiance nous allons t'attendre sagement. Nous la laissons se reposer nous redescendons auprès de nos amis. -Gwen comment allons nous procéder pour qu'elle puisse sortir, je me demande si elle va arriver à passer par la porte de sa chambre. -Elle m'a juré qu'elle allait essayer de résister à sa tentation demain matin la sorcière sera dans son château des ténèbres. -Ne sois pas pessimiste Astrid sera présente au réveil. -Si elle peut se mouvoir nous lui dirons de s'envoler jusqu'à la table en pierre c'est une super idée. Il est l'heure d'aller se reposer cette journée était usante à notre lever nous aurons sûrement une bonne surprise. Chapitre 17 Ce matin les occupants sont debout de bonne heure nous rencontrons Victor et Hector se rendant aux cuisines. On va leur parler nous ne les côtoyons plus beaucoup ces derniers temps. -Êtes-vous prêts pour retrouver vos parents. -Nous sommes impatients surtout rencontrer notre père nous ne l'avons jamais connu étant humain. -Il y a une chose que vous ne savez pas. -Dites nous laquelle nous vous écoutons. -Comment vous expliquer cela lorsque la magie sera terminée vous allez redevenir des enfants. Ils se sentent mal et ont de la peine face à cette nouvelle. -Nous sommes contraint de retourner dans notre enfance. -Si vous restez des adultes vos parents vont revenir âgés, il n'y aura pas de retour dans le passé seul la magie va disparaître. -Alors vous voulez dire qu’entre nous ce n’était pas grand chose vous en avez tiré profit c'est ça vous allez repartir dans le futur nous ne vous reverrons plus jamais. -Nous aussi nous sommes dans le même état de mélancolie on a pas profité de vous au contraire vous nous avez aidée. 83
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    -Êtes-vous certaine devos sentiments pour nous. -En redevenant des mômes vos souvenirs s’évanouiront seule votre mère se rappelera de nous. -Votre père était dans la peau d’un chat nous ne savons pas si il va retrouver des souvenirs.Au début nous étions amoureuses de vous par la suite en sachant que cela est impossible nous avons seulement des sentiments amicaux. Les princes sont désespérés avaient-ils de vrais sentiments à notre égard c'est dommage nous allons vers eux pour leur donner un gros baiser d'adieu pour nous aussi cette séparation est douloureuse. Il n'y a aucun miracle à accomplir contre ce fait le cœur en morceaux nous repartons voir Astrid sa porte est fermée nous allons savoir sans tarder si elle est présente. -Attends, je vais tourner la poignée imagine un seul instant qu’elle n'est plus là cette magie va être repoussée à une date ultérieure Lyse. Je pousse la porte en pénétrant dans son logis l'angoisse s'envole notre sorcière a tenu parole ses démons se sont apaisés elle est alitée et dort profondément. -Nous avons eut chaud dans la journée nous reviendrons voir si sa santé s'est améliorée. Nous sommes au soliste d'été c'est un jour béni pour pratiquer nos incantations divines la magie se réalisera au centuple nous allons l'apprendre aux occupants des lieux. Mélisande et Valériane sont-là on partage nos intentions avec elles. -Ce soir les occupants vont être vêtu de blanc vos recherches vestimentaires peuvent débuter. -Astrid est-elle dans sa chambre. -Nous venons de lui rendre visite elle dort enfin je suppose. -Il ne faut pas supposer il faut en être certaine nous jugeons qu'il faut se méfier de cette sorcière. -Vous nous mettez dans l'incertitude venez avec nous dans sa chambre elle est présente nous n'avons pas rêvé nous vous le promettons. Nous revoilà dans son antre maléfique. -Vu sa taille démesurée elle n'a pas dormit dans ce lit il me paraît petit vous ne trouvez pas les filles. -Ce détail nous a échappé dans la nuit son corps a maigrit c'est pour ça qu'on l'a vue roupiller paisiblement. Mélisande prend l'initiative de rouvrir nous allons en avoir le cœur net face à ce dilemme. Elle l'appelle : -Astrid c'est toi j'ai du mal à te reconnaître réveille toi il faut te lever c'est le grand jour. Aucune réaction de la sorcière, elle recommence à l'appeler plus fort celle-ci ne se réveille pas. Mélisande et Valériane tremblent d'effroi elle ne bouge pas voyant cela Lyse se rapproche du lit prend son pouls et constate malheureusement que son cœur à cessé de battre. -Astrid est morte il fallait la laisser partir cette nuit sa magie noire lui a été fatale. 84
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    Elle était enmanque vital je ne peux pas la réanimer je suis désolée on ne peut pas accomplir notre magie réparatrice c’est terminé pour tout le monde il n'y a plus d'espoir le temps restera à jamais figé. Le désenchantement nous accable la vie c'est arrêtée à l'heure de la mort prématurée d'Astrid. Lyse sonne le valet il accoure : -J'aimerais que vous alliez annoncer aux gens du village que la sorcière noire est décédée dites leurs de sonner le glas. Au début la contrée voulait sa peau quelle ironie du sort sans elle la magie dévastatrice sera présente pour les siècles à venir. -Je suis sûre qu’une solution existe nous allons réfléchir à ce sujet. -Non Gwen c'est terminé l’espoir n’est pas permis vous êtes condamnées à vivre ici. -Jamais de la vie je vais me concentrer et dénicher ce qu'il nous manque. -Es-tu sûre d'avoir une inspiration ma sœur. -Sa vie a été perdue à cause de son pouvoir,tu nous l’a appris tout à l’heure. -J'ai les jetons à ta façon de parler quelle idée as-tu en tête. -Je me suis promis d'analyser ces fioles pour la ramener sur terre, c'est une bonne chose non qu'en déduis-tu . -Tu as un cerveau de génie souviens-toi nous avons tout détruit dans son laboratoire. -Il y en a sans doute d'autres cachés maligne comme elle était. -Étudions méticuleusement laquelle sera susceptible de la ranimer nous ne connaissons pas l'alchimie qu'elle exerçait. -Hâtons-nous d'aller quêter ces éprouvettes. -Je vais parler à la reine de ce projet je vais lui suggérer d'enquêter avec les personnes présentes dans le château. Rapidement nous organisons une réunion en expliquant ce souci Mélisande prend les commandes de la perquisition elle envoie le personnel ainsi que les servantes à l'assaut de cet objet précieux. -Lyse,il est nécessaire de nous rendre au labo nous ne sommes pas retournées là-haut depuis sa destruction. -Allons-y tout de suite c'est urgent. Dans ce lieu il ne reste que la table au sol tout est lisse et propre. -Regarde il n'y a que dalle dans cette salle c'est le désert total je ne pense pas qu'il y est une éventuelle cachette. -Astrid était rusée dans son esprit dénaturé elle a créé une autre porte secrète ailleurs. -Tu me dis n'importe quoi Gwen. -Je te parles de cela pour me rassurer sinon petite sœur c'est foutu pour nous, adieu notre futur et bonjour pour notre vie dans le Moyen-âge jusqu'à la fin de notre existence. -Parle pas de cette manière je flippe vraiment cette fois-ci. -Au fait Astrid n’avait pas d'antidote contre la mort sinon son fils serait là aujourd'hui. -Cette idée ne m'a pas effleurée comment résoudre ce nouveau problème je ne vais pas moisir 85
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    ici Gwen. -Si celase termine de cette manière nous ne serons pas seules nous resterons avec nos amoureux. -Tu as tout le temps une parole pour rire pour que je supporte cette situation délicate. -Je suis sérieuse je n'ai pas de solutions trouvées. -Tu pratiques la médecine essaie de te souvenir lorsque tu avais un patient en mort clinique tu lui injectais quelle substance pour le sortir de ce coma. -Ce n'est qu'un produit se trouvant dans les hôpitaux ici il n’y en a pas excuse moi nous sommes au Moyen-âge je suis navrée. -Soyons réalistes c'est vrai qu'il n'y a pas ces inventions à ce siècle retournons dans le hall une personne a assurément la fiole sait-on jamais gardons espoir. Dans le hall il n'y a que les princes ils ont l'air déçus. -Est-ce que quelqu'un a mit la main sur cette fameuse potion magique. -Non personne et vous non plus à voir votre mine déconfite. -Non avez vous fouillé le château entièrement. -Évidemment Gwen tu as souvent proclamé qu'il était grand nous sommes sûrement passés à côté de cette fiole. -Êtes-vous remontés dans sa chambre,peut-être n’est-elle pas morte après tout. -Je suis médecin je sais effectuer un diagnostic et vérifier si la personne est décédée. -Pardonne moi je ne sais pas où chercher cet antidote pour ranimer cette sorcière. -Savez vous où est Florian. -Que veux-tu qu'il t'apprenne cet homme. -Je viens d'avoir un déclic il a vécu avec elle il va ce souvenir de certains détails de sa magie. -Je suis du même avis il n'a pas voulut s'absenter pour aller à la chasse du flacon il est justement dans le boudoir. Florian est assit à voir sa position il médite. -Excusez-nous nous venons vous poser certaines questions vu la situation.Nous n'avons pas de ressources pour pratiquer notre magie,souvenez-vous des potions qu'Astrid a inventées. -Depuis ce matin je suis concentré je ne me rappelle plus des ingrédients utilisés il y avait de l'eau de source mélangée à un liquide verdâtre. -Cette potion a-t-elle le pouvoir de ramener les morts à la vie c'est tout ce que l'on veut savoir Florian. - Ce que je viens de vous apprendre c’est pour transformer les humains en animaux. -Nous le savons déjà essaie de te souvenir. -La réponse est à l'intérieur de ces manuscrits. -Nous n'avons pas pensé à ça avant tu peux les décrypter c'est une aubaine. Cette petite conversation finie Gwen part dans la chambre elle ramène les deux livres essentiels à ce rituel spécial pour cas désespérés. -Je suis sûre que tu vas trouver les éléments primordiaux ne loupe pas la citation inscrite pour réaliser cette potion. -Cessez de papoter je vais débuter le travail. -Dépêche-toi le temps nous est compté. Quelque temps après elles reviennent aux nouvelles. 86
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    -As-tu progressé danstes recherches . -C'est le flou total j’ai du mal à démêler les formules je suis impuissant débrouillez-vous dans cette recherche En attendant le temps défile dans quelques heures ce sera trop tard Astrid ne se réveillera jamais.Au repas les convives ne sont pas causant ils cogitent pour solutionner cette affaire . -Personne n'a d'idées pour sauver le royaume. Aucune réponse ne vient résonner dans cette salle.Pour tenter d’éclaircir cette situation délicate nous allons nous asseoir sur l'escalier extérieur à côté de nous la nature est jolie les fleurs poussent dans les plates-bandes. -Les petites pousses sont teintées de couleurs vives tu sens les fragrances différentes un doux parfum exhale de leur calice. -Oui ce n'est pas normal cette beauté florale l'immortelle n'a aucun parfum. -Tu me donnes une idée cette fleur ne fane pas elle ne meurt pas un pétale peut lui redonner la vie si on trouve le moyen pour qu’elle l’avale je suis sûre qu'elle va revenir parmi nous. -Je me demande d'où te viens cette inspiration, allons tout de suite tenter l'expérience ça peut fonctionner. -C'est étrange j'ai eut un flash venant de notre sorcière elle le sait dans son subconscient. Nous allons récupérer cette fleur mystique nous prélevons délicatement un pétale de la corolle toujours aussi éclatante. -Les filles avez-vous une solution pour ce cas désespéré . -Oui nous avons une possibilité ce petit morceau de fleur blanche nous avons prévu qu’Astrid l’ ingurgite. -Vous êtes intelligentes avez vous-réalisé que c'est impossible à effectuer sa bouche est fermée comment voulez qu'elle l'avale . -Nous ne pouvons pas opérer l'ingestion tenterais-tu de fabriquer une potion avec ce pétale. -Je vais essayer cette dernière chance venez avec moi à la cuisine on a besoin d’un récipient pour réaliser cette ultime préparation. Aussitôt dans le lieu Florian nous donne des ordres. -Trouvez-moi un ustensile adapté que j’aie la possibilité de réaliser ma magie. -Maintenant laissez moi seul le souvenir va me revenir je vais manipuler délicatement cette parcelle d'immortelle. -Ce travail va te prendre du temps hâte-toi la journée est bientôt terminée il faut absolument que cette préparation fonctionne. -J'ai besoin d'être seul cette besogne est délicate revenez plus tard. A l'abri des regards il met à bouillir de l'eau où il dilue quelques grains de sel de réanimation, ainsi que d'autres ingrédients secrets à la fin dans ce brouet de sorcière il ajoute le pétale.Il marmonne des incantations que lui seul connaît,il voit naître son résultat. Il est fier de lui son regard s'illumine en pensant qu'il n’a pas perdu la main seulement la mémoire.Sitôt cette décoction transvasée dans une éprouvette il l'embrasse en remerciant sa tendre épouse , elle va sous peu lui être rendue avec une âme pure. Nous le surprenons il est heureux il nous crie 87
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    de nous dépêcherde ne pas oublier d’emporter une cuillère pour lui ouvrir la bouche. -Florian comment as-tu réussis cette manipulation tu t’es souvenu ce qu’Astrid t’avait enseigné. Avec un sourire entendu il nous dit de filer rapidement qu'il nous expliquera après les résultats ce tour de passe-passe singulier. De suite, nous grimpons les escaliers deux par deux nous entrons dans la pièce Lyse pénètre la première l'espace est envahi d'un relent macabre j’ouvre la fenêtre pour que l'air pur puisse circuler. -Gwen tu vas soulever doucement sa tête, je vais lui entrouvrir la bouche assez grande avec cette cuillère. -Vas-y grouille toi je ne tiens plus j'ai envie de vomir c'est insupportable. Elle insère la queue de l'ustensile entre ses dents l'espace est assez ouvert pour glisser la mixture au fond de sa gorge. -Ça y est tu peux lui lâcher la tête remets lui son oreiller. -Tu es sûre que le liquide est entièrement descendu dans son corps. -Si je te dis de lui remettre son coussin c'est qu'il va se diffuser plus vite dans ses veines je suis médecin parfois j'ai l'impression que tu oublies mon métier. En attendant ce réveil paranormal nous sommes contraintes de rester auprès d'elle l'odeur devient insoutenable pour moi Lyse ne s'en incommode pas elle a l'habitude je reconnais que c'est une qualité. Je me rends à la fenêtre en regardant le ciel je lui annonce : -C'est extraordinaire aucun corbeau ne vole dans la contrée ils ont étés avertit qu'un drame a eut lieu. Les minutes s’égrainent doucement le temps devient long Lyse va prendre plusieurs fois le pouls de sa patiente. Il n'y a pas signe de vie à un moment nous voyons les princes ils viennent aux nouvelles pour le reste des occupants. -Si vous voulez rester en notre compagnie,vous allez supporter cette odeur putride. -C'est dégouttant ça sent mauvais ce miasme vient de sa mort ou est-ce son odeur d'origine ?. -Elle sent déjà pas bon naturellement, ajouté à ça il y a aussi la pestilence du corps commençant à travailler je prie pour qu'elle se réveille. Lyse est attentive à sa patiente particulière elle vérifie si son corps bouge.Aucun effet n'apparaît il nous semble que le temps s'est arrêté toujours assise sur le lit ma sœur remarque enfin un bref retour de vie recommençant à circuler. -Venez voir un de ses doigts commence à bouger. -Tu es certaine tu as peut-être cru qu'il remuait. -Pas du tout approchez vous cela recommence observez le mouvement. -Super tous ses membres bougent ainsi que sa bouche Florian a réussit grâce à son savoir ésotérique notre sorcière revient à la vie. -Victor et Hector descendez tout de suite annoncez cette nouvelle à tous allez-y vite. Astrid ouvre les yeux regarde partout autour d'elle et s'affole Lyse lui dit de se calmer. -Reste tranquille je vais t'expliquer ce qu’il s’est passé. 88
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    -Je veux comprendreje me sens mal mon réveil est compliqué. -Je vais te le dire tu as voulus rester ici, la semaine dernière ton don a perdu de son importance tu es restée alitée je suis venue te rendre visite deux fois tu dormais j’ai pris peur j'ai ausculté ton cœur celui-ci ne battait plus. Nous t’avons retrouvée morte par la faute de ta magie noire tu n'es restée qu'une seule nuit sans ta dose ce manque a été fatal. -J'étais morte quel sortilège avez-vous inventé pour me ressuciter je n'ai jamais concocter d'antidote pour ramener mon fils à la vie. -Avec ma sœur nous avons eut un déclic utiliser un pétale de l'immortelle trouvé sur la pierre tombale de Louis. -De quelle façon cette fleur m’a redonné la vie. -C'est Florian il a créé une potion magique les souvenirs de son apprentissage lui sont remontés à la surface. Il a réussit à te ramener en ce bas-monde cela prouve qu'il ne t'en veut pas du mal qu’il a ressentit. Il t'aime toujours il est aux anges et impatient de te retrouver. -Où est-il en ce moment je désire lui parler en secret vous pouvez aller le chercher . -Tu n'as pas de mauvaises intentions. Avec un sourire elle nous répond : -Vous savez je ne veux plus entendre parler de mon ancienne vie j'ai tiré un trait dessus. Florian patientait tranquillement on lui informe qu’il peut se rendre au chevet d'Astrid il lui dit en lui prenant ses mains: -Je suis la mon amour j’ai envie de rester près de toi pour te parler du temps où nous étions jeunes. Nous sortons en fermant la porte ils ont des choses à se raconter sur leur intimité retrouvée.Les escaliers à peine descendus Mélisande nous interpelle : -Nous n'avons plus de doutes par rapport à vous. -Vous n'aviez pas foi en nous,pourquoi êtes-vous restés silencieux sur ce sujet . -Ce soupçon est de ne pas avoir sincèrement pensé que vous étiez les vraies sorcières blanches. -C'est sympa vous nous avez prises pour des menteuses pendant tout ce temps. -Non,pas du tout nous vous remercions d'avoir sauvé Astrid avec cette immortelle vous avez eut une bonne inspiration. -Félicitez Florian c'est à lui que revient ce mérite il a apporté sa touche personnelle. -Ne soyez pas modestes vous avez découvert beaucoup d'indices et remit la main sur les personnes lésées dans cette aventure. Le soleil est couchant pour nous deux c'est l'heure de préparer notre magie. -Mélisande pouvez-vous donner l'ordre aux servantes de donner un bain à notre sorcière je ne peux plus supporter son odeur ensuite qu’elle soit vêtue de blanc ainsi que Florian.Ma reine pour ce rituel vous devez revêtir votre vieil habit de sorcière. -Cet accoutrement sera la dernière fois que je vais le porter. Elle somme deux servantes de s'occuper des époux elle ordonne à la gouvernante d'aller chercher des bougies blanches ainsi que des robes et des tenues pour les hommes. 89
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    -Gwen les princesne sont pas là cette situation est farfelue ce jour n’est pourtant pas comme les autres. -Ne t’inquiète pas ils sont dans leur chambre tu veux que l'on aille les voir. -Je me soucie de ce qu'ils cogitent ou envisagent en ce moment. -La vérité qu'ils ont apprise les a choqués. Arrivées à la porte,nous frappons personne ne vient ouvrir.Nous redescendons en passant devant le boudoir il est désert nous croisons la reine nous lui demandons : -Avez vous vu vos fils flâner dans le hall . -Je ne les ai pas aperçu traîner dans le château. -On tiens à discuter avec eux ils ne sont pas dans leur chambre pas plus que dans le boudoir. -Ne vous tourmentez pas,ils sont probablement dans l'écurie auprès de leurs chevaux. Aux box les montures des princes ne sont plus là,nous paniquons où sont-ils partit à cette heure tardive . -Mélisande vos enfants ont prit la poudre d'escampette nous ignorons dans quelle direction. -Que leur est-il passé par la tête je ne comprends pas ce comportement. -Nous avons une petite idée nous leurs avons apprit qu'à la suite de nos incantations ils redeviendrons des enfants cela les a touchés ils désirent rester adultes. -Vous êtes insensées,vous avez divulgué un secret important votre ingérence est insupportable. -Ma reine vous avez le même caractère que Victor lorsqu'une mauvaise surprise intervient vous nous accusez. -Pardonnez moi cette virulence partez les chercher si vous parvenez à les retrouver sinon votre magie aura lieu un autre jour. -Gwen ça y est Mélisande a reprit son rôle, elle nous gouverne je n'en peux plus de cette situation pas toi . -Tu peux te fier à moi ses fils revenus nous célébrerons notre magie ce n'est pas grave si nous l’effectuons tard dans la nuit. -Quelle mouche les a piqués ces deux enfants gâtés auront-ils le même caractère après le rituel -Cela m'étonnerais ils seront petits ils ne seront pas élevés de la même manière. On va se préparer pour ce voyage imprévu dans le noir,quelle idée les à prit de se sauver sans avertir quiconque. Nous chevauchons nos montures afin de parcourir les sentiers et de ramener nos deux fuyards. -Quelle direction prendre je ne sais pas où ils sont partit se planquer. -A mon avis allons du côté de la sorcière ou chez Valériane je ne connais pas d'autres cachettes. -On va inspecter chez Mélisande c'est sur notre chemin. Au loin nous percevons l'ombre de la cabane aux alentours pas de chevaux par acquis de conscience nous laissons nos montures un peu plus loin. -Gwen tu rentres en premier je te suis. -Tu n'as pas changé toujours aussi courageuse. J'ouvre la porte je m'éclaire de ma lanterne la cheminée est éteinte à la lueur de la source lumineuse ils ne sont pas dans cette pièce en sortant je dis à Lyse : 90
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    -Cette masure estdéserte allons voir ailleurs. Nous nous enfonçons dans la forêt profonde nous ne distinguons pas grand chose. -Ou peuvent-ils êtres embusqués notre dernière chance est la petite chaumière notre espérance et de les revoir dans cette bicoque. -Rejoignons le sentier ou alors effectuons un demi-tour. -Ne laissons pas tomber ce que l'on a projeté au début filons à la chaumière. On ne se rappelle plus du chemin qu'il faut emprunter pour se rendre dans ce coin de forêt nous sommes en été la nature est chamboulée. -Ce n’est pas possible nous sommes forcées de fureter dans ce bois.Les princes ont un caractère imprévisible. -Oui je te promets que je vais les sermonner on va apprendre ce qu'ils vont nous sortir comme excuse. -Ils ne veulent pas redevenir des enfants ils vont nous supplier de les épargner. -Tu me fais rire à t'entendre ils partent pour l’échafaud n’importe quoi Gwen. -J'ai envie de me défouler je blague un peu. Trêve de plaisanterie nos chevaux avancent lentement on est perdues. -Pas la peine d'aller plus loin retournons au château c’est une bonne décision. En repassant devant chez Mélisande nous les repérons les deux canassons sont attachés nous avançons à pas de loup on se ruent sur la porte en tournant la poignée le feu crépitant de l’âtre nous accueille ils sont assit sur le banc. -Vous pensiez partir ou rester cachés combien de temps. Ils ne percutent pas ils semblent nous ignorer j'insiste sur cette fuite programmée. -Ce n’est pas la peine de garder le silence c'est votre destin vous allez êtres forcés de nous suivre votre famille vous attend. -Nous avons décidé de rester ici on ne bougera pas c'est de votre faute.Pourquoi n’êtes-vous pas restées dans votre futur on avait pas besoin de vous. -Vous êtes aussi gentils que votre mère elle nous accuse nous ne savons pas pour quel motif. -Elle a raison de réagir de cette façon. -Si votre décision est votre souhait le plus cher restez comme vous êtes vous et vos parents cette magie nous l'oublions cet empêchement ne nous obligera pas à vivre auprès de vous on peut la pratiquer sans vos présences. -Tu viens Lyse nous allons annoncer cette nouvelle ils vont êtres heureux de cette situation absurde ce n'est pas grave le pays sera dans la noirceur à jamais par la faute de deux jeunes écervelés. -Attendez nous sommes contraints de participer à votre incantation nous ne voulons pas changer. -Je me suis sans doute trompée peut-être allez vous demeurer dans votre présent ainsi que vos parents nous ignorons si cette magie blanche va se réaliser. Je dis doucement à Gwen : 91
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    -Pourquoi tu leurà raconté ça si cela avorte nous aussi nous allons rester ici. -Chut ce n'est qu'un mensonge pour qu’ils reviennent au château ne t'inquiète pas elle va fonctionner. -Vous parlez à mi-voix je suppose que c’est au sujet d’un de vos fameux secrets. -Pas du tout au contraire je disais à ma sœur que vous êtes deux beaux princes et qu'il faut nous activer pour effectuer notre magie. -Vous aussi vous êtes jolies nous sommes certains qu'à la fin nous allons tous les quatre nous retrouver parce que nous n'avons pas envie de vous perdre. Nous ne répondons pas à leur affirmation c’est dommage,ils sont naïfs nos amoureux de notre passé très ancien.Ce n'est qu'une farce de mauvais goût que l'on a pas osé imaginer ce n'est que ce talisman des sorcières il nous a conduites ici. Bientôt il va nous ramener dans notre siècle c’est cruel nous reprenons le chemin du retour c'est un dernier voyage nocturne en compagnie de nos tendres princes.Il se déroule dans le silence nous sommes dans nos pensées les plus intimes on ne se verra plus jamais.Arrive enfin le château les grandes fenêtres sont allumées ils nous attendent avec impatience. Nous laissons les chevaux aux écuries les palefreniers viennent les récupérer à peine rentrées la reine suivie des autres viennent à notre rencontre. -Vous avez réfléchis mes fils cela se passera à la perfection j'ai la conviction que vous allez rester comme vous êtes à la suite de cette incantation. -Oui mère nous en déduisons la même chose que vous. -Cessez de parler de choses incohérentes on pars se préparer il est largement temps d’œuvrer pour cet art divinatoire. Sans attendre de réponse on se dirige vers notre chambre Astrid nous interpelle. -Petites sorcières blanches avez-vous réussit à ramener ces deux récalcitrants ?. -Oui tu vois notre psychologie a donné ses preuves tu es très belle dans cette robe blanche cette tenue nous change nous t'avons toujours vue en noire. -Je me sens rajeunie c’est un beau compliment. -Pourquoi la stèle de Louis a disparut. -Afin de vous montrer le lien entre lui et moi j’ai transféré sa tombe. Comment cette immortelle est apparue tu es la sorcière noire pour les habitants d'ici. -Mon cœur saignait de douleur j'étais malade de jalousie et une mère meurtrie avec mes sentiments de culpabilité.Avant d’être à l’article de la mort j'ai réalisé cette magie j’ai sentis que mon âme redevenait comme la vôtre. -Comment as-tu su que l’on allait déchiffrer cette énigme spéciale. -En général les sorcières blanches sont des âmes pures je veux que toutes ces mauvaises choses s'arrêtent. -Tu as un immense pouvoir il faut simplement que tu l'emploies pour distribuer autour de toi des bonnes ondes.Nous sommes persuadées que tu vas réussir dis nous où repose ton bambin. -Mystère je ne peux pas vous le dire dans peu de temps vous allez avoir la surprise. -Nous savons que tu es revenue à de meilleurs sentiments tu ne nous tends pas un piège. -Pas du tout je n'ai aucune méchanceté avec votre logique vous devez vous douter où il se trouve. -Mélisande peux-tu venir vers moi j'ai oublié de te dire Marcus dort sur ton lit. -Merci tu as retrouvé ta bonté intérieure je suis fière mon amie. 92
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    Nous rejoignons lasalle où sont les vêtements pour la cérémonie, Gwen et moi choisissons deux robes blanches. Pour les hommes ce sont des ensembles pantalons et chemises les femmes du lieu ont les mêmes tenues.Puis nous partons dans notre chambrette reprendre nos deux précieux grimoires et notre balai que nous avons laissé derrière l'armoire. -Lyse je veux qu'Astrid tienne dans ses mains l'immortelle. -J'ai réfléchis à ce qu'elle nous à laissé entendre pour la tombe de Louis. -J'imagine qu'il repose sous la table de l’Autel. -Il ne peut être que là ce pauvre enfant. -On a besoin de cette fleur cette magie n'a pas eut lieu au bon moment. -Astrid a prit conscience que Louis va nous guider dans cette lumière sacrée elle n’a pas eut le temps de l’initier à son art maléfique dans sa douleur elle a réfléchit qu’elle se sentait obligée d’accomplir ce miracle. Le conte et la comtesse se joignent à nous ils nous parlent avant notre cérémonie. -Gwen Lyse si vous saviez l'immense joie que l’on a elle nous étreint le coeur nous allons enfin retrouver notre petite fleur et notre petit fils nous n'avons jamais eut le bonheur de le rencontrer.Vous êtes des personnes d'une bonté rare vous resterez infiniment dans nos cœurs nous ne vous oublierons pas. -On parlera de vous si l'espace temps n’efface pas nos mémoires et nos aventures vécues ici.Surtout ce magnifique château et les beaux princes. Nous allons partir avec tristesse vous pouvez en être certain. C’est le destin quelle histoire merveilleuse pour nous venant du futur notre mission est bientôt terminée. -Mélisande quand vous serez redevenue une belle jeune femme le roi dans le bel âge allez vous nous reconnaître. -Malgré les quelques différents entre nous je ne vais pas vous oublier mes belles demoiselles. La fébrilité nous transporte,on espérait cette fin depuis le début,chaque membre s'habille avec les vêtements correspondant à leur personnalité Florian emmène les bougies blanches jusqu'à l'Autel sacré , de notre côté on va récupérer nos objets et on sort sous le ciel légèrement étoilé on se dirige sous les arbres où se tient la table des offrandes.Nous disposons les bougies en cercle les livres sont déposés au centre. -Mélisande prépare toi à prendre dans tes mains ta couronne et le sceptre royal Astrid tu gardes précieusement l'immortelle entre tes doigts. -Gwen allons-nous réussir cette séance d'incantation. -Sois positive garde espoir veux-tu tenir le livre ou ce balai que tu n'as jamais aimé. -C'est à toi de tenir le manuscrit je prends cet outil de ménage. -Imagine que ceci est notre talisman libérateur. Nous nous plaçons en cercle autour de l'Autel les personnes portent leur objet fétiche. Je saisis notre livre noir notre sésame de valeur je commence à réciter mes psaumes un doute m'envahit j'angoisse si cette évocation ne débouche pas sur du concret ma foi sera ébranlée. Je psalmodie : «Le soleil rencontrera la lune » 93
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    «Les étoiles brillerontau firmament » «Le noir et l'or domineront » «Les maléfices disparaîtront » «Par la foi et l'innocence » «Par la pureté et la croyance » «De deux sorcières blanches » «Disparaîtra pour toujours » «La malédiction et la noirceur » Le vent se déchaîne le ciel change de couleur il devient arc en ciel tout se met à tournoyer autour de nous à travers cette porte du passé une spirale se forme dans une sorte de tourbillon. Nous percevons furtivement les auras de Mélisande et Marcus l’or et le noir se matérialisent la reine réapparaît dans une longue robe couleur or sa couronne posée sur ses cheveux soyeux.Le roi a revêtu son costume d'apparat noir en tenant son spectre dans sa main gauche nous avons de la peine à voir nos princes vêtus de blanc revenus des enfants innocents Florian a rajeunit il est châtain clair aux yeux bleus cela est drôle de le retrouver aussi charmant Astrid est une jolie brune aux yeux marrons Louis est blottit dans ses bras il est brun bouclé aux yeux noirs notre miracle s’est réalisé quel bonheur.Le conte et la comtesse ont totalement changé leurs sourires sont paisibles. Nous avons réussit la joie nous submerge nous venons d'accomplir notre mission quasi impossible. -Maintenant je peux te l'avouer au début de la magie j'ai eut peur je ne pensais pas qu’elle se déroulerait. Lyse me regarde avec des yeux ronds et reste muette dans sa main elle tient notre talisman celui-ci s’est enfin matérialisé ce n'est pas un rêve. -Gwen quand as-tu compris que ce vulgaire objet de ménage était notre bijou. -La première fois,dans la cabane il m'a attirée comme un aimant il était sûrement magnétisé. -Et celui là peux-tu me le montrer . -Regarde il ressemble à celui de notre aïeul. -Le jour où nous avons atterri nous ne l'avions plus en notre possession est-ce le même . -C’est lui je ne vois pas d'autre explication. -Un détail me chiffonne as-tu des incantations pour nous permettre de rentrer chez nous . -Tu me prends au dépourvu les livres ayant disparu je ne sais pas ce que je vais inventer pour notre départ. -Je compte sur toi je suis certaine que tu vas y parvenir. -Laisse moi quelques jours je vais élaborer un autre psaume spécial retour 2015. Tout en discutant on ne s’est pas aperçues que les têtes couronnées étaient rentrées on les hèlent pour qu'ils nous attendent avant qu'ils aillent se coucher. -Vos majestés nous sommes fières de vous contempler dans vos apparences d'autrefois. Marcus nous regarde ce changement le surprend Mélisande lui explique ce qu'il s'est déroulé pendant sa longue absence , il nous observe avec un grand sourire je suis troublée son fils Victor lui ressemble beaucoup. J’ai un pincement au cœur j'oublie vite ce sentiment 94
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    nostalgique. Marcus prendenfin la parole on avait pas encore eut le plaisir d'entendre le son de sa voix. -Vous n'avez pas besoin de vous courber vous êtes nos amies pour l’éternité.Nous souhaitons que vous allez rester quelques jours de plus pour vous apprécier avant votre retour dans votre futur. -Merci nous sommes honorées de votre hospitalité et de votre complaisance messire. Après la magie personne n’a discerné que le ciel s'est remplit d'étoiles comme si elles étaient heureuses ainsi que la lune entièrement dorée.Tous sont présents pour célébrer le retour du bonheur tranquille régnant désormais sur la contrée. -Le ciel est noir les étoiles scintillent de petits feux brûlants.Notre noble lune a la couleur de l'or même là-haut l'or et le noir dominent il y a du romantisme dans l'air. -Cesse de rêver Gwen il n'y a plus personne cette famille est épuisée , il est temps d'aller passer une bonne nuit. Parvenues dans notre chambre nous discutons avant de nous endormir. -Pour quel motif veulent-ils que l'on reste la contrée a normalement été nettoyée. -Je pense simplement que le roi veut nous connaître nous l'avons connut dans la peau d'un beau chat noir. Un fou rire nous prend nous sommes heureuses de rejoindre notre siècle et de revoir nos parents nos clients sont sans doute désespérés par notre disparition.A l'aube le soleil vient nous caresser le visage en signe de bonjour amical , nous revêtons des habits légers en nous rendant à la cuisine la gouvernante nous annonce -Ce matin le petit déjeuner a lieu dans la salle à manger. Les souverains et leurs fils sont assit à la table il y a aussi Valériane, Firmin,Astrid et Florian et le petit ange Louis. Nous prenons place parmi les convives le roi nous dit : -Je souhaite votre compagnie pour un petit voyage sur mes terres j’ai envie de me rendre au château des ténèbres que vous avez découvert , je tiens à m'assurer que cette noirceur s'est envolée. -Nous sommes d'accord avant nous voulons partir avec les occupants du Trianon vérifier si cette bâtisse est toujours délabrée. -Allez-y nous avons tout le temps pour nous. -Sire pourquoi votre château ne porte pas de nom . -Bonne question nous avons prit la décision de l'appeler le «Château des Astres » cela vous plaît. Avec un sourire Gwen répond : -Oui il correspond au bonheur retrouvé dans ce pays. Le petit-déjeuner terminé la famille du duché de la vallée se prépare nous allons en calèche au Trianon. 95
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    -Valériane êtes vouscontente de revoir votre demeure . -Cette magnifique maison a-t-elle retrouvé sa splendeur d'antan. La distance n'étant pas énorme on arrive devant la grille le décor est saisissant il a retrouvé son charme des rosiers somptueux grimpent sur les murs l'endroit est redevenu joli et bucolique à souhait. Dans le jardin de belles fleurs ont éclos il y en a de toutes les couleurs leur parfum est envoûtant. A la vue de ce décor Astrid a un sourire satisfait aux lèvres elle est enchantée de revenir vivre dans le lieu de sa tendre enfance entourée de son fils et de Florian ainsi que de ses parents ils vont continuer de montrer leurs affection et l'amour qu'ils ont toujours eut pour elle. Ces sentiments seront décuplés dorénavant il y a Louis rassurées de l'état du Trianon nous disons a Astrid : -Notre départ est inévitable notre souhait est que tu restes merveilleuse et lumineuse tu ne seras plus tentée de semer la terreur que as déversée auparavant aux personnes ayant de l’amour pour toi. -Partez tranquilles mes amies je ne diffuserais plus ce maléfice dévastateur, j'ai retrouvé le bonheur et la félicité. Je vous remercie sincèrement du fond du cœur mes sorcières blanches. -Nous penserons éternellement à ce petit coin de campagne perdu au fin fond du Moyen-âge prenez soin de vous tous adieu. La calèche nous ramène tranquillement au château nous sommes tristes de quitter ce lieu il nous a fait vivre maintes histoires amusantes et d'autres plus sérieuses.Notre mission est finie tout est rentré dans l'ordre nous allons repartir le cœur léger et fières d'êtres venues loin de chez nous.Nous allons changer de tenue pour accompagner le roi dans cet ultime voyage sur ses terres. -C'est la dernière fois que nous revêtons nos habits de cavalier Lyse. -Hélas c'est la vérité peut-être que cette activité va nous manquer une fois reparties dans notre monde. -Dés notre retour on va continuer d'effectuer ce sport en prenant des cours d'équitation. -Nous n’en aurons pas besoin on ne va pas oublier nos progrès apprit avec les princes. Sur ce on va à la salle du trône rejoindre le roi il nous attend. -Jeunes filles je vous accompagne aux écuries. Marcus choisit un pur-sang noir il est magnifique nous sommes époustouflées , dans la contrée on a jamais vu de canassons aussi beaux que celui-ci . -Ce cheval est apparut à Mélisande peu de temps avant ma transformation elle l'a laissé dans un lieu à l'écart je l'ai appelé Beauté. -C’est un bel hommage rendu à votre reine. -Elle me l’a offert pour mon retour Mélisande avait la certitude que j’allais revenir. Nous nous équipons de nos épées et de lanternes nous risquons de passer la nuit à la belle étoile.Nos montures trottinent sur le chemin de la métairie on aurait pas imaginé qu'un jour on galoperait aux côtés d'un roi cela nous réconforte nous ne sommes pas seules. Le parcours est facile étant rendus dans la cour de la ferme nous apprécions que le cours des événements est redevenu normal la vie a reprit ses droits les enfants s’égaient en jouant et en riant. C’est ravissant cette vision nous donne l'espoir d'un avenir plus clément. 96
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    -Sire on veutrevoir nos amis. -Je vous emboîte le pas j’ignore où ils vivent. -C'est en bordure de la forêt tout près d’ici. Après plusieurs lieues parcourues,on rejoint le petit hameau au loin on distingue les silhouettes d‘Alcide Ophélie et Robin à notre approche ils arrêtent de travailler. -Nous sommes heureux de vous revoir chères amies. Ophélie salue le roi celui-ci demande : -Vos animaux sont-ils revenus . -Oui je les ai récupérés notre potager est remplit de légumes nous sommes contents de ce changement bénéfique merci à vous deux d'avoir ramener cette lumière sur nos têtes et aux gens de la contrée. -Nous sommes fières d'avoir accomplit cette mission adieu Ophélie et Alcide veillez sur votre fils. -Il faut traverser la forêt et la plaine serpentant jusqu'à cette colline. Les prairies sont enchantées une multitude de fleurs les parsèment des dizaines de papillons viennent se délecter des délicieux nectars , la forêt résonne de gazouillis divers des oiseaux familiers. C’est la première fois que nous entendons ces sérénades si sympathiques dans la contrée cela prouve que la magie noire s’est envolée , nous gravissons la colline on se retrouve sur une plate-forme. -C’est ici que le château des ténèbres se tenait à l'abri des regards. -J'ai beau tourner la tête de gauche à droite je n'aperçois qu'une prairie verdoyante expliquez-moi. -C'est normal il était enfouit avant il y avait une butte de terre avec une porte vermoulue pour y accéder nous notons qu'à la place ne subsiste que cette vaste prairie. -Ce château satanique a disparu de ce décor champêtre. -Nous pouvons repartir au palais la conscience tranquille , j’ai l'immense plaisir de chevaucher en compagnie de deux jeunes sorcières blanches. Il nous claironne cela avec un large sourire remplit de joie il est ravit de revivre en compagnie de sa charmante femme et de ses enfants. Lyse me chuchote : -Il a retrouvé une deuxième vie , il renaît ce roi Marcus ! -Oui il a nommé son palais le « Château des Astres » parce que l'oracle des sages s'est avéré exact. -J’ai vu ton sourire tout à l'heure lorsqu'il nous l'a dit. Notre retour paraît moins long on arrive au château à la tombée du jour nous emmenons personnellement nos montures dans leurs box nous câlinons ces fidèles compagnons c'est grâce à eux que nous avons appris à galoper dans la nature. C’est la dernière fois qu’on les vois c’est définitif en entrant la gouvernante nous invite à prendre un rafraîchissement cela ressemble de loin à notre limonade. 97
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    -Gouvernante nous allonsvous dire adieu,nous sommes contentes de vous avoir connue. -De même pour moi l'occasion ne s’est pas présentée de vous le dire vous avez su rapporter la joie et le bonheur mes pensées seront souvent tournées vers vous. Elle nous étreint ce geste nous surprend nous l'avons connue acariâtre et sans cœur il ne faut pas se fier aux apparences à la suite de cette accolade furtive nous regagnons notre petite chambre les larmes aux yeux. -Apparemment on était appréciées par les habitants du château vu la réaction de la gouvernante. -Oui sûrement ils n'ont pas osé manifester leurs sentiments à notre égard. -Ils sont pudiques ils n’étalent pas leurs émotions. Dans notre dos nous entendons la voix de Mélisande suivie de celle du roi. -Gwen Lyse quand partez-vous dans votre monde . -Nous allons tirer notre révérence vers minuit. La reine a les yeux remplis de larmes,dorénavant si notre mémoire ne nous lâche pas chaque jour nos pensées serons pour eux. Marcus est plus digne dans son comportement il nous serre contre son cœur il se détourne nous savons qu'il pleure doucement. Nos regards s'attardent sur Victor et Hector c’est normal ils nous on effacées de leur mémoire la veille ils étaient deux beaux jeunes hommes nos cœurs ont battus pour eux d’ailleurs cela est bizarre de les voir petits.Victor est brun avec les yeux verts comme son papa et Hector a les cheveux blonds frisés comme ceux de Mélisande qu’ils sont mignons ces mômes !. -Gwen pourquoi tu rejoins Victor. -Je ne peux pas me retenir je vais lui coller un gros bisou fais pareil à Hector un jour peut-être ils se souviendront de ce bisou amical. L'émotion nous submerge avec des sanglots dans la voix Gwen affirme avec difficulté. -Ce soir nous ne festoyons pas en votre compagnie c’est pénible j'imagine que cet adieu sera larmoyant. Avec une infinie tristesse nous fermons la porte notre nuit va être tourmentée.Nous nous étions habituées à cette vie saine avec son charme ses énigmes et maintes recherches effectuées c'est ainsi notre incroyable voyage touche à sa fin. -J'aimerais rester quelques jours de plus j'avais pris l'habitude de jouer le rôle d'une courageuse héroïne pas toi Lyse. -C'est vrai qu'à notre retour ce sera de nouveau notre travail écouter les problèmes de nos clients. -On va rester là nous n'avons aucune contrainte nous allons nous balader à cheval dans cette merveilleuse contrée. -Tu me tentes si on était libre de voyager à l'aide d'un talisman quand l'envie nous prendrait ce serait sympa. -Lyse reviens sur terre un an d’absence se remarque indéniablement, nos parents s’inquiètent certainement de notre silence. 98
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    -Oui nous allonsrentrer au bercail comme des petites filles sorties tardivement sans avertir leurs proches un an c’est beaucoup n'est-ce pas Gwen. -Oui, Lyse c'est grave pour eux le temps a défilé trop vite on a pas vu les jours passer. Chapitre 18 Minuit nous surprend avec cette excitation le sommeil nous a fuit, nous quittons sans bruits notre chambrette,vêtues de nos robes blanches enfilées après notre dernière virée avec notre roi.On se dirige au parc à cet Autel de pierre. -Est-ce que les bougies sont encore présentes sur la table. -Les flammes sont éteintes. -On va en récupérer d'autres ces bougies brûleront en même temps. -Gwen où est notre talisman tu ne m'as pas parler de notre incantation de départ. -Ce fétiche et cette prière sont dans ma main j’ai inventé trois psaumes l’énergie et le pouvoir vont-ils nous ramener. -J'ai un goût amer d'une mauvaise blague. -Si tu as un doute trouve toi-même ces paroles de magie Lyse. -Je ne suis pas aussi perspicace que toi nous allons attendre le résultat. On a de la chance le temps est calme il n'y a pas de vent on allume les bougies. -Je sers le talisman dans mes mains tu poses les tiennes fort dessus en le soulevant simultanément au dessus de nos têtes. Je m'applique pour psalmodier notre psaume de retour. «Par le pouvoir des sorcières blanches» «Par ta force et ton énergie divine» «Renvoie-nous là où tu nous as trouvées.» Une lumière aveuglante nous enveloppe nous sommes transportées dans une spirale rapide en traversant un vortex illuminé.Nous tombons sur le canapé,on se retrouve à notre point de départ.A la suite de cet immense choc nous sommes hagardes on reconnaît à peine la bicoque la transition est difficile nous étions au Moyen-âge et nous revoilà en 2015 nous ne réagissons pas nous sommes déboussolées. -Lyse peux-tu me dire sommes-nous parties en voyage où alors je me suis endormie et j'ai rêvé. -Décris le moi je veux le connaître. -J'étais avec toi au Moyen-âge on a rencontré des monarques une sorcière sévissait sur la 99
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    contrée avec deuxjolis princes perdus. -C'est pas vrai j'ai fais le même rêve. -Ce n'est pas possible d’avoir fait le même rêve en même temps Lyse. -Quelle heure est-il nous sommes quel jour je suis perdue Gwen. -Attends je regarde dans mon sac à main en principe il y a mon téléphone portable. Sur l'écran Gwen s’aperçoit qu'il est 17 heure trente elles sont effrayées c’est le jour où elles sont venues chez leur grand-mère. -Lyse apparemment nous ne sommes parties qu'une demi-journée. -Lorsque nous étions au Moyen-âge souviens toi nous avons franchi toutes les saisons. -C'est vrai cette réalité m'échappe sur mon portable il n'y a aucun message urgent venant des parents ou des clients. -Idem pour moi aucun message. -Ce voyage paranormal dans le passé lointain est incompréhensible. -Avons-nous rapporté le talisman ou s’est-il effacé dans l'espace temps. -Cherchons-le ainsi on aura la conscience tranquille. -Rappelle-toi notre premier fétiche était en or c’est déconcertant il n'est pas parterre je trouve ce fait aberrant. -Effectivement c'est bizarre cette histoire. -Je vais fouiller sous le canapé et mettre les coussins au sol. Cette quête est infructueuse le sac et le talisman se sont évaporés par magie. -Lyse nous avons aperçu un visage de vieille femme derrière une fenêtre à notre arrivée elle nous épiait. -Oui Gwen à mon avis ce n'est pas par hasard qu’on l’a aperçue elle est sûrement impliquée dans cette fabuleuse aventure. -Notre mamie a voulut que l'on mette la main sur le talisman pour éradiquer le mauvais sort qu’Astrid a répandu dans leur siècle celle-ci étant plus forte a fait en sorte que notre aieul revienne ici. -Ce don nous est revenu de droit parce qu’elle a échoué sa mission. Gwen appelle Clotilde pour lui poser des questions : -Maman connais-tu la vie passée de grand-mère . -Si je vous ait envoyées là-bas c'était dans un but précis avez-vous trouvé le talisman?. -Nous l'avons découvert dans l'armoire il nous a téléportées au Moyen-âge tu étais au courant depuis notre adolescence. -Vous étiez trop jeunes pour ce voyage hors de notre temps. -Comment se fait-il que tu n’es pas allée là-bas. -Il fallait être deux pour pouvoir contrer Astrid je vais vous révéler mon secret je suis moi- même une sorcière toutes les femmes de la famille le sont depuis la nuit des temps , j’espère que vous avez redonné la lumière et le soleil dans cette contrée. -Oui Maman nous avons réussit cette sacrée mission nous y sommes restées un an . -Ce secret fantastique tu l’as gardé pour toi pour quelle raison tu ne nous en a pas parlé. -Je vous est envoyées dans ce passé pour vous perfectionner dans votre art et revenir fortes. Dorénavant vous êtes de pures sorcières blanches , je n’ai plus de souci la magie est prouvée. On a vécu un voyage extraordinaire cet événement inattendu a totalement changé notre vie 100
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    rangée désormais nousne la verrons plus sous le même angle... 101
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