Analyse Fonctionnelle et
Structurelle
2ème Année DUT : Génie Industriel et Maintenance
Ecole Supérieure de Technologie de Fès
Année Universitaire 2024/2025
NAJI Mehdi Amine
Contexte général
Entreprise
Produit
Client
Le CLIENT éprouve un BESOIN immédiat ou différé pour un PRODUIT qui sera
réalisé par l'ENTREPRISE.
Industrie 1.0
1782
• La machine à vapeur
• La production
mécanique, l'abandon de
l'industrie artisanale
Industrie 2.0
1870
• Électricité
• La production en
masse et la chaîne
d'assemblage
Industrie 3.0
1969
• L’informatique
• L’électronique
• Production automatisée
Industrie 4.0
2011
• Robotique avancée
• Imprimante 3D
• L'internet des objets
• L’intelligence Artificielle
• Big data
• Production intelligente,
flexible
Historique
Evolution du marché
Première Phase
La demande est supérieure à l’offre
Produire puis vendre
➢ Produits identiques
➢ Grandes séries
➢ Importants stocks et encours
➢ Délais fixés par le cycle de production
➢ Gestion manuelle
Evolution du marché
Deuxième phase
Demande est égale à l’offre
Produire ce qui sera vendu
➢ Diversité limitée
➢ Prévisions de ventes
➢ Production programmée (délais maîtrisés)
➢ Gestion des stocks et des approvisionnements
➢ Gestion informatisée
Evolution du marché
Troisième phase
Demande est inférieure à l’offre
Produire ce qui est vendu
➢ Produit personnalisé (faible durée de vie),
➢ Petites séries,
➢ Flexibilité, réactivité
➢ Gestion informatisée avec suivi temps réel et coopération
Les enjeux financiers
Au lieu de considérer la relation classique :
Coût de revient + marge de gain = prix de vente
Il est préférable de s’appuyer sur la relation suivante :
Prix de vente – coût de revient = marge de gain
Voire même :
Prix de vente – marge souhaitée = coût de revient ciblé
Target costing ou coût de revient ciblé
Profits
Etude,
développement
et
Conception
Lancement
Croissance
Maturité
Déclin
Ventes
Temps
Profits
Ventes
Cycle de vie d’un produit
Entreprise industrielle et contexte technico-
économique
Coûts Qualité
Délai
Produit
Les produits peuvent être des biens (physiques) ou des services.
Exemples:
Bien:
bois, hommes, atelier de menuiserie
→ Tables
Service:
avions, pilotes, hôtesses, systèmes de gestion des réservations
→ Transport aérien
Le produit est ce qui est fourni à un utilisateur pour répondre à un besoin
Qualité du produit
La qualité d’un produit (ou d'un service) est l'aptitude à satisfaire le
besoin du client.
❑ La conformité à l’usage : la satisfaction d’utilisation du produit
❑ La disponibilité d’utilisation du produit et les facteurs qui la conditionnent :
la fiabilité, les règles de maintenance et logistique de maintenance,
❑ Le respect des délais : de fabrication et de livraison.
❑ L’optimisation du coût : minimisation de la charge ou la dépense supportée
par le fabricant.
Le besoin
L’analyse fonctionnelle s’inscrit sur le point de vue que cette satisfaction doit être
réalisée par l’usage du produit.
Rêve
Client
J’ai envie
J’ai besoin
Le client achète un produit :
❖ Pour réaliser un rêve
ou
❖ Pour satisfaire une
envie
ou
❖ Pour répondre à un
besoin
Un besoin est une nécessité ou un désir éprouvé par l’utilisateur (NF X 50-150).
Le Besoin
❑ Besoin de point de vue de l’entreprise
▪ Un besoin explicite : besoins exprimés clairement par le client par le biais d’un
document généralement un cahier des charges.
▪ Un besoin implicite : Besoins que le client ressent parfaitement mais qui ne sont pas
exprimés.
▪ Besoin latent : les utilisateurs n’ont pas conscience au moment de la conception du
produit qu’ils vont avoir envie d’acheter ce produit.
❑ Besoin de point de vue de l’utilisateur :
▪ Un besoin primaire : il est indispensable à la vie de l’utilisateur.
Ex : la nourriture, les vêtements, le logement.
▪ Un besoin secondaire : il est nécessaire mais non indispensable à la vie de l’utilisateur.
Ex : les moyens de transport, les moyens de communication, la restauration.
▪ Un besoin tertiaire : dont on peut s’en passer sans répercussion sur notre vie.
Ex : les objets d’art, les objets de décoration, les bijoux…
Analyse fonctionnelle
L’analyse fonctionnelle est une démarche qui consiste à analyser les
fonctions remplies par le système compte tenu du but à atteindre.
Analyse fonctionnelle
AF Externe AF Interne
Une fonction d’un produit est action réalisée par le produit pour répondre au besoin
de l’utilisateur
Expression du besoin
Analyse fonctionnelle externe
La méthode APTE (APplication aux Techniques d'Entreprise) est une méthode
rationnelle d'optimisation d'un produit (ou d'un procédé, ou d'un processus).
En partant de l'expression d'un besoin ressenti et sans considérer à priori les solutions,
elle permet d'évaluer l'ensemble des contraintes (techniques, économiques,
culturelles...) qui affectent le produit. Elle constitue la première phase de conception
débouchant sur l'édition du cahier des charges fonctionnel.
❑ Analyse du besoin la "bête à corne"
❑ Analyse fonctionnelle du besoin : diagramme pieuvre (ou graphe des
interactions)
Analyse du Besoin
Analyser le Besoin
Idée
Etude de marché
Insatisfaction
Besoin validé
Saisir le besoin
Enoncer le
besoin
Valider le besoin
Analyse du Besoin
Bête à cornes
Les questions
La méthode propose de répondre à trois questions :
❑A qui le produit rend-il service ?
A celui qui l’utilise : le client utilisateur
❑Dans quel but ?
Pour satisfaire le besoin exprimé
❑Sur quoi le produit agit-il ?
Sur l’état d’une matière d’œuvre
La satisfaction est générée par la modification de l’état d’une matière d’œuvre
Analyse du Besoin
Bête à cornes
▪ La matière
▪ L’énergie
▪ L’information
Matière d'œuvre: c'est ce sur quoi agit le
système afin d'en modifier ses
caractéristiques.
Produit
Pour satisfaire le besoin
Client /
Utilisateur
Matières
d’œuvre
A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ?
Dans quel but ?
Les réponses à ces trois questions aboutissent à un énoncé du besoin, qui doit être rédigé de la
façon suivante :
‘’Le produit rend service au client en agissant sur la matière d’œuvre pour satisfaire le besoin’’
Exemple : Vélo Electrique
Vélo électrique
Permettre à l’utilisateur de se
déplacer sur la route
Utilisateur Route
A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ?
Dans quel but le produit existe-il ?
Analyse du Besoin
Bête à cornes
Exemple : Perceuse à colonne
Perceuse à colonne
Permettre à l’opérateur de
réaliser un perçage précis
Opérateur La pièce à percer
A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ?
Dans quel but le produit existe-il ?
Analyse du Besoin
Bête à cornes
Exemple : Boîtier de direction à vis sans fin
Boîtier de direction à vis sans fin
Permettre au conducteur
d’assurer la direction du
véhicule
Conducteur
du véhicule
Roues directrices
A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ?
Dans quel but le produit existe-il ?
Analyse du Besoin
Bête à cornes
La caractérisation
Caractériser, c'est qualifier et quantifier.
▪ Qualifier : Il s’agit d’identifier et d’exprimer le phénomène physique sur lequel le produit
va agir et qui va générer la satisfaction du client.
▪ Quantifier : Il s’agit de préciser la métrique qui va permettre d’appréhender l’effet du
produit sur le phénomène et de donner le seuil de satisfaction du client.
Analyse du Besoin
La caractérisation permet la validation de la satisfaction du client
Mon client sera-
t-il satisfait ?
Critère Valeur
Critère Valeur
Critère Valeur
Je parle avec des chiffres
L’industriel
Exemple : Le Vélo Electrique
Le Vélo Electrique agit sur les déplacements de l'individu, les phénomènes physiques
mesurables sont en particulier la vitesse du déplacement, la distance possible (en autonomie)…
Critère Valeur
Distance en autonomie 30 km
Vitesse De 0 à 20 km/h
Vélo Electrique
Permettre à l’utilisateur de se
déplacer sur la route
Utilisateur Route (en ville)
La caractérisation
Analyse du Besoin
La validation du besoin
Pour valider l'expression du besoin, la méthode propose de se poser les trois questions
complémentaires :
❑ Pourquoi le produit existe-t-il ?
Cette question permet de valider l’effet de l’utilisation du produit sur la matière d’œuvre.
❑ Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer le besoin ?
Cette question permet de valider la stabilité du besoin donc de la grandeur physique qui
évolue lors de l’utilisation du produit. Cette question permet d’anticiper les évolutions du
besoin.
❑ Qu’est-ce qui pourrait faire disparaître le besoin ?
Cette question permet de valider la pérennité du besoin. Elle assure la pertinence de
l’étude qui débute.
Analyse du Besoin
Exemple: Aspirateur ménager
Permettre à l’utilisateur d’enlever la
poussière des objets
Utilisateur Poussières
Aspirateur
A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ?
Dans quel but le produit existe-il ?
Analyse du Besoin
❑ Pourquoi ce besoin existe-il ?
▪ But: pour nettoyer les objets domestiques des poussières qui s’y déposent.
▪ Raison:
• parce que il y a des objets
• parce que l’air ambiant contient des poussières.
• parce que certaines de nos activités au foyer génèrent des débris fins.
• parce que les ménages ne réservent plus beaucoup de temps aux
activités de ménage.
❑ Qu’est-ce qui pourrait le faire disparaître ou le faire évoluer ?
▪ il n’y a plus d’objets chez les ménages. Ce n’est pas possible.
▪ il n’y a plus de poussières dans l’air ambiant. Ce n’est pas possible.
▪ nos activités au foyer ne génèrent plus des poussières fins. Ce n’est pas
possible.
▪ les ménages réservent tout le temps nécessaire aux activités manuelles de
ménage. Nécessite la disponibilité d’une personne et revient plus chère.
❑ Conclusion : le besoin à satisfaire est donc validé.
Exemple: Aspirateur ménager
Analyse du Besoin
Le cahier des charges des prestations
La prestation
La prestation est la caractérisation du besoin.
Elle est constituée :
➢ Du graphe Bête à cornes ou de la verbalisation,
➢ De la caractérisation,
➢ De la validation.
Analyse du Besoin
Le client a besoin de ………………………………..
Le produit rend service au client en agissant sur …………………… pour ……………………………
Pourquoi le produit existe-t-il ? ……………………………………….
Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer le besoin ? …………………………………………………
Qu’est-ce qui pourrait faire disparaître le besoin ? …………………………………………………
La prestation précise la valeur des critères à atteindre
Produit
Pour satisfaire le besoin
Client
Matière
d’œuvre
Critère Valeur
Le cahier des charges des prestations
Analyse du Besoin
Analyse Fonctionnelle du Besoin
Diagramme "Pieuvre"
L'analyse fonctionnelle du besoin, permet de caractériser les Fonctions de Service
attendues et générées par l'usage du produit.
Fonctions de service
La fonction de service est l’action attendue d’un produit (ou réalisée par lui) pour
répondre à un élément du besoin d’un utilisateur donné.
Elle est décrite par un verbe à l'infinitif suivi d'un complément.
Elle doit faire abstraction de la solution technique qui pourrait la matérialiser
Diagramme "Pieuvre"
Cette recherche consiste à faire figurer sur un graphique les éléments environnants le produit.
Milieu extérieur 1
Milieu extérieur 2
Produit
Milieu extérieur 5
Milieu extérieur 3
Types de milieu :
▪ Milieu physique : milieu ambiant (vent, humidité, chaleur, poussière, etc.) ;
▪ Milieu technique : énergie électrique (autonomie, recharge ; etc.) ;
▪ Milieu humain : utilisateur (ergonomie, esthétique, bruit, sécurité ; etc.).
▪ Milieu économique : critères de qualité (coût, entretien, maintenance, etc.).
Milieu extérieur 4
……….
Diagramme "Pieuvre"
On distingue deux types de fonctions de service :
▪ les Fonctions Principales (FP) Elles satisfont le besoin. Chaque FP doit être représentée
par une relation entre au moins deux milieux extérieurs via le produit.
▪ les Fonctions Contraintes (FC) Elles traduisent les limitations imposées par les milieux
extérieurs
Milieu extérieur 1 Milieu extérieur 2
Produit
FP
FC1
FC2
FC3
Milieu extérieur 4
Milieu extérieur 3
Fonctions de service
Obstacles
divers
Tondeuse
à
gazon
Esthétiques
Herbe à
entretenir
Environnement
Utilisateur
Déchets
d’herbe
FC1
FC3
FP2
FP1
FC4
FC2
Exemple de recherche des fonctions d’une tondeuse à gazon
Diagramme "Pieuvre"
Diagramme "Pieuvre"
Exemple de recherche de fonctions d’une tondeuse à gazon
❑ Fonctions Principales
▪ FP1 : Permettre à l ’utilisateur de diminuer la hauteur de l ’herbe.
▪ FP2 : Permettre à l ’utilisateur d ’évacuer l’herbe coupée.
❑ Fonctions Contraintes
▪ FC1 : Fonctionner malgré les divers obstacles.
▪ FC2 : Résister et respecter l ’environnement.
▪ FC3 : Plaire à l ’œil.
Exemple: Aspirateur ménager
Liste des fonctions
▪ FP1 Permettre à l’utilisateur d’enlever la poussière sur les objets.
▪ FC1 S’adapter aux formes spécifiques des objets.
▪ FC2 Fonctionner sous la tension secteur.
▪ FC3 Avoir un aspect et une couleur qui s’adaptent au décor environnant.
▪ FC4 Être facilement transportable
Esthétique
Energie
Aspirateur
FP1
FC3
FC1
Utilisateur
Poussières
Objets
FC2
FC4
Diagramme "Pieuvre"
Caractérisation des fonctions de service
La caractérisation consiste à énoncer pour chaque fonction de service (principale ou
de contrainte) les critères d'appréciation avec des niveaux et une certaine flexibilité.
Cette opération se fait en général sous forme d'un tableau, qu'on appelle "tableau
fonctionnel" et qui a le format suivant :
▪ Critère(s): échelle retenue (ex: longueur, poids, temps, couleur,...) pour apprécier la
manière dont une fonction est remplie.
▪ Niveau: niveau repéré dans l’échelle adoptée pour un critère (ex: 20 cm, 15 kg, ...)
Fonction Critère Niveau Flexibilité
Flexibilité : Ensemble d’indications exprimées par le demandeur sur les possibilités de
moduler le niveau recherché pour un critère d’appréciation.
Les classes de flexibilités sont répartir en 4 classes :
Classe de flexibilité : c’est une indication littérale, placée auprès du niveau d'un critère
d'appréciation permettant de préciser son degré de négociabilité ou d'impérativité.
Taux d'échange : rapport déclaré acceptable par le demandeur entre la variation du prix et la
variation correspondante du niveau d'un critère d'appréciation.
Caractérisation des fonctions de service
Cahier des Charges Fonctionnel (CdCF)
La caractérisation des différentes fonctions de service débouche sur l’écriture de
Cahier des Charges Fonctionnelles (CdCF). C’est l’ensemble des données qui
représente la référence permanente que tout concepteur doit posséder pour concevoir
des solutions, les analyser et effectuer un choix.
Le cahier des charges définit les responsabilités des partenaires (demandeur et
concepteur).
Pour le produit, il définit les services attendus, les conditions d’utilisation, les
performances, les coûts, les délais de livraison, les variations possibles de prix.
Particularités :
▪ le CdCF s’occupe des fonctions de service du produit et n’exprime aucune idée de
technique
▪ le contenu du CdCf peut être modifié avec l’accord des deux partenaires.
Exemple : Voiture hybride
Cahier des Charges Fonctionnel (CdCF)
Analyse Fonctionnelle Interne
Analyse fonctionnelle interne consiste a rechercher les fonctions techniques, les solutions
optimales et les composants qui doivent satisfaire une fonction de service.
Une Fonction Technique (F.T.) est une fonction contribuant à réaliser une fonction de service
par un moyen technique
C’est le point de vue du concepteur.
▪ le diagramme F.A.S.T. (Function Analysis System Technic),
▪ le diagramme S.A.D.T. (Stuctured Analysis and Design Technic).
FAST (Function Analysis System Technic)
▪ Le diagramme F.A.S.T. détaille en plusieurs niveaux, à l’aide de fonctions techniques, la façon dont est
réalisée une fonction de service.
▪ Chaque Fonction Technique est concrétisée par une ou plusieurs solutions techniques.
F12
FT11
FT2
FT3
FS
FT1
Constituant 1
Constituant 2
Constituant 3
Constituant 4
Constituant 5
Solutions Techniques
Fonctions
Technique
Fonction de
service
ET
OU
COMMENT
POURQUOI
Exemple Pompe à pied
cette pompe a pied permet d'emmagasiner dans une enceinte fermée un fluide (air)
sous une pression maximale de 6 bars.
F.A.S.T.
L’analyse fonctionnelle externe a permis d’aboutir au diagramme suivant :
Exemple Pompe à pied
F.A.S.T.
Œil
Coût
Sécurité
Stabilité
Air
ambiant
Utilisateur
FP
FC4
FC3
FC2
FC1
FS Expressions Critères Niveaux
FP
Permettre à l’utilisateur d’aspirer
l’air ambiant et le refouler à une
pression voulue
• L’effort de l'utilisateur
• Pression d’air
• Effort mini
• ≤ 6 bars
FC2
Ne pas présenter de danger pour
l’utilisateur
• Sécurité
• Respect des normes
de sécurité
FC1 Etre stable
• Centre de gravite
• Surface d’appui
• Le plus bas possible
• 3 points mini
FC3 Etre d’un Cout minimal Prix abordable • ≤ 100 MAD
FC4 Plaire a l‘œil
• Couleur
• Forme
Choix en fonction de la
sensibilité de l’utilisateur
Cahier des charges fonctionnel
Exemple Pompe à pied
F.A.S.T.
Diagramme F.A.S.T. relatif à la fonction FP:
F.A.S.T.
FP : Permettre à
l’utilisateur d’aspirer
l’air ambiant et de le
refouler à une pression
voulue
FT1 : Transmettre et
amplifier l’effort de
l’utilisateur
FT11 : Utiliser un
système articulé
Pédale articulé
FT12 : Ramener le
mécanisme à sa position
initiale
Ressort
FT2 : Transformer
l’énergie mécanique en
énergie pneumatique
Vérin
FT3 : Indiquer la valeur
de la pression d’air
Manomètre
FAST (Function Analysis System Technic)
Exemple : Sécateur électrique
FP1: Couper avec un
moindre effort
FT1 : Cisailler à partir
d’énergie électrique
FT11 Convertir l’énergie
électrique en énergie
mécanique
Moteur électrique
FT12 Adapter l’énergie
mécanique
Réducteur de vitesse
FT13 Transformer le
mouvement de rotation en
translation
Vis/ écrou
FT14 Réaliser un cisaillement Mécanisme à lames
FT2 : Détecter la position de
la gâchette
Capteur gâchette
FT3 : Traiter les information
Partie commande (carte
électronique)
FAST (Function Analysis System Technic)
Exemple : Sécateur électrique
FS2
FT 1 Réduire les
émission polluantes
FT11 Utiliser une
part d’énergie
électrique
FT111 Délivrer de
l’énergie
électrique
Batterie
FT112 Produire de
l’énergie
électrique
FT1121 Produire de
l’énergie mécanique
Moteur thermique
Energie cinétique due
au freinage
FT1122 Convertir de
l’énergie électrique
Générateur électrique
FT113 Gérer le
flux de l’énergie
électrique
FT1131 Ajuster la quantité
d’énergie au besoin
Unité de contrôle
FT1132 Utiliser l’énergie Moteur électrique
FT1133 Stocker l’énergie Batterie
FT12 Utiliser une
part d’énergie
thermique
FT121 Produire de
l’énergie
thermique
Moteur thermique
FT122 Gérer le
flux d’énergie
thermique
FT1221 Ajuster la quantité
d’énergie au besoin
Unité de contrôle
FT1222 Utiliser l’énergie
Transmission
Générateur électrique
FT 2 Réduire les
nuisances sonores
…
Le FAST partiel de la fonction de service
‘Respecter l’environnement’ (FS2) de la
Voiture hybride
SADT (Structured Analysis and Design
Technic)
SADT (Structured Analysis and Design Technic)
La méthode SADT est une méthode graphique d'analyse descendante d'un système, qui part du
général pour aller au particulier. Elle permet de décrire des systèmes où coexistent des flux de
matières d'œuvre (matières, énergies et informations).
Il permet la description dans un langage commun.
Le modèle de représentation prend la forme d'Actigrammes, rectangles basés sur les activités
ou les fonctions du système.
Fonction
Matière d’œuvre
entrante
Energie
Données de contrôle
Pertes et nuisances
Information
Matière d’œuvre Sortante
Système
Principe de l’analyse descendante
A-0
A0
A1
A2
A3
A1
A11
A12
A13
❑ Au-delà l'actigramme A1 peut-être développé à
un niveau inférieur regroupant A11, A12… La
numérotation permet de connaître le niveau
d'emboîtement.
❑ Chaque boîte possède les éléments d'un
actigramme (entrées, sorties, contraintes,
moyens).
❑ Le niveau A0 après décomposition de la fonction globale en
fonctions principales, ce niveau regroupe les actigrammes
A1, A2, A3… (il est recommandé de ne pas dépasser six
fonctions principales) ;
SADT (Structured Analysis and Design Technic)
FP1: Couper avec un
moindre effort
FT1 : Cisailler à partir
d’énergie électrique
FT11 Convertir l’énergie
électrique en énergie
mécanique
Moteur électrique
FT12 Adapter l’énergie
mécanique
Réducteur de vitesse
FT13 Transformer le
mouvement de rotation en
translation
Vis/ écrou
FT14 Réaliser un cisaillement Mécanisme à lames
FT2 : Détecter la position de
la gâchette
Capteur gâchette
FT3 : Traiter les information
Partie commande (carte
électronique)
Exemple : Sécateur électrique
SADT (Structured Analysis and Design Technic)
Couper avec un moindre effort
Branche entière
Energie électrique
Batterie 24v Vcc
Position du doigt
sur gâchette
Branche taillé
Sécateur électrique
A-0
Déchets/ pertes d’énergie
Exemple : Sécateur électrique
SADT (Structured Analysis and Design Technic)
Capteur gâchette
A1
Détecter la position de la
gâchette
Traiter les informations
A2
A3
Cisailler à partir d’énergie
électrique
Energie électrique
Batterie 24v Vcc
Position du doigt sur
gâchette
Branche taillée
Partie opérative
Partie
Commande
Energie électrique
Batterie 24v Vcc
Ordre
Branche entière
A0
SADT (Structured Analysis and Design Technic)
Exemple : Sécateur électrique
Consigne
Ordre
Convertir l’énergie
électrique
A31
Adapter l’énergie
mécanique
A32
Transformer le
mouvement de rotation en
translation
A33
Réaliser un cisaillement
A34
Energie électrique 24v
Vcc
Energie mécanique
de rotation
Energie mécanique
de rotation adaptée
Energie mécanique de
translation adaptée
Réducteur de
vitesse
Moteur
Vis/ écrou
Mécanisme à lames
A3
Branche entière
Branche
taillée
SADT (Structured Analysis and Design Technic)
Exemple : Sécateur électrique
Analyse Structurelle Et Comportementale
Analyse Structurelle Et Comportementale
Tout système est constitué d’une succession d’éléments permettant de transmettre l’énergie depuis la source
vers les actionneurs (éléments du système agissant sur la matière d’oeuvre). L’ensemble de ces éléments
constitue la chaîne d’énergie.
Le système adapte son comportement en fonction d’informations sur l’état du système. Il s’agit donc de
récupérer ces informations, de les traiter et ensuite de communiquer le résultat de ce traitement. L’ensemble
des éléments impliqués constitue la chaîne d’information.
Acquérir Traiter Communiquer
Chaîne d’information
M.O entrante
Ordres
Informations
Informations
Alimenter Distribuer Convertir Transmettre
Chaîne d’énergie
Action
M.O Sortante
Pertes
Grandeurs physiques
Energie
Chaînes d’énergie
La chaîne d'énergie exécute les ordres de la chaîne d'information et agit sur la matière d’œuvre
pour lui apporter la valeur ajoutée.
Elle représente la "partie musculaire" du système. Les principales énergies rencontrées dans
cette chaîne sont : électrique, hydraulique, pneumatique, thermique, mécanique
Chaînes d’énergie
Alimenter
Chaînes d’énergie
Pré-actionneurs (ou distributeurs)
Le pré-actionneur a pour rôle de transmettre l’énergie aux
actionneurs (fortes puissances) selon les ordres de la chaîne
d'information (faible puissance).
Exemples : variateur, relais, distributeur pneumatique ou
hydraulique, etc...
Chaînes d’énergie
Actionneurs (ou convertisseurs)
L’actionneur convertit l’énergie disponible en une énergie utilisable par l’effecteur.
Exemples : moteur électrique (convertit l’électrique en mécanique), vérin
pneumatique (convertit pneumatique en mécanique solide), etc...
Chaînes d’énergie
Transmetteurs de puissance
Sans changer le type d’énergie, ce système la transmet (souvent en l’adaptant) pour qu’elle soit utilisable
par l’effecteur. Les types de transmission de puissance mécanique les plus courants sont la transformation
du mouvement (rotation en translation, continu en alternatif…) ou la transmission du mouvement (avec
changement de vitesse, inversion du sens du mouvement, changement de l’axe de rotation…).
Chaînes d’énergie
Effecteurs
Situé à l’extrémité de la chaîne d'énergie, il agit directement sur la matière d’œuvre.
Exemples : pelle d’une pelleteuse, pince d’un robot manipulateur, balai d’essuie-
glace, roues de voiture, etc…
Chaînes d’information
La chaîne d'information acquiert, traite et envoie des informations avec l’extérieur, dans le but
de commander la chaîne d'énergie (envoyer des ordres).
Elle représente le "cerveau" et les "sens" du système. Les niveaux des énergies mises en jeu
dans la chaîne d'information sont souvent faibles (alimentation 5 V en électrique, 15 bars en
hydraulique, etc...).
Interrupteurs de position
électromécaniques
(détecteurs de présence par
contact) (TOR)
Détecteurs de présence sans contact (TOR)
Chaînes d’information
Capteurs
Codeur absolu ou incrémental
(capteur de position angulaire)
(numérique)
Potentiomètre résistif
(capteur de déplacement)
(analogique)
Tachymètre (capteur de
vitesse) (analogique)
Pressostat (capteur de
pression) (analogique)
L'acquisition des informations se fait au moyen de capteurs. Le système de traitement peut acquérir
des informations internes (capteurs) ou externes (capteurs ou boutons de réglages de l’opérateur…).
Les capteurs mesurent l’état d’une grandeur physique et renvoient une information.
Chaînes d’information
Systèmes de traitement de l’information
Le traitement de l'information peut se faire à partir d’ordinateurs, d’automates
programmables, de microcontrôleurs... ils permettent de prendre des décisions en fonction de
l'état du système, et des réglages effectués.
Chaînes d’information
Systèmes de communication
La communication interne des commandes après traitement se fait généralement
grâce à des liaisons informatiques ou électriques entre les deux chaînes ou entre deux
systèmes de traitement distants (port USB de l’ordinateur, liaison réseau RJ45, Wifi,
Bluetooth...).
La communication peut aussi avoir lieu du système de traitement vers l’extérieur
(voyants, bippers, écrans, afficheurs, …), ainsi que de l’utilisateur vers le système de
traitement (boutons, manivelles, volants, manettes, claviers…).
Les réseaux informatiques servent à transmettre des informations d’un ordinateur à
un autre.
Analyse de La Valeur
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 =
Satisfaction du Besoin
𝐶𝑜û𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡
▪ Coût de conception et développement
▪ Coût d’achats des matières premières
▪ Coût d’approvisionnement
▪ Coût de fabrication
▪ Coût de maintenance
▪ Coût de distribution
▪ Autres
▪ Usage
▪ Estime
▪ Sécurité
▪ Fiabilité
▪ Maintenabilité
▪ Disponibilité
▪ Confort
▪ Autres
Coût de revient Satisfaction du Besoin
LaValeur
Recherche du meilleur compromis entre la satisfaction du besoin grâce aux performances du
produit et son prix de revient.
Ce rapport entre la satisfaction du besoin et coût de revient s’appelle valeur
L’Analyse de La Valeur
L’analyse de la valeur est élaborée en 1947 par Lawrence Delos Miles.
Lawrence Delos Miles
(1904-1985)
C’est une méthode de compétitivité, organisée et créative, visant à la
satisfaction de l'utilisateur, par une démarche spécifique de conception,
à la fois fonctionnelle, économique et pluridisciplinaire.
AFNOR
▪ L’analyse de la valeur est la recherche méthodique des solutions les plus économiques
capables de remplir des fonctions utiles.
▪ Elle doit permettre de concevoir et de réaliser au moindre coût un produit remplissant
des fonctions reconnues réellement nécessaires, avec le niveau de qualité voulu.
AV : Une démarche fonctionnelle, économique et
pluridisciplinaire
❑ Fonctionnelle : Cerner la valeur du produit à partir de ses fonctions, la valeur étant
concentrée sur les fonctions principales, les investissements doivent l’être aussi.
En AV, un produit est considéré non pas comme un assemblage de pièces mais
comme un assemblage de fonctions répondant à un besoin.
❑ Économique : La référence aux coûts est systématique: il faut identifier les parties
les plus coûteuses et focaliser l’attention dessus.
❑ Pluridisciplinaire : Implication de tous les intervenants du même projet
(Concepteur, fabricants, vendeurs…).
Contexte et principes de la méthode de Coûts Cibles
Origine de la méthode
La méthode du coût cible ou target costing ou coût objectif a été développée
au japon dans l’industrie automobile, vers les années 1970-1980
Target costing ou coût de revient cible
Contexte et principes de la méthode de Coûts Cibles
Au début de la révolution industrielle
Coût de revient + marge de gain = prix de vente
Par la suite
Prix de vente – coût de revient = marge de gain
Il faut donc
Prix de vente – marge souhaitée = coût de revient cible
Or Cette équation illustre une situation subie
Contexte et principes de la méthode de Coûts Cibles
Prix de
vente
Marge
Cible
Coût Cible
Coût estimé
- =
L’entreprise peut calculer à quel coût elle est capable de produire le bien; c’est le coût estimé.
En comparant le coût estimé et le coût cible, l’entreprise évalue l’écart de compétitivité
qu’elle devra combler.
Ecart de compétitivité = coût estimé – coût cible
L’entreprise doit alors mettre en œuvre des méthodes d’optimisation permettant de tendre vers
le coût cible.
Contexte et principes de la méthode de Coûts Cibles
80% du montant du coût d’un produit, résulte des décisions prises avant la fabrication
et la commercialisation du produit. Il est donc nécessaire de ne pas se tromper dans les
choix qui vont déterminer le coût du produit.
Coûts induits par les décisions
Part des coûts du cycle
100 %
80 %
20 %
Phase de conception Phase de Production Fin de cycle
Cycle de vie
La Conception à Coût Objectif CCO
▪ La conception à coût objectif (CCO), « design to cost » en anglais, consiste à
intégrer l’optimisation du « coût » du produit dès la conception du produit.
▪ Dans le cadre d’un projet de lancement d’un nouveau produit, ou d’une nouvelle
version d’un produit, géré selon le mode de conception à coût cible, on va réfléchir
le produit dès sa conception non seulement en terme de performance technique,
mais aussi et surtout en terme de coût.
Définition et principe
La conception à coût objectif
Caractéristique de la démarche CCO
La mise en place d’une démarche CCO se caractérise par :
▪ une bonne compréhension des attentes des clients, de leur pouvoir d’achat et des prix du
marché pour rester compétitif si le produit a déjà de la concurrence
▪ Tenir compte des contraintes réglementaires et de sûreté pour le produit
▪ Réduire les spécifications des composants du produit à un minimum qui répond à la fois
aux attentes du client et aux contraintes réglementaires et de sécurité
▪ Renégocier les coûts avec les fournisseurs pour atteindre l’objectif qualité/coût pour
certains éléments du produit, éventuellement changer de fournisseurs le cas échéant,
Engagement fort de l’équipe de conception du produit sur l’atteinte des objectifs de coûts
La démarche CCO implique donc directement les achats et les approvisionnements.
Coût cible
Démarche à suivre
❑ De recenser de manière exhaustive toutes les fonctions remplie par un produit
❑ Pour chaque fonction il faut déterminer le degré d’importance (l’ordre de priorité)
que l’utilisateur accorde à la fonction par rapport aux autres fonctions.
❑ D’en mesurer le coût,
❑ De déterminer
▪ Les fonctions essentielles à conserver et/ou à améliorer
▪ Les fonctions nouvelles à créer pour mieux répondre aux besoins du client,
▪ Les fonctions à supprimer
Tout en identifiant le coût minimum auquel ces fonction peuvent être assurées en
éliminant le superflu mais en conservant le qualité et sécurité du produit.
Méthode de Coûts Cibles
Mise en œuvre de la méthode
Etape 1 Fixation du prix de vente
Il s’agit de définir la courbe dévolution des prix de vente sur l’ensemble du cycle de
vie du produit.
Si l’entreprise dispose d’une certaine marge de manœuvre dans la fixation du prix
lors du lancement en fonction de sa stratégie, elle doit anticiper la réaction des
concurrents et adapter ses prix au marché.
Les techniques à mettre en œuvre sont essentiellement les études de marché.
Année 1 2 3 Total
Prix
Quantité
Chiffre d’affaires
Application LV Etape 1
L'entreprise LV a étudié le projet d’un nouveau modèle de lave-vaisselle ( XZ). Il est prévu de vendre ce
produit pendant trois ans, après quoi la pression des concurrents et l’innovation technique obligeront à le
remplacer par un modèle plus moderne.
L’étude du marché montre que le prix pourra être fixé à 1000 euro la première année de commercialisation.
Ce prix est relativement élevé mais l’appareil bénéficiera d’un effet de nouveauté face à une concurrence qui
impose des modèles plus anciens. Dès la deuxième année, le prix sera ramené à 800 euro pour résister aux
nouveaux produits concurrents qui apporteront sur le marché.
Les prévisions de vente portent sur 50 000 appareils la première et la deuxième année et 30 000 appareils la
troisième année.
Méthode de Coûts Cibles
Le prix de vente ?
Année 1 2 3 Total
Prix 1 000 800 800
Quantité 50 000 50 000 30 000 130 000
Chiffre d’affaires 50 000 000 40 000 000 24 000 000 114 000 000
Application Mercier Etape 1
L'entreprise LV a étudié le projet d’un nouveau modèle de lave-vaisselle ( XZ). Il est prévu de vendre ce
produit pendant trois ans, après quoi la pression des concurrents et l’innovation technique obligeront à le
remplacer par un modèle plus moderne.
L’étude du marché montre que le prix pourra être fixé à 1000 euro la première année de commercialisation.
Ce prix est relativement élevé mais l’appareil bénéficiera d’un effet de nouveauté face à une concurrence qui
impose des modèles plus anciens. Dès la deuxième année, le prix sera ramené à 800 euro pour résister aux
nouveaux produits concurrents qui apporteront sur le marché.
Les prévisions de vente portent sur 50 000 appareils la première et la deuxième année et 30 000 appareils la
troisième année.
Méthode de Coûts Cibles
Le prix de vente est donc égal à 876,92
Méthode de Coûts Cibles
Mise en œuvre de la méthode
Etape 2 Fixation du profit cible
Il découle de la planification stratégique de l’entreprise sur période de
3 à 5 ans. La marge cible est susceptible de varier pendant le cycle de
vie du produit.
Méthode de Coûts Cibles
Application LV Etape 2
L’entreprise LV a pour objectif de profit global de 20% du chiffre d’affaires. Ce pourcentage
représente le bénéfice et les charges administratives. Il représente la moyenne entre la marge
cible de 30 % des produits nouveaux ( qui constituent un tiers du portefeuille de produits) et la
marge cible de 15% attribuée aux produits plus anciens.
La prévision de marge des lave-vaisselle XZ est :
Année 1 2 3
Chiffre d’affaires 50 000 000 40 000 000 24 000 000 114 000 000
Taux de marge Taux de marge moyen =
Marge
La marge cible moyenne est donc égale, pour un lave-vaisselle à
Méthode de Coûts Cibles
Application LV Etape 2
L’entreprise LV a pour objectif de profit global de 20% du chiffre d’affaires. Ce pourcentage
représente le bénéfice et les charges administratives. Il représente la moyenne entre la marge
cible de 30 % des produits nouveaux ( qui constituent un tiers du portefeuille de produits) et la
marge cible de 15% attribuée aux produits plus anciens.
La prévision de marge des lave-vaisselle XZ est :
Année 1 2 3
Chiffre d’affaires 50 000 000 40 000 000 24 000 000 114 000 000
Taux de marge 30 % 15 % 15 % 21,58 %
Marge 15 000 000 6 000 000 3 600 000 24 600 000
La marge cible moyenne est donc égale, pour un lave-vaisselle à
876,92 X 21,58% = 189,24
Méthode de Coûts Cibles
Mise en œuvre de la méthode
Etape 3 Détermination du coût cible
Le coût cible résulte des deux termes précédents. Il est égal à la différence entre prix
de vente et profit cible.
Les deux termes de cette différence sont des moyennes qui couvrent tout le cycle de
vie du produit.
Méthode de Coûts Cibles
Application LV Etape 3
Coût cible = Prix de vente moyen – Marge cible moyenne
Coût cible d’un lave-vaisselle = 876,92 – 189,24 = 687,68 ≈ 688
Ce coût cible global est décomposé de la manière suivante :
Moteur-
pompe
Programmateur Cuve Isolant phonique Habillage Adoucisseur Total
Importance
relative
35% 25% 17% 5% 10% 8% 100%
Coût Cible 241 172 117 34 69 55 688
Méthode de Coûts Cibles
Mise en œuvre de la méthode
Etape 4 calcul du coût estimé
Etape 5 Réduire l’écart entre le coût estimé et le coût cible, sans nuire à la satisfaction apportée au
client
Plusieurs méthodes existent pour réduire le coût estimé afin de se rapprocher du coût cible.
▪ La méthode de l’analyse de la valeur
▪ La mise en place du juste à temps
▪ Le benchmarking : copie des meilleures pratiques des concurrents
▪ La qualité totale
▪ La mise en place de partenariats avec des fournisseurs, des sous-traitants
▪ Amélioration organisationnelles
Coût
Cible
Coût
estimé
Moteur-pompe programmateur cuve Isolant phonique Habillage Adoucisseur total
Coût cible 241 172 117 34 69 55 688
% coût cible
(importance du
composant)
35% 25% 17% 5% 10% 8% 100%
Coût estimé 252 180 100 38 75 70 715
% du coût
estimé
35,2% 25,2% 14% 5,3% 10,5% 9,8% 100%
Ecart de
compétitivité
(E-C)
Méthode de Coûts Cibles
Application
Le coût estimé des composants de l’entreprise est le suivant :
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
La société ALPHA spécialisée dans la fabrication industrielle de mobiliers extérieurs décide
de créer un nouveau modèle de parasols rectangulaires, entièrement démontable dont tous les
éléments peuvent être replacés en cas d’endommagement.
Le données de l’étude sont les suivantes:
Composants Fonctions
Structure en bois Etre facile à utiliser et entretenir
Poulie Etre léger et résistant
Toile 100% acrylique Protéger du soleil et de la lumière
Socle en acier zingué Plaire à l’œil
Housse imperméabilisée
▪ Prix cible = 788,66 TTC, TVA 20%
▪ Marge bénéficiaire attendue = 35% du Pv HT
▪ Frais de distribution estimés par parasol = 25
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
La société ALPHA spécialisée dans la fabrication industrielle de mobiliers
extérieurs décide de créer un nouveau modèle de parasols rectangulaires,
entièrement démontable dont tous les éléments peuvent être replacés en cas
d’endommagement.
Degré d’importance des fonctions en pourcentage
Fonction %
Etre facile à utiliser et entretenir 35%
Etre léger et résistant 20%
Protéger du soleil et de la lumière 30%
Plaire à l’œil 15%
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
Fonction
Composants
Structure Poulie Toile Socle Housse
Etre facile à utiliser et entretenir 40% 30% 20% 6% 4%
Etre léger et résistant 42% 15% 31% 10% 2%
Protéger du soleil et de la lumière 5% 95%
Plaire a l‘œil 38% 10% 40% 10% 2%
Contribution de chaque composant dans la satisfaction des fonctions:
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
Structure Poulie Toile Socle Housse Total
Coût estimé 135,60 72,40 226,10 30,19 10,21 474,50
Coût de production estimé de chaque composant:
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
Détermination du coût cible de production
Coût de revient cible = Prix de vente – Marge Cible
Prix de vente HT = 788,66 / 1,2 = 657,22
Coût de revient cible : 657,22 x 0,65 = 427,19
Coût cible de production = cout de revient cible – frais
de distribution
= 427,19 – 25 = 402,19
Coût cible de chaque Composant
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
Fonctions % Coût Cible
Etre facile à utiliser et entretenir 35 0,35 x 402,19 = 140,77
Etre léger et résistant 20 80,44
Protéger du soleil et de la lumière 30 120,65
Plaire à l’œil 15 60,32
L’Analyse de La Valeur
Etude de cas
Fonction
Composants
Structure Poulie Toile Socle Housse
Etre facile à utiliser et
entretenir
140, 77 x 40% = 56,31 42,23 28,15 8,45 5,63
Etre léger et résistant 33,78 12,07 24,94 8,04 1,61
Protéger du soleil et de la
lumière
6,03 114,61
Plaire à l’œil 22,92 6,03 24,13 6,03 1,21
CC 119,06 60,33 191,83 22,52 8,45
% CC 29,60 % 15 % 47,70 % 5,60 % 2,10 %
CE 135,6 72,40 226,10 30,19 10,21
% CE 29,60 % 15,20 % 47,70 % 6,40 % 2,10 %
CE - CC 16,55 12,07 34,26 7,67 1,76

GIM Analyse Fonctionnelle fffffffffffffffffffff

  • 1.
    Analyse Fonctionnelle et Structurelle 2èmeAnnée DUT : Génie Industriel et Maintenance Ecole Supérieure de Technologie de Fès Année Universitaire 2024/2025 NAJI Mehdi Amine
  • 2.
    Contexte général Entreprise Produit Client Le CLIENTéprouve un BESOIN immédiat ou différé pour un PRODUIT qui sera réalisé par l'ENTREPRISE.
  • 3.
    Industrie 1.0 1782 • Lamachine à vapeur • La production mécanique, l'abandon de l'industrie artisanale Industrie 2.0 1870 • Électricité • La production en masse et la chaîne d'assemblage Industrie 3.0 1969 • L’informatique • L’électronique • Production automatisée Industrie 4.0 2011 • Robotique avancée • Imprimante 3D • L'internet des objets • L’intelligence Artificielle • Big data • Production intelligente, flexible Historique
  • 4.
    Evolution du marché PremièrePhase La demande est supérieure à l’offre Produire puis vendre ➢ Produits identiques ➢ Grandes séries ➢ Importants stocks et encours ➢ Délais fixés par le cycle de production ➢ Gestion manuelle
  • 5.
    Evolution du marché Deuxièmephase Demande est égale à l’offre Produire ce qui sera vendu ➢ Diversité limitée ➢ Prévisions de ventes ➢ Production programmée (délais maîtrisés) ➢ Gestion des stocks et des approvisionnements ➢ Gestion informatisée
  • 6.
    Evolution du marché Troisièmephase Demande est inférieure à l’offre Produire ce qui est vendu ➢ Produit personnalisé (faible durée de vie), ➢ Petites séries, ➢ Flexibilité, réactivité ➢ Gestion informatisée avec suivi temps réel et coopération
  • 7.
    Les enjeux financiers Aulieu de considérer la relation classique : Coût de revient + marge de gain = prix de vente Il est préférable de s’appuyer sur la relation suivante : Prix de vente – coût de revient = marge de gain Voire même : Prix de vente – marge souhaitée = coût de revient ciblé Target costing ou coût de revient ciblé
  • 8.
  • 9.
    Entreprise industrielle etcontexte technico- économique Coûts Qualité Délai
  • 10.
    Produit Les produits peuventêtre des biens (physiques) ou des services. Exemples: Bien: bois, hommes, atelier de menuiserie → Tables Service: avions, pilotes, hôtesses, systèmes de gestion des réservations → Transport aérien Le produit est ce qui est fourni à un utilisateur pour répondre à un besoin
  • 11.
    Qualité du produit Laqualité d’un produit (ou d'un service) est l'aptitude à satisfaire le besoin du client. ❑ La conformité à l’usage : la satisfaction d’utilisation du produit ❑ La disponibilité d’utilisation du produit et les facteurs qui la conditionnent : la fiabilité, les règles de maintenance et logistique de maintenance, ❑ Le respect des délais : de fabrication et de livraison. ❑ L’optimisation du coût : minimisation de la charge ou la dépense supportée par le fabricant.
  • 12.
    Le besoin L’analyse fonctionnelles’inscrit sur le point de vue que cette satisfaction doit être réalisée par l’usage du produit. Rêve Client J’ai envie J’ai besoin Le client achète un produit : ❖ Pour réaliser un rêve ou ❖ Pour satisfaire une envie ou ❖ Pour répondre à un besoin
  • 13.
    Un besoin estune nécessité ou un désir éprouvé par l’utilisateur (NF X 50-150). Le Besoin ❑ Besoin de point de vue de l’entreprise ▪ Un besoin explicite : besoins exprimés clairement par le client par le biais d’un document généralement un cahier des charges. ▪ Un besoin implicite : Besoins que le client ressent parfaitement mais qui ne sont pas exprimés. ▪ Besoin latent : les utilisateurs n’ont pas conscience au moment de la conception du produit qu’ils vont avoir envie d’acheter ce produit. ❑ Besoin de point de vue de l’utilisateur : ▪ Un besoin primaire : il est indispensable à la vie de l’utilisateur. Ex : la nourriture, les vêtements, le logement. ▪ Un besoin secondaire : il est nécessaire mais non indispensable à la vie de l’utilisateur. Ex : les moyens de transport, les moyens de communication, la restauration. ▪ Un besoin tertiaire : dont on peut s’en passer sans répercussion sur notre vie. Ex : les objets d’art, les objets de décoration, les bijoux…
  • 14.
    Analyse fonctionnelle L’analyse fonctionnelleest une démarche qui consiste à analyser les fonctions remplies par le système compte tenu du but à atteindre. Analyse fonctionnelle AF Externe AF Interne Une fonction d’un produit est action réalisée par le produit pour répondre au besoin de l’utilisateur
  • 15.
  • 16.
    Analyse fonctionnelle externe Laméthode APTE (APplication aux Techniques d'Entreprise) est une méthode rationnelle d'optimisation d'un produit (ou d'un procédé, ou d'un processus). En partant de l'expression d'un besoin ressenti et sans considérer à priori les solutions, elle permet d'évaluer l'ensemble des contraintes (techniques, économiques, culturelles...) qui affectent le produit. Elle constitue la première phase de conception débouchant sur l'édition du cahier des charges fonctionnel. ❑ Analyse du besoin la "bête à corne" ❑ Analyse fonctionnelle du besoin : diagramme pieuvre (ou graphe des interactions)
  • 17.
    Analyse du Besoin Analyserle Besoin Idée Etude de marché Insatisfaction Besoin validé Saisir le besoin Enoncer le besoin Valider le besoin
  • 18.
    Analyse du Besoin Bêteà cornes Les questions La méthode propose de répondre à trois questions : ❑A qui le produit rend-il service ? A celui qui l’utilise : le client utilisateur ❑Dans quel but ? Pour satisfaire le besoin exprimé ❑Sur quoi le produit agit-il ? Sur l’état d’une matière d’œuvre La satisfaction est générée par la modification de l’état d’une matière d’œuvre
  • 19.
    Analyse du Besoin Bêteà cornes ▪ La matière ▪ L’énergie ▪ L’information Matière d'œuvre: c'est ce sur quoi agit le système afin d'en modifier ses caractéristiques. Produit Pour satisfaire le besoin Client / Utilisateur Matières d’œuvre A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ? Dans quel but ? Les réponses à ces trois questions aboutissent à un énoncé du besoin, qui doit être rédigé de la façon suivante : ‘’Le produit rend service au client en agissant sur la matière d’œuvre pour satisfaire le besoin’’
  • 20.
    Exemple : VéloElectrique Vélo électrique Permettre à l’utilisateur de se déplacer sur la route Utilisateur Route A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ? Dans quel but le produit existe-il ? Analyse du Besoin Bête à cornes
  • 21.
    Exemple : Perceuseà colonne Perceuse à colonne Permettre à l’opérateur de réaliser un perçage précis Opérateur La pièce à percer A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ? Dans quel but le produit existe-il ? Analyse du Besoin Bête à cornes
  • 22.
    Exemple : Boîtierde direction à vis sans fin Boîtier de direction à vis sans fin Permettre au conducteur d’assurer la direction du véhicule Conducteur du véhicule Roues directrices A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ? Dans quel but le produit existe-il ? Analyse du Besoin Bête à cornes
  • 23.
    La caractérisation Caractériser, c'estqualifier et quantifier. ▪ Qualifier : Il s’agit d’identifier et d’exprimer le phénomène physique sur lequel le produit va agir et qui va générer la satisfaction du client. ▪ Quantifier : Il s’agit de préciser la métrique qui va permettre d’appréhender l’effet du produit sur le phénomène et de donner le seuil de satisfaction du client. Analyse du Besoin La caractérisation permet la validation de la satisfaction du client Mon client sera- t-il satisfait ? Critère Valeur Critère Valeur Critère Valeur Je parle avec des chiffres L’industriel
  • 24.
    Exemple : LeVélo Electrique Le Vélo Electrique agit sur les déplacements de l'individu, les phénomènes physiques mesurables sont en particulier la vitesse du déplacement, la distance possible (en autonomie)… Critère Valeur Distance en autonomie 30 km Vitesse De 0 à 20 km/h Vélo Electrique Permettre à l’utilisateur de se déplacer sur la route Utilisateur Route (en ville) La caractérisation Analyse du Besoin
  • 25.
    La validation dubesoin Pour valider l'expression du besoin, la méthode propose de se poser les trois questions complémentaires : ❑ Pourquoi le produit existe-t-il ? Cette question permet de valider l’effet de l’utilisation du produit sur la matière d’œuvre. ❑ Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer le besoin ? Cette question permet de valider la stabilité du besoin donc de la grandeur physique qui évolue lors de l’utilisation du produit. Cette question permet d’anticiper les évolutions du besoin. ❑ Qu’est-ce qui pourrait faire disparaître le besoin ? Cette question permet de valider la pérennité du besoin. Elle assure la pertinence de l’étude qui débute. Analyse du Besoin
  • 26.
    Exemple: Aspirateur ménager Permettreà l’utilisateur d’enlever la poussière des objets Utilisateur Poussières Aspirateur A qui le produit rend-il service ? Sur quoi le produit agit-il ? Dans quel but le produit existe-il ? Analyse du Besoin
  • 27.
    ❑ Pourquoi cebesoin existe-il ? ▪ But: pour nettoyer les objets domestiques des poussières qui s’y déposent. ▪ Raison: • parce que il y a des objets • parce que l’air ambiant contient des poussières. • parce que certaines de nos activités au foyer génèrent des débris fins. • parce que les ménages ne réservent plus beaucoup de temps aux activités de ménage. ❑ Qu’est-ce qui pourrait le faire disparaître ou le faire évoluer ? ▪ il n’y a plus d’objets chez les ménages. Ce n’est pas possible. ▪ il n’y a plus de poussières dans l’air ambiant. Ce n’est pas possible. ▪ nos activités au foyer ne génèrent plus des poussières fins. Ce n’est pas possible. ▪ les ménages réservent tout le temps nécessaire aux activités manuelles de ménage. Nécessite la disponibilité d’une personne et revient plus chère. ❑ Conclusion : le besoin à satisfaire est donc validé. Exemple: Aspirateur ménager Analyse du Besoin
  • 28.
    Le cahier descharges des prestations La prestation La prestation est la caractérisation du besoin. Elle est constituée : ➢ Du graphe Bête à cornes ou de la verbalisation, ➢ De la caractérisation, ➢ De la validation. Analyse du Besoin
  • 29.
    Le client abesoin de ……………………………….. Le produit rend service au client en agissant sur …………………… pour …………………………… Pourquoi le produit existe-t-il ? ………………………………………. Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer le besoin ? ………………………………………………… Qu’est-ce qui pourrait faire disparaître le besoin ? ………………………………………………… La prestation précise la valeur des critères à atteindre Produit Pour satisfaire le besoin Client Matière d’œuvre Critère Valeur Le cahier des charges des prestations Analyse du Besoin
  • 30.
    Analyse Fonctionnelle duBesoin Diagramme "Pieuvre" L'analyse fonctionnelle du besoin, permet de caractériser les Fonctions de Service attendues et générées par l'usage du produit. Fonctions de service La fonction de service est l’action attendue d’un produit (ou réalisée par lui) pour répondre à un élément du besoin d’un utilisateur donné. Elle est décrite par un verbe à l'infinitif suivi d'un complément. Elle doit faire abstraction de la solution technique qui pourrait la matérialiser
  • 31.
    Diagramme "Pieuvre" Cette rechercheconsiste à faire figurer sur un graphique les éléments environnants le produit. Milieu extérieur 1 Milieu extérieur 2 Produit Milieu extérieur 5 Milieu extérieur 3 Types de milieu : ▪ Milieu physique : milieu ambiant (vent, humidité, chaleur, poussière, etc.) ; ▪ Milieu technique : énergie électrique (autonomie, recharge ; etc.) ; ▪ Milieu humain : utilisateur (ergonomie, esthétique, bruit, sécurité ; etc.). ▪ Milieu économique : critères de qualité (coût, entretien, maintenance, etc.). Milieu extérieur 4 ……….
  • 32.
    Diagramme "Pieuvre" On distinguedeux types de fonctions de service : ▪ les Fonctions Principales (FP) Elles satisfont le besoin. Chaque FP doit être représentée par une relation entre au moins deux milieux extérieurs via le produit. ▪ les Fonctions Contraintes (FC) Elles traduisent les limitations imposées par les milieux extérieurs Milieu extérieur 1 Milieu extérieur 2 Produit FP FC1 FC2 FC3 Milieu extérieur 4 Milieu extérieur 3 Fonctions de service
  • 33.
  • 34.
    Diagramme "Pieuvre" Exemple derecherche de fonctions d’une tondeuse à gazon ❑ Fonctions Principales ▪ FP1 : Permettre à l ’utilisateur de diminuer la hauteur de l ’herbe. ▪ FP2 : Permettre à l ’utilisateur d ’évacuer l’herbe coupée. ❑ Fonctions Contraintes ▪ FC1 : Fonctionner malgré les divers obstacles. ▪ FC2 : Résister et respecter l ’environnement. ▪ FC3 : Plaire à l ’œil.
  • 35.
    Exemple: Aspirateur ménager Listedes fonctions ▪ FP1 Permettre à l’utilisateur d’enlever la poussière sur les objets. ▪ FC1 S’adapter aux formes spécifiques des objets. ▪ FC2 Fonctionner sous la tension secteur. ▪ FC3 Avoir un aspect et une couleur qui s’adaptent au décor environnant. ▪ FC4 Être facilement transportable Esthétique Energie Aspirateur FP1 FC3 FC1 Utilisateur Poussières Objets FC2 FC4 Diagramme "Pieuvre"
  • 36.
    Caractérisation des fonctionsde service La caractérisation consiste à énoncer pour chaque fonction de service (principale ou de contrainte) les critères d'appréciation avec des niveaux et une certaine flexibilité. Cette opération se fait en général sous forme d'un tableau, qu'on appelle "tableau fonctionnel" et qui a le format suivant : ▪ Critère(s): échelle retenue (ex: longueur, poids, temps, couleur,...) pour apprécier la manière dont une fonction est remplie. ▪ Niveau: niveau repéré dans l’échelle adoptée pour un critère (ex: 20 cm, 15 kg, ...) Fonction Critère Niveau Flexibilité
  • 37.
    Flexibilité : Ensembled’indications exprimées par le demandeur sur les possibilités de moduler le niveau recherché pour un critère d’appréciation. Les classes de flexibilités sont répartir en 4 classes : Classe de flexibilité : c’est une indication littérale, placée auprès du niveau d'un critère d'appréciation permettant de préciser son degré de négociabilité ou d'impérativité. Taux d'échange : rapport déclaré acceptable par le demandeur entre la variation du prix et la variation correspondante du niveau d'un critère d'appréciation. Caractérisation des fonctions de service
  • 38.
    Cahier des ChargesFonctionnel (CdCF) La caractérisation des différentes fonctions de service débouche sur l’écriture de Cahier des Charges Fonctionnelles (CdCF). C’est l’ensemble des données qui représente la référence permanente que tout concepteur doit posséder pour concevoir des solutions, les analyser et effectuer un choix. Le cahier des charges définit les responsabilités des partenaires (demandeur et concepteur). Pour le produit, il définit les services attendus, les conditions d’utilisation, les performances, les coûts, les délais de livraison, les variations possibles de prix. Particularités : ▪ le CdCF s’occupe des fonctions de service du produit et n’exprime aucune idée de technique ▪ le contenu du CdCf peut être modifié avec l’accord des deux partenaires.
  • 39.
    Exemple : Voiturehybride Cahier des Charges Fonctionnel (CdCF)
  • 40.
    Analyse Fonctionnelle Interne Analysefonctionnelle interne consiste a rechercher les fonctions techniques, les solutions optimales et les composants qui doivent satisfaire une fonction de service. Une Fonction Technique (F.T.) est une fonction contribuant à réaliser une fonction de service par un moyen technique C’est le point de vue du concepteur. ▪ le diagramme F.A.S.T. (Function Analysis System Technic), ▪ le diagramme S.A.D.T. (Stuctured Analysis and Design Technic).
  • 41.
    FAST (Function AnalysisSystem Technic) ▪ Le diagramme F.A.S.T. détaille en plusieurs niveaux, à l’aide de fonctions techniques, la façon dont est réalisée une fonction de service. ▪ Chaque Fonction Technique est concrétisée par une ou plusieurs solutions techniques. F12 FT11 FT2 FT3 FS FT1 Constituant 1 Constituant 2 Constituant 3 Constituant 4 Constituant 5 Solutions Techniques Fonctions Technique Fonction de service ET OU COMMENT POURQUOI
  • 42.
    Exemple Pompe àpied cette pompe a pied permet d'emmagasiner dans une enceinte fermée un fluide (air) sous une pression maximale de 6 bars. F.A.S.T.
  • 43.
    L’analyse fonctionnelle externea permis d’aboutir au diagramme suivant : Exemple Pompe à pied F.A.S.T. Œil Coût Sécurité Stabilité Air ambiant Utilisateur FP FC4 FC3 FC2 FC1
  • 44.
    FS Expressions CritèresNiveaux FP Permettre à l’utilisateur d’aspirer l’air ambiant et le refouler à une pression voulue • L’effort de l'utilisateur • Pression d’air • Effort mini • ≤ 6 bars FC2 Ne pas présenter de danger pour l’utilisateur • Sécurité • Respect des normes de sécurité FC1 Etre stable • Centre de gravite • Surface d’appui • Le plus bas possible • 3 points mini FC3 Etre d’un Cout minimal Prix abordable • ≤ 100 MAD FC4 Plaire a l‘œil • Couleur • Forme Choix en fonction de la sensibilité de l’utilisateur Cahier des charges fonctionnel Exemple Pompe à pied F.A.S.T.
  • 45.
    Diagramme F.A.S.T. relatifà la fonction FP: F.A.S.T. FP : Permettre à l’utilisateur d’aspirer l’air ambiant et de le refouler à une pression voulue FT1 : Transmettre et amplifier l’effort de l’utilisateur FT11 : Utiliser un système articulé Pédale articulé FT12 : Ramener le mécanisme à sa position initiale Ressort FT2 : Transformer l’énergie mécanique en énergie pneumatique Vérin FT3 : Indiquer la valeur de la pression d’air Manomètre
  • 46.
    FAST (Function AnalysisSystem Technic) Exemple : Sécateur électrique
  • 47.
    FP1: Couper avecun moindre effort FT1 : Cisailler à partir d’énergie électrique FT11 Convertir l’énergie électrique en énergie mécanique Moteur électrique FT12 Adapter l’énergie mécanique Réducteur de vitesse FT13 Transformer le mouvement de rotation en translation Vis/ écrou FT14 Réaliser un cisaillement Mécanisme à lames FT2 : Détecter la position de la gâchette Capteur gâchette FT3 : Traiter les information Partie commande (carte électronique) FAST (Function Analysis System Technic) Exemple : Sécateur électrique
  • 48.
    FS2 FT 1 Réduireles émission polluantes FT11 Utiliser une part d’énergie électrique FT111 Délivrer de l’énergie électrique Batterie FT112 Produire de l’énergie électrique FT1121 Produire de l’énergie mécanique Moteur thermique Energie cinétique due au freinage FT1122 Convertir de l’énergie électrique Générateur électrique FT113 Gérer le flux de l’énergie électrique FT1131 Ajuster la quantité d’énergie au besoin Unité de contrôle FT1132 Utiliser l’énergie Moteur électrique FT1133 Stocker l’énergie Batterie FT12 Utiliser une part d’énergie thermique FT121 Produire de l’énergie thermique Moteur thermique FT122 Gérer le flux d’énergie thermique FT1221 Ajuster la quantité d’énergie au besoin Unité de contrôle FT1222 Utiliser l’énergie Transmission Générateur électrique FT 2 Réduire les nuisances sonores … Le FAST partiel de la fonction de service ‘Respecter l’environnement’ (FS2) de la Voiture hybride
  • 49.
    SADT (Structured Analysisand Design Technic)
  • 50.
    SADT (Structured Analysisand Design Technic) La méthode SADT est une méthode graphique d'analyse descendante d'un système, qui part du général pour aller au particulier. Elle permet de décrire des systèmes où coexistent des flux de matières d'œuvre (matières, énergies et informations). Il permet la description dans un langage commun. Le modèle de représentation prend la forme d'Actigrammes, rectangles basés sur les activités ou les fonctions du système. Fonction Matière d’œuvre entrante Energie Données de contrôle Pertes et nuisances Information Matière d’œuvre Sortante Système
  • 51.
    Principe de l’analysedescendante A-0 A0 A1 A2 A3 A1 A11 A12 A13 ❑ Au-delà l'actigramme A1 peut-être développé à un niveau inférieur regroupant A11, A12… La numérotation permet de connaître le niveau d'emboîtement. ❑ Chaque boîte possède les éléments d'un actigramme (entrées, sorties, contraintes, moyens). ❑ Le niveau A0 après décomposition de la fonction globale en fonctions principales, ce niveau regroupe les actigrammes A1, A2, A3… (il est recommandé de ne pas dépasser six fonctions principales) ; SADT (Structured Analysis and Design Technic)
  • 52.
    FP1: Couper avecun moindre effort FT1 : Cisailler à partir d’énergie électrique FT11 Convertir l’énergie électrique en énergie mécanique Moteur électrique FT12 Adapter l’énergie mécanique Réducteur de vitesse FT13 Transformer le mouvement de rotation en translation Vis/ écrou FT14 Réaliser un cisaillement Mécanisme à lames FT2 : Détecter la position de la gâchette Capteur gâchette FT3 : Traiter les information Partie commande (carte électronique) Exemple : Sécateur électrique SADT (Structured Analysis and Design Technic)
  • 53.
    Couper avec unmoindre effort Branche entière Energie électrique Batterie 24v Vcc Position du doigt sur gâchette Branche taillé Sécateur électrique A-0 Déchets/ pertes d’énergie Exemple : Sécateur électrique SADT (Structured Analysis and Design Technic)
  • 54.
    Capteur gâchette A1 Détecter laposition de la gâchette Traiter les informations A2 A3 Cisailler à partir d’énergie électrique Energie électrique Batterie 24v Vcc Position du doigt sur gâchette Branche taillée Partie opérative Partie Commande Energie électrique Batterie 24v Vcc Ordre Branche entière A0 SADT (Structured Analysis and Design Technic) Exemple : Sécateur électrique Consigne
  • 55.
    Ordre Convertir l’énergie électrique A31 Adapter l’énergie mécanique A32 Transformerle mouvement de rotation en translation A33 Réaliser un cisaillement A34 Energie électrique 24v Vcc Energie mécanique de rotation Energie mécanique de rotation adaptée Energie mécanique de translation adaptée Réducteur de vitesse Moteur Vis/ écrou Mécanisme à lames A3 Branche entière Branche taillée SADT (Structured Analysis and Design Technic) Exemple : Sécateur électrique
  • 56.
    Analyse Structurelle EtComportementale
  • 57.
    Analyse Structurelle EtComportementale Tout système est constitué d’une succession d’éléments permettant de transmettre l’énergie depuis la source vers les actionneurs (éléments du système agissant sur la matière d’oeuvre). L’ensemble de ces éléments constitue la chaîne d’énergie. Le système adapte son comportement en fonction d’informations sur l’état du système. Il s’agit donc de récupérer ces informations, de les traiter et ensuite de communiquer le résultat de ce traitement. L’ensemble des éléments impliqués constitue la chaîne d’information. Acquérir Traiter Communiquer Chaîne d’information M.O entrante Ordres Informations Informations Alimenter Distribuer Convertir Transmettre Chaîne d’énergie Action M.O Sortante Pertes Grandeurs physiques Energie
  • 58.
    Chaînes d’énergie La chaîned'énergie exécute les ordres de la chaîne d'information et agit sur la matière d’œuvre pour lui apporter la valeur ajoutée. Elle représente la "partie musculaire" du système. Les principales énergies rencontrées dans cette chaîne sont : électrique, hydraulique, pneumatique, thermique, mécanique
  • 59.
  • 60.
    Chaînes d’énergie Pré-actionneurs (oudistributeurs) Le pré-actionneur a pour rôle de transmettre l’énergie aux actionneurs (fortes puissances) selon les ordres de la chaîne d'information (faible puissance). Exemples : variateur, relais, distributeur pneumatique ou hydraulique, etc...
  • 61.
    Chaînes d’énergie Actionneurs (ouconvertisseurs) L’actionneur convertit l’énergie disponible en une énergie utilisable par l’effecteur. Exemples : moteur électrique (convertit l’électrique en mécanique), vérin pneumatique (convertit pneumatique en mécanique solide), etc...
  • 62.
    Chaînes d’énergie Transmetteurs depuissance Sans changer le type d’énergie, ce système la transmet (souvent en l’adaptant) pour qu’elle soit utilisable par l’effecteur. Les types de transmission de puissance mécanique les plus courants sont la transformation du mouvement (rotation en translation, continu en alternatif…) ou la transmission du mouvement (avec changement de vitesse, inversion du sens du mouvement, changement de l’axe de rotation…).
  • 63.
    Chaînes d’énergie Effecteurs Situé àl’extrémité de la chaîne d'énergie, il agit directement sur la matière d’œuvre. Exemples : pelle d’une pelleteuse, pince d’un robot manipulateur, balai d’essuie- glace, roues de voiture, etc…
  • 64.
    Chaînes d’information La chaîned'information acquiert, traite et envoie des informations avec l’extérieur, dans le but de commander la chaîne d'énergie (envoyer des ordres). Elle représente le "cerveau" et les "sens" du système. Les niveaux des énergies mises en jeu dans la chaîne d'information sont souvent faibles (alimentation 5 V en électrique, 15 bars en hydraulique, etc...).
  • 65.
    Interrupteurs de position électromécaniques (détecteursde présence par contact) (TOR) Détecteurs de présence sans contact (TOR) Chaînes d’information Capteurs Codeur absolu ou incrémental (capteur de position angulaire) (numérique) Potentiomètre résistif (capteur de déplacement) (analogique) Tachymètre (capteur de vitesse) (analogique) Pressostat (capteur de pression) (analogique) L'acquisition des informations se fait au moyen de capteurs. Le système de traitement peut acquérir des informations internes (capteurs) ou externes (capteurs ou boutons de réglages de l’opérateur…). Les capteurs mesurent l’état d’une grandeur physique et renvoient une information.
  • 66.
    Chaînes d’information Systèmes detraitement de l’information Le traitement de l'information peut se faire à partir d’ordinateurs, d’automates programmables, de microcontrôleurs... ils permettent de prendre des décisions en fonction de l'état du système, et des réglages effectués.
  • 67.
    Chaînes d’information Systèmes decommunication La communication interne des commandes après traitement se fait généralement grâce à des liaisons informatiques ou électriques entre les deux chaînes ou entre deux systèmes de traitement distants (port USB de l’ordinateur, liaison réseau RJ45, Wifi, Bluetooth...). La communication peut aussi avoir lieu du système de traitement vers l’extérieur (voyants, bippers, écrans, afficheurs, …), ainsi que de l’utilisateur vers le système de traitement (boutons, manivelles, volants, manettes, claviers…). Les réseaux informatiques servent à transmettre des informations d’un ordinateur à un autre.
  • 68.
  • 69.
    𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 = Satisfaction duBesoin 𝐶𝑜û𝑡 𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 ▪ Coût de conception et développement ▪ Coût d’achats des matières premières ▪ Coût d’approvisionnement ▪ Coût de fabrication ▪ Coût de maintenance ▪ Coût de distribution ▪ Autres ▪ Usage ▪ Estime ▪ Sécurité ▪ Fiabilité ▪ Maintenabilité ▪ Disponibilité ▪ Confort ▪ Autres Coût de revient Satisfaction du Besoin LaValeur Recherche du meilleur compromis entre la satisfaction du besoin grâce aux performances du produit et son prix de revient. Ce rapport entre la satisfaction du besoin et coût de revient s’appelle valeur
  • 70.
    L’Analyse de LaValeur L’analyse de la valeur est élaborée en 1947 par Lawrence Delos Miles. Lawrence Delos Miles (1904-1985) C’est une méthode de compétitivité, organisée et créative, visant à la satisfaction de l'utilisateur, par une démarche spécifique de conception, à la fois fonctionnelle, économique et pluridisciplinaire. AFNOR ▪ L’analyse de la valeur est la recherche méthodique des solutions les plus économiques capables de remplir des fonctions utiles. ▪ Elle doit permettre de concevoir et de réaliser au moindre coût un produit remplissant des fonctions reconnues réellement nécessaires, avec le niveau de qualité voulu.
  • 71.
    AV : Unedémarche fonctionnelle, économique et pluridisciplinaire ❑ Fonctionnelle : Cerner la valeur du produit à partir de ses fonctions, la valeur étant concentrée sur les fonctions principales, les investissements doivent l’être aussi. En AV, un produit est considéré non pas comme un assemblage de pièces mais comme un assemblage de fonctions répondant à un besoin. ❑ Économique : La référence aux coûts est systématique: il faut identifier les parties les plus coûteuses et focaliser l’attention dessus. ❑ Pluridisciplinaire : Implication de tous les intervenants du même projet (Concepteur, fabricants, vendeurs…).
  • 72.
    Contexte et principesde la méthode de Coûts Cibles Origine de la méthode La méthode du coût cible ou target costing ou coût objectif a été développée au japon dans l’industrie automobile, vers les années 1970-1980
  • 73.
    Target costing oucoût de revient cible Contexte et principes de la méthode de Coûts Cibles Au début de la révolution industrielle Coût de revient + marge de gain = prix de vente Par la suite Prix de vente – coût de revient = marge de gain Il faut donc Prix de vente – marge souhaitée = coût de revient cible Or Cette équation illustre une situation subie
  • 74.
    Contexte et principesde la méthode de Coûts Cibles Prix de vente Marge Cible Coût Cible Coût estimé - = L’entreprise peut calculer à quel coût elle est capable de produire le bien; c’est le coût estimé. En comparant le coût estimé et le coût cible, l’entreprise évalue l’écart de compétitivité qu’elle devra combler. Ecart de compétitivité = coût estimé – coût cible L’entreprise doit alors mettre en œuvre des méthodes d’optimisation permettant de tendre vers le coût cible.
  • 75.
    Contexte et principesde la méthode de Coûts Cibles 80% du montant du coût d’un produit, résulte des décisions prises avant la fabrication et la commercialisation du produit. Il est donc nécessaire de ne pas se tromper dans les choix qui vont déterminer le coût du produit. Coûts induits par les décisions Part des coûts du cycle 100 % 80 % 20 % Phase de conception Phase de Production Fin de cycle Cycle de vie
  • 76.
    La Conception àCoût Objectif CCO ▪ La conception à coût objectif (CCO), « design to cost » en anglais, consiste à intégrer l’optimisation du « coût » du produit dès la conception du produit. ▪ Dans le cadre d’un projet de lancement d’un nouveau produit, ou d’une nouvelle version d’un produit, géré selon le mode de conception à coût cible, on va réfléchir le produit dès sa conception non seulement en terme de performance technique, mais aussi et surtout en terme de coût. Définition et principe
  • 77.
    La conception àcoût objectif Caractéristique de la démarche CCO La mise en place d’une démarche CCO se caractérise par : ▪ une bonne compréhension des attentes des clients, de leur pouvoir d’achat et des prix du marché pour rester compétitif si le produit a déjà de la concurrence ▪ Tenir compte des contraintes réglementaires et de sûreté pour le produit ▪ Réduire les spécifications des composants du produit à un minimum qui répond à la fois aux attentes du client et aux contraintes réglementaires et de sécurité ▪ Renégocier les coûts avec les fournisseurs pour atteindre l’objectif qualité/coût pour certains éléments du produit, éventuellement changer de fournisseurs le cas échéant, Engagement fort de l’équipe de conception du produit sur l’atteinte des objectifs de coûts La démarche CCO implique donc directement les achats et les approvisionnements.
  • 78.
    Coût cible Démarche àsuivre ❑ De recenser de manière exhaustive toutes les fonctions remplie par un produit ❑ Pour chaque fonction il faut déterminer le degré d’importance (l’ordre de priorité) que l’utilisateur accorde à la fonction par rapport aux autres fonctions. ❑ D’en mesurer le coût, ❑ De déterminer ▪ Les fonctions essentielles à conserver et/ou à améliorer ▪ Les fonctions nouvelles à créer pour mieux répondre aux besoins du client, ▪ Les fonctions à supprimer Tout en identifiant le coût minimum auquel ces fonction peuvent être assurées en éliminant le superflu mais en conservant le qualité et sécurité du produit.
  • 79.
    Méthode de CoûtsCibles Mise en œuvre de la méthode Etape 1 Fixation du prix de vente Il s’agit de définir la courbe dévolution des prix de vente sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Si l’entreprise dispose d’une certaine marge de manœuvre dans la fixation du prix lors du lancement en fonction de sa stratégie, elle doit anticiper la réaction des concurrents et adapter ses prix au marché. Les techniques à mettre en œuvre sont essentiellement les études de marché.
  • 80.
    Année 1 23 Total Prix Quantité Chiffre d’affaires Application LV Etape 1 L'entreprise LV a étudié le projet d’un nouveau modèle de lave-vaisselle ( XZ). Il est prévu de vendre ce produit pendant trois ans, après quoi la pression des concurrents et l’innovation technique obligeront à le remplacer par un modèle plus moderne. L’étude du marché montre que le prix pourra être fixé à 1000 euro la première année de commercialisation. Ce prix est relativement élevé mais l’appareil bénéficiera d’un effet de nouveauté face à une concurrence qui impose des modèles plus anciens. Dès la deuxième année, le prix sera ramené à 800 euro pour résister aux nouveaux produits concurrents qui apporteront sur le marché. Les prévisions de vente portent sur 50 000 appareils la première et la deuxième année et 30 000 appareils la troisième année. Méthode de Coûts Cibles Le prix de vente ?
  • 81.
    Année 1 23 Total Prix 1 000 800 800 Quantité 50 000 50 000 30 000 130 000 Chiffre d’affaires 50 000 000 40 000 000 24 000 000 114 000 000 Application Mercier Etape 1 L'entreprise LV a étudié le projet d’un nouveau modèle de lave-vaisselle ( XZ). Il est prévu de vendre ce produit pendant trois ans, après quoi la pression des concurrents et l’innovation technique obligeront à le remplacer par un modèle plus moderne. L’étude du marché montre que le prix pourra être fixé à 1000 euro la première année de commercialisation. Ce prix est relativement élevé mais l’appareil bénéficiera d’un effet de nouveauté face à une concurrence qui impose des modèles plus anciens. Dès la deuxième année, le prix sera ramené à 800 euro pour résister aux nouveaux produits concurrents qui apporteront sur le marché. Les prévisions de vente portent sur 50 000 appareils la première et la deuxième année et 30 000 appareils la troisième année. Méthode de Coûts Cibles Le prix de vente est donc égal à 876,92
  • 82.
    Méthode de CoûtsCibles Mise en œuvre de la méthode Etape 2 Fixation du profit cible Il découle de la planification stratégique de l’entreprise sur période de 3 à 5 ans. La marge cible est susceptible de varier pendant le cycle de vie du produit.
  • 83.
    Méthode de CoûtsCibles Application LV Etape 2 L’entreprise LV a pour objectif de profit global de 20% du chiffre d’affaires. Ce pourcentage représente le bénéfice et les charges administratives. Il représente la moyenne entre la marge cible de 30 % des produits nouveaux ( qui constituent un tiers du portefeuille de produits) et la marge cible de 15% attribuée aux produits plus anciens. La prévision de marge des lave-vaisselle XZ est : Année 1 2 3 Chiffre d’affaires 50 000 000 40 000 000 24 000 000 114 000 000 Taux de marge Taux de marge moyen = Marge La marge cible moyenne est donc égale, pour un lave-vaisselle à
  • 84.
    Méthode de CoûtsCibles Application LV Etape 2 L’entreprise LV a pour objectif de profit global de 20% du chiffre d’affaires. Ce pourcentage représente le bénéfice et les charges administratives. Il représente la moyenne entre la marge cible de 30 % des produits nouveaux ( qui constituent un tiers du portefeuille de produits) et la marge cible de 15% attribuée aux produits plus anciens. La prévision de marge des lave-vaisselle XZ est : Année 1 2 3 Chiffre d’affaires 50 000 000 40 000 000 24 000 000 114 000 000 Taux de marge 30 % 15 % 15 % 21,58 % Marge 15 000 000 6 000 000 3 600 000 24 600 000 La marge cible moyenne est donc égale, pour un lave-vaisselle à 876,92 X 21,58% = 189,24
  • 85.
    Méthode de CoûtsCibles Mise en œuvre de la méthode Etape 3 Détermination du coût cible Le coût cible résulte des deux termes précédents. Il est égal à la différence entre prix de vente et profit cible. Les deux termes de cette différence sont des moyennes qui couvrent tout le cycle de vie du produit.
  • 86.
    Méthode de CoûtsCibles Application LV Etape 3 Coût cible = Prix de vente moyen – Marge cible moyenne Coût cible d’un lave-vaisselle = 876,92 – 189,24 = 687,68 ≈ 688 Ce coût cible global est décomposé de la manière suivante : Moteur- pompe Programmateur Cuve Isolant phonique Habillage Adoucisseur Total Importance relative 35% 25% 17% 5% 10% 8% 100% Coût Cible 241 172 117 34 69 55 688
  • 87.
    Méthode de CoûtsCibles Mise en œuvre de la méthode Etape 4 calcul du coût estimé Etape 5 Réduire l’écart entre le coût estimé et le coût cible, sans nuire à la satisfaction apportée au client Plusieurs méthodes existent pour réduire le coût estimé afin de se rapprocher du coût cible. ▪ La méthode de l’analyse de la valeur ▪ La mise en place du juste à temps ▪ Le benchmarking : copie des meilleures pratiques des concurrents ▪ La qualité totale ▪ La mise en place de partenariats avec des fournisseurs, des sous-traitants ▪ Amélioration organisationnelles Coût Cible Coût estimé
  • 88.
    Moteur-pompe programmateur cuveIsolant phonique Habillage Adoucisseur total Coût cible 241 172 117 34 69 55 688 % coût cible (importance du composant) 35% 25% 17% 5% 10% 8% 100% Coût estimé 252 180 100 38 75 70 715 % du coût estimé 35,2% 25,2% 14% 5,3% 10,5% 9,8% 100% Ecart de compétitivité (E-C) Méthode de Coûts Cibles Application Le coût estimé des composants de l’entreprise est le suivant :
  • 89.
    L’Analyse de LaValeur Etude de cas La société ALPHA spécialisée dans la fabrication industrielle de mobiliers extérieurs décide de créer un nouveau modèle de parasols rectangulaires, entièrement démontable dont tous les éléments peuvent être replacés en cas d’endommagement. Le données de l’étude sont les suivantes: Composants Fonctions Structure en bois Etre facile à utiliser et entretenir Poulie Etre léger et résistant Toile 100% acrylique Protéger du soleil et de la lumière Socle en acier zingué Plaire à l’œil Housse imperméabilisée ▪ Prix cible = 788,66 TTC, TVA 20% ▪ Marge bénéficiaire attendue = 35% du Pv HT ▪ Frais de distribution estimés par parasol = 25
  • 90.
    L’Analyse de LaValeur Etude de cas La société ALPHA spécialisée dans la fabrication industrielle de mobiliers extérieurs décide de créer un nouveau modèle de parasols rectangulaires, entièrement démontable dont tous les éléments peuvent être replacés en cas d’endommagement. Degré d’importance des fonctions en pourcentage Fonction % Etre facile à utiliser et entretenir 35% Etre léger et résistant 20% Protéger du soleil et de la lumière 30% Plaire à l’œil 15%
  • 91.
    L’Analyse de LaValeur Etude de cas Fonction Composants Structure Poulie Toile Socle Housse Etre facile à utiliser et entretenir 40% 30% 20% 6% 4% Etre léger et résistant 42% 15% 31% 10% 2% Protéger du soleil et de la lumière 5% 95% Plaire a l‘œil 38% 10% 40% 10% 2% Contribution de chaque composant dans la satisfaction des fonctions:
  • 92.
    L’Analyse de LaValeur Etude de cas Structure Poulie Toile Socle Housse Total Coût estimé 135,60 72,40 226,10 30,19 10,21 474,50 Coût de production estimé de chaque composant:
  • 93.
    L’Analyse de LaValeur Etude de cas Détermination du coût cible de production Coût de revient cible = Prix de vente – Marge Cible Prix de vente HT = 788,66 / 1,2 = 657,22 Coût de revient cible : 657,22 x 0,65 = 427,19 Coût cible de production = cout de revient cible – frais de distribution = 427,19 – 25 = 402,19
  • 94.
    Coût cible dechaque Composant L’Analyse de La Valeur Etude de cas Fonctions % Coût Cible Etre facile à utiliser et entretenir 35 0,35 x 402,19 = 140,77 Etre léger et résistant 20 80,44 Protéger du soleil et de la lumière 30 120,65 Plaire à l’œil 15 60,32
  • 95.
    L’Analyse de LaValeur Etude de cas Fonction Composants Structure Poulie Toile Socle Housse Etre facile à utiliser et entretenir 140, 77 x 40% = 56,31 42,23 28,15 8,45 5,63 Etre léger et résistant 33,78 12,07 24,94 8,04 1,61 Protéger du soleil et de la lumière 6,03 114,61 Plaire à l’œil 22,92 6,03 24,13 6,03 1,21 CC 119,06 60,33 191,83 22,52 8,45 % CC 29,60 % 15 % 47,70 % 5,60 % 2,10 % CE 135,6 72,40 226,10 30,19 10,21 % CE 29,60 % 15,20 % 47,70 % 6,40 % 2,10 % CE - CC 16,55 12,07 34,26 7,67 1,76