1.
L’introduction du son au cinéma




Cinéma BAC 2
03.10.2012
http://arba-cinema.blogspot.com/
Singin’ in the rain (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)
Début du cinéma sonore :
Le Chanteur de Jazz (Alan Crosland, 1927)


Mais :

- Expériences et tentatives pour unir l’image cinématographique à du son
mécaniquement reproduit (phonographes) depuis les débuts du cinéma
(voir Dickson & Edison)

- ! Le cinéma muet n’était pas un cinéma “sans son”
L’arrivée du son
implications technologiques et économiques mais aussi stylistiques, au
niveau du langage cinématographique



Au début :
- beaucoup de réalisateurs craignaient que les longues séquences de
dialogue élimineraient la flexibilité des mouvements de caméra et du
montage du cinéma muet
- méfiance de la part de l’avant-garde : cinéma muet comme la forme la plus
pure de cinéma
Alfred Hitchcock (1933) : “I was greatly interested in music and films in the
silent days, and I have always believed that the coming of sound opened
up a great opportunity. The accompanying music came at last under the
control of the people who made the picture”.
1927-1931 : coexistence de différents procédés

“sound-on-film” /
“sound-on-disc”
Difficultés techniques des premières années :

-micros omnidirectionnels, très sensibles et pas faciles à bouger
-emplacement des micros limite l’action (le mouvement des acteurs, mais
aussi des caméras)
-caméras dans des cabines insonorisées
-prise de vue avec multiples caméras
-pas de mixage possible
-….


--> Singin’ in the Rain
L’arrivée du son crée des barrières linguistiques, et rend plus difficile
l’exportation internationale des films.
Dans un premier temps : impossibilité du doublage (pas possible de séparer les
différentes pistes du son) / sous-titres sont rejetés (ils distraient)


Solution pendant la période 1927-1931 : multiples versions


A partir de 1931 : les techniques de mixage ont beaucoup évolué et permettent
de mixer la bande son originelle avec des nouvelles voix. Le doublage et le
sous-titrage deviennent les normes pour la distribution internationale des films
(jusqu’à aujourd’hui)


Bibliographie :

Rick Altman, Silent Film Sound, Columbia University Press, New York, 2004.
Michel Chion, Le son au cinéma, Editions de l'Etoile/Cahiers du Cinéma, coll.
"Essais", Paris, 1985.
Michel Chion, UN ART SONORE, LE CINÉMA, Cahiers du Cinéma, coll. Essais,
Paris, 2003.

Bac2 2012 02

  • 1.
    1. L’introduction du sonau cinéma Cinéma BAC 2 03.10.2012 http://arba-cinema.blogspot.com/
  • 2.
    Singin’ in therain (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)
  • 3.
    Début du cinémasonore : Le Chanteur de Jazz (Alan Crosland, 1927) Mais : - Expériences et tentatives pour unir l’image cinématographique à du son mécaniquement reproduit (phonographes) depuis les débuts du cinéma (voir Dickson & Edison) - ! Le cinéma muet n’était pas un cinéma “sans son”
  • 4.
    L’arrivée du son implicationstechnologiques et économiques mais aussi stylistiques, au niveau du langage cinématographique Au début : - beaucoup de réalisateurs craignaient que les longues séquences de dialogue élimineraient la flexibilité des mouvements de caméra et du montage du cinéma muet - méfiance de la part de l’avant-garde : cinéma muet comme la forme la plus pure de cinéma
  • 5.
    Alfred Hitchcock (1933): “I was greatly interested in music and films in the silent days, and I have always believed that the coming of sound opened up a great opportunity. The accompanying music came at last under the control of the people who made the picture”.
  • 6.
    1927-1931 : coexistencede différents procédés “sound-on-film” / “sound-on-disc”
  • 7.
    Difficultés techniques despremières années : -micros omnidirectionnels, très sensibles et pas faciles à bouger -emplacement des micros limite l’action (le mouvement des acteurs, mais aussi des caméras) -caméras dans des cabines insonorisées -prise de vue avec multiples caméras -pas de mixage possible -…. --> Singin’ in the Rain
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    L’arrivée du soncrée des barrières linguistiques, et rend plus difficile l’exportation internationale des films. Dans un premier temps : impossibilité du doublage (pas possible de séparer les différentes pistes du son) / sous-titres sont rejetés (ils distraient) Solution pendant la période 1927-1931 : multiples versions A partir de 1931 : les techniques de mixage ont beaucoup évolué et permettent de mixer la bande son originelle avec des nouvelles voix. Le doublage et le sous-titrage deviennent les normes pour la distribution internationale des films (jusqu’à aujourd’hui) Bibliographie : Rick Altman, Silent Film Sound, Columbia University Press, New York, 2004. Michel Chion, Le son au cinéma, Editions de l'Etoile/Cahiers du Cinéma, coll. "Essais", Paris, 1985. Michel Chion, UN ART SONORE, LE CINÉMA, Cahiers du Cinéma, coll. Essais, Paris, 2003.