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Mensonge n°2 : « La gauche veut sortir du nucléaire, ce qui va entraîner une haussedes prix de l’électricité et casser une...
De nombreux pays européens appliquent déjà cette mesure (Irlande, Suède,Danemark, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg) et l’exp...
En outre, il ny a pas de risque de « concentration des pouvoirs » car FrançoisHollande a pris des engagements forts sur la...
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Argumentaire legislatives : les mensonges de l'UMP

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Argumentaire legislatives : les mensonges de l'UMP

  1. 1. LEGISLATIVES 2012 I ARGUMENTAIRE EN ATTAQUANT LE PROJET DE FRANÇOIS HOLLANDE, LA DROITE MONTRE QUELLE NA PAS ENTENDU LE MESSAGE DES FRANÇAISDepuis le 6 mai au soir et malgré le désaveu subi par le programme de Sarkozy, lUMPfait comme si rien ne sétait passé. La droite ressort pour les législatives les mêmesarguments réchauffés que pour l’élection présidentielle. Des mensonges en mai nefont pas des vérités en juin...1/ Les cinq arguments mensongers de lUMP : la droite fait comme si lespropositions de Sarkozy navaient pas déjà été sanctionnées par unemajorité de FrançaisMensonge n°1 : « Avec la gauche qui refuse la règle dor, la France va finir comme laGrèce. »Quil faille réduire les déficits et définir un calendrier de désendettement est une évidence :ce sera chose faite avec la loi de programmation pluriannuelle des finances publiques quele gouvernement de Jean-Marc Ayrault soumettra au Parlement dès la sessionextraordinaire de début juillet. Ainsi nos partenaires européens, les autoritéscommunautaires, les instances internationales et les investisseurs étrangers sauront le captracé par la France pour cinq ans. Réduire la dette est un enjeu de souveraineté.Pour y parvenir, des mesures immédiates simposent pour faire redémarrer lactivité etlemploi. Sinon, la spirale de la récession continuera d’aggraver les dettes, brisera leséconomies et provoquera la révolte des peuples.C’est ce qui se passe en Grèce, en Espagne et au Portugal. Ils appliquent l’austéritéimposée par le duo Merkel-Sarkozy. Résultat : leur économie s’effondre, le chômageexplose, le pouvoir d’achat se dégrade. Les rentrées fiscales s’amenuisent, ce quicompromet toute solution durable à la crise de la dette. Face à la crise de la dette,laustérité nest pas la solution mais laggravation.En France comme ailleurs dans le monde et dabord pour la zone euro – comme lontconclu les débats du G8 à Camp David –, la réponse viable et durable, cest la relancede la croissance. Cest le sens des réformes structurelles que propose François Hollandepour redresser la France – réformes bancaire, fiscale, de la politique industrielle, de ladécentralisation. Cest le sens de sa volonté de renégocier le traité budgétaire européenafin quil tienne compte de la croissance et de lemploi (mobilisation de la banqueeuropéenne dinvestissement, pleine utilisation des fonds structurels, « project bonds » pourfinancer des grands travaux technologiques, industriels, énergétiques, dinfrastructures...).
  2. 2. Mensonge n°2 : « La gauche veut sortir du nucléaire, ce qui va entraîner une haussedes prix de l’électricité et casser une filière industrielle créatrice d’emplois. »Tout le monde le sait : dans les décennies qui viennent, la France va devoir choisir entrecontinuer le tout-nucléaire – modèle qui sessouffle et qui nest pas sans dangers – ouinventer un nouveau « mix énergétique » – dans lequel le nucléaire aura une partdécisive mais pas exclusive et qui permettra à la France dêtre une nation leader pour lesénergies nouvelles et lefficacité énergétique.Durant la campagne, François Hollande a pris des engagements précis qui nont rien à voiravec les caricatures de la droite : au cours du quinquennat, une seule centrale serafermée (Fessenheim, située sur une zone sismique) et la France sera engagée surune trajectoire de réduction de la part du nucléaire de 75 % à 50 % dans la productionélectrique à lhorizon 2025.Dans le même temps, nous ferons baisser les coûts avec une tarification progressive enfonction de la consommation et nous engagerons un grand plan de sobriétéénergétique (rénovation thermique dun million de logements en cinq ans, soutien auxtransports collectifs et à la voiture décarbonée) – qui générera des emplois nondélocalisables.Enfin, nous créerons des emplois avec le développement de filières d’excellence dans lesdomaines de lingénierie de la déconstruction (démantèlement) des centrales nucléairesobsolètes et des énergies renouvelables sans exclusive (éolien offshore, biomasse,géothermie, solaire, etc.)Mensonge N°3 : « Avec la gauche, c’est le matraquage fiscal des classes moyennes »C’est la droite qui a matraqué les classes moyennes ! Depuis 2002, les plus fortunésont bénéficié de plus de 30 milliards deuros de réductions d’impôts, alors que les classesmoyennes ont subi de nombreuses hausses de taxes : taxe sur les assurances et lesmutuelles, franchises médicales, taxe sur la téléphonie et Internet, taxe sur la copie privée,taxes sur le logement social, taxes pour financer les retraites, hausse du taux réduit de laTVA, etc. Un retour au pouvoir de lUMP signerait aussi celui de la TVA-Sarkozyprogrammée par lancien gouvernement et lex-majorité de droite pour octobreprochain.Au contraire, avec François Hollande, seule la fiscalité sur les plus hauts revenusaugmentera pour les faire participer, enfin, à l’effort de redressement national(taxation à 75 % des rémunérations supérieures à un million deuros par an, rétablissementdun véritable impôt sur la fortune, même barème de limpôt pour les revenus du capital quepour le travail). Il agira pour le pouvoir d’achat des classes moyennes : soutien au SMIC,protection de lépargne populaire (livret A) contre la spéculation, revalorisation de 25 % del’allocation de rentrée scolaire, conférence salariale pour relancer les salaires, instaurationd’un tarif progressif pour l’électricité, le gaz et l’eau.Mensonge n°4 ! « Le droit de vote des étrangers, c’est la communautarisation de lasociété française. »Aujourd’hui, ce qui divise les Français et favorise le communautarisme, c’est le discours del’UMP qui joue sur les peurs et oppose les Français entre eux.Au contraire, le droit de vote pour les élections municipales des étrangers installés ensituation régulière sur le territoire national est une mesure de justice et de bon sens,qui permettra d’intégrer ceux qui assument les devoirs d’un citoyen. Il fait coïnciderdroits et devoirs. Il unit autour de la démocratie et de ses valeurs. C’est un facteur derassemblement et d’apaisement.
  3. 3. De nombreux pays européens appliquent déjà cette mesure (Irlande, Suède,Danemark, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg) et l’expérience montre que cela a été unfacteur fort d’intégration.D’ailleurs, M. Sarkozy s’était lui-même dit favorable à cette mesure avant 2008. Aujourdhui,sa dénonciation par lUMP nest quun prétexte pour mettre en cause les musulmans à desfins électoralistes.Mensonge n°5 : « Avec la gauche, ce sera l’ouverture des vannes de l’immigration. »Depuis 2002, la droite n’a pas réduit le flux d’entrées en France : actuellement, son nombreest estimé à 100 000. Elle n’a pas non plus réduit le nombre de sans-papiers, évalués entre200 000 et 400 000 personnes.Durant la campagne présidentielle, François Hollande a dit très clairement quel’immigration liée au travail sera régulée en fonction des besoins.Concernant les sans-papiers, il propose des critères de régularisations clairs, transparentset appliqués uniformément sur le territoire avec un examen au cas par cas selon troiscritères principaux : la durée de présence sur le territoire, les liens avec l’emploi, lesattaches familiales, dont la scolarisation des enfants.Il a annoncé sa volonté dabroger la circulaire Guéant contre les étudiants étrangersalors quils sont une dimension du rayonnement de la France et de sa langue.Enfin, la France respectera ses engagements européens et internationaux en matière dedroit dasile.2/ Faute d’avoir des arguments convaincants contre le projet deFrançois Hollande approuvé par les Français au deuxième tour del’élection présidentielle, l’UMP en est réduite à vanter les mérites de lacohabitationLUMP affirme : « Il faut rééquilibrer les pouvoirs sinon la gauche va tous lesdétenir. »La cohabitation, ce n’est pas le rééquilibrage des pouvoirs, c’est le blocage duchangement proposé par François Hollande et approuvé par les Français le 6 mai.La cohabitation, c’est le retour de l’UMP et de son programme – avec la hausse de laTVA, la baisse des salaires, une nouvelle réforme des retraites pour retarder encore l’âgede départ, la vente par appartement de la Sécurité sociale aux assurances privées, les« accords compétitivité-emploi » pour mettre en cause le contrat de travail, laggravation dela destruction des services publics avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deuxpartant à la retraite, lapprobation sans conditions du traité daustérité en Europe.Ensuite, que lUMP ne se méprenne pas : si la gauche est majoritaire dans les Régions, lesDépartements et les grandes villes ou métropoles, cest parce que la gestion des denierspublics et les politiques publiques mises en œuvre par les élus locaux socialistes, de lagauche et des écologistes sont appréciées. Le PS na pas fait un rapt aux électionsdépartementales depuis 2001, ni aux élections régionales depuis 2008 : nous avonsreçu la confiance et les suffrages des habitants. Il est regrettable que la droite sestimetoujours propriétaire du pouvoir par essence et tienne des propos lamentables, à linstar dA.Minc, ancien conseiller de lombre de Nicolas Sarkozy, qui déclarait que « la gauche nepeut lemporter que par effraction ».
  4. 4. En outre, il ny a pas de risque de « concentration des pouvoirs » car FrançoisHollande a pris des engagements forts sur la pratique du pouvoir : il ny aura pasdÉtat-PS, comme il y a eu un État-UMP. L’objectif des socialistes est d’utiliser lespouvoirs qui leur sont confiés démocratiquement pour appliquer leur programme. Pas detout contrôler, comme en témoignent les évolutions institutionnelles que nous introduironssi les Français nous donnent une majorité forte à lAssemblée nationale : > le rôle du Parlement sera renforcé, notamment son pouvoir de contrôle du gouvernement ; > l’indépendance de la justice sera garantie (fin des instructions individuelles et réforme du Conseil supérieur de la magistrature) ; > l’indépendance des médias sera protégée (fin de la nomination des présidents de l’audiovisuel public par le président de la République et nouvelles règles anti- concentrations) ; > application stricte du non-cumul des mandats et lutte renforcée contre les conflits d’intérêt ; > inscription dans la Constitution de la démocratie sociale afin de consacrer le dialogue avec les partenaires sociaux dans notre pays. La volonté de François Hollande est de construire une démocratie moderne où le fait d’être élu ne donne pas tous les pouvoirs : « Je ne veux pas être chef de tout, qui décide de tout et qui, en définitive, nest responsable de rien », a-t-il martelé. Au fond, la garantie contre le risque de concentration des pouvoirs, cest que François Hollande nest pas Nicolas Sarkozy. LUMP prétend que « la cohabitation rassurerait les marchés car la règle dor serait appliquée. » L’élection de F. Hollande n’a provoqué aucune défiance des marchés. Une nouvelle fois, l’UMP a voulu faire peur. Ce que les marchés attendent avant tout, c’est de la stabilité et de la visibilité. Au contraire, une cohabitation créerait de l’incertitude à deux niveaux. Incertitude institutionnelle, car des blocages voire une crise débouchant sur de nouvelles élections sont toujours possibles. Incertitude politique, car la droite est actuellement divisée et elle n’a aucun chef incontesté. Ces divisions seraient un facteur d’aggravation de la crise et pas de résolution. Quelle ligne de l’UMP serait-elle au pouvoir ? Nul ne le sait. Ou plutôt, en l’absence d’un leadership clair, ce serait la perpétuelle guerre des courants, telle qu’elle existe aujourd’hui entre MM. Fillon, Copé, Bertrand, Juppé, Wauquiez, Baroin, Le Maire, Jouanno, Dati, Kozciusko-Morizet... Avec la droite aux commandes, la France serait un bateau ivre.

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