Guide des jobs 2015 final

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Le guide des jobs et du 1er emploi en Picardie et ailleurs ! 80 pages pour vous accompagner dans votre recherche d'emploi !

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Guide des jobs 2015 final

  1. 1. SOMMAIREmesdroits Ledroitdutravail 5 Lesalaire 5 l’emploi des personnes handicapées 7 Fairevaloirmesdroits 8 Lesdocumentsremisausalariéenfindecontrat 8 Lettres-typesencasdelitigesavecl’employeur 9 Lesdifférentscontratsdetravail 11 Lescontratsspécifiques 15 Letravaildesjeunesétrangers 26 Adressesutiles 28 Sitesinternet 29 organisersarecherche Seposerlesbonnesquestions 31 COMMENTCHERCHER 32 LESRÉSEAUXPROFESSIONNELS 32 Agencesd’emploietdetravail temporaire 36 Lapresse 36 Lesannuaires 36 Lesfoiresetsalons 36 Jobethandicap 37 Préparerdesconcours 38 laclé 39 LeCURRICULUMVITAE 40 Lalettredemotivation 42 L’entretien 44 Lesréseauxsociaux:unepistesupplémentaire 45 lessecteursquirecrutent accueil,secrétariat 47 Agriculture48 animation,sports 50 LeBafa 51 Coursdesoutien,encadrementscolaireetpériscolaire 53 Commerceetgrandedistribution 54 ENTRETIEN,NETTOYAGE 55 Gardiennage–sécurité 56 Hôtellerierestauration 57 Hôte,hôtessed’accueilévènementiel 57 Servicesàlapersonne 58 Parkingsetpéages 59 Santé59 fairedubabysitting 60 Sondages60 Télémarketing 61 Tourisme,culture,événementiel 62 Lesmétiersdutransportetdelalogistique 64 travaillerÀl’étranger PRÉPARERSONDÉPART 67 Lespapiers 68 SANTé 70 Indemnisationduchômage 70 RÉDIGERSONCVPOURL’Étranger 71 LESRÉSEAUXSPÉCIALISÉS 72 offresd’emploi 72 LESANNUAIRESd’ENtREPRISES 72 sitesd’offresparsecteur 73 sitesd’offresd’emploiparpays 74 Pointsd’informationssurl’europeenpicardie 75 partirautrement 76 Ce guide a été réalisé par le CRIJ Picardie Directeur de la publication : Régis Reynaud Rédaction : Sylvie Poulain, Christine de Oliveira, Baptiste Vincre Réalisation graphique : Baptiste Vincre Dépôt légal : Mars 2015 - Imprimerie Yvert et Tellier - Amiens Ce guide est imprimé à 2000 exemplaires ISSN : 2268-3690E • Pages 14,15 : ITU Pictures, https://www.flickr.com/photos/itupictures/ Page 23 : Stefan Ray, First Portrait, https://www.flickr.com/photos/slinky2000/3399450261/ Page 33 : European Parliament, Charlemagne Youth Prize, https://www.flickr. com/photos/european_parliament/10348164836/ Page 39 : European Parlia- ment, Charlemagne Youth Prize, https://www.flickr.com/photos/european_parlia- ment/15951361975/ Page 48 : Darren Barefoot, Happy harvester, https://www. flickr.com/photos/dbarefoot/7993112547/ Page 50 : Andrew K. Smith, https://www. flickr.com/photos/23313207@N00/7965939154 Page 56 : Chris Ford, ‘Brooklyn Childhood’ https://www.flickr.com/photos/chrisschoenbohm/11073105293/ Page 57 : International Transport Forum, https://www.flickr.com/photos/internatio- naltransportforum/7203108056/ Page 69 : Timothy Krause, Gilligan at Occupy Wall Street, https://www.flickr.com/photos/timothykrause/6906148194/in/set- 72157629392603336 https://www.flickr.com/photos/timothykrause/6906148194/ in/set-72157629392603336 Page 71 : United Nations Development Programme in Europe and CIS, https://www.flickr.com/photos/undpeuropeandcis/10532701255/ Page 73 : Chris Ford ’Subway Stop’ https://www.flickr.com/photos/chrisschoen- bohm/13364544985/in/set-72157634972708522 • Pages 42,45,55,59,61 : http://fr.photl.com/
  2. 2. ÉDITOFinancer sa rentrée scolaire ou étudiante, se forger une expérience professionnelle, mettre en application son BAFA, concrétiser un projet à l’étranger tout en travaillant, se familiariser à un secteur nouveau, ou encore faire la cueillette des fruits pour la première fois... Voilà quelques exemples de ce que peut représenter les «Jobs d’été», pour de nombreux jeunes. Mais comment faire pour obtenir le petit boulot d’étudiant ou le job d’été qui vous fait envie ? Être dynamique, plein(e) de bonne volonté, enthousiaste, c’est indispensable. Mais est-ce que ça suffira ? Pas toujours malheureusement : il y a moins d’employeurs potentiels, par rapport au nombre de jeunes qui recherchent un job d’été. Ne vous dé- couragez pas pour autant, et surtout, ORGANISEZ-vous ! Pour vous présenter aux recruteurs, un atelier « CV et lettre de motivation » vous est proposé pour vous permettre d’avoir de bons outils. PERSEVEREZ ! Vous êtes plein de ressources et vous avez certainement des talents qu’il vous faut valoriser. Définissez vos choix, rendez-vous disponible, mettez en avant vos possibilités de mobilité, etc. La candidature spontanée reste un bon moyen pour trouver un emploi saisonnier, mais elle doit être faite le plus tôt possible. Et, le forum reste l’endroit privilégié pour rencon- trer directement les recruteurs. Cela montre la détermination à vouloir un travail. De plus à long terme, cette expérience vous sera bénéfique: les recruteurs seront moins indécis lorsqu’ils verront que vous avez déjà travaillé, même si ce n’est pas dans le secteur concerné. Ce guide est là pour vous aider. Il est une mine de conseils, d’astuces, d’outils pratiques et d’informations juridiques. Il vous donnera des réponses adaptées à vos questions et vous aidera à vous organiser. Il est complété par un espace web, accessible à partir de votre ordinateur ou de votre smartphone, sur lequel vous trouverez aussi des adresses d’organismes qui recrutent. Enfin, toute l’année, les 41 Points et Bureaux Information Jeunesse picards (PIJ et BIJ) et le CRIJ de Picardie vous accueillent afin de vous aider à préparer vos démarches de recherche d’emploi et répondent à toutes les questions qui vous intéressent. Ils mettent également à votre disposition le dispositif « La CLÉ », outil personnel des- tiné à avoir sur soi tous les éléments utiles à la recherche d’emploi (CV, lettres de motivation, contacts professionnels, documentation, etc.), à l’orientation, l’insertion et le logement...Son utilisation demande une courte formation, renseignez-vous auprès des animateurs Information Jeunesse. Bien sûr, ces outils que le CRIJ Picardie a réalisés pour vous sont gratuits : alors consommez-les sans modération ! Soyez INVENTIF et montrez votre MOTIVATION ! Ghislaine LEFEBVRE, Présidente du CRIJ Picardie
  3. 3. 4 Le droit du travail 5 Le salaire 5 tableau recapittulatif 6 jobs et impôt 7 jobs et prestations familiales 7 jobs et sécurité sociale 7 l’emploi des personnes handicapées 7 Faire valoir mes droits 8 Les documents remis au salarié en fin de contrat 8 Le travail au noir : une fausse bonne idée ! 8 Lettres-types en cas de litiges avec l’employeur 9 Les différents contrats de travail 11 Le contrat de travail saisonnier 11 Le contrat de travail temporaire ou d’intérim 11 Le CDD (contrat à durée déterminée) 13 Le CDI (contrat à durée indéterminée) 13 Les contrats spécifiques 15 LE PACTE 15 la garantie jeune 15 Le contrat d’apprentissage 16 Le contrat de professionnalisation 19 Le contrat de génération 20 Les emplois d’avenir 21 Emploi d’avenir professeur 22 Le Contrat Unique d’Insertion (CUI) 22 Le Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale (CIVIS) 24 Le service civique 25 Le travail des jeunes étrangers 26 Adresses utiles 28 Sites internet 29 mes droits
  4. 4. 5 Le droit du travail À quel âge peut-on travailler ? Vous pouvez travailler dès 16 ans. Le tra- vail peut être autorisé à partir de 14 ans sous certaines conditions, mais il reste rare et peu encouragé. La durée du travail d’un jeune de 14 à moins de 16 ans travaillant pendant les vacances scolaires ne peut excéder 35 heures par semaine ni 7 heures par jour. Le travail de nuit n’est pas autorisé, entre 20 h et 6 h pour les moins de 16 ans et entre 22 h et 6 h pour les 16 – 18 ans. Certains travaux sont interdits aux jeunes de moins de 18 ans, par exemple : • l’entretien, la réparation, l’utilisation de machines dangereuses, • les travaux en hauteur dans le bâtiment, • les travaux sur presse et outils tran- chants, • les travaux dangereux pour la moralité, • les mines et carrières souterraines. Quelle est la durée légale du temps de travail ? La durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine. Toutefois, elle peut être supérieure dans certaines profes- sions (hôtellerie, hôpitaux...). La durée légale du travail effectif est un seuil à partir duquel sont calculées les heures supplémentaires. Les conventions collectives ou accords d’entreprises peuvent prévoir une annua- lisation ou un aménagement du temps du travail. Sauf dérogation, les durées maxi- males sont de : 10 heures par jour, 48 heures par semaine, dans la limite de 44 heures hebdomadaires en moyenne sur une période de 12 semaines consé- cutives. Le repos quotidien entre 2 journées de travail est de 11 heures minimum (sauf dérogation). Lorsque les salariés travaillent selon un même horaire collectif, cet horaire doit être affiché. Dans les autres cas, la du- rée du travail de chaque salarié doit être enregistrée quotidiennement : cahiers, re- gistres, fiches, badges… Le salaire Le salaire est versé chaque mois et s’ac- compagne d’un bulletin de salaire sur le- quel figurent le poste occupé, la période de paie, le nombre d’heures effectuées, l’intitulé de la convention collective, le sa- laire brut, la nature et le montant des co- tisations sociales patronales et salariales et tout autre ajout ou retenue, ainsi que le montant net à payer de votre salaire. Conservez à vie vos bulletins de salaire, ils vous seront utiles pour faire valoir vos droits. Le salaire minimum Il est au moins égal au Smic, sauf conven- tion plus favorable. Le Smic au 1er janvier 2015 est de 9,61 € brut de l’heure, soit 1 457,52 € brut par mois sur la base de 35 heures hebdomadaires. Le montant de votre salaire net se calcule en retirant les charges sociales salariales (entre 20 et 25 % du brut), vous obtenez ainsi, environ 7,51 € net de l’heure et 1139,02 net par mois. Rémunération pour les moins de 18 ans, hors contrat en alternance : Moins de 17 ans : 80 % du Smic De 17 à 18 ans : 90 % du Smic À noter : pas de minoration de la rému- nération si le jeune possède six mois de pratique professionnelle dans la branche.
  5. 5. 6 Tableau récapitulatif 18 ans et plus De 16 à 17 ans De 14 à moins de 16 ans Formalités administratives aucun Accord parental écrit • Accord parental écrit • Demande écrite à l’Inspection du travail (accord tacite 8 jours après l’envoi) • Parents cosignataires du contrat de travail Emplois interdits ou réglementés aucun Emplois réglementés Étalages extérieurs des commerces Emplois interdits • Débits de boissons • Activités dangereuses et pénibles (travail sur ma- chines, port de charges…) Emplois interdits • Débits de boissons et étalages extérieurs des commerces • Activités dangereuses et pénibles (travail sur machines, port de charges…) Durée maximale • 10h par jour • 48h par semaine (durée légale : 35h) • 8h par jour • 35h par semaine • 7h par jour • 35h par semaine • Pas plus de la moitié des vacances scolaires • Travail occasionnel en famille autorisé Repos entre 2 jours de travail 11h 12h 14h Repos hebdomadaire 1 jour ou plus selon accords 2 jours consécutifs ou 36h consécutives selon accords 2 jours consécutifs 2 jours consécutifs Pause journalière 20 minutes toutes les 6h 30 minutes consécutives toutes les 4h30 Travail de nuit 8h consécutives maximum sauf exceptions Interdit entre 22h et 6h sauf exceptions Interdit entre 20h et 6h Travail les jours fériés Autorisé Interdit sauf exceptions Il est possible pour des jeunes de moins de 14 ans de travailler occasionnellement dans des entreprises de spectacle, de cinéma, de radiophonie, de télévision ou d’enregistrement sonore, ou par des agences de mannequins. Une autorisation délivrée par le préfet est nécessaire.
  6. 6. 7 Jobs et impôt Les personnes âgées de 25 ans au plus au 1er janvier sont exonérées d’impôt en cas d’activités exercées pendant leurs études, dans la limite de 3 fois le montant mensuel du SMIC, soit 4 336 € en 2015. Ils ont donc la possibilité de déclarer uniquement la somme supérieure à ce montant ou la totalité afin de bénéficier éventuellement de la prime pour l’emploi. Cette exonération s’applique même si le jeune est rattaché au foyer fiscal de ses parents. Jobs et prestations familiales Jeunes jusqu’à 20 ans (21 ans dans cer- tains cas) à la charge de vos parents : pour que vos parents continuent de percevoir les prestations familiales, votre revenu net men- suel ne doit pas dépasser 893,25 € (montant au 1er janvier 2015). La Caf (Caisse d’allocations familiales) éta- blit ce calcul pour les scolaires et les étu- diants sur une moyenne de 6 mois de rému- nération, du 1er avril au 30 septembre ou du 1er octobre au 31 mars. www.caf.fr Jobs et sécurité sociale Si vous travaillez tout au long de l’année universitaire (au minimum du 1er octobre au 30 septembre) 60 heures par mois ou 120 heures par trimestre, vous n’êtes pas obligé de payer une cotisation au régime étudiant puisque vous cotisez déjà au ré- gime salarié. Si vous perdez votre statut de salarié en cours d’année, vous avez un mois pour vous inscrire à la Sécurité sociale étu- diante. Contactez le 36 46 ou consultez www.ameli.fr Attention : informez-vous au préalable auprès de votre mutuelle étudiante, vous aurez toujours la possibilité d’être rem- boursé ultérieurement. Le réseau national emeVia rassemble les mutuelles étudiantes de proximité présentes partout en France : www.emevia.com LMDE Amiens 5 rue Porion 80 000 Amiens Tél : 09 69 36 96 01 www.lmde.com SMENO Amiens 18 rue Jean Catelas 80 000 Amiens Tél : 09 72 67 60 00 www.smeno.com Obligation d’emploi La volonté de faciliter le recrutement et la formation de travailleurs handicapés est présente dans la loi : les entreprises, qu’elles soient privées ou publiques, sont tenues d’employer au moins 6% de collabo- rateurs handicapés. Principe de non-discrimination en raison de la santé ou du handicap : « aucune personne ne peut être écartée d’une pro- cédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indi- recte, notamment en matière de rému- nération, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de promo- tion professionnelle, de mutation ou de renouvellement en raison de son état de santé ou de son handicap ». http://vosdroits.service-public.fr/profes- sionnels-entreprises/F1651.xhtml l’emploi des personnes handicapées
  7. 7. 8 Faire valoir mes droits En cas de conflit avec votre employeur, n’hésitez pas à recourir : • Aux délégués du personnel. Ils repré- sentent le personnel auprès de l’em- ployeur et lui font part de toute réclama- tion individuelle ou collective. • Aux syndicats de salariés. • À l’Inspection du travail. • Au conseil de prud’hommes, tribunal compétent pour régler tous les litiges individuels entre les employeurs et les salariés. Pour plus de renseignements, contactez la Direccte : http://direccte.gouv.fr www.picardie.direccte.gouv.fr • Le Défenseur des Droits Quelle qu’en soit la raison (handicap, sexe, religion, nationalité…), si vous êtes victime de discrimination à l’embauche, vous pou- vez saisir le Défenseur des Droits au 09 69 39 00 00 et sur www.defenseurdesdroits.fr ou vous rendre à une permanence, en Pi- cardie, ce sont 4 délégués répartis sur les 3 départements qui vous reçoivent. En savoir plus • www.cidj.com • http://travail-emploi.gouv.fr rubrique Informations pratiques / Fiches pratiques du droit du travail • www.legifrance.gouv.fr Code du travail et conventions collectives consultables. Allô Service Public Tél : 39 39 (0,06 €/min) Les documents remis au salarié en fin de contrat : • Un certificat de travail qui comporte la date d’entrée du salarié dans l’entreprise, la date de sortie (celle de fin du préavis, effectué ou non), la nature des emplois successivement occupés avec les pé- riodes correspondantes. • Un reçu pour solde de tout compte. • Une attestation pour Pôle Emploi indis- pensable pour faire valoir éventuellement les droits à l’allocation chômage. Pensez à garder tous vos contrats de travail et vos bulletins de salaire (stage, bénévolat…), ils vous seront demandés tout au long de votre vie professionnelle. Travailler au noir, c’est ne pas être déclaré par l’employeur. C’est illégal et cela peut avoir de graves conséquences. L’em- ployeur frauduleux est le pre- mier à profiter de cette situation, et donc de vous. En cas de sou- ci, il vous sera difficile de prou- ver que vous avez été abusé. Avant toute embauche, l’em- ployeur doit vous déclarer à l’Urssaf. Cette formalité obli- gatoire est appelée « déclara- tion préalable à l’embauche » (DPAE). Un justificatif de cette formalité doit vous être remis au plus tard le premier jour de travail. L’employeur doit toujours vous remettre un contrat de travail et un bulletin de salaire. Le nombre d’heures indiqué sur le bulletin de salaire doit correspondre au nombre d’heures travaillées. Conséquences si vous n’êtes pas déclaré : • Vous n’aurez droit ni aux allo- cations chômage ni à la retraite. • Si l’employeur ne vous paie pas ce qu’il vous doit, les re- cours seront difficiles. • En cas d’accident du travail, vous n’êtes pas assuré et il sera difficile de faire reconnaître vos droits. En savoir plus • http://travail-emploi.gouv.fr rubrique Travail / Dossier Tra- vail / Le travail illégal • www.urssaf.fr rubrique Salariés / Législation en ligne Pour trouver les coordonnées de l’Inspection du travail du dé- partement où vous travaillez : http://direccte.gouv.fr http://www.picardie.direccte. gouv.fr Le travail au noir : une fausse bonne idée !
  8. 8. 9 Lettres-types en cas de litiges avec l’employeur Non déclaration d’embauche à l’URSSAF Votre nom et prénom : Votre adresse : N° de tél : E mail : le ...... (date) Objet : Non remise du justificatif de déclaration d’embauche pour la période travaillée commençant le .... (précisez la date d’embauche) Monsieur le Directeur, Sauf erreur de ma part, je n’ai pas reçu à ce jour la copie de ma déclaration d’embauche à l’URSSAF, je vous remercie de faire le nécessaire et de m’adresser ce document qui est obliga- toire. Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, mes respectueuses salutations. Signature Non remise de contrat par l’employeur Votre nom et prénom : Votre adresse : N° de tél : E mail : (lieu de votre domicile) ... Le ...... 20 À l’attention de Monsieur le Directeur de l’entreprise X ..............., Objet : Défaut de production d’un contrat Monsieur le Directeur, J’ai été embauché dans votre entreprise à la date du ............... en qualité de (qualification et poste occupé). À ce jour vous ne m’avez toujours pas remis de document écrit décrivant mes principales conditions d’emploi (qualification, salaire, lieu de travail, etc.) Il s’agit sans doute d’un simple retard de votre part car vous n’ignorez pas qu’en application d’une directive du Conseil de l’Europe du 14 octobre 1991 N° 91/533/CE ref 31991L0533 ainsi qu’en applica- tion chapitre II, article 11 de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail, tout travail salarié doit être formalisé par un écrit. Je souhaiterai que cet écrit prenne la forme d’un contrat de travail en bonne et due forme de manière à ce que je dispose d’informations suffisantes sur mes conditions d’emploi dans votre entreprise . Vous remerciant par avance de votre bienveillante attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Direc- teur, l’expression de mes respectueuses salutations Signature
  9. 9. 10 Demande de salaire Votre nom : votre adresse : Votre téléphone : Votre adresse mail : Date de votre courrier À l’attention de Monsieur ou Madame X , précisez la fonction de la personne par exemple Directeur de la société Z Objet : Demande de paiement de salaire Monsieur le .... (précisez la fonction : par exemple Monsieur le Directeur), Je me suis rendu depuis la date du .... (date de l’embauche) sur le lieu de travail - ou les lieux de travail - que vous m’avez indiqué(s) à savoir : ..... précisez le ou les endroits où vous avez travaillé (par exemple si vous êtes ouvrier maçon vous préciserez : sur le chantier de Monsieur X situé .... mettre l’adresse du ... au .... dates). Je souhaiterais avoir une information précise de votre part sur la date à laquelle le salaire me sera versé pour ce mois et pour les mois futurs afin de pouvoir prendre mes dispositions. Ne doutant pas du fait que vous régulariserez rapidement cette situation qui m’est préjudiciable, ayant de mon côté loyalement effectué le travail que vous m’avez demandé, je vous prie d’accep- ter, Monsieur le .... (précisez la fonction directeur par exemple) mes respectueuses salutations. Signature Non remise de bulletin de salaire Votre nom : votre adresse : Votre téléphone : Votre adresse mail : Date de votre courrier À l’attention de Monsieur ou Madame X , précisez la fonction de la personne par exemple Directeur de la société Z Monsieur le Directeur, Je travaille depuis le ...............(indiquer la date de votre prise de fonction) dans l’entreprise ...............(nom et adresse). Par la présente je voudrais vous signaler que malgré ma demande et bien que je me sois proposé d’aller moi-même le chercher auprès des services administratifs de l’entreprise, il ne m’a pas été délivré de bulletin de paie. Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes respectueuses salutations Signature
  10. 10. 11 Les différents contrats de travail En règle générale, un contrat de travail écrit – à temps partiel ou complet – doit vous être remis dans les 48h suivant votre embauche. Vous devez le signer. On parle de « temps partiel » quand la durée du travail est inférieure à 35h par semaine. D’autre part, depuis le 1er janvier 2014, le seuil minimum obligatoire du temps partiel est de 24 heures hebdomadaires. Il existe plusieurs types de contrat de travail : Le contrat de travail saisonnier Le travail saisonnier se caractérise par l’exé- cution de tâches normalement appelées à se répéter chaque année à des dates à peu près fixes. C’est un CDD, mais il ne donne pas droit à l’indemnité de fin de contrat. Il doit être écrit et remis sous 48 heures après l’embauche. Il indique obligatoirement le poste occupé par le saisonnier, son salaire, ainsi que les dates de début et de fin de contrat ou s’il est conclu sans terme certain, il doit prévoir une date minimale garantie. La grande majorité des jobs saisonniers est ré- munérée au Smic horaire. Le contrat vendange Contrat spécifique des saisonniers, il est conclu pour un mois, renouvelable, il ne peut excéder 2 mois sur une période d’un an. Il concerne tout public, autant les salariés en congés payés, les agents de la Fonction publique que les demandeurs d’emploi, les étudiants. L’exonération des charges salariales, qui existait jusqu’à l’année dernière, a été sup- primée par la loi n°  2014-1654 du 29 dé- cembre 2014. Lecontratdetravail temporaireoud’intérim Il est utilisé dans le cadre de l’intérim et est juridiquement similaire au CDD. Vous êtes dans ce cas salarié et rémunéré par l’entre- prise de travail temporaire. Elle vous met à disposition d’une entreprise pour une durée limitée appelée « mission ». Il s’agit d’un statut particulier qui nécessite l’existence de deux contrats. Objet des deux contrats Le contrat de mise à disposition est conclu entre l’entreprise d’intérim et l’entreprise uti- lisatrice tandis que le contrat de mission est conclu entre l’entreprise d’intérim et le sa- larié intérimaire. Ces deux contrats doivent être rédigés et établis par l’entreprise de travail temporaire dans les deux jours qui suivent le début de la mission. Le contrat de mise à disposition doit indiquer : • les motifs de recours au travail temporaire assortis de justifications précises (avec, si c’est le cas, le nom et la qualification de la personne remplacée ou à remplacer), • le terme de la mission (ou durée minimale de la mission), • les caractéristiques du poste et la qualifi- cation exigée, • le lieu et les horaires de travail, • le montant de la rémunération avec primes et accessoires de salaire que percevrait un salarié de qualification égale et occupant le même poste de travail dans l’entreprise, • le cas échéant, la clause prévoyant la pos- sibilité de modifier le terme de la mission qui peut être avancé ou reporté à raison d’un jour pour 5 jours de travail. Le contrat de mission doit être adressé au salarié au plus tard dans les 2 jours ou- vrables suivant sa mise à disposition. Il re- prend toutes les clauses du contrat de mise à disposition et de plus précise :
  11. 11. 12 • la qualification du salarié, • les modalités de rémunération, • la période d’essai éventuelle. La période d’essai ne peut excéder : • 2 jours pour un contrat inférieur ou égal à 1 mois, • 3 jours pour un contrat compris entre 1 et 2 mois, • 5 jours pour un contrat d’une durée supé- rieure à deux mois. L’usage des contrats temporaires est stric- tement limité. Ils ne peuvent permettre de pourvoir durablement un emploi lié à l’acti- vité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice. Si le contrat est conclu pour un motif non prévu par la loi, il peut être requalifié en contrat à durée indéterminée. Durée maximale du contrat En principe, la durée totale du contrat, renou- vellement inclus, ne peut excéder 18 mois. Il existe toutefois des cas particuliers : • dans l’attente d’un recrutement d’un salarié sous contrat à durée indéterminée : 9 mois, • un remplacement d’un salarié dont le dé- part définitif précède la suppression de son poste : 24 mois, • une commande exceptionnelle à l’exporta- tion : 24 mois, • des travaux urgents pour mesure de sécu- rité : 9 mois, • une mission à l’étranger : 24 mois. Renouvellement du contrat Le contrat de travail temporaire (conclu de date à date) peut être renouvelé une fois si : • la possibilité de renouvellement a été pré- vue au contrat ou dans un avenant soumis au salarié avant le terme prévu, • la durée totale du contrat ne dépasse pas la durée maximale autorisée (18 mois). Il n’est pas possible d’avoir recours à un nouveau contrat temporaire sur le même poste de tra- vail avant l’expiration d’une certaine période, appelé délai de carence. Fin de contrat Si vous gardez votre emploi après l’échéance du contrat temporaire sans accord de re- nouvellement prévu, vous êtes considéré comme engagé sous contrat à durée indé- terminée. Votre ancienneté est alors appréciée à compter du premier jour de votre mission. Elle est déduite de la période d’essai éven- tuellement prévue dans le nouveau contrat. Quelle que soit la cause de cessation du contrat, l’employeur doit vous délivrer un certificat de travail et l’attestation destinée au Pôle emploi. Rémunération Principe d’égalité de rémunération : votre ré- munération est au moins égale à celle que percevrait, après période d’essai, un autre salarié de l’entreprise utilisatrice, de qua- lification équivalente et occupant le même poste de travail. Le paiement des jours fériés vous est dû in- dépendamment de votre ancienneté dès lors que les salariés de l’entreprise utilisatrice en bénéficient. Indemnité de précarité : au terme de chaque mission, vous devez percevoir en complé- ment de votre salaire, une indemnité de fin de mission égale au moins à 10% de la ré- munération totale brute, renouvellement du contrat inclus. Indemnité compensatrice de congés payés : si vous ne pouvez pas prendre vos congés pendant la durée du contrat, vous bénéficiez d’une indemnité égale à 10% du total de votre rémunération brute, indemnité de fin de mission comprise. Cas particulier Selon l’accord du 10 juillet 2013, vous pou- vez également être salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) de l’entreprise de travail temporaire, dans ce cas, c’est celle-ci qui vous rémunère aussi pendant les périodes où vous n’avez pas de missions, appelées périodes d’intermissions.
  12. 12. 13 Le CDD (contrat à durée déterminée) Il est conclu de date à date, sauf en cas de remplacement. Il doit être absolument écrit et comporter la définition précise de son motif (remplacement, accroissement temporaire de travail, travaux saisonniers). À la fin de votre CDD, vous avez droit à une indemnité de fin de contrat (10 % de la ré- munération brute totale), sauf pour les jobs saisonniers et étudiants. Période d’essai : • 1 jour par semaine pour les contrats infé- rieurs ou égaux à 6 mois, • 1 mois au plus pour les contrats supé- rieurs à 6 mois. Le CDD peut être rompu avant le terme pré- vu dans les cas suivants : • accord entre l’employeur et le salarié, • faute grave du salarié ou de l’employeur, • inaptitude médicale, • force majeure, • à la demande du salarié, lorsqu’il justifie d’une embauche en CDI. Dans le cas où le salarié rompt le CDD pour une embauche en CDI, le salarié doit alors respecter un préavis, sauf en cas d’accord avec l’employeur. L’indemnité de fin de contrat prévue à l’issue du CDD n’est pas due en cas de rupture anticipée du contrat à l’initiative du salarié, ni en cas de faute grave du salarié ou en cas de force majeure. Le CDD cesse de plein droit à l’échéance pré- vue. Quelle que soit la cause de cessation du contrat, l’employeur doit vous délivrer un certificat de travail. Il est aussi tenu de vous remettre une attestation destinée à Pôle em- ploi vous permettant d’exercer vos droits aux prestations d’assurance chômage. La rémunération Elle est au moins égale à celle que percevrait un employé en CDI sur un poste similaire. Le salarié en CDD bénéficie des mêmes droits et des mêmes avantages que les salariés en CDI : chèque déjeuner, chèque vacances… Le CDD se transforme en CDI dans les cas suivants : • Il n’y a aucun écrit, • le motif de recrutement n’est pas défini précisément dans le contrat, • le salarié poursuit le travail après la fin du contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) C’est un contrat conclu sans limitation de durée. Le contrat écrit n’est pas obligatoire, sauf en cas de temps partiel ou si la conven- tion collective l’exige. À la fin de votre contrat de travail, l’em- ployeur doit vous remettre les documents suivants : • une attestation de travail, • un certificat de travail, • un reçu pour solde de tout compte. Déclaration d’embauche En l’absence de rédaction écrite du contrat, l’employeur doit remettre un document écrit, lors de l’embauche, précisant notamment la date d’embauche, les références de l’orga- nisme de Sécurité sociale, les coordonnées de l’entreprise, le lieu de travail et la fonction occupée. Contenu du contrat de travail Mentions figurant dans le contrat : • la date d’embauche, • votre fonction, • votre qualification professionnelle, • votre rémunération (salaire et primes), • le délai de préavis, le délai de prévenance en cas de rupture de la période d’essai, • la durée de votre période d’essai, • la clause de non-concurrence éventuelle- ment,
  13. 13. 14 • la durée du travail, ainsi que sa répartition en cas de travail à temps partiel. Suspension du contrat de travail • Cas de suspension du CDI : - De votre fait (en cas de maladie, mater- nité, adoption, accident, congé pour conve- nances personnelles, grève), - Du fait de votre employeur (mise à pied pour raisons disciplinaires, chômage par- tiel, cas de force majeure). Cette période de suspension peut être rémunérée ou non, en fonction du motif de la suspension. • Suspension du CDI pour conclure un contrat d’apprentissage : Par accord entre votre employeur et vous- même, votre CDI peut aussi être suspen- du si vous souhaitez conclure un contrat d’apprentissage avec le même employeur. Le CDI est suspendu pendant la durée de la formation nécessaire à l’obtention de la qualification professionnelle recherchée. • Rupture du contrat : L’employeur ou le salarié peut à tout mo- ment rompre le contrat sous certaines conditions. Si l’employeur en a l’initiative, il s’agit d’un licenciement. Si c’est le salarié, il s’agit d’une démission. Il peut s’agir d’une rupture d’un commun accord, dans le cadre d’une rupture conventionnelle homologuée par l’État, la loi impose le respect de la pro- cédure. Se renseigner auprès de l’Unité ter- ritoriale de la DIRECCTE. Pour plus de renseignements, contactez la Direccte : http://direccte.gouv.fr www.picardie.direccte.gouv.fr 14
  14. 14. 15 LeParcoursd’accèsauxcarrièresde la fonction publique territoriale, de la fonction publique hospitalière et delafonctionpubliqued’État(PACTE) C’est un contrat de droit public d’une durée de un à deux ans (sauf cas particulier), ac- cessible à tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus sans diplôme et sans qualification, ou n’ayant pas atteint le niveau du bacca- lauréat. Alternant formation et stage, il permet d’ac- quérir une qualification reconnue et d’in- tégrer la fonction publique en qualité de fonctionnaire titulaire à l’issue d’une véri- fication d’aptitude, sans avoir à passer de concours. La durée consacrée à la forma- tion représente au moins 20 % de la durée totale du contrat. Période d’essai Elle est de deux mois. Pendant cette pé- riode, le contrat peut être rompu, sans pré- avis ni indemnité, par l’employeur ou par le jeune. Rémunération Avant 21 ans, la rémunération du jeune est égale à 55 % au moins du montant mini- mum de traitement de la fonction publique (soit 786,92 € bruts mensuels). À 21 ans ou plus, sa rémunération est égale à 70 % au moins du traitement minimum (soit 1 001,53 € bruts mensuels). Ce montant est applicable à compter du pre- mier jour du mois qui suit celui au cours du- quel l’agent atteint l’âge de vingt et un ans. Où s’adresser : Pôle-emploi, Missions locales. La garantie jeunes Expérimenté dès 2013 dans une dizaine de territoires, ce dispositif est étendu en 2015 à la plupart des régions. Il doit permettre aux jeunes de 18 à 25 ans, en grande difficulté, qui ne sont ni en emploi, ni en éducation, ni en formation (NEET) d’entrer de façon durable en emploi ou en formation. En échange de l’engagement à suivre un ac- compagnement personnalisé, à rechercher des opportunités d’emploi et à accepter les mises en situation professionnelle, accompa- gné par son référent mission locale, il perçoit une indemnité mensuelle de 433,75 euros. C’est un contrat signé pour un an, renouve- lable 6 mois au cas par cas. Où s’adresser : Missions locales. les contrats spÉcifiques 15
  15. 15. 16 Le contrat d’apprentissage Objectif L’apprentissage est une formation en alter- nance formalisée dans le cadre d’un contrat de travail. Une formation théorique dispen- sée en Centre de Formation d’Apprentis (CFA) alterne en effet avec une formation pratique en entreprise. C’est un contrat de travail de type particu- lier conclu entre un apprenti (ou son re- présentant légal) et un employeur. Celui-ci s’engage à verser un salaire à l’apprenti et à lui assurer une formation professionnelle complète dispensée pour partie en entre- prise, et pour partie en CFA ou en section d’apprentissage. L’apprenti s’oblige, en retour, en vue de sa formation, à travailler pour cet employeur, pendant la durée du contrat et à suivre cette formation. Cependant et contrairement aux autres contrats en alternance, ce dispositif relève de la formation initiale et non de la forma- tion professionnelle continue. Quelle que soit la spécialité choisie, l’ap- prentissage vise l’obtention d’une qualifi- cation professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre à finalité profession- nelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. Une carte « étudiant des métiers » est distribuée par le CFA permettant de bénéficier des mêmes avantages que la carte étudiant. Qui peut en bénéficier ? Le contrat d’apprentissage est destiné aux jeunes de 16 à 25 ans (à l’entrée en apprentissage). Des dérogations peuvent cependant être accordées : • aux jeunes ayant 15 ans effectifs et ter- miné la scolarité du collège, selon l’article 56 de la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013. • aux personnes de 30 ans maximum lorsque le contrat proposé fait suite à un premier contrat d’apprentissage dans un délai maximum d’un an après la fin du pré- cédent contrat et qu’il permet de préparer un niveau de diplôme supérieur au diplôme précédemment obtenu. • aux personnes de 30 ans maximum dont le contrat d’apprentissage a été rompu depuis un an maximum pour un motif indépendant de leur volonté ou à la suite d’une incapacité physique temporaire de l’apprenti (la ces- sation de l’activité de l’employeur, la faute de l’employeur ou le manquement répété à ses obligations, la rupture entraînée par une décision de l’inspection du travail après une enquête liée à un risque sérieux d’atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou morale de l’apprenti, l’inaptitude physique tempo- raire après un examen de vérification établi par une autorité compétente). Il existe deux autres dérogations qui n’im- pliquent pas de limitation d’âge supérieure : • aux travailleurs handicapés reconnus par la CDAPH. • aux porteurs d’un projet de création ou de reprise d’une entreprise dont la réalisation nécessite l’obtention du diplôme ou du titre sanctionnant la formation suivie. Quelles formations ? Il est possible de préparer aussi bien un CAP, BT, BAC professionnel ou technolo- gique, BTS, BTSA... qu’un titre d’ingénieur ou tout titre enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles. La durée de la formation en centre de for- mation d’apprentis varie selon les niveaux de qualification préparés. La durée de la formation en CFA doit être au minimum de 400 heures par an en moyenne sur les an- nées d’application du contrat. Pendant le contrat, l’apprenti est guidé par un tuteur ou un «maître d’apprentissage». Celui-ci assure la liaison entre le CFA et l’entreprise.
  16. 16. 17 Contrat écrit obligatoire Il doit être rédigé au moyen d’un formu- laire Cerfa. Il est signé par l’employeur et l’apprenti ou par son représentant légal (parents ou tuteur) si l’apprenti est mineur. Le contrat doit ensuite être enregistré au- près de l’organisme consulaire compétent au sein duquel est enregistrée l’entreprise (Chambre de métiers et de l’artisanat ou d’agriculture ou de commerce et d’indus- trie). Durée du contrat La durée varie de 1 à 3 ans, en fonction du type de profession et du diplôme préparé. Cette durée peut être réduite et variée entre 6 mois et 1 an lorsque la formation permet d’acquérir un diplôme ou un titre : • de même niveau et en rapport avec un premier diplôme ou titre obtenu dans le cadre d’un précédent contrat d’apprentis- sage, • ou de niveau inférieur à un diplôme ou titre déjà obtenu, • ou dont une partie a été obtenue par la validation des acquis de l’expérience, • ou dont la préparation a été commencée sous un autre statut. Le contrat doit débu- ter dans les trois mois qui précèdent ou qui suivent le début de la formation. Des dérogations à ces délais sont pos- sibles. La durée du contrat peut être portée à 4 ans pour les personnes reconnues travailleurs handicapés par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH, ex COTOREP). Le contrat se ter- mine normalement à l’obtention du titre ou diplôme préparé ou, lorsqu’il a fait l’objet de dérogation, 2 mois maximum après l’achè- vement du cycle de formation ou la date de l’examen. Il peut aussi être conclu pour une durée indéterminée, dans ce cas, après l’appren- tissage, ce sont les règles du CDI de droit commun qui s’appliquent. Rupture du contrat Le contrat d’apprentissage peut être résilié : • Par l’employeur ou par l’apprenti durant les deux premiers mois de l’apprentissage, au-delà de cette période des deux mois, par accord express entre l’employeur et l’apprenti. • Un CDI peut, par accord entre le salarié et l’employeur, être suspendu pendant la durée d’un contrat d’apprentissage conclu avec le même employeur. La durée de la suspension du contrat de travail est égale à la durée de la formation nécessaire à l’ob- tention de la qualification professionnelle recherchée. Rémunération Principe : sauf dispositions contractuelles ou conventionnelles plus favorables, la loi impose une rémunération minimale cal- culée en pourcentage du SMIC variant en fonction de l’âge et de l’année d’exécution du contrat. Lorsque l’apprenti atteint l’âge de 18 ou de 21 ans, le taux de rémunéra- tion change le premier jour du mois qui suit l’anniversaire du jeune. Année du contrat Âge de l’apprenti moins de 18 ans de 18 à 21 ans 21 ans et plus 1ère année 25% 41% 53% 2ème année 37% 49% 61% 3ème année 53% 65% 78% Comment trouver un employeur ? Véritable recherche d’emploi, il ne faudra négliger aucune piste. • Se rendre dans les chambres consulaires (chambres de commerce et d’industrie, de l’agriculture, des métiers). Elles disposent généralement d’un fichier de toutes les entreprises de la région, classées par do- maine.
  17. 17. 18 • Consulter le site de Pôle-Emploi, il recense les offres de contrats en alternance, • Visiter les portails de l’alternance, de plus en plus nombreux sur Internet, ils proposent le dépôt de CV et la consultation d’offres. Statut du jeune en apprentissage Une carte d’étudiant des métiers, valable sur l’ensemble du territoire national, est délivrée à l’apprenti par le centre de formation. Elle lui permet de faire valoir la spécificité de son statut auprès des tiers en vue d’accéder notamment à des réductions tarifaires. Il bé- néficie donc des mêmes droits (notamment congés, protection maladie, maternité, acci- dent du travail) que les salariés de l’entre- prise, y compris pour ce qui relève des dis- positions conventionnelles, dans la mesure où ces dispositions restent compatibles avec la situation du jeune en formation. Où s’adresser ? • auprès de l’établissement scolaire, • à un centre d’information et d’orientation (CIO), • auprès d’un service commun universitaire d’information et d’orientation (SCUIO), • au Pôle emploi www.pole-emploi.fr, • auprès d’une Mission Locale, • à la Chambre des métiers, • à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), • dans les Centres de Formation d’Appren- tis (CFA), • au Centre Régional d’Information Jeu- nesse (CRIJ), Informations sur la formation profession- nelle en Picardie : N° vert : 0 800 02 60 80 http://www.picardie-apprentissage.com Rendez-vous également sur le portail alter- nance : www.alternance.emploi.gouv.fr Aides aux apprenti(e)s de la Région Picardie L’aide au transport La Région accorde une aide forfai- taire en fonction de la distance entre le domicile et le CFA et de l’internat ou non. L’aide à l’hébergement Une aide de 4,13 € par nuitée est versée aux CFA qui les redistribuent aux appren- tis ou les déduisent des participations de- mandées aux apprentis pour l’héberge- ment et la restauration. L’aide à la restauration D’un montant de 1,86 €, cette aide est versée aux CFA qui les redistribuent aux apprentis ou les déduisent des partici- pations demandées aux apprentis pour l’hébergement et la restauration. L’aide au premier équipement Il s’agit d’une aide attribuée aux élèves inscrits en classe de première année au sein d’un établissement tel que lycée ou CFA. Elle varie de 50 à 315 € selon le sec- teur d’apprentissage. Carte Picardie Cursus Apprenti Elle donne droit à des réductions, des bons plans tout au long de l’année sur la culture, le sport et le tourisme. http://cursus.picardie.fr/-Carte-Picar- die-Cursus Pour connaître en détail les aides du Conseil régional de Picardie, consultez son site : http://www.picardie.fr/-Aides-regionales
  18. 18. 19 Le contrat de professionnalisation Objectif Il s’agit d’un contrat de travail en alternance, qui associe des enseignements géné- raux, professionnels et technologiques en centre de formation, et l’acquisition d’un sa- voir-faire par l’exercice en entreprise d’une ou plusieurs activités correspondant à la qualification visée. Le contrat de profession- nalisation est conçu pour répondre aux diffi- cultés d’insertion professionnelle des jeunes sortis du système scolaire sans qualification ou pour faciliter la réinsertion de personnes déjà engagées dans la vie professionnelle. Il permet d’acquérir les compétences recher- chées sur le marché de l’emploi, à court et moyen terme. Qui peut en bénéficier ? Le contrat de professionnalisation est acces- sible : aux jeunes de 16 à 25 ans révolus, aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus, aux bénéficiaires du revenu de solida- rité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), aux personnes ayant bé- néficié d’un contrat unique d’insertion (CUI). Conditions d’embauche La signature de votre contrat de travail se fait après la signature de la convention au titre de laquelle il est conclu. Quels organismes peuvent proposer ce type de contrat ? Tous les employeurs, y compris les entre- prises de travail temporaire, peuvent avoir recours à ce type de contrat, à l’exception de l’État, des collectivités territoriales et des Établissements Publics à caractère adminis- tratif (EPCA). Forme et durée du contrat Le contrat de professionnalisation est obli- gatoirement établi par écrit, au moyen d’un formulaire Cerfa. L’intitulé de la qualification préparée ainsi que les modalités de sa vali- dation doivent impérativement y être men- tionnés. Il peut prendre la forme d’un contrat à durée déterminée (CDD) ou à durée indéterminée (CDI). Dans le cas d’un CDD, le contrat peut être renouvelé une fois si le bénéficiaire n’a pas réussi à obtenir la qualification visée, pour les motifs suivants : • échec aux épreuves d’évaluation de la formation maternité, maladie, • accident du travail, défaillance de l’orga- nisme de formation, • préparation d’une qualification supérieure ou complémentaire, • impossibilité d’obtenir la qualification visée pour cause de maladie professionnelle. La loi prévoit une durée minimale à l’action de professionnalisation qui doit être com- prise entre 6 et 12 mois. Elle peut toutefois être prolongée jusqu’à 24 mois si les bénéfi- ciaires sont sortis du système scolaire sans qualification reconnue ou si la nature de la qualification visée l’exige. Rémunération minimale Sauf dispositions contractuelles ou conven- tionnelles plus favorables, la loi impose une rémunération minimale, calculée en pour- centage du SMIC variable selon l’âge et le cas échéant le niveau de qualification du bé- néficiaire (au moins 55 % du Smic pour les bénéficiaires âgés de moins de vingt et un ans et 70 % du Smic pour les bénéficiaires de vingt et un ans et plus). Cette rémuné- ration minimale s’applique pendant la durée du CDD ou de l’action de professionnalisa- tion dans le cas d’un CDI. Pour les salariés de 26 ans et plus, la rému- nération ne peut pas être inférieure au SMIC ou à 85% de la rémunération minimale pré- vue par les dispositions conventionnelles applicables dans l’entreprise.
  19. 19. 20 Statut du salarié Le salarié en contrat de professionnalisa- tion bénéficie des mêmes droits que les autres salariés de l’entreprise, dans la me- sure où ces droits ne sont pas incompa- tibles avec les exigences de la formation. La durée du travail, qui comprend le temps de formation, ne peut excéder la durée hebdomadaire pratiquée dans l’entreprise ni la durée quotidienne du travail effectif fixée à 10 heures par le Code du travail (huit heures pour les moins de 18 ans). Le contrat de travail ne peut prévoir de clause de dédit formation (clause obligeant le salarié à rembourser les frais de forma- tion engagés par l’entreprise en cas de rup- ture du contrat de travail). Formation Les actions de formation recouvrent : • les actions d’évaluation et d’accompagne- ment, • les enseignements généraux, • les enseignements professionnels, • les enseignements technologiques. Elles sont réalisées par l’entreprise, si celle- ci dispose d’un service de formation, ou par un organisme de formation. Le temps consacré à ces actions et enseignements ne peut être inférieur à 150 heures. Il doit, en outre, représenter entre 15 et 25% de la durée totale du CDD ou de la période de professionnalisation, dans le cas d’un CDI. Tutorat Un tuteur peut être choisi par l’employeur parmi les salariés qualifiés, sous réserve que cette personne soit volontaire et qu’elle justifie d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans. Le rôle du tuteur est d’accueillir, d’aider, d’informer et de guider le bénéficiaire du contrat pendant la période de profession- nalisation et de veiller au respect de son emploi du temps. Il assure également une fonction de relais auprès de l’organisme de formation et par- ticipe à l’évaluation du suivi de la formation. La fonction de tuteur est limitée au suivi de trois personnes s’il s’agit d’un salarié, de deux personnes s’il s’agit de l’employeur. Où s’adresser ? • sur le site du Ministère du Travail, de l’Em- ploi, de la Formation professionnelle et du dialogue social www.travail-emploi.gouv.fr • auprès d’une Mission Locale www.missions-locales-picardie.org • auprès de Pôle emploi www.pole-emploi.fr • auprès d’établissements publics ou privés de formation en alternance www.alternance.emploi.gouv.fr Le contrat de génération Le contrat de génération vise à l’embauche en CDI, à temps plein ou partiel, de jeunes de moins de 26 ans (30 ans en cas de han- dicap) qui bénéficient de l’accompagne- ment d’un salarié « sénior », maintenu dans l’emploi et de la transmission des compé- tences. Une incitation financière est octroyée aux entreprises de moins de 300 salariés qui s’engagent dans cette démarche : em- bauche d’un jeune en CDI et maintien en emploi d’un salarié âgé de 57 ans et plus (55 ans dans certains cas). Les entreprises de 300 salariés et plus risquent des pénali- tés financières si elles n’établissent pas un plan d’action sur le contrat de génération. Les contrats de professionnalisation conclus en CDI sont éligibles aux contrats de géné- ration, ainsi que les CDI qui seraient conclus au terme d’un contrat en alternance (ap- prentissage ou professionnalisation). Pour en savoir davantage : http://travail-emploi.gouv.fr/contrat-de-ge- neration,2232
  20. 20. 21 Les emplois d’avenir Les emplois d’avenir ont été créés par la loi n° 2012- 1189 du 26 octobre 2012 afin de proposer des solutions d’emploi aux jeunes sans emploi peu ou pas qualifiés, de leur ouvrir l’accès à une qualification et à une insertion professionnelle durable. Qui peut en bénéficier ? Les emplois d’avenir s’adressent aux jeunes sans emploi de moins de 26 ans (30 ans s’ils bénéficient de la reconnaissance de travailleurs handicapés) qui : • soit ne détiennent aucun diplôme du sys- tème de formation initiale ; • soit sont titulaires uniquement d’un di- plôme ou d’un titre à finalité profession- nelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles et classé au niveau V de la nomenclature interministé- rielle des niveaux de formation (BEP ou CAP), et totalisent une durée de 6 mois mi- nimum de recherche d’emploi au cours des 12 derniers mois ; • soit, à titre exceptionnel, s’ils résident dans une zone urbaine sensible (ZUS), dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou dans un DOM et ont atteint au plus le niveau du 1er cycle de l’enseignement supérieur (jusqu’au niveau bac+3), et totalisent une durée de 12 mois minimum de recherche d’emploi au cours des 18 derniers mois. Les employeurs concernés Les employeurs susceptibles d’embaucher dans le cadre des emplois d’avenir sont les organismes privés à but non lucratif, les collectivités territoriales, les personnes morales de droit public (hôpitaux, ….), à l’exception de l’État ; les structures d’inser- tion par l’activité économique, certains em- ployeurs privés remplissant des conditions particulières. Nature et durée du contrat Le contrat de travail d’un emploi d’avenir peut être un CDI ou un CDD en principe d’une durée de 36 mois, assorti de possibi- lités de rupture anticipée spécifique. Il s’agit (sauf cas exceptionnel) d’un contrat de tra- vail à temps plein. Le titulaire d’un emploi d’avenir est un sala- rié à part entière ; il bénéficie de toutes les dispositions légales et conventionnelles at- tachées à ce statut (congés payés, congés pour événements familiaux, réglementation de la durée du travail, suivi médical, etc.). Il perçoit un salaire au moins égal au SMIC. L’employeur s’engage lors de la signature de la convention « Emploi d’avenir » notam- ment sur le contenu du poste proposé, sur les conditions d’encadrement et de tutorat ainsi que sur la qualification ou les compé- tences dont l’acquisition est visée pendant la période en emploi d’avenir. Son engage- ment doit comprendre des actions de for- mation. Un suivi personnalisé du jeune est assuré par son référent Mission locale ou Cap em- ploi. Il consiste en des entretiens réguliers permettant au jeune d’échanger sur les conditions dans lesquelles se déroulent son expérience professionnelle, les actions de formation qu’il suit et les évolutions éven- tuelles de son parcours d’insertion et de qualification. Pour toutes informations complémentaires, il convient de s’adresser à Pôle emploi, aux Missions locales (ML), à Cap emploi pour les jeunes reconnus comme travailleurs handicapés. Un site est dédié à ces emplois : http://travail-emploi.gouv.fr/emplois-d-ave- nir,2189 Où s’adresser : • Pôle emploi • Missions locales • Cap emploi
  21. 21. 22 Emploi d’avenir professeur Ce contrat est ouvert aux étudiants bour- siers inscrits en 2ème année de licence (éventuellement 3ème année ou 1ère an- née de master) âgés de moins de 26 ans (moins de 31 pour les étudiants handica- pés). Il vise à permettre à davantage d’étudiants d’origine modeste à se destiner aux métiers de l’enseignement. Informations sur le site : http://www.education.gouv.fr/cid61330/ les-emplois-d-avenir-professeur.html ou auprès du rectorat : www.ac-amiens.fr Le Contrat Unique d’Insertion (CUI) Le contrat unique d’insertion (CUI) est un dispositif qui cherche à faciliter l’insertion professionnelle des personnes en difficulté sur le marché du travail. Il est constitué d’une convention et d’un contrat de travail. Le bénéficiaire du CUI doit signer une convention individuelle avec l’employeur et Pôle emploi (ou le Président du Conseil général lorsque le département verse le RSA au bénéficiaire). La convention est conclue préalablement au contrat de travail. Le contrat prend la forme : • d’un Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE) lorsqu’il s’agit d’un emploi dans le secteur non marchand, • d’un Contrat Initiative Emploi (CIE) lors- qu’il s’agit d’un emploi dans le secteur mar- chand. Qui peut en bénéficier ? Sont prioritaires les demandeurs d’emploi rencontrant de grandes difficultés d’inser- tion. S’adresser au Pôle emploi ou à une Mission locale. Employeurs concernés Dans le cadre d’un CAE, la convention peut être conclue avec : • une collectivité territoriale ou une autre personne morale de droit public, • un organisme de droit privé à but non lu- cratif, • une personne morale de droit privé char- gée de la gestion d’un service public. Dans le cadre d’un CIE, la convention peut être conclue avec : • un employeur tenu d’affilier les salariés à l’assurance chômage, • un groupement d’employeurs qui organise des parcours d’insertion et de qualification, • un employeur de pêche maritime. Nature du contrat Qu’il prenne la forme d’un CAE ou d’un CIE, il s’agit d’un contrat de travail de droit privé. Il peut être soit à durée déterminée, soit à durée indéterminée, à temps partiel ou à temps complet. Lorsque le contrat est à durée déterminée, sa durée minimale est de 6 mois. Il peut être prolongé dans la limite d’une durée totale de 24 mois (les conditions de la prolongation étant les mêmes que pour la durée de la convention individuelle). Durée du contrat La durée de travail est fixée au minimum à 20 heures par semaine. Cette durée peut varier sur tout ou partie de la période cou- verte par le contrat, seulement pour les bénéficiaires d’un CAE ayant signé une convention avec une collectivité territoriale ou une autre personne de droit public, à condition de ne pas dépasser les 35 heures hebdomadaires. Suspension du contrat Le contrat peut être suspendu, à la de- mande du salarié, afin de lui permettre : • soit, en accord avec son employeur, d’ef- fectuer une évaluation en milieu de travail prescrite par Pôle emploi ou une action concourant à son insertion professionnelle,
  22. 22. 23 • soit d’accomplir une période d’essai re- lative à une offre d’emploi visant une em- bauche en CDI ou en CDD au moins égale à 6 mois. En cas d’embauche à l’issue de l’évaluation en milieu de travail ou de la période d’essai, le contrat est rompu sans préavis. Fin du contrat Une attestation d’expérience profession- nelle est établie par l’employeur et remise au salarié à sa demande ou au plus tard un mois avant la fin du CAE ou du CIE. Contenu de la convention Pour les bénéficiaires d’un CAE, la conven- tion individuelle fixe les modalités d’orien- tation et d’accompagnement professionnel de la personne sans emploi et prévoit des actions de formation professionnelle (qui peuvent être menées pendant le temps de travail ou en dehors) et de validation des acquis de l’expérience (VAE) nécessaires à la réalisation de son projet professionnel. Pour les bénéficiaires d’un CIE, les actions de formation nécessaires à la réalisation de leur projet professionnel peuvent être men- tionnées dans la convention. Durée La durée de la convention individuelle ne peut excéder le terme du contrat de tra- vail. Elle peut être prolongée dans la limite d’une durée totale de 24 mois. La prolongation de la convention indivi- duelle et du contrat de travail (s’il est conclu à durée déterminée) est subordonnée à l’évaluation des actions réalisées au cours du contrat en vue de favoriser l’insertion durable du salarié. L’employeur qui souhaite prolonger une convention individuelle au titre d’un CAE ou d’un CIE adresse à l’autorité signataire de la convention initiale, une demande pré- alable et joint les documents et justificatifs nécessaires à la prolongation de la conven- tion. Accompagnement du salarié Un référent, désigné par l’autorité signa- taire de la convention individuelle en son sein ou auprès d’un organisme chargé de l’accompagnement ou de l’insertion, est chargé d’assurer le suivi du parcours d’in- sertion professionnelle du salarié. Dans le cas où ce salarié est bénéficiaire du RSA, ce référent peut être le référent unique chargé de son accompagnement social et professionnel. Tutorat Dès la conclusion de la convention indivi- duelle, l’employeur désigne un tuteur parmi les salariés qualifiés et volontaires pour as- sumer cette fonction. Il doit justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 2 ans et ne peut suivre plus de 3 salariés. Exceptionnellement, sur autorisation de l’autorité signataire de la convention, l’em- ployeur peut assurer lui-même le tutorat. Où s’adresser ? • au Pôle emploi www.pole-emploi.fr • auprès d’une Mission locale • Conseil général (personne bénéficiaire du RSA) • Cap emploi (personne handicapée).
  23. 23. 24 Le Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale (CIVIS) Attention le CIVIS n’est pas un contrat de travail mais un dispositif d’accompa- gnement des jeunes destiné à favoriser leur insertion professionnelle. Objectif Le Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale (CIVIS) a pour objectif d’accompagner les jeunes en difficulté vers un emploi durable ou dans un projet de création ou de reprise d’une activité non salariée. Les mesures prises par le CIVIS visent à l’orientation, la qualification ou l’acquisition d’une expé- rience professionnelle et tiennent compte des difficultés rencontrées par le béné- ficiaire, de son projet professionnel d’in- sertion dans un emploi durable. Ce projet professionnel est identifié avant la signa- ture du contrat. Les actions d’accompa- gnement sont identifiées avant la signature du contrat ou, au plus tard, dans les 3 pre- miers mois suivant la signature du contrat. Qui peut en bénéficier ? Vous êtes concerné par ce dispositif : • si vous avez entre 16 ans et 25 ans révo- lus et que vous rencontrez des difficultés particulières d’insertion sociale et profes- sionnelle, • si vous êtes demandeur d’emploi depuis plus de 12 mois au cours des 18 derniers mois, • si vous avez un niveau de qualification in- férieur ou équivalent au baccalauréat (gé- néral, technologique ou professionnel), • si vous avez abandonné vos études avant l’obtention de la licence 2 (ou équivalent). Quelles sont les caractéristiques de ce dispositif ? Le CIVIS est mis en œuvre par les Mis- sions Locales. Il donne accès : • à un accompagnement personnalisé et régulier pour la construction d’un parcours d’insertion professionnelle, • au bénéfice du régime général de la sé- curité sociale pendant les périodes où vous ne bénéficiez d’aucune protection sociale, • à la possibilité d’un soutien de l’État sous la forme d’une allocation versée pendant les périodes où vous ne recevez aucune rémunération ou allocation (à raison d’un montant minimum de 5 € par jour et d’un montant maximum de 15 € par jour qui ne peut excéder 450 € par mois et 1 800 € par an), pour les jeunes d’au moins 18 ans, • si besoin, à un accompagnement social destiné à faciliter votre autonomie et à lever les obstacles à votre insertion profession- nelle. L’organisme qui vous embauche re- çoit, en contrepartie, une aide financière de l’Etat et le cas échéant, d’une ou plusieurs collectivités territoriales (commune, dépar- tement, etc.). Droit à l’accompagnement Le CIVIS est conclu pour une durée d’un an. Il peut être renouvelé pour une durée maximale d’un an lorsque l’objectif d’inser- tion professionnelle n’est pas atteint. Pour les jeunes sans qualification, il peut être re- nouvelé, par périodes successives d’un an, jusqu’à la réalisation du projet d’insertion professionnelle. Vous pouvez être embau- ché à temps plein ou à temps partiel. En cas de travail à temps partiel, la durée ne doit pas être inférieure à un mi-temps. Fin de contrat Le contrat prend fin : • En cas d’accès à un emploi en CDD ou CDI, d’une durée au moins égale à 6 mois, hors contrats aidés du secteur non mar- chand, • 6 mois après que vous ayez créé ou re- pris une activité non salariée, • à votre 26ème anniversaire, • si vous manquez à vos obligations en cours de contrat.
  24. 24. 25 Le jeune peut être accompagné dans son emploi pendant 1 an. Pour tout connaître sur ce dispositif : www.emploi.gouv.fr/dispositif/contrat-din- sertion-dans-vie-sociale-civis Le service civique Vous pouvez vous engager en Service Ci- vique, sans aucune condition de diplôme ou expérience préalable. C’est la possibilité de vivre de nouvelles expériences et de vous ouvrir à d’autres horizons en effectuant une mission au service de la collectivité. Qui peut en bénéficier ? Les jeunes de 16 à 25 ans, de nationalité française ou résidant en France depuis plus d’un an, quel que soit leur niveau d’études, de formation ou de qualification, peuvent choisir d’effectuer une mission d’intérêt gé- néral durant 6 à 12 mois. Objectif Cet acte d’engagement volontaire peut être accompli en France ou à l’étranger auprès d’une association, d’une fondation, d’une or- ganisation non gouvernementale à but non lucratif, ou auprès d’un organisme public : collectivités locales (région, département, commune), un établissement public ou une administration de l’État, une association, une fondation préalablement agréée par le préfet de région ou l’agence du service civique. Il peut être effectué dans les do- maines suivants : culture et loisirs, dévelop- pement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, inter- vention d’urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité, sport. Durée La durée varie de 6 à 12 mois. Rémunération Une indemnité de 467,34 € net par mois est directement versée au volontaire par l’État, quelle que soit la durée hebdomadaire de la mission. L’organisme d’accueil verse aussi au volontaire une prestation en nature ou en espèces d’un montant de 106,31 € cor- respondant à la prise en charge des frais d’alimentation (fourniture de repas) ou de transports. Cette prestation peut être ver- sée de différentes façons (titre repas, accès à la cantine, remboursements de frais, etc.). Une majoration d’indemnité de 106,38 € par mois est versée aux jeunes percevant le RSA ou issus de familles bénéficiant du RSA ou titulaire d’une bourse de l’enseigne- ment supérieur. Où trouver des missions de service civique ? Vous pouvez répondre aux offres de missions directement en ligne sur le site www.service-civique.gouv.fr Les missions locales et le réseau Informa- tion Jeunesse peuvent vous renseigner sur ce dispositif : www.jeunes-en-picardie.org/ webzine.htm?id=2752 RENDEZ (VOUS) SERVICE. FAITES UN SERVICE CIVIQUE Pour tous les jeunes de 16 à 25 ans Des missions indemnisées 573 euros par mois Des domaines d’action très variés: solidarité, santé, sport, culture… S’engager pour soi et pour les autres Pour vivre de nouvelles expériences TROUVEZ VOTRE MISSION SUR: www.service-civique.gouv.fr RCSCréteil477924666
  25. 25. 26 Le travail des jeunes étrangers Droit au travail en France des res- sortissants communautaires Démarches à faire auprès de la commune de résidence. La liberté de circulation et d’établissement en France s’applique aux citoyens : • de l’Union européenne (UE), exception faite de la Croatie, • d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Es- pace économique européen (EEE), et de la Suisse. Munis de leur passeport ou de leur carte d’identité en cours de validité, ils peuvent exercer toutes activités économiques sa- lariées ou non salariées dans les mêmes conditions que les citoyens français (à l’exception de certains emplois publics et pour les professions réglementées de la reconnaissance des qualifications profes- sionnelles). Ils n’ont pas besoin de détenir une autorisation de travail. Formalités d’installation en France Elles sont les mêmes pour les citoyens des 27 pays de l’UE. Jeunes étrangers non communautaires Tout étranger de plus de 18 ans qui sé- journe en France depuis plus de trois mois doit être muni d’un titre de séjour. Pour solliciter ce titre de séjour, il faut posséder un visa de long séjour obtenu avant le dé- part dans le pays d’origine. Certains visas permettent de ne pas demander de carte de séjour, c’est le cas du visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS). Arrivé en France, certaines formalités se font auprès de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) afin de valider votre visa. Les deux principaux titres de séjour sont la carte de séjour temporaire et la carte de résident. La carte de séjour temporaire Les conditions d’obtention sont claires et strictes. La durée maximale d’une carte de séjour temporaire est d’un an. Elle est renou- velable et peut porter différentes mentions comme « Visiteur », « Étudiant », « Salarié », ou la mention d’une profession non salariée ou la mention « Scientifique », « Profession artistique et culturelle ». Déposez votre demande auprès de la pré- fecture ou de la sous-préfecture de votre lieu de résidence dans les deux mois après l’entrée en France. Pour connaître les conditions de son obtention, lire ci-dessous le chapitre sur « L’autorisation de travail ». La carte de résident Ce document permet de travailler. Il est va- lable dix ans. La demande est à faire au- près de la préfecture ou la sous-préfecture. L’autorisation de travail Dans la plupart des cas, un ressortissant étranger ne peut travailler en France sans avoir obtenu auparavant une autorisation, hormis les étudiants. En effet, s’ils sou- haitent travailler pendant leurs études, ils n’ont plus besoin de cette autorisation sauf les étudiants algériens. Carte de séjour temporaire salarié, carte de séjour temporaire particulière pour les artistes ou les scientifiques : à chaque si- tuation correspond un titre de séjour pré- cis. Un employeur n’a pas le droit d’embau- cher un travailleur démuni d’autorisation de travail. Mesures applicables aux citoyens croates Bien que faisant partie de l’Union eu- ropéenne, la Croatie est soumise aux mêmes obligations que les pays hors Europe. Une autorisation de travail doit être demandée par l’employeur auprès de l’unité territoriale de la Direccte
  26. 26. 27 Le travail des étudiants Les ressortissants étrangers titulaires d’une carte de séjour temporaire portant la men- tion « étudiant » peuvent exercer une activi- té professionnelle salariée en France, sans avoir à demander d’autorisation de travail. Il en est de même, pour les étudiants pos- sédant un visa de long séjour «étudiant» valant titre de séjour, pendant la durée de validité de ce visa. L’activité professionnelle doit être exer- cée à titre accessoire aux études, dans la limite d’une durée annuelle de travail de 964 heures. Si l’emploi est en lien avec le diplôme, il est possible de travailler à temps plein. La possession de la carte de séjour «étu- diant» ou du visa de long séjour «étudiant» valant titre de séjour ouvre droit à toutes ac- tivités salariées sur l’ensemble du territoire métropolitain. L’embauche d’un étudiant étranger ne peut intervenir qu’après déclaration nominative de l’employeur auprès de la préfecture qui a accordé le titre de séjour à l’étudiant ou pour l’étranger titulaire d’un visa de long séjour «étudiant», auprès de la préfecture du domicile de ce dernier. Cette formalité doit être effectuée par l’employeur au moins 2 jours ouvrables avant la date d’effet de l’embauche. La déclaration doit notamment préciser la nature de l’emploi, la durée du contrat, le nombre d’heures de travail an- nuel, la date prévue de l’embauche. La préfecture peut retirer son titre de séjour à l’étudiant étranger qui ne respecte pas la limite des 964 heures de la durée de tra- vail annuelle. Les étudiants algériens, eux, restent soumis à une autorisation de travail s’ils souhaitent exercer, à titre accessoire, une activité salariée durant leurs études. Une demande d’autorisation doit être dé- posée auprès de l’Unité territoriale de la DIRECCTE du domicile. Elle doit être ac- compagnée d’une promesse d’embauche ou d’un contrat de travail. L’autorisation est limitée à 50% de la durée annuelle du travail pour la branche ou la profession concernée. Autorisation provisoire de séjour déli- vrée aux jeunes diplômés : L’étudiant étranger qui vient d’obtenir en France un diplôme au moins équivalent au master et qui souhaite, compléter sa for- mation par une première expérience pro- fessionnelle en France, peut recevoir une autorisation provisoire de séjour de 6 mois non renouvelable, sauf les étudiants algé- riens. Cette demande doit être effectuée en préfecture, au plus tard 4 mois avant la fin de validité de la carte de séjour «étudiant». Cette première expérience doit participer (directement ou indirectement) au déve- loppement économique de la France et du pays d’origine de l’étudiant. Jeunes étrangers : stage ou emploi ? Entre 16 et 18 ans, les jeunes étrangers doivent obtenir une autorisation de travail, s’ils souhaitent occuper un emploi, suivre un stage de formation professionnelle ou des formations en alternance. S’informer auprès de l’Unité territoriale de la DIREC- CTE : www.picardie.direccte.gouv.fr Exclusion de certains contrats de travail Le contrat de travail d’intérim ne permet pas l’entrée en France d’un étranger en vue d’exercer une activité salariée. Par ailleurs, et sauf exception, les contrats d’apprentis- sage, unique d’insertion, de professionnali- sation ne permettent pas la délivrance d’un titre de séjour valant autorisation de travail. Où s’adresser ? • à la préfecture ou à la sous-préfecture, • au guichet unique à la mairie, au commis- sariat de police, • au service d’information téléphonique gra- tuit sur l’Union européenne «Europe Direct» Tél : 0 800 67 89 10 11 http://europa.eu/europedirect
  27. 27. 28 Adresses utiles Chambres de Commerce et d’Industrie CCI de L’Aisne 83 boulevard Jean Bouin BP 630 02322 Saint-Quentin Cedex Tél : 03 23 06 02 02 www.aisne.cci.fr CCI de l’Oise Pont de Paris CS 60250 60000 Beauvais Tél : 03 44 79 80 81 www.oise.cci.fr CCI Amiens-Picardie 6 boulevard de Belfort CS 73902 80039 Amiens Cedex Tél : 03 22 82 22 22 www.amiens-picardie.cci.fr Chambres de Métiers et de l’Artisanat Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Aisne Château de Mailly RN2 Urcel 02007 Laon Cedex Tél : 03 23 21 86 86 info@cma-aisne.fr www.cma-aisne.fr Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Oise PAE du Tilloy 3 rue Léonard de Vinci 60000 Beauvais Tél : 03 44 10 14 14 contact@cma-oise.fr www.cma-oise.fr Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Somme Cité des Métiers et de l’Artisanat 7 rue de l’Ile Mystérieuse 80440 Boves Cedex Tél : 03 60 12 71 60 sg@cma80.fr www.cma80.fr Défenseur des droits - Picardie Délégué Aisne M. Jean-Claude Ester Palais de Fervaques (aile droite) Rue Victor Basch Tél : 03 23 05 04 84 jean-claude.ester@defenseurdesdroits.fr Permanence à Saint-Quentin Délégué Oise Marie-Thérèse Mercier Préfecture de l’Oise 1 place de la Préfecture 60000 Beauvais Tél : 03 44 06 12 06 marie-therese.mercier@defenseurdes- droits.fr Délégué Somme Régis Pariset 80000 Amiens Tél : 03 22 97 83 13 regis.pariset@somme.gouv.fr Maison de la justice et du droit d’Amiens M. François Biget Rue Léo Lagrange 80000 Amiens Tél : 03 22 22 29 90 francois.biget@defenseurdesdroits.fr
  28. 28. 29 Préfectures 2 rue Paul Doumer 02010 Laon Cedex Tél : 03 23 21 82 82 Titres de séjour - regroupement familial - asile : 03 23 21 84 20 prefecture@aisne.gouv.fr http://www.aisne.gouv.fr Service Immigration / Préfecture Espace Europe Avenue de l’Europe 60022 Beauvais Cedex Tél : 03 44 06 10 80 51 rue de la République 80000 Amiens Tél : 03 22 97 80 80 Service immigration : 03 22 97 80 87 Direction territoriale de Picardie de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) 275 rue Jules Barni - Bâtiment D 80000 Amiens Tél : 03 22 91 28 39 amiens@ofii.fr www.ofii.fr Étudiant étranger Accueil des étrangers Validation du visa long séjour valant titre de séjour Visite médicale d’entrée sur le territoire la Direccte Direccte Picardie 40 rue de la Vallée CS 54203 80042 Amiens Cedex 1 Tél : 03 22 22 42 42 dr-picard.direction@direccte.gouv.fr www.picardie.direccte.gouv.fr Direccte - Unité Territoriale de l’Aisne Cité administrative 02000 Laon Tél : 03 23 26 35 00 dd-02.direction@direccte.gouv.fr Direccte - Unité Territoriale de l’Oise 101 avenue Jean Mermoz 60000 Beauvais Tél : 03 44 06 26 26 dd-60.direction@direccte.gouv.fr Pôle Emploi www.pole-emploi.fr Tél : 39 49 Pour connaître les agences Pôle Emploi de la région Picardie, consultez l’annuaire sur : www.pole-emploi.fr/annuaire/Picardie Pôle emploi organise ou co organise des manifestations autour de l’emploi : www.pole-emploi-evenements.fr Missions locales Pour connaître l’agence dont vous dépen- dez, consultez le site Internet du réseau des missions locales de Picardie, une carte interactive vous indique la mission locale proche de chez vous : www.missions-lo- cales-picardie.org Sites internet Centre de ressources sur la pluriactivité et la saisonnalité : informations juridiques et pratiques sur le cumul de plusieurs activités professionnelles et sur les emplois saison- niers, la réglementation, les sites utiles, les actualités… www.pluriactivite.org Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) : formation, information, défense des intérêts des professionnels de l’hôtellerie, de la restauration, des bars, des cafés, des brasseries… sur tout le territoire français : www.umih.fr
  29. 29. 30 Se poser les bonnes questions 31 COMMENT CHERCHER 32 LES RÉSEAUX PROFESSIONNELS 32 Agences d’emploi et de travail temporaire 36 La presse 36 Les annuaires 36 Les foires et salons 36 Job et handicap 37 Préparer des concours 38 la clé, bureau nomade de l’emploi 39 Le CURRICULUM VITAE 40 EXEMPLE DE CURRICULUM VITAE 41 La lettre de motivation 42 EXEMPLE DE lettre de motivation 43 L’entretien 44 Les réseaux sociaux : une piste supplémentaire 45 organiser sa recherche
  30. 30. 31 Se poser les bonnes questions Trouver un job demande détermination et organisation. Au-delà de votre motivation, faites le point sur vos priorités, vos compétences et vos contraintes éventuelles… Vos priorités • Gagner de l’argent • Acquérir une expérience profession- nelle • Développer des savoir-faire • Découvrir le monde du travail Vos compétences et vos touts • Langues étrangères • Qualifications : diplômes, Bafa, secou- risme… • Compétences informatiques • Expériences professionnelles, stages, bénévolat… • Qualités relationnelles : aptitudes à la vente, aisance au téléphone… • Permis de conduire ou moyen de locomotion. Letypedeposteetlecadrede travail • À temps partiel ou à temps complet • À l’extérieur ou dans un bureau • En contact ou non avec le public • Avec des enfants ou des personnes âgées • Près de chez vous, dans une autre région, à l’étranger Vos contraintes • Indisponibilités certains jours ou à certaines heures • Difficultés de déplacement • Contre-indications médicales (allergies, problèmes de dos…)
  31. 31. 32 COMMENT CHERCHER Les jobs se débusquent partout. Soyez actif : répondez à des offres, envoyez des candidatures spontanées, déplacez-vous sur des forums ou dans les entreprises. Le réseau relationnel Parlez de votre recherche autour de vous : famille, amis de vos parents, voisins, commerçants… Utiliser son réseau est souvent efficace pour avoir des conseils et des pistes ! LES RÉSEAUX PROFESSIONNELS Pôle emploiLes agences Pôle emploi sont ouvertes à tous, pas seulement aux demandeurs d’emplois . Elles proposent tous types d’emplois, dont des offres saisonnières et informent sur les journées de recrutement. Pour joindre par téléphone votre pôle emploi : le numéro unique : 39 49 (Gratuit ou 0,11€ par appel depuis une ligne fixe. Coût d’une communication normale depuis un mobile). www.pole-emploi.fr Pour vous rendre dans l’agence la plus proche de chez vous : www.pole-emploi.fr/region/picardie/index.html (site régional) aPEC(ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CARDRES) Si vous êtes jeunes diplômés ou jeunes cadres, retrouvez des offres d’emplois en ligne sur www.apec.fr Vous pouvez entrer en relation avec un conseiller Apec au 0810 805 805 (prix d’un appel local depuis un poste fixe). Rendez-vous également en agence : APEC agence de Compiègne 2 Le Millénium Rond Point Jean Monnet BP 10445 60204 Compiègne Cedex APEC agence d’Amiens 64 rue du Vivier BP 0039 80017 Amiens Cedex 1
  32. 32. 33 LES RÉSEAUX PROFESSIONNELS RIJ (Réseau Information Jeunesse) Le Réseau Information Jeunesse de Picardie met à disposition des offres de jobs, organise des forums et des ateliers d’informations sur les jobs. www.cidj.com www.reflexe-crij.org http://studiocrij.eu/emploi www.crijpicardie.org/emploi Pour vous rendre dans un de nos points information jeunesse de Picardie, consultez les adresses, page 79. CROUS ( centre rÉgional des oeuvresuniversitaires et scolaires) Le Crous propose aux étudiants tous types d’offres de jobs : garde d’enfants, soutien scolaire... www.crous-amiens.fr CROUS Amiens Picardie Services centraux 25 rue St-Leu BP 50541 80005 Amiens Cedex 1 Tél : 03 22 71 24 00 33
  33. 33. 34 LES RÉSEAUX PROFESSIONNELS • LES mISSIONS LOCALES Elles accompagnent dans leur recherche d’emploi les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire. www.missions-locales-picardie.org Les adresses en Picardie : aisne Mission Locale de l’arrondissement de Château-Thierry 7 avenue de l’Europe 02400 Château-Thierry Tél : 03 23 84 23 23 missionlocale@mlchth.com www.missionlocale-chateauthierry.fr Maison de l’Emploi et de la Formation du Pays du Grand Laonnois - Service Mis- sion Locale 4 A avenue Carnot 02000 Laon Tél : 03 23 27 38 90 contact@mefdulaonnois.fr Maison de l’Emploi et de la Formation du Saint-Quentinois - Service Mission Locale 8 boulevard Cordier 02100 Saint-Quentin Tél :03 23 06 10 10 www.maisonemploi-saintquentin.fr Mission Locale du Bassin d’Emploi du Soissonnais 18 rue Richebourg 02200 Soissons Tél : 03 23 74 51 14 mission.locale.soissons@wanadoo.fr http://mission-locale-soissons.fr Maison de l’Emploi et de la Formation du Pays Chaunois - Service Mission Locale 6 rue de la Bonneterie - ZAE du Riez 02700 Tergnier Tél :03 23 57 52 67 mltergnier@mltergnier.com www.mef-chaunois.fr Mission Locale pour l’Emploi en Thié- rache Pépinière des entreprises Créapôle Porte 6 Route d’Hirson 02140 Vervins Tél : 03 23 98 91 48 ml.thierache@wanadoo.fr www.ml-thierache.org oise Maison de l’Emploi et de la Formation du Pays du Grand Beauvaisis - Service Mission Locale Village Mykonos, Bât G 36 avenue Salvador Allende CS 80813 60008 Beauvais Cedex Tél: 03 60 56 60 60 www.beauvais.maison-emploi-forma- tion-oise.fr Mission Locale du Clermontois, du Lian- courtois et de la Vallée du Thérain 4 place Camille Sellier 60600 Clermont Tél : 03 44 68 27 27 ml-clermont@wanadoo.fr
  34. 34. 35 Mission Locale du Pays Compiégnois et du Pays des Sources 14 rue d’Amiens 60200 Compiègne Tél : 03 44 36 34 44 missionlocale.compiegne@wanadoo.fr www.facebook.com/pages/Mission-Lo- cale-de-Compiegne/503668086339687 Mission Locale de la Vallée de l’Oise 3 square de la Libération 60100 Creil Tél : 03 44 24 22 07 mlvo@mlvo.net www.mlvo.net MIEF Valois Senlis et Chantilly Service Mission Locale Place de la Gare 60300 Senlis Tél : 03 44 31 91 02 arnaud.barreau@mief.fr www.senlis.maison-emploi-formation-oise.fr Maison de l’Emploi et de la Formation du Sud Ouest de l’Oise - Service Mis- sion Locale 13 rue Charles Boudeville 60110 Méru Tél : 03 44 52 35 80 missionlocale@mefsoo.com Mission Locale Coeur de Picardie 29 rue St Eloi 60400 Noyon Tél : 03 44 09 86 30 mlcp@mlcp.org www.mlcp.org Mission Locale Rurale du Grand Plateau Picard Rue Sarrail BP 222 60130 Saint-Just-en-Chaussée Tél : 03 44 78 72 00 mlplateaupicard@mlrgpp.org www.mlrgpp.org SOMME Mission Locale Insertion Formation Em- ploi du Grand Amiénois 10 rue Gresset BP 80419 80004 Amiens Cedex 1 Tél : 03 22 50 04 50 mlife.grandamienois@mlifega.fr www.mef-amiens.fr https://fr-fr.facebook.com/MLIFE.GA Mission Locale de la Picardie Maritime 82 rue Saint-Gilles 80100 Abbeville Tél : 03 22 20 14 14 info@mlpm.org www.mlpm.org MEEF du Santerre Haute Somme Service Mission Locale 8 rue de la Madeleine 80200 Péronne Tél : 03 22 84 73 65 contact@meef-shs.fr www.meef-shs.fr Retrouvez l’ensemble des antennes lo- cales en Picardie sur : www.missions-locales-picardie.org
  35. 35. 36 Agences d’emploi et de travail temporaire • Annuaires des agences d’intérim et de recrutement www.officielinterim.com www.annuaire-rh.com • Prism’Emploi www.prismemploi.eu • Adecco www.adecco.fr • Adecco Medical www.adeccomedical.fr •Actual l’agencemploi (Groupe Actual) www.groupeactual.eu • Agri Intérim www.agri-interim.com/reseau-agri-interim La première agence d’intérim en France spécialisée en agricole et para-agricole. • Adéquat http://www.groupeadequat.fr • A.N.T.T. Intérim (Agence Noyonnaise de travail temporaire) www.antt-interim.com • Appel Médical www.appelmedical.com • Crit www.crit-job.com • D’âmes D’hommes www.ames-et-hommes.fr • Domino Interim www.dominointerim.com • Gestion Intérim www.gestion-interim.com • Leader Intérim www.groupeleader.com • Manpower www.manpower.fr • Morgan Intérim www.eurostrategie.fr/morgan-interim.html • Oxygène Intérim www.oxygene-interim.com • Randstad www.randstad.fr • SOS Intérim www.sos-interim.fr • Speed Intérim http://speedinterim.com • Synergie www.synergie.fr • Start People www.startpeople.fr • Sup Intérim www.supinterim.fr • Supplay www.supplay.fr • Temporis www.temporis-franchise.fr • Triangle Interim www.triangle.fr La presse Consultez les offres d’emploi de vos quoti- diens régionaux et locaux, des revues spé- cialisées ainsi que des journaux gratuits. Les annuaires Pour sélectionner les entreprises. www.pagesjaunes.fr www.indexa.fr www.cyber-emploi-centre.com www.liens-vers-emploi.fr www.emploi.org www.amiens-picardie.cci.fr www.aisne.cci.fr www.oise.cci.fr studiocrij.eu/emploi Les foires et salons On peut y rencontrer d’éventuels employeurs. www.salons-online.com www.pole-emploi-evenements.fr
  36. 36. 37 Job et handicap Des structures d’information et d’orientation existent, favorisant l’insertion profession- nelle des personnes handicapées. Il s’agit en autre des MDPH et des Cap emploi. Les Maisons départementales des personnes handicapées (M.D.P.H) Espaces d’accueil, d’information et d’ac- compagnement pour toutes les personnes handicapées, elles favorisent l’accès à la formation, à l’emploi et l’orientation vers les établissements et services spécialisés. Maison Départementale des Personnes Handicapées de l’Aisne (MDPH 02) Route de Besny 02000 Laon Tél : 03 23 24 89 89 mdph@cg02.fr http://aisne.com/La-MDPH-de-l-Aisne Maison Départementale des Personnes Handicapées de l’Oise (MDPH 60) 1 rue des Filatures 60000 Beauvais Tél : 0800 894 421 (appel gratuit depuis un poste fixe) mdph.contact@cg60.fr www.mdph.oise.fr Maison Départementale des Personnes Handicapées de la Somme (MDPH80) Centre administratif départemental 1 boulevard du Port 80000 Amiens Tél : 03 22 97 24 10 ou 0 810 119 720 (prix d’un appel local depuis un poste fixe) mdph@somme.fr www.somme.fr/personnes-handicapees/ mdph-somme-80 cap emploi Assure les missions d’Information, de conseil et d’accompagnement des personnes handi- capées en vue d’une insertion profession- nelle durable en milieu ordinaire de travail. www.capemploi.com Cap Emploi Aisne 7 chemin de l’hippodrome 02000 Laon Tél : 03 23 27 75 00 capemploi02@capemploi02.com Cap Emploi Oise IPSHO Centre des Tanneurs 7 rue des Tanneurs 60000 Beauvais Tél. : 03 44 15 66 66 contact@capemploi60.org http://www.ipsho.org/cap-emploi-oise CAP Emploi Somme 6 allée des Fleurs - Village Oasis - DURY 80044 Amiens Cedex 1 Tél : 03 22 89 00 99 accueil@cap-emploi80.com www.cap-emploi80.com Cap intérim France Cap Intérim France est un réseau d’agences de Travail Temporaire spécialisé dans l’ac- compagnement de personnes handicapées. Trois agences : Friville-Escarbotin (80), Ca- lais (62) et Nogent sur Oise (60) http://capinterimfrance.fr
  37. 37. 38 Préparer des concours L’entrée dans la fonction publique ou dans les collectivités territoriales se fait par voie de concours, accessible avec ou sans di- plôme. Portail de la fonction publique www.fonction-publique.gouv.fr Avec le site emploipublic.fr, accédez à toute l’information sur l’emploi dans la Fonction Publique Territoriale, Hospitalière ou d’État. Consultez toutes les offres d’emploi en ligne, par fonction ou par région, pour trou- ver le poste qui vous intéresse. www.emploipublic.fr Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) www.cnfpt.fr Délégation Régionale du CNFPT 16, Square Friant Les 4 chênes CS 41 110 80011 Amiens Cedex 1 Tél. : 03 22 33 78 20 Fonction publique hospitalière Un espace emplois-concours a été créé sur chaque site Internet des agences régionales de santé (ARS). www.emploi.ars.sante.fr/indexphp?id=135556 Agence Régionale de Santé Picardie (ARS) 52 rue Daire CS 73706 80037 Amiens Cedex 1 Tél : 03 22 97 09 70 Fédération Nationale des Centres de Gestion de la Fonction publique territoriale (FNCFG) www.fncdg.fr (site national) Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de l’Aisne www.cdg02.fr Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de l’Oise www.cdg60.com Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Somme www.cdg80.fr Portail de l’emploi dans la fonction publique territoriale www.emploi-territorial.fr Bourse régionale interministérielle de l’emploi public en Picardie www.picardie.biep.fonction-publique.gouv.fr
  38. 38. 39 Pour soutenir et accompagner l'usage du programme “la Clé”, le CRIJ Picardie a créé un portail internet, véritable service web au service des jeunes. Retrouvez sur ce portail, des liens validés vers des sites de recherche d’emploi, des informations sur l’alternance et les contrats de professionnalisation mais aussi des fonctionnalités comme la géolocalisation, la synchronisation des informations, la création d’un espace en ligne personnalisé, le suivi des démarches, le repérage des institutions et acteurs de l’accès à l’emploi.le repérage des institutions et acteurs de l’accès à l’emploi. Dispositif soutenu par : Informer, accompagner, partager, www.crijpicardie.org/emploi Bureau nomade de l’emploi
  39. 39. 40 Le CURRICULUM VITAE Le CV vous présente. Il valorise votre expé- rience, vos compétences, votre dynamisme, vos centres d’intérêt et vos activités de loi- sirs. N’oubliez pas de mentionner vos enga- gements : bénévolat, stage en entreprise, séjour linguistique, chantier de jeunes béné- voles, séjour au pair… Mettez-les en avant si vous avez peu d’expérience. Conseils • Le CV doit être tapé et tenir sur une page. • Soyez clair, précis et synthétique. • Attention aux fautes d’orthographe ! • La photo est facultative. Si on vous la de- mande, vérifiez qu’elle est adaptée et de bonne qualité. • Vous pouvez vous inspirer de modèles de CV, mais évitez le copier coller ! En savoir plus www.pole-emploi.fr Dépôt de votre CV et diffusion en ligne, modèles de CV et de lettres de motivation, conseils. Téléchargement gratuit d’un logiciel d’assistance à la création de CV. www.semantis.fr/cvitae http://moncv.com www.livecareer.fr Coach emploi www.avenir-etudes-conseil.com Permanences d’aide à la rédaction du CV dans les structures du réseau Information Jeu- nesse en Picardie. Coordonnées - page 78. Adresses sur : www.cidj.com http://studiocrij.eu/info le cv en ligne • Vous augmentez vos chances de dérocher des entretiens si vous maîtrisez les tech- niques de recherche d’emploi sur internet. • Vous envoyez un mail ? Mettez votre CV en pièce jointe au format PDF de préférence (sinon, utilisez un fichier Word et nommez-le avec votre nom et prénom. • Vous remplissez un formulaire de CV ? Utilisez le champ libre pour mettre en valeur vos atouts ! CV du futur www.cvdufutur-picardie.fr La Région Picardie a souhaité faire bénéficier chaque citoyen d’un CV moderne et actua- lisé en permanence, dans le cadre d’une recherche d’emploi, de formation, de stage, de contrat en alternance ou simplement pour valoriser ses compétences ou aller vers une Validation des Acquis de l’Expérience. Ce « Cv » est personnel. Il est totalement sécurisé. Ce sera votre base de données personnelle qui permettra à tout moment de fournir des CV et des portefeuilles de compétences, documents plus précis qu’un CV. Libre et gratuit, il favorisera la construction et le développement de votre parcours profes- sionnel tout au long de votre vie.
  40. 40. 41 EXEMPLE DE CURRICULUM VITAE Prénom NOM Adresse Téléphone Courriel Âge Permis B TITRE OU ACCROCHE (EX: EMPLOYÉ LIBRE SERVICE) inutile d’indiquer «CV» ou «Curriculum vitae» ÉTUDES / FORMATION Si vous n’avez pas d’expérience professionnelle, cette rubrique est importante. Pour chaque formation, précisez : • l’année, • le diplôme, • l’établissement, • le lieu, • les formations complémentaires en rapport avec l’emploi (secourisme, Bafa), échanges linguistiques… Présentez vos diplômes et formations du plus récent au plus ancien. EXPÉRIENCES ET COMPÉTENCES Si vous n’avez pas d’expérience professionnelle, pensez à vos autres atouts. Descriptif de vos expériences et de vos missions, en précisant chaque fois : • la date, • le poste occupé, • les tâches effectuées dans l’entreprise, • les responsabilités… Mettez l’accent sur les activités accomplies lors d’un stage en entreprise, dans le cadre d’un chantier de jeunes bénévoles, vos compétences en informatique, baby-sitting, soutien scolaire… Présentez vos expériences de la plus récente à la plus ancienne. CENTRES D’INTÉRÊT Cette rubrique doit montrer que vous êtes curieux et entreprenant. Descriptif de vos loisirs, vos engagements associatifs, culturels ou sportifs… Le CV doit être rédigé en cohérence avec l’offre de job et doit vous présenter sous un angle favorable. La mise en page donne souvent la première impression : optez pour une présentation claire, simple et aérée. Il n’y a pas vraiment de CV type car il y a plusieurs manières de se présenter. Photo (faculta- tive)
  41. 41. 42 La lettre de motivation La lettre de motivation apporte des informa- tions complémentaires au CV. Argumentez sur votre intérêt pour l’entre- prise ou le secteur. Insistez sur vos qualités et expériences pour occuper le job. La lettre doit vous différencier des autres et vous permettre de décrocher un entretien. Adaptez-la en fonction du job recherché. Avant de rédiger votre lettre, analysez soi- gneusement le poste qui vous intéresse et renseignez-vous sur l’entreprise. Conseils • La lettre doit être soignée, aérée et agréable à lire. • Choisissez des termes précis, dynamiques et positifs. • Attention, certains employeurs exigent une lettre manuscrite. • Rédigée sur une seule page, elle doit com- porter 3 ou 4 paragraphes séparés par des espaces. • Vous pouvez vous inspirer de modèles de lettres, mais évitez le copier-coller : les re- cruteurs ne sont pas dupes ! • Attention aux fautes d’orthographe. • Faites relire votre lettre avant de l’envoyer. • Et… signez-la ! En savoir plus http://mobamotiv.mobatek.net Téléchargement gratuit d’un logiciel d’assis- tance à la création de lettres de motivation. Des ouvrages spécialisés sont à disposition dans le Réseau Information Jeunesse (voir p. 78), la plupart des bibliothèques, les CIO (centres d’information et d’orientation) et les agences Pôle emploi. La lettre en ligne • Ne bâclez pas votre lettre sous pré- texte que vous candidatez en ligne. • Créez une adresse mail à votre nom et évitez les pseudos farfelus ! • Avant de l’envoyer, nommez la pièce jointe à votre nom. Le suivi de votre candidature Votre CV et votre lettre sont prêts. En- voyez-les au services des ressources humaines, par mail ou par courrier. Si vous n’avez pas de nouvelles au bout de quinze jours, relancez l’entreprise. Pour vous aider à vous y retrouver, in- diquez dans un tableau les entreprises que vous avez contactées (date d’envoi, réponse, relance...).
  42. 42. 43 EXEMPLE DE lettre de motivation Prénom NOM Adresse Téléphone Courriel Nom du correspondant Service de l’entreprise Nom de l’entreprise Ville + date Objet : Référence/réponse à une annonce (ou Candidature spontanée) Madame, Monsieur, ACCROCHE La raison de votre candidature : réponse à une annonce, candidature spontanée… L’accroche doit capter l’intérêt de votre interlocuteur. DÉVELOPPEMENT Mettez en valeur vos compétences et qualités en rapport avec la fonction et avec les mis- sions du poste que vous convoitez. Illustrez par des exemples tirés de votre expérience. Montrez ce que vous apporterez à l’entreprise. VOS DISPONIBILITÉS Vacances scolaires, week-ends, soirs en semaine… DEMANDE D’ENTRETIEN Par exemple : « Vous remerciant de l’attention que vous porterez à ma candidature, je me tiens à votre disposition pour un entretien… » FORMULE DE POLITESSE Par exemple : « Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. » Signature Vous pouvez vous inspirer de modèles de lettres, mais évitez le copier-coller : les recruteurs ne sont pas dupes !

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