LE NON AU GAZ DE SCHISTE
       POUR TOUS
Les gaz de schiste c’est quoi ?
Gaz de schiste,
       abus ou commodité de langage ?

 ce peuvent être des gaz ou des huiles (pétrole)

 Ils se trouvent piégés dans des roches
  sédimentaires à grains fins, argileuses ou
  marneuses, feuilletées (mais différentes des schistes
  métamorphiques)

 Il vaudrait mieux     parler   d’hydrocarbures    non
  conventionnels
L’origine des
hydrocarbures
fossiles
Les hydrocarbures conventionnels
Ils proviennent de la décomposition d'une grande quantité de matière
organique coincée entre 2 couches sédimentaires au sein de la roche
mère




  Ils migrent progressivement dans la roche réservoir jusqu'à une
  couche imperméable sous laquelle ils viennent former une poche.
Les hydrocarbures non conventionnels

 Ils se sont formés comme les autres dans leur roche mère

 Cette roche étant très peu perméable, ils n’ont pas pu migrer et y
  sont restés piégés

 Caractéristiques de cette roche mère/réservoir :
    Porosité (pourcentage de vide dans la roche) faible
    Perméabilité (aptitude à être traversée par un liquide, dépend
     des connections entre les pores) faible
En résumé, pour les hydrocarbures :

 Roche réservoir poreuse et perméable :

       hydrocarbures conventionnels faciles à extraire

 Roche mère/réservoir de faible porosité et/ou de faible perméabilité :

       hydrocarbures "de schiste" nécessitant d’améliorer la perméabilité,
       donc de fracturer la roche.
LA FRACTURATION
  HYDRAULIQUE
Fracturation hydraulique

 On fissure la roche réservoir (située à plusieurs milliers de mètres de
  profondeur) à l’aide d’eau (10 à 20 000 m3 par extraction) sous très
  haute pression (700 à 1000 fois la pression atmosphérique)
  mélangée à du sable et un cocktail de produits chimiques, la plupart
  cancérigènes ou toxiques pour les systèmes nerveux, immunitaire,
  rénal ou cardiovasculaire comme les fluorocarbones, le naphtalène,
  les formaldéhydes…

 Ensuite on pompe le mélange gaz (ou pétrole) et eau polluée et on
  récupère l’hydrocarbure

 L’eau, polluée par les additifs chimiques et les hydrocarbures est
  relâchée dans la nature…
Conséquences :

 Consommation énorme d’eau

 Perte non contrôlée dans le sous-sol d’eau polluée par des produits
  toxiques

 Retour en surface d’une partie de cette eau polluée

 Remontée des polluants (gaz, métaux lourds, éléments radioactifs…)
  le long des tubages et des fractures, avec pollution des nappes
  phréatiques, du sol et de l’air

 Augmentation notable du risque de séismes

 Et bien entendu augmentation des gaz à effet de serre et
  réchauffement climatique quand on utilise le gaz !

Nota:
on utilise la même technique pour les forages d’exploration que pour ceux d’exploitation
Tout ça pour quoi ?

 Payer la dette de la France ?
    Les bénéfices iront dans la poche des pétroliers, pas de l’Etat

 Alléger la facture énergétique de la France ?
    Sans doute, mais il y a d’autres façons, moins traumatisantes
      pour l’environnement et plus durables :
        Lutter contre le gaspillage énergétique actuel (chauffage,
          transports, délocalisation des productions, produits
          jetables…)
        Recours aux énergies renouvelables (biomasse, solaire,
          éolien…)

 Satisfaire le lobby pétrolier avec:
    Une nouvelle source de profit
    Un délai dans la conversion à un modèle énergétique plus
      sobre
CADRE JURIDIQUE
Les permis de recherche

 Ils sont octroyés par le Ministère "de l’Industrie, de l’Energie et de
  l’Economie Numérique", après instruction par la DREAL (Direction
  Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du
  Logement), sans consultation aucune des collectivités territoriales.

 Ils concernent "la recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou
  gazeux" sans aucune précision ou restriction sur les roches réservoirs
  concernées : c’est ce qui permet au Gouvernement de dire qu’il n’y a
  pas de permis concernant les gaz de schiste…

 La réalisation d’un forage de recherche nécessite le dépôt en
  préfecture d’une "déclaration de travaux miniers" : le Préfet dispose
  de 2 mois pour vérifier la conformité du dossier et éventuellement
  demander des précautions particulières. Son silence vaut
  approbation.

 Le Préfet doit transmettre la déclaration de travaux à la Mairie, qui en
  informe la population par affichage mais n’a aucun avis et encore
  moins approbation à donner.
La loi du 13 juillet 2011

 Elle interdit "l’exploration et l’exploitation des mines
  d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de
  fracturation hydraulique de la roche".

 Les titulaires de permis disposaient de 2 mois pour remettre "un
  rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le
  cadre de leur activité de recherches".

 Tous les titulaires ont remis ces rapports, disant qu’ils n’utiliseraient
  pas la fracturation hydraulique mais sans préciser quelles seraient
  les techniques utilisées. Suite à quoi 3 permis sur 64 ont été abolis.

 La loi prévoyait une commission nationale chargée "d’évaluer les
  risques environnementaux liés aux techniques de fracturation
  hydraulique" et d’émettre "un avis public sur les conditions de mise
  en œuvre des expérimentations réalisées à seule fin de recherche
  scientifique et sous contrôle public". Cette commission, qui ne
  comportera aucun scientifique, n’est toujours pas nommée.
LES PERMIS
EN HAUTE SAVOIE
Les Permis en Haute Savoie

 Le permis M615 Gex a été donné en mai 2009 à un groupement de
  sociétés anglo-saxonnes dit "Groupe eCorp", valable 5 ans

 Le Groupe eCorp a remis son rapport complémentaire le 13
  septembre 2011 et s’est engagé à ne pas utiliser la fracturation
  hydraulique : son permis reste valable.

 Il couvre 932 km2 sur la Haute Savoie, l’Ain et le Jura

 Le permis 1613 Gex Sud a été demandé par le même groupement
  et est en cours d’instruction au Ministère

 Le permis Lyon-Annecy, demandé par un autre Groupement
  recoupe le permis Gex Sud sur la Haute savoie ; il est également en
  cours d’instruction.
Le Permis de Gex

Le rapport de eCorp remis en septembre précise les intentions des
foreurs:

 "Les réservoirs principaux dans la zone du permis de Gex sont les
  grès du Trias inférieur et les grès molassiques plus récents".

 "Bien que les études aient révélé des traces d’hydrocarbures et des
  indices d’huile et de gaz de valeur non commerciale, la présence
  répétée d’écoulements semble indiquer un système pétrolier dominé
  par l’huile et des réservoirs caractérisés par leur faible porosité et
  perméabilité"

 Le programme en cours inclut "l’acquisition des données de
  gravité/données magnétiques terrestre (2011)" qui contribueront, avec
  la modélisation, sismique "à localiser de façon plus précise les forages
  futurs
 Le rapport prévoit les "opérations de forage en 2012 ou 2013"

 La modélisation se base sur les forages précédents d’Humilly
  et de Musiège




                              HUMILLY




                MUSIEGE
Source:
                                                            Jean Charollais /
                                                            Danielle Decrouez
                                                            Terra Carta



 Il est à noter que les forages précédents se trouvent tous à proximité de la
  faille du Vuache, qui va d’Annecy au Grand Crêt d’Eau, sismiquement
  active (séisme de magnitude 5 en 1996), avec la présence du CERN à
  proximité
 Les nappes phréatiques du Rhône et du Genevois sont situées dans la
  zone du permis.
QUE FAIRE ?
Les actions possibles

 Pour tous:

    La diffusion de l’information

    la vigilance :
       Affichage en Mairie
       cadastre
       Démarchages de terrains
       Engins suspects…

    Les manifestations

 Pour les municipalités

    Demandes répétées d’informations

    Arrêtés sur l’eau, la circulation…
A VOUS DE JOUER…




   Manifestation de Lantenay le 9 octobre 2011
BIBLIOGRAPHIE
•   Gaz de schistes: les questions qui se posent…Laboratoires de Géosciences,
    d’Hydrosciences et Observatoire de Recherche Méditerranéenne sur
    l’Environnement de l’Université de Montpellier 2 - Janvier 2011
•   L’ABC des gaz de schistes au Canada - Office National de l’Energie –
    Novembre 2009
•   Les gaz non conventionnels - Note d’analyse du Centre d’Analyse Stratégique
    n°215 – Mars 2011
•   Shale gaz: a provisional assessment of climate change and environmental
    impacts - Tyndall Centre of Manchester– Janvier 2011
•   Bilan toxicologique et Chimique – Association de Toxicologie Chimie de Paris
    – mai 2011
•   Loi du 13 juillet 2011 sur l’interdiction de la fracturation hydraulique
•   Arrêté du 28 mai 2009 accordant le « Permis de Gex »
•   Rapport du groupement eCorp du 12 septembre 2011
•   Risques environnementaux liés à l’extraction des gaz de schiste - Document
    de synthèse pour le GIS Envirhonalp –B.Sampité INIST/CNRS – 0ctobre 2011

Nongdspourtous

  • 1.
    LE NON AUGAZ DE SCHISTE POUR TOUS
  • 2.
    Les gaz deschiste c’est quoi ?
  • 3.
    Gaz de schiste, abus ou commodité de langage ?  ce peuvent être des gaz ou des huiles (pétrole)  Ils se trouvent piégés dans des roches sédimentaires à grains fins, argileuses ou marneuses, feuilletées (mais différentes des schistes métamorphiques)  Il vaudrait mieux parler d’hydrocarbures non conventionnels
  • 4.
  • 5.
    Les hydrocarbures conventionnels Ilsproviennent de la décomposition d'une grande quantité de matière organique coincée entre 2 couches sédimentaires au sein de la roche mère Ils migrent progressivement dans la roche réservoir jusqu'à une couche imperméable sous laquelle ils viennent former une poche.
  • 6.
    Les hydrocarbures nonconventionnels  Ils se sont formés comme les autres dans leur roche mère  Cette roche étant très peu perméable, ils n’ont pas pu migrer et y sont restés piégés  Caractéristiques de cette roche mère/réservoir :  Porosité (pourcentage de vide dans la roche) faible  Perméabilité (aptitude à être traversée par un liquide, dépend des connections entre les pores) faible
  • 7.
    En résumé, pourles hydrocarbures :  Roche réservoir poreuse et perméable : hydrocarbures conventionnels faciles à extraire  Roche mère/réservoir de faible porosité et/ou de faible perméabilité : hydrocarbures "de schiste" nécessitant d’améliorer la perméabilité, donc de fracturer la roche.
  • 8.
    LA FRACTURATION HYDRAULIQUE
  • 9.
    Fracturation hydraulique  Onfissure la roche réservoir (située à plusieurs milliers de mètres de profondeur) à l’aide d’eau (10 à 20 000 m3 par extraction) sous très haute pression (700 à 1000 fois la pression atmosphérique) mélangée à du sable et un cocktail de produits chimiques, la plupart cancérigènes ou toxiques pour les systèmes nerveux, immunitaire, rénal ou cardiovasculaire comme les fluorocarbones, le naphtalène, les formaldéhydes…  Ensuite on pompe le mélange gaz (ou pétrole) et eau polluée et on récupère l’hydrocarbure  L’eau, polluée par les additifs chimiques et les hydrocarbures est relâchée dans la nature…
  • 11.
    Conséquences :  Consommationénorme d’eau  Perte non contrôlée dans le sous-sol d’eau polluée par des produits toxiques  Retour en surface d’une partie de cette eau polluée  Remontée des polluants (gaz, métaux lourds, éléments radioactifs…) le long des tubages et des fractures, avec pollution des nappes phréatiques, du sol et de l’air  Augmentation notable du risque de séismes  Et bien entendu augmentation des gaz à effet de serre et réchauffement climatique quand on utilise le gaz ! Nota: on utilise la même technique pour les forages d’exploration que pour ceux d’exploitation
  • 12.
    Tout ça pourquoi ?  Payer la dette de la France ?  Les bénéfices iront dans la poche des pétroliers, pas de l’Etat  Alléger la facture énergétique de la France ?  Sans doute, mais il y a d’autres façons, moins traumatisantes pour l’environnement et plus durables :  Lutter contre le gaspillage énergétique actuel (chauffage, transports, délocalisation des productions, produits jetables…)  Recours aux énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolien…)  Satisfaire le lobby pétrolier avec:  Une nouvelle source de profit  Un délai dans la conversion à un modèle énergétique plus sobre
  • 13.
  • 14.
    Les permis derecherche  Ils sont octroyés par le Ministère "de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie Numérique", après instruction par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), sans consultation aucune des collectivités territoriales.  Ils concernent "la recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux" sans aucune précision ou restriction sur les roches réservoirs concernées : c’est ce qui permet au Gouvernement de dire qu’il n’y a pas de permis concernant les gaz de schiste…  La réalisation d’un forage de recherche nécessite le dépôt en préfecture d’une "déclaration de travaux miniers" : le Préfet dispose de 2 mois pour vérifier la conformité du dossier et éventuellement demander des précautions particulières. Son silence vaut approbation.  Le Préfet doit transmettre la déclaration de travaux à la Mairie, qui en informe la population par affichage mais n’a aucun avis et encore moins approbation à donner.
  • 16.
    La loi du13 juillet 2011  Elle interdit "l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche".  Les titulaires de permis disposaient de 2 mois pour remettre "un rapport précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre de leur activité de recherches".  Tous les titulaires ont remis ces rapports, disant qu’ils n’utiliseraient pas la fracturation hydraulique mais sans préciser quelles seraient les techniques utilisées. Suite à quoi 3 permis sur 64 ont été abolis.  La loi prévoyait une commission nationale chargée "d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique" et d’émettre "un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations réalisées à seule fin de recherche scientifique et sous contrôle public". Cette commission, qui ne comportera aucun scientifique, n’est toujours pas nommée.
  • 17.
  • 18.
    Les Permis enHaute Savoie  Le permis M615 Gex a été donné en mai 2009 à un groupement de sociétés anglo-saxonnes dit "Groupe eCorp", valable 5 ans  Le Groupe eCorp a remis son rapport complémentaire le 13 septembre 2011 et s’est engagé à ne pas utiliser la fracturation hydraulique : son permis reste valable.  Il couvre 932 km2 sur la Haute Savoie, l’Ain et le Jura  Le permis 1613 Gex Sud a été demandé par le même groupement et est en cours d’instruction au Ministère  Le permis Lyon-Annecy, demandé par un autre Groupement recoupe le permis Gex Sud sur la Haute savoie ; il est également en cours d’instruction.
  • 20.
    Le Permis deGex Le rapport de eCorp remis en septembre précise les intentions des foreurs:  "Les réservoirs principaux dans la zone du permis de Gex sont les grès du Trias inférieur et les grès molassiques plus récents".  "Bien que les études aient révélé des traces d’hydrocarbures et des indices d’huile et de gaz de valeur non commerciale, la présence répétée d’écoulements semble indiquer un système pétrolier dominé par l’huile et des réservoirs caractérisés par leur faible porosité et perméabilité"  Le programme en cours inclut "l’acquisition des données de gravité/données magnétiques terrestre (2011)" qui contribueront, avec la modélisation, sismique "à localiser de façon plus précise les forages futurs
  • 21.
     Le rapportprévoit les "opérations de forage en 2012 ou 2013"  La modélisation se base sur les forages précédents d’Humilly et de Musiège HUMILLY MUSIEGE
  • 22.
    Source: Jean Charollais / Danielle Decrouez Terra Carta  Il est à noter que les forages précédents se trouvent tous à proximité de la faille du Vuache, qui va d’Annecy au Grand Crêt d’Eau, sismiquement active (séisme de magnitude 5 en 1996), avec la présence du CERN à proximité  Les nappes phréatiques du Rhône et du Genevois sont situées dans la zone du permis.
  • 23.
  • 24.
    Les actions possibles Pour tous:  La diffusion de l’information  la vigilance :  Affichage en Mairie  cadastre  Démarchages de terrains  Engins suspects…  Les manifestations  Pour les municipalités  Demandes répétées d’informations  Arrêtés sur l’eau, la circulation…
  • 26.
    A VOUS DEJOUER… Manifestation de Lantenay le 9 octobre 2011
  • 27.
    BIBLIOGRAPHIE • Gaz de schistes: les questions qui se posent…Laboratoires de Géosciences, d’Hydrosciences et Observatoire de Recherche Méditerranéenne sur l’Environnement de l’Université de Montpellier 2 - Janvier 2011 • L’ABC des gaz de schistes au Canada - Office National de l’Energie – Novembre 2009 • Les gaz non conventionnels - Note d’analyse du Centre d’Analyse Stratégique n°215 – Mars 2011 • Shale gaz: a provisional assessment of climate change and environmental impacts - Tyndall Centre of Manchester– Janvier 2011 • Bilan toxicologique et Chimique – Association de Toxicologie Chimie de Paris – mai 2011 • Loi du 13 juillet 2011 sur l’interdiction de la fracturation hydraulique • Arrêté du 28 mai 2009 accordant le « Permis de Gex » • Rapport du groupement eCorp du 12 septembre 2011 • Risques environnementaux liés à l’extraction des gaz de schiste - Document de synthèse pour le GIS Envirhonalp –B.Sampité INIST/CNRS – 0ctobre 2011