Pourquoi nous devons soutenir #bassam...

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Discours de soutien à l'occasion de la marche silencieuse de Bassam.

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Pourquoi nous devons soutenir #bassam...

  1. 1. Pourquoi il faut que Nous participions nombreux à la Marche de ce mercredi…. Nous l’avons tous vécu, avec effroi et désolation, ce triste dimanche du 13 Mars 2016, notre ville- patrimoine Grand-Bassam a fait l’objet d’attaques sans précédent dans l’Histoire de notre pays. Face à cette barbarie, face à ce déchainement de violences, une marche silencieuse a été initiée par les mouvements et associations de la Ville en partenariat avec ceux de toute la Région du Sud-Comoé. Elle se tiendra cet après-midi du 16 mars sur le Pont de la Victoire. La symbolique d’une telle initiative est très forte. Il s’agira pour nous tous qui y participerons, de nous recueillir en hommage à ces hommes et femmes, jeunes et enfants, décédés ou blessés, juste parce qu’ils étaient là, déjeunant à la terrasse des hôtels, se baignant dans l’océan, allongés sur les plages accueillantes de notre paisible cité. En effet, ne nous trompons pas, en s’en prenant ainsi à tous ces innocents qui vivaient sereinement, profitant de moments simples en famille ou entre amis, comme tous nous le faisons, ces assaillants sont venus défier la vie cosmopolite, généreuse, insoumise et bruyante d’une journée de week-end à Bassam. Ce qu'ils ont voulu abattre en le faisant, c'est notre Liberté. C’est parce que ces jeunes, ces enfants, ces hommes et femmes étaient libres qu’ils ont été tués.
  2. 2. Le sang des Bassamois, des ivoiriens et non ivoiriens qu’ils ont fait couler est le sang de la Liberté. Or, chers frères et sœurs ivoiriens, chers amis de la Côte d’ivoire, Lorsque la Liberté est assassinée, c’est la République toute entière qui est agressée. Lorsque la Liberté est assassinée, c’est la Société qui est touchée en son cœur. Lorsque la Liberté est assassinée, ce sont les valeurs essentielles de notre Nation, démocratique et laïque, qui sont visées. C’est pourquoi les attentats perpétrés, à Grand-Bassam, offrent à Nous, habitants de ce pays, une singulière opportunité de réajuster nos attitudes sociétales. Il est grand temps d’arrêter de nous laisser diviser par des projets dont les lignes épousent bien souvent les contours de nos égoïsmes afin de nous rassembler autour de ce que nous avons en commun. En ces heures noires, il est bon que nous léguions à la postérité un authentique moment d’unité nationale et de communion sincère d’un peuple qui sait faire prospérer la vertu du rassemblement en lieu et place du repli sur soi – ethnique ou confessionnel - et des confinements partisans qui ont trop souvent caractérisé la société ivoirienne ces dernières décennies. Aussi, j’en appelle à tous et à chacun : Oui, Répondons tous à l’appel du Pays en marchant, côtes à côtes, main dans la main, pour montrer que nous avons un Ennemi commun et que nous le connaissons. Cet Ennemi, c’est la Haine ; celle qui tue à Bamako, à Tunis, à Ouagadougou, à Nairobi, à Beyrouth, à Paris, à Ankara et qui a tué naguère à Londres, à New-York, à Madrid… Cet Ennemi, c’est le Fanatisme, l’Obscurantisme qui veut soumettre l’Homme à un ordre inhumain. 2
  3. 3. Cet ennemi, nous ne le craignons pas davantage que nous ne le respectons – mais nous devons craindre les sentiments qu'il pourrait nous inspirer : le sentiment de la peur qui dénature, de la colère qui défigure et du doute qui divise. Plus que jamais, nous devons rester fidèles à la Devise de notre République. Nous le devons aux morts comme aux vivants, aux blessés comme aux endeuillés, à ceux qui savent qui ils ont perdu et à ceux qui sans connaître aucune victime ont l'impression d'avoir perdu une part d'eux-mêmes… D’où la pertinence de l’événement qui aura lieu tout à l’heure. Il s’agira à travers cette marche de montrer que nous sommes solidaires, que Tous les enfants de Côte d’Ivoire communient après le deuil et la peine qui leurs ont été infligés. Nous devons montrer que la société ivoirienne peut faire face à cette épreuve. Que Cet ennemi nous le vaincrons, tous ensemble, avec nos forces, celles de la République, avec nos armes, celles de la Démocratie, avec nos Institutions, avec le Droit. Que la meilleure réponse à la violence est encore plus d’humanité. Il est donc important qu’en cette circonstance, l’ampleur de la mobilisation reflète la disposition de tout le peuple à défendre le bien commun que nous ont laissé nos devanciers, à savoir une Nation Ivoirienne Unie, en Paix avec elle-même et en Paix avec les autres. Car Nous sommes Terre d’Espérance Nous sommes Pays d’Hospitalité Nous sommes Côte d’Ivoire !! Yasmina Ouegnin 3

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