LE BLOC OPERATOIRE
SYLVIO JR AUGUSTIN: MD/FACS
HISTORIQUE
 Avant la fin du XIXème siècle, les chirurgiens ne possédaient pas de lieu à proprement dit pour exercer
un acte de chirurgie. Ils exerçaient à domicile, sur les champs de bataille ou dans des tentes fortuites
 Les premiers blocs opératoires sont nés à la fin du XIXème siècle avec les notions d’hygiène
hospitalière. La découverte par Pasteur de l’asepsie et de l’antisepsie par Lucas Championnière permet
la création de salles dédiées à la chirurgie avec du matériel spécifique.
 Par la suite, afin d’améliorer la qualité des actes chirurgicaux, la tenue du chirurgien, la table
d’opération et l’éclairage artificiel feront leurs apparitions dans les salles de bloc opératoire.
HISTORIQUE
LE BLOC OPERATOIRE DE NOS JOURS
 Le bloc opératoire est un pôle technique de l’établissement qui nécessite d’être rigoureusement
organisé.
 Il est primordial que les différents circuits en chirurgie (circuit patient, matériel et personnel) soient
établis avec précision afin d’assurer la sécurité du patient.
 Concernant sa disposition, le bloc est constitué de plusieurs zones soumises à différentes organisations
en fonction des activités pratiquées
COMPOSITION DU BLOC
• La salle de bloc opératoire
• La zone d’anesthésie
• Le SAS d’accueil
• La salle de réveil
• La stérilisation ; (à proximité directe souhaitée)
• Les locaux de stockage
• Le tertiaire (bureau, salle de repos, de codage…)
LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONS DU BLOC
 LA FONCTION SAS
 Les sas ont comme premier objectif le passage contrôlé et sous certaines conditions, entre deux zones de qualité
aseptiques différentes. On y distingue les éléments suivants :
 LE BUREAU DES CADRES INFIRMIERS
 C’est l’endroit où le personnel sanitaire du bloc peut communiquer avec le personnel hors bloc. Il est situé à l’entrée du bloc.
 L’ACCÈS DES PATIENTS
 Il faut tenir compte du mode de transfert du patient (lit, civière, chariot, etc.), du stockage de ces modes de transfert hors du bloc ainsi que de
l’utilisation d’un « passe-malade » pour l’entrée du patient au bloc opératoire.
 VESTIAIRES D’ACCÈS AU BLOC OPÉRATOIRE
LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONS DU BLOC
 LA FONCTION RÉVEIL
 La salle de réveil est l’endroit où le patient est conduit après l’opération à l’aide d’un chariot-brancard qui est
conservé jusqu’au retour du patient dans son lit lors du transfert à la sortie de la même salle de réveil.
LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONS DU BLOC
 LA FONCTION STÉRILISATION
 Il faut prévoir dans le bloc opératoire un endroit pour le nettoyage, la désinfection et la stérilisation. D’une part, les
éléments à nettoyer et à désinfecter sont les équipements mobiles courants des salles d’opérations ainsi que des
équipements biomédicaux tels que microscopes, ventilateurs ou moniteurs. En ce qui concerne les instruments
chirurgicaux, ceux-ci vont rejoindre la stérilisation après avoir été enfermés dans des bacs de trempage.
LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONS DU BLOC
 LA FONCTION STOCKAGE
 La fonction de stockage est faite dans les locaux de stockage, lesquels font partie des locaux annexes.
LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONS DU BLOC
 LA FONCTION OPÉRATOIRE
 La fonction opératoire nous amène à distinguer trois salles supplémentaires afin de mieux gérer le processus de
l’opération et d’assurer la réussite de celle-ci.
 SALLE DE PRÉPARATION DU MALADE
 C’est une salle spécifique pour la préparation du malade avant d’entrer à la salle d’opération.
 SALLE DE PRÉ-ANESTHÉSIE
 Cette salle est normalement adossée à la salle d’opération et doit être suffisamment spacieuse pour le chariot du patient, l’équipe médicale, le
matériel sur chariot (moniteur, respirateur, …) et les plans de travail. Cette salle ne doit avoir aucune porte de communication avec la salle
d’opération.
 SALLE DE LAVAGE DES MAINS DE L’ÉQUIPE CHIRURGICALE
 Cette salle est dédiée à toute l’équipe chirurgicale et à la pré-anesthésie avant l’entrée du patient dans la salle d’opération et/ou de pré-
anesthésie.
LE BLOC OPERATOIRE STANDARD
 Une salle de bloc opératoire standard est une salle d’activité chirurgicale permettant d’accueillir
n’importe quelle spécialité hospitalière excepté la cardiologie.
LE BLOC OPERATOIRE STANDARD
 Nous distinguons trois grandes catégories :
• L’architecture
• Les murs
• Plafond
• Dalle, Sols
• Affichage
• Porte
LE BLOC OPERATOIRE STANDARD
• Les flux et fluides
• Électricité
• Informatique
• Ventilation
• Fluides médicaux
LE BLOC OPERATOIRE STANDARD
• Les équipements
• Fixes
• Scialytiques
• Bras de chirurgie
• Bras d’anesthésie
• Table opératoire
• Ecrans de report
• Mobiles
• Equipements médicaux (bistouris, pompe à perfusion, table..)
• Equipements non médicaux (étagères de stockage, chaise..)
ESPACE PHYSIQUE
 Les murs peuvent être recouverts de matériaux en polychlorure de vinyle ou être peints avec une
peinture spécifique contenant du polyuréthane afin d’éviter une détérioration chimique lors de la
désinfection de la salle d’opérations ou encore de limiter les impacts dus aux matériaux mobiles. Ils
doivent suffisamment être résistant afin de pouvoir y fixer des éléments d’ancrage et d’y accueillir les
prises électriques, commandes d’éclairage, de ventilation et l’apport des fluides médicaux
ESPACE PHYSIQUE
• Le plafond :
 Comme tout élément constitutif de la salle d’opérations, le plafond devra être lisse et lavable. Il est
important de le consolider si besoin afin de pouvoir y fixer les éléments d’ancrage tels que les
éclairages ou bras de chirurgie.
• Les sols :
 Les sols plastiques en polychlorure de vinyle sont en général utilisés ce qui permet d’assurer la
résistance à l’usure dû aux nombreux déplacements des matériels mobiles ainsi qu’à la masse que
représente le matériel fixe, comme la table d'opération ou le bras d’anesthésie. Suffisamment rigide
pour que les éléments lourds puissent être déplacés sans contrainte.
ESPACE PHYSIQUE
• La porte :
 Les portes doivent être étanches et de largeur suffisamment grande pour permettre le passage sans
contraintes du brancard et de matériaux. Il est préférable qu’elles soient coulissantes et à commandes
non manuelles. La présence de hublot est souhaitable afin de permettre aux professionnels de santé
une vue de la salle directe sans avoir à entrer dans la salle.
Le plombage de la porte est obligatoire lors d’utilisation de rayonnements ionisants ou radioactifs.
ESPACE PHYSIQUE
• La ventilation :
 Pour garantir l’asepsie de la salle, il est important que la ventilation soit bien assurée. En effet, cet
élément technique va permettre l’évacuation des particules situées dans la salle d’opérations tout en
garantissant le confort du patient et du personnel de santé.
ESPACE PHYSIQUE
ESPACE PHYSIQUE
 Il existe deux types de gaz au bloc opératoire, les gaz médicinaux qui vont notamment être utilisés
pour oxygéner, anesthésier ou encore soulager le patient et les gaz considérés comme des dispositifs
médicaux (dioxyde de carbone utilisé en cœlioscopie). Dans les établissements de santé, les prises de
fluides ont des couleurs spécifiques en fonction de la nature du gaz (jaune : vide ; bleu : protoxyde
d’azote ; air : noire avec tiret blanc ; Azote : noir ; oxygène blanc)
ESPACE PHYSIQUE
 ÉCLAIRAGE D’AMBIANCE
 L’éclairage d’ambiance n’a pour objectif que la correcte illumination des diverses zones dans le bloc opératoire. Ce
sera l’éclairage opératoire qui aura pour but la parfaite illumination lors des opérations chirurgicales.
 L’éclairage naturel sera présent dans la mesure du possible (certaines opérations nécessitent un état de semi-
obscurité, notamment les endoscopies). Cette sorte d’éclairage permet une illumination uniforme, un confort visuel
apprécié par toute l’équipe chirurgicale afin de permettre de garder la notion du temps.
 L’éclairage au néon est aussi admissible, mais il faut tenir en compte qu’il peut perturber les appareils de mesure
électro-physiologiques étant donné les ondes radioélectriques émises.
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
 ÉCLAIRAGE OPÉRATOIRE
 Les lampes chirurgicales sont des dispositifs qui émettent de la lumière sur le champ chirurgical. Elles permettent
la visualisation optimale de petits objets, le bas contraste dans des profondeurs variables ou à travers de petites
incisions, la réduction de zones sombres et une diminution de la distorsion des couleurs.
 À cause de son utilisation prolongée, les lampes chirurgicales limitent toujours la quantité de chaleur émise,
laquelle pourrait causer des dangers aux tissus du champ chirurgical. Les lampes chirurgicales fonctionnent à
l’aide de la génération de lumière provenant d’une source située à la partie supérieure de celle-ci.
 Normalement, le rayonnement émis est le résultat de la réflexion de la lumière par plusieurs réflecteurs ou miroirs.
Elles sont souvent fixées dans des bras articulés qui permettent la rotation et la translation des lampes partout sur
le champ opératoire
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
 TABLE D’OPÉRATION
 La table d’opération est un des éléments les plus importants du bloc opératoire, car au-delà des considérations
techniques à prendre en considération, il conditionne l’organisation même des blocs opératoires, leur
infrastructure, la gestion des flux et les choix stratégiques
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES
 BRAS ANESTHESIQUE
 Selon son positionnement et son aménagement mural, un bras plafonnier d’anesthésie permet d’avoir
une meilleure flexibilité contrairement aux prises murales. Cet équipement est positionné côté tête du
patient.
 BRAS CHIRURGICAL
 Ce dispositif est plus simple qu’un bras d’anesthésie.
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES
 RANGEMENTS ET PRÉSENTOIRS
 Le mobilier, contenant entre autres le matériel médico-chirurgical, la pharmacie ainsi que les tables d’instruments,
sera mobile
 BISTOURI ÉLECTRIQUE
 Le bistouri électrique est constitué d’un générateur de courant de haute fréquence qui permet la section et/ou
l’hémostasie des tissus lors d’une intervention chirurgicale
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES
 ÉQUIPEMENTS D’ANESTHÉSIE
 Plusieurs éléments sont des constituants du poste d'anesthésie
 En premier lieu, on trouve le moniteur de surveillance cardio-respiratoire
 En deuxième lieu, le ventilateur est assimilé à une source de gaz reliée au patient par un circuit comprenant une branche inspiratoire
insufflant le mélange gazeux et une branche expiratoire évacuant les gaz expirés
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES
 ÉQUIPEMENTS RADIOLOGIQUES
 Les équipements radiologiques présents dans les salles d'opération servent au repérage radiologique. Ils couvrent
un large éventail d’applications, depuis des procédures peu invasives, en passant par des interventions assistées
par radioscopie jusqu’à des interventions chirurgicales.
 L'appareil le plus répandu est l'arceau mobile ou fluoroscope, lequel a une forme d’arc en C, communément
nommé C-arm.
 Il est à noter que la table d’opération et l’appareil radiologique sont des éléments qui vont toujours travailler
ensemble, donc il faut toujours assurer leur compatibilité.
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES
 AUTRES ÉQUIPEMENTS
 Outre les éléments mentionnés au long de cette section, les éléments cités à continuation seront aussi
nécessaires afin de répondre aux éventuels besoins des différents types de d’opérations chirurgicales
 Défibrillateur, appareil utilisé dans le traitement d'arythmies cardiaques, notamment la fibrillation ventriculaire qui peut être
responsable d'un arrêt cardiaque, et qui permet de redonner au cœur un rythme normal à l'aide d'une forte, mais brève décharge
électrique asynchrone.
 Instruments endoscopiques, lesquels sont associés aux procédures d’exploration endoscopique (des surfaces internes d’un organe
creux) à l’aide d’un endoscope (système optique muni d’une source lumineuse)
 Matériel de cœliochirurgie, technique chirurgicale qui consiste à opérer en réduisant au minimum l'effraction tissulaire grâce à
l'utilisation d'un cœlioscope
ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES
 Pour fonctionner correctement, le bloc opératoire nécessite des ressources humaines avec des
compétences variées ayant des missions bien définies. Il est donc important que le bloc soit pensé et
organisé pour l’ensemble de ces acteurs afin de faciliter la coordination entre ces professionnels.
TENUE VESTIMENTAIRE AU BLOC
 Conditions préalables
 La pratique optimale de l’hygiène personnelle contribue à la prévention des infections :
• corps: douche quotidienne
• cheveux: lavage régulier des cheveux. il doivent être courts ou attachés
• mains: ongles courts, propres, sans vernis, ni « french manucure » ou ongles artificiels. En présence d’un eczéma ou d’une
autre affection de la peau, il est impératif d’avertir la médecine du personnel.
• bijoux: les montres, bracelets et bagues (alliance y compris) sont retirés avant de pénétrer dans l’enceinte du bloc
opératoire (avant l’hygiène des mains dans le vestiaire). Les boucles d’oreille non pendantes et à vis, chainettes à ras le cou
sont tolérées.
 Les téléphones portables, clés et autres objets nécessaires seront conservés dans les poches de la
tenue vestimentaire (ne pas les suspendre autour du cou).
 La tenue de base spécifique au bloc opératoire (pantalon, casaque, coiffe et chaussures) est
obligatoire pour toute personne entrant au bloc opératoire.
 L’entrée en zone protégée ne doit pouvoir se faire qu’au travers du vestiaire du bloc opératoire.
 La tenue doit être renouvelée à chaque entrée dans le bloc opératoire. L’intérieur des placards
individuels est à nettoyer régulièrement.
 Avant de prendre sa tenue, se laver/désinfecter les mains.
 Pantalon
• serré à la taille et de longueur au ras de la cheville (idéalement serré à la cheville) ; ne doit en aucun cas trainer par terre.
 Casaque
• à manche courte. Lors de chirurgie de classe I, elle doit être portée à l’intérieur du pantalon et ce dernier doit être bien fixé à la taille pour éviter la
suspension dans l’air des squames de la peau provenant du torse.
les sous-vêtements ne doivent pas dépasser la tenue de base du bloc opératoire.
 Coiffes
• port obligatoire dans les zones protégées ;
• la coiffe sera à usage unique
• la coiffe sera mise et ajustée dans le vestiaire avant de pénétrer dans le bloc ;
• la coiffe (charlotte / cagoule) doit envelopper toute la chevelure ainsi que le système pileux facial (barbe) si besoin, pour empêcher la propagation de
squames
• la coiffe doit être changée au minimum 1x/j et plus si besoin (ex. souillée).
• Le personnel doit procéder à une désinfection des mains après avoir mis et retiré la coiffe.
 Chaussures (sabots)
• fermées à l’avant, sans perforations sur le dos du pied (protection de l’avant-pied des éclaboussures et des objets tranchants/piquants) utilisées
exclusivement au bloc opératoire.
• collectives : à privilégier
• réservées strictement à l’enceinte du bloc opératoire
• à changer quotidiennement ou plus si présence de souillures visibles
• à éliminer si étanchéité non garantie (responsabilité de l’institution)
• individuelles : tolérées pour les personnes ne supportant pas les chaussures fournies par l’institution et possédant une dérogation de la
médecine du personnel
• réservées strictement à l’enceinte du bloc opératoire
• supportant les produits détergents/désinfectants utilisés au bloc opératoire
• à entretenir individuellement et quotidiennement !
• à changer si présence de souillures visibles
• à éliminer si étanchéité non garantie
 Sur-chaussures de protection
• matériel à usage unique en non tissé à utiliser exceptionnellement pour palier à l’absence de chaussures spécifiques de
bloc opératoire ou pour assurer une protection supplémentaire si risque de projection de sang et/ou de liquides
biologiques lors de chaussures insuffisamment imperméables. Le personnel doit procéder à une désinfection des
mains après avoir mis et retiré les sur-chaussures
 Après avoir revêtu sa tenue, avant de quitter le vestiaire, procéder à un lavage des mains avec un
savon doux.
 DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE
• CDC : Guideline for Prevention of Surgical Infection, 1999
• Swiss-NOSO, Volume 3, Numéro 1, Mars 1996 : Le linge au bloc opératoire
• Conférence de Consensus « Gestion préopératoire du risque infectieux – SFHH 5 mars 2004
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Le Bloc Operatoire.pptx, les differentes
Le Bloc Operatoire.pptx, les differentes

Le Bloc Operatoire.pptx, les differentes

  • 1.
    LE BLOC OPERATOIRE SYLVIOJR AUGUSTIN: MD/FACS
  • 2.
    HISTORIQUE  Avant lafin du XIXème siècle, les chirurgiens ne possédaient pas de lieu à proprement dit pour exercer un acte de chirurgie. Ils exerçaient à domicile, sur les champs de bataille ou dans des tentes fortuites  Les premiers blocs opératoires sont nés à la fin du XIXème siècle avec les notions d’hygiène hospitalière. La découverte par Pasteur de l’asepsie et de l’antisepsie par Lucas Championnière permet la création de salles dédiées à la chirurgie avec du matériel spécifique.  Par la suite, afin d’améliorer la qualité des actes chirurgicaux, la tenue du chirurgien, la table d’opération et l’éclairage artificiel feront leurs apparitions dans les salles de bloc opératoire.
  • 3.
  • 5.
    LE BLOC OPERATOIREDE NOS JOURS  Le bloc opératoire est un pôle technique de l’établissement qui nécessite d’être rigoureusement organisé.  Il est primordial que les différents circuits en chirurgie (circuit patient, matériel et personnel) soient établis avec précision afin d’assurer la sécurité du patient.  Concernant sa disposition, le bloc est constitué de plusieurs zones soumises à différentes organisations en fonction des activités pratiquées
  • 6.
    COMPOSITION DU BLOC •La salle de bloc opératoire • La zone d’anesthésie • Le SAS d’accueil • La salle de réveil • La stérilisation ; (à proximité directe souhaitée) • Les locaux de stockage • Le tertiaire (bureau, salle de repos, de codage…)
  • 7.
    LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONSDU BLOC  LA FONCTION SAS  Les sas ont comme premier objectif le passage contrôlé et sous certaines conditions, entre deux zones de qualité aseptiques différentes. On y distingue les éléments suivants :  LE BUREAU DES CADRES INFIRMIERS  C’est l’endroit où le personnel sanitaire du bloc peut communiquer avec le personnel hors bloc. Il est situé à l’entrée du bloc.  L’ACCÈS DES PATIENTS  Il faut tenir compte du mode de transfert du patient (lit, civière, chariot, etc.), du stockage de ces modes de transfert hors du bloc ainsi que de l’utilisation d’un « passe-malade » pour l’entrée du patient au bloc opératoire.  VESTIAIRES D’ACCÈS AU BLOC OPÉRATOIRE
  • 8.
    LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONSDU BLOC  LA FONCTION RÉVEIL  La salle de réveil est l’endroit où le patient est conduit après l’opération à l’aide d’un chariot-brancard qui est conservé jusqu’au retour du patient dans son lit lors du transfert à la sortie de la même salle de réveil.
  • 9.
    LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONSDU BLOC  LA FONCTION STÉRILISATION  Il faut prévoir dans le bloc opératoire un endroit pour le nettoyage, la désinfection et la stérilisation. D’une part, les éléments à nettoyer et à désinfecter sont les équipements mobiles courants des salles d’opérations ainsi que des équipements biomédicaux tels que microscopes, ventilateurs ou moniteurs. En ce qui concerne les instruments chirurgicaux, ceux-ci vont rejoindre la stérilisation après avoir été enfermés dans des bacs de trempage.
  • 10.
    LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONSDU BLOC  LA FONCTION STOCKAGE  La fonction de stockage est faite dans les locaux de stockage, lesquels font partie des locaux annexes.
  • 11.
    LES DIFFERENTES PARTIES/FONCTIONSDU BLOC  LA FONCTION OPÉRATOIRE  La fonction opératoire nous amène à distinguer trois salles supplémentaires afin de mieux gérer le processus de l’opération et d’assurer la réussite de celle-ci.  SALLE DE PRÉPARATION DU MALADE  C’est une salle spécifique pour la préparation du malade avant d’entrer à la salle d’opération.  SALLE DE PRÉ-ANESTHÉSIE  Cette salle est normalement adossée à la salle d’opération et doit être suffisamment spacieuse pour le chariot du patient, l’équipe médicale, le matériel sur chariot (moniteur, respirateur, …) et les plans de travail. Cette salle ne doit avoir aucune porte de communication avec la salle d’opération.  SALLE DE LAVAGE DES MAINS DE L’ÉQUIPE CHIRURGICALE  Cette salle est dédiée à toute l’équipe chirurgicale et à la pré-anesthésie avant l’entrée du patient dans la salle d’opération et/ou de pré- anesthésie.
  • 12.
    LE BLOC OPERATOIRESTANDARD  Une salle de bloc opératoire standard est une salle d’activité chirurgicale permettant d’accueillir n’importe quelle spécialité hospitalière excepté la cardiologie.
  • 13.
    LE BLOC OPERATOIRESTANDARD  Nous distinguons trois grandes catégories : • L’architecture • Les murs • Plafond • Dalle, Sols • Affichage • Porte
  • 14.
    LE BLOC OPERATOIRESTANDARD • Les flux et fluides • Électricité • Informatique • Ventilation • Fluides médicaux
  • 15.
    LE BLOC OPERATOIRESTANDARD • Les équipements • Fixes • Scialytiques • Bras de chirurgie • Bras d’anesthésie • Table opératoire • Ecrans de report • Mobiles • Equipements médicaux (bistouris, pompe à perfusion, table..) • Equipements non médicaux (étagères de stockage, chaise..)
  • 16.
    ESPACE PHYSIQUE  Lesmurs peuvent être recouverts de matériaux en polychlorure de vinyle ou être peints avec une peinture spécifique contenant du polyuréthane afin d’éviter une détérioration chimique lors de la désinfection de la salle d’opérations ou encore de limiter les impacts dus aux matériaux mobiles. Ils doivent suffisamment être résistant afin de pouvoir y fixer des éléments d’ancrage et d’y accueillir les prises électriques, commandes d’éclairage, de ventilation et l’apport des fluides médicaux
  • 17.
    ESPACE PHYSIQUE • Leplafond :  Comme tout élément constitutif de la salle d’opérations, le plafond devra être lisse et lavable. Il est important de le consolider si besoin afin de pouvoir y fixer les éléments d’ancrage tels que les éclairages ou bras de chirurgie. • Les sols :  Les sols plastiques en polychlorure de vinyle sont en général utilisés ce qui permet d’assurer la résistance à l’usure dû aux nombreux déplacements des matériels mobiles ainsi qu’à la masse que représente le matériel fixe, comme la table d'opération ou le bras d’anesthésie. Suffisamment rigide pour que les éléments lourds puissent être déplacés sans contrainte.
  • 18.
    ESPACE PHYSIQUE • Laporte :  Les portes doivent être étanches et de largeur suffisamment grande pour permettre le passage sans contraintes du brancard et de matériaux. Il est préférable qu’elles soient coulissantes et à commandes non manuelles. La présence de hublot est souhaitable afin de permettre aux professionnels de santé une vue de la salle directe sans avoir à entrer dans la salle. Le plombage de la porte est obligatoire lors d’utilisation de rayonnements ionisants ou radioactifs.
  • 19.
    ESPACE PHYSIQUE • Laventilation :  Pour garantir l’asepsie de la salle, il est important que la ventilation soit bien assurée. En effet, cet élément technique va permettre l’évacuation des particules situées dans la salle d’opérations tout en garantissant le confort du patient et du personnel de santé.
  • 20.
  • 21.
    ESPACE PHYSIQUE  Ilexiste deux types de gaz au bloc opératoire, les gaz médicinaux qui vont notamment être utilisés pour oxygéner, anesthésier ou encore soulager le patient et les gaz considérés comme des dispositifs médicaux (dioxyde de carbone utilisé en cœlioscopie). Dans les établissements de santé, les prises de fluides ont des couleurs spécifiques en fonction de la nature du gaz (jaune : vide ; bleu : protoxyde d’azote ; air : noire avec tiret blanc ; Azote : noir ; oxygène blanc)
  • 22.
    ESPACE PHYSIQUE  ÉCLAIRAGED’AMBIANCE  L’éclairage d’ambiance n’a pour objectif que la correcte illumination des diverses zones dans le bloc opératoire. Ce sera l’éclairage opératoire qui aura pour but la parfaite illumination lors des opérations chirurgicales.  L’éclairage naturel sera présent dans la mesure du possible (certaines opérations nécessitent un état de semi- obscurité, notamment les endoscopies). Cette sorte d’éclairage permet une illumination uniforme, un confort visuel apprécié par toute l’équipe chirurgicale afin de permettre de garder la notion du temps.  L’éclairage au néon est aussi admissible, mais il faut tenir en compte qu’il peut perturber les appareils de mesure électro-physiologiques étant donné les ondes radioélectriques émises.
  • 23.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES ÉCLAIRAGE OPÉRATOIRE  Les lampes chirurgicales sont des dispositifs qui émettent de la lumière sur le champ chirurgical. Elles permettent la visualisation optimale de petits objets, le bas contraste dans des profondeurs variables ou à travers de petites incisions, la réduction de zones sombres et une diminution de la distorsion des couleurs.  À cause de son utilisation prolongée, les lampes chirurgicales limitent toujours la quantité de chaleur émise, laquelle pourrait causer des dangers aux tissus du champ chirurgical. Les lampes chirurgicales fonctionnent à l’aide de la génération de lumière provenant d’une source située à la partie supérieure de celle-ci.  Normalement, le rayonnement émis est le résultat de la réflexion de la lumière par plusieurs réflecteurs ou miroirs. Elles sont souvent fixées dans des bras articulés qui permettent la rotation et la translation des lampes partout sur le champ opératoire
  • 24.
  • 25.
  • 26.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES TABLE D’OPÉRATION  La table d’opération est un des éléments les plus importants du bloc opératoire, car au-delà des considérations techniques à prendre en considération, il conditionne l’organisation même des blocs opératoires, leur infrastructure, la gestion des flux et les choix stratégiques
  • 27.
  • 28.
  • 29.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX FIXES BRAS ANESTHESIQUE  Selon son positionnement et son aménagement mural, un bras plafonnier d’anesthésie permet d’avoir une meilleure flexibilité contrairement aux prises murales. Cet équipement est positionné côté tête du patient.  BRAS CHIRURGICAL  Ce dispositif est plus simple qu’un bras d’anesthésie.
  • 31.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES RANGEMENTS ET PRÉSENTOIRS  Le mobilier, contenant entre autres le matériel médico-chirurgical, la pharmacie ainsi que les tables d’instruments, sera mobile  BISTOURI ÉLECTRIQUE  Le bistouri électrique est constitué d’un générateur de courant de haute fréquence qui permet la section et/ou l’hémostasie des tissus lors d’une intervention chirurgicale
  • 34.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES ÉQUIPEMENTS D’ANESTHÉSIE  Plusieurs éléments sont des constituants du poste d'anesthésie  En premier lieu, on trouve le moniteur de surveillance cardio-respiratoire  En deuxième lieu, le ventilateur est assimilé à une source de gaz reliée au patient par un circuit comprenant une branche inspiratoire insufflant le mélange gazeux et une branche expiratoire évacuant les gaz expirés
  • 36.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES ÉQUIPEMENTS RADIOLOGIQUES  Les équipements radiologiques présents dans les salles d'opération servent au repérage radiologique. Ils couvrent un large éventail d’applications, depuis des procédures peu invasives, en passant par des interventions assistées par radioscopie jusqu’à des interventions chirurgicales.  L'appareil le plus répandu est l'arceau mobile ou fluoroscope, lequel a une forme d’arc en C, communément nommé C-arm.  Il est à noter que la table d’opération et l’appareil radiologique sont des éléments qui vont toujours travailler ensemble, donc il faut toujours assurer leur compatibilité.
  • 38.
    ÉQUIPEMENTS MÉDICAUX MOBILES AUTRES ÉQUIPEMENTS  Outre les éléments mentionnés au long de cette section, les éléments cités à continuation seront aussi nécessaires afin de répondre aux éventuels besoins des différents types de d’opérations chirurgicales  Défibrillateur, appareil utilisé dans le traitement d'arythmies cardiaques, notamment la fibrillation ventriculaire qui peut être responsable d'un arrêt cardiaque, et qui permet de redonner au cœur un rythme normal à l'aide d'une forte, mais brève décharge électrique asynchrone.  Instruments endoscopiques, lesquels sont associés aux procédures d’exploration endoscopique (des surfaces internes d’un organe creux) à l’aide d’un endoscope (système optique muni d’une source lumineuse)  Matériel de cœliochirurgie, technique chirurgicale qui consiste à opérer en réduisant au minimum l'effraction tissulaire grâce à l'utilisation d'un cœlioscope
  • 39.
  • 41.
     Pour fonctionnercorrectement, le bloc opératoire nécessite des ressources humaines avec des compétences variées ayant des missions bien définies. Il est donc important que le bloc soit pensé et organisé pour l’ensemble de ces acteurs afin de faciliter la coordination entre ces professionnels.
  • 42.
    TENUE VESTIMENTAIRE AUBLOC  Conditions préalables  La pratique optimale de l’hygiène personnelle contribue à la prévention des infections : • corps: douche quotidienne • cheveux: lavage régulier des cheveux. il doivent être courts ou attachés • mains: ongles courts, propres, sans vernis, ni « french manucure » ou ongles artificiels. En présence d’un eczéma ou d’une autre affection de la peau, il est impératif d’avertir la médecine du personnel. • bijoux: les montres, bracelets et bagues (alliance y compris) sont retirés avant de pénétrer dans l’enceinte du bloc opératoire (avant l’hygiène des mains dans le vestiaire). Les boucles d’oreille non pendantes et à vis, chainettes à ras le cou sont tolérées.
  • 43.
     Les téléphonesportables, clés et autres objets nécessaires seront conservés dans les poches de la tenue vestimentaire (ne pas les suspendre autour du cou).  La tenue de base spécifique au bloc opératoire (pantalon, casaque, coiffe et chaussures) est obligatoire pour toute personne entrant au bloc opératoire.  L’entrée en zone protégée ne doit pouvoir se faire qu’au travers du vestiaire du bloc opératoire.  La tenue doit être renouvelée à chaque entrée dans le bloc opératoire. L’intérieur des placards individuels est à nettoyer régulièrement.  Avant de prendre sa tenue, se laver/désinfecter les mains.
  • 44.
     Pantalon • serréà la taille et de longueur au ras de la cheville (idéalement serré à la cheville) ; ne doit en aucun cas trainer par terre.  Casaque • à manche courte. Lors de chirurgie de classe I, elle doit être portée à l’intérieur du pantalon et ce dernier doit être bien fixé à la taille pour éviter la suspension dans l’air des squames de la peau provenant du torse. les sous-vêtements ne doivent pas dépasser la tenue de base du bloc opératoire.  Coiffes • port obligatoire dans les zones protégées ; • la coiffe sera à usage unique • la coiffe sera mise et ajustée dans le vestiaire avant de pénétrer dans le bloc ; • la coiffe (charlotte / cagoule) doit envelopper toute la chevelure ainsi que le système pileux facial (barbe) si besoin, pour empêcher la propagation de squames • la coiffe doit être changée au minimum 1x/j et plus si besoin (ex. souillée). • Le personnel doit procéder à une désinfection des mains après avoir mis et retiré la coiffe.
  • 45.
     Chaussures (sabots) •fermées à l’avant, sans perforations sur le dos du pied (protection de l’avant-pied des éclaboussures et des objets tranchants/piquants) utilisées exclusivement au bloc opératoire. • collectives : à privilégier • réservées strictement à l’enceinte du bloc opératoire • à changer quotidiennement ou plus si présence de souillures visibles • à éliminer si étanchéité non garantie (responsabilité de l’institution) • individuelles : tolérées pour les personnes ne supportant pas les chaussures fournies par l’institution et possédant une dérogation de la médecine du personnel • réservées strictement à l’enceinte du bloc opératoire • supportant les produits détergents/désinfectants utilisés au bloc opératoire • à entretenir individuellement et quotidiennement ! • à changer si présence de souillures visibles • à éliminer si étanchéité non garantie
  • 46.
     Sur-chaussures deprotection • matériel à usage unique en non tissé à utiliser exceptionnellement pour palier à l’absence de chaussures spécifiques de bloc opératoire ou pour assurer une protection supplémentaire si risque de projection de sang et/ou de liquides biologiques lors de chaussures insuffisamment imperméables. Le personnel doit procéder à une désinfection des mains après avoir mis et retiré les sur-chaussures  Après avoir revêtu sa tenue, avant de quitter le vestiaire, procéder à un lavage des mains avec un savon doux.
  • 48.
     DOCUMENTS DERÉFÉRENCE • CDC : Guideline for Prevention of Surgical Infection, 1999 • Swiss-NOSO, Volume 3, Numéro 1, Mars 1996 : Le linge au bloc opératoire • Conférence de Consensus « Gestion préopératoire du risque infectieux – SFHH 5 mars 2004
  • 49.
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