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Proposition n°1 déployer des campagnes de santé publique à partir d'un observatoire de suivi et d'évaluation de l'observance

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Retrouvez cette semaine les 5 propositions de jalma pour améliorer l'observance.

Proposition n°1 : Déployer des campagnes de santé publique à partir d'un observatoire de suivi et d'évaluation de l'observance.

Dans ce chapitre :
- Non-existence d'une mesure statistique globale en France qui soit correcte pour quantifier la mauvaise observance.
- Campagnes publiques ont des résultats positifs ex: les antibiotiques / accidents de la route
Pour obtenir le PDF complet contactez nous ici : http://ow.ly/JPfQg

Publié dans : Santé & Médecine
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Proposition n°1 déployer des campagnes de santé publique à partir d'un observatoire de suivi et d'évaluation de l'observance

  1. 1. 4part. C I N Q P R O P O S I T I O N S P O U R R E N F O R C E R L ’ O B S E R V A N C E D E S P R O D U I T S D E S A N T É 31
  2. 2. j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 32 Il existe donc de nombreuses pistes innovantes pour améliorer l’observance des patients plutôt que d’imposer brutalement des décisions à un système de santé français qui ne manquerait pas de les rejeter. Nous avons donc tenté de dessiner un chemin ren- dant les changements nécessaires acceptables par l’ensemble des acteurs de ce système. Ce chemin prend la forme de cinq pro- positions concrètes déclinées en trois thèmes. Notre première pro- position vise à faire de l’observance un sujet majeur de santé publique. Ensuite, nous détaillons deux propositions favorisant un meilleur suivi de l’observance des patients par les profession- nels de santé. Enfin, nos deux dernières propositions sont desti- nées à inciter les industriels de santé au renforcement de l’observance des patients.
  3. 3. j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 33 D É P LOY E R D E S C A M PA G N E S D E S A N T É P U B L I Q U E À PA R T I R D ’U N O B S E R VAT O I R E D E S U I V I E T D ’É VA LUAT I O N D E L ’O B S E R VA N C E Les constats réalisés dans la première partie de cet ouvrage sont criants : la non-observance des traitements est un phéno- mène majeur de santé publique, dépassant probablement 20 % des thérapies prescrites. Pourtant, il n’existe en France aucune mesure statistique correcte et globale pour la quantifier, alors même que des outils fiables de recueil existent dans notre pays. Nous pensons donc qu’il est nécessaire de mettre en place un observatoire de l’observance pour objectiver l’ampleur du phéno- mène dans un premier temps et mesurer ensuite précisément les conséquences du défaut d’observance pour les patients et le sys- tème de soins. L’élaboration d’une étude nationale objective, pluri- pathologique et récurrente du suivi des traitements constitue en effet une étape prioritaire dans l’orientation de notre politique de santé vers l’amélioration de l’observance. Cet observatoire devrait cibler en priorité les maladies pour lesquelles le risque de non- observance est le plus important (pathologies chroniques avec des traitements complexes notamment). La mise en œuvre d’un tel observatoire est possible technique- ment, les bases de données déjà existantes constituant une source d’informations particulièrement riche. Concernant la pres- 1proposition
  4. 4. j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 34 cription par les professionnels de santé, l’informatisation des cabi- nets et l’utilisation des logiciels d’aide à la prescription ont permis de développer des bases de données. Celles-ci pourraient être exploitées au travers de panels pour étudier les pratiques de pres- cription des professionnels de santé. Pour la délivrance, l’utilisation des données de panels existants33 permettrait d’analyser les ventes de médicaments aux patients. Il n’y a donc que pour l’étape clé de consommation réelle des produits de santé par les patients (observance secondaire) que l’absence de données dans les bases existantes pourrait s’avérer préjudiciable. Aujourd’hui, seuls quelques dispositifs médicaux bénéficient d’outils de téléobservance permettant de suivre facilement et automatiquement l’observance réelle des patients. Mais concernant les médicaments, aucune solution automatique comparable n’est à ce jour disponible. Pour y remédier, nous proposons de mener des études sur des cohortes de patients afin de mesurer l’observance au plus près de la réalité. Cette mesure pourrait être obtenue soit par ques- tionnaire auprès des patients, soit au moyen de dispositifs plus complexes de captation de l’information (comptage rétrospectif des pilules, pilulier électronique...). Dans un premier temps, cet observatoire pourrait ainsi être mis en place en exploitant des données exclusivement privées, pour un lancement au plus tôt. 33 - Par exemple celles du GERS, groupement d’intérêt économique créé par les entreprises de l’indus- trie pharmaceutique
  5. 5. Cet observatoire pourrait être complété dans un second temps par une collaboration des autorités publiques, et notamment de l’assurance maladie. S’agissant de la délivrance, l’assurance maladie possède avec le SNIIRAM l’une des plus grandes bases de données au monde : 1,2 milliard de feuilles de soins gérées chaque année, 450 téra octets de capacité de stockage34 . A condition de pouvoir apparier ces informations avec des données de prescription, l’utilisation du SNIIRAM pourrait s’avérer d’un intérêt majeur pour le suivi de l’ob- j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 35 O B S E R VAT O I R E D E L ’O B S E R VA N C E É T U D E S D E S U I V I D E L ’O B S E R VA N C E É T U D E S É C O N O M I Q U E S Bases de données logiciels de prescription Assurance maladie (SNIIRAM) & bases de données privées Etude de cohortes PRESCRIPTION DÉLIVRANCE CONSOMMATION Distributeurs logiciels professionnels de santé Représentants industriels Représentants professionnels de santé et associations patients 34 - CNAMTS, “Chiffres clés du SNIIRAM”. 2014
  6. 6. j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 36 servance. Au-delà, l’utilisation des bases de données de l’assu- rance maladie permettrait de mesurer les impacts de la non-obser- vance tant en termes de coût que de morbi-mortalité . Plus encore, il serait possible, au travers de cohortes généralistes conduites par les pouvoirs publics35 , de mieux analyser qualitativement le com- portement des patients quant à l’observance des traitements. Une fois le constat réalisé de la dimension du phénomène de non-observance en France au travers d’un observatoire perma- nent, la mise en place de campagnes de communication en santé publique constitue un levier fondamental pour sensibiliser les patients à l’importance de l’observance. Ce type de campagne a régulièrement des résultats très positifs sur le comportement des Français. Ainsi, la campagne nationale sur les antibiotiques autour du thème “Les antibiotiques, c’est pas automatique”, lancée en 2002 par l’assurance maladie, a obtenu à ce titre, des résultats indéniables. Avec un objectif initial de baisse de 25 % des prescrip- tions d’antibiotiques en France en l’espace de cinq ans, la cam- pagne a dépassé les attentes et enregistré une baisse de 26,5 % de la consommation hivernale d’antibiotiques, atteignant même — 30,1 % chez les enfants de moins de 6 ans36 . Au-delà de ces chif- fres, les patients se souviennent encore, plusieurs années après cette campagne, du slogan martelé à travers tous les grands 35 - Par exemple, la cohorte CONSTANCES, regroupant 200 000 adultes et conduite par la CNAMTS et l’INSERM 36 - Sabuncu E.,“Significant reduction of antibiotic use in the community after a nationwide campaign in France, 2002–2007”. PLoS Medicine, 2009
  7. 7. j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 37 médias de communication. La CNAMTS avait d’ailleurs planifié dans sa convention d’objectifs et de gestion 2006-2009 la mise en place de campagnes “concernant l’observance des traitements et la sensibilisation des assurés à la nécessité d’une éducation du patient pour les malades atteints de pathologies chroniques”37 . Les campagnes annuelles de prévention routière sont un autre exemple du pouvoir des opérations nationales de communication favorisant un changement de comportement des Français. Elles ont conduit à une diminution drastique des décès liés aux acci- dents de la route, qui sont passés de 18 000 en 1970 à 3 600 décès en 2012. Pour arriver à ce résultat, un investissement public conséquent est consenti : l’Etat a ainsi consacré 2,7 milliards d’eu- ros en 2012 à la réduction du nombre d’accidents de la route à tra- vers des mesures de prévention, d’information et d’éducation rou- tières. A la lecture de ces chiffres, le constat d’inaction publique au sujet de l’observance est d’autant plus frappant. Avec plus de 12 000 décès liés à l’observance, soit près de quatre fois plus que la mortalité routière38 , comment expliquer que les autorités publiques n’aient toujours pas développé de campagne nationale de sensibilisation à l’observance ? Pour qu’une telle campagne ait les effets escomptés sur l’ob- servance des patients, plusieurs éléments entrent en jeu dans la conception de la communication institutionnelle. L’exemple de la 37 - CNAMTS, COG Etat/CNAMTS branche maladie 2006-2009, 2006 38 - Sénat, projet de loi de finances pour 2012 - Notes de présentation - Le programme 207 sécurité et circulation routières. 2012
  8. 8. j a l m a h e a l t h a n d a g e i n g s u r v e y — n ° 2 38 campagne de sensibilisation au respect de l’observance Script your future campaign, lancée en mai 2011 aux Etats-Unis, en est l’illustration : • La campagne a été mise en place à l’initiative d’asso- ciations de patients, avec la collaboration des acteurs publics et privés. Cette implication des différentes parties pre- nantes du secteur de la santé renvoie à une notion d’autorité et de légitimité de la campagne auprès du patient. En France, le développement de partenariats entre les pouvoirs publics, les associations de patients, les établissements, les profession- nels de santé et les industriels de santé permettra de renforcer la communication et la notion de légitimité. Des campagnes de communication de masse pourraient être menées par l’assu- rance maladie ou l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), à travers les principaux médias d’infor- mation (spots publicitaires TV, presse, affichage, Internet...). • La campagne mobilise, c’est-à-dire qu’elle permet au patient d’être acteur de sa santé, plus particulièrement de son observance, et qu’elle lui donne l’opportunité de solliciter les institutions. En effet, le patient non seulement dispose d’outils pratiques de type check-list pour le suivi de ses traitements, mais il est également accompagné au quotidien par des acteurs locaux investis dans la campagne, tels que des étu- diants en pharmacie ou des bénévoles issus des associations de patients. En France, le même schéma pourrait être mis en

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