Généralités Affections tissulaires Primaires Héréditaires  le + souvent autosomiques D Bilatérales  Symétriques Touchent électivement une couche de la cornée Surviennent à tout âge, parfois congénitales, le plus souvent dans la 2 ème  décennie
Généralités
Modes de découverte
Classifications En 3 Groupes Dystrophies Erosives La plupart des dystrophies antérieures et stromales supérieures Dystrophies liées à une mutation de BIGH3  (anomalie de la kératoépithéline) Les 5 dystrophies AD stromales les plus fréquentes Groenouw I (granuleuse) Grillagées de type I et IIIa Avellino Reis-Bücklers Risque de récidive ++ lors d’une greffe de cornée Dystrophies amyloïdes Protéolyse incomplète Réagencement polypeptidique  Pz- insoluble Dépôts Dystrophie gélatineuse en goutte Dystrophie sphéroïde en bandelette Granulaire II Grillagé I et IIIA NB La dystrophie grillagée de type II est en rapport avec une amylose  systémique
Classification La plus répandue tient compte de la couche de la cornée touchée
Dystrophies cornéennes antérieures Dystrophies cornéennes intermédiaires Dystrophies  stromales Dystrophies postérieures
A - Dystrophies cornéennes antérieures Dystrophie de Meesman * Dystrophie de Lisch Dystrophie épithéliale microkystique de Cogan * Dystrophie gélatineuse en goutte Dégénérescence sphéroïde en bandelettes * Réalisent un tableau d’érosions cornéennes récidivantes
A - Dystrophies cornéennes antérieures
Physiopathologie
Histoire naturelle
Eclairage direct Microkystes focaux, grisâtres, bien délimités Cornée centrale amincie Amas en volutes par coalescence de microkystes dans la capsule de Bowman Dystrophie cornéenne de Meesmann
Dystrophie cornéenne de Meesmann Rétroillumination Vésicules de taille et forme irrégulière
Dystrophie de Meesmann Histologie Microkystes ( 10 à 100   m) intra-épithéliaux 1/3 antérieur Bleu de toluidine x600
A - Dystrophies cornéennes antérieures
Généralités Anatomopathologie Microkystes dans toute l’épaisseur de l’épithélium Génétique Transmission récessive liée à l’X
Histoire naturelle
A - Dystrophies cornéennes antérieures
Physiopathologie
Histoire naturelle Photophobie BAV
Biomicroscopie Lésions de différentes formes: Cartes de géographie (maps) Empreintes digitales (fingerprints) Kystes de Cogan (dots) Kystes de Bron (Blebs)
Biomicroscopie ‘ Maps’ Zones centrales, en verre dépoli, lacunes claires au centre Limites bien délimitées, surélevées ou non
Coloration à la fluo "négative"
Biomicroscopie ‘ Fingerprints’ Moins fréquent Groupe de lignes parallèles  concentriques, curvilignes Central ou para-central
Rétro-illumination+++
Anatomie pathologique Maps et fingerprints La MB épaissie envoie des expansions aberrantes dans l’épithélium sus-jacent Fragments inversés de membrane basale dans les microkystes
Biomicroscopie Dots Fines opacités, rondes, ovales ou en virgule, gris-blanchâtres Souvent sous ou près d’une ‘map’
Anatomie pathologique ‘ Dots’ Pseudo-kystes contenant débris nucléaires et cytoplasmiques Postérieurs à la membrane anormale
Biomicroscopie Blebs Fines bulles claires en amas Taille et formes uniformes Lignes ou rangées possibles Dépôts de protéines fibro-granulaires entre Bowman et épithélium
A - Dystrophies cornéennes antérieures
Histoire naturelle
 
Dystrophie gélatineuse en goutte Dépôts sous épithéliaux d’amylose Fluorescent à la coloration à la thioflavine
A - Dystrophies cornéennes antérieures
Histoire Naturelle
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Généralités Dystrophie cornéenne associée à une rétinite pigmentaire constante. Il existerait une anomalie du métabolisme lipidique Il n’existe pas de traitement spécifique, le pronostic est lié à la gravité de l’atteinte rétinienne
Clinique L’atteinte cornéenne Présente dès la naissance Aggravation très progressive Le plus souvent asymptomatique LAF Dépôts de forme cristalline Couleur jaunâtre  Localisation paralimbique a/n du stroma superficiel au contact de la Bowman
 
Kératopathie actinique Histologie Dépôts globulaires basophiles du stroma superficiel Destruction partielle de la couche de Bowman
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Histoire naturelle La récidive sur le greffon est inconstante et tardive (>15 ans)
 
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Clinique BAV dès la 1 ère  décennie Erosions cornéennes récidivantes fréquents au début puis s’espaçant par la suite Augmentation progressive du diamètre de la cornée provoquant un astigmatisme irrégulier LAF: Aspect en verre dépoli à peu près symétrique des 2 cornées
Opacités réticulées gris-blanchâtre sous-épithéliales et stromales antérieures aspects linéaires, géographiques, en anneaux ou alvéolaires
Histologie Absences focales de couche de Bowman Dépôts granuleux disposés en bande sous l’épithélium Hémalun-éosine-safran x430
Traitement Avant tout chirurgical dès la 3 ème  décennie. PKT, Kératoplastie lamellaire superficielle. Récidive fréquente sur le greffon dès la 5 ème  année. L’utilisation de mytomycine C topique réduirait ce risque.
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Histoire naturelle Récurrence sur greffon, dans les 5 à 10 ans , plus superficielle  relève du laser Excimer
Dystrophie granulaire Opacités en « miettes de pain », en « flocons de neige »,  séparées par des zones de cornée saine , centrales.  La périphérie est épargnée .
Dystrophie granulaire Transmission AutoS D Mutation du gène BIGH3 Mutation R555W : remplacement de l’arginine par le tryptophane au codon 555
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Clinique Début entre avant 20 ans Evolution lente BAV légère Photophobie ++ LAF
Histoire naturelle
Dystrophie d’Avellino Granular-lattice dystrophy
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Dystrophie grillagée de type I Transmission AutoS D Mutation BIGH3 Mutation R124C : remplacement de l’arginine par la cystéine au codon 124 Amylose cornéenne isolée
Histoire naturelle
Dystrophies grillagées Lattice corneal dystrophy Lignes grillagées ou réfractiles
Dystrophies grillagées Histologie Dépôts d’amylose dans le stroma ( dystrophies amyloïdes ) Rouge Congo Biréfringence au rouge Congo en lumière polarisée
B – Dystrophie cornéennes intermédiaires
Clinique et traitement Début vers 40 ans voire jusqu’à 70 ans Mutation BIGH3 LAF Lésions linéaires radiaires, épaisses A/n du stroma antérieur puis diffusent vers le stroma moyen Traitement chirurgical: Kératoplastie transfixiante ou lamellaire profonde dès 60 ans avec récidive à 12 ans.
C - Dystrophies Cornéennes Stromales
Dystrophie cristalline centrale de Schnyder Clinique Début très tôt, parfois dès 1 an Hypoesthésie cornéenne après quelques années d’évolution LAF Voile annulaire central, la périphérie cornéenne est épargnée Cristaux en forme d’aiguille dans le stroma antérieur en arrière de la Bowman EUM normal
Dystrophie cristalline centrale de Schnyder
Dystrophie cristalline centrale de Schnyder Traitement PKT en 1 ère  intention Kératoplastie lamellaire ou transfixiante envisageable Récidive sur greffon plus de 20 ans après.
C - Dystrophies Cornéennes Stromales
Dystrophie maculaire Relève d’une mucopolysaccharidose Anomalie du métabolisme des kératanes sulfate
 
Dystrophie maculaire Dépôts mal limités,  confluents ,  d’aspect blanc sale , occupant toute l’épaisseur du stroma,  jusqu’au limbe
C - Dystrophies Cornéennes Stromales
Dystrophie mouchetée de François-Neetens Affection non progressive, asymptomatique +/- irritation oculaire, photophobie Diagnostic le plus souvent de découverte fortuite LAF Lésions « réfractiles » dans tout le stroma d’un limbe à l’autre, blanchâtre Aspect en peau de crocodile Aucun traitement n’est nécessaire
 
Dystrophie mouchetée de François-Neetens Apparentée: dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François
D - Dystrophies cornéennes postérieures
Dystrophie stromale amorphe postérieure Affection congénitale non progressive, centro-périphérique de la cornée Clinique fruste, découverte lors d’un examen systématique LAF Opacités pré-descémétiques discontinues gris blanchâtres, irrégulières, d’un limbe à l’autre Cornée aplatie (<42 D), amincie (<500 µ)
D - Dystrophies cornéennes postérieures
Dystrophie cornéenne endothéliale congénitale héréditaire
Dystrophie endothéliale congénitale héréditaire (CHED) CHED I : dans les 1ères années de vie CHED II : œdème dès la naissance
D - Dystrophies cornéennes postérieures
Dystrophie cornéenne polymorphe postérieure Débute tôt, parfois dès la naissance Très lentement progressive LAF Vacuoles endothéliales (aspect en cratère de lune) Spéculaire Désorganisation et épaississement de la Descemet Traitement: solutés hypertoniques si œdème cornéen, kératoplastie transfixiante
Dystrophie postérieure polymorphe Vésicules Lignes grises : épaississement localisé de la mb de Descemet
D - Dystrophies cornéennes postérieures
Dystrophie endothéliale de Fuchs Evolution en 3 stades
Dystrophie de Fuchs Stade 1 : cornea guttata Stade 2 :œdème cornéen Stade 3 : fibrose sous-épithéliale
Dystrophie de Fuchs Stade 1 : cornea guttata Stade 2 :œdème cornéen Stade 3 : fibrose sous-épithéliale
Dystrophie de Fuchs Stade 1 : cornea guttata Stade 2 :œdème cornéen Stade 3 : fibrose sous-épithéliale
Dystrophie de Fuchs Histologie Tubérosités de la membrane de Descemet
Dystrophie endothéliale de Fuchs Traitement Œdème de cornée: solutés hypertoniques Rupture de bulle: lentille pansement Cicatrice  Kératoplastie transfixiante ou lamellaire profonde Récidive dans le greffon à 2 ans…
E - Traitement des dystrophies
Traitement des dystrophies Dystrophies épithéliales Dystrophies de la Bowman Dystrophies stromales superficielles (granulaire, grillagée, Schnyder, gélatineuse…) PKT
Traitement des dystrophies Dystrophies stromales profondes (maculaires, grillagées profondes, granulaires profondes…) Kératoplastie lamellaire Kératoplastie transfixiante
Dystrophie de cornée
Généralités Protrusion non inflammatoire de la cornée Apparition dans l’adolescence Evolution variable Stationnaire Rapide en 3 à 5 ans Progression régulière sur une longue période
Epidémiologie Selon les critères diagnostics, entre 1 et 5 ‰ Sa fréquence a été sous estimée jusqu’à l’avènement de la chirurgie réfractive Affection bilatérale, l’atteinte du 2 ème  œil peut se révéler jusqu’à plusieurs dizaines d’années après. Le plus souvent sporadique, l’origine familiale peut être évoquée dans 6 à 10% des cas (transmission AD avec pénétrance incomplète)
 
Circonstances diagnostiques
Trépied Diagnostic
Astigmatisme cornéen irrégulier Mis en évidence par les examens kératoscopiques et kératométriques Elément essentiel du diagnostic et du pronostic du kératocône Kératomètre de Javal : la dystorsion des mires est un signe précoce Examen au disque de Placido (cercles blancs et noirs concentriques dont la taille diminue de la périphérie vers le centre)  Kératoscope de Klein: lentille de 6 dioptries prismatiques au centre d’une mire de Placido illuminée. L’examinateur observe la cornée à travers la lentille et précise si le reflet des cercles est déformé ou non.  Suggèrent un kératocône: Une irrégularité près du centre de la cornée et une distorsion de l’axe horizontal Des cercles éloignés dans la partie supéro-nasale et rapprochés en temporal inférieur Kératométrie moyenne est en général mais  pas toujours  élevée
Protrusion excentrique de la cornée Signe de Munson Signe de Rizzuti (aspécifique)
LAF Amincissement cornéen maximal au sommet du cône  (pachymétrie: une différence périphérie-centre cornéen de 0,085 mm est fortement évocatrice) Fente lumineuse déformée par la saillie conique Opacités cornéennes Anneau de Fleischer Dépôt de ferritine à l’intérieur  de l’EUM Situé à la base du cône,  de coloration brune Mieux visible en lumière bleue,  après dilatation
LAF Structures fibrillaires  Identiques à celle d’une cornée normale, elles sont cependant plus facilement visibles Faisceaux concentriques à la partie interne l’anneau de Fleischer Visibilité anormale des nerfs cornéens Normalement visibles chez le sujet âgé, elles le sont chez le sujet jeune présentant un kératocône
LAF Stries de Vogt Dans le stroma postérieu en avant de la Descemet Lignes de contrainte verticales, obliques, fines qui disparaissent quand on exerce une pression externe sur le globe
Classification d’Amsler
Complications
Ulcération cornéenne Le plus souvent spontanée Favorisée par le port de lentille de contact Abrasion au sommet du cône Risque de kératite infectieuse voire abcès de cornée
Hydrops Rupture aiguë de la membrane de Descemet Clinique très bruyante Photophobie, larmoiement ++ Œil rouge, cercle périkératique Douleurs d’importance variable LAF Œdème épithélio-stromal brutal (irruption d’HA) Œdème microkystique (zone arrondie saillante) Traitement Médical: Antalgique, hypotonisants Chirurgical: Tamponnement à l’aide d’un gaz non expansif
 
OCT Hydrops:  Evolution d'un kératocône aigu après tamponnement par air injecté en chambre antérieure
Autres amincissements non inflammatoires de la cornée
Kératoglobe
Dégénérescence marginale pellucide Affection bilatérale, début entre 10 et 50 ans Amincissement de la cornée périphérique, toujours claire, avasculaire, sans dépôt lipidique  Dans le secteur inférieur entre 4 et 8h  Sur une bande étroite de 1 à 2 mm Séparé du limbe par une zone de cornée normale de 1 à 2 mm La cornée centrale est d’épaisseur normale Entraîne un astigmatisme inverse souvent irrégulier
Pseudo Kératocônes Post trachome Post kératopathie dans l’enfance
Kératocône postérieur Rare, congénital, unilatéral, souvent non isolé (autres anomalies oculaires ou non) 2 formes Total Localisé Augmentation de la courbure de la face postérieure alors que la face antérieure est normale
Cornéotopographie Topographie de courbure En  haut : projection du disque de  Placido  sur le dome cornéen, permettant le calcul de la courbure axiale de la cornée (à gauche en mm, à droite en dioptries).
Le topographe Orbscan   Il relève d'une technologie plus récente qui permet au chirurgien de non seulement détecter les irrégularités de la surface cornéenne, mais également de cartographier la surface cornéenne postérieure.
Traitements Ils dépendent du stade de la maladie Stades initiaux: méthodes optiques Lunettes Lentilles de contact Stades avancés (opacités cornéennes, intolérance ou inefficacité de la correction  optique) Chirurgie
Chirurgie et Kératocône Non réalisés  En pratique
Greffe lamellaire de cornée Intérêt Conserver l’endothélium cornéen, sain, et ainsi limiter le risque de rejet

DYSTROPHIES DE CORNEE

  • 1.
  • 2.
    Généralités Affections tissulairesPrimaires Héréditaires le + souvent autosomiques D Bilatérales Symétriques Touchent électivement une couche de la cornée Surviennent à tout âge, parfois congénitales, le plus souvent dans la 2 ème décennie
  • 3.
  • 4.
  • 5.
    Classifications En 3Groupes Dystrophies Erosives La plupart des dystrophies antérieures et stromales supérieures Dystrophies liées à une mutation de BIGH3 (anomalie de la kératoépithéline) Les 5 dystrophies AD stromales les plus fréquentes Groenouw I (granuleuse) Grillagées de type I et IIIa Avellino Reis-Bücklers Risque de récidive ++ lors d’une greffe de cornée Dystrophies amyloïdes Protéolyse incomplète Réagencement polypeptidique Pz- insoluble Dépôts Dystrophie gélatineuse en goutte Dystrophie sphéroïde en bandelette Granulaire II Grillagé I et IIIA NB La dystrophie grillagée de type II est en rapport avec une amylose systémique
  • 6.
    Classification La plusrépandue tient compte de la couche de la cornée touchée
  • 7.
    Dystrophies cornéennes antérieuresDystrophies cornéennes intermédiaires Dystrophies stromales Dystrophies postérieures
  • 8.
    A - Dystrophiescornéennes antérieures Dystrophie de Meesman * Dystrophie de Lisch Dystrophie épithéliale microkystique de Cogan * Dystrophie gélatineuse en goutte Dégénérescence sphéroïde en bandelettes * Réalisent un tableau d’érosions cornéennes récidivantes
  • 9.
    A - Dystrophiescornéennes antérieures
  • 10.
  • 11.
  • 12.
    Eclairage direct Microkystesfocaux, grisâtres, bien délimités Cornée centrale amincie Amas en volutes par coalescence de microkystes dans la capsule de Bowman Dystrophie cornéenne de Meesmann
  • 13.
    Dystrophie cornéenne deMeesmann Rétroillumination Vésicules de taille et forme irrégulière
  • 14.
    Dystrophie de MeesmannHistologie Microkystes ( 10 à 100  m) intra-épithéliaux 1/3 antérieur Bleu de toluidine x600
  • 15.
    A - Dystrophiescornéennes antérieures
  • 16.
    Généralités Anatomopathologie Microkystesdans toute l’épaisseur de l’épithélium Génétique Transmission récessive liée à l’X
  • 17.
  • 18.
    A - Dystrophiescornéennes antérieures
  • 19.
  • 20.
  • 21.
    Biomicroscopie Lésions dedifférentes formes: Cartes de géographie (maps) Empreintes digitales (fingerprints) Kystes de Cogan (dots) Kystes de Bron (Blebs)
  • 22.
    Biomicroscopie ‘ Maps’Zones centrales, en verre dépoli, lacunes claires au centre Limites bien délimitées, surélevées ou non
  • 23.
    Coloration à lafluo &quot;négative&quot;
  • 24.
    Biomicroscopie ‘ Fingerprints’Moins fréquent Groupe de lignes parallèles concentriques, curvilignes Central ou para-central
  • 25.
  • 26.
    Anatomie pathologique Mapset fingerprints La MB épaissie envoie des expansions aberrantes dans l’épithélium sus-jacent Fragments inversés de membrane basale dans les microkystes
  • 27.
    Biomicroscopie Dots Finesopacités, rondes, ovales ou en virgule, gris-blanchâtres Souvent sous ou près d’une ‘map’
  • 28.
    Anatomie pathologique ‘Dots’ Pseudo-kystes contenant débris nucléaires et cytoplasmiques Postérieurs à la membrane anormale
  • 29.
    Biomicroscopie Blebs Finesbulles claires en amas Taille et formes uniformes Lignes ou rangées possibles Dépôts de protéines fibro-granulaires entre Bowman et épithélium
  • 30.
    A - Dystrophiescornéennes antérieures
  • 31.
  • 32.
  • 33.
    Dystrophie gélatineuse engoutte Dépôts sous épithéliaux d’amylose Fluorescent à la coloration à la thioflavine
  • 34.
    A - Dystrophiescornéennes antérieures
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  • 36.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 37.
    Généralités Dystrophie cornéenneassociée à une rétinite pigmentaire constante. Il existerait une anomalie du métabolisme lipidique Il n’existe pas de traitement spécifique, le pronostic est lié à la gravité de l’atteinte rétinienne
  • 38.
    Clinique L’atteinte cornéennePrésente dès la naissance Aggravation très progressive Le plus souvent asymptomatique LAF Dépôts de forme cristalline Couleur jaunâtre Localisation paralimbique a/n du stroma superficiel au contact de la Bowman
  • 39.
  • 40.
    Kératopathie actinique HistologieDépôts globulaires basophiles du stroma superficiel Destruction partielle de la couche de Bowman
  • 41.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 42.
    Histoire naturelle Larécidive sur le greffon est inconstante et tardive (>15 ans)
  • 43.
  • 44.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 45.
    Clinique BAV dèsla 1 ère décennie Erosions cornéennes récidivantes fréquents au début puis s’espaçant par la suite Augmentation progressive du diamètre de la cornée provoquant un astigmatisme irrégulier LAF: Aspect en verre dépoli à peu près symétrique des 2 cornées
  • 46.
    Opacités réticulées gris-blanchâtresous-épithéliales et stromales antérieures aspects linéaires, géographiques, en anneaux ou alvéolaires
  • 47.
    Histologie Absences focalesde couche de Bowman Dépôts granuleux disposés en bande sous l’épithélium Hémalun-éosine-safran x430
  • 48.
    Traitement Avant toutchirurgical dès la 3 ème décennie. PKT, Kératoplastie lamellaire superficielle. Récidive fréquente sur le greffon dès la 5 ème année. L’utilisation de mytomycine C topique réduirait ce risque.
  • 49.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 50.
    Histoire naturelle Récurrencesur greffon, dans les 5 à 10 ans , plus superficielle relève du laser Excimer
  • 51.
    Dystrophie granulaire Opacitésen « miettes de pain », en « flocons de neige », séparées par des zones de cornée saine , centrales. La périphérie est épargnée .
  • 52.
    Dystrophie granulaire TransmissionAutoS D Mutation du gène BIGH3 Mutation R555W : remplacement de l’arginine par le tryptophane au codon 555
  • 53.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 54.
    Clinique Début entreavant 20 ans Evolution lente BAV légère Photophobie ++ LAF
  • 55.
  • 56.
  • 57.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 58.
    Dystrophie grillagée detype I Transmission AutoS D Mutation BIGH3 Mutation R124C : remplacement de l’arginine par la cystéine au codon 124 Amylose cornéenne isolée
  • 59.
  • 60.
    Dystrophies grillagées Latticecorneal dystrophy Lignes grillagées ou réfractiles
  • 61.
    Dystrophies grillagées HistologieDépôts d’amylose dans le stroma ( dystrophies amyloïdes ) Rouge Congo Biréfringence au rouge Congo en lumière polarisée
  • 62.
    B – Dystrophiecornéennes intermédiaires
  • 63.
    Clinique et traitementDébut vers 40 ans voire jusqu’à 70 ans Mutation BIGH3 LAF Lésions linéaires radiaires, épaisses A/n du stroma antérieur puis diffusent vers le stroma moyen Traitement chirurgical: Kératoplastie transfixiante ou lamellaire profonde dès 60 ans avec récidive à 12 ans.
  • 64.
    C - DystrophiesCornéennes Stromales
  • 65.
    Dystrophie cristalline centralede Schnyder Clinique Début très tôt, parfois dès 1 an Hypoesthésie cornéenne après quelques années d’évolution LAF Voile annulaire central, la périphérie cornéenne est épargnée Cristaux en forme d’aiguille dans le stroma antérieur en arrière de la Bowman EUM normal
  • 66.
  • 67.
    Dystrophie cristalline centralede Schnyder Traitement PKT en 1 ère intention Kératoplastie lamellaire ou transfixiante envisageable Récidive sur greffon plus de 20 ans après.
  • 68.
    C - DystrophiesCornéennes Stromales
  • 69.
    Dystrophie maculaire Relèved’une mucopolysaccharidose Anomalie du métabolisme des kératanes sulfate
  • 70.
  • 71.
    Dystrophie maculaire Dépôtsmal limités, confluents , d’aspect blanc sale , occupant toute l’épaisseur du stroma, jusqu’au limbe
  • 72.
    C - DystrophiesCornéennes Stromales
  • 73.
    Dystrophie mouchetée deFrançois-Neetens Affection non progressive, asymptomatique +/- irritation oculaire, photophobie Diagnostic le plus souvent de découverte fortuite LAF Lésions « réfractiles » dans tout le stroma d’un limbe à l’autre, blanchâtre Aspect en peau de crocodile Aucun traitement n’est nécessaire
  • 74.
  • 75.
    Dystrophie mouchetée deFrançois-Neetens Apparentée: dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François
  • 76.
    D - Dystrophiescornéennes postérieures
  • 77.
    Dystrophie stromale amorphepostérieure Affection congénitale non progressive, centro-périphérique de la cornée Clinique fruste, découverte lors d’un examen systématique LAF Opacités pré-descémétiques discontinues gris blanchâtres, irrégulières, d’un limbe à l’autre Cornée aplatie (<42 D), amincie (<500 µ)
  • 78.
    D - Dystrophiescornéennes postérieures
  • 79.
    Dystrophie cornéenne endothélialecongénitale héréditaire
  • 80.
    Dystrophie endothéliale congénitalehéréditaire (CHED) CHED I : dans les 1ères années de vie CHED II : œdème dès la naissance
  • 81.
    D - Dystrophiescornéennes postérieures
  • 82.
    Dystrophie cornéenne polymorphepostérieure Débute tôt, parfois dès la naissance Très lentement progressive LAF Vacuoles endothéliales (aspect en cratère de lune) Spéculaire Désorganisation et épaississement de la Descemet Traitement: solutés hypertoniques si œdème cornéen, kératoplastie transfixiante
  • 83.
    Dystrophie postérieure polymorpheVésicules Lignes grises : épaississement localisé de la mb de Descemet
  • 84.
    D - Dystrophiescornéennes postérieures
  • 85.
    Dystrophie endothéliale deFuchs Evolution en 3 stades
  • 86.
    Dystrophie de FuchsStade 1 : cornea guttata Stade 2 :œdème cornéen Stade 3 : fibrose sous-épithéliale
  • 87.
    Dystrophie de FuchsStade 1 : cornea guttata Stade 2 :œdème cornéen Stade 3 : fibrose sous-épithéliale
  • 88.
    Dystrophie de FuchsStade 1 : cornea guttata Stade 2 :œdème cornéen Stade 3 : fibrose sous-épithéliale
  • 89.
    Dystrophie de FuchsHistologie Tubérosités de la membrane de Descemet
  • 90.
    Dystrophie endothéliale deFuchs Traitement Œdème de cornée: solutés hypertoniques Rupture de bulle: lentille pansement Cicatrice Kératoplastie transfixiante ou lamellaire profonde Récidive dans le greffon à 2 ans…
  • 91.
    E - Traitementdes dystrophies
  • 92.
    Traitement des dystrophiesDystrophies épithéliales Dystrophies de la Bowman Dystrophies stromales superficielles (granulaire, grillagée, Schnyder, gélatineuse…) PKT
  • 93.
    Traitement des dystrophiesDystrophies stromales profondes (maculaires, grillagées profondes, granulaires profondes…) Kératoplastie lamellaire Kératoplastie transfixiante
  • 94.
  • 95.
    Généralités Protrusion noninflammatoire de la cornée Apparition dans l’adolescence Evolution variable Stationnaire Rapide en 3 à 5 ans Progression régulière sur une longue période
  • 96.
    Epidémiologie Selon lescritères diagnostics, entre 1 et 5 ‰ Sa fréquence a été sous estimée jusqu’à l’avènement de la chirurgie réfractive Affection bilatérale, l’atteinte du 2 ème œil peut se révéler jusqu’à plusieurs dizaines d’années après. Le plus souvent sporadique, l’origine familiale peut être évoquée dans 6 à 10% des cas (transmission AD avec pénétrance incomplète)
  • 97.
  • 98.
  • 99.
  • 100.
    Astigmatisme cornéen irrégulierMis en évidence par les examens kératoscopiques et kératométriques Elément essentiel du diagnostic et du pronostic du kératocône Kératomètre de Javal : la dystorsion des mires est un signe précoce Examen au disque de Placido (cercles blancs et noirs concentriques dont la taille diminue de la périphérie vers le centre) Kératoscope de Klein: lentille de 6 dioptries prismatiques au centre d’une mire de Placido illuminée. L’examinateur observe la cornée à travers la lentille et précise si le reflet des cercles est déformé ou non. Suggèrent un kératocône: Une irrégularité près du centre de la cornée et une distorsion de l’axe horizontal Des cercles éloignés dans la partie supéro-nasale et rapprochés en temporal inférieur Kératométrie moyenne est en général mais pas toujours élevée
  • 101.
    Protrusion excentrique dela cornée Signe de Munson Signe de Rizzuti (aspécifique)
  • 102.
    LAF Amincissement cornéenmaximal au sommet du cône (pachymétrie: une différence périphérie-centre cornéen de 0,085 mm est fortement évocatrice) Fente lumineuse déformée par la saillie conique Opacités cornéennes Anneau de Fleischer Dépôt de ferritine à l’intérieur de l’EUM Situé à la base du cône, de coloration brune Mieux visible en lumière bleue, après dilatation
  • 103.
    LAF Structures fibrillaires Identiques à celle d’une cornée normale, elles sont cependant plus facilement visibles Faisceaux concentriques à la partie interne l’anneau de Fleischer Visibilité anormale des nerfs cornéens Normalement visibles chez le sujet âgé, elles le sont chez le sujet jeune présentant un kératocône
  • 104.
    LAF Stries deVogt Dans le stroma postérieu en avant de la Descemet Lignes de contrainte verticales, obliques, fines qui disparaissent quand on exerce une pression externe sur le globe
  • 105.
  • 106.
  • 107.
    Ulcération cornéenne Leplus souvent spontanée Favorisée par le port de lentille de contact Abrasion au sommet du cône Risque de kératite infectieuse voire abcès de cornée
  • 108.
    Hydrops Rupture aiguëde la membrane de Descemet Clinique très bruyante Photophobie, larmoiement ++ Œil rouge, cercle périkératique Douleurs d’importance variable LAF Œdème épithélio-stromal brutal (irruption d’HA) Œdème microkystique (zone arrondie saillante) Traitement Médical: Antalgique, hypotonisants Chirurgical: Tamponnement à l’aide d’un gaz non expansif
  • 109.
  • 110.
    OCT Hydrops: Evolution d'un kératocône aigu après tamponnement par air injecté en chambre antérieure
  • 111.
    Autres amincissements noninflammatoires de la cornée
  • 112.
  • 113.
    Dégénérescence marginale pellucideAffection bilatérale, début entre 10 et 50 ans Amincissement de la cornée périphérique, toujours claire, avasculaire, sans dépôt lipidique Dans le secteur inférieur entre 4 et 8h Sur une bande étroite de 1 à 2 mm Séparé du limbe par une zone de cornée normale de 1 à 2 mm La cornée centrale est d’épaisseur normale Entraîne un astigmatisme inverse souvent irrégulier
  • 114.
    Pseudo Kératocônes Posttrachome Post kératopathie dans l’enfance
  • 115.
    Kératocône postérieur Rare,congénital, unilatéral, souvent non isolé (autres anomalies oculaires ou non) 2 formes Total Localisé Augmentation de la courbure de la face postérieure alors que la face antérieure est normale
  • 116.
    Cornéotopographie Topographie decourbure En  haut : projection du disque de Placido sur le dome cornéen, permettant le calcul de la courbure axiale de la cornée (à gauche en mm, à droite en dioptries).
  • 117.
    Le topographe Orbscan Il relève d'une technologie plus récente qui permet au chirurgien de non seulement détecter les irrégularités de la surface cornéenne, mais également de cartographier la surface cornéenne postérieure.
  • 118.
    Traitements Ils dépendentdu stade de la maladie Stades initiaux: méthodes optiques Lunettes Lentilles de contact Stades avancés (opacités cornéennes, intolérance ou inefficacité de la correction optique) Chirurgie
  • 119.
    Chirurgie et KératocôneNon réalisés En pratique
  • 120.
    Greffe lamellaire decornée Intérêt Conserver l’endothélium cornéen, sain, et ainsi limiter le risque de rejet