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痴神礼讃
[ELOGEDELAFOLIE]
Editeurresponsable:CerclePhilo&Lettres,ruedesBlancsChevaux,n°8A
2
SOMMAIRE
SOMMAIRE................................................................................................ 2
EDITO.......................................................................................................... 3
MOT DU PRAESIDIUM............................................................................. 4
CALENDRIER DES ACTIVITES – Q2....................................................... 5
MOT DE LA CULTURE.............................................................................. 6
PHOTOS DES REPETITIONS DE LA REVUE.......................................... 8
LE KAP DU MOIS : LE KOT MANGA....................................................... 9
SHANGHAI................................................................................................. 11
AÏKIS........................................................................................................... 17
LES PIRES JEUX TV JAPONAIS............................................................... 20
LES EVAPORES DU JAPON...................................................................... 22
FOCUS SUR LE CINEMA.......................................................................... 23
LE PAYS DU SOLEIL LEVANT.................................................................. 24
10 BONNES RAISONS............................................................................... 28
CINEMAASIATIQUE................................................................................. 29
LA CONDITION DE LA FEMME EN CORÉE DU NORD........................ 31
M’AS-TU LU ?............................................................................................ 33
MADAME BUTTERFLY............................................................................. 35
KOBANE CALLING................................................................................... 37
BELGI-QUOI ?............................................................................................ 42
IVANDL’AMOUR....................................................................................... 44
CRWTH........................................................................................................ 45
HOROSCOPE CHINOIS............................................................................. 48
JEUX............................................................................................................ 53
COLORIAGES............................................................................................. 56
KIKADIKOIS.............................................................................................. 57
REMERCIEMENTS.................................................................................... 58
LE COIN PHOTOS...................................................................................... 59
3
EDITO
Chers lecteurs,
Bienvenue à vous dans ce 7ème
et avant-der-
nier numéro de l’Eloge de la Folie ! Cette édition
promet d’être, comme les précédentes, riche de
culture et vous intéressera, nous l’espérons.
Ce mois-ci, nous nous intéressons au pays
du Soleil Levant, c’est-à-dire le Japon, (et pas la
Chine, comme beaucoup le pensent). Bien que ce
pays est riche d’une culture immense, nous ne vou-
lions pas simplement nous réduire à celui-ci, et
avons décidé de traiter de la culture asiatique de
manière générale dans certains de nos articles.
Alors, qu’allez-vous découvrir à travers ces
pages ? Des articles sur le cinéma japonais et asia-
tique, les évaporés du Japon, l’histoire du Japon, la
condition des femmes en Corée du Nord, etc. Vous
retrouverez également vos rubriques favorites et
habituelles, pas d’inquiétude !
Comme d’habitude, nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire
ces articles que nous de les écrire. Aussi, nous vous rappelons qu’après ce numéro,
il ne restera qu’un Eloge à paraître : c’est donc pour vous l’occasion de nous en-
voyer votre plus beau texte à l’adresse suivante : elogedelafolie.fial@gmail.com
Nous vous remercions et n’attendez plus, découvrez ce que notre bel Eloge a à
vous offrir !
A plus dans l’Antre du Bouffon,
Vos délégués Eloge 2016/2017,
Anna Breyne et Gilles Josson
4
LE MOT DU PRAESIDIUM
Chers petits œufs en chocolat,
Que le temps file ! Les examens se rapprochent à une vitesse effarante.
Bientôt, les cercles qui vous animent toute l’année devront ranger fûts et gobelets
réutilisables le temps d’un été. Heureusement, nous avons encore quelques belles
semaines devant nous…
Tout d’abord, la Revue. A l’heure où nous vous parlons, les représentations
n’ont pas encore eu lieu… Qui sait donc ce que l’avenir nous réserve ? Nous es-
pérons que ce spectacle de qualité vous aura charmés autant que les danseuses aux
corps de sirènes. N’hésitez pas à faire partie du projet l’an prochain – en tant que
participants ou que spectateurs – afin de vivre une aventure formidable.
Pour les dernières semaines, le Philo garde son horaire habituel : tous les
après-midis, de 14h à 18h, pour profiter du soleil le plus longtemps possible ;
tous les lundis, de 21h à 3h, pour danser sur le dancefloor et éliminer toutes les
calories accumulées au cours de l’année ; les mercredis pour les Anim’Bars, des
bars cool ambiance. La K-Fet est également ouverte tous les midis, de 12h à 14h.
Le lundi S10 (24 avril) sera sous le signe du folklore. En effet, nous vous
proposons en cet après-midi ensoleillé (du moins, nous l’espérons !) le Brocan-
tus. Une grande brocante sera organisée au cercle, ainsi qu’un atelier répara-
tion/remise en ordre de calotte. Enfin, le tout sera parsemé de chants paillards pour
égayer votre journée !
Deux Casas sont également au programme : le jeudi S10 (27 avril) et le
mardi S11 (02 mai). Venez affonner une dernière fois les membres du comité du
cercle de VOTRE faculté !
En vous souhaitant force et honneur pour les semaines à venir,
Elisabeth et Melissa,
XXXe praesidium du
cercle Philo & Lettres
5
CALENDRIER DES ACTIVITES - Q2
Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi
S9 / / Revue
@CCO
Revue
@CCO
Revue
@CCO
S10 Bar 21-03h Brocantus
14h-18h
Philundi
21h-03h
/ Echange de
livre 14h-
18h
Anim’Bar
21h-01h
CASA
FLTR
21h-03h
S11 Bar Bouf-
fon 21h-
03h
Philundi
21h-03h
CASA in-
terPhilo
21h-03h
/ Anim’Bar
21h-01h
S12
FIN DE LA GUINDAILLE S13
6
LE MOT DE LA CULTURE
Salut à toi, fidèle lecteur de l’Eloge !
Avec le blocus qui approche, quoi de mieux que de se détendre un peu en
consacrant du temps à de la lecture de loisir, avant d'en consacrer à ses syllabus ?
C'est pour cela que nous vous proposons de venir échanger un livre avec une per-
sonne tirée au hasard !
Le principe est simple, vous apportez un livre que vous aimez et que vous
aimeriez faire découvrir à un/e inconnu/e tiré/e au sort qui en retour vous en offrira
également un. Cool non ? Vous partagez un livre, en recevez un gratuitement et
aucune taxation ne sera imposée !
Et puis après, pourquoi pas rester prendre un petit verre en discutant litté-
rature autour du bar ?
L'échange se déroulera le mercredi 26 avril à 16h lors d'un bar aprem’ au
cercle Philo et Lettres.
Conditions :
 Savoir lire, même si ce n'est pas obligatoire finalement
 Offrir un livre qu'on aime bien, c'est quand même mieux
 Pas de manuels scolaires, livres scientifiques (donc rangez vos livres d'ono-
mastique !) et pas de cahiers de coloriage déjà coloriés.
En espérant vous y voir,
La Culture 2016-2017
Emi, Guillaume et Nico.
7
8
EN EXCLU : LES REPETITIONS DE LA REVUE FIAL1
© Alexe Plum
1
La XVIIIème revue FIAL se déroule le 18, 19 et 20 avril au Centre Culturel d’Ottignies.
9
LE KAP DU MOIS : LE KOT MANGA
Puisque le thème de ce mois-ci était celui du pays du Soleil Levant, nous
ne pouvions pas ne pas parler du kot-à-projet « Kot Manga ». Pour cette raison (et
pour fêter le retour de la rubrique « KAP du mois »), nous avons réalisé une in-
terview écrite avec le « Kot Manga », que nous vous transcrivons ci-dessous :
 Est-ce que vous pourriez nous présenter votre équipe et votre projet en
quelques mots ?
Notre équipe est composée de neuf membres : Jonathan, Haddou, Arno, Quentin,
Leandro, Marina (qui est une Erasmus japonaise), Benoît et moi-même (Alice).
Chacun a un rôle précis, par exemple : responsable mangathèque, trésorerie, pro-
jections, affiches, ou encore président, etc. Notre projet est centré sur la culture
japonaise. Il s'agit de faire découvrir cette culture particulière à travers plusieurs
activités, notamment nos tables de conversations en japonais ou notre location de
mangas. En plus de ça, nous accueillons particulièrement les Erasmus japonais,
pour les aider à s'intégrer le mieux possible en Belgique, que ce soit pour des
problèmes administratifs ou socialement.
 Quels sont les événements que vous organisez chaque année?
Notre plus grand évènement est la mangakissa. Elle consiste en une nuit entière,
à l'entrée gratuite, où nous proposons des jeux vidéo, une projection d'animés, des
jeux traditionnels tels que le majong ou le Go, du karaoké et bien d'autres choses.
Toute la nuit, nous vendons également de la nourriture typique du Japon. Et bien
sûr, nos deux activités récurrentes sont les tables de conversations et la man-
gathèque.
A part ça, nous organisons diverses activités comme le souper japonais (où nous
cuisinons entrée, plat et dessert), l'atelier sushis, l'halloween japonais, l'Izakaya-
karaoké, etc.
 Y-a-t-il encore des activités organisées en cette fin de 2ème
quadri-
mestre?
Oui, nous faisons une soirée rétro le mardi 18 avril, au kotmanga, de 19h à 01h
du matin. C'est un évènement consacré aux jeux, animés et mangas rétros. Nous
y mettons à dispositions des participants de vieilles consoles et organisons des
10
combats de cartes yu-gi-oh et magic ainsi qu'un quiz en deux manches avec ré-
compense à la clé. Et, comme presque à chaque fois, nous cuisinons aussi des
petits plats japonais.
 Quel type d'ambiance peut-on trouver lorsque l'on passe la porte de
votre KAP ?
L'ambiance du kotmanga est très chaleureuse ! Comme nous avons des perma-
nences tous les midis et soirs en semaine pour la mangathèque, nous avons l'ha-
bitude d'accueillir de nouvelles personnes. On peut dire que les membres du kot
sont très ouverts. En plus, nous avons une bonne cohésion d'équipe, ce qui est un
plus pour organiser de bonnes activités. Si vous entrez chez nous, ne soyez pas
surpris de nous voir jouer tous ensemble à la console, ou de sentir une agréable
odeur de gâteau, car nous en faisons assez souvent !
 Quels sont les qualités que vous recherchez chez un éventuel membre
de votre KAP ?
Les qualités les plus recherchées au kotmanga sont probablement l'ouverture d'es-
prit, le sens des responsabilités et l'envie d'apprendre. Même si ce n'est pas obli-
gatoire, savoir parler japonais est aussi un bon plus.
 La vie de kapiste, en quelques mots, c'est...
C'est plein d'expérience, de belles rencontres, des responsabilités, mais surtout
beaucoup de fun !
 Quelque chose à rajouter ?
On croit souvent que les gens s'intéressant à la culture asiatique sont refermés sur
eux-mêmes, mais c'est tout l'inverse ! On est toujours prêt à accueillir et à décou-
vrir de nouvelles personnes, donc n'hésitez pas à passer, même si le Japon ne vous
avait jamais intéressé jusqu'alors.
 Site web ou adresse page Facebook :
Page « Kotmanga Ucl » sur Facebook.
11
SHANGHAI, MEGALOPOLE A L’ENERGIE COMMUNICATIVE
Ni hao2
, jeunesse dorée de Louvain-la-Neuve !
Il semblerait que j’ai assez tanné nos chers rédacteurs de l’Eloge de la Folie
avec mon voyage à Shanghai afin qu’ils décident de faire un Eloge sur la culture
asiatique. De fait, voilà une bonne excuse pour moi de vous faire un petit compte-
rendu de ces deux semaines passées dans cette mégalopole chinoise.
En quelques chiffres, Shanghai, c’est 24.2 millions de personnes ; 6341
km2
; 6 à 7h de décalage horaire (en effet, ils ne font pas les changements d’heure
en fonction des saisons comme nous), mais c’est aussi bien plus que ça ! C’est
une ville plus que dynamique, où le soleil ne pointe pas beaucoup le bout de son
nez ou s’il le fait, est caché par un amas de pollution (le stéréotype des chinois qui
se baladent en masque ? Oui, c’est vrai !). C’est également une culture totalement
différente de la nôtre, parfois même choquante. En effet, ne vous étonnez pas de
voir les chinois cracher un peu partout, y compris dans le métro ou même à table.
Mais gare à ne pas vous moucher devant eux, ils trouveraient cela plutôt mal poli
(ils sont drôles, n’est-ce pas ? ) ! Ne vous formalisez non plus pas devant leur
impolitesse, c’est normal en Chine !
A VOIR/ A FAIRE
 Le Bund, cet endroit emblématique de la croissance chinoise
Il s’agit de l’endroit le plus connu de Shanghai, où tout bon touriste s’y rend très
rapidement lors de son voyage. Indescriptible, je ne pense pas que vous trouverez
ce genre d’endroit ailleurs. Plus grand qu’une Grand Place, de nombreux com-
merces y affluent.
 Le musée de Shanghai
Pas aussi connu que notre Louvre parisien, le musée de Shanghai possède quand
même sa réputation. En effet, à différents étages vous y trouverez différentes
salles qui vous permettront de découvrir plusieurs aspects de la culture chinoise :
la porcelaine ; la peinture ; la calligraphie ; les vêtements ; et encore bien d’autres
choses. Pas très grand cependant, il peut se faire en quelques heures, trois tout au
2
Bonjour en chinois, et encore je vous ai épargné les caractères chinois.
12
plus, mais il vous charmera de par son architecture intérieure très typique. De plus,
devant sa devanture, il y a un magnifique jardin ainsi qu’une énorme fontaine. Et
autre point intéressant : le musée est gratuit.
 Le Yu Garden
Perdu dans la vieille ville, se cache un endroit reposant. Allez-y, baladez-vous
parmi les fleurs et temples et profitez du paysage.
 Qibao
Pour changer de la modernité clinquante et cosmopolite de Shanghai, cap sur les
authentiques paysages chinois au-delà du centre-ville. Qibao est à Shaghai, ce que
Bruges est à la Belgique ! Enfoncez-vous dans les ruelles, dégustez ce que vous
proposent les marchands et n’hésitez pas à y aller boire une tasse de thé. Si vous
aviez envie de voir la Chine de Mulan3
, c’est ici que vous devez vous balader.
 Le marché aux criquets
Comme son nom l’indique, il s’agit d’un marché où on y vend des criquets. Mais
pas n’importe quels criquets ! Des criquets de la taille d’un pouce ! On y vend
aussi toutes autres choses comme des poissons, des tortues, ainsi que des chats…
Oui, des chatons, en cage, attendent que quelqu’un veuille bien les acheter. Sans
vous mentir, je n’ai pas trop apprécié cette visite, j’avais plutôt envie d’acheter
tous les chats qui, je suis certaine, de par leurs regards, me suppliaient de les sau-
ver.
 Le fake market
Un énorme marché sous le métro… Rempli de contrefaçons ! Ici, il est de bon ton
de négocier avec le vendeur afin d’obtenir d’eux le meilleur prix. Et un passage
obligé à faire, est le magasin de thé, où la vendeuse prend le temps de vous faire
goûter tous les thés de sa carte avant que vous ne les achetiez !
 Joy City
C’est un immense centre commercial, qui se divise en deux tours. Jusque-là, vous
me direz « mais elle me veut quoi avec son centre commercial ? » Il y a, non pas
un magasin, mais un endroit rempli de jeux d’arcade. Et surtout, rempli constam-
ment de chinois. Cela peut s’expliquer par le fait que les casinos sont interdits en
3
Ben quoi, on a tous nos références, non ?
13
Chine, il leur faut donc trouver une façon de dépenser « inutilement » leur argent.
Petite chose à noter : les chinois adorent les karaokés ainsi que les jeux de danse !
 Disneyland Shanghai
Vous vous doutez, je ne pouvais pas passer à côté du Disney de Shanghai ! Plus
petit que celui de Paris, il est ce qu’on peut dire : « à la pointe de la technologie ».
En effet, le caractère magique y est moins mis en avant, mais, sans doute expliqué
par le fait que son ouverture date de juin 2016, le visuel est dingue !
 Le cinéma
Oui, un cinéma c’est plutôt basique. Mais pas un cinéma privatif ! Tout au-dessus
d’un centre commercial, se trouve un cinéma « privé » pour la modique somme
de 12,50€ par personne, vous aurez droit à regarder un film dans votre propre
salle, avec un très large choix de films (La La Land et La Belle et la Bête y étaient
déjà disponibles !). Les salles varient et peuvent convenir d’une à onze personnes.
 L’Aquarium
L’Aquarium de Shanghaï n’est pas THE thing to do, mais il n’en reste pas moins
plutôt sympathique et agréable à visiter, bien qu’assez onéreux.
 Se faire masser et demander un « happy ending »
Alors, on sait qu’en Asie les massages sont réputés, mais certains salons propo-
sent… Des « happy ending ». C’est-à-dire qu’à la fin du massage, la masseuse
peut vous faire une petite gâterie… Je n’ai pas essayé donc je ne peux pas en
parler personnellement, mais ça reste une chose assez répandue là-bas.
 Pearl tower
Il s’agit d’une tour de télévision et de radio. Située sur le Bund, il s’agit du second
bâtiment le plus haut à Shanghai. Il est également possible d’y monter pour la
visiter et de profiter de la vue (quand la pollution ne gâche pas tout !).
OU MANGER ?
 Hot Pot
Les Hot Pot sont des genres de bouillon dans lesquels vous pouvez plonger vos
aliments afin de les cuire. Testé et approuvé, mais un petit conseil : évitez juste
14
de prendre le bouillon piquant, ou commandez une bouteille de lait à côté (oui,
c’est possible !).
 Barbecue coréen
Aussi convivial que le Hot Pot, il s’agit d’un barbecue au gaz mis en plein milieu
de la table sur lequel vous pouvez cuire diverses viandes.
 Ms and Mr Bund
Restaurant très chic se situant sur le Bund, qui vous offre une vue imprenable sur
la ville et sur la Pearl Tower.
 Les échoppes en rue où vous pouvez acheter tout et n’importe quoi
Les rues de Shanghai sont peuplées de petites échoppes où vous pouvez acheter
tout et n’importe quoi : des crêpes salées, des « genres » de durum, des épis de
maïs, etc. Très bon, même si on ne sait pas toujours ce que l’on mange !
OU BOIRE UN VERRE ?
 Le Bar Rouge
Il se situe juste au-dessus du restaurant Mr and Ms Bund, ce qui lui confère éga-
lement une vue imprenable. Cependant, si vous souhaitez ne pas rester debout,
pensez à réserver une table et ne vous étonnez pas des prix assez élevés, c’est un
bar très « huppé ».
 Les clubs
Il s’agit d’un concept très particulier, surtout pour les européens. Ces derniers
peuvent en effet y entrer sans payer l’entrée, ni les consommations. Ils doivent
juste trouver un « promoteur » qui se chargera donc de vous emmener dans les
grosses soirées et qui se chargera de vous abreuver.
 Le Perry’s ou le Window
Ce sont deux bars plus « chill » où la 600ml de bière est à 2€, et où il est possible
de manger pour moins de 5€ ! Passé 22h, ce bar laisse place à une soirée dansante
où les chinois et étrangers aiment se défouler sur la piste de danse.
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SPECIALITES CULINAIRES
 Wonton : Il s’agit de genre de petites ravioles qui baignent dans un jus…
D’accord, dit comme ça, ça ne paraît pas très bon mais je vous assure que
ça l’est réellement !
 Œufs de cent Ans : Connu, ces œufs qui baignent dans un jus et ont un
aspect verts… J’avoue ne pas avoir osé y goûter.
 Dumplings : Egalement un genre de ravioli, plus gros que les wontons, qui
peuvent être cuits vapeur ou frits.
 Steamdbun : De délicieux petits pains cuits vapeur et fourrés de tout et
n’importe quoi ! On peut parfois tomber sur du beurre, de la crème anglaise,
de la viande ou encore des légumes !
ANECDOTES
 La fameuse légende qui dit que les chinois ne mangent que du riz cantonais
et des nems est totalement fausse ! Il y en a certes mais ce n’est absolument
pas la spécialité de la Chine, du moins de Shanghai.
 Le marché aux célibataires : typique. Il existe de parcs où les parents amè-
nent leurs enfants pour leur faire rencontrer un partenaire venant d’une
bonne famille.
 Les longs ongles : certains hommes, pour prouver qu’ils sont riches et ne
travaillent pas comme manuels, laissent pousser leurs ongles.
 Les viandes se servent avec les os, on n’enlève pas les choses inutiles du
plat.
 Les chinois aiment les européens : et oui, pourvu que vous soyez européens,
les chinois vous sourient sans cesse et viendront vous parler pour vous dire
que vous êtes beaux.
 On ne mange pas de chien ni de chat (le chien uniquement dans certaines
régions). A Shanghai, ces animaux restent des animaux de compagnie.
 Les chinois adorent manger sucré ! Ce qui explique que beaucoup ont des
problèmes de diabètes.
16
PETITES PHRASES UTILES
Etant donné que les chinois gèrent très mal l’anglais, il est plutôt opportun
d’apprendre quelques phrases types pour vous aider à vous faire comprendre ou
juste être poli, au choix.
 Ni hao : Bonjour
 Xiexie : Merci
 Zatien : Au revoir
 Wo xiang shi… sugar : Je veux manger… ça
 Wo xiang e : Je veux boire
ASTUCES DU VOYAGEUR
 La première chose à faire est de télécharger la carte du métro ! Rassurez-
vous, il est très facile de compréhension, mais l’application européanisée
reste importante car la plupart du temps les noms des stations ne sont écrits
qu’en chinois.
 Téléchargez l’application « Maps Me » et téléchargez la carte de
Shanghai ! Très pratique, cette carte s’utilise sans réseau internet et indique
les gros points importants du type les restaurants, stations de métro, etc.
 N’achetez pas vos cartes de métro à l’unité mais prenez plutôt une carte
rechargeable ! Votre trajet vous coûtera 3RMB, à savoir 0,40€ !
Mélissa
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AIKIS
Quel est le rapport le plus évident entre un Japonais et un étudiant néo-
louvaniste? Non, il ne s’agit pas là d’une blague de mauvais goût sur la taille de
leurs sushis, mais bel et bien d’une étude sérieuse réalisée pendant huit semaines
sur le campus de Louvain-la-Neuve. Le rapport sérieux entre un habitant de Tokyo
et un habitant de notre belle ville préférée, c’est que tous deux ingurgitent une
quantité astronomique de nouilles instantanées.
Notre équipe d’enquêteurs est allée à la rencontre des étudiants, les a inter-
viewés et après avoir récolté près de 16.000 témoignages, une conclusion s’est
vite imposée. Les nouilles favorites des néo-louvanistes sont sans conteste les bien
nommées Aïkis noodles. Disponibles dans tous les magasins de la ville (le Spar),
sous des formats aussi abondants que surprenants (bol et sachet) et en une infinité
de goûts différents (enfin, six pour être exact), les Aïkis sont à l’étudiant ce que
la régionale Enghiennoise est au folklore de LLN: une nécessité.
Nous allons ici nous pencher très bas sur un problème primordial de notre
société. Quelle est la meilleure expérience possible en matière d’Aïkis? Comment
faire jouir vos papilles à un prix raisonnablement raisonnable? Comment atteindre
l’orgasme gustatif pour moins d’un euro et demi? Comment remplacer le coït
par… oui, bon, ok, vous avez compris.
Il s’agit tout d’abord de définir quelle est la meilleure manière de déguster ses
Aïkis. La première distinction est d’abord à faire au niveau de la grand ségrégation
pot/sachet. Mais ce débat éternel peut être vite résolu si l’on en parle à des con-
naisseurs. Les Aïkis en pot sont toujours beaucoup moins bons, quoique plus pra-
tiques. Il n’y a aucun doute là-dessus, un vé-
ritable Aïki en sachet, préparé à la casserole
dans 22 centilitres d’eau à peine bouillante
(pour laisser les épices se mêler aux nouilles
en douceur), le tout servi dans un bol presque
propre, il n’y a rien de meilleur. Pour enfin
savoir quel goût sera idéal pour satisfaire vos
besoins les plus primaires, voici un top 6 très
sérieux.L’enfer existe, et Tokio Hotel y mange
des Aikis en pot
18
6. Aïki goût pizza. Aïki. Goût. Pizza. Sérieux les gars? Non, vous ne pou-
vez pas juste prendre deux aliments que tout le monde kiffe et les mélanger pour
en faire un meilleur. Est-ce que je fais des blanquettes de veau au chocolat moi?
Ben non. Donc arrêtez de faire les cons et créez des goûts qui ont du sens s’il vous
plaît. Le monde va déjà assez mal comme ça putain.
5. Aïki chicken, ou « La décevante vertu de
l’ignorance »4
. Bon, celui-là, au moins, il a le mérite
d’exister en pot et en sachet (ce connard de goût
pizza n’existe qu’en pot en plus). Mais sérieux,
pourquoi faire de son produit de base (le chicken est
toujours mis en avant dans les publicités Aïki) un
plat aussi fade? Le goût du poulet est tout bonne-
ment inexistant dans le palais, et nous ne pesons pas
nos mots. J’en viens presque à prendre en pitié le
pauvre étudiant ingénu qui, tout émoustillé d’es-
sayer enfin son premier Aïki, choisira un chicken en pot et risquera certainement
de devenir vegan après un tel traumatisme.
4. Aïki hot & spicy. Nous entrons enfin dans le vif du sujet. Piquant (mais
pas trop), épicé (mais pas trop), bon (mais pas trop). Voilà tout le problème de ce
goût hot & spicy: il n’est pas mal, sans plus. Et puis il n’existe qu’en pots. Meh.
3. Aïki BBQ. Le parfait exemple de l’Aïki qui aurait pu être délicieux, à un
détail près. Il n’existe qu’en pot. Je vous imagine, là, vous, à vous indigner: «
Mais qu’est-ce qu’il a, l’autre, avec ses goûts de luxe? C’est très bon, en pot ! »
Oui mais non. D’abord, les pots coûtent 20 cents de plus que les sachets (et 20
cents, sur 1€40, ça fait beaucoup). Ensuite, ils contiennent 74 grammes de la pré-
cieuse nourriture, pour 80 grammes en sachets (et pour moins cher, c’est dire) !
Enfin, les nouilles sont fichtrement moins bonnes quand elles viennent en pot. Je
vous assure. Et puis allez-y, essayez si vous ne me croyez pas ! Mais n’osez pas
venir vous plaindre après.
2. Aïki curry. On se rapproche de la perfection. Disponible en sachet pour
les connaisseurs et en pot pour les scouts (et pour les pauvres cons), ce goût ravira
4
J’offre une bière à tous ceux qui ont capté la référence.
19
tout le monde, même les plus timorés. Classique, simple, efficace. Bref, il ravira
tout le monde, aucun risque, ni d’être déçu, ni d’être ébahi. En fait, quand on y
pense, c’est un peu le Macron des Aïkis. Emmanuel Maïki.
1. Aïki thaï chicken. Nous y voilà enfin. Le parangon du délice estudian-
tin. Le Graal du lendemain de soirée. Le Jean-Jacques Goldman de la cuisine ra-
pide. Une simple bouchée de ce mets exquis vous enverra au septième ciel, un
septième ciel rempli d’effluves de coriandre et d’embruns de poulet sauté. Son
arôme unique n’a d’égal que sa pureté immaculée. Car oui, le thaï chicken est le
seul Aïki à ne pas avoir succombé à la perversion du format en pot. Il n’est dis-
ponible qu’en sachet, sous sa forme canonique, originelle, ce qui en fait le plat de
prédilection de tout gourmétudiant. La légende raconte que l’Alma Mater en per-
sonne avait assouvi les désirs de ses nombreux enfants en leur tendant des sachets
d’Aïkis thaï chicken, tout en déclarant solennellement : « Prenez et mangez, ceci
est mon corps donné pour vous. » Ouais, elle avait vraiment le sens de la pun-
chline.
Voilà, cette enquête touche à sa fin. J’aurais pu aussi vous parler des Aïkis
goût cheval, mais ils n’existent pas. Ben oui, ils en ont pas besoin au Japon,
puisqu’ils sont déjà poneys (cette blague marche mieux à l’oral). Sur ce, bon ap-
pétit, et surtout respectez-vous: mangez des Aïkis en sachet.
Escouf
20
LES PIRES JEUX TV JAPONAIS
Si certains émissions françaises et belges ou autres jeux télévisuels vous
insupportent, sachez que les japonais sont en matière de petit écran un brin plus
décalés que nous … Voici une liste non-exhaustive des pires jeux TV de nos amis
asiatiques.
1. Une télé-réalité japonaise propose à ses candidats, en échange d’un très
grand montant d’argent, de s’enduire de crème mélangée à de l’urine de
chien femelle, et de parcourir une distance de 20 mètres sans se faire attra-
per et violer par deux énormes chiens qui les poursuivent. Et ne me deman-
dez pas comment, ils trouvent des candidats.
2. Dans l’émission Tokui-Chuck, il existe une séquence intitulée « Chanter
quoi qu’il arrive », où des candidats masculins doivent chanter à l’aide d’un
karaoké, tout en étant masturbés par de charmantes jeunes femmes. Le but
est de tenir et de chanter le plus longtemps possible, sans éjaculer. Je vous
invite à aller regarder diverses séquences sur le net, c’est, malgré que ce
soit stupide, assez drôle.
3. Autre concept : Silent toshokan inflige à ses participants allongés et atta-
chés sur une table, toutes sortes de « tortures » : se faire gifler, tirer les poils
du nez, pincer, etc. Le but est de faire le moins de bruit possible.
4. Un jeu de divertissement japonais datant d’il y a quelques années consistait
à ce qu’une fille porte une robe dont le fil serait attaché à une roue. Des
hommes devaient alors courir sur un tapis et plus ils couraient vite, plus la
robe s’effilochait. Le but était alors de courir le plus vite, pour dénuder la
femme le plus rapidement possible.
5. En 2010, dans une autre émission, des hommes devaient tirer sur les parois
d’une cabine de douche afin de la casser et de pouvoir dévoiler une jeune
femme nue dissimulée à l’intérieur.
6. Le Japanese sexy curling reprend le principe du curling, mais au lieu de
lancer des palets, on lance des filles, et des filles dénudées, sinon, c’est
moins drôle. Les jeunes femmes sont donc lancées sur un tapis huilé, et
glissent, leur but étant de s’empaler sur des godemichets par les voies
anales, buccales ou vaginales.
21
7. Il existe une émission où il est inter-
dit aux candidats de … péter. Eh
oui, vous avez bien lu. On injecte de
l’air dans l’anus de deux candidats,
ensuite, ces deux derniers réalisent
un bras de fer et le première à se re-
lâcher, perd tout simplement.
8. Autre petite drôlerie : un candidat est placé, couché sur une sorte de charriot
roulant à grande vitesse. Il passe en dessous de jeunes femmes ayant les
jambes écartées, des inscriptions écrites sur la culotte. Le but est donc de
réussir à lire les inscriptions, et ce malgré la vitesse de la course du « char-
riot ».
9. Est diffusée également une émission quelque peu sadomasochiste dont le
principe est assez simple : les candidats doivent réaliser toutes sortes de
défis comme par exemple se lancer un micro-ondes sur la tête (et non, ce
n’est pas une blague).
10. Pour finir, laissez-moi vous présenter un dernier jeu aussi magnifique que
les 9 précédents. On place un cafard dans un tube. Aux deux extrémités de
ce tube, se trouvent les bouches de deux jeunes filles. Ces dernières doivent
souffler dans le tube afin de d’envoyer le cafard le plus loin possible, le but
étant de faire avaler le cafard à l’autre.
22
LES ÉVAPORÉS DU JAPON
Lors d’une émission consacrée aux disparitions volontaires (on occupe son
pré-blocus comme on peut), j’ai pris connaissance de l’existence d’un phénomène
de société japonais assez surprenant : les évaporés. Ce phénomène a été observé
lors d’une enquête menée au Japon de 2008 à 2013 : chaque année, environ 100
000 Japonais disparaissent volontairement du jour au lendemain, sans laisser la
moindre trace.
Pourquoi ? Pour fuir la honte ou le déshonneur, et épargner leur famille.
Nombre d’évaporés sont des salariés licenciés, des endettés, des étudiants qui ont
raté leur bac, ou encore des acteurs d’un adultère. Or, dans la société japonaise
traditionnelle, de telles situations sont sources de grande honte, la personne con-
cernée aussi bien que sa famille étant alors entachées aux yeux des autres. Le
suicide étant tout autant synonyme de déshonneur, l’ultime solution pour ces Ja-
ponais en situation difficile semble être l’évaporation dans la nature. Les familles
des évaporés, quant à elles, lancent très rarement des recherches, préférant laisser
croire que ces disparus sont partis vivre à l’étranger, ou les faisant passer pour
morts, afin de maintenir également l’honneur familial.
Comment ? Bien souvent, la nuit, avec le strict minimum. Parfois, certains
quittent leur maison en plein jour, comme à leur habitude, et ne reviennent jamais.
Le système japonais facilite de telles disparitions : le pays se compose de plusieurs
districts indépendants qui partagent très peu d’informations. Les fiches adminis-
tratives et policières n’étant pas centralisées, il suffit pour l’évaporé de quitter son
district et d’aller où bon lui semble, sous une nouvelle identité.
Ce phénomène gigantesque (d’après l’enquête, chaque Japonais a au moins
une connaissance qui s’est évaporée) révèle le poids que la société traditionnelle
japonaise très exigeante peut représenter pour les personnes qui ne rentrent pas si
facilement dans le moule de l’excellence.
Élise
23
FOCUS SUR LE CINÉMA : LES FILMS JAPONAIS
 L’acteur Seiji Miyaguchi qui joue le samouraï
Kyuzo dans Les Sept Samouraïx d’Akira
Kurosawa n’avait jamais touché d’épée de sa
vie avant le tournage. Grâce à la mise en scène
et un montage efficace, nous avons
l’impression que Kyuzo est un maître dans
l’art du sabre.
 Le film Battle Royale traite du rapport entre la
jeunesse et la génération précédente. Celui-ci
a même provoqué de violentes querelles entre
le réalisateur Kinji Fukasaku et son fils Kenta
Fukasaku.
 Le film Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki a été présenté en
compétition officielle du 52e
Festival de Berlin. Il a remporté l’Ours d’or,
ex-aequo avec le drame irlandais Bloody Sunday. La plus haute récompense
de la Berlinale a provoqué la surprise, car aucun film d’animation n’avait
auparavant été couronné.
 Lors de sa sortie au Japon en 1997,
Princesse Mononoké a attiré plus de quinze
millions de spectateurs ! C’est un véritable
record au Pays du Soleil Levant pour un film
d’animation.
 Le réalisateur Hideo Nakata regardait trois
films d’horreur par jour pour écrire le scénario
du film Ring. Il a été influencé par les films La
maison du diable de Robert Wise, Massacre à
la tronçonneuse de Tobe Hooper et par le roman
La tour d’écrou de Henry James.
 Le film Harakiri de Masaki Kobayashi s’est vu décerner le Prix Spécial du
Festival de Cannes en 1963 par le Jury présidé par l’écrivain Armand
Salacrou (Inconnue d’Arras, Boulevard Durand).
Eli-sa-rajouter ici un suffixe
24
CONNAIS-TU LE « PAYS DU SOLEIL LEVANT » ?
Quand on parle du pays du Soleil Levant, beaucoup pensent à l’Asie et plus
particulièrement à la Chine, mais c’est en fait le Japon qui est concerné par cette
appellation. Déjà une information que tu ne connaissais pas ? Attend donc la
suite ! Cet article s’intéressera à ce pays. Et toi, connais-tu vraiment le Japon ?
Tout d’abord, il est important de situer le Japon parce que, dire qu’il se
trouve à l’Est, ce n’est pas top niveau précision. Il est en fait situé entre l’océan
Pacifique et la mer du Japon, à l’est de la Chine, de la Corée et de la Russie, et au
nord de Taïwan. Si l’on veut vraiment être précis, ce qui tombe bien, parce que
OUI, on veut être précis, on pourrait même dire que Tokyo, sa capitale, est situé
à 35° 41’ Nord, 139° 46’ E, si l’on en croit ses données géographiques.
Le Japon, c’est aussi et surtout 377 915 km² remplis de Japonais. Ouais, des
Japonais, PAR-TOUT. Et des Japonais, il y en a ! Ils sont au nombre de 127 103
388. Pour t’éviter de prendre ta calculette, je peux même te dire que ça fait 349
habitants par mètre carré. Et oui, je te l’accorde, ce n’est pas l’information la plus
utile au monde mais pour ta culture générale, c’est pas si mal, tu me remercieras !
Si l’on veut s’attarder un peu plus sur son histoire, il est utile de savoir que
ce territoire est occupé par une présence humaine depuis plus de 12 000 ans ! Les
premiers habitants étaient d’ailleurs un peuple indigène paléo-sibérien, connus
sous le nom de Aïnous. Ce n’est que plus tard, à partir du VIIème siècle avant
Jésus-Christ que les premières vagues migratoires ont débuté. Selon la légende,
c’est à cette époque que le Japon a été fondé par l’empereur Jinmu. Quelques
siècles passèrent et à partir de la fin du XIIème siècle, une classe guerrière étran-
gère à la cour impériale s’empara du pouvoir. C’était les Samouraïs5
. Avec eux,
d’importants mouvements de population ont eu lieu ainsi qu’un essor écono-
mique. Cependant, progressivement, le pays va se retrouver non seulement au sein
d’une instabilité politique et militaire constante mais aussi et surtout, divisé entre
des domaines de taille variables et dirigés par des clans guerriers rivaux.
5
Ouais, ouais, quand on est cité, on boit les Samouraïs !
25
À partir du XVIème siècle, des
commerçants venant majoritairement
de pays européens comme le Portugal,
l’Angleterre et les Pays-Bas débar-
quent au Japon avec des missionnaires
chrétiens. Seulement, ayant peur que
cela soit synonyme de conquête, la re-
ligion chrétienne devient formellement
interdite sous peine de mort. Le Japon
décide d’ailleurs de couper les ponts
avec tout pays étranger en 1639. C’est
après deux longs siècles que cet isole-
ment prend fin grâce à un américain,
Matthew Perry, qui force le Japon à s’ouvrir à l’Occident. En 1868, de nombreuses
réformes sont mises en place. Parmi celles-ci, l’abolition du système de type féo-
dal et de l’ordre des Samouraïs. Enfin, depuis le XXème siècle, le Japon ne cesse
son expansionnisme militaire.
Le Japon, c’est aussi le pays qui est devenu tristement célèbre dans nos
manuels d’histoire suite à l’attaque non seulement de Pearl Harbour mais égale-
ment les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. La relation que
le Japon entretient avec les Etats-Unis est donc bel et bien en noir et blanc.
En ce qui concerne son administration, le Japon est une monarchie consti-
tutionnelle avec à sa tête, l’Empereur Akihito. Avec un nom pareil, on pourrait
presque croire que c’est lui qui a créé les fameux Aïki. Mais en vrai, bah non.
Pour ce qui est de sa langue, c’est le japonais qui est la langue du Japon
(Captain Obvious here) bien qu’aucune loi ne lui donne le statut de langue offi-
cielle. Contrairement au drapeau du Japon pour lequel ils ne se sont pas foulés
(bah oui écoute, quand tu regardes bien, ce n’est qu’un mec qui a saigné du nez
sur un drap blanc), le Japonais est plus compliqué. Le japonais est, selon certaines
théories, une langue mixte, mélangeant des éléments de plusieurs langues di-
verses. Elle viendrait d’ailleurs de moines bouddhistes chinois. Les Japonais ren-
contrèrent de nombreuses difficultés à adapter cette écriture à leur langue. La
langue japonaise est aussi très intéressante car c’est elle qui est la source de l’ap-
pellation « Pays du Soleil Levant ». En effet, étymologiquement, les caractères
chinois qui composent le nom du Japon signifient « pays (国) d’origine (本) du
Soleil (日).
26
Enfin, comment pourrais-je terminer cet article en oubliant de parler de
sport ? Au Japon, ce n’est pas les combats de sumo qui dominent mais bien le
baseball, le football et le golf ! Le Japon, c’est aussi une 6ème
place aux Jeux
Olympiques 2016 dans le décompte des médailles. Ce n’est donc pas un pays
composé que de gros fat (ah ouais, c’est vrai, askip’, c’est les Etats-Unis ça).
En conclusion, le Japon, c’est plutôt cool (je ne savais pas comment con-
clure en vrai). Ils ont mêmes des proverbes japonais. C’est la même chose que des
proverbes chinois mais en japonais en fait. Donc, pour la route, en voilà un :
« Rien n'est perdu tant que tout n'est pas perdu. »
さようなら 6
Lorella
6
Ça veut dire « au revoir », espèce d’ignorant !
27
28
10 BONNES RAISONS D’EPOUSER UNE CHINOISE7
1. Elles sont naturellement liftées. Elles paraissent toujours 10 ans de moins.
C’est bien, tu prends une femme qui a 30 ans et elle en fait 20 ! Tu en prends
qui a 20, elle en fait… Non, ça non. Mais au moins, tu économises de l’ar-
gent en chirurgie esthétique car elles ont toujours l’air plus jeunes.
2. Parce qu’elle vous laissera croire que vous la menez à la baguette.
3. Parce que quand elle gueule, on ne comprend rien. Et d’ailleurs, quand on
gueule, bah elles ne comprennent rien non plus !
4. Surtout quand vous êtes en Chine, et que vous rentrez à la maison avec un
cheveu noir, eh bien vous n’avez pas peur de vous faire engueuler. Parce
qu’ici, elles ont toutes des cheveux noirs.
5. Vous contribuerez, à votre façon, à améliorer, les relations internationales
entre la France et la Chine, ou votre pays et la Chine. Bon, pour la France,
faut dire qu’ils en ont quand même un petit peu besoin.
6. Elle vous fera des nems. FAUX ! C’est les VietnaNEMS qui vous font des
nems ; les Chinoises, elles font du riz cantonais.
7. Si c’est la crise, elle ne dira pas non à manger du riz.
8. Si vous voulez vivre en Chine, c’est pratique pour avoir des papiers. Ce cas
est aussi appelé le cas de « la fille de l’Est. » Bon ici, c’est l’homme de
l’Est, mais ça ne marchait pas dans l’autre sens. Alors qu’avec les Chinois,
ça marche.
9. Vous n’avez aucune chance d’avoir un enfant roux.
10. Si aimes les chinoiseries, avec une femme chinoise, servi, tu seras.
7
Retranscription d’une petite vidéo YouTube, mais drôle, originale, sur le thème de cet Eloge et parfaite
pour cette rubrique (https://www.youtube.com/watch?v=HP-3czrD8xA)
29
TOUR D’HORIZON : CINÉMA ASIATIQUE
L’Asie a été, depuis la fin de la Seconde Guerre, un grand producteur de
films de toutes catégories. Laissons le loisir aux historiens présents dans la salle
d’analyser l’influence des différents régimes et conflits sur les œuvres parues du-
rant ceux-ci, et concentrons-nous sur les grands pôles cinématographiques de l’Est
lointain.
Tout d’abord, il y a en Asie l’industrie filmique la plus prolifique au monde.
Eh non, Hollywood n’est pas le numéro un ! Il s’agit de son cousin, le Bollywood
indien, avec plus de 1200 films par an, tous dialectes confondus. Des films essen-
tiellement basés sur des légendes Hindis, mais aussi et surtout ces dernières an-
nées, des films d’action bourrés d’explosions et de testostérone.
Ensuite, si on voyage vers l’Iran, on rencontre une industrie
florissante depuis ces vingt dernières années. Ce pays, bien
que novateur dans le domaine dès les années 1900, a connu
son tournant le plus important avec la révolution iranienne de
1979. La créativité a pris place, et de nombreux films iraniens
sont reconnus internationalement et reçoivent des prix. Des
exemples : Le Cercle, Le Goût de la Cerise (Palme d’Or en
1997), Une Séparation, et bien sûr Persepolis.
Le cinéma sud-coréen n’est pas en reste. Surtout célèbre pour ses nombreux
thrillers, films d’angoisse et d’horreur. C’est une des rares industries à concurren-
cer le cinéma américain sur son propre territoire. Depuis 1988, une nouvelle vague
du cinéma sud-coréen s’étend, pour donner aujourd’hui des œuvres uniques, gla-
çantes et fascinantes. Des réalisateurs comme Park Chan-wook ou Bong Joon-ho
révolutionnent la manière de composer un long-métrage.
Pour n’en citer que trois : Memories of Murder, The Host, et
évidemment Old Boy.
Tournons-nous à présent vers le berceau du cinéma
asiatique, le nid à chef-d’œuvre le plus reconnu en Occident,
le Japon. Il faudrait des années pour écrire les louanges que
le cinéma japonais mérite. Avec ses légendes, comme Kuro-
sawa ou Myiazaki, le Japon fût un des pays les plus inno-
vants dans le Cinéma (pas seulement dans l’animation).
30
Dès les années 50, Akira Kurosawa s’impose comme un pionnier du cinéma
japonais. Sa filmographie entière est composée de chefs-d’œuvre. Avec Rasho-
mon, Les 7 Samouraïs, Barberousse, Kagemusha et bien d’autres, Kurosawa peut
être considéré comme un visionnaire du cinéma asiatique.
Qui dit cinéma asiatique dit, bien évidemment, cinéma d’ani-
mation. La reconnaissance mondiale du cinéma d’animation
japonais arrive dans les années 80, avec le cultissime Akira de
Katsuhiro Otomo. Bien qu'accusant plus de vingt-cinq ans au
compteur, Akira impressionne toujours autant et demeure un
modèle d'animation, témoignant d'un travail colossal sur le de-
sign, les couleurs et les dessins, offrant un panel de séquences
devenues cultes, allant d'une poursuite en moto inaugurale à
un final titanesque.
Un budget record est alors accordé à l’animation. Le studio Ghibli voit le
jour, et s’installe directement dans la cour des grands. Hayao Myiazaki en est le
cofondateur, et l’auteur de bon nombre de ses films. Pour n’en citer que quelques-
uns : Le Château dans le ciel (1986), Mon voisin Totoro (1988), Le Tombeau des
Lucioles (1988), Porco Rosso (1992), Princesse Mononoké (1997), Le Voyage de
Chihiro (2001), Le Château ambulant (2004), Le Vent se lève (2013), ... Autant
de pépites réalisées par un studio.
Evidemment, il existe de nombreuses autres œuvres d’animation japonaise.
Il faut se rendre compte que le début de cet « âge d’or » arrive dans le courant des
années 90. Parmi les films les plus influents, on notera Ghost in the Shell (1995),
Perfect Blue (1998), Paprika (2006), Le Conte de la princesse Kaguya (2013),
entre autres.
Le cinéma asiatique est somme toute une industrie assez jeune. Malgré cela,
un très grand nombre d’œuvres trop peu connues sont produites en Asie chaque
année. Des univers uniques, des intrigues ori-
ginales, des personnages recherchés, tout ce
qu’il faut pour voyager dans le lointain
Orient. Prenons le temps de regarder les films
asiatiques et d’apprécier ce cinéma fascinant.
31
LA CONDITION DE LA FEMME EN CORÉE DU NORD
Puisque le thème de cet Eloge est la culture asiatique de manière générale,
et puisqu’apparemment je ne sais parler que des femmes et des inégalités faites à
celle-ci, je traiterai aujourd’hui de la condition des femmes dans le pays le plus
démocratique8
qu’il puisse exister au monde, j’ai nommé : la Corée du Nord.
Tout d’abord, il faut savoir que, de base, les Coréens (femmes ou hommes)
sont soumis à une très grande surveillance de la part du Gouvernement, les privant
donc de toute liberté, quelle qu’elle soit. Où que l’on soit, certaines personnes sont
chargées de surveiller la population, la Corée du Nord encourageant la délation.
Le peuple coréen est donc tenu d’adopter une certaine vigilance face à ses faits et
gestes, puisque les habitants ne sont jamais à l’abris d’une sanction pour des faits
aussi minimes que plier le journal sur la photo de Kim Jong-un9
. Ce dernier
exemple peut être considéré comme un crime politique, allant jusqu’à la peine de
mort. Vous comprendrez pourquoi les Coréens ne sont pas tenus de faire ce qu’ils
veulent et doivent se tenir à carreaux.
Vous vous demandez peut-être comment est traitée l’égalité des sexes du
point de vue de la loi : eh bien, oui, il existe une loi en Corée du Nord qui garantit
l’égalité des sexes10
. Maintenant, si c’était aussi beau et rose, cet article n’aurait
pas lieu d’être et personnellement, j’aurais beaucoup moins de choses à dire.
Le problème est le fait que la société coréenne est, de par son histoire, basée
sur la philosophie confucianiste. Cette dernière est très conservatrice et suppose
que les femmes doivent le respect aux hommes, ces derniers ayant, toujours selon
cette philosophie, plus d’importance que les
femmes. On impose aux femmes le rôle de mère,
et pas forcément l’ambition d’avoir un métier, par
exemple. Rien de nouveau sous le soleil du pa-
triarcat, en somme.
Et au sein du gouvernement ? Peut-on re-
trouver des femmes ?
8
Celui qui ne comprend pas le second degré peut fermer tout de suite cet Eloge.
9
Et non, ce n’est pas une blague.
10
Drôle, n’est-ce pas ?
32
Il n’existe pas de femme au sein des autorités nord-coréenne sauf … une :
Kim Yo-jong (la sœur de Kim Jong-un). Cette dernière apparait depuis quelques
années à côté de son frère pour des évènements officiels. Etant la sœur du diri-
geant en place, elle représente le maintien de la dynastie au pouvoir, ce qui expli-
querait peut-être pourquoi dans son cas, elle n’apparait pas comme « déran-
geante ». Elle gagne peu à peu plus de pouvoir et est d’ailleurs devenue officiel-
lement directrice adjointe de département du co-
mité central du parti des travailleurs. Son in-
fluence serait assez importance au sein du gou-
vernement.
La femme de Kim Jong-un, Ri-Sol Ju, elle
aussi, gagne peu à peu une certaine notoriété.
Alors qu’avant les femmes coréennes avaient la
même coiffure, et de manière générale les
mêmes habitudes esthétiques sobres, elles sont
maintenant quelque unes à oser les talons, le ma-
quillage, etc. Beaucoup plus de coquetterie qu’à
l’époque. On pourrait penser que la présence de Ri-Sol Ju au côté de son mari, y
soit pour quelque chose. En effet, celle-ci apparait dans les médias, habillée de
manière très moderne. On pourrait dire qu’elle exerce tout de même une certaine
influence sur les femmes du pays, et ce, malgré aucune fonction officielle.
Cette situation, pourrait-elle changer ?
Honnêtement, difficilement, et ce pour plusieurs raisons : tout d’abord, la
question des droits de l’Homme (dont découlent les droits de la femme) n’est ab-
solument pas discutée, et est même, tabou, de par la politique que mène le gou-
vernement. Certains rapports sont évidemment publiés par des ONG, mais ils sont
vu comme des affronts, et donc absolument pas entendus. Aussi, les ONG sur
place en Corée du Nord ne sont pas nombreuses, et interviennent dans la santé et
l’agriculture, puisque ces deux seuls domaines ne font pas polémique. Aussi, le
manque d’accès à l’information empêche le peuple de se forger une opinion autre
que celle à laquelle ils sont confrontés, à savoir celle de l’Etat. Ainsi, il est mal-
heureusement très compliqué de changer sur le court terme cette situation déplo-
rable, allant totalement à l’encontre des droits humains. « Tant qu’il y a de la vie,
il y a de l’espoir », on espère, donc …
Kim Jong-un et sa femme, Ri-Sol Ju
Kim Yo-jong
33
M’AS-TU LU ? « TOMBEAU » DE ROMAIN GARY
Bonjour à tous ! Commençons directement par le sujet qui fâche, qui blesse,
qui outrage : si tu es un lecteur assidu de cette rubrique, tu t’étonnes sans doute
que je n’aie pas encore parlé du nouveau roman de Tanguy Viel, chose que j’avais
pourtant promise il y a deux numéros. Sache, fidèle lecteur, que j’en suis la pre-
mière désolée. La raison de ce triste état des faits (non j’en rajoute pas du tout) est
double : (1) pour le numéro précédent dont le thème était la Belgitude, j’ai mis
entre parenthèses ce projet de rédaction pour consacrer la rubrique à un auteur
belge, suite à la demande d’un des deux délégués de votre journal facultaire pré-
féré (ouais voilà, c’est la faute des délégués Éloge en fait) ; (2) pour ce numéro-
ci, je me vois malheureusement confrontée à multitude d’activités et d’obligations
et n’ai pas récemment eu le temps de lire le roman de Viel (crime de lèse-moi-
même). J’espère que vous me pardonnerez <3
Pour l’article de ce présent Éloge, je me tourne donc vers un livre que j’ai
déjà lu : le « Tombeau de Romain Gary » de Nancy Huston, qui a la particularité
de ne pas véritablement être un roman. Je m’explique. Nancy Huston, canadienne
d’origine qui a écrit son mémoire sous la direction de Roland Barthes (on s’en
fout mais ça en jette), s’adonne, après plusieurs romans fictionnels, à un essai
biographique sur l’auteur décédé Romain Gary. Comme l’indique le titre du livre,
elle reprend pour cela la forme esthétique du « tombeau », qui se veut être un
monument littéraire destiné à honorer l’identité d’un mort. On sort donc de la
biographie ordinaire qui retrace chronologiquement et objectivement la vie du su-
jet : l’ouvrage de Huston a une forme très littéraire, tellement qu’il peut être con-
sidéré comme un petit roman, si on oublie que les évènements qu’il relate – la vie
de Romain Gary – sont réels.
À travers ce livre, l’auteure tente de s’éloigner des clichés concernant Ro-
main Gary, présenté bien souvent comme un « mystificateur ». Gary est en effet
une figure littéraire contestée : gagnant le prix Goncourt en 1956 pour son roman
« Les Racines du ciel », il le gagne une seconde fois (fait unique puisque les règles
du concours l’interdisent) en 1975 sous le nom d’Émile Ajar pour le roman « La
Vie devant soi ». La supercherie est longtemps restée secrète : pour les critiques
littéraires, Romain Gary et Émile Ajar étaient deux auteurs tout à fait distincts, le
premier étant bien souvent décrié alors que le second était admiré. Une telle
croyance a été favorisée par un subterfuge de Gary qui a demandé à son petit-
34
cousin de se faire passer publiquement pour le fameux Émile Ajar. La vérité a été
dévoilée après le suicide (1978) de l’auteur, ce qui a davantage déchaîné les cri-
tiques contre lui.
Plein de sensibilité, le texte de Huston va à la rencontre de la personne sin-
gulière de l’écrivain, être torturé intérieurement par le souvenir de sa mère, par
ses multiples visages (à la fois ancien homme de guerre, diplomate et écrivain –
multiplicité identitaire qui le mène à prendre plusieurs pseudonymes), par l’ombre
des horreurs d’Auschwitz. Huston cherche en Romain Gary ce qui l’a poussé vers
une vie faite de simulacre se soldant par une mort subite et violente. Elle investit
pour cela toute sa subjectivité dans son récit, tutoyant le romancier décédé, se
comparant à lui, prenant parfois la parole pour lui. Sous la plume de Huston, Gary
nous apparait dès lors comme une sorte de figure christique (les allusions chris-
tiques sont d’ailleurs très nombreuses) : Gary est une victime de sa propre vie et
de son temps, est prisonnier de l’histoire qu’il se raconte ; mais il est une victime
consentante qui accepte son sort et qui marche consciemment vers la mort.
« Tombeau de Romain Gary » est donc un très beau livre, qui personnelle-
ment m’a beaucoup émue. Pour sa grande sensibilité et sa qualité littéraire, il ne
laisse pas indifférent, que l’on connaisse Romain Gary ou non.
Élise
Le roman aide à cristalliser le sens de la vie – Nancy Huston
35
« MADAME BUTTERFLY » DE PUCCINI : L’ART COMME
MOYEN D’EXPLORER L’UNIVERS INTÉRIEUR
Bonjours chers lecteurs,
Dans le cadre de cet éloge dédié à la culture asiatique, je vous partage
aujourd’hui mes impressions quant à un opéra que j’ai eu la chance de découvrir
récemment, à savoir Madame Butterfly de Puccini. (Je laisse de côté mes
traditionnels ballets cette fois-ci)
Le 17 févier 1904 a lieu la première représentation de Madame Butterfly.
Opéra Italien, Madame Butterfly met néanmoins en scène un monde exotique
puisque l’argument porte sur l’histoire de Cho-Cho San, une ancienne geisha. La
japonaise épouse un homme américain, visiblement plus intéressé par
l’expérience d’une amourette à l’étranger que par un réel engagement de vie.
L’opéra, divisé en trois actes, dresse le portrait de la femme en narrant trois étapes
clef de sa relation : son mariage suivi du rejet de sa famille lorsqu’elle apprend
que Cho-Cho San a renoncé à sa religion ; l’attente pleine d’espoir suite à trois
ans d’absence du mari ensuite et, enfin, le retour de celui-ci, venu annoncer son
départ définitif… Fondé sur les états émotionnels et psychologique de Cho-Cho
San, l’univers sentimental s’effondre et livre finalement au spectateur un funeste
tableau lorsque la jeune mère décide de se séparer de son fils et de mourir dans
l’honneur, à défaut de pouvoir vivre dans l’honneur.
Cet opéra de Puccini tisse un monde de significations au sein de la vie
intérieure d’un seul et même personnage. L’action est peu présente, et l’intérêt de
l’œuvre réside sans doute davantage dans la contemplation des affects de la jeune
femme. La musique s’avère révélatrice de ceux-ci, la structure des grands airs
dévoile une réflexion poussée quant à la construction du personnage, et
déconstruit toute impression de frivolité apparente pouvant intervenir de prime
abord. Fondé sur l’espoir, le personnage se développe selon que cet état s’amplifie
ou bien se dégrade. Il est ainsi possible d’observer le passage d’une attitude naïve
et amoureuse à un comportement violent, mu par la colère et le désespoir. Sans
demi-mesure, Cho-Cho San est un personnage construit sur ce torrent d’émotions
lunatique, le spectateur peut alors percevoir combien la richesse intérieure créée
pour un personnage peut produire un certain lot d’effets de sens et aboutir à une
œuvre riche.
Si l’œuvre est intéressante pour elle seule, elle l’est aussi pour la description
qu’elle fait d’un certain univers, à savoir celui des geishas. Ces femmes dont la
vie est vouée aux arts, aux plaisirs et à la beauté donnent vie à un univers poétique
36
afin de plaire aux hommes et s’attirer leurs dispositions, et une certaine sécurité
matérielle. Etymologiquement parlant, le terme geisha signifie, en japonais,
« art » et « personne », que nous pouvons traduire par « artiste ». L’univers qui
les entoure est ainsi fondé sur la base de la beauté et des sensations, mais aussi
d’une certaine dépendance au jugement des autres, à savoir les hommes auxquels
elles sont chargées de plaire. Madame Butterfly traduit à merveille ces deux
dimensions, la beauté et le raffinement du mode de vie des geishas d’une part,
mais aussi, de l’autre, la vanité de l’art s’il n’est personne pour le recevoir, le juger
et l’apprécier. L’opéra confronte dès lors deux pôles cruciaux du monde
artistique : la création et la réception. Quel est le sens de tout cet amour s’il n’y a
personne à aimer ? qu’est-ce que toute cette beauté s’il elle ne suffit à contenter
celui que j’aime ? Un monde d’interrogations, amères dès lors que les efforts
fournis s’avèrent tributaires du regard et de l’appréciation d’une seule et unique
personne.
Si le tableau de l’amour inconditionnel peut s’avérer poétique, il laisse
toutefois perplexe. Est-ce qu’aimer inconditionnellement ne nous conduit qu’à
connaitre l’injustice ? Est-ce humain de supporter de ne rien attendre en retour
que le bonheur de l’autre ? C’est là l’ultime réflexion à laquelle cette œuvre aura
su me conduire, et c’est avec elle je souhaite conclure. Je vous renvoie néanmoins
à une source intéressante, davantage scientifique et exhaustive : « Madame
Butterfly », L’avant-scène opéra opérette musique, no 56, 1983 (j’ai entendu dire
qu’on pouvait la trouver en BLFT…)
Au plaisir,
Lucas Hovart
37
RETOUR SUR UNE BANDE DESSINEE :
KOBANE CALLING DE ZEROCALCARE
Chers lecteurs assidus de l’éloge,
Certes, cet article n’est pas vraiment dans le
thème, mais disons que si l’on cherche bien, le Japon,
c’est le pays du manga, bref, en raccourci, la bande
dessinée, c’est dans le thème. Plus ou moins.
Bref, la bande dessinée/roman graphique que je
vais vous présenter aujourd’hui s’appelle Kobane
Calling. Parue en septembre dernier, elle est réalisée
par Zerocalcare, que la quatrième de couverture pré-
sente comme « l’auteur de bande dessinée le plus po-
pulaire d’Italie ». Et comme je ne m’y connais pas
bien en auteurs de bande dessinée italiens, je ne vais pas contredire cette affirma-
tion.
L’auteur :
Zerocalcare, Michele Rech pour les intimes (ou ceux
qui vont sur Wikipédia en préparant un article), est un blo-
gueur/artiste de street-art/dessinateur vivant dans le quartier
de Rebbibia à Rome. Il a déjà paru en édition française La
prophétie du Tatou, que je n’ai pas lu, mais qui raconte de
manière autobiographique la vie de la jeunesse actuelle, no-
tamment dans les quartiers populaires romains. Baignant
dans le milieu punk de Rome, fortement attaché à son quar-
tier dont il a orné l’un des murs d’une gigantesque fresque,
Zerocalcare est un artiste de 33 ans issu de la nouvelle gé-
nération de la bande-dessinée, à mi-chemin entre les billets d’humeur et les his-
toires scénarisées.
L’histoire :
Bien qu’il ne soit pas journaliste, Zerocalcare, qui sort rarement de son
quartier bien-aimé, part au Kurdistan, au croisement de la Turquie, de la Syrie et
de l’Iran. Et plus précisément à Kobané. Kobané, c’est plus qu’une ville : c’est un
symbole de résistance à Daech, à l’oppression turque contre les kurdes, l’espoir
d’une nouvelle génération de résistance au totalitarisme, qui tente de construire
38
dans la région autonome du Rojava un nouveau régime. Un régime aux antipodes
des idées reçues parfois véhiculées par les médias et politiques occidentaux à pro-
pos du Moyen-Orient : démocratie participative, égalité hommes-femmes inscrite
dans la constitution, contrat social, cohabitation ethnique et religieuse, liberté de
culte, écologie … Une confédération démocratique prises en tenailles entre l’op-
pression des minorités kurdes, d’une part, et la barbarie de Daech, de l’autre.
Pourquoi se rendre à Kobané, pourquoi s’intéresser à la naissance d’une
démocratie kurde au Moyen-Orient lorsqu’on est auteur de BD italien, dans la
trentaine et que l’on vend des ouvrages en décrivant sa réalité un peu paumée ?
C’est la question que se pose Zerocalcare qui, cherchant à savoir ce qui l’appelle
à Kobané, ce qui lui donne envie de raconter ces histoires, va nous faire découvrir,
par-delà les cartes géopolitiques du journal de 20h, la réalité des combattants et
combattantes du Kurdistan. Entre douaniers suspicieux, rencontre avec l’un des
leaders du PKK11
, fantômes de Daech dans des villes abandonnées et réflexions
dans un monde étranger, l’histoire s’étale sur presque deux ans et explore plu-
sieurs aspects de la guerre actuelle.
Critique :
Personnellement, je ressors de cette lecture transformée. C’est d’ailleurs ce
qui m’a donné envie de faire cet article, car je lis des tonnes de bande dessinée,
mais très rares sont celles qui me chamboulent à ce point.
Tout d’abord, en ce qui concerne le style de dessin et le découpage : il est
dans un style assez clair, entre la bande dessinée classique et le graffiti. On suit le
voyage de l’auteur, avec quelques encarts, ellipses et explications plus détaillées.
J’ai trouvé que les personnages secondaires n’étaient pas tous très marquants, hor-
mis quelques exceptions, leurs traits ne ressortaient pas vraiment, mais c’est peut-
être volontaire, afin de se consacrer à l’histoire générale et à quelques personnages
mis plus particulièrement en lumière.
Kobane Calling n’a pas que des qualités : malgré la longueur (263 pages),
il est impossible de retranscrire des réalités si complexes dans le format d’une
bande dessinée, à fortiori quand celle-ci n’a pas explicitement un but pédago-
gique. J’ai également trouvé que, si l’on n’était pas familier de l’auteur, certaines
11
Parti des travailleurs du Kurdistan, placé à la demande de la Turquie sur la liste des organisations terroristes.
39
de ses habitudes n’étaient pas des plus évidentes à comprendre : par exemple, cer-
tains de ses personnages sont représentés sous forme d’animaux12
, pour une raison
non explicitée, et il parle régulièrement à un tatou, qu’il présente vers la fin du
roman comme son « ami imaginaire ». Je présume que si l’on a déjà lu Zerocal-
care, cela fait partie de son style et de ses références, et on le comprend assez vite,
bien que certains clins d’œil fassent directement allusion à Rome, à son jargon, à
son histoire et ses sous-cultures et ne sont donc pas directement compréhensibles
par un lecteur novice. Mais je ne pense pas non plus qu’il soit absolument néces-
saire de comprendre toutes les subtilités ou références pour apprécier une œuvre :
on peut se laisser bercer par l’ambiance générale. Entre références pop-culture,
personnages imaginaires lui donnant la réplique, introspection et humour noir, le
ton utilisé est en tout cas très agréable à lire.
En ce qui concerne l’explication géopolitique de l’histoire du Rovaja et du
conflit entre la Turquie et les kurdes, celle-ci est simplifiée à l’extrême, mais suf-
fisante pour comprendre où se trouve l’auteur, et les enjeux de tel ou tel person-
nage. Zerocalcare le stipule lui-même : les quelques cartes, schémas, explications
qui s’y trouvent sont laconiques, mais servent avant tout le format de l’histoire,
qui serait franchement chiante si elle ne se consacrait qu’au « dessus » des cartes.
Comme le dit le tatou : « Je dépose une fleur pour tous les historiens, géopoliti-
ciens et les amateurs de nuances qui sont morts en lisant ton résumé ».
Bref, passons sur la relative simplification des explications données (au
pire, on ira lire des articles du Monde si on trouve ça insuffisant). Ce qui prime,
dans Kobane Calling, c’est cette échelle humaine, ce ressenti qui, je pense, serait
le nôtre si, comme Zerocalcare, nous nous retrouvions nous aussi à 3 km de
Daech, dans une ville se battant pour sa liberté. C’est-à-dire, pardonnez-moi l’ex-
pression, qu’on se chierait dessus. Mais en même temps, on rencontre une foule
de personnages qui, par leurs témoignages, leur façon d’être, ré-humanisent une
guerre que nous analysons de loin. A travers les combattantes, nous découvrons
des filles de notre âge qui ont vu leur famille mourir mais se battent pour la cons-
truction d’une société plus juste. Par les yeux d’un vieil homme tabassé par des
milices turques, nous apprenons la réalité des kurdes au Moyen-Orient, trop sou-
vent assimilés à des terroristes par le jeu des alliances politiques.
12
Je présuppose que c’est parce que ce sont des gens qui ne veulent pas être dessinés, des “anonymes” ou bien
des gens à qui il associe certains animaux. Par exemple, sa mère est représentée sous la forme d’une grosse poule
(l’histoire ne dit pas si elle le prend bien).
40
Avec beaucoup d’humour et une manière de s’exprimer bien à lui, Zerocal-
care n’a pas la prétention de donner toute la vérité sur un conflit si complexe. Il
nous offre simplement son regard sur une réalité qui, sans verser dans la théorie
du complot, est parfois trop vite simplifiée dans nos médias. Nous faisant passer
du rire aux larmes (mais plus souvent en s’exprimant par l’humour), il nous ex-
plique avoir eu l’impression de se trouver réellement au centre du monde actuel,
là, dans une région ravagée où s’exprime l’horreur humaine aussi bien que la plus
grande compassion. Les enjeux que l’on trouve dans Kobane Calling, et plus lar-
gement, au Moyen-Orient, ne sont pas spécifiques à cette région. Ils sont avant
tout les enjeux du respect mutuel, du vivre ensemble, de la manière dont peut se
créer une société harmonieuse malgré des tensions et des guerres.
Je recommande la lecture de ce roman graphique à tout le monde, parce
que, sans en avoir l’air, on apprend des tonnes de choses, non seulement sur le
conflit qui touche les kurdes, mais, je le pense, sur l’espoir que notre génération
peut réaliser si elle s’en donne les moyens, en s’affranchissant du déterminisme
social et des cases dans lesquelles l’on peut être rangé.
Si vous avez l’occasion de le lire, et si vous avez lu cet article jusqu’au bout
(ce n’est déjà pas mal pour certains …), n’hésitez pas à venir m’en parler, et à en
faire la promotion, car je crois que c’est une lecture nécessaire.
Je vous laisse sur ce court extrait :
« En Irak, la signalétique est res-
tée intacte, comme si le pays n’avait pas
été en guerre, divisé et conquis mètre par
mètre par l’état islamique. Du coup tu
peux te réveiller et réaliser que t’es à
trente bornes de Mossoul, la capitale de
Daech en territoire irakien. Celle dont parlent les journaux, là où Daech jette des
homos du haut des immeubles, lapide des femmes toutes les semaines et plante
des têtes coupées sur les grilles des parcs. Et sur le panneau, il n’y a pas
écrit : ‘HE, N’ALLEZ PAS A GAUCHE !’, la route n’est ni fermée ni barrée. Mais
là on est à trente bornes et il n’y a rien. Rien que nous, au milieu de nulle part. »
MM
41
42
BELGI QUOI ?
Aaaaah l’Eloge et ses thèmes les plus originaux les uns que les autres ! Faire
un Eloge sur le pays du Soleil Levant, c’est bien mais moi, je préfère notre Bel-
gique et sa belgitude. Etant donné que c’était le thème du dernier Eloge et que
personne au grand personne13
n’a expliqué ce que c’était, je me suis dit qu’il était
de mon devoir en tant que citoyenne d’éclairer votre lanterne à tous. Donc, la
Belgitude, sais-tu vraiment ce que c’est ?
Pour certains, la Belgitude se manifeste dans la manière de parler, dans des
films (ouais Dikkenek, si tu veux), dans des plats (la bouffe c’est la vie), dans la
bièèèère (ce fléau) ou encore dans des fêtes qu’elles soient de type local ou estu-
diantines. Mais est-ce que ça s’arrête là ? La Belgitude est-elle limitée à des caté-
gories ?
En réalité, la belgitude est l’ensemble de l’interrogation identitaire des
Belges. Ceux-ci disposent d’ailleurs d’un sens aigu de l’autodérision. L’identité
belge est vraiment unique parce qu’elle se caractérise différemment des autres.
Elle apparait en effet comme une identité « en creux ». Cela veut dire que le belge
se définit par tout ce qu’il n’est pas. Le Belge n'est ni Français, ni Néerlandais, ni
Allemand, ni Espagnol même si, en fait, il est un peu tout cela en même temps de
par son héritage : ancien sujet des Habsbourg d'Espagne puis d'Autriche, ancien
citoyen de la République française, puis du Premier Empire, Néerlandais après le
Congrès de Vienne, enfin, devenu indépendant à la faveur d'un consentement pa-
ternel des grandes puissances.
Bien que ce terme ait été forgé dans les années 1970-1980, ce n’est que
plusieurs années plus tard que l'idée de belgitude et sa première grande manifes-
tation apparaissent dans le numéro de la Revue de l'ULB intitulé « La Belgique
malgré tout ! ».
Il est important de préciser que ce terme n’a pris que de notre côté de la
frontière régionale. En effet, les flamands ne se reconnaissent pas dans cette abs-
traction.
Bien que certains ne se retrouvent pas derrière cette appellation, la plupart
d’entre nous la revendique car elle permet de combler le manque flagrant d’unité
13
Oui, je sais, l’expression c’est « jamais au grand jamais » et alors ? C’est mon article, j’écris ce que je veux,
NA!
43
culturelle en Belgique. Elle permet aux différents individus de sentir qu’ils font
partie d’un groupe, un groupe dont ils peuvent et doivent être fiers.
Alors, toi, cher lecteur, sois fier d’être Belge (si tu l’es, en fait) et fais vivre
cette Belgitude !
Si Jean-Claude Van Damme écrivait cet article, il te dirait :
Ecoutons donc son conseil, soyons aware de notre belgitude et faisons-en
sorte de la perpétuer !
Lorella
Il faut que tu sois
aware !
44
IVANDL’AMOUR
Cher Ivandl’amour, pourquoi je n’ai pas de mec ? Bernard, 20 ans.
Parce que t’es moche.
Cher Ivandl’amour, j’ai récemment eu une date avec un garçon, mais je
vois bien qu’il ne m’intéresse pas. Comment lui faire comprendre ? Bryan, 20
ans.
Eh bien, tu pourrais lui glisser des phrases qui pourraient implicitement le
lui faire comprendre telles que « C’est tout ? », quand il te raconte quelque chose
ou encore « Oui, pourquoi tu me racontes ça encore ? » ou simplement, en répon-
dant à une phrase plus courte que lui par SMS (en
moins de lignes).
Ivandl’amour, j’aimerais avoir des rela-
tions charnelles avec un garçon, dois-je m’épiler ?
Péniciene, 25 ans.
Cela dépend de l’endroit. Il est vrai qu’une
moustache n’est pas forcément le plus excitant pour
un garçon, tandis que quelques poils sur les jambes
ne rebuteront pas grand monde. Après, les goûts et
les couleurs ne se discutent pas, certains garçons ne
voient aucun mal à sortir avec grizzli.
J’aimerais bien pécho un cerclard baptisé, calotté, togé, vlecké, capé et
alcoolique, le problème est que je ne suis pas dans la guindaille. Comment
faire ? Aide-moi Ivandl’amour ! Louisa, 22 ans.
Il faut aller le confronter sur son propre terrain. Va le voir en soirée et traite-
le de « merde » à l’afond. Offre lui un insigne mais attention, renseigne-toi sur la
signification de celle-ci, il serait malheureux que tu lui offres malencontreusement
une flèche. Ou alors tu peux toujours « emprunter » une calotte et à te rendre en
corona !
45
CRWTH
Bienvenu cher lecteur dans cette troisième édition du CRWTH dans sa nou-
velle forme !
On a fait le plein de culture, d’idées séries et de news du cercle avec les 40-
50 pages précédentes mais il est temps à présent d’ouvrir Spotify ou Youtube pour
améliorer sa playlist avec 3 nouveaux artistes n’ayant pas de liens particulier l’un
avec l’autre ainsi que des découvertes faites lors des vacances de Pâques afin de
se construire une playlist de renom qui fera des envieux lorsque vous passerez ces
morceaux faisant mine de rien dans votre communautaire ou lors d’une après-
midi (bien ?) méritée au lac avec des amis et une palette de Carapils et avec tout
ça vous comprenez pourquoi mon professeur d’écriture communicationnelle n’ap-
préciait guère mes travaux, étant donné que je n’arrive jamais à terminer mes
phrases. POINT.
Bref rappel : il s’agira ici de faire le point sur d’excellentes chansons d’ar-
tistes, autres que les 5 premiers résultats Youtube, le but étant de faire découvrir
d’autres titres afin d’approfondir sa connaissance d’un artiste. La bise.
ARCTIC MONKEYS
♫ Fireside
♫ Only Ones Who Know
♫ The Bad Thing
♫ My propellar
♫ Pretty Visitors
♫ The Jewellar’s Hands
♫ Brick By Brick
♫ Piledriver Waltz
♫ Riot Van
♫ Bad Woman
♫ Library Pictures
♫ Do Me A Favour
♫ Old Yellow Bricks
♫ Knee Socks
♫ Balaclava
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BOB DYLAN
♫ You’re A Big Girl Now
♫ WallFlower
♫ Changing Of The Guards
♫ Isis
♫ Sara
♫ Emotionally Yours
♫ Positively 4th
Street
♫ Blind Willie McTell
♫ Things Have Changed
♫ Death Of Emmett Till
♫ Ballad Of A Thin Man
♫ Tweedle Dee & Tweedle Dum
♫ I Threw It All Away
♫ Man In The Long Black Coat
♫ Senor
♫ Man Gave Names To All The Animals
THE DOORS
♫ The Crystal Ship
♫ End Of The Night
♫ L’America
♫ Orange County suite
♫ Waiting For The Sun
♫ Queen Of The Highway
♫ Shaman’s Blues
♫ The Soft Parade
♫ Runnin’ Blue
♫ Whiskey, Mystics & Men
♫ Love Street
♫ My Wild Love
♫ Not To Touch The Earth
♫ Yes, The Rivers Knows
♫ Love Her Madly
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DÉCOUVERTES DE CES DERNIÈRES SEMAINES
♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Do You Love Me (1994)
♫ Paul Simon – The Werewolf (2016)
♫ Paul Simon – Stranger To Stranger (2016)
♫ Michael Bublé – I Believe In You (2016)
♫ Kings Of Leon – Reverend (2016)
♫ Dj Shadow – Nobody Speak (2016)
♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Stagger Lee (1996)
♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Loverman (1994)
♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Where The Wild Roses Grow (1996)
♫ Snoop Dogg – Double Tap That (2016)
♫ Sting – Inshallah (2016)
♫ Sting – Down Down Down (2016)
♫ Yann Tiersen – Kereon (2016)
♫ Justice – Stop (2016)
♫ Bonobo – Grains (2016)
♫ Billy Talent – Louder Than The DJ (2016)
♫ Bon Iver – 10dEAThbREasT (2016)
♫ Gorillaz – Saturn Barnz (2017)
♫ Natalie Prass – My Baby Don’t Understand Me (2016)
♫ Az Der Rebe (Chanson traditionnelle Yiddish)
♫ Thoinot Arbeau – Belle Qui Tient Ma Vie (1589)
♫ Kendrick Lamar – Humble (2017)
♫ The Sound Of Music OST – My Favourite Things (1963)
♫ The Sound Of Music – Edelweiss (1963)
ADELIN
48
HOROSCOPE CHINOIS : AMOUR
Cochon : Au fil des mois, les influx
planétaires vont vous soutenir pour or-
ganiser votre vie sentimentale de ma-
nière plus constructive, pour évoluer et
aimer l’esprit serein et le cœur léger.
Votre vie amoureuse s’annonce plus
rassurante et épanouissante. En
couple, vous témoignerez un attache-
ment plus profond et serez prêt à enga-
ger de véritables discussions pour con-
tinuer à regarder dans la même direc-
tion et cultiver une belle complicité.
Ainsi, vous mettrez tout en œuvre pour
vous impliquer davantage et écrire un
nouveau chapitre de votre histoire. Cé-
libataire, votre besoin d’aimer et d’être
aimé sera plus important. Votre
charme et votre pouvoir de séduction
seront plus appuyés. Ce n’est pas pour
autant qu’il sera raisonnable de cra-
quer au premier battement de cils. Il
sera plus judicieux de prendre vérita-
blement le temps de vous connaître
avant de vous lancer dans une nouvelle
histoire à deux.
Rat : Même si durant cette année pla-
cée sous le signe du Coq vous rêvez de
rester connecté à l’être aimé, il n’est
pas certain que vous soyez sur la même
longueur d’onde ni que vous résistiez à
tester ailleurs votre pouvoir de séduc-
tion. En effet, la légèreté va planer sur
votre vie sentimentale, vous allez vous
poser de multiples questions et il vous
arrivera bien souvent de ne pas trop sa-
voir où vous en êtes et ce que vous
voulez vraiment. Pour ne pas vous
perdre en cours de route, il sera forte-
ment utile de vous remettre en ques-
tion, de prendre du recul sur vos émo-
tions et ce afin de vivre à fond ou pas
votre relation. Si vous ne faites pas un
choix, il vous sera difficile d’établir ou
de maintenir des liens stables. Si vous
êtes célibataire, la stabilité affective ne
sera pas votre priorité, vous aurez ten-
dance à papillonner plus que d’accou-
tumée.
Bœuf : En cette année du Coq, votre
vie sentimentale va être placée sous le
signe de l’union ! Quelle que soit votre
situation, vous ne manquerez pas de
vivre des émotions fortes. Pour votre
plus grand bonheur, l’amour avec un
grand A sera au rendez-vous. À deux,
Tigre : Pendant l’année du Coq, atten-
dez-vous à ce que votre vie sentimen-
tale rencontre quelques remous. En
couple, à trop vouloir fixer vos propres
règles du jeu vous risquez de creuser
un fossé entre vous et votre partenaire.
En effet, si vous ne vous montrez pas
49
votre relation va se teinter d’une
grande tendresse et vos cœurs vibre-
ront à l’unisson. 2017 sera marquée
par un engagement concret ! Soutenu
par les influx célestes, vous envisage-
rez la vie commune, les fiançailles, le
mariage ou le pacs. Si vous êtes déjà
en couple depuis un certain temps,
vous redonnerez un nouveau souffle à
votre relation en ne tarissant pas
d’idées et de nouveaux projets pour pi-
menter le quotidien et partager un
amour immodéré.
Les célibataires ont, quant à eux, toutes
leurs chances de rencontrer une per-
sonne qui corresponde parfaitement à
leurs attentes et avec laquelle ils for-
meront des projets d’avenir.
prêt à faire des concessions, il ne vous
sera pas aisé de vivre une relation
stable et durable. Discussions et re-
mises en questions seront nécessaires
pour clarifier la situation. À vous de
voir, si vous souhaitez continuer à
vous comporter de manière légère et
insouciante ou si au contraire vous êtes
prêt à prendre le temps d‘aimer et à
vous engager réellement. Célibataire,
votre envie de papillonner ne vous ai-
dera pas à vous ancrer. Certes vous ne
manquerez pas de panache pour sé-
duire et faire de nouvelles rencontres
mais la question est de savoir si vous
êtes décidé ou non à quitter votre céli-
bat.
Lièvre : Un climat de morosité risque
de planer sur votre vie sentimentale.
En couple, des différences de mentalité
vont assombrir votre relation. Vous
semblez ne plus être sur la même lon-
gueur d’onde ni regarder dans la même
direction. Une mise au point sera né-
cessaire pour percer les abcès. Pour ce
faire, il sera important de ne pas rester
paralysé face à vos états d’âme. Les
discussions à cœur ouvert vous aide-
ront à y voir plus clair et à prendre la
décision de continuer ou pas votre che-
min ensemble. Célibataire, vous irez
moins facilement vers les autres, vous
adopterez un comportement anxieux et
craintif. Par ailleurs, vous serez habité
par de multiples contractions. En effet,
Dragon : Cette année vous allez vous
consacrer pleinement à votre vie
amoureuse. En couple, c’est avec dy-
namisme et bonne volonté que vous
chercherez à donner à votre vie à deux,
l’aplomb, l’équilibre auquel vous aspi-
rez. Vous vous montrerez très com-
plice et protecteur envers votre parte-
naire. Vous aurez à cœur de reprendre
des projets communs que vous aviez
laissé de côté. Cela redonnera une
belle dynamique à votre duo. Les liens
se resserreront et vous nouerez une re-
lation plus soudée avec votre moitié.
Pour le plus grand plaisir de chacun,
votre histoire d’amour va prendre une
nouvelle tournure. Célibataire, animé
par un esprit de conquête, vous vous
50
entre l’envie de vous lancer dans une
nouvelle relation et une apparente froi-
deur derrière laquelle vous allez vous
cacher, l’approche ne sera pas facile.
Cependant, c’est en changeant de com-
portement que vous pourrez éviter les
situations ambiguës et vous débarras-
ser de certains poids qui vous encom-
brent.
sentirez libre d’aimer. Votre charme ne
laissera personne indifférent et vous
saurez habilement en jouer pour multi-
plier les relations. C’est au sein de
votre vie sociale extrêmement riche
que vous aurez toutes vos chances de
rencontrer une personne pour laquelle
vous éprouverez un véritable coup de
cœur.
Serpent : Un vent de sérénité va pla-
ner sur votre sphère amoureuse. En
couple, sous l’influence de l’astre Pa-
rasol, vous n’échapperez pas à l’envie
de vous stabiliser, de structurer votre
vie affective. En 2017, votre priorité
sera le bien-être de votre partenaire.
Vous vous montrerez dévoué, tendre,
généreux et bienfaisant à l’égard de
votre moitié, vous n’hésitez pas à vous
couper en quatre pour lui faire plaisir
et cela sera réciproque. Vous ferez
preuve d’une grande compréhension
mutuelle, vous ferez des projets sur le
long terme ou prendrez un engagement
l‘un envers l’autre. Quoi qu’il en soit
vous vivrez un amour harmonieux, ras-
surant avec tout ce qu’il faut de piment
au quotidien pour continuer à entrete-
nir, encore et toujours, la flamme de
votre amour. Célibataire, les aspects
planétaires vont vous inviter à rompre
avec votre solitude. Vous retrouverez
confiance en vous et en votre pouvoir
de séduction. D’ailleurs, vous n’hési-
terez pas à user de votre charme pour
Cheval : Durant cette année du Coq, si
vous êtes en couple, les astres plani-
fient de nombreuses discussions et
concertations. Le moment est venu de
faire l’effort de dialoguer à cœur ou-
vert, de parler de vos désirs car votre
partenaire a besoin d’être éclairé pour
mieux vous comprendre et vous appri-
voiser. Par ailleurs, vous aurez besoin
de conserver votre espace de liberté, de
prendre des décisions en solo. Telle
sera la clé de votre épanouissement
personnel. Votre moitié devra le com-
prendre et l’accepter. Si chacun fait les
concessions nécessaires, votre duo ne
s’en portera que mieux ! Célibataire, il
semblerait qu’une vie stable à deux ne
vous manque pas. En effet, au fil des
mois, vous serez enclin à papillonner,
à multiplier les aventures. Vous pour-
rez compter sur votre pouvoir de sé-
duction pour charmer qui vous vou-
drez mais il ne sera pas question que la
relation prenne une tournure plus im-
portante. Vous serez bien décidé à con-
server votre liberté !
51
que la magie opère et cela fonctionnera
à merveille.
Chèvre : Pendant cette année du Coq,
attendez-vous à devoir faire des efforts
de communication pour que votre vie
sentimentale soit plus harmonieuse. En
couple, les circonstances vont vous
persuader qu’il est temps de dissiper
les malentendus et de discuter à cœur
ouvert pour débattre des sujets qui
vous préoccupent. Ainsi, pour apaiser
l’atmosphère, vous devrez faire en
sorte d’oser dire les choses sans juger
ni vous énerver. En agissant de la
sorte, vous serez satisfait d’avoir pris
la parole et, à votre tour, vous serez
prêt à écouter votre moitié, à vous
adapter à ses besoins et envies. Vos
discussions seront constructives et
vous saurez réellement quelle direction
donner à votre relation. Si vous êtes cé-
libataire, les astres vont vous inviter à
déclarer votre flamme si quelqu’un
vous a tapé dans l’œil. Alors, si vous
souhaitez réellement vous lancer dans
une nouvelle histoire à deux, il vous
sera nécessaire de quitter votre zone de
repli et d’exprimer sans retenue vos
émotions.
Singe : Reprendre en main votre vie
sentimentale tel est le challenge que
vous relèverez en 2017. En couple,
vous serez prêt à faire des concessions
et à prendre vos responsabilités pour
harmoniser votre relation. Votre parte-
naire va devenir votre principal objec-
tif. Ainsi, vous serez animé par les
meilleures intentions pour renforcer la
stabilité de vos liens affectifs et vous
engager si cela n’est pas déjà fait. La
face légère et insouciante de votre per-
sonnalité laissera place à une attitude
plus rassurante, plus protectrice, plus
responsable. En agissant de la sorte,
vous deviendrez plus complices et unis
que jamais et vous serez enclins à
prendre des engagements durables, à
vous projeter plus loin dans l’avenir.
Célibataire, vous allez éprouver le be-
soin de vous ancrer au quotidien dans
une relation. Ainsi, vous tirerez défini-
tivement un trait sur votre passé. Au fil
de vos sorties, vous prendrez des ini-
tiatives pour mettre un terme à votre
célibat. Si vous rencontrez une per-
sonne qui fait battre votre cœur, vous
ne tarderez pas à partager le même toit.
Coq : Pendant l’année du Coq, votre
vie amoureuse va s’épanouir, se ren-
forcer, se consolider. Si ce n’est pas
déjà fait, vous envisagerez de vous en-
gager dans une vie commune. Vous of-
ficialiserez votre union. Vous penserez
Chien : Cette année, côté cœur, les
couples sont mieux lotis que les céliba-
taires qui manqueront un peu d’oppor-
tunités, traverseront une période de
flottement ou devront se méfier de ne
52
fiançailles, pacs ou mariage. Si votre
couple est déjà établi, vous vous mon-
trerez rassurant, protecteur, atten-
tionné, vous multiplierez les bonnes
idées et les initiatives pour colorer le
quotidien et formerez de nouveaux
projets communs. Quelles que soient
vos attentes, vous entendrez bien pro-
fiter de votre bonheur avec confiance
et assurance. Vous aurez raison car
2017 vous offre toutes les chances
d’être heureux à deux ! Si vous êtes cé-
libataire, vous vous rendrez rapide-
ment compte que le bonheur est à votre
portée et que vous pouvez l’apprivoi-
ser sans en avoir peur. En effet, vous
aurez de nombreuses occasions de
croiser des personnes susceptibles de
vous plaire. À vous de ne pas laisser
passer votre chance !
pas se projeter dans l’avenir dès le pre-
mier échange de regard, au risque de
faire fausse route. Si vous êtes en
couple, en effet, un climat astral sans
nuage va planer sur votre vie sentimen-
tale. Le temps que vous consacrerez à
votre relation amoureuse permettra
une tendre complicité avec votre parte-
naire et vous partagerez un bonheur
tranquille et sans heurt. Vous dispose-
rez d’un bel éventail de sensations et
de tous les ingrédients pour vous épa-
nouir, pimenter votre relation, appré-
cier de nouvelles saveurs, former de
nouveaux petits ou grands projets à
deux et vibrer à l’unisson. Vous aurez
l’un et l’autre l’envie de regarder dans
la même direction. Que du positif en
perspective !
53
JEUX
54
55
56
COLORIAGE
57
KIKADIKOIS14
Mélissa : J’en peux plus de donner de l’argent à Chelala, j’ai l’impression qu’il
se prostitue …
Elisabeth : Tu as déjà été dans un bar à chats ?
MM : Non, mais dans un bar à chattes, oui : le Psycho !
Guillaume (à Melissa, parlant de réduction mammaire) : Quoi, tu veux devenir
un homme ?
Melissa : Oui !
Guillaume : T’en as marre de faire la vaisselle ?
Perrine : J’ai tellement mal à la tête que c’est comme si un tracteur m’avait roulé
dessus.
Pouet : Bah, comment ça se fait que t’étais couché par terre ?
Emiline à Anna : Mon amour pour toi n’est que de la charité.
Ivan : Il parait qu’il est chouette le père de Marie-Marie ! Genre, il fait des blagues
et tout …
Baptiste : Bah déjà il a appelé sa fille Marie-Marie …
Anonyme (parlant avec sa copine qui revient de chez la psy) : Ça a vraiment l'air
utile ta psy ! J'irais bien voir une psy pour lui parler de mon stress d'avoir jamais
assez de temps, mais le problème c'est que je n’ai pas le temps d'aller la voir !
Sylvie : Moi je ne compte même plus les fois où je ramène. Mais, moi, je veux
juste dormir ! C'est toujours le mec qui veut plus !
Baptiste : Ben en même temps quand tu ramènes... je ne sais pas comment ça se
passe en Flandre mais ici c'est différent !
PY (lisant une calotte) : La couronne était à l'origine en Astracool.
14
N’hésite pas à nous envoyer tes kikadikoi à l’adresse suivante : elogedelafolie.fial@gmail.com
58
REMERCIEMENTS
Merci à tous les contributeurs de ce 7ème
numéro de l’Eloge de la Folie !
 Le Praesidium (Elisabeth T. et Melissa P.)
 La Culture (Emiline G., Guillaume S., et Nicolas C.)
 Le Kot Manga
 Melissa P.
 Louis E.
 Elise D.
 Elisabeth T.
 Lorella B.
 Emiline G.
 Lucas H.
 Marie-Marie vdR.
 Ivan H.
 Adelin C.
59
PHOTOS15
15
Toutes les photos sont disponibles sur la page Facebook FLTR.
60

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  • 2. 2 SOMMAIRE SOMMAIRE................................................................................................ 2 EDITO.......................................................................................................... 3 MOT DU PRAESIDIUM............................................................................. 4 CALENDRIER DES ACTIVITES – Q2....................................................... 5 MOT DE LA CULTURE.............................................................................. 6 PHOTOS DES REPETITIONS DE LA REVUE.......................................... 8 LE KAP DU MOIS : LE KOT MANGA....................................................... 9 SHANGHAI................................................................................................. 11 AÏKIS........................................................................................................... 17 LES PIRES JEUX TV JAPONAIS............................................................... 20 LES EVAPORES DU JAPON...................................................................... 22 FOCUS SUR LE CINEMA.......................................................................... 23 LE PAYS DU SOLEIL LEVANT.................................................................. 24 10 BONNES RAISONS............................................................................... 28 CINEMAASIATIQUE................................................................................. 29 LA CONDITION DE LA FEMME EN CORÉE DU NORD........................ 31 M’AS-TU LU ?............................................................................................ 33 MADAME BUTTERFLY............................................................................. 35 KOBANE CALLING................................................................................... 37 BELGI-QUOI ?............................................................................................ 42 IVANDL’AMOUR....................................................................................... 44 CRWTH........................................................................................................ 45 HOROSCOPE CHINOIS............................................................................. 48 JEUX............................................................................................................ 53 COLORIAGES............................................................................................. 56 KIKADIKOIS.............................................................................................. 57 REMERCIEMENTS.................................................................................... 58 LE COIN PHOTOS...................................................................................... 59
  • 3. 3 EDITO Chers lecteurs, Bienvenue à vous dans ce 7ème et avant-der- nier numéro de l’Eloge de la Folie ! Cette édition promet d’être, comme les précédentes, riche de culture et vous intéressera, nous l’espérons. Ce mois-ci, nous nous intéressons au pays du Soleil Levant, c’est-à-dire le Japon, (et pas la Chine, comme beaucoup le pensent). Bien que ce pays est riche d’une culture immense, nous ne vou- lions pas simplement nous réduire à celui-ci, et avons décidé de traiter de la culture asiatique de manière générale dans certains de nos articles. Alors, qu’allez-vous découvrir à travers ces pages ? Des articles sur le cinéma japonais et asia- tique, les évaporés du Japon, l’histoire du Japon, la condition des femmes en Corée du Nord, etc. Vous retrouverez également vos rubriques favorites et habituelles, pas d’inquiétude ! Comme d’habitude, nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire ces articles que nous de les écrire. Aussi, nous vous rappelons qu’après ce numéro, il ne restera qu’un Eloge à paraître : c’est donc pour vous l’occasion de nous en- voyer votre plus beau texte à l’adresse suivante : elogedelafolie.fial@gmail.com Nous vous remercions et n’attendez plus, découvrez ce que notre bel Eloge a à vous offrir ! A plus dans l’Antre du Bouffon, Vos délégués Eloge 2016/2017, Anna Breyne et Gilles Josson
  • 4. 4 LE MOT DU PRAESIDIUM Chers petits œufs en chocolat, Que le temps file ! Les examens se rapprochent à une vitesse effarante. Bientôt, les cercles qui vous animent toute l’année devront ranger fûts et gobelets réutilisables le temps d’un été. Heureusement, nous avons encore quelques belles semaines devant nous… Tout d’abord, la Revue. A l’heure où nous vous parlons, les représentations n’ont pas encore eu lieu… Qui sait donc ce que l’avenir nous réserve ? Nous es- pérons que ce spectacle de qualité vous aura charmés autant que les danseuses aux corps de sirènes. N’hésitez pas à faire partie du projet l’an prochain – en tant que participants ou que spectateurs – afin de vivre une aventure formidable. Pour les dernières semaines, le Philo garde son horaire habituel : tous les après-midis, de 14h à 18h, pour profiter du soleil le plus longtemps possible ; tous les lundis, de 21h à 3h, pour danser sur le dancefloor et éliminer toutes les calories accumulées au cours de l’année ; les mercredis pour les Anim’Bars, des bars cool ambiance. La K-Fet est également ouverte tous les midis, de 12h à 14h. Le lundi S10 (24 avril) sera sous le signe du folklore. En effet, nous vous proposons en cet après-midi ensoleillé (du moins, nous l’espérons !) le Brocan- tus. Une grande brocante sera organisée au cercle, ainsi qu’un atelier répara- tion/remise en ordre de calotte. Enfin, le tout sera parsemé de chants paillards pour égayer votre journée ! Deux Casas sont également au programme : le jeudi S10 (27 avril) et le mardi S11 (02 mai). Venez affonner une dernière fois les membres du comité du cercle de VOTRE faculté ! En vous souhaitant force et honneur pour les semaines à venir, Elisabeth et Melissa, XXXe praesidium du cercle Philo & Lettres
  • 5. 5 CALENDRIER DES ACTIVITES - Q2 Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi S9 / / Revue @CCO Revue @CCO Revue @CCO S10 Bar 21-03h Brocantus 14h-18h Philundi 21h-03h / Echange de livre 14h- 18h Anim’Bar 21h-01h CASA FLTR 21h-03h S11 Bar Bouf- fon 21h- 03h Philundi 21h-03h CASA in- terPhilo 21h-03h / Anim’Bar 21h-01h S12 FIN DE LA GUINDAILLE S13
  • 6. 6 LE MOT DE LA CULTURE Salut à toi, fidèle lecteur de l’Eloge ! Avec le blocus qui approche, quoi de mieux que de se détendre un peu en consacrant du temps à de la lecture de loisir, avant d'en consacrer à ses syllabus ? C'est pour cela que nous vous proposons de venir échanger un livre avec une per- sonne tirée au hasard ! Le principe est simple, vous apportez un livre que vous aimez et que vous aimeriez faire découvrir à un/e inconnu/e tiré/e au sort qui en retour vous en offrira également un. Cool non ? Vous partagez un livre, en recevez un gratuitement et aucune taxation ne sera imposée ! Et puis après, pourquoi pas rester prendre un petit verre en discutant litté- rature autour du bar ? L'échange se déroulera le mercredi 26 avril à 16h lors d'un bar aprem’ au cercle Philo et Lettres. Conditions :  Savoir lire, même si ce n'est pas obligatoire finalement  Offrir un livre qu'on aime bien, c'est quand même mieux  Pas de manuels scolaires, livres scientifiques (donc rangez vos livres d'ono- mastique !) et pas de cahiers de coloriage déjà coloriés. En espérant vous y voir, La Culture 2016-2017 Emi, Guillaume et Nico.
  • 7. 7
  • 8. 8 EN EXCLU : LES REPETITIONS DE LA REVUE FIAL1 © Alexe Plum 1 La XVIIIème revue FIAL se déroule le 18, 19 et 20 avril au Centre Culturel d’Ottignies.
  • 9. 9 LE KAP DU MOIS : LE KOT MANGA Puisque le thème de ce mois-ci était celui du pays du Soleil Levant, nous ne pouvions pas ne pas parler du kot-à-projet « Kot Manga ». Pour cette raison (et pour fêter le retour de la rubrique « KAP du mois »), nous avons réalisé une in- terview écrite avec le « Kot Manga », que nous vous transcrivons ci-dessous :  Est-ce que vous pourriez nous présenter votre équipe et votre projet en quelques mots ? Notre équipe est composée de neuf membres : Jonathan, Haddou, Arno, Quentin, Leandro, Marina (qui est une Erasmus japonaise), Benoît et moi-même (Alice). Chacun a un rôle précis, par exemple : responsable mangathèque, trésorerie, pro- jections, affiches, ou encore président, etc. Notre projet est centré sur la culture japonaise. Il s'agit de faire découvrir cette culture particulière à travers plusieurs activités, notamment nos tables de conversations en japonais ou notre location de mangas. En plus de ça, nous accueillons particulièrement les Erasmus japonais, pour les aider à s'intégrer le mieux possible en Belgique, que ce soit pour des problèmes administratifs ou socialement.  Quels sont les événements que vous organisez chaque année? Notre plus grand évènement est la mangakissa. Elle consiste en une nuit entière, à l'entrée gratuite, où nous proposons des jeux vidéo, une projection d'animés, des jeux traditionnels tels que le majong ou le Go, du karaoké et bien d'autres choses. Toute la nuit, nous vendons également de la nourriture typique du Japon. Et bien sûr, nos deux activités récurrentes sont les tables de conversations et la man- gathèque. A part ça, nous organisons diverses activités comme le souper japonais (où nous cuisinons entrée, plat et dessert), l'atelier sushis, l'halloween japonais, l'Izakaya- karaoké, etc.  Y-a-t-il encore des activités organisées en cette fin de 2ème quadri- mestre? Oui, nous faisons une soirée rétro le mardi 18 avril, au kotmanga, de 19h à 01h du matin. C'est un évènement consacré aux jeux, animés et mangas rétros. Nous y mettons à dispositions des participants de vieilles consoles et organisons des
  • 10. 10 combats de cartes yu-gi-oh et magic ainsi qu'un quiz en deux manches avec ré- compense à la clé. Et, comme presque à chaque fois, nous cuisinons aussi des petits plats japonais.  Quel type d'ambiance peut-on trouver lorsque l'on passe la porte de votre KAP ? L'ambiance du kotmanga est très chaleureuse ! Comme nous avons des perma- nences tous les midis et soirs en semaine pour la mangathèque, nous avons l'ha- bitude d'accueillir de nouvelles personnes. On peut dire que les membres du kot sont très ouverts. En plus, nous avons une bonne cohésion d'équipe, ce qui est un plus pour organiser de bonnes activités. Si vous entrez chez nous, ne soyez pas surpris de nous voir jouer tous ensemble à la console, ou de sentir une agréable odeur de gâteau, car nous en faisons assez souvent !  Quels sont les qualités que vous recherchez chez un éventuel membre de votre KAP ? Les qualités les plus recherchées au kotmanga sont probablement l'ouverture d'es- prit, le sens des responsabilités et l'envie d'apprendre. Même si ce n'est pas obli- gatoire, savoir parler japonais est aussi un bon plus.  La vie de kapiste, en quelques mots, c'est... C'est plein d'expérience, de belles rencontres, des responsabilités, mais surtout beaucoup de fun !  Quelque chose à rajouter ? On croit souvent que les gens s'intéressant à la culture asiatique sont refermés sur eux-mêmes, mais c'est tout l'inverse ! On est toujours prêt à accueillir et à décou- vrir de nouvelles personnes, donc n'hésitez pas à passer, même si le Japon ne vous avait jamais intéressé jusqu'alors.  Site web ou adresse page Facebook : Page « Kotmanga Ucl » sur Facebook.
  • 11. 11 SHANGHAI, MEGALOPOLE A L’ENERGIE COMMUNICATIVE Ni hao2 , jeunesse dorée de Louvain-la-Neuve ! Il semblerait que j’ai assez tanné nos chers rédacteurs de l’Eloge de la Folie avec mon voyage à Shanghai afin qu’ils décident de faire un Eloge sur la culture asiatique. De fait, voilà une bonne excuse pour moi de vous faire un petit compte- rendu de ces deux semaines passées dans cette mégalopole chinoise. En quelques chiffres, Shanghai, c’est 24.2 millions de personnes ; 6341 km2 ; 6 à 7h de décalage horaire (en effet, ils ne font pas les changements d’heure en fonction des saisons comme nous), mais c’est aussi bien plus que ça ! C’est une ville plus que dynamique, où le soleil ne pointe pas beaucoup le bout de son nez ou s’il le fait, est caché par un amas de pollution (le stéréotype des chinois qui se baladent en masque ? Oui, c’est vrai !). C’est également une culture totalement différente de la nôtre, parfois même choquante. En effet, ne vous étonnez pas de voir les chinois cracher un peu partout, y compris dans le métro ou même à table. Mais gare à ne pas vous moucher devant eux, ils trouveraient cela plutôt mal poli (ils sont drôles, n’est-ce pas ? ) ! Ne vous formalisez non plus pas devant leur impolitesse, c’est normal en Chine ! A VOIR/ A FAIRE  Le Bund, cet endroit emblématique de la croissance chinoise Il s’agit de l’endroit le plus connu de Shanghai, où tout bon touriste s’y rend très rapidement lors de son voyage. Indescriptible, je ne pense pas que vous trouverez ce genre d’endroit ailleurs. Plus grand qu’une Grand Place, de nombreux com- merces y affluent.  Le musée de Shanghai Pas aussi connu que notre Louvre parisien, le musée de Shanghai possède quand même sa réputation. En effet, à différents étages vous y trouverez différentes salles qui vous permettront de découvrir plusieurs aspects de la culture chinoise : la porcelaine ; la peinture ; la calligraphie ; les vêtements ; et encore bien d’autres choses. Pas très grand cependant, il peut se faire en quelques heures, trois tout au 2 Bonjour en chinois, et encore je vous ai épargné les caractères chinois.
  • 12. 12 plus, mais il vous charmera de par son architecture intérieure très typique. De plus, devant sa devanture, il y a un magnifique jardin ainsi qu’une énorme fontaine. Et autre point intéressant : le musée est gratuit.  Le Yu Garden Perdu dans la vieille ville, se cache un endroit reposant. Allez-y, baladez-vous parmi les fleurs et temples et profitez du paysage.  Qibao Pour changer de la modernité clinquante et cosmopolite de Shanghai, cap sur les authentiques paysages chinois au-delà du centre-ville. Qibao est à Shaghai, ce que Bruges est à la Belgique ! Enfoncez-vous dans les ruelles, dégustez ce que vous proposent les marchands et n’hésitez pas à y aller boire une tasse de thé. Si vous aviez envie de voir la Chine de Mulan3 , c’est ici que vous devez vous balader.  Le marché aux criquets Comme son nom l’indique, il s’agit d’un marché où on y vend des criquets. Mais pas n’importe quels criquets ! Des criquets de la taille d’un pouce ! On y vend aussi toutes autres choses comme des poissons, des tortues, ainsi que des chats… Oui, des chatons, en cage, attendent que quelqu’un veuille bien les acheter. Sans vous mentir, je n’ai pas trop apprécié cette visite, j’avais plutôt envie d’acheter tous les chats qui, je suis certaine, de par leurs regards, me suppliaient de les sau- ver.  Le fake market Un énorme marché sous le métro… Rempli de contrefaçons ! Ici, il est de bon ton de négocier avec le vendeur afin d’obtenir d’eux le meilleur prix. Et un passage obligé à faire, est le magasin de thé, où la vendeuse prend le temps de vous faire goûter tous les thés de sa carte avant que vous ne les achetiez !  Joy City C’est un immense centre commercial, qui se divise en deux tours. Jusque-là, vous me direz « mais elle me veut quoi avec son centre commercial ? » Il y a, non pas un magasin, mais un endroit rempli de jeux d’arcade. Et surtout, rempli constam- ment de chinois. Cela peut s’expliquer par le fait que les casinos sont interdits en 3 Ben quoi, on a tous nos références, non ?
  • 13. 13 Chine, il leur faut donc trouver une façon de dépenser « inutilement » leur argent. Petite chose à noter : les chinois adorent les karaokés ainsi que les jeux de danse !  Disneyland Shanghai Vous vous doutez, je ne pouvais pas passer à côté du Disney de Shanghai ! Plus petit que celui de Paris, il est ce qu’on peut dire : « à la pointe de la technologie ». En effet, le caractère magique y est moins mis en avant, mais, sans doute expliqué par le fait que son ouverture date de juin 2016, le visuel est dingue !  Le cinéma Oui, un cinéma c’est plutôt basique. Mais pas un cinéma privatif ! Tout au-dessus d’un centre commercial, se trouve un cinéma « privé » pour la modique somme de 12,50€ par personne, vous aurez droit à regarder un film dans votre propre salle, avec un très large choix de films (La La Land et La Belle et la Bête y étaient déjà disponibles !). Les salles varient et peuvent convenir d’une à onze personnes.  L’Aquarium L’Aquarium de Shanghaï n’est pas THE thing to do, mais il n’en reste pas moins plutôt sympathique et agréable à visiter, bien qu’assez onéreux.  Se faire masser et demander un « happy ending » Alors, on sait qu’en Asie les massages sont réputés, mais certains salons propo- sent… Des « happy ending ». C’est-à-dire qu’à la fin du massage, la masseuse peut vous faire une petite gâterie… Je n’ai pas essayé donc je ne peux pas en parler personnellement, mais ça reste une chose assez répandue là-bas.  Pearl tower Il s’agit d’une tour de télévision et de radio. Située sur le Bund, il s’agit du second bâtiment le plus haut à Shanghai. Il est également possible d’y monter pour la visiter et de profiter de la vue (quand la pollution ne gâche pas tout !). OU MANGER ?  Hot Pot Les Hot Pot sont des genres de bouillon dans lesquels vous pouvez plonger vos aliments afin de les cuire. Testé et approuvé, mais un petit conseil : évitez juste
  • 14. 14 de prendre le bouillon piquant, ou commandez une bouteille de lait à côté (oui, c’est possible !).  Barbecue coréen Aussi convivial que le Hot Pot, il s’agit d’un barbecue au gaz mis en plein milieu de la table sur lequel vous pouvez cuire diverses viandes.  Ms and Mr Bund Restaurant très chic se situant sur le Bund, qui vous offre une vue imprenable sur la ville et sur la Pearl Tower.  Les échoppes en rue où vous pouvez acheter tout et n’importe quoi Les rues de Shanghai sont peuplées de petites échoppes où vous pouvez acheter tout et n’importe quoi : des crêpes salées, des « genres » de durum, des épis de maïs, etc. Très bon, même si on ne sait pas toujours ce que l’on mange ! OU BOIRE UN VERRE ?  Le Bar Rouge Il se situe juste au-dessus du restaurant Mr and Ms Bund, ce qui lui confère éga- lement une vue imprenable. Cependant, si vous souhaitez ne pas rester debout, pensez à réserver une table et ne vous étonnez pas des prix assez élevés, c’est un bar très « huppé ».  Les clubs Il s’agit d’un concept très particulier, surtout pour les européens. Ces derniers peuvent en effet y entrer sans payer l’entrée, ni les consommations. Ils doivent juste trouver un « promoteur » qui se chargera donc de vous emmener dans les grosses soirées et qui se chargera de vous abreuver.  Le Perry’s ou le Window Ce sont deux bars plus « chill » où la 600ml de bière est à 2€, et où il est possible de manger pour moins de 5€ ! Passé 22h, ce bar laisse place à une soirée dansante où les chinois et étrangers aiment se défouler sur la piste de danse.
  • 15. 15 SPECIALITES CULINAIRES  Wonton : Il s’agit de genre de petites ravioles qui baignent dans un jus… D’accord, dit comme ça, ça ne paraît pas très bon mais je vous assure que ça l’est réellement !  Œufs de cent Ans : Connu, ces œufs qui baignent dans un jus et ont un aspect verts… J’avoue ne pas avoir osé y goûter.  Dumplings : Egalement un genre de ravioli, plus gros que les wontons, qui peuvent être cuits vapeur ou frits.  Steamdbun : De délicieux petits pains cuits vapeur et fourrés de tout et n’importe quoi ! On peut parfois tomber sur du beurre, de la crème anglaise, de la viande ou encore des légumes ! ANECDOTES  La fameuse légende qui dit que les chinois ne mangent que du riz cantonais et des nems est totalement fausse ! Il y en a certes mais ce n’est absolument pas la spécialité de la Chine, du moins de Shanghai.  Le marché aux célibataires : typique. Il existe de parcs où les parents amè- nent leurs enfants pour leur faire rencontrer un partenaire venant d’une bonne famille.  Les longs ongles : certains hommes, pour prouver qu’ils sont riches et ne travaillent pas comme manuels, laissent pousser leurs ongles.  Les viandes se servent avec les os, on n’enlève pas les choses inutiles du plat.  Les chinois aiment les européens : et oui, pourvu que vous soyez européens, les chinois vous sourient sans cesse et viendront vous parler pour vous dire que vous êtes beaux.  On ne mange pas de chien ni de chat (le chien uniquement dans certaines régions). A Shanghai, ces animaux restent des animaux de compagnie.  Les chinois adorent manger sucré ! Ce qui explique que beaucoup ont des problèmes de diabètes.
  • 16. 16 PETITES PHRASES UTILES Etant donné que les chinois gèrent très mal l’anglais, il est plutôt opportun d’apprendre quelques phrases types pour vous aider à vous faire comprendre ou juste être poli, au choix.  Ni hao : Bonjour  Xiexie : Merci  Zatien : Au revoir  Wo xiang shi… sugar : Je veux manger… ça  Wo xiang e : Je veux boire ASTUCES DU VOYAGEUR  La première chose à faire est de télécharger la carte du métro ! Rassurez- vous, il est très facile de compréhension, mais l’application européanisée reste importante car la plupart du temps les noms des stations ne sont écrits qu’en chinois.  Téléchargez l’application « Maps Me » et téléchargez la carte de Shanghai ! Très pratique, cette carte s’utilise sans réseau internet et indique les gros points importants du type les restaurants, stations de métro, etc.  N’achetez pas vos cartes de métro à l’unité mais prenez plutôt une carte rechargeable ! Votre trajet vous coûtera 3RMB, à savoir 0,40€ ! Mélissa
  • 17. 17 AIKIS Quel est le rapport le plus évident entre un Japonais et un étudiant néo- louvaniste? Non, il ne s’agit pas là d’une blague de mauvais goût sur la taille de leurs sushis, mais bel et bien d’une étude sérieuse réalisée pendant huit semaines sur le campus de Louvain-la-Neuve. Le rapport sérieux entre un habitant de Tokyo et un habitant de notre belle ville préférée, c’est que tous deux ingurgitent une quantité astronomique de nouilles instantanées. Notre équipe d’enquêteurs est allée à la rencontre des étudiants, les a inter- viewés et après avoir récolté près de 16.000 témoignages, une conclusion s’est vite imposée. Les nouilles favorites des néo-louvanistes sont sans conteste les bien nommées Aïkis noodles. Disponibles dans tous les magasins de la ville (le Spar), sous des formats aussi abondants que surprenants (bol et sachet) et en une infinité de goûts différents (enfin, six pour être exact), les Aïkis sont à l’étudiant ce que la régionale Enghiennoise est au folklore de LLN: une nécessité. Nous allons ici nous pencher très bas sur un problème primordial de notre société. Quelle est la meilleure expérience possible en matière d’Aïkis? Comment faire jouir vos papilles à un prix raisonnablement raisonnable? Comment atteindre l’orgasme gustatif pour moins d’un euro et demi? Comment remplacer le coït par… oui, bon, ok, vous avez compris. Il s’agit tout d’abord de définir quelle est la meilleure manière de déguster ses Aïkis. La première distinction est d’abord à faire au niveau de la grand ségrégation pot/sachet. Mais ce débat éternel peut être vite résolu si l’on en parle à des con- naisseurs. Les Aïkis en pot sont toujours beaucoup moins bons, quoique plus pra- tiques. Il n’y a aucun doute là-dessus, un vé- ritable Aïki en sachet, préparé à la casserole dans 22 centilitres d’eau à peine bouillante (pour laisser les épices se mêler aux nouilles en douceur), le tout servi dans un bol presque propre, il n’y a rien de meilleur. Pour enfin savoir quel goût sera idéal pour satisfaire vos besoins les plus primaires, voici un top 6 très sérieux.L’enfer existe, et Tokio Hotel y mange des Aikis en pot
  • 18. 18 6. Aïki goût pizza. Aïki. Goût. Pizza. Sérieux les gars? Non, vous ne pou- vez pas juste prendre deux aliments que tout le monde kiffe et les mélanger pour en faire un meilleur. Est-ce que je fais des blanquettes de veau au chocolat moi? Ben non. Donc arrêtez de faire les cons et créez des goûts qui ont du sens s’il vous plaît. Le monde va déjà assez mal comme ça putain. 5. Aïki chicken, ou « La décevante vertu de l’ignorance »4 . Bon, celui-là, au moins, il a le mérite d’exister en pot et en sachet (ce connard de goût pizza n’existe qu’en pot en plus). Mais sérieux, pourquoi faire de son produit de base (le chicken est toujours mis en avant dans les publicités Aïki) un plat aussi fade? Le goût du poulet est tout bonne- ment inexistant dans le palais, et nous ne pesons pas nos mots. J’en viens presque à prendre en pitié le pauvre étudiant ingénu qui, tout émoustillé d’es- sayer enfin son premier Aïki, choisira un chicken en pot et risquera certainement de devenir vegan après un tel traumatisme. 4. Aïki hot & spicy. Nous entrons enfin dans le vif du sujet. Piquant (mais pas trop), épicé (mais pas trop), bon (mais pas trop). Voilà tout le problème de ce goût hot & spicy: il n’est pas mal, sans plus. Et puis il n’existe qu’en pots. Meh. 3. Aïki BBQ. Le parfait exemple de l’Aïki qui aurait pu être délicieux, à un détail près. Il n’existe qu’en pot. Je vous imagine, là, vous, à vous indigner: « Mais qu’est-ce qu’il a, l’autre, avec ses goûts de luxe? C’est très bon, en pot ! » Oui mais non. D’abord, les pots coûtent 20 cents de plus que les sachets (et 20 cents, sur 1€40, ça fait beaucoup). Ensuite, ils contiennent 74 grammes de la pré- cieuse nourriture, pour 80 grammes en sachets (et pour moins cher, c’est dire) ! Enfin, les nouilles sont fichtrement moins bonnes quand elles viennent en pot. Je vous assure. Et puis allez-y, essayez si vous ne me croyez pas ! Mais n’osez pas venir vous plaindre après. 2. Aïki curry. On se rapproche de la perfection. Disponible en sachet pour les connaisseurs et en pot pour les scouts (et pour les pauvres cons), ce goût ravira 4 J’offre une bière à tous ceux qui ont capté la référence.
  • 19. 19 tout le monde, même les plus timorés. Classique, simple, efficace. Bref, il ravira tout le monde, aucun risque, ni d’être déçu, ni d’être ébahi. En fait, quand on y pense, c’est un peu le Macron des Aïkis. Emmanuel Maïki. 1. Aïki thaï chicken. Nous y voilà enfin. Le parangon du délice estudian- tin. Le Graal du lendemain de soirée. Le Jean-Jacques Goldman de la cuisine ra- pide. Une simple bouchée de ce mets exquis vous enverra au septième ciel, un septième ciel rempli d’effluves de coriandre et d’embruns de poulet sauté. Son arôme unique n’a d’égal que sa pureté immaculée. Car oui, le thaï chicken est le seul Aïki à ne pas avoir succombé à la perversion du format en pot. Il n’est dis- ponible qu’en sachet, sous sa forme canonique, originelle, ce qui en fait le plat de prédilection de tout gourmétudiant. La légende raconte que l’Alma Mater en per- sonne avait assouvi les désirs de ses nombreux enfants en leur tendant des sachets d’Aïkis thaï chicken, tout en déclarant solennellement : « Prenez et mangez, ceci est mon corps donné pour vous. » Ouais, elle avait vraiment le sens de la pun- chline. Voilà, cette enquête touche à sa fin. J’aurais pu aussi vous parler des Aïkis goût cheval, mais ils n’existent pas. Ben oui, ils en ont pas besoin au Japon, puisqu’ils sont déjà poneys (cette blague marche mieux à l’oral). Sur ce, bon ap- pétit, et surtout respectez-vous: mangez des Aïkis en sachet. Escouf
  • 20. 20 LES PIRES JEUX TV JAPONAIS Si certains émissions françaises et belges ou autres jeux télévisuels vous insupportent, sachez que les japonais sont en matière de petit écran un brin plus décalés que nous … Voici une liste non-exhaustive des pires jeux TV de nos amis asiatiques. 1. Une télé-réalité japonaise propose à ses candidats, en échange d’un très grand montant d’argent, de s’enduire de crème mélangée à de l’urine de chien femelle, et de parcourir une distance de 20 mètres sans se faire attra- per et violer par deux énormes chiens qui les poursuivent. Et ne me deman- dez pas comment, ils trouvent des candidats. 2. Dans l’émission Tokui-Chuck, il existe une séquence intitulée « Chanter quoi qu’il arrive », où des candidats masculins doivent chanter à l’aide d’un karaoké, tout en étant masturbés par de charmantes jeunes femmes. Le but est de tenir et de chanter le plus longtemps possible, sans éjaculer. Je vous invite à aller regarder diverses séquences sur le net, c’est, malgré que ce soit stupide, assez drôle. 3. Autre concept : Silent toshokan inflige à ses participants allongés et atta- chés sur une table, toutes sortes de « tortures » : se faire gifler, tirer les poils du nez, pincer, etc. Le but est de faire le moins de bruit possible. 4. Un jeu de divertissement japonais datant d’il y a quelques années consistait à ce qu’une fille porte une robe dont le fil serait attaché à une roue. Des hommes devaient alors courir sur un tapis et plus ils couraient vite, plus la robe s’effilochait. Le but était alors de courir le plus vite, pour dénuder la femme le plus rapidement possible. 5. En 2010, dans une autre émission, des hommes devaient tirer sur les parois d’une cabine de douche afin de la casser et de pouvoir dévoiler une jeune femme nue dissimulée à l’intérieur. 6. Le Japanese sexy curling reprend le principe du curling, mais au lieu de lancer des palets, on lance des filles, et des filles dénudées, sinon, c’est moins drôle. Les jeunes femmes sont donc lancées sur un tapis huilé, et glissent, leur but étant de s’empaler sur des godemichets par les voies anales, buccales ou vaginales.
  • 21. 21 7. Il existe une émission où il est inter- dit aux candidats de … péter. Eh oui, vous avez bien lu. On injecte de l’air dans l’anus de deux candidats, ensuite, ces deux derniers réalisent un bras de fer et le première à se re- lâcher, perd tout simplement. 8. Autre petite drôlerie : un candidat est placé, couché sur une sorte de charriot roulant à grande vitesse. Il passe en dessous de jeunes femmes ayant les jambes écartées, des inscriptions écrites sur la culotte. Le but est donc de réussir à lire les inscriptions, et ce malgré la vitesse de la course du « char- riot ». 9. Est diffusée également une émission quelque peu sadomasochiste dont le principe est assez simple : les candidats doivent réaliser toutes sortes de défis comme par exemple se lancer un micro-ondes sur la tête (et non, ce n’est pas une blague). 10. Pour finir, laissez-moi vous présenter un dernier jeu aussi magnifique que les 9 précédents. On place un cafard dans un tube. Aux deux extrémités de ce tube, se trouvent les bouches de deux jeunes filles. Ces dernières doivent souffler dans le tube afin de d’envoyer le cafard le plus loin possible, le but étant de faire avaler le cafard à l’autre.
  • 22. 22 LES ÉVAPORÉS DU JAPON Lors d’une émission consacrée aux disparitions volontaires (on occupe son pré-blocus comme on peut), j’ai pris connaissance de l’existence d’un phénomène de société japonais assez surprenant : les évaporés. Ce phénomène a été observé lors d’une enquête menée au Japon de 2008 à 2013 : chaque année, environ 100 000 Japonais disparaissent volontairement du jour au lendemain, sans laisser la moindre trace. Pourquoi ? Pour fuir la honte ou le déshonneur, et épargner leur famille. Nombre d’évaporés sont des salariés licenciés, des endettés, des étudiants qui ont raté leur bac, ou encore des acteurs d’un adultère. Or, dans la société japonaise traditionnelle, de telles situations sont sources de grande honte, la personne con- cernée aussi bien que sa famille étant alors entachées aux yeux des autres. Le suicide étant tout autant synonyme de déshonneur, l’ultime solution pour ces Ja- ponais en situation difficile semble être l’évaporation dans la nature. Les familles des évaporés, quant à elles, lancent très rarement des recherches, préférant laisser croire que ces disparus sont partis vivre à l’étranger, ou les faisant passer pour morts, afin de maintenir également l’honneur familial. Comment ? Bien souvent, la nuit, avec le strict minimum. Parfois, certains quittent leur maison en plein jour, comme à leur habitude, et ne reviennent jamais. Le système japonais facilite de telles disparitions : le pays se compose de plusieurs districts indépendants qui partagent très peu d’informations. Les fiches adminis- tratives et policières n’étant pas centralisées, il suffit pour l’évaporé de quitter son district et d’aller où bon lui semble, sous une nouvelle identité. Ce phénomène gigantesque (d’après l’enquête, chaque Japonais a au moins une connaissance qui s’est évaporée) révèle le poids que la société traditionnelle japonaise très exigeante peut représenter pour les personnes qui ne rentrent pas si facilement dans le moule de l’excellence. Élise
  • 23. 23 FOCUS SUR LE CINÉMA : LES FILMS JAPONAIS  L’acteur Seiji Miyaguchi qui joue le samouraï Kyuzo dans Les Sept Samouraïx d’Akira Kurosawa n’avait jamais touché d’épée de sa vie avant le tournage. Grâce à la mise en scène et un montage efficace, nous avons l’impression que Kyuzo est un maître dans l’art du sabre.  Le film Battle Royale traite du rapport entre la jeunesse et la génération précédente. Celui-ci a même provoqué de violentes querelles entre le réalisateur Kinji Fukasaku et son fils Kenta Fukasaku.  Le film Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki a été présenté en compétition officielle du 52e Festival de Berlin. Il a remporté l’Ours d’or, ex-aequo avec le drame irlandais Bloody Sunday. La plus haute récompense de la Berlinale a provoqué la surprise, car aucun film d’animation n’avait auparavant été couronné.  Lors de sa sortie au Japon en 1997, Princesse Mononoké a attiré plus de quinze millions de spectateurs ! C’est un véritable record au Pays du Soleil Levant pour un film d’animation.  Le réalisateur Hideo Nakata regardait trois films d’horreur par jour pour écrire le scénario du film Ring. Il a été influencé par les films La maison du diable de Robert Wise, Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper et par le roman La tour d’écrou de Henry James.  Le film Harakiri de Masaki Kobayashi s’est vu décerner le Prix Spécial du Festival de Cannes en 1963 par le Jury présidé par l’écrivain Armand Salacrou (Inconnue d’Arras, Boulevard Durand). Eli-sa-rajouter ici un suffixe
  • 24. 24 CONNAIS-TU LE « PAYS DU SOLEIL LEVANT » ? Quand on parle du pays du Soleil Levant, beaucoup pensent à l’Asie et plus particulièrement à la Chine, mais c’est en fait le Japon qui est concerné par cette appellation. Déjà une information que tu ne connaissais pas ? Attend donc la suite ! Cet article s’intéressera à ce pays. Et toi, connais-tu vraiment le Japon ? Tout d’abord, il est important de situer le Japon parce que, dire qu’il se trouve à l’Est, ce n’est pas top niveau précision. Il est en fait situé entre l’océan Pacifique et la mer du Japon, à l’est de la Chine, de la Corée et de la Russie, et au nord de Taïwan. Si l’on veut vraiment être précis, ce qui tombe bien, parce que OUI, on veut être précis, on pourrait même dire que Tokyo, sa capitale, est situé à 35° 41’ Nord, 139° 46’ E, si l’on en croit ses données géographiques. Le Japon, c’est aussi et surtout 377 915 km² remplis de Japonais. Ouais, des Japonais, PAR-TOUT. Et des Japonais, il y en a ! Ils sont au nombre de 127 103 388. Pour t’éviter de prendre ta calculette, je peux même te dire que ça fait 349 habitants par mètre carré. Et oui, je te l’accorde, ce n’est pas l’information la plus utile au monde mais pour ta culture générale, c’est pas si mal, tu me remercieras ! Si l’on veut s’attarder un peu plus sur son histoire, il est utile de savoir que ce territoire est occupé par une présence humaine depuis plus de 12 000 ans ! Les premiers habitants étaient d’ailleurs un peuple indigène paléo-sibérien, connus sous le nom de Aïnous. Ce n’est que plus tard, à partir du VIIème siècle avant Jésus-Christ que les premières vagues migratoires ont débuté. Selon la légende, c’est à cette époque que le Japon a été fondé par l’empereur Jinmu. Quelques siècles passèrent et à partir de la fin du XIIème siècle, une classe guerrière étran- gère à la cour impériale s’empara du pouvoir. C’était les Samouraïs5 . Avec eux, d’importants mouvements de population ont eu lieu ainsi qu’un essor écono- mique. Cependant, progressivement, le pays va se retrouver non seulement au sein d’une instabilité politique et militaire constante mais aussi et surtout, divisé entre des domaines de taille variables et dirigés par des clans guerriers rivaux. 5 Ouais, ouais, quand on est cité, on boit les Samouraïs !
  • 25. 25 À partir du XVIème siècle, des commerçants venant majoritairement de pays européens comme le Portugal, l’Angleterre et les Pays-Bas débar- quent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Seulement, ayant peur que cela soit synonyme de conquête, la re- ligion chrétienne devient formellement interdite sous peine de mort. Le Japon décide d’ailleurs de couper les ponts avec tout pays étranger en 1639. C’est après deux longs siècles que cet isole- ment prend fin grâce à un américain, Matthew Perry, qui force le Japon à s’ouvrir à l’Occident. En 1868, de nombreuses réformes sont mises en place. Parmi celles-ci, l’abolition du système de type féo- dal et de l’ordre des Samouraïs. Enfin, depuis le XXème siècle, le Japon ne cesse son expansionnisme militaire. Le Japon, c’est aussi le pays qui est devenu tristement célèbre dans nos manuels d’histoire suite à l’attaque non seulement de Pearl Harbour mais égale- ment les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. La relation que le Japon entretient avec les Etats-Unis est donc bel et bien en noir et blanc. En ce qui concerne son administration, le Japon est une monarchie consti- tutionnelle avec à sa tête, l’Empereur Akihito. Avec un nom pareil, on pourrait presque croire que c’est lui qui a créé les fameux Aïki. Mais en vrai, bah non. Pour ce qui est de sa langue, c’est le japonais qui est la langue du Japon (Captain Obvious here) bien qu’aucune loi ne lui donne le statut de langue offi- cielle. Contrairement au drapeau du Japon pour lequel ils ne se sont pas foulés (bah oui écoute, quand tu regardes bien, ce n’est qu’un mec qui a saigné du nez sur un drap blanc), le Japonais est plus compliqué. Le japonais est, selon certaines théories, une langue mixte, mélangeant des éléments de plusieurs langues di- verses. Elle viendrait d’ailleurs de moines bouddhistes chinois. Les Japonais ren- contrèrent de nombreuses difficultés à adapter cette écriture à leur langue. La langue japonaise est aussi très intéressante car c’est elle qui est la source de l’ap- pellation « Pays du Soleil Levant ». En effet, étymologiquement, les caractères chinois qui composent le nom du Japon signifient « pays (国) d’origine (本) du Soleil (日).
  • 26. 26 Enfin, comment pourrais-je terminer cet article en oubliant de parler de sport ? Au Japon, ce n’est pas les combats de sumo qui dominent mais bien le baseball, le football et le golf ! Le Japon, c’est aussi une 6ème place aux Jeux Olympiques 2016 dans le décompte des médailles. Ce n’est donc pas un pays composé que de gros fat (ah ouais, c’est vrai, askip’, c’est les Etats-Unis ça). En conclusion, le Japon, c’est plutôt cool (je ne savais pas comment con- clure en vrai). Ils ont mêmes des proverbes japonais. C’est la même chose que des proverbes chinois mais en japonais en fait. Donc, pour la route, en voilà un : « Rien n'est perdu tant que tout n'est pas perdu. » さようなら 6 Lorella 6 Ça veut dire « au revoir », espèce d’ignorant !
  • 27. 27
  • 28. 28 10 BONNES RAISONS D’EPOUSER UNE CHINOISE7 1. Elles sont naturellement liftées. Elles paraissent toujours 10 ans de moins. C’est bien, tu prends une femme qui a 30 ans et elle en fait 20 ! Tu en prends qui a 20, elle en fait… Non, ça non. Mais au moins, tu économises de l’ar- gent en chirurgie esthétique car elles ont toujours l’air plus jeunes. 2. Parce qu’elle vous laissera croire que vous la menez à la baguette. 3. Parce que quand elle gueule, on ne comprend rien. Et d’ailleurs, quand on gueule, bah elles ne comprennent rien non plus ! 4. Surtout quand vous êtes en Chine, et que vous rentrez à la maison avec un cheveu noir, eh bien vous n’avez pas peur de vous faire engueuler. Parce qu’ici, elles ont toutes des cheveux noirs. 5. Vous contribuerez, à votre façon, à améliorer, les relations internationales entre la France et la Chine, ou votre pays et la Chine. Bon, pour la France, faut dire qu’ils en ont quand même un petit peu besoin. 6. Elle vous fera des nems. FAUX ! C’est les VietnaNEMS qui vous font des nems ; les Chinoises, elles font du riz cantonais. 7. Si c’est la crise, elle ne dira pas non à manger du riz. 8. Si vous voulez vivre en Chine, c’est pratique pour avoir des papiers. Ce cas est aussi appelé le cas de « la fille de l’Est. » Bon ici, c’est l’homme de l’Est, mais ça ne marchait pas dans l’autre sens. Alors qu’avec les Chinois, ça marche. 9. Vous n’avez aucune chance d’avoir un enfant roux. 10. Si aimes les chinoiseries, avec une femme chinoise, servi, tu seras. 7 Retranscription d’une petite vidéo YouTube, mais drôle, originale, sur le thème de cet Eloge et parfaite pour cette rubrique (https://www.youtube.com/watch?v=HP-3czrD8xA)
  • 29. 29 TOUR D’HORIZON : CINÉMA ASIATIQUE L’Asie a été, depuis la fin de la Seconde Guerre, un grand producteur de films de toutes catégories. Laissons le loisir aux historiens présents dans la salle d’analyser l’influence des différents régimes et conflits sur les œuvres parues du- rant ceux-ci, et concentrons-nous sur les grands pôles cinématographiques de l’Est lointain. Tout d’abord, il y a en Asie l’industrie filmique la plus prolifique au monde. Eh non, Hollywood n’est pas le numéro un ! Il s’agit de son cousin, le Bollywood indien, avec plus de 1200 films par an, tous dialectes confondus. Des films essen- tiellement basés sur des légendes Hindis, mais aussi et surtout ces dernières an- nées, des films d’action bourrés d’explosions et de testostérone. Ensuite, si on voyage vers l’Iran, on rencontre une industrie florissante depuis ces vingt dernières années. Ce pays, bien que novateur dans le domaine dès les années 1900, a connu son tournant le plus important avec la révolution iranienne de 1979. La créativité a pris place, et de nombreux films iraniens sont reconnus internationalement et reçoivent des prix. Des exemples : Le Cercle, Le Goût de la Cerise (Palme d’Or en 1997), Une Séparation, et bien sûr Persepolis. Le cinéma sud-coréen n’est pas en reste. Surtout célèbre pour ses nombreux thrillers, films d’angoisse et d’horreur. C’est une des rares industries à concurren- cer le cinéma américain sur son propre territoire. Depuis 1988, une nouvelle vague du cinéma sud-coréen s’étend, pour donner aujourd’hui des œuvres uniques, gla- çantes et fascinantes. Des réalisateurs comme Park Chan-wook ou Bong Joon-ho révolutionnent la manière de composer un long-métrage. Pour n’en citer que trois : Memories of Murder, The Host, et évidemment Old Boy. Tournons-nous à présent vers le berceau du cinéma asiatique, le nid à chef-d’œuvre le plus reconnu en Occident, le Japon. Il faudrait des années pour écrire les louanges que le cinéma japonais mérite. Avec ses légendes, comme Kuro- sawa ou Myiazaki, le Japon fût un des pays les plus inno- vants dans le Cinéma (pas seulement dans l’animation).
  • 30. 30 Dès les années 50, Akira Kurosawa s’impose comme un pionnier du cinéma japonais. Sa filmographie entière est composée de chefs-d’œuvre. Avec Rasho- mon, Les 7 Samouraïs, Barberousse, Kagemusha et bien d’autres, Kurosawa peut être considéré comme un visionnaire du cinéma asiatique. Qui dit cinéma asiatique dit, bien évidemment, cinéma d’ani- mation. La reconnaissance mondiale du cinéma d’animation japonais arrive dans les années 80, avec le cultissime Akira de Katsuhiro Otomo. Bien qu'accusant plus de vingt-cinq ans au compteur, Akira impressionne toujours autant et demeure un modèle d'animation, témoignant d'un travail colossal sur le de- sign, les couleurs et les dessins, offrant un panel de séquences devenues cultes, allant d'une poursuite en moto inaugurale à un final titanesque. Un budget record est alors accordé à l’animation. Le studio Ghibli voit le jour, et s’installe directement dans la cour des grands. Hayao Myiazaki en est le cofondateur, et l’auteur de bon nombre de ses films. Pour n’en citer que quelques- uns : Le Château dans le ciel (1986), Mon voisin Totoro (1988), Le Tombeau des Lucioles (1988), Porco Rosso (1992), Princesse Mononoké (1997), Le Voyage de Chihiro (2001), Le Château ambulant (2004), Le Vent se lève (2013), ... Autant de pépites réalisées par un studio. Evidemment, il existe de nombreuses autres œuvres d’animation japonaise. Il faut se rendre compte que le début de cet « âge d’or » arrive dans le courant des années 90. Parmi les films les plus influents, on notera Ghost in the Shell (1995), Perfect Blue (1998), Paprika (2006), Le Conte de la princesse Kaguya (2013), entre autres. Le cinéma asiatique est somme toute une industrie assez jeune. Malgré cela, un très grand nombre d’œuvres trop peu connues sont produites en Asie chaque année. Des univers uniques, des intrigues ori- ginales, des personnages recherchés, tout ce qu’il faut pour voyager dans le lointain Orient. Prenons le temps de regarder les films asiatiques et d’apprécier ce cinéma fascinant.
  • 31. 31 LA CONDITION DE LA FEMME EN CORÉE DU NORD Puisque le thème de cet Eloge est la culture asiatique de manière générale, et puisqu’apparemment je ne sais parler que des femmes et des inégalités faites à celle-ci, je traiterai aujourd’hui de la condition des femmes dans le pays le plus démocratique8 qu’il puisse exister au monde, j’ai nommé : la Corée du Nord. Tout d’abord, il faut savoir que, de base, les Coréens (femmes ou hommes) sont soumis à une très grande surveillance de la part du Gouvernement, les privant donc de toute liberté, quelle qu’elle soit. Où que l’on soit, certaines personnes sont chargées de surveiller la population, la Corée du Nord encourageant la délation. Le peuple coréen est donc tenu d’adopter une certaine vigilance face à ses faits et gestes, puisque les habitants ne sont jamais à l’abris d’une sanction pour des faits aussi minimes que plier le journal sur la photo de Kim Jong-un9 . Ce dernier exemple peut être considéré comme un crime politique, allant jusqu’à la peine de mort. Vous comprendrez pourquoi les Coréens ne sont pas tenus de faire ce qu’ils veulent et doivent se tenir à carreaux. Vous vous demandez peut-être comment est traitée l’égalité des sexes du point de vue de la loi : eh bien, oui, il existe une loi en Corée du Nord qui garantit l’égalité des sexes10 . Maintenant, si c’était aussi beau et rose, cet article n’aurait pas lieu d’être et personnellement, j’aurais beaucoup moins de choses à dire. Le problème est le fait que la société coréenne est, de par son histoire, basée sur la philosophie confucianiste. Cette dernière est très conservatrice et suppose que les femmes doivent le respect aux hommes, ces derniers ayant, toujours selon cette philosophie, plus d’importance que les femmes. On impose aux femmes le rôle de mère, et pas forcément l’ambition d’avoir un métier, par exemple. Rien de nouveau sous le soleil du pa- triarcat, en somme. Et au sein du gouvernement ? Peut-on re- trouver des femmes ? 8 Celui qui ne comprend pas le second degré peut fermer tout de suite cet Eloge. 9 Et non, ce n’est pas une blague. 10 Drôle, n’est-ce pas ?
  • 32. 32 Il n’existe pas de femme au sein des autorités nord-coréenne sauf … une : Kim Yo-jong (la sœur de Kim Jong-un). Cette dernière apparait depuis quelques années à côté de son frère pour des évènements officiels. Etant la sœur du diri- geant en place, elle représente le maintien de la dynastie au pouvoir, ce qui expli- querait peut-être pourquoi dans son cas, elle n’apparait pas comme « déran- geante ». Elle gagne peu à peu plus de pouvoir et est d’ailleurs devenue officiel- lement directrice adjointe de département du co- mité central du parti des travailleurs. Son in- fluence serait assez importance au sein du gou- vernement. La femme de Kim Jong-un, Ri-Sol Ju, elle aussi, gagne peu à peu une certaine notoriété. Alors qu’avant les femmes coréennes avaient la même coiffure, et de manière générale les mêmes habitudes esthétiques sobres, elles sont maintenant quelque unes à oser les talons, le ma- quillage, etc. Beaucoup plus de coquetterie qu’à l’époque. On pourrait penser que la présence de Ri-Sol Ju au côté de son mari, y soit pour quelque chose. En effet, celle-ci apparait dans les médias, habillée de manière très moderne. On pourrait dire qu’elle exerce tout de même une certaine influence sur les femmes du pays, et ce, malgré aucune fonction officielle. Cette situation, pourrait-elle changer ? Honnêtement, difficilement, et ce pour plusieurs raisons : tout d’abord, la question des droits de l’Homme (dont découlent les droits de la femme) n’est ab- solument pas discutée, et est même, tabou, de par la politique que mène le gou- vernement. Certains rapports sont évidemment publiés par des ONG, mais ils sont vu comme des affronts, et donc absolument pas entendus. Aussi, les ONG sur place en Corée du Nord ne sont pas nombreuses, et interviennent dans la santé et l’agriculture, puisque ces deux seuls domaines ne font pas polémique. Aussi, le manque d’accès à l’information empêche le peuple de se forger une opinion autre que celle à laquelle ils sont confrontés, à savoir celle de l’Etat. Ainsi, il est mal- heureusement très compliqué de changer sur le court terme cette situation déplo- rable, allant totalement à l’encontre des droits humains. « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », on espère, donc … Kim Jong-un et sa femme, Ri-Sol Ju Kim Yo-jong
  • 33. 33 M’AS-TU LU ? « TOMBEAU » DE ROMAIN GARY Bonjour à tous ! Commençons directement par le sujet qui fâche, qui blesse, qui outrage : si tu es un lecteur assidu de cette rubrique, tu t’étonnes sans doute que je n’aie pas encore parlé du nouveau roman de Tanguy Viel, chose que j’avais pourtant promise il y a deux numéros. Sache, fidèle lecteur, que j’en suis la pre- mière désolée. La raison de ce triste état des faits (non j’en rajoute pas du tout) est double : (1) pour le numéro précédent dont le thème était la Belgitude, j’ai mis entre parenthèses ce projet de rédaction pour consacrer la rubrique à un auteur belge, suite à la demande d’un des deux délégués de votre journal facultaire pré- féré (ouais voilà, c’est la faute des délégués Éloge en fait) ; (2) pour ce numéro- ci, je me vois malheureusement confrontée à multitude d’activités et d’obligations et n’ai pas récemment eu le temps de lire le roman de Viel (crime de lèse-moi- même). J’espère que vous me pardonnerez <3 Pour l’article de ce présent Éloge, je me tourne donc vers un livre que j’ai déjà lu : le « Tombeau de Romain Gary » de Nancy Huston, qui a la particularité de ne pas véritablement être un roman. Je m’explique. Nancy Huston, canadienne d’origine qui a écrit son mémoire sous la direction de Roland Barthes (on s’en fout mais ça en jette), s’adonne, après plusieurs romans fictionnels, à un essai biographique sur l’auteur décédé Romain Gary. Comme l’indique le titre du livre, elle reprend pour cela la forme esthétique du « tombeau », qui se veut être un monument littéraire destiné à honorer l’identité d’un mort. On sort donc de la biographie ordinaire qui retrace chronologiquement et objectivement la vie du su- jet : l’ouvrage de Huston a une forme très littéraire, tellement qu’il peut être con- sidéré comme un petit roman, si on oublie que les évènements qu’il relate – la vie de Romain Gary – sont réels. À travers ce livre, l’auteure tente de s’éloigner des clichés concernant Ro- main Gary, présenté bien souvent comme un « mystificateur ». Gary est en effet une figure littéraire contestée : gagnant le prix Goncourt en 1956 pour son roman « Les Racines du ciel », il le gagne une seconde fois (fait unique puisque les règles du concours l’interdisent) en 1975 sous le nom d’Émile Ajar pour le roman « La Vie devant soi ». La supercherie est longtemps restée secrète : pour les critiques littéraires, Romain Gary et Émile Ajar étaient deux auteurs tout à fait distincts, le premier étant bien souvent décrié alors que le second était admiré. Une telle croyance a été favorisée par un subterfuge de Gary qui a demandé à son petit-
  • 34. 34 cousin de se faire passer publiquement pour le fameux Émile Ajar. La vérité a été dévoilée après le suicide (1978) de l’auteur, ce qui a davantage déchaîné les cri- tiques contre lui. Plein de sensibilité, le texte de Huston va à la rencontre de la personne sin- gulière de l’écrivain, être torturé intérieurement par le souvenir de sa mère, par ses multiples visages (à la fois ancien homme de guerre, diplomate et écrivain – multiplicité identitaire qui le mène à prendre plusieurs pseudonymes), par l’ombre des horreurs d’Auschwitz. Huston cherche en Romain Gary ce qui l’a poussé vers une vie faite de simulacre se soldant par une mort subite et violente. Elle investit pour cela toute sa subjectivité dans son récit, tutoyant le romancier décédé, se comparant à lui, prenant parfois la parole pour lui. Sous la plume de Huston, Gary nous apparait dès lors comme une sorte de figure christique (les allusions chris- tiques sont d’ailleurs très nombreuses) : Gary est une victime de sa propre vie et de son temps, est prisonnier de l’histoire qu’il se raconte ; mais il est une victime consentante qui accepte son sort et qui marche consciemment vers la mort. « Tombeau de Romain Gary » est donc un très beau livre, qui personnelle- ment m’a beaucoup émue. Pour sa grande sensibilité et sa qualité littéraire, il ne laisse pas indifférent, que l’on connaisse Romain Gary ou non. Élise Le roman aide à cristalliser le sens de la vie – Nancy Huston
  • 35. 35 « MADAME BUTTERFLY » DE PUCCINI : L’ART COMME MOYEN D’EXPLORER L’UNIVERS INTÉRIEUR Bonjours chers lecteurs, Dans le cadre de cet éloge dédié à la culture asiatique, je vous partage aujourd’hui mes impressions quant à un opéra que j’ai eu la chance de découvrir récemment, à savoir Madame Butterfly de Puccini. (Je laisse de côté mes traditionnels ballets cette fois-ci) Le 17 févier 1904 a lieu la première représentation de Madame Butterfly. Opéra Italien, Madame Butterfly met néanmoins en scène un monde exotique puisque l’argument porte sur l’histoire de Cho-Cho San, une ancienne geisha. La japonaise épouse un homme américain, visiblement plus intéressé par l’expérience d’une amourette à l’étranger que par un réel engagement de vie. L’opéra, divisé en trois actes, dresse le portrait de la femme en narrant trois étapes clef de sa relation : son mariage suivi du rejet de sa famille lorsqu’elle apprend que Cho-Cho San a renoncé à sa religion ; l’attente pleine d’espoir suite à trois ans d’absence du mari ensuite et, enfin, le retour de celui-ci, venu annoncer son départ définitif… Fondé sur les états émotionnels et psychologique de Cho-Cho San, l’univers sentimental s’effondre et livre finalement au spectateur un funeste tableau lorsque la jeune mère décide de se séparer de son fils et de mourir dans l’honneur, à défaut de pouvoir vivre dans l’honneur. Cet opéra de Puccini tisse un monde de significations au sein de la vie intérieure d’un seul et même personnage. L’action est peu présente, et l’intérêt de l’œuvre réside sans doute davantage dans la contemplation des affects de la jeune femme. La musique s’avère révélatrice de ceux-ci, la structure des grands airs dévoile une réflexion poussée quant à la construction du personnage, et déconstruit toute impression de frivolité apparente pouvant intervenir de prime abord. Fondé sur l’espoir, le personnage se développe selon que cet état s’amplifie ou bien se dégrade. Il est ainsi possible d’observer le passage d’une attitude naïve et amoureuse à un comportement violent, mu par la colère et le désespoir. Sans demi-mesure, Cho-Cho San est un personnage construit sur ce torrent d’émotions lunatique, le spectateur peut alors percevoir combien la richesse intérieure créée pour un personnage peut produire un certain lot d’effets de sens et aboutir à une œuvre riche. Si l’œuvre est intéressante pour elle seule, elle l’est aussi pour la description qu’elle fait d’un certain univers, à savoir celui des geishas. Ces femmes dont la vie est vouée aux arts, aux plaisirs et à la beauté donnent vie à un univers poétique
  • 36. 36 afin de plaire aux hommes et s’attirer leurs dispositions, et une certaine sécurité matérielle. Etymologiquement parlant, le terme geisha signifie, en japonais, « art » et « personne », que nous pouvons traduire par « artiste ». L’univers qui les entoure est ainsi fondé sur la base de la beauté et des sensations, mais aussi d’une certaine dépendance au jugement des autres, à savoir les hommes auxquels elles sont chargées de plaire. Madame Butterfly traduit à merveille ces deux dimensions, la beauté et le raffinement du mode de vie des geishas d’une part, mais aussi, de l’autre, la vanité de l’art s’il n’est personne pour le recevoir, le juger et l’apprécier. L’opéra confronte dès lors deux pôles cruciaux du monde artistique : la création et la réception. Quel est le sens de tout cet amour s’il n’y a personne à aimer ? qu’est-ce que toute cette beauté s’il elle ne suffit à contenter celui que j’aime ? Un monde d’interrogations, amères dès lors que les efforts fournis s’avèrent tributaires du regard et de l’appréciation d’une seule et unique personne. Si le tableau de l’amour inconditionnel peut s’avérer poétique, il laisse toutefois perplexe. Est-ce qu’aimer inconditionnellement ne nous conduit qu’à connaitre l’injustice ? Est-ce humain de supporter de ne rien attendre en retour que le bonheur de l’autre ? C’est là l’ultime réflexion à laquelle cette œuvre aura su me conduire, et c’est avec elle je souhaite conclure. Je vous renvoie néanmoins à une source intéressante, davantage scientifique et exhaustive : « Madame Butterfly », L’avant-scène opéra opérette musique, no 56, 1983 (j’ai entendu dire qu’on pouvait la trouver en BLFT…) Au plaisir, Lucas Hovart
  • 37. 37 RETOUR SUR UNE BANDE DESSINEE : KOBANE CALLING DE ZEROCALCARE Chers lecteurs assidus de l’éloge, Certes, cet article n’est pas vraiment dans le thème, mais disons que si l’on cherche bien, le Japon, c’est le pays du manga, bref, en raccourci, la bande dessinée, c’est dans le thème. Plus ou moins. Bref, la bande dessinée/roman graphique que je vais vous présenter aujourd’hui s’appelle Kobane Calling. Parue en septembre dernier, elle est réalisée par Zerocalcare, que la quatrième de couverture pré- sente comme « l’auteur de bande dessinée le plus po- pulaire d’Italie ». Et comme je ne m’y connais pas bien en auteurs de bande dessinée italiens, je ne vais pas contredire cette affirma- tion. L’auteur : Zerocalcare, Michele Rech pour les intimes (ou ceux qui vont sur Wikipédia en préparant un article), est un blo- gueur/artiste de street-art/dessinateur vivant dans le quartier de Rebbibia à Rome. Il a déjà paru en édition française La prophétie du Tatou, que je n’ai pas lu, mais qui raconte de manière autobiographique la vie de la jeunesse actuelle, no- tamment dans les quartiers populaires romains. Baignant dans le milieu punk de Rome, fortement attaché à son quar- tier dont il a orné l’un des murs d’une gigantesque fresque, Zerocalcare est un artiste de 33 ans issu de la nouvelle gé- nération de la bande-dessinée, à mi-chemin entre les billets d’humeur et les his- toires scénarisées. L’histoire : Bien qu’il ne soit pas journaliste, Zerocalcare, qui sort rarement de son quartier bien-aimé, part au Kurdistan, au croisement de la Turquie, de la Syrie et de l’Iran. Et plus précisément à Kobané. Kobané, c’est plus qu’une ville : c’est un symbole de résistance à Daech, à l’oppression turque contre les kurdes, l’espoir d’une nouvelle génération de résistance au totalitarisme, qui tente de construire
  • 38. 38 dans la région autonome du Rojava un nouveau régime. Un régime aux antipodes des idées reçues parfois véhiculées par les médias et politiques occidentaux à pro- pos du Moyen-Orient : démocratie participative, égalité hommes-femmes inscrite dans la constitution, contrat social, cohabitation ethnique et religieuse, liberté de culte, écologie … Une confédération démocratique prises en tenailles entre l’op- pression des minorités kurdes, d’une part, et la barbarie de Daech, de l’autre. Pourquoi se rendre à Kobané, pourquoi s’intéresser à la naissance d’une démocratie kurde au Moyen-Orient lorsqu’on est auteur de BD italien, dans la trentaine et que l’on vend des ouvrages en décrivant sa réalité un peu paumée ? C’est la question que se pose Zerocalcare qui, cherchant à savoir ce qui l’appelle à Kobané, ce qui lui donne envie de raconter ces histoires, va nous faire découvrir, par-delà les cartes géopolitiques du journal de 20h, la réalité des combattants et combattantes du Kurdistan. Entre douaniers suspicieux, rencontre avec l’un des leaders du PKK11 , fantômes de Daech dans des villes abandonnées et réflexions dans un monde étranger, l’histoire s’étale sur presque deux ans et explore plu- sieurs aspects de la guerre actuelle. Critique : Personnellement, je ressors de cette lecture transformée. C’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de faire cet article, car je lis des tonnes de bande dessinée, mais très rares sont celles qui me chamboulent à ce point. Tout d’abord, en ce qui concerne le style de dessin et le découpage : il est dans un style assez clair, entre la bande dessinée classique et le graffiti. On suit le voyage de l’auteur, avec quelques encarts, ellipses et explications plus détaillées. J’ai trouvé que les personnages secondaires n’étaient pas tous très marquants, hor- mis quelques exceptions, leurs traits ne ressortaient pas vraiment, mais c’est peut- être volontaire, afin de se consacrer à l’histoire générale et à quelques personnages mis plus particulièrement en lumière. Kobane Calling n’a pas que des qualités : malgré la longueur (263 pages), il est impossible de retranscrire des réalités si complexes dans le format d’une bande dessinée, à fortiori quand celle-ci n’a pas explicitement un but pédago- gique. J’ai également trouvé que, si l’on n’était pas familier de l’auteur, certaines 11 Parti des travailleurs du Kurdistan, placé à la demande de la Turquie sur la liste des organisations terroristes.
  • 39. 39 de ses habitudes n’étaient pas des plus évidentes à comprendre : par exemple, cer- tains de ses personnages sont représentés sous forme d’animaux12 , pour une raison non explicitée, et il parle régulièrement à un tatou, qu’il présente vers la fin du roman comme son « ami imaginaire ». Je présume que si l’on a déjà lu Zerocal- care, cela fait partie de son style et de ses références, et on le comprend assez vite, bien que certains clins d’œil fassent directement allusion à Rome, à son jargon, à son histoire et ses sous-cultures et ne sont donc pas directement compréhensibles par un lecteur novice. Mais je ne pense pas non plus qu’il soit absolument néces- saire de comprendre toutes les subtilités ou références pour apprécier une œuvre : on peut se laisser bercer par l’ambiance générale. Entre références pop-culture, personnages imaginaires lui donnant la réplique, introspection et humour noir, le ton utilisé est en tout cas très agréable à lire. En ce qui concerne l’explication géopolitique de l’histoire du Rovaja et du conflit entre la Turquie et les kurdes, celle-ci est simplifiée à l’extrême, mais suf- fisante pour comprendre où se trouve l’auteur, et les enjeux de tel ou tel person- nage. Zerocalcare le stipule lui-même : les quelques cartes, schémas, explications qui s’y trouvent sont laconiques, mais servent avant tout le format de l’histoire, qui serait franchement chiante si elle ne se consacrait qu’au « dessus » des cartes. Comme le dit le tatou : « Je dépose une fleur pour tous les historiens, géopoliti- ciens et les amateurs de nuances qui sont morts en lisant ton résumé ». Bref, passons sur la relative simplification des explications données (au pire, on ira lire des articles du Monde si on trouve ça insuffisant). Ce qui prime, dans Kobane Calling, c’est cette échelle humaine, ce ressenti qui, je pense, serait le nôtre si, comme Zerocalcare, nous nous retrouvions nous aussi à 3 km de Daech, dans une ville se battant pour sa liberté. C’est-à-dire, pardonnez-moi l’ex- pression, qu’on se chierait dessus. Mais en même temps, on rencontre une foule de personnages qui, par leurs témoignages, leur façon d’être, ré-humanisent une guerre que nous analysons de loin. A travers les combattantes, nous découvrons des filles de notre âge qui ont vu leur famille mourir mais se battent pour la cons- truction d’une société plus juste. Par les yeux d’un vieil homme tabassé par des milices turques, nous apprenons la réalité des kurdes au Moyen-Orient, trop sou- vent assimilés à des terroristes par le jeu des alliances politiques. 12 Je présuppose que c’est parce que ce sont des gens qui ne veulent pas être dessinés, des “anonymes” ou bien des gens à qui il associe certains animaux. Par exemple, sa mère est représentée sous la forme d’une grosse poule (l’histoire ne dit pas si elle le prend bien).
  • 40. 40 Avec beaucoup d’humour et une manière de s’exprimer bien à lui, Zerocal- care n’a pas la prétention de donner toute la vérité sur un conflit si complexe. Il nous offre simplement son regard sur une réalité qui, sans verser dans la théorie du complot, est parfois trop vite simplifiée dans nos médias. Nous faisant passer du rire aux larmes (mais plus souvent en s’exprimant par l’humour), il nous ex- plique avoir eu l’impression de se trouver réellement au centre du monde actuel, là, dans une région ravagée où s’exprime l’horreur humaine aussi bien que la plus grande compassion. Les enjeux que l’on trouve dans Kobane Calling, et plus lar- gement, au Moyen-Orient, ne sont pas spécifiques à cette région. Ils sont avant tout les enjeux du respect mutuel, du vivre ensemble, de la manière dont peut se créer une société harmonieuse malgré des tensions et des guerres. Je recommande la lecture de ce roman graphique à tout le monde, parce que, sans en avoir l’air, on apprend des tonnes de choses, non seulement sur le conflit qui touche les kurdes, mais, je le pense, sur l’espoir que notre génération peut réaliser si elle s’en donne les moyens, en s’affranchissant du déterminisme social et des cases dans lesquelles l’on peut être rangé. Si vous avez l’occasion de le lire, et si vous avez lu cet article jusqu’au bout (ce n’est déjà pas mal pour certains …), n’hésitez pas à venir m’en parler, et à en faire la promotion, car je crois que c’est une lecture nécessaire. Je vous laisse sur ce court extrait : « En Irak, la signalétique est res- tée intacte, comme si le pays n’avait pas été en guerre, divisé et conquis mètre par mètre par l’état islamique. Du coup tu peux te réveiller et réaliser que t’es à trente bornes de Mossoul, la capitale de Daech en territoire irakien. Celle dont parlent les journaux, là où Daech jette des homos du haut des immeubles, lapide des femmes toutes les semaines et plante des têtes coupées sur les grilles des parcs. Et sur le panneau, il n’y a pas écrit : ‘HE, N’ALLEZ PAS A GAUCHE !’, la route n’est ni fermée ni barrée. Mais là on est à trente bornes et il n’y a rien. Rien que nous, au milieu de nulle part. » MM
  • 41. 41
  • 42. 42 BELGI QUOI ? Aaaaah l’Eloge et ses thèmes les plus originaux les uns que les autres ! Faire un Eloge sur le pays du Soleil Levant, c’est bien mais moi, je préfère notre Bel- gique et sa belgitude. Etant donné que c’était le thème du dernier Eloge et que personne au grand personne13 n’a expliqué ce que c’était, je me suis dit qu’il était de mon devoir en tant que citoyenne d’éclairer votre lanterne à tous. Donc, la Belgitude, sais-tu vraiment ce que c’est ? Pour certains, la Belgitude se manifeste dans la manière de parler, dans des films (ouais Dikkenek, si tu veux), dans des plats (la bouffe c’est la vie), dans la bièèèère (ce fléau) ou encore dans des fêtes qu’elles soient de type local ou estu- diantines. Mais est-ce que ça s’arrête là ? La Belgitude est-elle limitée à des caté- gories ? En réalité, la belgitude est l’ensemble de l’interrogation identitaire des Belges. Ceux-ci disposent d’ailleurs d’un sens aigu de l’autodérision. L’identité belge est vraiment unique parce qu’elle se caractérise différemment des autres. Elle apparait en effet comme une identité « en creux ». Cela veut dire que le belge se définit par tout ce qu’il n’est pas. Le Belge n'est ni Français, ni Néerlandais, ni Allemand, ni Espagnol même si, en fait, il est un peu tout cela en même temps de par son héritage : ancien sujet des Habsbourg d'Espagne puis d'Autriche, ancien citoyen de la République française, puis du Premier Empire, Néerlandais après le Congrès de Vienne, enfin, devenu indépendant à la faveur d'un consentement pa- ternel des grandes puissances. Bien que ce terme ait été forgé dans les années 1970-1980, ce n’est que plusieurs années plus tard que l'idée de belgitude et sa première grande manifes- tation apparaissent dans le numéro de la Revue de l'ULB intitulé « La Belgique malgré tout ! ». Il est important de préciser que ce terme n’a pris que de notre côté de la frontière régionale. En effet, les flamands ne se reconnaissent pas dans cette abs- traction. Bien que certains ne se retrouvent pas derrière cette appellation, la plupart d’entre nous la revendique car elle permet de combler le manque flagrant d’unité 13 Oui, je sais, l’expression c’est « jamais au grand jamais » et alors ? C’est mon article, j’écris ce que je veux, NA!
  • 43. 43 culturelle en Belgique. Elle permet aux différents individus de sentir qu’ils font partie d’un groupe, un groupe dont ils peuvent et doivent être fiers. Alors, toi, cher lecteur, sois fier d’être Belge (si tu l’es, en fait) et fais vivre cette Belgitude ! Si Jean-Claude Van Damme écrivait cet article, il te dirait : Ecoutons donc son conseil, soyons aware de notre belgitude et faisons-en sorte de la perpétuer ! Lorella Il faut que tu sois aware !
  • 44. 44 IVANDL’AMOUR Cher Ivandl’amour, pourquoi je n’ai pas de mec ? Bernard, 20 ans. Parce que t’es moche. Cher Ivandl’amour, j’ai récemment eu une date avec un garçon, mais je vois bien qu’il ne m’intéresse pas. Comment lui faire comprendre ? Bryan, 20 ans. Eh bien, tu pourrais lui glisser des phrases qui pourraient implicitement le lui faire comprendre telles que « C’est tout ? », quand il te raconte quelque chose ou encore « Oui, pourquoi tu me racontes ça encore ? » ou simplement, en répon- dant à une phrase plus courte que lui par SMS (en moins de lignes). Ivandl’amour, j’aimerais avoir des rela- tions charnelles avec un garçon, dois-je m’épiler ? Péniciene, 25 ans. Cela dépend de l’endroit. Il est vrai qu’une moustache n’est pas forcément le plus excitant pour un garçon, tandis que quelques poils sur les jambes ne rebuteront pas grand monde. Après, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, certains garçons ne voient aucun mal à sortir avec grizzli. J’aimerais bien pécho un cerclard baptisé, calotté, togé, vlecké, capé et alcoolique, le problème est que je ne suis pas dans la guindaille. Comment faire ? Aide-moi Ivandl’amour ! Louisa, 22 ans. Il faut aller le confronter sur son propre terrain. Va le voir en soirée et traite- le de « merde » à l’afond. Offre lui un insigne mais attention, renseigne-toi sur la signification de celle-ci, il serait malheureux que tu lui offres malencontreusement une flèche. Ou alors tu peux toujours « emprunter » une calotte et à te rendre en corona !
  • 45. 45 CRWTH Bienvenu cher lecteur dans cette troisième édition du CRWTH dans sa nou- velle forme ! On a fait le plein de culture, d’idées séries et de news du cercle avec les 40- 50 pages précédentes mais il est temps à présent d’ouvrir Spotify ou Youtube pour améliorer sa playlist avec 3 nouveaux artistes n’ayant pas de liens particulier l’un avec l’autre ainsi que des découvertes faites lors des vacances de Pâques afin de se construire une playlist de renom qui fera des envieux lorsque vous passerez ces morceaux faisant mine de rien dans votre communautaire ou lors d’une après- midi (bien ?) méritée au lac avec des amis et une palette de Carapils et avec tout ça vous comprenez pourquoi mon professeur d’écriture communicationnelle n’ap- préciait guère mes travaux, étant donné que je n’arrive jamais à terminer mes phrases. POINT. Bref rappel : il s’agira ici de faire le point sur d’excellentes chansons d’ar- tistes, autres que les 5 premiers résultats Youtube, le but étant de faire découvrir d’autres titres afin d’approfondir sa connaissance d’un artiste. La bise. ARCTIC MONKEYS ♫ Fireside ♫ Only Ones Who Know ♫ The Bad Thing ♫ My propellar ♫ Pretty Visitors ♫ The Jewellar’s Hands ♫ Brick By Brick ♫ Piledriver Waltz ♫ Riot Van ♫ Bad Woman ♫ Library Pictures ♫ Do Me A Favour ♫ Old Yellow Bricks ♫ Knee Socks ♫ Balaclava
  • 46. 46 BOB DYLAN ♫ You’re A Big Girl Now ♫ WallFlower ♫ Changing Of The Guards ♫ Isis ♫ Sara ♫ Emotionally Yours ♫ Positively 4th Street ♫ Blind Willie McTell ♫ Things Have Changed ♫ Death Of Emmett Till ♫ Ballad Of A Thin Man ♫ Tweedle Dee & Tweedle Dum ♫ I Threw It All Away ♫ Man In The Long Black Coat ♫ Senor ♫ Man Gave Names To All The Animals THE DOORS ♫ The Crystal Ship ♫ End Of The Night ♫ L’America ♫ Orange County suite ♫ Waiting For The Sun ♫ Queen Of The Highway ♫ Shaman’s Blues ♫ The Soft Parade ♫ Runnin’ Blue ♫ Whiskey, Mystics & Men ♫ Love Street ♫ My Wild Love ♫ Not To Touch The Earth ♫ Yes, The Rivers Knows ♫ Love Her Madly
  • 47. 47 DÉCOUVERTES DE CES DERNIÈRES SEMAINES ♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Do You Love Me (1994) ♫ Paul Simon – The Werewolf (2016) ♫ Paul Simon – Stranger To Stranger (2016) ♫ Michael Bublé – I Believe In You (2016) ♫ Kings Of Leon – Reverend (2016) ♫ Dj Shadow – Nobody Speak (2016) ♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Stagger Lee (1996) ♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Loverman (1994) ♫ Nick Cave & The Bad Seeds – Where The Wild Roses Grow (1996) ♫ Snoop Dogg – Double Tap That (2016) ♫ Sting – Inshallah (2016) ♫ Sting – Down Down Down (2016) ♫ Yann Tiersen – Kereon (2016) ♫ Justice – Stop (2016) ♫ Bonobo – Grains (2016) ♫ Billy Talent – Louder Than The DJ (2016) ♫ Bon Iver – 10dEAThbREasT (2016) ♫ Gorillaz – Saturn Barnz (2017) ♫ Natalie Prass – My Baby Don’t Understand Me (2016) ♫ Az Der Rebe (Chanson traditionnelle Yiddish) ♫ Thoinot Arbeau – Belle Qui Tient Ma Vie (1589) ♫ Kendrick Lamar – Humble (2017) ♫ The Sound Of Music OST – My Favourite Things (1963) ♫ The Sound Of Music – Edelweiss (1963) ADELIN
  • 48. 48 HOROSCOPE CHINOIS : AMOUR Cochon : Au fil des mois, les influx planétaires vont vous soutenir pour or- ganiser votre vie sentimentale de ma- nière plus constructive, pour évoluer et aimer l’esprit serein et le cœur léger. Votre vie amoureuse s’annonce plus rassurante et épanouissante. En couple, vous témoignerez un attache- ment plus profond et serez prêt à enga- ger de véritables discussions pour con- tinuer à regarder dans la même direc- tion et cultiver une belle complicité. Ainsi, vous mettrez tout en œuvre pour vous impliquer davantage et écrire un nouveau chapitre de votre histoire. Cé- libataire, votre besoin d’aimer et d’être aimé sera plus important. Votre charme et votre pouvoir de séduction seront plus appuyés. Ce n’est pas pour autant qu’il sera raisonnable de cra- quer au premier battement de cils. Il sera plus judicieux de prendre vérita- blement le temps de vous connaître avant de vous lancer dans une nouvelle histoire à deux. Rat : Même si durant cette année pla- cée sous le signe du Coq vous rêvez de rester connecté à l’être aimé, il n’est pas certain que vous soyez sur la même longueur d’onde ni que vous résistiez à tester ailleurs votre pouvoir de séduc- tion. En effet, la légèreté va planer sur votre vie sentimentale, vous allez vous poser de multiples questions et il vous arrivera bien souvent de ne pas trop sa- voir où vous en êtes et ce que vous voulez vraiment. Pour ne pas vous perdre en cours de route, il sera forte- ment utile de vous remettre en ques- tion, de prendre du recul sur vos émo- tions et ce afin de vivre à fond ou pas votre relation. Si vous ne faites pas un choix, il vous sera difficile d’établir ou de maintenir des liens stables. Si vous êtes célibataire, la stabilité affective ne sera pas votre priorité, vous aurez ten- dance à papillonner plus que d’accou- tumée. Bœuf : En cette année du Coq, votre vie sentimentale va être placée sous le signe de l’union ! Quelle que soit votre situation, vous ne manquerez pas de vivre des émotions fortes. Pour votre plus grand bonheur, l’amour avec un grand A sera au rendez-vous. À deux, Tigre : Pendant l’année du Coq, atten- dez-vous à ce que votre vie sentimen- tale rencontre quelques remous. En couple, à trop vouloir fixer vos propres règles du jeu vous risquez de creuser un fossé entre vous et votre partenaire. En effet, si vous ne vous montrez pas
  • 49. 49 votre relation va se teinter d’une grande tendresse et vos cœurs vibre- ront à l’unisson. 2017 sera marquée par un engagement concret ! Soutenu par les influx célestes, vous envisage- rez la vie commune, les fiançailles, le mariage ou le pacs. Si vous êtes déjà en couple depuis un certain temps, vous redonnerez un nouveau souffle à votre relation en ne tarissant pas d’idées et de nouveaux projets pour pi- menter le quotidien et partager un amour immodéré. Les célibataires ont, quant à eux, toutes leurs chances de rencontrer une per- sonne qui corresponde parfaitement à leurs attentes et avec laquelle ils for- meront des projets d’avenir. prêt à faire des concessions, il ne vous sera pas aisé de vivre une relation stable et durable. Discussions et re- mises en questions seront nécessaires pour clarifier la situation. À vous de voir, si vous souhaitez continuer à vous comporter de manière légère et insouciante ou si au contraire vous êtes prêt à prendre le temps d‘aimer et à vous engager réellement. Célibataire, votre envie de papillonner ne vous ai- dera pas à vous ancrer. Certes vous ne manquerez pas de panache pour sé- duire et faire de nouvelles rencontres mais la question est de savoir si vous êtes décidé ou non à quitter votre céli- bat. Lièvre : Un climat de morosité risque de planer sur votre vie sentimentale. En couple, des différences de mentalité vont assombrir votre relation. Vous semblez ne plus être sur la même lon- gueur d’onde ni regarder dans la même direction. Une mise au point sera né- cessaire pour percer les abcès. Pour ce faire, il sera important de ne pas rester paralysé face à vos états d’âme. Les discussions à cœur ouvert vous aide- ront à y voir plus clair et à prendre la décision de continuer ou pas votre che- min ensemble. Célibataire, vous irez moins facilement vers les autres, vous adopterez un comportement anxieux et craintif. Par ailleurs, vous serez habité par de multiples contractions. En effet, Dragon : Cette année vous allez vous consacrer pleinement à votre vie amoureuse. En couple, c’est avec dy- namisme et bonne volonté que vous chercherez à donner à votre vie à deux, l’aplomb, l’équilibre auquel vous aspi- rez. Vous vous montrerez très com- plice et protecteur envers votre parte- naire. Vous aurez à cœur de reprendre des projets communs que vous aviez laissé de côté. Cela redonnera une belle dynamique à votre duo. Les liens se resserreront et vous nouerez une re- lation plus soudée avec votre moitié. Pour le plus grand plaisir de chacun, votre histoire d’amour va prendre une nouvelle tournure. Célibataire, animé par un esprit de conquête, vous vous
  • 50. 50 entre l’envie de vous lancer dans une nouvelle relation et une apparente froi- deur derrière laquelle vous allez vous cacher, l’approche ne sera pas facile. Cependant, c’est en changeant de com- portement que vous pourrez éviter les situations ambiguës et vous débarras- ser de certains poids qui vous encom- brent. sentirez libre d’aimer. Votre charme ne laissera personne indifférent et vous saurez habilement en jouer pour multi- plier les relations. C’est au sein de votre vie sociale extrêmement riche que vous aurez toutes vos chances de rencontrer une personne pour laquelle vous éprouverez un véritable coup de cœur. Serpent : Un vent de sérénité va pla- ner sur votre sphère amoureuse. En couple, sous l’influence de l’astre Pa- rasol, vous n’échapperez pas à l’envie de vous stabiliser, de structurer votre vie affective. En 2017, votre priorité sera le bien-être de votre partenaire. Vous vous montrerez dévoué, tendre, généreux et bienfaisant à l’égard de votre moitié, vous n’hésitez pas à vous couper en quatre pour lui faire plaisir et cela sera réciproque. Vous ferez preuve d’une grande compréhension mutuelle, vous ferez des projets sur le long terme ou prendrez un engagement l‘un envers l’autre. Quoi qu’il en soit vous vivrez un amour harmonieux, ras- surant avec tout ce qu’il faut de piment au quotidien pour continuer à entrete- nir, encore et toujours, la flamme de votre amour. Célibataire, les aspects planétaires vont vous inviter à rompre avec votre solitude. Vous retrouverez confiance en vous et en votre pouvoir de séduction. D’ailleurs, vous n’hési- terez pas à user de votre charme pour Cheval : Durant cette année du Coq, si vous êtes en couple, les astres plani- fient de nombreuses discussions et concertations. Le moment est venu de faire l’effort de dialoguer à cœur ou- vert, de parler de vos désirs car votre partenaire a besoin d’être éclairé pour mieux vous comprendre et vous appri- voiser. Par ailleurs, vous aurez besoin de conserver votre espace de liberté, de prendre des décisions en solo. Telle sera la clé de votre épanouissement personnel. Votre moitié devra le com- prendre et l’accepter. Si chacun fait les concessions nécessaires, votre duo ne s’en portera que mieux ! Célibataire, il semblerait qu’une vie stable à deux ne vous manque pas. En effet, au fil des mois, vous serez enclin à papillonner, à multiplier les aventures. Vous pour- rez compter sur votre pouvoir de sé- duction pour charmer qui vous vou- drez mais il ne sera pas question que la relation prenne une tournure plus im- portante. Vous serez bien décidé à con- server votre liberté !
  • 51. 51 que la magie opère et cela fonctionnera à merveille. Chèvre : Pendant cette année du Coq, attendez-vous à devoir faire des efforts de communication pour que votre vie sentimentale soit plus harmonieuse. En couple, les circonstances vont vous persuader qu’il est temps de dissiper les malentendus et de discuter à cœur ouvert pour débattre des sujets qui vous préoccupent. Ainsi, pour apaiser l’atmosphère, vous devrez faire en sorte d’oser dire les choses sans juger ni vous énerver. En agissant de la sorte, vous serez satisfait d’avoir pris la parole et, à votre tour, vous serez prêt à écouter votre moitié, à vous adapter à ses besoins et envies. Vos discussions seront constructives et vous saurez réellement quelle direction donner à votre relation. Si vous êtes cé- libataire, les astres vont vous inviter à déclarer votre flamme si quelqu’un vous a tapé dans l’œil. Alors, si vous souhaitez réellement vous lancer dans une nouvelle histoire à deux, il vous sera nécessaire de quitter votre zone de repli et d’exprimer sans retenue vos émotions. Singe : Reprendre en main votre vie sentimentale tel est le challenge que vous relèverez en 2017. En couple, vous serez prêt à faire des concessions et à prendre vos responsabilités pour harmoniser votre relation. Votre parte- naire va devenir votre principal objec- tif. Ainsi, vous serez animé par les meilleures intentions pour renforcer la stabilité de vos liens affectifs et vous engager si cela n’est pas déjà fait. La face légère et insouciante de votre per- sonnalité laissera place à une attitude plus rassurante, plus protectrice, plus responsable. En agissant de la sorte, vous deviendrez plus complices et unis que jamais et vous serez enclins à prendre des engagements durables, à vous projeter plus loin dans l’avenir. Célibataire, vous allez éprouver le be- soin de vous ancrer au quotidien dans une relation. Ainsi, vous tirerez défini- tivement un trait sur votre passé. Au fil de vos sorties, vous prendrez des ini- tiatives pour mettre un terme à votre célibat. Si vous rencontrez une per- sonne qui fait battre votre cœur, vous ne tarderez pas à partager le même toit. Coq : Pendant l’année du Coq, votre vie amoureuse va s’épanouir, se ren- forcer, se consolider. Si ce n’est pas déjà fait, vous envisagerez de vous en- gager dans une vie commune. Vous of- ficialiserez votre union. Vous penserez Chien : Cette année, côté cœur, les couples sont mieux lotis que les céliba- taires qui manqueront un peu d’oppor- tunités, traverseront une période de flottement ou devront se méfier de ne
  • 52. 52 fiançailles, pacs ou mariage. Si votre couple est déjà établi, vous vous mon- trerez rassurant, protecteur, atten- tionné, vous multiplierez les bonnes idées et les initiatives pour colorer le quotidien et formerez de nouveaux projets communs. Quelles que soient vos attentes, vous entendrez bien pro- fiter de votre bonheur avec confiance et assurance. Vous aurez raison car 2017 vous offre toutes les chances d’être heureux à deux ! Si vous êtes cé- libataire, vous vous rendrez rapide- ment compte que le bonheur est à votre portée et que vous pouvez l’apprivoi- ser sans en avoir peur. En effet, vous aurez de nombreuses occasions de croiser des personnes susceptibles de vous plaire. À vous de ne pas laisser passer votre chance ! pas se projeter dans l’avenir dès le pre- mier échange de regard, au risque de faire fausse route. Si vous êtes en couple, en effet, un climat astral sans nuage va planer sur votre vie sentimen- tale. Le temps que vous consacrerez à votre relation amoureuse permettra une tendre complicité avec votre parte- naire et vous partagerez un bonheur tranquille et sans heurt. Vous dispose- rez d’un bel éventail de sensations et de tous les ingrédients pour vous épa- nouir, pimenter votre relation, appré- cier de nouvelles saveurs, former de nouveaux petits ou grands projets à deux et vibrer à l’unisson. Vous aurez l’un et l’autre l’envie de regarder dans la même direction. Que du positif en perspective !
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  • 57. 57 KIKADIKOIS14 Mélissa : J’en peux plus de donner de l’argent à Chelala, j’ai l’impression qu’il se prostitue … Elisabeth : Tu as déjà été dans un bar à chats ? MM : Non, mais dans un bar à chattes, oui : le Psycho ! Guillaume (à Melissa, parlant de réduction mammaire) : Quoi, tu veux devenir un homme ? Melissa : Oui ! Guillaume : T’en as marre de faire la vaisselle ? Perrine : J’ai tellement mal à la tête que c’est comme si un tracteur m’avait roulé dessus. Pouet : Bah, comment ça se fait que t’étais couché par terre ? Emiline à Anna : Mon amour pour toi n’est que de la charité. Ivan : Il parait qu’il est chouette le père de Marie-Marie ! Genre, il fait des blagues et tout … Baptiste : Bah déjà il a appelé sa fille Marie-Marie … Anonyme (parlant avec sa copine qui revient de chez la psy) : Ça a vraiment l'air utile ta psy ! J'irais bien voir une psy pour lui parler de mon stress d'avoir jamais assez de temps, mais le problème c'est que je n’ai pas le temps d'aller la voir ! Sylvie : Moi je ne compte même plus les fois où je ramène. Mais, moi, je veux juste dormir ! C'est toujours le mec qui veut plus ! Baptiste : Ben en même temps quand tu ramènes... je ne sais pas comment ça se passe en Flandre mais ici c'est différent ! PY (lisant une calotte) : La couronne était à l'origine en Astracool. 14 N’hésite pas à nous envoyer tes kikadikoi à l’adresse suivante : elogedelafolie.fial@gmail.com
  • 58. 58 REMERCIEMENTS Merci à tous les contributeurs de ce 7ème numéro de l’Eloge de la Folie !  Le Praesidium (Elisabeth T. et Melissa P.)  La Culture (Emiline G., Guillaume S., et Nicolas C.)  Le Kot Manga  Melissa P.  Louis E.  Elise D.  Elisabeth T.  Lorella B.  Emiline G.  Lucas H.  Marie-Marie vdR.  Ivan H.  Adelin C.
  • 59. 59 PHOTOS15 15 Toutes les photos sont disponibles sur la page Facebook FLTR.
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