Ordre des barreaux francophones
                                                        et germanophone de Belgique




                  Communiqué de presse de l’Ordre des barreaux
                       francophones et germanophone
                            du 5 septembre 2012




          LIBERATION CONDITIONNELLE : LE TEMPS DE LA REFLEXION


L’Ordre des barreaux francophones et germanophone (O.B.F.G.) rappelle que la loi du 17
mai 2006 « relative au statut juridique externe des personnes condamnées à une peine
privative de liberté et aux droits reconnus à la victime dans le cadre des modalités
d'exécution de la peine » est entrée en vigueur en 2007.

Aucune étude d'évaluation n'a à ce jour été menée à terme. Un constat que l'on peut
cependant faire est que les libérations conditionnelles sont de moins en moins
nombreuses.

Toutes les études criminologiques relèvent pourtant que les condamnés libérés
conditionnellement présentent un nombre de réinsertions réussies notablement plus
élevé que les condamnés qui « vont à fond de peine ».

Ceux qui sont libérés conditionnellement bénéficient, en effet, d'un suivi pendant leur
libération conditionnelle, ce qui n’est pas le cas des détenus qui ont purgé la totalité de
leur peine et qui passent, du jour au lendemain, de la prison à la liberté totale sans
assistance.

L'O.B.F.G. fait confiance aux magistrats qui siègent dans les tribunaux d'application des
peines et demande au gouvernement de faire procéder à une évaluation scientifique des
cinq premières années de fonctionnement des tribunaux d'application des peines avant
de décider s'il faut ou non modifier la loi.

L'O.B.F.G. appelle à ne pas légiférer dans l'urgence, sous le coup de l'émotion.

Une note d’analyse de la question a été adressée par l’O.B.F.G. au gouvernement ce 5
septembre 2012. Les travaux du Parlement seront évidemment suivis avec attention.




                                    Contacts presse :
                         Me Robert De Baerdemaeker, président
                               O.B.F.G. : info@avocats.be
                           Tél. 02 648 20 98 - 0477 26 36 47

05 09 2012 comm presse libération conditionnelle

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    Ordre des barreauxfrancophones et germanophone de Belgique Communiqué de presse de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone du 5 septembre 2012 LIBERATION CONDITIONNELLE : LE TEMPS DE LA REFLEXION L’Ordre des barreaux francophones et germanophone (O.B.F.G.) rappelle que la loi du 17 mai 2006 « relative au statut juridique externe des personnes condamnées à une peine privative de liberté et aux droits reconnus à la victime dans le cadre des modalités d'exécution de la peine » est entrée en vigueur en 2007. Aucune étude d'évaluation n'a à ce jour été menée à terme. Un constat que l'on peut cependant faire est que les libérations conditionnelles sont de moins en moins nombreuses. Toutes les études criminologiques relèvent pourtant que les condamnés libérés conditionnellement présentent un nombre de réinsertions réussies notablement plus élevé que les condamnés qui « vont à fond de peine ». Ceux qui sont libérés conditionnellement bénéficient, en effet, d'un suivi pendant leur libération conditionnelle, ce qui n’est pas le cas des détenus qui ont purgé la totalité de leur peine et qui passent, du jour au lendemain, de la prison à la liberté totale sans assistance. L'O.B.F.G. fait confiance aux magistrats qui siègent dans les tribunaux d'application des peines et demande au gouvernement de faire procéder à une évaluation scientifique des cinq premières années de fonctionnement des tribunaux d'application des peines avant de décider s'il faut ou non modifier la loi. L'O.B.F.G. appelle à ne pas légiférer dans l'urgence, sous le coup de l'émotion. Une note d’analyse de la question a été adressée par l’O.B.F.G. au gouvernement ce 5 septembre 2012. Les travaux du Parlement seront évidemment suivis avec attention. Contacts presse : Me Robert De Baerdemaeker, président O.B.F.G. : info@avocats.be Tél. 02 648 20 98 - 0477 26 36 47