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Accord de gouvernement, chapitre Défense

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Accord de gouvernement, chapitre Défense

  1. 1. Chapitre Défense         Les rapports de force  dans le monde ont beaucoup changé au cours des dernières décennies  et ne sont pas encore stabilisés. La prévisibilité de l'évolution et de l'impact des menaces n'en a  pas été simplifiée, bien au contraire. Le terrorisme international, la prolifération des ADM, les  cyberattaques, les États défaillants ou les conflits qui provoquent l'instabilité régionale avec des  répercussions potentielles dans notre pays ou en Europe: le besoin de sécurité est élevé.       Une Défense moderne reste une des composantes essentielles de notre sécurité et une  nécessité absolue pour mener une politique étrangère et de sécurité crédible. Dans un monde  où les problèmes et défis sécuritaires sont légion, il importe que la Belgique continue de  s’inscrire dans un modèle de coopération et de solidarité internationales au sein de l’OTAN, de  l’UE et de l’ONU.  La sécurité belge n’est pas plus européenne qu’atlantique et vice­versa. Nous avons  besoin d’une alliance forte de l’OTAN avec les Etats­Unis et ces derniers ont besoin d’une Union  Européenne solide et bien intégrée. Le gouvernement s’attèlera dès lors au renforcement de la  Politique Européenne de Sécurité et Défense ainsi qu’à la crédibilité de notre Défense au sein de  l’OTAN.    L’OTAN en tant qu’organisation continue de jouer un rôle pivot dans notre politique de  sécurité et de défense, tant au niveau de la dissuasion et de la défense du territoire de l’OTAN,  qu’au niveau des efforts de maintien de la paix et de la sécurité ailleurs dans le monde. La  Belgique restera par conséquent un partenaire solidaire et crédible au sein de l’OTAN et plaidera  pour que l’OTAN continue de relever de nouveaux défis.    L’UE doit accentuer son rôle « d’acteur mondial » dans les domaines de la paix et de la  sécurité par le truchement d’une politique de sécurité et de défense plus solide, et le  gouvernement entend bien y contribuer. Dans le domaine de la sécurité et de la défense, l’UE  est un acteur complémentaire par rapport à l’OTAN. Elle doit prendre davantage de  responsabilités dans la résolution de certaines crises. Le gouvernement prendra et soutiendra  des initiatives au niveau européen pour qu'un déploiement des EUBG soit facilité. La réforme  des EUBG sera préconisée, dans le sens d’un partage plus équitable des charges et des  risques entre les États membres.     Résolument engagée au sein de l’ONU, la Belgique entend poursuivre une contribution  crédible aux efforts de maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le gouvernement  contribuera de préférence aux seules opérations des casques bleus de l’ONU si nous pouvons  soutenir une mission avec des capacités spécifiques pour lesquelles l’ONU est confrontée à des  carences.    Nos partenariats bilatéraux, notamment avec les pays d’Afrique centrale, sont considérés  comme un instrument pour le renforcement des capacités pour la paix et la stabilité. Le 
  2. 2. gouvernement évaluera de façon critique si les efforts déployés au cours des dernières années  ont porté leurs fruits, avant de prolonger les partenariats ou de prendre de nouvelles initiatives.  Les synergies interdépartementales entre les Affaires étrangères, la Défense et la Coopération  au développement (approche 3D) seront maintenues.       La tâche principale de l’armée continuera à être sa participation aux missions à l'étranger dans  le but de promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. La Défense s’efforcera de concentrer  ces missions à l'étranger. En dehors de ses missions classiques de défense collective dans un  cadre OTAN ou UE, de protection et d’évacuation de nos ressortissants, des opérations de  garde­côtes et de sauvetage en mer et d’aide à la Nation en cas de catastrophe ou quand les  moyens civils sont insuffisants, la Défense prend en charge un ensemble d’autres tâches  permanentes. Le gouvernement les évaluera eu égard à leur réelle utilité pour tous les acteurs.  Cette évaluation n’hypothèque en rien de nouvelles collaborations créatrices de réelle plus­value  pour l’ensemble des intervenants militaire et civils. Si ces tâches entraînent des coûts  supplémentaires pour la Défense, ils seront facturés.    Sur le plan budgétaire, force est de constater que le budget de la Défense a très  largement contribué au processus d’assainissement de nos finances publiques ces dernières  années.         Il faut éviter qu’à l’avenir, la participation belge aux opérations internationales avec nos  partenaires soit menacée suite à un manque d’investissements, ne permettant plus d’assurer la  sécurité de nos militaires.    Ailleurs dans le monde, les budgets de défense ont spectaculairement augmenté.  L’Europe doit toutefois pouvoir continuer à compter à l’avenir sur une capacité militaire suffisante  si elle veut être et rester crédible sur la scène internationale.  Sans porter préjudice à d’autres  initiatives internationales éventuelles dans la même sphère, qui seront également examinées  dans une optique favorable, le gouvernement œuvrera à la conclusion d’un accord au niveau de  l’OTAN et européen, sur la base d’un partage équitable des charges et des risques (burden and  risk sharing) par lequel les pays participants s’engagent à ne plus réduire leurs budgets de  défense dès maintenant.    A cette fin, d’autres initiatives devront être prises pour une planification commune des  programmes d’achat et de standardisation des systèmes d’armement, la mise en place d'une  capacité de planification militaire et l’exécution d’opérations communes tant militaires  qu’humanitaires, sur la base d’un partage équitable des charges et  des risques (burden and risk  sharing). Le gouvernement encouragera la poursuite pragmatique d’une politique de défense  européenne, en coopération avec l’OTAN, basée sur des forces armées nationales dynamiques  multipliant les coopérations entre elles: éducation et formation ; Recherche et Développement  (R&D).   
  3. 3.  L’Europe pourra ainsi s’assurer d’une ceinture de sécurité et éviter que la vision à long  terme dans le domaine de la défense ne soit mise sous pression à un moment donné.    Le gouvernement tient à une armée déployable, efficace, rationalisée, moderne, bien  entraînée et jeune. Dans ce cadre, les coûts de personnel doivent rester sous contrôle et la  sécurité, la motivation et le bien­être du personnel doivent rester au centre des préoccupations.  La réforme du statut du personnel en vue d’améliorer l’opérationnalité de l’armée sera mise en  œuvre sans délai. Une optimalisation accrue des statuts sera poursuivie, si cela devait s’avérer  nécessaire pour un rajeunissement et les besoins de l'armée.Afin d'assurer la capacité physique  de notre armée, la préparation et l’évaluation des tests sportifs seront ajustées. Le  gouvernement fixera la taille et la composition de l’effectif en personnel pour stabiliser la  Défense. Une réduction supplémentaire du personnel n’entraînera pas automatiquement une  réduction du budget de la Défense. La Réserve sera abordée dans ce contexte. L’implantation  future des unités de la Défense sera fixée en conséquence, en tenant compte également du  potentiel des quartiers, des coûts et des équilibres en matière de dispersion régionale, en  intégrant l’impact éventuel du recrutement sous­régional, le bien­être des militaires, l’articulation  territoriale de l’aide à la Nation et à la lumière également des actuelles ou futures coopérations  multinationales.    La réciprocité de la coopération avec d'autres départements, les autorités locales et le  secteur privé sera envisagée, aussi longtemps que cela représente une valeur ajoutée pour tous  les acteurs concernés.    La compétence de la police militaire sera élargie afin qu’elle puisse intervenir en cas  d’infractions routières. Il ne peut toutefois en découler que la police militaire doive intervenir pour  remplacer les services de police réguliers.    Afin d’absorber l’impact de la vague de départs à la retraite qui atteindra son apogée  entre 2019 et 2024, la Défense confiera, en phases successives et dans le respect de la  concertation sociale, toutes les activités qui ne nécessitent aucune expertise et expérience  militaires à des civils statutaires ou contractuels au sein de la Défense, ou les externalisera.    Le Ministre de la Défense examinera la nécessité d’une initiative législative visant à  aligner les droits politiques des militaires sur ceux des autres fonctionnaires.       La Défense consentira des efforts supplémentaires pour améliorer la diversité, en particulier  de genre, au sein de l'armée. Le recrutement doit être assuré par des campagnes de  recrutement ciblées afin de s'assurer que la société se reflète dans le personnel de la Défense.    La communication entre la Défense et la population est essentielle pour le recrutement,  le soutien social et l’image de la Défense. La Défense accordera plus d'attention à sa  communication, par l’utilisation, entre autres, des médias sociaux.   
  4. 4. Le gouvernement cherchera à réaliser les recommandations du groupe de travail  parlementaire sur l’équilibre linguistique dans l’armée.    Le bien­être de nos militaires, la législation sur le bien­être au travail et la concertation  sociale resteront des préoccupations majeures du gouvernement. La Défense continuera à  adapter sa législation médico­militaire afin de respecter la législation sur le bien­être au travail, et  poursuivra le développement d’un modèle intégré de santé et de bien­être qui tient compte de  tous les risques rencontrés et de toutes leurs conséquences sur la santé du personnel, pendant  et après sa carrière.    Afin de rester pertinents au niveau international et de rester un employeur attractif, un  important volet investissements est nécessaire à l’avenir, en ce qui concerne le matériel des  composantes tant terrestre qu’aérienne ou navale. Le gouvernement devra prévoir à cet effet  d’importants budgets d’investissement. Une armée moderne est une assurance stratégique et  doit  disposer d’un matériel moderne. Les efforts pour débloquer les budgets nécessaires ne sont  toutefois pas seulement une question de solidarité intergénérationnelle, mais peuvent aussi être  source d’incitants économiques importants et d’innovations. A ce titre, le Gouvernement prendra  en compte la dimension industrielle et économique, à l’instar de ce que font  régulièrement certains de nos partenaires européens. Pour réaliser cela au maximum, le  gouvernement examinera l'opportunité de l'invocation de l'article 346 TFUE.    Le principe de l’enveloppe budgétaire sera maintenu,  mais au niveau des  investissements, le gouvernement œuvrera à la mise en place d’une loi de programmation  militaire sur 10 ans ayant à l’esprit une vision stratégique à long terme et explorant également la  possibilité de méthodes alternatives de financement pourles programmes d’investissement  majeurs.Ceci doit permettre aux entreprises de se préparer aux futurs programmes militaires  majeurs.    Actuellement, on peut encore recueillir, pour notre politique étrangère et de sécurité, les  fruits des investissements dans l’armée, qui, pour certains, remontent à plus de 30 ans. De  cette manière, nos enfants auront à leur disposition des moyens adéquats dans le cadre de la  politique étrangère et de sécurité. Le gouvernement prendra une décision qui permettra à la  Belgique de conserver pour le long terme une capacité de chasse et de bombardement en vue  de la fin de vie annoncée du F­16 actuel et définira une orientation stratégique pour la  succession des frégates M, des chasseurs de mines et d’autres systèmes d’armement tels que  les drones et le matériel majeur de la composante Terre.       La Défense doit disposer d’un service de renseignement militaire moderne, organisé et équipé  pour la protection des intérêts nationaux tels que définis dans la Loi et pour le soutien des  opérations militaires. Une étude sera effectuée sur le rôle, les compétences, le financement,  l'organisation interne et les capacités des services de renseignement et sur la coopération 
  5. 5. entre ces services, ainsi que sur la gestion de ces organes et le contrôle de ceux­ci. Il sera  procédé à une optimalisation du fonctionnement sur la base de cette étude. Il sera également  tenu compte de ce besoin lors de l’évaluation de la législation relative aux méthodes de  renseignement. Le gouvernement veillera à ce que notre pays soit mieux paré contre les  cybermenaces. Notre armée étudiera cette question avec une attention particulière de manière à  pouvoir faire face spécifiquement à une menace provenant d’un logiciel malveillant développé à  des fins d’espionnage ou d’autres fins malveillantes et dont notre pays pourrait être la cible.      Le gouvernement poursuivra ses efforts en vue d’un renforcement de la coopération  internationale, dans le cadre du Benelux, et aussi à l’échelon bilatéral et à l’échelle multilatérale  plus large – pour renforcer le pooling & sharing avec nos alliés et pour multiplier avec eux les  programmes communs d’acquisition de matériel.    À l’intérieur de ces contours, le ministre de la Défense proposera une vision stratégique à  long terme au gouvernement dans les six mois afin que les décisions nécessaires puissent être  prises pour le cadre budgétaire global, l’effectif en personnel, la carrière et les capacités. Seront  traités, entre autres: l’infrastructure, le degré d’occupation, le recrutement, la répartition  géographique, la rationalisation des états­majors, de la logistique et des autres services d’appui  de la Défense.      Une restructuration approfondie de la Composante médicale visant au déploiement  opérationnel sera entreprise (révision de l'autonomie, désengagement des tâches purement  civiles). Dans ce cadre, l’avenir et la nécessité de maintenir un hôpital militaire seront examinés.    Les décisions en matière de participation aux opérations à l’étranger seront prises  conformément à l’article 167, § 1er, de la Constitution. Le gouvernement informera sans délai le  parlement. Le gouvernement recherchera avec le parlement, un mécanisme nouveau,  transparent et moderne de transmission des informations relatives aux opérations en cours, aux  éventuels changements apportés à ces opérations et aux partenariats militaires, et ce, dans le  respect du degré de confidentialité adéquat. Une évaluation finalesera prévue.    La Belgique participera à l'opération Resolute Support post 2014 en Afghanistan et se  retirera cette année de l'opération au Liban.    Le Gouvernement se penchera sur l’avenir, la place et le statut de l'IGN, du MRA, de  l'OCASC et de l’IV­INIG. Un groupe de travail sous l'autorité du Ministre de la Défense réunira  ces deux dernières administrations pour évaluer les avantages et inconvénients d’un  rapprochement structurel entre ces deux parastataux. Un rapport sera remis au Gouvernement  au cours de la première année de la législature.    Parallèlement à son rôle dans les commémorations, la Défense a une longue tradition en  ce qui concerne la protection du Patrimoine, entre autres par le biais du Pool historique de la  Défense, le Centre de Documentation historique ou le Musée royal de l’Armée. Le 
  6. 6. Gouvernement tient à poursuivre cette tradition. En outre, lors des commémorations de la  Première Guerre mondiale, le Gouvernement sera attentif à tous ceux qui, par leur sacrifice  personnel, ont contribué à l’effort de guerre, et il veillera à transmettre leur Mémoire aux  prochaines générations. 

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