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Low Ownership Trap 1 Nov.2010
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Actions  de bonne gouvernance de l’aide (4) <ul><li>Harmonisation </li></ul><ul><ul><li>Renforcer la coordination des bail...
Merci de votre attention Philippe CHICHEREAU  (PNUD) Conseiller  du gouvernement en efficacité de l’aide 23 novembre 2011
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Le rôle de l’Etat dans une gestion plus efficace de l’aide en Haiti

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  • Le 23 et 24 novembre 2011 à l’hôtel Le Plaza à Port au Prince a eu lieu une consultation de la société civile haïtienne sur l’efficacité de l’aide, qui lui a permis d'analyser jusqu'à quel point les principes gouvernant l’efficacité de l’aide ont été respectés en Haïti.

    La consultation, a été organisée par Trócaire, la PAPDA (Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif) et le CERFAS (Centre de Recherche, de Réflexion, de Formation et d’Action Sociale), qui se disent inquiètes de la gestion de l'aide post-séisme en Haiti surtout par :

    - La faible participation de la société civile haïtienne à l’élaboration du Plan d’action pour le relèvement et le développement d’Haïti, ce qui est contraire au principe de la « prise en charge » selon lequel les pays en développement définissent leurs propres stratégies de réduction de la pauvreté

    - Le dédoublement de prise d’initiative dans plusieurs secteurs, notamment en ce qui concerne les multiples plans pour la reconstruction urbaine. Ceci est contraire au principe de « harmonisation » selon lequel les pays donneurs se concertent et partagent l’information pour éviter que leurs efforts ne fassent double emploi.

    - Le non-respect de la « prévisibilité de l’aide » ce qui empêche Haïti de planifier ses programmes de développement à court et moyen terme. Nous soulignons le fait que sur les 4,6 milliards d’USD promis pour l’aide au développement en Haïti en 2010 et 2011, seulement 43% avaient été transférés aux agences d’exécution en septembre 2011.
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  • La coordination de l’aide est un des éléments de la planification, gestion et évaluation de l’action gouvernementale, laquelle est une des 10 ou 12 fonctions qui doit être assumée par le pouvoir exécutif:
  • Pouvoir exécutif (administration centrale, sectorielle, déconcentrée, décentralisée) Coordination stratégique de l’action gouvernementale Communications gouvernementales Planification, gestion et évaluation de l’action gouvernementale Modernisation de la fonction publique (gestion des ressources humaines) E-gouvernement Formation / Perfectionnement de la fonction publique Modernisation physique (reconstruction) Gestion des finances publiques Déconcentration Décentralisation Pouvoir judiciaire État de droit Pouvoir législatif Institutions démocratiques
  • La gestion efficace de l’aide est un domaine clé de gouvernance qui a des impacts rapides car le gouvernement peut rapidement réaffirmer son leadership conformément aux principes de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide (appropriation, alignement, harmonisation, gestion axée sur les résultats, responsabilité mutuelle). Bien entendu, cette autorité réaffirmée ne peut se contenter de déclarations d’intention sans moyens et de la répétition de concepts abstraits ; elle doit se traduire par des actions concrètes et suivies, et être accompagnée de compétences appropriées pour s’ériger en véritable leadership. La mise à disposition d’une manne financière régulière, même profondément alignée sur les priorités nationales et bien coordonnée, ce qui est loin d’être le cas, génère ou entretient des mécanismes qui perturbent la mise en place de solutions à long terme visant à sortir de cette dépendance non seulement financière mais aussi culturelle, sociale et politique.
  • 1. (plus les projets sont gros plus la corruption est facile) 2. (cercle vicieux « low ownership trap ») non seulement de l’Administration mais aussi du secteur privé 3. dans les projets liés à l’aide qui construisent peu de capacités long terme mais dépensent beaucoup 4. qui souvent plus couteux et moins appropriables 5. qui sont souvent peu adaptés aux normes ou coutumes locales et qui, au mieux, limitent l’efficacité et l’appropriation pérenne ou inhibent de réels changements institutionnels
  • (produits plus chers avec plus fort impact sur les pauvres) et (surévaluation des produits à exporter ce qui réduit la capacité d’importation) 3. (les conditionnalités pour éviter la corruption ne sont pas respectées et les bailleurs continuent de donner aux sources de corruption car ils vivent eux-mêmes du business de l’aide) 4. Cela réduit la compétitivité du secteur privé et donc encourage une atrophie du secteur et des pertes d’emploi (Dutch disease) 6. Qui reduisent les taxes et sont lourdes a administrer 7. donc aussi augmente les tendances inflationnistes par une demande accrue sans contrepartie productive
  • 2 types de systèmes extrêmes: A: gérés par l’offre (des bailleurs), ou B: menés par la demande (du pays) PASSER DE A a B
  • (une bonne application des principes aidera a lutter contre les fléaux de la perversité / inefficacité de l’aide énoncés + haut), Et mentionner de lire le rapport de l’enquete 2011 sur l’engagement international dans les etats fragiles.
  • Le rôle de l’Etat dans une gestion plus efficace de l’aide en Haiti

    1. 1. Le rôle de l’Etat dans une gestion plus efficace de l’aide Présenté par Philippe CHICHEREAU (PNUD) Conseiller du gouvernement en efficacité de l’aide 23 novembre 2011
    2. 2. Sommaire <ul><li>Introduction (action gouvernementale et pouvoir exécutif) </li></ul><ul><li>Inconvénients sociaux et culturels </li></ul><ul><li>Inconvénients économiques </li></ul><ul><li>Stratégie de bonne gouvernance de l’aide </li></ul><ul><li>Actions de bonne gouvernance de l’aide </li></ul>
    3. 3. L’efficacité de l’aide, un domaine clé de la Planification, gestion et évaluation de l’action gouvernementale C. Coordination de l’aide CIRH A. Planification et budgétisation (Stratégique, Sectorielle, Territoriale) B. Gestion de projet D. Suivi & Évaluation des actions, systèmes d’information E. Élaboration, évaluation des politiques, programmes publics F. Statistiques
    4. 4. Périmètre du pouvoir exécutif C A,B,D,E,F 3. Planification, gestion et évaluation de l’action gouvernementale <ul><li>Coordination stratégique de l’action gouvernementale </li></ul><ul><li>Communications gouvernementales </li></ul><ul><li>Modernisation de la fonction publique (gestion des ressources humaines) </li></ul><ul><li>E-gouvernement </li></ul><ul><li>Formation / Perfectionnement de la fonction publique </li></ul><ul><li>Modernisation physique (reconstruction) </li></ul><ul><li>Gestion des finances publiques </li></ul><ul><li>Déconcentration </li></ul><ul><li>Décentralisation </li></ul>CIRH
    5. 5. Introduction: la gestion de l’aide <ul><li>Donc, la gestion de l’aide est de la responsabilité du gouvernement </li></ul><ul><li>Mais Haiti, est un pays fortement dépendant de l’aide (+ 85% des ressources d’investissements) et ce depuis plus de 50 ans </li></ul><ul><ul><li>Nombreux effets négatifs </li></ul></ul>
    6. 6. I. Inconvénients Sociaux et culturels <ul><li>Favorise le clientélisme-favoritisme / inégalités / ségrégations et corporatisme </li></ul><ul><li>Désapproprie (UTE parallèles) et non renforcement des capacités </li></ul><ul><li>Détourne de la main d’œuvre qualifiée </li></ul><ul><li>Encourage les modèles culturels ou technologiques importés </li></ul><ul><li>Privilégie les modèles organisationnels importés </li></ul><ul><li>Tend à privilégier les approches « par le haut », d’où provient l’argent et son contrôle, plutôt que les approches participatives « par le bas » </li></ul><ul><li>Encourage des mentalités passives de receveur et de rentier, plutôt que d’entrepreneur et de preneur de risque </li></ul>
    7. 7. II. Inconvénients politiques & économiques <ul><li>Pour des raisons politiques l’aide n’est pas refusée ou est liée </li></ul><ul><li>L’aide est inflationniste </li></ul><ul><li>Engendre la corruption et provoque une perte à gagner car l’argent ne sert pas les buts publics escomptés </li></ul><ul><li>L’aide se substitue aux investissements privés </li></ul><ul><li>L’aide n’encourage pas le financement du développement à travers des sources internes (taxation et épargne domestique) et externes (marché international de fonds) </li></ul><ul><li>Manque à gagner fiscal par le biais d’exonérations </li></ul><ul><li>Encourage la consommation plutôt que l’investissement, </li></ul>
    8. 8. Low Ownership Trap 1 Nov.2010
    9. 9. Low Ownership Trap 2 Nov.2010
    10. 10. <ul><li>inconvénients politiques, économiques, sociaux et culturels liés à un niveau important d’aide </li></ul><ul><li>mais pas de maux de pays fragiles comme : </li></ul><ul><ul><li>conflit interne </li></ul></ul><ul><ul><li>pressions frontalières </li></ul></ul><ul><ul><li>bataille pour les ressources des sols ou sous-sols impliquant des interventions externes </li></ul></ul><ul><ul><li>dissensions interethniques ou religieuses </li></ul></ul><ul><ul><li>situation climatique constamment défavorable. </li></ul></ul><ul><li>DONC , le gouvernement a un pouvoir et un devoir encore plus grand d’affirmer sa volonté politique de diminuer progressivement sa dépendance par rapport à l’aide (briser le piège de la faible appropriation) pour gérer son développement de façon cohérente et autonome. </li></ul>
    11. 11. Stratégie de bonne gouvernance de l’aide(1) <ul><li>Réaffirmer le leadership du gouvernement </li></ul><ul><ul><li>conformément aux principes de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide (2005) et l’Agenda d’Accra pour Action (2009) </li></ul></ul><ul><li>Accentuer le passage d’une aide de substitution à une aide de transformation </li></ul><ul><ul><li>(renforcement des capacités) visant la diminution de cette dépendance – même si le volume de l’aide devra rester important encore pendant un certain temps </li></ul></ul><ul><li>Redynamiser les autres sources de financement – revenu national et investissements priv é s domestiques et étrangers </li></ul><ul><ul><li>ceci requiert une amélioration de l’Etat de droit et de l’environnement des affaires (Haiti a rétrogradé de 8 places (174 a 166 / 183) dans le classement « doing business » de la BM) </li></ul></ul>
    12. 12. Actions de bonne gouvernance de l’aide (2) <ul><ul><li>Appropriation: </li></ul></ul><ul><ul><li>Renforcer l’administration publique (UTEs, valorisation des ressources humaines , transfert de connaissances) et l’Etat de droit </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>pour autoriser un transfert de responsabilités de gestion aux institutions nationales </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Mieux réguler et promouvoir les activités et l’impact des ONGs </li></ul></ul><ul><ul><li>Remettre en place une structure de concertation gouvernement-bailleurs (post-CIRH?) </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>pour aborder les aspects stratégiques (l’aide pour quoi faire) et sectoriels & opérationnels (l’aide comment faire) </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Impliquer le Parlement et les partis politiques </li></ul></ul><ul><ul><li>Maitriser l’assistance humanitaire (court et long terme) </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>intégration de la gestion des risques et désastres dans les politiques et stratégies nationales et sectorielles </li></ul></ul></ul>
    13. 13. Actions de bonne gouvernance de l’aide (3) <ul><li>Alignement </li></ul><ul><ul><li>Finaliser en 2012 le plan stratégique de développement d’Haiti (PSDH) en consultation avec tous les partenaires </li></ul></ul><ul><ul><li>Unifier le système d’approbation des projets d’investissements et en assurer un suivi transparent par le biais d’un système d’information national unique (MPCE – MGAE) </li></ul></ul><ul><ul><li>S’assurer de l’existence des conditionnalités de bonne gestion des finances publiques a l’octroi de soutien budgétaire </li></ul></ul><ul><ul><li>Mettre en place une gestion publique axée sur les résultats </li></ul></ul>
    14. 14. Actions de bonne gouvernance de l’aide (4) <ul><li>Harmonisation </li></ul><ul><ul><li>Renforcer la coordination des bailleurs </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>(G12 en y incorporant peut-être quelques nouveaux membres et un représentant des ONG internationales autofinancées) </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Avancer vers une « division du travail » </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>qui limite les couts de transactions (nombre de bailleurs par secteur et de secteurs par bailleurs, passer d’approches projets a approches secteur, encourager les fonds communs, etc.) </li></ul></ul></ul><ul><li>Responsabilité mutuelle </li></ul><ul><ul><li>La structure conjointe sera responsable de faire le suivi des décisions mutuelles (plan d’action) </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>pour appliquer /faire appliquer les principes de la DP + AAA et les recommandations de l’enquête 2011 sur les Etats fragiles Haiti pour optimiser l’aide reçue </li></ul></ul></ul>
    15. 15. Merci de votre attention Philippe CHICHEREAU (PNUD) Conseiller du gouvernement en efficacité de l’aide 23 novembre 2011

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