Paréà
innover# 64Mars 2016
le journal de l’innovation
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Ce qui change dans les boites
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entreprises
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Emballages & nouveaux usages
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À vos côtés pour innover
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On a tou...
du côté des filières
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L'invitée de marque
À la tête du cabinet Abaka Conseil
depuis 2002, Marie-Laure Collet
nous fait partager sa vision sur :
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Paré à innover n°64

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Paré à innover n°64

  1. 1. Paréà innover# 64Mars 2016 le journal de l’innovation EMBALLAGE p 5 Ce qui change dans les boites jeune pousse P 2 Splashelec, la navigation pour tous Marie-Laure Collet, Abaka conseil L'invitée de marque p 12 L’entreprise collaborative a du sens pour nous ! parole(S) d’innovateur p 3 Éric et Loïc Maillard Maillard & Maillard
  2. 2. Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr2 Jeune pousse S’ils n’obéissent pas encore à l’oeil, les voiliers le font au doigt : on peut aujourd’hui piloter un petit bateau avec deux joysticks. Barrer, border et choquer la grand voile ou le foc se commandent par une simple pression sur les manettes, comme un fauteuil électrique, permettant ainsi à des personnes lourdement handicapées d’être seuls maîtres à bord. Séduits par le maniement ludique et ultra aisé du dispositif, les centres nautiques de Brest et La Rochelle ont fait l’acquisition de plusieurs systèmes amovibles, qu’ils adaptent sur leurs bateaux. « Un animateur du centre roche- lais a même imaginé de nou- velles applications qu’on n’avait pas imaginées, apprécie Cédric Boudin, directeur marketing et commercial de Splashelec : il utilise les voiliers équipés avec des personnes âgées et des défi- cients mentaux. On peut aussi les proposer à des personnes qui n’ont jamais fait de voile et veulent juste s’éclater quelques heures sur l’eau sans passer par la case apprentissage. » Conçu à l’origine pour les bateaux jusqu’à 4,5 m, le système pourra bientôt être ins- tallé sur des voiliers plus grands. Bernt Weber, directeur technique de Splashelec, y travaille. Grâce à une levée de fonds effectuée avec succès via la plateforme de financement participatif Gwenneg, Splashelec va pouvoir dévelop- per un système de démonstra- tion mobile et polyvalent, afin de continuer à démarcher les centres nautiques et écoles de voile. « Le développement de l’handitou- risme est une opportunité pour les territoires, estime Cédric Boudin. Proposer des loisirs adaptés aux personnes en situation de handi- cap est à notre sens un formidable atout pour une région. » Les deux associés de Splashelec se sont lancé un défi : en remplaçant les joysticks par des capteurs, ils espèrent rendre un jour les voiliers autonomes. Jeu de mains, jeu de marin ! PROJET DE TERRITOIRE ET ÉCONOMIE CIRCULAIRE Splashelec a conçu un système qui permet de contrôler un bateau avec les doigts Depuis 2014, cinq ports de Cor- nouaille* sont équipés d’un sys- tème de filtrage et de traitement de l’eau de mer pour économi- ser la ressource en eau potable (700 000 m³/an). L’eau de mer « propre » est utilisée pour laver les sols et les machines, nettoyer les poissons, nourrir les viviers… Et si elle faisait - aussi - le bon- heur des industriels bretons ? La CCI de Quimper Cornouaille étudie sérieusement le sujet pour trouver une nouvelle filière de valorisation de ses installations. L’idée a déjà séduit l’entreprise quimpéroise Yslab, spécialisée dans les biotechnologies marines. Le laboratoire étudie actuellement la possibilité de s’établir à proximi- té des criées afin de profiter d’une ressource de qualité, conforme aux standards réglementaires, pour la fabrication de ses produits d’hygiène et de santé (ex. : sprays). D’autres entreprises du secteur agroalimentaire-nutrition ont manifesté leur intérêt pour cette démarche innovante d’économie circulaire. L’eau de mer, c’est la santé Contact Splashelec, Arradon (56) 02 22 06 89 39 - splashelec.com Contact Gérald Falc’hun – CCI Quimper Cornouaille - 02 98 98 29 98 gerald.falchun@quimper.cci.fr agendapro * Concarneau, Douarnenez, Le Guilvinec, Loctudy et Saint-Guénolé Penmarc’h. 27 fév. - 6 mars 2016 Salon international de l’agriculture, Paris La Bretagne accueillera les visiteurs de la 53e édition du salon, sur son espace Terres & Mers de Bretagne situé en plein cœur du hall des régions de France (Hall 3 – Parc des expos Porte de Versailles). 8 - 10 mars 2016 CFIA, Rennes 20e édition du Carrefour des fournisseurs des industries agroalimentaire. Bretagne Développement Innovation, le pôle de compétitivité Valorial et le CFIA, en par- tenariat avec les centres d’innovation technologiques bretons, animent l’espace collectif « l’Usine Agroalimentaire du Futur » dans le hall 10A du parc des expos Rennes – St-Jacques. (Lire aussi p. 8) 22 - 25 mars 2016 SITL, Paris La Semaine internationale du transport et de la logistique accueillera les pro- fessionnels au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. On y retrouvera un stand Bretagne avec l’ensemble de l’offre transport-logistique régionale : Port de Bretagne et un espace dédié aux solutions multimodales. 31 mars 2016 Planète E-commerce Bretagne, Vannes Ateliers pratiques, retours d’expé- riences d’ e-commerçants, démos ou challenges seront organisés pour donner toutes les clés du commerce en ligne aux dirigeants d’entreprises et responsables commerciaux. Rendez- vous au Palais des Arts & des Congrès. planeteecommerce.com
  3. 3. entreprises 3Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr Parole(S) d’innovateur Paré à Innover : passer en 20 ans de la marbrerie funéraire au design et à la 3D, c’est un sacré virage, non ? Éric Maillard : à 180° ! Maillard travaille le granit depuis 1919. Nous étions positionnés sur le funéraire haut de gamme. Dans les années 90, les importations mas- sives de Chine et d’Inde ont généré des écarts de prix importants entre les produits. Il fallait se diversifier ou disparaître. On a testé plusieurs pistes, et nous avons enfin trouvé notre marché : l’agencement, le design. C’était en 2003, et ce fut une année compliquée. Passer du funéraire, qui représentait 60 % de notre activité, à la décoration haut de gamme a nécessité beaucoup de remises en cause. Il a fallu s’équiper (nous nous sommes dotés du pre- mier centre d’usinage à commande numérique de France), démarcher une clientèle que nous ne connais- sions pas, vaincre les réticences au changement du personnel en expli- quant, en rassurant et en formant. Nous avons atteint notre vitesse de croisière en 2005. PAI : 2015, deuxième virage avec la 3D… É.M. : une évolution plus qu’un virage. Face au nombre croissant d’intervenants sur le marché de la décoration -comme celui des plans de travail, de plus en plus concur- rentiel- et la pression sur les prix, nous avons choisi d’innover et de nous placer sur un marché à plus forte valeur ajoutée. Acheté en mars 2015, notre robot couplé à un scanner 3D permet la taille de pièces moyennes à monumentales avec une précision au millimètre. Ce nouveau process allie haute technologie et artisanat. Il efface la pénibilité du travail du tailleur de pierre qui conserve le plus noble du métier, la conception et la sculpture à la main. Notre nouvel équipement permet la reproduction de pièces de collection ou leur création sur- mesure à partir du travail d’un desi- gner, la restauration de monuments historiques, d’œuvres d’art… PAI : avez-vous été accompagnés dans ces mutations ? É.M. : c’est indispensable. L’implan- tation d’un robot, la maîtrise de l’uni- vers de la 3D, les nouveaux process, les nouveaux marchés chamboulent l’entreprise et remettent en question les métiers, les façons de travailler, delabaseauxdirigeants.Nousavons pu bénéficier de l’accompagnement de la CCI de Saint-Malo pour trouver des experts et des financements (la Région Bretagne nous a attribué une aide de 82 000 €) ; l’Institut Mauper- tuis nous a aidés à valider la solution robotique que nous avions identifiée, via le programme Robot Start PME ; Creativ a apporté son expertise sur notre positionnement sur de nou- veaux marchés et sur le manage- ment de l’innovation. Nous avons également fait appel à des consul- tants pour accompagner l’évolution de l’entreprise, à tous les niveaux. Et nous misons énormément sur l’information et la formation de notre personnel. L’entreprise collabora- tive a du sens pour nous. Notre évo- lution a fédéré les équipes, fières de leur travail valorisant, des prix reçus, des reportages effectués par France 2, BFM TV ou la Maison France 5. PAI : quels sont vos objectifs ? É.M. : nous prévoyons une aug- mentation de 20 % de notre CA sur 2015-2017. Nous avons embauché 3 personnes depuis mars dernier – preuve que la robotisation n’est pas forcément destructrice d’emplois ! Pour accompagner notre évolution, nous travaillons sur la restructu- ration de notre relation clients, sur notre communication papier, web et réseaux sociaux. Et nous mon- tons encore en gamme : nous allons sortir une collection d’objets et de mobilier esthétique, fonctionnelle et fabriquée selon les valeurs du déve- loppement durable, en collaboration avec Gaël Manes, un jeune designer breton. Elle a été présentée pour la première fois en janvier, au salon Maison & Objet à Paris. maillard-maillard.com Maillard & Maillard Tailleur de pierre, l’entreprise Maillard & Maillard a fait l’acquisition du premier robot français à commande numérique couplé à un scanner 3D, dédiés à la taille et à la reproduction d’œuvres d’art et de monuments historiques. Un nouveau challenge pour la société centenaire, dirigée depuis 1996 par les frères Éric et Loïc Maillard à Saint-Pierre de Plesguen (35). L’entreprise collaborative a du sens pour nous L’entreprise Thibaut de Vire (14) a fabriqué pour Maillard&Maillard le centre d’usinage à commande numérique (2003) et le robot couplé au scanner 3D (2015)
  4. 4. entreprises Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr4 3 questions à… ETT souffle le chaud et le froid transfert de technologies Le centre technique Pôle Cristal (22) a accompagné avec succès le transfert d’une technologie brevetée vers l’entreprise ETT. Les explications de Frédéric Bazantay, son directeur. Comme s’est déroulée votre collaboration ? LasociétéETTestadhérenteduPôle Cristal depuis plusieurs années. Nous l’avions déjà accompagnée sur des points techniques et réglemen- taires. Tout s’est accéléré à l’issue d’un colloque. Nous exposions les résultats de nos recherches sur une technologie originale de génie climatique. ETT y a vu l’opportunité de développer une nouvelle gamme de produits innovants. Les discus- sions ont abouti à la signature d’une licence exclusive d’exploitation de notre brevet, déposé avec le labo- ratoire LGCGM. Mais aucun brevet n’est livré avec sa notice technique ! Nous avons donc travaillé à quatre mains pour adapter la technologie au contexte de production de l’entre- prise - équipements, composants, fournisseurs… Nous testerons bien- tôt le prototype en laboratoire. Ce partenariat est-il représentatif de vos activités ? En partageant notre savoir-faire avec ses équipes, nous permettons à ETT d’aller plus loin et plus vite dans l’innovation. C’est la raison d’être du Pôle Cristal. La veille tech- nologique, la recherche sous contrat et l’accompagnement des projets d’entreprises sont nos grandes missions. Nous aidons celles-ci à concevoir, à tester de nouveaux pro- duits industriels en laboratoire ou à améliorer des produits existants. Avec une information scientifique fiable à la clé et de la formation si besoin. De la recherche à la mise sur le marché, nous avons accom- pagné l’an dernier une trentaine de projets d’entreprises. À qui s’adressent vos services ? À tous les acteurs de la réfrigéra- tion, climatisation et chauffage. Ce sont à la fois des concepteurs, des fabricants, des installateurs et des exploitants de machines de génie climatique, sans critère de taille. Nous intervenons en majorité dans les secteurs du bâtiment et de l’in- dustrie agroalimentaire. pole-cristal.fr Avec les conseils et le brevet du Pôle Cristal Frédéric Bazantay, directeur du Pôle Cristal Spécialiste du génie climatique, l’entreprise Energie transfert thermique (29) invente une machine innovante de chauffage et de climatisation tout-en-un. Avec un bénéfice maximum pour l’environnement. Son nom commercial n’est pas encore fixé. Mais la machine est une « thermo-frigo-pompe » au propane. Elle ne sera pas la seule à produire simultanément du chaud et du froid. D’autres le font déjà pour climatiser une salle informatique tout en chauffant des bureaux, via la récupération d’énergie en circuit fermé. Mais elle sera la première à utiliser un hydrocarbure à la place du fluide frigorifique habituel - le R410A. Ce dernier est fortement émissif de gaz à effet de serre. C’est tout l’inté- rêt d’utiliser le propane : son poten- tiel de réchauffement global (PRG) est dix fois moins élevé (≈20 teCO2) ! L’entreprise finistérienne a prévu de présenter sa machine courant 2016 à ses clients du tertiaire et de l’industrie. Ses excellentes per- formances énergétiques seront un argument de poids. La Suisse sera le premier marché visé. « En France, l’intégration d’un hydrocarbure soulève de nom- breux problèmes réglementaires, notamment pour la sécurité incen- die », justifie Mikaël Leborgne, directeur du service R&D. Convaincu de la plus-value écono- mique et écologique de son inno- vation, confirmée par le Pôle Cris- tal, le fabricant breton veut aussi jouer la différence. « Pour toucher une autre clientèle ». Mais ETT fait aussi passer un message. « On a tout à gagner à travailler en inno- vation ouverte avec des centres techniques, des universités… Partageons nos savoir-faire. On ira plus loin ». ETT emploie à ce jour 240 salariés. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 45 M€ par an. energie-transfert-thermique.fr Les pompes à chaleur dans l’atelier d’ETT
  5. 5. dossier central 5Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr emballages et nouveaux usages L’emballage en 2016 : plus que jamais innovant ! Par Blandine Lagain, ingénieur à Breizpack Innover en emballage nécessite un effort industriel constant mais est- ce toujours perçu par le consom- mateur dans sa vie quotidienne ? Pourtant, que de progrès faits en matière d’environnement ! Les emballages s’allègent certes, et leurs décors toujours plus beaux font appel à des encres d’origine végétale, sur des machines moins gourmandes en solvants comme en énergie. L’emballage reste encore et tou- jours un vecteur important de l’image de l’entreprise. Sans emballage, difficile de raconter une histoire et de faire rêver le client ! Un investissement d’autant plus judicieux dans un contexte écono- mique difficile ou à l’export. Rendre le produit unique, via son emballage, est un autre moyen d’intéresser et de flatter le client. Produire en série très limitée pour un événement, c’est attiser la curiosité, créer l’envie par crainte de pénurie… Et c’est à présent possible avec l’impression numé- rique. Et ce, même sur des embal- lages en volume. Un bon emballage, c’est aussi et avant tout celui qui sait être uti- lisé « naturellement » : un élément d’ouverture / fermeture qui émet un déclic rassurant, un versage sans gouttes… amélioreront l’ex- périence utilisateur et conduiront à coup sûr au ré-achat du produit ! Le consommateur se rendra-t-il compte en 2016 qu’il tient dans les mains un emballage comme un concentré d’innovations ? Qu’importe, les industriels de l’emballage continueront de s’ap- proprier les nouvelles technologies pour le surprendre toujours plus. Ce qui change dans les boites ! ©ConceptImprimerie
  6. 6. Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr6 De l’idée à l’usage, le marketing ne tient pas toujours ses promesses. Un couvercle qui s’ouvre mal ? Un bec verseur qui vise à côté ? Les mauvaises surprises existent aussi dans l’emballage. Tout est question d’ergonomie. Le cabinet de conseil Solutions productives en fait son affaire pour faciliter la vie des consommateurs. Créée en 1991, la société bru- zoise (35) s’est développée sur les questions de santé et d’efficacité au travail (handicap, TMS, risques psycho-sociaux…). Depuis dix ans, elle s’intéresse aussi à la concep- tion des produits, en particulier des emballages alimentaires. Solutions Productives intervient à l’heure des premières esquisses. Pour avoir toujours une longueur d’avance en rayon. Elle dépanne aussi ses clients après un lance- ment commercial au succès mitigé. Pour corriger le tir sur la table de la cuisine. L’entreprise a imaginé un pro- tocole de tests originaux pour vérifier auprès d’un panel de consommateurs ciblés la praticité d’un emballage ou d’un produit. Avec des analyses ergonomiques basées sur des questionnaires, de la manipulation… Où l’on scrute le temps et les gestes. « On mesure la facilité d’utilisation du produit mais aussi la satisfaction qu’un consommateur en retire. L’expé- rience d’usage doit être positive et durable », explique Sébastien Arnaud, chef de projet. C’est la clé d’un achat renouvelé. L’innovation par l’ergonomie oblige à considérer les spécificités du public visé. Solutions Productives s’intéresse notamment aux seniors dont les réflexes et les dispositions physiques ne se prêtent pas à tous les emballages. Idem pour les enfants. « L’ajout d’hélices sur les bouchons des compotes en gourde a redonné la main aux enfants », cite Sébastien Arnaud. L’innovation doit rester compatible avec le souci écologique ou le désir économique d’alléger le poids des emballages. Solutions productives rappelle que le consommateur reste in fine « le juge de paix ». solutions-productives.com usages et ergonomie Le bilan carbone d’un emballage dépend - entre autres - des tech- niques d’impression mises en œuvre pour habiller le produit. En la matière, le progrès est notable. Près de Lorient, Concept Imprime- rie donne l’exemple. Certifiée Imprim’vert de longue date, l’entreprise de neuf salariés recycle intégralement le carton, le papier,l’encreetl’eaudemouillage. Mais derrière l’esprit et les bons réflexes, il y a l’équipement. L’imprimerie fait tourner depuis un an une machine révolutionnaire, une presse offset H-UV. Développée par l’industriel japonais Komori, la technologie permet un séchage instantané des feuilles imprimées avec un rendu exceptionnel des couleurs. Elle permet d’imprimer sur un panel très large de supports. Voilà pour la qualité. Côtéenvironnement,lapresseH-UV fait la différence. Elle ne produit aucun dégagement d’ozone. Elle consomme environ 25 % d’encre et trois fois moins d’électricité qu’une presse UV traditionnelle. « Le séchage immédiat dispense de mettre du vernis acrylique. On éco- nomise des produits chimiques », complète Christophe Le Trédiec, gérant de Concept Imprimerie. Ce faisant, la technique raccourcit le délai de fabrication des emballages. « Après quelques mois de rodage délicats, on a gagné environ + 15 % de productivité ». Le procédé per- met aussi de réduire la « gâche » de papier et de carton à chaque utilisation de la machine. Avec la presse H-UV, combinée au flashage de plaques zéro sol- vants (computer-to-plate), Concept Imprimerie dispose d’un matériel performant pour répondre aux attentes écologiques croissantes des professionnels de l’embal- lage, notamment des secteurs agroalimentaire et cosmétique. L’emballage représente déjà 2/3 de ses activités d’impression, en version étiquette ou flacon. concept-imprimerie.fr Solutions Productives, c’est bien pratique Concept Imprimerie s’ancre au vert emballage & environnement Concept imprimerie : de la technologie et un vrai savoir-faire
  7. 7. Emballages & nouveaux usages 7Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr emballage & technologie numérique Des flacons, des tubes, des pots… De forme ronde, ovale, conique… L’Atelier Fanik en connaît désor- mais un rayon sur la cosmétique, réputée pour utiliser un éven- tail varié de supports imprimés. L’emballage absorbe 75 % des acti- vités de la PME. Créée en 1988, elle emploie à ce jour seize salariés. Camille Albane, Jacques Dessange et le laboratoire Dr Renaud font partie de ses clients connus. Jusqu’à présent, l’entreprise, ins- tallée à Pluduno (22), recourait exclusivement à la sérigraphie pour imprimer directement sur des flacons de petite (4 ml) ou de grande taille (1 L). Une technique mécanique à base de pochoirs. Pas forcément la plus rapide. Mais l’Atelier Fanik a pris le virage numérique en investissant dans une machine digitale à jet d’encre. La technologie lui permet d’im- primer en quadrichromie, avec une haute qualité photo, sur un grand nombre d’objets aux formes variées jusqu’à 14 cm de hauteur. Le procédé autorise tous les tra- vaux de personnalisation pour pro- duire des petites séries, adaptées à des marchés de niche. Pour un seul salon de coiffure, par exemple. « L’investissement était coûteux. Mais il est rentable. On a gagné en temps et en souplesse, commente Annie Nicolas, cogérante de l’en- treprise. On répond mieux aux exi- gences des entreprises du secteur cosmétique. Celles-ci sont très attachées à valoriser leurs produits avec un rendu de qualité ». Deux salariés de l’Atelier Fanik ont été formés spécialement à l’utili- sation de la nouvelle machine digi- tale pendant quinze jours. Ils sont les seuls habilités à la pilo- ter. « C’est une nouvelle approche du métier. Elle suppose une bonne maîtrise de l’outil informatique et beaucoup de rigueur ». Les gobe- lets recyclables servis en festival devraient être leur prochain objet d’attention digitale. atelier-fanik.fr Géodésis ravive la flamme L’Atelier Fanik marque son empreinte digitale design Un nouvel emballage comme cadeau d’anniversaire ? Le spécia- liste breton du parfum d’ambiance s’est fait plaisir pour ses vingt ans. L’entreprise de Vannes (56) a confié au designer alréen Jacky Le Fau- cheur le soin de relooker la présen- tation de toute sa gamme de bou- gies, vaporisateurs et diffuseurs. Soit une soixantaine de produits reconditionnés pour donner une autre idée de leur qualité. En revisitant son image de marque, Géodésis a fait un choix marketing clair. Les nouveaux emballages reprennent les codes graphiques du luxe. Avec le souci de l’épure et du monochrome. La cible ? Le marché du haut de gamme. « Les boutiques cadeaux indépendantes sont le réseau de distribution histo- rique des bougies parfumées. Mais ce réseau est en difficulté, explique Norbert Hiblot, son fondateur. Cer- tains fabricants se tournent vers la grande distribution. Nous faisons le pari inverse avec le réseau des grands magasins, des concept stores, des boutiques interna- tionales… ». D’où l’obligation de montrer patte blanche - sans pour autant revoir la philosophie de la ligne, toujours tournée vers le voyage olfactif - « un parfum unique pour chaque région du monde ». L’ « accessoirisation » de la gamme a suivi l’évolution du packaging. Avec des tiges de rotin emballées, des bougies sous cellophane, de belles pochettes imprimées, des sacs cadeaux de qualité… Géo- désis va profiter de la basse sai- son pour changer de visage sans heurter les habitudes de ses clients. Elle n’a pas changé de partenaire pour l’impression ni le conditionnement. Luxe oblige, l’entreprise a toutefois saisi l’occasion de réviser ses prix à la hausse. « Ils étaient bloqués depuis longtemps. On retrouve un peu d’air. On exprime mieux la qua- lité de nos produits. On compense aussi le surcoût lié aux emballages supplémentaires ». L’an dernier, Géodésis a réalisé un chiffre d’af- faires parfumé de 1,1 M€. geodesis.com La nouvelle gamme de produits de Géodésis Géodésis a présenté ses nouveaux produits au salon Maison & Objet 2016 à Paris La marque de fabrique de l’Atelier Fanik : le personnalisé, le sur mesure.
  8. 8. Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr8 chiffres Emballage : 4 leviers d’innovation à actionner Pour les 2 ans à venir, les professionnels de l’emballage plébiscitent : La praticité/la facilité d’usage de l’emballage, notamment dans les secteurs de l’équipement de la maison et de la santé, 51 % des réponses. Le design reprend de l’importance avec 49 %, en particulier dans le secteur alimentaire des boissons et de la beauté : « culte de l’image », besoin de « ré-enchanter l’acte d’achat » ou affirmation de la personnalité des marques comme critère essentiel de différenciation. La recyclabilité/l’emploi des matières recyclées conserve la 3e place, avec 40 %. C’est l’axe majeur pour le e-commerce et la grande distribution. La contribution des matériaux à l’innovation s’accentue, avec 37 %. À noter également, la progression de l’emballage connecté : 15 % des acheteurs ont alloués des moyens spécifiques à leur développement en 2015. 26 % d’entre eux l’envisagent. Source : Observatoire ALL4PACK – décembre 2 Emballages & nouveaux usages l’usine agroalimentaire du futur Du 8 au 10 mars 2016, pour la 20e édition, le Carrefour des four- nisseurs des industries agroali- mentaires (CFIA) accueillera les professionnels des filières IAA au parc des expositions de Rennes. Partenaires du salon, Bretagne Développement Innovation (BDI) et le pôle de compétitivité Valo- rial y animeront l’espace collec- tif « l’Usine Agroalimentaire du Futur »*, (hall 10A - Stand G4-H3). Sur 120 m², cette représentation de l’usine de demain, présentera les tendances et les solutions en matière d’emballage. Le visiteur pourra découvrir ces innovations en suivant un parcours et en s’interrogeant sur quelques étapes-clés du cycle de vie des emballages. Que faire pour allier éco-conception et performance ? Comment produire des embal- lages tout en réduisant sa consom- mation énergétique ? Quels sont les bénéfices d’un produit « connecté » ? Pour l’usine ? Pour le consommateur ? Quelles sont aujourd’hui les procédés employés pour trier et recycler la matière plastique ? Jusqu’où le design de l’emballage peut-il aller pour ré- enchanter un produit basique ? Ce parcours en 5 îlots, conçu notamment avec les centres d’innovation technologique bre- tons*, proposera aux visiteurs des démonstrations pédagogiques et ludiques à tester sur des équipe- ments ou en réalité virtuelle. Au CFIA 2016, l’Usine agroalimentaire du futur nous emballe ! * L’usine agroalimentaire du futur est une animation proposée depuis 5 ans par BDI, Valorial en partenariat avec le CFIA et les centres d’innovation technologique bretons. Les partenaires de l’édition 2016 sont : Breizpack - ADRIA Développement, ZOOPOLE Développement, ID Mer (tous 3 membres d’Act Food Bretagne) - Institut Maupertuis, Meito Bretagne Commerce International (BCI), Pôle Cristal, Agrocampus Ouest, ABEA, CBB Capbiotek & Biogenouest, Centre Culinaire Contemporain. Contact Jean-Paul Simier, directeur des filières alimentaires à BDI Participez à All4Pack ! Le salon All4PAck Paris aura lieu du 17 au 21 novembre 2016 au parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Ce rendez-vous qui rassemblent 100 000 professionnels, dont plus de 1 500 exposants (four- nisseurs, fabricants…), se pré- sentecommele« laboratoire » des solutions de demain en emballage, conditionnement, process, impression et intra- logistique Le réseau Breizpack y orga- nise un stand collectif et offre aux PME et TPE la possibi- lité d’être présentes en leur nom propre, avec une logis- tique et des coûts réduits. Contact : Blandine Lagain Breizpack 02 98 10 18 18 blandine.lagain@breizpack.net agenda
  9. 9. À vos côtés pour innover 9Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr L’industrie des matériaux com- posite est aujourd’hui face à deux défis : la concurrence des pays à bas coût de main-d’œuvre et l’évo- lution de la règlementation sur les émissions de composés organiques volatils (COV). Ces deux paramètres imposent une évolution des pra- tiques et des méthodes de mise en œuvre des matériaux composites. Pour répondre à ces défis, les industriels doivent maitriser de nouveaux procédés de fabrication, nécessitant des appareils dédiés. Si ces équipements sont parfois installés dans les entreprises en pointe, ils sont généralement absents des ateliers traditionnels. Pour rester compétitifs et inno- ver, ces professionnels peuvent s’appuyer en Bretagne sur le centre technique et de formation ID COM- POSITE*. Initialement créé pour accompagner techniquement les chantiers navals costarmoricains, ID COMPOSITE apporte aujourd’hui son expertise à l’ensemble des filières et secteurs d’activité (car- rosserie, bâtiment, robotique, bio- matériaux, énergie, etc). Réguliè- rement, le centre technique investit dans de nouveaux matériels, avec le soutien des collectivités parte- naires. ID COMPOSITE propose ain- si aux professionnels de découvrir et de se former sur ces outils qui améliorent la qualité de travail des salariés et des pièces produites. Les nouveaux équipements du plateau technique : AUTOCLAVE Un autoclave est une enceinte sous pression qui permet d’obte- nir une pièce bien compactée et dont le cycle de température/pres- sion est maîtrisé et reproductible. À échantillonnage et cycle de cuis- son égal, la fabrication sous auto- clave permet un gain d’environ 35 % des caractéristiques méca- niques. Structure, poids, rigidité, résistance… tous les domaines sont optimisés. Transféré d’un site de production industriel, cet équi- pement a été entièrement revu et requalifié pour permettre de réaliser des études de process ou pièces de petite dimension. MACHINE D’INJECTION CIJECT TWO La machine d’injection Composite Intégration CIJECT TWO est une machine RTM* polyvalente qui permet d’injecter de 100 g à 10 kg par minute. Premier atout : elle gère la catalyse de la résine auto- matiquement et met donc l’indus- triel à l’abri des erreurs de dosage. Deuxième atout : la résine passe directement de son emballage à la pièce composite fabriquée sans voir l’air ambiant de l’atelier, les émanations de solvants sont donc complètement éliminées. SUIVEUR DE RÉTICULATION DES PRÉ-IMPRÉGNÉS Le KINETEC est un instrument permettant de mesurer la vitesse et le taux de réticulation des résines dans les tissus pré-impré- gnés. Ces tissus de fibres de car- bone ou de verre sont très utilisés dans l’industrie du nautisme pour la course au large. A l’aide de cet appareil, il devient possible de tester les paramètres de cuisson (durée, température) sur un échan- tillon de matériau avant de lancer la cuisson d’une coque de bateau par exemple. Second intérêt : il est possible de valider a postério- ri le taux de polymérisation, c’est à dire la qualité de la cuisson et donc des propriétés de résistance et de rigidité de la pièce produite. idcomposite.fr *  ID COMPOSITEest porté par ZOOPOLE développement et hébergé par l’IUT de Saint-Brieuc. ** Resin Transfer Moulding, RTM est une technologie de transformation par injection ID Composite fait partie du réseau Composite Bretagne Contactez Nicolas Malandain, Responsable plateforme ID COMPOSITE 02 96 60 96 66 06 07 11 65 01 n.malandain@idcomposite.fr composite-bretagne.com ID COMPOSITE : des outils au service de la compétitivité ! PLATEFORME TECHNOLOGIQUE plus d’infos Le Kinetec permet de tester les paramètres de cuisson des matériaux L’opérateur utilise la machine d’injection CIJECT V2
  10. 10. Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr10 On a tous droit au design ! Hy Generation propose depuis 2012 des solutions énergétiques basées sur les piles à combus- tible. Le système de propulsion électrique pour bateau développé par la start-up n’a pourtant rien à voir avec son activité initiale. « J’ai constaté le manque de maturité de certains produits en travaillant sur les technologies PAC (pompe à chaleur) pour les moteurs des bateaux, explique Rémi Cham- peaux, son dirigeant. Avant de penser à les équiper avec une nouvelle technologie, il fallait pré- alablement s’intéresser à l’optimi- sation de leur rendement. Sinon, cela revenait à installer un moteur de Ferrari sur une 2 CV… J’ai ima- giné un système moteur électrique + hélice aux pales articulées qui s’ajustent automatiquement aux conditions météorologiques, à la charge et à la vitesse du navire, au régime du moteur. On peut espérer une économie de carburant de 20 à 30 %. » Accompagné par l’Arist Bretagne pour le cadrage de l’ap- proche normative et réglementaire du projet, épaulé par l’agence de développement et technopole Vipe Vannes, Rémi Champeaux a béné- ficié de l’aide financière de Bpi France pour étudier sa faisabilité. La phase de prototypage du pro- duit se termine, sa commerciali- sation est proche : « je suis actuel- lement en discussion avec Ruban bleu, leader européen sur le mar- ché du bateau électrique. J’espère démarrer d’ici quelques mois une petite production », annonce le dirigeant d’Hy Generation qui va tenter de séduire d’autres profes- sionnels du maritime - pêche, fret, transport de passagers-. Il tra- vaille en parallèle sur des moteurs autres qu’électriques, et sur une hélice adaptable aux moteurs existants. Il cherche également à récupérer une partie du tourbillon perdu pour le transformer en force propulsive, en installant des pales en aval de l’hélice. Hy Generation est hébergée depuis 6 mois par l’entreprise Socomore dans le cadre de Breizhlab*. hy-generation.com L’hélice articulée d’HY GENERATION économise l’énergie Ce n’est pas parce qu’un produit n’est pas cher qu’il doit être de mauvaise qualité, moche et mal fichu. Dirigeante de KERAEL, située à Brech (56), Sophie Des- nos-Simon en apporte la preuve en proposant des accessoires de puériculture du monde entier soi- gneusement sélectionnés, mais également sa propre gamme 100 % française sous l’appellation Bébé Angel. Avec le même leit- motiv : « le design, l’innovation, le confort ne doivent pas être réser- vés à une élite mais accessibles au plus grand nombre de familles. » Sophie Desnos-Simon a fait appel à un designer industriel  pour mettre en forme les idées qu’elle avait en tête. « Je voulais une ligne de produits pour bébés qui soit cohérente, jolie, pratique, confor- table, de qualité, avec un faible coût de sortie, explique-t-elle. Il me fallait également être conseillée par quelqu’un qui connaisse les matériaux, les techniques de fabrication. » Le morbihannais Laurent Lamballais a relevé le challenge : « Sophie m’a fait une totale confiance. » Le résultat est convaincant : le transat de bain et la baignoire Bébé Angel sont esthétiques, ergonomiques, réalisés en plastique alimentaire d’une qualité optimale, conçus et fabriqués en France, et vendus en lot pour 32 € maximum. « Bien sûr qu’on n’est pas obligé de faire appel à un designer, recon- naît Laurent Lamballais. Mais c’est un investissement modéré et économiquement rentable. » Sophie Desnos-Simon et Laurent Lamballais poursuivent leur col- laboration, et préparent la sortie d’un troisième article Bébé Angel. La gamme est disponible en ligne et en grande distribution. optimisation énergétique design produit Les produits développés par Kerael sont disponibles sur bebeangel.fr L’hélice articulée d’Hy Generation sera bientôt fabriquée en petite série
  11. 11. du côté des filières 11Paré à innover I Mars 2016 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr Vents porteurs pour le fret à la voile Dans les cales du Biche et du Notre-Dame de Rumengol sont accorés des conserves de poisson, du thé, du rhum, du vin, du sel... Le thonier et la gabare font partie de la douzaine de voiliers traditionnels de travail affrétés par la société brestoise TOWT-Transport à la voile pour acheminer des marchandises. L’activité se veut une réponse à la nécessité de sortir le fret du tout pétrole, de réduire significative- ment ses émissions de CO2 bref, de l’engager dans une transition énergétique devenue urgente. Fondateurs de TOWT, Guillaume Le Grand et Diana Mesa s’em- ploient à en faire un modèle éco- nomiquement viable. « Le faible impact environnemental du trans- port vélique devient un critère de choix pour les responsables de la logistique, affirme Guillaume. Le consommateur peut connaître l’histoire, le trajet, le bilan carbone du produit qu’il vient d’acheter grâce au numéro de certification qui lui est attribué. Un argumen- taire de vente pour les commer- çants qui compense le léger sur- coût du transport à la voile. » Les navires font du cabotage régio- nal, du grand cabotage européen de l’Espagne à la Scandinavie, des traversées transatlantiques. Ils participent également à deux tours annuels entre Bordeaux et Ply- mouth mis sur pied par la plate- forme bretonne de transport à la voile pour valoriser via des escales et un embarquement numérique le patrimoine maritime breton, le transport vélique et les produits locaux. Portée par TOWT et le Tech- nopôle Brest-Iroise, la plate-forme a été lauréate de l‘appel à projets « héritages littoraux » de la Région Bretagne. Des études soutenues par l’Ademe sont aujourd’hui menées par TOWT pour construire dans les années à venir un grand cargo-voilier mariant la voile et les technologies les plus modernes. Selon le co-fondateur de TOWT, « il pourra transporter de gros tonnages pour réduire les coûts de transport ». towt.eu transportalavoile.bzh Point de vue : « La mutualisation des transports est vitale pour la Bretagne » transport & logistique iaa & logistique Le réseau français du groupement Chargeurs Pointe de Bretagne Des vieux gréements pour acheminer des marchandises… pourquoi pas ? Le Biche, thonier traditionnel de Bretagne *Altho, Chancerelle, Hénaff, Furic, Loc Maria « La mutualisation logistique a deux vertus, expose Jean-Jacques Hénaff, président du GIEC des Chargeurs Pointe de Bretagne : elle limite les surcoûts liés à l’éloigne- ment géographique de nos entre- prises, et elle réduit les émissions de gaz à effet de serre. » Le principe est simple : au lieu de faire rou- ler des poids lourds à moitié vides en affrétant individuellement un camion pour leurs commandes, des industriels ayant le même point de livraison s’accordent pour remplir un véhicule avec leurs palettes res- pectives. « Une partie des surcoûts liés à l’éloignement des marchés et au fractionnement des commandes est ainsi compensée, explique Jean- Jacques Hénaff. Cette mutualisation logistique va par exemple éviter à une petite entreprise qui expédie tous les 15 jours une palette dans l’Est de la France de payer une for- tune pour son envoi. » Créé en 2011 par 5 chargeurs de la pointe bre- tonne*, le GIE compte aujourd’hui 11 membres, auxquels s’ajoute une trentaine d’entrepreneurs four- nisseurs du groupe Carrefour. Le groupement conçoit, négocie et met en œuvre les solutions logistiques proposées à ses membres. « C’est une mécanique de grande préci- sion qui nécessite travail et déter- mination, reconnaît le président, membre fondateur. Il nous a fallu gagner nos galons vis-à-vis de la grande distribution ! Mais il n’y a pas d’autres solutions pour nos indus- tries : la mutualisation logistique est vitale pour notre territoire. » Efficace et vertueuse, elle devrait logique- ment gagner du terrain, d’autant qu’elle s’adresse à toute entreprise bretonne et limitrophe fournissant la grande distribution, quelle que soit sa taille. « L’organisation du transport de produits secs a fait ses preuves, dit Jean-Jacques Hénaff, avec un taux de service remarquable et un nombre d’entrepôts desservis en augmentation. Nous souhaitons à présent élargir notre offre aux produits frais. Plus nous serons nombreux à massifier nos flux, plus nous serons forts. » Depuis sa création, le GIE estime une économie de 1 700 camions et 300 tonnes de CO2. chargeurspointedebretagne.com
  12. 12. L'invitée de marque À la tête du cabinet Abaka Conseil depuis 2002, Marie-Laure Collet nous fait partager sa vision sur : La marque Bretagne : « je me sens en osmose avec une région com- posée de multiples territoires, une Bretagne forte, belle et ouverte ancrée en France et en Europe. La Bretagne rayonne au-delà de nos frontières régionales et nationales, et la marque Bretagne prend alors tout son sens : elle est faite pour le monde. Depuis notre siège de Ker Lann, près de Rennes, je suis capable de recruter en Chine, en Espagne, en Suède, aux États- Unis. J’aimerais que nos PME soient conscientes qu’il n’est pas nécessaire d’être à Paris pour être chasseur de têtes : moi, je connais parfaitement nos entreprises, je sais vendre nos territoires, je sais accompagner les personnes qui veulent s’y installer. » Les réseaux : « Abaka conseil est membre de plusieurs réseaux, dont Produit en Bretagne qui s’ap- puie sur l’emploi et la solidarité, et est complémentaire de la marque Bretagne. Je m’implique dans les réseaux qui pour moi ont du sens, respectent une éthique. Pas par opportunisme. Je ne peux pas faire partie d’un réseau comme le font certains, en consommateurs, pour leurs seuls intérêts. Je m’attache à donner autant qu’à recevoir. » Le métier : « les prestations s’arti- culent autour du contrat de travail. Abaka conseil prend en charge les missions de recrutement, l’évo- lution professionnelle, la gestion carrières, l’outplacement. Pres- tation transversale à tous nos métiers, le coaching est pratiqué par tous nos consultants. » L’innovation : « elle est essen- tielle et constante pour s’adapter à l’évolution des outils et des usages -l’arrivée d’internet il y a une quinzaine d’années, des réseaux sociaux depuis 5 ans. Il a fallu apprendre à utiliser ces nouveaux outils, et à recruter autrement. L’innovation majeure se note tou- tefois dans le management des entreprises : le modèle pyramidal vit ses dernières heures, et c’est tant mieux. Les PME (où les chan- gements sont plus faciles que dans les grosses structures) adhèrent au modèle de l’entreprise libé- rée. Nous prenons en compte ces organisations nouvelles dans le recrutement des futurs collabo- rateurs de nos clients. Au savoir et au savoir-faire uniquement recherchés par certains recru- teurs, nous ajoutons le savoir-être et l’adaptabilité permanente. C’est primordial. » La diversité : « les entreprises qui progressent sont celles qui encouragent le pluralisme et recherchent la diversité au travers de leur politique RH. Nos consul- tants possèdent les qualités et les compétences pour évaluer les candidats et faire entrer du sang neuf dans l’entreprise, pour pro- poser des profils et des aptitudes auxquels les dirigeants ne pen- sent pas, parce qu’ils n’imaginent même pas qu’ils existent ! C’est pour cette ouverture que les entre- prises doivent faire appel à nous. Pour ne pas recruter des clones. Pour miser parfois sur des outsi- ders dont on sait qu’ils vont doper la société. Quand un dirigeant voit les seules compétences d’un can- didat, nous en voyons le potentiel. » abaka.fr Directeur de la publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen I Crédits photos : Emmanuel Pain Création et réalisation : hippocampe.com - 800035 I Bretagne Développement Innovation, 1 bis, route de Fougères - 35 510 Cesson Sévigné Tél. 02 99 84 53 00 I redaction@bdi.fr I Tirage : 7 400 exemplaires Marie-Laure Collet Abaka Conseil Avec le soutien de Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds européen de développement régional Marie-Laure Collet, directrice associée, ABAKA CONSEIL La Bretonne a fondé à Rennes, en 2002, un cabinet en recrutement et ressources humaines devenu un acteur majeur des RH externalisées dans l’Ouest. Abaka conseil est partenaire de la marque Bretagne depuis 2012. Agences à Quimper, Vannes, Paris, Nantes, St-Brieuc La marque BRETAGNE est faite pour le monde.

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