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LLA PIERRE
Présenté par: ACI.N.
BENMEDDAH.R.
BOUTELDJA.A.
BOUHENACHI.T.
OSMANE.A.
PLAN DE TRAVAIL.
-INTRODUCTION
-DÉFINITION.
-HISTORIQUE.
-LES TECHNIQUE DE CONSTRUCTION.
-LES APPAREILLAGES.
-LES JOINTS.
-ANALYSE D’EXEMPLES INTERNATIONAU:
-Le villages de Bories.
-Le village de Trulli.
-Le pont du Gard.
-Le village de Lacoste Vaucluse.
-ANALYSE D’EXEMPLES LOCAUX:
-Le village d’El Annabra.
-La Casbah de Dellys.
-Le pressoir a huile de Jijel.
-La mosquée Ketchaoua.
-Un mur de la citadelle d’Alger.
-Le fort Stanbul de Bordj el Kifen.
-La mosquée de Sidi Ghanem de Mila.
-La muraille de Mila.
-La porte romaine de Beb el Blad.
-LE MARIAGE DES MATERIAUX.
INTRODUCTION
Depuis l’époque préhistorique, l’homme n’a eu de cesse d’extraire la pierre pour son usage
quotidien. Il l’a toujours considérée comme noble et durable, du fait de sa résistance au temps, se
qui lui vaut son utilisation jusqu’à une époque récente comme principal matériau de construction.
Aujourd’hui la pierre doit apporter la preuve qu’elle répond bien aux principes du développement
durable, en énumérant l’ensemble des techniques constructives du passé et du présent, afin de
figurer en bonne place parmi les matériaux de construction de demain.
Définition :
-C’est un matériaux de construction naturel constitué de roche, d’où elle
-est extraite , elle se distingue des produits manufacturés tel le béton
ou le brique qui sont appelés pierre artificielle
il a une résistance mécanique suffisante , une résistance
au feu et au chocs , et bien sur une durabilité extraordinaire
Types de pierre :
-1- Le granit :
Extraordinairement résistant et dance , le granit est le plus dure
de toutes les roches extrait dans le monde entier ses gisements sont
habituellement localisés dans les régions de montagne
(Norvége , France , Ecosse , pays de galles , Canada , USA )
. Quasiment inaltérable , il résiste a la polution atmosphérique et
est imperméable Utilisé sous forme de carreaux ,
revêtement des sols et des murs
ou de dalle pour les plans de travail .
Plan de travail en granit
www.archiproducts.com
La pierre dans la nature
LA PIERRE.
Le Marbre
C’est un calcaire cristallisé sous des pressions et températures
très élevé exploité dans le monde entier , sa beauté translucide
demeure sans égale , sa rareté relative associé qu’il se
prête bien au polissage . Utilisé comme revêtement des
sols , colonnes
L’ardoise :
C’est une roche métamorphique qui s’est formée dans
de forte conditions de pression et de température , elle
appartient a la famille des schistes , utilisé comme
matériau de couverture .
L’ardoise
www.archiproducts.com
Sol en marbre
LA PIERRE.
Le calcaire :
Regroupent les roches dont le minérale
est de plus de 90% est
le calcaire Exploité dans le monde
entier , très dur non poreux
parfaitement adapté au pavage et au
revêtement
de sol
Revêtement du sol en calcaire
Le grés :
Il est comme le calcaire , une roche
sédimentaire mais
considérablement plus dur et plus
résistante au gel et a
l’usure utilisé comme pavage pour les
jardin
www.archiproducts.com
Pavage grés
Caractéristiques de la pierre :
- Matière naturelle inorganique
• Haute densité, dureté
• Résistance à la compression
• Conductibilité thermique
élevée
• Résistance aux intempéries,
au gel, aux
substances chimiques et au
temps
• Grand chois de teintes et de
textures
• Extraction et production
coûteuse
LA PIERRE.
Après les grecs ,les romains ont développé les techniques
constructives et ont amélioré les performances de la pierre
suite à divers tremblements de terre qui ont été occasionnés
en Italie. La pierre a été utilisée en tant que maçonnerie
(murs), couvertures (franchissement des espaces) et
franchissement des ouvertures en plates bandes ou en
arcatures.
Historique
La technique de Moellon : moellon brut; moellon ébauché; moellon équarri
A) Le moellon brut est une roche de forme irrégulière, telle qu'elle a été extraite de la carrière,
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
Moellon: est une pierre de calcaire plus ou moins tendre de construction facilement manipulable de par sa
taille et sa forme. On peut trouver trois variantes de cette technique :
LA PIERRE.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
B) Le moellon ébauché est une pierre de forme plus ou moins régulière, ébauchée au maillet.
LA PIERRE.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
C) Le moellon équarri est de forme régulière, ses arêtes sont taillées avec un ciseau et un maillet.
LA PIERRE.
Fiche technique sur la pierre de taille
- Définition :
Pierre taillée , généralement parallélépipède, utilisé dans une construction appareillée
Pierre de taille de Ketchawa
Elle est employée pour les murs porteurs , les soubassements, les encadrement de
portes et fenêtres, mais aussi pour la construction de piliers, de mur de clôture de
muret, etc.
Caractéristiques
Souvent d’origine calcaire, la pierre de taille n’est pas beaucoup poreuse
(grès, granit). Elle peut être intégrée à la paroi ou apparente, les joints sont
alors très fins et réguliers pour un résultat 100% garanti naturel et véridique.
La pierre de taille peut être définie de deux façons, à savoir elle doit être
résiliente, c’est-à-dire pouvoir résister aux intempéries sur toutes ses faces et
arêtes, résister aux chocs et elle doit être non gélive (c’est-à-dire non poreuse
et non micro-fissurée).
On retrouve les pierres de taille dans des carrières spécifiques pour une
utilisation domestique pour des murs porteurs, murs de soubassement,
encadrements des ouvertures, construction de piliers ou encore comme mur
de clôture.
LA PIERRE.
LA PIERRE.
-Irrégulier ou à tout-venant : les pierres, de grosseurs et de formes irrégulières, sont disposées librement. On trouve
cet appareillage, souvent, dans la construction en pierre sèche, et en moellon brut.
Les appareillages :
L’appareillage d’un mur de maçonnerie est la façon dont ses éléments sont assemblés. Les principaux appareillages de
maçonnerie de pierre sont les suivants :
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
-Assise : dans cet appareillage, les pierres, de grosseurs variables, sont ébauchées ou équarries (légèrement travaillées) et
posées d’aplomb (perpendiculaire) sans ordre particulier. On trouve cet appareillage dans la construction en moellon
ébauché, et en moellon équarri.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
-Réglé : dans ce type d’appareillage, les pierres, ébauchées ou équarries, sont mises en place comme dans l’appareillage
assise, mais les pierres d’un même rang ont plus ou moins la même hauteur. Ce type, aussi, on le trouve dans la
construction en moellon ébauché et en moellon équarri.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
-À alternance d’assises régulières : les pierres sont de formes et de grosseurs régulières, ébauchées et équarries, les
pierres du même rang ont la même hauteur, par contre, la hauteur varie en alternance en passant d’un rang à un autre.
Pour cet appareillage, on utilise le moellon ébauché et le moellon équarri.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
-À assises régulières : les pierres sont taillées, de longueurs variables, mais elles ont toutes la même hauteur. Pour
cet appareillage, on utilise la pierre de taille.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
-Régulier : les pierres ont toutes les mêmes dimensions, en longueur et en hauteur et sont disposées en assises régulières,
pour tous les rangs. On utilise cet appareillage dans les constructions en pierre de taille.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
Les joints :
Les joints de mortier servent à la fois à lier les éléments de maçonnerie et assurer l’étanchéité du mur. La durabilité d’un
joint dépend, entre autres, de son profil et de la façon dont il est réalisé. Voici les principaux types de joints de maçonnerie
en pierre :
-Le joint plein affleuré :
l’excédent de mortier en surface est
arasé à la truelle donnant un profil
plat.
-Le joint concave ou rond : c’est le
profil qui résiste le mieux à la
pénétration de l’eau. Il est réalisé avec
un fer rond spécial pour presser le
mortier.
-Le joint en V ou creux en anglet :
ce type de joint est aussi très efficace
contre la pénétration de l’eau. Il est
réalisé à l’aide d’un fer spécial.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
-Le joint creux chanfreiné : il est
exécuté avec une truelle pour
presser le mortier.
-Le joint à baguette : la façon
traditionnelle pour réaliser ce type de
joint est de poser une baguette devant le
mortier tout en montant le mur et de la
retirer en suite. Aujourd’hui, on imite ce
joint en grattant le mortier non durci sur
une certaine profondeur.
-Le joint rustique ou « baveux » : ce
profil retient l’eau, qui peut alors
pénétrer dans le mur. Il est fortement
déconseillé de l’utiliser.
Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF
LA PIERRE.
ANALYSE D’EXEMPLES INTERNATIONAUX.
LA PIERRE SÉCHE.
Exemple: Le village des Bories.
Se sont des abris de bergers en pierres sèches sur lesquels le
temps n'a pas de prise.
Lové sur les pentes des Monts de Vaucluse, à quelques pas du
village de Gordes, le village des Bories, chef d’œuvre
architectural classé monument historique depuis 1977, offre un
témoignage inestimable du mode de vie en Provence, depuis
les temps reculés jusqu'à nos jours. Il permet de découvrir et
d’apprécier la maîtrise de l'utilisation de la pierre sèche,
comme matériaux brut de construction, généreusement offert
par une nature aride et calcaire.
On y découvre un ensemble de 30 cabanons réalisés en
pierre sèche, à la main par les bergers de l’époque. Ces
cabanons appelés « bories », des constructions typiques aux
formes pures et simples, reflètent bien l'harmonie des éléments
naturels.
Le mot "Borie", d'origine provençale, vient du latin "boaria"
qui signifie étable à bœuf. La cahute (ou cabanon) a toujours
été une véritable institution en Provence et daterait de l’âge de
bronze.
Cette originalité architecturale s’illustre par des pierres
empilées non jointées avec une voûte en encorbellement. Le
village des Bories est composé de plusieurs groupes de
cabanons qui ont chacun un objectif précis : habitations,
granges, greniers, étables, poulaillers, soues et chevrières,
bergeries, magnaneries et fournils, cuves et fouloirs.
LA PIERRE SÉCHE.
Dans le chapitre intitulé "Les premières constructions en pierres sèches",
P. Desaulle développe tout d'abord l'argument selon lequel les "clapiers" ou
tas de pierre qui se voient sur le plateau des Claparèdes à l'est de Bonnieux
(Vaucluse), "tas assez régulièrement espacés" (p. 34) et ayant "des volumes
assez comparables entre eux, soit de 2 à 3 m3" (p. 47) sont "à n'en pas
douter, de(s) cabanes néolithiques effondrées" (p. 34). Il en veut pour preuve
que les sites où ces clapiers se trouvent "ont été reconnus comme étant des
habitats néolithiques" (p. 34) et que ceux qui ont été fouillés "ont livré
généralement des objets néolithiques" (p. 47). Tant de naïveté ou de cécité
fait sourire. A défaut de comptes rendus de fouilles circonstanciés (ces
fouilles remontent aujourd'hui à 60 ans) comportant le relevé de ces
prétendues cabanes, comment ne pas voir dans ces clapiers le résultat de
l'épierrement à une époque historique (qu'il est possible de cerner en faisant
appel à ce qui est connu de l'histoire économique du terroir) d'un site occupé
au Néolithique. Déjà en 1904, Fernand Sauve, évoquant l'abandon de la
culture consécutif à l'épuisement des sols sur le plateau des Claparèdes,
soulignait l'origine prosaïquement agricole des clapiers amoncelés sur des
points sacrifiés par les propriétaires (3). Il n'y a rien d'extraordinaire à ce que
des objets néolithiques, ramassés sur le site lors de son épierrement, se
retrouvent dans les clapiers !
LA PIERRE SÉCHE.
Ce qu'on peut retenir d'une telle énumération, c'est que l'auteur évacue allègrement dans le passé tout ce qui, à ses yeux, ne relève pas de la normalité rectiligne, verticale, etc., et d'une certaine
maîtrise technique. Il serait trop long de reprendre un à un tous ces critères illusoires (15). Le dernier de la série suffira : la forme en trapèze d'une "porte" peut s'expliquer tout simplement par le
fait que la dalle réservée pour le linteau n'est pas assez longue ou épaisse : ce défaut sera compensé par l'empilement avec dépassement des blocs formant les piédroits. Nul besoin donc de faire
intervenir une quelconque antériorité d'une solution par rapport à l'autre.
LA PIERRE SÉCHE.
LA PIERRE SÉCHE.
La maçonnerie à pierres sèches (dite aussi maçonnerie à sec,
maçonnerie sèche ou encore plus familièrement la pierre sèche) est une
technique de construction consistant à assembler, sans aucun mortier à
liant, des moellons, des plaquettes, des blocs, des dalles, bruts ou
ébauchés, pour monter un mur.
La maçonnerie à sec est (ou était) employée pour la confection d'une
part de murs extérieurs (de clôture, de démarcation, de soutènement,
d'épierrement, etc., d'autre part de murs d'habitations rurales temporaires
ou saisonnières (cabanes en pierre sèche) et de bâtiments annexes. Il
s'agit alors de murs secs.
Sources: Expo leader architecture en pierre sèche.
Cabane en pierre sèche dans le sud de la France.
Détail d’un mur en pierre sèche.
LA PIERRE SÉCHE.
LA PIERRE SÉCHE.
LA PIERRE SÉCHE.
Exemple: Trulli dans le sud de l’Italie.
LA PIERRE SÉCHE.
Le trullo (pluriel trulli) est un type de bâtiment rural très répandu dans la Murgia dei trulli, plateau situé
entre les villes de Bari, Brindisi et Tarente dans la région des Pouilles en Italie du Sud. Au sens premier, il
s'agit d'une cabane aux murs et à la coupole en pierre sèche, abritant une cellule à usage d'habitation dont
l'entrée est couverte d'un fronton. S'y agrègent une ou deux pièces plus petites servant au repos nocturne ou
à la cuisine et au chauffage et s'ouvrant sur la pièce centrale par un arc clavé.
https://www.pierreseche.com/trulli.htm
Plan de la ville d'Alberobello. Les zones en grisé sont celles où la concentration de trulli est la plus forte : en bas, à
gauche, le rione Monti, à droite, le rione Aia Piccola; en haut, la zone du Trullo Sovrano. (Source : Luigi Mongiello,
Genesi di un fenomeno urbano, Quaderni dell'Istituto di disegno, Facoltà di Ingegneria - Università di Bari, 1978, p.
80, Planimetria di Alberobello.)
LA PIERRE SÉCHE.
https://www.pierreseche.com/trulli.htm
Matériaux et mode d'emploi
Selon les zones, le matériau de construction employé pouvait être du calcaire compact
ou du tuf blanc.
Dans les zones de calcaire compact, les constructeurs trouvaient à fleur de sol soit des
lits épais donnant des pierres d'appareil, soit des lits minces donnant des lauses de
couverture (les chiancharelle, ou chiancaredde en dialecte local) comme à Alberobello.
Cette stratification des calcaires durs avait l'avantage de rendre superflue la taille des
faces de lit.
Le creusement préalable d'une citerne (cisterna), indispensable dans cette région sans
eau, livrait une première quantité de pierres.
Ces matériaux sont employés généralement a seco (à sec, sans mortier), sauf pour les
claveaux, liés au mortier de chaux, de la voûte en berceau brisé ou en dôme bâtie au-
dessus de la citerne sur laquelle repose, dans bien des cas, le sol de la maison.
Murs
Les murs sont montés directement sur la couche rocheuse apparente, après
dégagement éventuel de l'humus. L'épaisseur des murs porteurs va de 0,80 m
pour les moins épais à 2,70 m pour ceux du Trullo Sovrano .
Leur hauteur (jusqu'au départ du voûtement) va de 1,60 m à 2 m. Leur
parement extérieur présente un fruit de 3 à 5%.
Plans
Il y a le trullo élémentaire, construction de plan
circulaire qui servait le plus souvent d'abri
temporaire pour le bétail, les fourrages ou le paysan
lui-même.
LA PIERRE SÉCHE.
Il y a le trullo de plan carré, soit isolé, soit faisant
partie d'un groupe de trois, quatre ou cinq trulli,
disposés en file ou en tas et formant un ensemble où
chaque trullo correspondait à une pièce différente :
cuisine, chambre, étable, local pour les denrées ou
les outils, four, citerne. Dans ce dernier cas, à une
seule pièce à coupole sont venues s'agglutiner, au fil
du temps, d'autres pièces à coupole pour former une
habitation complexe.
https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
Couvrements
La particularité des trulli réside dans la forme conique des
couvrements (toits). Extérieurement, ces cônes sont constitués
d'une couverture de lauses, les chiancarelle, disposées en assises
concentriques et légèrement inclinées vers l'extérieur pour
empêcher les infiltrations d'eau de pluie. Leur pureau (ou partie
découverte) est plus marqué dans les parties les moins pentues
des dômes.
Les lauses sont posées sur l'extrados d'une voûte en pierres
taillées dites chianche, voûte qui est soit encorbellée et
simplement couverte d'une dalle terminale (sans effet de
clavage), soit clavée et bloquée au sommet par une pierre,
la serraglia (clef de voûte).
Au niveau de la naissance de la voûte se trouvent des poutres
en bois ayant servi à porter un échafaudage intérieur au moment
de la construction. Employées par la suite pour suspendre des
outils, de la vaisselle, ces poutres peuvent être aussi les supports
d'un plancher (tavolato) accessible par une échelle en bois et
servant (autrefois) de grenier (solaio) où entreposer grain,
aliments secs, farine, et d'espace d'appoint où dormir (35). Une
autre fonction de ce plancher est d'empêcher la chaleur de
monter dans le cône quand on chauffe
https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
Pinacles
Un pinacle de pierre calcaire ou gréseuse (pinnacolo) coiffe le cône.
Ces pinacles sculptés, qui présentent des formes variées (disque, boule,
cône, vasque, polyèdre ou leur combinaison), sont non pas des
symboles héraldiques mais la signature des maçons-tailleurs de pierre
qui ont édifié ces bâtiments (37).
On dit aussi que le caractère plus ou moins ouvragé du pinacle reflétait
la plus ou moins grande aisance économique ou importance sociale de
la famille dont il ornait la maison (plus le pinacle est ouvragé, plus il
coûte cher). On a évoqué également une émulation entre les couvreurs,
chacun d'eux s'efforçant de dépasser les autres par le caractère élaboré
de ses pinacles. En dehors de ces explications, il faut savoir que le
pinacle pèse sur le cône et, ce faisant, renforce la stabilité des dernières
assises.
Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
1- Les créneaux sont dérivées de l' épaisseur des parois ; Ils servent de placards ( équipés de tablettes ) ou les lits
(grandes étagères avec matelas).
2 . Les arches pour couvrir les pièces quadrangulaires en utilisant des arcs en plein cintre ( ) construits avec des
arcs en bois, qui sont ensuite éliminés
3. Plantez le trullo Le trullo , construit sur le rocher mis à nu , a une base carrée , mais les chambres peut également
être rectangulaire , en particulier dans les citoyens trulli .
4. compartiment principal Et le noyau initial de Trulli : il donnent dans toutes les autres chambres ; pour isoler , les
orifices ne sont pas utilisés , mais de simples rideaux .
5. chiancarelle Les pierres plates , épaisses 7 cm utilisées pour couvrir le toit et a appelé " chiancarelle " , sont également
utilisés pour ouvrir toutes les chambres.
Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
Afin de réaliser une voûte en pierre, on a besoin d’un
coffrage appelé cintre qui est une armature en bois (ou en
métal) qui sera utilisé pour construire les arcs, les voûtes
et les coupoles.
Une fois que la forme est finie et que les mortiers aient
fit leur prise (séchés),on effectue le décintrage (ou
décoffrage).
Sources: Raconte moi la pierre séche .
Détail du coffrage en bois. Schémas de détail du coffrage .
LA PIERRE SÉCHE.
Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
LA PIERRE SÉCHE.
La restauration du village:
Cette unité était à l'origine une étable. Ces
trulli ont été restaurés à partir d'un projet
d'architecte et reflète l'esprit contemporain
inséré dans une atmosphère rustique: le
mélange harmonieux des deux styles
produit un effet surprenant et en même
temps familier. Il y a deux chambres, la
première avec deux lits simples et la
deuxième avec un lit double. La salle à
manger dispose d'une kitchenette
entièrement équipée. Le salon a une
cheminée et un canapé-lit. La salle de bain
a une douche.
https://sites.google.com/site/trullifrancese/trullo-dell-ovile
LA PIERRE SÉCHE.
Exemple: Le village de Lacoste Vaucluse.
LA PIERRE SÉCHE.
Le village apparait dans les archives au moyen âge; il se forme autour de son château. Lacoste abrite au 16eme siècle une
communauté protestante importante se maintient a Lacoste les siècles suivants
Deux portes médiévales commandant l’entrée au
village. Plus on grimpe vers le haut du village plus, les
maisons en pierre de taille prennent du caractère.
LA PIERRE.
Exemple: Le pont du gard.
Le pont du garde :
C'est un des vestiges heureusement épargnés de la domination gallo-romaine, génitrice de la France latine, et qui font du cœur de notre
Provence, pour employer les expressions heureuses dont se sert Paul Mariéton dans la Terre Provençale, une terre d'éducation analogue aux
seules ruines de Sicile et d'Athènes, mais plus féconde qu'elles en pensées fortes et vivantes, pour n'être pas irréparablement dominée par la
mélancolie de la mort.
Cet édifice qui mesure 48m77 de haut sur 273 mètres de long
et que l'on dirait n'avoir été créé que pour l'enchantement de la
vue, encadré par une vallée à l'évasement harmonieux, se
compose de trois étages d'arcades superposées, à plein cintre.
La pierre qui a servi à la construction du Pont du Gard
appartient au calcaire que les géologues ont appelé
vulgairement molasse coquillière ; c'est un calcaire tendre, facile
à tailler, sur lequel les gelées n'ont aucune prise, qui durcit plutôt
par l'effet du temps et d'un grain très grossier, criblé de petits
trous remplis d'une argile ocreuse, jaunâtre, et de débris de
coquilles fossiles. Il en existe d'importants dépôts près des
villages de Vers et de Castillon, et dans le voisinage immédiat du
Pont du Gard.
Toutes les pierres qui en font partie ont été extraites d'une
carrière distante du monument de 600 à 700 mètres seulement
en aval, sur la rive gauche du Gardon. On y accède par un sentier
en petite, à la suite dix jardin potager dépendant de la bégude
Raymond, on y remarque, à droite, à l'arrivée, déposée en haut
du rocher et toute taillée, une des pierres de grand appareil
qu'on avait l'intention d'employer à la construction des piles et
qui a été laissée sur place, peut-être parce qu'elle était
défectueuse. Il s'y trouve aussi un petit réduit triangulaire,
entièrement taillé dans le roc, avec une cheminée sur l'un des
côtés, destiné, en cas de mauvais temps, à servir de refuge aux
ouvriers et à mettre leurs outils à l'abri. Le Gardon coule auprès
de ces carrières abandonnées, et c'est de là probablement,
comme l'a supposé Émilien Dumas, qu'au moyen de radeaux, les
matériaux étaient transportés à pied d'œuvre.
LA PIERRE.
Ce monument appartient par son architecture à l'ordre toscan. Alors que le troisième rang d*arcades supportant la cuvette de l'aqueduc
est bâti, piles et cintres en moyen appareil, les deux premiers rangs ont été construits en très grand appareil romain. Les pierres de taille de
leurs piles ne mesurent pas moins de 2m60 de large, occupant en ce sens toute la dimension de la pile, sur 2m65 de loir, et 0m57 de haut.
Elles ont été posées sans mortier ni ciment et admirablement jointée. Au dire de Chateaubriand et de Caumont, cette perfection dans les
joints a été obtenue ainsi :
Après avoir amené les pierres à leur plus juste coupe avec le ciseau, elles étaient promenées légèrement les unes sur les autres, de façon à
rendre la surface parfaitement lisse ; ce qui aidait à l'usure des pierres et à leur cohésion finale était la poussière même résultant du
frottement et liée avec l'eau que l'on faisait couler entre elles au cours de l'opération. Ces pierres ont des parements à bossages et une
ciselure à leurs joints. Les pleins cintres des arches sont formés, pour le premier pont, par quatre tranches d'arcs-doubleaux juxtaposés, par
trois tranches pour le second et pour le troisième, tantôt par une, tantôt par deux tranches.
La naissance des cintres des arcades repose sur une imposte en forme de cimaise de 0m50 environ de haut et de relief. Les retombées de
ces arcades sont garnies de deux assises de pierres de taille, qui ressortent en formant corbeaux et supportent les voussoirs. Les piles du
premier rang sont munies d'avant-becs destinés, lors des grandes crues, à atténuer la force du courant en divisant l'eau. Contre les piles et
sur le tympan des arcades du second rang sont, à différents niveaux, des pierres en saillie. Beaucoup d'antiquaires n'ont pu les expliquer;
Ménard pense qu'elles ont servi à supporter les échafaudages des ouvriers. On aurait pu, l'œuvre terminée, les faire disparaître, car elles
nuisent à l'aspect de l'édifice, mais elles paraissent avoir été conservées, d'après Mérimée, pour le cas où des réparations seraient
devenues nécessaires.
LA PIERRE.
LA PIERRE.
Il existe sur l'un des voussoirs du troisième arc du
deuxième étage, du côté de l'orient, un phallus sculpté en
bas-relief ; il comprend trois autres phallus plus petits,
mais distincts. Ce dessin priapique présente à distance
l'aspect d'un lièvre, le premier, en avant, simule le cou et
la tète, le second, en arrière, la queue de l'animal, et les
deux autres surmontant le premier, ses oreilles. A en
croire certains archéologues, deux autres emblèmes
phalliques seraient représentés sur le pont du Gard ; l'un
d'eux se trouve au couchant, sur le tympan de l'arche qui
vient après celle où passe le chemin de Saint-Privat.
Quant à l'autre, il est peut-être caché, au dire de Charvet,
sous les maçonneries du pont moderne adossé au
monument par l'ingénieur Pitot, en 1745.
Vue en coupe du pont Pitot adossé au pont antique. (Dessin extrait de l'album de
Clérisseau, 1804)
ANALYSE D’EXEMPLES LOCAUX.
LA PIERRE.
Exemple: Le village d’El Annabra à Ghazaouet.
LA PIERRE.
SITUATION.
Le village dit « El Annabra » est situé à l’extrême ouest de la ville de Ghazaouet, sur une colline rocheuse, qui domine le
centre ville, et qui est de par sa configuration géomorphologique entourée par la mer de deux coté, avec une possibilité d’accée à
une crique.
Centre villeEl Annaabra.
Sources: Analyse personnelle, Photographies personnelles, Pdau Ghazaouet.
LA PIERRE.
Sources: Travail personnelle.
LA PIERRE.
.
Simulation 3D croquis du village d’El Annabra.
Sources: Travail personnel.
LA PIERRE.
Matériaux, et détails constructifs du village.
La pierre est le matériaux de base de
cette construction. Les moellons sont lié entre
eux avec un mortier composé de : sable+
terre+eau, et donc des matériaux purement
locaux.
Sources: Le manuel de Dellys. Photographie personnelle.
LA PIERRE.
L’utilisation du BOIS, pour la construction des portes, comme encadrement.
Sources: Photographie personnelle Google image.
LA PIERRE.
L’utilisation du BOIS, pour la construction des toit.
Sources: Photographie personnelle.
LA PIERRE.
Sources: Le manuel de Dellys. Photographie personnelle.
LA PIERRE.
Exemple: La casbah de Dellys.
LA PIERRE.
Sources: Le manuel de Dellys.
LA PIERRE.
Sources: Le manuel de Dellys.
LA PIERRE.
La technique constructive utilisée pour les maçonneries
renvoie principalement à deux types de mise en œuvre
favorisant une majeure stabilité, dépendant de la nature
même de la pierre locale. Ces dernières sont allongées et
les moellons utilisés ont généralement une proportion
hauteur-longueur d’un rapport de 1 sur 4, se prêtant
particulièrement à la construction de murs en
maçonnerie. On distingue donc:
• Les murs pseudo-assises réalisés en pierre brute et
moellons dégrossis, appareillés À sec avec un hourdage
de terre et des éléments de côtes. Les pierres mises en
œuvres sont non travaillées (pierre brute) ou travaillées
selon différents niveaux de finition (dégrossies ou
sommairement équarries).
Cette technique permet d’optimiser l’utilisation des
matériaux en alternant des modules de grande dimension
avec des rangées de pierres plus plates, assurant ainsi le
réglage des assises.
Appareil isodome imparfait constitué de moellons grossièrement
dégrossis et équarris hourdés avec un mortier de terre, calage
réalisé avec des pierres plates et des briques ;
appareillage en épi traditionnel: toutes les trois assises
réglées, une assise constituée de pierres obliques est mise
en œuvre, l’orientation des pierres d’un côté ou de l’autre
alternant selon les assises.
Les éléments utilisés pour l’ajustement des assises.
En bas de gauche à droite: calage réalisé avec les
chutes de la taille des blocs de pierre et de brique,
disposées horizontalement entre deux assises afin
d’améliorer la superficie de contact entre les modules,
et disposées verticalement afin de limiter les vides du
parement et protéger le mortier de terre et le
remplissage de l’érosion ; moellons de béton
composés d’agrégats de pierre et de brique provenant
du pillage des ruines de la ville romaine.
Sources: Le manuel de Dellys.
LA PIERRE.
Appareillage commun traditionnel
L’utilisation de morceaux de calage est fréquente
dans ce type de maçonnerie, qu’ils soient en pierre
ou en brique disposés sur le lit de pose, ou bien sur
les interstices verticaux entre les moellons. Elle
permet d’augmenter la surface de contact entre les
moellons et de prévenir l’érosion du mortier et du
remplissage intérieur réalisé à l’aide d’agrégats
(cailloux et gravillons) de différentes dimensions et
L’utilisation des boutisses traversantes ou non
traversantes est essentielle afin de garantir la
compacité et la stabilité du mur, elles permettent
d’unir et de rendre solidaire les parements
extérieurs et le remplissage intérieur.
Sources: Le manuel de Dellys.
LA PIERRE.
L’appareillage en épi traditionnel est une technique
constructive similaire à l’appareillage de base de la
ville de Dellys. La maçonnerie y est constituée d’un
appareillage pseudo-assise dans lequel est installée,
de manière alternée, une assise constituée de pierres
plates (de dimensions presque égale) disposées
inclinées à 45° vis-à-vis de l’horizontale. L’utilisation
des boutisses traversantes ou non-traversantes est
également dans ce cas essentielle afin de garantir la
compacité et la stabilité du mur.
Sources: Le manuel de Dellys.
LA PIERRE.
Les portes.
Porte composée d’un arc
surbaissé en bois ou en pierre, de
tableaux en moellons de pierre et
d’un châssis à double ouvrant
Porte composée d’un arc plein-
cintre en briques de terre cuite, de
tableaux en moellons de pierre, et
d’un châssis à ouvrant simple
constitué d’un vantail
Porte composée d’un arc plein-cintre, table
eaux en moellons de pierre et châssis en bois à
ouvrant simple dont la forme a été modelée
Sources: Le manuel de Dellys.
LA PIERRE.
Le plancher traditionnel
La structure des planchers est constituée de poutres
maîtresses, de solives et d’un revêtement formé par une couche
de terre compactée et des carreaux de terre cuite. L’exemple
présenté dans cette fiche est le plus ancien et le plus commun
que l’on retrouve dans les maisons de la casbah. Le plancher est
composé de troncs en bois naturel d’olivier de section variable
(15-25 cm) et de forme irrégulière, disposés selon un entre-axe
de 50-60 cm ; de branchages d’olivier de section et de forme
irrégulières (section entre 2 et 7 cm) qui constituent la surface
de support de la couche de dalles de pierre (d’une épaisseur de
3-7 cm). Sur cette couche de dalles de pierre, le revêtement
du plancher est constitué d’une couche de terre compactée de
20-25 cm et enfin d’une couche de finition, traditionnellement
Sources: Le manuel de Dellys.
Exemple : Pressoir a l’huile a Jijel
Situé a Ouled Bounar ( entre Jijel et El-Aouana ) ,
édifier en 1929 en pierre
On remarque que le matériaux est le moellon
brut qui est une roche de forme
irrégulière, telle qu'elle a été extraite de la
carrière
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
Le soubassement du mur en
grosse pierre et le corps se varie
entre les petites est les moyennes
pierres
L’appareillage de ce mur est Irrégulier ou à tout-venant.
Les pierres de grosseur et de forme irrégulières sont
disposées librement
Les joints de mortier servent à la fois à lier les
éléments de maçonnerie et à assurer
l'étanchéité du mur. La durabilité d'un joint
dépend, entre autres, de son profil et de la façon
dont il est réalisé.
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
Un autre mur du même édifice se compose
que par les pierre moyennes saufs a l’angle
on remarque aussi que au niveau de l’angle il Ya
une répétition de la même dimension de la pierre
grosse
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
Maison en pierre sèche a Texana
Irrégulier ou à tout-venant. Les pierres de grosseur et de forme
irrégulières sont disposées librement sans liant.
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
Exemple: la mosquée Ketchawa :
Ce mur fait partie de la base de
la coupole constitué en pierre
de taille.
Les étapes de transformation de la
pierre sont les suivantes: extraction,
débitage, équarrissage et finition. Du
moellon brut à la pierre de taille, le
travail et la finition du matériau
varient selon les époques et l'usage
auquel il est destiné .
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
L’appareil de ce mur est Régulier. dont toutes Les pierres sont
toutes les mêmes dimensions en longueur et en hauteur et sont
disposées en assises régulières .
Le joint de ce mur est concave ou rond , C'est le profil
qui résiste le mieux à la pénétration de l'eau.
Il est réalisé avec un fer rond spécial pour presser le
mortier.
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
Un mur en base de pierre qui se trouve a la citadelle d’Alger :
Le soubassement de ce mur est en pierre
posée horizontalement et au dessus on trouve
une série de brique posée verticalement
Au milieu du mur on trouve des moellon
posé horizontalement.
Exemple: la Citadelle d’Alger.
LA PIERRE.
Sources: Photographie et analyse personnelle.
Un autre mur de la Citadelle.
La pierre (moellon) dans ce cas est dans la partie haute du mur disposées librement
avec un liant
LA PIERRE.
Sources: Photographie personnelle.
Exemple: Le fort Stanboul à Bordj El Kiffan
Le fort Stanboul est construit avec la pierre (moellons) légèrement travaillée, sauf les
angles de l’édifice, qui ont été fait avec des grosses pierres taillées de même forme et taille
LA PIERRE.
LA PIERRE.
Le traitement d’angle Toiture en pierre sous forme de voûte
Sources: Google images. Photographies personnelles.
Exemple: La mosquée Sidi Ghanem à Mila
Photo de Abd Elmoula Ilyes
LA PIERRE.
Piliers de différentes formes, en pierre,
récupérés de l’ancienne église byzantine
Les fondations de la mosquée sont en
pierres établies sur les fondations de
l’église byzantine
LA PIERRE.
Sources: Photographies personnelles.
Exemple: La muraille de Mila
La muraille de Mila est construite avec des grosses pièces en pierre de taille, avec des angles renforcés par des pierres plus
grosses posées d’une façon particulière, afin d’assurer une bonne stabilité à la muraille.
LA PIERRE.
Sources: Photographies personnelles.
Exemple: La porte romaine (Bab el blad)
La porte nord de Mila (Bab el blad) est un franchissement très important dans la muraille de la ville. Elle est sous forme
d’un arc en plein cintre composée de grosses pièces en pierre de taille, de même forme et taille.
Les composants de l’arc
1
2
4
5
63
Légende:
1-La clé
2-Extrados
3-Intrados
4-Claveau
5-Ligne de retombée
6-Flèche
LA PIERRE.
Sources: Google images. Photographie personnelle.
Le mariage de la pierre avec les autres matériaux :
Aujourd’hui, l’architecture a découvert bien d’autres matériaux mais n’en a pas pour autant oublié
la pierre. Ce carnet le prouve amplement. Encore travaillée traditionnellement, parfois de manière très
expressive, elle s’intègre désormais dans des structures techniques élaborées ou des concepts inattendus.
Collée ou agrafée, contrainte de faire “comme si”, elle gagne souvent la partie : brute et sauvage, racée ou
nature, chatoyante sous le soleil ou la pluie, mettant en valeur le bois, le verre, la brique ou l’acier, elle ne peut
s’empêcher d’attirer finalement tous les regards.
Comme de nombreuses constructions
traditionnelles, le socle de pierre maçonné
accroche la maison au sol : ici une légère
déclivité annonce le vallon profond vers
lequel se posent tous les regards. Ce
mur, aux nuances rousses et légèrement
violacées, protège la maison et sert de mur
porteur pour la structure en bois posée
légèrement sur cette assise solide. Il se
répète dans un muret d’entrée qui s’abrite
sous les frondaisons d’un bosquet écran.
LA PIERRE.
Pierre et briques :
Pour cet immeuble comprenant une banque au rez-de-chaussée et des logements aux niveaux supérieurs, le
choix s’est porté sur une pierre traitée simplement pour rester dans le budget prescrit : l’aspect que donne la
finition “brut de sciage” est intéressant par sa teinte – bleu pâle – qui s’harmonise parfaitement avec les
briques rouge foncé retenues pour les niveaux d’habitation. L’appareillage est ici aussi vertical : les traces
laissées par les lames de sciage accentuent l’appareillage irrégulier des joints.
LA PIERRE.
Utilisation intérieure :
LA PIERRE Le calcaire gréseux de Fontenoille a été retenu pour sa proximité d’extraction mais surtout pour sa
couleur claire, chaude, située dans la gamme des bois et structures employées pour la maison. Ce calcaire se patine en
tons grisés avec le temps.
Pierres et flammes :
LA PIERRE.

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La construction en pierre

  • 1. LLA PIERRE Présenté par: ACI.N. BENMEDDAH.R. BOUTELDJA.A. BOUHENACHI.T. OSMANE.A.
  • 2. PLAN DE TRAVAIL. -INTRODUCTION -DÉFINITION. -HISTORIQUE. -LES TECHNIQUE DE CONSTRUCTION. -LES APPAREILLAGES. -LES JOINTS. -ANALYSE D’EXEMPLES INTERNATIONAU: -Le villages de Bories. -Le village de Trulli. -Le pont du Gard. -Le village de Lacoste Vaucluse. -ANALYSE D’EXEMPLES LOCAUX: -Le village d’El Annabra. -La Casbah de Dellys. -Le pressoir a huile de Jijel. -La mosquée Ketchaoua. -Un mur de la citadelle d’Alger. -Le fort Stanbul de Bordj el Kifen. -La mosquée de Sidi Ghanem de Mila. -La muraille de Mila. -La porte romaine de Beb el Blad. -LE MARIAGE DES MATERIAUX.
  • 3. INTRODUCTION Depuis l’époque préhistorique, l’homme n’a eu de cesse d’extraire la pierre pour son usage quotidien. Il l’a toujours considérée comme noble et durable, du fait de sa résistance au temps, se qui lui vaut son utilisation jusqu’à une époque récente comme principal matériau de construction. Aujourd’hui la pierre doit apporter la preuve qu’elle répond bien aux principes du développement durable, en énumérant l’ensemble des techniques constructives du passé et du présent, afin de figurer en bonne place parmi les matériaux de construction de demain.
  • 4. Définition : -C’est un matériaux de construction naturel constitué de roche, d’où elle -est extraite , elle se distingue des produits manufacturés tel le béton ou le brique qui sont appelés pierre artificielle il a une résistance mécanique suffisante , une résistance au feu et au chocs , et bien sur une durabilité extraordinaire Types de pierre : -1- Le granit : Extraordinairement résistant et dance , le granit est le plus dure de toutes les roches extrait dans le monde entier ses gisements sont habituellement localisés dans les régions de montagne (Norvége , France , Ecosse , pays de galles , Canada , USA ) . Quasiment inaltérable , il résiste a la polution atmosphérique et est imperméable Utilisé sous forme de carreaux , revêtement des sols et des murs ou de dalle pour les plans de travail . Plan de travail en granit www.archiproducts.com La pierre dans la nature LA PIERRE.
  • 5. Le Marbre C’est un calcaire cristallisé sous des pressions et températures très élevé exploité dans le monde entier , sa beauté translucide demeure sans égale , sa rareté relative associé qu’il se prête bien au polissage . Utilisé comme revêtement des sols , colonnes L’ardoise : C’est une roche métamorphique qui s’est formée dans de forte conditions de pression et de température , elle appartient a la famille des schistes , utilisé comme matériau de couverture . L’ardoise www.archiproducts.com Sol en marbre LA PIERRE.
  • 6. Le calcaire : Regroupent les roches dont le minérale est de plus de 90% est le calcaire Exploité dans le monde entier , très dur non poreux parfaitement adapté au pavage et au revêtement de sol Revêtement du sol en calcaire Le grés : Il est comme le calcaire , une roche sédimentaire mais considérablement plus dur et plus résistante au gel et a l’usure utilisé comme pavage pour les jardin www.archiproducts.com Pavage grés Caractéristiques de la pierre : - Matière naturelle inorganique • Haute densité, dureté • Résistance à la compression • Conductibilité thermique élevée • Résistance aux intempéries, au gel, aux substances chimiques et au temps • Grand chois de teintes et de textures • Extraction et production coûteuse LA PIERRE.
  • 7. Après les grecs ,les romains ont développé les techniques constructives et ont amélioré les performances de la pierre suite à divers tremblements de terre qui ont été occasionnés en Italie. La pierre a été utilisée en tant que maçonnerie (murs), couvertures (franchissement des espaces) et franchissement des ouvertures en plates bandes ou en arcatures. Historique
  • 8. La technique de Moellon : moellon brut; moellon ébauché; moellon équarri A) Le moellon brut est une roche de forme irrégulière, telle qu'elle a été extraite de la carrière, Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF Moellon: est une pierre de calcaire plus ou moins tendre de construction facilement manipulable de par sa taille et sa forme. On peut trouver trois variantes de cette technique : LA PIERRE.
  • 9. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF B) Le moellon ébauché est une pierre de forme plus ou moins régulière, ébauchée au maillet. LA PIERRE.
  • 10. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF C) Le moellon équarri est de forme régulière, ses arêtes sont taillées avec un ciseau et un maillet. LA PIERRE.
  • 11. Fiche technique sur la pierre de taille - Définition : Pierre taillée , généralement parallélépipède, utilisé dans une construction appareillée Pierre de taille de Ketchawa Elle est employée pour les murs porteurs , les soubassements, les encadrement de portes et fenêtres, mais aussi pour la construction de piliers, de mur de clôture de muret, etc. Caractéristiques Souvent d’origine calcaire, la pierre de taille n’est pas beaucoup poreuse (grès, granit). Elle peut être intégrée à la paroi ou apparente, les joints sont alors très fins et réguliers pour un résultat 100% garanti naturel et véridique. La pierre de taille peut être définie de deux façons, à savoir elle doit être résiliente, c’est-à-dire pouvoir résister aux intempéries sur toutes ses faces et arêtes, résister aux chocs et elle doit être non gélive (c’est-à-dire non poreuse et non micro-fissurée). On retrouve les pierres de taille dans des carrières spécifiques pour une utilisation domestique pour des murs porteurs, murs de soubassement, encadrements des ouvertures, construction de piliers ou encore comme mur de clôture. LA PIERRE.
  • 13. -Irrégulier ou à tout-venant : les pierres, de grosseurs et de formes irrégulières, sont disposées librement. On trouve cet appareillage, souvent, dans la construction en pierre sèche, et en moellon brut. Les appareillages : L’appareillage d’un mur de maçonnerie est la façon dont ses éléments sont assemblés. Les principaux appareillages de maçonnerie de pierre sont les suivants : Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 14. -Assise : dans cet appareillage, les pierres, de grosseurs variables, sont ébauchées ou équarries (légèrement travaillées) et posées d’aplomb (perpendiculaire) sans ordre particulier. On trouve cet appareillage dans la construction en moellon ébauché, et en moellon équarri. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 15. -Réglé : dans ce type d’appareillage, les pierres, ébauchées ou équarries, sont mises en place comme dans l’appareillage assise, mais les pierres d’un même rang ont plus ou moins la même hauteur. Ce type, aussi, on le trouve dans la construction en moellon ébauché et en moellon équarri. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 16. -À alternance d’assises régulières : les pierres sont de formes et de grosseurs régulières, ébauchées et équarries, les pierres du même rang ont la même hauteur, par contre, la hauteur varie en alternance en passant d’un rang à un autre. Pour cet appareillage, on utilise le moellon ébauché et le moellon équarri. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 17. -À assises régulières : les pierres sont taillées, de longueurs variables, mais elles ont toutes la même hauteur. Pour cet appareillage, on utilise la pierre de taille. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 18. -Régulier : les pierres ont toutes les mêmes dimensions, en longueur et en hauteur et sont disposées en assises régulières, pour tous les rangs. On utilise cet appareillage dans les constructions en pierre de taille. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 19. Les joints : Les joints de mortier servent à la fois à lier les éléments de maçonnerie et assurer l’étanchéité du mur. La durabilité d’un joint dépend, entre autres, de son profil et de la façon dont il est réalisé. Voici les principaux types de joints de maçonnerie en pierre : -Le joint plein affleuré : l’excédent de mortier en surface est arasé à la truelle donnant un profil plat. -Le joint concave ou rond : c’est le profil qui résiste le mieux à la pénétration de l’eau. Il est réalisé avec un fer rond spécial pour presser le mortier. -Le joint en V ou creux en anglet : ce type de joint est aussi très efficace contre la pénétration de l’eau. Il est réalisé à l’aide d’un fer spécial. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 20. -Le joint creux chanfreiné : il est exécuté avec une truelle pour presser le mortier. -Le joint à baguette : la façon traditionnelle pour réaliser ce type de joint est de poser une baguette devant le mortier tout en montant le mur et de la retirer en suite. Aujourd’hui, on imite ce joint en grattant le mortier non durci sur une certaine profondeur. -Le joint rustique ou « baveux » : ce profil retient l’eau, qui peut alors pénétrer dans le mur. Il est fortement déconseillé de l’utiliser. Source : Guide technique 06 : La maçonnerie de pierre; MAITRE D’ŒUVRE; Ville de Québec, PDF LA PIERRE.
  • 22. LA PIERRE SÉCHE. Exemple: Le village des Bories.
  • 23. Se sont des abris de bergers en pierres sèches sur lesquels le temps n'a pas de prise. Lové sur les pentes des Monts de Vaucluse, à quelques pas du village de Gordes, le village des Bories, chef d’œuvre architectural classé monument historique depuis 1977, offre un témoignage inestimable du mode de vie en Provence, depuis les temps reculés jusqu'à nos jours. Il permet de découvrir et d’apprécier la maîtrise de l'utilisation de la pierre sèche, comme matériaux brut de construction, généreusement offert par une nature aride et calcaire. On y découvre un ensemble de 30 cabanons réalisés en pierre sèche, à la main par les bergers de l’époque. Ces cabanons appelés « bories », des constructions typiques aux formes pures et simples, reflètent bien l'harmonie des éléments naturels. Le mot "Borie", d'origine provençale, vient du latin "boaria" qui signifie étable à bœuf. La cahute (ou cabanon) a toujours été une véritable institution en Provence et daterait de l’âge de bronze. Cette originalité architecturale s’illustre par des pierres empilées non jointées avec une voûte en encorbellement. Le village des Bories est composé de plusieurs groupes de cabanons qui ont chacun un objectif précis : habitations, granges, greniers, étables, poulaillers, soues et chevrières, bergeries, magnaneries et fournils, cuves et fouloirs. LA PIERRE SÉCHE.
  • 24. Dans le chapitre intitulé "Les premières constructions en pierres sèches", P. Desaulle développe tout d'abord l'argument selon lequel les "clapiers" ou tas de pierre qui se voient sur le plateau des Claparèdes à l'est de Bonnieux (Vaucluse), "tas assez régulièrement espacés" (p. 34) et ayant "des volumes assez comparables entre eux, soit de 2 à 3 m3" (p. 47) sont "à n'en pas douter, de(s) cabanes néolithiques effondrées" (p. 34). Il en veut pour preuve que les sites où ces clapiers se trouvent "ont été reconnus comme étant des habitats néolithiques" (p. 34) et que ceux qui ont été fouillés "ont livré généralement des objets néolithiques" (p. 47). Tant de naïveté ou de cécité fait sourire. A défaut de comptes rendus de fouilles circonstanciés (ces fouilles remontent aujourd'hui à 60 ans) comportant le relevé de ces prétendues cabanes, comment ne pas voir dans ces clapiers le résultat de l'épierrement à une époque historique (qu'il est possible de cerner en faisant appel à ce qui est connu de l'histoire économique du terroir) d'un site occupé au Néolithique. Déjà en 1904, Fernand Sauve, évoquant l'abandon de la culture consécutif à l'épuisement des sols sur le plateau des Claparèdes, soulignait l'origine prosaïquement agricole des clapiers amoncelés sur des points sacrifiés par les propriétaires (3). Il n'y a rien d'extraordinaire à ce que des objets néolithiques, ramassés sur le site lors de son épierrement, se retrouvent dans les clapiers ! LA PIERRE SÉCHE.
  • 25. Ce qu'on peut retenir d'une telle énumération, c'est que l'auteur évacue allègrement dans le passé tout ce qui, à ses yeux, ne relève pas de la normalité rectiligne, verticale, etc., et d'une certaine maîtrise technique. Il serait trop long de reprendre un à un tous ces critères illusoires (15). Le dernier de la série suffira : la forme en trapèze d'une "porte" peut s'expliquer tout simplement par le fait que la dalle réservée pour le linteau n'est pas assez longue ou épaisse : ce défaut sera compensé par l'empilement avec dépassement des blocs formant les piédroits. Nul besoin donc de faire intervenir une quelconque antériorité d'une solution par rapport à l'autre. LA PIERRE SÉCHE.
  • 26. LA PIERRE SÉCHE. La maçonnerie à pierres sèches (dite aussi maçonnerie à sec, maçonnerie sèche ou encore plus familièrement la pierre sèche) est une technique de construction consistant à assembler, sans aucun mortier à liant, des moellons, des plaquettes, des blocs, des dalles, bruts ou ébauchés, pour monter un mur. La maçonnerie à sec est (ou était) employée pour la confection d'une part de murs extérieurs (de clôture, de démarcation, de soutènement, d'épierrement, etc., d'autre part de murs d'habitations rurales temporaires ou saisonnières (cabanes en pierre sèche) et de bâtiments annexes. Il s'agit alors de murs secs. Sources: Expo leader architecture en pierre sèche. Cabane en pierre sèche dans le sud de la France. Détail d’un mur en pierre sèche.
  • 29. LA PIERRE SÉCHE. Exemple: Trulli dans le sud de l’Italie.
  • 30. LA PIERRE SÉCHE. Le trullo (pluriel trulli) est un type de bâtiment rural très répandu dans la Murgia dei trulli, plateau situé entre les villes de Bari, Brindisi et Tarente dans la région des Pouilles en Italie du Sud. Au sens premier, il s'agit d'une cabane aux murs et à la coupole en pierre sèche, abritant une cellule à usage d'habitation dont l'entrée est couverte d'un fronton. S'y agrègent une ou deux pièces plus petites servant au repos nocturne ou à la cuisine et au chauffage et s'ouvrant sur la pièce centrale par un arc clavé. https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 31. Plan de la ville d'Alberobello. Les zones en grisé sont celles où la concentration de trulli est la plus forte : en bas, à gauche, le rione Monti, à droite, le rione Aia Piccola; en haut, la zone du Trullo Sovrano. (Source : Luigi Mongiello, Genesi di un fenomeno urbano, Quaderni dell'Istituto di disegno, Facoltà di Ingegneria - Università di Bari, 1978, p. 80, Planimetria di Alberobello.)
  • 32. LA PIERRE SÉCHE. https://www.pierreseche.com/trulli.htm Matériaux et mode d'emploi Selon les zones, le matériau de construction employé pouvait être du calcaire compact ou du tuf blanc. Dans les zones de calcaire compact, les constructeurs trouvaient à fleur de sol soit des lits épais donnant des pierres d'appareil, soit des lits minces donnant des lauses de couverture (les chiancharelle, ou chiancaredde en dialecte local) comme à Alberobello. Cette stratification des calcaires durs avait l'avantage de rendre superflue la taille des faces de lit. Le creusement préalable d'une citerne (cisterna), indispensable dans cette région sans eau, livrait une première quantité de pierres. Ces matériaux sont employés généralement a seco (à sec, sans mortier), sauf pour les claveaux, liés au mortier de chaux, de la voûte en berceau brisé ou en dôme bâtie au- dessus de la citerne sur laquelle repose, dans bien des cas, le sol de la maison.
  • 33. Murs Les murs sont montés directement sur la couche rocheuse apparente, après dégagement éventuel de l'humus. L'épaisseur des murs porteurs va de 0,80 m pour les moins épais à 2,70 m pour ceux du Trullo Sovrano . Leur hauteur (jusqu'au départ du voûtement) va de 1,60 m à 2 m. Leur parement extérieur présente un fruit de 3 à 5%. Plans Il y a le trullo élémentaire, construction de plan circulaire qui servait le plus souvent d'abri temporaire pour le bétail, les fourrages ou le paysan lui-même. LA PIERRE SÉCHE. Il y a le trullo de plan carré, soit isolé, soit faisant partie d'un groupe de trois, quatre ou cinq trulli, disposés en file ou en tas et formant un ensemble où chaque trullo correspondait à une pièce différente : cuisine, chambre, étable, local pour les denrées ou les outils, four, citerne. Dans ce dernier cas, à une seule pièce à coupole sont venues s'agglutiner, au fil du temps, d'autres pièces à coupole pour former une habitation complexe. https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 34. LA PIERRE SÉCHE. Couvrements La particularité des trulli réside dans la forme conique des couvrements (toits). Extérieurement, ces cônes sont constitués d'une couverture de lauses, les chiancarelle, disposées en assises concentriques et légèrement inclinées vers l'extérieur pour empêcher les infiltrations d'eau de pluie. Leur pureau (ou partie découverte) est plus marqué dans les parties les moins pentues des dômes. Les lauses sont posées sur l'extrados d'une voûte en pierres taillées dites chianche, voûte qui est soit encorbellée et simplement couverte d'une dalle terminale (sans effet de clavage), soit clavée et bloquée au sommet par une pierre, la serraglia (clef de voûte). Au niveau de la naissance de la voûte se trouvent des poutres en bois ayant servi à porter un échafaudage intérieur au moment de la construction. Employées par la suite pour suspendre des outils, de la vaisselle, ces poutres peuvent être aussi les supports d'un plancher (tavolato) accessible par une échelle en bois et servant (autrefois) de grenier (solaio) où entreposer grain, aliments secs, farine, et d'espace d'appoint où dormir (35). Une autre fonction de ce plancher est d'empêcher la chaleur de monter dans le cône quand on chauffe https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 35. LA PIERRE SÉCHE. Pinacles Un pinacle de pierre calcaire ou gréseuse (pinnacolo) coiffe le cône. Ces pinacles sculptés, qui présentent des formes variées (disque, boule, cône, vasque, polyèdre ou leur combinaison), sont non pas des symboles héraldiques mais la signature des maçons-tailleurs de pierre qui ont édifié ces bâtiments (37). On dit aussi que le caractère plus ou moins ouvragé du pinacle reflétait la plus ou moins grande aisance économique ou importance sociale de la famille dont il ornait la maison (plus le pinacle est ouvragé, plus il coûte cher). On a évoqué également une émulation entre les couvreurs, chacun d'eux s'efforçant de dépasser les autres par le caractère élaboré de ses pinacles. En dehors de ces explications, il faut savoir que le pinacle pèse sur le cône et, ce faisant, renforce la stabilité des dernières assises. Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 36. LA PIERRE SÉCHE. 1- Les créneaux sont dérivées de l' épaisseur des parois ; Ils servent de placards ( équipés de tablettes ) ou les lits (grandes étagères avec matelas). 2 . Les arches pour couvrir les pièces quadrangulaires en utilisant des arcs en plein cintre ( ) construits avec des arcs en bois, qui sont ensuite éliminés 3. Plantez le trullo Le trullo , construit sur le rocher mis à nu , a une base carrée , mais les chambres peut également être rectangulaire , en particulier dans les citoyens trulli . 4. compartiment principal Et le noyau initial de Trulli : il donnent dans toutes les autres chambres ; pour isoler , les orifices ne sont pas utilisés , mais de simples rideaux . 5. chiancarelle Les pierres plates , épaisses 7 cm utilisées pour couvrir le toit et a appelé " chiancarelle " , sont également utilisés pour ouvrir toutes les chambres. Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 37. LA PIERRE SÉCHE. Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 38. LA PIERRE SÉCHE. Afin de réaliser une voûte en pierre, on a besoin d’un coffrage appelé cintre qui est une armature en bois (ou en métal) qui sera utilisé pour construire les arcs, les voûtes et les coupoles. Une fois que la forme est finie et que les mortiers aient fit leur prise (séchés),on effectue le décintrage (ou décoffrage). Sources: Raconte moi la pierre séche . Détail du coffrage en bois. Schémas de détail du coffrage .
  • 39. LA PIERRE SÉCHE. Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 40. LA PIERRE SÉCHE. Sources: https://www.pierreseche.com/trulli.htm
  • 41. LA PIERRE SÉCHE. La restauration du village: Cette unité était à l'origine une étable. Ces trulli ont été restaurés à partir d'un projet d'architecte et reflète l'esprit contemporain inséré dans une atmosphère rustique: le mélange harmonieux des deux styles produit un effet surprenant et en même temps familier. Il y a deux chambres, la première avec deux lits simples et la deuxième avec un lit double. La salle à manger dispose d'une kitchenette entièrement équipée. Le salon a une cheminée et un canapé-lit. La salle de bain a une douche. https://sites.google.com/site/trullifrancese/trullo-dell-ovile
  • 42. LA PIERRE SÉCHE. Exemple: Le village de Lacoste Vaucluse.
  • 43. LA PIERRE SÉCHE. Le village apparait dans les archives au moyen âge; il se forme autour de son château. Lacoste abrite au 16eme siècle une communauté protestante importante se maintient a Lacoste les siècles suivants Deux portes médiévales commandant l’entrée au village. Plus on grimpe vers le haut du village plus, les maisons en pierre de taille prennent du caractère.
  • 44. LA PIERRE. Exemple: Le pont du gard.
  • 45. Le pont du garde : C'est un des vestiges heureusement épargnés de la domination gallo-romaine, génitrice de la France latine, et qui font du cœur de notre Provence, pour employer les expressions heureuses dont se sert Paul Mariéton dans la Terre Provençale, une terre d'éducation analogue aux seules ruines de Sicile et d'Athènes, mais plus féconde qu'elles en pensées fortes et vivantes, pour n'être pas irréparablement dominée par la mélancolie de la mort. Cet édifice qui mesure 48m77 de haut sur 273 mètres de long et que l'on dirait n'avoir été créé que pour l'enchantement de la vue, encadré par une vallée à l'évasement harmonieux, se compose de trois étages d'arcades superposées, à plein cintre. La pierre qui a servi à la construction du Pont du Gard appartient au calcaire que les géologues ont appelé vulgairement molasse coquillière ; c'est un calcaire tendre, facile à tailler, sur lequel les gelées n'ont aucune prise, qui durcit plutôt par l'effet du temps et d'un grain très grossier, criblé de petits trous remplis d'une argile ocreuse, jaunâtre, et de débris de coquilles fossiles. Il en existe d'importants dépôts près des villages de Vers et de Castillon, et dans le voisinage immédiat du Pont du Gard. Toutes les pierres qui en font partie ont été extraites d'une carrière distante du monument de 600 à 700 mètres seulement en aval, sur la rive gauche du Gardon. On y accède par un sentier en petite, à la suite dix jardin potager dépendant de la bégude Raymond, on y remarque, à droite, à l'arrivée, déposée en haut du rocher et toute taillée, une des pierres de grand appareil qu'on avait l'intention d'employer à la construction des piles et qui a été laissée sur place, peut-être parce qu'elle était défectueuse. Il s'y trouve aussi un petit réduit triangulaire, entièrement taillé dans le roc, avec une cheminée sur l'un des côtés, destiné, en cas de mauvais temps, à servir de refuge aux ouvriers et à mettre leurs outils à l'abri. Le Gardon coule auprès de ces carrières abandonnées, et c'est de là probablement, comme l'a supposé Émilien Dumas, qu'au moyen de radeaux, les matériaux étaient transportés à pied d'œuvre. LA PIERRE.
  • 46. Ce monument appartient par son architecture à l'ordre toscan. Alors que le troisième rang d*arcades supportant la cuvette de l'aqueduc est bâti, piles et cintres en moyen appareil, les deux premiers rangs ont été construits en très grand appareil romain. Les pierres de taille de leurs piles ne mesurent pas moins de 2m60 de large, occupant en ce sens toute la dimension de la pile, sur 2m65 de loir, et 0m57 de haut. Elles ont été posées sans mortier ni ciment et admirablement jointée. Au dire de Chateaubriand et de Caumont, cette perfection dans les joints a été obtenue ainsi : Après avoir amené les pierres à leur plus juste coupe avec le ciseau, elles étaient promenées légèrement les unes sur les autres, de façon à rendre la surface parfaitement lisse ; ce qui aidait à l'usure des pierres et à leur cohésion finale était la poussière même résultant du frottement et liée avec l'eau que l'on faisait couler entre elles au cours de l'opération. Ces pierres ont des parements à bossages et une ciselure à leurs joints. Les pleins cintres des arches sont formés, pour le premier pont, par quatre tranches d'arcs-doubleaux juxtaposés, par trois tranches pour le second et pour le troisième, tantôt par une, tantôt par deux tranches. La naissance des cintres des arcades repose sur une imposte en forme de cimaise de 0m50 environ de haut et de relief. Les retombées de ces arcades sont garnies de deux assises de pierres de taille, qui ressortent en formant corbeaux et supportent les voussoirs. Les piles du premier rang sont munies d'avant-becs destinés, lors des grandes crues, à atténuer la force du courant en divisant l'eau. Contre les piles et sur le tympan des arcades du second rang sont, à différents niveaux, des pierres en saillie. Beaucoup d'antiquaires n'ont pu les expliquer; Ménard pense qu'elles ont servi à supporter les échafaudages des ouvriers. On aurait pu, l'œuvre terminée, les faire disparaître, car elles nuisent à l'aspect de l'édifice, mais elles paraissent avoir été conservées, d'après Mérimée, pour le cas où des réparations seraient devenues nécessaires. LA PIERRE.
  • 47. LA PIERRE. Il existe sur l'un des voussoirs du troisième arc du deuxième étage, du côté de l'orient, un phallus sculpté en bas-relief ; il comprend trois autres phallus plus petits, mais distincts. Ce dessin priapique présente à distance l'aspect d'un lièvre, le premier, en avant, simule le cou et la tète, le second, en arrière, la queue de l'animal, et les deux autres surmontant le premier, ses oreilles. A en croire certains archéologues, deux autres emblèmes phalliques seraient représentés sur le pont du Gard ; l'un d'eux se trouve au couchant, sur le tympan de l'arche qui vient après celle où passe le chemin de Saint-Privat. Quant à l'autre, il est peut-être caché, au dire de Charvet, sous les maçonneries du pont moderne adossé au monument par l'ingénieur Pitot, en 1745. Vue en coupe du pont Pitot adossé au pont antique. (Dessin extrait de l'album de Clérisseau, 1804)
  • 49. LA PIERRE. Exemple: Le village d’El Annabra à Ghazaouet.
  • 50. LA PIERRE. SITUATION. Le village dit « El Annabra » est situé à l’extrême ouest de la ville de Ghazaouet, sur une colline rocheuse, qui domine le centre ville, et qui est de par sa configuration géomorphologique entourée par la mer de deux coté, avec une possibilité d’accée à une crique. Centre villeEl Annaabra. Sources: Analyse personnelle, Photographies personnelles, Pdau Ghazaouet.
  • 52. LA PIERRE. . Simulation 3D croquis du village d’El Annabra. Sources: Travail personnel.
  • 53. LA PIERRE. Matériaux, et détails constructifs du village. La pierre est le matériaux de base de cette construction. Les moellons sont lié entre eux avec un mortier composé de : sable+ terre+eau, et donc des matériaux purement locaux. Sources: Le manuel de Dellys. Photographie personnelle.
  • 54. LA PIERRE. L’utilisation du BOIS, pour la construction des portes, comme encadrement. Sources: Photographie personnelle Google image.
  • 55. LA PIERRE. L’utilisation du BOIS, pour la construction des toit. Sources: Photographie personnelle.
  • 56. LA PIERRE. Sources: Le manuel de Dellys. Photographie personnelle.
  • 57. LA PIERRE. Exemple: La casbah de Dellys.
  • 58. LA PIERRE. Sources: Le manuel de Dellys.
  • 59. LA PIERRE. Sources: Le manuel de Dellys.
  • 60. LA PIERRE. La technique constructive utilisée pour les maçonneries renvoie principalement à deux types de mise en œuvre favorisant une majeure stabilité, dépendant de la nature même de la pierre locale. Ces dernières sont allongées et les moellons utilisés ont généralement une proportion hauteur-longueur d’un rapport de 1 sur 4, se prêtant particulièrement à la construction de murs en maçonnerie. On distingue donc: • Les murs pseudo-assises réalisés en pierre brute et moellons dégrossis, appareillés À sec avec un hourdage de terre et des éléments de côtes. Les pierres mises en œuvres sont non travaillées (pierre brute) ou travaillées selon différents niveaux de finition (dégrossies ou sommairement équarries). Cette technique permet d’optimiser l’utilisation des matériaux en alternant des modules de grande dimension avec des rangées de pierres plus plates, assurant ainsi le réglage des assises. Appareil isodome imparfait constitué de moellons grossièrement dégrossis et équarris hourdés avec un mortier de terre, calage réalisé avec des pierres plates et des briques ; appareillage en épi traditionnel: toutes les trois assises réglées, une assise constituée de pierres obliques est mise en œuvre, l’orientation des pierres d’un côté ou de l’autre alternant selon les assises. Les éléments utilisés pour l’ajustement des assises. En bas de gauche à droite: calage réalisé avec les chutes de la taille des blocs de pierre et de brique, disposées horizontalement entre deux assises afin d’améliorer la superficie de contact entre les modules, et disposées verticalement afin de limiter les vides du parement et protéger le mortier de terre et le remplissage de l’érosion ; moellons de béton composés d’agrégats de pierre et de brique provenant du pillage des ruines de la ville romaine. Sources: Le manuel de Dellys.
  • 61. LA PIERRE. Appareillage commun traditionnel L’utilisation de morceaux de calage est fréquente dans ce type de maçonnerie, qu’ils soient en pierre ou en brique disposés sur le lit de pose, ou bien sur les interstices verticaux entre les moellons. Elle permet d’augmenter la surface de contact entre les moellons et de prévenir l’érosion du mortier et du remplissage intérieur réalisé à l’aide d’agrégats (cailloux et gravillons) de différentes dimensions et L’utilisation des boutisses traversantes ou non traversantes est essentielle afin de garantir la compacité et la stabilité du mur, elles permettent d’unir et de rendre solidaire les parements extérieurs et le remplissage intérieur. Sources: Le manuel de Dellys.
  • 62. LA PIERRE. L’appareillage en épi traditionnel est une technique constructive similaire à l’appareillage de base de la ville de Dellys. La maçonnerie y est constituée d’un appareillage pseudo-assise dans lequel est installée, de manière alternée, une assise constituée de pierres plates (de dimensions presque égale) disposées inclinées à 45° vis-à-vis de l’horizontale. L’utilisation des boutisses traversantes ou non-traversantes est également dans ce cas essentielle afin de garantir la compacité et la stabilité du mur. Sources: Le manuel de Dellys.
  • 63. LA PIERRE. Les portes. Porte composée d’un arc surbaissé en bois ou en pierre, de tableaux en moellons de pierre et d’un châssis à double ouvrant Porte composée d’un arc plein- cintre en briques de terre cuite, de tableaux en moellons de pierre, et d’un châssis à ouvrant simple constitué d’un vantail Porte composée d’un arc plein-cintre, table eaux en moellons de pierre et châssis en bois à ouvrant simple dont la forme a été modelée Sources: Le manuel de Dellys.
  • 64. LA PIERRE. Le plancher traditionnel La structure des planchers est constituée de poutres maîtresses, de solives et d’un revêtement formé par une couche de terre compactée et des carreaux de terre cuite. L’exemple présenté dans cette fiche est le plus ancien et le plus commun que l’on retrouve dans les maisons de la casbah. Le plancher est composé de troncs en bois naturel d’olivier de section variable (15-25 cm) et de forme irrégulière, disposés selon un entre-axe de 50-60 cm ; de branchages d’olivier de section et de forme irrégulières (section entre 2 et 7 cm) qui constituent la surface de support de la couche de dalles de pierre (d’une épaisseur de 3-7 cm). Sur cette couche de dalles de pierre, le revêtement du plancher est constitué d’une couche de terre compactée de 20-25 cm et enfin d’une couche de finition, traditionnellement Sources: Le manuel de Dellys.
  • 65. Exemple : Pressoir a l’huile a Jijel Situé a Ouled Bounar ( entre Jijel et El-Aouana ) , édifier en 1929 en pierre On remarque que le matériaux est le moellon brut qui est une roche de forme irrégulière, telle qu'elle a été extraite de la carrière LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 66. Le soubassement du mur en grosse pierre et le corps se varie entre les petites est les moyennes pierres L’appareillage de ce mur est Irrégulier ou à tout-venant. Les pierres de grosseur et de forme irrégulières sont disposées librement Les joints de mortier servent à la fois à lier les éléments de maçonnerie et à assurer l'étanchéité du mur. La durabilité d'un joint dépend, entre autres, de son profil et de la façon dont il est réalisé. LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 67. Un autre mur du même édifice se compose que par les pierre moyennes saufs a l’angle on remarque aussi que au niveau de l’angle il Ya une répétition de la même dimension de la pierre grosse LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 68. Maison en pierre sèche a Texana Irrégulier ou à tout-venant. Les pierres de grosseur et de forme irrégulières sont disposées librement sans liant. LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 69. Exemple: la mosquée Ketchawa : Ce mur fait partie de la base de la coupole constitué en pierre de taille. Les étapes de transformation de la pierre sont les suivantes: extraction, débitage, équarrissage et finition. Du moellon brut à la pierre de taille, le travail et la finition du matériau varient selon les époques et l'usage auquel il est destiné . LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 70. L’appareil de ce mur est Régulier. dont toutes Les pierres sont toutes les mêmes dimensions en longueur et en hauteur et sont disposées en assises régulières . Le joint de ce mur est concave ou rond , C'est le profil qui résiste le mieux à la pénétration de l'eau. Il est réalisé avec un fer rond spécial pour presser le mortier. LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 71. Un mur en base de pierre qui se trouve a la citadelle d’Alger : Le soubassement de ce mur est en pierre posée horizontalement et au dessus on trouve une série de brique posée verticalement Au milieu du mur on trouve des moellon posé horizontalement. Exemple: la Citadelle d’Alger. LA PIERRE. Sources: Photographie et analyse personnelle.
  • 72. Un autre mur de la Citadelle. La pierre (moellon) dans ce cas est dans la partie haute du mur disposées librement avec un liant LA PIERRE. Sources: Photographie personnelle.
  • 73. Exemple: Le fort Stanboul à Bordj El Kiffan Le fort Stanboul est construit avec la pierre (moellons) légèrement travaillée, sauf les angles de l’édifice, qui ont été fait avec des grosses pierres taillées de même forme et taille LA PIERRE.
  • 74. LA PIERRE. Le traitement d’angle Toiture en pierre sous forme de voûte Sources: Google images. Photographies personnelles.
  • 75. Exemple: La mosquée Sidi Ghanem à Mila Photo de Abd Elmoula Ilyes LA PIERRE.
  • 76. Piliers de différentes formes, en pierre, récupérés de l’ancienne église byzantine Les fondations de la mosquée sont en pierres établies sur les fondations de l’église byzantine LA PIERRE. Sources: Photographies personnelles.
  • 77. Exemple: La muraille de Mila La muraille de Mila est construite avec des grosses pièces en pierre de taille, avec des angles renforcés par des pierres plus grosses posées d’une façon particulière, afin d’assurer une bonne stabilité à la muraille. LA PIERRE. Sources: Photographies personnelles.
  • 78. Exemple: La porte romaine (Bab el blad) La porte nord de Mila (Bab el blad) est un franchissement très important dans la muraille de la ville. Elle est sous forme d’un arc en plein cintre composée de grosses pièces en pierre de taille, de même forme et taille. Les composants de l’arc 1 2 4 5 63 Légende: 1-La clé 2-Extrados 3-Intrados 4-Claveau 5-Ligne de retombée 6-Flèche LA PIERRE. Sources: Google images. Photographie personnelle.
  • 79. Le mariage de la pierre avec les autres matériaux : Aujourd’hui, l’architecture a découvert bien d’autres matériaux mais n’en a pas pour autant oublié la pierre. Ce carnet le prouve amplement. Encore travaillée traditionnellement, parfois de manière très expressive, elle s’intègre désormais dans des structures techniques élaborées ou des concepts inattendus. Collée ou agrafée, contrainte de faire “comme si”, elle gagne souvent la partie : brute et sauvage, racée ou nature, chatoyante sous le soleil ou la pluie, mettant en valeur le bois, le verre, la brique ou l’acier, elle ne peut s’empêcher d’attirer finalement tous les regards. Comme de nombreuses constructions traditionnelles, le socle de pierre maçonné accroche la maison au sol : ici une légère déclivité annonce le vallon profond vers lequel se posent tous les regards. Ce mur, aux nuances rousses et légèrement violacées, protège la maison et sert de mur porteur pour la structure en bois posée légèrement sur cette assise solide. Il se répète dans un muret d’entrée qui s’abrite sous les frondaisons d’un bosquet écran. LA PIERRE.
  • 80. Pierre et briques : Pour cet immeuble comprenant une banque au rez-de-chaussée et des logements aux niveaux supérieurs, le choix s’est porté sur une pierre traitée simplement pour rester dans le budget prescrit : l’aspect que donne la finition “brut de sciage” est intéressant par sa teinte – bleu pâle – qui s’harmonise parfaitement avec les briques rouge foncé retenues pour les niveaux d’habitation. L’appareillage est ici aussi vertical : les traces laissées par les lames de sciage accentuent l’appareillage irrégulier des joints. LA PIERRE.
  • 81. Utilisation intérieure : LA PIERRE Le calcaire gréseux de Fontenoille a été retenu pour sa proximité d’extraction mais surtout pour sa couleur claire, chaude, située dans la gamme des bois et structures employées pour la maison. Ce calcaire se patine en tons grisés avec le temps. Pierres et flammes : LA PIERRE.