LETTRE D’INFORMATION ÉCONOMIQUE POUR LES ENTREPRISES DE CERGY-PONTOISE ET DU VAL D’OISE
n°[6]
DÉCEMBRE2008
JANV-FÉV2009
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[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 2]
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[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 3]
[ÉDITO]
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rcelor-Mittal, Lear
corporation, Renault,
PSA-Peugeot Citroën...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 4]
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Christine Lagarde s’invite chez
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Cefival
accompagner la Snecma dans la fabrication de
pièces qui, sinon, risqu...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 6]
[BIENVENUE À ]
Nouvelles entreprises valdoisiennes
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[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 7]
[C’EST DANS L’AIR ]
La crise financière et économique
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[À LA UNE ]
Un cluster télécom à Cergy
Naissance de Sagem Wireless
Thierry
Buffenoir,...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 9]
[À LA UNE ]
listes européens dans l’édition de logiciels
qui s’implantent à Cergy-Pon...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 10]
[À LA UNE ]
Lettre de l’Entreprise • Visuel Tempo - Panthère Rose - 190 x 87 mm • FU...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 11]
[À LA UNE ]
On est là pour vous aider
Financement et gestion
du poste client
- Finan...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 12]
[À LA UNE ]
Château de l’Hermitage
H
H ô t e l
S é m i n a i r e s
R é c e p t i o n...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 13]
‘‘ Bienvenue chez vous ! ’’
DES EMPLACEMENTS DE QUALITE
POUR RESIDER AU COEUR DES VI...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 14]
[À LA UNE ]
américains, les cartes sans contact garantissent
de très hauts volumes d...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 15]
Le conseil général
s’investit
pour une économie durable
dans le Val d’Oise
Le consei...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 16]
[À LA UNE ]
Huawei :
30 à 40% de croissance par an
Nous vous annoncions son arrivée ...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 17]
[EN VUE ]
Didier Arnal : l'emploi en question
Didier Arnal, président du Conseil gén...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 18]
[INVITÉ ]
Odile Thomazeau, directeur région
répond aux questions des entrepris
À une...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 19]
[INVITÉ ]
français, assortis d’une rémunération et
qui seront entièrement remboursés...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 20]
[CLUSTER ]
Johnson Controls : les ingénieurs
de l’électronique embarquée
À Cergy-Pon...
[n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 21]
[UTILE ]
Un chef d'entreprise doit savoir exercer
plusieurs métiers à la fois. Il do...
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This article published in 2008 shows the transformation of Cefival a company oriented mainly in aerospace and nuclear markets. Our strategy is to place Cefival as a tier-1 supplier in the aerospace and nuclear industry.

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  1. 1. LETTRE D’INFORMATION ÉCONOMIQUE POUR LES ENTREPRISES DE CERGY-PONTOISE ET DU VAL D’OISE n°[6] DÉCEMBRE2008 JANV-FÉV2009 Au cœur de la tourmente économique estivale, Safran annonçait qu’il cédait son activité téléphonie mobile. Sofinnova, société de capital risque française, actionnaire dans de nombreuses entre- prises du secteur, décidait de reprendre une partie de Sagem Mobiles en créant Sagem Wireless et de lui adjoindre des partenariats avec trois entreprises : Esmertec et Purple Labs spécialisées dans l’édition de logiciels et Inside Contactless experte dans le « sans contact » afin de sauver l’emploi et les compétences d’une partie des ingénieurs Sagem Mobiles, de repositionner l’activité de téléphonie mobile et de la rendre profitable. >> (cf. suite pages 10 à 16) Un cluster télécom à Cergy Naissance de Sagem Wireless Page › À la une Naissance de Sagem Wireless, Esmertec, Purple Labs, Inside Contactless 8 à 14 Huawei 16 › Bienvenue à 6 à 7 › C’est dans l’air Liquidité et transparence 7 › En vue L’emploi en question par Didier Arnal 17 › Invitée Odile Thomazeaux, directeur régional, Société Générale 18-19 › Cluster Johnson Controls : l’électronique embarquée 20 › Utile Joël Sahler : les entreprises sous haute protection 21 › En affaire de droits Chômage partiel : les pièges à éviter 22 ommaire Un pari judicieux dans ce territoire valdoisien de Cergy-Pontoise où Sony Ericsson, Huawei, l’équipementier des opérateurs 2e mondial, Sagem Communications et Johnson Controls Automotive Electronics, Valeo Systems Controls forment naturellement une concentration d’entreprises des télécom et de la mobilité embarquée sur moins de 3 km2 . Si l’on ajoute à cette concentration la présence d’écoles comme l’ITIN (école supérieure d’informatique, réseaux et systèmes d’information), l’ESTI (école internationale des sciences du traitement de l’information), l’ESSEC et l’Université de Cergy, nul ne peut contester la naissance d’un cluster télécom et mobilité embarquée à Cergy-Pontoise. En avant- première, Thierry Buffenoir, futur directeur général de Sagem Wireless, nous éclaire sur son business. ©RoccoToscani
  2. 2. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 2] Imaginez que le département le mieux relié aux affaires et à l’international soit situé à seulement quelques kilomètres de Paris. Aéroport Roissy-Charles de Gaulle, GareTGV, 4 lignes RER, réseaux de télécommunications très hauts débits, six pôles de compétitivité (Medicen Paris-Région, Cap Digital Paris-Région, System@tic Paris-Région, Mov’eo Paris-Région, ASTech Paris-Région et Finance Innovation), universités, grandes écoles, deux parcs naturels régionaux, plus de 600 sociétés internationales (dont 63 japonaises) déjà implantées. En plus de cet environnement exceptionnel, tous les acteurs du Val d’Oise agissent dans le même sens pour faciliter la vie des entrepreneurs. QUI D’AUTRE QUE LE VAL D’OISE APPORTE UNE RÉPONSE AUSSI SIMPLE AUX ENTREPRENEURS ? POUR UN FUTUR PLUS SIMPLE CHOISISSEZ LE VAL D’OISE www.ceevo95.fr Réponse:Japonaises
  3. 3. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 3] [ÉDITO] Ensavoirplus… A rcelor-Mittal, Lear corporation, Renault, PSA-Peugeot Citroën, Tyco electronics (connectique) à Pontoise, Malhe (filtres à air) à Persan… On ne compte plus les noms de groupes qui s’apprêtent soit à supprimer des emplois, soit à baisser considérablement leur carnet de commandes tel EADS. Bref, à l’image du monde économique occidental, la France est, malgré son « 0,14 % » de PIB au troisième trimestre, bien entrée en récession et les entreprises, particulièrement les petites et les moyennes, sont confrontées aux problèmes de la solidité de leur trésorerie ou de leurs fonds de roulement pour continuer d’avancer dans une économie au ralenti. Pire, elles subissent de plein fouet les conséquences de la crise financière et l’attitude des banques qui ne se font plus confiance entre elles et prêtent de l’argent avec des élastiques. Ça, les médias vous le disent à longueur de pages ou d’antenne. Un coup de chapeau au passage à nos confrères de BFM Radio qui réalisent un véritable décryptage des mécanismes mettant la finance et l’économie à la portée de tous… La lettre de l'entreprise, elle, a cherché, sur son territoire, à en savoir plus auprès de vos partenaires du Val d’Oise sur :  Les dossiers « chauds » comme celui du « désengagement de Safran auprès de la téléphonie mobile » et l’engagement de Sofinnova qui transforme l’essai dans l’implantation d’un cluster télécom avec la création de Sagem Wireless au 1er janvier 2009 et l’arrivée de trois nouvelles entreprises. L’entité nouvelle reprenant une partie des emplois de Sagem Mobiles.  Les relations que peut avoir une banque “sur la sellette” comme la Société Générale avec ses clients. Odile Thomazeaux, directrice régionale, répond à nos questions.  Les moyens que peut mettre en place le Tribunal de commerce qui voit le nombre de faillites augmenter et le fonctionnement de sa cellule prévention dirigée par Joël Sahler qui prend toute sa raison d’être.  Les mesures prises par le gouvernement en matière d’aide aux entreprises puisque Christine Lagarde, ministre de l’Économie, s’est invitée chez Cefival à Persan pour annoncer « l’éxonération de taxe professionnelle aux entreprises qui investissent ».  Le plan emploi que souhaite déployer le Conseil général, commenté par Didier Arnal, son président.  Ce que deviennent les contrats des salariés quand un patron est amené à proposer du chômage partiel… Une étude par nos avocats experts qui prodiguent leurs conseils à suivre de très près… Face à toutes ces difficultés, l’essentiel est d’y croire ! C’est ce que semblent faire toutes ces entreprises qui remplissent à chaque n° notre rubrique “Bienvenue à”. Et nous saluerons deux d’entre elles qui nous ont particulièrement séduits : celle que nous avons découverte avec fierté en prenant l’avion « Les Pommes de L’Île-de- France » cueillies aux jardins d’Atainville et servies sur les lignes transavia.com. Et « Soaprano » qui propose des savons aux huiles essentielles, aux senteurs inouïes que l’on espère accueillir bientôt dans la Cosmetic Valley. On leur souhaite une année 2009 riche en développements ainsi qu’aux ingénieurs de Sagem qui ont retrouvé des projets de RD à la hauteur, espérons-le, de leurs espérances. Béatrice Monomakhoff http://www.lalettredelentreprise.com Parc Saint-Christophe - 10, avenue de l’Entreprise - 95863 Cergy-Pontoise Cedex Tél. : 01 34 22 60 15 - Fax : 01 34 22 62 65 - e-mail : contact@parc-saint-christophe.com www.parc-saint-christophe.com 12 000 m2 divisibles encore disponibles Ici, on travaille mieux !
  4. 4. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 4] [ACTU ] Christine Lagarde s’invite chez Le 18 novembre dernier, Christine Lagarde, ministre de l’Économie, s’est invitée chez Cefival - entreprise qui vient d’achever un programme d’investissement de 25 M€- pour annoncer son projet d’exonération de taxe professionnelle. Une visite en trois temps qui s’est achevée par une conférence de presse à la mairie de Persan pour présenter les mesures du plan de soutien à l’activité et aux PME : « Agir pour nos entreprises, c’est agir pour l’emploi ». Inventeur du concept de filage de l’acier et spécialiste des profilés pour l’aéronautique et le nucléaire ainsi que des anneaux de réacteurs –un élément constitutif des moteurs d’avion– Cefival achève un programme d’investissement de 25 M€. Celui-ci lui a permis de se redresser et d’inaugurer l’été dernier de nouveaux équi- pements : quatre fours, une ligne de reprise d’outillage et une nouvelle presse à filer dans une usine en grande partie rénovée et mise aux normes avec recyclage des eaux, chauffage élec- trique, etc. Innovation et investissement Vendue par Vallourec à l’Italien Calvi en 1999, cette entreprise de Persan qui emploie 80 personnes prévoit de boucler son CA 2008 à 20 M€. Déficitaire pendant des années, elle doit son salut à ses capacités d’innovation car elle est à l’origine de procédés d‘extrusion des métaux vendus sous licence aux principaux sidérurgistes mondiaux et à l’implication de Ricardo Chini, président du groupe Calvi (450 M€ de CA). Celui-ci a investi d‘abord 10 M€ dans l’entre- prise entre 1999 et 2004 pour la restructurer et préserver ses salariés en gardant son dirigeant à sa tête, Alain Honnart. Puis il a réengagé 15 M€ supplémentaires dont une partie pour construire un bâtiment de 2 100 m2 . Celui-ci abrite les nouveaux équipements, inaugurés l’été dernier, dont la presse à filer qui permet à Cefival de réaliser des gains de productivité très importants et de conserver son avance dans les profilés en titane, indispensables pour les nouveaux avions de ligne en composite. Deux investissements en cours d’1,3 M€ et 3 M€ Mais Cefival ne s’arrête pas en si bon chemin. Alain Honnart et Pierre Munch, son directeur général, à la barre de l’entreprise, ont soumis à Christinne Lagarde deux nouveaux investisse- ments :  un projet d’élargissement de la gamme dimensionnelle des anneaux de réacteur pour 3 Questions à Pierre Munch, directeur général de Cefival Que pensez-vous de cette mesure ? Pierre Munch : « La mesure était très attendue par les patrons de PME. Elle est simple et pragmatique et remet un peu d'ordre dans le cycle économique censé produire de la croissance. Taxer un investissement était en effet irrationnel puisque cela faisait reculer nombre d'investisseurs français mais aussi étrangers. Il ne reste plus au gouvernement qu'à la pérenniser dans le temps. » Cette exonération s’étend-t-elle sur la durée de l’amortissement ? Oui, si l’on calcule bien, l’exonération s’applique sur la durée de l’amortissement, c’est-à-dire qu’elle s’étale sur dix ans et représente une prime à l’investissement de 500 000 €. C’est-à-dire presque 50 % de l’investissement de 1,3 M€. Pensez-vous qu’elle soit applicable aussi à des entreprises un peu moins sucessful que la vôtre qui n’ont pas eu la chance d’investir 25 M€ dans les 10 dernières années ? Pierre Munch : « Cette exonération est valable pour tout investissement productif hors immobilier. Les patrons de PME français sont créatifs et donc engageront forcément plus d'investissements. » www.cefival.fr
  5. 5. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 5] [ACTU ] Cefival accompagner la Snecma dans la fabrication de pièces qui, sinon, risquent de partir en fabri- cation chez des concurrents sur le continent nord-américain. Ce projet correspond à un investissement d’1,3 M€.  un projet d’augmentation de la capacité de parachèvementdesprofilésentitanepourAirbus etBoeing,surunmarchéquiseraitcensédoubler avec les développements des programmes A350 et B787. Ce projet correspond à un investisse- ment de 3 M€. Est-ce le dynamisme de cette entreprise ou son passé industriel qui a favorisé le choix de Cefival ? Quoi qu’il en soit, la ministre de l’Eco- nomie, après avoir visité usine et locaux d’un pas alerte, a débattu du sujet avec les dirigeants Faciliter le financement de son entreprise • Éxonération immédiate de la taxe professionnelle pour les équipements et biens acquis entre le 23/10/2008 et le 31/12/2009 • Suppression totale de l’impôt forfaitaire annuel en 3 ans dès 2009 pour les entreprises dont le CA est inférieur à 1,5 million d’euros • Mobilisation de 22 milliards d’euros pour permettre aux PME de continuer à trouver les financements nécessaires au maintien et au développement de leurs activités (Oséo /Caisse des dépôts) • Création d’un médiateur du crédit Simplifier la gestion de son entreprise • Réduire les délais de paiement à 60 jours à compter de la date d’émission de la facture • Simplifier le droit des sociétés PME et TPE avec la LME (Loi de Modernisation de l’économie cf. La lettre de l'entreprise n°5) • Gommer l’effet de seuil à l’embauche d’un 10e et d’un 20e salarié • Augmenter les soutiens à l’exportation, relancer les systèmes de portages, multiplier les V.I.E. volontaires internationaux en entreprise de 5 500 (fin 2007) à 10 000. Créer, reprendre et transmettre son entreprise et Bénéficier d’aides à l’innovation Cf. aussi en détails sur : www.minefi.gouv.fr Principales mesures du plan de soutien à l’activité et aux PME de Cefival à bureaux fermés. Le résultat de la consultation a été dévoilé lors de la conférence de presse que Christine Lagarde a tenue devant les journalistes et les élus du département dans la salle de la mairie de Persan. Une exonération de 500 000 euros sur 10 ans « Le gouvernement propose de mettre en place une exonération immédiate et pérenne de la taxe professionnelle pour les équipements et biens acquis entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009. Pourquoi cette exonération ? s’interroge Christine Lagarde. Parce que les trois moteurs qui soutiennent l’économie française ne sont pas au mieux de leur forme. La consommation est plus souvent en baisse qu’en hausse ; les investissements sont au ralenti… Quant aux exportations… disons qu’elles n’ont pas été un contributeur actif de notre économie ! L’objectif de cette mesure est de soutenir l’investissement des entreprises en dégrevant leur taxation au cours de tous les exercices à venir pour les investissements faits sur la période. Ce dégrèvement étant pris en charge par l’État et remboursé à l’euro près aux collectivités locales. Ainsi, si l’on prend l’exemple de Cefival qui nous accueille aujourd’hui, cette entreprise qui a réalisé 7 M€ d’investissement en 2008 prévoit de réinvestir, dans un premier temps, 1,3 M€ en 2009. C’est sur ce nouvel investisse- ment 2009 que va s’opérer l’exonération de taxe professionnelle qui va permettre à Cefival de gagner 50 000 € chaque année. » PrésentéeenConseildesministresle19novembre, cette mesure devrait être définitivement adoptée avant la fin de l‘année dans le cadre du projet de loi de finances rectificative. « Un chantier voté avant fin 2008  », a conclu Christine Lagarde qui a dressé les grandes lignes de son plan de soutien à l’activité et aux PME (cf. encadré) et laissé Thierry Saussez, consultant en communi- cation, présenter, en avant-première, le spot de la première campagne de pub gouvernementale qui a tant agité la presse et a, depuis, envahi nos écrans de télé sans faire grand bruit ! ■ P. Munch, dg de Cefival à l'inauguration de la presse à filer Réunion au sommet avec Alain Honnart, pdg de Cefival, Pierre Munch, dg, et Christine Lagarde, ministre de l'Économie.
  6. 6. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 6] [BIENVENUE À ] Nouvelles entreprises valdoisiennes [Bezons] › Facility Solutions Le service au cœur des systèmes Créée en décembre 2006, Facility Solutions s'est installée à Bezons depuis mars 2008 pour rayonner sur tout le Val d'Oise, mais aussi les Yvelines, les Hauts-de-Seine et l'Ouest de Paris. Entré en 1980 chez Gestetner, Patrice Konnert y a gravi les échelons pour parvenir au poste de directeur technique. Distributeur agréé Canon et Hewlett Packard, Facility Solutions commercialise, loue et entretient tous les produits de ces deux grands de l'infor- matique. L'entreprise joue la réactivité quand les gros distributeurs sont plus lents à réagir. Facility Solutions conçoit et réalise les struc- tures réseaux de ses clients pour une meilleure fonctionnalité et, grâce aux nouveaux copieurs multifonctions qui scannent en haute défini- tion, forme sa clientèle au “zéro papier“ par une gestion informatique des flux de cour- rier. En seulement deux ans, Patrice Konnert compte comme clients de grosses sociétés dans les secteurs de l'automobile, des cosmé- tiques, de la pharmacie et de la finance. Activité : distribution et location de maté- riel informatique et bureautique CA : 125 K€ Contact : Patrice Konnert Tél. : 01 39 47 03 98 Site : www.facilitysolutions.fr E-mail : p.konnert@facilitysolutions.fr [La Croix Verte ] › Les Vergers d'Attainville Mangez des pommes ! Cette phrase, immortalisée par les “Guignols de l'Info” dans la bouche de la marionnette de Jacques Chirac, pourrait très bien coller à Nicolas Richaudeau, arboriculteur de 3e géné- ration à Attainville (La Croix Verte). Quelle fierté de découvrir des pommes du Val d'Oise servies dans les avions des lignes aériennes low-cost, les TGV et même chez Disney ! Cherchant à diversifier sa commercialisation et constatant qu'en Grande-Bretagne, la pomme a pris l'ascendant sur les chip’s, Nicolas Richaudeau commence à se pencher, en 2005, sur un procédé de transformation des fruits et légumes crus, coupés et réfrigérés entre 1 et 4°C. Depuis environ 2 ans, le système a été mis en place et fonctionne à merveille. 3 personnes travaillent à temps plein dans l’ate- lier de transformation et de conditionnement. Respectant des normes d’hygiène très strictes, les pommes sont lavées, débarrassées de leurs trognons, coupées en quartiers, passées dans un bain de vitamine C (jus de citron) pour son pouvoir anti-oxydant, emballées par 60 ou 100 gr, puis passées au détecteur de métaux (sécurité aérienne oblige). 25 à 30 tonnes par an sont ainsi conditionnées aux Vergers d’At- tainville pour un CA d'environ 300 K€. Afin de garantir une fraîcheur optimale, la DLC (date limite de conservation) est fixée à 14 jours. D'autres compositions sont à l'étude comme notamment un mélange pommes et raisins et demain peut-être, pourquoi pas les poires ? Activité : production de fruits et légumes CA : 870 K€ Contact : Nicolas Richaudeau Tél. : 01 39 35 15 49 E-mail : commercial@millefruits.fr [Roissy village] › GSF Un hexagone de 38 m de côté Fondée en 1963 par Jean-Louis Noisiez, GSF, entreprise de propreté et d’hygiène industrielle, est l'un des tout premiers français et le 1er indépendant du secteur, avec plus de 23 300 collaborateurs. GSF a réalisé un chiffre d’af- faires de près de 491 millions d’€ en 2007, soit une croissance de plus de 9,50 %. Spécialiste de l'hygiène, GSF intervient dans tous types d'entreprises, centres commerciaux, bureaux ou municipalités. Le groupe est présent sur l’en- semble de l’hexagone grâce à ses 20 directions régionales regroupant 100 établissements, couvrant plus de 150 villes, mais également à l’international (Canada, Royaume-Uni, Espagne, États-Unis). Il est le seul groupe français à avoir exporté son savoir-faire aux États-Unis. S'inspirant du logo GSF, le bâtiment de 3 600 m2 est conçu comme un hexagone de 38 mètres de côté et répond aux dernières exigences environnementales (HQE). Implanté au Parc du Moulin, le nouveau parc d'activités “Roissy Park International“ de Roissy Village, ce bâtiment permet aux équipes de GSF Roissy Val d'Oise d'étendre leurs activités sur 600 m2 et de renforcer leur présence sur le bassin de Roissy, tant dans le secteur aéroportuaire qu’auprès d’autres entreprises. Les 3 000 m2 restants seront commercialisés. GSF Roissy Val d'Oise, créé en mai 2007, conforte ainsi son développe- Vous implantez, créez ou développez votre activité dans le Val d’Oise ? Contactez Pierre Seisson, par mail : p.seisson@agence-hors-serie.com, tél. : 01 30 36 00 27 ou fax : 01 30 36 00 29. Il relaiera l’information susceptible d’intéresser les entreprises et les décideurs économiques valdoisiens à qui La Lettre de l’entreprise est adressée. Cette rubrique est gratuite et n’est pas du publirédactionnel. dossier Client produit ouvert le date nom version intervenant NOV 138 AccOr NOVOtel 07 11 08 14/11/2008 ANN cergy-PONtOise 190x87 EXÉ cAtHeriNe Un environnement idéal poUr garantir le sUccès de vos réUnions Fort de son expérience, Novotel a acquis une véritable expérience en matière d’organisation de réunion. À l’écoute de vos exigences, nos équipes se mobilisent pour garantir le succès de vos rendez-vous professionnels. Contactez-nous au 01 30 30 77 08 ou par e-mail : dominique.gomichon@accor.com Novotel Cergy-Pontoise - 3, avenue du Parc - 95011 Cergy-Pontoise cedex 13 salons entièrement rénovés • 191 chambres • restaurant Novotel Café • terrasse • piscine photos:F.charaffi-m.Bertrand 190L x 87H mm
  7. 7. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 7] [C’EST DANS L’AIR ] La crise financière et économique estunaccident.Unaccidentgrave certes, qui va peser sur le climat des affaires pendant toute l’année 2009 car tous les acteurs économiques ont « sur-réagi » en prenant de lourdes mesures conservatoires et défensives. Mais c’est un accident dont se relèvera l’économie mondiale. Une fois calmée la tempête qui renverse les meubles dans les salles de marché et paralyse les ventes d’automobiles, on en reviendra à la gestion prosaïque de ce que certains appellent une « récession » et d’autres, « un bas de cycle ». Un moment crucial dans la vie des entreprises. Celui où se fixe le destin des futurs gagnants et perdants. Rester liquide Premier impératif du moment : rester liquide.C’estlaconsigneabsoluedanstoutesles entreprises et sur tous les continents. Disposer d’un matelas de cash est vital quand tout s’affoleetsedérègleàl’extérieurdel’entreprise. Fini le temps du directeur financier enivré des ressources de la « créativité financière ». On lui demande de revenir sur terre et au besoin, de se comporter en super-chef comptable. Dans les ateliersetdansleportefeuilleclients,l’heureest à la traque de ces bombinettes innocentes qui peuvent provoquer des catastrophes en chaîne. Mieux vaut se résoudre à une réduction des marges bénéficiaires. Mieux vaut accepter une pause dans la croissance du chiffre d’affaires. Tout doit être mis en œuvre pour éviter qu’une annulation de crédit bancaire ou la défaillance d’un client important n’expose l’entreprise à la cessation de paiements. Eviter la langue de bois Deuxième impératif : dire la vérité. La dire aux autres et…à soi-même. Quand la crise est là, violente et imparable, le discours langue de bois, l’ambigüité, la tergiversation, en un mot, tous ces artifices de communication qui sont admis en temps normal deviennent carrément destructeurs. Ni les investisseurs, ni les salariés, ni les clients, ni les fournisseurs ne pardonnent à celui qui habille la vérité au moment où il faut jouer cartes sur table. Troisièmeimpératif:profiterdelaconfusion qu’entraîne la volatilité des marchés pour prendre des décisions à moyen et à long terme. Jusqu’au déclenchement de la crise, les marchés financiers ne s’intéressaient qu’aux champions du retour rapide sur investissement. Tout a changé avec l’effondrement –certes provisoire– des valeurs boursières. En 2008, le marché a massacré tout le monde sans distinction de performances. La hiérarchie des entreprises est devenue très floue, ce qui a rétabli une certaine égalité des chances face aux investisseurs. Voir émerger les innovations Pour les entrepreneurs imaginatifs, c’est le bon moment pour lancer des projets qui n’auraient eu aucune chance de voir le jour avant l’été dernier. D’abord, la période est favorable aux rachats d’entreprises. La chute de la Bourse fait baisser les prix de vente. Et les acquisitions d’entreprises en bas de cycle sont les plus faciles à rentabiliser. Ensuite, il y a les leçons du passé. C’est dans l’enfer des crises que se forgent les armes de ceux qui profitent le mieux des périodes de reprise et c’est alors qu’apparaissent les innovations qui transforment le paysage des affaires. Prisunic, Monoprixoul’empireDisneysontnésdelacrise des années 30. Apple a pris son élan en pleine période de « déclin industriel américain » sous la présidence de Jimmy Carter. Et l’éclatement de la bulle internet en 2000 n’a pas empêché le ralliement de la planète entière à une nouvelle génération de leaders de l’économie numérique… [la chronique de Jacques Barraux ] Liquidité et transparence ment francilien et ses 180 salariés emménagent au 1er janvier 2009. Activité : nettoyage industriel Effectif : 180 (à fin 2007) CA : 6 000 K€ Contact : Ludovic Dupré Tél. : 01 34 29 35 36 Site : www.gsf.fr [Saint-Gratien ] › ASYX Un simple click pour du cash Par ces temps difficiles, les entreprises ont intérêt à consolider leur trésorerie pour faire face aux échéances et mieux négocier avec leur banquier. Même si la LME (loi de moder- nisation de l'économie) est censée réduire les délais de paiement, l'élément-clé de la survie d'une entreprise reste la bonne santé de sa trésorerie. ASYX, société issue d’un groupe néerlandais et implantée en France à Saint-Gratien, a mis au point un système de paiement en ligne. En clair, un sous-traitant qui facture son donneur d'ordres peut, après signature d'un accord tripartite (donneur d'or- dres, banque et sous-traitant), demander le paiement comptant de tout ou partie de ses factures, moyennant une commission finan- cièrede2,5%dumontantdechaquefacture.Le montant de cette commission est réparti de la façon suivante : 0,4 % (maximum) au donneur d'ordres, 2,1 % à la banque et à ASYX qui met gratuitement à la disposition des différents intervenants son logiciel de gestion des lignes de crédit. La différence entre ce mécanisme et l'affacturage réside en un point essentiel : le contrat ne prévoit aucune négociation sur le volume annuel forfaitaire de facturation. Le sous-traitant peut donc recourir au système ASYX quand il le veut et quand il en a besoin. Difficile de faire plus simple ! Activité : financement de trésorerie Contact : Philippe Baillard Tél. : 01 34 12 54 05 Site : www.asyx.com E-mail : philippe.baillard@asyx.com [Saint-Ouen-L’Aumône] › Soaprano Savons essentiels et équitables Après un master de commerce international effectué aux États-Unis et un début de carrière comme directeur export dans deux laboratoires pharmaceutiques (Idexx et Yves Ponroy), Jean Pascal crée Soaprano à son domicile d'Ablei- gles. En réaction au stress qui sévit dans les grands groupes, il a décidé que s'il travaillait dur, ce serait pour sa seule satisfaction. Mais comme on ne s'improvise pas chef d'entre- prise du jour au lendemain, Jean Pascal suit la formation « 17 jours pour réussir » à la CCI de Pontoise et, grâce au soutien du Conseil général, obtient, à l'unanimité, un prêt de l'AFACE. Depuis septembre, il fait fabriquer par des maîtres-savonniers, en France et dans le monde, ses propres compositions par “saponification à froid”. Assemblages à base d'arômes 100 % naturels et d'huiles essen- tielles, ses savons sont des produits rares et haut de gamme. Parallèlement, il lance aussi une gamme pour hommes : un coffret de rasage contenant une huile avant rasage, un savon à barbe, un beurre après-rasage et un blaireau. Une gamme dédiée aux femmes, plus fruitée et plus fleurie, est en préparation. Soaprano commercialise aussi des produits originaux issus du commerce équitable, confectionnés par des Indiens d'Amazonie. Seul aux commandes pour le moment, Jean Pascal souhaite recruter deux salariés en 2009, en s'appuyant sur les aides gouvernementales pour l'intégration des personnes à mobilité réduite. Deux postes qui seront sédentaires à temps plein ou partiel. Activité : création et distribution de produits pour le corps Contact : Jean Pascal Tél. : 09 61 66 45 67 Site : www.soaprano.com E-mail : jean.pascal@soaprano.net
  8. 8. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 8] [À LA UNE ] Un cluster télécom à Cergy Naissance de Sagem Wireless Thierry Buffenoir, futur directeur général de la nouvelle entité Sagem Wireless qui sera officialisée au premier janvier 2009, semble très confiant sur la création de cette nouvelle entreprise en termes d’emplois et de stratégie de développement pour le nouveau business que souhaite développer l’entreprise. La Lettre de l’entreprise : Par un commu- niqué de presse du 30 juillet dernier, Safran défrayait la chronique en annon- çant qu’elle vendait son activité Sagem Mobiles qui mettait en cause 380 emplois salariés à Cergy-Pontoise…. Mais que Sofinnova, société de capital-risque française qui a remporté l’offre faite par Safran face à des fonds anglo-saxons et un industriel asiatique, constituait une société nommée Sagem Wireless et reprenait des postes… Pouvez-vous nous éclairer sur les événements en ce jour du 28 novembre 2008 ? Thierry Buffenoir : Cela faisait plusieurs années que Safran voulait mettre en vente sa téléphonie mobile (NDLR : en diffi- culté chronique) mais avec une volonté de reclasser tous les salariés dans le groupe. Sofinnova est un fonds d’investissement français qui a remporté l’offre faite par Safran. Concrètement, l’accord passé avec Sofinnova prévoit la création d’une nouvelle société spécialisée dans la conception de télé- phonespourlecompted’acteurstélécomtiers (des opérateurs comme Orange par exemple) ou de modèles sur mesure (ODM en anglais «  Original Design Manufacturer  ») pour des marques de mode, de sport ou de luxe. Un tournant que Sagem Mobiles avait déjà amorcé pour compenser sa trop petite taille. Baptisée «  Sagem Wireless  », la nouvelle société sera détenue à 70 % par Sofinnova, la direction et les salariés étant actionnaires à hauteurdes20%restants,Safranconservant 10 % et demeurant propriétaire du foncier et des locaux de Cergy-Pontoise. Sagem Wireless va donc reprendre 70 personnes du siège et du centre de recherche de Cergy et le centre de recherche de Ningbo en Chine (qui compte plus de 300 personnes). Par ailleurs, Sofinnova a réussi à fédérer dans le projet trois sociétés dans lesquelles elle est action- naire minoritaire : Esmertec et Purple Labs spécialiséesdanslescommunicationsmobiles qui reprennent près de 250 salariés de Cergy ainsi que Inside Contactless qui procède actuellement au recrutement d’une dizaine d’ingénieurs pour développer à Cergy le domaine de compétences du « sans contact ». Le reste des salariés de Sagem Mobiles, 380 personnes, se voient actuellement proposer des postes au sein des sociétés de Safran. La Lettre de l’entreprise : 380, cela fait beaucoup de personnes à reclasser non ? Thierry Buffenoir : Oui, mais le groupe est très grand et Jean-Paul Herteman, président dudirectoireSafran,acommencéparbloquer dès le 1er août 2008, toutes les candidatures externes à l’intérieur du groupe pour privi- légier les ouvertures de postes aux salariés de Sagem Mobiles : un acheteur ou expert de la mécanique peut intégrer une autre filiale du groupe, n’importe où en France. À ce jour, plus de 150 personnes ont été reclassées grâceàcesystèmeetconserventlesavantages Safran. Bien entendu, on privilégie égale- ment les postes à pourvoir dans les quatre entités valdoisiennes dont Sagem Sécurité à Osny, Sagem Défense Sécurité à Argenteuil mais aussi toutes nos filiales françaises pour ceux qui souhaitent opter pour la mobilité (à Gennevilliers, St Quentin-en-Yvelines, Massy, Paris, Bordeaux, Toulouse, Dijon, St-Etienne, etc.). Enfin pour ceux qui sont encore en recherche, nous nous efforçons de trouver la meilleure solution pour chacun d’eux et, afin de gérer ces situations, des discussions ont été menées avec les syndicats aboutissant à la signature d’accords. La Lettre de l’entreprise : Alors Sagem Wireless vise quoi au juste ? Thierry Buffenoir :Motivés par la confiance de nos clients et la reconnaissance de notre expertise très pointue dans le domaine de la téléphoniemobile,nousmettonsenplaceune nouvellestratégiebaséesurl’offredemobiles conçus sur mesure pour les opérateurs et les grandsconstructeurs.Nousavonslamaîtrise technologiquedenombreuxélémentsconsti- tutifs d’un téléphone mobile, mais dans le domaine des téléphones mobiles, notre marque est trop méconnue du grand public. Notre challenge est aujourd’hui ailleurs… Dans les innovations comme les coques en aluminium, les capteurs d’empreinte digi- tale, ou les panneaux solaires… La vocation commercialedeSagemWirelessestdemettre cette capacité de conception à la disposition d’autres constructeurs, à l’image de ce qui a été fait avec Sony Ericsson, de travailler en relations étroites avec des opérateurs de télé- phonie mobile pour développer les produits qui correspondent le mieux à leurs offres mais également de faire des partenariats avec des marques prestigieuses et en faisant des objets « customisés » comme le mobile Porsche Design pour les hommes d’affaires, « Lulu Castagnette » pour les teenagers ou « Agnès b » pour les femmes. La Lettre de l’entreprise : Mais je croyais que vous souhaitiez sortir du téléphone mobile ? Thierry Buffenoir : Effectivement, la mobi- lité,cenesontpasquelestéléphonesmobiles ; dans d’autres domaines aujourd’hui, des industriels souhaitent associer la mobilité à leurs technologies (médical, paiement, …). Une des forces de Sagem Wireless, c’est sa capacité d’intégration. En construisant des projets en commun avec d’autres industriels, nous aurons la possibilité de financer des développements innovants. Or, Sofinnova est un fonds d’investissement résolument tourné vers l’innovation. Sagem Wireless confiera le développement de ses plates- formes logicielles à Esmertec et Purple Labs (cf. articles p.10-11), deux spécia- Thierry Buffenoir
  9. 9. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 9] [À LA UNE ] listes européens dans l’édition de logiciels qui s’implantent à Cergy-Pontoise dans les mêmes locaux que Sagem Wireless. Ceux-ci vont reconstituer des équipes de RD avec les ex-ingénieurs Sagem Mobiles en place, ceux-là même qui ont des années d’expertise dans le développement des logiciels. Et c’est un partenariat gagnant-gagnant. Esmertec et Purple Labs profitent d’une expertise humaine déjà formée et Sagem Wireless partage le coût de sa RD avec ses nouveaux partenaires qui enrichissent ainsi leur porte- feuille de produits logiciels. Sofinnova Ce Capital-risqueur, composé d’ingé- nieurs plus que de financiers, est spé- cialisé dans les sciences de la vie et les technologies mobiles.  Sofinnova gère 11,1  milliards d’euros. Le pre- mier investissement dans les télécom a été Esmertec en 2001. Depuis, Sofinnova a investi dans plusieurs start-up dans la téléphonie mobile dont Purple Labs et s’est intéressé au sans contact en devenant action- naire en 2005 d’Inside Contactless. Jean Schmitt, partenaire associé de Sofinnova, ne semble pas craindre la concurrence chinoise sur ce marché des logiciels estimant que « Sagem Wireless a des années d’expertise dans le développement pour deve- nir leader mondial…  »  et espère: «  faire  de Cergy un pôle RD de grande taille » dans ce domaine de la téléphonie mobile. La Lettre de l’entreprise : On parle d’In- side Contactless, troisième société partenaire ? Thierry Buffenoir : Ce spécialiste des produits « sans contact » (NDLR : tel le pass navigo de la SNCF) est très intéressé par la constitutiond’unpôledecompétencesvisant à intégrer les puces NFC (communication en champ proche) dans les plates-formes de téléphonie mobile. Les applications sont multiples et contribueront à faciliter la vie de tous les jours. Pour vous donner une idée des futurs développements produits, à terme, vous pourrez avoir, par exemple, trois puces collées sur le réfrigérateur d’une personne âgée vivant seule. Elle passera son mobile devant : la première la mettra en contact téléphonique avec les urgences, la deuxième avec sa fille, la troisième avec les pompiers… Inside Contactless recrute une dizaine de personnes dans les équipes RD de Sagem Mobiles pour former une équipe capable de faciliter l’intégration de ces tech- nologies dans les mobiles. ■ Propos recueillis par Béatrice Monomakhoff ESMERTEC ET PURPLE LABS Partenaires technologiques de Sagem Wireless, reprennent 250 ingénieurs Depuis l’annonce, le 30 juillet, de la création de Sagem Wireless et du partenariat technologique qui impliquent l’implantation à Cergy-Pontoise d’équipes RD et commerciales de deux entreprises européennes, Esmertec et Purple Labs, les réunions de recrutement se multiplient à Cergy pour former avec les ex-équipes de Sagem Mobiles celles de la RD d’un nouveau cluster. Entre deux voyages, les dirigeants d’Esmertec et de Purple Labs ont dressé le profil de leurs deux entreprises. Sagem Wireless, recentrée en constructeur designer de téléphones mobiles et entre autres PDA, a décidé de confier le développement de ses plates-formes technologiques et logicielles à Esmertec et Purple Labs, deux entreprises qui conçoivent des logiciels de télécommunications et dont Sofinnova est actionnaire minoritaire. Ainsi, 250 salariés des laboratoires RD de l’ex- Sagem Mobiles vont intégrer, au 1er janvier 2009, ces deux sociétés, tout en restant dans les locaux de Cergy-Pontoise où Esmertec et Purple Labs implantent des filiales. Interviewé cet été par notre confrère l’Usine Nouvelle, Jean-Paul Herteman, président du directoiredeSafran,sedisait«persuadédusuccès de cette solution car le modèle économique ODM, “Original Design Manufacturer” est particulière- ment bien ciblé et les coûts fixes optimisés grâce à l'intégration des équipes RD de Sagem Mobiles avec celles de sociétés du portefeuille de Sofinnova telles Esmertec et Purple Labs  »… Mais aussi plus récemment avec Inside Contactless (cf. article p.12) qui, dans le domaine du « sans contact  », est, elle aussi, en train de recruter une équipe dédiée à Cergy pour faire avancer ses recherches au rythme de ses contrats commer- ciaux avec Sagem Wireless.
  10. 10. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 10] [À LA UNE ] Lettre de l’Entreprise • Visuel Tempo - Panthère Rose - 190 x 87 mm • FU • Q • Départ le 15/10/2008 THEPINKPANTHER™©1964-2008Metro-Goldwyn-MayerStudiosInc.AllrightsReserved. AIRFRANCE .FR En CLASSE TEMPO, 25 dessins animés, 85 films sur écran individuel, glace pour les enfants pour FAIRE DU CIEL LE PLUS BEL ENDROIT DE LA TERRE. CTR • BATAIRF_0809007_Panthere_190x87.qxd:_ 15/10/08 15:05 Page 1 ESMERTEC : l’expert du Java Jean-Claude Martinez, membre du Conseil d’administra- tion et ancien directeur général d’Esmertec, nous éclaire sur cette entreprise suisse qui rejoint Sagem Wireless. Esmertec est mondialement reconnu dans son expertisesoftwaresurJava.C’estlepremierfour- nisseur indépendant de machines virtuelles Java. Il fournit plus de 100 millions de téléphones par an sur un milliard d’appareils vendus dans le monde dont 50 % sont équipés Java. Autrement dit, Esmertec détient 20 % de part de marché des téléphones Java. « Notre métier historique est de faire fonctionner des applications Java dans de l’embarqué, c’est-à-dire dans de la téléphonie mobile ou du multimédia… De celui qui équipe par exemple nos décodeurs TV ou nos lecteurs DVD ou Blu-ray, précise Jean-Claude Martinez, membre du Conseil d’administration d’Esmertec. Dans un téléphone équipé Java, on peut faire tourner des applications comme des jeux, des solutions de CRM (customer relations manager), des messageries instantanées, navigateurs Internet, bref, toute application qui est écrite en Java et qui peut aller d’un téléphone à l’autre plus facilement grâce précisément à la portabilité des applications apportée par Java. » Esmertec a participé au projet Androïd, le nouveau système d’exploitation lancé par Google qui donne accès sur un téléphone mobile à tous les services que Google offre sur Internet. Esmertec développe aussi des services pour les opérateurs mobiles, pour simplifier la consulta- tion, recharge des comptes par les utilisateurs, ainsi que de nombreux autres services (code Wifi, information, accès messagerie, …). Une solution basée sur les technologies USSD qui a généré une collaboration avec rien de moins que 26 opérateurs de télécom dans le monde, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique Latine, etc.«Unsystèmequipermettrademaind’envoyer, via son téléphone mobile, du crédit sur la carte de votre fils aussi facilement qu’un texto ! » résume J.-C. Martinez. Pourquoi Esmertec à Cergy ? « L’idée de participer à l’aventure de Sagem Wireless s’intègre dans notre stratégie produit, explique J.-C. Martinez. Le plus important est la synergie qu’on est en train de créer de part et d’autre. Nous avons trouvé à Cergy, au sein d’une centaine d’ingénieurs spécialisés dans les plates-formes du téléphone 2G, 2,5G, 2,75G, un produit sur lequel il y a encore une demande qui équivaut à la moitié du marché mondial. Ces ingénieurs constituent un noyau d’experts dans un domaine qui nous intéresse. Ils vont pouvoir s’attaquer à un marché de masse et construire nos Jean-Claude Martinez futures plates-formes. Et ne croyez pas que cela soit si facile que cela de trouver des ingénieurs spécialisés dans ce domaine en Europe… En Chine, à 3 km de nos bureaux (à l’Ouest, dans la province du Sichuan) se trouve une Université avec 24 000 ingénieurs ! … Mais ici, le marché de l’emploi télécom n’est pas si facile. L’équipe de Cergy va pouvoir participer à la stratégie produit d’ Esmertec. Et le travail a déjà démarré avec des échanges avec nos ingénieurs de Zurich venus présenter nos derniers travaux. De plus, dans le cadre de notre accord avec Sagem Wireless, Esmertec s’inscrit dans la durée, avec un business et des revenus garantis pour au moins 3 ans. » L’histoire d’Esmertec Esmertecexistedepuislafindesannées90etaété créée à l’origine par une équipe de l’École poly- technique de Zurich, l’EHT, avant de devenir une entreprise publique en 2005. Elle compte dans son conseil d’administration Michel Bon, ancien président de France Telecom. Cotée à la Bourse de Zurich, l’entreprise comptait 315 salariés avant son « mariage » avec Sagem Wireless:ausiègeàZurich,àBagneux,ausudde Paris, en GB, aux USA et en Amérique Latine. Et Esmertec a une forte présence en Asie avec un service RD et commercial de 180 personnes, en Chine, à Taiwan, en Corée. « Notre adaptabilité implique de pouvoir nous marier avec des gens de tous horizons et de toutes mentalités », conclut Jean-Claude Martinez. ■ BM
  11. 11. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 11] [À LA UNE ] On est là pour vous aider Financement et gestion du poste client - Financement des créances France/export - Affacturage - Assurance du poste client Société Générale au service de votre entreprise. Pôle Entreprises de Cergy - Rue du Verger 95028 – Cergy Pontoise Tél. : 01 34 25 57 17 ou 01 34 25 58 03 www.entreprises.societegenerale.fr Société Générale S.A. au capital de 725 909 055 euros - Siège Social à Paris (75009), 29, bd Haussmann, 552 120 222 R.C.S. Paris -ReprésentéeparleDirecteurRégionaldeDCMA/MOP,sisàl’adresse75886PARISCEDEX18 190*87 CERGY:Mise en page 1 24/11/08 10:43 Page 1 PURPLE LABS parie sur l'innovation et la croissance des marchés Ce sont près de 150 ingénieurs que Purple Labs va reprendre au sein de son entreprise pour développer une suite applicative pour les téléphones GSM et de 3e génération. «Une véritable opportunité d’accélérer l’évolution de notre portefeuille produits et donc de devenir rapidement leader mondial en la matière», scande Olivier Bartholot, vice-président Product Management de l’entreprise. Tous les fabricants de téléphones portables ont développé depuis des années leurs propres systèmes d'exploitation. Mais ces systèmes sont dits fermés puisque ces mobiles ne peuvent pas évoluer. C'est-à-dire qu'ils ne pourront pas accéder à d'autres fonctionnalités que celles pour lesquelles ils ont été pensés pendant la phase de RD, soit de 18 à 24 mois avant leur commer- cialisation. Autrement dit, dès leur apparition, ils sont déjà pratiquement obsolètes. Apple et Microsoft ont, par ailleurs, mis au point des plates-formes dérivées de leurs systèmes respec- tifs et destinées au marché des produits très haut de gamme. Un marché de quelques millions d'unités seulement, par rapport aux centaines de millions de téléphones portables vendus dans le monde. Face aux systèmes “propriétaires“, un nouveau système d'exploitation est en train de voir le jour, développé autour de la plate-forme Linux. Il permettra d'homogénéiser l'ensemble des terminaux, de faciliter le travail des opéra- teurs et d'être évolutif. C'est sur ce dernier point que travaille Purple Labs en créant des logiciels destinés à de nouvelles applications et fonction- nalités. Ils seront vendus sous le label LiMo (Linux Mobile) puisque développés autour de la plate-forme Linux (voir encadré). Une manne de cerveaux bien formés Société française créée en 2001, Purple Labs est dirigée par Simon Wilkinson et regroupe 200 salariés de par le monde. Elle est présente au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong, Taiwan et en France (Savoie) qui abrite son siège social. Avec la naissance de Sagem Wireless, Purple Labs a décidé de s'implanter à Cergy-Pontoise dans les locaux de Sagem Mobiles et reprendra 150 ingénieurs pour accroître ses moyens en RD. Pour Olivier Bartholot, vice président Olivier Bartholot de Purple Labs, « c'est une véritable opportunité de pouvoir avoir accès à des ingénieurs de haut niveau, formés à notre cœur de métier. C'est un formidable gain de temps, puisque de toute façon notre croissance nous y obligeait ». Au 1er janvier 2009, les effectifs de Purple Labs passeront brutalement de 200 à 350 salariés sans aucune inquiétude pour ses dirigeants. « Notre implan- tation à Cergy-Pontoise est stratégique, beaucoup d'acteurs des télécommunications sont présents ici, dans un rayon de quelques kilomètres seule- ment.Nousn'avonsaucunintérêtànousdéplacer, au risque de perdre une partie de nos développeurs ou de tourner le dos aux futurs diplômés des écoles d'ingénieurs locales. » conclut Olivier Bartholot. Intelligence et bonne intelligence, un nouveau savoir-faire. ■ Pierre Seisson PurpleLabs,membredeLiMoFoundation LaLiMoFoundationestunconsortiumquiréunit la majeure partie des fabricants de téléphones portables, des opérateurs de téléphonie mobile, des éditeurs de logiciels, des intégrateurs… et qui vise à créer le premier système d'exploitation pour mobiles véritablement ouvert, indépendant et universel, basé sur Linux. Avec le soutien des leaders du secteur, la LiMo Foundation a pour mission de produire des mobiles ainsi qu’un écosystème riche en produits, en applications et en services. Pour en savoir plus, reportez-vous au siteInternet:www.limofoundation.org
  12. 12. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 12] [À LA UNE ] Château de l’Hermitage H H ô t e l S é m i n a i r e s R é c e p t i o n s www.chateaudelhermitage.com Tél. : 01 30 30 72 50 55, chemin de la Chapelle Saint-Antoine - 95300 Ennery Hors-série.com/-Photo:©PierreSeisson Inside Contactless crée une équipe dédiée Inside Contactless, entreprise dans laquelle Sofinnova est actionnaire à 20 % depuis son décollage en 2005, s’est investie dans le projet de Sagem Wireless avec une vocation un peu différente de ses consœurs, Esmertec et Purple Labs. Son objectif est de constituer à Cergy un pôle de compétence visant à intégrer les puces NFC dans les téléphones mobiles et d’accélérer l’adoption de la technologie NFC dans le monde des télécom. Créée en 1995, Inside Contactless compte aujourd’hui155personnes,réalise36M€deCA et a multiplié par 4 son chiffre d’affaires en trois ans. « Notre métier, c’est de concevoir des puces et delesvendreparmillions,résumeRichardVacher Detournière, membre du Directoire, en charge des finances. Le décollage s’est opéré en 2005. Richard Vacher Detournière Et ce n’est pas un hasard si nous sommes basés à Aix-en-Provence, berceau de l’entreprise Gemplus qui a essaimé autour d’elle de nombreuses entre- prises du secteur … Car c’est dans ce même esprit que nous souhaitons participer à l’aventure du Cluster Télécom et Intelligence embarquée de Cergy. Même si Sagem Wireless sera pour nous un partenaire privilégié, nous avons vocation à servir d’autres clients qui voudront intégrer la technologie NFC dans les téléphones mobiles. Avoir la possibilité de trouver sur place ici à Cergy une équipe d’une dizaine d’ingénieurs qui vont pouvoir faire de la RD applicative et qui surtout ne se trouvent pas isolés mais sont intégrés dans un écosystème qui s’applique à leur secteur, c’est une vraie aubaine… C’est pourquoi nous avons répondu favorablement à Sofinnova quand ils nous ont proposé de participer à ce projet, autour de Sagem Wireless et avec d’autres, de cluster qui se constitue à Cergy ». Prendre le métro, acheter son journal et son coca avec son portable Inside Contactless conçoit et fabrique des solutions sans contact et NFC (Near Field Communication) innovantes qui ont pour ambition de révolutionner les usages en matière de transactions et d’échanges d’informations. Aujourd’hui, les cartes sans contact sont utili- sées dans le monde entier et par de très nombreux consommateurs pour effectuer des paiements, utiliser les transports, assurer les contrôles d’accès ou supporter d’autres applications d’identification. Des magasins de proximité aux distributeurs automatiques, des compa- gnies de taxis new-yorkaises aux grands stades
  13. 13. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 13] ‘‘ Bienvenue chez vous ! ’’ DES EMPLACEMENTS DE QUALITE POUR RESIDER AU COEUR DES VILLES Idéalement situées, à proximité immédiate des centres d’intérêts et parfaitement desservies par de nombreux moyens de transports, les résidences avec services para-hôteliers Appart’City Cap Affaires® proposent des appartements spacieux et confortables, décorés avec raffinement sur le thème marin. Leur conception a fait l’objet d’une attention particulière afin de vous offrir un espace convivial et fonctionnel où vous pourrez à tout moment vivre selon vos envies. DES SERVICES PARA-HOTELIERS POUR ENCORE PLUS DE CONFORT Les logements des résidences bénéficient d’un aménagement de standing pour votre bien-être (cuisine équipée, salle de bains, espace salon et bureau…). Des équipements de qualité (téléphone, accès Internet, TV LCD avec chaînes câblées …) et des services para-hôteliers à la carte (petit déjeuner continental, laverie, pressing, parking…) ont été pensés pour répondre à vos besoins et à vos attentes. DES PRIX DOUX POUR RESPECTER VOTRE BUDGET L’excellent rapport CONFORT / PRIX est l’atout maître de notre concept. Nous répondons à toutes les demandes d’hébergement avec des tarifs très compétitifs pour vos séjours de quelques jours à quelques mois. Appart’City Cap Affaires® est la solution idéale et pertinente à la maîtrise de votre budget déplacement. Informations et réservations appartcity.com La Référence Confort/Prix Vous Accueillir pArtout en FrAnce pour quelques jours ou quelques mois 0 820 881 8810,118 € TTC/MN FROM ABROAD + 33 456 387 664 *Tarifsenvigueurau1er janvier2009-RésidencedeCergy-Le-Haut-Photosnoncontractuelles AlFortVille // Antibes // blois // bordeAux // brest // cAen // cArcAssonne // cergy-le-HAut // clermont-FerrAnd // compiègne lA rocHelle // lA rocHe-posAy // lAcAnAu // lAnnion // le HAVre // le blAnc-mesnil // le mAns // limoges // lille // louVeciennes lyon // montpellier // nAncy // nAntes // pAris // poissy // rennes // sAint-nAzAire // toulouse // VAllon-pont-d’Arc. procHAines ouVertures : Angoulême // Annecy-seynod // Arlon (belgique) // béziers // clicHy-lA-gArenne Font-romeu // lyon-VilleurbAnne // nîmes // pAu // sAint-mAurice Au cœur de Cergy votre appartement avec services para-hôteliers ! Votre studio entièrement équipé et prêt à vivre 59€* par jour pour tout séjour de 7 à 29 jours
  14. 14. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 14] [À LA UNE ] américains, les cartes sans contact garantissent de très hauts volumes de transactions pour les émetteurs, les contrôles les plus rapides pour les possesseurs et des achats plus nombreux pour les commerçants. Reposant sur la technologie NFC, ces nouvelles applications s’étendent progressivement aux équipements portables et notamment aux téléphones mobiles et aux assis- tants personnels. Faciliter les flux des paiements sécurisés Se consacrant exclusivement aux technologies sans contact et NFC, Inside permet aux fabri- cants de cartes à puce et d’appareils portables d’offrir à leurs clients des plates-formes micro- processeurs complètes, capables de supporter de nombreuses applications sécurisées à hautes performances. En quelques années, Inside est devenu un fournisseur incontournable pour tout ce qui touche à la transformation et à la modernisation des processus de paiement. Inside domine ce marché avec plus de 100 millions de puces sans contact livrées au cours des trois dernières années et détient 55 brevets internatio- naux. Basée à Aix-en-Provence, Inside possède également des bureaux à Varsovie, à Singapour, à Shanghai, dans la Silicon Valley et à Boston. Les fabricants de téléphones mobiles disposent quant à eux d’une plate-forme évoluée dédiée aux nouvelles applications sans contact associées à une interface utilisateur très conviviale. Enfin, Inside a collaboré étroitement avec plusieurs clients fabricants dans le but de mettre au point de nouvelles solutions sans contact et d’accélérer l’adoption et la démocratisation des technolo- gies sans contact. ■ Dossier réalisé par Béatrice Monomakhoff
  15. 15. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 15] Le conseil général s’investit pour une économie durable dans le Val d’Oise Le conseil général s’investit pour une économie durable dans le Val d’Oise
  16. 16. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 16] [À LA UNE ] Huawei : 30 à 40% de croissance par an Nous vous annoncions son arrivée sur la Technopole Parc Saint-Christophe l’été 2007, dans notre n° 1 de La lettre de l'entreprise. Un an et demi après Gaston Khoury, Vice- President Wireless Network Solutions, nous éclaire sur le marketing déployé par leurs équipes. Une entreprise qui s’inscrit bien dans le cluster telecom de Cergy-Pontoise, dont l’effectif est passé de 150 à 200 personnes. « Notre force réside dans notre RD qui représente 40 % de nos effectifs, pas moins de 37 000 ingé- nieurs répartis dans 14 centres de RD, pour la plupart basés en Chine là où a été fondée la société Huawei mais aussi aux États-unis, en Europe du Nord(Allemagne,Suède)exposeGastonKhoury, Vice-Président Wireless Network Solutions. Chaque année, l’entreprise investit plus de 10 % de son revenu dans la RD. Et Huawei est passée d’un modèle orienté technologie à un modèle orienté client. Pour preuve, le groupe a enregistré ces six dernières années une croissance de 30 à 40 % l’an. Nos atouts sont de trois ordres : • la puissance de l’innovation ; • le fait que nous sommes entrés directement dans la génération du téléphone 3G à travers le déve- loppement de nos propres réseaux ; • notre capacité d’adaptation aux marchés locaux. Nous avons été des précurseurs sur les « Modems UMTS », en clair, pour les non initiés « les clés Internet » qui ressemblent à de grosses clés USB et permettent de se connecter n’importe où en les branchant sur un PC sans autre forme de connexion nécessaire. Nous fournissons toute la gamme de produits pour les réseaux Internets et optiques mais aussi l’installation, la mise en service, l’après-vente, le training et les call centers avec toutes les équipes nécessaires pour supporter nos clients » poursuit G Khoury. L‘offre de Huawei est immense… Pour ceux qui auraient raté la première séance et ignoreraient l’histoire et le catalogue produits de Huawei… Voici un résumé. Huawei Technologies Créée en 1988 et basée à Shenzhen en Chine, HuaweiTechnologiesestspécialiséedanslafabri- cation et la commercialisation d’équipements de télécommunication et fournit aux opérateurs du monde entier (France Telecom, Deutsche Telekom, Telefonica, Brasil Telecom, Singtel, Vodafone, etc.) des solutions réseau de nouvelle génération pour les communications fixes, mobiles, optiques et données. Les produits et solutions Huawei sont déployés dans plus de 100 pays et utilisés par 35 des 50 premiers opérateurs dans le monde ainsi que par plus d’un milliard d’utilisateurs aux quatre coins de la planète. Le catalogue de produits Huawei comprend les produitssansfil(ex.UMTS,CDMA2000,GSM/ GPRS/EDGE et WiMAX) ; les produits réseau (ex. NGN, xDSL, réseau optique et communi- cation de données) ; les services à valeur ajoutée (ex. réseau intelligent, CDN/SAN et données sans fil) ainsi que les terminaux mobiles et fixes. Huawei compte plus de 87 502 collaborateurs dans le monde et a enregistré 16 milliards de dollars de commandes en 2007. Huawei en Europe C’est dès 2000 que Huawei s’est implantée en Europe, en Allemagne dans un premier temps. Le siège européen du groupe est à Düsseldorf. Huawei compte 26 sites en Europe, propose ses produits dans plus de 28 pays et emploie plus de 2 200 personnes, dont plus de 60 % sont euro- péennes. Huawei en France Présente en France depuis 2003, Huawei France compte à ce jour environ 200 collaborateurs. Le siège de Huawei France est à Cergy-Pontoise, à la Technopole Parc Saint-Christophe (95) où les ingénieurs travaillent aux recherches 3G, FMC et tout IP. site : www.huawei.com. ■ BM Gaston Khoury Mr Leo Sun Directeur Général de Huawei Technologies France inaugurant le restaurant Chinois Sodexo La Technopole Parc Saint-Christophe en collaboration avec Huawei propose à ses locataires une restauration Asiatique. C’est pourquoi Sodexo a recruté un véritable chef chinois pour son restaurant d’entreprise. Mr Leo Sun, inaugure le restaurant.
  17. 17. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 17] [EN VUE ] Didier Arnal : l'emploi en question Didier Arnal, président du Conseil général, répond aux questions d’actualité qui secouent la vie du département : l’emploi menacé par la crise économique et à Cergy, la reconfiguration de Sagem Mobiles en Sagem Wireless. Il pose les bases de la création d’un « Institut de l’intelligence embarquée ». La Lettre de l’entreprise : Quel est votre sentiment sur la création de Sagem Wireless? Il semblerait que Safran se mobilise pour reclasser les salariés de Sagem Mobiles ? Didier Arnal : «  Dès l’annonce brutale du désengagement de Safran dans Sagem Mobiles – groupe dans lequel l’État est actionnaire à hauteur de 30 % –, j’ai écrit à Madame Lagarde sur l’absence de stra- tégie industrielle dont l’État fait preuve en supprimant brutalement un centre de RD à haute valeur technologique, sans visibilité ni pour les salariés, ni pour la pérennité des activités au sein du département. J’ai aussi rencontré la direction de Sagem Mobiles et les organisations syndicales afin de m’as- surer que tout soit fait au mieux pour que les solutions les plus favorables en termes d’emploi soient trouvées. La Lettre de l’entreprise : Mais comme vous le savez, Sagem Wireless et son fonds d’investissement Sofinnova fédè- rent 2  nouvelles entreprises à Cergy, peut-être 3, embryon d’un « cluster télécom» susceptible de reprendre près de 200 emplois Sagem ? Didier Arnal : Oui, je sais que des tracta- tions sont en cours pour reclasser un certain nombre d’ingénieurs dans les sociétés Esmertec et Purple Labs. Et je ne peux que m’en réjouir. Mais j’espère que le moins possible d’employés de Sagem Mobiles vont rester « sur le bord de la route » et qu’au sein de ses multiples établissements, Safran fera son travail pour reprendre ses salariés. Tant qu’elle n’est pas réglée, nous restons atten- tifs à la situation. La Lettre de l’entreprise : Christian Blanc parle de Saclay pour une Silicon Valley à la française… Et le Val d’Oise a un cluster téléphonie en train de naître à Cergy. Peut-on aussi se démarquer en valorisant les atouts économiques de nos entre- prises ? Didier Arnal : Nous avions fortement soute-nu le dossier campus… Mais nous n’avons pas été retenus ! (NDLR : parmi les 33 projets Campus retenus par Valérie Pécresse et susceptibles d’être aidés de manière significative par l’État, Cergy- Pontoise avait postulé au nom du PRES1 pour créer une école d’ingénieurs avec une aide des trois quarts, soit 150 M€). Cela ne nous empêche pas de poursuivre notre soutien à l’enseignement supérieur qui se chiffre pour 2009 à 1,85 million d’euros (sans parler des crédits importants qui seront mobilisés dans le cadre du futur contrat particulier région-département)etd’effectueruneveille économique permanente avec les entreprises du territoire. Le CEEVO2 continue de favo- riser le maillage des entreprises qui a permis d’impliquer le Val d’Oise dans 6 pôles de compétitivité, et dans trois autres demain. En lien avec la Communauté d’aggloméra- tion de Cergy-Pontoise, le cluster télécom va s’élargir à un pôle de l’intelligence embarquée fédérant à la fois les expertises des entreprises des pôles de compétitivité Mov'eo, System@tic et Cap Digital. Et cela pourrait amener à la création d’un « Institut de l’intelligence embarquée » qui fédèrerait tous les acteurs du PRES et les entreprises. La Lettre de l’entreprise : Vous venez de réunir une plate-forme emploi réunissant tous les acteurs de l'emploi du départe- ment : Quel est votre objectif ? Didier Arnal :  Le Val d’Oise est au 6e rang des départements d’Île-de-France avec un taux de chômage supérieur à 7 %. Avec la crise, il est à craindre que cette situation ne se dégrade dans les mois à venir, comme le montre, ces deux derniers mois, une hausse de 20 % des procédures de redressement ou liquidation judiciaire engagées par le Tribunal de commerce. Aussi, nous avons proposé à tous nos parte- naires de faire régulièrement un état des lieux, des débats et un échange de proposi- tions concrètes pour : 1 - sauvegarder l’emploi (cellule de veille- baromètre emploi- système d’alerte) dans le Val d’Oise ; 2 - favoriser l’emploi à des publics fragilisés (plate-forme emploi Cergy-Pontoise Vexin Initiative, emplois tremplins, soutien au permis de conduire, école de la 2e chance, coaching pour les jeunes) ; 3  - développer un plan stratégique qui prendra en compte le développement durable. La Lettre de l’entreprise : Que pensez-vous des annonces faites par l’État de soutien aux entreprises et en particulier celle à l’investissement annoncée chez Cefival à Persan par Christine Lagarde ? Didier Arnal : J’espère que les annonces faites ne resteront pas au stade d’an- nonces… On ne peut que se féliciter des mesures accordées par l’État quand il est au rendez-vous. Je soulignerais au passage que l’exonération sur la taxe professionnelle dont bénéficie Cefival est une aide indirecte et que le Conseil général a octroyé à Cefival une subvention de 300 000 € au moment où il a investi dans sa nouvelle presse à filer. ■ Propos recueillis par Béatrice Monomakhoff Didier Arnal, président du Conseil général du Val d’Oise 1 - PRES : Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (Institut Polytechnique Saint-Louis, Université de Cergy, Essec, Itin-Escia : école supérieure d’informatique, réseaux et systèmes d’information, Ecole nationale supérieure d’Art, Eisti : école internationale des sciences du traitement de l’information, Ensea : école nationale supérieure de l’électronique et de ses applications). 2 - CEEVO : Comité d’Expansion Économique du Val d’Oise
  18. 18. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 18] [INVITÉ ] Odile Thomazeau, directeur région répond aux questions des entrepris À une époque où les banques sont montrées du doigt, Odile Thomazeau, directeur régional du groupe des agences de Cergy de la Société Générale, a accepté de répondre aux questions soulevées par différentes entreprises du Val d’Oise rencontrées au cours du dernier trimestre 2008 dans la tourmente qui agite le monde économique et financier. La Lettre de l’entreprise : Est-ce que vous saviez ? C’est une question qui revient sans cesse… à laquelle les banques ne peuvent déroger… Et si, à votre poste, vous l’ignoriez, à quel niveau estimez-vous qu « on connais- sait  » dans votre établissement, la Société Générale,lesrisquesquelesbanquesprenaient avec leurs produits dérivés, toxiques, etc.. ? Odile Thomazeau : Il est évident que nul n’avait anticipé cette crise, tant par son ampleur que par sa vitesse de diffusion. Le point de départ est assez simple : on a accepté aux États-Unis des crédits immobi- liers avec un endettement excessif car basés, non pas sur la capacité de remboursement desemprunteurs,maissurlavaleuranticipée des biens à la revente ; et lorsque le marché de l’immobilier s’est retourné, les crédits se sont avérés insolvables. La propagation des défaillances a ensuite été beaucoup plus complexe puisqu’elle s’est faite au travers de produits très sophistiqués et a été amplifiée par des effets de levier puis- sants. La Lettre de l’entreprise : Pourquoi avoir retenu ce type de produits dans ce cas ? Odile Thomazeau : Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ! Le recours à la titrisation a permis aux banques de prêter davantage, puisqu’elles ont ainsi sorti des risques de leur bilan et donc dégagé des fonds propres pour poursuivre la distribu- tion de crédit. Enrevanche,ilyaeudespratiquesexcessives aux États-Unis et les banques européennes ont mis du temps à identifier tous ces actifs à risque, que leur construction initiale, ainsi que les intermédiaires successifs avaient rendus opaques. Il faut également conserver à l’esprit que ces mêmes produits avaient largement bénéficié de l’aval des agences de notation, allant jusqu’au triple A… N’oublionspascependantque,duranttoutes ces années fastes, les particuliers tout autant la ressource sur les marchés (320 milliards initialement prévus), via la Société de Refinancement des Etablissements de Crédit, pour le re-prêter aux banques fran- çaises, en apportant sa propre garantie afin de ramener la confiance  : c’est le principe du « guichet public », second volet du plan anti-crise européen décliné à la française. Quant au premier volet, il consiste tout simplement en la possibilité que l’État inter- vienne en quasi-fonds propres (40 milliards d’€) à travers une société de participation publique, qui peut injecter des ressources à long terme (en souscrivant à des émissions de titres subordonnés ou d’actions de préfé- rence), consolidant ainsi les fonds propres des bénéficiaires et renforçant de facto leur capacité à prêter. Il ne s’agit donc pas de subventions émanant de la poche du contri- buable, mais de prêts accordés à ce jour par l’État auprès des 6 principaux réseaux que les entreprises ont pu bénéficier d'une liquidité abondante et à faible coût. Avec le recul, il est toujours plus facile d’interpréter certains signes avant-coureurs. Mais c’est seulement avec le recul… La Lettre de l’entreprise : D’après une étude publiée dans Les Echos du 10/11/08, plus de 82 % des banques ont durci leur attitude vis- à-vis des PME-PMI avant l’été, ce qui s’est traduit, à fin septembre, par une hausse de leurs marges bénéficiaires dans la quasi-tota- lité des établissements. Dans la majorité des cas, les banques ont durci leurs conditions de prêt, prêté des sommes moins élevées, réclamé plus de garanties. Quelle a été l’attitude de la Société Générale? Odile Thomazeau  : SG a augmenté de 18,2  % le montant des crédits alloués aux entreprises et aux professionnels au troisième trimestre 2008 par rapport au troisième trimestre 2007 et deux demandes de prêts sur trois à la création d’entreprise ont été acceptées sur tout l’exercice 2008. Les critères d’obtention des prêts sont abso- lument inchangés, de même que les garanties demandées. En revanche, les banques ont été dans l’obligation absolue de répercuter le coût de la liquidité sur les taux proposés à toutes les clientèles. Dans ce contexte de crise, le marché interbancaire a été très perturbé : les échanges interbancaires se sont considérablement tendus et la ressource d’argent pour poursuivre les activités de crédit a été beaucoup plus difficile à obtenir. La loi de l’offre et de la demande s’appli- quant, nous n’avons pas échappé à une forte hausse du loyer de l’argent. Il ne faut donc pas confondre marge bénéficiaire et réper- cussion du coût de la « matière première » ! La Lettre de l’entreprise : Mais l’État est venu au secours des banques leur redonnant des capitaux pour qu’elles puissent à nouveau prêter. Odile Thomazeau  : Oui, il a contribué sensiblement à restaurer la circulation de l’argent, puisqu’il va lui-même chercher Odile Thomazeau
  19. 19. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 19] [INVITÉ ] français, assortis d’une rémunération et qui seront entièrement remboursés. Et cette rémunération bénéficie à la comptabilité publique. Au-delà de la contrepartie financière, les banques, dont SG, se sont également enga- gées à augmenter leurs encours de crédit de 4 % dans l’économie française, en 2009. La Lettre de l’entreprise : On ne prête qu’aux riches… est le refrain que l’on entend partout et la crainte des PME . «  Si mes investisse- ments à moyen terme sont bons, la banque va me suivre… Si je n’ai pas de visibilité à court terme, elle me laisse tomber  » commente sans illusion le patron d’une entreprise de logistique. Comment la Société Générale se comporte-t-elle avec ses clients ? Odile Thomazeau : Comme elle l’a toujours fait et continue de le faire ! Encore une fois, nos critères n’ont pas changé, c’est la conjoncture qui change et donc la capacité des clients à pouvoir absorber de nouveaux endettements. On fait face avec eux ; on cherche avec eux des solutions adaptées et réalistes, que ce soit seuls ou avec nos parte- naires tels qu’Oseo, la Chambre des métiers ou encore la nouvelle plate-forme Cergy- Pontoise Vexin Initiatives (réseau France Initiatives). À titre d’exemple, nous sortons d’un rendez-vous où un restaurateur, nouveau client, en situation très tendue avec un découvert « lourd », avait dû totalement autofinancer ses travaux de rénovation. Nous venons de prendre la décision de refi- nancer une large partie de ses travaux pour restaurer son fonds de roulement. La Lettre de l’entreprise : Effectivement trésorerie et fonds de roulement sont les deux moteurs qui permettent à une PME-PMI de survivre et de se donner les moyens d’assurer son développement en dormant « tranquille » … Qu’en est-il des facilités de caisse accordées ou pas ? Y a-t-il de nouvelles règles mises en place depuis juin 2008 ? De nouveaux frais ? Odile Thomazeau : Encore une fois, il n’y a pas de nouvelles règles mises en place, ni de nouveaux frais. Nos conditions à la clientèle sont connues de nos clients et sont publiées chaque année. On oublie trop souvent de le dire,maislecrédit,c’estlavied’unebanque ! On ne voit pas pourquoi, subitement nous arrêterions de faire des affaires ! En matière d’octroi de facilités de caisse, je vous réponds de la même manière que pour les crédits à moyen et long terme : la situation économique est plus difficile et effectivement, les carnets de commandes se remplissent moins vite. Les clients rallon- gent leurs délais de règlement tandis qu’il faut bien payer les salariés et fournisseurs : cela fait des trésoreries plus « tendues ». Là encore, nous recherchons avec le client la solution la plus adaptée au financement de son bas de bilan, sans oublier qu’une partie importante est assurée par le crédit inter- entreprises.Noustravaillonsplusquejamais avec notre filiale Compagnie Générale d’Af- facturage (CGA) l’adossement du crédit court terme au poste client permettant clairement à l’entreprise de disposer de plus de moyens. Au risque de me répéter, notre métier c’est de prêter, c’est notre mission et cela nous fait vivre. La Lettre de l’entreprise : Oseo est un dispo- sitif d’aide au développement des entreprises très prisé mais chacun sait qu’Oseo ne peut verser directement de subventions aux entre- prises sans passer par une banque… Comment la Société Générale s’inscrit-elle dans ce type de dispositifs pas toujours simples à manier ? Ni très rapide… Odile Thomazeau  : Nous travaillons de longue date et étroitement avec Oseo qui est pour nous un véritable partenaire auprès du client. Nous rencontrons régulièrement leurs interlocuteurs à l’échelle du Val d’Oise pour bien «  caler  » nos interventions et avancer concrètement sur des dossiers. Oui, Oseo ne verse pas de subvention au client à proprement parler, mais intervient de 2 manières : • soit pour apporter sa garantie soulageant d’autant le chef d’entreprise de sa caution et confortant la prise de risque du banquier ; • soit pour partager avec la banque un finan- cement, et donc l’exposition aux risques. Sur ces deux modes, l’État vient de renforcer les fonds alloués dans le cadre du Plan de soutien aux PME (2 milliards d’euros supplémentaires pour chaque objet). Ce qui est nouveau et très appréciable, c’est le troisième niveau d’intervention, pour lequel 1 milliard d’euros vient d’être alloué, al de la Société Générale es garantissant la consolidation à moyen terme d’engagements à court terme. C’est incontestablement une bonne nouvelle pour les PME. La Lettre de l’entreprise : Crise ou pas crise, mais crise d’autant plus, les entreprises se plai- gnent d’avoir des interlocuteurs bancaires qui n’ont pas le pouvoir de décision face à leurs problèmes… Voire à des interlocuteurs qui changent souvent… Quelle est la réponse de la SocGen par rapport à cette critique ? A-t-elle modifié son management depuis la crise ? Odile Thomazeau : Nous faisons toujours en sorte que le client soit également connu d’un second interlocuteur, outre son conseiller dédié, afin d’assurer la meilleure « continuité de partenariat ». Je rencontre pour ma part des chefs d’entreprise toutes les semaines, non seulement pour bien connaître les acteurs économiques de notre périmètre, mais aussi tout simplement pour faire mon métier de banquier : aller au-devant du client, parler de ses projets, l’aider à anticiper et préparer, qu’il s’agisse de son avenir industriel ou qu’il envisage de parler transmission. C’est au cœur de la mission de Société Générale auprès des chefs d’entreprise et cela de longue date. ■ Propos recueillis par Béatrice Monomakhoff L’équipe de Cergy Avec 200 collaborateurs, Société Générale Cergy rayonne sur le centre et l’ouest du Val d’Oise ainsi que le nord des Yvelines, (24 agences réparties en 4 groupes : Saint Leu, Cergy, Conflans, Pontoise). L'entité de Cergy est rattachée à la direction régio- nale Île-de-France Nord, dirigée par Didier Boorée, l'un des 8 délégués généraux du réseau Société Générale en France. «  Nous avons plus de 1 000 clients PME, précise Pascal Wilmot, directeur commercial des marchés- entreprises. 75 % des dossiers sont traités localement, 25  % seulement remontent donc à la région. Nous avons un degré d’autonomie qui nous permet de répondre rapidement sur des dossiers même complexes. On a pu récemment boucler dans l'urgence un projet de rachat d’entreprise en 15 jours. « Et si besoin est, les arbitrages vont vite, précise Odile Thomazeau, avec un dossier bien monté, en un seul échange avec IDF Nord, on prend position. Notre organisation locale de centre de décision polyvalent et dès lors notre proximité avec les chefs d’entreprise nous permettent une réacti- vité très précieuse dans le processus de décision ».
  20. 20. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 20] [CLUSTER ] Johnson Controls : les ingénieurs de l’électronique embarquée À Cergy-Pontoise, sur la Technopole Parc Saint-Christophe, est installé le siège RD Europe de la division électronique de l’activité automobile de Johnson Controls. C’est un segment de la business unit Automotive Experience qui représente 51 % du CA de Johnson Controls, groupe qui est l´un des leaders mondiaux de l'aménage- ment intérieur, de l'électronique et des batteries pour automobiles. Retour à Cergy parmi les ingénieurs de l’électronique embarquée. Johnson Controls est un géant international aux activités multiples et qui a fait l’objet de nombreuses acquisitions depuis sa création en 1885 et depuis la fondation de Johnson Electric Service Company. Le groupe coté à la Bourse de New York pèse 34,6 milliards d’US $ sur le marché et emploie 147 000 personnes dans le monde. Il est organisé en trois business units :  Building efficency : la mise en place et la maintenance de systèmes de régulation pour les bâtiments industriels et publics : 37 % du CA.  Power solutions : les batteries industrielles pour la première monte et la rechange : 12 % du CA.  Automotive experience : les solutions d’ha- bitacle intégrées pour les voitures : 51 % du CA. En 2001, Johnson Controls a racheté Sagem Electronique Automobile, ce qui lui a permis d’étendre son activité avec l'élec- tronique. Mais il a revendu à Valeo l’activité électronique moteur et conservé l’activité électronique conducteur. L’équipedeRDdeCergytravaille,danscette division appelée « Automotive Electronics  », à l’étude et à la conception des tests et de leur validation sur des modules d’information conducteur : • le body controller : cerveau électronique du véhicule, celui qui commande les essuie-glaces automatiquement quand il pleut ou allume les phares en fonction de la luminosité ; • les tableaux de bord : qui donnent les infor- mations au conducteur (vitesse, niveau de carburant…) ; • les afficheurs numériques de température, volume radio… • les têtes de clés de radio fréquence : ouverture/ fermeture du véhicule à distance ; • le BMS : battery management systems, le module de gestion de l’énergie de la batterie… D’Osny à Cergy Surfant sur la vague « débarrassons–nous de notre foncier » que de nombreuses entreprises ont choisi de suivre depuis une dizaine d’an- nées, Johnson Controls a cherché à vendre les bâtiments qu’il possédait à Osny en décidant de rester dans leVal d’Oise et de garder ses salariés. C’est ainsi qu’aujourd’hui, les 480 personnes qui étaient à Osny ont emménagé à la Technopole Parc Saint-Christophe début 2008. « L’avantage des locaux que nous avons proposés à Johnson Controls est leur configuration très diversifiée, expliqueAbdelkader Zitouni, directeur du Parc. Celle-ci a permis non seulement de répartir les effectifs dans des bureaux, mais aussi d’installer de grands laboratoires d’essais et des salles de tests qui sont parfois d’immenses salles avec des fours ou des chambres vides remplies de mousse où les produits sont testés et“torturés”pour vali- dation. Par ailleurs, la beauté de ce Parc de 50 ha et les services qu’il offre apportent un plus en terme d’image aux managers de Johnson Controls quand ils invitent leurs clients PSA, Renault et autres constructeurs automobiles mondiaux à des réunions ou démonstrations de tests». ■ BM
  21. 21. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 21] [UTILE ] Un chef d'entreprise doit savoir exercer plusieurs métiers à la fois. Il doit : maîtriser son cœur de métier, manager ses équipes, gérer sa structure, vendre ses produits ou services et prévoir, à plus ou moins long terme, les perspectives de développement de son entre- prise. C'est, tout au moins, le quotidien de la plupart des patrons de PME-PMI. Lorsque le contexte économique est favorable et le carnet de commandes bien rempli, la situation est gérable. Mais quand le marché recule, l'horizon s'assombrit. C'est pour cela que les tribunaux de commerce se proposent d'accompagner, plus que jamais, les entreprises menacées par des difficultés passagères. Selon Joël Sahler, chef d'entreprise et vice-président du tribunal de commerce de Pontoise, en charge de la préven- tion des difficultés aux entreprises, les problèmes rencontrés par les chefs d'entreprise sont de plusieurs ordres : « la baisse de l'activité liée à la perte d'un gros client ou au contexte économique qui se dégrade, mais surtout, l'arrêt soudain des facilités de caisse octroyées par certaines banques en cas de dégradation du niveau de leurs fonds propres ou d'augmentation de leurs besoins en fonds de roulement ». Car, malgré l'intervention de l'État auprès des banques, celles-ci rechignent à remplir leur rôle et sont assez strictes et atten- tives aux marges réalisées par leurs clients. » La cellule de prévention : un lieu de confidentialité La cellule de prévention des difficultés aux entreprises (9 juges y sont préposés), mise en place par le tribunal de commerce de Pontoise, propose aux dirigeants un rendez-vous tout à fait confidentiel. À l'issue d'un premier entretien permettant à l'entrepreneur de mettre en avant les informations principales concernant son entrepriseetl'originedesesdifficultés,undossier est constitué et un suivi est mis en place, pour pallier les insuffisances. « Il faut bien comprendre que notre but est d'éviter, le plus possible, l'ouver- tured'uneprocédure.Nousparlonsdepréservation des entreprises pour éviter redressements ou liqui- dations. Notre rôle est de prévenir » précise Joël Sahler. Pour cela, le tribunal de commerce de Pontoise s'est donné pour mission d'aider les entrepreneurs à sortir de la tourmente en toute confidentialité. La démarche du dirigeant est volontaire s'il a su anticiper les problèmes. « C'est comme un cancer, qui, pris à temps, peut être guéri. » Les tribunaux de commerce sont là pour informer sur toutes les dispositions légales relatives aux défaillances d'entreprises, les procédures ad hoc ou de conciliation en relation avec ses partenaires habituels (avocats fiscalistes, experts-comptables, etc.). Ils sont aussi là pour accompagner les chefs d'entreprise et négocier auprès des organismes sociaux et fiscaux, des fournisseurs et des bailleurs. Bien que le tribunal de commerce de Pontoise ne compte pas son temps pour communiquer vers les entrepreneurs et les élus locaux par des campagnes d'informations ciblées (cf. La lettre en ligne « Le tribunal au service des entreprises » : joel.sahler@wanadoo.fr), les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances, comme le confirment ces statistiques éloquentes. 1 000 entreprises reçues chaque année « En 2007, seules 3 à 4 % des entreprises ayant fait l’objet de l’ouverture d’une procédure collec- tive ont pu être sauvées, alors qu'environ 50 % des chefs d'entreprise qui ont sollicité de l'aide spontanée ont réussi à remettre leur société sur les rails. Lorsqu'un chef d'entreprise a voulu résister seul face à ses difficultés, il a souvent été trop tard. La situation de ces chefs d'entreprises est parfois sordide. Certains se sont acharnés devant leurs dettes en vendant leur maison, en injectant toutes leurs économies dans leur trésorerie, pour finalement tout perdre» , insiste Joël Sahler. Cette année,letribunaldecommercedePontoiseaudi- tera près de 1 000 entreprises. Paradoxe : depuis le début de l'année 2008, aucune augmentation significativedesdépôtsdebilann'aétéconstatée. Qu'en sera-t-il en 2009 ? ■ Pierre Seisson Les entreprises sous haute protection Ne pas hésiter à se mettre sous la protection de la justice avant qu'il ne soit trop tard, avant d'être en cessation de paiement ! Oublier l'image d'une justice punitive au profit d'une justice préventive. Ce sont les conseils de Joël Sahler, vice-président du tribunal de commerce de Pontoise, en cette année 2009 qui s'annonce noire pour les entreprises. Il leur propose de venir présenter leurs diffi- cultés à la cellule de prévention du Tribunal, en toute confidentialité. Joël Sahler, vice-président du tribunal de commerce de Pontoise Le redressement judiciaire est une procédure collective du droit français dans laquelle est placé un commerçant, un professionnel libéral ou une entreprise lorsqu'il est en cessation de paiements et tant qu'un redressement de l'activité est envisageable. À défaut, s'ouvre la liquidation judiciaire.
  22. 22. [n°6] LA LETTRE DE L’ENTREPRISE [ 22] [EN AFFAIRE DE DROITS ] Directrice de la publication : Isabelle Jariod Hors-série.com/ B.P. 59168 - 95075 Cergy-Pontoise cedex Tél. : 01 30 36 00 27 - Fax : 01 30 36 00 29 Rédactrice en chef : Béatrice Monomakhoff e-mail : beamono@agence-hors-serie.com Rédaction : J. Barraux, B. Monomakhoff, P. Seisson Conception édition : Hors-série.com/ Photos : Pierre Seisson, C. Roué, Photothèques Sagem Mobiles, Inside Contactless, Huawei. Couverture : Rocco Toscani. Maquette : Abrégé - Impression : RAS (95) N° d’ISSN : 1960-2561 - Tiré à 4 000 exemplaires. Pour joindre : La rédaction  : 01 30 36 00 27 beamono@agence-hors-serie.com La rubrique Bienvenue à  : 01 30 36 00 27 p.seisson@agence-hors-serie.com La régie publicitaire  : 06 03 92 05 94 http://www.lalettredelentreprise.com LETTRE D’INFORMATION ÉCONOMIQUE POUR LES ENTREPRISES DE CERGY-PONTOISE ET DU VAL D’OISE n° [ 6] D 2 C E M B R E JAN - FEV 2009 Destiné à éviter les licenciements résultant de difficultés passagères et exceptionnelles, le chômage partiel est une mesure de suspension collective des contrats de travail, pendant une durée limitée. Cette suspension, partielle (réduc- tion des horaires de travail en deçà de la durée légale) ou totale (fermeture d'un établissement), peut notamment être motivée par la conjoncture économique, la transformation, la restructura- tion ou la modernisation de l'entreprise ou toute autre circonstance de caractère exceptionnel. Aussi, le chômage partiel, en principe, ne s'ap- plique pas en cas de grève ou de difficultés saisonnières ou structurelles. Conditions de mise en œuvre Le comité d'entreprise (ou à défaut les délé- gués du personnel) est informé et consulté sur le projet de mise au chômage partiel, au titre de la marche générale de l'entreprise et des conditions d'emploi mais également dans le cadre d'un éven- tuel plan de sauvegarde de l’emploi. L'avis du comité d'entreprise est joint à la demande motivée d'indemnisation présentée par l'employeur à l'ad- ministration avant la mise au chômage partiel. La décision d'acceptation ou de refus de l'administra- tion est notifiée à l'employeur dans les vingt jours suivant la réception de la demande. Le refus de l'administration, obligatoirement motivé, peut être contesté par l'employeur. Sans autorisation de l'administration, l'employeur et ses salariés peuvent, après nouvel avis du comité d'entreprise, convenir de suspendre leurs contrats de travail mais l'entreprise ne percevra pas d'aide de l'État. Pouvoir de direction de l'employeur Le chômage partiel ne modifie pas, mais suspend le contrat de travail (les salariés demeu- rent ainsi tenus à l'obligation de loyauté). La mise au chômage partiel autorisée par l'admi- nistration relève du pouvoir de direction de l'employeur et ne requiert pas l'accord des sala- riés concernés sauf s'il s'agit d'un salarié protégé. Le refus du salarié l'expose à un licenciement. Indemnisation des salariés Si le chômage partiel est autorisé par l'ad- ministration, les salariés concernés perçoivent, par heure de travail non effectuée, une alloca- tion spéciale (de 2,13 à 2,44 euros par heure en fonction du nombre de salariés) remboursée par l'Etat dans la limite d'un contingent horaire et, le cas échéant, une allocation complémen- taire versée par l'employeur prévue par accord collectif. L'accord interprofessionnel de 1968 applicable à de nombreux secteurs (industrie, commerce…) prévoit une allocation à hauteur de 50 % de la rémunération brute. En cas de suspension totale de l'activité, le régime d'allo- cation spéciale s'applique pendant au maximum 28 jours. Au-delà, les salariés concernés peuvent bénéficier de l'allocation d'aide au retour à l'em- ploi. L'État peut augmenter son aide en cas de menace grave pour l'emploi. Risques L'absence de consultation du comité d'entre- prise ou d'accord du salarié protégé constitue un délit d'entrave. Si le chômage partiel n'a pas été autorisé par l'administration et sauf accord des salariés, ces derniers peuvent demander la totalité de leur salaire ou invoquer une rupture unilatérale de leurs contrats de travail aux torts de l'employeur. La poursuite du chômage partiel au-delà de la période légale d'indemnisation sans l'accord des salariés concernés a été qualifiée de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Récemment, le gouvernement a annoncé sa volonté d'assouplir le chômage partiel en rehaussant le contingent horaire de l'alloca- tion spéciale, en prolongeant la période légale d'indemnisation et en augmentant l'allocation versée aux salariés. Les entreprises, guettant les signes d'une embellie financière sur les marchés, devront également suivre l'actualité législative. ■ Jean-Marc Peltier, peltier@peltier-chesneau.com et Marie Nantas, nantas@peltier-chesneau.com Pour en savoir plus : http://www.travail-solidarite. gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/ chomage/chomage-partiel.html Peltier Chesneau, Paris-Roissy Cabinet d’affaires présent à Paris et Roissy, Peltier Chesneau intervient pour les entreprises, en France etàl'étranger,enmatièredeconseiletdecontentieux judiciaire et arbitral. Ses avocats assistent leurs clients en droit social, droit des sociétés, contrats commerciaux,droitéconomiqueetdelaconcurrence, droitfiscal,droitimmobilier,propriétéintellectuelle et nouvelles technologies. Le Cabinet a par ailleurs développé depuis plusieurs années une expertise dans les questions propres au secteur aérien, aéronautique, aéroportuaire (contrats de financement, d'exploitation et de maintenance d'aéronefs, contrats d'assistance en escale, accidents aériens, pollution/nuisance, accès à des infrastructures essentielles). 97, boulevard Malesherbes F-75008 Paris Tél. + 33 (0)1 58 36 47 70 - Fax. +33 (0)1 58 36 47 71 Le Dôme - 3, rue de la Haye - BP 13952 F 95733 Roissy Charles de Gaulle Cedex Tel. +33 (0)1 70 03 96 70 - Fax. +33 (0)1 70 03 96 71 Chômage partiel : les pièges à éviter La crise financière a fortement ralenti l'activité des entreprises. Ces dernières, confrontées à une situation économique exceptionnelle, sont parfois contraintes de mettre au chômage partiel leurs sala- riés. Cette suspension temporaire des contrats de travail, encadrée par le Code du travail et l'accord interprofessionnel de 1968, donne lieu à une indemnisation des salariés pouvant être totalement ou partiellement prise en charge par l'État. Le non-respect du cadre réglementaire expose les entreprises à des sanctions. Précisions par les avocats du cabinet Peltier Chesneau. Article à caractère purement informatif et général ne constituant pas un acte ou un conseil juridique engageant la responsabilité de l'auteur ou de l'éditeur. Tous dommages matériels ou immatériels, directs ou indirects, résultant de l'utilisation / interprétation des informations contenues dans l'article relèvent de la responsabilité exclusive des lecteurs. Jean-Marc PELTIER Marie NANTAS
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