L'article analyse les efforts du régime autoritaire de Ben Ali pour contrôler le barreau tunisien, en limitant son autonomie par des mécanismes d'accès privilégié à des affaires juridiques pour les avocats affiliés au parti au pouvoir. La participation des avocats aux manifestations lors des événements de janvier 2011 a renforcé leur position symbolique après la chute du régime, bien que leur influence dans la mobilisation populaire ait été initialement limitée. L'étude s'appuie sur des données quantitatives et qualitatives recueillies auprès de 626 avocats pour comprendre les dynamiques politiques et économiques influençant la profession en Tunisie.