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reproductions strictement réservées à
l’usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective
et, d’autre part, les analyses et
courtes citations justifiées par le
caractère scientifique ou
d’information de l’œuvre dans
laquelle elles sont incorporées (loi du
1er juillet 1992 - art. 40 et 41 et Code
pénal - art. 425).
© Éditions Foucher, Malakoff
2013
Sommaire
L’épreuve orale d’admission
La validation des acquis de
l’expérience aide-soignant
La profession d’aide soignant
L’environnement
de l’aide soignant
Partie 01
Méthode : se préparer
à l’entretien
01 Se préparer mentalement
et physiquement
02 Gérer son stress
03 Communiquer
04 Faire preuve d’écoute
et d’attention
05 Répondre aux questions du
jury
06 Développer sa culture
générale
07 Comprendre le sujet
08 Utiliser ses connaissances
sur le sujet
09 Présenter un exposé clair
et structuré
10 Réfléchir à son histoire
personnelle
11 Connaître ses compétences
professionnelles
12 Mettre en évidence
ses investissements
et ses réalisations
13 Identifier ses savoirs,
ses forces et ses faiblesses
14 Construire ses motivations
personnelles
15 Identifier ses valeurs
16 Élaborer son projet
Partie 02
Entraînement :
sujets corrigés
Sous-partie1 - Le cadre
institutionnel et juridique
Sujet 01 Les institutions du
système sanitaire et social
Sujet 02 Les règles de la
bioéthique
Sujet 03 Les dons d’organes
Sujet 04 Le système de
protection sociale
Sujet 05 La politique de santé
publique
Sous-partie2 - La vie
sociale
Sujet 06 Les personnes
handicapées
Sujet 07 Les personnes âgées
Sujet 08 Les grands réseaux
de communication
Sujet 09 Le chômage
Sujet 10 La délinquance et la
violence
Sujet 11 La pauvreté, la
précarité, l’exclusion
Sujet 12 Les maltraitances
Sujet 13 L’environnement et la
pollution
Sous-partie3 - La vie
professionnelle, la santé, la
médecine
Sujet 14 Les structures de
soins
Sujet 15 Les infections
nosocomiales
Sujet 16 Les cancers
Sujet 17 Les infections
sexuellement transmissibles
Sujet 18 Le sport et le dopage
Sujet 19 La régulation de la
natalité
Sujet 20 L’assistance
médicale à la procréation (AMP)
Sujet 21 La vaccination
Sujet 22 Les comportements
alimentaires
Sujet 23 L’état sanitaire de la
population
Sujet 24 Les risques et la
sécurité alimentaires
Sujet 25 Les comportements
addictifs
Sujet 26 L’hygiène de vie et la
santé
Sujet 27 Les accidents
Sous-partie4 - Entretien
complet
Sujet 28 Sujet d’entretien
L’épreuve orale
d’admission
Candidat à l’entrée en école
d’aide-soignant, vous venez de
réussir l’épreuve écrite de votre
concours vous déclarant
admissible à l’épreuve orale
d’entretien, ou vous êtes titulaire
du BEP carrières sanitaires et
sociales, d’un baccalauréat ou
vous avez validé une première
année en institut de formation en
soins infirmiers (IFSI) et vous
vous présentez directement à
l’épreuve orale.
Voici en quoi consiste cette
épreuve.
1 Description de
l’épreuve 
A. Une épreuve en deux
parties
L’épreuve orale d’admission du
concours d’entrée en institut de
formation d’aides-soignants (IFAS)
est notée sur 20 points. Elle
consiste en un entretien de vingt
minutes maximum avec deux
membres du jury, précédé de dix
minutes de préparation.
Elle se compose de deux parties :
la présentation d’un exposé à
partir d’un thème du domaine
sanitaire et social et la réponse à
des questions. Cette partie, notée
sur 15 points, vise à tester les
capacités d’argumentation et
d’expression orale du candidat
ainsi que ses aptitudes à suivre
la formation ;
la discussion avec le jury sur la
connaissance et l’intérêt du
candidat pour la profession
d’aide-soignant. Cette partie,
notée sur 5 points, est destinée à
évaluer la motivation du
candidat.
Une note inférieure à 10 sur 20 à
cette épreuve est éliminatoire
(arrêté du 22 octobre 2005 relatif
au diplôme professionnel d’aide-
soignant).
B. Le déroulement de
l’épreuve
En règle générale, les candidats
admissibles sont convoqués par
groupe de sept à huit personnes, par
ordre alphabétique, par demi-
journée et à des heures différentes.
Les sujets traités peuvent être
différents d’un demi-groupe à
l’autre.
La communication entre les
candidats à l’issue de l’épreuve est
interdite.
2 Le jury 
A. La composition du jury
L’évaluation orale est réalisée par
deux professionnels :
un directeur d’un institut de
formation d’aides-soignants ou
d’un institut de formation en
soins infirmiers, un cadre de
santé ou un infirmier enseignant
permanent dans un institut de
formation d’aides-soignants ou
dans un institut de formation en
soins infirmiers ;
un infirmier cadre de santé
accueillant des élèves en stage.
Les membres du jury doivent
attester qu’ils ne connaissent aucun
des candidats.
B. Les qualités évaluées par
le jury
Le jury apprécie les représentations
professionnelles du candidat, tente
de cerner ses motivations, de
mesurer ses capacités d’analyse,
d’auto-évaluation et d’auto
questionnement.
L’évaluation est réalisée à l’aide
d’une grille spécifique à chaque
institut de formation ; cette grille
regroupe un certain nombre de
critères. Ainsi, on cherche à
mesurer chez le candidat :
son ouverture d’esprit : est-il
dynamique, à l’écoute,
rigoureux, ouvert, disponible ?
ses aptitudes à communiquer :
fait-il preuve d’aisance orale ?
Son discours est-il clair ? Son
débit de parole est-il constant ?
Ses émotions sont-elles
contrôlées ? Son vocabulaire
est-il varié ?
ses capacités d’analyse et de
synthèse : est-il concis, réfléchi,
construit, précis ?
ses connaissances par rapport au
sujet : est-il compris, structuré,
argumenté ?
ses capacités à argumenter ses
choix : son argumentation
professionnelle est-elle
perceptible ?
ses motivations : a-t-il une
bonne connaissance du milieu
professionnel, de la formation ?
Son parcours professionnel est-
il mis en évidence ?
sa présentation générale : a-t-il
une tenue vestimentaire
adaptée ? Est-il soigné ?
A-t-il un langage adapté ?
3 Les résultats 
À l’issue de l’épreuve orale
d’admission et au vu de la note
obtenue à cette épreuve, le jury
établit la liste de classement. Cette
liste comprend une liste principale
et une liste complémentaire.
En cas d’égalité de points entre
deux ou plusieurs candidats,
l’admission est déclarée dans
l’ordre de priorité suivant :
a) au(x) candidat(e)(s) ayant
bénéficié d’une dispense de
l’épreuve écrite d’admissibilité ;
b) au(x) candidat(e)(s) ayant obtenu
la note la plus élevée à l’épreuve
d’amissibilité, dans le cas où aucun
des candidats à départager n’a été
dispensé de cette épreuve ;
c) au(x) candidat(e)(s) le(s) plus
âgé(s), dans le cas où les
conditions des alinéas b et c n’ont
pu départager les candidats.
Les résultats des épreuves de
sélection sont affichés au siège de
chaque institut de formation
concerné, dans un lieu accessible à
toute heure à la consultation.
Tous les candidats sont
personnellement informés par écrit
de leurs résultats.
Si, dans les dix jours suivant
l’affichage, un candidat classé sur
la liste principale ou sur la liste
complémentaire n’a pas confirmé
par écrit son souhait d’entrer en
formation, il est présumé avoir
renoncé à son admission ou à son
classement sur la liste
complémentaire et sa place est
proposée au candidat inscrit en rang
utile sur cette dernière liste.
La validation des
acquis de
l’expérience aide-
soignant
Les candidats à la validation des
acquis de l’expérience (VAE) ont
besoin des mêmes éléments que
les candidats au concours
d’entrée à l’institut de formation
d’aides-soignants pour constituer
leur dossier (bilan de
compétences, parcours
professionnel et personnel…), et
pour réussir leur entretien avec le
jury VAE (technique de
communication, attitudes,
positionnement…). La
préparation à l’épreuve orale
d’admission peut donc être un
guide de travail pour se préparer
à la VAE.
1 Qu’est-ce que la VAE
aide-soignant ? 
LA VAE, c’est :
un processus centré sur
l’individu avec un droit pour
toute personne et une
reconnaissance des acquis de
l’expérience ;
une offre de certification lisible
avec une inscription des
diplômes au répertoire national
des certifications
professionnelles ;
une construction structurée
autour de référentiels métiers et
compétences.
2 Les étapes de la VAE 
A. Étape 1 : se renseigner
L’employeur, les organismes
payeurs, l’Association nationale
pour la formation des personnels
hospitaliers (ANFH), les
organismes paritaires collecteurs
agréés.
(OPCA), le Journal officiel, les
centres de formation… sont en
mesure de vous fournir les
informations préalables sur la VAE.
B. Étape 2 : élaborer la
demande de recevabilité
La recevabilité de la demande
écrite se fait auprès de l’Agence
régionale de santé (ARS),
anciennement DRASS. Vous devez
apporter la preuve que les
conditions requises sont remplies :
exercice professionnel de minimum
trois ans, soit 4 200 heures sur les
douze dernières années. L’exercice
peut correspondre à une activité
salariée, non salariée ou bénévole,
en rapport direct avec le contenu du
diplôme et les activités décrites
dans le référentiel d’activité. Le
livret de recevabilité de la
demande de VAE, les pièces
justificatives, l’attestation sur
l’honneur qu’il n’y a pas d’autre
demande de VAE pour ce diplôme
doivent être transmis à l’ARS par
lettre recommandée avec accusé
réception.
C. Étape 3 : élaborer le
dossier
Pour élaborer un dossier VAE, il
faut un an de travail personnel. De
plus, afin de s’inscrire auprès d’un
organisme de formation pour suivre
le module facultatif, il est
nécessaire d’avoir la notification
de décision de recevabilité. Ce
module de formation facultatif est
d’une durée de 70 heures,
généralement effectuées en
10 jours.
1. Le module de formation
obligatoire
Le module de formation de
70 heures est centré sur cinq
domaines :
la santé publique (individuelle et
collective) ;
la place de l’aide-soignant dans
le système de santé ;
le rôle de l’aide-soignant : le
patient au centre des
préoccupations ;
la sécurité et la qualité des soins
aux personnes ;
l’hygiène et la prévention des
infections nosocomiales.
Le suivi du module se fait dans un
centre de formation (IFAS ou
autre). Une attestation de suivi de
formation est remise au candidat.
2. Le livret de présentation des
acquis
Envoyé à l’ARS en recommandé, il
doit comporter :
la demande, l’identité, le
parcours professionnel, les
activités bénévoles, le parcours
de formation, l’attestation de
suivi du module obligatoire, le
projet ;
la description de l’expérience et
des acquis professionnels, pour
chacune des huit compétences
requises :
accompagner une personne
dans les actes essentiels de la
vie quotidienne en tenant
compte de ses besoins et de
son degré d’autonomie,
apprécier l’état clinique
d’une personne ; réaliser des
soins adaptés à l’état clinique
de la personne,
utiliser les techniques
préventives de manutention et
les règles de sécurité pour
l’installation et la
mobilisation des personnes,
établir une communication
adaptée à la personne et à son
entourage,
utiliser les techniques
d’entretien des locaux et du
matériel spécifiques aux
établissements sanitaires,
rechercher, traiter et
transmettre les informations,
pour assurer la continuité des
soins,
organiser son travail au sein
d’une équipe
pluridisciplinaire.
Une fois constitué, ce livret est à
photocopier en quatre exemplaires,
le dernier restant au candidat.
Un congé VAE de 24 heures est
prévu par la loi, il prend en compte
l’accompagnement et l’entretien
avec le jury.
D. Étape 4 : la validation
par le jury
Le livret de VAE permet au jury
d’évaluer les compétences mises en
œuvre par le candidat dans les
différentes situations
professionnelles vécues à partir des
critères d’évaluation définis, pour
chacune des huit unités de
compétences.
L’entretien permet au jury de
questionner le candidat sur ses
différentes situations
professionnelles, d’approfondir
certains points pour lesquels le jury
a un doute. La décision de
validation est soumise à une
délibération collective après
l’entretien avec le candidat. Deux
décisions sont possibles :
attribution de la totalité du
diplôme ;
attribution de certaines unités de
compétences.
Après décision du jury, au choix du
candidat et dans un délai de cinq
ans, les unités de compétences
manquantes sont à réaliser dans une
école agréée, sans épreuve de
sélection.
Quelques chiffres : DPAS
1er février 2007 : sur 2 109
dossiers, 552 soit 26,17 % ont
obtenu une validation totale, et 440
sur 1 207 soit 57,23 % ont obtenu
une validation « partielle ».
La profession
d’aide soignant
La connaissance du référentiel
« métier d’aide-soignant » pour
lequel vous passez le concours est
indispensable dans le cadre de vos
épreuves orales. La définition du
métier, la connaissance des
contraintes et des différents lieux
d’exercice professionnel sont des
atouts incontournables pour la
maîtrise du sujet.
1 Le métier 
Le métier 
L’aide soignant exerce son activité
sous la responsabilité de
l’infirmier, dans le cadre du rôle
qui relève de l’initiative de celui-
ci, défini par l’article 5 du décret
n° 2004-802 du 29 juillet 2004
relatif aux actes professionnels et à
l’exercice de la profession
d’infirmier.
L’aide-soignant réalise des soins
liés aux fonctions d’entretien et de
continuité de la vie visant à
compenser partiellement ou
totalement un manque ou une
diminution de l’autonomie de la
personne ou d’un groupe de
personnes. Son rôle s’inscrit dans
une approche globale de la
personne soignée et prend en
compte la dimension relationnelle
des soins. L’aide-soignant
accompagne cette personne dans les
activités de sa vie quotidienne, il
contribue à son bien-être et à lui
faire recouvrer, dans la mesure du
possible, son autonomie.
Travaillant le plus souvent dans une
équipe pluriprofessionnelle, en
milieu hospitalier ou extra-
hospitalier, l’aide-soignant
participe, dans la mesure de ses
compétences, et dans le cadre de sa
formation, aux soins infirmiers
préventifs, curatifs ou palliatifs.
Ces soins ont pour objet de
promouvoir, protéger, maintenir et
restaurer la santé de la personne,
dans le respect de ses droits et de
sa dignité.
2 Les contraintes et
limites 
La profession d’aide-soignant est
contraignante à plusieurs points de
vue :
les horaires sont spécifiques
(journées/nuits alternées, week-
end et jours fériés) ;
la manutention de charges
lourdes est fréquente (patients,
chariots…) ;
les rythmes sont variables selon
la charge de travail, les
déplacements ;
les relations professionnelles
sont multiples, le nombre et la
variété des corps de métier vous
demandent de développer une
capacité d’adaptation aux
changements (équipe importante
et pluridisciplinaire, relations
avec la hiérarchie Cadres de
santé, IDE, médecins, etc.) ;
les relations entre le personnel
et les malades nécessitent
distance et empathie, respect du
secret professionnel et médical
(obligation de respecter la loi).
3 Les lieux d’exercice 
Les aides-soignants sont autorisés à
exercer leur profession dans
diverses structures :
sanitaires (public ou privé) :
hôpitaux, cliniques, maternités,
maisons de retraite, etc. ;
médico-sociales : dispensaires,
à domicile sous couvert d’une
association, centres de cure,
maisons d’accueil spécialisées
pour adultes handicapés (MAS),
instituts médico-éducatifs (IME),
etc. ;
psychiatriques : hôpitaux et
cliniques spécialisés en santé
mentale.
4 La formation 
À travers la connaissance du
programme de formation, le jury
pourra identifier votre degré
d’implication et de recherche et
mettre en évidence votre
détermination à comprendre la
profession ainsi que vos
motivations. Le programme de
formation est réglementé par
l’arrêté du 22 octobre 2005 relatif
au diplôme d’État d’aide-soignant
(décret du 31/08/2007 relatif au
diplôme d’aide-soignant).
A. Le déroulement
La rentrée s’effectue, en fonction de
l’institut, soit la première semaine
de janvier, soit la première semaine
de septembre.
Les congés comprennent 7 semaines
dont 4 l’été pour la rentrée en
janvier ; 3 semaines pour la rentrée
en septembre.
Le rythme de travail est de
35 heures par semaine (en cours et
en stage).
La formation conduisant au diplôme
professionnel d’aide-soignant
comporte 1 435 heures
d’enseignement théorique et
clinique, en institut et en stage. Elle
peut se faire de façon continue ou
discontinue sur une période ne
pouvant excéder deux ans. Elle
vise :
à la progression de l’élève dans
le cadre du projet pédagogique
de l’institut ;
au développement des capacités
d’initiative de l’élève permettant
un exercice professionnel
responsable ;
au suivi pédagogique
individualisé de l’élève pour
permettre de mesurer sa
progression.
B. Les contenus
1. Théorie
Un découpage sous forme de huit
modules permet l’acquisition de
huit compétences par des cours
magistraux, des travaux dirigés
(17 semaines, soit 595 heures). La
présence aux enseignements est
obligatoire.
Module 1 : Accompagnement d’une
personne dans les activités de la
vie quotidienne (4 semaines, 140 h)
Module 2 : État clinique d’une
personne (2 semaines, 70 h)
Module 3 : Soins (5 semaines,
175 h)
Module 4 : Ergonomie (1 semaine,
35 h)
Module 5 : Relation –
communication (2 semaines, 70 h)
Module 6 : Hygiène des locaux
hospitaliers (1 semaine, 35 h)
Module 7 : Transmission des
informations (1 semaine, 35 h)
Module 8 : Organisation du travail
(1 semaine, 35 h)
Chaque compétence fait l’objet
d’une validation spécifique.
Plusieurs types d’épreuves peuvent
être organisées pour évaluer les
modules de formation :
épreuves écrites (questions à
réponse ouverte et courte,
questions à réponse
rédactionnelle, questions à choix
multiples, cas cliniques ou
productions écrites) ;
épreuves orales (entretien avec
un jury sur un sujet, exposé d’un
thème), individuelles ou
collectives ;
épreuves pratiques (préparation
et réalisation de gestes
techniques en salle de travaux
pratiques ou en structure de
soins) ;
mise en situation professionnelle
(participation du candidat à la
prise en charge d’une personne
dans la réalisation d’une ou de
plusieurs activités de la vie
quotidienne ou d’un ou plusieurs
soins, dans des structures où le
candidat est en stage depuis au
moins cinq jours).
2. Stages
Au nombre de six (24 semaines,
soit 840 heures), les stages sont
réalisés dans des structures
sanitaires, sociales ou médico-
sociales :
service de court séjour :
médecine ;
service de court séjour :
chirurgie ;
service de moyen ou long
séjour : personnes âgées ou
handicapées ;
service de santé mentale ou
service de psychiatrie ;
secteur extrahospitalier ;
structure optionnelle.
Sur l’ensemble des stages
cliniques, un stage dans une
structure pour personnes âgées est
obligatoire.
Le stage dans une structure
optionnelle est organisé en fonction
du projet professionnel de l’élève
en accord avec l’équipe
pédagogique. Il est effectué en fin
de formation et constitue le dernier
stage clinique réalisé par l’élève.
Les objectifs de stage sont définis
avec les responsables
d’encadrement.
Cette formation doit permettre à
chaque élève d’acquérir des
compétences lui permettant de
contribuer à une prise en charge
globale des personnes en milieu
hospitalier ou extrahospitalier.
À chaque stage, les responsables de
l’accueil et de l’encadrement de
l’élève évaluent son niveau
d’acquisition pour chacune des
unités de compétences, sur la base
d’un support d’évaluation.
Chaque compétence est validée si
l’élève aide-soignant obtient une
note au moins égale à la moyenne
pour chacune d’elles.
3. Dispenses de formation
Les candidats titulaires du diplôme
professionnel d’auxiliaire de
puériculture sont dispensés des
unités de formation 2, 4, 5, 6, 7 et 8.
Les candidats titulaires du diplôme
d’État d’auxiliaire de vie sociale
ou de la mention complémentaire
aide à domicile sont dispensés des
modules 1, 4, 5 et 7.
5 La carrière 
Les aides-soignants travaillant
principalement dans la fonction
publique hospitalière, il convient
de connaître le déroulement de leur
carrière dans ce cadre.
La carrière dans la fonction
publique hospitalière se déroule sur
trois grades :
aide-soignant de classe
normale ;
aide-soignant de classe
supérieure ;
aide-soignant de classe
exceptionnelle.
L’environnement
de l’aide soignant
La recherche de l’information est
une étape essentielle dans le
processus d’intégration des
connaissances et de
compréhension de la profession.
Elle met en évidence votre
investissement. Il existe
différentes sources d’information
qui vous permettent de recueillir
un maximum de renseignements
sur la profession d’aide-soignant.
La liste proposée ici n’est pas
exhaustive.
1 Les organisations
professionnelles 
Elles sont à connaître et
représentent une source
d’information incontournable.
ANFAS (Association nationale
française des aides-soignantes).
Elle existe depuis 1987.
30, place Henri-Dunant
63000 Clermont-Ferrand
Tél. : 04 73 26 45 91
FNAAS (Fédération nationale des
associations d’aides-soignant(e)s).
Elle a pour objectifs de rassembler,
protéger, former, défendre. Elle
diffuse un journal trimestriel :
L’essentiel. www.fnaas.asso.fr
GERACFAS (Groupement
d’études, de recherches et d’action
pour la formation d’aides-
soignants). Le GERACFAS est une
association type loi 1901, qui
regroupe les instituts de formation
d’aides-soignants (IFAS). Ses
missions se situent tant au niveau de
la recherche et de l’action qu’au
niveau d’une représentation
régionale et nationale des IFAS.
www.geracfas.com
UFAS (Union française des aides-
soignants).
Elle a pour objectif la promotion de
la fonction d’aide-soignant, elle la
protège et défend son avenir.
http://membres.lycos.fr/ufas66
CEFIEC (Comité d’entente des
formations infirmières et cadres). Il
représente les intérêts communs des
structures de formation auprès des
pouvoirs publics, des organismes
nationaux et internationaux.
www.cefiec.fr
2 Les organismes
officiels 
L’Agence régionale de santé (ARS)
a pour mission l’observation et
l’analyse des besoins, la
planification et la programmation,
l’allocation des ressources
affectées aux dépenses sanitaires,
médico-sociales et sociales, le
contrôle de l’application de la
législation et de la gestion des
organismes de Sécurité sociale, la
coordination des actions entre les
échelons départementaux et
régionaux. Elle assure également la
gestion des concours paramédicaux.
Les hôpitaux, les cliniques, les
maisons de retraite, les services
d’aide à domicile, etc. peuvent être
des lieux où la rencontre avec des
professionnels de santé est
possible.
Pôle emploi a pour mission
principale de favoriser la rencontre
entre l’offre et la demande
d’emploi, d’aider les demandeurs
d’emploi à retrouver un emploi et
d’aider les employeurs à recruter.
Sur chaque site, il existe un espace
presse où sont répertoriés tous les
référentiels de métier dont celui de
l’aide-soignant.
Les centres d’information et
d’orientation (CIO) proposent de la
documentation sur les métiers et les
formations, permettant de vérifier
ses choix d’orientation et de trouver
les adresses utiles dans la
construction de son projet
professionnel.
3 Pour en savoir plus 
Les revues professionnelles :
L’Aide-soignante, Groupe Elsevier
SA ; Soins Aides-soignantes,
Groupe Masson.
Les sites Internet :
Sites institutionnels Au
www.sante.gouv.fr
www.ecologie.gouv.fr
www.education.gouv.fr
www.travail.gouv.fr
www.securite-sociale.fr
www.famille.gouv.fr
www.aide-
http://guide
soignante.9
http://forma
www.agen
www.ledon
www.droitsdesjeunes.gouv.fr
www.internet-mineurs.gouv.fr
www.observatoire-parite.gouv.fr
www.infofemmes.gouv.fr
www.servicesalapersonne.gouv.fr
www.santesolidarites.gouv.fr
www.cohesionsociale.gouv.fr
www.sante-securite.travail.gouv.fr
www.logement.equipement.gouv.fr
www.emploi-solidarite.gouv.fr
www.santesport.gouv.fr
www.handicap.gouv.fr
www.drogues.gouv.fr
www.grippeaviaire.gouv.fr
www.ado.justice.gouv.fr
www.allo119.gouv.fr
www.ogm.gouv.fr
www.environnement.gouv.fr
www.afssa
www.amel
maladie)
www.oned
national de
danger)
www.agen
www.insee
www.ined.
www.cidj.c
www.inser
www.inpes
www.tabac
www.etats
www.e-can
www.droit
www.docti
www.vie-p
www.servi
Partie 1
Méthode : se préparer
à l’entretien
L’épreuve orale de sélection
cherche à révéler et à juger
l’aptitude du candidat à la
communication. La
connaissance des paramètres
de la communication orale
permet de mieux la maîtriser.
Votre démarche de réussite au
concours s’inscrit dans le
temps ; le contenu de votre
exposé se prépare. Ce travail
permettra de dégager votre
degré d’implication et de
recherche. Le développement
de votre culture générale et la
connaissance de la profession
seront des atouts majeurs de
votre succès.
Fiche 1 Se préparer
mentalement
et physiquement
Fiche 2 Gérer son stress
Fiche 3 Communiquer
Fiche 4 Faire preuve
d’écoute et d’attention
Fiche 5 Répondre aux
questions du jury
Fiche 6 Développer sa
culture générale
Fiche 7 Comprendre le
sujet
Fiche 8 Utiliser ses
connaissances sur le sujet
Fiche 9 Présenter un
exposé clair et structuré
Fiche 10 Réfléchir à son
histoire personnelle
Fiche 11 Connaître ses
compétences
professionnelles
Fiche 12 Mettre en
évidence
ses investissements
et ses réalisations
Fiche 13 Identifier ses
savoirs, ses forces et ses
faiblesses
Fiche 14 Construire ses
motivations personnelles
Fiche 15 Identifier ses
valeurs
Fiche 16 Élaborer son
projet
Fiche
1
Méthode
Se
préparer
mentalement
et
physiquement
Tout ce que l’homme ne connaît
ou ne maîtrise pas lui fait peur et
déclenche donc en lui un stress.
Afin d’avoir moins peur, nous
devons donc chercher à
comprendre ce que nous ne
connaissons pas et anticiper les
situations nouvelles. C’est
pourquoi un entretien se prépare.
1 La préparation
mentale 
Si vous êtes trop nerveux ou
anxieux, vous ne serez pas en
possession totale de vos moyens.
Votre réceptivité sera altérée et par
conséquent vos réponses risquent
de vous desservir.
Exercez-vous en répétant votre
présentation de nombreuses fois, en
vous parlant à vous-même.
Organisez un oral blanc avec vos
collègues, vos amis : imaginez-vous
devant le jury, réfléchissez aux
questions qu’il pourrait vous poser
et aux réponses que vous pourriez
faire.
2 La préparation
physique 
A. Apprendre à maîtriser
ses expressions corporelles
Vous pouvez améliorer votre
communication non verbale (c’est-
à-dire sans mots) en maîtrisant
mieux vos mouvements, vos gestes,
vos mimiques du visage.
Sachant l’importance de cette
communication non verbale,
observez-vous : filmez-vous ou
regardez-vous dans un miroir.
Observez votre corps : mettez en
évidence certains défauts
(grimaces, tics), entraînez-vous à
bouger de façon harmonieuse en
adoptant des attitudes d’ouverture,
sans retrait ni crispation.
Respirez et inspirez calmement
pour un meilleur contrôle de votre
stress.
Pendant cette phase de préparation,
astreignez-vous à regarder vos
interlocuteurs en face, vous
parviendrez ainsi plus facilement à
regarder les membres du jury le
jour J.
B. Placer sa voix
Afin de bien vous faire comprendre
parlez clairement, de façon audible,
en articulant. Évitez un débit trop
lent ou trop rapide : votre
intonation doit être constante.
Pour savoir comment votre discours
est perçu, enregistrez-vous et/ou
faites des exposés devant des
proches que vous chargerez de
commenter votre prestation.
C. Être en pleine forme le
jour J
Le jour de l’entretien, vous devez
être en bonne condition physique.
Les jours précédents, oxygénez-
vous (promenade en forêt, vélo,
natation, etc.) et évitez les
tensions : dormez à des heures
régulières et suffisamment, mangez
sans excès et hydratez-vous.
Le jour de l’entretien, assurez-vous
de porter des vêtements qui vous
correspondent, c’est-à-dire dans
lesquels vous vous sentez à l’aise.
Évitez les minijupes, les pantalons
trop serrés, les décolletés amples et
les couleurs trop vives.
Fiche
2
Méthode
Gérer son
stress
Les émotions sont essentielles à
notre équilibre, mais quand elles
sont présentes en trop grande
quantité, elles peuvent nous
limiter dans l’expression de notre
potentiel. En situation
d’entretien, le stress est normal,
mais il doit être contrôlé. Il existe
des techniques qui permettent de
surmonter son émotivité.
1 Se relaxer 
Plusieurs techniques de relaxation
existent : le yoga, le stretching et
d’autres procédés d’étirement,
aujourd’hui utilisés par tous les
sportifs. Presque toutes ces
techniques proposent les mêmes
mouvements, par exemple la
respiration diaphragmatique qui
permet de diminuer le rythme de la
respiration, d’augmenter son
amplitude, de diminuer la tension
musculaire et de mieux oxygéner le
corps, ce qui a un effet apaisant.
Consacrez quinze minutes par jour à
une gymnastique antistress, quelle
qu’elle soit. Elle vous aidera à
dénouer les tensions de vos muscles
et articulations. Ces exercices
favorisent la concentration et
l’adaptation du comportement à une
situation déstabilisante.
2 Se mettre dans de
bonnes conditions 
Il est important que vous limitiez
les situations stressantes.
Repérez les lieux la veille de
l’entretien et relisez bien la
convocation pour éviter toute
erreur.
Organisez votre arrivée pour éviter
tout retard : la veille, préparez tout
votre matériel (pièce d’identité,
convocation, stylos, vêtements,
etc.).
3 Anticiper les
premières minutes avant
l’entretien 
Les premières minutes sont
probablement les plus pénibles,
c’est pourquoi elles demandent une
bonne préparation.
Avant d’entrer en salle, installez-
vous dans un endroit calme et
concentrez-vous.
Soyez posé et patient, inspirez et
expirez à plusieurs reprises, évitez
de triturer un objet ou de serrer vos
poings.
Dites-vous que vous faites au
mieux, soyez positif, ayez des
pensées agréables.
Assurez-vous que votre téléphone
portable est éteint.
4 Le lien avec la
profession 
En situation d’exercice
professionnel, vous rencontrerez
des situations qui génèrent du
stress. La maladie, la souffrance et
la mort feront partie de votre
quotidien. Dans le cadre de la prise
en charge globale du patient, l’aide-
soignant doit apprendre à canaliser
et à contrôler ses émotions pour
mieux gérer celles des patients (ou
des résidents de maisons de retraite
par exemple).
Ne laissez pas de place au hasard,
l’organisation et l’anticipation sont
des qualités que votre futur métier
exige.
Fiche
3
Méthode
Communique
Vous disposez de vingt minutes
pour convaincre les membres du
jury ; c’est par des entraînements
répétés que vous apprendrez à
mettre à profit ce temps imparti.
Votre objectif est de retenir
l’attention du jury par une
argumentation simple et
captivante : apprenez les ressorts
de la communication et faites
attention aux écueils de la
communication non verbale. De
plus, ne perdez pas de vue que
votre discours doit également
vous permettre de vous
positionner comme futur aide-
soignant qui use d’un vocabulaire
professionnel adapté.
1 Qu’est-ce que la
communication ? 
La communication est le processus
d’échange d’informations. Ce terme
provient du latin communicare qui
signifie « mettre en commun ».
Le schéma suivant permet de
comprendre comment fonctionne ce
mécanisme. Il peut se résumer
ainsi : un émetteur, grâce à un
codage, envoie un message à un
récepteur qui effectue le décodage.
Modèle de Shannon et Weaver
Le jury évalue vos qualités
d’émetteur (réponses adaptées,
argumentation précise et posée,
aisance orale…) mais également de
récepteur (ajustement, écoute,
ouverture).
La communication est composée
d’un langage verbal mais aussi non
verbal.
2 Adopter un langage
simple 
Par facilité ou par manque de
rigueur, nous utilisons le plus
souvent un langage usuel. Face à un
jury, nos propos peuvent être mal
interprétés réduisant ainsi nos
chances de réussite au concours. Il
est donc souhaitable de connaître
les erreurs de langage à ne pas
reproduire afin d’y remédier. Les
exemples qui suivent ne sont pas
exhaustifs. Faites participer votre
entourage pour repérer vos erreurs.
• Exemple
Erreurs à ne
pas commettre Ne dites pas Dites plutôt
Utiliser les
tournures
impersonnelles :
on, ils, eux…
On m’a dit
que la
formation est
centrée autour
de modules
théoriques et
pratiques.
Je sais que la
formation est
centrée autour
de modules
théoriques et
pratiques.
Utiliser des
formules à
connotations
négatives
C’est la
quatrième fois
que je passe
le concours ;
j’ai fait ce que
j’ai pu ; je ne
crois pas être
capable…
C’est la
quatrième fois
que je passe le
concours mais
j’ai bon espoir
car je pense
m’être mieux
préparé(e)
cette année.
Affirmer sans
argumenter
Je dois
absolument
Je dois
absolument
réussir mon
concours ; je
n’ai pas
le choix.
réussir mon
concours car
mon évolution
professionnelle
en dépend.
Utiliser des
formules
imprécises
J’ai fait un
stage
d’observation.
J’ai fait un
stage
d’observation
d’un mois en
2012 en
service de
moyen séjour
pour
personnes
âgées.
Utiliser un
vocabulaire
familier, des
abréviations
Les AS et les
IDE font un
dur métier.
Je pense que
les aides-
soignants et
les infirmiers
exercent une
profession pas
toujours
reconnue.
3 Respecter les règles de
politesse 
On appelle communication non
verbale le fait d’envoyer et de
recevoir des messages au moyen
d’expressions du visage, des
postures, des gestes.
Situations Ne pas faire Faire
Arriver dans
la salle
Lancer un
« Messieurs,
dames » impoli
Saluer le jury :
« Bonjour
Mesdames,
bonjour
Messieurs. »
S’installer Engager la
discussion
Attendre que
l’on vous
invite à vous
installer et à
prendre la
parole
Respecter
les règles de
politesse
élémentaires
Couper la
parole aux
membres du
jury : « Mais
pourtant, je ne
crois pas » ou
« Oui mais… »
Écouter
l’examinateur
Prendre des
notes puis
prendre la
parole
Savoir
répondre
Répondre trop
rapidement
Ne pas
répondre aux
sollicitations
Répondre avec
désinvolture :
Prendre le
temps de
la réflexion et
répondre
calmement
Rester maître
de soi, même
« Vous m’avez
déjà posé cette
question. »
si l’on ne
comprend pas
le sens d’une
question
Oser dire « je
ne comprends
pas le sens de
votre
question »
Se
positionner
Donner
l’impression
d’être sûr de
ses
affirmations :
« Je suis sûr de
ce que
j’avance. »
Utiliser un
langage
nuancé
Être prudent
dans ses
propos : « Je
pense
que… », « il
me semble
que… »
S’adapter Subir
l’entretien, être
passif
(absence de
réactivité après
les interventions
du jury, aucun
réajustement…)
Être
dynamique,
ouvert, à
l’écoute et
intéressé par
l’entretien lui-
même (être
réactif,
prendre des
notes,
répondre aux
sollicitations
du jury avec
spontanéité…
Sortir de la
salle
Quitter la salle
en ne saluant
pas le jury
Remercier et
saluer le jury :
« Au revoir
Mesdames, au
revoir
Messieurs et
merci. »
Fiche
4
Méthode
Faire
preuve
d’écoute et
d’attention
Faire preuve d’écoute et
d’attention à l’autre témoigne de
vos capacités à communiquer.
Cependant en situation d’examen,
donc de tension, vos aptitudes
peuvent être diminuées.
1 Écouter 
Les qualités d’écoute de chacun
dépendent d’une volonté forte
d’aller vers l’autre pour le
connaître, d’une acceptation des
idées d’autrui, de maturité et d’un
sens du relationnel. Si je n’écoute
pas l’autre, pourquoi l’autre
m’écouterait-il ?
Faites preuve de concentration,
soyez attentif, suivez le jury du
regard et écoutez bien ses propos
pour éviter d’être hors sujet.
Patientez, écoutez, prenez des notes
et ensuite seulement exprimez-vous.
2 Reformuler 
Reformuler, c’est démontrer sa
capacité d’écoute et d’échange
(qualités essentielles pour exercer
votre future fonction d’aide-
soignant), c’est également favoriser
la réflexion et écarter les
malentendus.
Reformulez les propos ou les
questions du jury afin de vérifier
que vous avez bien compris ce que
celui-ci voulait dire. Utilisez
d’autres termes, considérés comme
équivalents, en les introduisant
par : « Ainsi, selon vous… » ;
« Vous voulez dire… » ; « En
d’autres termes… ».
• Exemple
« Les femmes aides-soignantes ont
plus de sensibilité que les hommes
aides-soignants. » La reformulation
la mieux adaptée est « Vous voulez
dire que les hommes expriment peu
leur sensibilité auprès des
patients. »
3 Observer 
Observer les membres du jury vous
permettra de mieux cerner ce qu’ils
ressentent et ainsi, de mieux adapter
vos réponses ; vous témoignerez en
même temps de l’intérêt que vous
portez à l’entretien.
En règle générale, vous vous
adressez à la personne qui vous a
posé la question, mais pensez à ne
pas ignorer l’autre membre du jury.
Observez les attitudes des membres
du jury (corporelles, gestuelles,
intonation de la voix, expressions
du visage). Si vous constatez de
l’agacement, de la crispation ou du
désintéressement, vous pourrez
adapter votre comportement et
ajuster votre discours.
4 Le lien avec la
profession 
L’écoute et l’attention sont des
qualités indispensables pour
optimiser votre prise en charge du
patient. Vous devenez
l’intermédiaire entre la famille et le
corps médical. Bien compris, le
patient se livre à vous en installant
un climat de confiance. Ainsi vous
participez activement à améliorer
son état de santé et à favoriser son
retour à domicile.
Fiche
5
Méthode
Répondre
aux
questions
du jury
Vous devez être attentif aux
questions posées par le jury ;
elles peuvent être ouvertes ou
fermées : vous devez à chaque
fois adapter vos réponses. Elles
peuvent être centrées sur la
profession, sur vos motivations,
votre parcours personnel et
professionnel ou sur votre
personnalité.
1 Questions ouvertes,
questions fermées 
Les questions dites « ouvertes »
permettent au candidat de
s’exprimer librement.
• Exemple
Pourquoi avez-vous opté pour ce
choix professionnel ? Avez-vous
une expérience en lien avec le
milieu paramédical ? Que pensez-
vous du travail de nuit ?
Les questions fermées ne permettent
pas de développer le sujet. Les
réponses possibles sont oui ou non.
• Exemple
Avez-vous passé d’autres
concours ? Avez-vous effectué une
préparation au concours d’entrée
aide-soignant ?
Répondez aux questions ouvertes en
argumentant vos réponses, cela
permet au jury de vérifier vos
aptitudes à la discussion et à
l’échange. Attention au temps : vous
ne disposez que d’un laps de temps
limité pour répondre aux
sollicitations du jury.
Répondez de manière très brève
aux questions fermées. Celles-ci
permettent au jury de clarifier
certains points de votre parcours ou
de votre investissement.
2 Répondre aux
questions 
Prenez toujours quelques secondes
de réflexion avant de répondre. La
précipitation peut vous desservir.
N’hésitez pas à faire répéter la
question ou, si vous craignez de ne
pas en avoir saisi le sens,
reformulez-la avec vos propres
mots. Cela évite les malentendus.
N’oubliez pas qu’il vaut mieux être
franc que faire semblant de savoir.
Si vous n’avez pas les éléments de
réponse à la question posée, faites
preuve de transparence, essayez de
rebondir sur quelque chose que
vous connaissez.
Témoignez de l’intérêt que vous
portez à l’entretien, en posant vous-
même des questions : quel est le
taux de réussite au concours ?
L’aide-soignant a-t-il sa place dans
les services d’urgence ?
3 Le lien avec la
profession 
Dans le cadre de votre exercice
professionnel, vous devrez savoir
décoder les questions que le patient
peut vous poser sur sa prise en
charge et sur sa pathologie.
Apprenez à écouter, cela vous
aidera à proposer des réponses
adaptées. Ne vous précipitez pas,
réfléchissez avant d’agir et
adressez-vous à des personnes
compétentes et expérimentées
(infirmiers et ou médecins) si vous
n’avez pas les éléments de réponse.
Fiche
6
Méthode
Développer
sa culture
générale
La culture générale requise au
concours d’entrée en formation
d’aide-soignant revient à la
connaissance des grands thèmes
sanitaires et sociaux. En
l’enrichissant, vous gagnerez en
confiance et en éloquence lors de
votre entretien et augmenterez
vos chances de vous démarquer
des autres candidats. Pour les
membres du jury, votre intérêt et
votre connaissance pour ce
domaine est un gage de votre
capacité à vous adapter, à
apprendre, à comprendre et à
prendre du recul.
1 Enrichir sa culture
générale 
A. Les sources
Pour apprendre, ne négligez rien :
utilisez tous les types de supports
dont vous disposez.
Lisez la presse : quotidiens,
magazines spécialisés, publications
professionnelles…
Regardez la télévision : le journal
national et local, les émissions de
santé, politiques, économiques et
sociales…
Écoutez la radio : France Info,
France Inter, Europe 1, RTL…
Consultez Internet : les sites
officiels du gouvernement, les
moteurs de recherche, les blogs…
Assistez à des conférences
thématiques (organisées par des
mairies, des facultés, des
associations…)
Ne négligez pas les discussions
avec des amis, des collègues ou au
sein de votre famille. Écoutez les
autres attentivement ; astreignez-
vous à respecter leurs opinions
même si vous ne les partagez pas.
B. Les moyens techniques
Ayez toujours avec vous un bloc-
notes et de quoi écrire.
Devant une émission télévisée ou
autre, relevez le maximum
d’informations, notez des mots clés
dont vous rechercherez ensuite la
signification précise.
Mettez régulièrement de l’ordre
dans vos notes. Triez-les par
thèmes – ceux retenus dans la
deuxième partie de cet ouvrage par
exemple.
Soyez organisé : établissez des
dossiers par thèmes et datez vos
fiches.
L’actualité évoluant très vite,
réactualisez régulièrement les
informations recueillies (noms de
personnalités du gouvernement,
textes de loi, dates, chiffres…).
Relisez régulièrement vos fiches
pour bien intégrer leur contenu.
2 Réaliser une revue de
presse 
Apprenez à réaliser des revues de
presse régulières. Elles vous
permettent de vous familiariser
avec la presse, d’être informé de
l’actualité sanitaire, sociale et
économique (nouvelles lois et
recommandations, découvertes et
avancées médicales, campagnes
d’éducation, etc.) et de vous
entraîner à l’exposé oral.
A. Les sources
Lisez tous les jours plusieurs
journaux afin de diversifier les
sources d’information et de garantir
la richesse des points de vue.
Lisez la presse locale quotidienne.
Vous pouvez y relever des
informations diverses : statistiques,
départementales ou régionales, faits
divers pouvant servir d’illustration
ou d’exemple à l’entretien.
Sélectionnez les journaux que vous
lisez. Dans la presse nationale
quotidienne, privilégiez les titres
suivants : Le Monde, Le Figaro,
Libération… Dans la presse
spécialisée, choisissez parmi ces
titres : Revue soins, Infirmières
magazine, L’Aide-soignant, etc.
B. La méthode
La réalisation d’une revue de
presse repose sur un emploi du
temps de trois semaines.
Première semaine :
lecture quotidienne des
journaux ;
découpage des articles sanitaires
et sociaux et économiques qui
vous paraissent importants ;
classement de ces articles par
thèmes (une chemise par thème).
Ces thèmes devront appartenir
aux domaines de la matière.
Deuxième semaine :
reprise des chemises pour en
examiner la richesse et
sélectionner le (les) thème(s)
que vous souhaitez aborder
(compte tenu de la contrainte de
temps de l’intervention orale) ;
lecture des articles en analysant
leur contenu. Vous verrez
notamment si les articles sur un
même thème développent des
arguments similaires,
complémentaires ou opposés ;
préparation du contenu de
l’intervention orale, voire
simulation de votre intervention
orale auprès de collègues, amis
ou bien des membres de votre
famille (notamment pour gérer le
temps, vous devez parler entre 5
et 10 minutes sans vous répéter
et en progressant sur le sujet).
Troisième semaine :
intervention orale de 20 minutes
devant votre auditoire choisi.
Vous restituerez de manière
claire, ordonnée et synthétique
l’information sanitaire et sociale
et ou économique collectée
durant deux semaines. Il faudra
notamment veiller pour cette
phase à votre débit (la prise de
notes doit être possible) et à la
qualité de votre expression,
penser à citer les articles ou les
références bibliographiques ;
l’auditoire sera sollicité en fin
d’intervention pour des
questions. Il devra émettre un
avis sur la prestation orale et
porter un jugement critique qui
aura pour objectif d’effectuer les
ajustements nécessaires.
Les quotidiens locaux et nationaux
ainsi que les revues spécialisées
sont accessibles sur Internet, ce qui
permet de réduire considérablement
vos dépenses. Vous avez également
accès à différents journaux, revues
de presse, documentations,
brochures, gratuitement, dans les
centres de documentation et
d’information (CDI), les
bibliothèques et médiathèques, les
associations (AIDES, l’association
des paralysés de France,
l’association française contre les
myopathies…), les organismes tels
que la Caisse d’allocations
familiales (CAF), la Sécurité
sociale (CPAM) ou bien le service
de protection maternelle et infantile
(PMI), les mutuelles, etc.
Fiche
7
Méthode
Comprendre
le sujet
Comprendre le sujet au sens de
« se l’approprier » doit vous
permettre de cerner son étendue
et vous éviter de répondre à côté
ou d’en dépasser les limites.
Respectez les étapes suivantes.
1 Lire le sujet plusieurs
fois 
Pour comprendre le problème posé,
chaque mot compte.
Ne vous précipitez pas, même si
vous pensez que le temps presse.
Lisez plusieurs fois le sujet,
n’occultez aucune tournure de
phrase, aucun mot.
Recopiez le sujet sur votre
brouillon afin de bien vous saisir
de chaque mot ; faites attention de
le recopier sans en changer un seul
mot au risque de perdre du sens ou
de le transformer !
• Exemple
Sujet : « Actuellement, en
France, les médecins constatent
une augmentation de l’obésité
chez les enfants scolarisés.
Comment expliquez-vous ce
phénomène ? »
Si vous recopiez « Actuellement, en
France, les médecins constatent une
augmentation de l’obésité chez les
enfants. Comment expliquez-vous
ce phénomène ? », vous perdez le
mot « scolarisés » qui permet
d’orienter le développement sur des
causes plus précises comme le
problème des cantines scolaires, du
suivi par les infirmières scolaires,
des enfants seuls après les cours.
2 Repérer trois points
essentiels du sujet 
A. La forme du sujet et la
consigne
Le sujet peut prendre plusieurs
formes : un dessin, un texte, une
question, une citation, un simple
constat ou même parfois une
opinion.
La consigne détermine votre
exposé : avant de commencer,
comprenez ce qui est demandé.
• Exemple
Sujet : « Que connaissez-vous de
l’allocation personnalisée
d’autonomie ? »
Ici, seules vos connaissances sont
requises.
Il est aussi possible que vous ayez à
trouver des arguments en faveur et
en défaveur d’un thème.
• Exemple
Sujet : « Donnez les avantages et
les inconvénients de la légalisation
du cannabis. »
Parfois, un constat est posé ou une
simple phrase sans consigne. Vous
devez alors décider des points à
exposer : est-ce un thème sensible,
sujet à polémique, un point appelant
surtout des connaissances ou une
réflexion ?
B. Les mots clés
Les mots clés sont les mots
essentiels d’un sujet, d’un texte,
d’un exposé relatifs à la culture
générale.
• Exemple
Sujet : « Quels ont les avantages
et les inconvénients d’une
légalisation du cannabis ? »
Les mots clés sont « cannabis »
mais aussi « légalisation » ; vous
devez bien définir ces deux mots ;
on ne parle pas de drogue dure
comme l’héroïne par exemple et il
faut bien connaître les implications
du « rendre légal » : de quoi parle-
t-on, de la consommation, la vente,
la culture ?
Fiche
8
Méthode
Utiliser ses
connaissances
sur le sujet
Le jury estime que vous
connaissez correctement le sujet
quand il a vérifié que vous
connaissez les mots importants
(mots clés) s’y rapportant ainsi
que leur signification. Une
connaissance restreinte est jugée
comme un manque de préparation
ou d’intérêt pour le sujet.
1 Cerner l’importance
du sujet 
Montrez que vous connaissez
l’importance du sujet, et son
étendue : vous pouvez citer des
chiffres, prouver que vous en avez
entendu parler dans l’actualité et
sur quel point particulier.
Référez-vous aux définitions
officielles comme celles de l’OMS
(Organisation mondiale de la santé)
ou du dictionnaire pour les thèmes
ne relevant pas du domaine
sanitaire. Vous devez absolument
comprendre et montrer que vous
savez de quoi vous parlez. Par
exemple, dans un sujet sur le
handicap mental, si vous confondez
avec la maladie mentale, votre
exposé sera hors sujet.
• Exemple
Sujet sur la pauvreté
Vous devez avoir une idée du
nombre de destinataires des minima
sociaux, savoir que l’abbé Pierre
est décédé en janvier 2007, qu’il
était le fondateur d’Emmaüs et se
battait entre autres pour les mal-
logés.
Pour tous les sujets, vous devez
essayer de situer la chronologie des
faits marquants, les noms des
acteurs ou des décideurs
importants, etc.
2 Posséder toutes les
connaissances de base
actualisées 
Indispensables, ces connaissances
sont souvent communes à tous les
candidats. Vous devrez faire la
différence en montrant votre intérêt
pour le sujet, en possédant des
connaissances actualisées, tirées
d’informations récentes et
intéressantes (les nouvelles
campagnes de sensibilisation sur le
sujet, les derniers faits marquants et
statistiques…). Certains sujets
nécessitent des mises à jour
régulières.
• Exemple
Sujet sur la pauvreté
Vous devez connaître l’association
DAL (Droit au logement), qui se bat
pour les sans-abri, la loi de
janvier 2007 instaurant le droit au
logement opposable et connaître la
signification de ce terme, vous
devez savoir ce qu’est le
surendettement.
Les questions du jury ne concernent
pas toujours des définitions mais
vous ne serez performant et
spontané que si vous maîtrisez bien
tout le sujet.
3 Montrer son
implication 
Il s’agit plus d’ouverture
d’esprit que d’accumulation de
connaissances ; le jury juge bien sûr
le travail de préparation et la
connaissance, mais vous êtes
également évalué sur l’intérêt que
vous portez à ce et ceux qui vous
entourent : quels sont les
événements qui vous touchent ? À
quel point vous sentez-vous
concerné par ce qui se passe en
France et dans le monde ? Avez-
vous une réflexion sur tout cela, en
discutez-vous avec d’autres pour
faire évoluer vos idées, enrichir
vos arguments ?
Vous devez montrer que vous avez
la connaissance nécessaire pour
traiter ce sujet, mais que vous avez
également la curiosité, l’envie d’en
savoir plus, que vous avez une
opinion sur le sujet. Vous devez
manifester votre ouverture sur le
monde qui vous entoure.
Fiche
9
Méthode
Présenter
un exposé
clair et
structuré
Le jury doit suivre le plan de
votre exposé ou votre
raisonnement sans difficulté.
1 La clarté du propos 
Lorsque vous aurez posé toutes vos
idées sur un brouillon, triez-les,
regroupez celles qui sont trop
proches, éliminez celles qui sont
hors du champ délimité par le sujet
ou trop peu claires, celles dont
vous n’êtes pas tout à fait sûr ou
convaincu… Cette étape est
indispensable car elle vous permet
rapidement de vérifier l’ensemble
du contenu et la pertinence de vos
idées.
Utilisez des mots dont vous
comprenez bien la signification,
utilisez des mots et des phrases
simples.
Gardez en tête que si votre
brouillon est écrit, votre exposé,
lui, est oral ; obligez-vous à rédiger
le moins possible : vous gagnerez
du temps et votre exposé sera bien
plus vivant et naturel qu’une lecture
trop figée manquant de simplicité.
Illustrez vos propos par des
exemples : votre exposé sera plus
vivant, vous capterez plus
facilement l’attention du jury et
vous montrerez que vous êtes au
courant des derniers points
importants, qu’il ne s’agit pas
seulement de culture générale mais
aussi de la réalité.
2 La structure à
observer 
Votre exposé doit comporter une
introduction, un développement et
une conclusion. Le plan a plusieurs
fonctions : il montre que vous savez
organiser votre pensée, mobiliser
vos connaissances et les organiser
avec logique ; il conditionne la
clarté de votre exposé et permet au
jury de bien suivre le fil de votre
raisonnement ; si tout est confus,
l’auditoire ne peut garder la même
attention et l’envie d’écouter
disparaît, tout comme l’adhésion
qu’il faut obtenir pour avoir la
meilleure note possible.
En introduction, présentez le sujet
et annoncez les différentes parties
de votre exposé.
Construisez un développement en
deux parties au moins.
• Exemple
Sujet : « Que pensez-vous du
maintien à domicile des personnes
âgées ? »
Il est possible de faire une partie
traitant des avantages et une autre
des inconvénients du maintien à
domicile ou encore une partie
exposant les arguments pour, et une
exposant les arguments contre.
Sujet « Quelles peuvent être les
conséquences de l’alcoolisme ? »
Vous pouvez construire un
développement comprenant une
partie sur les aspects sociaux, une
sur les aspects physiologiques, une
autre sur les aspects
psychologiques…
Sujet : « Que savez-vous de
l’obésité chez les adolescents ? »
Ici, vous devez développer les
causes et les conséquences.
Sujet : « La violence à l’école »
Vous pouvez exposer dans une
première partie les problèmes
posés, dans une seconde les
solutions.
Terminez votre présentation par une
conclusion qui résume vos
différents arguments et vous permet
d’orienter le débat sous un autre
angle, d’élargir la question, de
projeter le problème vers l’avenir,
etc.
Fiche
10
Méthode
Réfléchir à
son
histoire
personnelle
Les membres du jury ne vous
connaissent pas. Ils vont donc
chercher à vous situer dans votre
parcours de vie. Cette démarche
leur permet, à travers votre
histoire, de mieux vous cerner et
de mieux vous comprendre. Par
conséquent, il est important que
vous soyez préparé à l’éventualité
d’être interrogé sur votre
histoire.
1 Analyser son parcours
de vie 
L’autobiographie est la perspective
rétrospective sur sa propre
existence. Elle permet de mettre
l’accent sur sa vie individuelle, en
particulier sur l’histoire de sa
personnalité. Ce genre d’exercice
permettra au candidat de faire le
point sur lui-même et de mieux
comprendre ses orientations et ses
choix professionnels. Votre vie est
un processus en évolution dont vous
êtes l’acteur. Durant celle-ci, votre
environnement (social, familial et
culturel), vos rencontres vous ont
aidé à prendre des décisions et à
construire votre personnalité
d’aujourd’hui.
Choisissez de manière
chronologique (date et durée)
quelques événements importants de
votre vie (émouvants, insolites,
tragiques, heureux mais aussi des
lieux investis ou traversés, des
personnes rencontrées, des
événements familiaux, scolaires ou
professionnels). Racontez-les par
écrit une première fois.
Recherchez des témoignages sur ces
épisodes auprès de proches :
famille, amis, voisins, collègues.
Complétez avec des documents
authentiques : photographies,
lettres, certificats, attestations,
journal intime, correspondance,
arbre généalogique, agendas, livret
de famille, etc.
Recherchez un point commun entre
ces événements (un trait de
caractère constant, une similitude,
un approfondissement, une initiation
progressive) afin de donner une
unité, une cohérence au récit.
Soumettez votre travail à la lecture
d’un proche qui connaît votre
parcours et qui devra par cet
exercice vous retrouver dans votre
écriture.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire un
roman, mais ce travail vous
permettra de prendre du recul sur
vous-même, de vous plonger dans
votre passé, qu’il soit lointain ou
proche et de mieux comprendre
pourquoi vous souhaitez vous
orienter vers le métier d’aide-
soignant.
Le travail de recherche effectué au
cours de cette étape garantit que
vous n’oubliez pas d’élément
important et que vous garantissez
une certaine précision aux
informations et souvenirs collectés.
2 Prendre en compte les
influences extérieures 
Nos choix sont soumis à des
influences extérieures qui nous
marquent et orientent nos prises de
décision. Ce réseau d’influence
entre dans le processus de
construction de notre propre
personnalité par un jeu d’imitation
ou d’identification. Nous voulons
ressembler aux personnes que nous
admirons. Tout d’abord à nos
parents, ensuite à notre entourage
(famille, amis, voisinage,
célébrités, etc.), mais ces
influences trouvent également leur
origine dans la vie associative,
culturelle et sportive, dans le
monde du travail et à l’école.
En réagissant à de nombreux
modèles, nous adoptons un certain
nombre de valeurs (confiance,
respect, tolérance…) et de
comportements (altruisme, écoute,
disponibilité…).
Identifiez toutes ces influences
extérieures afin de mieux cerner
votre personnalité et de la mettre en
relation avec votre projet
professionnel.
3 Se préparer au bilan
de compétences 
Ce travail sur votre histoire
personnelle une fois terminé,
répondez aux questions suivantes :
qui êtes-vous aujourd’hui ? Des
membres de votre famille exercent-
ils une profession paramédicale ?
Selon vous, le cadre familial est-il
important ? Si oui, pourquoi ? Quel
est votre parcours scolaire ? Faites-
vous partie d’une association
caritative ? Quels sont vos loisirs
préférés ? Comment expliquez-vous
votre choix professionnel ? Que
vous évoque la mort ? L’actualité
vous intéresse-t-elle ? Comment
occupez-vous votre temps libre ?
Ainsi, au fil de vos investigations,
ce travail d’introspection vous
prépare à mieux répondre aux
questions des jurés.
Faites maintenant votre bilan de
compétences, les membres du jury
pourront ainsi apprécier votre
niveau d’engagement et
d’investissement.
4 Le lien avec la
profession 
Le fait de bien vous connaître vous
permettra de mieux comprendre les
patients dont vous aurez la
responsabilité. Vos patients vous
dévoileront une partie de leur vie,
de leur intimité, de leur histoire qui
vous permettront de mieux les
prendre en charge. Vous pourrez
ainsi mettre en évidence les liens
sociaux, familiaux, professionnels
nécessaires à un bon
rétablissement.
Fiche
11
Méthode
Connaître
ses
compétences
professionnell
Afin d’envisager un métier qui
vous correspond ou une
réorientation, il faut d’abord vous
situer dans votre parcours de vie,
professionnel et
extraprofessionnel, et pour cela,
définir votre niveau de
compétence professionnelle. Vous
devez vous imposer un bilan
(compétences personnelles et
professionnelles, et formation
scolaire).
1 Qu’est-ce qu’un bilan
de compétences ? 
Un bilan de compétences à pour
objectifs majeurs :
d’analyser son parcours
personnel et professionnel ;
de capitaliser les expériences
professionnelles ;
d’identifier ses compétences.
Les thèmes que vous devez aborder
dépendent de votre situation. Ainsi,
vous pouvez travailler sur :
le déroulement de votre vie
professionnelle (parcours
scolaire et professionnel) ;
l’inventaire de vos compétences
(relationnelles, animation, gestes
aux soins d’urgence, etc.) ;
vos capacités et vos
connaissances (en puériculture,
en gériatrie, en psychologie, en
informatique, en langues
vivantes, etc.) ;
la recherche de vos centres
d’intérêts et de vos motivations
(sport, musique, vie associative,
etc.) ;
l’analyse de vos orientations
(vos choix de vie et ou
professionnel) ;
l’image de vous-même (valeurs,
comportements, positionnements,
etc.) ;
vos formations complémentaires
(stages, perfectionnement
technique, attestation de
formation aux premiers secours,
etc.).
2 Faire un bilan de
compétences 
Vous pouvez concevoir ce bilan
comme la rédaction d’un
curriculum vitae.
Réalisez un tableau de synthèse
reprenant vos acquis pendant votre
scolarité et au-delà. Une fois ce
travail terminé, vous aurez une
vision cartographique de votre
parcours. Vous aurez ainsi dégagé
vos traits professionnels, vos
acquisitions, vos points forts, vos
faiblesses et mis en évidence ce
que vous souhaitez. Vous serez
également mieux préparé à
répondre aux questions du jury dans
la mesure où vous aurez clarifié qui
vous êtes.
Ce travail demande du temps, de la
motivation, de la concentration et
de la persévérance. Ne vous
découragez pas.
• Exemple
Titres, stages,
diplômes et autres
Po
Formations
diplômantes
BEP Sanitaire et
social
Accès
sélecti
AS et
de la s
Formations
professionnelles
Approfondissement
en gériatrie
Conna
la
géront
et tech
relatio
Expériences
professionnelles
Agent des services
hospitaliers en
maison de retraite
Trava
appro
différe
de pri
charge
person
Centres
d’intérêt
Lecture, voyages Conna
d’autr
ouvert
Motivations Bénévole Déterm
impliq
Image de soi Accès sur des
valeurs altruistes
Honnê
authen
et con
Capacités et
connaissances
Allemand Aisanc
rentre
avec u
person
hospit
d’orig
germa
Formations
complémentaires
Animateur en
centre aéré
Expér
prise e
d’enfa
À l’issue de ce travail, vous
pourrez répondre en partie à la
question « Qui suis-je
aujourd’hui ? » par le fait que vous
avez exploré votre vie en repérant
les temps forts et ceux qui le sont
moins. Votre personnalité et votre
parcours seront clarifiés et vos
décisions plus précises. Le travail
de recul que vous venez d’effectuer
vous permettra d’affronter
davantage les questions que vous
poseront les membres du jury.
Cependant votre travail n’est pas
terminé car vous allez devoir mettre
en évidence vos activités et
réalisations personnelles.
Fiche
12
Méthode
Mettre en
évidence
ses
investissemen
et ses
réalisations
Vous venez d’effectuer votre
bilan de compétences
professionnelles. Cependant, vous
devez mentionner l’ensemble de
vos activités, engagements, loisirs
et réalisations personnelles pour
que celui-ci soit complet.
1 Identifier ses activités
et/ou réalisations
personnelles 
Votre investissement et vos
réalisations personnelles
démontrent votre implication dans
la vie sociale. Les membres du jury
pourront donc davantage cerner
votre personne. Les sujets à
évoquer sont nombreux et variés,
voici quelques domaines, à titre
d’exemples.
Vos activités :
sportives (individuelle ou
collective) ;
culturelles (Salon du livre,
spectacles, musées, fouilles
archéologiques, voyages
thématiques, etc.) ;
artistiques (musique, peinture,
danse, etc.).
Vos engagements :
associatifs (aumônerie,
accompagnement de fin de vie,
collecte de vêtements, Croix
Rouge française) ;
familiaux (en charge de vos
enfants, parents, grands-parents,
etc.) ;
professionnels (délégué du
personnel, membre du Comité de
lutte contre les infections
nosocomiales [CLIN]) ;
scolaires (délégués parents
d’élèves, accompagnateurs pour
activités périscolaires, etc.).
Vos loisirs : jardinage, bricolage,
rencontres entre amis, lecture,
écriture, couture, etc.
Vos réalisations personnelles :
réalisations artistiques,
organisation de repas de quartier.
2 Mettre en évidence ses
investissements et
réalisations 
Pour chacune de vos activités,
précisez leur importance. Vous
pouvez réaliser un tableau de
synthèse reprenant vos réalisations.
Activités
et/ou
réalisations
personnelles
Niveau
d’implication
Durée
moyenne
passée
au sein
de cette
activité
pe
prof
Bénévole aux
Restos du
cœur
Distribution
alimentaire
1 an Disp
ouve
écou
altrui
Choriste Soprano au 2 Écha
sein d’une
chorale et
concerts
répétitions
par
semaine
depuis
3 ans
parta
maîtr
Membre du
CLIN
Secrétaire 6 mois Conn
en hy
hosp
Une fois ce travail terminé, vous
serez mieux préparé pour répondre
aux différentes questions que les
membres du jury pourront vous
poser :
Êtes-vous membre d’une
association caritative ?
Lors de votre temps libre, quels
types de loisirs avez-vous ?
Quel est le dernier livre que
vous avez lu ?
L’actualité vous intéresse-t-
elle ?
Quel est le dernier fait marquant
ces derniers jours qui a retenu
votre attention ?
Fiche
13
Méthode
Identifier
ses
savoirs,
ses forces
et ses
faiblesses
Le savoir désigne tout ce qu’un
individu sait, à un moment donné
de son existence. Dans la
continuité de vos travaux
précédents, vous allez maintenant
mettre en évidence votre capacité
à dégager vos différents savoirs.
Cet exercice vous permettra de
réaliser l’ampleur de vos
aptitudes. Un exercice
complémentaire sur la
connaissance de vos points forts
et points faibles vous aidera à
voir plus clair en vous, à savoir ce
pour quoi vous êtes fait, sans rien
oublier.
1 Identifier ses savoirs 
Les savoirs peuvent se distinguer en
quatre niveaux : le savoir (niveaux
de connaissance), le savoir-faire
(niveau de connaissance pratique),
le savoir être (positionnement et
comportement) et le savoir devenir
(réalisation d’un projet).
Faites la liste de vos savoirs à
l’aide d’un tableau en quatre
colonnes.
• Exemple
Savoir
Savoir-
faire
Savoir êtr
Domaine
privé
Je
connais le
code de
la route.
Je sais
qu’au feu
rouge, je
dois
J’utilise
la
pédale
de
freinage.
Je respect
le Code d
la route,
donc je
m’arrête
au feu
rouge.
m’arrêter.
Domaine
professionnel
Je sais
qu’il me
faut deux
serviettes
pour une
toilette
complète.
J’utilise
une
serviette
pour la
partie
haute et
l’autre
pour la
partie
basse
du
corps.
J’applique
dans les
règles de
l’art les
méthodes
pratiques
enseignée
2 Identifier ses
aptitudes : points forts et
points faibles 
À partir de votre autoportrait, vous
allez mettre en évidence vos
aptitudes à travers vos points forts
et vos points faibles. Cela vous
permettra de mieux en prendre
conscience afin d’envisager de les
corriger.
Faites l’inventaire de vos aptitudes.
Celui-ci portera sur cinq domaines.
Domaine Questions à vous poser
Connaissances Dans quelle branche suis-
je le plus fort ? Qu’ai-je
appris, en dehors de
l’école, par moi-même,
par des stages, des
voyages… ?
Capacités Qu’ai-je appris à l’école
en dehors des cours, et en
dehors de l’école par des
jobs d’étudiant, des
postes d’intérimaire, par le
sport, par mes hobbys,
grâce à ma participation
active dans des
organisations ? Quelle est
ma pratique des langues
étrangères ?
Goûts Qu’est-ce que j’aime
faire ? Quel genre de
travail m’attire ? Est-ce
que je souhaite travailler
dans un bureau, à
l’extérieur, à l’étranger ?
Est-ce que j’ai envie de
rencontrer des gens, de
créer mon propre emploi ?
Personnalité Qui suis-je ? Qu’est-ce
qui me caractérise le
plus ? Quels sont mes
avantages sur les plans
physique, intellectuel,
relationnel, personnel ?
Comment suis-je perçu
par les gens de mon
entourage ? Pour le genre
d’emploi souhaité, quels
sont mes atouts ?
Avenir À quoi voudrais-je arriver
plus tard ? Ai-je déjà une
vision claire de mon avenir
professionnel ?
Pour mettre de l’ordre dans vos
idées, consacrez quelques heures à
remplir des feuilles : analytiques
d’abord (réponses aux questions),
synthétiques ensuite (points forts et
points faibles).
Confrontez votre auto-analyse avec
l’opinion de gens de votre
entourage.
Ce travail de longue haleine a
clarifié votre situation actuelle.
Dorénavant, vous êtes en mesure de
vous positionner et de comparer
vos différents savoirs et vos
niveaux de performances.
Ce trajet parcouru vous permettra
de faire émerger votre projet
professionnel.
3 Le lien avec la
profession 
Lors des stages cliniques que vous
aurez à effectuer, votre prestation
de stagiaire sera évaluée autour des
différents savoirs. Vos
connaissances théoriques, pratiques
et votre positionnement seront
appréciés et contribueront à
déterminer votre capacité à devenir
un aide-soignant compétent.
Fiche
14
Méthode
Construire
ses
motivations
personnelles
La construction de votre projet
professionnel trouve son
inspiration dans la connaissance
de vos motivations et de la
profession concernée. Les
membres du jury orientent
précisément leurs questions sur
ces sujets. Maintenant vous
pouvez envisager et anticiper les
questions du jury.
1 Anticiper les
questions du jury 
Le jury veut comprendre quelle est
votre connaissance et votre
perception du métier d’aide-
soignant, mais aussi vos
motivations pour faire ce métier.
• Exemple
Votre connaissance de la
profession
Qu’est-ce qui vous attire vers ce
choix professionnel ? Avez-vous
une expérience dans ce domaine ?
Connaissez-vous les contraintes de
cette profession ?
• Exemple
Vos motivations
Pourriez-vous me parler du
programme de formation ? Avez-
vous partagé votre intérêt avec des
professionnels de santé ? Combien
de concours avez-vous présenté ?
Faites une liste par écrit de
questions possibles et préparez des
éléments de réponse.
2 Préciser vos sources
de motivation 
À la manière d’un brain-storming,
jetez sur une feuille de papier toutes
vos sources de motivation en lien
avec la profession.
• Exemple
Sources de motivation
Possibilités d’évolution :
importance accordée à la
possibilité de pouvoir évoluer.
Rémunération : motivation par le
salaire.
Diversité : goût pour les activités
variées et la technique.
Directives : besoin d’encadrement
pour organiser son travail.
Statut : importance attachée au
prestige de son rôle dans le service.
Avantages en nature : motivation
par les avantages sociaux (retraite
complémentaire, CE)
Contacts humains : besoin
d’échanger avec ses collègues et
les patients de façon constante.
Reconnaissance : besoin d’avoir un
retour sur son travail par ses
collègues et/ou sa hiérarchie.
Responsabilités : besoin de trouver
sa place au sein du service.
Éthique : souci que les activités du
service soient en accord avec la
« morale » et la déontologie
professionnelle.
Collectivité : souci du travail en
équipe.
Création : besoin de se réaliser au
sein de son travail.
Sécurité : besoin d’une certaine
stabilité professionnelle.
Défi : goût pour la compétition et le
dépassement de soi.
Cet exercice vous permet de mettre
en évidence les éléments
déterminants qui vous poussent à
faire le choix de cette profession et
de dégager les motifs de
satisfaction que vous y recherchez.
Fiche
15
Méthode
Identifier
ses valeurs
Chacun de nous a son histoire, son
éducation, et son environnement.
Notre personnalité s’est
construite sur des bases, des
valeurs qu’il est important de
connaître car elles constituent le
socle sur lequel chacun s’appuie.
De plus, elles donnent du sens à
votre projet professionnel.
1 Connaître ses propres
valeurs 
Parce qu’elles constituent la
référence sur laquelle chacun
s’appuie pour juger ce qui est vrai,
beau, bien, les valeurs représentent
ce qui est vraiment très important,
ce qui donne du sens. Chacun se
détermine, décide, agit dans le
respect de valeurs fondamentales.
Les valeurs guident les réactions
des individus face à une situation
ou un sujet donnés. Par exemple,
face à une question éthique comme
celle de l’euthanasie, de
nombreuses réactions et tout autant
d’opinions sont possibles, toutes
typiquement guidées par les valeurs
de chacun.
Dans une démarche de définition
d’un projet (de vie, ou
professionnel), prenez un moment
pour réfléchir et faire la liste de
vos propres valeurs, ce à quoi vous
croyez, ce qui vous pousse à agir.
• Exemple
Accomplissement – Amitié –
Ambition – Argent – Aventure –
Authenticité – Communauté –
Compétition – Confiance – Contacts
– Coopération – Distinction –
Diversité – Équilibre – Excellence
– Famille – Gratification –
Harmonie – Honnêteté –
Implication – Indépendance –
Intégrité – Intimité – Justice –
Loyauté – Moralité – Passion –
Pédagogie – Pouvoir – Prestige –
Progression – Promotion – Qualité
– Reconnaissance – Respect –
Réussite – Risque – Solidarité –
Transparence – etc.
Il est intéressant de vous demander
quelles sont les valeurs dans
lesquelles vous vous retrouvez le
plus, mais faites aussi la liste de
celles que vous rejetez le plus
violemment.
2 Repérer les valeurs de
son interlocuteur 
Comprendre l’autre, connaître ses
valeurs aide à le respecter mais
également à communiquer avec lui.
Dans la vie privée, comme dans la
vie professionnelle, il faut mettre en
place un climat de confiance et de
respect mutuel. Si vous vous en
prenez à ce que votre interlocuteur
considère plus ou moins
consciemment comme ce qui est le
plus important pour lui, vous prenez
le risque de rompre le dialogue.
3 Le lien avec la
profession 
Dans le cadre de votre exercice
professionnel futur, vous allez
prendre en charge de nombreuses
personnes malades aux valeurs
différentes des vôtres. Ne portez
pas de jugements de valeurs sur
leurs choix et leurs orientations
thérapeutiques. Vous devez user
d’empathie et de respect vis-à-vis
de ces patients même si leurs
décisions vous heurtent.
Fiche
16
Méthode
Élaborer
son projet
Vous avez effectué votre bilan de
compétences, ce qui vous permet
dorénavant d’envisager votre
projet professionnel. Lors de
l’entretien, vous pourrez
expliquer à vos interlocuteurs ce
que vous êtes et ce que vous avez
fait de manière concrète et
rationnelle. Montrer que l’on se
connaît bien est une preuve de
maturité appréciée par les
membres du jury.
1 Qu’est-ce qu’un
projet ? 
Un projet est ce que l’on se propose
d’entreprendre. Il doit être
suffisamment précis pour servir de
référence permanente à la réflexion
et à l’action. Il a comme objectif
d’améliorer l’existant. Il exprime
une volonté de changements et de
comportements nouveaux.
Il s’agit d’un document écrit,
résultat d’un travail de synthèse,
permettant de mettre en évidence
des éléments clairs, concrets et
compréhensibles par une tierce
personne.
2 Formaliser son projet
professionnel 
Ce projet professionnel prend tout
son sens dans la mesure où vous
intégrez vos propres valeurs et
prenez en compte celles des autres.
Formalisez votre projet par écrit en
reprenant l’ensemble des étapes
précédentes, depuis votre histoire
personnelle.
Votre projet doit comprendre cinq
éléments, synthétisant le travail
effectué précédemment :
1. Une synthèse des choix qui vous
amènent à ce projet : vos
orientations, les motivations qui
vous poussent vers cette voie.
2. Une synthèse de ce que vous
voulez faire et l’essentiel des
raisons qui vous poussent à le
réaliser. Positionnez-vous en
redonnant du sens à votre démarche
professionnelle.
3. Une synthèse de vos expériences
professionnelles, références,
réalisations et initiatives
marquantes qui appuient ce projet.
4. Une synthèse des acquis de votre
expérience professionnelle en trois
points : mes compétences, mes
différents savoirs, mes aptitudes à
travers mes points forts et mes
points faibles.
5. Une synthèse de vos
engagements extra-professionnels
(cercles, clubs, activités, vie
associative, mouvements auxquels
vous avez participé) et vos loisirs.
Le projet élaboré est un support de
travail qui vous représente. Ce
document finalisé ne peut pas être
un outil exploitable lors de
l’entretien. Il vous appartient donc
de bien le maîtriser.
Partie 2
Entraînement :
sujets corrigés
Vous avez acquis la méthode.
Maintenant, entraînez-vous :
chaque fiche d’entraînement
propose un sujet corrigé selon
la méthode précédemment
développée.
La première question du sujet
correspond au sujet tel qu’il
est posé le jour de l’entretien.
Le corrigé est complet. Les
questions suivantes sont celles
que peut vous poser le jury
sur votre exposé : questions
de culture générale, précisions
sur votre exposé, ouverture
sur des thématiques proches.
Des pistes de réponses vous
sont fournies.
Le sujet 27 est une simulation
d’entretien complet : l’exposé
de culture générale est suivi
de questions relatives à la
thématique et de questions de
motivation.
Sous-partie 1 Le cadre
institutionnel et juridique
Sous-partie 2 La vie
sociale
Sous-partie 3 La vie
professionnelle, la santé, la
médecine
Sous-partie 4 Entretien
complet
Sous-partie 1
Le cadre
institutionnel
et juridique
Sujet 1 Les institutions
du système sanitaire et
social
Sujet 2 Les règles de la
bioéthique
Sujet 3 Les dons
d’organes
Sujet 4 Le système de
protection sociale
Sujet 5 La politique de
santé publique
Sujet
1
Entraînement
Les
institutions
du système
sanitaire et
social
Sujet
Selon la définition de l’OMS, on
peut définir le système sanitaire et
social comme l’ensemble de tous
les dispositifs ayant pour but
d’assurer les meilleures conditions
de santé. Son rôle est donc de
veiller aux conditions de bien-être
physique, psychique et social de
toute la population.
1. Que savez-vous du plan canicule,
les circonstances de son
déclenchement, les structures
responsables de sa mise en œuvre,
ses différentes phases ?
2. Quelle peut être l’influence du
vieillissement de la population sur
la politique de santé publique ?
3. Avez-vous des souvenirs de la
canicule de 2003 ?
4. Connaissez-vous d’autres grands
risques sanitaires possibles ?
5. Que signifie le sigle ARS ?
6. Faut-il avoir peur du retour
possible de pandémies ?
Corrigé
1.
Travailler sur le sujet
1. La compréhension du sujet
Il s’agit d’un sujet de connaissances
uniquement, votre opinion sur la
question n’est pas demandée. Vous
devez montrer que vous possédez et
maîtrisez un maximum de données
sur ce thème.
2. La connaissance du sujet
Vous devez reconstituer
l’historique du plan canicule :
quand et pourquoi a-t-il été créé ?
À quoi sert-il ? Par qui est-il mis en
œuvre ? Quelles sont les différentes
actions prévues, dans quel ordre et
en fonction de quoi ?
3. La structuration de l’exposé
Le plan de votre exposé doit
comporter une succession de points
descriptifs du plan canicule. Vous
pouvez structurer votre
développement en fonction des
différents niveaux d’alerte, ce qui
permettra un exposé plus clair.
Proposition de corrigé
[Introduction] La canicule de l’été
2003 a causé le décès d’environ
15 000 personnes âgées ou
fragilisées. Face à l’impuissance
ressentie cette année-là, un « plan
canicule » a été instauré. Il est actif
depuis l’été 2005 et regroupe une
série de mesures destinées à
prévenir et à lutter contre les
conséquences sanitaires d’une forte
chaleur. Différents niveaux de
vigilance permettent de déclencher
les actions adaptées à l’évolution
de la situation.
[Développement] Le niveau 1 du
plan canicule consiste en une veille
saisonnière pour la période de
chaleur, de début juin à fin août :
les actions prévues regroupent une
information quotidienne de la
population par des spots sur les
différents médias, la mise en place
d’un centre d’écoute téléphonique
d’information et de conseils sur les
conduites à tenir ; les
recommandations sont mises à jour
pour les personnels accueillant ou
accompagnant des personnes âgées
ou handicapées.
Le niveau 2 est un « pré-état »
d’alerte en fonction des prévisions
météorologiques à trois jours. Les
centres opérationnels
départementaux coordonnent les
échanges d’informations et
mobilisent les acteurs ayant en
charge la protection des personnes
fragiles.
Le niveau 3 est activé dès la
première vague de chaleur : des
messages d’alerte sont diffusés à la
population et aux professionnels de
la santé ; l’action des centres
opérationnels départementaux est
renforcée. La synthèse des données
sanitaires et les bilans se fait au
niveau régional. Les personnes
âgées vivant à domicile sont
contactées, suivies et conseillées.
Enfin, au maximum de la canicule,
le niveau 4 est atteint. Des mesures
d’urgence sont prévues en cas de
situation sanitaire critique due à la
sécheresse, à des pannes
électriques, etc.
La gestion des actions et leur
coordination sont sous la
responsabilité du ministre de
l’Intérieur ; les centres
opérationnels départementaux
continuent à diriger les opérations
de terrain.
[Conclusion] Que ce soit au niveau
national, régional ou départemental,
tout est prévu et organisé pour agir
en situation sanitaire critique ; il
s’agit ici de la canicule, mais il
existe également d’autres
dispositifs prévus, comme en 2009,
lors de l’épidémie de grippe A
(H1N1) par exemple ; les
institutions de notre système de
santé sont organisées afin de
protéger la population grâce à la
prévention et l’information, mais
aussi afin de gérer les crises
sanitaires graves.
2. La population française vieillit :
le taux de fécondité est bas et nous
vivons de plus en plus longtemps.
Les besoins de santé et les objectifs
de santé publique s’en trouvent
modifiés :
l’allongement de l’espérance de
vie fait apparaître de façon plus
forte certaines pathologies,
telles que les démences séniles,
la dépendance. Le secteur de la
gériatrie et de la gérontologie
deviennent importants et
préoccupants, notamment pour
leur faible capacité d’accueil ;
pour les mêmes raisons, la mise
en place et l’extension des soins
à domicile deviennent un axe de
travail important ;
la politique de santé publique
doit également accentuer ses
campagnes de vaccination contre
la grippe, la tuberculose… face
au nombre croissant de
personnes fragilisées par l’âge.
Le vieillissement de la population
change les indicateurs de santé et
donc la politique de santé publique,
sans parler des problèmes de
financement de la santé, causés par
le déséquilibre croissant entre le
nombre d’actifs et d’inactifs ; les
dépenses de santé vont donc
continuer à augmenter.
3. Retracez les faits, le nombre de
morts, le profil des victimes, les
leçons tirées de cette catastrophe en
termes sanitaire et de solidarité.
4. Le syndrome respiratoire aigu
sévère (SRAS), la grippe aviaire,
le bioterrorisme, une grave
sécheresse.
5. Agence régionale de santé.
6. Un retour est possible avec le
développement des transports et les
liens internationaux très rapides ;
mais des précautions et des plans
d’urgence sont prévus, le principe
de précaution adopté.
Sujet
2
Entraînement
Les règles
de la
bioéthique
Sujet
La bioéthique est la discipline qui
étudie les problèmes moraux
soulevés par les activités de
recherche scientifique et
biologique. Ses lois encadrent la
recherche sur les êtres vivants et
les applications issues de ces
recherches, afin d’assurer le
respect de l’être humain.
1. La recherche sur les cellules
souches embryonnaires est
autorisée par la loi de bioéthique,
dans des conditions bien précises ;
elle ouvre la voie sur les
incroyables potentiels des cellules
souches mais pose des problèmes
éthiques. Quels sont ces
problèmes ?
2. Quels peuvent être les problèmes
éthiques soulevés par l’allongement
du délai légal de l’IVG ?
3. En quoi les soins palliatifs
peuvent-ils être une réponse au
refus de la légalisation de
l’euthanasie ?
4. Quel est votre avis personnel sur
l’euthanasie ?
5. Quand vous serez un(e)
professionnel(le) de la santé, quelle
sera votre position sur
l’euthanasie ?
6. Quand ne parle-t-on plus
d’embryon mais de fœtus ?
7. Que représente pour vous
l’acharnement thérapeutique ?
8. En 2003, une mère demandait
officiellement l’autorisation
d’euthanasier son fils paralysé,
sourd et aveugle ; vous souvenez-
vous de son nom ?
Exercice 1.1
1.
Travailler sur le sujet
1. La compréhension du sujet
Vous n’avez pas à donner votre
opinion sur cette recherche, mais à
développer les problèmes éthiques
qu’elle peut poser, et ce quelle que
soit votre opinion sur le sujet. C’est
un sujet de réflexion plus que de
connaissances, bien qu’il vous soit
nécessaire de maîtriser un minimum
de connaissances sur l’éthique et
sur les cellules souches.
2. La connaissance du sujet
Mobilisez toutes vos connaissances
sur la bioéthique, sur la recherche
embryonnaire : en quoi elle
consiste, sur quel type d’embryon
elle est possible ; ensuite, trouvez
en quoi cette recherche pose des
problèmes moraux ou soulève des
inquiétudes.
3. La structuration de l’exposé
Vous pouvez présenter une partie
par type de problème posé. Vous
expliquerez dans l’introduction en
quoi consiste la recherche, car
consacrer une partie entière à ce
point précis risquerait d’être
considéré comme étant hors sujet.
Proposition de corrigé
[Introduction] La recherche
progresse tous les jours, aidée par
les avancées technologiques, les
dons et les subventions, et le travail
des chercheurs. Mais chaque
découverte ou progrès peut
soulever inquiétudes et problèmes
moraux. Les cellules souches
apparaissent dans les premiers
stades de la vie et ont la capacité
d’engendrer tout type de cellule. La
recherche sur ces cellules est un
formidable espoir pour la
médecine, mais leur mode de
récolte est problématique :
prélevées sur un embryon, ce geste
provoque la destruction de celui-ci.
[Développement]
Tout d’abord, il faut savoir que ces
embryons sont congelés ; ils sont
considérés comme surnuméraires et
ne font donc plus partie d’un projet
parental. Cependant, leur
appartenance antérieure à ce projet
peut rendre la situation difficile
pour les parents qui doivent donner
leur autorisation ; ce genre de
décision ne se prend jamais à la
légère, peut générer des conflits
dans le couple, de la culpabilité.
Détruire ces embryons pose le
problème de l’être vivant ; certains
considèrent l’embryon comme un
amas de cellules, d’autres
estimeront qu’il s’agit déjà d’un
être vivant qui a droit au respect et
à la vie.
Quand on connaît la peine que peut
générer une fausse couche, même au
début d’une grossesse, on peut se
dire que l’embryon est un être
vivant dès qu’il est imaginé et
désiré par son ou ses parents.
Dans le cas des embryons obtenus
en vue d’une fécondation in vitro,
la question prend tout son sens.
Cette recherche est certes louable,
mais le fait de détruire un être
humain potentiel transforme l’image
de ce dernier, en fait un matériel
d’étude, et risque de lui faire
perdre sa dignité et sa valeur ; il
pourrait même devenir un objet de
transaction ou d’échange.
[Conclusion]
Toutes ces questions sont
importantes et légitimes. Les
réponses ne sont pas simples à
trouver et méritent un temps de
réflexion, c’est pourquoi
l’autorisation pour cette recherche
n’est donnée qu’à titre dérogatoire
et provisoire pour cinq ans. Un
bilan est alors fait afin de décider
de la reconduction ou non de cette
recherche au regard des avantages
tirés et des inconvénients, des
problèmes engendrés.
Les problèmes éthiques nécessitent
du temps pour la réflexion. Les
progrès de la médecine sont rapides
et en allongent la liste en
permanence, c’est pourquoi la loi
de bioéthique est revue tous les
cinq ans ; ainsi elle peut s’adapter à
toutes les évolutions et prendre en
compte la maturation de la
réflexion.
2. Le délai légal de recours à
l’interruption volontaire de
grossesse est passé en 2001 de dix
à douze semaines de gestation.
Légalisée depuis 1975, cette
pratique est entrée dans les mœurs
mais n’est jamais un acte anodin ; le
recul de ce délai a des
conséquences positives mais
comporte des risques.
Cela a donné à de nombreuses
femmes un délai supplémentaire
pour réfléchir à cette décision
difficile, et a évité à d’autres (plus
de 3 000 par an) un avortement
« tardif » à l’étranger où les délais
sont plus longs, comme en
Angleterre par exemple.
Mais à douze semaines de
grossesse, il est possible de déceler
par échographie de petites
malformations et cette information
risque de conduire à des
avortements « de confort ».
Certains médecins évoquent
également les risques pour la mère
car l’intervention devient plus
lourde.
Cette nouvelle avancée est bien sûr
positive pour des milliers de
femmes, mais comme chaque
avancée elle pose des problèmes
éthiques à ne pas négliger.
3. L’euthanasie peut être définie
comme le fait de hâter ou de
provoquer la mort d’un malade
incurable pour mettre fin à ses
souffrances. Par peur des abus qui
peuvent en résulter, la France
refuse sa légalisation ; elle met en
avant le rôle des médecins qui est
de guérir et de soulager, non de
tuer. En réponse, elle accentue ses
efforts sur les soins palliatifs qui
sont une réponse possible car ils
ont pour but de soulager la douleur
et d’accompagner les patients en fin
de vie.
Les patients demandant l’euthanasie
le font car ils ne supportent plus la
douleur : les soins palliatifs ne
soignent pas mais prennent en
charge la douleur de façon très
efficace et adaptée à chaque
personne.
Une autre raison qui pousse certains
patients à demander l’euthanasie est
la volonté de garder leur dignité.
Chaque malade veut pouvoir mourir
quand il le désire ; le fait de
décider du moment est une façon
d’être une dernière fois maître de la
situation et de se sentir digne. Par
le respect, l’écoute et la gentillesse,
les personnes travaillant en soins
palliatifs redonnent cette dignité à
chaque personne.
De plus, les soins palliatifs, grâce à
l’encadrement et au suivi
permanent, peuvent apporter les
réponses aux besoins de ceux qui
souffrent : pouvoir dire adieu à
leurs proches quand le moment est
venu, pouvoir être visité par un
représentant de sa religion. Pouvoir
planifier ses derniers instants est
aussi l’un des motifs des demandes
d’euthanasie.
Pour toutes ces raisons, on peut dire
que les soins palliatifs sont une
réponse possible à la non-
légalisation de l’euthanasie. Mais
le comité national d’éthique a tout
de même recommandé une
« exception d’euthanasie », laissant
entendre que la réponse n’est pas
aussi simple et complète.
4. Attention ! Vous devez rester
modéré : la loi considère
l’euthanasie comme un meurtre.
5. Attention ! Le professionnel
applique la loi interdisant
l’euthanasie et se concentre sur les
soins palliatifs.
6. On parle d’embryon pendant les
huit premières semaines de
grossesse (ou dix semaines
d’aménorrhée), puis on parle de
fœtus.
7. Définition du mot
« acharnement », notion de limite
des gestes de réanimation, cas des
grands prématurés ; si on arrête,
est-ce de l’euthanasie ?
8. Marie Humbert et son fils
Vincent. Retracez les événements,
les questions soulevées sur la
dignité, le droit à l’euthanasie, etc.
Sujet
3
Entraînement
Les dons
d’organes
Sujet
Le don d’organe consiste en un
prélèvement sur une personne, le
plus souvent décédée, d’un organe
ou d’un tissu pour effectuer une
greffe, qui se définit comme la mise
en place dans le corps d’un organe
étranger qui lui est devenu
nécessaire. Il est possible
également de donner son sang ou
ses composés, les plaquettes par
exemple.
1. En 2011, 16 371 personnes
étaient en attente de greffe, et les
statistiques montrent qu’un
prélèvement possible sur trois est
refusé. Le don d’organe est-il facile
à accepter ou à refuser ?
2. Quel est l’intérêt du registre
national de refus de don
d’organes ?
3. Des centaines de malades en
attente de greffe meurent sans avoir
pu en bénéficier. Pourquoi ?
4. Pourquoi le don de sang ou
d’organes doit-il être gratuit ?
5. Avez-vous votre carte de
donneur ? Pourquoi ?
6. À quoi sert l’agence de la
biomédecine en ce qui concerne les
greffes ?
7. Qu’est-ce qu’une xénogreffe ?
8. Pourquoi avoir créé un registre
de refus de don et non pas un
registre de donneurs ?
Corrigé
1.
Travailler le sujet
1. La compréhension du sujet
Vous devez connaître la définition
du don d’organes. Il ne s’agit pas
ici de don de sang ou de sperme,
mais exclusivement du don
d’organes, qui nécessite pour la
majorité des cas le décès du
donneur, et donc la difficulté
d’acceptation pour certaines
personnes. Le don d’organes est-il
facile à accepter ou à refuser ?
Le sujet demande une argumentation
pour chaque position ; vous devez
expliquer pourquoi certaines
personnes refusent le don et
d’autres l’acceptent. Vous pouvez
aussi réfléchir à la position du
receveur, car la situation n’est pas
anodine pour lui.
2. La connaissance du sujet
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  • 2.
  • 3. ISBN : 9782216124602 Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent ouvrage, faite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (20, rue des Grands- Augustins, 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (loi du
  • 4. 1er juillet 1992 - art. 40 et 41 et Code pénal - art. 425). © Éditions Foucher, Malakoff 2013
  • 5. Sommaire L’épreuve orale d’admission La validation des acquis de l’expérience aide-soignant La profession d’aide soignant L’environnement de l’aide soignant Partie 01 Méthode : se préparer à l’entretien 01 Se préparer mentalement et physiquement
  • 6. 02 Gérer son stress 03 Communiquer 04 Faire preuve d’écoute et d’attention 05 Répondre aux questions du jury 06 Développer sa culture générale 07 Comprendre le sujet 08 Utiliser ses connaissances sur le sujet 09 Présenter un exposé clair et structuré
  • 7. 10 Réfléchir à son histoire personnelle 11 Connaître ses compétences professionnelles 12 Mettre en évidence ses investissements et ses réalisations 13 Identifier ses savoirs, ses forces et ses faiblesses 14 Construire ses motivations personnelles 15 Identifier ses valeurs 16 Élaborer son projet
  • 8. Partie 02 Entraînement : sujets corrigés Sous-partie1 - Le cadre institutionnel et juridique Sujet 01 Les institutions du système sanitaire et social Sujet 02 Les règles de la bioéthique Sujet 03 Les dons d’organes Sujet 04 Le système de protection sociale Sujet 05 La politique de santé
  • 9. publique Sous-partie2 - La vie sociale Sujet 06 Les personnes handicapées Sujet 07 Les personnes âgées Sujet 08 Les grands réseaux de communication Sujet 09 Le chômage Sujet 10 La délinquance et la violence Sujet 11 La pauvreté, la précarité, l’exclusion
  • 10. Sujet 12 Les maltraitances Sujet 13 L’environnement et la pollution Sous-partie3 - La vie professionnelle, la santé, la médecine Sujet 14 Les structures de soins Sujet 15 Les infections nosocomiales Sujet 16 Les cancers Sujet 17 Les infections sexuellement transmissibles
  • 11. Sujet 18 Le sport et le dopage Sujet 19 La régulation de la natalité Sujet 20 L’assistance médicale à la procréation (AMP) Sujet 21 La vaccination Sujet 22 Les comportements alimentaires Sujet 23 L’état sanitaire de la population Sujet 24 Les risques et la sécurité alimentaires Sujet 25 Les comportements addictifs
  • 12. Sujet 26 L’hygiène de vie et la santé Sujet 27 Les accidents Sous-partie4 - Entretien complet Sujet 28 Sujet d’entretien
  • 13. L’épreuve orale d’admission Candidat à l’entrée en école d’aide-soignant, vous venez de réussir l’épreuve écrite de votre concours vous déclarant admissible à l’épreuve orale d’entretien, ou vous êtes titulaire du BEP carrières sanitaires et sociales, d’un baccalauréat ou vous avez validé une première année en institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et vous
  • 14. vous présentez directement à l’épreuve orale. Voici en quoi consiste cette épreuve. 1 Description de l’épreuve  A. Une épreuve en deux parties L’épreuve orale d’admission du concours d’entrée en institut de formation d’aides-soignants (IFAS) est notée sur 20 points. Elle consiste en un entretien de vingt minutes maximum avec deux membres du jury, précédé de dix
  • 15. minutes de préparation. Elle se compose de deux parties : la présentation d’un exposé à partir d’un thème du domaine sanitaire et social et la réponse à des questions. Cette partie, notée sur 15 points, vise à tester les capacités d’argumentation et d’expression orale du candidat ainsi que ses aptitudes à suivre la formation ; la discussion avec le jury sur la connaissance et l’intérêt du candidat pour la profession d’aide-soignant. Cette partie, notée sur 5 points, est destinée à évaluer la motivation du
  • 16. candidat. Une note inférieure à 10 sur 20 à cette épreuve est éliminatoire (arrêté du 22 octobre 2005 relatif au diplôme professionnel d’aide- soignant). B. Le déroulement de l’épreuve En règle générale, les candidats admissibles sont convoqués par groupe de sept à huit personnes, par ordre alphabétique, par demi- journée et à des heures différentes. Les sujets traités peuvent être différents d’un demi-groupe à l’autre.
  • 17. La communication entre les candidats à l’issue de l’épreuve est interdite. 2 Le jury  A. La composition du jury L’évaluation orale est réalisée par deux professionnels : un directeur d’un institut de formation d’aides-soignants ou d’un institut de formation en soins infirmiers, un cadre de santé ou un infirmier enseignant permanent dans un institut de formation d’aides-soignants ou dans un institut de formation en
  • 18. soins infirmiers ; un infirmier cadre de santé accueillant des élèves en stage. Les membres du jury doivent attester qu’ils ne connaissent aucun des candidats. B. Les qualités évaluées par le jury Le jury apprécie les représentations professionnelles du candidat, tente de cerner ses motivations, de mesurer ses capacités d’analyse, d’auto-évaluation et d’auto questionnement. L’évaluation est réalisée à l’aide d’une grille spécifique à chaque
  • 19. institut de formation ; cette grille regroupe un certain nombre de critères. Ainsi, on cherche à mesurer chez le candidat : son ouverture d’esprit : est-il dynamique, à l’écoute, rigoureux, ouvert, disponible ? ses aptitudes à communiquer : fait-il preuve d’aisance orale ? Son discours est-il clair ? Son débit de parole est-il constant ? Ses émotions sont-elles contrôlées ? Son vocabulaire est-il varié ? ses capacités d’analyse et de synthèse : est-il concis, réfléchi, construit, précis ?
  • 20. ses connaissances par rapport au sujet : est-il compris, structuré, argumenté ? ses capacités à argumenter ses choix : son argumentation professionnelle est-elle perceptible ? ses motivations : a-t-il une bonne connaissance du milieu professionnel, de la formation ? Son parcours professionnel est- il mis en évidence ? sa présentation générale : a-t-il une tenue vestimentaire adaptée ? Est-il soigné ? A-t-il un langage adapté ?
  • 21. 3 Les résultats  À l’issue de l’épreuve orale d’admission et au vu de la note obtenue à cette épreuve, le jury établit la liste de classement. Cette liste comprend une liste principale et une liste complémentaire. En cas d’égalité de points entre deux ou plusieurs candidats, l’admission est déclarée dans l’ordre de priorité suivant : a) au(x) candidat(e)(s) ayant bénéficié d’une dispense de l’épreuve écrite d’admissibilité ; b) au(x) candidat(e)(s) ayant obtenu la note la plus élevée à l’épreuve
  • 22. d’amissibilité, dans le cas où aucun des candidats à départager n’a été dispensé de cette épreuve ; c) au(x) candidat(e)(s) le(s) plus âgé(s), dans le cas où les conditions des alinéas b et c n’ont pu départager les candidats. Les résultats des épreuves de sélection sont affichés au siège de chaque institut de formation concerné, dans un lieu accessible à toute heure à la consultation. Tous les candidats sont personnellement informés par écrit de leurs résultats. Si, dans les dix jours suivant l’affichage, un candidat classé sur
  • 23. la liste principale ou sur la liste complémentaire n’a pas confirmé par écrit son souhait d’entrer en formation, il est présumé avoir renoncé à son admission ou à son classement sur la liste complémentaire et sa place est proposée au candidat inscrit en rang utile sur cette dernière liste.
  • 24. La validation des acquis de l’expérience aide- soignant Les candidats à la validation des acquis de l’expérience (VAE) ont besoin des mêmes éléments que les candidats au concours d’entrée à l’institut de formation d’aides-soignants pour constituer leur dossier (bilan de compétences, parcours
  • 25. professionnel et personnel…), et pour réussir leur entretien avec le jury VAE (technique de communication, attitudes, positionnement…). La préparation à l’épreuve orale d’admission peut donc être un guide de travail pour se préparer à la VAE. 1 Qu’est-ce que la VAE aide-soignant ?  LA VAE, c’est : un processus centré sur l’individu avec un droit pour toute personne et une
  • 26. reconnaissance des acquis de l’expérience ; une offre de certification lisible avec une inscription des diplômes au répertoire national des certifications professionnelles ; une construction structurée autour de référentiels métiers et compétences. 2 Les étapes de la VAE  A. Étape 1 : se renseigner L’employeur, les organismes payeurs, l’Association nationale pour la formation des personnels
  • 27. hospitaliers (ANFH), les organismes paritaires collecteurs agréés. (OPCA), le Journal officiel, les centres de formation… sont en mesure de vous fournir les informations préalables sur la VAE. B. Étape 2 : élaborer la demande de recevabilité La recevabilité de la demande écrite se fait auprès de l’Agence régionale de santé (ARS), anciennement DRASS. Vous devez apporter la preuve que les conditions requises sont remplies : exercice professionnel de minimum
  • 28. trois ans, soit 4 200 heures sur les douze dernières années. L’exercice peut correspondre à une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme et les activités décrites dans le référentiel d’activité. Le livret de recevabilité de la demande de VAE, les pièces justificatives, l’attestation sur l’honneur qu’il n’y a pas d’autre demande de VAE pour ce diplôme doivent être transmis à l’ARS par lettre recommandée avec accusé réception. C. Étape 3 : élaborer le
  • 29. dossier Pour élaborer un dossier VAE, il faut un an de travail personnel. De plus, afin de s’inscrire auprès d’un organisme de formation pour suivre le module facultatif, il est nécessaire d’avoir la notification de décision de recevabilité. Ce module de formation facultatif est d’une durée de 70 heures, généralement effectuées en 10 jours. 1. Le module de formation obligatoire Le module de formation de 70 heures est centré sur cinq
  • 30. domaines : la santé publique (individuelle et collective) ; la place de l’aide-soignant dans le système de santé ; le rôle de l’aide-soignant : le patient au centre des préoccupations ; la sécurité et la qualité des soins aux personnes ; l’hygiène et la prévention des infections nosocomiales. Le suivi du module se fait dans un centre de formation (IFAS ou autre). Une attestation de suivi de formation est remise au candidat.
  • 31. 2. Le livret de présentation des acquis Envoyé à l’ARS en recommandé, il doit comporter : la demande, l’identité, le parcours professionnel, les activités bénévoles, le parcours de formation, l’attestation de suivi du module obligatoire, le projet ; la description de l’expérience et des acquis professionnels, pour chacune des huit compétences requises : accompagner une personne dans les actes essentiels de la vie quotidienne en tenant
  • 32. compte de ses besoins et de son degré d’autonomie, apprécier l’état clinique d’une personne ; réaliser des soins adaptés à l’état clinique de la personne, utiliser les techniques préventives de manutention et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation des personnes, établir une communication adaptée à la personne et à son entourage, utiliser les techniques d’entretien des locaux et du matériel spécifiques aux
  • 33. établissements sanitaires, rechercher, traiter et transmettre les informations, pour assurer la continuité des soins, organiser son travail au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Une fois constitué, ce livret est à photocopier en quatre exemplaires, le dernier restant au candidat. Un congé VAE de 24 heures est prévu par la loi, il prend en compte l’accompagnement et l’entretien avec le jury. D. Étape 4 : la validation
  • 34. par le jury Le livret de VAE permet au jury d’évaluer les compétences mises en œuvre par le candidat dans les différentes situations professionnelles vécues à partir des critères d’évaluation définis, pour chacune des huit unités de compétences. L’entretien permet au jury de questionner le candidat sur ses différentes situations professionnelles, d’approfondir certains points pour lesquels le jury a un doute. La décision de validation est soumise à une délibération collective après
  • 35. l’entretien avec le candidat. Deux décisions sont possibles : attribution de la totalité du diplôme ; attribution de certaines unités de compétences. Après décision du jury, au choix du candidat et dans un délai de cinq ans, les unités de compétences manquantes sont à réaliser dans une école agréée, sans épreuve de sélection. Quelques chiffres : DPAS 1er février 2007 : sur 2 109 dossiers, 552 soit 26,17 % ont obtenu une validation totale, et 440
  • 36. sur 1 207 soit 57,23 % ont obtenu une validation « partielle ».
  • 37. La profession d’aide soignant La connaissance du référentiel « métier d’aide-soignant » pour lequel vous passez le concours est indispensable dans le cadre de vos épreuves orales. La définition du métier, la connaissance des contraintes et des différents lieux d’exercice professionnel sont des atouts incontournables pour la maîtrise du sujet. 1 Le métier 
  • 38. Le métier  L’aide soignant exerce son activité sous la responsabilité de l’infirmier, dans le cadre du rôle qui relève de l’initiative de celui- ci, défini par l’article 5 du décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier. L’aide-soignant réalise des soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution de l’autonomie de la personne ou d’un groupe de personnes. Son rôle s’inscrit dans
  • 39. une approche globale de la personne soignée et prend en compte la dimension relationnelle des soins. L’aide-soignant accompagne cette personne dans les activités de sa vie quotidienne, il contribue à son bien-être et à lui faire recouvrer, dans la mesure du possible, son autonomie. Travaillant le plus souvent dans une équipe pluriprofessionnelle, en milieu hospitalier ou extra- hospitalier, l’aide-soignant participe, dans la mesure de ses compétences, et dans le cadre de sa formation, aux soins infirmiers préventifs, curatifs ou palliatifs.
  • 40. Ces soins ont pour objet de promouvoir, protéger, maintenir et restaurer la santé de la personne, dans le respect de ses droits et de sa dignité. 2 Les contraintes et limites  La profession d’aide-soignant est contraignante à plusieurs points de vue : les horaires sont spécifiques (journées/nuits alternées, week- end et jours fériés) ; la manutention de charges lourdes est fréquente (patients, chariots…) ;
  • 41. les rythmes sont variables selon la charge de travail, les déplacements ; les relations professionnelles sont multiples, le nombre et la variété des corps de métier vous demandent de développer une capacité d’adaptation aux changements (équipe importante et pluridisciplinaire, relations avec la hiérarchie Cadres de santé, IDE, médecins, etc.) ; les relations entre le personnel et les malades nécessitent distance et empathie, respect du secret professionnel et médical (obligation de respecter la loi).
  • 42. 3 Les lieux d’exercice  Les aides-soignants sont autorisés à exercer leur profession dans diverses structures : sanitaires (public ou privé) : hôpitaux, cliniques, maternités, maisons de retraite, etc. ; médico-sociales : dispensaires, à domicile sous couvert d’une association, centres de cure, maisons d’accueil spécialisées pour adultes handicapés (MAS), instituts médico-éducatifs (IME), etc. ; psychiatriques : hôpitaux et cliniques spécialisés en santé
  • 43. mentale. 4 La formation  À travers la connaissance du programme de formation, le jury pourra identifier votre degré d’implication et de recherche et mettre en évidence votre détermination à comprendre la profession ainsi que vos motivations. Le programme de formation est réglementé par l’arrêté du 22 octobre 2005 relatif au diplôme d’État d’aide-soignant (décret du 31/08/2007 relatif au diplôme d’aide-soignant).
  • 44. A. Le déroulement La rentrée s’effectue, en fonction de l’institut, soit la première semaine de janvier, soit la première semaine de septembre. Les congés comprennent 7 semaines dont 4 l’été pour la rentrée en janvier ; 3 semaines pour la rentrée en septembre. Le rythme de travail est de 35 heures par semaine (en cours et en stage). La formation conduisant au diplôme professionnel d’aide-soignant comporte 1 435 heures d’enseignement théorique et
  • 45. clinique, en institut et en stage. Elle peut se faire de façon continue ou discontinue sur une période ne pouvant excéder deux ans. Elle vise : à la progression de l’élève dans le cadre du projet pédagogique de l’institut ; au développement des capacités d’initiative de l’élève permettant un exercice professionnel responsable ; au suivi pédagogique individualisé de l’élève pour permettre de mesurer sa progression.
  • 46. B. Les contenus 1. Théorie Un découpage sous forme de huit modules permet l’acquisition de huit compétences par des cours magistraux, des travaux dirigés (17 semaines, soit 595 heures). La présence aux enseignements est obligatoire. Module 1 : Accompagnement d’une personne dans les activités de la vie quotidienne (4 semaines, 140 h) Module 2 : État clinique d’une personne (2 semaines, 70 h) Module 3 : Soins (5 semaines, 175 h)
  • 47. Module 4 : Ergonomie (1 semaine, 35 h) Module 5 : Relation – communication (2 semaines, 70 h) Module 6 : Hygiène des locaux hospitaliers (1 semaine, 35 h) Module 7 : Transmission des informations (1 semaine, 35 h) Module 8 : Organisation du travail (1 semaine, 35 h) Chaque compétence fait l’objet d’une validation spécifique. Plusieurs types d’épreuves peuvent être organisées pour évaluer les modules de formation : épreuves écrites (questions à
  • 48. réponse ouverte et courte, questions à réponse rédactionnelle, questions à choix multiples, cas cliniques ou productions écrites) ; épreuves orales (entretien avec un jury sur un sujet, exposé d’un thème), individuelles ou collectives ; épreuves pratiques (préparation et réalisation de gestes techniques en salle de travaux pratiques ou en structure de soins) ; mise en situation professionnelle (participation du candidat à la prise en charge d’une personne
  • 49. dans la réalisation d’une ou de plusieurs activités de la vie quotidienne ou d’un ou plusieurs soins, dans des structures où le candidat est en stage depuis au moins cinq jours). 2. Stages Au nombre de six (24 semaines, soit 840 heures), les stages sont réalisés dans des structures sanitaires, sociales ou médico- sociales : service de court séjour : médecine ; service de court séjour : chirurgie ;
  • 50. service de moyen ou long séjour : personnes âgées ou handicapées ; service de santé mentale ou service de psychiatrie ; secteur extrahospitalier ; structure optionnelle. Sur l’ensemble des stages cliniques, un stage dans une structure pour personnes âgées est obligatoire. Le stage dans une structure optionnelle est organisé en fonction du projet professionnel de l’élève en accord avec l’équipe pédagogique. Il est effectué en fin
  • 51. de formation et constitue le dernier stage clinique réalisé par l’élève. Les objectifs de stage sont définis avec les responsables d’encadrement. Cette formation doit permettre à chaque élève d’acquérir des compétences lui permettant de contribuer à une prise en charge globale des personnes en milieu hospitalier ou extrahospitalier. À chaque stage, les responsables de l’accueil et de l’encadrement de l’élève évaluent son niveau d’acquisition pour chacune des unités de compétences, sur la base d’un support d’évaluation.
  • 52. Chaque compétence est validée si l’élève aide-soignant obtient une note au moins égale à la moyenne pour chacune d’elles. 3. Dispenses de formation Les candidats titulaires du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture sont dispensés des unités de formation 2, 4, 5, 6, 7 et 8. Les candidats titulaires du diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale ou de la mention complémentaire aide à domicile sont dispensés des modules 1, 4, 5 et 7. 5 La carrière 
  • 53. Les aides-soignants travaillant principalement dans la fonction publique hospitalière, il convient de connaître le déroulement de leur carrière dans ce cadre. La carrière dans la fonction publique hospitalière se déroule sur trois grades : aide-soignant de classe normale ; aide-soignant de classe supérieure ; aide-soignant de classe exceptionnelle.
  • 54. L’environnement de l’aide soignant La recherche de l’information est une étape essentielle dans le processus d’intégration des connaissances et de compréhension de la profession. Elle met en évidence votre investissement. Il existe différentes sources d’information qui vous permettent de recueillir un maximum de renseignements sur la profession d’aide-soignant.
  • 55. La liste proposée ici n’est pas exhaustive. 1 Les organisations professionnelles  Elles sont à connaître et représentent une source d’information incontournable. ANFAS (Association nationale française des aides-soignantes). Elle existe depuis 1987. 30, place Henri-Dunant 63000 Clermont-Ferrand Tél. : 04 73 26 45 91 FNAAS (Fédération nationale des associations d’aides-soignant(e)s).
  • 56. Elle a pour objectifs de rassembler, protéger, former, défendre. Elle diffuse un journal trimestriel : L’essentiel. www.fnaas.asso.fr GERACFAS (Groupement d’études, de recherches et d’action pour la formation d’aides- soignants). Le GERACFAS est une association type loi 1901, qui regroupe les instituts de formation d’aides-soignants (IFAS). Ses missions se situent tant au niveau de la recherche et de l’action qu’au niveau d’une représentation régionale et nationale des IFAS. www.geracfas.com UFAS (Union française des aides-
  • 57. soignants). Elle a pour objectif la promotion de la fonction d’aide-soignant, elle la protège et défend son avenir. http://membres.lycos.fr/ufas66 CEFIEC (Comité d’entente des formations infirmières et cadres). Il représente les intérêts communs des structures de formation auprès des pouvoirs publics, des organismes nationaux et internationaux. www.cefiec.fr 2 Les organismes officiels  L’Agence régionale de santé (ARS)
  • 58. a pour mission l’observation et l’analyse des besoins, la planification et la programmation, l’allocation des ressources affectées aux dépenses sanitaires, médico-sociales et sociales, le contrôle de l’application de la législation et de la gestion des organismes de Sécurité sociale, la coordination des actions entre les échelons départementaux et régionaux. Elle assure également la gestion des concours paramédicaux. Les hôpitaux, les cliniques, les maisons de retraite, les services d’aide à domicile, etc. peuvent être des lieux où la rencontre avec des
  • 59. professionnels de santé est possible. Pôle emploi a pour mission principale de favoriser la rencontre entre l’offre et la demande d’emploi, d’aider les demandeurs d’emploi à retrouver un emploi et d’aider les employeurs à recruter. Sur chaque site, il existe un espace presse où sont répertoriés tous les référentiels de métier dont celui de l’aide-soignant. Les centres d’information et d’orientation (CIO) proposent de la documentation sur les métiers et les formations, permettant de vérifier ses choix d’orientation et de trouver
  • 60. les adresses utiles dans la construction de son projet professionnel. 3 Pour en savoir plus  Les revues professionnelles : L’Aide-soignante, Groupe Elsevier SA ; Soins Aides-soignantes, Groupe Masson. Les sites Internet : Sites institutionnels Au www.sante.gouv.fr www.ecologie.gouv.fr www.education.gouv.fr www.travail.gouv.fr www.securite-sociale.fr www.famille.gouv.fr www.aide- http://guide soignante.9 http://forma www.agen www.ledon
  • 62. Partie 1 Méthode : se préparer à l’entretien L’épreuve orale de sélection cherche à révéler et à juger l’aptitude du candidat à la communication. La connaissance des paramètres de la communication orale permet de mieux la maîtriser. Votre démarche de réussite au concours s’inscrit dans le temps ; le contenu de votre exposé se prépare. Ce travail
  • 63. permettra de dégager votre degré d’implication et de recherche. Le développement de votre culture générale et la connaissance de la profession seront des atouts majeurs de votre succès. Fiche 1 Se préparer mentalement et physiquement Fiche 2 Gérer son stress Fiche 3 Communiquer Fiche 4 Faire preuve d’écoute et d’attention
  • 64. Fiche 5 Répondre aux questions du jury Fiche 6 Développer sa culture générale Fiche 7 Comprendre le sujet Fiche 8 Utiliser ses connaissances sur le sujet Fiche 9 Présenter un exposé clair et structuré Fiche 10 Réfléchir à son histoire personnelle Fiche 11 Connaître ses compétences professionnelles
  • 65. Fiche 12 Mettre en évidence ses investissements et ses réalisations Fiche 13 Identifier ses savoirs, ses forces et ses faiblesses Fiche 14 Construire ses motivations personnelles Fiche 15 Identifier ses valeurs Fiche 16 Élaborer son projet
  • 66. Fiche 1 Méthode Se préparer mentalement et physiquement Tout ce que l’homme ne connaît ou ne maîtrise pas lui fait peur et déclenche donc en lui un stress. Afin d’avoir moins peur, nous devons donc chercher à
  • 67. comprendre ce que nous ne connaissons pas et anticiper les situations nouvelles. C’est pourquoi un entretien se prépare. 1 La préparation mentale  Si vous êtes trop nerveux ou anxieux, vous ne serez pas en possession totale de vos moyens. Votre réceptivité sera altérée et par conséquent vos réponses risquent de vous desservir. Exercez-vous en répétant votre présentation de nombreuses fois, en vous parlant à vous-même.
  • 68. Organisez un oral blanc avec vos collègues, vos amis : imaginez-vous devant le jury, réfléchissez aux questions qu’il pourrait vous poser et aux réponses que vous pourriez faire. 2 La préparation physique  A. Apprendre à maîtriser ses expressions corporelles Vous pouvez améliorer votre communication non verbale (c’est- à-dire sans mots) en maîtrisant mieux vos mouvements, vos gestes, vos mimiques du visage.
  • 69. Sachant l’importance de cette communication non verbale, observez-vous : filmez-vous ou regardez-vous dans un miroir. Observez votre corps : mettez en évidence certains défauts (grimaces, tics), entraînez-vous à bouger de façon harmonieuse en adoptant des attitudes d’ouverture, sans retrait ni crispation. Respirez et inspirez calmement pour un meilleur contrôle de votre stress. Pendant cette phase de préparation, astreignez-vous à regarder vos interlocuteurs en face, vous parviendrez ainsi plus facilement à
  • 70. regarder les membres du jury le jour J. B. Placer sa voix Afin de bien vous faire comprendre parlez clairement, de façon audible, en articulant. Évitez un débit trop lent ou trop rapide : votre intonation doit être constante. Pour savoir comment votre discours est perçu, enregistrez-vous et/ou faites des exposés devant des proches que vous chargerez de commenter votre prestation. C. Être en pleine forme le jour J
  • 71. Le jour de l’entretien, vous devez être en bonne condition physique. Les jours précédents, oxygénez- vous (promenade en forêt, vélo, natation, etc.) et évitez les tensions : dormez à des heures régulières et suffisamment, mangez sans excès et hydratez-vous. Le jour de l’entretien, assurez-vous de porter des vêtements qui vous correspondent, c’est-à-dire dans lesquels vous vous sentez à l’aise. Évitez les minijupes, les pantalons trop serrés, les décolletés amples et les couleurs trop vives.
  • 72. Fiche 2 Méthode Gérer son stress Les émotions sont essentielles à notre équilibre, mais quand elles sont présentes en trop grande quantité, elles peuvent nous limiter dans l’expression de notre potentiel. En situation d’entretien, le stress est normal, mais il doit être contrôlé. Il existe des techniques qui permettent de surmonter son émotivité.
  • 73. 1 Se relaxer  Plusieurs techniques de relaxation existent : le yoga, le stretching et d’autres procédés d’étirement, aujourd’hui utilisés par tous les sportifs. Presque toutes ces techniques proposent les mêmes mouvements, par exemple la respiration diaphragmatique qui permet de diminuer le rythme de la respiration, d’augmenter son amplitude, de diminuer la tension musculaire et de mieux oxygéner le corps, ce qui a un effet apaisant. Consacrez quinze minutes par jour à une gymnastique antistress, quelle
  • 74. qu’elle soit. Elle vous aidera à dénouer les tensions de vos muscles et articulations. Ces exercices favorisent la concentration et l’adaptation du comportement à une situation déstabilisante. 2 Se mettre dans de bonnes conditions  Il est important que vous limitiez les situations stressantes. Repérez les lieux la veille de l’entretien et relisez bien la convocation pour éviter toute erreur. Organisez votre arrivée pour éviter
  • 75. tout retard : la veille, préparez tout votre matériel (pièce d’identité, convocation, stylos, vêtements, etc.). 3 Anticiper les premières minutes avant l’entretien  Les premières minutes sont probablement les plus pénibles, c’est pourquoi elles demandent une bonne préparation. Avant d’entrer en salle, installez- vous dans un endroit calme et concentrez-vous. Soyez posé et patient, inspirez et
  • 76. expirez à plusieurs reprises, évitez de triturer un objet ou de serrer vos poings. Dites-vous que vous faites au mieux, soyez positif, ayez des pensées agréables. Assurez-vous que votre téléphone portable est éteint. 4 Le lien avec la profession  En situation d’exercice professionnel, vous rencontrerez des situations qui génèrent du stress. La maladie, la souffrance et la mort feront partie de votre
  • 77. quotidien. Dans le cadre de la prise en charge globale du patient, l’aide- soignant doit apprendre à canaliser et à contrôler ses émotions pour mieux gérer celles des patients (ou des résidents de maisons de retraite par exemple). Ne laissez pas de place au hasard, l’organisation et l’anticipation sont des qualités que votre futur métier exige.
  • 78. Fiche 3 Méthode Communique Vous disposez de vingt minutes pour convaincre les membres du jury ; c’est par des entraînements répétés que vous apprendrez à mettre à profit ce temps imparti. Votre objectif est de retenir l’attention du jury par une argumentation simple et captivante : apprenez les ressorts de la communication et faites attention aux écueils de la
  • 79. communication non verbale. De plus, ne perdez pas de vue que votre discours doit également vous permettre de vous positionner comme futur aide- soignant qui use d’un vocabulaire professionnel adapté. 1 Qu’est-ce que la communication ?  La communication est le processus d’échange d’informations. Ce terme provient du latin communicare qui signifie « mettre en commun ». Le schéma suivant permet de comprendre comment fonctionne ce
  • 80. mécanisme. Il peut se résumer ainsi : un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage. Modèle de Shannon et Weaver Le jury évalue vos qualités d’émetteur (réponses adaptées, argumentation précise et posée, aisance orale…) mais également de récepteur (ajustement, écoute, ouverture). La communication est composée d’un langage verbal mais aussi non verbal.
  • 81. 2 Adopter un langage simple  Par facilité ou par manque de rigueur, nous utilisons le plus souvent un langage usuel. Face à un jury, nos propos peuvent être mal interprétés réduisant ainsi nos chances de réussite au concours. Il est donc souhaitable de connaître les erreurs de langage à ne pas reproduire afin d’y remédier. Les exemples qui suivent ne sont pas exhaustifs. Faites participer votre entourage pour repérer vos erreurs. • Exemple Erreurs à ne
  • 82. pas commettre Ne dites pas Dites plutôt Utiliser les tournures impersonnelles : on, ils, eux… On m’a dit que la formation est centrée autour de modules théoriques et pratiques. Je sais que la formation est centrée autour de modules théoriques et pratiques. Utiliser des formules à connotations négatives C’est la quatrième fois que je passe le concours ; j’ai fait ce que j’ai pu ; je ne crois pas être capable… C’est la quatrième fois que je passe le concours mais j’ai bon espoir car je pense m’être mieux préparé(e) cette année. Affirmer sans argumenter Je dois absolument Je dois absolument
  • 83. réussir mon concours ; je n’ai pas le choix. réussir mon concours car mon évolution professionnelle en dépend. Utiliser des formules imprécises J’ai fait un stage d’observation. J’ai fait un stage d’observation d’un mois en 2012 en service de moyen séjour pour personnes âgées. Utiliser un vocabulaire familier, des abréviations Les AS et les IDE font un dur métier. Je pense que les aides- soignants et les infirmiers exercent une
  • 84. profession pas toujours reconnue. 3 Respecter les règles de politesse  On appelle communication non verbale le fait d’envoyer et de recevoir des messages au moyen d’expressions du visage, des postures, des gestes. Situations Ne pas faire Faire Arriver dans la salle Lancer un « Messieurs, dames » impoli Saluer le jury : « Bonjour Mesdames, bonjour Messieurs. »
  • 85. S’installer Engager la discussion Attendre que l’on vous invite à vous installer et à prendre la parole Respecter les règles de politesse élémentaires Couper la parole aux membres du jury : « Mais pourtant, je ne crois pas » ou « Oui mais… » Écouter l’examinateur Prendre des notes puis prendre la parole Savoir répondre Répondre trop rapidement Ne pas répondre aux sollicitations Répondre avec désinvolture : Prendre le temps de la réflexion et répondre calmement Rester maître de soi, même
  • 86. « Vous m’avez déjà posé cette question. » si l’on ne comprend pas le sens d’une question Oser dire « je ne comprends pas le sens de votre question » Se positionner Donner l’impression d’être sûr de ses affirmations : « Je suis sûr de ce que j’avance. » Utiliser un langage nuancé Être prudent dans ses propos : « Je pense que… », « il me semble que… »
  • 87. S’adapter Subir l’entretien, être passif (absence de réactivité après les interventions du jury, aucun réajustement…) Être dynamique, ouvert, à l’écoute et intéressé par l’entretien lui- même (être réactif, prendre des notes, répondre aux sollicitations du jury avec spontanéité… Sortir de la salle Quitter la salle en ne saluant pas le jury Remercier et saluer le jury : « Au revoir Mesdames, au revoir Messieurs et merci. »
  • 88.
  • 89. Fiche 4 Méthode Faire preuve d’écoute et d’attention Faire preuve d’écoute et d’attention à l’autre témoigne de vos capacités à communiquer. Cependant en situation d’examen, donc de tension, vos aptitudes peuvent être diminuées.
  • 90. 1 Écouter  Les qualités d’écoute de chacun dépendent d’une volonté forte d’aller vers l’autre pour le connaître, d’une acceptation des idées d’autrui, de maturité et d’un sens du relationnel. Si je n’écoute pas l’autre, pourquoi l’autre m’écouterait-il ? Faites preuve de concentration, soyez attentif, suivez le jury du regard et écoutez bien ses propos pour éviter d’être hors sujet. Patientez, écoutez, prenez des notes et ensuite seulement exprimez-vous.
  • 91. 2 Reformuler  Reformuler, c’est démontrer sa capacité d’écoute et d’échange (qualités essentielles pour exercer votre future fonction d’aide- soignant), c’est également favoriser la réflexion et écarter les malentendus. Reformulez les propos ou les questions du jury afin de vérifier que vous avez bien compris ce que celui-ci voulait dire. Utilisez d’autres termes, considérés comme équivalents, en les introduisant par : « Ainsi, selon vous… » ; « Vous voulez dire… » ; « En
  • 92. d’autres termes… ». • Exemple « Les femmes aides-soignantes ont plus de sensibilité que les hommes aides-soignants. » La reformulation la mieux adaptée est « Vous voulez dire que les hommes expriment peu leur sensibilité auprès des patients. » 3 Observer  Observer les membres du jury vous permettra de mieux cerner ce qu’ils ressentent et ainsi, de mieux adapter vos réponses ; vous témoignerez en même temps de l’intérêt que vous portez à l’entretien.
  • 93. En règle générale, vous vous adressez à la personne qui vous a posé la question, mais pensez à ne pas ignorer l’autre membre du jury. Observez les attitudes des membres du jury (corporelles, gestuelles, intonation de la voix, expressions du visage). Si vous constatez de l’agacement, de la crispation ou du désintéressement, vous pourrez adapter votre comportement et ajuster votre discours. 4 Le lien avec la profession  L’écoute et l’attention sont des
  • 94. qualités indispensables pour optimiser votre prise en charge du patient. Vous devenez l’intermédiaire entre la famille et le corps médical. Bien compris, le patient se livre à vous en installant un climat de confiance. Ainsi vous participez activement à améliorer son état de santé et à favoriser son retour à domicile.
  • 95. Fiche 5 Méthode Répondre aux questions du jury Vous devez être attentif aux questions posées par le jury ; elles peuvent être ouvertes ou fermées : vous devez à chaque fois adapter vos réponses. Elles peuvent être centrées sur la profession, sur vos motivations,
  • 96. votre parcours personnel et professionnel ou sur votre personnalité. 1 Questions ouvertes, questions fermées  Les questions dites « ouvertes » permettent au candidat de s’exprimer librement. • Exemple Pourquoi avez-vous opté pour ce choix professionnel ? Avez-vous une expérience en lien avec le milieu paramédical ? Que pensez- vous du travail de nuit ? Les questions fermées ne permettent
  • 97. pas de développer le sujet. Les réponses possibles sont oui ou non. • Exemple Avez-vous passé d’autres concours ? Avez-vous effectué une préparation au concours d’entrée aide-soignant ? Répondez aux questions ouvertes en argumentant vos réponses, cela permet au jury de vérifier vos aptitudes à la discussion et à l’échange. Attention au temps : vous ne disposez que d’un laps de temps limité pour répondre aux sollicitations du jury. Répondez de manière très brève
  • 98. aux questions fermées. Celles-ci permettent au jury de clarifier certains points de votre parcours ou de votre investissement. 2 Répondre aux questions  Prenez toujours quelques secondes de réflexion avant de répondre. La précipitation peut vous desservir. N’hésitez pas à faire répéter la question ou, si vous craignez de ne pas en avoir saisi le sens, reformulez-la avec vos propres mots. Cela évite les malentendus. N’oubliez pas qu’il vaut mieux être franc que faire semblant de savoir.
  • 99. Si vous n’avez pas les éléments de réponse à la question posée, faites preuve de transparence, essayez de rebondir sur quelque chose que vous connaissez. Témoignez de l’intérêt que vous portez à l’entretien, en posant vous- même des questions : quel est le taux de réussite au concours ? L’aide-soignant a-t-il sa place dans les services d’urgence ? 3 Le lien avec la profession  Dans le cadre de votre exercice professionnel, vous devrez savoir
  • 100. décoder les questions que le patient peut vous poser sur sa prise en charge et sur sa pathologie. Apprenez à écouter, cela vous aidera à proposer des réponses adaptées. Ne vous précipitez pas, réfléchissez avant d’agir et adressez-vous à des personnes compétentes et expérimentées (infirmiers et ou médecins) si vous n’avez pas les éléments de réponse.
  • 101. Fiche 6 Méthode Développer sa culture générale La culture générale requise au concours d’entrée en formation d’aide-soignant revient à la connaissance des grands thèmes sanitaires et sociaux. En l’enrichissant, vous gagnerez en confiance et en éloquence lors de votre entretien et augmenterez
  • 102. vos chances de vous démarquer des autres candidats. Pour les membres du jury, votre intérêt et votre connaissance pour ce domaine est un gage de votre capacité à vous adapter, à apprendre, à comprendre et à prendre du recul. 1 Enrichir sa culture générale  A. Les sources Pour apprendre, ne négligez rien : utilisez tous les types de supports dont vous disposez. Lisez la presse : quotidiens,
  • 103. magazines spécialisés, publications professionnelles… Regardez la télévision : le journal national et local, les émissions de santé, politiques, économiques et sociales… Écoutez la radio : France Info, France Inter, Europe 1, RTL… Consultez Internet : les sites officiels du gouvernement, les moteurs de recherche, les blogs… Assistez à des conférences thématiques (organisées par des mairies, des facultés, des associations…) Ne négligez pas les discussions
  • 104. avec des amis, des collègues ou au sein de votre famille. Écoutez les autres attentivement ; astreignez- vous à respecter leurs opinions même si vous ne les partagez pas. B. Les moyens techniques Ayez toujours avec vous un bloc- notes et de quoi écrire. Devant une émission télévisée ou autre, relevez le maximum d’informations, notez des mots clés dont vous rechercherez ensuite la signification précise. Mettez régulièrement de l’ordre dans vos notes. Triez-les par thèmes – ceux retenus dans la
  • 105. deuxième partie de cet ouvrage par exemple. Soyez organisé : établissez des dossiers par thèmes et datez vos fiches. L’actualité évoluant très vite, réactualisez régulièrement les informations recueillies (noms de personnalités du gouvernement, textes de loi, dates, chiffres…). Relisez régulièrement vos fiches pour bien intégrer leur contenu. 2 Réaliser une revue de presse  Apprenez à réaliser des revues de
  • 106. presse régulières. Elles vous permettent de vous familiariser avec la presse, d’être informé de l’actualité sanitaire, sociale et économique (nouvelles lois et recommandations, découvertes et avancées médicales, campagnes d’éducation, etc.) et de vous entraîner à l’exposé oral. A. Les sources Lisez tous les jours plusieurs journaux afin de diversifier les sources d’information et de garantir la richesse des points de vue. Lisez la presse locale quotidienne. Vous pouvez y relever des
  • 107. informations diverses : statistiques, départementales ou régionales, faits divers pouvant servir d’illustration ou d’exemple à l’entretien. Sélectionnez les journaux que vous lisez. Dans la presse nationale quotidienne, privilégiez les titres suivants : Le Monde, Le Figaro, Libération… Dans la presse spécialisée, choisissez parmi ces titres : Revue soins, Infirmières magazine, L’Aide-soignant, etc. B. La méthode La réalisation d’une revue de presse repose sur un emploi du temps de trois semaines.
  • 108. Première semaine : lecture quotidienne des journaux ; découpage des articles sanitaires et sociaux et économiques qui vous paraissent importants ; classement de ces articles par thèmes (une chemise par thème). Ces thèmes devront appartenir aux domaines de la matière. Deuxième semaine : reprise des chemises pour en examiner la richesse et sélectionner le (les) thème(s) que vous souhaitez aborder (compte tenu de la contrainte de
  • 109. temps de l’intervention orale) ; lecture des articles en analysant leur contenu. Vous verrez notamment si les articles sur un même thème développent des arguments similaires, complémentaires ou opposés ; préparation du contenu de l’intervention orale, voire simulation de votre intervention orale auprès de collègues, amis ou bien des membres de votre famille (notamment pour gérer le temps, vous devez parler entre 5 et 10 minutes sans vous répéter et en progressant sur le sujet). Troisième semaine :
  • 110. intervention orale de 20 minutes devant votre auditoire choisi. Vous restituerez de manière claire, ordonnée et synthétique l’information sanitaire et sociale et ou économique collectée durant deux semaines. Il faudra notamment veiller pour cette phase à votre débit (la prise de notes doit être possible) et à la qualité de votre expression, penser à citer les articles ou les références bibliographiques ; l’auditoire sera sollicité en fin d’intervention pour des questions. Il devra émettre un avis sur la prestation orale et
  • 111. porter un jugement critique qui aura pour objectif d’effectuer les ajustements nécessaires. Les quotidiens locaux et nationaux ainsi que les revues spécialisées sont accessibles sur Internet, ce qui permet de réduire considérablement vos dépenses. Vous avez également accès à différents journaux, revues de presse, documentations, brochures, gratuitement, dans les centres de documentation et d’information (CDI), les bibliothèques et médiathèques, les associations (AIDES, l’association des paralysés de France, l’association française contre les
  • 112. myopathies…), les organismes tels que la Caisse d’allocations familiales (CAF), la Sécurité sociale (CPAM) ou bien le service de protection maternelle et infantile (PMI), les mutuelles, etc.
  • 113. Fiche 7 Méthode Comprendre le sujet Comprendre le sujet au sens de « se l’approprier » doit vous permettre de cerner son étendue et vous éviter de répondre à côté ou d’en dépasser les limites. Respectez les étapes suivantes. 1 Lire le sujet plusieurs fois 
  • 114. Pour comprendre le problème posé, chaque mot compte. Ne vous précipitez pas, même si vous pensez que le temps presse. Lisez plusieurs fois le sujet, n’occultez aucune tournure de phrase, aucun mot. Recopiez le sujet sur votre brouillon afin de bien vous saisir de chaque mot ; faites attention de le recopier sans en changer un seul mot au risque de perdre du sens ou de le transformer ! • Exemple Sujet : « Actuellement, en France, les médecins constatent
  • 115. une augmentation de l’obésité chez les enfants scolarisés. Comment expliquez-vous ce phénomène ? » Si vous recopiez « Actuellement, en France, les médecins constatent une augmentation de l’obésité chez les enfants. Comment expliquez-vous ce phénomène ? », vous perdez le mot « scolarisés » qui permet d’orienter le développement sur des causes plus précises comme le problème des cantines scolaires, du suivi par les infirmières scolaires, des enfants seuls après les cours. 2 Repérer trois points
  • 116. essentiels du sujet  A. La forme du sujet et la consigne Le sujet peut prendre plusieurs formes : un dessin, un texte, une question, une citation, un simple constat ou même parfois une opinion. La consigne détermine votre exposé : avant de commencer, comprenez ce qui est demandé. • Exemple Sujet : « Que connaissez-vous de l’allocation personnalisée d’autonomie ? »
  • 117. Ici, seules vos connaissances sont requises. Il est aussi possible que vous ayez à trouver des arguments en faveur et en défaveur d’un thème. • Exemple Sujet : « Donnez les avantages et les inconvénients de la légalisation du cannabis. » Parfois, un constat est posé ou une simple phrase sans consigne. Vous devez alors décider des points à exposer : est-ce un thème sensible, sujet à polémique, un point appelant surtout des connaissances ou une réflexion ?
  • 118. B. Les mots clés Les mots clés sont les mots essentiels d’un sujet, d’un texte, d’un exposé relatifs à la culture générale. • Exemple Sujet : « Quels ont les avantages et les inconvénients d’une légalisation du cannabis ? » Les mots clés sont « cannabis » mais aussi « légalisation » ; vous devez bien définir ces deux mots ; on ne parle pas de drogue dure comme l’héroïne par exemple et il faut bien connaître les implications du « rendre légal » : de quoi parle-
  • 119. t-on, de la consommation, la vente, la culture ?
  • 120. Fiche 8 Méthode Utiliser ses connaissances sur le sujet Le jury estime que vous connaissez correctement le sujet quand il a vérifié que vous connaissez les mots importants (mots clés) s’y rapportant ainsi que leur signification. Une connaissance restreinte est jugée comme un manque de préparation
  • 121. ou d’intérêt pour le sujet. 1 Cerner l’importance du sujet  Montrez que vous connaissez l’importance du sujet, et son étendue : vous pouvez citer des chiffres, prouver que vous en avez entendu parler dans l’actualité et sur quel point particulier. Référez-vous aux définitions officielles comme celles de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ou du dictionnaire pour les thèmes ne relevant pas du domaine sanitaire. Vous devez absolument
  • 122. comprendre et montrer que vous savez de quoi vous parlez. Par exemple, dans un sujet sur le handicap mental, si vous confondez avec la maladie mentale, votre exposé sera hors sujet. • Exemple Sujet sur la pauvreté Vous devez avoir une idée du nombre de destinataires des minima sociaux, savoir que l’abbé Pierre est décédé en janvier 2007, qu’il était le fondateur d’Emmaüs et se battait entre autres pour les mal- logés. Pour tous les sujets, vous devez
  • 123. essayer de situer la chronologie des faits marquants, les noms des acteurs ou des décideurs importants, etc. 2 Posséder toutes les connaissances de base actualisées  Indispensables, ces connaissances sont souvent communes à tous les candidats. Vous devrez faire la différence en montrant votre intérêt pour le sujet, en possédant des connaissances actualisées, tirées d’informations récentes et intéressantes (les nouvelles
  • 124. campagnes de sensibilisation sur le sujet, les derniers faits marquants et statistiques…). Certains sujets nécessitent des mises à jour régulières. • Exemple Sujet sur la pauvreté Vous devez connaître l’association DAL (Droit au logement), qui se bat pour les sans-abri, la loi de janvier 2007 instaurant le droit au logement opposable et connaître la signification de ce terme, vous devez savoir ce qu’est le surendettement. Les questions du jury ne concernent
  • 125. pas toujours des définitions mais vous ne serez performant et spontané que si vous maîtrisez bien tout le sujet. 3 Montrer son implication  Il s’agit plus d’ouverture d’esprit que d’accumulation de connaissances ; le jury juge bien sûr le travail de préparation et la connaissance, mais vous êtes également évalué sur l’intérêt que vous portez à ce et ceux qui vous entourent : quels sont les événements qui vous touchent ? À quel point vous sentez-vous
  • 126. concerné par ce qui se passe en France et dans le monde ? Avez- vous une réflexion sur tout cela, en discutez-vous avec d’autres pour faire évoluer vos idées, enrichir vos arguments ? Vous devez montrer que vous avez la connaissance nécessaire pour traiter ce sujet, mais que vous avez également la curiosité, l’envie d’en savoir plus, que vous avez une opinion sur le sujet. Vous devez manifester votre ouverture sur le monde qui vous entoure.
  • 127. Fiche 9 Méthode Présenter un exposé clair et structuré Le jury doit suivre le plan de votre exposé ou votre raisonnement sans difficulté. 1 La clarté du propos  Lorsque vous aurez posé toutes vos idées sur un brouillon, triez-les,
  • 128. regroupez celles qui sont trop proches, éliminez celles qui sont hors du champ délimité par le sujet ou trop peu claires, celles dont vous n’êtes pas tout à fait sûr ou convaincu… Cette étape est indispensable car elle vous permet rapidement de vérifier l’ensemble du contenu et la pertinence de vos idées. Utilisez des mots dont vous comprenez bien la signification, utilisez des mots et des phrases simples. Gardez en tête que si votre brouillon est écrit, votre exposé, lui, est oral ; obligez-vous à rédiger
  • 129. le moins possible : vous gagnerez du temps et votre exposé sera bien plus vivant et naturel qu’une lecture trop figée manquant de simplicité. Illustrez vos propos par des exemples : votre exposé sera plus vivant, vous capterez plus facilement l’attention du jury et vous montrerez que vous êtes au courant des derniers points importants, qu’il ne s’agit pas seulement de culture générale mais aussi de la réalité. 2 La structure à observer  Votre exposé doit comporter une
  • 130. introduction, un développement et une conclusion. Le plan a plusieurs fonctions : il montre que vous savez organiser votre pensée, mobiliser vos connaissances et les organiser avec logique ; il conditionne la clarté de votre exposé et permet au jury de bien suivre le fil de votre raisonnement ; si tout est confus, l’auditoire ne peut garder la même attention et l’envie d’écouter disparaît, tout comme l’adhésion qu’il faut obtenir pour avoir la meilleure note possible. En introduction, présentez le sujet et annoncez les différentes parties de votre exposé.
  • 131. Construisez un développement en deux parties au moins. • Exemple Sujet : « Que pensez-vous du maintien à domicile des personnes âgées ? » Il est possible de faire une partie traitant des avantages et une autre des inconvénients du maintien à domicile ou encore une partie exposant les arguments pour, et une exposant les arguments contre. Sujet « Quelles peuvent être les conséquences de l’alcoolisme ? » Vous pouvez construire un développement comprenant une
  • 132. partie sur les aspects sociaux, une sur les aspects physiologiques, une autre sur les aspects psychologiques… Sujet : « Que savez-vous de l’obésité chez les adolescents ? » Ici, vous devez développer les causes et les conséquences. Sujet : « La violence à l’école » Vous pouvez exposer dans une première partie les problèmes posés, dans une seconde les solutions. Terminez votre présentation par une conclusion qui résume vos différents arguments et vous permet
  • 133. d’orienter le débat sous un autre angle, d’élargir la question, de projeter le problème vers l’avenir, etc.
  • 134. Fiche 10 Méthode Réfléchir à son histoire personnelle Les membres du jury ne vous connaissent pas. Ils vont donc chercher à vous situer dans votre parcours de vie. Cette démarche leur permet, à travers votre histoire, de mieux vous cerner et de mieux vous comprendre. Par
  • 135. conséquent, il est important que vous soyez préparé à l’éventualité d’être interrogé sur votre histoire. 1 Analyser son parcours de vie  L’autobiographie est la perspective rétrospective sur sa propre existence. Elle permet de mettre l’accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité. Ce genre d’exercice permettra au candidat de faire le point sur lui-même et de mieux comprendre ses orientations et ses choix professionnels. Votre vie est
  • 136. un processus en évolution dont vous êtes l’acteur. Durant celle-ci, votre environnement (social, familial et culturel), vos rencontres vous ont aidé à prendre des décisions et à construire votre personnalité d’aujourd’hui. Choisissez de manière chronologique (date et durée) quelques événements importants de votre vie (émouvants, insolites, tragiques, heureux mais aussi des lieux investis ou traversés, des personnes rencontrées, des événements familiaux, scolaires ou professionnels). Racontez-les par écrit une première fois.
  • 137. Recherchez des témoignages sur ces épisodes auprès de proches : famille, amis, voisins, collègues. Complétez avec des documents authentiques : photographies, lettres, certificats, attestations, journal intime, correspondance, arbre généalogique, agendas, livret de famille, etc. Recherchez un point commun entre ces événements (un trait de caractère constant, une similitude, un approfondissement, une initiation progressive) afin de donner une unité, une cohérence au récit. Soumettez votre travail à la lecture d’un proche qui connaît votre
  • 138. parcours et qui devra par cet exercice vous retrouver dans votre écriture. Bien sûr, il ne s’agit pas d’écrire un roman, mais ce travail vous permettra de prendre du recul sur vous-même, de vous plonger dans votre passé, qu’il soit lointain ou proche et de mieux comprendre pourquoi vous souhaitez vous orienter vers le métier d’aide- soignant. Le travail de recherche effectué au cours de cette étape garantit que vous n’oubliez pas d’élément important et que vous garantissez une certaine précision aux
  • 139. informations et souvenirs collectés. 2 Prendre en compte les influences extérieures  Nos choix sont soumis à des influences extérieures qui nous marquent et orientent nos prises de décision. Ce réseau d’influence entre dans le processus de construction de notre propre personnalité par un jeu d’imitation ou d’identification. Nous voulons ressembler aux personnes que nous admirons. Tout d’abord à nos parents, ensuite à notre entourage (famille, amis, voisinage, célébrités, etc.), mais ces
  • 140. influences trouvent également leur origine dans la vie associative, culturelle et sportive, dans le monde du travail et à l’école. En réagissant à de nombreux modèles, nous adoptons un certain nombre de valeurs (confiance, respect, tolérance…) et de comportements (altruisme, écoute, disponibilité…). Identifiez toutes ces influences extérieures afin de mieux cerner votre personnalité et de la mettre en relation avec votre projet professionnel. 3 Se préparer au bilan
  • 141. de compétences  Ce travail sur votre histoire personnelle une fois terminé, répondez aux questions suivantes : qui êtes-vous aujourd’hui ? Des membres de votre famille exercent- ils une profession paramédicale ? Selon vous, le cadre familial est-il important ? Si oui, pourquoi ? Quel est votre parcours scolaire ? Faites- vous partie d’une association caritative ? Quels sont vos loisirs préférés ? Comment expliquez-vous votre choix professionnel ? Que vous évoque la mort ? L’actualité vous intéresse-t-elle ? Comment
  • 142. occupez-vous votre temps libre ? Ainsi, au fil de vos investigations, ce travail d’introspection vous prépare à mieux répondre aux questions des jurés. Faites maintenant votre bilan de compétences, les membres du jury pourront ainsi apprécier votre niveau d’engagement et d’investissement. 4 Le lien avec la profession  Le fait de bien vous connaître vous permettra de mieux comprendre les patients dont vous aurez la
  • 143. responsabilité. Vos patients vous dévoileront une partie de leur vie, de leur intimité, de leur histoire qui vous permettront de mieux les prendre en charge. Vous pourrez ainsi mettre en évidence les liens sociaux, familiaux, professionnels nécessaires à un bon rétablissement.
  • 144. Fiche 11 Méthode Connaître ses compétences professionnell Afin d’envisager un métier qui vous correspond ou une réorientation, il faut d’abord vous situer dans votre parcours de vie, professionnel et extraprofessionnel, et pour cela, définir votre niveau de
  • 145. compétence professionnelle. Vous devez vous imposer un bilan (compétences personnelles et professionnelles, et formation scolaire). 1 Qu’est-ce qu’un bilan de compétences ?  Un bilan de compétences à pour objectifs majeurs : d’analyser son parcours personnel et professionnel ; de capitaliser les expériences professionnelles ; d’identifier ses compétences. Les thèmes que vous devez aborder
  • 146. dépendent de votre situation. Ainsi, vous pouvez travailler sur : le déroulement de votre vie professionnelle (parcours scolaire et professionnel) ; l’inventaire de vos compétences (relationnelles, animation, gestes aux soins d’urgence, etc.) ; vos capacités et vos connaissances (en puériculture, en gériatrie, en psychologie, en informatique, en langues vivantes, etc.) ; la recherche de vos centres d’intérêts et de vos motivations (sport, musique, vie associative, etc.) ;
  • 147. l’analyse de vos orientations (vos choix de vie et ou professionnel) ; l’image de vous-même (valeurs, comportements, positionnements, etc.) ; vos formations complémentaires (stages, perfectionnement technique, attestation de formation aux premiers secours, etc.). 2 Faire un bilan de compétences  Vous pouvez concevoir ce bilan comme la rédaction d’un
  • 148. curriculum vitae. Réalisez un tableau de synthèse reprenant vos acquis pendant votre scolarité et au-delà. Une fois ce travail terminé, vous aurez une vision cartographique de votre parcours. Vous aurez ainsi dégagé vos traits professionnels, vos acquisitions, vos points forts, vos faiblesses et mis en évidence ce que vous souhaitez. Vous serez également mieux préparé à répondre aux questions du jury dans la mesure où vous aurez clarifié qui vous êtes. Ce travail demande du temps, de la motivation, de la concentration et
  • 149. de la persévérance. Ne vous découragez pas. • Exemple Titres, stages, diplômes et autres Po Formations diplômantes BEP Sanitaire et social Accès sélecti AS et de la s Formations professionnelles Approfondissement en gériatrie Conna la géront et tech relatio Expériences professionnelles Agent des services hospitaliers en maison de retraite Trava appro différe de pri
  • 150. charge person Centres d’intérêt Lecture, voyages Conna d’autr ouvert Motivations Bénévole Déterm impliq Image de soi Accès sur des valeurs altruistes Honnê authen et con Capacités et connaissances Allemand Aisanc rentre avec u person hospit d’orig
  • 151. germa Formations complémentaires Animateur en centre aéré Expér prise e d’enfa À l’issue de ce travail, vous pourrez répondre en partie à la question « Qui suis-je aujourd’hui ? » par le fait que vous avez exploré votre vie en repérant les temps forts et ceux qui le sont moins. Votre personnalité et votre parcours seront clarifiés et vos décisions plus précises. Le travail de recul que vous venez d’effectuer vous permettra d’affronter davantage les questions que vous
  • 152. poseront les membres du jury. Cependant votre travail n’est pas terminé car vous allez devoir mettre en évidence vos activités et réalisations personnelles.
  • 153. Fiche 12 Méthode Mettre en évidence ses investissemen et ses réalisations Vous venez d’effectuer votre bilan de compétences professionnelles. Cependant, vous devez mentionner l’ensemble de
  • 154. vos activités, engagements, loisirs et réalisations personnelles pour que celui-ci soit complet. 1 Identifier ses activités et/ou réalisations personnelles  Votre investissement et vos réalisations personnelles démontrent votre implication dans la vie sociale. Les membres du jury pourront donc davantage cerner votre personne. Les sujets à évoquer sont nombreux et variés, voici quelques domaines, à titre d’exemples.
  • 155. Vos activités : sportives (individuelle ou collective) ; culturelles (Salon du livre, spectacles, musées, fouilles archéologiques, voyages thématiques, etc.) ; artistiques (musique, peinture, danse, etc.). Vos engagements : associatifs (aumônerie, accompagnement de fin de vie, collecte de vêtements, Croix Rouge française) ; familiaux (en charge de vos enfants, parents, grands-parents,
  • 156. etc.) ; professionnels (délégué du personnel, membre du Comité de lutte contre les infections nosocomiales [CLIN]) ; scolaires (délégués parents d’élèves, accompagnateurs pour activités périscolaires, etc.). Vos loisirs : jardinage, bricolage, rencontres entre amis, lecture, écriture, couture, etc. Vos réalisations personnelles : réalisations artistiques, organisation de repas de quartier. 2 Mettre en évidence ses
  • 157. investissements et réalisations  Pour chacune de vos activités, précisez leur importance. Vous pouvez réaliser un tableau de synthèse reprenant vos réalisations. Activités et/ou réalisations personnelles Niveau d’implication Durée moyenne passée au sein de cette activité pe prof Bénévole aux Restos du cœur Distribution alimentaire 1 an Disp ouve écou altrui Choriste Soprano au 2 Écha
  • 158. sein d’une chorale et concerts répétitions par semaine depuis 3 ans parta maîtr Membre du CLIN Secrétaire 6 mois Conn en hy hosp Une fois ce travail terminé, vous serez mieux préparé pour répondre aux différentes questions que les membres du jury pourront vous poser : Êtes-vous membre d’une association caritative ? Lors de votre temps libre, quels types de loisirs avez-vous ?
  • 159. Quel est le dernier livre que vous avez lu ? L’actualité vous intéresse-t- elle ? Quel est le dernier fait marquant ces derniers jours qui a retenu votre attention ?
  • 160. Fiche 13 Méthode Identifier ses savoirs, ses forces et ses faiblesses Le savoir désigne tout ce qu’un individu sait, à un moment donné de son existence. Dans la continuité de vos travaux
  • 161. précédents, vous allez maintenant mettre en évidence votre capacité à dégager vos différents savoirs. Cet exercice vous permettra de réaliser l’ampleur de vos aptitudes. Un exercice complémentaire sur la connaissance de vos points forts et points faibles vous aidera à voir plus clair en vous, à savoir ce pour quoi vous êtes fait, sans rien oublier. 1 Identifier ses savoirs  Les savoirs peuvent se distinguer en quatre niveaux : le savoir (niveaux de connaissance), le savoir-faire
  • 162. (niveau de connaissance pratique), le savoir être (positionnement et comportement) et le savoir devenir (réalisation d’un projet). Faites la liste de vos savoirs à l’aide d’un tableau en quatre colonnes. • Exemple Savoir Savoir- faire Savoir êtr Domaine privé Je connais le code de la route. Je sais qu’au feu rouge, je dois J’utilise la pédale de freinage. Je respect le Code d la route, donc je m’arrête au feu rouge.
  • 163. m’arrêter. Domaine professionnel Je sais qu’il me faut deux serviettes pour une toilette complète. J’utilise une serviette pour la partie haute et l’autre pour la partie basse du corps. J’applique dans les règles de l’art les méthodes pratiques enseignée 2 Identifier ses aptitudes : points forts et points faibles  À partir de votre autoportrait, vous
  • 164. allez mettre en évidence vos aptitudes à travers vos points forts et vos points faibles. Cela vous permettra de mieux en prendre conscience afin d’envisager de les corriger. Faites l’inventaire de vos aptitudes. Celui-ci portera sur cinq domaines. Domaine Questions à vous poser Connaissances Dans quelle branche suis- je le plus fort ? Qu’ai-je appris, en dehors de l’école, par moi-même, par des stages, des voyages… ? Capacités Qu’ai-je appris à l’école en dehors des cours, et en
  • 165. dehors de l’école par des jobs d’étudiant, des postes d’intérimaire, par le sport, par mes hobbys, grâce à ma participation active dans des organisations ? Quelle est ma pratique des langues étrangères ? Goûts Qu’est-ce que j’aime faire ? Quel genre de travail m’attire ? Est-ce que je souhaite travailler dans un bureau, à l’extérieur, à l’étranger ? Est-ce que j’ai envie de rencontrer des gens, de créer mon propre emploi ? Personnalité Qui suis-je ? Qu’est-ce qui me caractérise le
  • 166. plus ? Quels sont mes avantages sur les plans physique, intellectuel, relationnel, personnel ? Comment suis-je perçu par les gens de mon entourage ? Pour le genre d’emploi souhaité, quels sont mes atouts ? Avenir À quoi voudrais-je arriver plus tard ? Ai-je déjà une vision claire de mon avenir professionnel ? Pour mettre de l’ordre dans vos idées, consacrez quelques heures à remplir des feuilles : analytiques d’abord (réponses aux questions), synthétiques ensuite (points forts et
  • 167. points faibles). Confrontez votre auto-analyse avec l’opinion de gens de votre entourage. Ce travail de longue haleine a clarifié votre situation actuelle. Dorénavant, vous êtes en mesure de vous positionner et de comparer vos différents savoirs et vos niveaux de performances. Ce trajet parcouru vous permettra de faire émerger votre projet professionnel. 3 Le lien avec la profession 
  • 168. Lors des stages cliniques que vous aurez à effectuer, votre prestation de stagiaire sera évaluée autour des différents savoirs. Vos connaissances théoriques, pratiques et votre positionnement seront appréciés et contribueront à déterminer votre capacité à devenir un aide-soignant compétent.
  • 169. Fiche 14 Méthode Construire ses motivations personnelles La construction de votre projet professionnel trouve son inspiration dans la connaissance de vos motivations et de la profession concernée. Les membres du jury orientent précisément leurs questions sur
  • 170. ces sujets. Maintenant vous pouvez envisager et anticiper les questions du jury. 1 Anticiper les questions du jury  Le jury veut comprendre quelle est votre connaissance et votre perception du métier d’aide- soignant, mais aussi vos motivations pour faire ce métier. • Exemple Votre connaissance de la profession Qu’est-ce qui vous attire vers ce choix professionnel ? Avez-vous
  • 171. une expérience dans ce domaine ? Connaissez-vous les contraintes de cette profession ? • Exemple Vos motivations Pourriez-vous me parler du programme de formation ? Avez- vous partagé votre intérêt avec des professionnels de santé ? Combien de concours avez-vous présenté ? Faites une liste par écrit de questions possibles et préparez des éléments de réponse. 2 Préciser vos sources de motivation 
  • 172. À la manière d’un brain-storming, jetez sur une feuille de papier toutes vos sources de motivation en lien avec la profession. • Exemple Sources de motivation Possibilités d’évolution : importance accordée à la possibilité de pouvoir évoluer. Rémunération : motivation par le salaire. Diversité : goût pour les activités variées et la technique. Directives : besoin d’encadrement pour organiser son travail. Statut : importance attachée au
  • 173. prestige de son rôle dans le service. Avantages en nature : motivation par les avantages sociaux (retraite complémentaire, CE) Contacts humains : besoin d’échanger avec ses collègues et les patients de façon constante. Reconnaissance : besoin d’avoir un retour sur son travail par ses collègues et/ou sa hiérarchie. Responsabilités : besoin de trouver sa place au sein du service. Éthique : souci que les activités du service soient en accord avec la « morale » et la déontologie professionnelle.
  • 174. Collectivité : souci du travail en équipe. Création : besoin de se réaliser au sein de son travail. Sécurité : besoin d’une certaine stabilité professionnelle. Défi : goût pour la compétition et le dépassement de soi. Cet exercice vous permet de mettre en évidence les éléments déterminants qui vous poussent à faire le choix de cette profession et de dégager les motifs de satisfaction que vous y recherchez.
  • 175. Fiche 15 Méthode Identifier ses valeurs Chacun de nous a son histoire, son éducation, et son environnement. Notre personnalité s’est construite sur des bases, des valeurs qu’il est important de connaître car elles constituent le socle sur lequel chacun s’appuie. De plus, elles donnent du sens à votre projet professionnel.
  • 176. 1 Connaître ses propres valeurs  Parce qu’elles constituent la référence sur laquelle chacun s’appuie pour juger ce qui est vrai, beau, bien, les valeurs représentent ce qui est vraiment très important, ce qui donne du sens. Chacun se détermine, décide, agit dans le respect de valeurs fondamentales. Les valeurs guident les réactions des individus face à une situation ou un sujet donnés. Par exemple, face à une question éthique comme celle de l’euthanasie, de nombreuses réactions et tout autant
  • 177. d’opinions sont possibles, toutes typiquement guidées par les valeurs de chacun. Dans une démarche de définition d’un projet (de vie, ou professionnel), prenez un moment pour réfléchir et faire la liste de vos propres valeurs, ce à quoi vous croyez, ce qui vous pousse à agir. • Exemple Accomplissement – Amitié – Ambition – Argent – Aventure – Authenticité – Communauté – Compétition – Confiance – Contacts – Coopération – Distinction – Diversité – Équilibre – Excellence
  • 178. – Famille – Gratification – Harmonie – Honnêteté – Implication – Indépendance – Intégrité – Intimité – Justice – Loyauté – Moralité – Passion – Pédagogie – Pouvoir – Prestige – Progression – Promotion – Qualité – Reconnaissance – Respect – Réussite – Risque – Solidarité – Transparence – etc. Il est intéressant de vous demander quelles sont les valeurs dans lesquelles vous vous retrouvez le plus, mais faites aussi la liste de celles que vous rejetez le plus violemment.
  • 179. 2 Repérer les valeurs de son interlocuteur  Comprendre l’autre, connaître ses valeurs aide à le respecter mais également à communiquer avec lui. Dans la vie privée, comme dans la vie professionnelle, il faut mettre en place un climat de confiance et de respect mutuel. Si vous vous en prenez à ce que votre interlocuteur considère plus ou moins consciemment comme ce qui est le plus important pour lui, vous prenez le risque de rompre le dialogue. 3 Le lien avec la
  • 180. profession  Dans le cadre de votre exercice professionnel futur, vous allez prendre en charge de nombreuses personnes malades aux valeurs différentes des vôtres. Ne portez pas de jugements de valeurs sur leurs choix et leurs orientations thérapeutiques. Vous devez user d’empathie et de respect vis-à-vis de ces patients même si leurs décisions vous heurtent.
  • 181. Fiche 16 Méthode Élaborer son projet Vous avez effectué votre bilan de compétences, ce qui vous permet dorénavant d’envisager votre projet professionnel. Lors de l’entretien, vous pourrez expliquer à vos interlocuteurs ce que vous êtes et ce que vous avez fait de manière concrète et rationnelle. Montrer que l’on se connaît bien est une preuve de
  • 182. maturité appréciée par les membres du jury. 1 Qu’est-ce qu’un projet ?  Un projet est ce que l’on se propose d’entreprendre. Il doit être suffisamment précis pour servir de référence permanente à la réflexion et à l’action. Il a comme objectif d’améliorer l’existant. Il exprime une volonté de changements et de comportements nouveaux. Il s’agit d’un document écrit, résultat d’un travail de synthèse, permettant de mettre en évidence
  • 183. des éléments clairs, concrets et compréhensibles par une tierce personne. 2 Formaliser son projet professionnel  Ce projet professionnel prend tout son sens dans la mesure où vous intégrez vos propres valeurs et prenez en compte celles des autres. Formalisez votre projet par écrit en reprenant l’ensemble des étapes précédentes, depuis votre histoire personnelle. Votre projet doit comprendre cinq éléments, synthétisant le travail
  • 184. effectué précédemment : 1. Une synthèse des choix qui vous amènent à ce projet : vos orientations, les motivations qui vous poussent vers cette voie. 2. Une synthèse de ce que vous voulez faire et l’essentiel des raisons qui vous poussent à le réaliser. Positionnez-vous en redonnant du sens à votre démarche professionnelle. 3. Une synthèse de vos expériences professionnelles, références, réalisations et initiatives marquantes qui appuient ce projet. 4. Une synthèse des acquis de votre expérience professionnelle en trois
  • 185. points : mes compétences, mes différents savoirs, mes aptitudes à travers mes points forts et mes points faibles. 5. Une synthèse de vos engagements extra-professionnels (cercles, clubs, activités, vie associative, mouvements auxquels vous avez participé) et vos loisirs. Le projet élaboré est un support de travail qui vous représente. Ce document finalisé ne peut pas être un outil exploitable lors de l’entretien. Il vous appartient donc de bien le maîtriser.
  • 186. Partie 2 Entraînement : sujets corrigés Vous avez acquis la méthode. Maintenant, entraînez-vous : chaque fiche d’entraînement propose un sujet corrigé selon la méthode précédemment développée. La première question du sujet correspond au sujet tel qu’il est posé le jour de l’entretien. Le corrigé est complet. Les
  • 187. questions suivantes sont celles que peut vous poser le jury sur votre exposé : questions de culture générale, précisions sur votre exposé, ouverture sur des thématiques proches. Des pistes de réponses vous sont fournies. Le sujet 27 est une simulation d’entretien complet : l’exposé de culture générale est suivi de questions relatives à la thématique et de questions de motivation. Sous-partie 1 Le cadre
  • 188. institutionnel et juridique Sous-partie 2 La vie sociale Sous-partie 3 La vie professionnelle, la santé, la médecine Sous-partie 4 Entretien complet
  • 189. Sous-partie 1 Le cadre institutionnel et juridique Sujet 1 Les institutions du système sanitaire et social Sujet 2 Les règles de la bioéthique Sujet 3 Les dons d’organes Sujet 4 Le système de
  • 190. protection sociale Sujet 5 La politique de santé publique
  • 191. Sujet 1 Entraînement Les institutions du système sanitaire et social Sujet Selon la définition de l’OMS, on peut définir le système sanitaire et social comme l’ensemble de tous les dispositifs ayant pour but
  • 192. d’assurer les meilleures conditions de santé. Son rôle est donc de veiller aux conditions de bien-être physique, psychique et social de toute la population. 1. Que savez-vous du plan canicule, les circonstances de son déclenchement, les structures responsables de sa mise en œuvre, ses différentes phases ? 2. Quelle peut être l’influence du vieillissement de la population sur la politique de santé publique ? 3. Avez-vous des souvenirs de la canicule de 2003 ? 4. Connaissez-vous d’autres grands risques sanitaires possibles ?
  • 193. 5. Que signifie le sigle ARS ? 6. Faut-il avoir peur du retour possible de pandémies ? Corrigé 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Il s’agit d’un sujet de connaissances uniquement, votre opinion sur la question n’est pas demandée. Vous devez montrer que vous possédez et maîtrisez un maximum de données sur ce thème. 2. La connaissance du sujet Vous devez reconstituer
  • 194. l’historique du plan canicule : quand et pourquoi a-t-il été créé ? À quoi sert-il ? Par qui est-il mis en œuvre ? Quelles sont les différentes actions prévues, dans quel ordre et en fonction de quoi ? 3. La structuration de l’exposé Le plan de votre exposé doit comporter une succession de points descriptifs du plan canicule. Vous pouvez structurer votre développement en fonction des différents niveaux d’alerte, ce qui permettra un exposé plus clair. Proposition de corrigé [Introduction] La canicule de l’été
  • 195. 2003 a causé le décès d’environ 15 000 personnes âgées ou fragilisées. Face à l’impuissance ressentie cette année-là, un « plan canicule » a été instauré. Il est actif depuis l’été 2005 et regroupe une série de mesures destinées à prévenir et à lutter contre les conséquences sanitaires d’une forte chaleur. Différents niveaux de vigilance permettent de déclencher les actions adaptées à l’évolution de la situation. [Développement] Le niveau 1 du plan canicule consiste en une veille saisonnière pour la période de chaleur, de début juin à fin août :
  • 196. les actions prévues regroupent une information quotidienne de la population par des spots sur les différents médias, la mise en place d’un centre d’écoute téléphonique d’information et de conseils sur les conduites à tenir ; les recommandations sont mises à jour pour les personnels accueillant ou accompagnant des personnes âgées ou handicapées. Le niveau 2 est un « pré-état » d’alerte en fonction des prévisions météorologiques à trois jours. Les centres opérationnels départementaux coordonnent les échanges d’informations et
  • 197. mobilisent les acteurs ayant en charge la protection des personnes fragiles. Le niveau 3 est activé dès la première vague de chaleur : des messages d’alerte sont diffusés à la population et aux professionnels de la santé ; l’action des centres opérationnels départementaux est renforcée. La synthèse des données sanitaires et les bilans se fait au niveau régional. Les personnes âgées vivant à domicile sont contactées, suivies et conseillées. Enfin, au maximum de la canicule, le niveau 4 est atteint. Des mesures d’urgence sont prévues en cas de
  • 198. situation sanitaire critique due à la sécheresse, à des pannes électriques, etc. La gestion des actions et leur coordination sont sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur ; les centres opérationnels départementaux continuent à diriger les opérations de terrain. [Conclusion] Que ce soit au niveau national, régional ou départemental, tout est prévu et organisé pour agir en situation sanitaire critique ; il s’agit ici de la canicule, mais il existe également d’autres dispositifs prévus, comme en 2009,
  • 199. lors de l’épidémie de grippe A (H1N1) par exemple ; les institutions de notre système de santé sont organisées afin de protéger la population grâce à la prévention et l’information, mais aussi afin de gérer les crises sanitaires graves. 2. La population française vieillit : le taux de fécondité est bas et nous vivons de plus en plus longtemps. Les besoins de santé et les objectifs de santé publique s’en trouvent modifiés : l’allongement de l’espérance de vie fait apparaître de façon plus forte certaines pathologies,
  • 200. telles que les démences séniles, la dépendance. Le secteur de la gériatrie et de la gérontologie deviennent importants et préoccupants, notamment pour leur faible capacité d’accueil ; pour les mêmes raisons, la mise en place et l’extension des soins à domicile deviennent un axe de travail important ; la politique de santé publique doit également accentuer ses campagnes de vaccination contre la grippe, la tuberculose… face au nombre croissant de personnes fragilisées par l’âge. Le vieillissement de la population
  • 201. change les indicateurs de santé et donc la politique de santé publique, sans parler des problèmes de financement de la santé, causés par le déséquilibre croissant entre le nombre d’actifs et d’inactifs ; les dépenses de santé vont donc continuer à augmenter. 3. Retracez les faits, le nombre de morts, le profil des victimes, les leçons tirées de cette catastrophe en termes sanitaire et de solidarité. 4. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), la grippe aviaire, le bioterrorisme, une grave sécheresse. 5. Agence régionale de santé.
  • 202. 6. Un retour est possible avec le développement des transports et les liens internationaux très rapides ; mais des précautions et des plans d’urgence sont prévus, le principe de précaution adopté.
  • 203. Sujet 2 Entraînement Les règles de la bioéthique Sujet La bioéthique est la discipline qui étudie les problèmes moraux soulevés par les activités de recherche scientifique et biologique. Ses lois encadrent la recherche sur les êtres vivants et les applications issues de ces
  • 204. recherches, afin d’assurer le respect de l’être humain. 1. La recherche sur les cellules souches embryonnaires est autorisée par la loi de bioéthique, dans des conditions bien précises ; elle ouvre la voie sur les incroyables potentiels des cellules souches mais pose des problèmes éthiques. Quels sont ces problèmes ? 2. Quels peuvent être les problèmes éthiques soulevés par l’allongement du délai légal de l’IVG ? 3. En quoi les soins palliatifs peuvent-ils être une réponse au refus de la légalisation de
  • 205. l’euthanasie ? 4. Quel est votre avis personnel sur l’euthanasie ? 5. Quand vous serez un(e) professionnel(le) de la santé, quelle sera votre position sur l’euthanasie ? 6. Quand ne parle-t-on plus d’embryon mais de fœtus ? 7. Que représente pour vous l’acharnement thérapeutique ? 8. En 2003, une mère demandait officiellement l’autorisation d’euthanasier son fils paralysé, sourd et aveugle ; vous souvenez- vous de son nom ?
  • 206. Exercice 1.1 1. Travailler sur le sujet 1. La compréhension du sujet Vous n’avez pas à donner votre opinion sur cette recherche, mais à développer les problèmes éthiques qu’elle peut poser, et ce quelle que soit votre opinion sur le sujet. C’est un sujet de réflexion plus que de connaissances, bien qu’il vous soit nécessaire de maîtriser un minimum de connaissances sur l’éthique et sur les cellules souches. 2. La connaissance du sujet Mobilisez toutes vos connaissances
  • 207. sur la bioéthique, sur la recherche embryonnaire : en quoi elle consiste, sur quel type d’embryon elle est possible ; ensuite, trouvez en quoi cette recherche pose des problèmes moraux ou soulève des inquiétudes. 3. La structuration de l’exposé Vous pouvez présenter une partie par type de problème posé. Vous expliquerez dans l’introduction en quoi consiste la recherche, car consacrer une partie entière à ce point précis risquerait d’être considéré comme étant hors sujet. Proposition de corrigé
  • 208. [Introduction] La recherche progresse tous les jours, aidée par les avancées technologiques, les dons et les subventions, et le travail des chercheurs. Mais chaque découverte ou progrès peut soulever inquiétudes et problèmes moraux. Les cellules souches apparaissent dans les premiers stades de la vie et ont la capacité d’engendrer tout type de cellule. La recherche sur ces cellules est un formidable espoir pour la médecine, mais leur mode de récolte est problématique : prélevées sur un embryon, ce geste provoque la destruction de celui-ci.
  • 209. [Développement] Tout d’abord, il faut savoir que ces embryons sont congelés ; ils sont considérés comme surnuméraires et ne font donc plus partie d’un projet parental. Cependant, leur appartenance antérieure à ce projet peut rendre la situation difficile pour les parents qui doivent donner leur autorisation ; ce genre de décision ne se prend jamais à la légère, peut générer des conflits dans le couple, de la culpabilité. Détruire ces embryons pose le problème de l’être vivant ; certains considèrent l’embryon comme un amas de cellules, d’autres
  • 210. estimeront qu’il s’agit déjà d’un être vivant qui a droit au respect et à la vie. Quand on connaît la peine que peut générer une fausse couche, même au début d’une grossesse, on peut se dire que l’embryon est un être vivant dès qu’il est imaginé et désiré par son ou ses parents. Dans le cas des embryons obtenus en vue d’une fécondation in vitro, la question prend tout son sens. Cette recherche est certes louable, mais le fait de détruire un être humain potentiel transforme l’image de ce dernier, en fait un matériel d’étude, et risque de lui faire
  • 211. perdre sa dignité et sa valeur ; il pourrait même devenir un objet de transaction ou d’échange. [Conclusion] Toutes ces questions sont importantes et légitimes. Les réponses ne sont pas simples à trouver et méritent un temps de réflexion, c’est pourquoi l’autorisation pour cette recherche n’est donnée qu’à titre dérogatoire et provisoire pour cinq ans. Un bilan est alors fait afin de décider de la reconduction ou non de cette recherche au regard des avantages tirés et des inconvénients, des problèmes engendrés.
  • 212. Les problèmes éthiques nécessitent du temps pour la réflexion. Les progrès de la médecine sont rapides et en allongent la liste en permanence, c’est pourquoi la loi de bioéthique est revue tous les cinq ans ; ainsi elle peut s’adapter à toutes les évolutions et prendre en compte la maturation de la réflexion. 2. Le délai légal de recours à l’interruption volontaire de grossesse est passé en 2001 de dix à douze semaines de gestation. Légalisée depuis 1975, cette pratique est entrée dans les mœurs mais n’est jamais un acte anodin ; le
  • 213. recul de ce délai a des conséquences positives mais comporte des risques. Cela a donné à de nombreuses femmes un délai supplémentaire pour réfléchir à cette décision difficile, et a évité à d’autres (plus de 3 000 par an) un avortement « tardif » à l’étranger où les délais sont plus longs, comme en Angleterre par exemple. Mais à douze semaines de grossesse, il est possible de déceler par échographie de petites malformations et cette information risque de conduire à des avortements « de confort ».
  • 214. Certains médecins évoquent également les risques pour la mère car l’intervention devient plus lourde. Cette nouvelle avancée est bien sûr positive pour des milliers de femmes, mais comme chaque avancée elle pose des problèmes éthiques à ne pas négliger. 3. L’euthanasie peut être définie comme le fait de hâter ou de provoquer la mort d’un malade incurable pour mettre fin à ses souffrances. Par peur des abus qui peuvent en résulter, la France refuse sa légalisation ; elle met en avant le rôle des médecins qui est
  • 215. de guérir et de soulager, non de tuer. En réponse, elle accentue ses efforts sur les soins palliatifs qui sont une réponse possible car ils ont pour but de soulager la douleur et d’accompagner les patients en fin de vie. Les patients demandant l’euthanasie le font car ils ne supportent plus la douleur : les soins palliatifs ne soignent pas mais prennent en charge la douleur de façon très efficace et adaptée à chaque personne. Une autre raison qui pousse certains patients à demander l’euthanasie est la volonté de garder leur dignité.
  • 216. Chaque malade veut pouvoir mourir quand il le désire ; le fait de décider du moment est une façon d’être une dernière fois maître de la situation et de se sentir digne. Par le respect, l’écoute et la gentillesse, les personnes travaillant en soins palliatifs redonnent cette dignité à chaque personne. De plus, les soins palliatifs, grâce à l’encadrement et au suivi permanent, peuvent apporter les réponses aux besoins de ceux qui souffrent : pouvoir dire adieu à leurs proches quand le moment est venu, pouvoir être visité par un représentant de sa religion. Pouvoir
  • 217. planifier ses derniers instants est aussi l’un des motifs des demandes d’euthanasie. Pour toutes ces raisons, on peut dire que les soins palliatifs sont une réponse possible à la non- légalisation de l’euthanasie. Mais le comité national d’éthique a tout de même recommandé une « exception d’euthanasie », laissant entendre que la réponse n’est pas aussi simple et complète. 4. Attention ! Vous devez rester modéré : la loi considère l’euthanasie comme un meurtre. 5. Attention ! Le professionnel applique la loi interdisant
  • 218. l’euthanasie et se concentre sur les soins palliatifs. 6. On parle d’embryon pendant les huit premières semaines de grossesse (ou dix semaines d’aménorrhée), puis on parle de fœtus. 7. Définition du mot « acharnement », notion de limite des gestes de réanimation, cas des grands prématurés ; si on arrête, est-ce de l’euthanasie ? 8. Marie Humbert et son fils Vincent. Retracez les événements, les questions soulevées sur la dignité, le droit à l’euthanasie, etc.
  • 219. Sujet 3 Entraînement Les dons d’organes Sujet Le don d’organe consiste en un prélèvement sur une personne, le plus souvent décédée, d’un organe ou d’un tissu pour effectuer une greffe, qui se définit comme la mise en place dans le corps d’un organe étranger qui lui est devenu nécessaire. Il est possible
  • 220. également de donner son sang ou ses composés, les plaquettes par exemple. 1. En 2011, 16 371 personnes étaient en attente de greffe, et les statistiques montrent qu’un prélèvement possible sur trois est refusé. Le don d’organe est-il facile à accepter ou à refuser ? 2. Quel est l’intérêt du registre national de refus de don d’organes ? 3. Des centaines de malades en attente de greffe meurent sans avoir pu en bénéficier. Pourquoi ? 4. Pourquoi le don de sang ou d’organes doit-il être gratuit ?
  • 221. 5. Avez-vous votre carte de donneur ? Pourquoi ? 6. À quoi sert l’agence de la biomédecine en ce qui concerne les greffes ? 7. Qu’est-ce qu’une xénogreffe ? 8. Pourquoi avoir créé un registre de refus de don et non pas un registre de donneurs ? Corrigé 1. Travailler le sujet 1. La compréhension du sujet Vous devez connaître la définition du don d’organes. Il ne s’agit pas
  • 222. ici de don de sang ou de sperme, mais exclusivement du don d’organes, qui nécessite pour la majorité des cas le décès du donneur, et donc la difficulté d’acceptation pour certaines personnes. Le don d’organes est-il facile à accepter ou à refuser ? Le sujet demande une argumentation pour chaque position ; vous devez expliquer pourquoi certaines personnes refusent le don et d’autres l’acceptent. Vous pouvez aussi réfléchir à la position du receveur, car la situation n’est pas anodine pour lui. 2. La connaissance du sujet