Patrice KAMKUIMO

1
www.cedcameroun.org
 Analyse

conceptuelle

Définition et spécificités du MSC
 Différentes acceptions et adaptations du « MSC »


À

quoi ça sert concrètement?
 Les 10 étapes de sa mise en œuvre
 Exemple d’un MSC collecté
 Raison de l’exposé et exercice pratique

2
www.cedcameroun.org
1. Définition et spécificités du MSC


Définition: la technique du Changement le Plus Significatif
est une forme d’évaluation et de suivi participatif pouvant
s’appliquer à toute sorte de projets ou programmes
 Évaluation: permet de ressortir les données sur les impacts
et les résultats qu’on peut utiliser pour évaluer la
performance du programme
 Suivi: s’opère tout au long du programme et fournit
l’information pour aider les exécuteurs du programme
 Participatif: implique beaucoup de parties prenantes
notamment sur le choix des types de changement à
enregistrés et sur l’analyse des données
3
www.cedcameroun.org


Spécificités de la technique du MSC : la technique implique
la conduite de deux processus spécifiques et fondamentales
 Collecte des histoires/récits les plus significatifs venant
du terrain
 Sélection systématique des Changement les plus significatifs
par un panel de parties prenantes désignées ou le staff de
coordination et/ou de gestion du programme

Accompagné d’une discussion en profondeur sur la valeur et
l’importance des Changements enregistrés: Focalisation sur les
impacts du projet
4
www.cedcameroun.org
1. Différentes acceptions ou adaptations du « MSC »






MSC Story inventé par Rick Davies dans le souci d’affronter les défis de
suivi et évaluation d’un programme participatif de développement rural au
Bangladesh (1996, PhD)
En 2000, développement de la forme la plus élaborée du MSC et l’adoption
du MSC technique: focalisation sur l’un des aspects fondamentaux de
l’approche (collecte et analyse systématique des changements les plus
significatifs)
On peut noter que depuis sa conception, il a connu plusieurs formes
d’appellation suivant la priorisation de tel ou tel aspect:
 Suivi sans les indicateurs: pas d’utilisation d’indicateurs prédéfinis
à l’exception de ceux à quantifier et mesurer
 Approche récit: réponses sous la forme d’histoires sur qui a
fait quoi, quand, comment et les raisons de l’importance du
récit
5
www.cedcameroun.org
 Suivi: utilisé premièrement comme moyen de suivi des
changements dans un projet d’aide au développement au
Bangladesh; étendu à l’évaluation
 Suivi des impacts: Contrairement aux techniques
traditionnelles de suivi centrées sur le suivi des activités et
des résultats, le MSC utilisé pour le suivi des effets
intermédiaires et de l’impact
 Approche évolutionniste à l’apprentissage organisationnel: nom
originel (Rick) reflète la conception d’origine (principes,
méthodes…)

6
www.cedcameroun.org
 Bon moyen d’identification de changements imprévus
 Bon moyen d’identifier clairement les valeurs qui prédominent
dans une organisation et d’avoir une discussion pratique sur celles
qui sont les importantes.
 Forme participative de suivi qui ne requiert pas de compétences
professionnelles spéciales: facile à communiquer à travers divers
cultures ; pas besoin d’expliquer ce qu’est un indicateur; n’importe
qui peut reporter ses évènements les plus importants
 Facilite la collecte et l’analyse des données: les gens peuvent
expliquer pourquoi ils croient qu’un changement est plus
important
 Renforce les capacités du staff en matière d’analyse et de
conceptualisation des impacts
7
www.cedcameroun.org
 Suivre et évaluer de manière ascendante (bottom-up) des initiatives
qui n’avaient pas de résultats et/ou d’effets prédéfinis

8
www.cedcameroun.org
1. Commencer et susciter l’intérêt:
 Identifier les parties prenantes pertinentes et les encourager à
participer
2. Définir les domaines de changement :
 Identifier les domaines prioritaires de changement pouvant
être suivi (changement des conditions de vies des populations
par exemple): Il ne s’agit pas de les définir à l’exemple des
indicateurs de performance (pas d’exigence du SMART,
liberté de définition et d’interprétations diverses par les pp
choisis)
3. Définir la période de rapportage :
 Choix et adoption de la fréquence de suivi
9
www.cedcameroun.org
4. Collecter les données sur les récits des Changements
significatifs:
 Collecte auprès des personnes impliqués directement
(participants, équipe de terrain, etc.): de votre point de vue,
quels sont les changements les plus significatifs observés les
derniers mois, années? Pourquoi X changement est plus
important que Y changement?
5. Sélectionner les récits des Changements les plus
significatifs:
 Analyse et filtrage des SC
 Classification des SC par domaine de changement
10
www.cedcameroun.org
6. Rendre compte des résultats du processus de sélection des
Changements les Plus Significatifs:
 feedback sur les critères de choix aux prenantes intéressées (à
chaque étape de la sélection) ;
 rédiger le document avec tous les MSC les raisons de leur
choix: les bailleurs peuvent aussi sélectionner les MSC qui
représentent le mieux les effets du projet/programme et
expliquer les raisons du choix (feedbacks aux gestionnaires du
projet)
7. Vérification des Changements les Plus Significatifs :
 Visite des sites où les changements sont survenus (vérifier et
actualiser la situation)
11
www.cedcameroun.org
8. Quantification:
 Quantifier l’étendue et la réplicabilité du changement (une
zone vers d’autres)
9. Analyse secondaire et suivi du système:
 Visite des sites où les changements sont survenus (vérifier et
actualiser la situation)
 Suivi du système même de suivi: qui a participé, comment
ont-il influencé le contenu, analyser comment les différents
types de changement ont été reporté

12
www.cedcameroun.org
10. Revue du système:
 Revoir la conception du processus en tenant compte des
leçons apprises

13
www.cedcameroun.org
Organisation
Titre du projet
Problème à résoudre
Quels sont les
changements
survenus ?

Centre de Protection de l’Environnement et de Défense des Intérêts Communautaires (CEPEDIC)
Réseau d’Appui au Développement Communautaire (RADEC)
Renforcement des capacités des Comités de Vigilance et de Surveillance Forêt-Environnement (CVS-FE) et OSC des
communes de Batouri et Mbang sur l’observation indépendante de l’exploitation forestière et minière
L’exploitation illicite et la dégradation (pillage) des ressources forestières et minières prépondérante dans la zone avec
parfois la complicité de certains autorités locales, élites et populations (ignorantes de la législation en vigueur)
- Collaboration des sectoriels compétents (Mines, Forêts et Environnement)
- Amélioration des techniques d’observation et de dénonciation des OSC et OL
- Nombreux cas de dénonciations par les OSC et OL
- Diminution des pratiques illégales
- Disposition de l’exécutif communal à intégrer les préoccupations des populations autochtones dans la gestion de la
redevance forestière

Qui sont les
bénéficiaires ?
Personnes impliquées
dans les changements

Environ 200 000 habitants riverains des sites d’exploitation des ressources forestières et minières dont 600 pygmées,
02 communes (Mbang et Batouri) et 20 OSC
- les populations riveraines ;
- les OSC ;
- quelques autorités locales.

Comment les
changements sont
apparus ?

Les changements sont apparus à la suite des formations, du plaidoyer qui ont respectivement doté les OSC et OL des
capacités techniques, et éveiller la conscience des autorités sur l’illégal. Le plaidoyer pour la gestion équitable de la
redevance a également à la commune de Mbang de se pencher pour la première fois sur la question de la prise en
compte des minorités pygmées dans la gestion de la redevance forestière.

Sont–ils pérennes ?

Oui les dénonciations et le plaidoyer seront pérennes car les personnes formées maîtrisent l’outil et les techniques :
l’administration éprouve des difficultés à récuser les cas de dénonciations et la marge de manœuvre des auteurs d’actes
illégaux s’amenuise progressivement.

Peuvent-ils s’étendre ? Oui ils peuvent s’étendre à travers la mobilisation d’une plus large gamme d’OSC

14
www.cedcameroun.org
15
www.cedcameroun.org
Je vous remercie pour
votre aimable attention

16
www.cedcameroun.org

Msc story sl os

  • 1.
  • 2.
     Analyse conceptuelle Définition etspécificités du MSC  Différentes acceptions et adaptations du « MSC »  À quoi ça sert concrètement?  Les 10 étapes de sa mise en œuvre  Exemple d’un MSC collecté  Raison de l’exposé et exercice pratique 2 www.cedcameroun.org
  • 3.
    1. Définition etspécificités du MSC  Définition: la technique du Changement le Plus Significatif est une forme d’évaluation et de suivi participatif pouvant s’appliquer à toute sorte de projets ou programmes  Évaluation: permet de ressortir les données sur les impacts et les résultats qu’on peut utiliser pour évaluer la performance du programme  Suivi: s’opère tout au long du programme et fournit l’information pour aider les exécuteurs du programme  Participatif: implique beaucoup de parties prenantes notamment sur le choix des types de changement à enregistrés et sur l’analyse des données 3 www.cedcameroun.org
  • 4.
     Spécificités de latechnique du MSC : la technique implique la conduite de deux processus spécifiques et fondamentales  Collecte des histoires/récits les plus significatifs venant du terrain  Sélection systématique des Changement les plus significatifs par un panel de parties prenantes désignées ou le staff de coordination et/ou de gestion du programme Accompagné d’une discussion en profondeur sur la valeur et l’importance des Changements enregistrés: Focalisation sur les impacts du projet 4 www.cedcameroun.org
  • 5.
    1. Différentes acceptionsou adaptations du « MSC »    MSC Story inventé par Rick Davies dans le souci d’affronter les défis de suivi et évaluation d’un programme participatif de développement rural au Bangladesh (1996, PhD) En 2000, développement de la forme la plus élaborée du MSC et l’adoption du MSC technique: focalisation sur l’un des aspects fondamentaux de l’approche (collecte et analyse systématique des changements les plus significatifs) On peut noter que depuis sa conception, il a connu plusieurs formes d’appellation suivant la priorisation de tel ou tel aspect:  Suivi sans les indicateurs: pas d’utilisation d’indicateurs prédéfinis à l’exception de ceux à quantifier et mesurer  Approche récit: réponses sous la forme d’histoires sur qui a fait quoi, quand, comment et les raisons de l’importance du récit 5 www.cedcameroun.org
  • 6.
     Suivi: utilisépremièrement comme moyen de suivi des changements dans un projet d’aide au développement au Bangladesh; étendu à l’évaluation  Suivi des impacts: Contrairement aux techniques traditionnelles de suivi centrées sur le suivi des activités et des résultats, le MSC utilisé pour le suivi des effets intermédiaires et de l’impact  Approche évolutionniste à l’apprentissage organisationnel: nom originel (Rick) reflète la conception d’origine (principes, méthodes…) 6 www.cedcameroun.org
  • 7.
     Bon moyend’identification de changements imprévus  Bon moyen d’identifier clairement les valeurs qui prédominent dans une organisation et d’avoir une discussion pratique sur celles qui sont les importantes.  Forme participative de suivi qui ne requiert pas de compétences professionnelles spéciales: facile à communiquer à travers divers cultures ; pas besoin d’expliquer ce qu’est un indicateur; n’importe qui peut reporter ses évènements les plus importants  Facilite la collecte et l’analyse des données: les gens peuvent expliquer pourquoi ils croient qu’un changement est plus important  Renforce les capacités du staff en matière d’analyse et de conceptualisation des impacts 7 www.cedcameroun.org
  • 8.
     Suivre etévaluer de manière ascendante (bottom-up) des initiatives qui n’avaient pas de résultats et/ou d’effets prédéfinis 8 www.cedcameroun.org
  • 9.
    1. Commencer etsusciter l’intérêt:  Identifier les parties prenantes pertinentes et les encourager à participer 2. Définir les domaines de changement :  Identifier les domaines prioritaires de changement pouvant être suivi (changement des conditions de vies des populations par exemple): Il ne s’agit pas de les définir à l’exemple des indicateurs de performance (pas d’exigence du SMART, liberté de définition et d’interprétations diverses par les pp choisis) 3. Définir la période de rapportage :  Choix et adoption de la fréquence de suivi 9 www.cedcameroun.org
  • 10.
    4. Collecter lesdonnées sur les récits des Changements significatifs:  Collecte auprès des personnes impliqués directement (participants, équipe de terrain, etc.): de votre point de vue, quels sont les changements les plus significatifs observés les derniers mois, années? Pourquoi X changement est plus important que Y changement? 5. Sélectionner les récits des Changements les plus significatifs:  Analyse et filtrage des SC  Classification des SC par domaine de changement 10 www.cedcameroun.org
  • 11.
    6. Rendre comptedes résultats du processus de sélection des Changements les Plus Significatifs:  feedback sur les critères de choix aux prenantes intéressées (à chaque étape de la sélection) ;  rédiger le document avec tous les MSC les raisons de leur choix: les bailleurs peuvent aussi sélectionner les MSC qui représentent le mieux les effets du projet/programme et expliquer les raisons du choix (feedbacks aux gestionnaires du projet) 7. Vérification des Changements les Plus Significatifs :  Visite des sites où les changements sont survenus (vérifier et actualiser la situation) 11 www.cedcameroun.org
  • 12.
    8. Quantification:  Quantifierl’étendue et la réplicabilité du changement (une zone vers d’autres) 9. Analyse secondaire et suivi du système:  Visite des sites où les changements sont survenus (vérifier et actualiser la situation)  Suivi du système même de suivi: qui a participé, comment ont-il influencé le contenu, analyser comment les différents types de changement ont été reporté 12 www.cedcameroun.org
  • 13.
    10. Revue dusystème:  Revoir la conception du processus en tenant compte des leçons apprises 13 www.cedcameroun.org
  • 14.
    Organisation Titre du projet Problèmeà résoudre Quels sont les changements survenus ? Centre de Protection de l’Environnement et de Défense des Intérêts Communautaires (CEPEDIC) Réseau d’Appui au Développement Communautaire (RADEC) Renforcement des capacités des Comités de Vigilance et de Surveillance Forêt-Environnement (CVS-FE) et OSC des communes de Batouri et Mbang sur l’observation indépendante de l’exploitation forestière et minière L’exploitation illicite et la dégradation (pillage) des ressources forestières et minières prépondérante dans la zone avec parfois la complicité de certains autorités locales, élites et populations (ignorantes de la législation en vigueur) - Collaboration des sectoriels compétents (Mines, Forêts et Environnement) - Amélioration des techniques d’observation et de dénonciation des OSC et OL - Nombreux cas de dénonciations par les OSC et OL - Diminution des pratiques illégales - Disposition de l’exécutif communal à intégrer les préoccupations des populations autochtones dans la gestion de la redevance forestière Qui sont les bénéficiaires ? Personnes impliquées dans les changements Environ 200 000 habitants riverains des sites d’exploitation des ressources forestières et minières dont 600 pygmées, 02 communes (Mbang et Batouri) et 20 OSC - les populations riveraines ; - les OSC ; - quelques autorités locales. Comment les changements sont apparus ? Les changements sont apparus à la suite des formations, du plaidoyer qui ont respectivement doté les OSC et OL des capacités techniques, et éveiller la conscience des autorités sur l’illégal. Le plaidoyer pour la gestion équitable de la redevance a également à la commune de Mbang de se pencher pour la première fois sur la question de la prise en compte des minorités pygmées dans la gestion de la redevance forestière. Sont–ils pérennes ? Oui les dénonciations et le plaidoyer seront pérennes car les personnes formées maîtrisent l’outil et les techniques : l’administration éprouve des difficultés à récuser les cas de dénonciations et la marge de manœuvre des auteurs d’actes illégaux s’amenuise progressivement. Peuvent-ils s’étendre ? Oui ils peuvent s’étendre à travers la mobilisation d’une plus large gamme d’OSC 14 www.cedcameroun.org
  • 15.
  • 16.
    Je vous remerciepour votre aimable attention 16 www.cedcameroun.org