PLAN
• Notions généralesde l’inflammation
• Corticoïdes naturels
• Corticoïdes artificiels
• Etude pharmacologiques
• Etude thérapeutique
• Inti inflammatoires non stéroïdiens
• Références bibliographiques
3.
Qu’est ce queL’INFLAMMATION ?
• Réponse à une agression
Donc:
• Réaction de défense
L’organisme se défend contre un
agresseur
Il y a donc : * Un agresseur
* Un agressé
3
Agents responsables del’inflammation :
Origine exogène : Origine endogène :
*Infection * Pathologies auto-immunes
*Brùlure * Maladies cardiovasculaires
*Allergie
La réaction inflammatoire est trés complexe,
elle fait intervenir une série de réactions entrainent
l’activation de différents types de cellules et la
libération de nombreux médiateurs””
5
6.
une vasodilatation artérielleet veineuse avec
accélération du flux sanguin, une augmentation de la
perméabilité vasculaire et la migration et l’activation des
cellules circulantes (polynucléaires neutrophiles et monocytes)
qui constituent le début de la phase cellulaire.
Phase vasculaire
Phase cellulaire
La diapédèse des cellules poly- et mononucléées. Ces
cellules sont attirées au site de l’inflammation par
chimiotactisme, puis activées par plusieurs facteurs dont les
cytokines et les prostaglandines.
Phase de réparation
La formation du tissu cicatriciel qui fait suite à la proli
fération des fibroblastes et la formation des fibres de collagène
6
Agresseur
Lésion de lamembrane cellulaire
Libération des phospholipides memebranaires
Action de la Phospholipase A2
Libération de l’Acide Arachidonique
Lipo-oxygénase Cyclo-oxygénase
Médiateurs chimiques de l’inflammation
Augmentation de la perméabilité vasculaire
Phase vasculaire
Diapédèse Chimiotactisme
Appel de cellules sanguines
Phase cellulaire 8
9.
La réaction inflammatoireest un mécanisme de
défense trés puissant développé par l’organisme
agressé mais si elle est entretenue elle devient elle
même un agresseur dangereux qu’il faut arrêter par
les médicaments :
ANTIINFLAMMATOIRES
9
10.
Classes majeures :
•* Les anti-inflammatoires stéroïdiens :
AIS ou (glucocorticoïdes) agissent
surtout sur la phase celluaire
• * Les anti-inflammatoires non stéroïdiens :
• AINS
agissent surtout sur la phase vasculaire
En plus, certaines enzymes d’origine animale (trypsine) ou
végétale (bromélaïne), ou du diméthylsulfoxyde
mécanismes variés pas encore complètement élucidés 10
11.
LES ANTI-INFLAMMATOIRES STÉROÏDIENS
-Médicaments fabriqués sur la base des
corticoïdes/corticostéroïdes de synthèse ou naturels qui
sont des substances hormonales indispensables à la
vie, élaborées par les corticosurrénales, elles permettent
l’adaptation aux situations difficiles auxquelles est
confronté l’organisme
En général, lorsque l'on parle de « corticoïdes », il s'agit
de glucocorticoïdes
11
12.
Cette partie superficiellede la glande produit:
• les glucocorticoïdes (cortisol) qui ont des
propriétés anti-inflammatoires et une action
sur le méétabolisme glucidique et protidique
• les minéralocorticoïdes (principalement
aldostérone) qui agissent sur la régulation de
l‘eau et du sel dans le corps (rétention d'eau
et de sodium, élimination de potassium)
• enfin, les androgènes, qui ont un rôle dans
le développement des caractères sexuels
12
13.
• En 1850,ADDISON décrit chez l’homme les symptômes
d’une maladie dégénérative des glandes surrénales due à
un déficit en corticoïdes, maladie connue sous le nom de
maladie d’ADDISON
• En 1856, DEOWN grâce à des expériences de
surrénalectomie démontre le caractère vital de la glande
surrénale, d'où la notion d'hormone
• CUSHING en 1932 décrit pour sa part les symptômes d’une
maladie due au contraire à une hypersécrétion de
corticoïdes : la maladie de CUSHING
13
• C'est auxEtats Unis, en 1933, Pour la première
fois une patiente souffrant de polyarthrite
rhumatoïde est traitée par le cortisol. et
l'amélioration est spectaculaire
• C’est en 1953 que les GC sont utilisés pour la
première fois en thérapeutique vétérinaire avec
l’administration d’acétate de cortisone chez des
vaches atteintes d’acétonémie
16.
Les corticoïdessont particulièrement importants sur
le plan thérapeutique, Ils sont largement utilisés tant
en médecine humaine qu’en médecine vétérinaire, on
parle de corticothérapie
Ils représentent une vaste classe de composés semi-
synthétiques, dérivés de la cortisone ou de
l’hydrocortisone, et qui ont de larges indications dans
des maladies diverses où l’inflammation joue un rôle
prépondérant
16
17.
• Leur aptitudeà inhiber la synthèse de toutes les
substances pro-inflammatoires associées aux stades
précoce et tardif de l’inflammation leur confère une
efficacité supérieure à celle des AINS
• Cependant, ces composés sont loin d'être inoffensifs
et sont à l'origine de nombreux effets
secondaires
18.
• Les GCconstituent un groupe très homogène sur
le plan structural. Ils dérivent tous du noyau
prégnane.
• À partir du (hydro-cortisone) ou de la cortisone,
la synthétise de nouvelles molécules est réalisée
ayant une activité anti-inflammatoire plus
marquée ou de durée d’action plus longue,
mais également un pouvoir minéralocorti-coïde
plus réduit que la molécule mère
18
Structure
Noyau prégnane
19.
LES CORTICOIDES NATURELS: (Rappel)
• Du fait qu’ils présentent des fonctions
oxygénées sur le C11 , à laquelle certains auteurs
rattachent leur activité biologique, on désigne
ces composés sous le nom de 11 oxy-stéroïdes
• le cortisol (hydrocortisone): c’est le 11ß, 17, 21
trihydroxy- 4 pregnène 3,20-dione
• la cortisone provient de l’oxydation du cortisol
par déshydrogénation sur le carbone C11
19
20.
• l’hypothalamus synthétisede la corticolibérine ou
CRF (Cortisol Releasing Factor) qui stimule la
libération d’ACTH (adenocorticotrophine
hormon) par l’hypophyse
• l’ACTH stimule la libération de glucocorticoïdes
(et plus modérément des minéralocorticoïdes)
par les surrénales
• les glucocorticoïdes exercent un rétrocontrôle
négatif sur la libération d’ACTH et de CRF
• Pour la libération de l’Aldostérone, le stimulis est
l’Angiotensine 2 20
La concentration plasmatiquedes
corticoïdes naturels suit un rythme
circadien parallèle à celui de l’ACTH
70% augmente à partir de 2 H du matin
pour être maximale à 8 H puis décroit
(un rythme circadien)
LES CORTICOIDES ARTIFICIELS
Dérivéssynthétiques ou des produits de demi-synthèse de
la Cortisone et surtout du Cortisol
Dérivés de la Cortisone :
la Prednisone ou Delta Cortisone
Dérivés du Cortisol : à partir des quelles dérivent un grand
nombre de molécules:
Fluorocortisone Bethamethazone
Prédnisolone Paramethazone
Dexamethazone Flucinolone
25
26.
• les GCd’action courte (cortisone, hydrocortisone) dont les
effets thérapeutiques durent moins de 12 heures
• les GC d’action intermédiaire (prednisone, méthyl-
prednisolone, triamcinolone) dont l’action dure entre 12 et
36 heures ; leur pouvoir anti-inflammatoire est cinq à dix
fois supérieur à celui du cortisol ;
• les GC à longue durée d’action (bétaméthasone, dexa-
méthasone) qui agissent entre 36 et 54 heures ; leur
pouvoir anti-inflammatoire est 25 à 30 fois plus élevé que
celui du cortisol
Cette classification est d’un intérêt limité en raison de l’influence de
la forme chimique utilisée. Ainsi, la durée d’action de la
dexaméthasone passe de 48 heures en moyenne sous forme
d’hémisuccinate sodique à 7 ou 10 jours sous forme d’acétate 26
Pharmacocinétique
Le comportement descorticoïdes est conditionné par 2 éléments essentiels
: le caractère neutre de ces composés et leur liposolubilité
Résorption
• Administrés par la voie orale:
Ils présentent tous une résorption orale à la fois
rapide et complète (liposolubilité) quelle que soit
la forme chimique employée
Chez les ruminants, les corticoïdes sont détruits dans le rumen.
Chez le cheval, la prednisolone présente une bonne biodisponibilité. En
revanche, la biodisponibilité de la prednisone est nulle
28
29.
La résorption parla voie parentérale (IM):
varie selon la nature de l’ester administré
Elle est immédiate pour les esters hydrosolubles en
solution aqueuse; ils sont directement disponibles,
immédiatement résorbés par filtration au niveau des
espaces inter cellulaires des capillaires sanguins
• Des formes d’action immédiate adaptées aux traitements d’urgence.
Ils agissent rapidement en quelques minutes, mais leur action est
brève, de 12 à 18 heures.
• Seules les formes hydrosolubles sont administrées par IV
29
30.
La résorption estdifférée pour les esters liposolubles
et pour les acétonides en suspension aqueuse. Ils
constituent des formes à effet retard ou semi-retard.
Ils agissent au bout de plusieurs heures et leur durée
d’action est longue jusqu’à
3 semaines
Par la voie percutanée la résorption dépend de
l’état d’intégrité du revêtement cutané
Par les voies intra-articulaire et intra-mammaire,
les corticoïdes passent dans la circulation générale
30
31.
Diffusion - Distribution
Dansle sang, 96% du cortisol circulant est fixé aux
protéines plasmatiques. La liaison est assurée par
deux protéines :
Une protéine de liaison spécifique la trascortine
ou corticosteroid binding globulin (CBG) ;
une grande affinité pour lier le cortisol et prednisolone
L’albumine. (Tous les glucocorticoïdes)
(Les corticoïdes naturels sont davantage fixés aux protéines
plasmatiques que les composés artificiels d’où leur moindre
diffusion tissulaire et leur plus faible activité biologique.
Seules les formes libres non liées sont biologiquement actives)
31
32.
A partir dusang, les corticoïdes diffusent dans
tous les tissus de façon large et homogène sans
accumulation préférentielle
Ils pénètrent facilement dans le milieu
intracellulaire, se fixent intensément sur les tissus et
se concentrent dans les cellules d’où leur activité
biologique au delà de leur présence dans le sang
Ceci explique les discordances entre les ½ vies plasmatiques
et la durée de leurs effets biologiques beaucoup plus longue
pour tous les corticoïdes.
Les ½ vies plasmatiques varient de 90 à 300 mn, alors que la
durée d’action varie de 12 à 96 h selon les composés
32
33.
• L’effet biologiquedes glucocorticoïdes est dû au
• Effets génomiques
Le mécanisme d’action génomique est responsable
de la majorité des effets anti-inflammatoires des GC
Ces effets ne sont généralement pas observés
avant 30 minutes en raison du temps nécessaire
que met le complexe GCRGc ((glucocorticoïde-
récepteur glucocorticoïde cytosolique ))
à se former et à initier la modification
de l’expression protéique 33
34.
• Mécanismes d’actiongénomique et non génomique des
• glucocorticoïdes. Le glucocorticoïde (GC) pénètre à l’intérieur de
• la cellule par diffusion passive, puis se lie au récepteur glucocorticoïde
• cytosolique (RGc). Le complexe GC-RGc ainsi formé migre vers le
• noyau pour interagir avec des régions de reconnaissance spécifiques
• positive ou négative localisées sur l’ADN, les pGRE et nGRE: élément
• de réponse posétif et négatif (d’après Loewenberg et al., 2007)
34
35.
Biotransformation
• Dès lapremière réaction, les corticoïdes perdent leur
activité biologique, le plus souvent d’une manière
irréversible
• À quelque exception , tous les esters doivent être
hydrolysés (dans le sang, soit dans le foie ) par des
estérases, pour libérer la fraction active car un radical
(-OH) en C21 est nécessaire à la fixation sur les
récepteurs intracellulaires des corticoïdes
D’autres font l’objet d’une activation métabolique par
réduction de la fonction cétone portée par le carbone
C11 (La cortisone et la prednisone ) 35
36.
- La dégradationdes corticoïdes se fait dans le foie,
elle fait intervenir plusieurs réactions de phase I , ainsi
ces dérivés subissent dans un second temps des
réactions de phase II, essentiellement des glucurono-
conjugaisons, accessoirement des
sulfo-conjugaisons
- Les dérivés obtenus après biotransformation sont
plus hydrosoluble que les composés parentaux et par
conséquent plus facilement éliminables.
36
37.
Propriétés pharmacologiques
Mode d’actiondes corticoïdes
Après transfert du complexe corticoïde récepteur vers
le noyau, il y a soit activation ou inhibition de
l’expression de différents gènes (cellules de la
synthèse de protéines enzymatique
37
38.
• L’activation durécepteur du cortisol induit une
synthèse de protéine (lipocortine), protéine qui inhibe
la phospholipase A2
• Mais, elle induit aussi la répression de gènes tels ceux
qui codent pour l’ACTH (rétrocontrôle négatif), de
nombreuses cytokines ou de collagénases et de la
stromélysine
• Ces effets peuvent être directs ou passer aussi, par la
répression de l’expression des protéines codées par
les proto-oncogènes c-fos et c-jun 38
39.
39
*Synthèse et *inhibition
Mécanisme d’action cellulaire des corticoïdes
Propriétés pharmacologiques
• LesGC produisent des effets immunosuppresseurs et
antiallergiques à des posologies plus élevées que celles
requises pour leur activité anti-inflammatoire
• Tandis que de très fortes doses sont souvent nécessaires
pour limiter les réactions de l’immunité humorale. Leur
effet antiallergique est attribué à l’inhibition de la
dégranulation des basophiles et des mastocytes
• Leur utilisation dans les affections inflammatoires est
également associée à une inhibition de l’axe
hypophysocortico-surrénalien et à une exacerbation de
leurs effets métaboliques
• Ces effets sont dépendants de l’espèce animale, du type
de la dose du GC utilisés et de la durée du traitement
41
42.
Effets anti-inflammatoire etanti-allergique
Les corticoïdes sont doués d’un effet constricteur et de
diminution de la perméabilité capillaire entrainant une
réduction de transaction liquidienne et cellulaire au
niveau de la zone agressée
Les GC agissent à un stade précoce, ils inhibent comme
les AINS la voie de la cyclo-oxygènase, mais en plus
inhibent la voie de la lipo-oxygénase
42
43.
Par ailleurs, lescorticoïdes diminuent l’activité des
fibroblastes donc de la formation du collagène,
conduisant au ralentissement des phénomènes de
cicatrisation
Parallèlement, les corticoïdes limitent les réactions
d’hypersensibilité de tous types et diminuent
l’immunité humorale et cellulaire
44.
Autres effets biologiques
1.Rétroaction hypophysaire (feed back négatif)
• Les corticoïdes stimulent le rétrocontrôle négatif du
cortisol sur l’axe hypothalamo–hypophysaire se traduisant
par une inhibition de la sécrétion d’ACTH et de CRF
• Ils provoquent, chez toutes les espèces une
hypocortisolémie par défaut de stimulation après une
corticothérapie à long terme
44
45.
2 . Effetsmétaboliques
*Métabolisme glucidique
Le rôle physiologique du cortisol est de fournir aux tissus
des substrats énergétiques (glucose, acides gras)
A long terme, l’individu n’a pas besoin de cet excédent
énergétique et l’accumulation de divers substrats devient
source d’effets secondaires gênants
Il en résulte une hyperglycémie qui s’installe rapidement
malgré une augmentation de la glycogénogénèse
hépatique
45
46.
Les glucocorticoides ontune action anabolique,
glucidique prédominante (d’où leurs nom ), ils agissent
en induisant :
• Une augmentation de la néoglucogenèse à partir
d’acides aminés glucoformateurs, d’où hyperglycémie
• Une diminution du glucose au niveau cellulaire ce qui
conduit à une diminution de son utilisation périphérique
et le maintient du taux de glucose circulant
• Une augmentation de la sécrétion de glucagon en faveur
de la glycémie
46
47.
*Métabolisme protidiques
Les corticoïdesstimulent à long terme le catabolisme
protidique, avec libération d’acides aminé glucoformateur
nécessaire à la néoglucogenèse hépatique. Cet effet
participe à la diminution de la synthèse de la substance
fondamentale (atteinte de la trame protéique osseuse
conduisant à l’ostéoporose
Cette protéolyse aboutit à l’amyotrophie chez l’adulte
et le retard de croissance chez le jeune
47
48.
*Métabolisme lipidique
• LesAIS favorisent une lipolyse permanente d’où
augmentation de la concentration d’acides gras libres et
du glycérol (le glycérol servira de substrat à la
néoglucogenèse)
• Au niveau du tissu adipeux la lipogenèse est inhibée par
blocage de la pénétration du glucose dans les
adipocytes, c’est : l’effet anti-insuline
• Au niveau hépatique par contre les corticoïdes
permettent la resynthèse des triglycérides mais avec
une modification de la répartition des graisses de
réserve (facio-tronculaire : visage, cou et dos) qui
caractérise le syndrome de Cushing chez l’homme 48
49.
*Métabolisme hydro-électrolytique
Les corticoïdesaugmentent la filtration glomérulaire et
limitent l’action de la vasopressine, provoquant une
polyurie compensée par une polydipsie
A forte dose, ils peuvent exercer un effet de type
minéralo-corticoïde: Une augmentation de la filtration
glomérulaire (fuite de potassium, rétention sodée et
hypokaliémie)
La rétention hydro- sodée conduit à une prise de poids,
œdème périphérique et élévation de la tension
49
50.
*Métabolisme phosphocalcique
• Lescorticoïdes entrainent à le fois une diminution de son
absorption intestinale (effet anti-vitamine D) et de sa
réabsorption tubulaire rénale
• La tendance hypo-calcémique qui en résulte entraine un
hyper-para-thyroïdisme réactionnel tendant à accroitre la
résorption osseuse (décalcification)
• Un risque d’ostéoporose existe alors lors de traitement
prolongé chez les sujets âgés
• L’élimination urinaire des phosphates combinée à la
calciurie est à l’origine des lithiases urinaires 50
51.
*Système immunitaire
Aux dosesphysiologiques, adaptées aux besoins de
l’organisme, les corticoïdes n’ont aucune action négative
sur le système immunitaire mais si la corticothérapie se
prolonge, des effets immunodépresseurs apparaissent
favorisent la multiplication des agents infectieux .
Ceci est lié au fait qu’ils inhibent la réponse immunitaire
non spécifique :Diminution des éléments figurés du sang,
taux d’anticorps, pouvoir bactéricides et fongicide,
activité du complément et du passage des complexes immuns
51
52.
Les corticoïdes parleur action anti inflammatoire
et immunodépressive conduisent à la prolifération
d’agents infectieux et au réveil d’infections sous
jacentes
*L’injection de la dexaméthasone chez BV peut entrainer
une réactivation et une sécrétion du virus de
la rhinotrachéite bovine
*Le prednisolone chez le chat peut être à l’origine d’une
excrétion du virus de la rhinotrachéite féline.
*Les corticoïdes, par ailleurs, augmentent la fréquence
des mammites chez la vache laitière 52
53.
• Pour pallierà ces inconvénients, bien que controversée,
l’association corticoïde antibiotique est systématique
lors d’infection
• Les corticoïdes ne doivent pas
être utilisés seuls sauf dans les états urgents (choc).
• L’action anti inflammatoire et immunodépressive des
corticoides sont exploités en thérapeutique médicale
humaine dans les pathologies auto- immunes et dans les
réactions de rejets d’organes greffés
53
54.
*Effets sur lamuqueuse digestive
Il existe une action ulcéreuse liée à :
l’hypersécrétion chlorhydrique
Lésions de la muqueuse et
perturbation de la micro circulation
Absence de réparation tissulaire
Hémorragies plus au moins graves
*Apparition d’ulcères gastroduodénaux et du colon chez le CN
• Les traitements prolongés entrainent une hépatoméga
avec une augmentation des enzymes hépatiques.
• Par ailleurs les corticoïdes sont à l’origine de pancréatite
aiguë.
• Ces troubles justifient l’arrêt du traitement 54
55.
*Effets sur leSNC
• Les corticoïdes à dose élevée induisent surtout chez
l’homme une excitation qui conduit à l’euphorie (bien
étre) l’excitation, l’agitation, l’insomnie et une
augmentation de l’appétit (hyperphagie)
• Chez les animaux (observation faite chez les carnivores)
un effet inverse caractérisé par une dépression
généralisée
• Ils ont un effet psychostimulant, lié à l’hyperglycémie
d’une part et d’autre part à une baisse de la synthèse
de la sérotonine (neurotransmetteur et hormone impliquée
dans la régulation du cycle circadien)
55
56.
*Effet sur lesang et la moelle osseuse
• Les corticoïdes élèvent le taux d’hémoglobine, le nombre
d’hématies
• A l’opposé, ils diminuent le nombre de lymphocytes,
d’éosinophiles, de monocytes et de basophiles
• Chez le chien, la chute du nombre d’éosinophiles est
le changement hématologique le plus remarquable après
l’administration de prednisolone.
56
57.
*Effets cardiovasculaires etrespiratoires
Les corticoïdes augmentent le rythme cardiaque
directement et par une action permissive pour
les catécholamines, ils stimulent
l’expression et la réaction des récepteurs B adrénergiques.
*Chute de la lactation et de la production de laine
Les corticoïdes sont responsables d’une chute de la
production laitière chez la vache: dexa /béta (méthasone ).
La dexaméthasone, chez le mouton en administration
unique ou répétée est responsable d’une chute de
la production de la laine.
Chez le veau, l’agneau, le poulet et le poulain, un
ralentissement de la croissance est même observé. 57
58.
* Avortements
• Chezles ruminants, en particulier chez la vache, l’action
de corticoïdes dans le dernier tiers de la gestation
peut entrainer l’avortement , même lorsque
ceux ci sont employés par une voie locale, comme
l’administration intra mammaire.
*Augmentation de l’incidence des fourbures
• Chez le cheval, il a été démontré que les corticoïdes
augmentent significativement l’incidence des
fourbures surtout chez le cheval avec des antécédents
et à forte dose.
58
59.
*Syndrome de cushingiatrogène
C’est le risque majeur, lorsque les corticoïdes sont
employés à long terme, surtout chez le chien,
il est rare chez le chat.
Ce syndrome se traduit par une alopécie,
un amincissement de la peau, une calcinose
cutanée une polyurie, polydipsie importante,
une modification de
la silhouette en relation avec la redistribution fascio
tronculaire des masses
adipeuses et une amyotrophie.
C’est pour ces raisons qu’il faut les
utiliser d’une manière rationnelle 59
60.
– Les effetsnéfastes des corticoïdes sont nombreux, ils
sont limités lors d’administration unique ou lors de
traitement de courte durée
même avec des doses massives
– En revanche, on observe des effets indésirables, parfois
sévères lors d’une utilisation prolongée ou
d’administration répétée de formes retard
On doit répéter pour
insister qu’il faut les utiliser d’une
manière rationnelle
en respectant quelques règles d’utilisation 60
61.
Etude thérapeutique
Les indicationsde la corticothérapie sont multiples.
En raison de la diversité de leurs effets, les risques
encourus lors de leur utilisation sont également
nombreux.
De ce fait, il est nécessaire de distinguer :
*Les indications absolues où la corticothérapie est une
nécessité,
*des indications relatives ou elle peut apporter une
aide certaine,
*enfin des indications accessoires où l’emploi d’autres
substances lui est préférable
61
62.
1. Indications
En raisonde leurs puissantes propriétés
antinflammatoires, antiallergiques et immunosuppressives,
les GC ont des indications très variées
Selon la dose, leur utilisation peut être soit physiologique
substitutive dans le cadre des insuffisances surrénaliennes,
soit pharmacologique; anti-inflammatoire et
immunosuppressive.
Selon la durée du traitement instauré, deux types
d’indications peuvent être distingués.
62
63.
• Les GCpeuvent être utilisés en cure courte
pour leur puissante et rapide action
anti inflammatoire (œdèmes cérébral et
pulmonaire par exemple). Des doses très élevées
doivent être administrées dans cette situation par
voie locale ou parentérale, avec un faible risque
d’apparition d’effets indésirables
63
64.
• Leur utilisationen cure prolongée concerne
les maladies inflammatoires chroniques telles
que les affections rhumatismales et dermatologiques
Dans ce cas, les posologies recommandées doivent
être les plus faibles possibles
65.
1.1. Traitement desétats inflammatoires
Indiqués principalement : en rhumatologie (boiteries,
arthrites), en dermatologie (dermites atopique),
en pneumologie (broncho-pneumopathies),
dans les inflammations de l’appareil génital et de la
mamelle et dans les inflammations d’origine traumatique.
Etats inflammatoires d’étiologie connue
Dans les inflammations d’origine infectieuse, leur
utilisation est toutefois controversée et doit être réfléchie
au cas par cas. C’est pour cette raison qu’on les utilise en
association avec les antibiotiques en s’assurant toutefois
de la sensibilité du germe en cause à l’antibiotique.
65
66.
• Pour lesinflammations musculo squelettiques, articulaires
• Pour les otites externes : sauf granulation chronicité.
• Pour des conjonctivites sans ulcère cornéen.
• Les œdèmes pulmonaires d’origine inflammatoire peuvent
être traités avec des corticoïdes en complément de
Diurétiques (furosémide) qui draine l’œdème.
• L’asthme et l’eczéma miliaire aigu
(correspond à la DAPP chez le chat).
DermatitesAllergiques aux Piqûres de Puces
• L’œdème de la mamelle
66
67.
1.2. Traitement desétats allergiques
urticaires, rhinites et broncho-
pneumopathies allergiques, dans les dermatites
eczématiformes des carnivores domestiques et
dans l’anémie hémolytique auto-immune
1.3. Traitement des états de choc
Le traitement des états de choc impose des doses très
élevées de soludérivés
(hémisuccinate de méthylprednisolone) par la voie IV,
d’une manière précoce
1.4. Traitement de désordres métaboliques
les troubles du métabolisme glucidique : la
cétose des ruminants, dans la fièvre vitulaire, les tétanies
67
68.
1.5. En thérapeutiquesubstitutive
Les insuffisances surrénaliennes (maladie d’Addison)
1.6. Dans l’induction du part
La dexaméthasone (20-50 mg/IM) provoque
la parturition chez la vache dans les 3 dernières
semaines de la gestation, 2 à 3 j après injection
La fluméthasone est efficace quelque soit la race
et l’âge de la vache
Un risque accru de rétention placentaire et de baisse de
la montée laiteuse est cependant observé
68
69.
1.7. Immunosuppression
En complémentpour diminuer les réactions
immunitaires notamment dans le cas du lupus
érythémateux et des maladies auto-immunes (MAI)
Pour éviter de bloquer totalement les réactions
immunitaires, on applique une thérapie à jours
Alternés (dose élevée ; un jour sur deux).
1.8. Cancérothérapie
Utiles pour la réduction de l’inflammation pré ou per-
opératoire : dans le cas de tumeur cérébrale
en chimiothérapie associés au traitement mais il faut
bien définir le cas
69
70.
2. Contre-indications
Relatives:
- l’insuffisancerénale chronique
- le diabète sucré,
- la vaccination ou la tuberculination (dépistage )
- la phase de réparation de l’os
Absolues:
- les ulcères cornéens,
- les vaches en fin de gestation
70
71.
3. Règles d’utilisation
Lacorticothérapie ne doit être entreprise que si elle est
indispensable. Elle est délicate susceptible d’entrainer des
accidents, qui dans certaines cas sont graves.
Aussi des règles d’utilisation des corticoïdes doivent être
respectées, celles-ci sont strictes en cas d’utilisation prolongée.
Elles concernent 6 points essentiels:
La décision d’utilisation
Le choix du corticoïde
Protection contre les effets secondaires
Respect des contre-indications
Surveillance régulière des animaux traités
Traitements synergiques
71
72.
• Choix del’indication
Pour toute indication thérapeutique, l’administration
d’un GC doit prendre en compte la spécificité de l’espèce
animale cible, les risques de la corticothérapie choisie,
ainsi que ceux inévitables à la maladie justifiant la
prescription du traitement.
Dans les affections chroniques, comme les affections
dermatologiques ou rhumatismales, l’instauration d’un
traitement à base de (GC) glucocorticoïdes doit
être envisagée en dernier recours et après échec des
autres thérapeutiques
72
73.
Il n’y acependant aucune
contre indication à une indication vitale,
comme le traitement d’urgence
des états de choc, ou toute autre contexte
inflammatoire de gravité
(traumatisme médullaire) où la
fonction d’un organe doit être préservée
73
74.
•Choix de lamolécule
C’est crucial dans la conduite d’une corticothérapie
Les GC sous forme de solution aqueuse
(hémisuccinate de méthylprednisolone par exemple)
peuvent être administrés par voie intraveineuse ; ils sont
à ce titre réservés aux traitements d’urgence afin
d’induire un effet immédiat.
Les préparations sous forme de suspension (acétate
de méthylprednisolone par exemple) ont un profil
d’absorption très lent ; elles conviennent par exemple
pour les administrations intra-articulaires
74
75.
•Choix de ladose
• La posologie adéquate doit être adaptée à chaque
animal et réajustée de manière périodique.
Deux types de posologie peuvent être distingués :
• Affections sévères: fortes doses nécessaires.
• Affection invalidante sans pronostic vital :
faibles doses , augmentées progressivement.
• Cependant, le clinicien doit prendre en compte les
facteurs spécifiques à chaque traitement.
75
76.
•Voies et modalitésd’administration
• Chaque fois qu’il est possible, il faut avoir recours à des
applications ou à des injections locales, particulièrement
pour les corticoïdes les plus actifs (Eviter 1 diffusion large)
En cas d’urgence, le dérivé doit être hydrosoluble
administrable par IV. Son administration peut par
la suite être répétée à intervalles réguliers
• Dans les autres cas (SC,IM) l’injection d’un dérivé à action
plus lente, produit un effet à long terme avec
un risque minimum sur la fonction cortico-surrénalienne
76
77.
•Choix de ladurée du traitement
• En dehors des contre-indications, l’utilisation des GC
à dose unique mais forte ou à dose modérée pendant
une période inférieure à 15 jours n’a en principe
pas d’effets secondaires chez l’animal.
• En revanche, un traitement prolongé de plusieurs
semaines ou plusieurs mois, particulièrement par
voie systémique, peut entraîner de graves effets
indésirables qui peuvent être majorés si les doses
utilisées sont plus élevées
77
78.
Cependant dans tousles cas de corticothérapie prolongée
et à forte dose, il est obligatoire de protéger l’organisme
contre les effets secondaires du traitement par le respect
de certaines règles :
• L’immunodépression : par la couverture d’antibiotiques
• Troubles métaboliques et nutritionnels régime
alimentaire équilibré, riche en protéines et en
potassium, très pauvre en glucides et en sodium
• Les traitements synergiques: associer en même temps
que le traitement des vitamines du complexe B et de la
vitamine C pour stimuler les surrénales
• Le respect des contres indications : diabète, ulcère,
tuberculose, infection bactériennes et virales
78
79.
Mise en œuvred'une corticothérapie
Durée du traitement Court
(jours)
Long
<3 semaines
Très long
>3 semaines
Voie
d’administration
IV, IM orale
quotidiennement
IM,
Orale à jours
alternés
Exemples Choc Syndromes
inflammatoires
Syndromes
inflammatoires
Immunosuppression
Formes
pharmaceutiques
Hydrosolubles À longue action Prednisolone
Probabilité d’effets
secondaires
Nulle Faible Elevée
79
80.
• Modalité d’arrêtdu traitement
L’administration prolongée de GC s’accompagne
d’une freination hypophysaire pouvant être à l’origine
d’une insuffisance surrénalienne aiguë (maladie
d’Addison), bien que rare chez l’animal
L’arrêt du traitement doit, dans ce cas,
être progressif, et se faire selon un rythme qui
prend en compte l’évolution de la maladie sous-jacente
en s’appuyant sur une surveillance clinique et biologique
L’injection d’ACTH en cours ou en fin de traitement
permet d’éviter l’atrophie de la corticosurrénale 80
81.
Pour la spécificitévétérinaire
A)Lorsque l’on recherche un effet de substitution pour supplées à
Une insuffisance surrénalienne : les doses doivent correspondre à la
sécrétion physiologique journalière. Chez le chien, une dose de
0,2 mg/kg/j de prednisolone est souvent prise comme référence
B)Lorsque l’on recherche un effet anti-inflammatoire, les doses
doivent etre 3 à 10 fois plus élevées, chez le chien 1 mg/kg.
C) Dans le traitement des états de choc et des compressions
médullaires,des doses pharmacologiques élevées sont utilisées
(30 à 50 mg/kg de prednisolone par exemple)
D) La dose pour supprimer les troubles auto-immuns doit être
le double de celle utilisée pour le traitement de l’inflammation
Ne jamais essayer d’adapter à une espèce animale donnée,
une forme ou une posologie humaine
81
82.
CONCLUSION
Les corticoïdessont des médicaments efficaces
mais responsables de nombreux effets secondaires
Il ne faut les administrer qu’avec une grande
précaution, en traitement de courte durée et sauf
s’ils sont réellement nécessaires
D’une manière générale, le recours à la
corticothérapie doit faire suite à un raisonnement
clinique et un diagnostic complet, pour cela il est
impératif de respecter
les règles thérapeutiques de base 82
83.
Anti-inflammatoires
non stéroïdiens
AINS =Substances organiques artificielles
83
Les AINS forment une classe chimiquement
hétérogène mais présentant un caractère aromatique
liposoluble à prédominance acide non stéroïdiques
Douées de propriétés
anti-inflammatoires, analgésiques
et/ou antipyrétiques
84.
Historique
La découverte del’acide salicylique en 1875 dans certaines
plantes avait conduit à l’utilisation du salicylate
sodique comme premier AINS synthétique ayant des
propriétés antipyrétiques. Cette étape était suivie par la
synthèse de l’acide acétylsalicylique ou aspirine en 1895,
comme AINS antalgique moins gastrotoxique que le
salicylate sodique. Mais ce n’est que très tardivement, vers
les années 1970, que le mécanisme d’action des AINS était
élucidé grâce aux travaux de Vane
qui a découvert l’action inhibitrice de l’aspirine sur la
synthèse des PG et que cette inhibition est à la base de
l’effet anti inflammatoire 84
85.
PHARMACIE CHIMIQUE
• Acidesfaibles +++
Propriétés anti-inflammatoire dominantes
• Neutres ou bases faibles
Propriétés analgésiques et
antipyrétiques dominantes
85
Histoire du para-acétyl-amino-phénol
• …. En 1886, la « serenpidity »: Arnold Cahn et Paul Hepp, à
court de produits pour les expériences, testent par erreur
de l’acétanilide à la place du naphtalène. Ils découvrent
l’Antifébrine;
• En 1888, la démarche commerciale (Bayer): le
paranitrophénol, un déchet de l’industrie des colorants est
similaire à l’acétanilide. Oscar Hinsberg le transforme en
acétophénitidine et montre ses effets antipyrétiques.
C’était la phénacétine
89.
• En 1889,la démarche scientifique: -On trouve de
l’acétaminophène dans les urines de patients traités par
phénacétine; -Karl Morner montre que
l’acétaminophène, est efficace contre la douleur et la
fièvre.
• En 1893, Joseph von Mering, compare le paracétamol et
la phénacétine et affirme que le paracétamol est plus
néphrotoxique que la phénacétine…
• Bien qu’il possède techniquement un mécanisme
assimilé aux AntiInflammatoires Non Stéroïdiens (AINS),
le paracétamol contrairement aux AINS classiques
(L’ibuprofène, le naproxène, l'indométacine) n'a que des
effets mineurs sur l'activité cyclooxygénase (COX-1 et
COX-2) et n’est pas un AINS.
90.
• Dans unsecond temps, l’efficacité du paracétamol est
toutefois inférieure à celle des AINS classiques et de
l’aspirine. En effet, selon des données cliniques, le
paracétamol ne réduirait pas le mécanisme
d’inflammation chez des patients atteints de polyarthrite
rhumatoïde, mais diminuerait seulement la douleur. De
plus, les concentrations de prostaglandines E2 dans le
liquide synovial de ces patients ne seraient pas réduites
lors d’un traitement par le paracétamol
91.
• Des étudesréalisées in vitro, ex vivo et in vivo s’avèrent
contradictoires, mais ont pu mettre en évidence que
l’inhibition de la COX-1 et de la COX-2 par le
paracétamol dépend du type cellulaire et/ou des
conditions expérimentales
• De plus, depuis la publication émettant l’hypothèse de
l’implication d’une COX-3 et de sa sensibilité au
paracétamol, aucune étude n’est venue confirmer son
activité. En 2008, l’hypothèse de cette possible
interaction fut également écartée [
92.
• Les résultatsd’une étude publiée en Mars 2013 confirment
que le paracétamol, lors d’une inflammation systémique,
exerce son action antipyrétique en inhibant la COX-2. Les
études in vitro ont démontré que le paracétamol n’agissait
pas sur la transcription de la COX-2, à savoir l’expression de
l’acide ribonucléique message (ARNm), mais que celui-ci
exerce son effet en inhibant son activité enzymatique, ce qui
à ce jour reste encore inexpliquée.
• Alain NUHRICH 2015 (UFR des Sciences Pharmaceutiques, Université de Bordeaux)
93.
• Le paracétamola l'avantage sur l'aspirine ou
les AINS de ne pas provoquer d'irritation sur
l'estomac,
• mais il n'est pas anti-inflammatoire et peut
soulager un peu moins bien les douleurs
d'origine inflammatoire.
VIDAL 2021
94.
PHARMACOCINETIQUE
Dominée par leurcaractère acide faible et la
liposolubilité de leur forme non ionisée
• 1 Composés acide faible (pKa : 3 à 6)
Groupement carboxylique ou hydrogène mobile
(phénylbutazone)
• 2 Composés neutres ou bases faibles
Dominante analgésique ou antipyrétique
Ces sels permettent la préparation de solutés aqueux
d’action immédiate
94
95.
Absorption
Absorption orale
Leurabsorption digestive est d’une manière générale à la
fois rapide et complète chez la plupart des espèces
L’absorption s’effectue aussi bien dans l’estomac que
dans le duodénum
Les pics plasmatiques sont le plus souvent atteints en
moins d’une demi-heure
95
96.
Absorption parentérale
Formesinjectables des solutions aqueuses qui
engendrent une absorption rapide à l’origine
d’un effet immédiat
En application percutanée les AINS diffusent
faiblement à l’exception
(DMSO:Diméthylsulfoxyde)
96
97.
Diffusion distribution
– LesAINS ont une très grande fixation protéique
– Cette même affinité rend les phénomènes de
compétition pour le transport sanguin entre AINS et
d’autres molécules de médicaments tout a fait
gênants (ex : Hypoglycémiant et Aspirine)
97
98.
– Cette mêmeaffinité pour les protéines
plasmatiques et par contre profitable, car elle
existe vis-à-vis des protéines exsudatives dans le
foyer inflammatoire
– Ils possèdent une excellente diffusion dans le
liquide synovial
– Ils passent dans le lait traversent la barrière foeto-
maternelle et ± la barrière hémato-encéphalique
99.
Bio transformation
• Dansla majorité des cas, les métabolites sont inactifs ou doués
d’une activité anti-inflammatoire plus faible que celle de la
molécule mère
• Des réactions d’oxydation et de conjugaison intenses ont lieu au
niveau de l’hépatocyte, ces bio transformations aboutissent
( chez certaines espèces) à des manifestations toxiques graves
• Cas du Paracétamol chez le cheval
• Chat à déficit en glucuronyl-transférase
avec un temps de demi-vie très long (37h)
Risque toxique accru qui conduit à diminuer
les doses avec une efficacité inferieure
99
100.
• Des biotransformationscomme les réactions
d’hydrolyse ont lieu au niveau de la muqueuse
digestive pouvant aboutir chez certaines
espèces à des métabolites toxiques :
Cas de l’Acide Acétyl Salicylique chez le chat
• D’autres réactions de biotransformations ont
lieu au niveau du rein, dans le plasma et dans
le liquide synovial
100
101.
L’élimination :
L’élimination urinaire:
– La résorption tubulaire à surtout lieu chez les
carnivores à cause de l’acidité de l’urine (pH=5-6)
– Les AINS sont par contre éliminés plus rapidement
chez les herbivores (pH de l’urine plus de 7)
– La vitesse de l’élimination des AINS est intermédiaire
chez les omnivores (pH= 7cas de l’homme)
Cette influence du pH des urines sur l’élimination des
AINS est d’ailleurs exploitée lors d’intoxication avec ces
médicaments.
En alcalinisant les urines par des perfusions de
bicarbonates de sodium on accélère l’élimination 101
102.
L’élimination biliaire
Certaines moléculesd’AINS ont une élimination
essentiellement biliaire et subissent un cycle
entéro- hépatique important
Cette propriété rend l’utilisation des AINS
compliquée chez certaines espèces :
Cas de l’Indométacine, dont l’utilisation reste
impossible chez le chien
102
103.
Proprietes pharmacologiques
En pratiquevétérinaire, l’intérêt thérapeutique
des AINS repose sur trois propriétés majeures :
Anti-inflammatoire
Anti-pyrétique
Analgésique mineur
103
104.
Les AINSagissent sur :
la phase précoce de l’inflammation :au stade de
l’inflammation congestive c à d la phase vasculo-
sanguine
Contrairement aux AIS qui agissent sur la phase
cellulaire surtout
les AINS limitent les réactions vasculaires en
s’opposant fortement à la libération d’amines
responsables des réactions vaso-actives :
C’est l’effet anti-inflammatoire 104
105.
Par leur actiondirecte sur le centre thalamique
de la perception de la douleur d’une part et par
l’inhibition complète des prostaglandines
bradykinine histamine (responsable de la 2éme
douleur due à l’excitation chimiques des nerfs) :
C’est l’effet analgésique
Par leur action au niveau des centres régulateurs
de la température corporelle en diminuent la
production de la chaleur au niveau cellulaire :
C’est l’effet antipyrétique
En pratique médicale humaine une autre
propriété à été mise à profit :
Leur pouvoir anti-agrégeant plaquettaire
donc comme anti-coagulants
105
106.
Mécanisme de l’actionanti-inflammatoire
Les AINS agissent en réduisant la production des
médiateurs de l’inflammation par inhibition
spécifique de la Cyclo-oxygénase
Lors du mécanisme inflammatoire, la cyclo oxygénase
enlève un hydrogène du C13 de l’acide arachidonique,
puis elle catalyse l’oxygénation et la cyclisation de cet
acide arachidonique aboutissant ainsi aux médiateurs de
l’inflammation
Lors du mécanisme anti-inflammatoire, la zone active de
la cyclo oxygénase qui accepte la fonction COOH de
l’acide arachidonique accepte celle de l’AINS ce qui
conduit à l’inhibition de l’effet de la cyclo oxygénase sur
l’acide arachidonique 106
107.
INDICATIONS DES AINS
Systèmeosté-articulaire
Ils peuvent être prescrits dans tout les cas de
troubles locomoteurs douloureux : Arthrite,
Tendinite, Discopathie, Entorse, Arthrose,
Contusion
Système urogénital
Prescrits dans tous les types d’inflammation des
voies urinaires : Urétrite, Cystite
Système vasculaire
Adénite, Lymphangite, Phlébite, Artérite
107
108.
Système nerveux
Prescription indiquéedans toutes les Névrites :
Sciatique
Rage de dents
Migraine…
Pathologie infectieuse
Par ce qu’ils agissent sur la phase vasculaire
uniquement et ne provoquent pas de lyse cellulaire, ils
n’ont donc pas d’action immunodépressive
Cette propriété est donc exploitée si l’utilisation de
l’anti-inflammatoire doit se prolonger et que l’état
pathologique est de type microbien
Possédant aussi des propriétés anti-pyrétiques les AINS
peuvent être exploités lors de réactions fébriles
accompagnant l’infection
108
109.
Contre-indications et précautionsd’utilisations :
Elles sont peu nombreuses et reposent sur la sensibilité
propre de chaque espèce, la principale raison relève de
l’importance des différences pharmacologiques d’un
même produit d’une espèce animale à une autre.
Sont à proscrire :
L’Acide Acétylsalicyque chez le chat : chez cette espèce
la dose toxique est inférieure à la dose thérapeutique
(dose ulcérigéne=33 mg/kg) la toxicité est digestive.
Le Paracétamol chez le cheval : chez cette espèce on
observe une toxicité hépatique grave.
L’Indométacine chez le chien : chez cette espèce on
observe une toxicité hépatique et digestive mortelle.
109
110.
Sont à administreravec précaution :
Chez la plupart des félidés : tous les salicylés sont utilisés
avec une grande précaution, l’arrêt du traitement s’impose
dés que des signes digestifs apparaissent.
Chez le chat : toujours chez cette espèce l’utilisation du
paracétamol doit se faire sous réserve (avis contesté par
certains praticiens).
Chez les herbivores : l’utilisation de la phénylbutazone par
voie orale PBZ est à déconseillée car la présence d’aliments
annule la bio-disponibilité du médicament par fixation de
la PBZ sur la cellulose alimentaire (la voie parentale reste
la meilleure pour les ruminants).
Chez l’homme : lorsque le terrain est ulcérigène, les
précautions sont très rigoureuses, selon l’état du tube
digestif, les administrations par voie orale doivent être
accompagnées de traitements de couvertures
(pansement..) ou mieux encore choisir la voie parentérale.
110
111.
CONCLUSION
Bien queles modes d’action des corticoïdes et
des AINS soient différents , leur association
thérapeutique est souvent intéressante et
limite ainsi l’utilisation abusive des
corticoïdes.
Ces deux classes de médicaments permettent
au clinicien de mieux cibler son action tout en
tenant compte dans son choix, des divers effets
toxiques chez les différentes espèces animales.
Il est toutefois important de préciser que
l’utilisation des AINS reste préférable dans
tout type d’inflammation et évite ainsi les
effets secondaires des corticoïdes.
111
Pour en savoirplus
• Bensegueni Tounsi L, 2013-2014: Cours pharmacologie spéciale ISVK
Constantine.
• Ben Youssef Samir, Rim Hadiji, 2016 : Les corticoïdes en médecine
vétérinaires. Ecole nationale de médecine vétérinaire. SIDI THABET
• Bousquet-Mélou A, 2015: Cours pharmacologie spéciale, école
nationale vétérinaire Toulouse.
• Gazengel Jean-Marie et Orecchioni Anne Marie 2013 : Le
préparateur en pharmacie. « pharmacologie). Office des Publications
Universitaires
• Mallem, M. Gogny, 2014 : Anti-inflammatoires en médecine
vétérinaire EMC Vétérinaire
• Neal Jean-Michael, 2013 : pharmacologie médicale.
• Schordert Michel et collaborateurs, 1992 : Pharmacologie (Des
Concepts Fondamentaux aux Applications Thérapeutiques) Office
des Publications Universitaires
114.
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