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TIME TO DESIGN 
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Jony Ive, Senior Vice President of Design
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quotidien que personne n'est susceptible d'oublier en 
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DIRECTOR OF PUBLICATIONS 
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Ykone Insights #3: Connected Objects
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Ykone Insights #3: Connected Objects

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A booming market with a promising future, the business of connected objects is set to triple between now and 2016.

“Connected Objects: From Software to Everyware” evokes the magnitude of the Internet of Things. How has this strategic sector developed?

What are its issues and its limits?

Ykone insights is a bimonthly publication by Ykone Agency

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Ykone Insights #3: Connected Objects

  1. 1. INSIGHT Nº 3 / 22ND SEPTEMBER 2014 / €25 132 BPM 40 CAL PARIS 25°C CONNECTED OBJECTS: From Software to Everyware PAa rpirso &d uNcetwio nY obryk
  2. 2. INSIGHTS / 22ND SEPTEMBER 2014 INSIGHT Nº 3 CONTENTS 03 A Material World 05 The Alchemy and the Ecstasy 07 To Infinity and Beyond 08 Technoluxe 10 We Are Scientists 12 Back to the Future 15 Hello World 16 Hello You 18 One More Thing 20 Time to Design 22 Connected Fashion 25 Seeing is Deceiving 01
  3. 3. INSIGHTS NO. 3 02
  4. 4. INSIGHTS NO. 3 A MATERIAL WORLD WORDS by YKONE’S EDITORIAL TEAM es nuits blanches à attendre le doux signal de connexion de l’être aimé sur MSN Messenger aux longues heures passées à explorer Myspace, le monde digital a subi un bouleversement sans précédent avec l’émergence des réseaux sociaux. D’électrons libres à maillons interdépendants, les voyageurs du web ont dit adieu à l’anonymat pour plonger tête baissée dans la toile sociale. En parallèle, la démocratisation massive des technologies software a instauré l’écosystème idéal pour accueillir la nouvelle révolution en marche : les objets connectés. Filière stratégique de la reconquête industrielle, l’Internet des objets détruit les frontières entre digital et monde réel, perturbant la cosmogonie des plus grandes mannes financières… En vingt ans, la civilisation contemporaine est passée d’un usage ponctuel d’Internet à un usage permanent, redistribuant les cartes des cultures modernes en faveur du digital. Autrefois pure abstraction, l’Internet se prolonge aujourd’hui au-delà du monde électronique, se matérialisant à travers les objets connectés. Remember the good old days of dial-up Internet? All those long nights spent waiting for your loved one to appear online on MSN Messenger, all those hours lovingly wasted surfing through Myspace… The wide old world of the web has come a long way since the days of our social media forefathers. From free electrons to links in a never-ending chain, Internet surfers have gradually bid farewell to anonymity, emerging as fully-fledged social beings. The concomitant massification of software technologies in an increasingly social world provided an ideal backdrop for the rise of the next big digital revolution: connected objects. By linking the Internet to the physical world, connected objects represent a strategic industrial opportunity, rewriting the laws of digital economy. Over the past twenty years, modern society has evolved from occasional Internet use to being constantly connected, a structural shift that manifests itself beyond the realms of digital through the manufacture of physical connected objects. 03
  5. 5. “GIVE ME AN INCH AND I’LL TAKE A MILE.” Rafi Halafidjan
  6. 6. INSIGHTS NO. 3 THE ALCHEMY AND THE ECSTASY 05 u commencement, il y eut un homme : Rafi Halafidjan. Féru de technologie et inventeur devant l’Éternel, il ne cesse de questionner le pouvoir des ondes wifi. À l’origine du premier opérateur internet en France en 1994 – revendu à British Telecom en 2001 – il défend la cause du tout-connecté en créant le lapin Nabaztag en 2005. Version largement évoluée de la lampe DAL, premier objet connecté arrivé sur le marché en 2003, Nabaztag fait bien plus qu’annoncer la météo ou envoyer des messages de couleur par SMS : il démontre que tout élément matériel peut être connecté à l’Internet. Lisant à haute voix les messages reçus, diffusant de la musique, informant en temps réel sur le trafic… Aujourd’hui appelé Karotz, Nabaztag est la « Lucie » des objets connectés. In the beginning, there was one man: Rafi Halafidjan. A technology lover and serial inventor, he dedicated a number of years to researching the potential of Wi-Fi. Most notably, we owe to him the first ever Internet operator in France (1994), sold to British Telecom in 2001. He went on to become the figurehead of ‘connected evangelists’ when he created the Nabaztag rabbit back in 2005. An upgraded version of the DAL lamp, the first connected object to hit the market in 2003, Nabaztag did far more than simply chart the weather or send color text messages: it proved that any physical object can potentially be connected to the Internet. Reading incoming messages aloud, playing your favorite music, providing real-time traffic updates… The Nabaztag, which now goes by the name of Karotz, is the nec plus ultra of connected technology.
  7. 7. © Copyright: Pixelformula
  8. 8. INSIGHTS NO. 3 TO INFINITY AND BEYOND n 2005, le ton est donné. Si la plupart des gens ignorent la révolution en marche, les Nations Unies la désignent pour la première fois dans un rapport sur l’Union internationale des télécommunications. L’Internet des objets n’est plus le fantasme isolé d’une poignée de scientifiques en mal de nouveauté. C’est officiel, un nouveau marché est né et la notion de design entre en jeu dans la course à l’objet connecté. Dès lors, les innovations se succèdent jusqu’à l’arrivée des Google Glass en 2012. Première paire de lunettes à réalité augmentée, les Google Glass sont équipées d’une camera intégrée, d’un micro, d’un pavé tactile, de mini-écrans, d’un accès à Internet par wifi ou Bluetooth, et désormais d’un écouteur. Elles permettent d’accéder à des informations en temps réel tout en conservant une liberté de mouvement. Leur sortie est une déflagration, trendsetteurs et technophiles s’en emparent… Diane von Furstenberg les introduit dans son defilé lors de la Fashion Week new-yorkaise, saluant ce premier alliage de design technologique. 2005 was a game-changing year for connected objects. While most of us were still blissfully unaware that a revolution was underway, the United Nations officially acknowledged this phenomenon for the first time in a report on the International Telecommunication Union. No longer was the Internet of Things to be perceived as the abstract fantasy of a handful of scientists; a whole new industry was born, with design opportunities becoming a reality for future connected object retailers. From this point onward, innovation and determination were the name of the game. After years of research and development, the Google Glass finally landed in 2012. The first ever pair of fully-integrated augmented reality glasses, they came equipped with a built-in camera, microphone, trackpad, mini-screens, Internet access via Wi-Fi or Bluetooth, an earpiece… Accessing data in real time while on the go suddenly became near normal. Highly publicized, the Google Glass launch whipped up a storm in international media. Trendsetters and tech addicts all wanted a piece of the action, with Diane von Furstenberg making them the guest stars of her New York runway show. Proof if proof be needed that connected technology and design go hand in hand. 07
  9. 9. INSIGHTS N 3 e marché des objets connectés devrait tripler d’ici 2016 pour atteindre un poids de 500 millions d’euros contre 150 millions en 2013 (source Xerfi). À la veille d’une nouvel-le ère, le marché technologique devra relever un nouveau challenge : développer les dernières innovations au-delà des early adopters en créant un réel besoin. La révolution « technoluxe » est en marche. Collaboratrice de PC Mag en juillet 2013, Coco Rocha, auto-proclamée gadget junkie, pointe du doigt un problème de taille : l’objet nuit à la technologie. Interviewée lors de l'édition 2013 de la conférence FLOW, elle nous avait confié son désir de voir le jour où la technologie Google Glass serait enfin alliée aux lignes fluides de ses lunettes Ray-Ban. Trop voyantes malgré un design discret, les innovations désamorcent la prouesse technique et relèguent au second plan leur technologie softwear… Si la première époque du « technoluxe » consistait essentiellement à trouver un nouvel usage à un objet existant au risque de parfois décevoir l’utilisateur, l’avenir du marché semble porter sur la création d’une nouvelle génération de produits connectés spécialement conçus à cet effet. The connected object market is set to triple in size over the next two years, weighing 500 million euros compared to 150 million in 2013 (Source: Xerfi). Faced with the challenge of large-scale commercialization, the connected technology industry will have to overcome a significant obstacle: taking innovation beyond the scope of early adopters so as to create a lasting mass-market need. Here comes the technoluxury. Writing in the July 2013 issue of PC Mag, Coco Rocha, herself a self-proclaimed gadget junkie, touched on a key issue: ‘objects’ tend to hinder technology. During an interview she gave at last year’s FLOW conference, Coco confessed to longing for the day when Google Glass technology would be tailored to fit her trusty Ray-Bans. All too showy in spite of a seemingly discreet design, they boast technical prowess at the expense of software utility. If the early stages of ‘technoluxury’ involved finding new ways of using existing objects, often to the detriment of user experience, the future of the market depends on a new generation of connected objects specifically designed with software in mind. 08
  10. 10. INSIGHTS NO. 3 WE ARE SCIENTISTS e la pierre tombale communicante au grille-pain qui tweete, la liste des innovations « machine to machine » revêt parfois des airs de cabinet de curiosités. Savants fous ou pionniers révolutionnaires ? Les marques explorent le domaine des possibles à travers des inventions parfois déroutantes... D’un côté, il y a les inventions limitées. Misant sur le sensationnel, les compagnies softwear commercialisent des gadgets intelligents aux visages multiples qui soulagent notre cerveau surmené. Plus besoin de penser à arroser la plante du salon, Flower Power de Parrot se manifeste en cas de besoin, réelle fantaisie de luxe pour tout jardinier en herbe. Au rayon mode, même combat : le superflu prend de l’ampleur avec les chaussettes connectées Blacksocks. Tout droit sorties d’un épisode d’Inspecteur Gadget, elles reconstituent ou retrouvent les paires dépareillées sans effort… Mais ce n’est pas tout : plus efficace qu’Instagram, un simple vêtement peut également resserrer les liens avec votre joueur de rugby préféré ! Impressionnante d’inventivité, l’Alert Shirt de Wearable Experiments permet de ressentir en simultané les mêmes sensations qu’un joueur en plein match. Inconcevable hier, cette technologie ciblée pourrait bien contaminer l’industrie audiovisuelle, complétant l’expérience « full 3D » initiée par le cinéma sensationnel… From connected tombstones to Twitter-linked toasters, the list of weird and wonderful machine-to-machine innovations grows by the day. Mad scientists or digital daredevils? When brands latch on to the Internet of Things, things can occasionally take a turn for the worse… To begin with, there are a host of unexpected connected inventions which enable software companies to roll out multi-purpose intelligent objects intended to somehow relieve our overworked brains. Why even worry about watering your plants when Parrot’s Flower Power can do all the hard work? A luxurious plaything for the more green fingered among you. On the fashion front, Blacksocks offers wearers a full-on ‘Inspector Gadget’ experience they’ll not soon forget: at the click of a button the frustration of odd socks becomes a thing of the past… But that’s not all: far more efficient than Instagram, an intelligent shirt can help you get up close and personal with your favorite rugby player. An ingenious invention if ever there were one, the Alert Shirt by Wearable Experiments enables you to experience the thrill of a live match from the comfort of your living room. Previously unthinkable, this highly specific piece could lead to broader innovations in the audiovisual field, adding yet another string to immersive cinema’s bow. 10
  11. 11. © Copyright: Wearable Experiments
  12. 12. BACK TO lus pertinent que jamais, l’imaginaire farfelu de la science-fiction 90’s guide les inventions connectées dans un univers encore peu connu, donnant naissance à des dizaines d’objets connectés mono-tâches, voués à un avenir incertain mais porteurs d’une croyance majeure : les rêves deviennent réalité. Matérialisés, les fantasmes les plus incongrus prennent vie à travers la technologie. Dès lors, la cultissime scène du Cinquième Élément où Milla Jovovitch se retrouve maquillée en un clic par un masque Chanel perd toute invraisemblance… À l’heure de l’imprimante à maquillage 3D Mink - permettant d'imprimer n'importe quel produit make-up à partir de n'importe quelle couleur numérisée (Voir Insight #1) - et des tutoriels beauté Yves Saint Laurent x Google Glass - qui prolongent l'expérience d'achat make-up chez Bloomingdale’s en l’accompagnant d'un tutoriel vidéo enregistré à l’aide des Google Glass et envoyé à la cliente par la suite, ce n’est plus qu’une question de temps avant que cette fiction ne prenne vie dans les chaumières. The once absurd prophecy of 90’s science fiction would seem to have come true with the emergence of numerous mono-purpose connected objects. Little more than a passing fancy they may be, yet they underpin a fundamental ‘tech’ belief: dreams really can come true. A material reality, the most improbable fantasies begin to take shape thanks to technology. Indeed, the cult scene from The Fifth Element where Milla Jovovitch finds herself made-up at the click of a Chanel mask seems perfectly feasible. At a time when the Mink 3D printer can churn out make-up inspired by your favorite digital shade (cf. Insight #1) and Yves Saint Laurent is teaming up with Google Glass to provide video tutorials to clients at Bloomingdale’s during consultations which they can download for future reference, it’s only a matter of time before fantasy fiction becomes par for the course. 12
  13. 13. INSIGHTS NO. 3 THE FUTURE En rendant possible l’impossible, ces projets ouvrent le débat sur les objets connectés et interrogent les limites de la technologie… Mais d’autres innovations exploitent le marché de manière beaucoup plus concrète en interrogeant l’aspect « connecté » plus que l’aspect « objet ». Soucieuses de mettre la science au service du citoyen, certaines marques s’emploient à démontrer l’utilité de cette technologie en créant un besoin nouveau auprès du consommateur. Une seconde classe d’objets connectés pousse plus loin l’expérience softwear jusqu’à rendre sa technologie indispensable. Réussite esthétique et service premium personnalisé, ces wearable tech d’un nouveau genre transforment l’homme et son quotidien, assouvissant le rêve d’une vie meilleure. Géant du e-commerce, Amazon a d’ailleurs déjà investi le marché avec un e-shop dédié aux wearable technology… À travers des inventions tournées expérience utilisateur et bien-être, les objets connectés apprennent à être connecté avec soi-même autant qu’avec son univers. Mens sana in corpore sano, comme le voudrait le vieil adage… By redefining the limits of the impossible, these projects widen the debate on connected objects, forcing us to challenge prior understanding of technology. But other such objects adopt a far more ‘market-friendly’ approach, accentuating the ‘connected’ part of the equation rather than the object itself. Brands are already busy attempting to prove the worth of this technology to the general public in the hope of sparking a new consumer need. A second category of connected objects pushes the software experience even further, to the point of making technology a vital part of the process. An aesthetic triumph with built-in premium service, these latest generation wearable technologies radically alter our way of approaching daily life. An opportunity that e-commerce giant Amazon quickly grasped with the launch of an e-shop dedicated to wearable technologies. Slowly but surely, these integrated innovations are teaching us how better to connect with the world around us and, more importantly, with ourselves. Mens sana in corpore sana, as Latin poet Juvenal famously put it. 13
  14. 14. INSIGHTS NO. 3 14
  15. 15. INSIGHTS NO. 3 HELLO WORLD méliorer le bien-être chez soi, c’est le credo du robot multimédia spécial maison de Keecker. Se déplaçant n’importe où pour diffuser n’importe quel contenu numérisé sur les murs de votre intérieur, cet objet de luxe financé par Xavier Niel matérialise nos moindres désirs – ou presque. Envie d’un plafond étoilé dans la chambre de bébé ? Keecker s’occupe de tout. Télévision, enceintes, thermomètre… Keecker centralise toutes ces fonctions à l’intérieur d’une coque design beaucoup moins encombrante que la multitude d’appareils qu’il remplace. Capable de rendre sensible le monde virtuel, il développe notre lien au monde réel sans demander son reste. Home is where the heart is could well be the slogan of this all-singing, all-dancing multimedia domestic goddess. Keecker glides from room to room, screening digital content on your walls on demand. A highly desirable luxury object that found heavy-weight backing in the form of Free’s Xavier Niel. Whether it be a starry sky on the ceiling of your child’s bedroom or a comprehensive home alarm system, Keecker has many a trick up its well-chiseled sleeve. Television, speakers, thermometers… Keecker keeps all of this under wraps beneath a streamlined shell that takes up far less space than the many objects it replaces. By transforming virtual desire into physical need, Keecker cleverly connects users with real life. 15
  16. 16. INSIGHTS NO. 3 our ce qui est du bien-être intérieur, les ingénieurs ont également planché sur la question. Véritable révélation de l’année 2013, les bracelets et montres dernière génération nous connectent avec nous-mêmes, remettant au centre de nos préoccupations un « objet » trop longtemps négligé. Créés pour sensibiliser la population à des comportements de prévention santé, et surfant sur le tsunami sportswear, les trackers d’activité tels qu’Up, l’un des bracelets connectés les plus compétitifs du marché commercialisé par la marque Jawbone, scrutent et analysent nos moindres mouvements. Up réussit même l’exploit de transformer le concept du réseau social en émulation collective à travers des défis sportifs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 ami Up = 500 pas de plus par jour. Distribué à la FNAC comme sur Net-a-Porter, ce petit bracelet design est le nouveau bijou de prédilection des influenceurs, jouant la carte du design autant que celle du bien-être. Les clichés Instagram en attestent : il se transforme peu à peu en un véritable accessoire de mode connecté, indispensable à la panoplie de tastemaker. Engineers have also been investigating the domain of personal wellness. 2013 saw a widespread demand for connected watches and bracelets which help us to experience our bodies differently, transforming ‘optional extras’ into indispensable items. Designed in the hope of encouraging the general public to keep a closer eye on their health at a point when the sportswear market has reached an all-time high, activity trackers such as a Up analyze and interpret our every movement. Among the more popular models, Up by Jawbone even plays into the social sphere, encouraging wearers to participate in sporting challenges: 1 new Up friend means an added 500 steps a day. Available at mainstream distributors, Up is also stocked by luxury retails such as Net-a-Porter, a clear reflection of the immense popularity of this on-trend tracker with the fashion set. Next time you’re on Instagram, take a closer look: Up is THE big bracelet of 2014, to be paired with a Chanel clutch and a Cartier LOVE bracelet. 16
  17. 17. INSIGHTS NO. 3 YOU Plus brillant encore, on ne soupçonne pas la montre Withings d'abriter sous son cadran au design intemporel de si hautes performances. Connectée à une application Smartphone, elle comptabilise le nombre de pas, les calories brûlées, la distance parcourue et les cycles de sommeil pour apprendre à l’utilisateur à mieux gérer ses activités. Composée de deux écrans, l'un pour l'heure, l'autre pour mesurer les performances réalisées au quotidien, Activité est la première montre connectée ressemblant vraiment à un garde-temps haut de gamme. Regroupant les fonctionnalités habituelles des bracelets connectés, son design et sa conception le sont beaucoup moins puisqu'ils se réclament de l'appellation « Swiss Made ». Alliant l'excellence suisse à une technologie de pointe, Activité est une réelle avancée dans le domaine du technoluxe. Une prouesse qui n'a pourtant pas réussi à repousser la présentation de l'Apple Watch le 9 septembre... Better still, the Activité watch by Withings is an unparal-leled demonstration in streamlined design, Swiss watchmaking prowess and high-performance technology. After linking up to a smartphone application, Activité registers the number of steps we take, the calories we burn, the distance we travel and our sleep cycles so as to teach us how better to assess our activities. With its Swiss-made movement and dual dial – one for telling the time, the other for measuring personal performance – Activité has paved the way to a world of connected Fine Watchmaking, sending shock waves throughout the technoluxury industry. For the first time ever, a timepiece seemed to appeal to connected tech buffs and lovers of fine design and watchmaking alike. Then came the much-anticipated announce of the Apple Watch on September 9th… 17
  18. 18. INSIGHTS NO. 3 ONE MORE THING a particularité de l’Apple Watch ? Elle n’en est pas vraiment une. Du moins, afficher l’heure n’est pas sa fonctionnalité première. On parlera plutôt d’un micro-ordinateur monté sur bracelet au design léché. Aboutissement des deux catégories citées ci-haut, l’Apple Watch améliore à la fois notre quotidien et notre rapport à nous-mêmes, posant les prémices du tout-en-un, l'objet presque parfait qui redéfinit les limites du service. Désor-mais, Apple prend soin de vous dans le métro, dans votre salon, et même dans votre lit. Ange gardien du quotidien, sa dernière création satisfait même le caprice de la diversité avec des bracelets interchangeables à l'envi, de l'ultra-luxe au plus casual. Ainsi, l'Apple Watch résout élégamment l'équation « geek et chic », et ce n’est pas un hasard si cette ultime création, présentée par un Tim Cook reprenant le célèbre « one more thing » cher à Steve Jobs, fut dévoilée en pleine Fashion Week. The Apple Watch’s defining feature? Arguably, it isn’t a watch. Or at least, telling the time is not its primary function. Perhaps a more precise definition would be a ‘design-friendly, wearable mini-computer’. A seamless blend of the aforementioned categories of connected objects, it optimizes the way we experience the world while enhancing our relationship with ourselves. An ‘all-in-one’ object if ever there were one, the Apple Watch pushes premium service to the extreme, taking care of you on the subway, in your living room, and even in bed. A guardian angel of sorts, Apple’s latest innovation also caters to your every fancy with a multitude of interchangeable straps ranging from high-end luxury to casual wear. The Apple Watch thus provides a neat solution to the ‘geek chic’ conundrum. It’s surely no coincidence that Tim Cook chose to announce it during Fashion Week, citing the famous ‘one more thing’ so dear to Steve Jobs. 18
  19. 19. INSIGHTS NO. 3 TIME TO DESIGN venir du luxe, les wearable technologies font évoluer les objets connectés de l'innovation à la création. Chaînon manquant à l’expérience haut de gamme, elles positionnent le service au coeur de la stratégie de luxe. Loin de signer l’arrêt de mort des marques suisses, l’annonce de la sortie de l’Apple Watch ne fait que confirmer la tendance actuelle du marché du technoluxe. Forcées d’adapter leur offre aux nouveaux besoins utilisateurs, les marques de luxe s’associent à des spécialistes de la technologie pour proposer l’objet parfait, celui qui sera désiré tant par le consommateur lambda que le milliardaire fantasque. Les rédacteurs mode présents au dernier Keynote d’Apple l’ont prouvé : le luxe ne manque que d’une chose pour se rendre indispensable et dépasser la niche des early adopters. La conception doit donc s’adapter pour proposer une réelle valeur ajoutée qui crédibilise les wearable technologies. The future of wearable technologies in the luxury industry will surely depend on a shift in connected object paradigm from innovation-heavy to design-heavy investment. The missing link in luxury living, they undoubtedly owe their success to the services they provide, a fundamental component to any successful luxury strategy. Far from posing a threat to Fine Watchmaking, the arrival of the Apple Watch should be seen as an opportunity for growth, confirming increasing consumer interest in technoluxury. Forced to tailor their offer to evolving user demands, luxury brands are partnering with technology specialists in order to come up with ‘perfect’ objects which will cater to the every whim of the wealthy while appealing to a far broader public. The number of fashion editors present at the latest Apple Keynote only serves to underline the now inextricable link between haute fashion and haute technology. One thing’s for sure: there’s nothing niche or offbeat about the latest generation of wearable pieces. 20
  20. 20. “SWITZERLAND IS IN TROUBLE” Jony Ive, Senior Vice President of Design
  21. 21. INSIGHTS NO. 3 onscientes de ces ajustements technologiques, des marques comme Kairos – label ayant lancé la première marque de luxe connecté au monde – s’investissent dans l’aventure des wearable technologies pour peut-être un jour proposer une version fashion du t-shirt connecté de Cityzen Sciences. Bénéficiant d'un accord franco-japonais signé par le président Hollande himself, la technologie mise au point par cette entreprise créée en 2008 a été reconnue comme étant la plus en avance sur le textile connecté. Réussissant l'exploit d'encapsuler des nano-capteurs dans les fibres textile, Cityzen Sciences espère rapidement créer le premier vêtement carte bancaire. Fully aware of the potential of these technological advances, brands such as Kairos, famous for launching the world’s first ever line of luxury connected watches, continue to invest in patented wearable technologies in the hope of one day commercializing products similar to Cityzen Sciences’ connected tee-shirt. French President François Hollande recently signed an agreement with Japan to ensure that the technology developed by the brand back in 2008 be recognized as unique on the connected textile market. It may seem hard to picture, but in a not-too-distant future, nano detectors woven into fibers will allow clothing to double up as a method of payment… 22
  22. 22. Partant du principe que le vêtement est le seul objet du quotidien que personne n'est susceptible d'oublier en partant travailler, Xavier Guillon, directeur de la stratégie chez Cityzen Sciences, entend bien remplacer un jour l’Apple Watch et autres bijoux connectés par un simple t-shirt tout-en-un. Faire oublier la technologie en la rendant intrinsèque aux indispensables du quotidien est donc devenu la condition sine qua non de la viabilité des objets connectés, devenus de véritables valets domestiques invisibles... À l’heure où Rebecca Minkoff et Opening Ceremony lancent leur ligne de joaillerie connectée, l’avenir du technoluxe semble enfin se concrétiser dans le secteur de l’habillement haut de gamme. Based on the assumption that clothes are one of the few daily objects we are unlikely to forget when half-asleep and halfway out the door, Xavier Guillon, Director of Strategy at Cityzen Sciences, intends to take wearable technology beyond accessories and into the domain of clothing. It would seem, then, that the viability of connected fashion depends on making technology less of a gadget and more of a requirement in our day-to-day life. At a time when fashion-forward New York brands such as Rebecca Minkoff and Opening Ceremony are beginning to introduce connected jewelry to their collections, the future of technoluxury seems bright indeed. 23
  23. 23. INSIGHTS NO. 3 3 24
  24. 24. INSIGHTS NO. 3 SEEING IS DECEIVING i les avancées scientifiques apporteront rapidement les dernières réponses aux problématiques des produits techn-oluxe, une question reste encore en suspens, lourdement soulevée avec le récent scandale du cloud. Fluidité des réseaux de la ville, durabilité, sécurité... Le « tout-connecté » promet des avancées considérables dans le domaine du mieux-vivre, mais nous laisse bien songeur face à la quantité démesurée de données personnelles stockées. S’il est certain que les informations recueillies serviront à faire évoluer les sciences, beaucoup affichent leur scepticisme quant à leur réelle protection. A-t-on atteint avec les objets connectés les limites de l'éthique ? L'effet Big Brother semble inéluctable... Nouvelle filière industrielle, les big data soumises à la suprématie des leaders digitaux Google et Facebook sont plus que jamais la pomme de discorde entre citoyens et fabricants de wearable tech. Irriguant tous les secteurs d'activité, leur impact transversal a rapidement nécessité l'intervention du gouvernement. As fearless technological and design innovations continue to bolster the technoluxury industry, a question mark lingers in the air, as brought to light by the recent cloudgate scandal involving leaked nude celebrity photographs. Improving city infrastructures, sustainability, security… Tomorrow’s world holds promise of major lifestyle advances, and yet we remain skeptical as to the volume of data generated and stocked as a consequence. Informa-tion gathered will inevitably help with scientific research, but will also pose significant security risks. An ethical dilemma first raised by Big Brother… If the all-seeing eyes of Facebook and Google have taught us anything, it’s that the big data debate is likely to prove a serious bone of contention between the general public and the connected technology industry. Perceived as invasive, connected objects didn’t take long to enter the political arena. 25
  25. 25. INSIGHTS NO. 3 Cherchant à contrer des dérives menaçantes, l'ancien ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a élaboré le plan « Big Data » visant à prémunir les populations des risques concernant la violation de la loi Informatiques et Libertés, rendue obsolète par les prouesses technologiques que l'on connaît. Véritable mine d'or 2.0, l'utilisation des données personnelles présente donc autant d'opportunités que de risques auxquels les entreprises françaises doivent rapidement être sensibilisées pour éviter de perdre leurs relations client – court-circuitées aujourd'hui par les grandes entreprises du numérique comme Google, Apple, LinkedIn, Facebook et Amazon. Fenêtres sur le monde et sur nous-mêmes, les technologies connectées ne sont pas neutres face aux péré-grinations online des part-iculiers et l'accord signé entre l'Union européenne et Google il y a près de quatre ans mérite d'être révisé pour éviter de sombrer dans la monétisation généralisée des données personnelles, tournant que Google semble avoir pris avec son projet Google Shopping. “THE BARBARIANS ARE BEATING DOWN THE DOOR, AND WE’RE BUSY FROLICKING IN THE TRIANON’S PEACEFUL PASTURES.” Avec la multiplication des expériences connectées, la simple balade en forêt qui nous rapprochait autrefois de la nature pourrait bien se transformer en un parcours sensoriel « artificiel ». Guidés par Maps dans la faune et la flore d'un sous-bois décortiqué par Wikipedia et perçu à travers l'écran d'une fenêtre Instagram, comptant nos pas avec Up, évaluant notre rythme cardiaque avec Withings… Serons-nous à même d’apprécier les réalités sensorielles qui nous façonnent depuis toujours ? François Bourdoncle Founder of Exalead Au lieu de renforcer le lien avec nous-mêmes et avec le monde qui nous entoure, il se pourrait que les objets connectés le perturbent ou – l’impensable – le suppriment définitivement. L’histoire nous l’aura maintes fois prouvé : à force de se faire trop aider, on finit par perdre notre autonomie… In an attempt to counteract potential threats to national well-being, the former French Economy Minister Arnaud Montebourg drew up the Big Data Plan, intended to protect citizens from violations of an Digital Data Protection Act rendered obsolete by a rise in connected technologies. A veritable virtual gold mine, personal data would therefore seem as useful as it is harmful. If digital trailblazers such as Google, Apple, LinkedIn, Facebook and Amazon were fortunate enough to build their empire on big data, it is now a dilemma that all companies of all shapes and sizes will have to face as part of good customer relations. A window on the world outside and on the world within, connected tech-nologies are by no means neutral. The key agreement signed by the European Union and Google almost four years ago could well do with a revamp so as to avoid a walk on the dark side: earning money off the back of personal information, a direction that Google now appears to be taking with Google Shopping. As connected experiences continue to grow, what was once a spontaneous stroll through the woodland could easily turn into a pre-programmed and ‘artificial’ sensory path. Guided through the greenery by Google Maps, introduced to the flora and fauna by Wikipedia, captured by an Instagram or three, tracked and quantified by an Up bracelet and a Withings Activité watch… Will our senses still be capable of experiencing the natural world in quite the same way? Rather than strengthening our bond with others and ourselves, connected objects might just weaken it or – the unthinkable – delete it all together. History is rarely wrong: the less we do to help ourselves, the more likely we are to end up surrendering our independence… 26
  26. 26. INSIGHTS / 22ND SEPTEMBER 2014 CREDITS DIRECTOR OF PUBLICATIONS Olivier Billon olivier@ykone.com EDITOR Richard Bridgman richard@ykone.com ART DIRECTOR David Corti david@ykone.com COPYWRITER Elodie Tramoy elodie@ykone.com PHOTOGRAPHY Apple Inc, Gaumont Jawbone, Mayer George, MICHAA, Parrot, Pixelformula, Sen.se, THE Wearable NEW MATERIALISTE.Experiments, Withings COM Arriving Winter 2014 ILLUSTRATORS Alex Hliv, Bioraven, Grop, Macrovector, Nikiteev Konstantin, Vasilyeva Larisa CONTACT Ykone, 28 rue du Sentier 75002 Paris, France hello@ykone.com A production by Paris & New York

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