Progressiste n° 2135

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Progressiste n° 2135

  1. 1. Le Progressiste 1 euro mercredi 16 juin 2010 - N° 2135 “La chance de la Martinique c’est le travail des Martiniquais” Hebdomadaire du PPM - Fondateur : Aimé Césaire - Aimé CESAIRELE MARIN, FORT-DE-FRANCE… : LES VILLES PPM AMÉNAGENT (PP.5, 6, 7) ISRAEL : LETTRE DE S. LETCHIMY À N. SARKOZY(P.3)AU SOMMAIRE« LES MEILLEURS SPÉCIALISTES DES AFFAIRES MARTINIQUAISES SONT LES-MARTINIQUAIS EUX-MÊMESEN CAPILOTADE (P.7) KOUTT ZEPON : LE MIM » (DR ALIKER)
  2. 2. EDITORIAL AU PPM, NOUS CONTINUONS D’AVANCER AVEC ET POUR LE PEUPLE ! e 24 janvier dernier, après ments fondamentaux de lʼexercice démocratique L avoir rejeté massivement la proposition dʼun 74 non maîtrisé, les Martiniquais ont qui sont possibles dans le cadre du 73 actuel, et qui doivent permettre à notre société Martiniquaise dʼavancer. fait le choix de la mise en place dʼune Collectivité unique Certains ont encore du mal à se remettre des dans le cadre de lʼégalité des choix du Peuple Martiniquais et tentent par tous droits du 73. Le 21 mars, ils les moyens de rejouer la campagne électorale ter- ont choisi la liste « Ensemble pour une Martinique Nou- minée depuis trois mois. Alors, ils tentent par tous velle  » conduite par Serge les moyens, en plénière, dans la presse, de déni-LETCHIMY. Il sʼagit là de deux choix démocra- grer, de critiquer, dʼempêcher la mise en œuvre dutiques très cohérents qui sont intervenus après de choix des Martiniquais. Cʼest ignorer la détermi-long mois de campagne dʼexplication et de péda-gogie de notre part pour démontrer la cohérence nation qui est la nôtre de mettre en œuvre notrede nos positions. Ce sont ces choix quʼil convient programme, sur tous les plans, relance écono-aujourdʼhui de mettre en œuvre, par lʼadoption pro- mique, transport, énergie, formation …. Cʼest igno-chaine du plan de relance, par la mise en place de rer également la nécessaire mutation desnotre programme, véritable pacte avec le Peuple, pratiques politiques réclamée par les Martiniquais,par la mise en place de cette Collectivité uniquerevendiquée par le PPM depuis trente ans. Cʼest mise en œuvre par Serge LETCHIMY et sondans ce cadre que se tiennent les discussions en équipe quel que soit le niveau ou la collectivitécommission mixte, pour préparer les pourparlers concernée.avec le gouvernement. Ces discussions ont per- En réalité, les consultations de janvier et les élec-mis pour lʼheure dʼobtenir un consensus assezlarge en matière de gouvernance de cette Collec- tions régionales de mars dernier auront une portéetivité. Il sʼagit de proposer de distinguer lʼexécutif dont on ne mesure pas encore toute lʼampleur.de lʼassemblée, exécutif chargé de mettre en Déjà, dans le camp de la droite, on a pu observerœuvre, de façon non plus unique mais collégiale et des positionnements différents et un début de rup-responsable, les décisions de lʼassemblée. Ilsʼagit là de faire en sorte que tous les pouvoirs ne ture avec la création de partis tout azimut, poursoient pas concentrés sur une seule personne, tenter un repositionnement et recoller avec les as-mais au contraire que lʼexercice de ce pouvoir soit pirations profondes de ce Peuple. Certains restentpartagé, avec un contrôle de lʼassemblée. autistes et complètement enfermés dans leurContrôle exercé notamment par une motion de dé-fiance constructive, cest-à-dire avec présentation monde et leurs pratiques. Au Parti Progressistedʼun programme alternatif et une équipe de rem- Martiniquais, nous continuerons dʼavancer,placement. Il sʼagit également de faire en sorte dʼavancer avec et pour le Peuple Martiniquais.que les instances consultatives aient toute leur in-dépendance vis-à-vis de la collectivité, dans la dé-signation de leurs membres, dans la réalisation dubudget qui leur est alloué ou encore dans les pos- Didier LAGUERREsibilités dʼintervenir en plénière. Ce sont des élé- Secrétaire général du PPM Le Progressiste - Page 2 - mercredi 16 juin 2010
  3. 3. L’ETAT D’ISRAEL EN ACCUSATION FLOTTILLE DE GAZA: LETTRE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE disproportion » de la force utilisée alors faires étrangères. Il y a toujours en que cʼest le principe même de son Israël un français âgé de 25 ans, usage qui est en cause ici, comme il ayant la double nationalité française est en cause dans lʼaffaire du « Rachel et palestinienne, condamné à 7 ans Corrie » quelques jours plus tard. On de prison par un tribunal militaire is- ne saurait non plus invoquer une quel- raélien. Statuant à huis clos pour un conque provocation alors que ces mis- sions ambitionnaient de briser un acte dont ce jeune homme a été blocus illégitime dont la levée est de- contraint de sʼaccuser en vertu mandée par les pays membres de dʼune procédure dite de plea bargain, lʼUnion européenne et le secrétaire gé- ce jugement a été rendu après 3 ans néral de lʼONU. On ne saurait pas plus de détention au cours desquels une se contenter de simples remontrances vingtaine dʼaudiences ont fait lʼobjet verbales. de reports successifs faute de té- Ces actions sʼajoutant aux nombreuses moins et/ou dʼéléments de preuve exactions commises ces dernières an- permettant dʼétablir sa culpabilité. nées, notamment au Liban durant lʼété 2006 et à Gaza au cours de lʼhiver Les autorités françaises ont récem-«Monsieur le Président, 2008-2009, mais aussi à la poursuite ment obtenu des autorités iraniennes ininterrompue du processus de coloni- la libération de Clotilde Reiss, ressor-Lundi 31 mai, vers 4h du matin, lesforces armées israéliennes ont sation à Jérusalem-Est et en Cisjorda- tissante française de 24 ans injuste-donné lʼassaut à une flottille inter- nie, je vous demande instamment de ment retenue en Iran depuis plusieursnationale transportant plusieurs prendre, en concertation avec nos par- mois. Cette libération intervient aprèscentaines de militants humanitaires tenaires européens, les dispositions un procès devant un tribunal civil deet plusieurs tonnes de matériels fermes et déterminées qui sʼimposent Téhéran dont lʼaudience a été publiquedestinées à la population civile de pour obtenir des autorités civiles et mi- litaires israéliennes quʼelles cessent, et devant lequel elle sʼest accuséeGaza, très fragilisée par le blocus dʼactes quʼelle se défend par ailleursenduré depuis 3 ans ainsi que les une fois pour toutes, ces violations constantes et inadmissibles des règles dʼavoir commis.destructions occasionnées par desopérations militaires multiples. Cet élémentaires du droit international, no- tamment humanitaire, et des consen- Ce furent ainsi des «  aveux extor-assaut criminel sʼest soldé par plu-sieurs décès, des dizaines de bles- sus internationaux. Ces dernières qués » selon les  termes du premier mi-sés et des centaines dʼarrestations, rendent en effet parfaitement illusoire nistre. Elle est aujourdʼhui libre, aprèsdont plusieurs citoyens français et tout espoir de règlement pacifique des des mois très « difficiles pour une jeuneressortissants de pays alliés. différents territoriaux au Proche-Orient fille » toujours selon les termes du pre- tandis que la faiblesse des réactions de mier ministre.Cette action est inacceptable à plu- la France et de lʼUnion européenne vis-sieurs titres. Dʼune part, elle intervient à-vis de tels agissements ne peut que Après 5 années de détention fondés làdans les eaux internationales méditer- décrédibiliser durablement leurs ac- aussi sur des aveux extorqués, il ne faitranéennes où la liberté de naviguer doit tions à lʼégard du respect des droits de aucun doute que cette épreuve estêtre garantie, au même titre que dans lʼHomme, de la démocratie et des dis-lʼocéan Indien. Dʼautre part, elle a pris positions au fondement de lʼarchitec- pour ce jeune homme tout aussi illégi-pour cible des internationaux désarmés ture internationale de sécurité, time et difficile à supporter quʼelle le futdont lʼaction ne pouvait, en aucune ma- notamment au Moyen-Orient. pour  Clotilde Reiss.nière, être considérée comme un actedʼagression envers lʼEtat israélien, ni Je vous prie dʼagréer, Monsieur le Pré- En conclusion, il aimerait savoir ce queêtre assimilée aux actions des mouve- sident, lʼexpression de ma haute consi- le gouvernement compte faire pour quements armés palestiniens. Enfin, elle dération.» les ressortissants français confrontés àconcerne une action humanitaire visant des injustices analogues caractériséesà dénoncer un blocus parfaitement illé- ne soient pas traités de manière diffé-gal et immoral au regard des obliga- Salah Hamouri, citoyen renciée, de sorte à ce quʼils bénéficient,tions conventionnelles incombant àIsraël comme puissance occupante ainsi que leur famille, du soutien actif français détenu en Israël. du gouvernement pour demander leurdes territoires palestiniens. Question écrite de Serge Letchimy libération – quʼils rentrent en France ouDans ce cadre, il ne saurait être ques- quʼils restent dans le pays où ils viventtion de se contenter de dénoncer la « Serge Letchimy au ministre des af- normalement. Le Progressiste - Page 3 - mercredi 16 juin 2010
  4. 4. B R E V E S*** B R E V E S*** B R E V E S*** DE D.C. TETEPLAN DE RELANCESainte-Marie, lundi 14 juin à 18 heures, cinéma Excelsior Diamant, le 18 juin à 18 heures sur la Placede lʼEglise, samedi 19 juin à 17 heures au Marché de Saint-Pierre. Venez nombreux poser vos ques-tions, porter votre contributions, et être informés du programme du plan de relance.KOUTT ZEPONChangement de nom: MIM ou PARéTé?Ceux qui doutaient des conséquences de la distribution dʼargent public sur les résultats électoraux, enont la preuve grâce aux cantonales partielles. Les guichets automatiques sont fermés, la marche enarrière est enclenchée! Les plaintes en diffamation nʼy font rien. Pour ceux qui voudraient accuser lesélecteurs, rappelons que la reconnaissance est, pour ceux qui sont dans le besoin, une forme dʼhon-nêteté. Seuls les corrupteurs doivent être sanctionnés... et honte aux soutireurs. Louis CRUSOL LE PARTI PROGRESSISTE ET SES MILITANTS FETENT AIME CESAIRE LE SAMEDI 26 JUIN AU SIEGE DE TRENELLE à 19 H DANSES, CHANTS, TAMBOURS, SLAM, et THEATRE CELEBRERONT LE POETENOTEZ CE RENDEZ-VOUS ET VENEZ NOMBREUX PARTICIPER A UN MOMENT DʼHOMMAGE EN TOUTE CONVIVIALITE. Le Progressiste - Page 4 - mercredi 16 juin 2010
  5. 5. AMENAGEMENT CHANTIERS (SUITE) LA VILLE, PETIT À PETIT, SE TRANSFORME…TOUT DʼABORD, LE FORT TARTENSON munes sont diminuées par les plans de ri-Haut lieu du Patrimoine militaire, avant gueur et autres suppressions de lʼoctroi dedʼêtre le Patrimoine de la Ville, TARTEN- mer, les travaux reprendront et restituerontSON constitue un site magnifique, comme au Peuple Martiniquais ce bien qui est richesavaient autrefois le choisir les occupants de promesses…de la Colonie : lʼArmée. Le site, non LA RAVINE SAINTE-CATHERINE loin de Clairière, Parce quʼelle était menace dʼinondations et domine tout le de déversements intempestifs dʼeaux plu- Centre-ville, viales, la ravine méritait ces travaux salva- surplombant la teurs ; la Ville sʼy attèle, mettant hors dʼeau baie, depuis le de nombreuses habitations. Entre la rue de Fort Saint Louis la Guyane, le lotissement Monplaisir et jusquʼau bas du lʼavenue des Canéficiers, les ouvriers ont Malecon, tou- réalisé des travaux dʼimportance qui sont en train dʼêtre menés à leur terme : terras- sements, buse en béton de 1200 mm de diamètre, regard de contrôle, cunette en béton, raccordement des canalisations dʼeaux pluviales existantes. Les travaux ont démarré en janvier 2009, ont été arrêtés après la liquidation judiciaire de lʼentreprise SDBA, et sont maintenant repris par lʼen- Entrée du Fort Tartenson treprise « les chantiers de Trénelle » qui y travaille activement…chant presque la Pointe des Nègres.Propriété de la Ville, Tartenson est appelé à LE TRAITEMENT dʼun TALUS sur bergesdevenir un Haut lieu culturel, dont la mise de la RAVINE BOUILLEen valeur est déjà prévue dans les plans dela Ville, avec lʼinstallation dʼun téléphérique, Au quartier BAS MATERNITE, sur lesdʼun espace muséal et dʼune animation cul- berges de la Ravine, la situation était de-turelle et festive dont les contours restent à venue périlleuse. A la rue du Gros Consoul,préciser.Lʼentrée historique, datant de 1867, fait dé- certaines maisons, dont deux en particulier,couvrir des bâtiments en pierre à rénover, étaient menacées de destruction : le talus,des corps entiers préservés, des pièces dʼune hauteur de 10 mètres à peu près,vastes aux murs épais, des douves et des très abrupt, avec une pente quasi verticale,ponts qui doivent être repris en main. était lʼobjet dʼinstabilités graves, de glisse- Dès que la trésorerie municipale le per- ments. Il était urgent pour la Ville dʼinterve-mettra, puisque les ressources des com- nir. Après une étude géotechnique, sur cette Le Progressiste - Page 5 - mercredi 16 juin 2010
  6. 6. AMENAGEMENT Place Mitterrand et Ravine Bouillézone, entre la rue Gros Consoul et la ravine tiques, vu la proximité de la ravine, peuBouillé, lʼentreprise retenue (HC Caraïbes) maîtrisable, surtout par gros temps, ont étéa dû trouver des solutions de confortement, diligentés.de drainage de ce talus, pour retenir les Démarrés en janvier 2010, ces travaux vont être réceptionnés à la fin du mois de juin (coût 260.419 E  ,50). Les riverains, dont Mme Narayenen, peuvent désormais dormir tranquillement. La Ville de Fort de France est très atten- tive à maintenir la sécurité de ces loge- ments, dans ces sites naturellement dangereux et fragiles J.DARSIERES Talus de la Ravine Bouillémaisons des riverains, menacées. Les tra-vaux de soutènement, absolument acroba- Le Progressiste - Page 6 - mercredi 16 juin 2010
  7. 7. AMENAGEMENT VILLE DU MARIN, HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN « UN INDENIABLE POLE DE COMPETITIVITE » Marinois. « Construire, cʼest collaborer avec la terre… Cʼest mettre une marque Fort dʼun passé riche avec à la fin humaine sur un paysage qui en du 19e siècle une industrie sucrière, sera modifié à jamais… Cʼest colla- un port, une ville commerciale, une borer avec le temps, en saisir ou en place forte, Le Marin a connu une modifier lʼesprit, lui servir de relais période de déclin avec la fermeture vers un long avenir ». de lʼUsine en 1969, une baisse dé-Dans un contexte socio-écono- mographique (-6.000 habitants) Quʼa-t-il été réalisé ? Le DSQ demique extrêmement difficile, les entre 1970 et le début des années Duprey, le giratoire de Morne Gom-collectivités –en premier lieu les 80. Dès 1983, de manière auda- mier, la zone artisanale de Duprey-communes- sont touchées de plein cieuse mais réaliste, Rodolphe Artimer, le centre de carénage,fouet dans leur gestion quotidienne DESIRE définissait de nouveaux lʼopération de logements sociaux àpar le mal développement dû en objectifs pour sa ville : lui redonner Cédaise, le Centre Culturel, le pro-grande partie au désengagement son importance et son rayonne- jet de centre nautique, la galerieprogressif de lʼEtat qui se manifeste ment dʼantan et lui donner un nou- commerciale, lʼopération de loge-entre autres par la disparition de la vel essor, qui reposait sur trois ments à La Agnès, lʼaménagementtaxe professionnelle, la baisse de la critères : la ville administrative (le des abords de la Cité scolaire, ladotation dʼoctroi de mer (consécu- but étant dʼy installer toutes les ad- modernisation du port de plaisance,tive au ralentissement du volume ministrations de proximité), la ville les logements de Mondésir et de Ladʼactivité économique globale), les portuaire (il fallait de nouveau tour- Fanchon, la modernisation de lʼhô-pressions sociales éprouvantes, la ner le Marin vers la mer avec la pital… De nombreux projets rete-montée oppressante du chômage – compétence port de plaisance), lanotamment celui des jeunes- inac- ville commerciale (développementceptable, la poussée et les ravages rapide des activités avec de nom-de la délinquance, insupportable… breux commerces. Bien entendu, ces objectifs doivent sʼinscrire dansLa Ville du Marin, sous lʼadministra- le principe du respect du dévelop-tion intelligente et avisée de notre pement durable. Déjà !camarade Rodolphe DESIRE, mili-tant et défenseur de toutes les Un souci de cohésion sociale pourcauses où le sort de « lʼhumain » un désenclavement des 19 quar- nus dans le programme sont enest en péril, contre vents et marées, tiers, la création dʼun parc de 1.000 cours de réalisation : la protectionen responsabilité, fait front. En bon logements sociaux, un DSQ inno- et la valorisation du Morne Aca,capitaine, dans les « coups de Tra- vant, une politique de la ville volon- lʼaménagement du front de mer etfalgar » et la « purée de pois », il a tariste, une aide significative aux de la place Joffre, lʼaménagementtoujours maintenu le cap en tenant associations. Une protection de paysager de la Ville, le centre com-fermement la barre. Depuis tou- lʼenvironnement par une conserva- mercial, la gare routière, les rési-jours, il a fait sienne cette pensée tion in situ et ex situ des biodiversi- dences hôtelières de Bassin Tortue,dʼEpictète : « Il nʼy a de vent mau- tés. Cʼest un grand principe inscrit la piste cyclable, lʼopération Maisonvais que pour celui qui ne sait pas dans le POS de 1989 qui avait pour Rouge, la plaine des sportsoù il va ». Et il sait où i va, le bou- objectif principal de tourner le Marin OʼNeil…gre ! Où il veut mener sa ville et ses vers la mer. Ce POS de 1989 des-concitoyens  : vers un développe- sinait un développement réfléchi. A ce jour, il ne reste que lʼhôtel àment économique endogène Alors, en 2010, cʼest dans le Four à Chaux qui ne soit réalisé.concerté qui place le Marinois en prisme dʼun regard sans complai- (Dans notre prochaine édition, Leacteur, vers la construction hu- sance et sans concession sur des Marin de demain).maine et sociale de sa cité, vers projets dʼune époque, quand Mar-lʼharmonie et la paix entre tous les guerite YOURCENAR dit Serge SOUFFLEUR Le Progressiste - Page 7 - mercredi 16 juin 2010
  8. 8. LUTTES SOCIALES RETRAITES : IL EST ENCORE TEMPS ! football ! Fillon qui se soucie surtout des mar- La division syndicale.- chés, la retraite à 60 ans, ce sera un Ils comptent également mirage ». sur les approches diffé- rentes, voire divergentes Les fonctionnaires et les salariés des organisations syndi- public/privé, le 24 juin, entendent dé- cales nationales pour fendre les acquis sociaux en ayant «  diviser pour mieux ré- aussi en point de mire les premiers ar- gner », vieux principe ma- bitrages à venir concernant la prépara- chiavélique qui fait tion des budgets 2011, notammentEn France, lʼElysée et Matignon se toujours recette en période troublée. dans lʼEducation Nationale  : «  Seulesont mis dʼaccord pour aboutir à leurs Ainsi, ce mardi 15 juin, la centrale une mobilisation massive empêcherafins tout en tentant dʼendormir les sala- Force Ouvrière est-elle partie seule les remises en cause sur les retraites,,riés, du public et du privé, tous concer- (avec la Fédération générale Auto- en particulier celle du Code des Pen-nés  : on devra travailler plus tard et nome des Fonctionnaires et les ensei- sions (maintien de la durée de cotisa-cotiser plus longtemps. Tels sont –pour gnants des lycées professionnels tion, maintien de la possibilité du départlʼinstant- les deux principaux leviers affiliés au SNETAA) en grève contre en retraite dès 60 ans, calcul de laque le gouvernement entend actionner cette réforme alors que lʼensemble des pension sur les six derniers mois) età partir de 2011 pour enrayer –légère- six autres grands défenseurs des tra- dʼaméliorer la situation de lʼemploi etment  ?- lʼinsondable déficit des ré- vailleurs publics et privés (CGT, CFDT, des salaires ».gimes (nombreux) de retraites, dont on FSU, UNSA, Solidaires…) appelle à unsait pourtant depuis belle lurette quʼil mouvement dʼampleur le 24 juin… Concertation ou leurre ?- Là encore,pourrait être largement comblé si tous contre cette même réforme. FO re- la méthode gouvernementale est bienceux qui devaient « verser au pot » - proche en effet à la CFDT son « pas de rôdée : on convie les centrales syndi-particuliers, certes, mais aussi revenus deux » : Dʼaccord avec les autres syn- cales à de grandes tables-rondes oùdu patrimoine, riches soumis à lʼImpôt dicats pour ne pas toucher à lʼâge légal lʼon fait semblant de recueillir les avisde Solidarité sur la Fortune, orga- des travailleurs (les seuls véritable-nismes divers…- sʼacquittaient régu- ment concernés  !) alors que la ma-lièrement et sous contrôle de leur chine est déjà en branle et quʼil sʼagitdette. avant tout de prévenir tout méconten- tement structuré dans la rue. OnEndormir les salariés ?- Ce nʼest ja- pourra toujours, par la suite, se vantermais par hasard (les gouvernements dʼêtre une démocratie exemplaire.de la Ve République nous y ont forte- Au fait : puisque, en haut lieu, on réu-ment habitués) que les réformes les nit des « Grenelle » sur tout, pourquoiplus impopulaires se concoctent et de départ à la retraite (6O ans), mai as- ne pas avoir convoqué au niveau deapparaissent au grand jour dans des souplissement sur la durée de cotisa- toute la France un « Grenelle des re-périodes que nos gouvernants pensent tions (que lʼEtat veut voir augmenter traites » ? Parc que lʼon est conscientpropices à un certain relâchement de progressivement dʼun trimestre par an). du leurre quʼa été le « Grenelle de lʼen-la vigilance : examens scolaires et uni- Pour FO, il sʼagit là dʼun « marché de vironnement » ???versitaires, veille de grandes vacances dupes. En allongeant encore à 41, 42« dʼété »…. compétitions sportives in- ou 43 ans comme le souhaite François Daniel COMPEREternationales telles lʼactuel Mondial de Le Progressiste - Page 8 - mercredi 16 juin 2010
  9. 9. DANS NOS AMERIQUES et de Noirs se soit quelque peu apaisée car cette coalition a su transcender les clivages ethniques, toujours très vivaces dans la po- pulation trinidadienne. * SURINAM : LE RETOUR DE DESI BOU- TERSE On saura au plus tard le 25 juin si le Parle-* TRINIDAD : UNE FEMME PREMIER MI- ment surinamien confirme la victoire de laNISTRE «  Mega-Combinatie  » qui a remporté 23 des 51 sièges que compte lʼAssemblée na-Cʼest une première dans ce pays (Trinidad- tionale. Il en faut 34 pour désigner le Pré-et-Tobago) de 1,3 million dʼhabitants. Le sident de la République et le NationalePremier ministre sortant, Patrick MAN- Democratische Partij de Desi BOUTERSENING, avait pris le risque de dissoudre le nʼest pas au bout de ses peines. Dans lesParlement à la suite dʼune perte de années 80, cet ancien homme fort avaitconfiance de la population dans ses diri- défié lʼancienne puissance coloniale (lesgeants après une série dʼaffaires de cor- Pays-Bas) etruption. Le Peopleʼs National Movment la commu-était au pouvoir depuis 47 ans. Une coali- nauté inter-tion de cinq partis dʼopposition a obtenu 27 nationale quisièges sur les 41 que compte le Parlement lʼaccusaientet a placé aux affaires Madame Kamla dʼavoir faitPERSAD-BISSESSAR, 58 ans, leader du éliminer phy-Unified National Congress (tendance so- siquement cial-démo- quinze oppo- c r a t e ) , sants à son ancienne pro- régime mili- cureure géné- taire. Les voi- rale. sins immédiats du Surinam (le Guyana Il semble quʼà anglophone et la Guyane française) restent lʼoccasion de très attentifs à lʼévolution politique de Pa- ces élections ramaribo. législatives la vieille rivalité entre descen- Daniel COMPERE Mme Kamla PERSAD-BISSESSAR dants dʼIndiens Le Progressiste - Page 9 - mercredi 16 juin 2010
  10. 10. PATRIMOINE PATRIMOINE, TERRITOIRE ET DEVELOPPEMENT ENDOGENE(Extraits librement choisis par la rédaction du « Progressiste » dʼune communication présentée parElisabeth LANDI au Forum de lʼUltrapériphérie européenne tenu à Bruxelles les 27 et 28 mai 2010). naturel (la mangrove par exemple). Le patrimoine ma- tériel apparaît dès lors comme patrimoine « officiel », produit par une société esclavagiste et post coloniale (églises, forts, statues, habitations, etc.…). Avant de devenir pa- trimoine, ces monuments, ces lieux, ces expériences cultu- relles étaient des formes de vie, lesquelles se perpétuent comme patrimoine, devenant ainsi des formes de lʼidentité. Le patrimoine se construit donc dans un dialogue constant avec les membres dʼune société qui reconnais-Le Patrimoine, une pro- une perception patrimoniale sent appartenir à la mêmemesse dʼavenir qui est évolutive et propre à communauté dʼémotion, de« Il ne peut y avoir de société, chaque société. Le patrimoine sentiments, de pensée, parta-il ne peut y avoir dʼidentité qui engage lʼidentité dʼune com- geant les mêmes lieux et lestraverse le temps et serve de munauté, plus spécifiquement mêmes expériences histo-socle aux individus, comme dans nos sociétés post-escla- riques.aux groupes qui composent vagistes et post-coloniales. Il Le patrimoine est vivantune société, sʼil nʼexiste des touche à lʼémergence de Il parle aux hommes par lepoints fixes, des réalités sous- lʼidentification et suppose lʼac- sens quʼil donne à la construc-traites (provisoirement mais ceptation du projet social tion identitaire et au marquagedurablement) aux échanges dʼune société et de son his- des repères mémoriels es-de dons et aux échanges mar- toire. sentiels à la vie dʼune com-chands  ». (M. Godelier- munauté.  Il est chargé1996- «  Lʼénigme du don  », Le patrimoine est alors de- dʼhistoire, il répond à uneArthème/Fayard) venu un marqueur identi- fonction symbolique et poli- taire tique. Les manifestationsUne problématique particu- Le patrimoine immatériel est commémoratives, les projetslière dans les sociétés post- lʼauthentique trace laissée par dʼurbanisme sur ce qui méritecoloniales les principaux acteurs de lʼhis- dʼêtre conservé, protégé etLa perception patrimoniale ne toire, la langue créole, les tra- valorisé, témoignent de lava pas de soi. Comme il y a ditions culturelles (les danses, fonction politique du patri-une perception morale ou une le carnaval, la cuisine, les moine.perception esthétique, il y a contes,etc.…), le patrimoine Une nouvelle forme de ré- Le Progressiste - Page 10 - mercredi 16 juin 2010
  11. 11. PATRIMOINE lité, pays, etc…), la recompo- sition des missions et des compétences publiques et institutionnelles, les lois de décentralisation et les exi- gences européennes, le pas- sage dʼune logique de sites axée sur la restauration à une démarche privilégiant leur ins- cription dans un environne- ment élargi, le passage dʼune démarche curative à une ap- proche préventive, dyna-sistance patrimoniale, cul- dʼune conception contrai- mique, systémique.turelle et politique apparaît gnante à une perception va-en Martinique lorisante ?Elle doit sʼaffirmer contre les Les mises en valeur des mo- Valoriser le patrimoine bâtipolitiques de lʼoubli et de lʼins- numents, leur ouverture à la et immatérieltrumentalisation de lʼhistoire ; visite ont fait naître un vérita- Cʼest sʼinscrire dans une pers-elle nécessite de prendre en ble engouement du public (cf. pective de politique intégrée, les Journées du Patrimoinecompte une politique globale dʼattractivité et de dynamisa- en septembre). Mais en dépitde sauvegarde de lʼensemble tion des territoires,, une prise de ce succès, le patrimoinedes faits patrimoniaux et peut reste encore perçu comme de conscience du rôle écono-devenir le paradigme de lʼac- une charge et une source de mique significatif, la nécessitétion politique dans la perspec- contraintes ; or il est un atout de mesurer lʼimpact et detive dʼun développement majeur pour lʼattractivité des comprendre la complexité deshumain, éthique et durable. territoires, lʼéquilibre écono- enjeux nouveaux  : besoinsAlors, comment passer mique, lʼiden- tité et la accrus dʼinformation, de mé- cohésion so- thodes et de données fiables, ciale. de mise en réseau, dʼexper- Il est néces- tise, de développement de ca- saire de ré- pacités collectives pondre à un dʼintervention. b e s o i n contemporain pour une du- (A suivre  : -Impact social et rabilité du pa- économique.- Dépenses pu- trimoine bliques.- Une ressource pour Vu les nou- la construction et le dévelop- velles configu- pement des territoires.- Un r a t i o n s territoriales (in- mode de développement ter- tercommuna- ritorial spécifique) Le Progressiste - Page 11 - mercredi 16 juin 2010
  12. 12. AUX TERRES SAINVILLE EXPO ET CONFÉRENCE Ecole des Terres Sainville, Lexpo aux Terres Sainville lieu de lexpo Le Maire parcourt lexpo Les 3 conférenciersGilbert PAGO, Elisabetn LANDI, Micheline MARLIN-GAUDIER Le maire Raymond Lancien maire, ST LOUIS AUGUSTIN Lincontournable CESAIRE Victor SEVEREVous souhaitez adhérer au Parti Progressiste Martiniquais ?1. Téléchargez le bulletin d’adhésion :http://www.ppm-martinique.fr/wp-content/uploads/2009/09/Bulletin-dadhésion-2006.pdf2. Complétez-le3. Renvoyez-le à : PPM – Ancien réservoir de Trénelle – 97200 Fort-de-Franceou par Mail à contact@ppm-martinique.frVisitez le site du PPM :http://www.ppm-martinique.frCOMITÉ DE RÉDACTION : Appel du « Progressiste » aux Militants, aux sympathisants, à tous les Démocrates qui lui ont tou- jours fait confiance. Daniel COMPERE « Le Progressiste », organe du Parti Progressiste Martiniquais, a besoin de l’aide matérielle, in- Jeannie DARSIERES tellectuelle de tous les militants, démocrates et sympathisants. Nous les remercions d’envoyer leurs dons (à l’ordre du PPM), leurs articles et leurs suggestions au siège du PPM : imp. TONIPRINT 0596 57 37 37 Didier LAGUERRE - Ancien Réservoir de Trénelle - Fort-de-France. Laurence LEBEAU Directeur de la Publication : Daniel COMPERE 18, Allée des Perruches - Rte de l’Union - 97200 Fort-de-France Daniel RENAY Téléléphone du siège du PPM : 0596 71 88 01 Serge SOUFFLEUR Site Internet : www.ppm-martinique.fr Email : d.compere@ool.fr Victor TISSERAND N° de CPPAP : 0511 P 11495 Le Progressiste - Page 12 - mercredi 16 juin 2010

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