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PARIS
LA NIGHT
PARIS
LA NIGHT
www.thekooples.com
Andre & Marisca en couple depuis 14 ans
e qui me plaît dans la
nuit parisienne, c’est
l’idée de village, de
vieux quartier. Certains
disent que Saint-Ger-
main-des-Prés est mort,
mais c’est faux. Ou alors
mort un jour, et ensuite ressuscité. De
nouveaux lieux ouvrent, ça bouge aussi
bien le jour que le soir, tellement c’est
mauvais pour la santé. Ici, Boris Vian
jouait, Miles Davis a chopé
Juliette Gréco, et voilà que
c’est de nouveau là que se
trouve l’un des lieux les plus
à la mode, le Montana : tous
les acteurs américains, Kate
Moss et Karl Lagerfeld y sortent, Prince
a passé toutes les soirées parisiennes de
son dernier séjour ici. Le destin des lieux
me touche. C’est comme dans un roman
de Patrick Modiano : un lieu tombe en
désuétude, on y pense avec nostalgie, et
il revient.
J’avais fait quelques fêtes au Mon-
tana. Un jour, je l’ai montré à des amis
(Olivier Zahm et André, ndlr) qui ont
eu la bonne idée de le racheter. Le sous-
sol est inchangé depuis les années 50.
C’est petit et sombre, mais l’atmos-
phère est unique.
Je suis aussi un vrai fidèle de chez Castel
parce que j’ai un lien familial avec l’en-
droit : mon père, puis mon beau-père
m’y emmenaient, enfant, il y avait même
une bouteille de whisky à mon nom, que
je ne pourrais pas boire avant ma ma-
jorité. J’avais 13 ans, c’était très exci-
tant. Mon beau-père était copain avec le
DJ qui m’avait même fait une cassette
audio avec Pink Floyd, Kraftwerk, Don’t
be Cruel d’Elvis Presley. Depuis, je suis
resté fidèle : c’est bien pour dîner, on
croise des gens variés, bizarrement mé-
langés, des cadres à cravate aussi bien
que des épaves…
J’ai un lien littéraire à la nuit et j’aime
les lieux avec une âme, une histoire, je
suis une personne âgée maintenant :
Bernard Frank, dans ses écrits, parle tout
le temps de Castel, et je ne peux pas
m’empêcher d’avoir envie d’être dans
l’endroit où Sagan aimait être.
Le Baron a aussi une histoire : lorsque
je l’ai connu, c’était un bar à hôtesses.
J’en parle dans l’Amour dure trois ans,
et dans 99 francs. Les bordels
sont interdits, mais il y en avait
à une époque, c’était chic, on
pouvait dîner. Les jeunes qui
y sortent aujourd’hui n’ima-
ginent pas ce que j’ai vu dans
cet endroit : on y a passé des nuits
folles, comme Flaubert et Maupassant
pouvaient en passer, j’imagine, à leur
époque. On y croisait Nabe tous les
soirs, et aussi d’autres écrivains, c’était
fascinant, le monde interlope et illégal
de la prostitution parisienne. Paris est
la seule capitale d’Europe sans bordel.
C’est sans doute de là que vient le déclin
de la vie parisienne…
Edito par
Frédéric Beigbeder
©D.R.
par Frédéric Beigbeder
MEDIAOBS - 10-12, place de la Bourse, 75002 Paris.Tél. : 01 44 88 97 70. Fax : 01 44 88 97 79. www.nouvelobs.com/guides.
Gérant : Jean-Claude Rossignol. - Directrice générale : Corinne Rougé.
Editeur : Bertrand Clare.
Rédacteur en chef : Patrick Fiole.
Chargés d’enquête :Assia Rabinowitz (Boire, Manger) – Stéphanie Condis (Clubber, Ecouter/voir, Et aussi) – Thimothée Barrière (Draguer, Et aussi) – Sonia Desprez (People).
Réalisation/Maquette : Nicolas Niro. - Photographe délégué :Anne Sorrentino - Photographe mode :Tobia Zarius - Secrétaire de rédaction : Didier Bras.
Publicité : MediaObs, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, 75002 Paris.Tél. : 01 44 88 97 70. Fax : 01 44 88 97 79. www.mediaobs.com
Raymond Marcadet, Fanny Michaux-Leleu, Isabelle de Laval, Romain Provost, Romain Couprie, Séverine Leclerc.
Impression : NIIAG Arvato à Bergame (Italie).
Directrice des ventes : Paule Coudérat.Tél. réservé au réseau NMPP : 08 00 24 69 33.Administration : Catherine Fernandes.
Directeur de la publication : Claude Perdriel.
Mediaobs, SARL au capital de 150 000 euros, RC Paris B 424 478 113.
Commission paritaire en cours. ISSN en cours. Dépôt légal : 4e trimestre 2010. N° d’impression : Cette brochure comprend une couverture 4 pages plus 120 pages paginées de 3 à 122.
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Londres, un sens de la fête à toute épreuve!
©AlexPalmer
Paris : capitale de l’ennui », titrait
cette année Der Spiegel, l’hebdo-
madaire allemand de référence. On
croyait pourtant les Allemands friands de
la nuit parisienne, mais il semble que le
cliché de Paris capitale de la fête et du
spectacle a décidément vécu. Au point
qu’en matière de sorties nocturnes, les
Parisiens sont les premiers à se plaindre de
l’indigence de leur ville et à aller… faire la
fête ailleurs en Europe, le temps
d’un week-end. La vie nocturne
parisienne ne serait-elle plus
qu’un lointain souvenir ? De-
puis deux ans, des acteurs du
secteur et des associations de
professionnels de la nuit dé-
noncent l’endormissement de la capitale.
Une léthargie d’autant plus flagrante si
on la compare à la vitalité d’autres ca-
pitales européennes, en tête desquelles
arrivent naturellement Londres et Berlin.
Tous ceux qui en reviennent font le même
constat : ces villes disposent d’infrastruc-
tures, d’équipements et d’un grain de folie
qui en font des paradis pour les clubbers,
soit tout le contraire de Paris !
Car Paris a longtemps mis l’accent sur son
patrimoine urbain et culturel exceptionnel
pour marquer l’écart avec ses concurrentes
européennes. Seulement, ce type de tou-
risme traditionnel tend de plus en plus à
perdre du terrain au profit d’un tourisme
purement nocturne en pleine expansion.Les
city breaks, c’est-à-dire les séjours courts
consacrés à la visite d’une capitale, sont
devenus de plus en plus fréquents chez les
jeunes européens. L’essor des compagnies
low cost et des formules « package » pro-
posées par les voyagistes ont notamment
permis de rendre cette pratique fréquente.
Et, premier constat : en matière de clubbing,
Paris est désormais une ville… d’émigration :
les Français comptent parmi les Européens
qui vont le plus faire la fête ailleurs. Pour
un DJ allemand venu s’installer à Paris, Phil
Strumph, sorte de « fixeur » pour les DJs
d’outre-Rhin tentant l’aventure dans la capi-
tale, on compte des dizaines d’artistes fran-
çais à faire le chemin inverse.
Autre signe qui ne trompe pas : les for-
mules Eurostar « Clubbing à Londres »,
qui proposent le package complet « train
+ soirée + hôtel », n’existent tout simple-
ment pas de l’autre côté de la Manche.
Eric Labbé, co-auteur de la pétition « Pa-
ris, quand la nuit meurt en silence », tente
une explication : « Il m’arrive souvent de
partir à Berlin pendant l’année pour faire la
fête. En revanche, les Berlinois vont à Paris
pour passer un dîner en amoureux ou visi-
ter les musées,mais pas vraiment pour sor-
tir la nuit :là-bas,il y a tout ce qu’il faut ! »
Berlin, refuge
des « techno-touristes »
Tout ce qu’il faut, vraiment ? Oui. En ce
qui concerne la fête, Berlin est devenue
la destination européenne numéro 1 des
clubbers. Elle semble être devenue aux
années 2000 l’équivalent du Swinging
London, du New York de la Factory, du
Paris des années 20, de la folie Madches-
ter, soit une sorte d’eldorado de la nuit,
une capitale où tout reste
à faire et où beaucoup de
choses semblent possibles.
Elle bénéficie de fait d’un
urbanisme incomparable
avec toutes les autres villes
d’Europe, qui donne la sen-
sation, enfin, de « respirer » : grands es-
paces, terrains en friche, autant de faci-
lités à aménager des lieux de fête et de
convivialité. Bien sûr, « la transformation
de la ville en grande mégalopole, comme
le confie Phil Stumpf, fait que les loyers
augmentent. Du coup, les clubs sont gé-
rés plus professionnellement.Mais malgré
tout, cette pression locative est relative :
ils restent environ un tiers moins élevé
qu’à Paris ! » De quoi permettre à des en-
droits nouveaux d’éclore un peu tous les
jours. Mais l’espace n’explique pas tout.
Eric Labbé : « Etant donné son niveau éco-
nomique faible, Berlin a cherché à déve-
lopper une image glamour de ville dédiée
à la nuit. C’était une façon de dire : on n’a
pas de moyens, mais on sait s’amuser ! »
De fait, avec près de 20 % de chômage ///
Timothée Barrière
et plus de 300 000 personnes au Harz
IV, le RSA local, la situation économique
des Berlinois est loin d’être toujours rose.
D’où l’envie d’oublier ses tracas dans la
ville, la nuit, comme dans le Paris des An-
nées folles ? On n’en est pas loin quand
on entend le maire, Klaus Wowereit, dé-
clarer vouloir faire de la capitale une ville
« pauvre mais sexy ». Et ça a marché : les
« techno-touristes », comme on les ap-
pelle, affluent à la gare de Hauptbahnhof
(la gare principale de Berlin) dès le ven-
dredi soir. Et ce d’autant plus facilement
que leur circuit se trouve désormais dans
tous les guides de voyage : le Bar 25,
Watergate, Club der Visionäre et le my-
thique Berghain Panoramabar, les piliers
de la culture de l’électro minimale outre-
Rhin…
Point d’orgue de cette célébration de la
fête, la Love Parade rassemble tous les
ans près de 1,4 million de personnes
avant d’être arrêtée en juillet 2010. La
Techno Parade de Paris, instituée par Jack
Lang après sa visite à Berlin en 1997, at-
teint quant à elle péniblement quelques
milliers de personnes… Tobias Rapp, so-
ciologue, auteur de l’essai Berlin Techno,
confirme le rôle majeur du techno-tou-
risme dans le développement de l’écono-
mie de la ville : « Berlin et sa scène noc-
turne représente comme une bouffée d’air
frais pour les Européens. Ils viennent ici se
ressourcer car la fête est beaucoup moins
réglementée. Bruxelles, Paris ou Amster-
dam sont devenues les banlieues de Ber-
lin. » Une tendance que l’on retrouve
dans « l’inventivité » des promoteurs de
la nuit, professionnels ou non. Nulle part
ailleurs qu’à Berlin on ne peut trouver un
immeuble squatté transformé en laby-
rinthe électro-artistique géant ou un bar
aussi fun que le Madame Claude : ici, la
déco est sens dessus dessous : les tables
sont collées au plafond et le bar-cuisine
voit ses ustensiles pencher vers le haut…
Londres et la culture
de la fête
Si Berlin a pris son essor depuis une di-
zaine d’années, voilà bientôt dix ans que
Londres occupe elle aussi le devant de la
scène européenne. Là encore, son mo-
dèle urbanistique joue beaucoup : des
zones entières sont dédiées à la fête et
au divertissement. Ainsi, des quartiers
comme Upper Street ou Soho comptent
essentiellement des bars, des boîtes de
nuit et des restaurants, et très peu de lo-
gements. De plus, sans la contrainte du
« périph’ », les zones de fête investissent
progressivement les anciens quartiers in-
dustriels ou d’entrepôts. Le mouvement
entamé à Brick Lane et Hackney, dans
l’est de Londres, se répand de plus en plus
à l’est et repousse toujours sa frontière.
Alors qu’on n’est pas encore prêt à ima-
giner Aubervilliers comme l’épicentre de
la nuit parisienne. Tous sont unanimes :
la ville fait preuve d’un sens de la fête à
toute épreuve, comme le confirme Ga-
vin’s Clemente-Ruiz, co-auteur du Guide
du routard de Londres 2010 : « A Londres,
la fête a un côté beaucoup plus extraverti,
plus décontracté. Tout le
monde sort, quel que soit
son âge ou son milieu so-
cial, la nuit est beaucoup
plusmélangée.Alorsqu’à
Paris, faire la fête est sur-
tout une affaire de jeunes
ou de trentenaires dans des professions un
peu arty. » Question de mentalité, donc.
Et cette ouverture d’esprit plus grande se
traduit par une offre nocturne pléthorique :
pour preuve, les nouveaux concepts de
lieux abondent, comme les gastro-pubs,
ces pubs où exercent des jeunes chefs cui-
siniers de talent. Ou encore la première
boîte de nuit écologique du monde, Surya,
inaugurée en 2008, qui génère son élec-
tricité grâce à l’énergie éolienne, solaire
et celle des danseurs ! C’est grâce à ces
innovations que Londres reste au centre
du clubbing de demain, en faisant et en dé-
faisant les tendances : Surya a ainsi lancé
la mode du clubbing « vert » et on peut y
croiser Coldplay ou Leonardo Di Caprio. Se-
lon Gavin’s, « ilyaàlafoisplusdemoments
dans la soirée : le before, mais aussi plein
de moments dans l’after, jusqu’au brunch ///
PanoramaBar, Berlin.
Watergate, Berlin.
Club Der Visionare, Berlin.
Drama Bar, Berlin
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du début d’après-midi qui fait en quelque
sorte partie de la soirée.Tout ça est facilité
parlefaitqu’ilyabeaucoupdelieuxmulti-
fonctions qui font bar, restaurant, boîte…
Alors qu’à Paris, il faut changer d’endroit
à chaque fois. » Bref, une culture de la
fête. Pour les Parisiens, sortir est un loisir
comme un autre, en option, alors que les
sorties du week-end sont pour les Londo-
niens une habitude ancrée profondément
dans leur mode de vie. Si on rajoute à cela
les offres promotionnelles de week-end
de l’Eurostar, la « virée » à Londres se
révèle extrêmement rentable : beaucoup
de touristes arrivent ainsi le samedi soir
pour faire la fête toute la nuit et repartir
le dimanche matin, sans débourser une
chambre d’hôtel. « Pour 50 euros, passer
toute la nuit à Londres coûte le même prix
qu’un aller-retour en taxi la nuit à Paris »,
s’amuse ainsi Gavin’s…
Riverains et professionnels :
la guerre est-elle déclarée ?
Une nuit plus libre, en quelque sorte. Et
surtout à l’abri des plaintes du voisinage.
Car il faut bien dire qu’à Paris la vie noc-
turne est régulièrement rythmée par des
conflits entre établissements et riverains
que la Préfecture a bien du mal à arbi-
trer. Des tracas administratifs, des bras
de fer devant le tribunal qui ont conduit
à l’instauration… des états généraux de
la nuit parisienne, qui se sont tenus en
novembre. Malgré le titre, c’est tout sauf
une plaisanterie : il s’agissait de mettre
autour d’une table les habitants et les fê-
tards et de les faire dialoguer. Le collectif
Vivre à Paris milite, lui, pour une meilleure
réglementation des terrasses. Bref, des
tensions qui rappellent fort la tendance
franco-française aux guerres de clocher
et soulignent la difficulté qu’ont les Pa-
risiens à vivre ensemble. L’interdiction de
fumer dans les lieux publics a de surcroît
aggravé la situation en obligeant les fu-
meurs à stationner à l’extérieur des bars.
Là encore, Berlin a montré la voie : après
l’adoption d’une loi anti-tabac similaire à
la législation française, le maire de la ville
est revenu sur la mesure en autorisant
le tabagisme dans les établissements de
petite taille, qui n’ont pas forcément les
moyens d’ouvrir un fumoir. Un assouplis-
sement impensable en France et qui serait
aussitôt interprété comme un « recul » :
là encore, la différence de culture
politique est sans doute à l’ori-
gine de la différence de gestion
des cultures liées à la nuit. On
rêve d’un maire de la nuit comme
il en existe un à Amsterdam, noc-
tambule lui-même, chargé de gé-
rer uniquement les problèmes entre rive-
rains et professionnels du secteur…
Mais les exigences des riverains ne font pas
tout. Paris a un déploiement urbanistique
qui explique cet état de guerre permanent.
Eric Labbé :« AParis,lesquartiersrésidentiels
et de loisirs se confondent.D’où cet équilibre
difficile à trouver entre la fête et la tranquil-
lité. » Un rapport récent de l’EGE (Ecole de
guerre économique) sur la « compétitivité
nocturne de laVille de Paris » affirme que la
capitale est très à la traîne.Le rapport pointe
ainsi les relations dégradées entre profes-
sionnels du secteur et pouvoirs publics et
la mauvaise qualité des transports de nuit.
Même si, depuis 2007, le métro parisien
ferme à 2h le week-end (contre 1h en se-
maine), la couverture reste largement insuf-
fisante compte tenu de la rareté des taxis et
des bus de nuit.A l’inverse, ce qui fait le suc-
cèsdelascènenocturnelondoniennedepuis
des années, ce sont ses transports en com-
mun :un réseau de bus très dense et efficace
qui permet un accès à des lieux même très
éloignés. Ce qui a fait promettre à Jean-Paul
Huchon, pour son mandat actuel, d’ouvrir le
métro toute la nuit le samedi soir.Autre rai-
son d’espérer, les Etats généraux de la Nuit
organisés par la Mairie mi-novembre ont
mis à jour une volonté commune des pro-
fessionnels et des institutions de préserver
et d’encourager la vie nocturne (sous toutes
ses formes) en l’adaptant aux contraintes de
la capitale… même si les pistes envisagées
doivent trouver leur prolongement concret.
D’ici là,patience – à moins de se rabattre sur
l’Eurostar ou l’avion ?
Soho Revue Bar, Londres
Big Chill House, Londres
Pure Evil Gallery, Londres
©Botzeco2010©D.R.©D.R.
C’EST DIRE À QUEL POINT
IL EST CONFORTABLE.
Canapé Ruché de Inga Sempé.
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75014 Paris
01 43 21 65 70
147, rue Saint-Charles
75015 Paris
01 45 71 68 41
C’est comme ça, on boit le champagne
glacé, même après l’été. A moins de le
préférer en cocktail, comme dans les bons
cocktails bars (le Ritz, l’Expérimental
Cocktail Club…), et on n’a pas l’air surpris
d’avoir le plus petit verre de la table (vos
copains qui ont pris des Mojito, etc.).
Ils ouvrent bientôt, à peine dans quelques heures,
dans quelques mois, mais on sait déjà qu’ils
occuperont le devant de la scène pour les prochaines
saisons. Tout-Paris attend de pied ferme les bars des
palaces prévus pour cette collection automne-hiver.
Royal Monceau, Shangri-La et Mandarin Oriental.
Les filles en ont marre de
sortir habillées en sac parce
que des magazines de mode
disent que c’est la mode,
et elles enfilent leurs robes
de cocktail pour sortir.
Après la mode du Stiletto, cette saison sera celle de la pointe,
un rien adoucie. Pour la hauteur du talon, à vous de voir.
Eh oui, après les microclubs
(peut-être faute de place, ras-le-
bol de ne pouvoir entrer ou d’être
trop serrés), on retrouve, chez
certains, des dimensions plus « de
masse » (la Villa, le Matignon, la
Machine du moulin). Evidemment,
on se sent tout de suite moins
privilégiés.
Incroyable, le bio ne se limite plus aux vins (on
est toujours dans la déferlante des crus bios ou
« nature », excellents ou vraies piquettes) mais il
s’attaque aux alcools forts, voyez la tequila bio
du Blitz ! A quand la vodka bio d’Ukraine… ?
©ronstik/Shutterstock
©D.R.
©D.R.
1er
1979
Voisin
Mitoyen du très léché Chacha, le 1979 joue sur
les chiffres. Une année, comme une année de
naissance, pour montrer que le monde, et la
nuit bien sûr, appartiennent aux trentenaires.
Natifs des années 70-80, unissez-vous ! Sous
la houlette de DJs, des apéros prisés, dans un
cadre futuriste et rétro, so thirties. Comme si
on était des grands enfants, nourris à Jodo-
rowski et Yourcenar.
Tendance
30 ans. Café : 2 €. Coca : 4 €. Bière : 6 €. Cocktails : 8 €. Du mardi au
samedi de 18h à 5h, happy hour de 18h à 20h. 49, rue Berger. 01 40 41
08 78. M° Les Halles. Noctilien : N15, N16, N21, N22, N23, N24, 122.
Station Vélib’ : 1009.
Chacha
Celui qui manquait
Quand il a ouvert ses portes, tous les no-
ceurs de Paris ont crié au miracle, se sont
même bousculés devant ses portes mi-
closes, se sont lovés dans ses recoins, ont
vécu ou rêvé des fêtes mémorables. Cer-
tains même ne sont pas rentrés. Quelques
problèmes administratifs plus tard, le Cha-
cha a rouvert ses portes, avec un peu plus
de discrétion. Un conseil : ne pas venir
avant minuit.
Le trois en un.
Tendance
25-45 ans.Coca : 5 €.Bière : 6 €.Cocktails : 12 €.Du lundi au samedi de
20h à 6h. 47, rue Berger. 01 40 13 12 12. M° Les Halles. Noctilien : N15,
N16, N21, N22, N23, N24, N122. Station Vélib’ : 1009.
Hôtel Costes
Fratelli
Les frères Costes, un empire, un lieu. Car
s’il n’en fallait qu’un ce serait évidemment
celui-ci. Parce que c’est un hôtel et que l’on
ne sait plus trop bien si l’on est à Paris,
à Hongkong ou à Los Angeles. Parce que
les horaires n’existent plus, parce que les
serveuses seront toujours des Costes, que
les people feront toujours semblant d’être
chez eux, et les midinettes aussi.
Les tarifs du resto.
classique
25-50 ans.Soda : 8 €.Vin : 10-15 €.Cocktails : 19-23 €.Tous les jours de
18h à 4h.239,rue Saint-Honoré.01 42 44 50 00.M°Tuileries.Noctilien :
N11, N24. Station Vélib’ : 1019.
Le Magnifique
International
Ici, on a envie de venir avec ses amis étran-
gers, pour leur montrer que Paris ce n’est
pas que les petits bars à l’ancienne, tables en
bois micro et serveurs à tablier noir (qu’on
affectionne tous bien évidemment, avec une
nette préférence pour celui en bas de chez
soi, version Formica passé). Mais une déco
pensée par un déco, avec profonds canapés
et même un fumoir très Emmanuelle. Double
porte à l’entrée, jetés en fourrure, cocktails
un rien kitsch et barmen maniérés.
classique
25-55 ans. Bière : 10 €. Cocktails : 14-18 €. Du mardi au samedi de 21h
à 5h. 25, rue de Richelieu. 01 42 60 70 80. M° Palais-Royal. Noctilien :
N11, N24. Stations Vélib’ : 1015, 1023.
Chacha
Ritz Bar
Ou l’Hemingway
Le grand écrivain n’aurait jamais mis les pieds
ici, et même son avatar moderne préfèrerait la
version classique du bar mythique. Mais il faut
saluer la nouvelle vocation festive du palace.
Lumière très basse, musique très forte, cock-
tails plus qu’impec (Colin Field est aussi aux
grimoires), hauts talons, gars pas gênés d’être
affalés, soirées club… Qui sort mêmeparfois
l’artillerie lourde (Ariel Wizman, Tania Bruna
Rosso, Gentry de Paris…).
classique
30-45 ans. Champagne : 19 €. Cocktails : 30 €. Du mercredi au samedi,
de 19h30 à 2h.38,rue Cambon.01 43 16 30 30.M° Concorde.Noctilien
N11, N15, N16, N24. Stations Vélib’ : 8005, 9034.
Scopitone
Mix mixte
Pour un apéro, un bout de dîner, une soirée
burlesque inattendue, des mecs à mèche
dans les yeux, des filles en chaussures poin-
tues, des petits poufs bas, le tout en sous-sol,
pas besoin de soleil. Les nuits pluvieuses
feront parfaitement l’affaire. L’équipe d’Ele-
gangz soigne son empire. Un ancien club à
hôtesses, à Paris, ça marche toujours. En-
core plus les soirs de live.
On y mange aussi.
Tendance
30 ans. Bière : 5 €. Vin : 8-12 €. Champagne : 12 €. Cock-
tails : 12-18 €. Du mardi au samedi de 19h à 2h (5h du jeudi
au samedi). 5, av. de l’Opéra. 01 42 60 64 45. M° Palais-Royal.
Noctilien : N11, N15, N16, N24. Stations Vélib’ : 1016, 1116.
Le Tigre
La tigresse
La blonde Roxanne, l’explosive Roxanne, la
joyeuse, la fulgurante, l’énigmatique, la prag-
matique. L’âme de ce (encore) jeune club
tendance rock électro. Et ses acolytes qui
font, défont, réinventent le reste. DJs sortis
du berceau, DA imberbe, foule à cheval entre
études et premières ambitions. Méchées,
dansantes et prêtes à tout manger.
Tendance
25-40 ans. Alcools : 8-15 €. Du mercredi au samedi de 20h à l’aube. 5,
rue Molière. 06 50 64 75 67. M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N15, N16,
N24. Stations Vélib’ : 1016, 1116.
2e
Le 93 Montmartre
Double face
Le jour, un restaurant de quartier qui remplit
parfaitement son office pour tous les « of-
fices » avoisinants. Le soir, un bar qui ose
les prolongations, dans la droite ligne de son
grand frère le Cœur fou. Le même quartier,
mais un autre « bloc », où tout change. Pas
d’étendue piétonne, pas de petit air de cam-
pagne. Mais une proximité des clubs de la
région qui lui donne sa (bonne) raison d’être.
Manger la nuit.
Tendance
Tout âge. Café : 2 €. Bière : 4 €. Soft : 4,50 €. Vin : 3,50 à 5,50 €. Du
mardi au samedi, de midi à 2h en semaine, jusqu’à 4h le week-end. 93,
rue Montmartre. 01 40 28 02 83. M° Sentier. Noctilien : N15, N16. Sta-
tion Vélib’ : 2021.
Ritz Bar
Château
Marmont,
musique électro-
nique collective
« Chez Moune, rue
Pigalle (9e
) : direction
artistique orchestrée
de main de maître par
l’ami Guido. Le Pop
In, rue Amelot (11e
) :
un classique post-
adolescence, il y a
toujours un ami, des
verres pas chers, un
concert dans la cave.
Le Baron, av. Marceau
(8e
) : valeur sûre.
Le Sans Souci, rue
Pigalle (9e
) : y retrou-
ver les copains avant
d’aller chez Moune. Le
Baron rouge, rue
Théophile-Roussel
(12e
) : très agréable
pour l’apéro. »
©JulienMagre
Chez Carmen
Incontournable
Il faut être allé au moins une fois dans sa vie
au Carmen. Voire plusieurs pour être sûr : de
trouver la porte ouverte, de s’y mêler à des
créatures aux horaires et envies tout aussi
aléatoires que les horaires de la patronne.
Parfois, c’est ambiance étudiants sans sommeil
et d’autres happy few angoissés du petit matin.
convivial
Tout âge. Soft : 3,80 €. Bière : 6 €. Cocktails : 8 €.Tous les jours de 21h
à l’aube, en théorie. 53, rue Vivienne. 01 42 36 45 41. M° Grands-Boule-
vards. Noctilien : N15, N16. Stations Vélib’ : 2013, 9023.
Expérimental
Cocktail Club
Au bar
Je préfère le comptoir. On peut y discuter
avec le barman pour affiner son choix, y
tester plusieurs goûts, ne pas rester trop
longtemps, poursuivre la nuit ailleurs, ou se
plonger dans les confidences incitées par
l’ambiance « speakeasy ». Mélange de papier
peint Zuber et de pierres mises à nu.
Tendance
20-35 ans. Soda : 4 €. Bière : 5 €. Cocktails : 10-12 €.Tous les jours de
19h a 2h (jusqu’à 4h du matin le week-end). 37, rue Saint-Sauveur. 01
45 08 88 09. M° Etienne-Marcel. Noctilien : N12, N13, N14, N15, N16,
N23. Station Vélib’ : 2004.
Harry’s New York Bar
A part
Pour jouer sur le fil du rasoir. Anglo-saxon
ringard ou figure de pointe réinventant ses
classiques. Si Tania Bruna Rosso se vente d’y
avoir un cocktail baptisé à son nom, il faut
suivre les traces. Sans être suiveur ! Tout
l’art, toute l’ambiguïté, tout le savoir-faire du
branché parisien. Version over the world.
classique
Tout âge. Soda : 5 €. Bière : 5,60 €. Cocktails : 12,50 €.Tous les jours de
12h à 3h.5,rue Daunou.01 42 61 71 14.M° Opéra.Noctilien : N15,N16.
Stations Vélib’ : 1022, 2015.
3e
Le Progrès
Au coin de ma rue
Un bar comme il faut en avoir un près de
chez soi. Pour improviser un rendez-vous
qui ne met pas les formes, pour rameuter
tout le monde un soir de fête, pour un café
au petit matin, pour un dernier verre avant
de rentrer. En pleine Bretagne, le quartier
du nouveau Paris, reprise du flambeau après
l’évidence du 11e
.
Les photographes à la mode y côtoient les petits
vieux du coin.
convivial
Tout âge.Café : 2,10 €.Vin : 3-5,50 €.Demi : 3 €.Soda : 3,90 €.Du lundi
au samedi de 8h à 2h. 1, rue de Bretagne. 01 42 72 01 44. M° Filles-du-
Calvaire. Noctilien: N2, N12, N23. Stations Vélib’ : 3003, 11043.
Le Progrès
Expérimental Cocktail Club
6e
Prescription
Cocktail Club
La vague
A deux pas du (déjà) classique Alcazar. Dans
un tout autre style. Qui, comme l’Alcazar,
sera vite marqué par les modes qui tournent,
mais pour le moment, savourons. D’abord,
les grappes de jeunes gens bien mis, ensuite
le gars à l’entrée qui ne laisse pas rentrer tout
le monde, enfin, le cosy signé Dorothée Mei-
lichzon, à fond dans son trip années 40.
Gentry de Paris y est déjà passée.
Tendance
20-35 ans. Soda : 6 €. Cocktails : 11-13 €. Du lundi au jeudi de 19h à
2h, vendredi et samedi de 19h à 4h, dimanche de 19h à minuit. 23, rue
Mazarine.01 45 08 88 09.M° Odéon.Noctilien : N12.StationVélib’: 6013.
8e
Mathis Bar
Impénétrable
Indiquer le Mathis dans un guide, c’est un
peu comme conseiller le Baron. Un fonda-
mental de la nuit parisienne (Beigbeder,
Baer, Galliano, Ardisson, etc. n’ont que ce
nom à la bouche pour parler de leurs fins de
nuit) mais une forteresse qu’il n’est pas per-
mis à tout le monde de pénétrer. Certains se
sont cassés les dents, d’autres, admis dans
le saint des saints, ne se sont pas toujours
sentis chez eux… Mais ils ont fait semblant,
rassurez-vous.
classique
25-60 ans. Soft : 10 €. Bière : 12 €. Cocktails : 15 €. Du lundi au samedi
de 22h à 4-5h.3,rue de Ponthieu.01 53 76 01 62.M° Saint-Philippe-du-
Roule. Noctilien : N01, N02, N11, N24. Station Vélib’ : 8031.
Blitz
Bar
Téquila bio
Franchement, il fallait l’in-
venter le coup de la té-
quila bio. J’attends la vodka
ukrainienne bio pour les
prochaines saisons… Pour
patienter, direction la nou-
velle adresse du Viking des
nuits parisiennes. Rasmus
Michau a lancé un bar
éphémère qui perdure. Gary
Dourdan, Alexis Mabille ou
Lucas Ossendrijver étaient
là aux premières heures (du
jour ?). A mixer avec une
soirée au Renard, l’autre in-
vention sortie de nulle part
de la bande (un cabaret
branché).
Tendance
20-45 ans. Alcools : 7-20 €. Du mardi au
samedi de 22h à 2h ou 4h (le week-end).
40, av. Pierre-1er
-de-Serbie. M° George-V.
Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8045.
Blitz
Bar
Téquila bio
Franchement, il fallait l’in-
venter le coup de la té-
quila bio. J’attends la vodka
ukrainienne bio pour les
prochaines saisons… Pour
patienter, direction la nou-
velle adresse du Viking des
nuits parisiennes. Rasmus
Michau a lancé un bar
éphémère qui perdure. Gary
Dourdan, Alexis Mabille ou
Lucas Ossendrijver étaient
là aux premières heures (du
jour ?). A mixer avec une
soirée au Renard, l’autre in-
vention sortie de nulle part
de la bande (un cabaret
branché).
Tendance
20-45 ans. Alcools : 7-20
samedi de 22h à 2h ou 4h (le week-end).
40, av. Pierre-1
Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8045.
L’OBS
LECHOIXDE
L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.
La Païva
Autre catégorie
Lancé par Lionel « du Baron », ce bar-res-
taurant revu et corrigé par Garcia ne joue
pas dans la catégorie « boîte de potes » ou
« resto de stars à gare de l’Est », et la sauce a
du mal à prendre. On est sur les Champs, et
ça se sent. Déco cocottes XIXe
et velours ber-
cé par le flux de l’avenue. Avis aux amateurs.
Le Mojito.
classique
25-45 ans. Alcools forts : à partir de 8 €. Coupe de champagne : 15 €.
Cocktails : 14 €.Tous les jours de 9h à 3h30. 25, av. des Champs-Elysées.
01 53 53 25 25. M° Franklin-D.-Roosevelt. Noctilien : N01, N02, N11,
N24. Stations Vélib’ : 8013, 8039.
Le Secret
Double face
A quelques mètres l’un de l’autre, le Secret
et la Villa jouent le deux en un. D’un côté
restaurant, de l’autre bar, l’un dans des di-
mensions d’un autre siècle, l’autre dans un
simili mini pas totalement novateur. Haut
plafond et mezzanine plongés dans une
pénombre percée de brillants. Discret, mi-
nimaliste. Et une bande-son jazzy pointue.
Ainsi qu’une carte des cocktails qui vente
son French love (purée de framboises
fraîches, de nectar d’abricot, de miel, de
vodka et de champagne).
classique
40-45 ans. Cocktails : 14-16 €. Vins : 7-10 €. Champagne : 14 €. Du
lundi au jeudi de 12h à 2h, vendredi et samedi de 12h à 5h. 16, av. de
Friedland. 01 53 53 02 02. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N53.
Station Vélib’ : 4017.
La Villa
Nouveaux venus
Les patrons, nouveaux venus de la night pa-
risienne (le Magnifique, le Secret), pourront
raconter à leurs petits enfants (où sortiront
les jeunes branchés dans trente ans, tiens,
lançons les paris) qu’ils n’ont pas été pour
rien dans un certain renouveau de la night
parisienne. Pas des révolutionnaires, certes
non, mais des audacieux tout de même.
Cherchant le détail déco (Gilles & Bois-
sières), soignant la bande-son (Sinatra et
jazz plus pointu au bar du rez-de-chaussée),
frôlant le classicisme. Le mieux est de s’as-
seoir au comptoir.
Cocktails corrects mais pas renversants.
Tendance
Tout âge. Cocktails : 14-16 €. Du dimanche au jeudi de 8h à 2h, vendredi
et samedi de 8h à 4h. 37, av. de Friedland. 01 82 28 75 08. M° Charles-
de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N53. Station Vélib’ : 4017.
9e
Le Sans souci
Qui sont-ils ?
Les uns vous diront que « c’est la bande du
Baron », les autres « les mêmes que Chez
Jeannette », les intéressés, qu’ils ne sont fils
de personne. Le fait est que ce bar qui ne
ressemble à rien sinon à un bar parisien de
Pigalle fait salle comble. Proximité avec des
bars à concerts trop étroits ? Avec Moune ?
Que la cuisine marche plus que correcte-
ment ? Qu’y naissent de grandes histoires
d’amour ? Qu’importe, puisqu’il faut y aller.
convivial
30 ans. Coca : 2,90 €. Bière : 2,50 €. Cocktails : 7,50 €. Du lundi au sa-
medi de 9h à 2h, service de 12h à 23h (assiettes de charcuteries après).
65,rue Jean-Baptiste-Pigalle.01 53 16 17 04.M° Pigalle.Noctilien : N01,
N02. Station Vélib’ : 9019.
11e
Café Charbon
Et son club
Oui, oui, je sais, qui peut encore avoir envie
de passer une soirée à Dysneykampf ? Entre
deux boui-boui refaits, quarante bars an-
nées 90 et soixante touristes le nez dans leur
guide… Malgré tout, quand on n’a pas envie
de sortie rive ouest, que le Canal vous fait suf-
foquer, que Bastille… n’en parlons plus, que
Faidherbe peine, on peut avoir l’idée de re-
tenter une soirée au bon vieux Café Charbon.
Pour un verre ou un live dans le club adjacent.
convivial
Tout âge.Bière : 2,80-3 €.Coca : 3,50 €.Cocktails : 5,50 €.Du dimanche
au mardi de 9h à 2h, mercredi jusqu’à 3h, du jeudi au samedi jusqu’à
4h. 109, rue Oberkampf. 01 43 57 55 13. M° Rue-St-Maur. Noctilien :
N12, N23. Stations Vélib’ : 11030, 11105.
Stephan
Crasneanscki,
41 ans. Artiste
sonore, créa de
Soundwalk (live.
soundwalk.com)
« Cercle Central, rue
Frochot (9e
) : salle
de jeu incroyable au
mural Art déco intact
depuis les années 50,
avec des caïds et des
joueurs invétérés, des
gueules cassées et
une grande roulette
au centre avec les
gens assis autour.
Au Regard Moderne,
librairie de la rue
Gît-le Cœur (6e
) :
des piles de livres
bordéliques,éditions
limitées, des contes
et BD érotiques,
un propriétaire
désagréable. Bimbo
Tower, passage
St-Antoine (11e
) : la
meilleure sélection
de musique indé-
pendante, de sons
improbables et un-
derground et aussi BD
et graffitis. Cinéma
Atlas, bd de Clichy
(18e
) : reconverti en
porno, a acquis ses
lettres de noblesse
en figurant dans des
films de Jacques
Nolot (La chatte à
deux têtes et Avant
que j’oublie). Au Bar
aux Folies, à Belleville
(20e
) : Piaf venait se
noyer dans l’alcool
ou chanter, juste à
côté d’un hôtel à moi-
tié de passe, et des
chambre à l’année. »
Café Charbon
L’International
Djeuns
On ne va pas vous refaire la même intro sur
Oberkampf, mais l’autre alternative, moins
datée, c’est l’International et sa nuée de
jeunes fous. Des lives, des nuits qui s’étirent,
des mines pas forcément fraîches au petit
matin, et plein de monde dehors en train de
clopper. Une génération qui n’a sans doute
même pas connu l’époque des bars fumeurs.
convivial
20-35 ans. Coca : 3 €. Bière : 3,50 €. Cocktails : 5-7,50 €.Tous les jours
18h-2h. 5-7, rue Moret. 01 49 29 76 45. M° Ménilmontant. Noctilien :
N12, N23. Station Vélib’ : 11029.
Le Pop In
Emblème
Tour Parisien à l’âme rock qui se respecte
vous dira, si vous faites partie du même
cercle, de vous y précipiter. Parce que c’est
le premier à avoir flairé la vague rock qui al-
lait tout submerger, parce qu’on y plonge au
milieu de garçons en slim de filles et de filles
en T-shirt de garçons, parce que ce
n’est pas trop léché, voir plutôt un
rien défoncé et rustique.
Tendance
20-35 ans. Coca : 3 €. Bière : 2,80 €. Cocktails : 6 €. Tous
les jours de 18h30 à 1h30.01 48 05 56 11.105,rueAmelot.
M° Oberkampf. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 11018,
11029, 20039.
13e
Le Batofar
Cheminée
Reconnaissable entre toutes les péniches
glauques des environs, le Batofar, dont l’his-
toire n’est pas un long fleuve tranquille, a
retrouvé sa source d’oxygène. Cet été, une
terrasse mi-eau, mi-terre a rameuté tous
ceux qui n’étaient pas partis en vacances,
pour une plage qui vous faisait changer de
quartier. Cet hiver, il remplira vos nuits de
décibels renouvelés.
convivial
25-50 ans. Bières : 5 €. Cocktails : 10 €. Softs : 5 €.Tous les jours de19h
à 6h. Port de la Gare. 09 71 25 50 61. M° Bibliothèque-F.-M. Noctilien :
N131, N133. Stations Vélib’ : 13051, 13054.
18e
Le Doll
Pigal’s touch
Les nuits de Pigalle sont pleines de soubre-
sauts. Un club qui monte, un autre qui des-
cend, un bar qui apparaît, une institution qui
ferme ses portes… Le Doll ranime le genre,
avec à sa tête un ancien du Murano qui se
lance dans des créations de cocktails per-
sonnelles. Son truc, flirter avec les herbettes
du jardin, les légumes-fruits et inventer des
noms rigolos. Et il y a aussi des visites de
people pour cause d’interviews décalées,
des DJs invités Nova radio, des soirées
« Kitch’up », et, un peu comme partout dé-
sormais, une réputation d’ancien bar à hô-
tesses.
Tendance
25-55 ans.Alcools : 6-11 €. Dimanche, mercredi, jeudi de 21h30 à 3h30,
vendredi et samedi de 21h30 à 5h30.104,bd de Clichy.01 82 09 47 42.
M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 8012, 9038.
La Machine
du Moulin rouge
Souvenirs, souvenirs
Qui n’a jamais mis les pieds de sa vie à la
Loco ? Ecoutez Aznavour, et vous compren-
drez. Dans ce que vous connaissez désor-
mais comme la machine du Moulin rouge,
il y avait, il y a un siècle, une éternité (ok,
ok, ça c’est Joe Dassin), une boîte de nuit
qui s’appelait la Loco, c’était tout rouge et
noir me semble-t-il, et plein de mauvais gar-
çons et de filles rock. La Machine, c’est à la
fois un club, une salle de concert, et un bar
où boire un verre. Dans des proportions qui
demeurent impressionnantes à l’époque des
clubs de poche.
Sa taille…
convivial
25-40 ans. Bière : 4 €. Sodas : 4 €.Alcools forts : 7 €. Cocktails : 6 €. Du
mercredi au jeudi : terrasse de 16h à 19h et salle de 19h à 1h.Vendredi
et samedi : terrasse de 16h à 19h et salle de 19h à 5h. Dimanche en
fonction des concerts. 90, bd de Clichy. 01 53 41 88 89. M° Blanche.
Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 9027,9038.
19e
Bar Ourcq
Prolongations
Ce n’est pas tout à fait Capri, mais avec un
peu d’imagination, un verre à la main et
les pieds à fleur d’eau, le ciel qui se reflète
sur les vaguelettes et les nuages qui s’effi-
lochent sur les toits de Pantin, ça vous a
une sacrée allure. En été, quand les pique-
niqueurs se mettent à la file, ou au moindre
redoux, veste en laine sur les épaules et
terrain de pétanque à proximité pour se ré-
chauffer les phalanges. On n’a pas inventé
mieux depuis.
convivial
25-45 ans. Thé à la menthe : 1 €. Café : 1,50 €. Bière : 2,50 €. Cock-
tails : 5 €. Mercredi et jeudi de 15h à minuit, vendredi et samedi de
15h à 2h, dimanche de 15h à 22h. 68, quai de la Loire. 01 42 40
12 26. M° Laumière. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Stations Vélib’ :
19004, 19013.
Le Pavillon du lac
Snobish
Ça fait drôle de se sentir à Boulogne en plein
19e
. Même Jamel Debbouze a pris un verre
en terrasse aux débuts de ce « pavillon »
incongru et bienvenu. Restauré, tout de
blanc et de vert vêtu, le nouveau bar restau-
rant des Buttes-Chaumont a fait parler de
lui. Pas autant que l’espiègle Rosa Bonheur
(dont le nom déjà annonçait un autre genre
de programme), plus posé, plus bourgeois
que bohème. Et puis, même si les lieux ne
demeurent pas ouverts jusqu’aux aurores,
s’encanailler dans un parc à la nuit tombée,
c’est déjà un bon moyen de démarrer la nuit !
classique
Tout âge. Café : 2,2 €. Coca : 4,30 €. Bière : 3€. Cocktail : 6,80 €. Du
mardi au samedi de 10h à 0h30, dimanche de 10h à 20h (brunch de
12h à 16h, 24€). Parc des Buttes-Chaumont, entrée Mairie du 19e
. 01 42
00 07 21. M° Bolivar. Noctilien : N13, N41, N45. Station Vélib’ : 19021.
Le Pavillon du lac
20e
La Féline
Rock’n roll
La photographe italienne Alessandra d’Ur-
so ne jure que par la Féline. Elle le vante
même dans les canards italiens. « Le seul
vrai bar rock », chante la meilleure amie de
Demi Mondaine, rockeuse de son état. Le
disque du bar a même sorti ses compil. Les
allumés du coin s’y retrouvent, les autres
traversent tout Paris.
convivial
Tout âge. Bière : 3 €. Vin : 4 €. Cocktails : 7,50 €. Du mardi au samedi
de 19h à 2h. 6, rue Victor-Letalle. 01 40 33 08 66. M° Ménilmontant.
Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11029.
La Flèche d’or
On recommence
Fermé ? Ouvert ? C’est la sempiternelle
question que se posent les accros du lieu.
Il a bousculé nos jeunes années, fait frémir
le voisinage, a essuyé le feu des critiques et
s’est perdu dans les louanges mais la pro-
grammation exigeante, l’emplacement hors
norme, le reflet du Mama Shelter désormais,
l’immensité des lieux et le vague parfum de
poudre qui y règnent devraient réconcilier
tout le monde.
convivial
20-50 ans.Bière : 3 €.Vin : 4 €.Du mardi au dimanche de 19h à 2h.102
bis,rue de Bagnolet.01 44 64 01 02.M° Gambetta.Noctilien : N16,N34.
Stations Vélib’ : 20020, 20108.
Jacques Shu,
30 ans, créa-
teur de l’agence
Jacques Shu
Communication,
relations presse
et conseil en
communication
« La Laiterie Sainte-
Clotilde, rue de
Bellechasse (7e
) :
ouverte par Jean-
Baptiste Varenne, le
frère de mon meilleur
ami.Très bons dîners,
jolis habitués.Yoom,
rue des Martyrs (9e
) :
ouvert par mon ami
Mikael Petrossian,
avec des dim sum
“presque” aussi bons
que ceux de ma mère.
Le Café de Flore, bd
St-Germain (6e
) :
j’y ai mes habitudes
depuis tout petit, il
y arrive toujours des
choses improbables.
Au restaurant Poly-
kim, rue des Halles
(1er
) : une sorte de
mafia chinoise s’y
réunit, avec grosses
Mercedes blanches,
on dîne dans un box
privé avec un ka-
raoké, c’est ludique.
Le Baron, av. Marceau
(8e
) : Lionel et André
m’y réservent tou-
jours un bon accueil,
les filles et les gar-
çons sont beaux et il
y a du monde même
en semaine. »
Mama Shelter
Bi goût
The place to be Parisien. Et pourtant ! Excentré au possible, mal desservi, peu al-
léchant de l’extérieur, risque de piège à gogo design, et c’est tout le contraire. Côté
table, personne ne se plaint vraiment, si ce n’est d’une charmante désorganisation,
et côté bar, on se sent cocooné par ce plafond bas gribouillé à la craie (pardon
l’artiste, c’est bien mieux que du gribouillage je le reconnais), rigolard face au baby-
foot géant, frustré face au DJ de ne pas pouvoir toujours danser, second degré face
à l’appareil photo.
Tendance
25-65 ans. Café : 3,50 €. Bière : 8 €. Coca : 8 €. Cocktails : 12-25 €.Tous les jours de 7h30 à 1h30, service de 12h à 15h et de 19h à 23h.
109, rue de Bagnolet. 01 43 48 48 48. M° Porte-de-Bagnolet. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 20020, 20108.
L’OBS
LECHOIXDE
— Autant de saveurs que d’apéritifs.
Autant de richesse que de finesse. —
— Autant d’arômes que de rondeur.
Cantada
©AnneSorrentino
aris la ville-monument, Paris
la ville-musée… Son statut
de capitale culturelle n’étant plus à
faire, on en oublierait presque qu’il
existe un Paris underground, loin
des sentiers battus bien vivants. A
l’heure d’Internet et des réseaux sociaux,
on pourrait douter qu’il existe encore des
tribus en marge. Et pourtant, si : loin de
toute médiatisation, ils sont nombreux,
artistes, squatteurs, fêtards à
investir des lieux de Paris pour
vivre leurs passions sans se sou-
cier de la mode ou de la renta-
bilité… « L’underground, c’est sa-
voir faire un pas de côté », disait
Jean-François Bizot, le pape en la
matière, fondateur du magazine Actuel et
de la radio Nova. Et dans le genre, les pas
de travers se jouent en premier lieu sur la
scène musicale. Ceux qui croyaient que le
punk avait disparu se trompent : les punks
parisiens (la plupart ayant, il est vrai, dé-
passé la quarantaine…) continuent de se
réunir dans des lieux qui ont su poursuivre
cet esprit inimitable fait de crasse, de bière,
de crêtes et d’authenticité. Parmi eux, ci-
tons Le Cleub (50, rue Stendhal, 20e
), lieu
déglingué et expérimental et La Miroiterie
(88, rue de Ménilmontant, 20e
), un des der-
niers lieux authentiquement punk de Paris,
sorte de squat en béton où se produisait
régulièrement le performeur Jean-Louis
Costes avant que l’établissement ne ferme
ses portes au printemps dernier.
Mélodies en sous-sol
Les amateurs de rock garage se réunissent,
eux, à La Féline (6, rue Victor-Letalle, 20e
)
devenu le rendez-vous des filles à banane
et des garçons en cuir de motard. Quant
aux gothiques, ils se donnent générale-
ment rendez-vous pour des soirées où do-
minent la new wave, l’electro et le métal
aux Caves Saint-Sabin (50, rue Saint-Sabin,
11e
) ou aux Caves Le Chapelais (7, rue Le
Chapelais, 17e
) Mais leur QG principal de-
meure La Cantada II (13, rue Moret, 11e
),
un lieu baroque au décor médiéval SM et
à la programmation surprenante : on y
joue courts-métrages délirants ou pièces
de Grand Guignol sanguinolentes au mi-
lieu de tableaux très kitsch, entre l’héroic
fantasy et l’érotisme monstrueux… Si vous
voulez vous y rendre et vous fondre dans
la masse, il vous faudra auparavant faire
un crochet à Demonia (22, avenue Jean-
Aicard, 11e
), magasin culte des gothiques
où vous trouverez beaucoup de vêtements
et d’accessoires connotés SM. Mieux vaut en
effet débarquer à la Cantada avec son cos-
tume de sorcier(ère) ou ses bottes à talons
compensés plutôt qu’en jeans et baskets…
Difficile de parler d’underground à Paris
sans évoquer non plus ceux qui en sont le
plus proches, puisqu’ils se faufilent littéra-
lement sous le bitume : les cataphiles. On
ne parle pas ici des catacombes officielles,
dont l’entrée est située place
Denfert-Rocherau, mais de
la partie fermée au public
(et dont l’accès est donc
interdit). Loin des préjugés
courant sur leur compte
(satanistes, skinheads, etc.),
les cataphiles sont plutôt des Parisiens
curieux de découvrir ce qui sort de l’ordi-
naire et se montrent soucieux de préserver
les lieux de leurs déambulations. Le forum
cataphile le plus connu, CKzone, donne les
dernières informations et des conseils pour
descendre. Evidemment, avec l’augmenta-
tion de la fréquentation, certaines salles
sont devenues des lieux cultes bien connus
des cataphiles. Parmi eux, citons la salle
Z, très grande pièce située en dessous du
Val-de-Grâce et célèbre pour les nombreux
concerts qu’elle aurait accueillis (Télé-
phone aurait joué dedans) et La Plage, si-
tuée sous la rue du Père-Corentin (14e
), qui
tire son nom du fait que le sol est couvert ///
Timothée Barrière
de sable, la salle la plus connue et qu’on
conseille aux débutants cataphiles. Une
soirée typique : un groupe d’une dizaine
de passionnés se donne rendez-vous vers
minuit dans un endroit stratégique du 14e
(comprendre, près d’une bouche d’aération
accessible ou d’une entrée sur la petite
ceinture) avant de plonger dans le ventre
de Paris et déambuler de salle en salle. A
chaque arrêt, ce sera le même rituel : un
peu de musique sur un matériel rudimen-
taire, de l’alcool, et parfois de la drogue.
Deux règles élémentaires : rester groupés,
évidemment, et ne pas hésiter à fuir à l’ap-
proche des agents de police qui viennent
faire leur ronde régulière...
Lieux éphémères
Bref, la survivance de l’esprit « free party »
ou « rave » qui aura connu son apogée dans
les années 90, comme on peut le constater
avec le documentaire We had a Dream. Ce
film, sorti début octobre en DVD, retrace
le parcours d’un des crews les plus fameux
de l’époque, les Heretiks, à travers ses
plus grands faits d’arme – notamment la
« prise » de la piscine Molitor, un soir de
2001. Un temps révolu ? Pas tout à fait. Si
les grands teknivals rassemblant plusieurs
milliers de personnes ont disparu sous le
coup d’autorisations préfectorales quasi-
ment impossibles à obtenir, l’esprit teufeur
subsiste toujours en région parisienne. A
une échelle plus modeste, mais tout de
même : chaque week-end, aux confins
des Yvelines ou du Val-d’Oise, de petites
fêtes de 200 à 300 personnes sont encore
organisées dans les bois – ici, le plus dur
sera d’être au courant de l’événement, une
stricte confidentialité étant de mise...
Enfin, au croisement de toutes ces tribus,
on trouve également toute une population
d’oiseaux nocturnes qui affectionnent les
squats et les endroits qui sortent de l’or-
dinaire. En ce moment, c’est La Gare aux
Gorilles (1, avenue Corentin Cariou, 19e
)
– ancienne gare de la petite ceinture réin-
vestie depuis un an – qui a le plus la cote,
tant que l’arrêté
d’expulsion n’au-
ra pas été signé.
Moins branchés
mais tout aussi
festifs, d’autres
squats organisent
eux aussi leurs propres soirées, parmi les-
quels La Suite (27, rue de la Glacière, 13e
),
Atoll 13 (175 ter, rue de Tolbiac, 13e
), lieu
de refuge des anciens du Barbizon, cinéma
abandonné devenu un squat artistique
haut en couleurs. Enfin, dans le même es-
prit, les soirées Dcontract investissent tous
les mois des endroits en travaux ou vides,
ce qui permet de faire la fête dans un bar
six mois avant son ouverture, de faire des
séances de rollers dans un parking des
Halles, d’envahir joyeusement une rame de
métro… Le lieu est généralement donné le
jour même. Pour mettre un peu d’imprévu
dans vos soirées, inscrivez-vous donc sur le
site « www.dcontract.com ».
Miroiterie
Les catacombes, salle du château, novembre 2010
©VagabondParis©AnneSorrentino
Eh oui, la cuisine italienne ne sera
décidément détrônée par aucune cuisine
nippone ou coréenne, quoi qu’en disent les
devins. A chaque table qui s’ouvre, vous
pouvez parier, si ce n’est pas du grand-
mère, c’est de l’italien. Avec une variante
toutefois : les chefs réinventent leurs
classiques (voir Rino dans le guide précé-
dent, ne servant pas tard, il n’a pas passé
le crible de cette sélection « night »).
C’est bien la tendance de l’année : les res-
tos de nuits ont revu le jour à Paris. Merci.
Souvent liés à un club, mais pas que.
D’accord, il y a Starck partout,
mais il y a surtout de plus en plus
de Gilles&Boissier ! Après La Villa,
c’est au tour du Mini Palais, d’Art-
curial et de La Villette de ressusci-
ter sous leur houlette.
Un Costes bien sûr ! La rafle des troquets de
quartier dans l’escarcelle des frérots s’amplifie,
pour le bonheur de qui aime les valeurs sûres.
Après le Bubble up et l’Arc, c’est surtout avec le Renard
que le karaoké s’impose, dans sa
version hype. Allez les yéyés !
Rien de tel pour lancer le buzz et exciter les appé-
tits. Le resto éphémère, après le bar, la chambre
d’hôtel ou l’école-atelier de cuisine éphémères,
s’impose. Après le Nomiya sur le toit du Pa-
lais de Tokyo, le Blitz devenu pérenne, voici
Nobu qui débarque au Ritz pour deux mois.
Pâtisseries de luxe, confiseries,
glaciers, on ne compte plus les
ouvertures de spécialistes des
douceurs ! Pour le moment aucun
n’ouvre pas la nuit, mais qui sait ?
©Pixeldom/Shutterstock
©FumihikoWatanabe
©ElenaTalberg/Shutterstock
©PatrickSwirc
1er
Chacha
Robes en satin
Après une courte fermeture administrative
qui a fait couler beaucoup d’encre, le Cha-
cha, ex-nouvel arbitre des nuits parisiennes,
vit une seconde jeunesse. La salle du resto
joue les classiques, ne baisse pas trop la lu-
mière, les quelques fenêtres de la rue laissent
entrevoir les dîneurs, bien sapés. Mieux vaut
venir tard, ça permet d’enchaîner avec un
verre au club, à la déco plus rigolote dandy.
Tendance
25-65 ans. Carte env. 50 €. Du lundi au dimanche de 20h à 23h. 7, rue
Berger. 01 40 13 12 12. M° Les Halles, Louvre-Rivoli. Noctilien : N15,
N16, N21, N22, N23, N24, N122. Station Vélib’ : 1009.
Gioia
Y a de la joie
Le resto que Jean Roch a posé au-dessus de
son bling-bling club ne mégotte sur rien. Déco
en carreaux noirs de métro, miroirs, œuvres
d’art prêtées par le grand manitou Enrico Na-
varra, vitres inclinées plongeant sur la piste
de danse, une carte radicalement italienne,
et bonne. Le must : l’insalata Karl Lagerfeld
« comme il l’aime ». Chouette, c’est diet.
Karl Lagerfeld, Mario Testino, Natacha Poly,
Lindsay Lohan, Baptiste Giabiconi, Frédéric
Beigbeder… manquent rarement à l’appel.
Les vrais David LaChapelle, Jean-Michel Basquiat,
Keith Haring, etc.
Tendance
Tout âge. Carte 40-80 €. Du lundi au dimanche de 20h à 2h, jeudi,
vendredi et samedi jusqu’à 5h. 188 bis, rue de Rivoli. 01 58 36 46 00.
M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 1014, 1023.
HAND
A manger avec les doigts
HAND, comme « Have a Nice Day », a la
bonne idée de servir tard ses burgers et
cheesecakes de la mort. Pour une envie ré-
gressive tardive, entre un classic ou une in-
vention de votre goût, couronné d’un cup-
cake so sexy. Le tout sous des murs bleu
profond. Sans oublier les indispensables
bouquets de lumière à filament doré tom-
bant du plafond. Une tranche d’Amérique.
Les aficionados comme Mademoiselle Agnès
ou Julien Doré y dînent-ils aussi tard le soir ?
Le cheeseburger au steak saignant.
Tendance
20-50 ans.Carte 15 €.Lundi de 10h à 18h,du mardi au samedi de 10h à
minuit. 39, rue de Richelieu. 01 40 15 03 27. M° Palais-Royal. Noctilien :
N11, N15, N16, N24. Station Vélib’ : 2007.
Hôtel Costes
Amiral
Le navire amiral de la flottille Costes en pa-
rade. Indétrônable toujours. Sur les lèvres
de toutes les stars, connu des acteurs de
Hollywood, aussi bien que l’adresse de leur
Coffee&Beans de prédilection. Pour un re-
pas dans le patio, pour un sofa signé Garcia,
pour se faire remarquer discrètement, pour
se relaxer, pour travailler, pour se réinventer.
Mythique ?
Tendance
20-60 ans. Carte env. 60-70 €. Du lundi au dimanche de 7h à 4h. 239,
rue Saint-Honoré. 01 42 44 50 25. M° Tuileries. Noctilien : N11, N24.
Station Vélib’ : 1019.
Ma Salle à manger
Romantico romantique
Quand la place Dauphine reprend ses droits
de lieu parmi les plus romantiques de Paris,
que toges noires et blanches (celles des avo-
cats, ou des artistes tout juste sortis de leurs
costumes de scène) se détendent jusqu’à
tard dans la soirée… Que les assiettes jouent
bien leur rôle et que les cocktails maisons
rassurent les moins heureux.
classique
Tout âge. Carte env. 30 €. Du lundi au dimanche de 12h à 14h et de 20h
à 1h.26,place Dauphine.01 43 29 52 34.M° Cité.Noctilien : N12,N13,
N15, N16. Station Vélib’ : 1001.
Lolita
Chammah, 28
ans, actrice, à
l’affiche de « Me-
mory Lane » de
Mikhaël Hers, de
« Petit Tailleur »
de Louis Garrel,
et de « Salomé »
au théâtre Artis-
tic-Athévains
« La brasserie Bofin-
ger, rue Bastille (3e
) :
vieille brasserie à
l’ancienne spécialisée
dans les fruits de mer.
J’y vais essentiel-
lement pour ses
huîtres, que j’adore.
Le Théâtre de la Ville
(4e
) et le Théâtre du
Châtelet (1er
) place
du Châtelet : pour
tous les spectacles
et particulièrement
ceux de James
Thierrée. Le Village
Monge, rue Monge
(5e
) : c’est un café
assez banal, très peu
fréquenté, qui n’a
aucune particularité,
mais situé dans un
arrondissement que
j’affectionne. Le
cinéma La Pagode,
rue Babylone (7e
) :
cinéma à l’an-
cienne, très jolie
salle mythique. La
bibliothèque Sainte-
Geneviève, place du
Panthéon (5e
), très
belle, lumière tami-
sée, que je fréquen-
tais surtout lorsque
j’étais étudiante. »
HAND
©Niviere-Sipa
Nobu au Ritz
Ephémère, vous avez dit éphémère ?
Il faut dire que le premier Nobu de Paris (au
tout début des années 2000) avait été assez
éphémère lui aussi. Un an à peine, malgré (ou
à cause de ?) l’étonnant attelage Delarue/de
Niro. Les autres répliques de Londres, Milan,
Dubaï, Moscou ou Las Vegas tiennent mieux
le coup. Le Ritz relève à nouveau le défi et in-
vite, deux mois durant, le célèbre chef japo-
nais Matsuhisa dans ses cuisines. Petit aperçu
de ses classiques : bar à la sauce piment Ja-
lapeno, harumaki de crabe à carapace molle,
sashimi de thon blanc au piment Jalapeno.
classique
35-70 ans.Carte env.150 euros.Du lundi au samedi de 19h30 à 23h.38,
rue Cambon. 01 43 16 30 98. M° Opéra. Noctilien : N11, N24. Station
Vélib’ : 1019.
La Tour Montlhéry-
Chez Denise
Le temps des souvenirs
Cuisine bourgeoise pour faim de nuit, pour
se croire un temps aux temps de la Dolce
Vita parisienne, de la Nouvelle Vague, du
trou des Halles, des gamins de Paris, entre
noctambules affamés, touristes égayés,
jeunes filles dévergondées et affamées. La
côte de bœuf et les rognons réconcilient
tout le monde à ces latitudes horaires. Le
genre d’adresses dont certaines villes ont le
secret.
convivial
Tout âge.Carte env.45 €.Du lundi au vendredi de 12h à 15h et de 19h30
à 5h. 5, rue des Prouvaires. 01 42 36 21 82. M° Les Halles. Noctilien :
N15, N 16, N21, N22, N23, N24, N122. Station Vélib’ : 1009.
Derrière
Un air de fête
Le best before du moment. Quand les nuits sont tièdes, l’espace se double dans la cou-
rette et on s’assoit au touche-à-touche. À l’intérieur, la sono est poussée à fond, les plus
joueurs échangent des balles sur la table de ping-pong entre deux plats, les fumeurs grim-
pent au fumoir (à découvrir dans une armoire) et le Tout-London traverse le Chanel pour
s’asseoir à côté de vous à la table d’hôte géante. JessicaAlba, Marion Cotillard et Mathilde
Meyer étaient parmi les premières fans.
L’ambiance appart poussée à son paroxysme.
Tendance
Tout âge. Carte env. 40-50 €. Du lundi au dimanche de 12h à 14h30 et de 20h à minuit. 69, rue des Gravilliers. 01 44 61 91 95. M° Arts-
et-Métiers. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 3005, 3011.
L’OBS
LECHOIXDE
2e
La Conserverie
Dînette
Ce presque nouveau bar, qui cède sans os-
tentation à la mode « appart » (grands cana-
pés, fauteuils bas dépareillés, vieux parquet,
il ne manque que l’accès à la cuisine et à une
chambre…), ne prend pas de risque en cuisine.
Dînette de luxe avec conserves de poissons
courues ou charcuteries chic. On n’évite pas le
namedropping, avec Petrossian et desserts…
mmm… Philippe Conticini. Cocktails impec’.
Cherchez le balai de sorcière.
Tendance
25-40 ans. Carte 30-35 €. Du lundi au samedi de 18h à 2h. 37 bis, rue
du Sentier. 01 40 26 14 94. M° Bonne-Nouvelle. Noctilien : N15, N16.
Stations Vélib’ : 2010, 2022.
3e
Anahi
Sister’s hour
Comme en Espagne, on sert tard chez les
sœurs Pilar et Carmina. Pour les steaks de
viande argentine les plus people de la capi-
tale : Deneuve y avait son rond de serviette,
Raphaël a pris la relève, Ali Badou reviendra
peut-être avec ses horaires plus humains. La
déco carreaux blancs et façade décrépite,
c’est exprès, c’est bien plus chic.
classique
30 ans et plus. Carte env. 60 €. Du lundi au dimanche de 20h à minuit.
49, rue Volta. 01 48 87 88 24. M° Arts-et-Métiers. Noctilien : N12, N23.
Stations Vélib’ : 3005, 3011.
4e
Le Georges
Au ciel avec Costes
Les Costes ne sont pas prêts à rendre leur ta-
blier ! Les têtes connues du PAF ou du grand
écran ne le leur pardonneraient pas. Pour un
coucher de soleil, un lever de lune, une plon-
gée sur les toits de zinc, une déclaration, un
adieu, un besoin de se faire reconnaître… Vous
voulez des noms ? Thomas Dutronc, Christian
Lacroix, Kanye West, Vincent Cassel, Monica
Belluci, Karl Lagarfeld, Helena Noguerra, Dja-
mel Debouzze, Kader Aoun… Ça vous suffit ?
Un repaire.
Tendance
30-70 ans. Carte 60-80 €. Du mercredi au lundi de 12h à 1h. 6e
étage
du Centre Pompidou, entrée par le musée ou par l’ascenseur extérieur.
01 44 78 47 99.M° Rambuteau.Noctilien : N12,N13,N14,N23.Station
Vélib’ : 4021.
Le Renard
Perché
Il faut dire merci aux potes de Rasmus Michau
et de Johanna Senyk. Ils ont accompagné leurs
premières nuits karaoké avec cran. Parce que
se lancer sur scène pour entonner France Gall
en jean Acne, il fallait oser. Mais le concept
« karaoké le plus beau du monde et cuisine
asiatique » n’a pas tenu le coup. Changement
de cap, vers une prog plus cabaret spectacle
musical et nouveau chef. Affaire à suivre.
Le décor.
Tendance
Tout âge. Carte env. 50 €. Du mardi au samedi de 19h à 4h, dimanche
brunch de 12h à 16h et de 20h à 2h pour la soirée Le Renard Rose. 12,
rue du Renard. 01 42 71 86 27. M° Hôtel-de-Ville. Noctilien : N12, N13,
N14, N23. Stations Vélib’ : 4018, 4019.
6e
L’Alcazar
(la Mezzanine)
Bougies
Dix ans déjà ! La Mezzanine de l’Alcazar ne
s’est pas écroulée non, et même pas besoin
de Botox pour rester fraîche. Et la liste des
têtes connues, jamais bien loin (Kristin Scott
Thomas, Thierry Frémont, Elsa Zylberstein)
va sans aucun doute se renouveler, nouvelle
équipe oblige, en plus « outre-Atlantique ».
DJs, cocktails et carte très années 2000 : plats
de grand-mère, quinoa et effilochés variés.
classique
Tout âge. Un plat et un verre : 25 €. Tous les jours de 20h à 2h. 62, rue
Mazarine. 01 53 10 19 99. M° Odéon. Noctilien : N12, N13. Stations
Vélib’ : 6013, 6014, 6015.
L’Alcazar
Dactylo, 27
ans, DJ et or-
ganisatrice des
soirées Furie et
Flash Cocotte
« Le Social Club,
rue Montmartre
(2e
) : simplement
le meilleur club de
France ! Tous les
artistes de la planète
électro y jouent ou
veulent y jouer. Les
Souffleurs, rue de la
Verrerie (4e
) : petit
bar, oasis de fraîcheur
dans le Marais, cave
toujours pleine le
week-end, où se
succèdent DJs (Bruce
la Bruce, Hannah et
Nathan, de Gossip)
et collectifs aux pla-
tines. Chez Moune,
rue J. B.-Pigalle (9e
) :
c’est petit, vite rempli
et il y règne une am-
biance bordélique qui
me donne envie de
faire des bêtises. Le
Klay, rue St-Sauveur
(2e
) : quand on vit la
nuit, il faut soigner
ses jours ! Le club est
très beau et j’y croise
souvent mes potes. »
El Fogón
Horaires espagnols
Ce qu’il y a de bien avec Alberto Herraiz,
ce sont ses origines. On sait que chez lui on
pourra venir tard pour commander un ar-
roz à sa façon. Une paëlla sous toutes ses
formes ibériques. La table du chef, donc,
est fréquentée par tout ce que le quartier
compte d’amateurs (Christophe, Catherine
Deneuve, Edouard Baer l’ont applaudi à ses
débuts). Ancré en bord de Seine sur un bout
de quai pas des plus glamours, pour une soi-
rée tout de blanc vêtue. Exceptée la porte
rouge corrida.
classique
Tout âge. Menus à 44 et 49 €, carte 40-45 €. Du mardi au vendredi de
19h à minuit, samedi et dimanche de 12h à 14h30 et de 19h à minuit.
45,quai des Grands-Augustins.01 43 54 31 33.M° St-Michel.Noctilien :
N12, N13. Stations Vélib’ : 6014, 6015.
La Société
Affaires oblige
Si on vous demande une adresse « pour voir
et se faire voir » : La Société. Son nom ne
cache rien, ses épais murs, en revanche, éloi-
gnent les communs. En sortant, pleine vue
sur le parvis de l’église Saint-Germain. Dans
le pré carré des Deux Magots et du Flore
donc. Leur clientèle était contente de pou-
voir varier. Dans du Costes… signé Liaigre.
classique
45 ans. Carte env. 60-70 €. Tous les jours de 8h (9h les samedi et di-
manche) à 2h, service de 12h à 0h30. 4, place Saint-Germain-des-Prés.
01 53 63 60 60. M° Saint-Germain-des-Prés. Noctilien : N01, N02, N12,
N13. Stations Vélib’ : 6012, 6032.
8e
Chez Raspoutine
La classe
Raspoutine est de retour ! Repris par les ex-
boss du Bus Palladium, du Globo et de Ré-
gine, il est relancé avec « pour égérie » (ça ne
s’invente pas) Benjamin Cassan et Frédéric
Beigbeder. Nouveauté, de taille, on pourra
manger à toute heure. On suit donc la ten-
dance resto de nuit, mais en version light,
snack, et surtout, ultra chic : caviar Kaspia,
saumon fumé et petites pâtisseries...
La déco qui n’a pas bougé,fourrures,velours rouges…
Tendance
Tout âge. pour entrer, il faut être membre, et coopté. Du mardi au samedi
de 23h à 5h du matin.58,rue de Bassano.01 47 20 04 31.M° George-V.
Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 8003, 8049.
Maison de l’Aubrac
Institutions
On ne vous a pas mis dans ces pages le Pied
de cochon, pour ne pas vous vexer, mais la
Maison de l’Aubrac, difficile de faire l’im-
passe. En journée, l’adresse s’est renforcée
d’un « corner » qui plane sur la tendance
hamburger chic et la nuit, eh bien, c’est la
nuit, et il arrive qu’on ait faim. De viande.
Rouge. Comme les joues de la fille en face.
Enfin, j’espère pour vous.
Le côté « valeurs de la terre », toujours aussi ten-
dance.
classique
Tout âge. Carte 40-50 €. Tous les jours 24h/24. 37, rue Marbeuf. 01 45
61 45 35.M° Franklin-D.-Roosevelt.Noctilien : N11,N24.StationsVélib’:
8013, 8039.
Le Matignon
King size
Un Costes version Gilbert et Cyril Peret, qui
a su traquer Quincy Jones et Patrick Demar-
chelier aux mois d’été. Un retour en force de
la démesure et de l’audace. Quitte à prendre
des risques, quitte à rester ceux dont on parle,
autant y aller à fond, ont-ils du se dire avec
leur décorateur fétiche Jacques Garcia. Ca
passe ou ça casse, tout dépend du soir et de
l’humeur. Si vous aimez les rideaux king size
métallisés dorés, les lustres Belle Epoque, les
douloureuses à trois chiffres et les repas tard
dans la nuit, et ben, c’est parfait.
L’accueil inégal.
Tendance
Tout âge. Carte env. 70 €.Tous les jours de 8h à 2h. 3, av. Matignon. 01
42 89 64 72. M° Franklin-D.-Roosevelt. Noctilien : N01, N02, N11, N24.
Stations Vélib’ : 8013, 8031.
Jeff Mills, 47
ans, DJ, origi-
naire de Detroit.
Prochaines dates
parisiennes :
28/01/2011
au Regine’s
Club et mardi
10/05/2011
au Cinemix
« Derrière, rue des
Gravilliers (3e
) :
ça vaut le coup
d’attendre pour
dîner « collectif »
(la disposition des
pièces connecte tout
le monde) des choses
délicieuses à la
hauteur de l’atmos-
phère, de la déco, et
du service. L’Escar-
got, rue Montorgueil
(1er
) : premier service
fréquenté par la
clientèle interna-
tionale à cause du
fameux plat qui a
donné son nom au
restaurant. La faune
créative vient s’ins-
taller dans les salons
privés, à l’abri de la
rue Montorgueil qui
s’affaire. Jeune,Yves
Saint-Laurent dînait
souvent dans la suite
du second étage. Le
Florimond, av. de la
Motte-Picquet (7e
) :
petit et charmant, il
faut revenir pour tout
essayer dans le menu,
dominé par des plats
de porc ou de canard
à l’évidente fraîcheur.
Sélection de vins
pertinente
et abordable. »
Le Matignon
©YouriLenquette
Un dîner raffiné dans un vaste décor des années 30 aux allures deUn dîner raffiné dans un vaste décor des années 30 aux allures deUn dîner raffiné dans un vaste décor des années 30 aux allures de
manoir. Une ambiance envoutante grâce aux reprises enmanoir. Une ambiance envoutante grâce aux reprises enmanoir. Une ambiance envoutante grâce aux reprises en live desdes
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Et vous, que faites-vous ce soir ?
The Hollywood Savoy
44 rue Notre-Dame-des-Victoires • 75002 Paris
www.hollywood-savoy.com
Isabelle Gillot
isabel.gillot@orange.fr
Portable : 06 12 51 82 83
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Mini Palais
Maxi bis
Ouvert, vécu et fermé en grande pompe, le
restaurant du Grand Palais a rouvert. Avec
deux nouveautés : plus de Gilles Choukroun
au piano mais un Eric Frechon, et du
Gilles&Boissier à la déco, pour donner le
ton. Out l’ambiance années 2000, sombre,
in les beiges, bois, cuirs et structures métal-
liques à nu. En cuisine, on tisse les louanges
de produits siglés (inévitable beurre Bor-
dier) et on réinvente le clafoutis aux cèpes
de Corrèze ou les escargots dans leur tomate
cerise, gratinés au beurre d’amande.
classique
Tout âge.Carte 30-50 €.Tous les jours de midi à minuit (bar de 10h à 2h).
Avenue Winston-Churchill. 01 42 56 42 42. M° Champs-Elysées-Clemen-
ceau. Noctilien : N01, N02, N11, N24. Station Vélib’ : 8001.
Le Secret
Micro
Une mini-adresse pour changer des Villa
(mêmes patrons), Matignon et autres Fidé-
lité. Presque pas de lumière, quelques points
de brillance, un éclat au cou d’une femme,
une bande-son jazzy pointue bien souvent,
un petit escalier, une mezzanine, des pe-
tits plats en forme de hamburgers, clubs et
autres légèretés. Des vrais cocktails. Comme
le French Love (framboises fraîches, nectar
d’abricot, miel, vodka et champagne).
classique
40-45 ans. Cocktails : 14-16 €.Vins : 7-9 €. Champagne : 14 €. Du lundi
au jeudi de 9h à 2h,vendredi et samedi de 12h à 4h.16,av.de Friedland.
01 53 53 02 02. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N11, N24, N53,
N153. Stations Vélib’ : 4017, 4018.
9e
Hôtel Amour
Concept
Dans la nuit parisienne, il y a trois tribus
qui comptent : les Rasmus, les Labrousse, et
les André & Lionel. Ici, on est chez les An-
dré & Lionel, qui ont eu la bonne idée d’ou-
vrir un hôtel pour leurs potes de passage à
Paris (DJs venus passer des disques dans
leurs clubs, amis stars américaines ou to-
kyoïtes…) et assurer un café restaurant aux
serveuses à l’amabilité légendaire.
Deviner où Adjani va finir la soirée.
Tendance
25-55 ans. Carte environ 30 €, brunch : 15 €. Du lundi au dimanche de
12h à minuit, brunchs les samedi, dimanche et jours fériés de 12h à 17h.
8, rue de Navarin. 01 48 78 31 80. M° Pigalle ou St-Georges. Noctilien :
N01, N02. Stations Vélib’ : 9016, 9020.
Bus Palladium
En force
Pour ceux qui n’auraient pas suivi les actualités ce printemps : le Bus
Palladium, club rock’n roll devant l’éternel, a rouvert ses portes. Et, en
plus d’avoir gardé son parquet d’origine, il a eu la bonne idée d’ouvrir
une table de nuit à l’étage. Plus de petits salons tout rétros où on vou-
drait passer la nuit à taper le carton. Dans la salle du resto, impossible
de rester insensible aux papiers peints aux imprimés mémorables, aux
velours vintage, aux tons marrons dignes d’un speakeasy revisité. Le
mieux : la baie vitrée qui ouvre quasi sur le salon du voisin. M, Louis
Bertignac, les Pony Run Run ou Patrick Bouchitey décrochent quand ils
veulent la guitare ou s’assoient au piano.
Les soirées, « Faites vos cocktails » du mardi.
Tendance
Tout âge. Carte env. 35 €.Tous les jours de 20h à 5h. 6, rue Fontaine. 01 45 26 80 35. M° Blanche. Noctilien :
N01, N02. Stations Vélib’ : 9026, 9028.
L’OBS
LECHOIXDE
10e
La Fidélité
QG
Je ne crois pas que Kate Moss soit là tous
les soirs, mais certains prétendent l’avoir vu
se faufiler dans cette ruelle sans saveur des
abords de la gare de l’Est. Il faut dire que la
bande du Baron a eu du flair en reprenant
cette salle hors normes. Tout le monde vient
d’ailleurs plutôt pour le cadre et l’espoir de
voir le pape de la nuit que pour ce qu’il y a
dans l’assiette. La serveuse aussi d’ailleurs.
Tendance
Tout âge. Du lundi au samedi de midi à 14h et de 20h à 23h30. 12, rue
de la Fidélité. 01 47 70 19 34. M° Gare-de-l’Est. Noctilien : N14, N144.
Stations Vélib’ : 10017, 10012.
L’Hôtel du Nord
Fêtard
Des patrons fêtards, avec des idées plein la
tête, businessmen en col à fleurs, ça ne pou-
vait donner qu’une success story. A la sauce
canal Saint-Martin. Quelques têtes connues
aperçues de ci de là, une foule qui déborde
sur le trottoir et la chaussée verre à la main,
une cuisine qui tient la route selon l’avis
général, un volume sonore qui laisse présa-
ger de la suite de la soirée. Bravo aussi aux
autres poulains de l’écurie (lancés et rendus
ou à lancer) : le Chacha, Cococook, et bien-
tôt, on l’espère, le Trianon.
Tendance
30 ans. Formules à 10 et 13,50 €, carte : 30-50 €. Du lundi au jeudi, de
12h à 14h30 et de 20h à 23h,vendredi et samedi de 12h à15h et de 20h
à 0h, dimanche de 12h à 15h et de 20h à 23h. 102, quai de Jemmapes.
01 40 40 78 78.M° Goncourt.Noctilien : N01,N02,N41,N42,N43,N44,
N145. Stations Vélib’ : 10015, 10114.
Swinging Londress
Nouveau QG de quartier
Le Londress avait bien commencé, avec sa
reprise en main par une bande d’énergiques
respectueux de la déco dans son jus de vieux
café quasi ringard. Succès assuré. Moins que
la voisine Jeannette bien sûr, mais plus que
la plupart des rades relookés vite fait mal
fait du quartier. Avec l’été, changement de
programme ! On se refait une jeunesse, tout
en assurant les classiques bistrotiers et en
n’abusant pas sur les tarifs. Cuisine ouverte
sur la salle, inspirations années 70.
convivial
30-45 ans.Carte env.15 €.Tous les jours de 12h à 23h.2,rue de Paradis.
01 47 70 33 82. M° Gare-de-l’Est. Noctilien : N01, N02, N13, N14, N41,
N42, N140, N145. Stations Vélib’ : 10017, 10018.
Terminus Nord
Touriste
Parce que tout Parisien qui se respecte veut
jouer les touristes once in a while. Lever le
nez sur les moulures, les dorures, les pa-
rures, se contenter d’un éclairage trop vif, se
délecter d’une cuisine trop brasserie, côtoyer
des vrais migrants des contrées Nord, rêver
au départ… Autour d’un plateau de fruits de
mer ou d’une entrecôte bien saignante, aux
frites Flo.
classique
Tout âge. Carte env. 40 €. Tous les jours de 11h à 1h. 23, rue de Dun-
kerque.01 42 85 05 15.M° Gare-du-Nord.Noctilien : N02,N43.Stations
Vélib’ : 10028, 10033.
11e
Pause Café
A part
Pour manger tôt, tard, dans une ambiance
de café parisien comme personne ne sait
faire, avec vieux carrelage cantoche au sol,
immenses baies vitrées, moulures, terrasse
show off, colonnes recouvertes de généra-
tions de couches de peinture, musique un
peu forte, lumière comme il faut, voisins
voisines à la pointe de la mode, toujours,
et des plats qui ne vont pas chercher midi à
quatorze heure. Tout le petit monde du ciné
habitant les abords de Bastille et d’Aligre lui
rend visite.
Malgré la foule, on peut trouver une place.
Tendance
25-40 ans. Carte : 10-20 €. Du lundi au samedi de 8h à 2h, service de
midi à minuit, dimanche de 9h à 20h. 41, rue de Charonne. 01 48 06 80
33. M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’: 11004, 12004.
Swinging Londress
Helena
Noguerra, 39
ans, comédienne
« Le Miroir, rue des
Martyrs (18e
) :
viandes divines et
poissons cuits à
la perfection, très
bonne cave installée
dans ce qui était une
petite boucherie du
quartier. Derrière, rue
des Gravilliers (3e
) :
restaurant familial,
vous entrez dans un
appartement qui
donne sur un petit
jardin, la cuisine est
bonne, l’ambiance
fort sympathique
et il y a une pièce
secrète à découvrir.
Dans la même rue,
Andy Wahloo : un bar
warholien très beau
où l’on peut danser.
J’aime toujours les
culottes et corsets
de Fifi Chachnil, rue
J. J.-Rousseau (1er
) :
humour, dérision,
couleurs, poésie...
des dessous dignes
d’Ava Gardner ou
d’une pin-up ! Il
faut aller déguster
les plats de l’Atelier
Robuchon, rue de
Montalembert (7e
) :
vraiment très, très
bon mais... addition
très, très salée ! »
L'Arc
Barbara
Schulz, 38 ans,
comédienne, à
l’affiche de « La
Parisienne », au
Théâtre Montpar-
nasse (déc. 2010)
« Mon japonais, c’est
Orient-Extrême, rue
Bernard-Palissy (6e
) :
meilleurs sushis. Ma
galerie, 1900-2000,
rue Bonaparte (6e
) :
très pointue, animée
par David Fleiss,
un fin connaisseur.
Mon spa, Guerlain,
av. des Champs-
Elysées (8e
) : pour
le soin à l’orchidée.
Pierre Hermé, rues
Bonaparte (6e
) et
Vaugirard (15e
) :
pour ses macarons
chocolat passion. Ba-
bou-douchka.com :
les meilleurs blinis de
Paris et une cuisine
russe préparée et
servie chez vous ! »
13e
Le Batofar
De nouveau à flots
Le Batofar, oui, vous vous souvenez, vos pre-
mières nuits éléctro, vos encanaillements du
côté de la Grande Bibliothèque, la seule pé-
niche qui balaye le ringard d’un coup de pein-
ture rouge ?! Parfois prise dans la tempête,
parfois voguant comme en pleine mer, cet
été lui aura servi de cure de jouvence. Une
mégaterrasse entamant le pavé des quais, et
voici qu’on a de nouveau envie d’y manger,
même une fois renfilé le paletot.
Tendance
20-55 ans. Menu le midi à 19 €, le soir à 25 €. Tous les jours de 12h à
14h30 et de 19h30 à 23h, bars ouverts jusqu’à 6h. Port de la Gare, quai
François-Mauriac. 09 71 25 50 61/01 53 60 17 00. M° Bibliothèque-
F.-M. Noctilien : N131, N133. Stations Vélib’ : 13048, 13051.
16e
L’Arc
Bling blang
Aïssa Maïga, Beigbeder, Mélanie Laurent, Pla-
cebo se sont montrés dans ce nouveau paque-
bot ultralooké des abords de l’Arc de triomphe.
Laurent Baffie aussi. L’un se sera assis dans
les semi fauteuils egg, l’autre aura admiré les
décors, peints des murs aux plafonds, et les
boules lumineuses… Pour une faim légère ou
un classique revu à la hype. Le king crabe, star
cet été, assure aussi le service à l’automne.
ephémère
Tout âge. Formule à 39 €, carte à env. 50 €. Du lundi au samedi de 12h à
16h et 19h minuit. Karaoké champagne le jeudi à 21h30, gratuit pour les
filles.12,rue de Presbourg.01 45 00 78 70.M° Charles-de-Gaulle-Etoile.
Noctilien : N11, N24, N53, N153. Station Vélib’ : 16001.
12e
La Gazzetta
Classique
Parce qu’il est trop difficile d’avoir une table
au nouveau Spring de Daniel Rose, autant
rappeler que Petter Nilsson, le Nordique qui
réinvente la cuisine italienne à la sauce Pa-
ris, a eu la bonne idée de reprendre une belle
salle : outre les tablées voisines qui donnent
plaisir à voir, les plats qui se succèdent ren-
dent heureux. On est dans la mouvance Re-
dzepi du Noma (Copenhague), Aizpitarte ou
Grégory Marchand du Frenchie.
Tendance
35-55 ans. Formules midi à 14, 16 et 19 €, le soir à 34, 39 et 50 €. Du
mardi au samedi de 12h à 15h et de 19h à 23h (23h30 le week-end).
29, rue de Cotte. 01 43 47 47 05. M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34.
Stations Vélib’ : 12004, 12005.
Les Temps modernes
Ont pris leur temps
Au début, ils n’ont pas convaincu, et puis, en
changeant un peu la donne, la liste des ha-
bitués commence à s’allonger. En plus, des
formules tapas viennent égayer la rentrée. Du
coup le quartier d’Aligre, ce remue-méninges
permanent rameute ses pairs, plus ou moins
connus (Gilbert Melki, Philippe Vandel…). Au
menu : rillettes de dorade, mousse citronnée ;
sempiternelle souris d’agneau confite et des-
sert qui se réinvente « Spoon d’After Eight ».
Les soirées Music-hall.
convivial
Tout âge. Menu à 13,50 €, carte à 20-25 €.Tous les jours de 8h à 23h, le
week-end jusqu’à 2h00 ; service de 11h30 à 14h30 et de 19h30 à 23h.
91, rue de Charenton. 01 43 46 81 94. M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16,
N34. Stations Vélib’ : 12004, 12008.
©PatrickKovarik-AFP
Le Murat
Sixteen connexion
Le 16e
a ses raisons que la raison ne connaît
pas. Mais les Costes, eux, les connaissent et
ont investi le Murat en le confortant dans
ses habitudes. Têtes connues (ambiance
plateau TF1, stars du cinéma plus toutes
jeunes) qui viennent en général en voisins,
ou presque. La déco est signée Garcia (on
ne change pas une équipe qui gagne) et as-
sume donc les rouges et le léopard. Dans
l’assiette, des classiques de la fratrie (sole,
plats de pâtes simples, tartares...) sous lu-
mière tamisée et, au service, des filles de
magazines, évidemment.
Tendance
Tout âge. Carte env. 60 €.Tous les jours de 12h à 23h45. 1, bd Murat. 01
46 51 33 17. M° Porte-d’Auteuil. Noctilien : N12, N61. Stations Vélib’ :
16034, 16035.
18e
Chéri Bibi
Mains à la pâte
Le concept du « c’est moi qui l’ait fait »,
plus malignement ici appelé « la popote des
potes », continue d’attirer son pesant de
bobos. En dehors de ces soirées où un néo-
phyte régale ses amis et les clients du jour,
le Chéri Bibi soigne aussi ses horaires et
– comme dans le quartier on travaille tard,
on dîne tard – on peut donc arriver ici jusqu’à
quasi-minuit. Pour une cuisine de potes gen-
timent régressive, servie dans un cadre rétro,
bien aimée d’Olivier Sitruk, François Vincen-
telli, Clément Sibony ou Mylène Jampanoï.
On peut aussi juste boire un verre.
Tendance
La trentaine. Formules à 21 et 25 €. Du lundi au samedi de 18h à
2h, service de 20h à minuit. 15, rue André-del-Sarte. 01 42 54 88 96.
M° Château-Rouge. Noctilien : N14, N44. Station Vélib’ : 18007.
19e
Mama Africa
Maffé by night
Une valeur sûre des nuits 19e
, plantée sur
l’avenue Jean-Jaurès et attirant smalas afri-
caines en mal de saveurs continentales, bo-
bos découvrant leur nouveau quartier, jeunes
fêtardes de sortie, étudiants du Conserva-
toire post-répèt. Pour une cuisine couvrant
les spécialités du Sénégal à la Guinée, sans
horaires, et indéfectible. Pour les anciens ex-
pat’ noctambules, une source de souvenirs.
convivial
Tout âge. De 15 € à 30 €. Tous les jours de 20h à 4h du matin. 48, av.
Jean-Jaurès. 01 42 38 67 67. M° Jean-Jaurès. Noctilien : N13, N45. Sta-
tions Vélib’ : 19004, 19012.
20e
Mama Shelter
Hors tout
On est au bout de Paris et c’est blindé, on est
dans du Starck et ça ne ressemble pas à du
Starck, on commande des plats signés Sen-
derens et c’est plus simple que du Senderens,
on veut une pizza et il y a des pizzas, on veut
une terrasse et il y a une terrasse (où on peut
même fumer), on veut de la musique et il y a
un DJ, on veut une partie de baby-foot géant
et il y a un baby-foot géant.
Tendance
25-65 ans. Carte 30-40 €.Tous les jours de 7h30 à 1h30, service de 12h à
15h et de 19h à 23h. 109, rue de Bagnolet. 01 43 48 48 48. M° Porte-de-
Bagnolet.Noctilien : N16,N34.StationsVélib’: 20020,20108.
Guido, 38
ans, directeur
artistique de
Chez Moune, DJ,
rédacteur en chef
d’Infrarouge.
« Boire des verres
au Sans Souci, rue
Pigalle (9e
) en
attendant l’ouver-
ture de Chez Moune,
en face : Jean est
le patron le plus
rock’n’roll de la ville
et on croise tous les
groupes qui feront
bientôt la couve
du NME. M’éclater
le bide au Coup de
Feu, rue Léon-Frot
(11e
) : merveilleux
restaurant dont la
carte donne carré-
ment mal à la tête
(dans le sens jeune
moderne du terme,
c’est-à-dire “faire
rudement envie”).
Retrouver le goût de
la danse festive à la
Favela Chic, rue du
Faubourg-du-Temple
(11e
) : peut-être l’un
des derniers lieux où
des gens viennent
en se disant “cool on
va danser le funk”.
Marcher dans les rues
du 10e
, élu “meilleur
arrondissement de la
Ville de Paris, et de
loin” par moi et mon
chat, Max Lampin. »
Mama Shelter
©D.R.
©LucieBevilacqua
hristophe est aimanté par
Paris, qu’il aime depuis tou-
jours pour ses nuits capitales.
La Ville Lumière l’électrise,
inspire sa musique, lui souffle
ses textes écrits by night, flânant
de l’hôtel Costes au bar du Raphaël. Chris-
tophe, un fidèle parmi les noctambules
parisiens, mais pas exactement une figure
emblématique de ce microcosme… Il est
trop à part pour cela : « C’est mon style,
différent de tous les autres », susurrait-il,
sensuel, dans Succès fou, tube des années
1980. Point d’afféterie ni de
pose dans cette singularité
assumée et parfois revendi-
quée : on le dit dandy, il est
plutôt né « beau bizarre »,
titre d’un de ses albums. Le
chanteur ne théorise pas, il vit
à l’instinct, dans l’instant, pour l’instable.
L’inconnu, l’imprévu, il en tire une énergie
positive, intacte à 65 ans, dont quarante-
cinq de carrière depuis le triomphe d’Aline.
Ni blasé, ni aigri, c’est un personnage
curieux dans tous les sens du terme. Son
univers musical, qui allie succès populaires
et expérimentations pointues, séduit à la
fois les fidèles au long cours, un public
branché et de tout jeunes aficionados.
« Courir la nuit après son
ombre »
La hype et la jeunesse, Christophe les ren-
contre également dans ses virées nocturnes
à Paris, où il a toujours vécu. Ou presque.
Daniel Bevilacqua, né en banlieue, à Juvisy,
dans une famille d’origine italienne, a dé-
barqué à 16 ans rue Princesse. Saint-Michel
et Saint-Germain veillent sur lui.
Aujourd’hui, il a élu domicile à Montpar-
nasse, pour sa richesse historique : « Les
surréalistes, la rue Campagne-Première et
Man Ray, Vian, l’Art nouveau. J’adore l’ar-
chitecture ! » Un enthousiasme pour les
belles pierres sans doute transmis par son
père qui travaillait dans le bâtiment. Chris-
tophe est tout autant sensible aux belles
plantes : « Je sors pour voir les gens, j’aime
regarder les jolies filles à la mode. » Enfant,
il traînait dans les jupes et tissus de sa
mère couturière, parmi les clientes venues
faire des essayages…
Paris, ville musée et cité de la mode, ne
cesse de le captiver : « C’est un truc de
traîneur : comme si, à chaque fois, je voya-
geais pour la première fois. Paris, ce n’est
pas fini ! Je ne suis pas passéiste. Je crois à
la seconde qui vient, à la nouveauté, dans
ma vie et dans ma musique. Même si le pas-
sé peut être un tremplin pour moi. » Et le
grand plongeon dans la nuit magnétique,
c’est son trip perpétuel : « J’aime la lumière
de la nuit depuis que j’ai 16 ans. Je marche
avec la lune montante, c’est la période que
je préfère. » Une quête suggérée dans Lita,
chanson de son dernier album, Aimer ce
que nous sommes : « Courir la nuit après
son ombre et changer sa vie. »
« Les portes de la nuit
ne sont jamais fermées
à clef »
Cette quête ne souffre pas la routine. « Je
ne suis pas dans l’habitude. J’aime l’étran-
ger. » Pour Christophe, le hasard est un
don. D’où son amour du jeu : « C’est l’in-
connu, je ne joue qu’avec des gens que je
ne connais pas. » Il peut
enchaîner les parties de
poker à l’Aviation Club de
France, sur les Champs-
Elysées, jusqu’à 10 heures
du matin. « Je ne prévois
pas, je suis habité par l’en-
vie de traîner, d’aller boire un verre et penser
ailleurs, là où il y a du bruit. Souvent, c’est
vers 3 heures que ça se décide… Est-ce que
je reste chez moi ? Est-ce que je vais au Baron
où je retrouverai sans doute Louis Garrel ? Si-
non, je traîne souvent avec mon ami Rachid
Taha. Mais j’aime aussi sortir seul, pour faire
des rencontres inattendues.Je trouve que les
gens du jour s’évitent, alors que dans la nuit,
il y a ce respect… Pas de jugement. » Dans le
dernier opus de Christophe, la rengaine pop
Tonight Tonight, écrite en nocturne avec le
jeune auteur branché Florian Zeller, reflète
cet état d’esprit : « Les portes de la nuit ne
sont jamais fermées à clef (...), il suffirait
juste de les pousser. » ///
Stéphanie Condis
« Et tout au bout du jour,
quand il décline, quand moi
je me ranime… »
C’est là, chez lui, qu’il travaille quand il ne
sort pas. Un lieu mystérieux, foisonnant,
excentrique, à l’image de son locataire.
En quelque sorte une représentation 3D
de l’imaginaire, de l’univers créatif et
des sources d’inspiration de Christophe.
Chaises design dépareillées ; guitares élec-
triques de collection ; photos noir et blanc
d’Elvis, de Bowie et de Bashung ; disques
vinyle collectors ; juke-boxes ; vieux
postes radio… Tous gravitent autour d’un
magnifique piano à queue noir avec, dans
le coin opposé du salon, des claviers reliés
à des ordinateurs, consoles, amplis pour
enregistrer les impromptus et nocturnes
du rocker crooner électro.
Un intérieur révélateur de ses passions/
obsessions : « Je suis un chineur,pas collec-
tionneur, mais fétichiste. Ce n’est pas une
question d’appartenance ni de possession
des objets. Au contraire, ils sont irréels : je
les redécouvre autour de moi, comme si je
les voyais pour la première fois. »
C’est dans ce cocon que l’artiste crée,
à la nuit tombée. « Et tout au bout du
jour, quand il décline, quand moi je me ra-
nime »… la phrase se fait écho dans Mal
comme, morceau de son dernier album.
Pour l’illustrer, des photos ont été prises à
son domicile, distillant davantage cette at-
mosphère au cœur du disque. Les images
s’unissent pour former le portrait du chan-
teur en patchwork sur la couverture. A la
manière de Christophe-l’auteur avec ses
p’tits papiers et notes où il écrit, en toutes
circonstances, des mots, des réflexions, des
touches de vie, des sentiments qui s’ajus-
tent un jour (ou plutôt une nuit) pour des-
siner une chanson. « Souvent, j’ai la ligne,
l’étincelle en trois minutes. Après, c’est une
robe à assembler avec toutes les étoffes,
les zips. C’est la palette sonore. » A l’instar
de sa mère, il coud : de la haute couture
lexicale et musicale. Toutefois le tailleur
pour gamme n’aime pas les explications
de texte : « Je suis un instinctif, je ne calcule
rien. Je n’explique pas comment je fais un
album. La chanson, c’est mon quotidien. »
Il cherche et compose à longueur de nuit,
écoute en boucle ceux qu’il admire : Alan
Vega, Thom Yorke, Bowie, Massive Attack,
Roxy Music, etc.
«Mais qu’est-ce qui
vous pousse à vous lever
le matin?»
Le chanteur couche-tôt… le matin adore
contempler le lever du jour, avant d’aller
dormir. Il avait griffonné une question, voi-
là quelques années, qui a trouvé sa place
dans Tonight Tonight : « Mais qu’est-ce qui
vous pousse à vous lever, le matin ? »
Dire que Christophe va à contre-cou-
rant (des modes, des rythmes sociaux,
de la norme) n’est pas exact. Il habite, en
quelque sorte, une autre planète et suit
son tempo perso : « Je ne vis pas avec la
réalité. Je ne peux pas dire que je suis dé-
connecté, pour cela il faudrait que j’aie été
connecté avant. » Les seules connexions
qui l’intéressent, ce sont les rencontres
humaines et artistiques, nombreuses
et marquantes. Comme la participation
d’Isabelle Adjani sur la chanson qui ouvre
le dernier album de Christophe, Wo wo wo
wo : la star de cinéma est venue, une nuit,
poser sa voix langoureuse sur la mélodie
planante du musicien qui a emménagé un
home studio dans son appartement.
>LE MONTANA (6e
)
« Je connais depuis vingt ans l’artiste
André qui l’a ouvert, c’est un copain.
Son esprit est présent dans ces lieux.
Etpuisc’étaitmonquartier,avant:j’ai
commencé à chanter au Bilboquet en
face, je traînais chez Lipp. »
>LE BARON (8e
)
« Je m’y sens bien, j’y vais tard, vers 3
heures du matin. »
>LE MATHIS (8e
)
« C’est un peu comme l’appartement
d’un ami :Gérald Nanty,le patron,est
un sacré personnage, je sens chez lui
un vécu magnifique, il raconte plein
d’histoires. Et puis ici, je fais toujours
de belles rencontres. »
>BAR DU RAPHAËL (16e
)
« Bertrand est le plus grand barman
de Paris. »
>BAR HEMINGWAY DU RITZ (1er
)
« C’est l’histoire ! »
>BAR DE L’HOTEL (6e
)
«J’aime ce lieu de rencontres inatten-
dues, j’y vais en début de soirée. »
>BAR DE L’HOTEL MERCEDES (17e
)
«Moi qui adore l’architecture, j’ap-
précie beaucoup cet hôtelArt Déco. »
>AIDA (7e
)
« J’adore la cuisine japonaise et ce
restaurant gastronomique est vrai-
ment super. »
>SUAVE (13e
)
« C’est ma cantine vietnamienne, sur
la Butte-aux-Cailles. »
>EL FOGON (6e
)
« J’aime beaucoup la cuisine espa-
gnole et, ici, elle est excellente. Je me
laisse guider par le chef. »
>L’ARPEGE (7e
)
« La cuisine d’Alain Passard est une
véritable œuvre d’art. »
>CHEZ DENISE (1er
)
« J’ai connu le quartier à l’époque où
les halles étaient encore en activité.
C’est un restaurant de nuit classique
et la viande est délicieuse. »
>KEUR SAMBA (8e
)
« J’y vais vers 1 heure 30 du matin
pour admirer les danseurs : ça bouge
bien, c’est beau à voir. »
©LucieBevilacqua
« L’obscurité est la lumière
des fous »
Christophe le solitaire aime également res-
ter chez lui pour regarder des DVD, projetés
en grand format sur ses murs. Passionné
de cinéma, il est curieux de tout avec des
goûts éclectiques : il peut enchaîner Fanta-
sia avec un Visconti, puis un Tarantino.
Xavier Giannoli lui a offert un petit rôle
dans Quand j’étais chanteur. Pourtant, on
l’imagine davantage dans un film de Da-
vid Lynch, un de ses cinéastes préférés. Il
pourrait alors replacer cette tirade surréa-
liste, extraite d’Interview de…, une chan-
son de son dernier disque : « L’obscurité est
la lumière des fous ».
Ce cinéphile averti se fait son film en ob-
servant le quotidien autour de lui, depuis
les larges fenêtres de son appartement,
encadrées de lourds rideaux et étirées
comme un écran de ciné : « J’aime regarder
chez les autres, leur vie normale. Je me dis
que ça doit sentir la compote de pommes,
la soupe de légumes. »
Même si la nuit ressemble à une séance
dans une salle obscure, Christophe n’est
pas seulement un spectateur. Il est acteur-
metteur en scène de ses albums et a fa-
çonné le dernier en équipe, avec un casting
bigarré : Sara Forestier, Daniel Filipacchi,
musiciens et chanteurs andalous…
« Panorama, ombre de vie,
c’est Berlin, la nuit »
Le disque Aimer ce que nous sommes n’est
pas uniquement le fruit des voyages im-
mobiles du mélomane dans son home stu-
dio de Montparnasse. Il est parti à Séville
et à Londres pour enregistrer certaines
sessions. Il aime la nuit dans ces deux
villes, il adore New York et Barcelone by
night. Mais aussi la capitale allemande, cé-
lébrée dans l’envoûtant Panorama de Ber-
lin : « Panorama, ombre de vie, c’est Berlin,
la nuit. » Daniel Bevilacqua avait choisi
Christophe comme nom de scène car c’est
le saint protecteur des automobilistes et
des voyageurs. Fou de belles voitures et
passionné de vitesse, l’artiste a perdu son
permis et préfère ne pas le repasser car il
ne pourrait pas se résigner à lever le pied.
Actuellement, le chanteur termine sa tour-
née, prépare un nouvel album pour 2011
et rédige son autobiographie. Si le titre
n’était pas déjà pris, on l’aurait bien ap-
pelé : Voyage au bout de la nuit…
Depuis mars 2009, Christophe est
remonté sur scène après la sortie de
son dernier album Aimer ce que nous
sommes (AZ/Universal). Prochaines dates
prévues, le 20 décembre à la Cité des
congrès de Nantes, le 22 janvier 2011
au Théâtre de l’Agora à Evry (Essonne),
les 30 et 31 janvier au Palace (dans le 9e
),
et le 22 mars, à la Défense, dans le cadre
du festival Chorus.
Plus d’infos sur
myspace.com/beaubizarre13
©AnneSorrentino©LucieBevilacqua
©D.R.
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UNE BONNE ADRESSE, DE BONNES AFFAIRES.
Les loups sont entrés dans
Paris ! Et par la grande porte,
cet automne, lors du bal
masqué grandiose célé-
brant les 90 ans de
Vogue. Puis avec le pre-
mier anniversaire de l’heb-
domadaire Grazia, à l’Opéra
Garnier : des réjouissances
mises en scène par les orga-
nisateurs des soirées « Club
Sandwich », très inventives
aussi avec leurs clubbers aux
masques et costumes extra-
vagants. Les fêtes déguisées
sont dans l’air du temps…
mais attention, un peu de
tenue ! Ainsi, les partici-
pants aux « Flash Cocotte »
mettent en avant leur créa-
tivité et ceux réunis par les
« Ambassadeurs » s’habillent
selon une époque précise.
©luxora/Shutterstock
On avait déjà subi l’invasion des écrans plats diffu-
sant du foot ou Fashion TV dans le moindre bar ou
club se voulant moderne. A présent, ce sont les
panneaux de leds qui prolifèrent, du VIP Room à l’Arc
en passant par le 1515 et bien d’autres… En plus
des lumières colorées criardes, ils diffusent de la
pub pour les marques d’alcool : c’est vraiment laid !
Disco is not dead…
Presque quarante
ans après ses
premiers pas sur
les dance-floors
américains, ce style
musical continue
de booster les
clubbers. Tout
comme la sélec-
tion concoctée par
Marie Branellec et
Michel Gaubert pour le concept store Colette. Sorti en
septembre, le très beau disque rassemble inédit (Dis-
codeine avec Jarvis Cocker), remixes (Just An Illusion
et You Make me Feel), rareté (Montana et sa Dance
Fantasy) ainsi qu’un titre de Gonzales. Let’s dance !
Le troquet du coin est-il
l’avenir des nuits pari-
siennes ? Les organisa-
teurs de fêtes branchées
lorgnent régulièrement
sur des adresses encore
dans leur jus, entre
popu et trash. Vice Magazine propose un rendez-vous dans
des bars, différents à chaque fois, pour la soirée « Le Rade »,
où bière pas chère et pastis défilent sur les vieux zincs, au
son des mixes de DJs. Autres repères de branchés, le Sans
Souci et son voisin Le Pirate (en face de Chez Moune),
tout juste repris par la bande du Baron. Pimp my rade !
Il fut un temps où infatigables noctambules et insom-
niaques endurcis prolongeaient le clubbing en after
dominical jusqu’à midi. Une époque révolue à cause de
la législation et de l’ambiance trop glauque de certains
petits matins blêmes. A la place, voici les après-midis
délirants où les fêtards du dimanche peuvent continuer
à s’amuser. Par exemple pendant le brunch, avec DJ du
resto-club Le Renard, qui se poursuit, une fois sur deux,
par la soirée « Renard rose », avec des transformistes
gays. Ou lors du « brench », organisé par le collectif
La French au restaurant La Villa, de midi à… minuit !
Cette application sur
Facebook est un jeu social
et musical qui permet
d’inventer sa propre disco-
thèque, de choisir la déco,
proposer à ses amis de de-
venir DJ, videur ou barman,
les inviter aux soirées et
même faire venir des stars.
Pourquoi ne pas créer des
clones du Baron ou du Montana, pour enfin réussir
à y entrer et refouler ceux qu’on veut à la porte ?!
Il paraît que des organisateurs de soirées observent
ce monde virtuel pour repérer les attentes des club-
bers… Entrer au Montana et au Baron, on vous dit !
Si Paris est une ville musée, autant en profiter pour danser
dans des lieux chargés d’histoire ! Comme lors de la Nuit
Electro au Grand Palais, avec Laurent Garnier et Yuksek. Ou
pour les 20 ans du label Ninja Tune, au Centre Pompidou.
Mais aussi à la nocturne estivale au Musée des Arts et
Métiers, avec des sets de Chateau Marmont, notamment.
Sans oublier le Raspoutine, club sélect à la déco classée.
©D.R.
©D.R.©corepics/Shutterstock
©D.R.
1er
Chacha
Chavirement
Dur de trouver un second souffle après une
fermeture de six mois et un changement
d’équipe : depuis sa réouverture au prin-
temps, le resto-bar-club, créé par Julien La-
brousse et Thomas Langmann, n’a pas re-
noué avec l’engouement des débuts… Même
si la déco et l’agencement ont peu changé,
les noctambules branchés ne sont pas restés.
Malgré quelques têtes d’affiche aux platines,
comme Tekilatex, Emma de Caunes ou Jerry
Bouthier, DJ préféré du milieu de la mode, la
prog’ ne décolle pas. Et si, en plus, le direc-
teur artistique jette l’éponge…
ephémère
25-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 10 à 15 €. Bouteille : 150 à 200 €.
Du lundi au samedi de 20h à 5h. 47, rue Berger. 01 40 13 12 12. www.
chachaclub.fr M° Les Halles. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 1012.
Le Magnifique
Pour les longues soirées d’hiver
Inspiré du film éponyme de 1973 avec Jean-
Paul Belmondo, le couple Demarle, qui pos-
sède aussi la Villa, le Secret et le Café Chic, a
voulu recréer une ambiance d’appartement
élégant et cosy dans ce bar de nuit : tapis, boi-
series, tables Cardin et Willy Rizzo, touches
seventies ou salon Delon rendent hommage à
cette époque. Il ne manque plus que la chemi-
née avec peau de bête posée devant ! Il paraît
que Dita Von Teese et Martin Solveig adorent.
classique
25-50 ans. Entrée libre. Consos : 6 à 18 €. Bouteilles : à partir de 180 €.
Du mardi au samedi de 23h à 5h. 25, rue de Richelieu. 01 42 60 70
80. www.lemagnifique.fr M° Louvre-Rivoli. Noctilien : N11, N24. Station
Vélib’ : 1015.
Le Ritz Bar
Electro Luxe
Les DJs prennent leurs quartiers d’hiver dans
le bar du palace. Le jeudi, des personnalités et
artistes en vue jouent aux selectors et passent
des disques : Pony Pony Run Run, Something
A La Mode, Blackstrobe, Cassius, Chateau
Marmont... Les vendredis et samedis, place
aux DJs résidents, comme les Jumeaux en Or,
pour un line-up électro pop, new disco, etc.
Dans ce cadre très cosy et chic, Sofia Coppo-
la, Kate Moss ou Lenny Kravitz apprécient les
célèbres cocktails maison.
Tendance
25-40 ans. Entrée libre. Consos : à partir de 9 €. Bouteille : à partir de
250 €.Certains jeudis et tous les vendredis,samedis de 22h à 2h.38,rue
Cambon. 01 43 16 31 37 www.ritzparis.com M° Madeleine. Noctilien :
N15, N16. Station Vélib’ : 9034.
Tigre by
L’Alternative
Rock & Roll Attitude
L’ancien cabaret baroque s’est mué en « Mai-
son de Nuit Rock & Roll », avec une prog mâti-
née d’électro. Le changement réussit ! Dans cet
écrin rouge rococo, Roxane, la maîtresse de
cérémonie, reçoit des noctambules branchés
comme Pete Doherty, Gaspar Noé, Romain
Gavras, Something A La Mode, Pedro Winter et
ses acolytes du label Ed Banger. Tandis que le
label Maman Records s’est invité aux platines.
Mais attention, le Tigre montre les dents à ceux
qui ne soignent pas leur look…
convivial
20-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 8 à 15 €. Bouteille : à partir de 150
€. Du mercredi au samedi de 23h à l’aube. 5, rue Molière. 09 50 04 40
47 www.tigrebylalternative.fr M° Pyramides. Noctilien : N11, N24. Station
Vélib’ : 1015.
Le Ritz Bar
Magda
Danysz, 35 ans,
fondatrice de la
galerie éponyme,
78, rue Amelot
(11e
)
« L’Échelle de Jacob,
rue Jacob (6e
) :
ambiance tamisée
et électro jazz, pour
un verre tardif. La
Palette, rue de Seine
(6e
) : inévitable,
“place to be” pour un
apéro sans horaires.
Pop In, rue Amelot
(11e
) : étrange bar,
situé quasiment en
face de la galerie.
Merci, bd Beaumar-
chais (3e
) : au sous-
sol du concept store,
un restau bio éton-
nant. Rose Bakery,
rue Debelleyme (3e
) :
un des must pour
bruncher.Al Taglio,
rue Neuve-Popin-
court (11e
) : la pizza
à la truffe vous ferait
traverser Paris. »
©P.Mourier
VIP Room Theater
100 % VIP
Les stars, c’est la marque de fabrique de ce
vaste club, son empreinte, comme celle lais-
sée par les acteurs sur les trottoirs d’Hol-
lywood. Jean-Roch, le maître des lieux, re-
çoit les celebs à tous les étages : que ce soit
derrière les platines (avec de grands DJs in-
ternationaux comme Martin Solveig ou Bob
Sinclar), sur la scène (concerts de Pharrell
Williams et Snoop Dog) ou au milieu des car-
rés VIP. Karl Lagerfeld, Naomie Campbell,
Lindsay Lohan, David LaChapelle font par-
tie des habitués. Le name-dropping tourne à
l’avalanche !
Un bon resto italien dans le club, ouvert toute la
nuit du jeudi au samedi.
classique
20-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 10 à 20 €. Du jeudi au samedi de
minuit à 6h. 188 bis, rue de Rivoli. 01 58 36 46 00. www.viproom.fr
M° Tuileries. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1014.
2e
Le Cercle
Elargi
Le bar-resto lancé par Hugues Piketty et
Edouard Rostand est resté secret pendant
deux ans, sans enseigne ni publicité. Ils en-
voyaient de temps en temps une invitation
à faire la fête « dans l’appartement de mon
grand-père » même s’ils privilégiaient les
membres de leur club. Ces derniers ont tou-
jours un accès exclusif en journée, mais le
soir, le Cercle est un bar à cocktails ouvert
à tous, « comme à la maison ». On peut se
faire livrer à dîner, passer derrière les four-
neaux, les platines ou le piano, improviser
un dance-floor au sous-sol. Charlie Watts, le
batteur des Rolling Stones, y a même fait un
aftershow.
ephémère
25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 5 à 12 €. Bouteille : à partir de 25 €.
Du lundi au vendredi de 18h à 2h ; privatisé en général le samedi. 6, rue
Etienne-Marcel. 01 42 36 98 57. www.leclubducercle.fr M° Etienne-Mar-
cel. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 3014.
Social Club
Let’s dance
Installée dans l’ancienne imprimerie de « L’Aurore », la discothèque a une réelle
vocation pour le clubbing, et non pour vendre des bouteilles dans les carrés
VIP ni pour servir de faire-valoir à des clients m’as-tu-vu. Les baby-clubbers
et les noctambules fans de musiques électroniques s’éclatent sur la piste, sur
les mixes de DJs réputés :Armand Van Helden, DJ Mehdi, Laurent Garnier, Ivan
Smagghe,Vitalic,Two Many DJ’s, Brodinski,Yuksek, DJ Hell, etc. Ici, on respecte
le bon son. La preuve, la cabine DJ est bien mise en valeur par un bel effet lumi-
neux avec des tubes de néon blanc sur fond noir. Let the music play !
Le fumoir vraiment glauque.
Tendance
18-25 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 20 € (sans conso). Consos : 6 à 12 €. Bouteille : à partir de 160 €. Mardi et
mercredi de 22h à 4h,du jeudi au samedi,de 23h à 6h.142,rue Montmartre.01 40 28 05 55.www.parissocialclub.com
M° Bourse. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2017.
Rex Club
Indétrônable
Adresse de référence des nuits électroniques
parisiennes, le club accueille toujours ses fi-
dèles : des « rexeurs » fins connaisseurs des
musiques actuelles et de jeunes amateurs de
bon son qui viennent pour danser, pas pour
se montrer. Il faut dire que les line-up sont
assurés par des pointures : Jeff Mills, Da-
mian Lazarus, Radioslave, Manu le Malin,
Paul Johnson, Jennifer Cardini, Dactylo, Mi-
nitel Rose. La liste est longue ! Logique dans
ce temple de l’électro sous toutes ses formes
qui servit de tremplin à un certain Laurent
Garnier.
classique
25-35 ans. Entrée : 15 € en moyenne (sans conso). Consos : 3 à 13 €.
Bouteille : 140 à 170 € Du mercredi au samedi de 22h30 ou minuit à
6h. 5, bd Poissonnière. 01 42 36 10 96. www.rexclub.com M° Bonne-
Nouvelle. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2022.
VIP Room Theater
L’OBS
LECHOIXDE
Truskel
Solide comme un rock
Petit mais costaud le pub-club rassemble
toutes les générations de passionnés. La relève
est assurée, les pros du monde de la musique
côtoient les babies rockers avides de décou-
vertes et agréablement surpris quand se pointe,
à l’improviste, Pete Doherty pour un bœuf en-
diablé. Côté platines, défilent Sébastien Schul-
ler, des journalistes mélomanes ou l’équipe de
Maman Records. Le boss du bar a ses entrées
dans le milieu… In Trusk we trust !
Tendance
18-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 2,50 à 8 €. Bouteille : à partir de 50
€. Du mardi au samedi de 20h à 5h. 12, rue Feydeau. 01 40 26 59 97.
Myspace.com/truskel_paris M° Bourse. Noctilien : N15, N16. Station
Vélib’ : 2102.
4e
L’Anthracite
Cosy
Les deux anciens patrons du Soir ont ou-
vert, voilà un an, un resto-club qui accueille,
au sous-sol, des fêtes récurrentes. Dans cet
espace intimiste, avec piano, plumes de
paon, tissu aux murs, la soirée « Don’t tell
Mummy » sonne un peu rétro, proposant
crooner et petit show burlesque. Ambiance
totalement différente pour « Bizarre Love
Triangle » : Patrick Vidal est déjà venu mixer
du disco underground. Les gays et leurs amis
ont rendez-vous pour AZN (pop asiatique),
Scandal’Us et « Les Garçons en culotte
courte ». Quant aux lesbiennes chic, elles ap-
précient la Divine (ex-Baby Doll).
convivial
20-35 ans. Entrée : 10 € (avec 1 conso). Consos : 8 à 14 €. Bouteille :
130 €. Club ouvert vendredi et samedi de minuit à 6h. 20, rue de la Rey-
nie. 01 42 77 50 50. www.anthracite-paris.com M° Châtelet. Noctilien :
N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 4020.
Les Filles de Paris
Girls power
Ouvert par la patronne du Troisième lieu, le
resto-club accueille clubbeurs et clubbeuses
homos ou gay friendly dans sa cave pour des
soirées un brin provoc’. Comme « Toutes
des salopes », la mensuelle du collectif arty
et trendy Elegangz. La prog, assurée par les
DJs à partir de 23h ou minuit, oscille entre
rythmes latinos, électro orientale et Electro-
boum. Le samedi, ce sont les Crazy Sexy Girls
et leur special guest qui mènent la danse :
show de pole dance, numéros de music-hall
et spectacle glam de performeuses pros.
Le boudoir dans la cave.
convivial
25-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 € (avec 1 conso). Consos : 6 à
9 €. Bouteille : à partir de 120 €. Du mercredi au samedi de 21h à 2h ou
5h. 57, rue Quincampoix. 01 42 71 72 20. Myspace.com/lesfillesdeparis
M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 4104.
Le Renard
On connaît la chanson
Rasmus Michau, joyeux luron de la nuit à Paris, a encore frappé avec
un concept décalé et festif. L’été, il organise les fêtes Institut Bonheur à
Bagatelle, mais cet hiver, c’est dans le cadre Art déco de l’ancien théâtre
du Renard qu’il faut être ! Les noctambules trentenaires élégants et
branchés, comme Emma de Caunes dînent dans la belle salle très haute
de plafond puis dansent après minuit, quand l’ambiance devient festive,
sur une musique éclectique. Des spectacles de cabaret avec performers
rythment toute la soirée, en particulier pour Renard Rose, show gay
transformiste dominical.
Tendance
25-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 7 à 12 €. Du mardi au samedi de 20h à 4h, plus un dimanche sur deux de
21h à 4h. 12, rue du Renard. 01 42 71 86 27 www.renardrenard.com M° Hôtel-de-Ville Noctilien : N11, N12,
N13, N14, N16, N23. Station Vélib’ : 4019.
L’Anthracite
L’OBS
LECHOIXDE
6e
Castel
Lifting
Après de gros travaux, l’illustre club de Saint-
Germain rouvre ses portes. La rénovation est
spectaculaire : déco chic et cosy, nouveau
son dans le club au sous-sol, canapés en cuir
façon croco et miroirs avec résille changeant
de couleur. Malgré l’odeur de neuf, le vécu
de Castel, depuis sa création en 1962, ne s’est
pas évaporé : en témoigne l’émotion de tou-
cher, dans le fumoir, un piano à queue sur
lequel Gainsbourg jouait toute la nuit. L’âme
des lieux est restée, les habitués devraient
aussi apprécier l’entre-soi favorisé par un
système plus strict de cartes de membres.
Accès difficile pour ceux qui ne sont pas membres.
classique
25-50 ans. Entrée réservée aux membres (500 € de droit d’entrée, puis
500 €/an). Consos : à partir de 15 €. Bouteille : à partir de 190 €. Club
ouvert du mardi au samedi de 23h à 4h ou 6h. 15, rue Princesse. 01 40
51 52 80. M° Mabillon. Noctilien : N12, N13. Station Vélib’ : 6022.
Le Montana
Saint-André-des-Arts
Grâce à son aura branchée, le graffeur André
fait venir à Saint-Germain les noctambules
qui ne juraient que par la Rive droite. Flan-
qué de ses apôtres, Olivier Zahm, fondateur
du magazine « Purple », et Jean-Yves Le Fur,
businessman et grand séducteur, l’artiste a
créé un petit boudoir glam’rock, sorte d’af-
ter du Café de Flore voisin. Karl Lagerfeld,
Kate Moss, Jean-Charles de Castelbajac, Ta-
rantino et Beigbeder fréquentent les lieux.
Dans leur sillage, des fidèles qui vouent un
culte béat à la hype. Question de foi ou de
panurgisme !?
La sélection drastique à la porte.
Tendance
18-50 ans. Entrée gratuite. Consos : 10 à 20 €. Bouteille : à partir de
180 €.Tous les soirs de 23h à 2h voire 5h.28,rue Saint-Benoît.M° Saint-
Germain-des-Prés. Noctilien : N01, N02, N12, N13. Station Vélib’ : 6002.
8e
1515
Cirque d’hiver
On ne change pas une équipe qui gagne !
Rasmu Michau, qui a lancé le resto-cabaret
Le Renard, organise également les soirées
estivales Institut Bonheur aux Jardins de Ba-
gatelle, dont le patron possède aussi le 1515.
C’est fort logiquement dans ce resto-club que
Rasmus s’installe pour l’hiver avec le même
principe de fête : un dîner sur résa, puis des
DJs pour chauffer le dance-floor. Le lieu est
entièrement redécoré afin de créer l’univers
jubilatoire du « Cirque du Bonheur », avec
des animations sur scène et plein de sur-
prises. En piste !
Tendance
25-35 ans. Dîner : environ 35 €. Après 23h, entrée gratuite. Consos : 5 à
15 €.Bouteille : à partir de 120 €.Vendredi et samedi de 20h à l’aube.32,
rue Marbeuf. 01 53 89 15 15. www.le1515.com ou www.institutbonheur.
com M° Franklin-D.-Roosevelt.Noctilien : N11,N24.StationVélib’: 8013.
Bar du Plaza Athénée
Attention les yeux !
Depuis l’été, le bar du palace a pris des cou-
leurs. Tendance bleue pendant les « Blue
Hours », pour les cadres du quartier qui boi-
vent un verre après le travail et avant d’aller
dîner. Ça se réchauffe après 23h, la lumière
passe au rouge pour les… « Red Hours »,
mises en musique par un DJ set électro rock.
La clientèle trendy CSP++++ apprécie l’in-
ventivité des cocktails créés par Thierry Her-
nandez, qu’elle commande en consultant une
carte numérique. Le décor futuriste designé
par Patrick Jouin, avec un bar ultramoderne
en verre sculpté, plaît aussi beaucoup à Pha-
rell Williams.
ephémère
25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : env. 25 €. Bouteille : environ 400 €.
DJ du jeudi au samedi de 23h à 2h. 25, av. Montaigne. 01 53 67 66 00.
www.bar-plaza-athenee-paris.com M° Alma-Marceau. Noctilien : N02.
Station Vélib’ : 8546.
Nathalie
Mercier, 42 ans,
directrice de la
communication
du musée du
quai Branly
« Rosa Bonheur, av.
de la Cascade (19e
) :
au cœur des Buttes-
Chaumont, une
guinguette ouverte
toute l’année, de midi
à minuit, mélange
de gens et de genres,
festif et convivial.
Unico, rue Paul-Bert
(11e
) : une ancienne
boucherie reconver-
tie en restaurant. La
viande est excellente.
Le Bus Palladium, rue
Fontaine (9e
) : pour
les soirées revival
Rolling Stones avec
Louis Bertignac,
parfois, en guest star
surprise. Le cinéma
Le Trianon, place
Carnot, à Romain-
ville : à 10 min à pied
du métro Mairie-
des-Lilas, la salle est
restée telle quelle
depuis l’émission
La Dernière Séance
d’Eddy Mitchell, et
la programmation
est excellente. Les
Ombres, sur le toit du
musée du quai Branly,
rue de l’Université
(7e
) : nouveau chef,
vue romantique
imprenable le soir sur
la tour Eiffel, mon
mari me demande
à chaque fois en
mariage quand
nous y dînons. »
Bar du Plaza Athénée
©D.R.
Blitz Tequila Bar
Tournée générale
La roue tourne dans ce petit bar-club tout
noir lancé par Rasmus Michau il y a un an.
Le noctambule hyperactif a passé la main à
son associé, mais sa marque de tequila, qui a
donné le nom au lieu, est toujours servie ici,
parmi 50 autres marques. Les clients, sélec-
tionnés à l’entrée sur leur apparence chic et
festive, reflètent le microcosme du quartier,
stars internationales incluses : Janet Jackson
est passée pendant la Fashion Week. Ils dan-
sent sur une musique joviale et facile privilé-
giant rythmes funky, rock et hip-hop. Pas de
quoi tomber à la renverse…
Blind test musical un dimanche sur deux.
classique
22-35 ans. Entrée gratuite. Consos : env. 16 €. Bouteille : à partir de
160 €. Du mardi au samedi de 22h à 3h ou 4h, plus certains dimanches
de 22h à 3h. 40, av. Pierre-1er
-de-Serbie. 01 47 20 77 77. M° George-V.
Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8047.
Café Chic
Dîner dansant
Quand les DJs officient, à partir de 22h, ce pe-
tit resto de nuit devient un micro dance-floor :
les clients, des habitués pour la plupart, grim-
pent sur les tables et le bar pour se trémous-
ser au son d’une musique fédératrice, de Kim
Wilde à Mika en passant par Lady Gaga. Le
Café Chic est un repère de CSP+ : avocats, fi-
nanciers, belles filles en Louboutin, people de
la télé et même Prince, venu plusieurs fois cet
été. Pas toujours facile d’entrer : faute d’es-
pace, les fidèles sont prioritaires.
convivial
25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : env. 15 €. Bouteille : à partir de
160 €. Tous les jours jusqu’à 4h ou 5h. 126, rue du Fbg-Saint-Honoré.
01 45 63 69 69. M° Saint-Philippe-du-Roule. Noctilien : N02. Station
Vélib’ : 8032.
Raspoutine
Intrigant
Célèbre adresse, fréquentée autrefois par Gainsbourg et le gratin des
noctambules parisiens, le restaurant-cabaret russe est devenu, depuis
l’été, un club avec petit spectacle autour de minuit et assiettes de sau-
mon ou caviar à déguster à toute heure. Sa magnifique déco classée a
été rénovée et plusieurs personnalités du monde de la nuit ont repris
les rênes : Laurent de Gourcuff et Benjamin Patou, propriétaires, Franck
Maillot, ancien directeur du Cab, et Frédéric Beigbeder pour l’image de
marque. La porte est sélective et des cartes de membres sont prévues…
Vers un nouveau Castel ?
classique
30-60 ans.Entrée gratuite.Du mercredi au samedi de 23h à 5h.58,rue Bassano.01 47 20 08 58.M° George-V.
Station Vélib’ : 8115. Noctilien : N11, N24.
Le Baron
King of New York
Après avoir conquis les nuits parisiennes,
Lionel, André et toute la clique partent à
l’assaut de l’Amérique. Cet automne a ou-
vert, à Chinatown, le Baron de New York,
avec des Parisiens devant la porte et derrière
les platines. Et sur le Vieux Continent, quoi
de neuf ? La routine des branchés noctam-
bules : le physio Bak à l’entrée qu’il faut ar-
river à passer pour profiter de ce mini-club
fréquenté par la hype française et interna-
tionale. Pas de footballeurs bling bling ni de
starlettes du petit écran, mais des artistes,
acteurs et autres « créacu » (créatifs cultu-
rels) au look savamment décontracté.
La PiaPia du collectif La French, apéro piano avec
Mattias Mimoun.
classique
25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 5 à 15 €. Bouteille : à partir de
160 €.Tous les soirs de 23h à 6h. 6, av. Marceau. 01 47 20 04 01. www.
clublebaron.com M° Alma-Marceau. Noctilien : N2. Station Vélib’ : 8046.
Blitz Tequila Bar
L’OBS
LECHOIXDE
Chez Moune
Abdel Bou-
nane, 28 ans,
directeur de
la publication
d’Amusement
Magazine et du
concept-store de
la Gaîté Lyrique
« Club : le Montana,
rue St-Benoît (6e
).
Pour un collé-
serré avec Katy Perry
éméchée et Carine
Roitfeld sobre (ou
l’inverse). Restau :
Cad’Oro, rue de
l’Arbre-Sec (1er
).
“Best pastas ever”.
Café : L’imprévu, rue
Quincampoix (4e
).
Une déco foutraque
dans une petite rue
de Châtelet. Pour
peu qu’on ait bien
choisi son fauteuil, on
sirote son verre de vin
comme à la maison.
Bistrot : Le Bouledo-
gue, rue Rambuteau
(3e
). Carte tradi,
bancs en moleskine,
ambiance feutrée,
visite impérative. »
Régine’s
Changement de régime
Sacré turn-over ! L’équipe de l’agence WeBe-
come, qui avait remplacé celle du ParisParis,
est partie, laissant place à une période de tâ-
tonnement au niveau de la programmation…
Heureusement, le collectif La French a pris le
relais. Il organisait déjà un afterwork le jeudi,
suivi de la soirée PanPan, à laquelle ont par-
ticipé Tekilatex, Sébastien Tellier, Philippe
Manœuvre et Lio ou les labels Ed Banger et
Institubes. La French va aussi reprendre, à
partir de janvier, les fêtes du week-end.
Le nouveau fumoir.
classique
25-30 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 € (avec 1 conso). Consos : 5 à
17 €. Bouteille : à partir de 150 €. Jeudi au samedi de 19h à 6h. 49, rue
de Ponthieu. 01 43 59 21 13 M° George-V. Noctilien : N11, N24. Station
Vélib’ : 8050.
Showcase
XXL
Après une période de flottement, suite au
départ de l’équipe du Baron qui assurait les
soirées « Sous le Pont », une nouvelle direc-
tion artistique est arrivée. Les DJs résidents
Stephan & Tibo’z privilégient l’électro et la
house, invitant des DJs du cru (Nick V, Jé-
rôme Pacman, Paco, Jef K, Marco dos Santos,
Jennifer Cardini). Et des stars internationales,
comme Carl Craig ou Erick Morillo. Parmi les
1 500 clubbers, il paraît que Kanye West, Jay-Z
et Beyoncé ont fait des apparitions…
Ambiance pas du tout intimiste !
ephémère
20-40 ans. Clubbing : en général 15 € (sans conso). Consos : 5 à 15 €.
Bouteille : à partir de 180 €. Certains jeudis de 19h à 1h ; vendredi et
samedi de 23h30 à 6h. Port des Champs-Elysées, pont Alexandre-III, sur
la rive droite. 01 45 61 25 43. www.showcase.fr M° Ch.-Elysées-Clemen-
ceau. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 8029.
9e
Bus Palladium
La route du rock
Depuis la réouverture, le Bus tient bon sa ligne
de conduite rock, plutôt généraliste le mardi
ou extravagant le week-end, avec Nicolas Ull-
mann en Monsieur Loyal. Il pilote son « Kara-
rocké » mensuel, avec orchestre sur scène, re-
çoit des guest surprise, programme des lives
de 22h30 à 1h, puis passe des disques avec le
directeur artistique du Bus, Cyril Bodin. Dans
les étages, on ne s’ennuie pas : le resto se mue
en mini-piste de danse improvisée.
La déco soignée aux touches originales du bar-resto.
convivial
20-40 ans.Entrée : gratuite à l’étage,sinon 5 à 11 € au club.Consos : 6 à
13 €.Bouteille : env.150 €.Clubbing mardi et vendredi-samedi de 22h ou
23h à 5h ou 6h. 6, rue Pierre-Fontaine. 01 45 26 80 35. www.lebuspalla-
dium.com M° Pigalle. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 9026.
Chez Moune
See you soon
Chez Moune a beaucoup changé depuis sa re-
prise par Lionel du Baron. L’arrivée de Guido
de Goldrush à la prog a permis de mettre en
place une belle sélection de soirées pointues
et DJs de qualité : Krikor, Nick V, Yuksek,
Brodinsky, Lullabies, label Institubes, Teki-
latex, Jean Nipon, Minitel Rose, etc. Le club
est devenu le QG des noctambules branchés
du quartier Sopi (South of Pigalle), des clients
étrangers de l’Hôtel Amour, des clubbers
avertis et de personnalités de la nuit ou de la
musique (Benjamin Biolay, Anaïs, Gonzales).
Tendance
20-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 5 à 15 €. Bouteille : à partir de 80 €.
Soirée DJ du mercredi au samedi de minuit à 6h. 54, rue J.-B.-Pigalle.
01 45 26 64 64. www.chezmoune.fr M° Pigalle. Noctilien : N01, N02.
Station Vélib’ : 9019.
©AudoinDesforges
Point Ephémère
Canal électro
Le clubbing est une activité parmi d’autres
du centre de dynamiques artistiques installé
au bord du Canal. Une polyvalence culturelle
qui rime avec excellence et reconnaissance.
Deux labels pointus ont d’ailleurs choisi ce
lieu pour fêter leurs 10 ans : TigersSushi et
Record Makers, qui a programmé Kavinsky,
Sébastien Tellier et Dirty Sound System !
Autre preuve de qualité et de diversité, les
soirées récurrentes Poyz’N’Pirlz (hip-hop),
Kill the DJ (avec récemment Ivan Smagghe),
PopInGays ou Domino d'Emile Omar, de Ra-
dio Nova qui concocte un line-up soul, afro-
beat, early house, salsa, etc.
Tendance
25-40 ans. Entrée : 12 à 16 € (sans conso). Consos : 3 à 10 €. Bouteille :
à partir de 65 €. Clubbing certains jeudis, vendredis et samedis de mi-
nuit à 6h. 200, quai de Valmy. 01 40 34 02 48. www.pointephemere.org
M° Jaurès. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 10037.
Le Pompon
Flou artistique
C’est le dernier spot trendy du 10e
. Dans une
ancienne synagogue reconvertie en bar, trois
associés (le patron du resto Chez Omar, rue
de Bretagne, un membre du collectif Pain
O Chokolat et un créa dans la pub) ont ou-
vert, en octobre, un lieu atypique, à la fois
bar, resto et petit club secret, au sous-sol.
Les DJs officient en principe du mercredi
au dimanche, après des concerts rock ou
blues et des lectures. Réalisateurs, acteurs,
musiciens ont déjà adopté l’adresse qui avait
connu une forte affluence le jour de son
inauguration. Les nouvelles vont vite !
Tendance
25-45 ans.Entrée gratuite.Consos : de 3,50 à 10 €.Tous les jours de 18h
à 2h.39,rue des Petites-Ecuries.01 53 34 60 85. www.lepomponleblog.fr
M° Bonne-Nouvelle. Noctilien : N13, N14. Station Vélib’ : 10005.
Pedro«BusyP»
Winter, 34 ans,
DJ, fondateur
de Ed Banger
Records
« BD Spirit, rue
Ramey (18e
) : LE
meilleur magasin de
BD du monde! Manu
et Sandra vous gui-
dent pour trouver le
cadeau parfait. Il y a
toujours un bouquin,
un vieux maga-
zine ou un sublime
livre d’illustration
à acheter. Dans la
même rue, Fromages
et Ramages : le plus
funky des fromagers
de Paris. Pour un
plateau de fromage
réussi avec neuf-
châtel, chèvre frais
aux baies rouges et
tome au programme !
Aéroport Roissy-
Charles-de-Gaulle
(95) : je sais, c’est un
choix bizarre, mais
croyez-moi, j’y passe
beaucoup de temps.
Depuis que Ladurée
a eu la bonne idée de
s’y installer, avec une
poignée de macarons
caramel/beurre salés
et mon journal
préféré, Libé, je me
fous des retards
et autres grèves
made in France. »
Le Privilège
Succession difficile
Après la reconversion du célèbre Palace en
théâtre de variété voilà quatre ans, ce fut au
tour du mythique club-resto Le Privilège, si-
tué juste en dessous, de rouvrir, début 2010.
Fin des années 1970-début des années 1980,
Fabrice Emaer avait créé le Privilège pour ac-
cueillir les grandes figures noctambules. Mais
il ne reste, hélas, rien aujourd’hui de cette
époque glorieuse. Les soirées consacrées au
revival disco, funk, hip-hop oldschool et les
fêtes mensuelles gays ou lesbiennes ne sont
pas à la hauteur de ce nom légendaire…
classique
30-40 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 20 € (avec 1 conso). Consos : 10
à 12 €. Bouteille : 150 €. Du jeudi au samedi de minuit à 6h ; certains
dimanches de 6h à midi ou de 19h à 2h (gay tea dance). 8, rue du Fau-
bourg-Montmartre. 01 45 23 05 50. www.privilege-paris.com M° Grands-
Boulevards. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2010.
10e
La Fidélité
Mélodie en sous-sol
Lionel, André et toute leur clique s’enca-
naillent dans le 10e
, loin des beaux quartiers
du Baron et du Montana. La petite cave de
leur brasserie rétro se transforme en dance-
floor et mini-scène pour des lives et DJs sets
du jeudi au samedi : label Maman Records
aux platines, clients mélomanes au piano…
Rien n’est organisé à l’avance, les habitués
passent pour voir si l’ambiance s’échauffe et
s’ils seront récompensés de leur fidélité.
L’appartement, salon privatisable de 20h à minuit.
Tendance
25-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 3,50 à 9 €. Bouteille : à partir de
80 €. Du lundi au samedi de 20h à 3h ou 4h. 12, rue de la Fidélité. 01
47 70 19 34.www.lafidelite.com M° Château-d’Eau.Noctilien : N13,N14,
N41, N42. Station Vélib’ : 10017.
Le Pompon
©D.R.
11e
Les Disquaires
Ça tourne
Des anciens de l’inoubliable 9 Billards
d’Oberkampf ont déménagé et posé disques
et platines non loin de Bastille. Ils program-
ment des concerts pour partager leurs dé-
couvertes musicales et leurs coups de cœur
éclectiques, passant « du rock à l’âne ». Ces
lives sont suivis de DJs sets du mercredi au
samedi, à partir de 22h30. Mais la meilleure
soirée a lieu le deuxième jeudi du mois : c’est
« What’s Gouine on », qui s’adresse… aux
filles qui aiment les filles et à leurs amis.
convivial
20-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 3 à 7,50 €. Bouteille : 55 € le
champagne. Tous les jours de 18h à 2h. 6, rue des Taillandiers. 01 40
21 94 60. www.lesdisquaires.com M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34.
Station Vélib’ : 11004.
Favela Chic
Joyeux bazar
Bientôt quinze ans que ce bar-resto-club ré-
chauffe les nuits parisiennes par sa décon-
traction foutraque, sa prog’ éclectique et en-
traînante, sa bonne humeur communicative.
Une énorme fête d’anniversaire est prévue
en juin, mais en attendant, la Favela ne se re-
pose pas sur ses lauriers. Elle renouvelle ré-
gulièrement sa déco éphémère et chaotique,
invite des DJs en vogue : Greg Boust de Tête
d’Affiche, Guido et Pierre Wax de GoldRush,
le label TigerSushi et un « ancien », Marco
Dos Santos qui avait débuté ici et revient
pour une soirée mensuelle. La Favela, c’est
une grande famille qu’on adopte volontiers !
Agrandissement et ouverture sur rue au printemps.
convivial
20-30 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 10 € (avec 1 conso). Conso : 4 à
10 €. Du mardi au samedi de 20h à 2h (4h le week-end). 18, rue du Fau-
bourg-du-Temple. 01 40 21 38 14. www.favelachic.com M° République.
Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11037.
13e
Djoon
Dance Culture
Le resto-club voisin de la BNF impression-
nait déjà par sa programmation digne des
plus grandes discothèques : à l’automne, Pa-
trick Vidal et Dimitri From Paris sont venus
mixer. Mais il complète sa panoplie house,
funk, disco et soul par des Motown Party et
des soirées aux rythmes plus latinos. Ainsi,
le mercredi, des cours de tango argentin se
déroulent de 20h à 21h, suivis d’un bal. Même
configuration le jeudi, mais pour la salsa et
le mambo. De quoi réchauffer et égayer les
longues soirées d’hiver !
convivial
25-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 €. Consos : 5 à 14 €. Bouteille :
à partir de 140 €. Mercredi et jeudi de 19h30 à 1h, vendredi-samedi
de minuit à 5h. 22, bd Vincent-Auriol. 01 45 70 83 49. www.djoon.fr
M° Quai-de-la-Gare. Noctilien : N31. Station Vélib’ : 13019.
16e
L’Arc
Bling bling
L’Etoile a changé de nom, mais ça brille tou-
jours autant ! La clientèle friquée investit les
carrés VIP, des celebs s’affichent (Prince,
Justin Timberlake, Craig David, Janet Jack-
son, Courtney Love) et certaines donnent
rendez-vous le mercredi au bar, en passant
derrière les platines (Beigbeder, Chantal
Thomas). Un jeudi par mois, Albane Cleret
invite son réseau de people dans le resto
pour faire la fête de 23h à 4h. Quant aux as-
pirantes « nouvelles stars », elles s’éclatent
lors des soirées karaoké, le jeudi au club.
classique
25-50 ans. Entrée gratuite. Consos : 12 à 20 €. Bouteille : à partir de
220 €. Club du jeudi au samedi de 23h à 6h. 12, rue de Presbourg.
01 45 00 78 70. www.larc-paris.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Nocti-
lien : N11, N24. Station Vélib’ : 16103.
Vincent Carry,
39 ans, direc-
teur des Nuits
sonores, à Lyon,
conseiller de la
Gaîté Lyrique,
à Paris
« Le Bar Ourcq, quai
de la Loire (19e
) : le
bar le plus cool de
Paris, la clientèle
la plus relax, un
lieu de bavardage,
d’ivresse qualita-
tive et de bonne
musique. La Part des
Anges, rue Chappe
(18e
) : tout petit
mais merveilleux
resto ultrachaleu-
reux et bienveillant,
carte de saison et
vins de propriétaires
impeccables.Aux
Trois éléphants, rue
Tiquetonne (2e
) : le
thaï le plus chouette
de Paris, mix parfait
entre qualité des
plats et prix acces-
sibles. La Fusée, rue
Saint-Martin (3e
),
petit troquet apéro,
ambiance printa-
nière, les serveuses
font souvent la
tronche mais ça fait
partie du plaisir. Udo,
rue Neuve-Popin-
court (11e
), seul vrai
bar berlinois de Paris,
musique impeccable,
des currywurst et des
bratwurst ! »
Favela Chic
©SigriedMarque
18e
La Machine
du Moulin Rouge
Belle mécanique
En succédant à la Loco, la Machine s’est ra-
pidement imposée comme un club indispen-
sable au paysage nocturne parisien. C’est
grâce à sa programmation de qualité qu’elle
s’est forgé un nom. Son palmarès en la ma-
tière est exemplaire : DJ Chloé, Kavinsky,
ColdCut, Isolée, La Roux, Vitalic, Peaches,
after party de Public Enemy, etc. On ne sait
plus où donner de la tête d’affiche ! Elle ac-
cueille même l’ancien orchestre de l’Elysée
Montmartre pour un bal mensuel le samedi,
ainsi que la soirée délirante Flash Cocotte.
Décidément, la Machine nous emballe !
convivial
20-40 ans. En général, entrée de 10 à 24 € (sans conso). Consos : 3,50
à 10 €. Bouteille : environ 110 €. Du jeudi au samedi de 19h à 1h ou
5h, plus certains dimanches. 90, bd de Clichy. 01 53 41 88 89. www.
lamachinedumoulinrouge.com M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Station
Vélib’ : 18043.
Rosa Bonheur
Le Trianon
Renaissance
Après avoir lancé puis quitté le Chacha, Ju-
lien Labrousse s’engage dans de nouvelles
aventures avec le Trianon. Le clubbing n’est
pas la vocation principale de la salle de
spectacle, mais ce théâtre à l’italienne est
un cadre prometteur pour les grandes fêtes
à venir. Un lieu chargé d’histoire, où se sont
produits la Goulue, célébrée par Toulouse-
Lautrec, Mistinguett, Fréhel ou Pierre Dac,
puis qui s’était transformé en cinéma popu-
laire dans les années 1930… Quel passé !
Tendance
20-40 ans.Dates des soirées variables.80,bd Rochechouart 01 44 92 78 00.
www.letrianon.fr M°Anvers.Noctilien : N01,N02.StationVélib’: 9005.
19e
Glaz’art
Melting-pot
A la fois bar, club et salle de concerts, Glaz’
est atypique dans les nuits parisiennes.
D’abord par sa situation géographique très
excentrée, ensuite par sa prog’ qui fait la part
belle à la création musicale contemporaine
et à la découverte de ses différentes facettes.
Une ouverture d’esprit qui se répercute dans
le choix des line-up : rendez-vous électro de
qualité, soirée récurrente Tropicalize (baile
funk, kuduro, cumbia digitale, etc.) ou DJs
sets house, hip-hop, soul, bass…
ephémère
18-40 ans.Entrée au club gratuite ou jusqu’à 10 € (sans conso).Consos :
4 à 7 €.Bouteille : à partir de 50 €.Clubbing du jeudi au samedi de minuit
à 7h. 7-15, av. de la Porte-de-la-Villette. 01 40 36 55 65. www.glazart.
com M° Porte-de-la-Villette. Noctilien : N42. Station Vélib’ : 908.
Rosa Bonheur
Rustique et sympathique
C’est le slogan de ce bar-resto convivial ins-
tallé dans un pavillon des Buttes-Chaumont,
classé monument historique. Mais ce lieu
atypique est, hélas, victime de son succès :
pour réguler le flot de clients, il a fallu mettre
des barrières, surveillées par des vigiles ! Et
il y a aussi embouteillage au bar. Pourtant,
derrière le zinc, Zouzou et Michelle sont tou-
jours de bonne humeur et choisissent des
chansons qui donnent la pêche. Le bonheur
est communicatif chez Rosa !
Tendance
25-40 ans. Entrée gratuite. Consos : 3 à 10 €. Bouteille : à partir de
60 €. Du mercredi au dimanche de midi à minuit. Entrée : face au
74, rue Botzaris. 01 42 00 00 45. Myspace.com/rosabonheurparis
M° Botzaris. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 19025.
Hervé Siard,
35 ans, fondateur
des disques
Maman Records
« Le Bar du jardin du
Luxembourg, pour se
remettre d’une soirée.
Au Sans Souci, rue
Pigalle (9e
) :bonne
brasserie tradi. J’aime
aussi leTruskel, rue
Feydeau (2e
) et Le
Tigre, rue Molière
(1er
). Et les japonais
de la rue Sainte-Anne
(2e
), le Zen Zoo
et Yamamoto, rue
Chabanais. »
©D.R.
20e
La Bellevilloise
United Colors
A l’image du quartier dont il porte le nom,
ce vaste bar-resto-club affiche une program-
mation cosmopolite : rythmes latinos avec
Avenida Brasil ; soul pour les soirées Free
Your Funk ; bal jamaïcain ; fête tzigane ; DJ
hip-hop ; sélection funk ; électro pointu pour
la Nuit Interlope de Patrick Vidal et The Man
Inside Corrine. Un métissage qui s’incarne
aussi dans le public. Ces multiples facettes
se retrouvent également dans la configu-
ration des lieux, entre la piste de danse en
sous-sol, le beau resto sous verrière, le bar
du Forum, etc. Un foisonnement qui invite à
la découverte…
Tendance
25-45 ans. Entrée : max. 20 € (sans conso). Consos : 4 à 9 €. Bouteille :
env.90 €.Clubbing vendredi et samedi de 23h à l’aube.19-21,rue Boyer.
01 46 36 07 07. www.labellevilloise.com M° Gambetta. Noctilien : N16,
N34. Station Vélib’ : 20121.
Ici et là
Les Ambassadeurs
Grandiose
Organisateur des mythiques soirées des Tem-
pliers, Nicolas Levy s’est reconverti en « Am-
bassadeur », sans changer le concept de ses
fêtes spectaculaires : réunir les prescripteurs
de tendance (mode, cinéma, com’, pub, art,
etc.) pour des réjouissances éphémères et
costumées, avec un thème et un lieu unique,
à Paris ou dans ses environs. Les invités s’im-
mergent dans un univers : Marie-Antoinette
dans un château ; Crazy Zoo dans une car-
rière ; rentrée scolaire rétro au Pavillon Dau-
phine ; et, en octobre, le Bal des Canailles
au Musée Christofle, avec 2 500 personnes
plongées dans une ambiance Belle Epoque.
ephémère
30-50 ans. 60 à 70 € (avec consos). Soirée environ une fois par an, de
22h à 6h. www.lesambassadeurs.org
La Club Sandwich
Extravaganza
Les initiés ne vont pas au club, comme les
quidams, mais à « la Club ». Une différence
de taille ! Elle signifie qu’ils font partie des
heureux élus invités à ces somptueux bals
costumés organisés, depuis cinq ans, par
Marc Zaffuto et Emmanuel D’Orazio. Les dé-
guisements raffinés rivalisent d’inventivité,
défi relevé par des fashion designers comme
Marc Jacobs ou Jean Paul Gaultier, par des
top models et autres stars (Kylie Minogue,
Demi Moore, Charlize Theron). C’est un
vrai show avec performances et DJ surprise
(Miss Kittin, Bob Sinclar). Du beau monde
qui se réunit en général à l’Espace Pierre-
Cardin, près de l’Elysée.
Tendance
18-78 ans. Entrée, en principe, sur invitation, de 15 à 25 €. Consos : env.
20 €.Un samedi par mois de 23h à 6h.Myspace.com/clubsandwichparty
Soirées «On Ice»
Patinage artistique
Dirty sound system, Tiger Sushi, Kill the DJ avec Chloé… Non, ce n’est pas
l’affiche d’un club prestigieux, mais le programme de l’hiver dernier pour les
soirées « On Ice » à la patinoire Pailleron, près des Buttes-Chaumont. Cette
année, le plateau concocté à l’initiative du label Born Bad Records est tout
aussi alléchant, avec de nouveaux guests venus de Versatile ou Ed Banger. Le
principe reste le même : des lives de groupes et DJs électro rock pointus au
milieu de la piste glacée où glissent les patineurs.Attention, mieux vaut venir
tôt car il n’y a pas de prévente et la patinoire est vite remplie…
Tendance
25-40 ans.Entrée : 10 € (location de patins incluse).Consos (sans alcool uniquement) : de 1,50 à 3 €.Le 1er
vendredi du
moisde21hàminuit,jusqu'enmars.PatinoirePailleron:32,rueEdouard-Pailleron.0140402770.www.pailleron19.com
M° Bolivar. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 19119.
La Bellevilloise
L’OBS
LECHOIXDE
Rasmus Michau.
©D.R.
Paris sera toujours Paris », chantait
Maurice Chevalier…, mais ses nuits sont
en pleine mutation. La mémoire collective
se souvient de Régine, Castel ou d’autres
grandes figures des années 1960-80, et
associe communautés noctambules, clubs
interlopes et guerre d’influence de la pègre.
Pourtant, l’image du secteur évolue, re-
marque Bruno Blanckaert, président de la
Chambre syndicale des cabarets artistiques
et des discothèques (CS-
CAD) : « Avant, ce milieu
était très artisanal. Au-
jourd’hui, il est profes-
sionnalisé, avec de vrais
entrepreneursauxmétiers
structurés. Une nouvelle
génération est apparue : elle transforme les
établissements chargés d’histoire, comme
Raspoutine, le Trianon et Régine’s, pour les
rajeuniroulesreconvertirenscènemoderne,
c’est-à-dire polyvalente. Depuis quelques
années, la notion de discothèque tradition-
nelle est devenue obsolète, les espaces ne
sont plus figés dans leur activité classique.
La tendance est aux endroits hybrides : à la
fois bar musical, salle de concert et piste de
danse où groupes de musiciens, spectacles
burlesques et DJs se succèdent. » Un « re-
cyclage » imposé par la nature même de
Paris, ville peu étendue, densément peu-
plée, à l’architecture protégée, où il est très
difficile de créer un lieu inédit ex nihilo, en
particulier à cause des nuisances sonores.
De l’art du business
C’est donc un Monopoly de la nuit qui se
joue : un petit nombre de propriétaires
(avec quelques nouvelles têtes de temps
en temps) se rachète des boîtes, en pro-
fite parfois pour les rebaptiser et change
la programmation musicale (là aussi, on
retrouve souvent les mêmes organisateurs
de soirées et directeurs artistiques). Parmi
les personnalités emblématiques de ce
monde, des noms sont connus du grand pu-
blic. Comme Jean-Roch qui se fait prendre
en photo avec les stars qu’il reçoit dans son
VIP Room. Ou encore la famille Costes et
son empire : Gilbert, son frère Jean-Louis et
son filsThierry ont constitué une nébuleuse
de bars et restaurants qu’ils possèdent en-
tièrement ou en partie. Personnage moins
connu mais qui compte, Julien Labrousse,
le boss du bar-restaurant l’Hôtel du Nord :
il avait créé le Chacha, avant de changer
d’air, et se lance à présent dans le renou-
veau du Trianon, vers Pigalle, devenu salle
de concert et spectacle.
Au-delà de ces quelques exemples, si l’on
regarde de plus près, on découvre un uni-
vers complexe aux multiples intercon-
nexions entre les différents clubs et prota-
gonistes. La jeune garde a compris que pour
avoir du poids et limiter les risques, il ne
faut pas mettre tous les œufs dans le même
panier. Ceux qui ont les moyens cumulent
plusieurs affaires, prennent des parts dans
divers lieux ou s’associent pour constituer
des collectifs incontournables dans l’orga-
nisation des fêtes parisiennes branchées.
Car c’est un véritable business et les pa-
trons ne manifestent
pas la désinvolture
des noctambules qu’ils
reçoivent. Ils ont les
pieds sur terre et sou-
vent un solide bagage :
diplômés d’école de
commerce ou fils de bonne famille tiennent
les rênes des nuits parisiennes.Voici les por-
traits des principaux acteurs du secteur.
Les incontournables
En quelques années à peine, Lionel Ben-
semoun et André Saraiva sont devenus
des golden boys : ils transforment tout
ce qu’ils touchent en affaire en or, qu’ils
jouent le rôle de propriétaires, associés,
directeurs artistiques ou organisateurs de
soirées. De multiples compétences qu’ils
fédèrent dans La Clique (société événe-
mentielle créée en 2005 dont les instants
de gloire furent, entre autres, la « Demoli-
tion Party », en juin 2008 au Royal Mon-
ceau, ou l’appartement Vitamin Water, au ///
Stéphanie Condis
printemps dernier). Mais aussi dans Tête
d’Affiche (TDA), agence de DJ selector gé-
rée par Greg Boust, leur acolyte à la crête
néo-punk colorée. Elle rassemble le gratin
tendance des noctambules parisiens, qui
aiment passer des disques sans en faire
leur métier principal : Beigbeder, Ariel Wiz-
man, Sébastien Tellier, Mouloud Achour,
Tania Bruna-Rosso, Edouard Rostand, etc.
Ils mixent dans les lieux de Lio et André…
la boucle est bouclée. Attention, embou-
teillage de fashionistas devant ces micro-
clubs, the places to be : le Baron, ouvert fin
2004 et premier établissement des deux
associés trentenaires ; le Montana, lancé en
2008 par André, Olivier Zahm (concepteur
du magazine Purple) et Jean-Yves Le Fur,
homme d’affaires play-boy.
Cette success story est née d’une rencontre
en 2002. Lionel, d’origine marseillaise et
apparenté au fondateur des casinos Par-
touche, organisait des raves dans le sud de
la France, puis a créé Sprint, entreprise de
com’, graphisme et impression de flyers.
André, fils de réfugiés politiques portu-
gais, a vécu en Suède avant d’arriver, à dix
ans, en France, où il a commencé à tagger
les murs de la capitale jusqu’au statut de
graffeur en vogue. Les deux amis montent
pendant trois ans les fêtes éphémères,
itinérantes et branchées La Johnson, à la
Scala et au Plaza Madeleine notamment,
avec des concerts suivis de DJs sets. Ils ont
aussi marqué les nuits festives en prenant
la direction pendant deux ans du ParisParis,
ensuite celle du Régine’s et en assurant les
soirées « Sous le Pont » au Showcase.
A présent, André, l’ex d’Emma de Caunes
et de la chanteuse Uffie, avec qui il a eu
un enfant, s’occupe également de la bou-
tique Black Block au Palais de Tokyo et de
l’Hôtel Amour, en partenariat avec Thierry
Costes. Lionel a repris, avec Addy Bakthiar,
Chez Moune et le Pirate juste en face, un
bar dont la cave accueille des concerts pro-
grammés par Yarol Poupaud, ancien guita-
riste de FFF et frère de Melvil. Dernier bébé
de Lio, Phantom of Paradise, épicerie-bar-
resto rue de Paradis, tout près de la Fidélité,
son club-restaurant. Et pour ne pas s’en-
nuyer l’été, ces deux hyperactifs ont créé,
en 2003, le festival Calvi on the Rocks, en
Corse.Philippe Fatien.
©D.R.
Les hommes de l’ombre
Dans le monde de la nuit, il y a ceux qui
animent les fêtes sous les spotlights : DJs,
directeurs artistiques, organisateurs de soi-
rées, maîtres de cérémonie amis des stars,
etc. Ils entourent souvent des hommes
d’affaires beaucoup plus discrets, les pro-
priétaires des lieux qui ne tiennent pas à se
mettre en avant.
La référence en la matière, c’est Philippe
Fatien, vrai boss de chez Castel, du Queen,
Queenie, Mix Club et Cabaret. Ce self-made
man accorde de rares interviews, surtout
pour parler de sa passion, les chevaux et le
polo. Il préfère se cacher derrière Tony Go-
mez, aux antipodes de sa personnalité réser-
vée : le sémillant quinquagénaire accueille
à bras ouverts ses copains people dans plu-
sieurs établissements de son patron.
Deux émules de Philippe Fatien, Laurent de
Gourcuff et Addy Bakhtiar, lui ont emboîté
le pas dans les années 2000. Deux fils de
bonne famille qui furent associés au sein de
la société Octopussy mais qui gèrent à pré-
sent leurs affaires de manière indépendante.
Laurent, diplômé d’école de commerce,
a débuté en organisant des soirées étu-
diantes. Puis, à 23 ans, il a racheté les
Planches, discothèque pour baby club-
bers, avec Addy (qui n’a plus de parts au-
jourd’hui), également jeune promoteur de
fêtes. Les deux businessmen en herbe ne
tardent pas à comprendre que contrôler
plusieurs boîtes leur permettrait de réali-
ser des économies d’échelle, de limiter les
risques et d’offrir à leurs clients plus de
choix pour héberger leurs événements. Ils
reprennent Le Milliar-
daire, La Galerie (tou-
jours à Addy et devenue
le Players), le Plaza Ma-
deleine (racheté par le
jeune Romain Dian et
qui vient d’être rebaptisé
le Culture Hall), le Studio
287, etc.
Addy a fondé en 2006 le groupe Spell,
chargé de l’exploitation du Régine’s, Black
Calavados, Showcase Pirate, Blitz Bar et Re-
nard (les deux en association avec Rasmus
Michau), de Chez Moune et des restaurants
La Villa (avec Olivier et Julie Demarle qui
ont aussi Le Secret, Le Magnifique et le Café
Chic), La Païva, Les Cinoches, Les Innocents,
Le Narbé et La Fidélité.
Laurent de Gourcuff détient Les Planches,
le Néo, le Sens, Madam, le Redlight, le Bra-
sil Tropical et vient de racheter Raspoutine.
Egalement gérant du Bus Palladium et du
Globo, il précise : « Je ne suis pas un oiseau
de nuit. Je gère mes boîtes comme une en-
treprise classique. »
Les créatifs
A la fois agences de com’ et d’événemen-
tiel ultratendance, directeurs artistiques de
lieux et organisateurs de soirées, plusieurs
équipes rivalisent d’originalité pour réaliser
des fêtes inoubliables.
We love art a été fondé par Marie Sabot en
2004,rejointe un an plus tard parAlexandre
Jaillon, ancien créa-
teur du magazine
Trax. Marie a toujours
travaillé dans la mu-
sique, rock et électro :
en 1992 elle produit
des concerts pour Ga-
rance, propriétaire de
l’Elysée Montmartre. Ensuite, en 1997, elle
emmène sa troupe de performers dans les
festivals et raves à l’étranger, qui lui don-
nent le goût de l’éphémère, de la créativité
et des lieux décalés. Son leitmotiv, c’est
s’amuser hors des clubs. Elle l’applique en
collaborant pour les soirées grandioses des
Templiers (devenus LesAmbassadeurs) : elle
A l’heure de la mondialisation, les dis-
cothèques aussi se délocalisent… sans
pour autant fermer leurs portes dans la
capitale ! Plusieurs boîtes ont installé
des têtes de pont au-delà du périph’. Le
phénomène s’amplifie...
Figure emblématique des nuits pa-
risiennes branchées, le Baron a créé
une « succursale » à Tokyo, en 2008,
et une toute nouvelle, cet automne, à
New York. De plus, des versions éphé-
mères du club d’André et Lionel sont
ouvertes à l’occasion des festivals du
film de Cannes, Cabourg et Locarno,
pour les foires d’art contemporain Art
Basel en Suisse et à Miami, ou pour les
24 heures du Mans !
Le VIP Room joue également la carte
saisonnière lors du Festival de Cannes,
et chaque été à Saint-Tropez. L’hiver
dernier, il s’était même expatrié, pour
les fêtes de fin d’année, à Saint Barth…
Plus pérennes, la Favela Chic s’est dé-
doublée à Londres en 2005 et l’Expé-
rimental Cocktail Club vient juste de
s’implanter dans la capitale anglaise,
pour exporter sa recette qui cartonne
à Montorgueil : bons cocktails et am-
biance festive.
Voilà qui devrait redorer l’image de
marque de Paris hors de nos frontières…
Le Baron.
Le VIP Room.
l’Expérimental Cocktail Club.
©AnneSorrentino
déniche château, église, centrale thermique
pour accueillir des bals en costume.
Avec sa propre agence, elle organise sa pre-
mière fête « We love… » en 2005 : Aphex
Twin au Palais de Tokyo. Il y en a toujours
quatre par an, réunissant près de 4 000
clubbers autour d’artistes rares (Luciano,
Plastikman, Vitalic, Ellen Allien), d’une scé-
nographie remarquable dans des endroits
atypiques (Aquaboulevard, chalet au bois
de Vincennes, halle de la Villette, etc.). Sur
ce modèle, elle construit des événements
privés pour des marques, comme les 100
ans de Converse au Showcase, avec un live
d’Iggy Pop.
Institut Bonheur,qui milite pour un clubbing
dans la joie et la bonne humeur, a été of-
ficiellement instauré par deux trentenaires,
Rasmus Michau et Olivier van Temsche.
Leur ancien appart était surnommé la Mai-
son du Bonheur car ils invitaient souvent de
nombreux amis. Les fêtes prenant de l’am-
pleur, les deux colocs les déplacent au resto
Les Jardins de Bagatelle pendant l’été 2006.
Depuis, l’engouement les incite à renouveler
cette expérience estivale chaque année.
Parallèlement, Rasmus, ex-Sciences Po Pa-
ris, s’ennuie dans le conseil en stratégie et
monte Hmm !, son agence d’événementiel
et de design pour les marques de luxe. Il ra-
chète en 2009 la marque de tequila Blitz,
ouvre le Blitz Bar et, après, le Renard, resto-
cabaret-club dans un ancien théâtre. Il vient
aussi de reprendre le créneau du week-end
au 1515 (ex-Man Ray) avec son « Cirque du
bonheur ».
Elegangz est né en 2005 du désir de pro-
mouvoir les artistes contemporains (DJs,
graphistes, cinéastes, etc.) et de les mettre
en contact avec des marques pour générer
le buzz grâce à des web séries, vidéos vi-
rales, événements, gestion de communau-
tés et réseaux, etc. Le « père » de l’agence,
c’est Adrien Moisson, 34 ans : après une
formation de vétérinaire, il a intégré l’ESCP,
école de commerce où il a commencé à tra-
vailler pour un label de musique. Il a colla-
boré avec la Clique de Lionel et André, puis
inauguré son propre établissement, le New
York Club. Après sa fermeture, Elegangz
s’est dirigé vers le Scopitone et en assure
toujours la direction artistique. Le collectif
a également une résidence mensuelle à la
Machine du Moulin Rouge, où il vient de
souffler en beauté ses cinq bougies.
Copains depuis le lycée et tout juste trente-
naires, Rodolphe,
alias Reynolds,
et Renaud, alias
Hansel, ont for-
mé Dcontract
parce qu’ils ne
croient plus aux
fêtes dans les boîtes. Ils ont commencé
par des « micro free parties », soirées
cool et gratuites dans des lofts vides,
pour un cercle élargi d’amis. Ensuite, ils
ont structuré leur activité : inventer des
concepts événementiels originaux, créa-
tifs et participatifs, dans des lieux inhabi-
tuels. L’été, c’est barbecue électro sur les
quais de la Seine et, le reste de l’année,
des fiestas déjantées pour des marques
où sont invités les 1 000 « prescripteurs
de tendance » de leur listing (issus de la
mode, com, pub, musique, etc.). Parmi les
moments forts, des réjouissances dans
une ancienne salle des coffres avec 500
personnes déguisées en braqueurs ; la
compétition de kart à pédales dans un
parking souterrain ; la course en escar-
pins au Palais Brongniart ; ou encore un
concert sur le chantier de l’hôtel Jules et
Jim, dans le Marais, fin septembre.
Les électrons libres
Sympathiques trentenaires polyvalents,
Guido Minisky et Edouard Rostand sont
à la fois journalistes, DJs, organisateurs de
soirée et directeurs artistiques. Ils officient
dans différents endroits, des beaux quar-
tiers aux spots plus underground. Un vrai
don d’ubiquité !
Guido a toujours été DJ, au départ dans
les boums, puis chez ses amis. Passionné
de musique, il constitue l’association
GoldRush et le fanzine du même nom. Il
obtient sa première résidence au Cithéa,
cartonne ensuite le jeudi au Pulp. Il fait
partie des pionniers qui ont transformé
les bars en miniclub : d’abord à la Pointe
Lafayette avec les frères Lazerges, puis aux
9 Billards. Pendant cinq ans, ce rade en
marge d’Oberkampf devient un lieu festif
incontournable : « Comme ça fermait à 2
heures, la frustration était forte et les gens
en redemandaient, ils revenaient chaque
semaine », se souvient Guido. Des fidèles
Romée de Goriainoff et Pierre-Charles Cros.
©D.R.
attirés par la qualité de sa prog’. Certains
l’ont suivi après, aux Disquaires. Désormais,
il est Chez Moune et au Panic Room. Il or-
ganise encore quelques soirées GoldRush
avec son complice Pierre Wax, ou mixe à la
Flèche d’or et à la Favela Chic.
Edouard Rostand est également proche de
l’équipe de la Favela. Rédacteur en chef du
magazine Trax, ce « party animal » invé-
téré se surnomme Special Ed quand il passe
derrière les platines. Il a découvert le Paris
noctambule en travaillant pour une émis-
sion de Canalweb.Avec RaphaëlWizenberg,
ils conçoivent, en 1998, Parissi.com : un
agenda des sorties sur le Net, avec des pe-
tits articles bien sentis. En 2001, avec Carl
de Canada, Edouard organise sa première
soirée « Hifi » à la Coupole, qui reviendra
pendant un an. Par la suite, il participe à
la création du festival corse Calvi on the
Rocks, où il invente le concept de Toi-
let Disco, avec des DJs à côté des W.-C. !
Pendant quelques années, Edouard mixe
régulièrement au Andy Wahloo, au Baron,
aux Jardins de Bagatelle l’été, etc. Il a une
résidence hebdomadaire, « Antisocial »,
au Social Club. Mais il se lasse de la rou-
tine : « Paris, c’est trop contraignant, pas
assez frais. Je recherche plus de liberté et
de spontanéité dans un cadre moins rigide
qui permette d’avoir une plus grande capa-
cité de réaction si tel artiste est de passage
dans la capitale et veut mixer à la dernière
minute ou faire un aftershow. » Il a trouvé
cet esprit au Cercle : réservé aux membres
la journée, le bar est ouvert à tous le soir,
pour des fêtes comme à la maison où l’on
est invité à s’approprier les lieux. Il imagine
aussi les soirées « Rayon Frais » à l’Elysées
Biarritz (avec expos artistiques, projec-
tions, concerts et DJ sets) et fait partie des
initiateurs du Big Festival, l’été à Biarritz.
Les rois du cocktail
Romée de Goriainoff, Olivier Bon et
Pierre-Charles Cros, 28 ans chacun, se
connaissent depuis le collège. Partis étu-
dier à l’étranger, dans la finance, la mode
et le management, ils se sont retrouvés à
Montréal pour terminer leur cursus. C’est
là, et à New York où ils allaient souvent,
qu’ils se sont pris de passion pour l’art
du cocktail. En rentrant à Paris, le choc
fut rude : tous les bars servent les mêmes
breuvages et il y en a peu qui concoctent
des cocktails dignes de ce nom. Le trio
décide d’ouvrir son propre établissement
et de suivre une formation à Londres
pour apprendre les savants mélanges. Ils
dénichent un local dans une petite rue
discrète de Montorgueil : l’Expérimental
Cocktail Club naît en 2007. Acte 2, ils rê-
vent de s’installer Rive gauche et lancent,
en 2008, le Curio Parlor, un peu à l’écart
des circuits habituels, dans le 5e
: au bout
de six mois, c’est aussi un succès. Dernier
épisode, l’opportunité de racheter un lieu,
rue Mazarine, qui devient le Prescription
Cocktail Bar : « Un emplacement en or pour
le bar de la maturité, résume Romée. C’est
le meilleur démarrage des trois. Mais tous
font aujourd’hui le plein, avec des habitués
et beaucoup d’étrangers, dont les Améri-
cains qui ont le culte du barman,et des gens
qui nous ont vus en une du supplément du
Financial Times. » Le secret de leur réus-
site ? D’abord des cocktails soignés, avec
de bons glaçons (ils ont même importé de
New York une machine spéciale), des pro-
duits de qualité (alcools, jus de fruit, etc.),
de la précision et de la constance dans la
réalisation. Le tout à un tarif raisonnable
(environ 12 euros). Et, bien sûr, il y a le
cadre : superbes décos, élégantes et ori-
ginales, atmosphère cosy et festive, mini-
pistes de danse improvisées et conviviales.
Les fêtards chics et branchés en raffolent !
Et les « cocktail boys » ne comptent pas
en rester là : ils ont créé, avec une Amé-
ricaine, un coffee shop à la new-yorkaise,
Merce and the Muse, car ils en avaient as-
sez du café au goût identique partout… En
route pour une nouvelle success story ?
Guido Minisky.
©D.R.
Le dernier concept-store
coquin débarque en ligne
avec une idée fixe : renouve-
ler le « bestiaire » du sex-toy.
Finis les canards vibrants
ou les vibromasseurs lapins,
place désormais à l’étoile
de mer aux cinq sensations
(40 €), au poulpe vibrant
(17 €) ou au stimula-
teur clitoridien éléphant
(20 €), moins effrayant
qu’on pourrait croire. Pas
toujours d’un goût très sûr,
mais furieusement décalé.
Le dernier concept-store
avec une idée fixe : renouve-
ler le « bestiaire » du sex-toy.
ou les vibromasseurs lapins,
Outre tous les services classiques
d’un site de rencontre, les applica-
tions iPhone Skout (hétéro) ou Grindr
(homo) permettent d’identifier dans un
lieu public les célibataires à proximité.
Plus besoin de se lever de sa table :
avant d’aller parler à son voisin, on peut
donc déjà savoir sa situation matri-
moniale, ses qualités supposées ou sa
cuisine préférée. Un radar à célibataire
diabolique qui a déjà supplanté chez les
branchés Meetic ou Adopteunmec.
Pour les amateurs de Warhol ou de Kate-
rine, Love To Love rend hommage au fruit
le plus suggestif de la création. Mais quand
d’autres oublient leur dildo en or dans le
pot à crayon, on évitera de laisser trainer
la « banane » dans la cuisine... (144 €).
©D.R.
©D.R.
©D.R.
Le chat aléatoire, c’était le hit du printemps. Au plus fort
de la vague, près de 4 millions d’Internautes passaient des
nuits entières à rechercher le petit frisson qui consiste
à être mis en relation avec un(e) inconnu(e) à l’autre
bout du monde. Sauf que l’interlocuteur (beaucoup
plus rarement l’interlocutrice) était presque systémati-
quement en train d’exhiber son anatomie intime. Trop
de pénis ayant fini par tuer le pénis, Chatroulette, ou
ses innombrables versions françaises, n’attirent plus
aujourd’hui que ses derniers gogos. Et on s’en moque.
L’usage massif des sites de rencontres et le nouveau
désir sexuel féminin ont tout chamboulé. Pour s’y
retrouver dans les frontières devenues floues entre
plans d’un soir et relations sérieuses, le sociolo-
gue Jean-Claude Kaufmann décortique clairement
les nouvelles normes sexuelles et amoureuses.
La nouvelle passion des people, c’est de se mettre à nu... mais
avec élégance. Un an après Arielle Dombasle, Clotilde Courau
a ainsi enflammé la rentrée avec son numéro mis en scène,
tout de même, par Philippe Découflé. La princesse de Savoie,
une très belle prise pour le Crazy Horse (8e
), le premier club
à renouveler de cette façon sa revue. Mais des projets du
même ordre devraient voir le jour au Secret Square (17e
).
Aussi bien chez les bobos
que chez les prolos, chez
les vieux que chez les
jeunes, l’échangisme re-
crute de nouveaux publics :
il suffit de jeter un coup
d’œil sur les pistes de
danse de l’Overside (6e
)
ou du WE (3e
), bondés
en fin de semaine, pour
en avoir une bonne idée.
La pratique est tellement
rentrée dans les mœurs
qu’elle s’invite même sur
les chaînes généralistes :
M6 propose désormais
une série consacrée
à deux couples échan-
gistes (« Swingtown »)!
Variation biblique sur les fameuses chaises mou-
lées de Verner Randon, la chaise-fesse Him ou Her
(260 €) du designer italien Fabio Novembre est
avant tout une affaire de courbes harmonieuses...
©D.R.
©AnneSorrentino
©D.R.
©UnConGnito
1er
Chacha
Club chouchou
Hétéro. De Grace Jones à Vincent Cassel,
en passant par Matthieu Amalric ou Laurent
Gerra, il serait trop fastidieux d’établir une
liste exhaustive des personnalités y ayant
pointé le bout de leur célébrité. C’est difficile
à concevoir, mais à quelques encablures des
vilaines Halles, le Chacha a su créer un res-
taurant bar club qui évoque plus le manoir
anglais du XIXe
que le kebab du coin. Relaxa-
tion assurée dans ce cadre feutré aux beaux
choix de velours (jusque dans le fumoir qui,
pour une fois, tient bien son nom !) et fau-
teuils club. Et si, en plus, on sait qu’on peut
descendre avec cette jeune fille à la taille
mince dans un boudoir secret au sous-sol…
Le boudoir secret au sous-sol.
Tendance
30-50 ans. Club-restaurant. Entrée libre. Coupe de champagne : 12 €.
Restaurant de 20h à minuit, de 40 à 60 € à la carte.Tous les jours sauf
le dimanche de 20h à 6h. 47, rue Berger. 01 40 13 12 12. www.chachaclub.fr
M° Les Halles. Noctilien : N11, N15, N16, N 24. Station Vélib’ : 1028.
Les Chandelles
Indémodable
Adulte/hétéro. Depuis que Thierry Ardisson
a popularisé l’endroit (ça remonte), les Chan-
delles ont gardé leur image du club échan-
giste select. Cette réputation n’est pas usur-
pée : l’homme seul éperdu semble s’y faire
plus rare qu’ailleurs, même si certains couples
semblent légèrement factices. Des salons de
plaisir à la piste de danse, tout est impeccable
et permet de se laisser aller aux attouche-
ments de rigueur en bonne compagnie.
Des critères de sélection assez flous.
classique
30-60 ans. Club échangiste. Entrée couple : 80 €, femme seule : 40 €.
Dîner couple,vestiaire et deux consommations comprises : 171 €.Coupe
de champagne : 21 €. Du mardi au samedi : en journée de 11h à 19h,
puis de 21h à 4h.1,rueThérèse.01 42 60 43 31.www.les-chandelles.com
M° Pyramides. Noctilien : N. 11,N24. Station Vélib’ : 1016.
VIP Room Theater
Le théâtre de verre de Jean Roch
Hétéro. La translation du VIP Room des
Champs-Elysées vers l’ancienne Scala et la
rue de Rivoli aura pris du temps, mais dé-
sormais cette nouvelle ambassade de l’évè-
nementiel tape-à-l’œil tourne à plein régime.
Il suffisait de voir le cortège de people, de
Karl Lagerfeld à Lindsay Lohan venu défiler
en pleine fashion week pour l’inauguration
officielle des derniers espaces de l’immense
Theater – le restaurant Gioa et le bar de jour.
Il n’y a pas mieux pour fréquenter mannequins
longilignes et jeunes des beaux quartiers.
Il faut aimer se faire dévisager à tous les étages.
Tendance
20-50 ans. Entrée libre ou 15 € selon les soirs. Bière : 10 €. Cocktails :
20 €.Bouteille : env.200 €.De 22h à 5h du mercredi au samedi.188 bis,
rue de Rivoli.01 58 36 46 00.www.viproom.fr M° Palais-Royal.Noctilien :
N11, N24. Station Vélib’ : 1014.
2e
Le Cercle
Un club à l’anglaise
NOUVEAU Hétéro/homo. Pendant deux
ans, le Cercle s’était construit comme un club
privé à l’anglaise. Pour la rentrée, le « Cercle
2.0 » s’ouvre au public. Si, dans la journée, il
reste un espace de travail pour « créatifs et
indépendants », il devient, dès 18 heures, un
bar boudoir à cocktail où tout, ou presque,
est possible : tapoter quelques notes sur le
piano, passer derrière les fourneaux, bran-
cher son iPod sur les platines ou se déhan-
cher sur le dance-floor… L’endroit idéal pour
rencontrer une faune de photographes, jour-
nalistes ou hypeux loin des clubs parvenus.
La sensation de liberté.
Tendance
20-60 ans. Club privé/Bar à cocktail. Entrée libre (ou sur invitation) de
18h à 2h du matin. Dans la journée, réservé aux membres (cotisation
de 100 €/HT/mois). Vin : 5 €. Gin : 10 €. Daiquiri Fraise : 12 €. 6, rue
Etienne-Marcel.01 42 36 98 57.M° Etienne-Marcel.www.leclubducercle.fr
Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 1102.
Ora Ito, desi-
gner, 33 ans
« Hôtel Costes, rue
St-Honoré (1er
) :
j’aime beaucoup y
dîner ou y boire un
verre. Jean-Louis
Costes me lance
souvent sur des sujets
passionnants. Dans la
même rue, Colette :
tout simplement
incroyable ! Pendant
la Design Week, Co-
lette et Sarah m’ont
permis d’exposer
mon univers dans les
vitrines, autour de
ma dernière création,
Miss Pucci. Le Baron,
av. Marceau (8e
) : le
club incontournable
fondé par mon ami
Lionel Bensemoun.
Galerie Emmanuel
Perrotin, rue de
Turenne (3e
) : un ga-
leriste et des artistes
très importants dans
le monde de l’art
contemporain. La
librairie de la Galerie
de l’architecture, rue
des Blancs-Manteaux
(3e
) : je passais des
heures à y éplucher
les livres.Aujourd’hui,
je repars plus vite,
mais avec plus
d’ouvrages ! »
VIP Room Theater
©GillesBassignac-JDD-Sipa
Le WE
Rebecca Zlo-
towski, 30 ans,
réalisatrice de
« Belle Epine »,
sur les écrans
depuis le 10/11
« La Terrasse des
Archives, angle
Archives/Haudriettes
(3e
) : j’y donne
mes rendez-vous,
j’y mange, j’y lis
le journal. Le Taxi
jaune, rue Chapon
(3e
) : tenu par Otis,
un restaurant secret
et bon. La buvette
du Luxembourg,
près de la fontaine
Médicis : c’est beau,
discret et boisé. Le
Bloc, rue Brochant
(17e
) : quand je suis
place Clichy, je vais
y voir mes amis. Le
Boubar, rue Lécluse
(17e
) : bar tenu par
Boualem, tout près
d’hôtels fréquentés
par des trav., des tou-
ristes et des couples
illégitimes. Il peut
s’y passer à peu près
n’importe quoi… »
Set Platinium
Un peu d’Histoire...
NOUVEAU Adulte/hétéro. La plupart des Pa-
risiens l’ont oublié, mais les petits arpents de
la rue Chabanais, derrière le Louvre, étaient
les plus grivois de Paris, à la fin du XIXe
siècle.
C’était là, au numéro 12, que trônait le my-
thique « Chabanais », maison close magnifique
(elle reçut une mention à l’Exposition univer-
selle de 1900 !) qui vit passer aussi bien Mau-
passant qu’Edouard VII ou Marlene Dietrich.
C’est donc assez logiquement que s’est ouvert
ce nouveau bar club libertin assez select.
La générosité des patrons.
Tendance
25-50 ans. Club échangiste. Du lundi au samedi de 15h à 20h et de 23h
a 6h. 7, rue du Chabanais. 01 42 96 39 17. M° Pyramides. www.le-set-
platinium.fr/ Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2007.
3e
Le Tango/
La Boîte à frissons
Kitsch et indémodable
Homo/hétéro. S’il a été bar musette auver-
gnat au début du XXe
siècle, dancing antillais
dans les années 80, Le Tango est devenu de-
puis 1997 le seul et unique bal gay et lesbien
de Paris, sous l’impulsion de « Madame »
Hervé Lacapie. A la fois ouvert à toutes les
sexualités et à tous les âges, cette « Boîte à
frissons » (de l’ancien nom de l’accordéon)
a su garder sa convivialité sous ses dehors
d’un kitsch assumé. On danse toujours sur
les mêmes tubes d’un autre âge en espérant
faire LA rencontre d’un soir.
convivial
20-65 ans. Cabaret/bal. Entrée : 8 €. Soft : 4 €. Bière : 4,50-5,50 €.
Alcool : 6-7 €. Bouteille de champagne : 75 €. Vendredi et samedi de
22h30 à 05h. 11, rue au Maire. 01 42 72 17 78. www.boite-a-frissons.fr
M° Arts-et-Métiers. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 3011.
Le WE
Ex-Hôtel des sens
NOUVEAU Adulte/hétéro. Rénové, l’Hô-
tel des Sens a repris des couleurs en devenant
le WE. Au sens propre : dans chaque alcôve,
c’est une explosion de mauve, de rouge, de
jaune, mis en valeur par un éclairage bien
choisis et des matériaux plutôt classieux.
Avec l’arrivée de soirées plutôt amusantes,
respectueuses des femmes, la clientèle et le
personnel se sont sensiblement rajeunies.
Tout est prêt pour faire de ces sept étages un
immense terrain de jeu dédié au plaisir.
Tendance
25-60 ans. Club libertin. Tarifs les mardis et mercredis : 35 € (couple),
95 € (homme seul), les jeudis, vendredis et samedis : 69 € (couples
seulement). Soft : 10 €.Whisky et coupe de champagne : 16 €. Du mardi
au samedi de 22h30 à 5h. 83, rue Quincampoix. 01 42 76 90 00. www.
hoteldessens.com M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Sta-
tions Vélib’ : 4021, 4104, 1005.
4e
Les Filles de Paris
Salut les copines
NOUVEAU Homo/hétéro. Après le Troisième
Lieu et le disquaire My Electro Kitchen, voici
le dernier spot lesbien de la très féminine rue
Quincampoix. Restaurant en première partie
de soirée et mini club après minuit, les Filles de
Paris veulent insuffler un vent de folie dans le
quartier des Halles en alliant une prog électro
de qualité à un goût de la fête permanent. On y
découvre aussi des animations, des show bur-
lesques aux bals déjantés, en passant par les
nouveaux cours de pole dance.
Le restaurant ouvert toute la nuit.
Tendance
20-50 ans.Club restaurant.Entrée libre.Cours de pole dance : 30 €.Bière:
5 €.Du mardi au jeudi de 19h à 2h et vendredi et samedi de 19h à 5h.57,
rue Quincampoix. 01 42 71 72 20. M° Rambuteau. www.myspace.com/
lesfillesdeparis Noctilien : N12, N13, N14. Station Vélib’ : 4021. ©AurélieLamachere-Sipa
Le Troisième lieu
Léa Seydoux,
25 ans, comé-
dienne, à l’affiche
notamment de
Belle Épine, sur
les écrans depuis
le 10 novembre
« Je kiffe le resto
Glou, rue Vieille-du-
Temple (3e
) pour
l’étage qui donne
sur le centre culturel
suédois. J’aime aussi
le salon de thé Bon-
point qui se trouve
dans le jardin de leur
hôtel particulier, rue
de Tournon (6e
). On y
trouve des pâtisseries
simples sans chichis
et délicieuses. Je
retrouve mes copines
pour discuter, et il
n’y a souvent que des
mamies la semaine.
Et aussi La Muraille
de Jade, rue de
l’Ancienne-Comédie
(6e
) : mon resto asia-
tique préféré. La déco
est insignifiante et
personne ne connaît
mais la nourriture
est délicieuse. »
Au Lys en l’île
Les dessous de l’île Saint-Louis
Adulte/hétéro. Dès la discrète devanture
médiévale, le ton est donné. Si l’on vient pra-
tiquer l’échangisme au Lys, dans l’ancienne
rue de la Femme-sans-Teste (ça ne s’invente
pas), c’est surtout pour profiter de son décor
de caves voûtées du XIVe
siècle – on dit même
que certaines pièces servaient de cachot
pour Notre-Dame de Paris. Le Lys reste dans
le classique avec ses inévitables soirées à
thèmes (« porte-jarretelle », « sans culotte »)
tout en accueillant quelques soirs par mois
des spéciales « travestis ». Seul regret : l’éta-
blissement est un peu en dehors du circuit.
Toutes les soirées ne sont pas bondées…
classique
25-60 ans. Club échangiste. Entrée : 70 € pour les couples les mardis et
mercredis, 90 € du jeudi au samedi (avec buffet). Coca : 10 €. Whisky :
15 €. Du mardi au samedi de 20h à 4h. 8, rue Le Regrattier. 01 43 25
76 93. www.aulys.fr M° Sully-Morland. Noctilien : N11, N15, N16, N22.
Stations Vélib’ : 4006.
Les Souffleurs
Spot transgenre
Homo/hétéro. Les Souffleurs, c’est un long
et étroit couloir (doté parfois d’une cave)
où tout semble possible. L’un des seuls en-
droits de Paris où homos, transexuels et hé-
téros peuvent se croiser sans se toiser. L’am-
biance, assurée par des DJs supérieurs à la
moyenne des bars environnants est toujours
électrique. Au point que l’on arrive très vite
à se frotter à l’inconnu(e) qu’on recherchait.
Par contre après minuit, il est souvent diffi-
cile de « respirer » aux Souffleurs.
Les expos photos régulières et de bonne tenue.
Tendance
20-40 ans. Bar homo/trans. Entrée libre. Bière : 3,30 €. Mojito :7 €. Du
mardi au dimanche de 18h à 2h et une fois par mois jusqu’à 5h.7,rue de
la Verrerie. 01 44 78 04 92. www.myspace.com/lessouffleurs M° Saint-
Paul. Noctilien : N11, N16. Stations Vélib’ : 4016, 4015, 4103.
Le Troisième lieu
Ginettes bien armées
Lesbien/hétéro. Bien installé dans la vivante
rue Quincampoix, LE spot lesbien hétéro
friendly. La taverne au rez-de-chaussée et le
club au sous-sol ne désemplissent pas dans
une ambiance « faites comme chez vous ».
De plus, sous la pression amicale du nou-
veau club les Filles de Paris, à deux pas, le
Troisième lieu tente de renouveler avec suc-
cès ses soirées et ses animations. Sélection
électro très pointue, renforcée par l’ouverture
de leur propre disquaire, My Electro Kitchen.
Se faire battre par des filles au baby-foot.
convivial
25-50 ans. Bière : 3 €. Alcool : 6 €. Cocktails : 7 €. Repas : 5€-10€.
Du lundi au jeudi de 18h à 2h, vendredi et samedi de 18h à 6h. 62,
rue Quincampoix. 01 48 04 85 64. M° Rambuteau. www.myspace.com/
letroisiemelieu Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 4021,
1005, 4104.
5e
Curio Parlor
Très haut de gamme
Hétéro/homo. Ouvert par les géniaux pro-
priétaires de l’Experimental Cocktail Club,
le Curio est l’un des boudoirs clubs les plus
secrets du 5e
… a fortiori en semaine, où seul
le sous-sol est ouvert. En fin de semaine par
contre, une faune bien choisie vient dégus-
ter des cocktails au milieu des hiboux em-
paillés et des meubles Art déco avec un petit
sentiment d’entre-soi, ou danser jusqu’à pas
d’heure. Et si l’on a la chance de tomber sur
les soirées « Années Folles » des vibrionnants
Bart and Barker, le dépaysement est garanti.
Lla petite banquette-boudoir intime pour s’isoler.
Tendance
25-50ans.Entréelibre.Cocktails:10à12€.Dulundiaujeudide18hà2h,ven-
dredietsamedide18hà4h.16,ruedesBernardins.0144071247.www.curio-
parlor.comM°Maubert-Mutualité.Noctilien:N15.StationVélib’: 5018,5107.
Curio Parlor
Latin Corner
Trop de muscles…
Hétéro. Le Latin Corner pourrait être une
sorte de Secret Square pour filles… sauf qu’il
n’y a pas de striptease, juste des serveurs
bodybuildés en string le soir qui accordent
éventuellement des « dance sexy » (s’ils ne
sont pas déjà surbookés). Surtout, des noms
de cocktails (l’élégant « Sperme du ser-
veur ») à la déco (les soutien-gorge laissés
par les invitées précédentes), en passant par
la gestion du club (on pousse à la consom-
mation) ou la musique (R and B, salsa ou
house), rien ne respire franchement l’élé-
gance. Eviter l’enterrement de vie de jeune
fille de sa cousine, déguisée en abeille…
classique
25-50 ans. Bar coquin. Entrée libre. Mojito : 10 €. Bière : 7 €. Du lundi au
dimanche de 18h à 2h.27,rue de la Huchette.M° Saint-Michel.01 43 54
16 04. Noctilien : N12, N14, N15, N21, N22, N122. Station Vélib’ : 5033.
6e
Le Montana
Pour finir la nuit
Hétéro. La folie people qui avait entouré l’ou-
verture du Montana l’an dernier (Kate Moss tous
les soirs, entre autres) est certes retombée à un
niveau plus décent. C’est d’autant plus étonnant
que l’endroit ressemble à un bar de nuit de base,
toutjusterehausséparladécodel’incontournable
André. Cela n’empêche pas le Montana de rester
parmi les adresses les plus recherchées chez les
amateurs de gravures de mode, mannequins bien
fichusetjeuneshommesdélicatementpeignés.Le
bonplanpourécoulersesdernièrescartouches,si
l’on arrive à rentrer, bien entendu, la jauge ne dé-
passant pas les 50 personnes.
Tendance
20-45 ans. Bar-club. Entrée libre. Cocktail : 15 €. Bière : 10 €. Du mardi
au samedi de 23h à 5h.28,rue Saint-Benoît.M° Saint-Germain-des-Prés.
Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 4021, 1005, 4104.
Overside
Renversant
Adulte/hétéro. On aime son côté pédago,
avec des salles adaptées à tous les « niveaux
d’échangisme » : les moins initiés préféreront
le Salon indien, jolie petite chambre offrant
une certaine intimité, tout en laissant la possi-
bilité aux curieux de vous observer via un mi-
roir sans tain, tandis que les « experts » choi-
siront « la Mosaïque », réputée pour ses lits
spacieux et ses jeux de miroirs. Et comme en
plus la déco n’a pas à rougir de la comparai-
son avec une « vraie » boîte et que la clientèle
est plutôt jeune et haut de gamme, il n’y a pas
de raison de finir tête bêche.
Une piste de danse bien remplie.
25-50 ans. Club échangiste. Entrée : 68 € pour un couple du jeudi au sa-
medi. Hommes seuls acceptés les mercredis et dimanches : 108 €. Gin :
16 €. Coca : 10 €. Du mardi au dimanche de 20h30 à 5h (à partir de
22h30 le samedi). 92, rue du Cherche-Midi. M° Vaneau. 01 42 84 10 20.
www.overside.fr Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 6108.
Le Baron
8e
Le Baron
Déjà cinq ans
Hétéro. Le premier club d’André et de Lionel
avait lancé le mouvement des miniclubs : cinq
ansplustard,quandbiend’autresontsombré,le
Baron tient toujours sa ligne de conduite, indif-
férent au passage du temps. L’ancien bar à hô-
tesses n’a donc relâché ni sa fameuse politique
de sélection (les amis d’amis) ni son goût pour
la fête non-stop, délirante à souhait. Et même si
ses deux fondateurs devenus gourous de la nuit
sont occupés par d’autres projets, il reste le lieu
incontournable pour frotter ses épaules au mi-
lieu de la mini jet-set rock internationale.
Tendance
25-50 ans. Club. Entrée libre (mais sélective) tous les jours de 23h à
5h. Bière : 10 €. Alcool : 15 €. Bouteille de champagne : 200 €. 6, av.
Marceau.M°Alma-Marceau.www.clublebaron.com Noctilien : N11,N124,
N53. Stations Vélib’ : 8045, 8046.
No Comment
Comme son nom l’indique
NOUVEAU Adulte/hétéro. Dans la même rue
que le Regine’s ou le Mathis, ce nouvel épicentre
de la luxure reprend les codes des clubs chic
de Paris, univers Art déco et lumières tamisées,
en y ajoutant sa touche pimentée : on ne s’isole
pas seulement dans des chambres mais dans de
confortables «cabines Paquebot» ou «cabines
Orient Express», tandis que l’on pourra s’initier
à la domination dans le cachot. Le succès est au
rendez-vous : en fin de semaine, ce club pouvant
accueillir jusqu’à 300 personnes fait quasiment
le plein. Il y a donc le choix. Une bonne alterna-
tive aux Chandelles ou à l’Overside, donc.
Une sélection musicale au-dessus de la moyenne.
classique
25-60 ans. Club échangiste. Entrée : 75 € pour les couples (avec conso),
38 €pour les femmes seules (avec conso).Hommes seuls le mardi (90 €).
Menu : 37 €. Du mardi au samedi de 23h à 5h. 36, rue de Ponthieu,
M° George-V. 01 43 59 23 95. www.nocommentclub.com Noctilien :
N121, N24. Stations Vélib’ : 8039, 8050.
Six Seven/
soirée Vengeance
d’une femme
Classique revisité
Hétéro. On attendait pas grand-chose de
cette énième reprise du concept initié au
Regine’s par les Soirées « Au Bonheur des
dames ». Comprendre : faire de la calino-
thérapie aux filles en début de soirée via
diverses animations et du striptease géné-
ralement bas de gamme, avant d’ouvrir les
portes du club à la gent masculine. Mal
nous en a pris, car cette « Vengeance d’une
femme » renouvelle complètement le genre
en jouant complètement la carte « sexy
chic »: de fort beaux serveurs, des strip-
teases raffinés et, surtout, des démonstra-
tions de produits ou cosmétiques coquins.
Autant dire que dès minuit, le thermomètre
est déjà au plus haut…
classique
20-30 ans. Soirée.Tous les vendredis au Six Seven. Bière : 8 €. Cocktail :
15 €. Entrée gratuite pour les filles de 23h à 0h30, puis jusqu’à 5h
(sur invitation). 65-67, rue Pierre-Charron. 01 58 56 20 51. M° Franklin-
Roosevelt. www.sixseven.fr Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 8040,
8105, 8013.
SoKo, 25 ans,
chanteuse, comé-
dienne, bientôt à
l’affiche du film
de Virginie Des-
pentes, d’après
son livre Bye Bye
Blondie
« Mon endroit préféré
de tout Paris c’est
Tien Hiang, rue
Bichat (10e
) : le seul
resto entièrement
végétalien, je crois.
Comme une petite
cantine asiatique,
pas cher, tout est
délicieux, c’est à
côté du Canal, donc
bien pour une petite
promenade après
dîner. Pousse-Pousse,
rue Notre-Dame-de-
Lorette (9e
) : patrons
adorables qui font
des tartes sans gluten
et végétaliennes, il
y a tout un tas de
graines germées et
jus de légumes trop
bons et pleins d’op-
tions crues ! Uma,
rue Choron (9e
), les
meilleurs massages
de Paris ! Oh oui !
Smooth in the City,
rue des Abesses
(18e
) :“One smoo-
thie a day keep the
doctor away”. Je crois
que mon préféré c’est
le Lorelei ! Miam ! »
Le Baron
Chez Moune
©Villard-Sipa
9e
Chez Moune
Normounisation
Hétéro. Cet ancien cabaret homosexuel
féminin est rentré dans une période de
normalisation depuis 2008, au moment de
sa reprise en main par la fameuse clique du
Baron. Après avoir mis un certain temps
pour prendre ses marques (allusion à sa
fermeture au printemps dernier), Chez
Moune est devenu le mini club branché de
Pigalle, le point de rendez-vous de tous les
noctambules du quartier, venus générale-
ment du Sans Souci voisin. Finis donc les
shows burlesques, place désormais aux
soirées de toutes les bandes qui comptent
dans la capitale : Institubes, Zéro Zéro
Crew, les amis de Guido… et on drague
jusqu’à plus soif sous le regard goguenard
de la dérisoire boule disco.
Le décor de bouge des années 70.
Tendance
20-40 ans.Club.Entrée libre.Bière : 8 €.Coupe de champagne : 15 €.Du
mardi au samedi de 23h à 4h, samedi réservé aux femmes. 54, rue J.-B.
Pigalle.M° Pigalle.01 45 26 64 64.http://chezmoune.fr Noctilien : N01.
Stations Vélib’ : 9018, 9019, 9027.
10e
Soirées Flash
Cocotte à la Java
Gay Pride pour tous
Homo/hétéro. Reprenant les fondamen-
taux qui avaient fait le succès des soirées
Cabaret Furie à la grande époque du Pulp,
les Flash Cocotte sont devenus depuis plus
d’un an le rendez-vous à ne manquer sous
aucun prétexte si l’on est en recherche d’un
petit brin de folie. DJs tigresses, trans dé-
vergondées et les immuables Sœurs de la
perpétuelle indulgence (les fameuses drag
queens de la nuit parisienne) savent parfai-
tement mettre l’ambiance dans cette soirée
gay tout à fait hétéro friendly. Comme la sé-
lection musicale, à dominante électro pop,
est également très réussie, il serait vraiment
idiot d’hésiter plus longtemps avant d’es-
sayer la Cocotte…
convivial
25-35 ans. Entrée : 6 €. Bière à partir de 3 €. Cocktail à partir de 8 €,
flûte de champagne : 4,50 €. Une fois par mois de minuit à 6h. A la
Java : 105, rue du Faubourg-du-Temple. 01 42 02 20 52. www.mys-
pace.com/flashcocotte M° Belleville. Noctilien : N12, N123. Stations
Vélib’ : 10113, 11025.
11e
Le Bunker
Très hard
Adulte/homo strict. Pas besoin d’y aller
avec des pincettes : au Bunker, le lundi,
c’est soirée « Slip », et du mardi au jeudi,
c’est tous « A poil », la soirée gay reconnue
comme la plus chaude de la capitale. C’est
dire, tant Paris est déjà bien fournie en ma-
tière de sex-clubs du genre. Des « prisons »
au labyrinthe, en passant par des chaises de
gynécologue, il y en a donc pour toutes les
envies, sur fond de musique house, à condi-
tion d’avoir le cœur bien accroché. En tout
cas, cela fonctionne, puisque l’endroit est
souvent bondé, et il devient même difficile
de circuler le premier samedi du mois pour
la spéciale SM, la soirée « Rouge Noir ».
Un équipement « complet ».
Tendance
20-60 ans. Cruising club. Entrée : 7,50 €. Vestiaire, casier, soft : 2€. Du
lundi au jeudi de 16h à 2h, vendredi de 16h à 3h30, samedi de 16h à
4h30, dimanche de 16h à 1h. 150, rue St-Maur. M° Goncourt. 01 53 36
78 87. www.bunker-cruising.com Noctilien : N12, N23. Stations Vélib’ :
11034, 11035.
Soirées Flash Cocotte à la Java
Alexia Portal,
32 ans, comé-
dienne et joueuse
de poker, membre
de Winamax
« Le parc André-Ci-
troën (15e
), l’ACF, un
cercle de jeux, sur les
Champs (8e
), Camera
Obscura (14e
) pour
la photo. La boutique
Dries van Noten, quai
Malaquais (6e
) et
le Café de la Danse
(11e
), La Maroquine-
rie (20e
) ou le Divan
du Monde (18e
). »
©Travers-Sipa
12e
Le China/Soirée La
petite cour des astres
Le lieu qui va avec
NOUVEAU Hétéro. Rien de mieux que l’at-
mosphère « Retour à Shangai dans l’entre-
deux-guerres » du China pour ce nouveau
spectacle de striptease burlesque. Le genre,
qui fleurit dans la capitale dans la foulée
des spectacles de Dita Von Teese au Crazy
Horse, trouve ici une actualisation bienve-
nue sur le thème de la comédie glamour.
On se laisse donc facilement prendre au jeu
des 4 effeuilleuses qui incarnent toutes des
personnages raffinés des années 30 : on est
loin de la sempiternelle revue de la garde du
Moulin Rouge qui ne fait plus frémir que les
touristes. Un seul regret toutefois : la pro-
grammation de ce spectacle est encore trop
irrégulière.
Le cocktail « sulfureux » préparé pour l’occasion.
ephémère
30-60 ans. Striptease burlesque 1 fois/mois au China. Entrée libre pour
le club.Tous les jours de 18h à 2h (spectacle à 21h30). 50, rue de Cha-
renton. M° Ledru-Rollin. 01 43 46 08 09. Noctilien : N16, N34. Stations
Vélib’ : 12002, 12004.
16e
Mon Bar
L’alternative au Costes
NOUVEAU Hétéro. Drôle de destin que
cet ancien bar à hôtesses (dans les années
50, tout de même) devenu le dernier-né
des endroits calqués sur le Costes. Du
coup, si le velours mauve rappelle un peu
son passé, la déco a été lissée pour faire
du Mon Bar un petit salon feutré… et bien
fréquenté : l’ex couple glamour Eva Lon-
goria et Tony Parker, ainsi que plusieurs
personnalités du PAF y ont déjà été entra-
perçus, séduits par la qualité et la diversi-
té des cocktails. Pour conclure, on pourra
toujours utiliser les très belles chambres
de ce mini palace, à l’étage.
Tendance
20-50 ans Bar. Entrée libre. A la carte : env. 35 €. Bière : 8 €. Cock-
tails : à partir de 16€. Tous les jours jusqu’à 2h. Dans le Mon Hôtel.
1, rue d’Argentine. 01 45 02 76 76. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. www.
monhotel.fr/fr/bar-lounge.php Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ :
17033, 17038.
17e
Le 10 bis
Le paradis des hommes seuls
Adulte/hétéro. La scène est plutôt co-
casse, mais n’augure rien de bon : le samedi
soir, devant le 10 bis, rue du Débarcadère, il
n’est pas rare d’observer plusieurs hommes
en train de piétiner. Ce club libertin ins-
tallé depuis une trentaine d’années dans
une ancienne maison close est en effet l’un
des rares sur Paris à adopter une politique
très « libérale » concernant les « hommes
seuls ». Concrètement, ceux-ci sont autori-
sés à rentrer tous les soirs, avec des tarifs
très raisonnables, en suivant un ratio de
trois hommes seuls pour un couple. Soit
autant, ou presque, de voyeurs potentiels…
quitte à organiser une soirée Chatroulette,
autant rester chez soi.
classique
25-50 ans. Club échangiste. Entrée : 38 € (couples), 78 € (hommes
seuls). Chambre seule : 58 € ou 78 €. Du mardi au samedi à partir
de 20h30. 10 bis, rue du Débarcadère. M° Porte-Maillot. 01 45 74
12 32. www.au10bis.com Noctilien : N11, N24, N153. Stations Vélib’ :
17039, 17042.
Le China
Cris et
chuchotements
Pas vraiment du Bergman
Adulte/homo/hétéro. Reprenant plus les
préceptes de la « Philosophie dans le bou-
doir » que le film de Bergman dont il est tiré,
Cris et chuchotements est le donjon SM le
plus fréquenté de Paris. Dans ce grand bou-
doir en sous-sol divisé en plusieurs « salles
de jeu », les adeptes du genre s’adonnent
aux plaisirs de la soumission, du shibari (une
technique de bondage japonaise) ou à la mys-
térieuse roue de l’infortune. Contrairement
à la Nuit élastique, l’endroit est réservé aux
plus initiés : pour être admis dans le club, il
faut ainsi impérativement être parrainé.
Le décor « Orange Mécanique » de certaines salles.
Tendance
20-50 ans. Club SM. Dress code obligatoire. Entrée : 56 € ou 70 € (soi-
rée à thème) pour les couples, gratuit pour les dames, 109 € pour les
hommes seuls (avec consommation). Boisson supplémentaire : 10 €.
Du mardi au samedi de 22h30 à 5h. 9, rue Truffaut. 01 42 93 70 21.
M° Rome.www.cris-et-chuchotements.com Noctilien : N15,N51.Stations
Vélib’ : 8012, 17050.
Secret Square
Bonne table (dance)
NOUVEAU Hétéro. On connaissait la ren-
gaine : les clubs de strip-tease n’ont plus le
droit d’être glauques depuis l’ouverture du
Pink Paradise. Le Secret Square, rempla-
çant du Stringfellows, rajoute une ligne dans
le cahier des charges des clubs de strips
chic : si l’on vient avant tout pour apprécier
un effeuillage plus ou moins glamour, il est
désormais possible de ne pas faire souffrir
son palais. Le Secret Square ressuscite donc
une sorte d’esprit français mythologique,
en satisfaisant à la fois le plaisir des yeux,
avec son décor de boudoir très réussi où
s’égaillent de très jolies filles, et celui de la
bouche, délicieusement égayée par des bro-
chettes de lotte au curcuma ou le magret de
canard au gingembre. Et en couple, c’est en-
core meilleur !
Les soirées à thème, « concert » ou « burlesque »
Tendance
20-50 ans. Restaurant/club de strip-tease. Entrée : 50 €.Vin : à partir de
35 €. Dîner-spectacle : 60 €. Restaurant ouvert de 20h30 a 0h15. Club
ouvert du lundi au samedi de 22h jusqu’a 4h. 27, av. des Ternes. 01 47
66 45 00. M° Ternes www.secretsquare.fr Noctilien : N11, N24. Stations
Vélib’ : 17045, 17046.
18e
Le Château des Lys
La tour des miracles
Adulte/hétéro. Club historique de la capi-
tale installé dans un ancien relais de poste
du XIIIe
siècle (qui a gardé sa tour d’ori-
gine !) et relifté en 2006, le Château des Lys
poursuit son rythme de croisière. Face à un
léger vieillissement et à un embourgeoise-
ment de sa clientèle ces derniers mois, le
« Château » a renouvelé son offre à la ren-
trée en proposant des soirées thématiques
un peu plus audacieuses que la moyenne, en
surfant notamment sur la mode « Cougar »
ou en instaurant le rituel orientalisant du
« dessert sur corps nu ». Une adresse très
correcte.
classique
35-60 ans. Club libertin. Entrée : 40 €, 50 € vendredi, 60 € samedi
(couple), 20 € (femme seule) et 100 € (homme seul). Vodka : 10 €.
Champagne : 15 €. Voiturier : 10 €. Du mercredi au dimanche de 21h
à 5h du matin. 103, rue Marcadet. 01 42 58 13 01. M° Jules-Joffrin.
www.chateauclub.fr Noctilien : N14, N44. Stations Vélib’ : 18016, 18021.
Elysée Montmartre/
Soirée We are
the nineties
Fibre nostalgique
Hétéro. La nostalgie étant un filon inépui-
sable, il est assez logique que les soirées We
are the Nineties fassent systématiquement
le plein : des cohortes de trentenaires, pour
la plupart célibataires, se retrouvent donc
pour entendre les hits de la décennie pré-
cédente, quitte à faire frémir les tauliers
de la hype. Mais ils ne devraient pas, d’au-
tant que même au Baron on peut écouter
du Marc Lavoine… Moins guindée que les
After Work, plus conviviale qu’une nuit
électro, la We are the Nineties reste la soi-
rée la plus simple pour rencontrer l’âme
sœur… à condition de supporter David
Charvet ou Ophélie Winter.
Une chaleur épouvantable.
convivial
20-40 ans. Soirée. Entrée : 12 € (prévente), 15 € (sur place). Une fois/
mois à l’Elysée Montmartre. De 23h30 à 5h. 72, bd Rochechouart.
08 92 69 23 92. M° Anvers. www.wearethe90s.com Noctilien : N01, N02.
Stations Vélib’ : 9004, 9005.
David Edwards,
49 ans, fondateur
du Laboratoire,
espace d’art, de
science et de
design.
« Place Dauphine
(1er
) : le dimanche
après-midi, un match
de foot avec mes
trois fils, suivi par un
verre au Caveau du
Palais. Le Six Odéon,
rue Odéon (6e
) : petit
restaurant intime,
soirée reposante et
sans distractions avec
Aurélie, ma femme,
parfait en semaine.
Café Marly, rue de
Rivoli (1er
) : un verre
à la fin d’une journée,
avec un ami, un étu-
diant ou un collègue,
la lumière du soleil
sur les pavés, le bruit
de la foule autour de
la Pyramide, presque
imperceptible. Le
Laboratoire, rue du
Bouloi (1er
) : pendant
une soirée vernissage,
c’est la fin d’une
longue expérience,
incertaine jusqu’au
dernier moment,
et on savoure l’idée
que la création est
une sorte de fête
partagée. »
©Klane-FabienThouvenin
19e
Rosa Bonheur
Un pique-nique sur les Buttes
Homo/hétéro. « Tu vas au Rosa ce week
end ? », fut sans doute la phrase la plus
prononcée à Paris l’été dernier. Poussé par
un buzz énorme, le Rosa Bonheur, en plein
parc des Buttes-Chaumont, est devenu LE
dancing de début de soirée, absolument in-
contournable. Depuis, le voisinage, excédé
par le bruit et quelques débordements (on
a même vu des gens escalader les grilles du
Parc pour « en être »), a légèrement réduit
les ambitions nocturnes du Rosa Bonheur,
qui ferme désormais à minuit. Mais, y com-
pris en hiver, le dance-floor n’a jamais dé-
sempli, attirant même quelques people (de
Pascal Gregory à Rachid Taha) et reste l’un
des spots de drague les plus « efficaces » et
conviviaux de la capitale. En espérant que
ça dure…
Bien que compétitif, le vin reste quand même au ni-
veau de la piquette.
convivial
25-45 ans.Parc des Buttes-Chaumont,Avenue de la Cascade.Entrée libre.
Café : 2 €. Coca : 3 €. Champagne (coupe) : 8 €. Bouteille de vin : 17 €.
Du mercredi au dimanche, de 12h à minuit (après 20h, l’accès se fait
uniquement par l’entrée Botzaris et sur invitation). 01 42 03 28 67. www.
myspace.com/rosabonheurparis M° Botzaris. Noctilien : N12, N23. Sta-
tions Vélib’ : 19023, 19024.
20e
La Flèche d’or 2
Redémarrage en douceur
Hétéro/homo. Sa reprise en main par les
producteurs de spectacles Alias et Astérios
aura été particulièrement délicate. Regret-
tant une certaine normalisation (exit l’am-
biance de friche industrielle, remplacée par
une déco noire uniforme) beaucoup des an-
ciens habitués de la Flèche d’or avaient en
effet déserté l’ancienne gare de Charonne.
Conséquence, la vie nocturne légendaire
du lieu avait flétri et il n’était pas rare de
se retrouver un peu seul sur le dance-floor
une fois les concerts terminés (23h). Finale-
ment, les inquiétudes ont été levées progres-
sivement, l’amélioration de la programma-
tion concerts et clubbing ayant convaincu
la faune habituelle de revenir, tout en la re-
nouvelant. Un vrai soulagement.
Tendance
20-40 ans.102 bis,rue de Bagnolet.Entrée : 8 € avec une consommation.
Du mardi au dimanche de 19h à 2h.01 44 64 01 02.M° Gambetta.www.
flechedor.fr Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 20020, 20108.
Ici et Là
La Nuit élastique
Vinyle and roll
Adulte/hétéro/homo. Au fond, une jeune
fille se laisse ligoter pour une démonstration
de shibari (l’art du bondage japonais) devant
la rétroprojection d’un film de « genre ».
Dans un coin, un groupe de garçons montés
sur talon lunaire semblent avoir une discus-
sion animée : à leur pied, un type menotté
se fait savamment fesser l’arrière-train. Voici
la Nuit élastique, rendez-vous privilégié des
amateurs de cuir et de latex avec les soirées
Dèmonia et Fetish in Paris… Son avantage ?
Ne laisser rentrer qu’un public aussi enthou-
siaste qu’averti. Idéal pour « débuter » dans
le milieu, à condition d’avoir le dress code.
Tendance
20-50 ans. Soirée fétichiste. Un samedi par mois de 22h à 5h. Entrée :
20 € (sur place), 12 €, en prévente à la Boutique Dèmonia (22, av. Jean-
Aicard, 11e
). Soft : 4 €. Alcool : 6 €. Plus de renseignements sur www.
nuit-elastique.com
Les « Skins Partys »
Dégénérer n’est pas un luxe
Homo/hétéro. Montées en épingle dans la
presse, les Skins Partys ne sont que des soirées
étudiantes…quiauraientplustendanceàdégé-
nérer que les autres, sans en arriver aux excès
des free parties des années 90. Inspirées par les
beuveries de la série britannique « Skins », ces
fêtes encouragent les jeunes à venir déguisés,
boire sans vraiment de modération et à ne pas
hésiter à embrasser son voisin ou sa voisine.
mais la récupération du phénomène par les
agences d’évènementiels risque de faire dispa-
raître le « concept » aussi vite qu’il est apparu.
ephémère
16-23 ans. Quelques prix : 20 € (garçons) ou 15 € (filles). Boissons :
2 € à 4 €. Renseignements sur http://skins-party.blogspot.com/ ou sur
facebook.
Mathieu
Lehanneur,
36 ans, designer
« Deyrolles, rue du
Bac (7e
) : insectes
fabuleux et animaux
naturalisés. Un lieu
unique et sans âge
qui a su renaître de
ses cendres (tout a
brûlé il y a peu). Le
Ciel de Paris, tout
en haut de la tour
Montparnasse (15e
) :
un café et restaurant
que nous pensions un
attrape-touriste et
qui offre un intérieur
où rien n’a bougé et
où aucun designer
n’est, heureusement,
intervenu depuis
son ouverture dans
les années 70. Le
Laboratoire, rue du
Bouloi (1er
) : un lieu
qui fait du bien au
cerveau. À quelques
mètres du ministère
de la Culture, c’est le
creuset bouillonnant
et palpitant dont la
ville avait besoin. »
La Flèche d’or 2
©FabienThouvenin
Il aurait eu 50 ans en 2010, mais
une overdose a fauché, à 27 ans,
l’artiste aux origines portoricaine
et haïtienne. Le Musée d’art mo-
derne de la Ville de Paris pré-
sente, jusqu’au 30 janvier, une
centaine de ses toiles et dessins.
L’occasion d’encenser l’œuvre
prolifique et originale du natif de
Brooklyn qui débuta en taggant
les murs de New York. Le cinéma
le célèbre aussi par la sortie cet
automne de The Radiant Child.
Même Reebok, en hommage
à la street culture, a créé une
collection décorée de ses graf-
fitis. Sur une veste, est inscrit
« not for sale ». Quelle ironie !
Pas question de se prendre au sérieux
en s’égosillant sur du Céline Dion, il
s’agit de délirer en chanson : au Cercle
et son piano juke box ; à la Bellevilloise
pour le Piano Baraoké ; au Baron le
dimanche, avec Mattias Mimoun au
piano ; pour le Kararocké animé par
Nicolas Ullmann et un orchestre ; au
Bus Palladium ; à l’Arc, le jeudi, avec
Sing me if you can, réservé aux femmes ;
ou pour l’Open Mic’Session aux Filles
de Paris, le mercredi. A vos micros !
La petite guitare
d’Hawaï s’est impo-
sée partout : de Julien Doré à Thomas
Fersen en passant par Dionysos ou
Mareva Galanter. Mais aussi aux Trois
Baudets ce printemps pour le Ukulélé
Bazar (concerts, cours et expos). Ou en-
core avec un stand d’initiation pendant
Paris Plage. Un Ukulélé Club organise
même des soirées mensuelles dans la
capitale. Ce grattage de cordes dans les
aigus va finir par donner de l’urticaire…
Paris et le cabaret, c’est une longue histoire
d’amour, qui dure. Il est redevenu à la mode,
dans sa version sexy, au Crazy Horse, ou russe,
avec le renouveau du mythique Raspoutine, qui
propose un spectacle vers minuit. Sans oublier le
style déjanté du Renard, resto-club aux maîtres
de cérémonie extravagants. Un peu partout
fleurissent des soirées cabaret : la P’tite revue
des K barrés aux Filles de Paris ; show burlesque
avec les strip-teaseuses du film « Tournée » au
théâtre de la Cité Internationale, cet hiver…
Plusieurs musées parisiens accueillent le public
tard, la palme revenant au Palais de Tokyo, tou-
jours ouvert jusqu’à minuit. Le jeudi, le Centre
Pompidou ferme à 23h. Ce jour-là, le Musée d’art
moderne de la Ville de Paris et celui de la Ciné-
mathèque se visitent jusqu’à 22h. Même horaire
au Louvre les mercredis et vendredis pour les ex-
pos du Grand Palais, presque tous les jours, ou
à la Fondation Cartier le mardi. Et pour prendre
une photo panoramique de Paris by night, la tour
Eiffel est accessible tous les jours jusqu’à 23h45.
©D.R.
©AnneSorrentino
©JustinWilliford/Shutterstock
2e
Social Club
Culture Club
Club-salle de concert. Que se passe-t-il
quand s’associent les deux créateurs de la
Techno Parade et un ancien programmateur
du Printemps de Bourges ? L’émergence d’une
scène musicale audacieuse, des DJs pointus
aux concerts pop, rock et électro : Justice,
Soulwax, Pony Pony Run Run, Midnight Jug-
gernauts, etc. Avec l’automne, place à un dé-
cor réagencé et une ouverture mardi-mercredi
en version réduite intimiste, sous la forme du
« Petit Social ». A suivre, au printemps, la créa-
tion du « 142 », club privé designé par David
Lynch, avec salle de projection et galerie d’art.
Les installations lumière de Maister.
Tendance
18-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 20 € (sans conso).Mardi et mer-
credi de 22h à 4h,du jeudi au samedi de 23h à 6h.142,rue Montmartre.
01 40 28 05 55. www.parissocialclub.com M° Bourse. Noctilien : N15,
N16. Station Vélib’ : 2017.
Truskel
London Calling
Bar-club-salle de concert. L’ambiance des
pubs anglais règne dans ce petit bar qui ne
paie pas de mine : il retransmet des matchs
de foot, sert des verres pas chers, diffuse
des albums de rock pointu en pré-écoute,
programme des concerts, des aftershows
(comme Supergrass en juin) suivis de DJs
sets. Le patron a de très bonnes connexions
parmi les labels et les pros de la musique :
il est capable de faire venir jouer Elysian
Fields ou Pete Doherty en live improvisé !
Le grand fumoir au sous-sol.
Tendance
18-45 ans. Entrée gratuite. Du mardi au samedi de 20h à 5h. 12, rue Fey-
deau. 01 40 26 59 97. Myspace.com/truskel_paris M° Bourse. Noctilien
: N15, N16. Station Vélib’ : 2102.
4e
La Belle Hortense
Chapitre vin
Librairie-bar et cave à vins. Dès l’entrée,
l’ambiance est posée : d’un côté le vieux
zinc, de l’autre les étagères où se côtoient
les bonnes bouteilles et les romans ou livres
d’art, de psychanalyse, d’histoire… Ici pas
de discussions de café du commerce mais…
de bar littéraire ! Le cinéaste Eric Zoncka et
les écrivains du quartier viennent boire un
verre, acheter un beau flacon d’alcool, choi-
sir un bouquin, assister à des lectures, des
discussions littéraires ou aux vernissages
des expos de peinture, photos… Petit par sa
taille, ce lieu est grand par sa culture !
convivial
30-50 ans.Verre côte du Rhône 3,50 € ; Indignation,Philip Roth : 17,90 €.
Tous les jours jusqu’à 2h.31,rueVieille-du-Temple.01 48 04 74 60.www.
cafeine.com M° Hôtel-de-Ville.Noctilien : N11,N16.StationVélib’: 4013.
Les Filles de Paris
Wonderwoman
Bar-resto de nuit-club-salle de concert.
Sur la scène délirante du sous-sol défilent des
sets de musique latino et d’électro orientale,
des mixes de DJs accompagnant des films
muets,desconcerts-karaokélemercredi,avec
l’Open Mic’Session, où le public peut chanter
et jouer. Sans oublier, un jeudi sur deux, la
P’tite Revue des K Barrés, animée par Kova
Réa : depuis l’automne, cette électropérette
allie chansons, sketches et performances. Le
samedi, place aux Sexy Crazy Girls, spectacle
glamour (pole dance, strip…). Un seul mot
d’ordre : ne pas se prendre au sérieux !
convivial
25-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 € (avec 1 conso). Du mercredi
au samedi de 21h à 5h. 57, rue Quincampoix. 01 42 71 72 20. Myspace.
com/lesfillesdeparis M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, N23.
Station Vélib’ : 4104.
Thierry Marx,
47 ans, chef
cuisinier
« Le Monterverdi,
rue Guisarde (6e
) :
ma cantine. C’est
un restaurant qui a
su garder l’âme de
Saint-Germain grâce
à son ambiance et à
Claudio, son patron,
et la présence d’un
pianiste. Le New
Nioulaville, rue de
l’Orillon (19e
) : j’ai
habité Hongkong et
quand la nostalgie
des saveurs de la
Chine me manque,
je cours là-bas et me
régale de tripes cuites
à la vapeur. Rech, av.
des Ternes (17e
) : on
y trouve des produits
d’exception dans un
bon rapport qualité-
prix. Une adresse
où la fraîcheur
est de rigueur. »
Truskel
©MathildedeL'Ecotais
Le Renard
Tanière branchée
Resto de nuit-cabaret-club. Cet ancien
théâtre des années 1920 a été reconverti en
néo-cabaret festif. Dans un décor de music-
hall, la clientèle chic qui vient dîner ou boire
un verre, apprécie l’élégante salle, très haute
de plafond, et les spectacles sur la petite
scène. Les soirées sont animées par des
maîtres de cérémonie excentriques et ponc-
tuées de spectacles de danseurs-transfor-
mistes. Le dimanche est tendance gay, avec
Renard Rose.
L’espace lounge au premier étage.
Tendance
25-35 ans. Entrée gratuite. Du mardi au samedi de 20h à 4h et certains di-
manches. 12, rue du Renard. 01 42 71 86 27. www.renardrenard.com M°
Hôtel-de-Ville.Noctilien:N11,N12,N13,N14,N16,N23.StationVélib’:4019.
6e
La Hune
Hautes sphères
Librairie. La célèbre adresse germanopra-
tine, installée depuis 1949 en face du Café de
Flore, a perdu son fondateur, Bernard Gheer-
brant, décédé en août dernier. Mais elle main-
tient le cap, toujours aussi emblématique et
incontournable dans le quartier, proposant
des rencontres avec des auteurs tous les
mois. Parmi les clients fidèles, BHL, Fabius,
Moscovici, Jospin, Modiano, Weyergans et
d’autres écrivains, acteurs et intellos Rive
Gauche. On y trouve aussi un étage spécialisé
dans l’art, bien fourni en architecture, design,
photo, graphisme, cinéma, musique et mode.
Un espace froid, pas très cosy.
classique
Tout âge. Catalogue de l’expo Lagerfeld à la MEP : 18 €. Mapplethorpe
«The Complete Flowers » 128 €.Tous les jours de 10h à minuit (dimanche
de 11h à 20h). 170, bd Saint-Germain. 01 45 48 35 85. M° Saint-Ger-
main-des-Prés. Noctilien : N01, N02, N12, N13. Station Vélib’ : 6012.
8e
Crazy Horse
Coup de jeune
Cabaret. Après Dita Von Teese, Arielle
Dombasle et Pamela Anderson, une nouvelle
guest star est montée sur scène. Clothilde
Courau a présenté 4 numéros inédits, de la
chanson de Colette Renard au tableau de co-
médie musicale inspiré de « Chicago ». Lors
de la première, étaient là Valérie Lemercier,
Julie Depardieu, Joey Starr… L’image du ca-
baret mythique, qui fêtera en 2011 ses 50 ans,
continue de se moderniser avec le spectacle
Désirs, sous la direction artistique d’Ali Mah–
davi et grâce à l’inventivité de Découflé.
classique
30-50 ans. Spectacle + champagne : à partir de 70 € par personne. Box
VIP : à partir de 1 000 €.Tlj,représentations à 20h15 et 22h45 (samedi à
19h,21h30 et 23h45).12,av.George-V.01 47 23 32 32.www.lecrazyhor-
separis.com M° Alma-Marceau. Noctilien : N1, N2. Station Vélib’ : 8045.
Elysées Biarritz
Bien achalandé
Espace culturel. Edouard Rostand et son
acolyte du Cercle, Hugues Piketty, proposent
régulièrement les soirées « Rayon Frais » à
l’Elysées Biarritz pour mettre en avant de
jeunes créateurs du cinéma, de la photo, de
la musique, etc. Elles accueillent des expos,
des projections de films, des lives et des DJs
toute la nuit. Edouard, rédacteur en chef de
« Trax », organise aussi les fêtes de son ma-
gazine, où il mixe et invite des guests, comme
Tricky fin octobre. Cette salle d’événementiel
programme, de temps en temps, le Bal Swing
ou la soirée Gentry de Paris
ephémère
20-40 ans.Entrée gratuite ou jusqu'à 10 €.Certains vendredis et samedis
de 18h ou 23h à 5h. 22-24, rue Quentin-Bauchart. 01 53 57 40 80. www.
elyseestv.com M° George-V. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8041.
La Hune
Le Renard
Librairie du Publicis
Drugstore
Lectures nocturnes
Librairie-kiosque à journaux. Au rez-de-
chaussée du vaste Drugstore, la librairie se
veut généraliste : nouveautés littéraires, ou-
vrages politiques, essais économiques, po-
lars, etc. Les dévoreurs de livres choisissent
les écrits qui habiteront leurs insomnies. Ils
peuvent également assister aux séances dédi-
caces éclectiques : Antoine de Caunes, Pierre
Hermé… Les « papivores » achètent la presse
du monde entier dans le kiosque international.
Un univers cosmopolite à l’image des Champs.
Les horaires vraiment tardifs.
classique
30-65 ans. Librairie et journaux, tous les jours jusqu’à 2h. 133,
av. des Champs-Elysées. 01 44 43 79 00. www.publicisdrugstore.com
M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8052.
Showcase
En Seine !
Club-salle de concert. Cet ancien hangar à
bateaux en bord de Seine s’est mué en boîte
géante avec de gros DJs internationaux. Lan-
cée par Dove Attia, Albert Cohen et Addy
Bakhtiar, c’est ce dernier qui est désormais
seul aux commandes. Le Showcase accueille
ventes aux enchères, défilés de mode, spec-
tacles (Max Boublil) et concerts : BB Brunes,
Plastiscines, Nemo, Housse de Racket, Pony
Pony Run Run, 50 Cent et showcase privé de
Rihanna. Dans le public, des têtes connues :
Tokio Hotel, Prince ou Naomie Campbell.
Une programmation des concerts irrégulière.
ephémère
20-40 ans.Entrée gratuite aux concerts.Certains jeudis de 19h à 1h,ven-
dredi et samedi de 20h à 6h.Port des Champs-Elysées,pontAlexandre-III,
rive droite. 01 45 61 25 43. www.showcase.fr. M° Champs-Elysées-Cle-
menceau. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 8029.
9e
Bus Palladium
Repère Rock
Club-salle de concert. Adresse mythique
de la scène rock depuis les années 1960, le
Bus continue d’attirer les musiciens. Que ce
soient les habitués, Raphaël et Louis Ber-
tignac par exemple, les nouveaux talents,
découverts par le directeur artistique Cy-
ril Bodin, ou les têtes d’affiche comme M,
Philippe Katerine, Izia, Arthur H, Superbus,
etc. Le resto de nuit accueille des concerts
acoustiques, qui se transforment parfois en
karaoké. Le club n’est pas en reste, avec des
lives de 22h30 à 1h, suivis de DJs sets.
Les petits salons cosy dans les étages du resto.
convivial
20-45 ans.Entrée : gratuite à l’étage,5 à 11 € (sans conso) au club.Du mardi
au samedi de 21h à 5h ou 6h. 6, rue Pierre-Fontaine. 01 45 26 80 35. www.
lebuspalladium.com M° Pigalle.Noctilien : N01,N02.StationVélib’: 9026.
Le Pirate
La cave se rebiffe
Bar-salle de concert. De l’extérieur, ce
troquet ne paie pas de mine, mais il abrite
dans sa cave, depuis l’automne, une micro
salle de concert dont la programmation a
été confiée à Yarol Poupaud, ex-guitariste de
FFF, frère de Melvil et patron du label pour
baby rockers Bonus Track Records. En fin
de semaine, les lives du Pirate constituent un
bon before avant d’aller danser chez Moune,
juste en face. Les deux établissements, dont
les directions sont liées, se complètent très
bien et participent à l’effervescence du quar-
tier branché SoPi (South of Pigalle).
Tendance
25-45 ans. Entrée gratuite. Concerts et DJ du mercredi au samedi de 20h
à 2h. 63, rue Jean-Baptiste-Pigalle. 01 56 92 28 79. M° Pigalle. Nocti-
lien : N01, N02. Station Vélib’ : 9019.
Eric Frechon,
46 ans, chef
étoilé du restau-
rant Le Bristol
« Le Mini Palais, av.
Winston Churchill
(8e
) : quand on m’a
proposé de m’occu-
per de ce restaurant
exceptionnel, je
n’ai pas hésité une
seconde. J’y ai conçu
la cuisine et signé la
carte. Il y règne l’art
de vivre parisien par
excellence, sobre,
chic et authentique.
Le Pavillon Ledoyen,
av. Dutuit (8e
) : avec
mon ami Christian Le
Squer, chef 3-étoiles
et ami, nous avons
le même style de
cuisine. Son turbot
ou son lièvre à la
royale sont mémo-
rables ! Le dimanche
soir, je vais souvent
manger une côte de
bœuf et un gratin
de macaronis chez
Christian Constant,
au Violon d’Ingres,
rue St-Dominique
(7e
). Lorsque je veux
manger italien, je vais
au Cherche-Midi,
dans la rue éponyme
(6e
) : le meilleur
restaurant italien
de Paris… Morta-
delle aux truffes
exceptionnelle, pâtes
toujours divines ! »
Bus Palladium
L’International
Pop populaire
Bar-salle de concert. Dans ce bar pas cher, qui prolonge l’happy hour
jusqu’à 21h, 2 à 3 concerts s’enchaînent chaque soir, suivis de DJs, à
partir de 23h30. Si la scène est un tremplin pour des artistes français et
étrangers peu connus, elle reçoit également des talents plus confirmés :
Keziah Jones, Tony Allen, Java, la Chanson du Dimanche, etc. L’« Inter »,
pour les intimes, affiche un credo pop, rock, folk, électro depuis son ou-
verture, en septembre 2008. Parmi les soirées récurrentes, celles des
labels Emergence et French Toast.
Tendance
18-35 ans. Entrée gratuite. Tous les jours de 18h à 2h. 5-7, rue Moret. 01 49 29 76 45 www.linternational.fr
M° Ménilmontant. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11032.
Le Motel
Culture rock
Bar-salle de concert. Discrètement installé
depuis 2007 dans un petit passage, ce bar pop
rock indé programme environ deux lives par
semaine, des DJs et parfois des aftershows de
concert. Les choix exigeants comblent un pu-
blic d’amateurs avertis et de musiciens pros. Ils
s’affrontent un dimanche sur deux : les équipes
répondent par écrit à des questions de culture
musicale et à un blind test rock. Puis on ra-
masse les copies et les meilleurs gagnent du
champ’ ou une tournée. Let’s quizz !
Happy hour jusqu’à 21h.
Tendance
25-35 ans.Entrée gratuite.Du mardi au dimanche de 18h à 1h45.8,pas-
sage Josset. 01 58 30 88 52. www.lemotel.fr M° Ledru-Rollin. Noctilien :
N16, N34. Station Vélib’ : 11004.
16e
Palais de Tokyo
Royal
Musée et librairie. Cet immense édifice an-
nées 1930 abrite le Musée d’art moderne et
contemporain,uneboutiqued’accessoiresbran-
chés, tenue par le graffeur André, et une autre
de DVD, magazines et livres d’art, mode, design,
photographie… Jusqu’en mars prochain, une
installation étonnante s’est posée tout en haut
dubâtiment:ArtHomeproposeuneexpérience
culinaire avec ateliers, resto et visite offrant un
beau panorama sur Paris. En 2012, le musée
aura un nouvel espace d’exposition.
Le dîner au Nomiya, resto perché sur le toit.
Tendance
20-50 ans. Entrée plein tarif : 6 €. Du mardi au dimanche de midi à
minuit. 13, av. du Président-Wilson. 01 47 23 54 01. www.palaisdetokyo.
com M° Iéna. Noctilien : N53. Station Vélib’ : 16007.
10e
Point éphémère
Pointu
Espace culturel. Ce vaste lieu en béton brut
est un peu le couteau suisse de la culture :
depuis 2004, il héberge, sur les bords du Ca-
nal, un bar-resto, des studios de danse et de
répétition pour musiciens, des ateliers d’arts
visuels, des salles de concert et d’expo, etc.
Il se passe toujours quelque chose d’arty ici,
entre les rencontres et conférences, les ins-
tallations lumineuses et spectacles vivants et
les lives hip-hop, punk, pop ou électro rock.
Tendance
25-40 ans. Expos gratuites. Concerts : 10 à 24 €. Bar ouvert tous les
jours de midi à 2h (dimanche jusqu’à 21h). 200, quai de Valmy. 01 40
34 02 48. www.pointephemere.org M° Jaurès. Noctilien : N13, N41, N42,
N45. Station Vélib’ : 10037.
11e
La Mécanique
ondulatoire
Happy days
Bar-salles de concert et d’expo. Drôle de
nom pour cet endroit ouvert en 2007, qui fait
référence à… la mécanique quantique ! Dans
ce lieu rétro fifties et sixties, on s’attend, à
tout instant, à voir surgir Fonzie et Richie.
La « Méca », c’est La Mecque du rock éclec-
tique, avec des concerts dans la cave voûtée
et des expos à l’étage, pour passer des jours
(et des soirs) heureux.
ephémère
20-35 ans. Entrée gratuite. Du lundi au samedi jusqu’à 2h. 8, passage
Thiéré.01 43 55 16 74 www.myspace.com/lamecanique M° Ledru-Rollin.
Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 11004.
L’OBS
LECHOIXDE
18e
La Machine
du Moulin Rouge
Stakhanoviste
Bar-club-salle de concert. Relancée de-
puis presqu’un an, cette machine musicale
est très bien huilée et son programme effi-
cace. Dans le Bar à bulles, les fêtards com-
mencent par l’apéro avec des lives hip-hop,
soul, funk ou spectacle Burlesque jazzy. Ils
descendent ensuite sur le Central, où se pro-
duisent découvertes et artistes confirmés
comme Minitel Rose, Ratatat, Amon Tobin,
Sébastien Schuller, etc. Les visiteurs les plus
curieux jettent un œil au décor onirique et
étrange de la Chaufferie, tout en bas.
convivial
20-40 ans.En général,entrée libre ou jusqu’à 30 € (sans conso).Du jeudi
au samedi de 19h à 1h ou 5h, plus parfois le dimanche soir. 90, bd de
Clichy. 01 53 41 88 89. www.lamachinedumoulinrouge.com M° Blanche.
Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 18043.
Musée
de l’érotisme
Love History
Musée. Près de Pigalle, parmi les sex-shops
et les peep-shows, ce musée pas banal est
dans son élément. Pourtant, il relève le ni-
veau avec ses sept étages de collections
érotiques : art sacré, glorifiant la fécondité ;
art populaire, paillard et grivois ; art contem-
porain, qui bouscule les codes ; ou recons-
titution de l’univers des maisons closes, du
XIXe
siècle à 1946, année de leur fermeture
en France. Dommage que les expos tempo-
raires ne soient pas à la hauteur…
classique
30-65 ans. Entrée : 9 €.Tous les jours jusqu’à 2h. 72, bd de Clichy. 01 42
58 28 73. www.musee-erotisme.com M° Blanche. Noctilien : N01, N02.
Station Vélib’ : 18043.
19e
La Gare
aux gorilles
En sursis
Espace culturel-salle de concert. Ouverte
en 1896, cette gare de la Petite Ceinture est
devenue un squat, surnommé G.A.G., voilà
plus d’un an. Malgré une procédure d’évic-
tion lancée en mars dernier, suivie d’une pé-
tition de soutien à ce lieu culturel, artistique
et festif, son activité se poursuit. Fin octobre,
la FIAG, Foire internationale de l’art gorille,
a permis de découvrir sa galerie d’expo. Des
soirées avec consos pas chères, concerts et
DJs sont aussi programmées, certaines par
Thierry Théolier, fondateur du syndicat du
Hype et crevard autoproclamé.
ephémère
20-35 ans. Entrée gratuite. Soirées ponctuelles sans régularité. 1, av.
Corentin-Cariou www.myspace.com/lagareauxgorilles M° Corentin-Cariou.
Noctilien : N42. Station Vélib’ : 19008.
Le Trianon
Salle polyvalente
Club-salle de concert. Après de gros travaux de modernisation et
d’insonorisation, le Trianon rouvre enfin ! Relancé par Julien Labrousse,
patron du bar-resto l’Hôtel du Nord, ce superbe théâtre à l’italienne
garde ses balcons sur deux étages, ses beaux volumes, ses deux escaliers
menant au foyer et à la salle de concerts, spectacles et événementiels.
A l’affiche, Goldfrapp, Gonzales, Tricky, Deftones, Moriarty, Ayo ou The
Dø. Début 2011, la maison attenante deviendra un mini hôtel pour les
artistes qui viennent se produire.
Tendance
20-50 ans. Entrée aux concerts, environ 30 €. Dates de spectacles et concerts variables. 80, bd Rochechouart.
01 44 92 78 00. www.letrianon.fr M° Anvers. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 9005.
La Machine du Moulin Rouge
L’OBS
LECHOIXDE
La Bellevilloise
Guy Martin, 53
ans, chef étoilé
« La belle Hortense,
bar littéraire, rue
Vieille-du-Temple
(4e
) : un verre de vin
se déguste autant
qu’un bon ouvrage.
Mama Shelter, rue de
Bagnolet (20e
) : le
“chic chic bar” pour
une partie de baby-
foot avec les copains.
Sensing,rue Bréa (6e
) :
lumières de Marie
Daâge, vaisselle Guy
Degrenne, et surtout
la cuisine de RémiVan
Peteghem.Yannick
Vincent, place des
Petits-Pères (2e
) :
petite boutique avec
orchidées du monde
entier. Chez Stéphane
Chapelle, rue de
Richelieu (1er
) :
tomettes, tonnelles
et pierres d’une autre
époque côtoient des
bouquets contempo-
rains préparés avec
délicatesse. »
La Flèche d’or
Locomotive
Salle de concert. Cette gare reconvertie
en café-concert dans les années 1990 a été
reprise depuis plus d’un an par deux produc-
teurs de spectacles, Alias et Asterios. Elle est
redevenue une scène incontournable, entraî-
nant avec elle de jeunes talents électro, rock,
pop, folk. Plusieurs soirées sont confiées à
des journaux (« Inrocks Indie Club », « Serge
magazine ») ou à des labels (Pias Nites). Des
têtes d’affiche sont aussi programmées : Pau-
line Croze, The Rodeo, Jeanne Balibar, Mus-
tang, Sean Lennon, Yelle, The Bishops.
convivial
18-35 ans. Entrée : 8 à 10 € (avec conso). Presque tous les jours de
19h30 ou 20h à 2h. 102 bis, rue de Bagnolet. 01 44 64 01 02. www.
flechedor.fr M° Gambetta. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 20108.
Ici et là
Soirées «D-Contract»
D-Calé
Soirées itinérantes. Reynolds et Hansel
sont passés maîtres dans l’art d’imaginer des
happenings ludiques et participatifs. Ils or-
ganisent des soirées ponctuelles branchées
pleines de surprises. Les invités sont incités
à contribuer à l’ambiance festive : blind tests
musicaux ou cinématographiques ; concours
de looks sur le thème des couples d’amants
célèbres du 7e
art ; course en escarpins à la
piscine Molitor ; Concrete Party avec concert
du groupe Jupiter sur un chantier d’hôtel du
Haut Marais… D-lirant !
Des concepts inventifs.
ephémère
20-35 ans. Entrée gratuite, sur invitation. Soirées éphémères sans date ni
horaire fixes. www.dcontract.com
Glaz’art
Multiculturel
Bar-club-salles de concert et d’expo. Perdu
aux limites septentrionales de la capitale, tout
près du périph’, Glaz’art n’en est pas moins, de-
puis quinze ans, un espace de créations pluri-
disciplinaires incontournable à Paris. Sa sélec-
tion avant-gardiste et touche-à-tout nous fait
voyager des installations de VJ aux concerts
folk, post-rock, indie pop, métal, hip-hop ou
électropical, en passant par les arts visuels et
graphiques, comme ce ravalement de la façade
effectué par le collectif TRBDSGN.
ephémère
18-40 ans. Entrée aux concerts : 10 à 18 €. Concerts en général mardi,
mercredi et jeudi à partir de 20h. Clubbing et live le WE à partir de 22h,
jusqu’à 6h. 7-15, av. de la Porte de la Villette. 01 40 36 55 65. www.
glazart.com M° Porte-de-la-Villette. Noctilien : N42. Station Vélib’ : 908.
20e
La Bellevilloise
Dédale culturel
Bar-resto-club-salles de concert-expo.
Installé dans l’immense bâtiment de la pre-
mière coopérative parisienne (destinée à
mettre à la portée de tous l’éducation po-
litique et la culture), sa vocation n’a pas
changé : nombreux concerts, festivals, expos
souvent gratuits. L’ouverture d’esprit et la di-
versité sont de mise avec des lives de Femi
Kuti, des noces gitanes, des soirées Avenida
Brazil ou le show « Et si Didier Super était
la réincarnation du Christ ? » en novembre.
Tendance
25-45 ans. Entrée aux expos en général gratuite. Concerts gratuits ou
jusqu’à 29 €. Du mercredi au samedi jusqu’à 2h, dimanche jusqu’à
minuit. 19-21, rue Boyer. 01 46 36 07 07. www.labellevilloise.com M°
Gambetta. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 20121.
©D.R.
©Shutterstock/dwphotos
e voyage au bout de la
nuit, c’est une longue
route, une balade festive
qui demande de l’endu-
rance et une préparation
physique pour en profiter.
Parce que, depuis la nuit des temps, notre
corps est programmé pour être actif et per-
formant le jour puis se reposer une fois le
soleil couché. Difficile d’aller à l’encontre
de cette évidence génétique. « Faire la fête
est un plaisir, mais ne pas dormir constitue
quand même un stress pour l’organisme,
prévient Sylvie Royant-Parola, psychiatre
spécialiste des troubles du sommeil et de
l’éveil. Cependant,nous ne sommes pas tous
égaux face à la privation de sommeil. Cela
dépend beaucoup de l’âge : les jeunes récu-
pèrent plus facilement parce qu’ils dorment
plus profondément et que leur repos est plus
réparateur. » La nature est bien cruelle !
Autre injustice : les courts dormeurs qui
ont, en plus, un profil « du soir » possè-
dent, bien sûr, davantage de prédispositions
noctambules que les marmottes tendance
« lève-tôt ».
Malgré ces inégalités, le droit imprescrip-
tible à faire la fiesta ne saurait être remis
en cause ! Pour que tout le monde puisse
s’amuser, voici quelques conseils simples à
suivre avant, pendant et après avoir bam-
boché toute la nuit.
Des produits dopants,
mais légaux !
Tel un athlète avant la compétition, il faut
préalablement s’affûter pour garder la
forme au moment de « l’épreuve ». Tout
commence par un régime digne des spor-
tifs, qui évite un dîner trop lourd, riche et
gras, synonyme de digestion difficile et
d’assoupissement : les sucres lents, comme
les pâtes, permettront au contraire d’être
endurant dans l’effort sur le dance-floor.
De plus, pour
rester alerte le
soir venu, rien
de tel que la
caféine à par-
tir de 17h. Cet
alcaloïde sti-
mule les systèmes nerveux central et car-
dio-vasculaire. « C’est la seule substance
qui maintienne éveillé au maximum sans
perte de jugement ni de perception et avec
un minimum d’effets collatéraux, explique
Sylvie Royant-Parola. C’est d’ailleurs ce
produit qui entre surtout en jeu dans l’ac-
tion éveillante des boissons énergisantes :
une canette équivaut à environ deux cafés.
Le problème, c’est qu’il y a aussi d’autres
ingrédients dans ces “energy drinks” qui
ne sont pas toujours recommandables…
Comme la taurine, controversée parce
qu’elle est neurotoxique à la longue. »
Adapter son horloge
interne
Par ailleurs, pour se dynamiser avant une
soirée, il faut rester exposé le plus tard pos-
sible à la luminosité naturelle. En effet, c’est
elle qui règle notre horloge biologique, si-
tuée dans le cerveau et calée sur le rythme
du soleil. Plus on est directement soumis à
la lumière du jour, moins on a sommeil et
plus l’heure d’endormissement est retar-
dée. C’est la raison pour laquelle faire un
peu de sport en plein air en fin d’après-midi
ou début de soirée, selon la saison, main-
tient éveillé et en forme. En s’abstenant,
bien sûr, de trop se fatiguer par un effort
très intense ! De plus, l’exercice augmente
la température de l’organisme, or le pro-
cessus d’endormissement habituel passe
nécessairement par une baisse thermique
corporelle. Se réchauffer en bougeant ou en
prenant une douche chaude décale un peu
l’envie de dormir.
Et pour ceux qui ne sont pas du soir ou
qui sont très fatigués, il existe également
une solution plus « radicale » : se repo-
ser avant de sortir en faisant la sieste soit
dans l’après-midi, soit vers 19 heures ou
20 heures. Mais attention à ne pas sombrer
trop profondément ! Vous risquez de vous
réveiller au bout d’une à deux heures dans
un état totalement vaseux… Pas génial pour
enchaîner avec les festivités ! Pour que la
sieste soit vraiment efficace, elle doit être
courte : c’est un microsomme de quelques
minutes qui permet de bien se reposer, de
récupérer tout en gardant de l’entrain. Pour ///
Stéphanie Condis
cela, il faut parvenir à entrer rapidement
dans le sommeil et à en sortir aussi vite,
quitte à programmer la sonnerie du réveil
au bout de vingt minutes maximum.
Bouger pour
ne pas sombrer
Enfin, pensez à « sauver votre peau » et
donc à la préparer avant de faire la fête,
votre tête du lendemain en dépend ! « Plus
l’épiderme est sain, plus il résiste aux agres-
sions, insiste Franck Tainier, responsable du
spa Nickel, dans le Marais. Pour le préserver,
il faut effectuer un gommage puis appliquer
un masque et une crème
hydratante protec-
trice. » Il existe même
des crèmes dites « ur-
baines », avec un petit
indice de protection so-
laire qui est alors utilisé
comme écran à la fumée de cigarette, par
exemple, et comme hydratant plus puis-
sant, en prévision de la déshydratation.
Sur le dance-floor, quand l’heure est enfin
venue de s’amuser, pas question de faire
tapisserie et de rester assis dans un coin,
fût-il carré et VIP… Bougez, dansez, innovez
dans vos chorégraphies pour ne pas vous
laisser gagner par la léthargie. D’autant
qu’entre 3 heures et 5 heures du matin la
pression d’endormissement s’exerce le plus
fortement. Néanmoins, si cela vous semble
vraiment trop difficile, il est éventuelle-
ment possible de vous laisser aller à une
microsieste discrète.
Comme lutter contre le sommeil est un
combat inégal – il finit toujours par l’em-
porter – mieux vaut céder un peu pour
ensuite repartir de plus belle ! C’est par-
ticulièrement vrai si vous devez conduire
pour rentrer… Entre 2 heures et 5 heures
du matin, le risque d’accident est plus élevé
à cause d’une baisse de la vigilance liée à
la pression de sommeil. On estime qu’une
personne éveillée depuis dix-huit heures
consécutives a des réflexes qui s’apparen-
tent à quelqu’un avec un taux d’environ
0,5 gramme d’alcool par litre de sang. Et un
éveil non-stop depuis vingt-quatre heures
équivaut à une alcoolémie d’un gramme !
Lutter contre la fringale
Outre l’envie de dormir, c’est également la
faim qui peut tenailler l’estomac au cœur
de la nuit. C’est normal, d’une part parce
que l’on se dépense, on s’active et l’heure
du dîner semble bien loin. D’autre part
parce que le sommeil intervient dans le
contrôle de l’appétit par l’intermédiaire de
la fabrication d’insuline, qui régule le taux
de sucre dans le sang. Privé de repos, on est
assailli par la « fringale ». Pour y remédier
et reprendre des forces en cas de coup de
barre, privilégiez les sucres lents : le pain
d’un sandwich, une banane, etc.
La règle d’or, quand on fait la fête toute la
nuit, c’est de bien s’hydrater, d’autant que
l’on se trouve souvent dans un lieu sur-
chauffé.Attention à l’alcool, qui est traître :
il a tendance à déshydrater l’organisme et,
passé le premier effet euphorisant, il a une
action sédative. Boire beaucoup d’eau évite
également une mine déconfite le jour sui-
vant, assure Franck Tainier, du spa Nickel,
qui ajoute : « Avant
de se coucher, il faut
prendre le temps de
bien nettoyer son vi-
sage pour le laisser
respirer, empêcher
que les toxines ne
s’incrustentencoreplusetnefavorisentl’ap-
parition de boutons, cernes, etc. »
L’après-fête est souvent le moment le
plus délicat à passer. Heureusement, en
cas de manque de sommeil, ce n’est pas
« heure pour heure, dent pour dent » ! Si
l’on a une « dette » de cinq heures, il n’est
pas nécessaire de dormir cinq heures de
plus la nuit suivante pour rattraper ce re-
tard. En fait, après une nuit blanche, on
récupère dès que l’on se couche, en une
ou plusieurs fois selon les circonstances
et les personnes.
©Shutterstock/YuriArcurs
Bouger est le meilleur des anti-fatigues.
InterdItauxmoInsde16ans.©2010/WildBunch/FidElitEFilms/lEscinEmasdElaZonE/EssEntialFilmproduktion/BimdistriBuZionE/BuFcompagniE.tousdroitsrEsErvEs.
EN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VOD
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pour la décennie qui commence ”
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Inclus: les 2 versions du film
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Les vertus de la sieste
Le lendemain de la fête, les noctambules
qui ont fait une nuit courte ou blanche ré-
cupèrent mieux grâce à une bonne sieste
que par une grasse matinée, souligne le Doc-
teur Sylvie Royant-Parola : « Il ne faut pas
trop dormir le matin car on se décale encore
plus. C’est comme un jet-lag en voyage : on
dérègle l’horloge biologique et on ne se sent
pas bien du tout. » Si la fatigue est très im-
portante, on peut dormir un cycle complet
de sommeil, soit entre une et deux heures,
en tout début d’après-midi. Mais cela risque
d’« assommer » pour le reste de la journée…
Alors que des microsommes de cinq à quinze
minutes permettent de prévenir les baisses
de régime et de retrouver rapidement son
dynamisme.
Côté alimentation, un petit déjeuner com-
plet a des vertus énergisantes et un repas lé-
ger à midi soulage le corps des exubérances
nocturnes. Sans oublier, bien sûr, de boire de
l’eau pour se réhydrater convenablement.
Pratiquer une activité sportive, même mo-
dérée, aide à reprendre le dessus, l’idéal
étant de sortir pour s’exposer à la lumière
du soleil. L’horloge biologique se recale alors
plus facilement et l’humeur, parfois mau-
vaise à cause de la fatigue, est améliorée par
cette luminosité naturelle.
Pas évident non plus d’avoir bonne mine
sans sommeil. En effet, celui-ci permet une
élimination des toxines et un renouvelle-
ment des cellules grâce à la sécrétion des
hormones de croissance :la peau se régénère
trois fois plus vite en dormant ! « Après une
nuit passée à faire la fête, la peau est avachie
et le visage bouffi à cause d’un dérèglement
des échanges entre élastine et collagène,
précise Franck Tainier du spa Nickel. Or ces
deux substances, produites naturellement
par l’organisme, sont, en quelque sorte, le
« matelas » de la peau,qui permet de lui don-
nersafermeté. Autreseffetsnéfastes,ceuxde
l’alcool, qui déshydratent l’épiderme, et ceux
de la fatigue, qui entraînent un relâchement
des muscles et des tissus. » Quant au teint
brouillé et terne, il est notamment lié à la
fumée de cigarette et à la nicotine qui obs-
truent les pores.
Les produits réparateurs
Pour compléter le portrait peu glorieux
du fêtard au petit matin, regardons-le
dans les yeux… Les cernes sont apparus à
cause d’une circulation moins efficace par
manque de sommeil : c’est un amas san-
guin sur une peau très fine qui induit cette
couleur violacée ou marron, selon la pig-
mentation de chacun. Ils sont parfois ac-
compagnés de poches sous les yeux, ayant
pour origine une accumulation de graisse
ou d’eau liée à un mauvais drainage.
Pas de panique, il existe des solutions ! La
plus classique et économique consiste à
appliquer un gant rempli de glaçons sur le
visage et le contour des yeux. Ce choc ther-
mique sollicite la circulation et raffermit
les tissus. C’est une recette de grand-mère
à utiliser uniquement de façon ponctuelle,
car sinon elle risque d’endommager la peau
du visage et ses vaisseaux, voire d’engen-
drer une couperose. L’industrie cosmétique
s’est évidemment emparée de ce filon lu-
cratif à coup d’anti-cernes, anti-poches,
anti-fatigue. La marque Nickel joue le ton
décalé et provoc’ avec des produits sur-
tout destinés aux hommes et baptisés par
exemple « Lendemain de fête » ou «Atten-
tion les yeux ».
Cependant, il n’y pas de miracle… Trop de
nuits blanches et d’excès occasionnent un
vieillissement prématuré de la peau. Et ce
n’est pas la conséquence la plus problé-
matique. De nombreuses études médicales
ont montré qu’une dette chronique de
sommeil est nuisible à la santé. « Pour ceux
qui ne sont pas de courts dormeurs, c’est-
à-dire pour la grande majorité des gens, se
contenter en permanence de moins de six
heures de sommeil par jour cause une aug-
mentation des risques de maladies cardio-
vasculaires, de diabète de type II et d’obé-
sité, détaille le Professeur Damien Léger,
responsable du Centre du sommeil et de la
vigilance de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Il y a éga-
lement des effets préjudiciables sur l’équi-
libre psychologique : baisse de la résistance
au stress, fragilité émotionnelle, irritabilité,
anxiété, etc. »
Pour éviter de conjuguer nuits blanches et
idées noires, pour continuer de voir la vie
en rose, de jour comme de nuit, il faut donc
savoir se ménager des temps de repos…
©Shutterstock/dwphotos
La micro-sieste est votre amie
La décoratrice star du Saint-
James (8e
) ou du Pershing
Hall (8e
) a droit à sa première
rétrospective. A l’origine
de l’expression « boutique
hôtel », ces résidences
luxueuses décalées qui ne
cessent de s’ouvrir dans
les grandes capitales,
Andrée Putman sera ainsi
l’objet d’une exposition...
à l’Hôtel de Ville. Cette
célébration du « bon goût
à la française » a lieu de
novembre à février.
Si l’on en trouve assez facilement
à Londres ou à New York, une
piscine sur un toit d’hôtel est
quasiment impossible à dénicher
sur Paris. Il n’y a d’ailleurs qu’une
seule solution : réserver l’une
des deux suites en duplex du
Murano. Prévoir un gros budget.
Dans le registre « mon smart-
phone est une machine à laver »,
une application permet d’ouvrir
sa chambre d’hôtel grâce à son
téléphone. On ne sait pas encore si
le système sera adopté un jour par
les hôtels parisiens, mais sa version
bêta est actuellement en test aux
Etats-Unis. Inutile, donc utile ?
Sur le modèle des « pop-up stores », les micro-hôtels éphémères commencent
à fleurir un peu partout. Après Everland, la chambre container au-dessus du
Palais de Tokyo (16e
), on aura vu en 2010 « le camion capsule » sur les berges
de la Seine ou la caravane de luxe itinérante (avec portier et room service!)
dans le centre de Londres. A quand la barque-suite ou le studio montgolfière?
©XavierBéjot-TRIPODAGENCY
©L/B
L’an dernier, le Regent’s (17e
) et le Gavarni (16e
)
inauguraient sur Paris les premiers « écolabels ».
Autrement dit, ils s’engageaient à mettre en place
un plan développement durable comprenant produits
bio au petit-déjeuner ou économies d’eau et d’énergie.
Depuis, plus rien, ou presque. Et dire qu’à Copenhague,
un hôtel fait fureur en faisant produire de l’électricité
à ses clients, sur des vélos reliés à des générateurs...
Jusqu’ici, le top, c’était le lit suspendu au plafond.
Une sorte de hamac king size que l’on pouvait croiser
au Kube (18e
) ou au Five (5e
). Plus fort, arrive maintenant
le « lit en lévitation » qui donne l’impression de flotter
dans les airs. A retrouver au Seven Hôtel (5e
).
Le Bar à chocolat au Ca-
dran (7e
), le Bar à ongles
(tout un programme)
au Pavillon de la Reine
(4e
) ou l’Ice Bar au Kube
(18e
) : pour se différencier
de la concurrence, rien de tel
qu’un concept... barbant.
Si le Royal Monceau (8e
) a déjà ouvert le bal, l’inauguration
prochaine de deux palaces de très grand luxe sera l’une
des attractions parisiennes de l’année. En décembre,
on pourra donc découvrir les atmosphères très « Second
Empire » du Shangri-La (16e
). Quelques mois plus tard,
ce sera au tour du Mandarin Oriental (1er
) d’ouvrir
ses portes après trois ans de travaux. Voilà qui risque
d’animer la hype... et les débats sur le thème « la reprise
économique n’est pas perdue pour tout le monde ».
La révision complète du Royal Monceau (8e
),
qui vient d’ouvrir après deux ans de travaux, c’est
encore lui. Le concept : transformer ce palace
historique en collection de grandes suites façon
« loft d’artistes » faussement déguenillés. Conséquence,
après le Meurice (1er
), le Mama Shelter (19e
)
et une partie du Kube (18e
), l’inarrêtable Starck
est une nouvelle fois la star de la rentrée.
de la concurrence, rien de tel
qu’un concept... barbant.
Le Bar à chocolat au Ca-
), le Bar à ongles
(tout un programme)
au Pavillon de la Reine
) ou l’Ice Bar au Kube
) : pour se différencier
de la concurrence, rien de tel
qu’un concept... barbant.
Le meilleur endroit pour « spotter » un people dans un
bar d’hôtel : derrière les platines du bar. Au Ritz (1er
), au
Mama Shelter (19e
), au Murano (3e
), on aura pu observer
les Plasticines, Dita Von Teese, Hélène de Fougerolles,
ou J.C. de Castelbajac devenir le sélector d’un soir.
©Jean-BaptisteMondino
©D.R./SevenHôtel
©Shyrokova/Shutterstock
Eric Dahan,
45 ans, réalisa-
teur, producteur,
photographe,
journaliste.
« Une fois l’an, je me
rends au Mathis, rue
de Ponthieu (8e
) :
je l’aime pour sa
clientèle “artistique”,
les bons et méchants
mots (ce qui revient
au même) de Gérald
Nanty et les exquises
entrées théâtrales de
Jean-Luc Chargelè-
gue. Hôtel Particulier,
avenue Junot (18e
) :
les éclats de rires
lointains de Morgane
Rousseau, maîtresse
des lieux, entraînant
dans l’un des salons
tendu de rouge les
nuits d’été, contem-
porain à l’automne,
ou tout lambris et
cuir, avec cheminée,
pour un cognac
passé minuit, les mois
d’hiver. Si dans un
moment d’égare-
ment je devais me
retrouver à marcher
sans raison dans la
capitale, autant que
ce soit autour du lac
du Bois de Boulogne
au crépuscule,
un pur Hokusai. »
Hôtel Lotti
1er
Hôtel Costes
On peut aussi y dormir…
A force d’évoquer la faune people en résidence
permanente au bar et au restaurant, on en ou-
blierait presque qu’on peut y dormir. L’expé-
rience est pourtant mémorable : les chambres
dessinées par Jacques Garcia reprennent l’es-
thétique chargée d’inspiration Second Empire
chère au décorateur et donnent littéralement
l’impression d’entrer dans un tableau d’Ingres.
Et si l’on ne trouve pas le sommeil, il est tou-
jours possible de plonger dans l’incroyable pis-
cine souterraine ouverte en nocturne et équipée
d’un système de sonorisation sous-marin…
Tendance
25-60 ans. Chambre : 400/750 € ; suite 850 €-2 900 €. Piscine/spa :
jusqu’à 22h. Restaurant : de 7h à 2h (service continu). 239, rue St-
Honoré. 01 42 44 50 00. www.hotelcostes.com Mº Concorde. Noctilien :
N11, N21. Station Vélib’ : 1019.
Hôtel Lotti
Entre les joailliers
NOUVEAU Ce 4 étoiles a épaté son monde en
ouvrant une nouvelle aile, histoire de donner
un peu plus de cachet à sa décoration plutôt
classique. Outre un rafraîchissement bienve-
nu des parties communes, le Lotti s’est doté
d’un magnifique patio cédant à la mode du
mur végétal, parfait pour finir la soirée, ainsi
que de 50 nouvelles chambres. Dont cer-
taines avec un atout de poids : un balcon sur
la place Vendôme. Une alternative bienvenue
au Ritz, pour finir sa nuit, où l’on aura une
pensée émue pour George Orwell, qui passa
dans les plonges de l’hôtel.
Le carrelage de la salle de bains, ambiance Scarface.
classique
25-50 ans. Chambre : 205 €/440€ ; suite : 375 €/1 250 €. Bar ouvert
juqu’à minuit.7,rue de Castiglione.01 42 60 60 62.www.hotel-lotti-paris.com
M°Tuileries.Noctilien : N11,N21.StationVélib’: 1019.
Le Ritz
Increvable?
Onytrouve«touslesraffinementsqu’unPrince
puisse souhaiter dans sa propre demeure »,
disait César Ritz à la fin du XIXe
siècle, le fon-
dateur du palace le plus célèbre de Paris. A
voir les compositions d’orchidées disséminées
dans les kilomètres de couloir, réputées pour
être les plus belles d’Europe, ou l’exception-
nelle piscine d’inspiration grecque, la citation
n’a pas pris une ride. Loin des concepts inno-
vants développés ailleurs, le Ritz a su préserver
son âme de palace historique. Sans quasiment
faire d’effort, il sait même garder le contact
avec la hype, via les soirées du Ritz Bar.
Le défilé ininterrompu des stars.
classique
Tout âge. Chambre : 550 €/870 € ; suite : 800 €/13 650 €. Ritz Bar ou-
vert jusqu’à 2h. 15, place Vendôme. 01 43 16 33 65. www.ritzparis.com
M° Tuileries. Noctilien : N11, N21. Station Vélib’ : 1019, 1021.
3e
Hôtel Murano
Ambiance à tous les étages
Beaucoup de people (Estelle Denis, Carole
Bouquet ou Laurie Cholewa, entre autres)
viennent y finir la soirée, au bar, notamment
pour goûter la cinquantaine de vodkas diffé-
rentes. Mais c’est dans les 52 chambres de
cet antre du design pop que le vrai voyage
commence. Ambiance James Bond, avec
murs blancs épurés et formes arrondies et
un petit gadget électronique qui fait la diffé-
rence : le modérateur d’ambiance pour chan-
ger la couleur de l’éclairage à l’envi.
Les DJs sets people tous les jeudis.
Tendance
30-50 ans. Chambre : 350/650 € ; suites : 750/2 500 €. Cours de cock-
tail : 120 € (les mercredis à 18h30). 13, bd du Temple. 01 42 71 20 00.
www.muranoresort.com M° Filles-du-Calvaire. Noctilien : N01, N14. Sta-
tion Vélib’ : 4107.
©D.R.
CANAPÉS / TABLES
37 avenue de la République - 75011 Paris
30 avenue des Gobelins - 75013 Paris
57 rue Cambronne - 75015 Paris
143 avenue de Wagram - 75017 Paris
38 cours de la Liberté - 69003 Lyon
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9/11 boulevard Vincent Auriol - 75013 Paris
38 cours de la Liberté - 69003 Lyon
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6e
Esprit Saint-Germain
Rive Gauche Attitude
Ici, on fait comme à la maison – mais une
maison du Quartier latin quand même, gar-
nie de bibliothèques et où l’on regarde des
DVD choisis. Pour faire oublier que l’on est
à l’hôtel, il n’y a même pas de réception à
proprement parler et le check in se fait en
compagnie d’une hôtesse. Au coin du feu,
en sirotant une tisane. Même idée pour les
chambres : elles sont riquiquis, mais cosy.
Avec un peu de chance, on pourra même
avoir de belles poutres au plafond, pour se
consoler… Avis aux amateurs de roman-
tisme Rive gauche.
convivial
30-60 ans. Chambres : 325 €/560 € ; suites : de 720 €/805 €. 22, rue
Saint-Sulpice. 01 53 10 55 55. www.espritsaintgermain.com M° Saint-
Germain. Noctilien : N14. Station Vélib’: 6022.
L’Hôtel
Dans les pas d’Oscar Wilde
Hôtel préféré de l’actrice Eva Green, ce palace
concentre tout le charme de la Rive gauche :
longue histoire et luxe discret. Côté cour, cet
ancien « pavillon d’amour » du XIXe
siècle pro-
pose un restaurant gastro (1 étoile au Michelin)
surmonté d’un impressionnant puits de lumière
autour duquel s’organisent les chambres. L’in-
contournable Jacques Garcia a su chiner chez
les antiquaires le mobilier adéquat pour recréer
une ambiance romantique au sens premier du
terme. On s’y couchera en pensant à Oscar
Wilde qui en fit sa dernière demeure.
classique
25-50 ans. Chambre « Mignon » : 250 €/345 € ; chambre « Bijoux » :
300 €/370 € ; Appartement : 590 €/740 €. Menu surprise 4 plats :
95 €.13,rue des Beaux-Arts.01 44 41 91 00.www.l-hotel.com M° Saint-
Germain-des-Prés. Noctilien : N14. Station Vélib’ : 6021.
Le Pavillon de la Reine
So chic
Ouvert il y a vingt-cinq ans par la famille
Chevalier, le Pavillon de la Reine a su se ra-
fraîchir avant les autres palaces parisiens.
Quand l’héritier de la famille, Jérôme, prend
en charge la direction, il décide d’une grande
campagne de rénovation qu’il confie à Didier
Benderli et à son agence Kerylos Intérieur.
Achevée l’an dernier, elle aura permis de
garder l’élégance traditionnelle de cet hô-
tel nommé ainsi en l’honneur d’Anne d’Au-
triche, tout en lui insufflant un nouveau
dynamisme, via de subtiles touches de mo-
dernité, à l’image du spa tout en ligne claire.
En cas d’insomnie, on pourra également re-
lire les œuvres complètes de Victor Hugo…
L’honesty bar : des spiritueux en accès libre.
classique
40-70 ans. Chambre : 330 €/450 € ; suite : 500 €. Champagne : 70 €/
bouteille. Bouquet de fleurs : 30 €. 28, place des Vosges. 01 40 29 19 19.
M° Bastille.Noctilien : N01,N14.StationVélib’: 4107.
Hôtel Seven
Sommeil suspendu
NOUVEAU Dans ce nouvel hôtel « conceptuel » né de l’esprit tordu des
propriétaires du Five Hôtel dans le 5e
arrondissement, les lits ont l’ori-
ginalité d’être… en suspension. Ingéniosité architecturale, les lits sont
en effet directement bétonnés dans le mur et donnent l’impression de
flotter dans la pièce. Pour renforcer cette drôle de sensation d’apesan-
teur, le plafond est truffé de fibres optiques qui donnent l’impression
de littéralement flotter dans l’espace, d’autant que certaines chambres
sont même équipées de baignoires suspendues. Les plus fortunés
pourront également essayer les sept suites recréant au choix l’univers
d’Alice au pays des Merveilles (avec le lapin encastré dans le mur) ou
de Marie-Antoinette. De quoi faire de beaux rêves.
L’écran 3D à l’entrée, pour être plongé tout de suite dans un autre univers.
Tendance
25-50 ans. Chambre « La Lévitation » : 133 €/203 € ; suite : 441 € (« 007 ») à 613€ (« Lovez vous »). 20, rue Berthollet.
01 43 31 47 52. www.sevenhotelparis.com M° Gobelins. Noctilien : N01, N122. Station Vélib’ : 13001.
L’OBS
LECHOIXDE
L’Hôtel
7e
Bateau Johanna
Songes aquatiques
A quelques encablures des grands palaces, le
confort est ici beaucoup plus spartiate. Mais
si l’on peut se passer d’écrans plats géants et
d’un room service toujours disponible et se
contenter d’un lit double et d’un salon som-
maire, le charme ici est tout autre : sur le Ba-
teau Johanna, seule péniche à proposer des
chambres d’hôtes en plein cœur de Paris, on
peut dormir au gré des clapotis de la Seine.
Une expérience unique, complétée par le
sourire du sympathique timonier-hôtelier qui
apporte les croissants au réveil.
Tendance
35-60 ans. Port de Solférino. Quai Anatole-France. M° Tuileries. A partir
de 100 €/personne. 4 personnes maximum. www.bateau.johanna.free.fr
Noctilien : N01. 01 45 51 60 83. Station Vélib’ : 7007.
8e
Pershing Hall
Palace discret
Boutique hôtel d’une trentaine de chambres
bien connue des people qui viennent se réfu-
gier au patio sous la verrière, dominé par un
beau mur végétal de Patrick Blanc – celui qui
aura lancé une mode à la longue postérité. Le
Pershing Hall, ancien « présent » du comte
de Paris à sa maîtresse, offre une combinai-
son réussie de charme haussmanien et de
modernisme sobre, conçue par Andrée Put-
man. De quoi passer une soirée très roman-
tique à l’écart des grands palaces.
Le bar à champagne et ses 50 références.
classique
25-60 ans.Chambre : 213 €/247€ ; suite : 383 € (junior) à 1 352€ (VIP).
Lounge avec DJ set ouvert jusqu’à 2h. 49, rue Pierre-Charon. 01 58 36
58 00. M° George-V. Noctilien : N11. Station Vélib’ : 8105.
9e
Hôtel Amour
Le pionnier des concept hôtels
C’était l’un des premiers hôtels « nouvelle gé-
nération » à proposer des chambres person-
nalisées par des artistes, donnant l’impres-
sion de dormir dans un studio photo plutôt
que dans un banal 3 étoiles. Mais si le concept
est devenu quasiment incontournable au-
jourd’hui, les 20 chambres designée chacune
par un artiste différent (de Sophie Calle à
Terry Richardson) épatent toujours : on a tou-
jours des envies ludiques devant la chambre
« Jouets » ou des réminiscences de friche in-
dustrielle dans la « Tout-alu ». Enfin, pour un
tarif plutôt raisonnable pour la capitale, on
peut imaginer sans trop se tromper passer la
nuit dans la chambre mitoyenne d’un people
de passage (Marina Fois, Benjamin Biolay…).
classique
25-45 ans. Chambre : 150/190 €. Restaurant : env. 30 € à la carte. 8, rue
Navarin.0826100579.M°Cadet.Noctilien:N01,N15.StationVélib’:9020.
Pavillon des Lettres
Concept littéraire
NOUVEAU Un an après avoir achevé la rénovation du mythique Pavillon de la
Reine place desVosges,Jérome Chevalier lui offre son cousin.Et comme il faut dé-
sormais un concept pour chaque nouvelle offre hôtelière, le remplaçant de l’Hô-
tel Elysée s’est ouvert en septembre sous le thème de la littérature. Le Pavillon
des Lettres offre donc 26 chambres (comme les 26 lettres de l’alphabet) toutes
placées sous le haut patronage d’un poète ou d’un écrivain, d’Andersen à Zola.
Conçue par Didier Benderli, déjà responsable du Saint James ou des hôtels du
groupe Barrière, la déco offre des espaces amples qui mêlent harmonieusement
les tons beiges aux références littéraires sous forme de fresques ou de gravures…
L’iPad dans toutes les chambres.
Tendance
30-60 ans. Chambre « Les littéraires » : 300 € ; chambre « Les Belles Lettres : 340 € ; suite « Les Romantiques : 460 €.
12, rue des Saussaies. 01 49 24 26 26, M° Madeleine. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8032.
L’OBS
LECHOIXDE
Pershing Hall
Hôtel Arvor
Bourgeois bohême
A l’Arvor, placé discrètement derrière la
place Saint-Georges, tout a été conçu comme
le juste milieu entre un appartement bobo et
une maison de campagne, avec des livres de
poche en pagaille, un parquet blanc de type
« suèdois » ou des reproductions de Buren.
L’usage des couleurs claires, le blanc, le beige
ou le vert pomme, renforce d’ailleurs ce sen-
timent de « charme discret de la bourgeoi-
sie» qu’a voulu créer la propriétaire Nadine
Flammarion. Et petit plus non négligeable :
du fait de sa proximité avec plusieurs mai-
sons de disque, l’Hôtel Arvor est devenu un
des lieux de passage favoris des musiciens
étrangers et il n’est pas rare d’y croiser les
Cocorosie ou Divine Comedy, par exemple.
La mini cour intérieure.
convivial
25-50 ans. Chambre : 141 € (standard) à 221€ (suite). 8, rue Laferriere.
01 48 78 60 92.www.arvor-hotel-paris.com M° Saint-Georges.Noctilien :
N01, N15. Station Vélib’ : 9021.
11e
Jardins du Marais
Un rapport qualité/prix discutable
NOUVEAU Si cet hôtel-boutique à la lisière
du Marais se veut tendance, ce doit être la
tendance d’il y a cinq ans… Ces Jardins re-
prennent plus ou moins l’identité visuelle
du Murano voisin, mais sans le côté high-
tech ou la petite idée mémorable. Malgré
tout, l’hôtel pratique des tarifs comparables,
voire supérieurs, aux modèles récents : Se-
ven Hôtel ou Mama Shelter. A éviter, sauf à
bénéficier d’une promotion avantageuse – et
comme par hasard, celles-ci fleurissent sur
leur site.
Tendance
25-45 ans. Chambres : 200 €/319 € ; suites : 400 à 500 €. 74, rue Ame-
lot. 01 40 21 20 00. www.lesjardinsdumarais.com M°Filles-du-Calvaire.
Noctilien : N01, N12. Station Vélib’ : 11043.
Le Royal
Monceau
Le chef-d’œuvre de Starck
NOUVEAU Entreprise depuis deux ans, la rénovation du Royal Monceau
avait pour objectif, selon son directeur Sylvain Ercoli, de « redécouvrir l’es-
prit de fête et le rayonnement culturel des Années folles ». Pari ambi-
tieux, mais tenu : tout en gardant l’esprit de ce palace des années 30 (les
lustres sont toujours là), l’inamovible Philippe Starck a recréé chaque es-
pace comme un loft d’artiste chic avec une déco élégamment dépareillée…
jusqu’à laisser traîner « négligemment » une théière géante de l’artiste
Joana Vasconcelos dans le jardin. Mais ce n’est pas tout : dans les mois à
venir, le Royal Monceau inaugurera son immense piscine (la plus grande de
Paris, dit-on) et une galerie d’art contemporain. Au final, le nouveau Royal
Monceau est une sorte d’aboutissement de ce que Starck avait voulu faire
pour le Mama Shelter, mais en beaucoup plus haut de gamme : le chef-
d’œuvre des hôtels-boutiques.
La guitare dans chaque chambre.
classique
30-60 ans. Chambre « studio d’artiste » : 730 € ; chambre « Executive » : 930 € ; suite : 1 200€ (junior) à 12 000 €
(appartement de 160 m2). 37, av. Hoche. 01 42 99 88 00 www.raffles.com/Paris M° Ternes. Noctilien : N01, N11.
Station Vélib’ : 8057.
L’OBS
LECHOIXDE
Hôtel Arvor
14e
Villa Royale Montsouris
« Riad » princier
La nostalgie d’une langoureuse lune de miel
dans un riad luxueux de Marrakech remonte à
la surface ? Il n’y a (presque) pas besoin de re-
tourner au Maroc. Derrière un immeuble ba-
nal proche du parc Montsouris, la Villa Royale
Montsouris propose une plongée dans l’uni-
vers des résidences orientales… sans jamais
sombrer dans le kitsch. Ici, du mobilier aux
verres, jusqu’à l’arrondi des portes d’entrée,
tout est d’origine. Ne manque que la piscine,
mais on peut toujours se consoler avec un thé
à la menthe ou filer à la mosquée de Paris…
Ne pas prévoir de before, vu l’isolement du quartier.
Tendance
30-60 ans.Chambres : 100 €-200 €.Parking : 25 €.144,rue de laTombe-
Issoire. 01 56 53 89 89. www.villa-montsouris.com M° Alésia. Noctilien :
N122, N14. Station Vélib’ : 14109.
18e
Hôtel Kube
Ambiance nordique
Sur la mode des hôtels de glace, le cou-
sin du Murano, dans le nord de Paris, a
lancé, il y a deux ans, son Ice Room : une
chambre taillée dans la glace, remplie de
sculptures fantasmagoriques. Ouverte seu-
lement l’hiver la première année, elle est
désormais disponible toute l’année, mais
au prix de quelques concessions un peu
regrettables. En effet, si l’Ice Room n’est
disponible qu’en réservant au préalable la
Nordic Suite, elle se trouve en fait dans
l’Ice Bar lui-même : impossible donc d’y
dormir avant 2 heures du matin, heure à
laquelle il faudra traverser une partie de
l’hôtel en peignoir pour avoir accès à ses
fantasmes nordiques…
ephémère
20-50 ans. Chambre de 260 à 460 €, chambre de glace ouverte pen-
dant l’hiver (entre 700 et 1000 €). Bar ouvert jusqu’à 2h (+17 €
pour l’accès à l’Ice bar). 1-5, passage Ruelle. 01 42 05 20 00. www.
kubehotel.com M° La Chapelle. Noctilien : N122, N4340. Station Vé-
lib’ : 18009. Tout âge.
20e
Mama Shelter
Services à petit prix
Devant la profusion d’espaces bar, d’élé-
ments de décors amusants (les pseudo ré-
flexions philosophiques dans l’ascenseur)
et d’animations (comme les agréables
barbecues sur le toit, l’été) du Mama Shel-
ter, on en oublie l’essentiel : c’est l’un des
seuls hôtels de Paris conçus par un grand
designer (Starck, toujours lui) où l’on
peut arriver à n’importe quelle heure de la
nuit et réserver une chambre à moins de
100 euros. Du coup, confidence d’un ser-
veur, la proportion de Parisiens y est très
importante. On comprend bien : après une
soirée endiablée à la Flèche d’or, il est très
agréable de traverser la rue, de se plonger
dans des draps douillets et d’éteindre la
lampe Mario ou Obélix…
Les films en VOD gratuite, en cas d’insomnie.
Tendance
30-50 ans. Chambres : 89 €-200 €. 109, rue de Bagnolet. M° Gambetta.
01 43 48 48 48. www.mamashelter.com Noctilien : N16. Station Vélib’ :
20108.
Jean-Luc
Choplin, 60
ans, directeur
du Théâtre du
Châtelet
« Irié, rue Pré-aux-
Clercs (7e
) : les
vêtements Wash, en
plus d’être beaux,
vous dispensent du
pressing. La boutique,
remplie d’airs d’opéra
avec un Boltanski au
mur, est superbe.A
deux pas des galeries
de mes amis Yvon
Lambert et Jacqueline
Rabouan-Moussion,
celle de Schirman et
de Beaucé, rue du
Perche (3e
) : tenue
par deux jeunes
femmes exception-
nelles et pleines
d’audace. L’Arpège,
rue de Varenne (7e
) :
la cuisine d’Alain Pas-
sard est d’une folle
inventivité et chaque
visite s’annonce
comme un nouveau
spectacle. L’église
Saint-Etienne-du-
Mont, place Sainte-
Geneviève (5e
) : pour
les improvisations à
l’orgue du composi-
teur Thierry Escaich.
De purs moments de
grâce et de recueille-
ment, perché sur
la mythique colline
Sainte-Geneviève.
Pierre Hermé, (6e
et
15e
) : pour son éclair
infiniment vanille
et pour l’homme,
qui est un vrai
grand créateur. »
Hôtel Kube
Que la lumière soit… Pour démarrer
du bon pied, mieux vaut rempla-
cer l’alarme stridente par un éveil
en douceur, plus respectueux de
l’horloge biologique. Le simulateur
d’aube ou « réveil lumineux » diffuse,
pendant une demi-heure, une
luminosité qui s’intensifie pour vous
tirer des bras de Morphée. Et si
cela ne suffit pas, il émet des sons
de la nature ou programme la radio,
voire la musique de votre iPod/clé
USB. Fini les matins chagrins…
On connaissait déjà les pop-up stores, voici main-
tenant le pop-up appartement. Ou quand les
marques cherchent à créer une « expérience » de
fête à leur image dans des lieux de vie éphémères.
Après l’Appartement Vitamin Water conçu par An-
dré et Lionel au printemps, le Cointreau Privé (on
notera le jeu de mot facile) s’est ainsi ouvert pour
un mois en octobre dans le 18e
. Imaginé par Dita
Von Teese, ce gigantesque boudoir-restaurant-club
organisé dans les suites de l’ex-Hôtel Particulier
reprend les codes des Années folles. Un véritable
aspirateur à buzz et à people.
L’excuse du moment pour échapper à un dîner
pénible chez les beaux-parents ? Prétexter
le cours de boxe. Avant, personne n’osait,
maintenant tout le monde s’y met,
au point qu’il est même vraiment
difficile de trouver une place
de libre pour sautiller dans un
battling club. Une pirouette
vraiment crédible donc,
et beaucoup moins
galvaudée que l’inépuisable
excuse « piscine »...
©D.R.
©JuanNel/Shutterstock
Pendant deux ans, quand on était un jeune beau
bizarre, il fallait s’enlaidir pour être branché. S’affubler
de grosses lunettes factices. S’envelopper de t-shirts
savamment sans forme. Rater consciencieusement
son maquillage. Las, maintenant que les sages
MGMT ont remplacé les frasques de Pete Doherty
dans l’imaginaire collectif, on en revient aux
fondamentaux. Chic et classique. Jusqu’à la prochaine.
Ne plus dire « l’art du cocktail », mais « mixologie ». Depuis
deux ans, cet anglicisme insupportable pour les puristes,
importé du Canada, s’est ainsi immiscé dans tous les en-
droits chics où l’on veut apprendre à mélanger vodka, jus
de violette et jaune d’œuf : au Murano, au Jazz Club du
Méridien ou au 1515 de l’Hôtel Marignan.
La toute jeune société ByNight Sport organise des
événements originaux à la fois festifs et sportifs.
Seulement éclairés par la lumière noire, les joueurs,
habillés et maquillés en blanc ou fluo pour apparaître
dans l’obscurité, s’adonnent, en musique, au speed
badminton, ping-pong, fitness, volley ou foot. Des matchs
en boîte de nuit ? Pratique pour la troisième mi-temps !
Paris à l’heure de New York… Les célèbres delicatessens
qui foisonnent dans la Grosse Pomme débarquent dans la
capitale française. A la fois épicerie fine et lieu de restauration
rapide, le « new deli » à la parisienne propose aussi de boire
un café en lisant le journal ou en surfant sur le Net. Une
halte urbaine au cadre bien agencé et moderne, comme
Chez Jean (quatre magasins à Paris, lancés par Casino et
Relay), plus classique et répandue avec les Dailymonop’ et
Mini-Monoprix, voire carrément branchée pour le Phantom,
(devenu 31rue de Paradis), créé par Lionel, du Baron.
En dix ans, les « bobos » se sont imposés dans
l’univers impitoyable des CSP+. Mais voilà que le
bourgeois bohème est menacé par une nouvelle
espèce en pleine expansion : le bourgeois alternatif.
Ce nouvel adjectif renvoie à une attitude rebelle,
au sens large (et vague) : de l’économie alternative
basée sur le commerce équitable au rock alternatif, en
passant par l’altermondialisme. Un BoAl, des BoAux ?!
©D.R.bynightsport©AnneSorrentino
©D.R.
1er
Look Maachine
Coiffeur à la pleine lune
Coiffeur. Depuis vingt-cinq ans, Djelani
Maachi suit la croyance populaire qui af-
firme que les cheveux poussent plus vite
s’ils sont coupés les soirs de pleine lune.
Le coiffeur ajoute que les chevelures trop
fines ont alors tendance à s’épaissir. Et chez
les personnes qui perdent leurs cheveux,
la chute est ralentie. Il n’est pas le seul à
y croire, il suffit de voir son agenda sur-
booké quand l’astre nocturne brille de tous
ses feux. Djelani travaille même dehors, di-
rectement sous les rayons de pleine lune,
jusqu’à 4h, voire 5h du matin !
ephémère
30-60 ans.45 € la coupe homme ou femme.Jusque très tard les nuits de
pleine lune, et jusqu’à environ 23h quelques jours avant ; sinon, ouvert
jusqu’à 20h. 40, rue Coquillère. 01 42 33 57 47 www.lookmaachine.com
M° Les Halles. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 1024.
3e
Le Murano/
cours de mixologie
L’atelier du chef
NOUVEAU Cours de cocktails. Placé ré-
gulièrement dans les listes des meilleurs
bars à cocktail de Paris, le bar du Mura-
no dévoile quelques-uns de ses secrets à
l’heure de l’apéro. Qu’il s’agisse des do-
sages millimétrés du mojito, du bon manie-
ment du shaker ou des mariages osés des
liqueurs Marie Brizard (accessoirement le
sponsor des ateliers), le barman en chef
Nicolas Humbert délivre la théorie et la
pratique du bon mixologue. Mieux vaut
être particulièrement attentif, car chaque
participant doit aussi appliquer ces prin-
cipes en passant derrière le bar. Au bout
d’une heure et demie, on pourra ramener
chez soi la mallette du cours, avec l’équi-
pement complet, un livre de 10 recettes
exclusives du Murano et quelques alcools.
Tendance
30-45 ans.120 € pour 1h30.Sur demande du jeudi au dimanche jusqu’à
22h (mardi et mercredi jusqu’à 20h) selon disponibilité du chef. 13, bd
duTemple.01 42 71 20 00.www.muranoresort.com M° Filles-du-Calvaire.
Noctilien : N01, N14. Station Vélib’ : 11040.
4e
L’Usine Beaubourg
Soirées sportives
NOUVEAU Salle de sport. Pour un bon
décrassage nocturne, il est préférable de
ne pas trop forcer. C’est ce que propose
l’Usine Beaubourg avec ses nouveaux
cours du soir. Le lundi, on s’essaiera au
« Virgin Yoga », une version allégée insis-
tant sur les mouvements de base : parfait
pour commencer la semaine en douceur.
Le mercredi, on augmente le rythme avec
le « groove cardio », des exercices d’endu-
rance qui mêlent astucieusement pas de
danse et « low impact aerobic », une forme
de step peu agressive. On pourra ensuite
enchaîner avec des exercices légers jusqu’à
23h, en profitant des douces variations de
l’éclairage « intelligent » et des superbes
caves voûtées de l’Usine Beaubourg.
Tendance
30-50 ans.Abonnement/an : 1 550 €. Semestre : 990 €. Séance coach :
61 à 99 €. Nocturnes en semaine jusqu’à 23h.Virgin Yoga lundi de 20h à
21h30. Groove cardio mercredi jusqu’à 21h30. 16-20, rue Quincampoix.
01 44 61 31 31. www.usineopera.com M° Rambuteau. Noctilien : N12,
N13, N14, 23, N144. Station Vélib’ : 4020.
Marc-Olivier
Wahler, 46
ans, directeur du
Palais de Tokyo
« Pizzeria Le Coq, rue
Traversière (12e
) : un
pizzaïolo égyptien,
la meilleure pizza de
Paris. Le stand sicilien
du marché d’Aligre
(12e
) :“Sicilia !”,
clamé les larmes
aux yeux par le
maraîcher. Nomiya,
sur le toit du Palais
de Tokyo, avenue
du Président-Wilson
(16e
) : une table
d’hôte pour douze
personnes dans
le ciel de Paris. »
L’Usine Beaubourg
5e
Piscine Pontoise
Trois couleurs-Bleu
Piscine. Faire trempette ici, c’est s’immerger
dans l’architecture des années 1930 : le bas-
sin, surplombé par une belle verrière, est en-
touré de cabines rétro aux portes azur. Une
couleur qui a inspiré Kieslowski pour son film
« Bleu ». D’autres personnalités l’ont précé-
dé, comme Johnny Weissmuller, mémorable
Tarzan. Ou le Commandant Cousteau qui,
en 1936, testa pour la première fois le sca-
phandre de plongée. Et si faire des longueurs
vous ennuie, il y a toujours la salle de muscu,
l’espace cardio-training ou le sauna.
classique
25-55 ans. Entrée : 10 € pour les nocturnes. Nocturnes du lundi au ven-
dredi de 20h15 à 23h45. 18, rue de Pontoise. 01 55 42 77 88. www.
clubquartierlatin.com M° Maubert-Mutualité. Noctilien : N15, N22. Sta-
tion Vélib’ : 5019.
8e
Cercle Gaillon
Tournois VIP
Salle de jeu privée. Ouverte en 1931 comme
la succursale du mythique Multicolore de
Poincarré, cette salle de jeu intime (moins
de 100 m2
) a su s’adapter à la folie poker tout
en gardant sa marque de fabrique : discrétion
et sélection du public. Introduits en 2006, les
tournois de Hold’em et d’Omaha aux droits
d’entrée importants (au moins 200 euros) at-
tirent quelques-uns des meilleurs joueurs de
France… et quelques personnalités. Il n’est
pas rare d’y croiser Estelle Denis, Vikash Dho-
rasoo, Bruno Solo, Bruce Toussaint et autres
célébrités ne dédaignant pas les parties de
free roll se terminant jusqu’au bout de la nuit.
classique
35-60 ans. Inscription annuelle avec parrainage obligatoire: 200 €.
Droit d’entrée dans les tournois : de 300 € à 2 250 €. Blinds minimum :
50 €/100 €. Tous les jours de 15h à 6h (carte d’identité obligatoire).
11, rue de Berri. 01 40 75 09 02. www.cerclegaillon.net M° George-V.
Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 8003, 8041.
Publicis Drugstore
Goût de luxe
Multistore. Derrière la façade moderne en
verre, les 3 000 m2
sur deux niveaux font re-
vivre l’esprit du drugstore originel : celui de
Marcel Bleustein-Blanchet qui voulait mettre
« le luxe à la portée de tous les Parisiens »
dans les années 1950. Les hédonistes chic,
insomniaques ou fêtards, flânent d’un espace
à l’autre, entre les boutiques Petrossian et
Pierre Hermé, l’épicerie fine, les caves à vins
et à cigares, la brasserie ou le kiosque à jour-
naux français et internationaux. Il y a tout ce
que vous voulez aux Champs-Elysées.
classique
30-65 ans. Pharmacie, tabac, épicerie et librairie tous les jours jusqu’à
2h ; cave à vins jusqu’à 23h30. 133, av. des Champs-Elysées. 01 44 43
79 00 www.publicisdrugstore.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Nocti-
lien : N11, N24. Station Vélib’ : 8052.
9e
Spa des Cinq Mondes
Le spa en before
Spa. Alors que c’est après une journée de bou-
lot intense que l’on aurait envie de s’abandon-
ner entre des mains expertes, il est très difficile
de trouver un spa ouvert après 20h. A moins
de viser les spas de palaces hors de prix (hô-
tel Barrière, Ritz…), on choisit les nocturnes
du mardi et du jeudi au Spa des Cinq Mondes.
Tête de pont de la marque de cosmétiques exo-
tiques du même nom, ce spa propose ainsi de
se délasser le soir dans le hammam ou le bain
japonais, de se « refaire un visage », avec le
gommage « Purée de Papaye », ou de s’essayer
au massage tonifiant et antioxydant « Crème
de Café ». Les Valentins fatigués préféreront
partager leurs soins avec le « Rituel de félicité
à deux » avant d’aller dîner.
classique
30-60 ans. Massage du dos : 49 € (30 min). Massage brésilien « crème
de café » : 96 € (1h). Rituel de félicité à 2 : 375 € (2h). Rituel tropical
revivifiant : 182 € (2h).Nocturnes mardi et jeudi jusqu’à 22h (20h le reste
de la semaine). 6, square de l’Opéra-Louis-Jouvet. 01 42 66 00 60. www.
cinqmondes.com M° Opéra. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 9106.
Jérôme De-
lormas, 47 ans,
directeur géné-
ral de la Gaîté
Lyrique
« Kaiseki, restau
laboratoire, rue
André-Lefebvre
(15e
) : restaurant
et traiteur. Hisayuki
Takeuchi est un chef
créateur d’accords,
de saveurs, tout en
sachant nous régaler
dans la plus pure
tradition japonaise.
La Maison Rouge, bd
de la Bastille (12e
) :
lieu d’art contempo-
rain qui dépasse les
clivages et privilégie
les rencontres et
expériences, créé
par un amateur
d’art et collection-
neur privé. Rues du
Faubourg-St-Denis
et du Faubourg-St-
Martin (10e
) : juste
pour le plaisir de
marcher dans ces
rues vivantes… Le
parc de la Villette
(19e
) : lieu vivant
où des institutions
culturelles diverses
côtoient les pratiques
spontanées. Le centre
Fleury-Goutte d’Or-
Barbara, rue Fleury
(18e
) : dédié aux
musiques actuelles
émergentes dans
un quartier popu-
laire. Sandwich ou
petits plats bio,
musiques de tous les
continents, débats.
Chaleureux
et accueillant. »
Piscine Pontoise
©D.R.
10e
Phantom*
Concept store
NOUVEAU Epicerie-resto-bar. C’est le der-
nier-né des lieux de Lionel, patron du Baron et
de la Fidélité voisine. Dans ce 10e
qu’il connaît
bien et qui se boboïse à grand pas, il a ouvert un
endroit hybride : esprit « deli » à la new-yorkaise
avec des produits du terroir bio, à la française,
avec sa touche branchée. On vient ici pour faire
ses courses à l’épicerie, on en profite pour boire
un café ou manger avec des potes, on assiste à
un vernissage d’arts graphiques, on lit le journal
en écoutant un DJ. Pas de routine en vue !
* Récemment rebaptisé : 31 rue de Paradis…
Tendance
25-45 ans. Du lundi au mercredi jusqu’à 18h, du jeudi au samedi
jusqu’à minuit. 31, rue de Paradis. 01 40 22 05 55. M° Gare-de-l’Est.
www.31ruedeparadis.com Noctilien : N14, N140, N141, N142, N143,
N144, N145. Station Vélib’ : 10019.
13e
Itinérances
photographiques
Prises de vue nocturnes
Cours de photo de nuit. Dans la lignée de
ses « stages balades » à la découverte du Pa-
ris méconnu, ces Itinérances proposent des
cours de nuit pour déjouer les impénétrables
mystères de l’ouverture et du flash. Mini
cours théorique et dîner convivial, déambu-
lation entre Chinatown et les quais pour s’at-
taquer aux prises de vue statiques et en mou-
vement (les fameux danseurs de tango qui
s’entraînent quai Saint-Bernard). En fin de
soirée, on retourne au studio pour approfon-
dir quelques notions de retouche d’images.
convivial
Tout âge.Séance : 150 € (avec dîner).Stage,1 fois/mois de 17h à minuit.
12, rue des Cinq-Diamants. 09 51 73 29 46 www.itinerancesphoto.org
M° Corvisart. Noctilien : N15, N22, N31. Station Vélib’ : 13022.
16e
Bowling Foch
Strike !
Bowling. Ringard ? Pas quand des bandes
de fashionistas hystériques se lancent dans
la compétition ! Les 15 pistes sont envahies
par la hype parisienne lors des soirées Le-
bowski Show organisées de temps en temps
par Johanna Senyk, Sacha Lucas et Rasmus
Michau. Ce qui est rare est chic ! Et leurs ca-
marades de jeu sont à la hauteur : équipes
des magasins et marques Colette, Karl Lager-
feld, Pierre Hardy, Vuitton, Moët et Chandon,
mais aussi de la Galerie Emmanuel Perrotin,
de Tête d’Affiche ou de Citizen K. Que du
beau monde qui finit la nuit dans la disco-
thèque attenante, Le Duplex.
Tendance
20-45 ans. Entrée : 4 à 6,90 €. Location de chaussures : 2,10 €. Du
lundi au jeudi de 17h à 2h, vendredi de 17h à 4h, samedi de 14h à 5h
et dimanche de 14h à 2h. Face au 8, av. Foch. 01 45 00 00 13. www.
bowling-foch.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile.Noctilien : N11,N24,N53.
Station Vélib’ : 16103.
17e
Elyfleurs
Le fleuriste du show-biz
Fleuriste. Besoin urgent d’un bouquet de 150
roses à 4h du matin ? Une seule solution, ap-
peler Elyfleur, unique fleuriste de Paris à tra-
vailler 24h/24h. Ouvert depuis vingt-deux ans,
c’est le partenaire incontournable du monde
de la nuit, fournissant jusqu’aux heures les
plus indues people, palaces, milliardaires
saoudiens ou simples fêtards romantiques.
Leur meilleur souvenir ? Jeter des milliers de
pétales de roses du pont de l’Alma sur une pé-
niche où était fêté un mariage russe…
classique
Tout âge. Bouquets : 15 € à 150 €. Tous les jours, 24h/24h. 82, av. de
Wagram. 01 47 66 87 19. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N16,
N52. Station Vélib’ : 17026.
Marc-Antoine
Barrois, 26 ans,
designer de mode
« Le Musée de la
vie romantique,
rue Chaptal (9e
) :
je trouve Paris
ressourçant. Parfois
calme et poétique et
d’autres fois vibrant,
éclatant des néons
du boulevard. Chez
Grenouille, rue
Blanche (9e
) : revisite
le terroir dans un lieu
sans prétention où
l’important est ce
qu’il y a dans l’as-
siette : terrines, veau
orloff réinterprété en
prince Orloff, cochon
de lait au foie gras…
La bibliothèque
des Arts-Déco, rue
de Rivoli (1er
) : je
consulte régulière-
ment les archives de
la collection Maciet.
Le calme et l’his-
toire du lieu (sous
le Louvre) inspirent.
J’aime flâner aux
puces de Saint-Ouen
(93) et découvrir
toute sorte d’objets
insolites, importants
et beaux. »
Bowling Foch
Cercle Wagram
Le juste milieu
Cercle. Certainement moins select qu’à
l’Aviation Club de France et qu’au Cercle
Gaillon, le Cercle Wagram ne tombe pas
non plus dans les excès inverses de cer-
taines autres salles parisiennes, plombées
par des joueurs et des portiers parfois
agressifs – sans parler de feu le Cercle
Concorde, fermé pour ses liens avec le
grand banditisme… Dans une ambiance
conviviale, pas forcément m’as-tu-vu, le
club est devenu le plus couru de la capi-
tale, aussi bien chez les « pros » que les
acheteurs ne voulant pas forcément faire
des folies avec leur argent. De quoi pro-
mettre des tournois endiablés à plus de 100
personnes petit matin. Attention toutefois
à la fièvre du jeu…
Deux terrasses extérieures pour les fumeurs.
Tendance
25-50 ans.Droits d’inscription (non obligatoires) : 100 €/an.Droits d’en-
trée tournois : de 50 € à 2 000 €. Café : 1 €. Pas de dress code. Service
voiturier, service restauration. Tous les jours de 14h à 6h. 47, rue de
Wagram. 01 43 80 65 13. M° Ternes. Noctilien : N11, N24, N53, N153.
Stations Vélib’ : 8055, 17045.
19e
Espace sportif
Pailleron
Polyvalent
Piscine et patinoire. Comme l’hiver der-
nier, les soirées « On Ice » et leurs excel-
lents DJs transforment l’espace en une
piste branchée au line-up électro pointu.
Mais on patine aussi en musique les autres
jours, à l’instar de Vincent Cassel ou des
as de la glisse qui zigzaguent entre les
débutants. Ceux qui préfèrent l’eau à la
glace barbotent dans la piscine voisine,
construite en 1933 et classée monument
historique. Outre le bassin de 33 mètres, on
trouve un espace ludique avec spa, boule à
vagues et bains massant, ainsi qu’un centre
de fitness et un sauna. Pour une remise en
forme totale !
Tendance
Tout âge. Entrée : 4,80 € en nocturne pour la piscine ; 6 à 10 € en noc-
turne pour la patinoire. Piscine du lundi au jeudi jusqu’à 22h30, vendredi
et samedi jusqu’à minuit et dimanche jusqu’à 18h ; patinoire lundi,mardi
et jeudi jusqu’à 20h30 (22h pendant les vacances), mercredi jusqu’à
22h, vendredi et samedi jusqu’à minuit et dimanche jusqu’à 18h. 32,
rue Edouard-Pailleron. 01 40 40 27 70. www.pailleron19.com M° Bolivar.
Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 19119.
94 - Rungis
Marché international
de Rungis
Il est 5h, Paris s’éveille…
Après une nuit passée à bambocher, les in-
somniaques ou noctambules invétérés peu-
vent découvrir l’envers du décor en visitant
le plus grand marché de produits frais au
monde. Trois heures à sillonner les diffé-
rents espaces de Rungis avec un guide : la
marée (poissons et fruits de mer), la bouche-
rie, le coin produits laitiers et traiteur, les
fruits et légumes, les fleurs. L’ambiance est
particulièrement festive en décembre. Après
le plaisir des yeux, place à celui des papilles
avec un petit déjeuner du terroir dans un res-
taurant au cœur du marché. Ici, c’est tous les
jours le Salon de l’agriculture !
classique
20-70 ans. 75 € le transport, la visite guidée et le brunch. Le 2e
vendredi
du mois, de 5h à 10h env. RDV place Denfert-Rochereau pour prendre le
bus. 0 892 700 119. www.visiterungis.com
Marché international de Rungis
©RungisMarchéInternational
Boulangeries
Snack Time 97, bd Saint-Germain. Tous les jours,
24h/24h.M° Saint-Germain-des-Prés.Vélib’: station 6028,
6, rue des Quatre-Vents. Noctilien : N13 et N01.
mic mac 123,bd Bessières.Tous les jours,24h/24h,
sauf le mardi. M° Porte-de-Clichy.Vélib’ : station 17011, 4,
rue Fragonard. Noctilien : N51 et N15.
chez Tina 1, rue Lepic. Du lundi au vendredi jusqu’à
4h30, le week-end jusqu’à 7h. M° Blanche.Vélib’ : station
18043, 55, bd de Clichy. Noctilien : N01.
Epiceries
epicerie de la STaTion Service avia 6, bd Raspail.
Tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 45 48 43 12. M° Rue-du-
Bac.Vélib : station 7005, face au 2, bd Raspail. Noctilien :
N02.
epicerie eT cave a vinS du publiciS drugS-
Tore 133, av. des Champs-Elysées. Tous les jours de 8h
à 2h (cave à vins de 11h à 23h30).Tél. : 01 44 43 76 31
(ou 01 44 43 76 28 pour la cave à vins). M° Charles-de-
Gaulle-Etoile.Vélib’: station 8052,2,rue Balzac.Noctilien :
N11 et N24.
31, rue de paradiS ex-Phantom. Du lundi au mer-
credi jusqu’à 18h, du jeudi au samedi jusqu’à minuit. 01
40 22 05 55. M° Gare-de-l’Est. Vélib’ : station 10019.
Noctilien : N14, N140, N141, N142, N143, N144 et N145.
8 a huiT, epicerie de la STaTion Service bp
151, rue de la Convention . Tous les jours, 24h/24.
Tél. : 01 48 28 12 62. M° Convention ou Boucicaut.
Vélib : station 15053, 250, rue Lecourbe. Noctilien :
N13, N62.
Supermarchés
monop’ SainT-deniS 131, rue Saint-Denis. Du lundi
au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 44 76 99 34. M°
Etienne-Marcel.
monop’ bourSe 4, rue de la Bourse. Du lundi au sa-
medi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 47 03 83 50. M° Bourse.
monop’ SainT-marTin 17, bd Saint-Martin. Du lundi
au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 44 54 51 52. M°
République.
monop’ Turbigo 65, rue de Turbigo. Du lundi au samedi
de 8h à minuit.Tél. : 01 44 54 37 63. M° Arts-et-Métiers.
monop’ beaubourg 135, rue Saint-Martin. Du lundi
au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 49 96 41 15. M°
Rambuteau.
monop’SebaSTopol 6,bd de Sébastopol.Du lundi au sa-
medi de 8h30 à minuit.Tél.: 01 44 78 03 62.M° Châtelet.
monop’ auSTerliTz 16, bd de l’Hôpital. Du lundi au
samedi de 8h à minuit. Tél. : 01 42 17 45 70. M° Gare-
d’Austerlitz.
monop’ Sorbonne 35, bd Saint-Michel. Du lundi au sa-
medi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 40 46 60 00. M° Cluny-La
Sorbonne.
monop’luxembourg 33,rue deVaugirard.Du lundi au
samedi de 8h30 à minuit.Tél.: 01 53 63 41 14.M° Rennes.
monop’ monTparnaSSe 55 bis, bd du Montparnasse. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit. 01 42 84 80 40. M°
Montparnasse-Bienvenüe.
monoprix SainT-michel 2, bd Saint-Michel. Du lundi au
samedi de 9h à minuit. Tél. : 01 44 32 05 00. M° Saint-
Michel.
daily monop’ miromeSnil 28, rue de la Boétie. Du
lundi au samedi de 9h à minuit. M° Miromesnil.
monoprix elySeeS 52, av. des Champs-Elysées. Du lundi
au samedi de 9h à minuit.Tél. : 01 53 77 65 65. M° Fran-
klin-Roosevelt.
monop’ la pepiniere 6, rue de la Pépinière. Du lundi au
samedi de 8h à minuit. Tél. : 01 45 22 79 30. M° Saint-
Lazare ou Saint-Augustin.
monop’ châTeaudun 12, rue de Châteaudun. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 44 91 81 80.
M° Notre-Dame-de-Lorette.
monop’pigalle 1-3,place Pigalle.Du lundi au samedi de
8h30 à minuit.Tél. : 01 53 32 77 80. M° Pigalle.
monop’ gare de l’eST 13, rue du 8-Mai-1945. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 40 38 82 80.
M° Gare-de-l’Est.
monop’ magenTa 162, bd Magenta. Du lundi au samedi
de 8h30 à minuit.Tél. : 01 44 91 69 90. M° Barbès.
monop’ place de roubaix 24, rue de Dunkerque. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 53 32 85 30.
M° Gare-du-Nord.
monop’ baSTille 62, rue de la Roquette. Du lundi
au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 43 38 14 40. M°
Bastille.
monop’ malTe 48, rue de Malte. Du lundi au samedi de
8h30 à minuit.Tél. : 01 48 07 20 62. M° République.
monop’ gare de lyon 4, rue de Lyon. Du lundi au
samedi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 55 78 84 60. M° Gare-
de-Lyon.
monop’ leclerc 69, av. du Général-Leclerc. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit et le dimanche de 9h à
13h.Tél. : 01 45 38 95 66. M° Alésia.
monop’ enTrepreneurS 77, rue des Entrepre-
neurs.Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél.: 01 40 58
47 30. M° Commerce.
monop’ Felix Faure 88, avenue Félix-Faure. Du lundi au
samedi de 8h30 à minuit. 01 40 60 87 70. M° Lourmel.
monop’ lourmel 81, rue de Lourmel. Du lundi au
samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 40 58 48 06. M°
Charles-Michels.
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monop’ vaugirard 327-329, rue de Vaugirard. Du lundi
au samedi de 8h30 à minuit. 01 56 56 81 90. M° Conven-
tion.
monop’ boulainvillierS 7, rue Boulainvilliers. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 53 92 26 10.
RER C Kennedy-Radio-France.
monop’ vicTor hugo 29, avenue Victor-Hugo. Du lundi
au samedi de 8h à minuit.Tél.: 01 40 67 05 80.M° Kléber.
monop’ Jean-JaureS 200, avenue Jean-Jaurès. Du
lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 53 38 43 80.
M° Porte-de-Pantin.
49, place du Marché Saint-Honoré. Tél : 01 47 03 60
00. M° Pyramides. Vélib : station 2020, 2, rue Danielle-
Casanova. Noctilien : N11, N15, N16, N24.
18, rue du Croissant.Tél : 01 44 88 18 00. M° Bourse.
Vélib : station 2017, 1, rue Léon-Cladel. Noctilien : N15,
N16.
4 bis, rue aux Ours.Tél : 01 42 76 13 00. M° Etienne-
Marcel. Vélib : station 3014, face au 34, rue du Grenier-
Saint-Lazare. Noctilien : N12, N13, N14, N23.
27, boulevard Bourdon.Tél : 01 40 29 22 00. M° Bas-
tille. Vélib : station 4007, bd Bourdon. Noctilien : N1, N2,
N11, N16.
4, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève.Tél : 01 44 41
51 00. M° Maubert-Mutualité.Vélib : station 5007, 39, rue
des Ecoles. Noctilien : N15, N22.
78, rue Bonaparte. Tél : 01 40 46 38 30. M° Saint-
Sulpice. Vélib : station 6003, 15, rue du Vieux-Colombier.
Noctilien : N2, N12, N13.
9,rue Fabert.Tél : 01 44 18 69 07.M° Invalides.Vélib :
station 7016, 13, rue Surcouf. Noctilien : N1, N2.
1, av. du Général-Eisenhower.Tél : 01 53 76 60 00. M°
Champs-Elysées-Clemenceau
Vélib : station 8029, 1, av. Franklin-Roosevelt. Noctilien :
N11, N24.
14, rue Chauchat.Tél : 01 44 83 80 80. M° Le Peletier.
Vélib : station 9013, 20, rue de la Grange-Batelière. Noc-
tilien : N15, N16.
26, rue Louis-Blanc.Tél : 01 53 19 43 10. M° Louis-
Blanc.Vélib : station 10110,10,rue Louis-Blanc.Noctilien :
N13, N41, N42, N45.
14, passage Charles-Dallery. Tél : 01 53 36 25 00.
M° Voltaire. Vélib : station 11006, 169, av. Ledru-Rollin.
Noctilien : N16, N34.
80, avenue Daumesnil. Tél : 01 44 87 50 12. M°
Reuilly-Diderot.Vélib : station 12011, 160, rue de Charen-
ton. Noctilien : N33.
144, bd de l’Hôpital.Tél : 01 40 79 05 05. M° Place-
d’Italie. Vélib : station 13010, face au 11, place d’Italie.
Noctilien : N15, N22, N31.
114, avenue du Maine. Tél : 01 53 74 14 06. M°
Gaîté. Vélib : station 14103, 132-136, av. du Maine. Noc-
tilien : N63.
250, rue Vaugirard. Tél. : 01 53 68 81 00. M° Vau-
girard. Vélib : station 15038, 18, place Adolphe-Cherioux.
Noctilien : N13, N62.
62, avenue Mozart. Tél. : 01 55 74 50 00. M° Ra-
nelagh. Vélib : station 16027, 79, avenue Mozart. Nocti-
lien : N53.
19, rue Truffaut. Tél. : 01 44 90 37 17. M° Place-
de-Clichy. Vélib : station 17012, face au 16, rue des Bati-
gnolles. Noctilien : N15, N51.
79, rue de Clignancourt. Tél. : 01 53 41 50 00. M°
Marcadet-Poissonniers.Vélib : station 18022, 57, rue Mar-
cadet. Noctilien : N14, N44.
3, rue Erik-Satie. Tél. : 01 55 56 58 00. M° Ourcq.
Vélib : station 19031, 8, rue Manin . Noctilien : N13, N41,
N45.
3, rue des Gâtines. Tél. : 01 44 62 48 00. M° Gam-
betta.Vélib : station 20025,13,rue des Gâtines.Noctilien :
N16, N34.
milk leS halleS 31, bd Sébastopol. Tous les jours,
24h/24.Tél. : 01 40 13 06 51. M° Les-Halles.Vélib’ : sta-
tion 1005, 3, rue de la Cossonnerie. Noctilien : N12, N13,
N14 et N23.
milk opera 28, rue du Quatre-Septembre. Tous les
jours, 24h/24. Tél. : 01 40 06 00 70. M° Quatre-Sep-
tembre. Vélib’ : station 2012, 10, rue de Choiseul. Nocti-
lien : N15 et N16.
milk panTheon 17, rue Soufflot. Tous les jours,
24h/24.Tél. : 01 43 54 55 55. RER B Luxembourg.Vélib’ :
station 5106, 22, rue Cujas. Noctilien : N14, N21 et N122.
milk SainT-michel 53, rue de la Harpe. Tous les jours,
24h/24.Tél. : 01 44 07 38 89. M° Cluny-la-Sorbonne.Vé-
lib’ : station 5001, 32, rue de la Harpe. Noctilien : N12,
N13, N14, N21, N122.
milk monTparnaSSe 5, rue d’Odessa. Tous les
jours, 24h/24. Tél. : 01 43 20 10 37. M° Montparnasse-
Bienvenüe.Vélib’ : station 14127, 5-7 rue d’Odessa. Nocti-
lien : N01, N02, N12 et N13.
Plombiers
academie arTiSanaT dépannage 7j/7, 24h/24 (plombe-
rie, chauffe-eau, fuite d’eau, etc.).Tél. : 06 68 76 10 00.
aSi (acTion Service inTervenTion) dépannage 7j/7,
24h/24.Tél. : 06 25 89 10 38.
aSpv dépannage 7j/7, 24h/24.Tél. : 06 59 67 91 50.
max depannage dépannage 7j/7, 24h/24 (plomberie,
chauffe-eau, fuite d’eau, etc.).Tél. : 01 43 41 80 11.
parTouT chez vouS dépannage 7j/7, 24h/24. Tél. : 06
60 49 09 22.
STyx aSSiSTance dépannage 7j/7, 24h/24 (plomberie,
chauffe-eau, fuite d’eau, etc.).Tél. : 06 62 34 16 55.
Serruriers
acceS ServiceS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie,
ouverture de portes, etc.).Tél. : 06 25 17 73 19.
acTion SecuriTe pariS (aSp) dépannage 7j/7, 24h/24
(serrurerie,ouverture de portes,etc.).Tél.: 06 22 40 53 78.
adS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouverture de
portes, etc.).Tél. : 0 800 400 433
baTi Service dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouver-
ture de portes, etc.).Tél. : 01 46 36 26 26
malar dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouverture de
portes, etc.).Tél. : 06 09 84 02 61.
SoS Serrurier dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ou-
verture de portes, etc.).Tél. : 0 800 040 811
STremler laroche dépannage 7j/7,24h/24 (serrurerie,
ouverture de portes, fermetures provisoires). Tél. : 06 12
75 53 34.
Tous travaux
abF (arTiSan baTimenT Francilien) dépannage 7j/7,
24h/24 (serrurerie, plomberie, électricité, vitrerie, chauf-
fage).Tél. : 06 64 93 05 05.
a pariS depannage dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie,
plomberie, électricité, chauffage).Tél. : 06 67 24 24 24.
aSSiSTance pro ServiceS dépannage 7j/7, 24h/24
(serrurerie, plomberie, vitrerie, etc.).Tél. : 06 40 23 28 45.
eTS laroche dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, plom-
berie, vitrerie, chauffage).Tél. : 01 47 04 41 08.
laFonT pere eT FilS dépannage 7j/7,24h/24 (serrurerie,
plomberie,électricité).Tél.: 0 800 80 58 58 (appel gratuit).
legroS pere eT FilS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrure-
rie, plomberie, électricité, vitrerie, chauffage, maçonnerie).
Tél. : 01 42 45 04 09.
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jusqu’à 22h. Tél. : 01 43 55 06 02. M° Bastille. Vélib’ :
station 11033, 23, bd Richard-Lenoir.
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Tél. : 01 47 66 87 19. M° Etoile. Vélib’ : station 17026,
105, rue Jouffroy-d’Abbans. Noctilien : N11.
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jusqu’à 22h. M° République. Vélib’ : station 3004, 19,
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jours, 24h/24h. M° Franklin-Roosevelt. Vélib’ : station
8040, 68, rue Pierre-Charron. Noctilien : N11 et N24.
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les jours de 8h à 2h. M° Charles-de-Gaulle-Étoile. Vélib’ :
station 8052, 2, rue Balzac. Noctilien : N11 et N24.
au 14, bd de la madeleine tous les jours, 24h/24h.
M° Madeleine. Vélib’ : station 8005, 4, place de la Made-
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au 16, bd de clichy tous les jours, 24h/24h. M°
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23h,vendredi et samedi de 10h à minuit.Tél.: 01 40 13 72
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ronne, tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 46 75 05 05. www.
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19h à 4h (jusqu’à 2h les autres jours). Tél. : 01 48 74 39
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Hauts-de-Seine et les Yvelines, du lundi au jeudi de 19h à
3h, et du vendredi au dimanche jusqu’à 4h.Tél. : 01 47 41
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dans la petite couronne, tous les jours de 18h à 6h. Tél. :
01 43 41 83 34. www.maki-night.com
Samu 15.
police 17.
pompierS 18.
SoS medecinS 36 24 (24h/24).
urgenceS medicaleS de pariS 01 53 94 94 94
(24h/24).
cenTre anTipoiSon 01 40 05 48 48 ou 01 40 05 45 45.
urgenceS Œil 01 40 02 16 80 (Hôpital des Quinze-
Vingts, 28, rue de Charenton, dans le 12e
).
urgenceS ophTalmologiqueS 01 42 34 80 36 (Hôtel
Dieu, 2, rue d’Arcole, dans le 4e
).
urgenceS pSychiaTriqueS 01 40 47 04 47 (24h/24).
SoS pSychiaTrie 01 47 07 24 24 (24h/24).
Suicide ecouTe 01 45 39 40 00 (24h/24). www.suicide-
ecoute.fr
drogueS,alcool,Tabac inFo Service 0 800 23 13 13
ou 01 70 23 13 13.
Sida inFo Service 0 800 840 800, appel gratuit
(24h/24).
Samu Social 115, appel gratuit (24h/24).
pharmacie leS champS 84, av. des Champs-Elysées.
Tous les jours,24h/24.Tél.: 01 45 62 02 41.M° George-V.
Vélib’ : station 8041, 16, rue de Lincoln. Noctilien : N11
et N24.
pharmacie maTignon 1, av. Matignon.Tous les jours de
8h30 à 2h. Tél. : 01 43 59 86 55. M° Franklin-Roosevelt.
Vélib’ : station 8031, 2, rue Jean-Mermoz. Noctilien : N01
et N02.
pharmacie du publiciS drugSTore 133, av. des
Champs-Elysées.Tous les jours de 8h à 2h.Tél. : 01 47 20
39 25.M° Charles-de-Gaulle-Étoile.Vélib’: station 8052,2,
rue Balzac. Noctilien : N11 et N24.
pharmacie europeenne 6, place de Clichy.Tous les
jours, 24h/24. Tél. : 01 48 74 65 18. M° Place-de-Clichy.
Vélib’ : station 18044, 132, bd de Clichy. Noctilien : N02,
N15 et N51.
pharmacie de la porTe de vincenneS 86, bd
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Soult.Tous les jours de 8h à 2h.Tél. : 01 43 43 13 68. M°
Porte-de-Vincennes. Vélib’ : station 12021, 1, av. Courte-
line. Noctilien : N11.
pharmacie Tolbiac 61, av. d’Italie. Tous les jours
de 8h à 2h .Tél. : 01 44 24 19 72. M° Tolbiac.Vélib’ : sta-
tion 13030, 88, av. d’Italie. Noctilien : N15 et N22.
pharmacie inTernaTionale 64, bd Barbès. Tous
les jours de 8h à 2h. Tél. : 01 46 06 02 61. M° Château-
Rouge. Vélib’ : station 18013, 28, rue Poulet. Noctilien :
N14 et N44.
piScine deS halleS Suzanne-berlioux rue Berger,
Forum des Halles, niveau –3. Lundi et mercredi jusqu’à
23h ; mardi et jeudi jusqu’à 22h.Tél.: 01 42 36 98 44.M°
Les-Halles.Vélib’ : station 1008, allée André-Breton.
piScine ponToiSe 18, rue de Pontoise. Du lundi au
vendredi de 20h15 à 23h45. Tél. : 01 55 42 77 88. M°
Maubert-Mutualité. Vélib’ : station 5019, 8-10 rue de
Poissy.
piScine JoSephine-baker quai François-Mauriac.
Mardi et jeudi jusqu’à 23h, lundi, mercredi et vendredi
jusqu’à 21h (22h pendant les vacances scolaires), samedi
et dimanche jusqu’à 20h (22h pendant les vacances sco-
laires). Tél. : 01 56 61 96 50. M° Quai-de-la-Gare. Vélib’ :
station 13123, 53 quai François-Mauriac.
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Bolivar.Vélib’ : station 19119, 20, rue Edouard-Pailleron.
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de Montmartre. Noctilien : N15 et N16.
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Porte-de-la-Chapelle. Du lundi au jeudi de 10h à 2h, ven-
dredi et samedi de 10h à 4h et dimanche de 10h à 2h.Tél.:
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    e qui meplaît dans la nuit parisienne, c’est l’idée de village, de vieux quartier. Certains disent que Saint-Ger- main-des-Prés est mort, mais c’est faux. Ou alors mort un jour, et ensuite ressuscité. De nouveaux lieux ouvrent, ça bouge aussi bien le jour que le soir, tellement c’est mauvais pour la santé. Ici, Boris Vian jouait, Miles Davis a chopé Juliette Gréco, et voilà que c’est de nouveau là que se trouve l’un des lieux les plus à la mode, le Montana : tous les acteurs américains, Kate Moss et Karl Lagerfeld y sortent, Prince a passé toutes les soirées parisiennes de son dernier séjour ici. Le destin des lieux me touche. C’est comme dans un roman de Patrick Modiano : un lieu tombe en désuétude, on y pense avec nostalgie, et il revient. J’avais fait quelques fêtes au Mon- tana. Un jour, je l’ai montré à des amis (Olivier Zahm et André, ndlr) qui ont eu la bonne idée de le racheter. Le sous- sol est inchangé depuis les années 50. C’est petit et sombre, mais l’atmos- phère est unique. Je suis aussi un vrai fidèle de chez Castel parce que j’ai un lien familial avec l’en- droit : mon père, puis mon beau-père m’y emmenaient, enfant, il y avait même une bouteille de whisky à mon nom, que je ne pourrais pas boire avant ma ma- jorité. J’avais 13 ans, c’était très exci- tant. Mon beau-père était copain avec le DJ qui m’avait même fait une cassette audio avec Pink Floyd, Kraftwerk, Don’t be Cruel d’Elvis Presley. Depuis, je suis resté fidèle : c’est bien pour dîner, on croise des gens variés, bizarrement mé- langés, des cadres à cravate aussi bien que des épaves… J’ai un lien littéraire à la nuit et j’aime les lieux avec une âme, une histoire, je suis une personne âgée maintenant : Bernard Frank, dans ses écrits, parle tout le temps de Castel, et je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie d’être dans l’endroit où Sagan aimait être. Le Baron a aussi une histoire : lorsque je l’ai connu, c’était un bar à hôtesses. J’en parle dans l’Amour dure trois ans, et dans 99 francs. Les bordels sont interdits, mais il y en avait à une époque, c’était chic, on pouvait dîner. Les jeunes qui y sortent aujourd’hui n’ima- ginent pas ce que j’ai vu dans cet endroit : on y a passé des nuits folles, comme Flaubert et Maupassant pouvaient en passer, j’imagine, à leur époque. On y croisait Nabe tous les soirs, et aussi d’autres écrivains, c’était fascinant, le monde interlope et illégal de la prostitution parisienne. Paris est la seule capitale d’Europe sans bordel. C’est sans doute de là que vient le déclin de la vie parisienne… Edito par Frédéric Beigbeder ©D.R.
  • 4.
    par Frédéric Beigbeder MEDIAOBS- 10-12, place de la Bourse, 75002 Paris.Tél. : 01 44 88 97 70. Fax : 01 44 88 97 79. www.nouvelobs.com/guides. Gérant : Jean-Claude Rossignol. - Directrice générale : Corinne Rougé. Editeur : Bertrand Clare. Rédacteur en chef : Patrick Fiole. Chargés d’enquête :Assia Rabinowitz (Boire, Manger) – Stéphanie Condis (Clubber, Ecouter/voir, Et aussi) – Thimothée Barrière (Draguer, Et aussi) – Sonia Desprez (People). Réalisation/Maquette : Nicolas Niro. - Photographe délégué :Anne Sorrentino - Photographe mode :Tobia Zarius - Secrétaire de rédaction : Didier Bras. Publicité : MediaObs, 44, rue Notre-Dame-des-Victoires, 75002 Paris.Tél. : 01 44 88 97 70. Fax : 01 44 88 97 79. www.mediaobs.com Raymond Marcadet, Fanny Michaux-Leleu, Isabelle de Laval, Romain Provost, Romain Couprie, Séverine Leclerc. Impression : NIIAG Arvato à Bergame (Italie). Directrice des ventes : Paule Coudérat.Tél. réservé au réseau NMPP : 08 00 24 69 33.Administration : Catherine Fernandes. Directeur de la publication : Claude Perdriel. Mediaobs, SARL au capital de 150 000 euros, RC Paris B 424 478 113. Commission paritaire en cours. ISSN en cours. Dépôt légal : 4e trimestre 2010. N° d’impression : Cette brochure comprend une couverture 4 pages plus 120 pages paginées de 3 à 122.
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    Londres, un sensde la fête à toute épreuve! ©AlexPalmer
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    Paris : capitalede l’ennui », titrait cette année Der Spiegel, l’hebdo- madaire allemand de référence. On croyait pourtant les Allemands friands de la nuit parisienne, mais il semble que le cliché de Paris capitale de la fête et du spectacle a décidément vécu. Au point qu’en matière de sorties nocturnes, les Parisiens sont les premiers à se plaindre de l’indigence de leur ville et à aller… faire la fête ailleurs en Europe, le temps d’un week-end. La vie nocturne parisienne ne serait-elle plus qu’un lointain souvenir ? De- puis deux ans, des acteurs du secteur et des associations de professionnels de la nuit dé- noncent l’endormissement de la capitale. Une léthargie d’autant plus flagrante si on la compare à la vitalité d’autres ca- pitales européennes, en tête desquelles arrivent naturellement Londres et Berlin. Tous ceux qui en reviennent font le même constat : ces villes disposent d’infrastruc- tures, d’équipements et d’un grain de folie qui en font des paradis pour les clubbers, soit tout le contraire de Paris ! Car Paris a longtemps mis l’accent sur son patrimoine urbain et culturel exceptionnel pour marquer l’écart avec ses concurrentes européennes. Seulement, ce type de tou- risme traditionnel tend de plus en plus à perdre du terrain au profit d’un tourisme purement nocturne en pleine expansion.Les city breaks, c’est-à-dire les séjours courts consacrés à la visite d’une capitale, sont devenus de plus en plus fréquents chez les jeunes européens. L’essor des compagnies low cost et des formules « package » pro- posées par les voyagistes ont notamment permis de rendre cette pratique fréquente. Et, premier constat : en matière de clubbing, Paris est désormais une ville… d’émigration : les Français comptent parmi les Européens qui vont le plus faire la fête ailleurs. Pour un DJ allemand venu s’installer à Paris, Phil Strumph, sorte de « fixeur » pour les DJs d’outre-Rhin tentant l’aventure dans la capi- tale, on compte des dizaines d’artistes fran- çais à faire le chemin inverse. Autre signe qui ne trompe pas : les for- mules Eurostar « Clubbing à Londres », qui proposent le package complet « train + soirée + hôtel », n’existent tout simple- ment pas de l’autre côté de la Manche. Eric Labbé, co-auteur de la pétition « Pa- ris, quand la nuit meurt en silence », tente une explication : « Il m’arrive souvent de partir à Berlin pendant l’année pour faire la fête. En revanche, les Berlinois vont à Paris pour passer un dîner en amoureux ou visi- ter les musées,mais pas vraiment pour sor- tir la nuit :là-bas,il y a tout ce qu’il faut ! » Berlin, refuge des « techno-touristes » Tout ce qu’il faut, vraiment ? Oui. En ce qui concerne la fête, Berlin est devenue la destination européenne numéro 1 des clubbers. Elle semble être devenue aux années 2000 l’équivalent du Swinging London, du New York de la Factory, du Paris des années 20, de la folie Madches- ter, soit une sorte d’eldorado de la nuit, une capitale où tout reste à faire et où beaucoup de choses semblent possibles. Elle bénéficie de fait d’un urbanisme incomparable avec toutes les autres villes d’Europe, qui donne la sen- sation, enfin, de « respirer » : grands es- paces, terrains en friche, autant de faci- lités à aménager des lieux de fête et de convivialité. Bien sûr, « la transformation de la ville en grande mégalopole, comme le confie Phil Stumpf, fait que les loyers augmentent. Du coup, les clubs sont gé- rés plus professionnellement.Mais malgré tout, cette pression locative est relative : ils restent environ un tiers moins élevé qu’à Paris ! » De quoi permettre à des en- droits nouveaux d’éclore un peu tous les jours. Mais l’espace n’explique pas tout. Eric Labbé : « Etant donné son niveau éco- nomique faible, Berlin a cherché à déve- lopper une image glamour de ville dédiée à la nuit. C’était une façon de dire : on n’a pas de moyens, mais on sait s’amuser ! » De fait, avec près de 20 % de chômage /// Timothée Barrière
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    et plus de300 000 personnes au Harz IV, le RSA local, la situation économique des Berlinois est loin d’être toujours rose. D’où l’envie d’oublier ses tracas dans la ville, la nuit, comme dans le Paris des An- nées folles ? On n’en est pas loin quand on entend le maire, Klaus Wowereit, dé- clarer vouloir faire de la capitale une ville « pauvre mais sexy ». Et ça a marché : les « techno-touristes », comme on les ap- pelle, affluent à la gare de Hauptbahnhof (la gare principale de Berlin) dès le ven- dredi soir. Et ce d’autant plus facilement que leur circuit se trouve désormais dans tous les guides de voyage : le Bar 25, Watergate, Club der Visionäre et le my- thique Berghain Panoramabar, les piliers de la culture de l’électro minimale outre- Rhin… Point d’orgue de cette célébration de la fête, la Love Parade rassemble tous les ans près de 1,4 million de personnes avant d’être arrêtée en juillet 2010. La Techno Parade de Paris, instituée par Jack Lang après sa visite à Berlin en 1997, at- teint quant à elle péniblement quelques milliers de personnes… Tobias Rapp, so- ciologue, auteur de l’essai Berlin Techno, confirme le rôle majeur du techno-tou- risme dans le développement de l’écono- mie de la ville : « Berlin et sa scène noc- turne représente comme une bouffée d’air frais pour les Européens. Ils viennent ici se ressourcer car la fête est beaucoup moins réglementée. Bruxelles, Paris ou Amster- dam sont devenues les banlieues de Ber- lin. » Une tendance que l’on retrouve dans « l’inventivité » des promoteurs de la nuit, professionnels ou non. Nulle part ailleurs qu’à Berlin on ne peut trouver un immeuble squatté transformé en laby- rinthe électro-artistique géant ou un bar aussi fun que le Madame Claude : ici, la déco est sens dessus dessous : les tables sont collées au plafond et le bar-cuisine voit ses ustensiles pencher vers le haut… Londres et la culture de la fête Si Berlin a pris son essor depuis une di- zaine d’années, voilà bientôt dix ans que Londres occupe elle aussi le devant de la scène européenne. Là encore, son mo- dèle urbanistique joue beaucoup : des zones entières sont dédiées à la fête et au divertissement. Ainsi, des quartiers comme Upper Street ou Soho comptent essentiellement des bars, des boîtes de nuit et des restaurants, et très peu de lo- gements. De plus, sans la contrainte du « périph’ », les zones de fête investissent progressivement les anciens quartiers in- dustriels ou d’entrepôts. Le mouvement entamé à Brick Lane et Hackney, dans l’est de Londres, se répand de plus en plus à l’est et repousse toujours sa frontière. Alors qu’on n’est pas encore prêt à ima- giner Aubervilliers comme l’épicentre de la nuit parisienne. Tous sont unanimes : la ville fait preuve d’un sens de la fête à toute épreuve, comme le confirme Ga- vin’s Clemente-Ruiz, co-auteur du Guide du routard de Londres 2010 : « A Londres, la fête a un côté beaucoup plus extraverti, plus décontracté. Tout le monde sort, quel que soit son âge ou son milieu so- cial, la nuit est beaucoup plusmélangée.Alorsqu’à Paris, faire la fête est sur- tout une affaire de jeunes ou de trentenaires dans des professions un peu arty. » Question de mentalité, donc. Et cette ouverture d’esprit plus grande se traduit par une offre nocturne pléthorique : pour preuve, les nouveaux concepts de lieux abondent, comme les gastro-pubs, ces pubs où exercent des jeunes chefs cui- siniers de talent. Ou encore la première boîte de nuit écologique du monde, Surya, inaugurée en 2008, qui génère son élec- tricité grâce à l’énergie éolienne, solaire et celle des danseurs ! C’est grâce à ces innovations que Londres reste au centre du clubbing de demain, en faisant et en dé- faisant les tendances : Surya a ainsi lancé la mode du clubbing « vert » et on peut y croiser Coldplay ou Leonardo Di Caprio. Se- lon Gavin’s, « ilyaàlafoisplusdemoments dans la soirée : le before, mais aussi plein de moments dans l’after, jusqu’au brunch /// PanoramaBar, Berlin. Watergate, Berlin. Club Der Visionare, Berlin. Drama Bar, Berlin ©Grapplica©Feffef©PabloSanz©TonyEason
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    du début d’après-midiqui fait en quelque sorte partie de la soirée.Tout ça est facilité parlefaitqu’ilyabeaucoupdelieuxmulti- fonctions qui font bar, restaurant, boîte… Alors qu’à Paris, il faut changer d’endroit à chaque fois. » Bref, une culture de la fête. Pour les Parisiens, sortir est un loisir comme un autre, en option, alors que les sorties du week-end sont pour les Londo- niens une habitude ancrée profondément dans leur mode de vie. Si on rajoute à cela les offres promotionnelles de week-end de l’Eurostar, la « virée » à Londres se révèle extrêmement rentable : beaucoup de touristes arrivent ainsi le samedi soir pour faire la fête toute la nuit et repartir le dimanche matin, sans débourser une chambre d’hôtel. « Pour 50 euros, passer toute la nuit à Londres coûte le même prix qu’un aller-retour en taxi la nuit à Paris », s’amuse ainsi Gavin’s… Riverains et professionnels : la guerre est-elle déclarée ? Une nuit plus libre, en quelque sorte. Et surtout à l’abri des plaintes du voisinage. Car il faut bien dire qu’à Paris la vie noc- turne est régulièrement rythmée par des conflits entre établissements et riverains que la Préfecture a bien du mal à arbi- trer. Des tracas administratifs, des bras de fer devant le tribunal qui ont conduit à l’instauration… des états généraux de la nuit parisienne, qui se sont tenus en novembre. Malgré le titre, c’est tout sauf une plaisanterie : il s’agissait de mettre autour d’une table les habitants et les fê- tards et de les faire dialoguer. Le collectif Vivre à Paris milite, lui, pour une meilleure réglementation des terrasses. Bref, des tensions qui rappellent fort la tendance franco-française aux guerres de clocher et soulignent la difficulté qu’ont les Pa- risiens à vivre ensemble. L’interdiction de fumer dans les lieux publics a de surcroît aggravé la situation en obligeant les fu- meurs à stationner à l’extérieur des bars. Là encore, Berlin a montré la voie : après l’adoption d’une loi anti-tabac similaire à la législation française, le maire de la ville est revenu sur la mesure en autorisant le tabagisme dans les établissements de petite taille, qui n’ont pas forcément les moyens d’ouvrir un fumoir. Un assouplis- sement impensable en France et qui serait aussitôt interprété comme un « recul » : là encore, la différence de culture politique est sans doute à l’ori- gine de la différence de gestion des cultures liées à la nuit. On rêve d’un maire de la nuit comme il en existe un à Amsterdam, noc- tambule lui-même, chargé de gé- rer uniquement les problèmes entre rive- rains et professionnels du secteur… Mais les exigences des riverains ne font pas tout. Paris a un déploiement urbanistique qui explique cet état de guerre permanent. Eric Labbé :« AParis,lesquartiersrésidentiels et de loisirs se confondent.D’où cet équilibre difficile à trouver entre la fête et la tranquil- lité. » Un rapport récent de l’EGE (Ecole de guerre économique) sur la « compétitivité nocturne de laVille de Paris » affirme que la capitale est très à la traîne.Le rapport pointe ainsi les relations dégradées entre profes- sionnels du secteur et pouvoirs publics et la mauvaise qualité des transports de nuit. Même si, depuis 2007, le métro parisien ferme à 2h le week-end (contre 1h en se- maine), la couverture reste largement insuf- fisante compte tenu de la rareté des taxis et des bus de nuit.A l’inverse, ce qui fait le suc- cèsdelascènenocturnelondoniennedepuis des années, ce sont ses transports en com- mun :un réseau de bus très dense et efficace qui permet un accès à des lieux même très éloignés. Ce qui a fait promettre à Jean-Paul Huchon, pour son mandat actuel, d’ouvrir le métro toute la nuit le samedi soir.Autre rai- son d’espérer, les Etats généraux de la Nuit organisés par la Mairie mi-novembre ont mis à jour une volonté commune des pro- fessionnels et des institutions de préserver et d’encourager la vie nocturne (sous toutes ses formes) en l’adaptant aux contraintes de la capitale… même si les pistes envisagées doivent trouver leur prolongement concret. D’ici là,patience – à moins de se rabattre sur l’Eurostar ou l’avion ? Soho Revue Bar, Londres Big Chill House, Londres Pure Evil Gallery, Londres ©Botzeco2010©D.R.©D.R.
  • 11.
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    C’est comme ça,on boit le champagne glacé, même après l’été. A moins de le préférer en cocktail, comme dans les bons cocktails bars (le Ritz, l’Expérimental Cocktail Club…), et on n’a pas l’air surpris d’avoir le plus petit verre de la table (vos copains qui ont pris des Mojito, etc.). Ils ouvrent bientôt, à peine dans quelques heures, dans quelques mois, mais on sait déjà qu’ils occuperont le devant de la scène pour les prochaines saisons. Tout-Paris attend de pied ferme les bars des palaces prévus pour cette collection automne-hiver. Royal Monceau, Shangri-La et Mandarin Oriental. Les filles en ont marre de sortir habillées en sac parce que des magazines de mode disent que c’est la mode, et elles enfilent leurs robes de cocktail pour sortir. Après la mode du Stiletto, cette saison sera celle de la pointe, un rien adoucie. Pour la hauteur du talon, à vous de voir. Eh oui, après les microclubs (peut-être faute de place, ras-le- bol de ne pouvoir entrer ou d’être trop serrés), on retrouve, chez certains, des dimensions plus « de masse » (la Villa, le Matignon, la Machine du moulin). Evidemment, on se sent tout de suite moins privilégiés. Incroyable, le bio ne se limite plus aux vins (on est toujours dans la déferlante des crus bios ou « nature », excellents ou vraies piquettes) mais il s’attaque aux alcools forts, voyez la tequila bio du Blitz ! A quand la vodka bio d’Ukraine… ? ©ronstik/Shutterstock ©D.R. ©D.R.
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    1er 1979 Voisin Mitoyen du trèsléché Chacha, le 1979 joue sur les chiffres. Une année, comme une année de naissance, pour montrer que le monde, et la nuit bien sûr, appartiennent aux trentenaires. Natifs des années 70-80, unissez-vous ! Sous la houlette de DJs, des apéros prisés, dans un cadre futuriste et rétro, so thirties. Comme si on était des grands enfants, nourris à Jodo- rowski et Yourcenar. Tendance 30 ans. Café : 2 €. Coca : 4 €. Bière : 6 €. Cocktails : 8 €. Du mardi au samedi de 18h à 5h, happy hour de 18h à 20h. 49, rue Berger. 01 40 41 08 78. M° Les Halles. Noctilien : N15, N16, N21, N22, N23, N24, 122. Station Vélib’ : 1009. Chacha Celui qui manquait Quand il a ouvert ses portes, tous les no- ceurs de Paris ont crié au miracle, se sont même bousculés devant ses portes mi- closes, se sont lovés dans ses recoins, ont vécu ou rêvé des fêtes mémorables. Cer- tains même ne sont pas rentrés. Quelques problèmes administratifs plus tard, le Cha- cha a rouvert ses portes, avec un peu plus de discrétion. Un conseil : ne pas venir avant minuit. Le trois en un. Tendance 25-45 ans.Coca : 5 €.Bière : 6 €.Cocktails : 12 €.Du lundi au samedi de 20h à 6h. 47, rue Berger. 01 40 13 12 12. M° Les Halles. Noctilien : N15, N16, N21, N22, N23, N24, N122. Station Vélib’ : 1009. Hôtel Costes Fratelli Les frères Costes, un empire, un lieu. Car s’il n’en fallait qu’un ce serait évidemment celui-ci. Parce que c’est un hôtel et que l’on ne sait plus trop bien si l’on est à Paris, à Hongkong ou à Los Angeles. Parce que les horaires n’existent plus, parce que les serveuses seront toujours des Costes, que les people feront toujours semblant d’être chez eux, et les midinettes aussi. Les tarifs du resto. classique 25-50 ans.Soda : 8 €.Vin : 10-15 €.Cocktails : 19-23 €.Tous les jours de 18h à 4h.239,rue Saint-Honoré.01 42 44 50 00.M°Tuileries.Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1019. Le Magnifique International Ici, on a envie de venir avec ses amis étran- gers, pour leur montrer que Paris ce n’est pas que les petits bars à l’ancienne, tables en bois micro et serveurs à tablier noir (qu’on affectionne tous bien évidemment, avec une nette préférence pour celui en bas de chez soi, version Formica passé). Mais une déco pensée par un déco, avec profonds canapés et même un fumoir très Emmanuelle. Double porte à l’entrée, jetés en fourrure, cocktails un rien kitsch et barmen maniérés. classique 25-55 ans. Bière : 10 €. Cocktails : 14-18 €. Du mardi au samedi de 21h à 5h. 25, rue de Richelieu. 01 42 60 70 80. M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 1015, 1023. Chacha
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    Ritz Bar Ou l’Hemingway Legrand écrivain n’aurait jamais mis les pieds ici, et même son avatar moderne préfèrerait la version classique du bar mythique. Mais il faut saluer la nouvelle vocation festive du palace. Lumière très basse, musique très forte, cock- tails plus qu’impec (Colin Field est aussi aux grimoires), hauts talons, gars pas gênés d’être affalés, soirées club… Qui sort mêmeparfois l’artillerie lourde (Ariel Wizman, Tania Bruna Rosso, Gentry de Paris…). classique 30-45 ans. Champagne : 19 €. Cocktails : 30 €. Du mercredi au samedi, de 19h30 à 2h.38,rue Cambon.01 43 16 30 30.M° Concorde.Noctilien N11, N15, N16, N24. Stations Vélib’ : 8005, 9034. Scopitone Mix mixte Pour un apéro, un bout de dîner, une soirée burlesque inattendue, des mecs à mèche dans les yeux, des filles en chaussures poin- tues, des petits poufs bas, le tout en sous-sol, pas besoin de soleil. Les nuits pluvieuses feront parfaitement l’affaire. L’équipe d’Ele- gangz soigne son empire. Un ancien club à hôtesses, à Paris, ça marche toujours. En- core plus les soirs de live. On y mange aussi. Tendance 30 ans. Bière : 5 €. Vin : 8-12 €. Champagne : 12 €. Cock- tails : 12-18 €. Du mardi au samedi de 19h à 2h (5h du jeudi au samedi). 5, av. de l’Opéra. 01 42 60 64 45. M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N15, N16, N24. Stations Vélib’ : 1016, 1116. Le Tigre La tigresse La blonde Roxanne, l’explosive Roxanne, la joyeuse, la fulgurante, l’énigmatique, la prag- matique. L’âme de ce (encore) jeune club tendance rock électro. Et ses acolytes qui font, défont, réinventent le reste. DJs sortis du berceau, DA imberbe, foule à cheval entre études et premières ambitions. Méchées, dansantes et prêtes à tout manger. Tendance 25-40 ans. Alcools : 8-15 €. Du mercredi au samedi de 20h à l’aube. 5, rue Molière. 06 50 64 75 67. M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N15, N16, N24. Stations Vélib’ : 1016, 1116. 2e Le 93 Montmartre Double face Le jour, un restaurant de quartier qui remplit parfaitement son office pour tous les « of- fices » avoisinants. Le soir, un bar qui ose les prolongations, dans la droite ligne de son grand frère le Cœur fou. Le même quartier, mais un autre « bloc », où tout change. Pas d’étendue piétonne, pas de petit air de cam- pagne. Mais une proximité des clubs de la région qui lui donne sa (bonne) raison d’être. Manger la nuit. Tendance Tout âge. Café : 2 €. Bière : 4 €. Soft : 4,50 €. Vin : 3,50 à 5,50 €. Du mardi au samedi, de midi à 2h en semaine, jusqu’à 4h le week-end. 93, rue Montmartre. 01 40 28 02 83. M° Sentier. Noctilien : N15, N16. Sta- tion Vélib’ : 2021. Ritz Bar Château Marmont, musique électro- nique collective « Chez Moune, rue Pigalle (9e ) : direction artistique orchestrée de main de maître par l’ami Guido. Le Pop In, rue Amelot (11e ) : un classique post- adolescence, il y a toujours un ami, des verres pas chers, un concert dans la cave. Le Baron, av. Marceau (8e ) : valeur sûre. Le Sans Souci, rue Pigalle (9e ) : y retrou- ver les copains avant d’aller chez Moune. Le Baron rouge, rue Théophile-Roussel (12e ) : très agréable pour l’apéro. » ©JulienMagre
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    Chez Carmen Incontournable Il fautêtre allé au moins une fois dans sa vie au Carmen. Voire plusieurs pour être sûr : de trouver la porte ouverte, de s’y mêler à des créatures aux horaires et envies tout aussi aléatoires que les horaires de la patronne. Parfois, c’est ambiance étudiants sans sommeil et d’autres happy few angoissés du petit matin. convivial Tout âge. Soft : 3,80 €. Bière : 6 €. Cocktails : 8 €.Tous les jours de 21h à l’aube, en théorie. 53, rue Vivienne. 01 42 36 45 41. M° Grands-Boule- vards. Noctilien : N15, N16. Stations Vélib’ : 2013, 9023. Expérimental Cocktail Club Au bar Je préfère le comptoir. On peut y discuter avec le barman pour affiner son choix, y tester plusieurs goûts, ne pas rester trop longtemps, poursuivre la nuit ailleurs, ou se plonger dans les confidences incitées par l’ambiance « speakeasy ». Mélange de papier peint Zuber et de pierres mises à nu. Tendance 20-35 ans. Soda : 4 €. Bière : 5 €. Cocktails : 10-12 €.Tous les jours de 19h a 2h (jusqu’à 4h du matin le week-end). 37, rue Saint-Sauveur. 01 45 08 88 09. M° Etienne-Marcel. Noctilien : N12, N13, N14, N15, N16, N23. Station Vélib’ : 2004. Harry’s New York Bar A part Pour jouer sur le fil du rasoir. Anglo-saxon ringard ou figure de pointe réinventant ses classiques. Si Tania Bruna Rosso se vente d’y avoir un cocktail baptisé à son nom, il faut suivre les traces. Sans être suiveur ! Tout l’art, toute l’ambiguïté, tout le savoir-faire du branché parisien. Version over the world. classique Tout âge. Soda : 5 €. Bière : 5,60 €. Cocktails : 12,50 €.Tous les jours de 12h à 3h.5,rue Daunou.01 42 61 71 14.M° Opéra.Noctilien : N15,N16. Stations Vélib’ : 1022, 2015. 3e Le Progrès Au coin de ma rue Un bar comme il faut en avoir un près de chez soi. Pour improviser un rendez-vous qui ne met pas les formes, pour rameuter tout le monde un soir de fête, pour un café au petit matin, pour un dernier verre avant de rentrer. En pleine Bretagne, le quartier du nouveau Paris, reprise du flambeau après l’évidence du 11e . Les photographes à la mode y côtoient les petits vieux du coin. convivial Tout âge.Café : 2,10 €.Vin : 3-5,50 €.Demi : 3 €.Soda : 3,90 €.Du lundi au samedi de 8h à 2h. 1, rue de Bretagne. 01 42 72 01 44. M° Filles-du- Calvaire. Noctilien: N2, N12, N23. Stations Vélib’ : 3003, 11043. Le Progrès Expérimental Cocktail Club
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    6e Prescription Cocktail Club La vague Adeux pas du (déjà) classique Alcazar. Dans un tout autre style. Qui, comme l’Alcazar, sera vite marqué par les modes qui tournent, mais pour le moment, savourons. D’abord, les grappes de jeunes gens bien mis, ensuite le gars à l’entrée qui ne laisse pas rentrer tout le monde, enfin, le cosy signé Dorothée Mei- lichzon, à fond dans son trip années 40. Gentry de Paris y est déjà passée. Tendance 20-35 ans. Soda : 6 €. Cocktails : 11-13 €. Du lundi au jeudi de 19h à 2h, vendredi et samedi de 19h à 4h, dimanche de 19h à minuit. 23, rue Mazarine.01 45 08 88 09.M° Odéon.Noctilien : N12.StationVélib’: 6013. 8e Mathis Bar Impénétrable Indiquer le Mathis dans un guide, c’est un peu comme conseiller le Baron. Un fonda- mental de la nuit parisienne (Beigbeder, Baer, Galliano, Ardisson, etc. n’ont que ce nom à la bouche pour parler de leurs fins de nuit) mais une forteresse qu’il n’est pas per- mis à tout le monde de pénétrer. Certains se sont cassés les dents, d’autres, admis dans le saint des saints, ne se sont pas toujours sentis chez eux… Mais ils ont fait semblant, rassurez-vous. classique 25-60 ans. Soft : 10 €. Bière : 12 €. Cocktails : 15 €. Du lundi au samedi de 22h à 4-5h.3,rue de Ponthieu.01 53 76 01 62.M° Saint-Philippe-du- Roule. Noctilien : N01, N02, N11, N24. Station Vélib’ : 8031. Blitz Bar Téquila bio Franchement, il fallait l’in- venter le coup de la té- quila bio. J’attends la vodka ukrainienne bio pour les prochaines saisons… Pour patienter, direction la nou- velle adresse du Viking des nuits parisiennes. Rasmus Michau a lancé un bar éphémère qui perdure. Gary Dourdan, Alexis Mabille ou Lucas Ossendrijver étaient là aux premières heures (du jour ?). A mixer avec une soirée au Renard, l’autre in- vention sortie de nulle part de la bande (un cabaret branché). Tendance 20-45 ans. Alcools : 7-20 €. Du mardi au samedi de 22h à 2h ou 4h (le week-end). 40, av. Pierre-1er -de-Serbie. M° George-V. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8045. Blitz Bar Téquila bio Franchement, il fallait l’in- venter le coup de la té- quila bio. J’attends la vodka ukrainienne bio pour les prochaines saisons… Pour patienter, direction la nou- velle adresse du Viking des nuits parisiennes. Rasmus Michau a lancé un bar éphémère qui perdure. Gary Dourdan, Alexis Mabille ou Lucas Ossendrijver étaient là aux premières heures (du jour ?). A mixer avec une soirée au Renard, l’autre in- vention sortie de nulle part de la bande (un cabaret branché). Tendance 20-45 ans. Alcools : 7-20 samedi de 22h à 2h ou 4h (le week-end). 40, av. Pierre-1 Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8045. L’OBS LECHOIXDE
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    L’ABUS D’ALCOOL ESTDANGEREUX POUR LA SANTÉ. À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.
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    La Païva Autre catégorie Lancépar Lionel « du Baron », ce bar-res- taurant revu et corrigé par Garcia ne joue pas dans la catégorie « boîte de potes » ou « resto de stars à gare de l’Est », et la sauce a du mal à prendre. On est sur les Champs, et ça se sent. Déco cocottes XIXe et velours ber- cé par le flux de l’avenue. Avis aux amateurs. Le Mojito. classique 25-45 ans. Alcools forts : à partir de 8 €. Coupe de champagne : 15 €. Cocktails : 14 €.Tous les jours de 9h à 3h30. 25, av. des Champs-Elysées. 01 53 53 25 25. M° Franklin-D.-Roosevelt. Noctilien : N01, N02, N11, N24. Stations Vélib’ : 8013, 8039. Le Secret Double face A quelques mètres l’un de l’autre, le Secret et la Villa jouent le deux en un. D’un côté restaurant, de l’autre bar, l’un dans des di- mensions d’un autre siècle, l’autre dans un simili mini pas totalement novateur. Haut plafond et mezzanine plongés dans une pénombre percée de brillants. Discret, mi- nimaliste. Et une bande-son jazzy pointue. Ainsi qu’une carte des cocktails qui vente son French love (purée de framboises fraîches, de nectar d’abricot, de miel, de vodka et de champagne). classique 40-45 ans. Cocktails : 14-16 €. Vins : 7-10 €. Champagne : 14 €. Du lundi au jeudi de 12h à 2h, vendredi et samedi de 12h à 5h. 16, av. de Friedland. 01 53 53 02 02. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N53. Station Vélib’ : 4017. La Villa Nouveaux venus Les patrons, nouveaux venus de la night pa- risienne (le Magnifique, le Secret), pourront raconter à leurs petits enfants (où sortiront les jeunes branchés dans trente ans, tiens, lançons les paris) qu’ils n’ont pas été pour rien dans un certain renouveau de la night parisienne. Pas des révolutionnaires, certes non, mais des audacieux tout de même. Cherchant le détail déco (Gilles & Bois- sières), soignant la bande-son (Sinatra et jazz plus pointu au bar du rez-de-chaussée), frôlant le classicisme. Le mieux est de s’as- seoir au comptoir. Cocktails corrects mais pas renversants. Tendance Tout âge. Cocktails : 14-16 €. Du dimanche au jeudi de 8h à 2h, vendredi et samedi de 8h à 4h. 37, av. de Friedland. 01 82 28 75 08. M° Charles- de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N53. Station Vélib’ : 4017. 9e Le Sans souci Qui sont-ils ? Les uns vous diront que « c’est la bande du Baron », les autres « les mêmes que Chez Jeannette », les intéressés, qu’ils ne sont fils de personne. Le fait est que ce bar qui ne ressemble à rien sinon à un bar parisien de Pigalle fait salle comble. Proximité avec des bars à concerts trop étroits ? Avec Moune ? Que la cuisine marche plus que correcte- ment ? Qu’y naissent de grandes histoires d’amour ? Qu’importe, puisqu’il faut y aller. convivial 30 ans. Coca : 2,90 €. Bière : 2,50 €. Cocktails : 7,50 €. Du lundi au sa- medi de 9h à 2h, service de 12h à 23h (assiettes de charcuteries après). 65,rue Jean-Baptiste-Pigalle.01 53 16 17 04.M° Pigalle.Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 9019. 11e Café Charbon Et son club Oui, oui, je sais, qui peut encore avoir envie de passer une soirée à Dysneykampf ? Entre deux boui-boui refaits, quarante bars an- nées 90 et soixante touristes le nez dans leur guide… Malgré tout, quand on n’a pas envie de sortie rive ouest, que le Canal vous fait suf- foquer, que Bastille… n’en parlons plus, que Faidherbe peine, on peut avoir l’idée de re- tenter une soirée au bon vieux Café Charbon. Pour un verre ou un live dans le club adjacent. convivial Tout âge.Bière : 2,80-3 €.Coca : 3,50 €.Cocktails : 5,50 €.Du dimanche au mardi de 9h à 2h, mercredi jusqu’à 3h, du jeudi au samedi jusqu’à 4h. 109, rue Oberkampf. 01 43 57 55 13. M° Rue-St-Maur. Noctilien : N12, N23. Stations Vélib’ : 11030, 11105. Stephan Crasneanscki, 41 ans. Artiste sonore, créa de Soundwalk (live. soundwalk.com) « Cercle Central, rue Frochot (9e ) : salle de jeu incroyable au mural Art déco intact depuis les années 50, avec des caïds et des joueurs invétérés, des gueules cassées et une grande roulette au centre avec les gens assis autour. Au Regard Moderne, librairie de la rue Gît-le Cœur (6e ) : des piles de livres bordéliques,éditions limitées, des contes et BD érotiques, un propriétaire désagréable. Bimbo Tower, passage St-Antoine (11e ) : la meilleure sélection de musique indé- pendante, de sons improbables et un- derground et aussi BD et graffitis. Cinéma Atlas, bd de Clichy (18e ) : reconverti en porno, a acquis ses lettres de noblesse en figurant dans des films de Jacques Nolot (La chatte à deux têtes et Avant que j’oublie). Au Bar aux Folies, à Belleville (20e ) : Piaf venait se noyer dans l’alcool ou chanter, juste à côté d’un hôtel à moi- tié de passe, et des chambre à l’année. » Café Charbon
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    L’International Djeuns On ne vapas vous refaire la même intro sur Oberkampf, mais l’autre alternative, moins datée, c’est l’International et sa nuée de jeunes fous. Des lives, des nuits qui s’étirent, des mines pas forcément fraîches au petit matin, et plein de monde dehors en train de clopper. Une génération qui n’a sans doute même pas connu l’époque des bars fumeurs. convivial 20-35 ans. Coca : 3 €. Bière : 3,50 €. Cocktails : 5-7,50 €.Tous les jours 18h-2h. 5-7, rue Moret. 01 49 29 76 45. M° Ménilmontant. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11029. Le Pop In Emblème Tour Parisien à l’âme rock qui se respecte vous dira, si vous faites partie du même cercle, de vous y précipiter. Parce que c’est le premier à avoir flairé la vague rock qui al- lait tout submerger, parce qu’on y plonge au milieu de garçons en slim de filles et de filles en T-shirt de garçons, parce que ce n’est pas trop léché, voir plutôt un rien défoncé et rustique. Tendance 20-35 ans. Coca : 3 €. Bière : 2,80 €. Cocktails : 6 €. Tous les jours de 18h30 à 1h30.01 48 05 56 11.105,rueAmelot. M° Oberkampf. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 11018, 11029, 20039. 13e Le Batofar Cheminée Reconnaissable entre toutes les péniches glauques des environs, le Batofar, dont l’his- toire n’est pas un long fleuve tranquille, a retrouvé sa source d’oxygène. Cet été, une terrasse mi-eau, mi-terre a rameuté tous ceux qui n’étaient pas partis en vacances, pour une plage qui vous faisait changer de quartier. Cet hiver, il remplira vos nuits de décibels renouvelés. convivial 25-50 ans. Bières : 5 €. Cocktails : 10 €. Softs : 5 €.Tous les jours de19h à 6h. Port de la Gare. 09 71 25 50 61. M° Bibliothèque-F.-M. Noctilien : N131, N133. Stations Vélib’ : 13051, 13054. 18e Le Doll Pigal’s touch Les nuits de Pigalle sont pleines de soubre- sauts. Un club qui monte, un autre qui des- cend, un bar qui apparaît, une institution qui ferme ses portes… Le Doll ranime le genre, avec à sa tête un ancien du Murano qui se lance dans des créations de cocktails per- sonnelles. Son truc, flirter avec les herbettes du jardin, les légumes-fruits et inventer des noms rigolos. Et il y a aussi des visites de people pour cause d’interviews décalées, des DJs invités Nova radio, des soirées « Kitch’up », et, un peu comme partout dé- sormais, une réputation d’ancien bar à hô- tesses. Tendance 25-55 ans.Alcools : 6-11 €. Dimanche, mercredi, jeudi de 21h30 à 3h30, vendredi et samedi de 21h30 à 5h30.104,bd de Clichy.01 82 09 47 42. M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 8012, 9038.
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    La Machine du Moulinrouge Souvenirs, souvenirs Qui n’a jamais mis les pieds de sa vie à la Loco ? Ecoutez Aznavour, et vous compren- drez. Dans ce que vous connaissez désor- mais comme la machine du Moulin rouge, il y avait, il y a un siècle, une éternité (ok, ok, ça c’est Joe Dassin), une boîte de nuit qui s’appelait la Loco, c’était tout rouge et noir me semble-t-il, et plein de mauvais gar- çons et de filles rock. La Machine, c’est à la fois un club, une salle de concert, et un bar où boire un verre. Dans des proportions qui demeurent impressionnantes à l’époque des clubs de poche. Sa taille… convivial 25-40 ans. Bière : 4 €. Sodas : 4 €.Alcools forts : 7 €. Cocktails : 6 €. Du mercredi au jeudi : terrasse de 16h à 19h et salle de 19h à 1h.Vendredi et samedi : terrasse de 16h à 19h et salle de 19h à 5h. Dimanche en fonction des concerts. 90, bd de Clichy. 01 53 41 88 89. M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 9027,9038. 19e Bar Ourcq Prolongations Ce n’est pas tout à fait Capri, mais avec un peu d’imagination, un verre à la main et les pieds à fleur d’eau, le ciel qui se reflète sur les vaguelettes et les nuages qui s’effi- lochent sur les toits de Pantin, ça vous a une sacrée allure. En été, quand les pique- niqueurs se mettent à la file, ou au moindre redoux, veste en laine sur les épaules et terrain de pétanque à proximité pour se ré- chauffer les phalanges. On n’a pas inventé mieux depuis. convivial 25-45 ans. Thé à la menthe : 1 €. Café : 1,50 €. Bière : 2,50 €. Cock- tails : 5 €. Mercredi et jeudi de 15h à minuit, vendredi et samedi de 15h à 2h, dimanche de 15h à 22h. 68, quai de la Loire. 01 42 40 12 26. M° Laumière. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Stations Vélib’ : 19004, 19013. Le Pavillon du lac Snobish Ça fait drôle de se sentir à Boulogne en plein 19e . Même Jamel Debbouze a pris un verre en terrasse aux débuts de ce « pavillon » incongru et bienvenu. Restauré, tout de blanc et de vert vêtu, le nouveau bar restau- rant des Buttes-Chaumont a fait parler de lui. Pas autant que l’espiègle Rosa Bonheur (dont le nom déjà annonçait un autre genre de programme), plus posé, plus bourgeois que bohème. Et puis, même si les lieux ne demeurent pas ouverts jusqu’aux aurores, s’encanailler dans un parc à la nuit tombée, c’est déjà un bon moyen de démarrer la nuit ! classique Tout âge. Café : 2,2 €. Coca : 4,30 €. Bière : 3€. Cocktail : 6,80 €. Du mardi au samedi de 10h à 0h30, dimanche de 10h à 20h (brunch de 12h à 16h, 24€). Parc des Buttes-Chaumont, entrée Mairie du 19e . 01 42 00 07 21. M° Bolivar. Noctilien : N13, N41, N45. Station Vélib’ : 19021. Le Pavillon du lac
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    20e La Féline Rock’n roll Laphotographe italienne Alessandra d’Ur- so ne jure que par la Féline. Elle le vante même dans les canards italiens. « Le seul vrai bar rock », chante la meilleure amie de Demi Mondaine, rockeuse de son état. Le disque du bar a même sorti ses compil. Les allumés du coin s’y retrouvent, les autres traversent tout Paris. convivial Tout âge. Bière : 3 €. Vin : 4 €. Cocktails : 7,50 €. Du mardi au samedi de 19h à 2h. 6, rue Victor-Letalle. 01 40 33 08 66. M° Ménilmontant. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11029. La Flèche d’or On recommence Fermé ? Ouvert ? C’est la sempiternelle question que se posent les accros du lieu. Il a bousculé nos jeunes années, fait frémir le voisinage, a essuyé le feu des critiques et s’est perdu dans les louanges mais la pro- grammation exigeante, l’emplacement hors norme, le reflet du Mama Shelter désormais, l’immensité des lieux et le vague parfum de poudre qui y règnent devraient réconcilier tout le monde. convivial 20-50 ans.Bière : 3 €.Vin : 4 €.Du mardi au dimanche de 19h à 2h.102 bis,rue de Bagnolet.01 44 64 01 02.M° Gambetta.Noctilien : N16,N34. Stations Vélib’ : 20020, 20108. Jacques Shu, 30 ans, créa- teur de l’agence Jacques Shu Communication, relations presse et conseil en communication « La Laiterie Sainte- Clotilde, rue de Bellechasse (7e ) : ouverte par Jean- Baptiste Varenne, le frère de mon meilleur ami.Très bons dîners, jolis habitués.Yoom, rue des Martyrs (9e ) : ouvert par mon ami Mikael Petrossian, avec des dim sum “presque” aussi bons que ceux de ma mère. Le Café de Flore, bd St-Germain (6e ) : j’y ai mes habitudes depuis tout petit, il y arrive toujours des choses improbables. Au restaurant Poly- kim, rue des Halles (1er ) : une sorte de mafia chinoise s’y réunit, avec grosses Mercedes blanches, on dîne dans un box privé avec un ka- raoké, c’est ludique. Le Baron, av. Marceau (8e ) : Lionel et André m’y réservent tou- jours un bon accueil, les filles et les gar- çons sont beaux et il y a du monde même en semaine. » Mama Shelter Bi goût The place to be Parisien. Et pourtant ! Excentré au possible, mal desservi, peu al- léchant de l’extérieur, risque de piège à gogo design, et c’est tout le contraire. Côté table, personne ne se plaint vraiment, si ce n’est d’une charmante désorganisation, et côté bar, on se sent cocooné par ce plafond bas gribouillé à la craie (pardon l’artiste, c’est bien mieux que du gribouillage je le reconnais), rigolard face au baby- foot géant, frustré face au DJ de ne pas pouvoir toujours danser, second degré face à l’appareil photo. Tendance 25-65 ans. Café : 3,50 €. Bière : 8 €. Coca : 8 €. Cocktails : 12-25 €.Tous les jours de 7h30 à 1h30, service de 12h à 15h et de 19h à 23h. 109, rue de Bagnolet. 01 43 48 48 48. M° Porte-de-Bagnolet. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 20020, 20108. L’OBS LECHOIXDE
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    — Autant desaveurs que d’apéritifs. Autant de richesse que de finesse. — — Autant d’arômes que de rondeur.
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    aris la ville-monument,Paris la ville-musée… Son statut de capitale culturelle n’étant plus à faire, on en oublierait presque qu’il existe un Paris underground, loin des sentiers battus bien vivants. A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, on pourrait douter qu’il existe encore des tribus en marge. Et pourtant, si : loin de toute médiatisation, ils sont nombreux, artistes, squatteurs, fêtards à investir des lieux de Paris pour vivre leurs passions sans se sou- cier de la mode ou de la renta- bilité… « L’underground, c’est sa- voir faire un pas de côté », disait Jean-François Bizot, le pape en la matière, fondateur du magazine Actuel et de la radio Nova. Et dans le genre, les pas de travers se jouent en premier lieu sur la scène musicale. Ceux qui croyaient que le punk avait disparu se trompent : les punks parisiens (la plupart ayant, il est vrai, dé- passé la quarantaine…) continuent de se réunir dans des lieux qui ont su poursuivre cet esprit inimitable fait de crasse, de bière, de crêtes et d’authenticité. Parmi eux, ci- tons Le Cleub (50, rue Stendhal, 20e ), lieu déglingué et expérimental et La Miroiterie (88, rue de Ménilmontant, 20e ), un des der- niers lieux authentiquement punk de Paris, sorte de squat en béton où se produisait régulièrement le performeur Jean-Louis Costes avant que l’établissement ne ferme ses portes au printemps dernier. Mélodies en sous-sol Les amateurs de rock garage se réunissent, eux, à La Féline (6, rue Victor-Letalle, 20e ) devenu le rendez-vous des filles à banane et des garçons en cuir de motard. Quant aux gothiques, ils se donnent générale- ment rendez-vous pour des soirées où do- minent la new wave, l’electro et le métal aux Caves Saint-Sabin (50, rue Saint-Sabin, 11e ) ou aux Caves Le Chapelais (7, rue Le Chapelais, 17e ) Mais leur QG principal de- meure La Cantada II (13, rue Moret, 11e ), un lieu baroque au décor médiéval SM et à la programmation surprenante : on y joue courts-métrages délirants ou pièces de Grand Guignol sanguinolentes au mi- lieu de tableaux très kitsch, entre l’héroic fantasy et l’érotisme monstrueux… Si vous voulez vous y rendre et vous fondre dans la masse, il vous faudra auparavant faire un crochet à Demonia (22, avenue Jean- Aicard, 11e ), magasin culte des gothiques où vous trouverez beaucoup de vêtements et d’accessoires connotés SM. Mieux vaut en effet débarquer à la Cantada avec son cos- tume de sorcier(ère) ou ses bottes à talons compensés plutôt qu’en jeans et baskets… Difficile de parler d’underground à Paris sans évoquer non plus ceux qui en sont le plus proches, puisqu’ils se faufilent littéra- lement sous le bitume : les cataphiles. On ne parle pas ici des catacombes officielles, dont l’entrée est située place Denfert-Rocherau, mais de la partie fermée au public (et dont l’accès est donc interdit). Loin des préjugés courant sur leur compte (satanistes, skinheads, etc.), les cataphiles sont plutôt des Parisiens curieux de découvrir ce qui sort de l’ordi- naire et se montrent soucieux de préserver les lieux de leurs déambulations. Le forum cataphile le plus connu, CKzone, donne les dernières informations et des conseils pour descendre. Evidemment, avec l’augmenta- tion de la fréquentation, certaines salles sont devenues des lieux cultes bien connus des cataphiles. Parmi eux, citons la salle Z, très grande pièce située en dessous du Val-de-Grâce et célèbre pour les nombreux concerts qu’elle aurait accueillis (Télé- phone aurait joué dedans) et La Plage, si- tuée sous la rue du Père-Corentin (14e ), qui tire son nom du fait que le sol est couvert /// Timothée Barrière
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    de sable, lasalle la plus connue et qu’on conseille aux débutants cataphiles. Une soirée typique : un groupe d’une dizaine de passionnés se donne rendez-vous vers minuit dans un endroit stratégique du 14e (comprendre, près d’une bouche d’aération accessible ou d’une entrée sur la petite ceinture) avant de plonger dans le ventre de Paris et déambuler de salle en salle. A chaque arrêt, ce sera le même rituel : un peu de musique sur un matériel rudimen- taire, de l’alcool, et parfois de la drogue. Deux règles élémentaires : rester groupés, évidemment, et ne pas hésiter à fuir à l’ap- proche des agents de police qui viennent faire leur ronde régulière... Lieux éphémères Bref, la survivance de l’esprit « free party » ou « rave » qui aura connu son apogée dans les années 90, comme on peut le constater avec le documentaire We had a Dream. Ce film, sorti début octobre en DVD, retrace le parcours d’un des crews les plus fameux de l’époque, les Heretiks, à travers ses plus grands faits d’arme – notamment la « prise » de la piscine Molitor, un soir de 2001. Un temps révolu ? Pas tout à fait. Si les grands teknivals rassemblant plusieurs milliers de personnes ont disparu sous le coup d’autorisations préfectorales quasi- ment impossibles à obtenir, l’esprit teufeur subsiste toujours en région parisienne. A une échelle plus modeste, mais tout de même : chaque week-end, aux confins des Yvelines ou du Val-d’Oise, de petites fêtes de 200 à 300 personnes sont encore organisées dans les bois – ici, le plus dur sera d’être au courant de l’événement, une stricte confidentialité étant de mise... Enfin, au croisement de toutes ces tribus, on trouve également toute une population d’oiseaux nocturnes qui affectionnent les squats et les endroits qui sortent de l’or- dinaire. En ce moment, c’est La Gare aux Gorilles (1, avenue Corentin Cariou, 19e ) – ancienne gare de la petite ceinture réin- vestie depuis un an – qui a le plus la cote, tant que l’arrêté d’expulsion n’au- ra pas été signé. Moins branchés mais tout aussi festifs, d’autres squats organisent eux aussi leurs propres soirées, parmi les- quels La Suite (27, rue de la Glacière, 13e ), Atoll 13 (175 ter, rue de Tolbiac, 13e ), lieu de refuge des anciens du Barbizon, cinéma abandonné devenu un squat artistique haut en couleurs. Enfin, dans le même es- prit, les soirées Dcontract investissent tous les mois des endroits en travaux ou vides, ce qui permet de faire la fête dans un bar six mois avant son ouverture, de faire des séances de rollers dans un parking des Halles, d’envahir joyeusement une rame de métro… Le lieu est généralement donné le jour même. Pour mettre un peu d’imprévu dans vos soirées, inscrivez-vous donc sur le site « www.dcontract.com ». Miroiterie Les catacombes, salle du château, novembre 2010 ©VagabondParis©AnneSorrentino
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    Eh oui, lacuisine italienne ne sera décidément détrônée par aucune cuisine nippone ou coréenne, quoi qu’en disent les devins. A chaque table qui s’ouvre, vous pouvez parier, si ce n’est pas du grand- mère, c’est de l’italien. Avec une variante toutefois : les chefs réinventent leurs classiques (voir Rino dans le guide précé- dent, ne servant pas tard, il n’a pas passé le crible de cette sélection « night »). C’est bien la tendance de l’année : les res- tos de nuits ont revu le jour à Paris. Merci. Souvent liés à un club, mais pas que. D’accord, il y a Starck partout, mais il y a surtout de plus en plus de Gilles&Boissier ! Après La Villa, c’est au tour du Mini Palais, d’Art- curial et de La Villette de ressusci- ter sous leur houlette. Un Costes bien sûr ! La rafle des troquets de quartier dans l’escarcelle des frérots s’amplifie, pour le bonheur de qui aime les valeurs sûres. Après le Bubble up et l’Arc, c’est surtout avec le Renard que le karaoké s’impose, dans sa version hype. Allez les yéyés ! Rien de tel pour lancer le buzz et exciter les appé- tits. Le resto éphémère, après le bar, la chambre d’hôtel ou l’école-atelier de cuisine éphémères, s’impose. Après le Nomiya sur le toit du Pa- lais de Tokyo, le Blitz devenu pérenne, voici Nobu qui débarque au Ritz pour deux mois. Pâtisseries de luxe, confiseries, glaciers, on ne compte plus les ouvertures de spécialistes des douceurs ! Pour le moment aucun n’ouvre pas la nuit, mais qui sait ? ©Pixeldom/Shutterstock ©FumihikoWatanabe ©ElenaTalberg/Shutterstock ©PatrickSwirc
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    1er Chacha Robes en satin Aprèsune courte fermeture administrative qui a fait couler beaucoup d’encre, le Cha- cha, ex-nouvel arbitre des nuits parisiennes, vit une seconde jeunesse. La salle du resto joue les classiques, ne baisse pas trop la lu- mière, les quelques fenêtres de la rue laissent entrevoir les dîneurs, bien sapés. Mieux vaut venir tard, ça permet d’enchaîner avec un verre au club, à la déco plus rigolote dandy. Tendance 25-65 ans. Carte env. 50 €. Du lundi au dimanche de 20h à 23h. 7, rue Berger. 01 40 13 12 12. M° Les Halles, Louvre-Rivoli. Noctilien : N15, N16, N21, N22, N23, N24, N122. Station Vélib’ : 1009. Gioia Y a de la joie Le resto que Jean Roch a posé au-dessus de son bling-bling club ne mégotte sur rien. Déco en carreaux noirs de métro, miroirs, œuvres d’art prêtées par le grand manitou Enrico Na- varra, vitres inclinées plongeant sur la piste de danse, une carte radicalement italienne, et bonne. Le must : l’insalata Karl Lagerfeld « comme il l’aime ». Chouette, c’est diet. Karl Lagerfeld, Mario Testino, Natacha Poly, Lindsay Lohan, Baptiste Giabiconi, Frédéric Beigbeder… manquent rarement à l’appel. Les vrais David LaChapelle, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, etc. Tendance Tout âge. Carte 40-80 €. Du lundi au dimanche de 20h à 2h, jeudi, vendredi et samedi jusqu’à 5h. 188 bis, rue de Rivoli. 01 58 36 46 00. M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 1014, 1023. HAND A manger avec les doigts HAND, comme « Have a Nice Day », a la bonne idée de servir tard ses burgers et cheesecakes de la mort. Pour une envie ré- gressive tardive, entre un classic ou une in- vention de votre goût, couronné d’un cup- cake so sexy. Le tout sous des murs bleu profond. Sans oublier les indispensables bouquets de lumière à filament doré tom- bant du plafond. Une tranche d’Amérique. Les aficionados comme Mademoiselle Agnès ou Julien Doré y dînent-ils aussi tard le soir ? Le cheeseburger au steak saignant. Tendance 20-50 ans.Carte 15 €.Lundi de 10h à 18h,du mardi au samedi de 10h à minuit. 39, rue de Richelieu. 01 40 15 03 27. M° Palais-Royal. Noctilien : N11, N15, N16, N24. Station Vélib’ : 2007. Hôtel Costes Amiral Le navire amiral de la flottille Costes en pa- rade. Indétrônable toujours. Sur les lèvres de toutes les stars, connu des acteurs de Hollywood, aussi bien que l’adresse de leur Coffee&Beans de prédilection. Pour un re- pas dans le patio, pour un sofa signé Garcia, pour se faire remarquer discrètement, pour se relaxer, pour travailler, pour se réinventer. Mythique ? Tendance 20-60 ans. Carte env. 60-70 €. Du lundi au dimanche de 7h à 4h. 239, rue Saint-Honoré. 01 42 44 50 25. M° Tuileries. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1019. Ma Salle à manger Romantico romantique Quand la place Dauphine reprend ses droits de lieu parmi les plus romantiques de Paris, que toges noires et blanches (celles des avo- cats, ou des artistes tout juste sortis de leurs costumes de scène) se détendent jusqu’à tard dans la soirée… Que les assiettes jouent bien leur rôle et que les cocktails maisons rassurent les moins heureux. classique Tout âge. Carte env. 30 €. Du lundi au dimanche de 12h à 14h et de 20h à 1h.26,place Dauphine.01 43 29 52 34.M° Cité.Noctilien : N12,N13, N15, N16. Station Vélib’ : 1001. Lolita Chammah, 28 ans, actrice, à l’affiche de « Me- mory Lane » de Mikhaël Hers, de « Petit Tailleur » de Louis Garrel, et de « Salomé » au théâtre Artis- tic-Athévains « La brasserie Bofin- ger, rue Bastille (3e ) : vieille brasserie à l’ancienne spécialisée dans les fruits de mer. J’y vais essentiel- lement pour ses huîtres, que j’adore. Le Théâtre de la Ville (4e ) et le Théâtre du Châtelet (1er ) place du Châtelet : pour tous les spectacles et particulièrement ceux de James Thierrée. Le Village Monge, rue Monge (5e ) : c’est un café assez banal, très peu fréquenté, qui n’a aucune particularité, mais situé dans un arrondissement que j’affectionne. Le cinéma La Pagode, rue Babylone (7e ) : cinéma à l’an- cienne, très jolie salle mythique. La bibliothèque Sainte- Geneviève, place du Panthéon (5e ), très belle, lumière tami- sée, que je fréquen- tais surtout lorsque j’étais étudiante. » HAND ©Niviere-Sipa
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    Nobu au Ritz Ephémère,vous avez dit éphémère ? Il faut dire que le premier Nobu de Paris (au tout début des années 2000) avait été assez éphémère lui aussi. Un an à peine, malgré (ou à cause de ?) l’étonnant attelage Delarue/de Niro. Les autres répliques de Londres, Milan, Dubaï, Moscou ou Las Vegas tiennent mieux le coup. Le Ritz relève à nouveau le défi et in- vite, deux mois durant, le célèbre chef japo- nais Matsuhisa dans ses cuisines. Petit aperçu de ses classiques : bar à la sauce piment Ja- lapeno, harumaki de crabe à carapace molle, sashimi de thon blanc au piment Jalapeno. classique 35-70 ans.Carte env.150 euros.Du lundi au samedi de 19h30 à 23h.38, rue Cambon. 01 43 16 30 98. M° Opéra. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1019. La Tour Montlhéry- Chez Denise Le temps des souvenirs Cuisine bourgeoise pour faim de nuit, pour se croire un temps aux temps de la Dolce Vita parisienne, de la Nouvelle Vague, du trou des Halles, des gamins de Paris, entre noctambules affamés, touristes égayés, jeunes filles dévergondées et affamées. La côte de bœuf et les rognons réconcilient tout le monde à ces latitudes horaires. Le genre d’adresses dont certaines villes ont le secret. convivial Tout âge.Carte env.45 €.Du lundi au vendredi de 12h à 15h et de 19h30 à 5h. 5, rue des Prouvaires. 01 42 36 21 82. M° Les Halles. Noctilien : N15, N 16, N21, N22, N23, N24, N122. Station Vélib’ : 1009. Derrière Un air de fête Le best before du moment. Quand les nuits sont tièdes, l’espace se double dans la cou- rette et on s’assoit au touche-à-touche. À l’intérieur, la sono est poussée à fond, les plus joueurs échangent des balles sur la table de ping-pong entre deux plats, les fumeurs grim- pent au fumoir (à découvrir dans une armoire) et le Tout-London traverse le Chanel pour s’asseoir à côté de vous à la table d’hôte géante. JessicaAlba, Marion Cotillard et Mathilde Meyer étaient parmi les premières fans. L’ambiance appart poussée à son paroxysme. Tendance Tout âge. Carte env. 40-50 €. Du lundi au dimanche de 12h à 14h30 et de 20h à minuit. 69, rue des Gravilliers. 01 44 61 91 95. M° Arts- et-Métiers. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 3005, 3011. L’OBS LECHOIXDE
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    2e La Conserverie Dînette Ce presquenouveau bar, qui cède sans os- tentation à la mode « appart » (grands cana- pés, fauteuils bas dépareillés, vieux parquet, il ne manque que l’accès à la cuisine et à une chambre…), ne prend pas de risque en cuisine. Dînette de luxe avec conserves de poissons courues ou charcuteries chic. On n’évite pas le namedropping, avec Petrossian et desserts… mmm… Philippe Conticini. Cocktails impec’. Cherchez le balai de sorcière. Tendance 25-40 ans. Carte 30-35 €. Du lundi au samedi de 18h à 2h. 37 bis, rue du Sentier. 01 40 26 14 94. M° Bonne-Nouvelle. Noctilien : N15, N16. Stations Vélib’ : 2010, 2022. 3e Anahi Sister’s hour Comme en Espagne, on sert tard chez les sœurs Pilar et Carmina. Pour les steaks de viande argentine les plus people de la capi- tale : Deneuve y avait son rond de serviette, Raphaël a pris la relève, Ali Badou reviendra peut-être avec ses horaires plus humains. La déco carreaux blancs et façade décrépite, c’est exprès, c’est bien plus chic. classique 30 ans et plus. Carte env. 60 €. Du lundi au dimanche de 20h à minuit. 49, rue Volta. 01 48 87 88 24. M° Arts-et-Métiers. Noctilien : N12, N23. Stations Vélib’ : 3005, 3011. 4e Le Georges Au ciel avec Costes Les Costes ne sont pas prêts à rendre leur ta- blier ! Les têtes connues du PAF ou du grand écran ne le leur pardonneraient pas. Pour un coucher de soleil, un lever de lune, une plon- gée sur les toits de zinc, une déclaration, un adieu, un besoin de se faire reconnaître… Vous voulez des noms ? Thomas Dutronc, Christian Lacroix, Kanye West, Vincent Cassel, Monica Belluci, Karl Lagarfeld, Helena Noguerra, Dja- mel Debouzze, Kader Aoun… Ça vous suffit ? Un repaire. Tendance 30-70 ans. Carte 60-80 €. Du mercredi au lundi de 12h à 1h. 6e étage du Centre Pompidou, entrée par le musée ou par l’ascenseur extérieur. 01 44 78 47 99.M° Rambuteau.Noctilien : N12,N13,N14,N23.Station Vélib’ : 4021. Le Renard Perché Il faut dire merci aux potes de Rasmus Michau et de Johanna Senyk. Ils ont accompagné leurs premières nuits karaoké avec cran. Parce que se lancer sur scène pour entonner France Gall en jean Acne, il fallait oser. Mais le concept « karaoké le plus beau du monde et cuisine asiatique » n’a pas tenu le coup. Changement de cap, vers une prog plus cabaret spectacle musical et nouveau chef. Affaire à suivre. Le décor. Tendance Tout âge. Carte env. 50 €. Du mardi au samedi de 19h à 4h, dimanche brunch de 12h à 16h et de 20h à 2h pour la soirée Le Renard Rose. 12, rue du Renard. 01 42 71 86 27. M° Hôtel-de-Ville. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 4018, 4019. 6e L’Alcazar (la Mezzanine) Bougies Dix ans déjà ! La Mezzanine de l’Alcazar ne s’est pas écroulée non, et même pas besoin de Botox pour rester fraîche. Et la liste des têtes connues, jamais bien loin (Kristin Scott Thomas, Thierry Frémont, Elsa Zylberstein) va sans aucun doute se renouveler, nouvelle équipe oblige, en plus « outre-Atlantique ». DJs, cocktails et carte très années 2000 : plats de grand-mère, quinoa et effilochés variés. classique Tout âge. Un plat et un verre : 25 €. Tous les jours de 20h à 2h. 62, rue Mazarine. 01 53 10 19 99. M° Odéon. Noctilien : N12, N13. Stations Vélib’ : 6013, 6014, 6015. L’Alcazar Dactylo, 27 ans, DJ et or- ganisatrice des soirées Furie et Flash Cocotte « Le Social Club, rue Montmartre (2e ) : simplement le meilleur club de France ! Tous les artistes de la planète électro y jouent ou veulent y jouer. Les Souffleurs, rue de la Verrerie (4e ) : petit bar, oasis de fraîcheur dans le Marais, cave toujours pleine le week-end, où se succèdent DJs (Bruce la Bruce, Hannah et Nathan, de Gossip) et collectifs aux pla- tines. Chez Moune, rue J. B.-Pigalle (9e ) : c’est petit, vite rempli et il y règne une am- biance bordélique qui me donne envie de faire des bêtises. Le Klay, rue St-Sauveur (2e ) : quand on vit la nuit, il faut soigner ses jours ! Le club est très beau et j’y croise souvent mes potes. »
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    El Fogón Horaires espagnols Cequ’il y a de bien avec Alberto Herraiz, ce sont ses origines. On sait que chez lui on pourra venir tard pour commander un ar- roz à sa façon. Une paëlla sous toutes ses formes ibériques. La table du chef, donc, est fréquentée par tout ce que le quartier compte d’amateurs (Christophe, Catherine Deneuve, Edouard Baer l’ont applaudi à ses débuts). Ancré en bord de Seine sur un bout de quai pas des plus glamours, pour une soi- rée tout de blanc vêtue. Exceptée la porte rouge corrida. classique Tout âge. Menus à 44 et 49 €, carte 40-45 €. Du mardi au vendredi de 19h à minuit, samedi et dimanche de 12h à 14h30 et de 19h à minuit. 45,quai des Grands-Augustins.01 43 54 31 33.M° St-Michel.Noctilien : N12, N13. Stations Vélib’ : 6014, 6015. La Société Affaires oblige Si on vous demande une adresse « pour voir et se faire voir » : La Société. Son nom ne cache rien, ses épais murs, en revanche, éloi- gnent les communs. En sortant, pleine vue sur le parvis de l’église Saint-Germain. Dans le pré carré des Deux Magots et du Flore donc. Leur clientèle était contente de pou- voir varier. Dans du Costes… signé Liaigre. classique 45 ans. Carte env. 60-70 €. Tous les jours de 8h (9h les samedi et di- manche) à 2h, service de 12h à 0h30. 4, place Saint-Germain-des-Prés. 01 53 63 60 60. M° Saint-Germain-des-Prés. Noctilien : N01, N02, N12, N13. Stations Vélib’ : 6012, 6032. 8e Chez Raspoutine La classe Raspoutine est de retour ! Repris par les ex- boss du Bus Palladium, du Globo et de Ré- gine, il est relancé avec « pour égérie » (ça ne s’invente pas) Benjamin Cassan et Frédéric Beigbeder. Nouveauté, de taille, on pourra manger à toute heure. On suit donc la ten- dance resto de nuit, mais en version light, snack, et surtout, ultra chic : caviar Kaspia, saumon fumé et petites pâtisseries... La déco qui n’a pas bougé,fourrures,velours rouges… Tendance Tout âge. pour entrer, il faut être membre, et coopté. Du mardi au samedi de 23h à 5h du matin.58,rue de Bassano.01 47 20 04 31.M° George-V. Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 8003, 8049. Maison de l’Aubrac Institutions On ne vous a pas mis dans ces pages le Pied de cochon, pour ne pas vous vexer, mais la Maison de l’Aubrac, difficile de faire l’im- passe. En journée, l’adresse s’est renforcée d’un « corner » qui plane sur la tendance hamburger chic et la nuit, eh bien, c’est la nuit, et il arrive qu’on ait faim. De viande. Rouge. Comme les joues de la fille en face. Enfin, j’espère pour vous. Le côté « valeurs de la terre », toujours aussi ten- dance. classique Tout âge. Carte 40-50 €. Tous les jours 24h/24. 37, rue Marbeuf. 01 45 61 45 35.M° Franklin-D.-Roosevelt.Noctilien : N11,N24.StationsVélib’: 8013, 8039. Le Matignon King size Un Costes version Gilbert et Cyril Peret, qui a su traquer Quincy Jones et Patrick Demar- chelier aux mois d’été. Un retour en force de la démesure et de l’audace. Quitte à prendre des risques, quitte à rester ceux dont on parle, autant y aller à fond, ont-ils du se dire avec leur décorateur fétiche Jacques Garcia. Ca passe ou ça casse, tout dépend du soir et de l’humeur. Si vous aimez les rideaux king size métallisés dorés, les lustres Belle Epoque, les douloureuses à trois chiffres et les repas tard dans la nuit, et ben, c’est parfait. L’accueil inégal. Tendance Tout âge. Carte env. 70 €.Tous les jours de 8h à 2h. 3, av. Matignon. 01 42 89 64 72. M° Franklin-D.-Roosevelt. Noctilien : N01, N02, N11, N24. Stations Vélib’ : 8013, 8031. Jeff Mills, 47 ans, DJ, origi- naire de Detroit. Prochaines dates parisiennes : 28/01/2011 au Regine’s Club et mardi 10/05/2011 au Cinemix « Derrière, rue des Gravilliers (3e ) : ça vaut le coup d’attendre pour dîner « collectif » (la disposition des pièces connecte tout le monde) des choses délicieuses à la hauteur de l’atmos- phère, de la déco, et du service. L’Escar- got, rue Montorgueil (1er ) : premier service fréquenté par la clientèle interna- tionale à cause du fameux plat qui a donné son nom au restaurant. La faune créative vient s’ins- taller dans les salons privés, à l’abri de la rue Montorgueil qui s’affaire. Jeune,Yves Saint-Laurent dînait souvent dans la suite du second étage. Le Florimond, av. de la Motte-Picquet (7e ) : petit et charmant, il faut revenir pour tout essayer dans le menu, dominé par des plats de porc ou de canard à l’évidente fraîcheur. Sélection de vins pertinente et abordable. » Le Matignon ©YouriLenquette
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    Un dîner raffinédans un vaste décor des années 30 aux allures deUn dîner raffiné dans un vaste décor des années 30 aux allures deUn dîner raffiné dans un vaste décor des années 30 aux allures de manoir. Une ambiance envoutante grâce aux reprises enmanoir. Une ambiance envoutante grâce aux reprises enmanoir. Une ambiance envoutante grâce aux reprises en live desdes classiques rock, pop, blues chantés par les véritables divas cachées queclassiques rock, pop, blues chantés par les véritables divas cachées queclassiques rock, pop, blues chantés par les véritables divas cachées queclassiques rock, pop, blues chantés par les véritables divas cachées queclassiques rock, pop, blues chantés par les véritables divas cachées que sont les serveuses. The Hollywood Savoy est un restaurant original ensont les serveuses. The Hollywood Savoy est un restaurant original ensont les serveuses. The Hollywood Savoy est un restaurant original en plein centre de Paris. Suivez la maitresse des lieux, Isabelle Gillot, quiplein centre de Paris. Suivez la maitresse des lieux, Isabelle Gillot, quiplein centre de Paris. Suivez la maitresse des lieux, Isabelle Gillot, qui vous fera découvrir avec plaisir cet endroit atypique.vous fera découvrir avec plaisir cet endroit atypique.vous fera découvrir avec plaisir cet endroit atypique. Et vous, que faites-vous ce soir ? The Hollywood Savoy 44 rue Notre-Dame-des-Victoires • 75002 Paris www.hollywood-savoy.com Isabelle Gillot isabel.gillot@orange.fr Portable : 06 12 51 82 83 Fixe : 01 42 36 16 73 isabel.gillot@orange.fr Portable : 06 12 51 82 83 Fixe : 01 42 36 16 73
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    Mini Palais Maxi bis Ouvert,vécu et fermé en grande pompe, le restaurant du Grand Palais a rouvert. Avec deux nouveautés : plus de Gilles Choukroun au piano mais un Eric Frechon, et du Gilles&Boissier à la déco, pour donner le ton. Out l’ambiance années 2000, sombre, in les beiges, bois, cuirs et structures métal- liques à nu. En cuisine, on tisse les louanges de produits siglés (inévitable beurre Bor- dier) et on réinvente le clafoutis aux cèpes de Corrèze ou les escargots dans leur tomate cerise, gratinés au beurre d’amande. classique Tout âge.Carte 30-50 €.Tous les jours de midi à minuit (bar de 10h à 2h). Avenue Winston-Churchill. 01 42 56 42 42. M° Champs-Elysées-Clemen- ceau. Noctilien : N01, N02, N11, N24. Station Vélib’ : 8001. Le Secret Micro Une mini-adresse pour changer des Villa (mêmes patrons), Matignon et autres Fidé- lité. Presque pas de lumière, quelques points de brillance, un éclat au cou d’une femme, une bande-son jazzy pointue bien souvent, un petit escalier, une mezzanine, des pe- tits plats en forme de hamburgers, clubs et autres légèretés. Des vrais cocktails. Comme le French Love (framboises fraîches, nectar d’abricot, miel, vodka et champagne). classique 40-45 ans. Cocktails : 14-16 €.Vins : 7-9 €. Champagne : 14 €. Du lundi au jeudi de 9h à 2h,vendredi et samedi de 12h à 4h.16,av.de Friedland. 01 53 53 02 02. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N11, N24, N53, N153. Stations Vélib’ : 4017, 4018. 9e Hôtel Amour Concept Dans la nuit parisienne, il y a trois tribus qui comptent : les Rasmus, les Labrousse, et les André & Lionel. Ici, on est chez les An- dré & Lionel, qui ont eu la bonne idée d’ou- vrir un hôtel pour leurs potes de passage à Paris (DJs venus passer des disques dans leurs clubs, amis stars américaines ou to- kyoïtes…) et assurer un café restaurant aux serveuses à l’amabilité légendaire. Deviner où Adjani va finir la soirée. Tendance 25-55 ans. Carte environ 30 €, brunch : 15 €. Du lundi au dimanche de 12h à minuit, brunchs les samedi, dimanche et jours fériés de 12h à 17h. 8, rue de Navarin. 01 48 78 31 80. M° Pigalle ou St-Georges. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 9016, 9020. Bus Palladium En force Pour ceux qui n’auraient pas suivi les actualités ce printemps : le Bus Palladium, club rock’n roll devant l’éternel, a rouvert ses portes. Et, en plus d’avoir gardé son parquet d’origine, il a eu la bonne idée d’ouvrir une table de nuit à l’étage. Plus de petits salons tout rétros où on vou- drait passer la nuit à taper le carton. Dans la salle du resto, impossible de rester insensible aux papiers peints aux imprimés mémorables, aux velours vintage, aux tons marrons dignes d’un speakeasy revisité. Le mieux : la baie vitrée qui ouvre quasi sur le salon du voisin. M, Louis Bertignac, les Pony Run Run ou Patrick Bouchitey décrochent quand ils veulent la guitare ou s’assoient au piano. Les soirées, « Faites vos cocktails » du mardi. Tendance Tout âge. Carte env. 35 €.Tous les jours de 20h à 5h. 6, rue Fontaine. 01 45 26 80 35. M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 9026, 9028. L’OBS LECHOIXDE
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    10e La Fidélité QG Je necrois pas que Kate Moss soit là tous les soirs, mais certains prétendent l’avoir vu se faufiler dans cette ruelle sans saveur des abords de la gare de l’Est. Il faut dire que la bande du Baron a eu du flair en reprenant cette salle hors normes. Tout le monde vient d’ailleurs plutôt pour le cadre et l’espoir de voir le pape de la nuit que pour ce qu’il y a dans l’assiette. La serveuse aussi d’ailleurs. Tendance Tout âge. Du lundi au samedi de midi à 14h et de 20h à 23h30. 12, rue de la Fidélité. 01 47 70 19 34. M° Gare-de-l’Est. Noctilien : N14, N144. Stations Vélib’ : 10017, 10012. L’Hôtel du Nord Fêtard Des patrons fêtards, avec des idées plein la tête, businessmen en col à fleurs, ça ne pou- vait donner qu’une success story. A la sauce canal Saint-Martin. Quelques têtes connues aperçues de ci de là, une foule qui déborde sur le trottoir et la chaussée verre à la main, une cuisine qui tient la route selon l’avis général, un volume sonore qui laisse présa- ger de la suite de la soirée. Bravo aussi aux autres poulains de l’écurie (lancés et rendus ou à lancer) : le Chacha, Cococook, et bien- tôt, on l’espère, le Trianon. Tendance 30 ans. Formules à 10 et 13,50 €, carte : 30-50 €. Du lundi au jeudi, de 12h à 14h30 et de 20h à 23h,vendredi et samedi de 12h à15h et de 20h à 0h, dimanche de 12h à 15h et de 20h à 23h. 102, quai de Jemmapes. 01 40 40 78 78.M° Goncourt.Noctilien : N01,N02,N41,N42,N43,N44, N145. Stations Vélib’ : 10015, 10114. Swinging Londress Nouveau QG de quartier Le Londress avait bien commencé, avec sa reprise en main par une bande d’énergiques respectueux de la déco dans son jus de vieux café quasi ringard. Succès assuré. Moins que la voisine Jeannette bien sûr, mais plus que la plupart des rades relookés vite fait mal fait du quartier. Avec l’été, changement de programme ! On se refait une jeunesse, tout en assurant les classiques bistrotiers et en n’abusant pas sur les tarifs. Cuisine ouverte sur la salle, inspirations années 70. convivial 30-45 ans.Carte env.15 €.Tous les jours de 12h à 23h.2,rue de Paradis. 01 47 70 33 82. M° Gare-de-l’Est. Noctilien : N01, N02, N13, N14, N41, N42, N140, N145. Stations Vélib’ : 10017, 10018. Terminus Nord Touriste Parce que tout Parisien qui se respecte veut jouer les touristes once in a while. Lever le nez sur les moulures, les dorures, les pa- rures, se contenter d’un éclairage trop vif, se délecter d’une cuisine trop brasserie, côtoyer des vrais migrants des contrées Nord, rêver au départ… Autour d’un plateau de fruits de mer ou d’une entrecôte bien saignante, aux frites Flo. classique Tout âge. Carte env. 40 €. Tous les jours de 11h à 1h. 23, rue de Dun- kerque.01 42 85 05 15.M° Gare-du-Nord.Noctilien : N02,N43.Stations Vélib’ : 10028, 10033. 11e Pause Café A part Pour manger tôt, tard, dans une ambiance de café parisien comme personne ne sait faire, avec vieux carrelage cantoche au sol, immenses baies vitrées, moulures, terrasse show off, colonnes recouvertes de généra- tions de couches de peinture, musique un peu forte, lumière comme il faut, voisins voisines à la pointe de la mode, toujours, et des plats qui ne vont pas chercher midi à quatorze heure. Tout le petit monde du ciné habitant les abords de Bastille et d’Aligre lui rend visite. Malgré la foule, on peut trouver une place. Tendance 25-40 ans. Carte : 10-20 €. Du lundi au samedi de 8h à 2h, service de midi à minuit, dimanche de 9h à 20h. 41, rue de Charonne. 01 48 06 80 33. M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’: 11004, 12004. Swinging Londress Helena Noguerra, 39 ans, comédienne « Le Miroir, rue des Martyrs (18e ) : viandes divines et poissons cuits à la perfection, très bonne cave installée dans ce qui était une petite boucherie du quartier. Derrière, rue des Gravilliers (3e ) : restaurant familial, vous entrez dans un appartement qui donne sur un petit jardin, la cuisine est bonne, l’ambiance fort sympathique et il y a une pièce secrète à découvrir. Dans la même rue, Andy Wahloo : un bar warholien très beau où l’on peut danser. J’aime toujours les culottes et corsets de Fifi Chachnil, rue J. J.-Rousseau (1er ) : humour, dérision, couleurs, poésie... des dessous dignes d’Ava Gardner ou d’une pin-up ! Il faut aller déguster les plats de l’Atelier Robuchon, rue de Montalembert (7e ) : vraiment très, très bon mais... addition très, très salée ! »
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    L'Arc Barbara Schulz, 38 ans, comédienne,à l’affiche de « La Parisienne », au Théâtre Montpar- nasse (déc. 2010) « Mon japonais, c’est Orient-Extrême, rue Bernard-Palissy (6e ) : meilleurs sushis. Ma galerie, 1900-2000, rue Bonaparte (6e ) : très pointue, animée par David Fleiss, un fin connaisseur. Mon spa, Guerlain, av. des Champs- Elysées (8e ) : pour le soin à l’orchidée. Pierre Hermé, rues Bonaparte (6e ) et Vaugirard (15e ) : pour ses macarons chocolat passion. Ba- bou-douchka.com : les meilleurs blinis de Paris et une cuisine russe préparée et servie chez vous ! » 13e Le Batofar De nouveau à flots Le Batofar, oui, vous vous souvenez, vos pre- mières nuits éléctro, vos encanaillements du côté de la Grande Bibliothèque, la seule pé- niche qui balaye le ringard d’un coup de pein- ture rouge ?! Parfois prise dans la tempête, parfois voguant comme en pleine mer, cet été lui aura servi de cure de jouvence. Une mégaterrasse entamant le pavé des quais, et voici qu’on a de nouveau envie d’y manger, même une fois renfilé le paletot. Tendance 20-55 ans. Menu le midi à 19 €, le soir à 25 €. Tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h, bars ouverts jusqu’à 6h. Port de la Gare, quai François-Mauriac. 09 71 25 50 61/01 53 60 17 00. M° Bibliothèque- F.-M. Noctilien : N131, N133. Stations Vélib’ : 13048, 13051. 16e L’Arc Bling blang Aïssa Maïga, Beigbeder, Mélanie Laurent, Pla- cebo se sont montrés dans ce nouveau paque- bot ultralooké des abords de l’Arc de triomphe. Laurent Baffie aussi. L’un se sera assis dans les semi fauteuils egg, l’autre aura admiré les décors, peints des murs aux plafonds, et les boules lumineuses… Pour une faim légère ou un classique revu à la hype. Le king crabe, star cet été, assure aussi le service à l’automne. ephémère Tout âge. Formule à 39 €, carte à env. 50 €. Du lundi au samedi de 12h à 16h et 19h minuit. Karaoké champagne le jeudi à 21h30, gratuit pour les filles.12,rue de Presbourg.01 45 00 78 70.M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N11, N24, N53, N153. Station Vélib’ : 16001. 12e La Gazzetta Classique Parce qu’il est trop difficile d’avoir une table au nouveau Spring de Daniel Rose, autant rappeler que Petter Nilsson, le Nordique qui réinvente la cuisine italienne à la sauce Pa- ris, a eu la bonne idée de reprendre une belle salle : outre les tablées voisines qui donnent plaisir à voir, les plats qui se succèdent ren- dent heureux. On est dans la mouvance Re- dzepi du Noma (Copenhague), Aizpitarte ou Grégory Marchand du Frenchie. Tendance 35-55 ans. Formules midi à 14, 16 et 19 €, le soir à 34, 39 et 50 €. Du mardi au samedi de 12h à 15h et de 19h à 23h (23h30 le week-end). 29, rue de Cotte. 01 43 47 47 05. M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 12004, 12005. Les Temps modernes Ont pris leur temps Au début, ils n’ont pas convaincu, et puis, en changeant un peu la donne, la liste des ha- bitués commence à s’allonger. En plus, des formules tapas viennent égayer la rentrée. Du coup le quartier d’Aligre, ce remue-méninges permanent rameute ses pairs, plus ou moins connus (Gilbert Melki, Philippe Vandel…). Au menu : rillettes de dorade, mousse citronnée ; sempiternelle souris d’agneau confite et des- sert qui se réinvente « Spoon d’After Eight ». Les soirées Music-hall. convivial Tout âge. Menu à 13,50 €, carte à 20-25 €.Tous les jours de 8h à 23h, le week-end jusqu’à 2h00 ; service de 11h30 à 14h30 et de 19h30 à 23h. 91, rue de Charenton. 01 43 46 81 94. M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 12004, 12008. ©PatrickKovarik-AFP
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    Le Murat Sixteen connexion Le16e a ses raisons que la raison ne connaît pas. Mais les Costes, eux, les connaissent et ont investi le Murat en le confortant dans ses habitudes. Têtes connues (ambiance plateau TF1, stars du cinéma plus toutes jeunes) qui viennent en général en voisins, ou presque. La déco est signée Garcia (on ne change pas une équipe qui gagne) et as- sume donc les rouges et le léopard. Dans l’assiette, des classiques de la fratrie (sole, plats de pâtes simples, tartares...) sous lu- mière tamisée et, au service, des filles de magazines, évidemment. Tendance Tout âge. Carte env. 60 €.Tous les jours de 12h à 23h45. 1, bd Murat. 01 46 51 33 17. M° Porte-d’Auteuil. Noctilien : N12, N61. Stations Vélib’ : 16034, 16035. 18e Chéri Bibi Mains à la pâte Le concept du « c’est moi qui l’ait fait », plus malignement ici appelé « la popote des potes », continue d’attirer son pesant de bobos. En dehors de ces soirées où un néo- phyte régale ses amis et les clients du jour, le Chéri Bibi soigne aussi ses horaires et – comme dans le quartier on travaille tard, on dîne tard – on peut donc arriver ici jusqu’à quasi-minuit. Pour une cuisine de potes gen- timent régressive, servie dans un cadre rétro, bien aimée d’Olivier Sitruk, François Vincen- telli, Clément Sibony ou Mylène Jampanoï. On peut aussi juste boire un verre. Tendance La trentaine. Formules à 21 et 25 €. Du lundi au samedi de 18h à 2h, service de 20h à minuit. 15, rue André-del-Sarte. 01 42 54 88 96. M° Château-Rouge. Noctilien : N14, N44. Station Vélib’ : 18007. 19e Mama Africa Maffé by night Une valeur sûre des nuits 19e , plantée sur l’avenue Jean-Jaurès et attirant smalas afri- caines en mal de saveurs continentales, bo- bos découvrant leur nouveau quartier, jeunes fêtardes de sortie, étudiants du Conserva- toire post-répèt. Pour une cuisine couvrant les spécialités du Sénégal à la Guinée, sans horaires, et indéfectible. Pour les anciens ex- pat’ noctambules, une source de souvenirs. convivial Tout âge. De 15 € à 30 €. Tous les jours de 20h à 4h du matin. 48, av. Jean-Jaurès. 01 42 38 67 67. M° Jean-Jaurès. Noctilien : N13, N45. Sta- tions Vélib’ : 19004, 19012. 20e Mama Shelter Hors tout On est au bout de Paris et c’est blindé, on est dans du Starck et ça ne ressemble pas à du Starck, on commande des plats signés Sen- derens et c’est plus simple que du Senderens, on veut une pizza et il y a des pizzas, on veut une terrasse et il y a une terrasse (où on peut même fumer), on veut de la musique et il y a un DJ, on veut une partie de baby-foot géant et il y a un baby-foot géant. Tendance 25-65 ans. Carte 30-40 €.Tous les jours de 7h30 à 1h30, service de 12h à 15h et de 19h à 23h. 109, rue de Bagnolet. 01 43 48 48 48. M° Porte-de- Bagnolet.Noctilien : N16,N34.StationsVélib’: 20020,20108. Guido, 38 ans, directeur artistique de Chez Moune, DJ, rédacteur en chef d’Infrarouge. « Boire des verres au Sans Souci, rue Pigalle (9e ) en attendant l’ouver- ture de Chez Moune, en face : Jean est le patron le plus rock’n’roll de la ville et on croise tous les groupes qui feront bientôt la couve du NME. M’éclater le bide au Coup de Feu, rue Léon-Frot (11e ) : merveilleux restaurant dont la carte donne carré- ment mal à la tête (dans le sens jeune moderne du terme, c’est-à-dire “faire rudement envie”). Retrouver le goût de la danse festive à la Favela Chic, rue du Faubourg-du-Temple (11e ) : peut-être l’un des derniers lieux où des gens viennent en se disant “cool on va danser le funk”. Marcher dans les rues du 10e , élu “meilleur arrondissement de la Ville de Paris, et de loin” par moi et mon chat, Max Lampin. » Mama Shelter ©D.R.
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    hristophe est aimantépar Paris, qu’il aime depuis tou- jours pour ses nuits capitales. La Ville Lumière l’électrise, inspire sa musique, lui souffle ses textes écrits by night, flânant de l’hôtel Costes au bar du Raphaël. Chris- tophe, un fidèle parmi les noctambules parisiens, mais pas exactement une figure emblématique de ce microcosme… Il est trop à part pour cela : « C’est mon style, différent de tous les autres », susurrait-il, sensuel, dans Succès fou, tube des années 1980. Point d’afféterie ni de pose dans cette singularité assumée et parfois revendi- quée : on le dit dandy, il est plutôt né « beau bizarre », titre d’un de ses albums. Le chanteur ne théorise pas, il vit à l’instinct, dans l’instant, pour l’instable. L’inconnu, l’imprévu, il en tire une énergie positive, intacte à 65 ans, dont quarante- cinq de carrière depuis le triomphe d’Aline. Ni blasé, ni aigri, c’est un personnage curieux dans tous les sens du terme. Son univers musical, qui allie succès populaires et expérimentations pointues, séduit à la fois les fidèles au long cours, un public branché et de tout jeunes aficionados. « Courir la nuit après son ombre » La hype et la jeunesse, Christophe les ren- contre également dans ses virées nocturnes à Paris, où il a toujours vécu. Ou presque. Daniel Bevilacqua, né en banlieue, à Juvisy, dans une famille d’origine italienne, a dé- barqué à 16 ans rue Princesse. Saint-Michel et Saint-Germain veillent sur lui. Aujourd’hui, il a élu domicile à Montpar- nasse, pour sa richesse historique : « Les surréalistes, la rue Campagne-Première et Man Ray, Vian, l’Art nouveau. J’adore l’ar- chitecture ! » Un enthousiasme pour les belles pierres sans doute transmis par son père qui travaillait dans le bâtiment. Chris- tophe est tout autant sensible aux belles plantes : « Je sors pour voir les gens, j’aime regarder les jolies filles à la mode. » Enfant, il traînait dans les jupes et tissus de sa mère couturière, parmi les clientes venues faire des essayages… Paris, ville musée et cité de la mode, ne cesse de le captiver : « C’est un truc de traîneur : comme si, à chaque fois, je voya- geais pour la première fois. Paris, ce n’est pas fini ! Je ne suis pas passéiste. Je crois à la seconde qui vient, à la nouveauté, dans ma vie et dans ma musique. Même si le pas- sé peut être un tremplin pour moi. » Et le grand plongeon dans la nuit magnétique, c’est son trip perpétuel : « J’aime la lumière de la nuit depuis que j’ai 16 ans. Je marche avec la lune montante, c’est la période que je préfère. » Une quête suggérée dans Lita, chanson de son dernier album, Aimer ce que nous sommes : « Courir la nuit après son ombre et changer sa vie. » « Les portes de la nuit ne sont jamais fermées à clef » Cette quête ne souffre pas la routine. « Je ne suis pas dans l’habitude. J’aime l’étran- ger. » Pour Christophe, le hasard est un don. D’où son amour du jeu : « C’est l’in- connu, je ne joue qu’avec des gens que je ne connais pas. » Il peut enchaîner les parties de poker à l’Aviation Club de France, sur les Champs- Elysées, jusqu’à 10 heures du matin. « Je ne prévois pas, je suis habité par l’en- vie de traîner, d’aller boire un verre et penser ailleurs, là où il y a du bruit. Souvent, c’est vers 3 heures que ça se décide… Est-ce que je reste chez moi ? Est-ce que je vais au Baron où je retrouverai sans doute Louis Garrel ? Si- non, je traîne souvent avec mon ami Rachid Taha. Mais j’aime aussi sortir seul, pour faire des rencontres inattendues.Je trouve que les gens du jour s’évitent, alors que dans la nuit, il y a ce respect… Pas de jugement. » Dans le dernier opus de Christophe, la rengaine pop Tonight Tonight, écrite en nocturne avec le jeune auteur branché Florian Zeller, reflète cet état d’esprit : « Les portes de la nuit ne sont jamais fermées à clef (...), il suffirait juste de les pousser. » /// Stéphanie Condis
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    « Et toutau bout du jour, quand il décline, quand moi je me ranime… » C’est là, chez lui, qu’il travaille quand il ne sort pas. Un lieu mystérieux, foisonnant, excentrique, à l’image de son locataire. En quelque sorte une représentation 3D de l’imaginaire, de l’univers créatif et des sources d’inspiration de Christophe. Chaises design dépareillées ; guitares élec- triques de collection ; photos noir et blanc d’Elvis, de Bowie et de Bashung ; disques vinyle collectors ; juke-boxes ; vieux postes radio… Tous gravitent autour d’un magnifique piano à queue noir avec, dans le coin opposé du salon, des claviers reliés à des ordinateurs, consoles, amplis pour enregistrer les impromptus et nocturnes du rocker crooner électro. Un intérieur révélateur de ses passions/ obsessions : « Je suis un chineur,pas collec- tionneur, mais fétichiste. Ce n’est pas une question d’appartenance ni de possession des objets. Au contraire, ils sont irréels : je les redécouvre autour de moi, comme si je les voyais pour la première fois. » C’est dans ce cocon que l’artiste crée, à la nuit tombée. « Et tout au bout du jour, quand il décline, quand moi je me ra- nime »… la phrase se fait écho dans Mal comme, morceau de son dernier album. Pour l’illustrer, des photos ont été prises à son domicile, distillant davantage cette at- mosphère au cœur du disque. Les images s’unissent pour former le portrait du chan- teur en patchwork sur la couverture. A la manière de Christophe-l’auteur avec ses p’tits papiers et notes où il écrit, en toutes circonstances, des mots, des réflexions, des touches de vie, des sentiments qui s’ajus- tent un jour (ou plutôt une nuit) pour des- siner une chanson. « Souvent, j’ai la ligne, l’étincelle en trois minutes. Après, c’est une robe à assembler avec toutes les étoffes, les zips. C’est la palette sonore. » A l’instar de sa mère, il coud : de la haute couture lexicale et musicale. Toutefois le tailleur pour gamme n’aime pas les explications de texte : « Je suis un instinctif, je ne calcule rien. Je n’explique pas comment je fais un album. La chanson, c’est mon quotidien. » Il cherche et compose à longueur de nuit, écoute en boucle ceux qu’il admire : Alan Vega, Thom Yorke, Bowie, Massive Attack, Roxy Music, etc. «Mais qu’est-ce qui vous pousse à vous lever le matin?» Le chanteur couche-tôt… le matin adore contempler le lever du jour, avant d’aller dormir. Il avait griffonné une question, voi- là quelques années, qui a trouvé sa place dans Tonight Tonight : « Mais qu’est-ce qui vous pousse à vous lever, le matin ? » Dire que Christophe va à contre-cou- rant (des modes, des rythmes sociaux, de la norme) n’est pas exact. Il habite, en quelque sorte, une autre planète et suit son tempo perso : « Je ne vis pas avec la réalité. Je ne peux pas dire que je suis dé- connecté, pour cela il faudrait que j’aie été connecté avant. » Les seules connexions qui l’intéressent, ce sont les rencontres humaines et artistiques, nombreuses et marquantes. Comme la participation d’Isabelle Adjani sur la chanson qui ouvre le dernier album de Christophe, Wo wo wo wo : la star de cinéma est venue, une nuit, poser sa voix langoureuse sur la mélodie planante du musicien qui a emménagé un home studio dans son appartement. >LE MONTANA (6e ) « Je connais depuis vingt ans l’artiste André qui l’a ouvert, c’est un copain. Son esprit est présent dans ces lieux. Etpuisc’étaitmonquartier,avant:j’ai commencé à chanter au Bilboquet en face, je traînais chez Lipp. » >LE BARON (8e ) « Je m’y sens bien, j’y vais tard, vers 3 heures du matin. » >LE MATHIS (8e ) « C’est un peu comme l’appartement d’un ami :Gérald Nanty,le patron,est un sacré personnage, je sens chez lui un vécu magnifique, il raconte plein d’histoires. Et puis ici, je fais toujours de belles rencontres. » >BAR DU RAPHAËL (16e ) « Bertrand est le plus grand barman de Paris. » >BAR HEMINGWAY DU RITZ (1er ) « C’est l’histoire ! » >BAR DE L’HOTEL (6e ) «J’aime ce lieu de rencontres inatten- dues, j’y vais en début de soirée. » >BAR DE L’HOTEL MERCEDES (17e ) «Moi qui adore l’architecture, j’ap- précie beaucoup cet hôtelArt Déco. » >AIDA (7e ) « J’adore la cuisine japonaise et ce restaurant gastronomique est vrai- ment super. » >SUAVE (13e ) « C’est ma cantine vietnamienne, sur la Butte-aux-Cailles. » >EL FOGON (6e ) « J’aime beaucoup la cuisine espa- gnole et, ici, elle est excellente. Je me laisse guider par le chef. » >L’ARPEGE (7e ) « La cuisine d’Alain Passard est une véritable œuvre d’art. » >CHEZ DENISE (1er ) « J’ai connu le quartier à l’époque où les halles étaient encore en activité. C’est un restaurant de nuit classique et la viande est délicieuse. » >KEUR SAMBA (8e ) « J’y vais vers 1 heure 30 du matin pour admirer les danseurs : ça bouge bien, c’est beau à voir. » ©LucieBevilacqua
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    « L’obscurité estla lumière des fous » Christophe le solitaire aime également res- ter chez lui pour regarder des DVD, projetés en grand format sur ses murs. Passionné de cinéma, il est curieux de tout avec des goûts éclectiques : il peut enchaîner Fanta- sia avec un Visconti, puis un Tarantino. Xavier Giannoli lui a offert un petit rôle dans Quand j’étais chanteur. Pourtant, on l’imagine davantage dans un film de Da- vid Lynch, un de ses cinéastes préférés. Il pourrait alors replacer cette tirade surréa- liste, extraite d’Interview de…, une chan- son de son dernier disque : « L’obscurité est la lumière des fous ». Ce cinéphile averti se fait son film en ob- servant le quotidien autour de lui, depuis les larges fenêtres de son appartement, encadrées de lourds rideaux et étirées comme un écran de ciné : « J’aime regarder chez les autres, leur vie normale. Je me dis que ça doit sentir la compote de pommes, la soupe de légumes. » Même si la nuit ressemble à une séance dans une salle obscure, Christophe n’est pas seulement un spectateur. Il est acteur- metteur en scène de ses albums et a fa- çonné le dernier en équipe, avec un casting bigarré : Sara Forestier, Daniel Filipacchi, musiciens et chanteurs andalous… « Panorama, ombre de vie, c’est Berlin, la nuit » Le disque Aimer ce que nous sommes n’est pas uniquement le fruit des voyages im- mobiles du mélomane dans son home stu- dio de Montparnasse. Il est parti à Séville et à Londres pour enregistrer certaines sessions. Il aime la nuit dans ces deux villes, il adore New York et Barcelone by night. Mais aussi la capitale allemande, cé- lébrée dans l’envoûtant Panorama de Ber- lin : « Panorama, ombre de vie, c’est Berlin, la nuit. » Daniel Bevilacqua avait choisi Christophe comme nom de scène car c’est le saint protecteur des automobilistes et des voyageurs. Fou de belles voitures et passionné de vitesse, l’artiste a perdu son permis et préfère ne pas le repasser car il ne pourrait pas se résigner à lever le pied. Actuellement, le chanteur termine sa tour- née, prépare un nouvel album pour 2011 et rédige son autobiographie. Si le titre n’était pas déjà pris, on l’aurait bien ap- pelé : Voyage au bout de la nuit… Depuis mars 2009, Christophe est remonté sur scène après la sortie de son dernier album Aimer ce que nous sommes (AZ/Universal). Prochaines dates prévues, le 20 décembre à la Cité des congrès de Nantes, le 22 janvier 2011 au Théâtre de l’Agora à Evry (Essonne), les 30 et 31 janvier au Palace (dans le 9e ), et le 22 mars, à la Défense, dans le cadre du festival Chorus. Plus d’infos sur myspace.com/beaubizarre13 ©AnneSorrentino©LucieBevilacqua ©D.R.
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    CITROËN FÉLIX FAURE PARIS15e 01 53 68 15 15 PARIS 14e - Pte d’Orléans 01 45 89 47 47 PARIS 19e 01 44 52 79 79 BEZONS (95) 01 39 61 05 42 THIAIS (94) 01 46 86 41 23 COIGNIÈRES (78) 01 30 66 37 27 LIMAY (78) 01 34 78 73 48 -------- www.citroenff.com -------- www.citroenselect.fr Véhicules d’occasion de faible kilométrage www.citroenselect.fr PRIX I CHOIX I SERVICE I REPRISE I GARANTIE I FINANCEMENT CITROËN FÉLIX FAURE, UNE BONNE ADRESSE, DE BONNES AFFAIRES.
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    Les loups sontentrés dans Paris ! Et par la grande porte, cet automne, lors du bal masqué grandiose célé- brant les 90 ans de Vogue. Puis avec le pre- mier anniversaire de l’heb- domadaire Grazia, à l’Opéra Garnier : des réjouissances mises en scène par les orga- nisateurs des soirées « Club Sandwich », très inventives aussi avec leurs clubbers aux masques et costumes extra- vagants. Les fêtes déguisées sont dans l’air du temps… mais attention, un peu de tenue ! Ainsi, les partici- pants aux « Flash Cocotte » mettent en avant leur créa- tivité et ceux réunis par les « Ambassadeurs » s’habillent selon une époque précise. ©luxora/Shutterstock
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    On avait déjàsubi l’invasion des écrans plats diffu- sant du foot ou Fashion TV dans le moindre bar ou club se voulant moderne. A présent, ce sont les panneaux de leds qui prolifèrent, du VIP Room à l’Arc en passant par le 1515 et bien d’autres… En plus des lumières colorées criardes, ils diffusent de la pub pour les marques d’alcool : c’est vraiment laid ! Disco is not dead… Presque quarante ans après ses premiers pas sur les dance-floors américains, ce style musical continue de booster les clubbers. Tout comme la sélec- tion concoctée par Marie Branellec et Michel Gaubert pour le concept store Colette. Sorti en septembre, le très beau disque rassemble inédit (Dis- codeine avec Jarvis Cocker), remixes (Just An Illusion et You Make me Feel), rareté (Montana et sa Dance Fantasy) ainsi qu’un titre de Gonzales. Let’s dance ! Le troquet du coin est-il l’avenir des nuits pari- siennes ? Les organisa- teurs de fêtes branchées lorgnent régulièrement sur des adresses encore dans leur jus, entre popu et trash. Vice Magazine propose un rendez-vous dans des bars, différents à chaque fois, pour la soirée « Le Rade », où bière pas chère et pastis défilent sur les vieux zincs, au son des mixes de DJs. Autres repères de branchés, le Sans Souci et son voisin Le Pirate (en face de Chez Moune), tout juste repris par la bande du Baron. Pimp my rade ! Il fut un temps où infatigables noctambules et insom- niaques endurcis prolongeaient le clubbing en after dominical jusqu’à midi. Une époque révolue à cause de la législation et de l’ambiance trop glauque de certains petits matins blêmes. A la place, voici les après-midis délirants où les fêtards du dimanche peuvent continuer à s’amuser. Par exemple pendant le brunch, avec DJ du resto-club Le Renard, qui se poursuit, une fois sur deux, par la soirée « Renard rose », avec des transformistes gays. Ou lors du « brench », organisé par le collectif La French au restaurant La Villa, de midi à… minuit ! Cette application sur Facebook est un jeu social et musical qui permet d’inventer sa propre disco- thèque, de choisir la déco, proposer à ses amis de de- venir DJ, videur ou barman, les inviter aux soirées et même faire venir des stars. Pourquoi ne pas créer des clones du Baron ou du Montana, pour enfin réussir à y entrer et refouler ceux qu’on veut à la porte ?! Il paraît que des organisateurs de soirées observent ce monde virtuel pour repérer les attentes des club- bers… Entrer au Montana et au Baron, on vous dit ! Si Paris est une ville musée, autant en profiter pour danser dans des lieux chargés d’histoire ! Comme lors de la Nuit Electro au Grand Palais, avec Laurent Garnier et Yuksek. Ou pour les 20 ans du label Ninja Tune, au Centre Pompidou. Mais aussi à la nocturne estivale au Musée des Arts et Métiers, avec des sets de Chateau Marmont, notamment. Sans oublier le Raspoutine, club sélect à la déco classée. ©D.R. ©D.R.©corepics/Shutterstock ©D.R.
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    1er Chacha Chavirement Dur de trouverun second souffle après une fermeture de six mois et un changement d’équipe : depuis sa réouverture au prin- temps, le resto-bar-club, créé par Julien La- brousse et Thomas Langmann, n’a pas re- noué avec l’engouement des débuts… Même si la déco et l’agencement ont peu changé, les noctambules branchés ne sont pas restés. Malgré quelques têtes d’affiche aux platines, comme Tekilatex, Emma de Caunes ou Jerry Bouthier, DJ préféré du milieu de la mode, la prog’ ne décolle pas. Et si, en plus, le direc- teur artistique jette l’éponge… ephémère 25-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 10 à 15 €. Bouteille : 150 à 200 €. Du lundi au samedi de 20h à 5h. 47, rue Berger. 01 40 13 12 12. www. chachaclub.fr M° Les Halles. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 1012. Le Magnifique Pour les longues soirées d’hiver Inspiré du film éponyme de 1973 avec Jean- Paul Belmondo, le couple Demarle, qui pos- sède aussi la Villa, le Secret et le Café Chic, a voulu recréer une ambiance d’appartement élégant et cosy dans ce bar de nuit : tapis, boi- series, tables Cardin et Willy Rizzo, touches seventies ou salon Delon rendent hommage à cette époque. Il ne manque plus que la chemi- née avec peau de bête posée devant ! Il paraît que Dita Von Teese et Martin Solveig adorent. classique 25-50 ans. Entrée libre. Consos : 6 à 18 €. Bouteilles : à partir de 180 €. Du mardi au samedi de 23h à 5h. 25, rue de Richelieu. 01 42 60 70 80. www.lemagnifique.fr M° Louvre-Rivoli. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1015. Le Ritz Bar Electro Luxe Les DJs prennent leurs quartiers d’hiver dans le bar du palace. Le jeudi, des personnalités et artistes en vue jouent aux selectors et passent des disques : Pony Pony Run Run, Something A La Mode, Blackstrobe, Cassius, Chateau Marmont... Les vendredis et samedis, place aux DJs résidents, comme les Jumeaux en Or, pour un line-up électro pop, new disco, etc. Dans ce cadre très cosy et chic, Sofia Coppo- la, Kate Moss ou Lenny Kravitz apprécient les célèbres cocktails maison. Tendance 25-40 ans. Entrée libre. Consos : à partir de 9 €. Bouteille : à partir de 250 €.Certains jeudis et tous les vendredis,samedis de 22h à 2h.38,rue Cambon. 01 43 16 31 37 www.ritzparis.com M° Madeleine. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 9034. Tigre by L’Alternative Rock & Roll Attitude L’ancien cabaret baroque s’est mué en « Mai- son de Nuit Rock & Roll », avec une prog mâti- née d’électro. Le changement réussit ! Dans cet écrin rouge rococo, Roxane, la maîtresse de cérémonie, reçoit des noctambules branchés comme Pete Doherty, Gaspar Noé, Romain Gavras, Something A La Mode, Pedro Winter et ses acolytes du label Ed Banger. Tandis que le label Maman Records s’est invité aux platines. Mais attention, le Tigre montre les dents à ceux qui ne soignent pas leur look… convivial 20-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 8 à 15 €. Bouteille : à partir de 150 €. Du mercredi au samedi de 23h à l’aube. 5, rue Molière. 09 50 04 40 47 www.tigrebylalternative.fr M° Pyramides. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1015. Le Ritz Bar Magda Danysz, 35 ans, fondatrice de la galerie éponyme, 78, rue Amelot (11e ) « L’Échelle de Jacob, rue Jacob (6e ) : ambiance tamisée et électro jazz, pour un verre tardif. La Palette, rue de Seine (6e ) : inévitable, “place to be” pour un apéro sans horaires. Pop In, rue Amelot (11e ) : étrange bar, situé quasiment en face de la galerie. Merci, bd Beaumar- chais (3e ) : au sous- sol du concept store, un restau bio éton- nant. Rose Bakery, rue Debelleyme (3e ) : un des must pour bruncher.Al Taglio, rue Neuve-Popin- court (11e ) : la pizza à la truffe vous ferait traverser Paris. » ©P.Mourier
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    VIP Room Theater 100% VIP Les stars, c’est la marque de fabrique de ce vaste club, son empreinte, comme celle lais- sée par les acteurs sur les trottoirs d’Hol- lywood. Jean-Roch, le maître des lieux, re- çoit les celebs à tous les étages : que ce soit derrière les platines (avec de grands DJs in- ternationaux comme Martin Solveig ou Bob Sinclar), sur la scène (concerts de Pharrell Williams et Snoop Dog) ou au milieu des car- rés VIP. Karl Lagerfeld, Naomie Campbell, Lindsay Lohan, David LaChapelle font par- tie des habitués. Le name-dropping tourne à l’avalanche ! Un bon resto italien dans le club, ouvert toute la nuit du jeudi au samedi. classique 20-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 10 à 20 €. Du jeudi au samedi de minuit à 6h. 188 bis, rue de Rivoli. 01 58 36 46 00. www.viproom.fr M° Tuileries. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1014. 2e Le Cercle Elargi Le bar-resto lancé par Hugues Piketty et Edouard Rostand est resté secret pendant deux ans, sans enseigne ni publicité. Ils en- voyaient de temps en temps une invitation à faire la fête « dans l’appartement de mon grand-père » même s’ils privilégiaient les membres de leur club. Ces derniers ont tou- jours un accès exclusif en journée, mais le soir, le Cercle est un bar à cocktails ouvert à tous, « comme à la maison ». On peut se faire livrer à dîner, passer derrière les four- neaux, les platines ou le piano, improviser un dance-floor au sous-sol. Charlie Watts, le batteur des Rolling Stones, y a même fait un aftershow. ephémère 25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 5 à 12 €. Bouteille : à partir de 25 €. Du lundi au vendredi de 18h à 2h ; privatisé en général le samedi. 6, rue Etienne-Marcel. 01 42 36 98 57. www.leclubducercle.fr M° Etienne-Mar- cel. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 3014. Social Club Let’s dance Installée dans l’ancienne imprimerie de « L’Aurore », la discothèque a une réelle vocation pour le clubbing, et non pour vendre des bouteilles dans les carrés VIP ni pour servir de faire-valoir à des clients m’as-tu-vu. Les baby-clubbers et les noctambules fans de musiques électroniques s’éclatent sur la piste, sur les mixes de DJs réputés :Armand Van Helden, DJ Mehdi, Laurent Garnier, Ivan Smagghe,Vitalic,Two Many DJ’s, Brodinski,Yuksek, DJ Hell, etc. Ici, on respecte le bon son. La preuve, la cabine DJ est bien mise en valeur par un bel effet lumi- neux avec des tubes de néon blanc sur fond noir. Let the music play ! Le fumoir vraiment glauque. Tendance 18-25 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 20 € (sans conso). Consos : 6 à 12 €. Bouteille : à partir de 160 €. Mardi et mercredi de 22h à 4h,du jeudi au samedi,de 23h à 6h.142,rue Montmartre.01 40 28 05 55.www.parissocialclub.com M° Bourse. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2017. Rex Club Indétrônable Adresse de référence des nuits électroniques parisiennes, le club accueille toujours ses fi- dèles : des « rexeurs » fins connaisseurs des musiques actuelles et de jeunes amateurs de bon son qui viennent pour danser, pas pour se montrer. Il faut dire que les line-up sont assurés par des pointures : Jeff Mills, Da- mian Lazarus, Radioslave, Manu le Malin, Paul Johnson, Jennifer Cardini, Dactylo, Mi- nitel Rose. La liste est longue ! Logique dans ce temple de l’électro sous toutes ses formes qui servit de tremplin à un certain Laurent Garnier. classique 25-35 ans. Entrée : 15 € en moyenne (sans conso). Consos : 3 à 13 €. Bouteille : 140 à 170 € Du mercredi au samedi de 22h30 ou minuit à 6h. 5, bd Poissonnière. 01 42 36 10 96. www.rexclub.com M° Bonne- Nouvelle. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2022. VIP Room Theater L’OBS LECHOIXDE
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    Truskel Solide comme unrock Petit mais costaud le pub-club rassemble toutes les générations de passionnés. La relève est assurée, les pros du monde de la musique côtoient les babies rockers avides de décou- vertes et agréablement surpris quand se pointe, à l’improviste, Pete Doherty pour un bœuf en- diablé. Côté platines, défilent Sébastien Schul- ler, des journalistes mélomanes ou l’équipe de Maman Records. Le boss du bar a ses entrées dans le milieu… In Trusk we trust ! Tendance 18-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 2,50 à 8 €. Bouteille : à partir de 50 €. Du mardi au samedi de 20h à 5h. 12, rue Feydeau. 01 40 26 59 97. Myspace.com/truskel_paris M° Bourse. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2102. 4e L’Anthracite Cosy Les deux anciens patrons du Soir ont ou- vert, voilà un an, un resto-club qui accueille, au sous-sol, des fêtes récurrentes. Dans cet espace intimiste, avec piano, plumes de paon, tissu aux murs, la soirée « Don’t tell Mummy » sonne un peu rétro, proposant crooner et petit show burlesque. Ambiance totalement différente pour « Bizarre Love Triangle » : Patrick Vidal est déjà venu mixer du disco underground. Les gays et leurs amis ont rendez-vous pour AZN (pop asiatique), Scandal’Us et « Les Garçons en culotte courte ». Quant aux lesbiennes chic, elles ap- précient la Divine (ex-Baby Doll). convivial 20-35 ans. Entrée : 10 € (avec 1 conso). Consos : 8 à 14 €. Bouteille : 130 €. Club ouvert vendredi et samedi de minuit à 6h. 20, rue de la Rey- nie. 01 42 77 50 50. www.anthracite-paris.com M° Châtelet. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 4020. Les Filles de Paris Girls power Ouvert par la patronne du Troisième lieu, le resto-club accueille clubbeurs et clubbeuses homos ou gay friendly dans sa cave pour des soirées un brin provoc’. Comme « Toutes des salopes », la mensuelle du collectif arty et trendy Elegangz. La prog, assurée par les DJs à partir de 23h ou minuit, oscille entre rythmes latinos, électro orientale et Electro- boum. Le samedi, ce sont les Crazy Sexy Girls et leur special guest qui mènent la danse : show de pole dance, numéros de music-hall et spectacle glam de performeuses pros. Le boudoir dans la cave. convivial 25-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 € (avec 1 conso). Consos : 6 à 9 €. Bouteille : à partir de 120 €. Du mercredi au samedi de 21h à 2h ou 5h. 57, rue Quincampoix. 01 42 71 72 20. Myspace.com/lesfillesdeparis M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 4104. Le Renard On connaît la chanson Rasmus Michau, joyeux luron de la nuit à Paris, a encore frappé avec un concept décalé et festif. L’été, il organise les fêtes Institut Bonheur à Bagatelle, mais cet hiver, c’est dans le cadre Art déco de l’ancien théâtre du Renard qu’il faut être ! Les noctambules trentenaires élégants et branchés, comme Emma de Caunes dînent dans la belle salle très haute de plafond puis dansent après minuit, quand l’ambiance devient festive, sur une musique éclectique. Des spectacles de cabaret avec performers rythment toute la soirée, en particulier pour Renard Rose, show gay transformiste dominical. Tendance 25-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 7 à 12 €. Du mardi au samedi de 20h à 4h, plus un dimanche sur deux de 21h à 4h. 12, rue du Renard. 01 42 71 86 27 www.renardrenard.com M° Hôtel-de-Ville Noctilien : N11, N12, N13, N14, N16, N23. Station Vélib’ : 4019. L’Anthracite L’OBS LECHOIXDE
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    6e Castel Lifting Après de grostravaux, l’illustre club de Saint- Germain rouvre ses portes. La rénovation est spectaculaire : déco chic et cosy, nouveau son dans le club au sous-sol, canapés en cuir façon croco et miroirs avec résille changeant de couleur. Malgré l’odeur de neuf, le vécu de Castel, depuis sa création en 1962, ne s’est pas évaporé : en témoigne l’émotion de tou- cher, dans le fumoir, un piano à queue sur lequel Gainsbourg jouait toute la nuit. L’âme des lieux est restée, les habitués devraient aussi apprécier l’entre-soi favorisé par un système plus strict de cartes de membres. Accès difficile pour ceux qui ne sont pas membres. classique 25-50 ans. Entrée réservée aux membres (500 € de droit d’entrée, puis 500 €/an). Consos : à partir de 15 €. Bouteille : à partir de 190 €. Club ouvert du mardi au samedi de 23h à 4h ou 6h. 15, rue Princesse. 01 40 51 52 80. M° Mabillon. Noctilien : N12, N13. Station Vélib’ : 6022. Le Montana Saint-André-des-Arts Grâce à son aura branchée, le graffeur André fait venir à Saint-Germain les noctambules qui ne juraient que par la Rive droite. Flan- qué de ses apôtres, Olivier Zahm, fondateur du magazine « Purple », et Jean-Yves Le Fur, businessman et grand séducteur, l’artiste a créé un petit boudoir glam’rock, sorte d’af- ter du Café de Flore voisin. Karl Lagerfeld, Kate Moss, Jean-Charles de Castelbajac, Ta- rantino et Beigbeder fréquentent les lieux. Dans leur sillage, des fidèles qui vouent un culte béat à la hype. Question de foi ou de panurgisme !? La sélection drastique à la porte. Tendance 18-50 ans. Entrée gratuite. Consos : 10 à 20 €. Bouteille : à partir de 180 €.Tous les soirs de 23h à 2h voire 5h.28,rue Saint-Benoît.M° Saint- Germain-des-Prés. Noctilien : N01, N02, N12, N13. Station Vélib’ : 6002. 8e 1515 Cirque d’hiver On ne change pas une équipe qui gagne ! Rasmu Michau, qui a lancé le resto-cabaret Le Renard, organise également les soirées estivales Institut Bonheur aux Jardins de Ba- gatelle, dont le patron possède aussi le 1515. C’est fort logiquement dans ce resto-club que Rasmus s’installe pour l’hiver avec le même principe de fête : un dîner sur résa, puis des DJs pour chauffer le dance-floor. Le lieu est entièrement redécoré afin de créer l’univers jubilatoire du « Cirque du Bonheur », avec des animations sur scène et plein de sur- prises. En piste ! Tendance 25-35 ans. Dîner : environ 35 €. Après 23h, entrée gratuite. Consos : 5 à 15 €.Bouteille : à partir de 120 €.Vendredi et samedi de 20h à l’aube.32, rue Marbeuf. 01 53 89 15 15. www.le1515.com ou www.institutbonheur. com M° Franklin-D.-Roosevelt.Noctilien : N11,N24.StationVélib’: 8013. Bar du Plaza Athénée Attention les yeux ! Depuis l’été, le bar du palace a pris des cou- leurs. Tendance bleue pendant les « Blue Hours », pour les cadres du quartier qui boi- vent un verre après le travail et avant d’aller dîner. Ça se réchauffe après 23h, la lumière passe au rouge pour les… « Red Hours », mises en musique par un DJ set électro rock. La clientèle trendy CSP++++ apprécie l’in- ventivité des cocktails créés par Thierry Her- nandez, qu’elle commande en consultant une carte numérique. Le décor futuriste designé par Patrick Jouin, avec un bar ultramoderne en verre sculpté, plaît aussi beaucoup à Pha- rell Williams. ephémère 25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : env. 25 €. Bouteille : environ 400 €. DJ du jeudi au samedi de 23h à 2h. 25, av. Montaigne. 01 53 67 66 00. www.bar-plaza-athenee-paris.com M° Alma-Marceau. Noctilien : N02. Station Vélib’ : 8546. Nathalie Mercier, 42 ans, directrice de la communication du musée du quai Branly « Rosa Bonheur, av. de la Cascade (19e ) : au cœur des Buttes- Chaumont, une guinguette ouverte toute l’année, de midi à minuit, mélange de gens et de genres, festif et convivial. Unico, rue Paul-Bert (11e ) : une ancienne boucherie reconver- tie en restaurant. La viande est excellente. Le Bus Palladium, rue Fontaine (9e ) : pour les soirées revival Rolling Stones avec Louis Bertignac, parfois, en guest star surprise. Le cinéma Le Trianon, place Carnot, à Romain- ville : à 10 min à pied du métro Mairie- des-Lilas, la salle est restée telle quelle depuis l’émission La Dernière Séance d’Eddy Mitchell, et la programmation est excellente. Les Ombres, sur le toit du musée du quai Branly, rue de l’Université (7e ) : nouveau chef, vue romantique imprenable le soir sur la tour Eiffel, mon mari me demande à chaque fois en mariage quand nous y dînons. » Bar du Plaza Athénée ©D.R.
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    Blitz Tequila Bar Tournéegénérale La roue tourne dans ce petit bar-club tout noir lancé par Rasmus Michau il y a un an. Le noctambule hyperactif a passé la main à son associé, mais sa marque de tequila, qui a donné le nom au lieu, est toujours servie ici, parmi 50 autres marques. Les clients, sélec- tionnés à l’entrée sur leur apparence chic et festive, reflètent le microcosme du quartier, stars internationales incluses : Janet Jackson est passée pendant la Fashion Week. Ils dan- sent sur une musique joviale et facile privilé- giant rythmes funky, rock et hip-hop. Pas de quoi tomber à la renverse… Blind test musical un dimanche sur deux. classique 22-35 ans. Entrée gratuite. Consos : env. 16 €. Bouteille : à partir de 160 €. Du mardi au samedi de 22h à 3h ou 4h, plus certains dimanches de 22h à 3h. 40, av. Pierre-1er -de-Serbie. 01 47 20 77 77. M° George-V. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8047. Café Chic Dîner dansant Quand les DJs officient, à partir de 22h, ce pe- tit resto de nuit devient un micro dance-floor : les clients, des habitués pour la plupart, grim- pent sur les tables et le bar pour se trémous- ser au son d’une musique fédératrice, de Kim Wilde à Mika en passant par Lady Gaga. Le Café Chic est un repère de CSP+ : avocats, fi- nanciers, belles filles en Louboutin, people de la télé et même Prince, venu plusieurs fois cet été. Pas toujours facile d’entrer : faute d’es- pace, les fidèles sont prioritaires. convivial 25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : env. 15 €. Bouteille : à partir de 160 €. Tous les jours jusqu’à 4h ou 5h. 126, rue du Fbg-Saint-Honoré. 01 45 63 69 69. M° Saint-Philippe-du-Roule. Noctilien : N02. Station Vélib’ : 8032. Raspoutine Intrigant Célèbre adresse, fréquentée autrefois par Gainsbourg et le gratin des noctambules parisiens, le restaurant-cabaret russe est devenu, depuis l’été, un club avec petit spectacle autour de minuit et assiettes de sau- mon ou caviar à déguster à toute heure. Sa magnifique déco classée a été rénovée et plusieurs personnalités du monde de la nuit ont repris les rênes : Laurent de Gourcuff et Benjamin Patou, propriétaires, Franck Maillot, ancien directeur du Cab, et Frédéric Beigbeder pour l’image de marque. La porte est sélective et des cartes de membres sont prévues… Vers un nouveau Castel ? classique 30-60 ans.Entrée gratuite.Du mercredi au samedi de 23h à 5h.58,rue Bassano.01 47 20 08 58.M° George-V. Station Vélib’ : 8115. Noctilien : N11, N24. Le Baron King of New York Après avoir conquis les nuits parisiennes, Lionel, André et toute la clique partent à l’assaut de l’Amérique. Cet automne a ou- vert, à Chinatown, le Baron de New York, avec des Parisiens devant la porte et derrière les platines. Et sur le Vieux Continent, quoi de neuf ? La routine des branchés noctam- bules : le physio Bak à l’entrée qu’il faut ar- river à passer pour profiter de ce mini-club fréquenté par la hype française et interna- tionale. Pas de footballeurs bling bling ni de starlettes du petit écran, mais des artistes, acteurs et autres « créacu » (créatifs cultu- rels) au look savamment décontracté. La PiaPia du collectif La French, apéro piano avec Mattias Mimoun. classique 25-45 ans. Entrée gratuite. Consos : 5 à 15 €. Bouteille : à partir de 160 €.Tous les soirs de 23h à 6h. 6, av. Marceau. 01 47 20 04 01. www. clublebaron.com M° Alma-Marceau. Noctilien : N2. Station Vélib’ : 8046. Blitz Tequila Bar L’OBS LECHOIXDE
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    Chez Moune Abdel Bou- nane,28 ans, directeur de la publication d’Amusement Magazine et du concept-store de la Gaîté Lyrique « Club : le Montana, rue St-Benoît (6e ). Pour un collé- serré avec Katy Perry éméchée et Carine Roitfeld sobre (ou l’inverse). Restau : Cad’Oro, rue de l’Arbre-Sec (1er ). “Best pastas ever”. Café : L’imprévu, rue Quincampoix (4e ). Une déco foutraque dans une petite rue de Châtelet. Pour peu qu’on ait bien choisi son fauteuil, on sirote son verre de vin comme à la maison. Bistrot : Le Bouledo- gue, rue Rambuteau (3e ). Carte tradi, bancs en moleskine, ambiance feutrée, visite impérative. » Régine’s Changement de régime Sacré turn-over ! L’équipe de l’agence WeBe- come, qui avait remplacé celle du ParisParis, est partie, laissant place à une période de tâ- tonnement au niveau de la programmation… Heureusement, le collectif La French a pris le relais. Il organisait déjà un afterwork le jeudi, suivi de la soirée PanPan, à laquelle ont par- ticipé Tekilatex, Sébastien Tellier, Philippe Manœuvre et Lio ou les labels Ed Banger et Institubes. La French va aussi reprendre, à partir de janvier, les fêtes du week-end. Le nouveau fumoir. classique 25-30 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 € (avec 1 conso). Consos : 5 à 17 €. Bouteille : à partir de 150 €. Jeudi au samedi de 19h à 6h. 49, rue de Ponthieu. 01 43 59 21 13 M° George-V. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8050. Showcase XXL Après une période de flottement, suite au départ de l’équipe du Baron qui assurait les soirées « Sous le Pont », une nouvelle direc- tion artistique est arrivée. Les DJs résidents Stephan & Tibo’z privilégient l’électro et la house, invitant des DJs du cru (Nick V, Jé- rôme Pacman, Paco, Jef K, Marco dos Santos, Jennifer Cardini). Et des stars internationales, comme Carl Craig ou Erick Morillo. Parmi les 1 500 clubbers, il paraît que Kanye West, Jay-Z et Beyoncé ont fait des apparitions… Ambiance pas du tout intimiste ! ephémère 20-40 ans. Clubbing : en général 15 € (sans conso). Consos : 5 à 15 €. Bouteille : à partir de 180 €. Certains jeudis de 19h à 1h ; vendredi et samedi de 23h30 à 6h. Port des Champs-Elysées, pont Alexandre-III, sur la rive droite. 01 45 61 25 43. www.showcase.fr M° Ch.-Elysées-Clemen- ceau. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 8029. 9e Bus Palladium La route du rock Depuis la réouverture, le Bus tient bon sa ligne de conduite rock, plutôt généraliste le mardi ou extravagant le week-end, avec Nicolas Ull- mann en Monsieur Loyal. Il pilote son « Kara- rocké » mensuel, avec orchestre sur scène, re- çoit des guest surprise, programme des lives de 22h30 à 1h, puis passe des disques avec le directeur artistique du Bus, Cyril Bodin. Dans les étages, on ne s’ennuie pas : le resto se mue en mini-piste de danse improvisée. La déco soignée aux touches originales du bar-resto. convivial 20-40 ans.Entrée : gratuite à l’étage,sinon 5 à 11 € au club.Consos : 6 à 13 €.Bouteille : env.150 €.Clubbing mardi et vendredi-samedi de 22h ou 23h à 5h ou 6h. 6, rue Pierre-Fontaine. 01 45 26 80 35. www.lebuspalla- dium.com M° Pigalle. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 9026. Chez Moune See you soon Chez Moune a beaucoup changé depuis sa re- prise par Lionel du Baron. L’arrivée de Guido de Goldrush à la prog a permis de mettre en place une belle sélection de soirées pointues et DJs de qualité : Krikor, Nick V, Yuksek, Brodinsky, Lullabies, label Institubes, Teki- latex, Jean Nipon, Minitel Rose, etc. Le club est devenu le QG des noctambules branchés du quartier Sopi (South of Pigalle), des clients étrangers de l’Hôtel Amour, des clubbers avertis et de personnalités de la nuit ou de la musique (Benjamin Biolay, Anaïs, Gonzales). Tendance 20-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 5 à 15 €. Bouteille : à partir de 80 €. Soirée DJ du mercredi au samedi de minuit à 6h. 54, rue J.-B.-Pigalle. 01 45 26 64 64. www.chezmoune.fr M° Pigalle. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 9019. ©AudoinDesforges
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    Point Ephémère Canal électro Leclubbing est une activité parmi d’autres du centre de dynamiques artistiques installé au bord du Canal. Une polyvalence culturelle qui rime avec excellence et reconnaissance. Deux labels pointus ont d’ailleurs choisi ce lieu pour fêter leurs 10 ans : TigersSushi et Record Makers, qui a programmé Kavinsky, Sébastien Tellier et Dirty Sound System ! Autre preuve de qualité et de diversité, les soirées récurrentes Poyz’N’Pirlz (hip-hop), Kill the DJ (avec récemment Ivan Smagghe), PopInGays ou Domino d'Emile Omar, de Ra- dio Nova qui concocte un line-up soul, afro- beat, early house, salsa, etc. Tendance 25-40 ans. Entrée : 12 à 16 € (sans conso). Consos : 3 à 10 €. Bouteille : à partir de 65 €. Clubbing certains jeudis, vendredis et samedis de mi- nuit à 6h. 200, quai de Valmy. 01 40 34 02 48. www.pointephemere.org M° Jaurès. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 10037. Le Pompon Flou artistique C’est le dernier spot trendy du 10e . Dans une ancienne synagogue reconvertie en bar, trois associés (le patron du resto Chez Omar, rue de Bretagne, un membre du collectif Pain O Chokolat et un créa dans la pub) ont ou- vert, en octobre, un lieu atypique, à la fois bar, resto et petit club secret, au sous-sol. Les DJs officient en principe du mercredi au dimanche, après des concerts rock ou blues et des lectures. Réalisateurs, acteurs, musiciens ont déjà adopté l’adresse qui avait connu une forte affluence le jour de son inauguration. Les nouvelles vont vite ! Tendance 25-45 ans.Entrée gratuite.Consos : de 3,50 à 10 €.Tous les jours de 18h à 2h.39,rue des Petites-Ecuries.01 53 34 60 85. www.lepomponleblog.fr M° Bonne-Nouvelle. Noctilien : N13, N14. Station Vélib’ : 10005. Pedro«BusyP» Winter, 34 ans, DJ, fondateur de Ed Banger Records « BD Spirit, rue Ramey (18e ) : LE meilleur magasin de BD du monde! Manu et Sandra vous gui- dent pour trouver le cadeau parfait. Il y a toujours un bouquin, un vieux maga- zine ou un sublime livre d’illustration à acheter. Dans la même rue, Fromages et Ramages : le plus funky des fromagers de Paris. Pour un plateau de fromage réussi avec neuf- châtel, chèvre frais aux baies rouges et tome au programme ! Aéroport Roissy- Charles-de-Gaulle (95) : je sais, c’est un choix bizarre, mais croyez-moi, j’y passe beaucoup de temps. Depuis que Ladurée a eu la bonne idée de s’y installer, avec une poignée de macarons caramel/beurre salés et mon journal préféré, Libé, je me fous des retards et autres grèves made in France. » Le Privilège Succession difficile Après la reconversion du célèbre Palace en théâtre de variété voilà quatre ans, ce fut au tour du mythique club-resto Le Privilège, si- tué juste en dessous, de rouvrir, début 2010. Fin des années 1970-début des années 1980, Fabrice Emaer avait créé le Privilège pour ac- cueillir les grandes figures noctambules. Mais il ne reste, hélas, rien aujourd’hui de cette époque glorieuse. Les soirées consacrées au revival disco, funk, hip-hop oldschool et les fêtes mensuelles gays ou lesbiennes ne sont pas à la hauteur de ce nom légendaire… classique 30-40 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 20 € (avec 1 conso). Consos : 10 à 12 €. Bouteille : 150 €. Du jeudi au samedi de minuit à 6h ; certains dimanches de 6h à midi ou de 19h à 2h (gay tea dance). 8, rue du Fau- bourg-Montmartre. 01 45 23 05 50. www.privilege-paris.com M° Grands- Boulevards. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2010. 10e La Fidélité Mélodie en sous-sol Lionel, André et toute leur clique s’enca- naillent dans le 10e , loin des beaux quartiers du Baron et du Montana. La petite cave de leur brasserie rétro se transforme en dance- floor et mini-scène pour des lives et DJs sets du jeudi au samedi : label Maman Records aux platines, clients mélomanes au piano… Rien n’est organisé à l’avance, les habitués passent pour voir si l’ambiance s’échauffe et s’ils seront récompensés de leur fidélité. L’appartement, salon privatisable de 20h à minuit. Tendance 25-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 3,50 à 9 €. Bouteille : à partir de 80 €. Du lundi au samedi de 20h à 3h ou 4h. 12, rue de la Fidélité. 01 47 70 19 34.www.lafidelite.com M° Château-d’Eau.Noctilien : N13,N14, N41, N42. Station Vélib’ : 10017. Le Pompon ©D.R.
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    11e Les Disquaires Ça tourne Desanciens de l’inoubliable 9 Billards d’Oberkampf ont déménagé et posé disques et platines non loin de Bastille. Ils program- ment des concerts pour partager leurs dé- couvertes musicales et leurs coups de cœur éclectiques, passant « du rock à l’âne ». Ces lives sont suivis de DJs sets du mercredi au samedi, à partir de 22h30. Mais la meilleure soirée a lieu le deuxième jeudi du mois : c’est « What’s Gouine on », qui s’adresse… aux filles qui aiment les filles et à leurs amis. convivial 20-35 ans. Entrée gratuite. Consos : 3 à 7,50 €. Bouteille : 55 € le champagne. Tous les jours de 18h à 2h. 6, rue des Taillandiers. 01 40 21 94 60. www.lesdisquaires.com M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 11004. Favela Chic Joyeux bazar Bientôt quinze ans que ce bar-resto-club ré- chauffe les nuits parisiennes par sa décon- traction foutraque, sa prog’ éclectique et en- traînante, sa bonne humeur communicative. Une énorme fête d’anniversaire est prévue en juin, mais en attendant, la Favela ne se re- pose pas sur ses lauriers. Elle renouvelle ré- gulièrement sa déco éphémère et chaotique, invite des DJs en vogue : Greg Boust de Tête d’Affiche, Guido et Pierre Wax de GoldRush, le label TigerSushi et un « ancien », Marco Dos Santos qui avait débuté ici et revient pour une soirée mensuelle. La Favela, c’est une grande famille qu’on adopte volontiers ! Agrandissement et ouverture sur rue au printemps. convivial 20-30 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 10 € (avec 1 conso). Conso : 4 à 10 €. Du mardi au samedi de 20h à 2h (4h le week-end). 18, rue du Fau- bourg-du-Temple. 01 40 21 38 14. www.favelachic.com M° République. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11037. 13e Djoon Dance Culture Le resto-club voisin de la BNF impression- nait déjà par sa programmation digne des plus grandes discothèques : à l’automne, Pa- trick Vidal et Dimitri From Paris sont venus mixer. Mais il complète sa panoplie house, funk, disco et soul par des Motown Party et des soirées aux rythmes plus latinos. Ainsi, le mercredi, des cours de tango argentin se déroulent de 20h à 21h, suivis d’un bal. Même configuration le jeudi, mais pour la salsa et le mambo. De quoi réchauffer et égayer les longues soirées d’hiver ! convivial 25-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 €. Consos : 5 à 14 €. Bouteille : à partir de 140 €. Mercredi et jeudi de 19h30 à 1h, vendredi-samedi de minuit à 5h. 22, bd Vincent-Auriol. 01 45 70 83 49. www.djoon.fr M° Quai-de-la-Gare. Noctilien : N31. Station Vélib’ : 13019. 16e L’Arc Bling bling L’Etoile a changé de nom, mais ça brille tou- jours autant ! La clientèle friquée investit les carrés VIP, des celebs s’affichent (Prince, Justin Timberlake, Craig David, Janet Jack- son, Courtney Love) et certaines donnent rendez-vous le mercredi au bar, en passant derrière les platines (Beigbeder, Chantal Thomas). Un jeudi par mois, Albane Cleret invite son réseau de people dans le resto pour faire la fête de 23h à 4h. Quant aux as- pirantes « nouvelles stars », elles s’éclatent lors des soirées karaoké, le jeudi au club. classique 25-50 ans. Entrée gratuite. Consos : 12 à 20 €. Bouteille : à partir de 220 €. Club du jeudi au samedi de 23h à 6h. 12, rue de Presbourg. 01 45 00 78 70. www.larc-paris.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Nocti- lien : N11, N24. Station Vélib’ : 16103. Vincent Carry, 39 ans, direc- teur des Nuits sonores, à Lyon, conseiller de la Gaîté Lyrique, à Paris « Le Bar Ourcq, quai de la Loire (19e ) : le bar le plus cool de Paris, la clientèle la plus relax, un lieu de bavardage, d’ivresse qualita- tive et de bonne musique. La Part des Anges, rue Chappe (18e ) : tout petit mais merveilleux resto ultrachaleu- reux et bienveillant, carte de saison et vins de propriétaires impeccables.Aux Trois éléphants, rue Tiquetonne (2e ) : le thaï le plus chouette de Paris, mix parfait entre qualité des plats et prix acces- sibles. La Fusée, rue Saint-Martin (3e ), petit troquet apéro, ambiance printa- nière, les serveuses font souvent la tronche mais ça fait partie du plaisir. Udo, rue Neuve-Popin- court (11e ), seul vrai bar berlinois de Paris, musique impeccable, des currywurst et des bratwurst ! » Favela Chic ©SigriedMarque
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    18e La Machine du MoulinRouge Belle mécanique En succédant à la Loco, la Machine s’est ra- pidement imposée comme un club indispen- sable au paysage nocturne parisien. C’est grâce à sa programmation de qualité qu’elle s’est forgé un nom. Son palmarès en la ma- tière est exemplaire : DJ Chloé, Kavinsky, ColdCut, Isolée, La Roux, Vitalic, Peaches, after party de Public Enemy, etc. On ne sait plus où donner de la tête d’affiche ! Elle ac- cueille même l’ancien orchestre de l’Elysée Montmartre pour un bal mensuel le samedi, ainsi que la soirée délirante Flash Cocotte. Décidément, la Machine nous emballe ! convivial 20-40 ans. En général, entrée de 10 à 24 € (sans conso). Consos : 3,50 à 10 €. Bouteille : environ 110 €. Du jeudi au samedi de 19h à 1h ou 5h, plus certains dimanches. 90, bd de Clichy. 01 53 41 88 89. www. lamachinedumoulinrouge.com M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 18043. Rosa Bonheur Le Trianon Renaissance Après avoir lancé puis quitté le Chacha, Ju- lien Labrousse s’engage dans de nouvelles aventures avec le Trianon. Le clubbing n’est pas la vocation principale de la salle de spectacle, mais ce théâtre à l’italienne est un cadre prometteur pour les grandes fêtes à venir. Un lieu chargé d’histoire, où se sont produits la Goulue, célébrée par Toulouse- Lautrec, Mistinguett, Fréhel ou Pierre Dac, puis qui s’était transformé en cinéma popu- laire dans les années 1930… Quel passé ! Tendance 20-40 ans.Dates des soirées variables.80,bd Rochechouart 01 44 92 78 00. www.letrianon.fr M°Anvers.Noctilien : N01,N02.StationVélib’: 9005. 19e Glaz’art Melting-pot A la fois bar, club et salle de concerts, Glaz’ est atypique dans les nuits parisiennes. D’abord par sa situation géographique très excentrée, ensuite par sa prog’ qui fait la part belle à la création musicale contemporaine et à la découverte de ses différentes facettes. Une ouverture d’esprit qui se répercute dans le choix des line-up : rendez-vous électro de qualité, soirée récurrente Tropicalize (baile funk, kuduro, cumbia digitale, etc.) ou DJs sets house, hip-hop, soul, bass… ephémère 18-40 ans.Entrée au club gratuite ou jusqu’à 10 € (sans conso).Consos : 4 à 7 €.Bouteille : à partir de 50 €.Clubbing du jeudi au samedi de minuit à 7h. 7-15, av. de la Porte-de-la-Villette. 01 40 36 55 65. www.glazart. com M° Porte-de-la-Villette. Noctilien : N42. Station Vélib’ : 908. Rosa Bonheur Rustique et sympathique C’est le slogan de ce bar-resto convivial ins- tallé dans un pavillon des Buttes-Chaumont, classé monument historique. Mais ce lieu atypique est, hélas, victime de son succès : pour réguler le flot de clients, il a fallu mettre des barrières, surveillées par des vigiles ! Et il y a aussi embouteillage au bar. Pourtant, derrière le zinc, Zouzou et Michelle sont tou- jours de bonne humeur et choisissent des chansons qui donnent la pêche. Le bonheur est communicatif chez Rosa ! Tendance 25-40 ans. Entrée gratuite. Consos : 3 à 10 €. Bouteille : à partir de 60 €. Du mercredi au dimanche de midi à minuit. Entrée : face au 74, rue Botzaris. 01 42 00 00 45. Myspace.com/rosabonheurparis M° Botzaris. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 19025. Hervé Siard, 35 ans, fondateur des disques Maman Records « Le Bar du jardin du Luxembourg, pour se remettre d’une soirée. Au Sans Souci, rue Pigalle (9e ) :bonne brasserie tradi. J’aime aussi leTruskel, rue Feydeau (2e ) et Le Tigre, rue Molière (1er ). Et les japonais de la rue Sainte-Anne (2e ), le Zen Zoo et Yamamoto, rue Chabanais. » ©D.R.
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    20e La Bellevilloise United Colors Al’image du quartier dont il porte le nom, ce vaste bar-resto-club affiche une program- mation cosmopolite : rythmes latinos avec Avenida Brasil ; soul pour les soirées Free Your Funk ; bal jamaïcain ; fête tzigane ; DJ hip-hop ; sélection funk ; électro pointu pour la Nuit Interlope de Patrick Vidal et The Man Inside Corrine. Un métissage qui s’incarne aussi dans le public. Ces multiples facettes se retrouvent également dans la configu- ration des lieux, entre la piste de danse en sous-sol, le beau resto sous verrière, le bar du Forum, etc. Un foisonnement qui invite à la découverte… Tendance 25-45 ans. Entrée : max. 20 € (sans conso). Consos : 4 à 9 €. Bouteille : env.90 €.Clubbing vendredi et samedi de 23h à l’aube.19-21,rue Boyer. 01 46 36 07 07. www.labellevilloise.com M° Gambetta. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 20121. Ici et là Les Ambassadeurs Grandiose Organisateur des mythiques soirées des Tem- pliers, Nicolas Levy s’est reconverti en « Am- bassadeur », sans changer le concept de ses fêtes spectaculaires : réunir les prescripteurs de tendance (mode, cinéma, com’, pub, art, etc.) pour des réjouissances éphémères et costumées, avec un thème et un lieu unique, à Paris ou dans ses environs. Les invités s’im- mergent dans un univers : Marie-Antoinette dans un château ; Crazy Zoo dans une car- rière ; rentrée scolaire rétro au Pavillon Dau- phine ; et, en octobre, le Bal des Canailles au Musée Christofle, avec 2 500 personnes plongées dans une ambiance Belle Epoque. ephémère 30-50 ans. 60 à 70 € (avec consos). Soirée environ une fois par an, de 22h à 6h. www.lesambassadeurs.org La Club Sandwich Extravaganza Les initiés ne vont pas au club, comme les quidams, mais à « la Club ». Une différence de taille ! Elle signifie qu’ils font partie des heureux élus invités à ces somptueux bals costumés organisés, depuis cinq ans, par Marc Zaffuto et Emmanuel D’Orazio. Les dé- guisements raffinés rivalisent d’inventivité, défi relevé par des fashion designers comme Marc Jacobs ou Jean Paul Gaultier, par des top models et autres stars (Kylie Minogue, Demi Moore, Charlize Theron). C’est un vrai show avec performances et DJ surprise (Miss Kittin, Bob Sinclar). Du beau monde qui se réunit en général à l’Espace Pierre- Cardin, près de l’Elysée. Tendance 18-78 ans. Entrée, en principe, sur invitation, de 15 à 25 €. Consos : env. 20 €.Un samedi par mois de 23h à 6h.Myspace.com/clubsandwichparty Soirées «On Ice» Patinage artistique Dirty sound system, Tiger Sushi, Kill the DJ avec Chloé… Non, ce n’est pas l’affiche d’un club prestigieux, mais le programme de l’hiver dernier pour les soirées « On Ice » à la patinoire Pailleron, près des Buttes-Chaumont. Cette année, le plateau concocté à l’initiative du label Born Bad Records est tout aussi alléchant, avec de nouveaux guests venus de Versatile ou Ed Banger. Le principe reste le même : des lives de groupes et DJs électro rock pointus au milieu de la piste glacée où glissent les patineurs.Attention, mieux vaut venir tôt car il n’y a pas de prévente et la patinoire est vite remplie… Tendance 25-40 ans.Entrée : 10 € (location de patins incluse).Consos (sans alcool uniquement) : de 1,50 à 3 €.Le 1er vendredi du moisde21hàminuit,jusqu'enmars.PatinoirePailleron:32,rueEdouard-Pailleron.0140402770.www.pailleron19.com M° Bolivar. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 19119. La Bellevilloise L’OBS LECHOIXDE
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    Paris sera toujoursParis », chantait Maurice Chevalier…, mais ses nuits sont en pleine mutation. La mémoire collective se souvient de Régine, Castel ou d’autres grandes figures des années 1960-80, et associe communautés noctambules, clubs interlopes et guerre d’influence de la pègre. Pourtant, l’image du secteur évolue, re- marque Bruno Blanckaert, président de la Chambre syndicale des cabarets artistiques et des discothèques (CS- CAD) : « Avant, ce milieu était très artisanal. Au- jourd’hui, il est profes- sionnalisé, avec de vrais entrepreneursauxmétiers structurés. Une nouvelle génération est apparue : elle transforme les établissements chargés d’histoire, comme Raspoutine, le Trianon et Régine’s, pour les rajeuniroulesreconvertirenscènemoderne, c’est-à-dire polyvalente. Depuis quelques années, la notion de discothèque tradition- nelle est devenue obsolète, les espaces ne sont plus figés dans leur activité classique. La tendance est aux endroits hybrides : à la fois bar musical, salle de concert et piste de danse où groupes de musiciens, spectacles burlesques et DJs se succèdent. » Un « re- cyclage » imposé par la nature même de Paris, ville peu étendue, densément peu- plée, à l’architecture protégée, où il est très difficile de créer un lieu inédit ex nihilo, en particulier à cause des nuisances sonores. De l’art du business C’est donc un Monopoly de la nuit qui se joue : un petit nombre de propriétaires (avec quelques nouvelles têtes de temps en temps) se rachète des boîtes, en pro- fite parfois pour les rebaptiser et change la programmation musicale (là aussi, on retrouve souvent les mêmes organisateurs de soirées et directeurs artistiques). Parmi les personnalités emblématiques de ce monde, des noms sont connus du grand pu- blic. Comme Jean-Roch qui se fait prendre en photo avec les stars qu’il reçoit dans son VIP Room. Ou encore la famille Costes et son empire : Gilbert, son frère Jean-Louis et son filsThierry ont constitué une nébuleuse de bars et restaurants qu’ils possèdent en- tièrement ou en partie. Personnage moins connu mais qui compte, Julien Labrousse, le boss du bar-restaurant l’Hôtel du Nord : il avait créé le Chacha, avant de changer d’air, et se lance à présent dans le renou- veau du Trianon, vers Pigalle, devenu salle de concert et spectacle. Au-delà de ces quelques exemples, si l’on regarde de plus près, on découvre un uni- vers complexe aux multiples intercon- nexions entre les différents clubs et prota- gonistes. La jeune garde a compris que pour avoir du poids et limiter les risques, il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Ceux qui ont les moyens cumulent plusieurs affaires, prennent des parts dans divers lieux ou s’associent pour constituer des collectifs incontournables dans l’orga- nisation des fêtes parisiennes branchées. Car c’est un véritable business et les pa- trons ne manifestent pas la désinvolture des noctambules qu’ils reçoivent. Ils ont les pieds sur terre et sou- vent un solide bagage : diplômés d’école de commerce ou fils de bonne famille tiennent les rênes des nuits parisiennes.Voici les por- traits des principaux acteurs du secteur. Les incontournables En quelques années à peine, Lionel Ben- semoun et André Saraiva sont devenus des golden boys : ils transforment tout ce qu’ils touchent en affaire en or, qu’ils jouent le rôle de propriétaires, associés, directeurs artistiques ou organisateurs de soirées. De multiples compétences qu’ils fédèrent dans La Clique (société événe- mentielle créée en 2005 dont les instants de gloire furent, entre autres, la « Demoli- tion Party », en juin 2008 au Royal Mon- ceau, ou l’appartement Vitamin Water, au /// Stéphanie Condis
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    printemps dernier). Maisaussi dans Tête d’Affiche (TDA), agence de DJ selector gé- rée par Greg Boust, leur acolyte à la crête néo-punk colorée. Elle rassemble le gratin tendance des noctambules parisiens, qui aiment passer des disques sans en faire leur métier principal : Beigbeder, Ariel Wiz- man, Sébastien Tellier, Mouloud Achour, Tania Bruna-Rosso, Edouard Rostand, etc. Ils mixent dans les lieux de Lio et André… la boucle est bouclée. Attention, embou- teillage de fashionistas devant ces micro- clubs, the places to be : le Baron, ouvert fin 2004 et premier établissement des deux associés trentenaires ; le Montana, lancé en 2008 par André, Olivier Zahm (concepteur du magazine Purple) et Jean-Yves Le Fur, homme d’affaires play-boy. Cette success story est née d’une rencontre en 2002. Lionel, d’origine marseillaise et apparenté au fondateur des casinos Par- touche, organisait des raves dans le sud de la France, puis a créé Sprint, entreprise de com’, graphisme et impression de flyers. André, fils de réfugiés politiques portu- gais, a vécu en Suède avant d’arriver, à dix ans, en France, où il a commencé à tagger les murs de la capitale jusqu’au statut de graffeur en vogue. Les deux amis montent pendant trois ans les fêtes éphémères, itinérantes et branchées La Johnson, à la Scala et au Plaza Madeleine notamment, avec des concerts suivis de DJs sets. Ils ont aussi marqué les nuits festives en prenant la direction pendant deux ans du ParisParis, ensuite celle du Régine’s et en assurant les soirées « Sous le Pont » au Showcase. A présent, André, l’ex d’Emma de Caunes et de la chanteuse Uffie, avec qui il a eu un enfant, s’occupe également de la bou- tique Black Block au Palais de Tokyo et de l’Hôtel Amour, en partenariat avec Thierry Costes. Lionel a repris, avec Addy Bakthiar, Chez Moune et le Pirate juste en face, un bar dont la cave accueille des concerts pro- grammés par Yarol Poupaud, ancien guita- riste de FFF et frère de Melvil. Dernier bébé de Lio, Phantom of Paradise, épicerie-bar- resto rue de Paradis, tout près de la Fidélité, son club-restaurant. Et pour ne pas s’en- nuyer l’été, ces deux hyperactifs ont créé, en 2003, le festival Calvi on the Rocks, en Corse.Philippe Fatien. ©D.R.
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    Les hommes del’ombre Dans le monde de la nuit, il y a ceux qui animent les fêtes sous les spotlights : DJs, directeurs artistiques, organisateurs de soi- rées, maîtres de cérémonie amis des stars, etc. Ils entourent souvent des hommes d’affaires beaucoup plus discrets, les pro- priétaires des lieux qui ne tiennent pas à se mettre en avant. La référence en la matière, c’est Philippe Fatien, vrai boss de chez Castel, du Queen, Queenie, Mix Club et Cabaret. Ce self-made man accorde de rares interviews, surtout pour parler de sa passion, les chevaux et le polo. Il préfère se cacher derrière Tony Go- mez, aux antipodes de sa personnalité réser- vée : le sémillant quinquagénaire accueille à bras ouverts ses copains people dans plu- sieurs établissements de son patron. Deux émules de Philippe Fatien, Laurent de Gourcuff et Addy Bakhtiar, lui ont emboîté le pas dans les années 2000. Deux fils de bonne famille qui furent associés au sein de la société Octopussy mais qui gèrent à pré- sent leurs affaires de manière indépendante. Laurent, diplômé d’école de commerce, a débuté en organisant des soirées étu- diantes. Puis, à 23 ans, il a racheté les Planches, discothèque pour baby club- bers, avec Addy (qui n’a plus de parts au- jourd’hui), également jeune promoteur de fêtes. Les deux businessmen en herbe ne tardent pas à comprendre que contrôler plusieurs boîtes leur permettrait de réali- ser des économies d’échelle, de limiter les risques et d’offrir à leurs clients plus de choix pour héberger leurs événements. Ils reprennent Le Milliar- daire, La Galerie (tou- jours à Addy et devenue le Players), le Plaza Ma- deleine (racheté par le jeune Romain Dian et qui vient d’être rebaptisé le Culture Hall), le Studio 287, etc. Addy a fondé en 2006 le groupe Spell, chargé de l’exploitation du Régine’s, Black Calavados, Showcase Pirate, Blitz Bar et Re- nard (les deux en association avec Rasmus Michau), de Chez Moune et des restaurants La Villa (avec Olivier et Julie Demarle qui ont aussi Le Secret, Le Magnifique et le Café Chic), La Païva, Les Cinoches, Les Innocents, Le Narbé et La Fidélité. Laurent de Gourcuff détient Les Planches, le Néo, le Sens, Madam, le Redlight, le Bra- sil Tropical et vient de racheter Raspoutine. Egalement gérant du Bus Palladium et du Globo, il précise : « Je ne suis pas un oiseau de nuit. Je gère mes boîtes comme une en- treprise classique. » Les créatifs A la fois agences de com’ et d’événemen- tiel ultratendance, directeurs artistiques de lieux et organisateurs de soirées, plusieurs équipes rivalisent d’originalité pour réaliser des fêtes inoubliables. We love art a été fondé par Marie Sabot en 2004,rejointe un an plus tard parAlexandre Jaillon, ancien créa- teur du magazine Trax. Marie a toujours travaillé dans la mu- sique, rock et électro : en 1992 elle produit des concerts pour Ga- rance, propriétaire de l’Elysée Montmartre. Ensuite, en 1997, elle emmène sa troupe de performers dans les festivals et raves à l’étranger, qui lui don- nent le goût de l’éphémère, de la créativité et des lieux décalés. Son leitmotiv, c’est s’amuser hors des clubs. Elle l’applique en collaborant pour les soirées grandioses des Templiers (devenus LesAmbassadeurs) : elle A l’heure de la mondialisation, les dis- cothèques aussi se délocalisent… sans pour autant fermer leurs portes dans la capitale ! Plusieurs boîtes ont installé des têtes de pont au-delà du périph’. Le phénomène s’amplifie... Figure emblématique des nuits pa- risiennes branchées, le Baron a créé une « succursale » à Tokyo, en 2008, et une toute nouvelle, cet automne, à New York. De plus, des versions éphé- mères du club d’André et Lionel sont ouvertes à l’occasion des festivals du film de Cannes, Cabourg et Locarno, pour les foires d’art contemporain Art Basel en Suisse et à Miami, ou pour les 24 heures du Mans ! Le VIP Room joue également la carte saisonnière lors du Festival de Cannes, et chaque été à Saint-Tropez. L’hiver dernier, il s’était même expatrié, pour les fêtes de fin d’année, à Saint Barth… Plus pérennes, la Favela Chic s’est dé- doublée à Londres en 2005 et l’Expé- rimental Cocktail Club vient juste de s’implanter dans la capitale anglaise, pour exporter sa recette qui cartonne à Montorgueil : bons cocktails et am- biance festive. Voilà qui devrait redorer l’image de marque de Paris hors de nos frontières… Le Baron. Le VIP Room. l’Expérimental Cocktail Club. ©AnneSorrentino
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    déniche château, église,centrale thermique pour accueillir des bals en costume. Avec sa propre agence, elle organise sa pre- mière fête « We love… » en 2005 : Aphex Twin au Palais de Tokyo. Il y en a toujours quatre par an, réunissant près de 4 000 clubbers autour d’artistes rares (Luciano, Plastikman, Vitalic, Ellen Allien), d’une scé- nographie remarquable dans des endroits atypiques (Aquaboulevard, chalet au bois de Vincennes, halle de la Villette, etc.). Sur ce modèle, elle construit des événements privés pour des marques, comme les 100 ans de Converse au Showcase, avec un live d’Iggy Pop. Institut Bonheur,qui milite pour un clubbing dans la joie et la bonne humeur, a été of- ficiellement instauré par deux trentenaires, Rasmus Michau et Olivier van Temsche. Leur ancien appart était surnommé la Mai- son du Bonheur car ils invitaient souvent de nombreux amis. Les fêtes prenant de l’am- pleur, les deux colocs les déplacent au resto Les Jardins de Bagatelle pendant l’été 2006. Depuis, l’engouement les incite à renouveler cette expérience estivale chaque année. Parallèlement, Rasmus, ex-Sciences Po Pa- ris, s’ennuie dans le conseil en stratégie et monte Hmm !, son agence d’événementiel et de design pour les marques de luxe. Il ra- chète en 2009 la marque de tequila Blitz, ouvre le Blitz Bar et, après, le Renard, resto- cabaret-club dans un ancien théâtre. Il vient aussi de reprendre le créneau du week-end au 1515 (ex-Man Ray) avec son « Cirque du bonheur ». Elegangz est né en 2005 du désir de pro- mouvoir les artistes contemporains (DJs, graphistes, cinéastes, etc.) et de les mettre en contact avec des marques pour générer le buzz grâce à des web séries, vidéos vi- rales, événements, gestion de communau- tés et réseaux, etc. Le « père » de l’agence, c’est Adrien Moisson, 34 ans : après une formation de vétérinaire, il a intégré l’ESCP, école de commerce où il a commencé à tra- vailler pour un label de musique. Il a colla- boré avec la Clique de Lionel et André, puis inauguré son propre établissement, le New York Club. Après sa fermeture, Elegangz s’est dirigé vers le Scopitone et en assure toujours la direction artistique. Le collectif a également une résidence mensuelle à la Machine du Moulin Rouge, où il vient de souffler en beauté ses cinq bougies. Copains depuis le lycée et tout juste trente- naires, Rodolphe, alias Reynolds, et Renaud, alias Hansel, ont for- mé Dcontract parce qu’ils ne croient plus aux fêtes dans les boîtes. Ils ont commencé par des « micro free parties », soirées cool et gratuites dans des lofts vides, pour un cercle élargi d’amis. Ensuite, ils ont structuré leur activité : inventer des concepts événementiels originaux, créa- tifs et participatifs, dans des lieux inhabi- tuels. L’été, c’est barbecue électro sur les quais de la Seine et, le reste de l’année, des fiestas déjantées pour des marques où sont invités les 1 000 « prescripteurs de tendance » de leur listing (issus de la mode, com, pub, musique, etc.). Parmi les moments forts, des réjouissances dans une ancienne salle des coffres avec 500 personnes déguisées en braqueurs ; la compétition de kart à pédales dans un parking souterrain ; la course en escar- pins au Palais Brongniart ; ou encore un concert sur le chantier de l’hôtel Jules et Jim, dans le Marais, fin septembre. Les électrons libres Sympathiques trentenaires polyvalents, Guido Minisky et Edouard Rostand sont à la fois journalistes, DJs, organisateurs de soirée et directeurs artistiques. Ils officient dans différents endroits, des beaux quar- tiers aux spots plus underground. Un vrai don d’ubiquité ! Guido a toujours été DJ, au départ dans les boums, puis chez ses amis. Passionné de musique, il constitue l’association GoldRush et le fanzine du même nom. Il obtient sa première résidence au Cithéa, cartonne ensuite le jeudi au Pulp. Il fait partie des pionniers qui ont transformé les bars en miniclub : d’abord à la Pointe Lafayette avec les frères Lazerges, puis aux 9 Billards. Pendant cinq ans, ce rade en marge d’Oberkampf devient un lieu festif incontournable : « Comme ça fermait à 2 heures, la frustration était forte et les gens en redemandaient, ils revenaient chaque semaine », se souvient Guido. Des fidèles Romée de Goriainoff et Pierre-Charles Cros. ©D.R.
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    attirés par laqualité de sa prog’. Certains l’ont suivi après, aux Disquaires. Désormais, il est Chez Moune et au Panic Room. Il or- ganise encore quelques soirées GoldRush avec son complice Pierre Wax, ou mixe à la Flèche d’or et à la Favela Chic. Edouard Rostand est également proche de l’équipe de la Favela. Rédacteur en chef du magazine Trax, ce « party animal » invé- téré se surnomme Special Ed quand il passe derrière les platines. Il a découvert le Paris noctambule en travaillant pour une émis- sion de Canalweb.Avec RaphaëlWizenberg, ils conçoivent, en 1998, Parissi.com : un agenda des sorties sur le Net, avec des pe- tits articles bien sentis. En 2001, avec Carl de Canada, Edouard organise sa première soirée « Hifi » à la Coupole, qui reviendra pendant un an. Par la suite, il participe à la création du festival corse Calvi on the Rocks, où il invente le concept de Toi- let Disco, avec des DJs à côté des W.-C. ! Pendant quelques années, Edouard mixe régulièrement au Andy Wahloo, au Baron, aux Jardins de Bagatelle l’été, etc. Il a une résidence hebdomadaire, « Antisocial », au Social Club. Mais il se lasse de la rou- tine : « Paris, c’est trop contraignant, pas assez frais. Je recherche plus de liberté et de spontanéité dans un cadre moins rigide qui permette d’avoir une plus grande capa- cité de réaction si tel artiste est de passage dans la capitale et veut mixer à la dernière minute ou faire un aftershow. » Il a trouvé cet esprit au Cercle : réservé aux membres la journée, le bar est ouvert à tous le soir, pour des fêtes comme à la maison où l’on est invité à s’approprier les lieux. Il imagine aussi les soirées « Rayon Frais » à l’Elysées Biarritz (avec expos artistiques, projec- tions, concerts et DJ sets) et fait partie des initiateurs du Big Festival, l’été à Biarritz. Les rois du cocktail Romée de Goriainoff, Olivier Bon et Pierre-Charles Cros, 28 ans chacun, se connaissent depuis le collège. Partis étu- dier à l’étranger, dans la finance, la mode et le management, ils se sont retrouvés à Montréal pour terminer leur cursus. C’est là, et à New York où ils allaient souvent, qu’ils se sont pris de passion pour l’art du cocktail. En rentrant à Paris, le choc fut rude : tous les bars servent les mêmes breuvages et il y en a peu qui concoctent des cocktails dignes de ce nom. Le trio décide d’ouvrir son propre établissement et de suivre une formation à Londres pour apprendre les savants mélanges. Ils dénichent un local dans une petite rue discrète de Montorgueil : l’Expérimental Cocktail Club naît en 2007. Acte 2, ils rê- vent de s’installer Rive gauche et lancent, en 2008, le Curio Parlor, un peu à l’écart des circuits habituels, dans le 5e : au bout de six mois, c’est aussi un succès. Dernier épisode, l’opportunité de racheter un lieu, rue Mazarine, qui devient le Prescription Cocktail Bar : « Un emplacement en or pour le bar de la maturité, résume Romée. C’est le meilleur démarrage des trois. Mais tous font aujourd’hui le plein, avec des habitués et beaucoup d’étrangers, dont les Améri- cains qui ont le culte du barman,et des gens qui nous ont vus en une du supplément du Financial Times. » Le secret de leur réus- site ? D’abord des cocktails soignés, avec de bons glaçons (ils ont même importé de New York une machine spéciale), des pro- duits de qualité (alcools, jus de fruit, etc.), de la précision et de la constance dans la réalisation. Le tout à un tarif raisonnable (environ 12 euros). Et, bien sûr, il y a le cadre : superbes décos, élégantes et ori- ginales, atmosphère cosy et festive, mini- pistes de danse improvisées et conviviales. Les fêtards chics et branchés en raffolent ! Et les « cocktail boys » ne comptent pas en rester là : ils ont créé, avec une Amé- ricaine, un coffee shop à la new-yorkaise, Merce and the Muse, car ils en avaient as- sez du café au goût identique partout… En route pour une nouvelle success story ? Guido Minisky. ©D.R.
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    Le dernier concept-store coquindébarque en ligne avec une idée fixe : renouve- ler le « bestiaire » du sex-toy. Finis les canards vibrants ou les vibromasseurs lapins, place désormais à l’étoile de mer aux cinq sensations (40 €), au poulpe vibrant (17 €) ou au stimula- teur clitoridien éléphant (20 €), moins effrayant qu’on pourrait croire. Pas toujours d’un goût très sûr, mais furieusement décalé. Le dernier concept-store avec une idée fixe : renouve- ler le « bestiaire » du sex-toy. ou les vibromasseurs lapins, Outre tous les services classiques d’un site de rencontre, les applica- tions iPhone Skout (hétéro) ou Grindr (homo) permettent d’identifier dans un lieu public les célibataires à proximité. Plus besoin de se lever de sa table : avant d’aller parler à son voisin, on peut donc déjà savoir sa situation matri- moniale, ses qualités supposées ou sa cuisine préférée. Un radar à célibataire diabolique qui a déjà supplanté chez les branchés Meetic ou Adopteunmec. Pour les amateurs de Warhol ou de Kate- rine, Love To Love rend hommage au fruit le plus suggestif de la création. Mais quand d’autres oublient leur dildo en or dans le pot à crayon, on évitera de laisser trainer la « banane » dans la cuisine... (144 €). ©D.R. ©D.R. ©D.R.
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    Le chat aléatoire,c’était le hit du printemps. Au plus fort de la vague, près de 4 millions d’Internautes passaient des nuits entières à rechercher le petit frisson qui consiste à être mis en relation avec un(e) inconnu(e) à l’autre bout du monde. Sauf que l’interlocuteur (beaucoup plus rarement l’interlocutrice) était presque systémati- quement en train d’exhiber son anatomie intime. Trop de pénis ayant fini par tuer le pénis, Chatroulette, ou ses innombrables versions françaises, n’attirent plus aujourd’hui que ses derniers gogos. Et on s’en moque. L’usage massif des sites de rencontres et le nouveau désir sexuel féminin ont tout chamboulé. Pour s’y retrouver dans les frontières devenues floues entre plans d’un soir et relations sérieuses, le sociolo- gue Jean-Claude Kaufmann décortique clairement les nouvelles normes sexuelles et amoureuses. La nouvelle passion des people, c’est de se mettre à nu... mais avec élégance. Un an après Arielle Dombasle, Clotilde Courau a ainsi enflammé la rentrée avec son numéro mis en scène, tout de même, par Philippe Découflé. La princesse de Savoie, une très belle prise pour le Crazy Horse (8e ), le premier club à renouveler de cette façon sa revue. Mais des projets du même ordre devraient voir le jour au Secret Square (17e ). Aussi bien chez les bobos que chez les prolos, chez les vieux que chez les jeunes, l’échangisme re- crute de nouveaux publics : il suffit de jeter un coup d’œil sur les pistes de danse de l’Overside (6e ) ou du WE (3e ), bondés en fin de semaine, pour en avoir une bonne idée. La pratique est tellement rentrée dans les mœurs qu’elle s’invite même sur les chaînes généralistes : M6 propose désormais une série consacrée à deux couples échan- gistes (« Swingtown »)! Variation biblique sur les fameuses chaises mou- lées de Verner Randon, la chaise-fesse Him ou Her (260 €) du designer italien Fabio Novembre est avant tout une affaire de courbes harmonieuses... ©D.R. ©AnneSorrentino ©D.R. ©UnConGnito
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    1er Chacha Club chouchou Hétéro. DeGrace Jones à Vincent Cassel, en passant par Matthieu Amalric ou Laurent Gerra, il serait trop fastidieux d’établir une liste exhaustive des personnalités y ayant pointé le bout de leur célébrité. C’est difficile à concevoir, mais à quelques encablures des vilaines Halles, le Chacha a su créer un res- taurant bar club qui évoque plus le manoir anglais du XIXe que le kebab du coin. Relaxa- tion assurée dans ce cadre feutré aux beaux choix de velours (jusque dans le fumoir qui, pour une fois, tient bien son nom !) et fau- teuils club. Et si, en plus, on sait qu’on peut descendre avec cette jeune fille à la taille mince dans un boudoir secret au sous-sol… Le boudoir secret au sous-sol. Tendance 30-50 ans. Club-restaurant. Entrée libre. Coupe de champagne : 12 €. Restaurant de 20h à minuit, de 40 à 60 € à la carte.Tous les jours sauf le dimanche de 20h à 6h. 47, rue Berger. 01 40 13 12 12. www.chachaclub.fr M° Les Halles. Noctilien : N11, N15, N16, N 24. Station Vélib’ : 1028. Les Chandelles Indémodable Adulte/hétéro. Depuis que Thierry Ardisson a popularisé l’endroit (ça remonte), les Chan- delles ont gardé leur image du club échan- giste select. Cette réputation n’est pas usur- pée : l’homme seul éperdu semble s’y faire plus rare qu’ailleurs, même si certains couples semblent légèrement factices. Des salons de plaisir à la piste de danse, tout est impeccable et permet de se laisser aller aux attouche- ments de rigueur en bonne compagnie. Des critères de sélection assez flous. classique 30-60 ans. Club échangiste. Entrée couple : 80 €, femme seule : 40 €. Dîner couple,vestiaire et deux consommations comprises : 171 €.Coupe de champagne : 21 €. Du mardi au samedi : en journée de 11h à 19h, puis de 21h à 4h.1,rueThérèse.01 42 60 43 31.www.les-chandelles.com M° Pyramides. Noctilien : N. 11,N24. Station Vélib’ : 1016. VIP Room Theater Le théâtre de verre de Jean Roch Hétéro. La translation du VIP Room des Champs-Elysées vers l’ancienne Scala et la rue de Rivoli aura pris du temps, mais dé- sormais cette nouvelle ambassade de l’évè- nementiel tape-à-l’œil tourne à plein régime. Il suffisait de voir le cortège de people, de Karl Lagerfeld à Lindsay Lohan venu défiler en pleine fashion week pour l’inauguration officielle des derniers espaces de l’immense Theater – le restaurant Gioa et le bar de jour. Il n’y a pas mieux pour fréquenter mannequins longilignes et jeunes des beaux quartiers. Il faut aimer se faire dévisager à tous les étages. Tendance 20-50 ans. Entrée libre ou 15 € selon les soirs. Bière : 10 €. Cocktails : 20 €.Bouteille : env.200 €.De 22h à 5h du mercredi au samedi.188 bis, rue de Rivoli.01 58 36 46 00.www.viproom.fr M° Palais-Royal.Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 1014. 2e Le Cercle Un club à l’anglaise NOUVEAU Hétéro/homo. Pendant deux ans, le Cercle s’était construit comme un club privé à l’anglaise. Pour la rentrée, le « Cercle 2.0 » s’ouvre au public. Si, dans la journée, il reste un espace de travail pour « créatifs et indépendants », il devient, dès 18 heures, un bar boudoir à cocktail où tout, ou presque, est possible : tapoter quelques notes sur le piano, passer derrière les fourneaux, bran- cher son iPod sur les platines ou se déhan- cher sur le dance-floor… L’endroit idéal pour rencontrer une faune de photographes, jour- nalistes ou hypeux loin des clubs parvenus. La sensation de liberté. Tendance 20-60 ans. Club privé/Bar à cocktail. Entrée libre (ou sur invitation) de 18h à 2h du matin. Dans la journée, réservé aux membres (cotisation de 100 €/HT/mois). Vin : 5 €. Gin : 10 €. Daiquiri Fraise : 12 €. 6, rue Etienne-Marcel.01 42 36 98 57.M° Etienne-Marcel.www.leclubducercle.fr Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 1102. Ora Ito, desi- gner, 33 ans « Hôtel Costes, rue St-Honoré (1er ) : j’aime beaucoup y dîner ou y boire un verre. Jean-Louis Costes me lance souvent sur des sujets passionnants. Dans la même rue, Colette : tout simplement incroyable ! Pendant la Design Week, Co- lette et Sarah m’ont permis d’exposer mon univers dans les vitrines, autour de ma dernière création, Miss Pucci. Le Baron, av. Marceau (8e ) : le club incontournable fondé par mon ami Lionel Bensemoun. Galerie Emmanuel Perrotin, rue de Turenne (3e ) : un ga- leriste et des artistes très importants dans le monde de l’art contemporain. La librairie de la Galerie de l’architecture, rue des Blancs-Manteaux (3e ) : je passais des heures à y éplucher les livres.Aujourd’hui, je repars plus vite, mais avec plus d’ouvrages ! » VIP Room Theater ©GillesBassignac-JDD-Sipa
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    Le WE Rebecca Zlo- towski,30 ans, réalisatrice de « Belle Epine », sur les écrans depuis le 10/11 « La Terrasse des Archives, angle Archives/Haudriettes (3e ) : j’y donne mes rendez-vous, j’y mange, j’y lis le journal. Le Taxi jaune, rue Chapon (3e ) : tenu par Otis, un restaurant secret et bon. La buvette du Luxembourg, près de la fontaine Médicis : c’est beau, discret et boisé. Le Bloc, rue Brochant (17e ) : quand je suis place Clichy, je vais y voir mes amis. Le Boubar, rue Lécluse (17e ) : bar tenu par Boualem, tout près d’hôtels fréquentés par des trav., des tou- ristes et des couples illégitimes. Il peut s’y passer à peu près n’importe quoi… » Set Platinium Un peu d’Histoire... NOUVEAU Adulte/hétéro. La plupart des Pa- risiens l’ont oublié, mais les petits arpents de la rue Chabanais, derrière le Louvre, étaient les plus grivois de Paris, à la fin du XIXe siècle. C’était là, au numéro 12, que trônait le my- thique « Chabanais », maison close magnifique (elle reçut une mention à l’Exposition univer- selle de 1900 !) qui vit passer aussi bien Mau- passant qu’Edouard VII ou Marlene Dietrich. C’est donc assez logiquement que s’est ouvert ce nouveau bar club libertin assez select. La générosité des patrons. Tendance 25-50 ans. Club échangiste. Du lundi au samedi de 15h à 20h et de 23h a 6h. 7, rue du Chabanais. 01 42 96 39 17. M° Pyramides. www.le-set- platinium.fr/ Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2007. 3e Le Tango/ La Boîte à frissons Kitsch et indémodable Homo/hétéro. S’il a été bar musette auver- gnat au début du XXe siècle, dancing antillais dans les années 80, Le Tango est devenu de- puis 1997 le seul et unique bal gay et lesbien de Paris, sous l’impulsion de « Madame » Hervé Lacapie. A la fois ouvert à toutes les sexualités et à tous les âges, cette « Boîte à frissons » (de l’ancien nom de l’accordéon) a su garder sa convivialité sous ses dehors d’un kitsch assumé. On danse toujours sur les mêmes tubes d’un autre âge en espérant faire LA rencontre d’un soir. convivial 20-65 ans. Cabaret/bal. Entrée : 8 €. Soft : 4 €. Bière : 4,50-5,50 €. Alcool : 6-7 €. Bouteille de champagne : 75 €. Vendredi et samedi de 22h30 à 05h. 11, rue au Maire. 01 42 72 17 78. www.boite-a-frissons.fr M° Arts-et-Métiers. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 3011. Le WE Ex-Hôtel des sens NOUVEAU Adulte/hétéro. Rénové, l’Hô- tel des Sens a repris des couleurs en devenant le WE. Au sens propre : dans chaque alcôve, c’est une explosion de mauve, de rouge, de jaune, mis en valeur par un éclairage bien choisis et des matériaux plutôt classieux. Avec l’arrivée de soirées plutôt amusantes, respectueuses des femmes, la clientèle et le personnel se sont sensiblement rajeunies. Tout est prêt pour faire de ces sept étages un immense terrain de jeu dédié au plaisir. Tendance 25-60 ans. Club libertin. Tarifs les mardis et mercredis : 35 € (couple), 95 € (homme seul), les jeudis, vendredis et samedis : 69 € (couples seulement). Soft : 10 €.Whisky et coupe de champagne : 16 €. Du mardi au samedi de 22h30 à 5h. 83, rue Quincampoix. 01 42 76 90 00. www. hoteldessens.com M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Sta- tions Vélib’ : 4021, 4104, 1005. 4e Les Filles de Paris Salut les copines NOUVEAU Homo/hétéro. Après le Troisième Lieu et le disquaire My Electro Kitchen, voici le dernier spot lesbien de la très féminine rue Quincampoix. Restaurant en première partie de soirée et mini club après minuit, les Filles de Paris veulent insuffler un vent de folie dans le quartier des Halles en alliant une prog électro de qualité à un goût de la fête permanent. On y découvre aussi des animations, des show bur- lesques aux bals déjantés, en passant par les nouveaux cours de pole dance. Le restaurant ouvert toute la nuit. Tendance 20-50 ans.Club restaurant.Entrée libre.Cours de pole dance : 30 €.Bière: 5 €.Du mardi au jeudi de 19h à 2h et vendredi et samedi de 19h à 5h.57, rue Quincampoix. 01 42 71 72 20. M° Rambuteau. www.myspace.com/ lesfillesdeparis Noctilien : N12, N13, N14. Station Vélib’ : 4021. ©AurélieLamachere-Sipa
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    Le Troisième lieu LéaSeydoux, 25 ans, comé- dienne, à l’affiche notamment de Belle Épine, sur les écrans depuis le 10 novembre « Je kiffe le resto Glou, rue Vieille-du- Temple (3e ) pour l’étage qui donne sur le centre culturel suédois. J’aime aussi le salon de thé Bon- point qui se trouve dans le jardin de leur hôtel particulier, rue de Tournon (6e ). On y trouve des pâtisseries simples sans chichis et délicieuses. Je retrouve mes copines pour discuter, et il n’y a souvent que des mamies la semaine. Et aussi La Muraille de Jade, rue de l’Ancienne-Comédie (6e ) : mon resto asia- tique préféré. La déco est insignifiante et personne ne connaît mais la nourriture est délicieuse. » Au Lys en l’île Les dessous de l’île Saint-Louis Adulte/hétéro. Dès la discrète devanture médiévale, le ton est donné. Si l’on vient pra- tiquer l’échangisme au Lys, dans l’ancienne rue de la Femme-sans-Teste (ça ne s’invente pas), c’est surtout pour profiter de son décor de caves voûtées du XIVe siècle – on dit même que certaines pièces servaient de cachot pour Notre-Dame de Paris. Le Lys reste dans le classique avec ses inévitables soirées à thèmes (« porte-jarretelle », « sans culotte ») tout en accueillant quelques soirs par mois des spéciales « travestis ». Seul regret : l’éta- blissement est un peu en dehors du circuit. Toutes les soirées ne sont pas bondées… classique 25-60 ans. Club échangiste. Entrée : 70 € pour les couples les mardis et mercredis, 90 € du jeudi au samedi (avec buffet). Coca : 10 €. Whisky : 15 €. Du mardi au samedi de 20h à 4h. 8, rue Le Regrattier. 01 43 25 76 93. www.aulys.fr M° Sully-Morland. Noctilien : N11, N15, N16, N22. Stations Vélib’ : 4006. Les Souffleurs Spot transgenre Homo/hétéro. Les Souffleurs, c’est un long et étroit couloir (doté parfois d’une cave) où tout semble possible. L’un des seuls en- droits de Paris où homos, transexuels et hé- téros peuvent se croiser sans se toiser. L’am- biance, assurée par des DJs supérieurs à la moyenne des bars environnants est toujours électrique. Au point que l’on arrive très vite à se frotter à l’inconnu(e) qu’on recherchait. Par contre après minuit, il est souvent diffi- cile de « respirer » aux Souffleurs. Les expos photos régulières et de bonne tenue. Tendance 20-40 ans. Bar homo/trans. Entrée libre. Bière : 3,30 €. Mojito :7 €. Du mardi au dimanche de 18h à 2h et une fois par mois jusqu’à 5h.7,rue de la Verrerie. 01 44 78 04 92. www.myspace.com/lessouffleurs M° Saint- Paul. Noctilien : N11, N16. Stations Vélib’ : 4016, 4015, 4103. Le Troisième lieu Ginettes bien armées Lesbien/hétéro. Bien installé dans la vivante rue Quincampoix, LE spot lesbien hétéro friendly. La taverne au rez-de-chaussée et le club au sous-sol ne désemplissent pas dans une ambiance « faites comme chez vous ». De plus, sous la pression amicale du nou- veau club les Filles de Paris, à deux pas, le Troisième lieu tente de renouveler avec suc- cès ses soirées et ses animations. Sélection électro très pointue, renforcée par l’ouverture de leur propre disquaire, My Electro Kitchen. Se faire battre par des filles au baby-foot. convivial 25-50 ans. Bière : 3 €. Alcool : 6 €. Cocktails : 7 €. Repas : 5€-10€. Du lundi au jeudi de 18h à 2h, vendredi et samedi de 18h à 6h. 62, rue Quincampoix. 01 48 04 85 64. M° Rambuteau. www.myspace.com/ letroisiemelieu Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 4021, 1005, 4104. 5e Curio Parlor Très haut de gamme Hétéro/homo. Ouvert par les géniaux pro- priétaires de l’Experimental Cocktail Club, le Curio est l’un des boudoirs clubs les plus secrets du 5e … a fortiori en semaine, où seul le sous-sol est ouvert. En fin de semaine par contre, une faune bien choisie vient dégus- ter des cocktails au milieu des hiboux em- paillés et des meubles Art déco avec un petit sentiment d’entre-soi, ou danser jusqu’à pas d’heure. Et si l’on a la chance de tomber sur les soirées « Années Folles » des vibrionnants Bart and Barker, le dépaysement est garanti. Lla petite banquette-boudoir intime pour s’isoler. Tendance 25-50ans.Entréelibre.Cocktails:10à12€.Dulundiaujeudide18hà2h,ven- dredietsamedide18hà4h.16,ruedesBernardins.0144071247.www.curio- parlor.comM°Maubert-Mutualité.Noctilien:N15.StationVélib’: 5018,5107.
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    Curio Parlor Latin Corner Tropde muscles… Hétéro. Le Latin Corner pourrait être une sorte de Secret Square pour filles… sauf qu’il n’y a pas de striptease, juste des serveurs bodybuildés en string le soir qui accordent éventuellement des « dance sexy » (s’ils ne sont pas déjà surbookés). Surtout, des noms de cocktails (l’élégant « Sperme du ser- veur ») à la déco (les soutien-gorge laissés par les invitées précédentes), en passant par la gestion du club (on pousse à la consom- mation) ou la musique (R and B, salsa ou house), rien ne respire franchement l’élé- gance. Eviter l’enterrement de vie de jeune fille de sa cousine, déguisée en abeille… classique 25-50 ans. Bar coquin. Entrée libre. Mojito : 10 €. Bière : 7 €. Du lundi au dimanche de 18h à 2h.27,rue de la Huchette.M° Saint-Michel.01 43 54 16 04. Noctilien : N12, N14, N15, N21, N22, N122. Station Vélib’ : 5033. 6e Le Montana Pour finir la nuit Hétéro. La folie people qui avait entouré l’ou- verture du Montana l’an dernier (Kate Moss tous les soirs, entre autres) est certes retombée à un niveau plus décent. C’est d’autant plus étonnant que l’endroit ressemble à un bar de nuit de base, toutjusterehausséparladécodel’incontournable André. Cela n’empêche pas le Montana de rester parmi les adresses les plus recherchées chez les amateurs de gravures de mode, mannequins bien fichusetjeuneshommesdélicatementpeignés.Le bonplanpourécoulersesdernièrescartouches,si l’on arrive à rentrer, bien entendu, la jauge ne dé- passant pas les 50 personnes. Tendance 20-45 ans. Bar-club. Entrée libre. Cocktail : 15 €. Bière : 10 €. Du mardi au samedi de 23h à 5h.28,rue Saint-Benoît.M° Saint-Germain-des-Prés. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Stations Vélib’ : 4021, 1005, 4104. Overside Renversant Adulte/hétéro. On aime son côté pédago, avec des salles adaptées à tous les « niveaux d’échangisme » : les moins initiés préféreront le Salon indien, jolie petite chambre offrant une certaine intimité, tout en laissant la possi- bilité aux curieux de vous observer via un mi- roir sans tain, tandis que les « experts » choi- siront « la Mosaïque », réputée pour ses lits spacieux et ses jeux de miroirs. Et comme en plus la déco n’a pas à rougir de la comparai- son avec une « vraie » boîte et que la clientèle est plutôt jeune et haut de gamme, il n’y a pas de raison de finir tête bêche. Une piste de danse bien remplie. 25-50 ans. Club échangiste. Entrée : 68 € pour un couple du jeudi au sa- medi. Hommes seuls acceptés les mercredis et dimanches : 108 €. Gin : 16 €. Coca : 10 €. Du mardi au dimanche de 20h30 à 5h (à partir de 22h30 le samedi). 92, rue du Cherche-Midi. M° Vaneau. 01 42 84 10 20. www.overside.fr Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 6108. Le Baron
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    8e Le Baron Déjà cinqans Hétéro. Le premier club d’André et de Lionel avait lancé le mouvement des miniclubs : cinq ansplustard,quandbiend’autresontsombré,le Baron tient toujours sa ligne de conduite, indif- férent au passage du temps. L’ancien bar à hô- tesses n’a donc relâché ni sa fameuse politique de sélection (les amis d’amis) ni son goût pour la fête non-stop, délirante à souhait. Et même si ses deux fondateurs devenus gourous de la nuit sont occupés par d’autres projets, il reste le lieu incontournable pour frotter ses épaules au mi- lieu de la mini jet-set rock internationale. Tendance 25-50 ans. Club. Entrée libre (mais sélective) tous les jours de 23h à 5h. Bière : 10 €. Alcool : 15 €. Bouteille de champagne : 200 €. 6, av. Marceau.M°Alma-Marceau.www.clublebaron.com Noctilien : N11,N124, N53. Stations Vélib’ : 8045, 8046. No Comment Comme son nom l’indique NOUVEAU Adulte/hétéro. Dans la même rue que le Regine’s ou le Mathis, ce nouvel épicentre de la luxure reprend les codes des clubs chic de Paris, univers Art déco et lumières tamisées, en y ajoutant sa touche pimentée : on ne s’isole pas seulement dans des chambres mais dans de confortables «cabines Paquebot» ou «cabines Orient Express», tandis que l’on pourra s’initier à la domination dans le cachot. Le succès est au rendez-vous : en fin de semaine, ce club pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes fait quasiment le plein. Il y a donc le choix. Une bonne alterna- tive aux Chandelles ou à l’Overside, donc. Une sélection musicale au-dessus de la moyenne. classique 25-60 ans. Club échangiste. Entrée : 75 € pour les couples (avec conso), 38 €pour les femmes seules (avec conso).Hommes seuls le mardi (90 €). Menu : 37 €. Du mardi au samedi de 23h à 5h. 36, rue de Ponthieu, M° George-V. 01 43 59 23 95. www.nocommentclub.com Noctilien : N121, N24. Stations Vélib’ : 8039, 8050. Six Seven/ soirée Vengeance d’une femme Classique revisité Hétéro. On attendait pas grand-chose de cette énième reprise du concept initié au Regine’s par les Soirées « Au Bonheur des dames ». Comprendre : faire de la calino- thérapie aux filles en début de soirée via diverses animations et du striptease géné- ralement bas de gamme, avant d’ouvrir les portes du club à la gent masculine. Mal nous en a pris, car cette « Vengeance d’une femme » renouvelle complètement le genre en jouant complètement la carte « sexy chic »: de fort beaux serveurs, des strip- teases raffinés et, surtout, des démonstra- tions de produits ou cosmétiques coquins. Autant dire que dès minuit, le thermomètre est déjà au plus haut… classique 20-30 ans. Soirée.Tous les vendredis au Six Seven. Bière : 8 €. Cocktail : 15 €. Entrée gratuite pour les filles de 23h à 0h30, puis jusqu’à 5h (sur invitation). 65-67, rue Pierre-Charron. 01 58 56 20 51. M° Franklin- Roosevelt. www.sixseven.fr Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 8040, 8105, 8013. SoKo, 25 ans, chanteuse, comé- dienne, bientôt à l’affiche du film de Virginie Des- pentes, d’après son livre Bye Bye Blondie « Mon endroit préféré de tout Paris c’est Tien Hiang, rue Bichat (10e ) : le seul resto entièrement végétalien, je crois. Comme une petite cantine asiatique, pas cher, tout est délicieux, c’est à côté du Canal, donc bien pour une petite promenade après dîner. Pousse-Pousse, rue Notre-Dame-de- Lorette (9e ) : patrons adorables qui font des tartes sans gluten et végétaliennes, il y a tout un tas de graines germées et jus de légumes trop bons et pleins d’op- tions crues ! Uma, rue Choron (9e ), les meilleurs massages de Paris ! Oh oui ! Smooth in the City, rue des Abesses (18e ) :“One smoo- thie a day keep the doctor away”. Je crois que mon préféré c’est le Lorelei ! Miam ! » Le Baron Chez Moune ©Villard-Sipa
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    9e Chez Moune Normounisation Hétéro. Cetancien cabaret homosexuel féminin est rentré dans une période de normalisation depuis 2008, au moment de sa reprise en main par la fameuse clique du Baron. Après avoir mis un certain temps pour prendre ses marques (allusion à sa fermeture au printemps dernier), Chez Moune est devenu le mini club branché de Pigalle, le point de rendez-vous de tous les noctambules du quartier, venus générale- ment du Sans Souci voisin. Finis donc les shows burlesques, place désormais aux soirées de toutes les bandes qui comptent dans la capitale : Institubes, Zéro Zéro Crew, les amis de Guido… et on drague jusqu’à plus soif sous le regard goguenard de la dérisoire boule disco. Le décor de bouge des années 70. Tendance 20-40 ans.Club.Entrée libre.Bière : 8 €.Coupe de champagne : 15 €.Du mardi au samedi de 23h à 4h, samedi réservé aux femmes. 54, rue J.-B. Pigalle.M° Pigalle.01 45 26 64 64.http://chezmoune.fr Noctilien : N01. Stations Vélib’ : 9018, 9019, 9027. 10e Soirées Flash Cocotte à la Java Gay Pride pour tous Homo/hétéro. Reprenant les fondamen- taux qui avaient fait le succès des soirées Cabaret Furie à la grande époque du Pulp, les Flash Cocotte sont devenus depuis plus d’un an le rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte si l’on est en recherche d’un petit brin de folie. DJs tigresses, trans dé- vergondées et les immuables Sœurs de la perpétuelle indulgence (les fameuses drag queens de la nuit parisienne) savent parfai- tement mettre l’ambiance dans cette soirée gay tout à fait hétéro friendly. Comme la sé- lection musicale, à dominante électro pop, est également très réussie, il serait vraiment idiot d’hésiter plus longtemps avant d’es- sayer la Cocotte… convivial 25-35 ans. Entrée : 6 €. Bière à partir de 3 €. Cocktail à partir de 8 €, flûte de champagne : 4,50 €. Une fois par mois de minuit à 6h. A la Java : 105, rue du Faubourg-du-Temple. 01 42 02 20 52. www.mys- pace.com/flashcocotte M° Belleville. Noctilien : N12, N123. Stations Vélib’ : 10113, 11025. 11e Le Bunker Très hard Adulte/homo strict. Pas besoin d’y aller avec des pincettes : au Bunker, le lundi, c’est soirée « Slip », et du mardi au jeudi, c’est tous « A poil », la soirée gay reconnue comme la plus chaude de la capitale. C’est dire, tant Paris est déjà bien fournie en ma- tière de sex-clubs du genre. Des « prisons » au labyrinthe, en passant par des chaises de gynécologue, il y en a donc pour toutes les envies, sur fond de musique house, à condi- tion d’avoir le cœur bien accroché. En tout cas, cela fonctionne, puisque l’endroit est souvent bondé, et il devient même difficile de circuler le premier samedi du mois pour la spéciale SM, la soirée « Rouge Noir ». Un équipement « complet ». Tendance 20-60 ans. Cruising club. Entrée : 7,50 €. Vestiaire, casier, soft : 2€. Du lundi au jeudi de 16h à 2h, vendredi de 16h à 3h30, samedi de 16h à 4h30, dimanche de 16h à 1h. 150, rue St-Maur. M° Goncourt. 01 53 36 78 87. www.bunker-cruising.com Noctilien : N12, N23. Stations Vélib’ : 11034, 11035. Soirées Flash Cocotte à la Java Alexia Portal, 32 ans, comé- dienne et joueuse de poker, membre de Winamax « Le parc André-Ci- troën (15e ), l’ACF, un cercle de jeux, sur les Champs (8e ), Camera Obscura (14e ) pour la photo. La boutique Dries van Noten, quai Malaquais (6e ) et le Café de la Danse (11e ), La Maroquine- rie (20e ) ou le Divan du Monde (18e ). » ©Travers-Sipa
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    12e Le China/Soirée La petitecour des astres Le lieu qui va avec NOUVEAU Hétéro. Rien de mieux que l’at- mosphère « Retour à Shangai dans l’entre- deux-guerres » du China pour ce nouveau spectacle de striptease burlesque. Le genre, qui fleurit dans la capitale dans la foulée des spectacles de Dita Von Teese au Crazy Horse, trouve ici une actualisation bienve- nue sur le thème de la comédie glamour. On se laisse donc facilement prendre au jeu des 4 effeuilleuses qui incarnent toutes des personnages raffinés des années 30 : on est loin de la sempiternelle revue de la garde du Moulin Rouge qui ne fait plus frémir que les touristes. Un seul regret toutefois : la pro- grammation de ce spectacle est encore trop irrégulière. Le cocktail « sulfureux » préparé pour l’occasion. ephémère 30-60 ans. Striptease burlesque 1 fois/mois au China. Entrée libre pour le club.Tous les jours de 18h à 2h (spectacle à 21h30). 50, rue de Cha- renton. M° Ledru-Rollin. 01 43 46 08 09. Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 12002, 12004. 16e Mon Bar L’alternative au Costes NOUVEAU Hétéro. Drôle de destin que cet ancien bar à hôtesses (dans les années 50, tout de même) devenu le dernier-né des endroits calqués sur le Costes. Du coup, si le velours mauve rappelle un peu son passé, la déco a été lissée pour faire du Mon Bar un petit salon feutré… et bien fréquenté : l’ex couple glamour Eva Lon- goria et Tony Parker, ainsi que plusieurs personnalités du PAF y ont déjà été entra- perçus, séduits par la qualité et la diversi- té des cocktails. Pour conclure, on pourra toujours utiliser les très belles chambres de ce mini palace, à l’étage. Tendance 20-50 ans Bar. Entrée libre. A la carte : env. 35 €. Bière : 8 €. Cock- tails : à partir de 16€. Tous les jours jusqu’à 2h. Dans le Mon Hôtel. 1, rue d’Argentine. 01 45 02 76 76. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. www. monhotel.fr/fr/bar-lounge.php Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 17033, 17038. 17e Le 10 bis Le paradis des hommes seuls Adulte/hétéro. La scène est plutôt co- casse, mais n’augure rien de bon : le samedi soir, devant le 10 bis, rue du Débarcadère, il n’est pas rare d’observer plusieurs hommes en train de piétiner. Ce club libertin ins- tallé depuis une trentaine d’années dans une ancienne maison close est en effet l’un des rares sur Paris à adopter une politique très « libérale » concernant les « hommes seuls ». Concrètement, ceux-ci sont autori- sés à rentrer tous les soirs, avec des tarifs très raisonnables, en suivant un ratio de trois hommes seuls pour un couple. Soit autant, ou presque, de voyeurs potentiels… quitte à organiser une soirée Chatroulette, autant rester chez soi. classique 25-50 ans. Club échangiste. Entrée : 38 € (couples), 78 € (hommes seuls). Chambre seule : 58 € ou 78 €. Du mardi au samedi à partir de 20h30. 10 bis, rue du Débarcadère. M° Porte-Maillot. 01 45 74 12 32. www.au10bis.com Noctilien : N11, N24, N153. Stations Vélib’ : 17039, 17042. Le China
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    Cris et chuchotements Pas vraimentdu Bergman Adulte/homo/hétéro. Reprenant plus les préceptes de la « Philosophie dans le bou- doir » que le film de Bergman dont il est tiré, Cris et chuchotements est le donjon SM le plus fréquenté de Paris. Dans ce grand bou- doir en sous-sol divisé en plusieurs « salles de jeu », les adeptes du genre s’adonnent aux plaisirs de la soumission, du shibari (une technique de bondage japonaise) ou à la mys- térieuse roue de l’infortune. Contrairement à la Nuit élastique, l’endroit est réservé aux plus initiés : pour être admis dans le club, il faut ainsi impérativement être parrainé. Le décor « Orange Mécanique » de certaines salles. Tendance 20-50 ans. Club SM. Dress code obligatoire. Entrée : 56 € ou 70 € (soi- rée à thème) pour les couples, gratuit pour les dames, 109 € pour les hommes seuls (avec consommation). Boisson supplémentaire : 10 €. Du mardi au samedi de 22h30 à 5h. 9, rue Truffaut. 01 42 93 70 21. M° Rome.www.cris-et-chuchotements.com Noctilien : N15,N51.Stations Vélib’ : 8012, 17050. Secret Square Bonne table (dance) NOUVEAU Hétéro. On connaissait la ren- gaine : les clubs de strip-tease n’ont plus le droit d’être glauques depuis l’ouverture du Pink Paradise. Le Secret Square, rempla- çant du Stringfellows, rajoute une ligne dans le cahier des charges des clubs de strips chic : si l’on vient avant tout pour apprécier un effeuillage plus ou moins glamour, il est désormais possible de ne pas faire souffrir son palais. Le Secret Square ressuscite donc une sorte d’esprit français mythologique, en satisfaisant à la fois le plaisir des yeux, avec son décor de boudoir très réussi où s’égaillent de très jolies filles, et celui de la bouche, délicieusement égayée par des bro- chettes de lotte au curcuma ou le magret de canard au gingembre. Et en couple, c’est en- core meilleur ! Les soirées à thème, « concert » ou « burlesque » Tendance 20-50 ans. Restaurant/club de strip-tease. Entrée : 50 €.Vin : à partir de 35 €. Dîner-spectacle : 60 €. Restaurant ouvert de 20h30 a 0h15. Club ouvert du lundi au samedi de 22h jusqu’a 4h. 27, av. des Ternes. 01 47 66 45 00. M° Ternes www.secretsquare.fr Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 17045, 17046. 18e Le Château des Lys La tour des miracles Adulte/hétéro. Club historique de la capi- tale installé dans un ancien relais de poste du XIIIe siècle (qui a gardé sa tour d’ori- gine !) et relifté en 2006, le Château des Lys poursuit son rythme de croisière. Face à un léger vieillissement et à un embourgeoise- ment de sa clientèle ces derniers mois, le « Château » a renouvelé son offre à la ren- trée en proposant des soirées thématiques un peu plus audacieuses que la moyenne, en surfant notamment sur la mode « Cougar » ou en instaurant le rituel orientalisant du « dessert sur corps nu ». Une adresse très correcte. classique 35-60 ans. Club libertin. Entrée : 40 €, 50 € vendredi, 60 € samedi (couple), 20 € (femme seule) et 100 € (homme seul). Vodka : 10 €. Champagne : 15 €. Voiturier : 10 €. Du mercredi au dimanche de 21h à 5h du matin. 103, rue Marcadet. 01 42 58 13 01. M° Jules-Joffrin. www.chateauclub.fr Noctilien : N14, N44. Stations Vélib’ : 18016, 18021. Elysée Montmartre/ Soirée We are the nineties Fibre nostalgique Hétéro. La nostalgie étant un filon inépui- sable, il est assez logique que les soirées We are the Nineties fassent systématiquement le plein : des cohortes de trentenaires, pour la plupart célibataires, se retrouvent donc pour entendre les hits de la décennie pré- cédente, quitte à faire frémir les tauliers de la hype. Mais ils ne devraient pas, d’au- tant que même au Baron on peut écouter du Marc Lavoine… Moins guindée que les After Work, plus conviviale qu’une nuit électro, la We are the Nineties reste la soi- rée la plus simple pour rencontrer l’âme sœur… à condition de supporter David Charvet ou Ophélie Winter. Une chaleur épouvantable. convivial 20-40 ans. Soirée. Entrée : 12 € (prévente), 15 € (sur place). Une fois/ mois à l’Elysée Montmartre. De 23h30 à 5h. 72, bd Rochechouart. 08 92 69 23 92. M° Anvers. www.wearethe90s.com Noctilien : N01, N02. Stations Vélib’ : 9004, 9005. David Edwards, 49 ans, fondateur du Laboratoire, espace d’art, de science et de design. « Place Dauphine (1er ) : le dimanche après-midi, un match de foot avec mes trois fils, suivi par un verre au Caveau du Palais. Le Six Odéon, rue Odéon (6e ) : petit restaurant intime, soirée reposante et sans distractions avec Aurélie, ma femme, parfait en semaine. Café Marly, rue de Rivoli (1er ) : un verre à la fin d’une journée, avec un ami, un étu- diant ou un collègue, la lumière du soleil sur les pavés, le bruit de la foule autour de la Pyramide, presque imperceptible. Le Laboratoire, rue du Bouloi (1er ) : pendant une soirée vernissage, c’est la fin d’une longue expérience, incertaine jusqu’au dernier moment, et on savoure l’idée que la création est une sorte de fête partagée. » ©Klane-FabienThouvenin
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    19e Rosa Bonheur Un pique-niquesur les Buttes Homo/hétéro. « Tu vas au Rosa ce week end ? », fut sans doute la phrase la plus prononcée à Paris l’été dernier. Poussé par un buzz énorme, le Rosa Bonheur, en plein parc des Buttes-Chaumont, est devenu LE dancing de début de soirée, absolument in- contournable. Depuis, le voisinage, excédé par le bruit et quelques débordements (on a même vu des gens escalader les grilles du Parc pour « en être »), a légèrement réduit les ambitions nocturnes du Rosa Bonheur, qui ferme désormais à minuit. Mais, y com- pris en hiver, le dance-floor n’a jamais dé- sempli, attirant même quelques people (de Pascal Gregory à Rachid Taha) et reste l’un des spots de drague les plus « efficaces » et conviviaux de la capitale. En espérant que ça dure… Bien que compétitif, le vin reste quand même au ni- veau de la piquette. convivial 25-45 ans.Parc des Buttes-Chaumont,Avenue de la Cascade.Entrée libre. Café : 2 €. Coca : 3 €. Champagne (coupe) : 8 €. Bouteille de vin : 17 €. Du mercredi au dimanche, de 12h à minuit (après 20h, l’accès se fait uniquement par l’entrée Botzaris et sur invitation). 01 42 03 28 67. www. myspace.com/rosabonheurparis M° Botzaris. Noctilien : N12, N23. Sta- tions Vélib’ : 19023, 19024. 20e La Flèche d’or 2 Redémarrage en douceur Hétéro/homo. Sa reprise en main par les producteurs de spectacles Alias et Astérios aura été particulièrement délicate. Regret- tant une certaine normalisation (exit l’am- biance de friche industrielle, remplacée par une déco noire uniforme) beaucoup des an- ciens habitués de la Flèche d’or avaient en effet déserté l’ancienne gare de Charonne. Conséquence, la vie nocturne légendaire du lieu avait flétri et il n’était pas rare de se retrouver un peu seul sur le dance-floor une fois les concerts terminés (23h). Finale- ment, les inquiétudes ont été levées progres- sivement, l’amélioration de la programma- tion concerts et clubbing ayant convaincu la faune habituelle de revenir, tout en la re- nouvelant. Un vrai soulagement. Tendance 20-40 ans.102 bis,rue de Bagnolet.Entrée : 8 € avec une consommation. Du mardi au dimanche de 19h à 2h.01 44 64 01 02.M° Gambetta.www. flechedor.fr Noctilien : N16, N34. Stations Vélib’ : 20020, 20108. Ici et Là La Nuit élastique Vinyle and roll Adulte/hétéro/homo. Au fond, une jeune fille se laisse ligoter pour une démonstration de shibari (l’art du bondage japonais) devant la rétroprojection d’un film de « genre ». Dans un coin, un groupe de garçons montés sur talon lunaire semblent avoir une discus- sion animée : à leur pied, un type menotté se fait savamment fesser l’arrière-train. Voici la Nuit élastique, rendez-vous privilégié des amateurs de cuir et de latex avec les soirées Dèmonia et Fetish in Paris… Son avantage ? Ne laisser rentrer qu’un public aussi enthou- siaste qu’averti. Idéal pour « débuter » dans le milieu, à condition d’avoir le dress code. Tendance 20-50 ans. Soirée fétichiste. Un samedi par mois de 22h à 5h. Entrée : 20 € (sur place), 12 €, en prévente à la Boutique Dèmonia (22, av. Jean- Aicard, 11e ). Soft : 4 €. Alcool : 6 €. Plus de renseignements sur www. nuit-elastique.com Les « Skins Partys » Dégénérer n’est pas un luxe Homo/hétéro. Montées en épingle dans la presse, les Skins Partys ne sont que des soirées étudiantes…quiauraientplustendanceàdégé- nérer que les autres, sans en arriver aux excès des free parties des années 90. Inspirées par les beuveries de la série britannique « Skins », ces fêtes encouragent les jeunes à venir déguisés, boire sans vraiment de modération et à ne pas hésiter à embrasser son voisin ou sa voisine. mais la récupération du phénomène par les agences d’évènementiels risque de faire dispa- raître le « concept » aussi vite qu’il est apparu. ephémère 16-23 ans. Quelques prix : 20 € (garçons) ou 15 € (filles). Boissons : 2 € à 4 €. Renseignements sur http://skins-party.blogspot.com/ ou sur facebook. Mathieu Lehanneur, 36 ans, designer « Deyrolles, rue du Bac (7e ) : insectes fabuleux et animaux naturalisés. Un lieu unique et sans âge qui a su renaître de ses cendres (tout a brûlé il y a peu). Le Ciel de Paris, tout en haut de la tour Montparnasse (15e ) : un café et restaurant que nous pensions un attrape-touriste et qui offre un intérieur où rien n’a bougé et où aucun designer n’est, heureusement, intervenu depuis son ouverture dans les années 70. Le Laboratoire, rue du Bouloi (1er ) : un lieu qui fait du bien au cerveau. À quelques mètres du ministère de la Culture, c’est le creuset bouillonnant et palpitant dont la ville avait besoin. » La Flèche d’or 2 ©FabienThouvenin
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    Il aurait eu50 ans en 2010, mais une overdose a fauché, à 27 ans, l’artiste aux origines portoricaine et haïtienne. Le Musée d’art mo- derne de la Ville de Paris pré- sente, jusqu’au 30 janvier, une centaine de ses toiles et dessins. L’occasion d’encenser l’œuvre prolifique et originale du natif de Brooklyn qui débuta en taggant les murs de New York. Le cinéma le célèbre aussi par la sortie cet automne de The Radiant Child. Même Reebok, en hommage à la street culture, a créé une collection décorée de ses graf- fitis. Sur une veste, est inscrit « not for sale ». Quelle ironie ! Pas question de se prendre au sérieux en s’égosillant sur du Céline Dion, il s’agit de délirer en chanson : au Cercle et son piano juke box ; à la Bellevilloise pour le Piano Baraoké ; au Baron le dimanche, avec Mattias Mimoun au piano ; pour le Kararocké animé par Nicolas Ullmann et un orchestre ; au Bus Palladium ; à l’Arc, le jeudi, avec Sing me if you can, réservé aux femmes ; ou pour l’Open Mic’Session aux Filles de Paris, le mercredi. A vos micros ! La petite guitare d’Hawaï s’est impo- sée partout : de Julien Doré à Thomas Fersen en passant par Dionysos ou Mareva Galanter. Mais aussi aux Trois Baudets ce printemps pour le Ukulélé Bazar (concerts, cours et expos). Ou en- core avec un stand d’initiation pendant Paris Plage. Un Ukulélé Club organise même des soirées mensuelles dans la capitale. Ce grattage de cordes dans les aigus va finir par donner de l’urticaire… Paris et le cabaret, c’est une longue histoire d’amour, qui dure. Il est redevenu à la mode, dans sa version sexy, au Crazy Horse, ou russe, avec le renouveau du mythique Raspoutine, qui propose un spectacle vers minuit. Sans oublier le style déjanté du Renard, resto-club aux maîtres de cérémonie extravagants. Un peu partout fleurissent des soirées cabaret : la P’tite revue des K barrés aux Filles de Paris ; show burlesque avec les strip-teaseuses du film « Tournée » au théâtre de la Cité Internationale, cet hiver… Plusieurs musées parisiens accueillent le public tard, la palme revenant au Palais de Tokyo, tou- jours ouvert jusqu’à minuit. Le jeudi, le Centre Pompidou ferme à 23h. Ce jour-là, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris et celui de la Ciné- mathèque se visitent jusqu’à 22h. Même horaire au Louvre les mercredis et vendredis pour les ex- pos du Grand Palais, presque tous les jours, ou à la Fondation Cartier le mardi. Et pour prendre une photo panoramique de Paris by night, la tour Eiffel est accessible tous les jours jusqu’à 23h45. ©D.R. ©AnneSorrentino ©JustinWilliford/Shutterstock
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    2e Social Club Culture Club Club-sallede concert. Que se passe-t-il quand s’associent les deux créateurs de la Techno Parade et un ancien programmateur du Printemps de Bourges ? L’émergence d’une scène musicale audacieuse, des DJs pointus aux concerts pop, rock et électro : Justice, Soulwax, Pony Pony Run Run, Midnight Jug- gernauts, etc. Avec l’automne, place à un dé- cor réagencé et une ouverture mardi-mercredi en version réduite intimiste, sous la forme du « Petit Social ». A suivre, au printemps, la créa- tion du « 142 », club privé designé par David Lynch, avec salle de projection et galerie d’art. Les installations lumière de Maister. Tendance 18-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 20 € (sans conso).Mardi et mer- credi de 22h à 4h,du jeudi au samedi de 23h à 6h.142,rue Montmartre. 01 40 28 05 55. www.parissocialclub.com M° Bourse. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2017. Truskel London Calling Bar-club-salle de concert. L’ambiance des pubs anglais règne dans ce petit bar qui ne paie pas de mine : il retransmet des matchs de foot, sert des verres pas chers, diffuse des albums de rock pointu en pré-écoute, programme des concerts, des aftershows (comme Supergrass en juin) suivis de DJs sets. Le patron a de très bonnes connexions parmi les labels et les pros de la musique : il est capable de faire venir jouer Elysian Fields ou Pete Doherty en live improvisé ! Le grand fumoir au sous-sol. Tendance 18-45 ans. Entrée gratuite. Du mardi au samedi de 20h à 5h. 12, rue Fey- deau. 01 40 26 59 97. Myspace.com/truskel_paris M° Bourse. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 2102. 4e La Belle Hortense Chapitre vin Librairie-bar et cave à vins. Dès l’entrée, l’ambiance est posée : d’un côté le vieux zinc, de l’autre les étagères où se côtoient les bonnes bouteilles et les romans ou livres d’art, de psychanalyse, d’histoire… Ici pas de discussions de café du commerce mais… de bar littéraire ! Le cinéaste Eric Zoncka et les écrivains du quartier viennent boire un verre, acheter un beau flacon d’alcool, choi- sir un bouquin, assister à des lectures, des discussions littéraires ou aux vernissages des expos de peinture, photos… Petit par sa taille, ce lieu est grand par sa culture ! convivial 30-50 ans.Verre côte du Rhône 3,50 € ; Indignation,Philip Roth : 17,90 €. Tous les jours jusqu’à 2h.31,rueVieille-du-Temple.01 48 04 74 60.www. cafeine.com M° Hôtel-de-Ville.Noctilien : N11,N16.StationVélib’: 4013. Les Filles de Paris Wonderwoman Bar-resto de nuit-club-salle de concert. Sur la scène délirante du sous-sol défilent des sets de musique latino et d’électro orientale, des mixes de DJs accompagnant des films muets,desconcerts-karaokélemercredi,avec l’Open Mic’Session, où le public peut chanter et jouer. Sans oublier, un jeudi sur deux, la P’tite Revue des K Barrés, animée par Kova Réa : depuis l’automne, cette électropérette allie chansons, sketches et performances. Le samedi, place aux Sexy Crazy Girls, spectacle glamour (pole dance, strip…). Un seul mot d’ordre : ne pas se prendre au sérieux ! convivial 25-35 ans. Entrée gratuite ou jusqu’à 15 € (avec 1 conso). Du mercredi au samedi de 21h à 5h. 57, rue Quincampoix. 01 42 71 72 20. Myspace. com/lesfillesdeparis M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, N23. Station Vélib’ : 4104. Thierry Marx, 47 ans, chef cuisinier « Le Monterverdi, rue Guisarde (6e ) : ma cantine. C’est un restaurant qui a su garder l’âme de Saint-Germain grâce à son ambiance et à Claudio, son patron, et la présence d’un pianiste. Le New Nioulaville, rue de l’Orillon (19e ) : j’ai habité Hongkong et quand la nostalgie des saveurs de la Chine me manque, je cours là-bas et me régale de tripes cuites à la vapeur. Rech, av. des Ternes (17e ) : on y trouve des produits d’exception dans un bon rapport qualité- prix. Une adresse où la fraîcheur est de rigueur. » Truskel ©MathildedeL'Ecotais
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    Le Renard Tanière branchée Restode nuit-cabaret-club. Cet ancien théâtre des années 1920 a été reconverti en néo-cabaret festif. Dans un décor de music- hall, la clientèle chic qui vient dîner ou boire un verre, apprécie l’élégante salle, très haute de plafond, et les spectacles sur la petite scène. Les soirées sont animées par des maîtres de cérémonie excentriques et ponc- tuées de spectacles de danseurs-transfor- mistes. Le dimanche est tendance gay, avec Renard Rose. L’espace lounge au premier étage. Tendance 25-35 ans. Entrée gratuite. Du mardi au samedi de 20h à 4h et certains di- manches. 12, rue du Renard. 01 42 71 86 27. www.renardrenard.com M° Hôtel-de-Ville.Noctilien:N11,N12,N13,N14,N16,N23.StationVélib’:4019. 6e La Hune Hautes sphères Librairie. La célèbre adresse germanopra- tine, installée depuis 1949 en face du Café de Flore, a perdu son fondateur, Bernard Gheer- brant, décédé en août dernier. Mais elle main- tient le cap, toujours aussi emblématique et incontournable dans le quartier, proposant des rencontres avec des auteurs tous les mois. Parmi les clients fidèles, BHL, Fabius, Moscovici, Jospin, Modiano, Weyergans et d’autres écrivains, acteurs et intellos Rive Gauche. On y trouve aussi un étage spécialisé dans l’art, bien fourni en architecture, design, photo, graphisme, cinéma, musique et mode. Un espace froid, pas très cosy. classique Tout âge. Catalogue de l’expo Lagerfeld à la MEP : 18 €. Mapplethorpe «The Complete Flowers » 128 €.Tous les jours de 10h à minuit (dimanche de 11h à 20h). 170, bd Saint-Germain. 01 45 48 35 85. M° Saint-Ger- main-des-Prés. Noctilien : N01, N02, N12, N13. Station Vélib’ : 6012. 8e Crazy Horse Coup de jeune Cabaret. Après Dita Von Teese, Arielle Dombasle et Pamela Anderson, une nouvelle guest star est montée sur scène. Clothilde Courau a présenté 4 numéros inédits, de la chanson de Colette Renard au tableau de co- médie musicale inspiré de « Chicago ». Lors de la première, étaient là Valérie Lemercier, Julie Depardieu, Joey Starr… L’image du ca- baret mythique, qui fêtera en 2011 ses 50 ans, continue de se moderniser avec le spectacle Désirs, sous la direction artistique d’Ali Mah– davi et grâce à l’inventivité de Découflé. classique 30-50 ans. Spectacle + champagne : à partir de 70 € par personne. Box VIP : à partir de 1 000 €.Tlj,représentations à 20h15 et 22h45 (samedi à 19h,21h30 et 23h45).12,av.George-V.01 47 23 32 32.www.lecrazyhor- separis.com M° Alma-Marceau. Noctilien : N1, N2. Station Vélib’ : 8045. Elysées Biarritz Bien achalandé Espace culturel. Edouard Rostand et son acolyte du Cercle, Hugues Piketty, proposent régulièrement les soirées « Rayon Frais » à l’Elysées Biarritz pour mettre en avant de jeunes créateurs du cinéma, de la photo, de la musique, etc. Elles accueillent des expos, des projections de films, des lives et des DJs toute la nuit. Edouard, rédacteur en chef de « Trax », organise aussi les fêtes de son ma- gazine, où il mixe et invite des guests, comme Tricky fin octobre. Cette salle d’événementiel programme, de temps en temps, le Bal Swing ou la soirée Gentry de Paris ephémère 20-40 ans.Entrée gratuite ou jusqu'à 10 €.Certains vendredis et samedis de 18h ou 23h à 5h. 22-24, rue Quentin-Bauchart. 01 53 57 40 80. www. elyseestv.com M° George-V. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8041. La Hune Le Renard
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    Librairie du Publicis Drugstore Lecturesnocturnes Librairie-kiosque à journaux. Au rez-de- chaussée du vaste Drugstore, la librairie se veut généraliste : nouveautés littéraires, ou- vrages politiques, essais économiques, po- lars, etc. Les dévoreurs de livres choisissent les écrits qui habiteront leurs insomnies. Ils peuvent également assister aux séances dédi- caces éclectiques : Antoine de Caunes, Pierre Hermé… Les « papivores » achètent la presse du monde entier dans le kiosque international. Un univers cosmopolite à l’image des Champs. Les horaires vraiment tardifs. classique 30-65 ans. Librairie et journaux, tous les jours jusqu’à 2h. 133, av. des Champs-Elysées. 01 44 43 79 00. www.publicisdrugstore.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8052. Showcase En Seine ! Club-salle de concert. Cet ancien hangar à bateaux en bord de Seine s’est mué en boîte géante avec de gros DJs internationaux. Lan- cée par Dove Attia, Albert Cohen et Addy Bakhtiar, c’est ce dernier qui est désormais seul aux commandes. Le Showcase accueille ventes aux enchères, défilés de mode, spec- tacles (Max Boublil) et concerts : BB Brunes, Plastiscines, Nemo, Housse de Racket, Pony Pony Run Run, 50 Cent et showcase privé de Rihanna. Dans le public, des têtes connues : Tokio Hotel, Prince ou Naomie Campbell. Une programmation des concerts irrégulière. ephémère 20-40 ans.Entrée gratuite aux concerts.Certains jeudis de 19h à 1h,ven- dredi et samedi de 20h à 6h.Port des Champs-Elysées,pontAlexandre-III, rive droite. 01 45 61 25 43. www.showcase.fr. M° Champs-Elysées-Cle- menceau. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 8029. 9e Bus Palladium Repère Rock Club-salle de concert. Adresse mythique de la scène rock depuis les années 1960, le Bus continue d’attirer les musiciens. Que ce soient les habitués, Raphaël et Louis Ber- tignac par exemple, les nouveaux talents, découverts par le directeur artistique Cy- ril Bodin, ou les têtes d’affiche comme M, Philippe Katerine, Izia, Arthur H, Superbus, etc. Le resto de nuit accueille des concerts acoustiques, qui se transforment parfois en karaoké. Le club n’est pas en reste, avec des lives de 22h30 à 1h, suivis de DJs sets. Les petits salons cosy dans les étages du resto. convivial 20-45 ans.Entrée : gratuite à l’étage,5 à 11 € (sans conso) au club.Du mardi au samedi de 21h à 5h ou 6h. 6, rue Pierre-Fontaine. 01 45 26 80 35. www. lebuspalladium.com M° Pigalle.Noctilien : N01,N02.StationVélib’: 9026. Le Pirate La cave se rebiffe Bar-salle de concert. De l’extérieur, ce troquet ne paie pas de mine, mais il abrite dans sa cave, depuis l’automne, une micro salle de concert dont la programmation a été confiée à Yarol Poupaud, ex-guitariste de FFF, frère de Melvil et patron du label pour baby rockers Bonus Track Records. En fin de semaine, les lives du Pirate constituent un bon before avant d’aller danser chez Moune, juste en face. Les deux établissements, dont les directions sont liées, se complètent très bien et participent à l’effervescence du quar- tier branché SoPi (South of Pigalle). Tendance 25-45 ans. Entrée gratuite. Concerts et DJ du mercredi au samedi de 20h à 2h. 63, rue Jean-Baptiste-Pigalle. 01 56 92 28 79. M° Pigalle. Nocti- lien : N01, N02. Station Vélib’ : 9019. Eric Frechon, 46 ans, chef étoilé du restau- rant Le Bristol « Le Mini Palais, av. Winston Churchill (8e ) : quand on m’a proposé de m’occu- per de ce restaurant exceptionnel, je n’ai pas hésité une seconde. J’y ai conçu la cuisine et signé la carte. Il y règne l’art de vivre parisien par excellence, sobre, chic et authentique. Le Pavillon Ledoyen, av. Dutuit (8e ) : avec mon ami Christian Le Squer, chef 3-étoiles et ami, nous avons le même style de cuisine. Son turbot ou son lièvre à la royale sont mémo- rables ! Le dimanche soir, je vais souvent manger une côte de bœuf et un gratin de macaronis chez Christian Constant, au Violon d’Ingres, rue St-Dominique (7e ). Lorsque je veux manger italien, je vais au Cherche-Midi, dans la rue éponyme (6e ) : le meilleur restaurant italien de Paris… Morta- delle aux truffes exceptionnelle, pâtes toujours divines ! » Bus Palladium
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    L’International Pop populaire Bar-salle deconcert. Dans ce bar pas cher, qui prolonge l’happy hour jusqu’à 21h, 2 à 3 concerts s’enchaînent chaque soir, suivis de DJs, à partir de 23h30. Si la scène est un tremplin pour des artistes français et étrangers peu connus, elle reçoit également des talents plus confirmés : Keziah Jones, Tony Allen, Java, la Chanson du Dimanche, etc. L’« Inter », pour les intimes, affiche un credo pop, rock, folk, électro depuis son ou- verture, en septembre 2008. Parmi les soirées récurrentes, celles des labels Emergence et French Toast. Tendance 18-35 ans. Entrée gratuite. Tous les jours de 18h à 2h. 5-7, rue Moret. 01 49 29 76 45 www.linternational.fr M° Ménilmontant. Noctilien : N12, N23. Station Vélib’ : 11032. Le Motel Culture rock Bar-salle de concert. Discrètement installé depuis 2007 dans un petit passage, ce bar pop rock indé programme environ deux lives par semaine, des DJs et parfois des aftershows de concert. Les choix exigeants comblent un pu- blic d’amateurs avertis et de musiciens pros. Ils s’affrontent un dimanche sur deux : les équipes répondent par écrit à des questions de culture musicale et à un blind test rock. Puis on ra- masse les copies et les meilleurs gagnent du champ’ ou une tournée. Let’s quizz ! Happy hour jusqu’à 21h. Tendance 25-35 ans.Entrée gratuite.Du mardi au dimanche de 18h à 1h45.8,pas- sage Josset. 01 58 30 88 52. www.lemotel.fr M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 11004. 16e Palais de Tokyo Royal Musée et librairie. Cet immense édifice an- nées 1930 abrite le Musée d’art moderne et contemporain,uneboutiqued’accessoiresbran- chés, tenue par le graffeur André, et une autre de DVD, magazines et livres d’art, mode, design, photographie… Jusqu’en mars prochain, une installation étonnante s’est posée tout en haut dubâtiment:ArtHomeproposeuneexpérience culinaire avec ateliers, resto et visite offrant un beau panorama sur Paris. En 2012, le musée aura un nouvel espace d’exposition. Le dîner au Nomiya, resto perché sur le toit. Tendance 20-50 ans. Entrée plein tarif : 6 €. Du mardi au dimanche de midi à minuit. 13, av. du Président-Wilson. 01 47 23 54 01. www.palaisdetokyo. com M° Iéna. Noctilien : N53. Station Vélib’ : 16007. 10e Point éphémère Pointu Espace culturel. Ce vaste lieu en béton brut est un peu le couteau suisse de la culture : depuis 2004, il héberge, sur les bords du Ca- nal, un bar-resto, des studios de danse et de répétition pour musiciens, des ateliers d’arts visuels, des salles de concert et d’expo, etc. Il se passe toujours quelque chose d’arty ici, entre les rencontres et conférences, les ins- tallations lumineuses et spectacles vivants et les lives hip-hop, punk, pop ou électro rock. Tendance 25-40 ans. Expos gratuites. Concerts : 10 à 24 €. Bar ouvert tous les jours de midi à 2h (dimanche jusqu’à 21h). 200, quai de Valmy. 01 40 34 02 48. www.pointephemere.org M° Jaurès. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 10037. 11e La Mécanique ondulatoire Happy days Bar-salles de concert et d’expo. Drôle de nom pour cet endroit ouvert en 2007, qui fait référence à… la mécanique quantique ! Dans ce lieu rétro fifties et sixties, on s’attend, à tout instant, à voir surgir Fonzie et Richie. La « Méca », c’est La Mecque du rock éclec- tique, avec des concerts dans la cave voûtée et des expos à l’étage, pour passer des jours (et des soirs) heureux. ephémère 20-35 ans. Entrée gratuite. Du lundi au samedi jusqu’à 2h. 8, passage Thiéré.01 43 55 16 74 www.myspace.com/lamecanique M° Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 11004. L’OBS LECHOIXDE
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    18e La Machine du MoulinRouge Stakhanoviste Bar-club-salle de concert. Relancée de- puis presqu’un an, cette machine musicale est très bien huilée et son programme effi- cace. Dans le Bar à bulles, les fêtards com- mencent par l’apéro avec des lives hip-hop, soul, funk ou spectacle Burlesque jazzy. Ils descendent ensuite sur le Central, où se pro- duisent découvertes et artistes confirmés comme Minitel Rose, Ratatat, Amon Tobin, Sébastien Schuller, etc. Les visiteurs les plus curieux jettent un œil au décor onirique et étrange de la Chaufferie, tout en bas. convivial 20-40 ans.En général,entrée libre ou jusqu’à 30 € (sans conso).Du jeudi au samedi de 19h à 1h ou 5h, plus parfois le dimanche soir. 90, bd de Clichy. 01 53 41 88 89. www.lamachinedumoulinrouge.com M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 18043. Musée de l’érotisme Love History Musée. Près de Pigalle, parmi les sex-shops et les peep-shows, ce musée pas banal est dans son élément. Pourtant, il relève le ni- veau avec ses sept étages de collections érotiques : art sacré, glorifiant la fécondité ; art populaire, paillard et grivois ; art contem- porain, qui bouscule les codes ; ou recons- titution de l’univers des maisons closes, du XIXe siècle à 1946, année de leur fermeture en France. Dommage que les expos tempo- raires ne soient pas à la hauteur… classique 30-65 ans. Entrée : 9 €.Tous les jours jusqu’à 2h. 72, bd de Clichy. 01 42 58 28 73. www.musee-erotisme.com M° Blanche. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 18043. 19e La Gare aux gorilles En sursis Espace culturel-salle de concert. Ouverte en 1896, cette gare de la Petite Ceinture est devenue un squat, surnommé G.A.G., voilà plus d’un an. Malgré une procédure d’évic- tion lancée en mars dernier, suivie d’une pé- tition de soutien à ce lieu culturel, artistique et festif, son activité se poursuit. Fin octobre, la FIAG, Foire internationale de l’art gorille, a permis de découvrir sa galerie d’expo. Des soirées avec consos pas chères, concerts et DJs sont aussi programmées, certaines par Thierry Théolier, fondateur du syndicat du Hype et crevard autoproclamé. ephémère 20-35 ans. Entrée gratuite. Soirées ponctuelles sans régularité. 1, av. Corentin-Cariou www.myspace.com/lagareauxgorilles M° Corentin-Cariou. Noctilien : N42. Station Vélib’ : 19008. Le Trianon Salle polyvalente Club-salle de concert. Après de gros travaux de modernisation et d’insonorisation, le Trianon rouvre enfin ! Relancé par Julien Labrousse, patron du bar-resto l’Hôtel du Nord, ce superbe théâtre à l’italienne garde ses balcons sur deux étages, ses beaux volumes, ses deux escaliers menant au foyer et à la salle de concerts, spectacles et événementiels. A l’affiche, Goldfrapp, Gonzales, Tricky, Deftones, Moriarty, Ayo ou The Dø. Début 2011, la maison attenante deviendra un mini hôtel pour les artistes qui viennent se produire. Tendance 20-50 ans. Entrée aux concerts, environ 30 €. Dates de spectacles et concerts variables. 80, bd Rochechouart. 01 44 92 78 00. www.letrianon.fr M° Anvers. Noctilien : N01, N02. Station Vélib’ : 9005. La Machine du Moulin Rouge L’OBS LECHOIXDE
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    La Bellevilloise Guy Martin,53 ans, chef étoilé « La belle Hortense, bar littéraire, rue Vieille-du-Temple (4e ) : un verre de vin se déguste autant qu’un bon ouvrage. Mama Shelter, rue de Bagnolet (20e ) : le “chic chic bar” pour une partie de baby- foot avec les copains. Sensing,rue Bréa (6e ) : lumières de Marie Daâge, vaisselle Guy Degrenne, et surtout la cuisine de RémiVan Peteghem.Yannick Vincent, place des Petits-Pères (2e ) : petite boutique avec orchidées du monde entier. Chez Stéphane Chapelle, rue de Richelieu (1er ) : tomettes, tonnelles et pierres d’une autre époque côtoient des bouquets contempo- rains préparés avec délicatesse. » La Flèche d’or Locomotive Salle de concert. Cette gare reconvertie en café-concert dans les années 1990 a été reprise depuis plus d’un an par deux produc- teurs de spectacles, Alias et Asterios. Elle est redevenue une scène incontournable, entraî- nant avec elle de jeunes talents électro, rock, pop, folk. Plusieurs soirées sont confiées à des journaux (« Inrocks Indie Club », « Serge magazine ») ou à des labels (Pias Nites). Des têtes d’affiche sont aussi programmées : Pau- line Croze, The Rodeo, Jeanne Balibar, Mus- tang, Sean Lennon, Yelle, The Bishops. convivial 18-35 ans. Entrée : 8 à 10 € (avec conso). Presque tous les jours de 19h30 ou 20h à 2h. 102 bis, rue de Bagnolet. 01 44 64 01 02. www. flechedor.fr M° Gambetta. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 20108. Ici et là Soirées «D-Contract» D-Calé Soirées itinérantes. Reynolds et Hansel sont passés maîtres dans l’art d’imaginer des happenings ludiques et participatifs. Ils or- ganisent des soirées ponctuelles branchées pleines de surprises. Les invités sont incités à contribuer à l’ambiance festive : blind tests musicaux ou cinématographiques ; concours de looks sur le thème des couples d’amants célèbres du 7e art ; course en escarpins à la piscine Molitor ; Concrete Party avec concert du groupe Jupiter sur un chantier d’hôtel du Haut Marais… D-lirant ! Des concepts inventifs. ephémère 20-35 ans. Entrée gratuite, sur invitation. Soirées éphémères sans date ni horaire fixes. www.dcontract.com Glaz’art Multiculturel Bar-club-salles de concert et d’expo. Perdu aux limites septentrionales de la capitale, tout près du périph’, Glaz’art n’en est pas moins, de- puis quinze ans, un espace de créations pluri- disciplinaires incontournable à Paris. Sa sélec- tion avant-gardiste et touche-à-tout nous fait voyager des installations de VJ aux concerts folk, post-rock, indie pop, métal, hip-hop ou électropical, en passant par les arts visuels et graphiques, comme ce ravalement de la façade effectué par le collectif TRBDSGN. ephémère 18-40 ans. Entrée aux concerts : 10 à 18 €. Concerts en général mardi, mercredi et jeudi à partir de 20h. Clubbing et live le WE à partir de 22h, jusqu’à 6h. 7-15, av. de la Porte de la Villette. 01 40 36 55 65. www. glazart.com M° Porte-de-la-Villette. Noctilien : N42. Station Vélib’ : 908. 20e La Bellevilloise Dédale culturel Bar-resto-club-salles de concert-expo. Installé dans l’immense bâtiment de la pre- mière coopérative parisienne (destinée à mettre à la portée de tous l’éducation po- litique et la culture), sa vocation n’a pas changé : nombreux concerts, festivals, expos souvent gratuits. L’ouverture d’esprit et la di- versité sont de mise avec des lives de Femi Kuti, des noces gitanes, des soirées Avenida Brazil ou le show « Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ? » en novembre. Tendance 25-45 ans. Entrée aux expos en général gratuite. Concerts gratuits ou jusqu’à 29 €. Du mercredi au samedi jusqu’à 2h, dimanche jusqu’à minuit. 19-21, rue Boyer. 01 46 36 07 07. www.labellevilloise.com M° Gambetta. Noctilien : N16, N34. Station Vélib’ : 20121. ©D.R.
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    e voyage aubout de la nuit, c’est une longue route, une balade festive qui demande de l’endu- rance et une préparation physique pour en profiter. Parce que, depuis la nuit des temps, notre corps est programmé pour être actif et per- formant le jour puis se reposer une fois le soleil couché. Difficile d’aller à l’encontre de cette évidence génétique. « Faire la fête est un plaisir, mais ne pas dormir constitue quand même un stress pour l’organisme, prévient Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialiste des troubles du sommeil et de l’éveil. Cependant,nous ne sommes pas tous égaux face à la privation de sommeil. Cela dépend beaucoup de l’âge : les jeunes récu- pèrent plus facilement parce qu’ils dorment plus profondément et que leur repos est plus réparateur. » La nature est bien cruelle ! Autre injustice : les courts dormeurs qui ont, en plus, un profil « du soir » possè- dent, bien sûr, davantage de prédispositions noctambules que les marmottes tendance « lève-tôt ». Malgré ces inégalités, le droit imprescrip- tible à faire la fiesta ne saurait être remis en cause ! Pour que tout le monde puisse s’amuser, voici quelques conseils simples à suivre avant, pendant et après avoir bam- boché toute la nuit. Des produits dopants, mais légaux ! Tel un athlète avant la compétition, il faut préalablement s’affûter pour garder la forme au moment de « l’épreuve ». Tout commence par un régime digne des spor- tifs, qui évite un dîner trop lourd, riche et gras, synonyme de digestion difficile et d’assoupissement : les sucres lents, comme les pâtes, permettront au contraire d’être endurant dans l’effort sur le dance-floor. De plus, pour rester alerte le soir venu, rien de tel que la caféine à par- tir de 17h. Cet alcaloïde sti- mule les systèmes nerveux central et car- dio-vasculaire. « C’est la seule substance qui maintienne éveillé au maximum sans perte de jugement ni de perception et avec un minimum d’effets collatéraux, explique Sylvie Royant-Parola. C’est d’ailleurs ce produit qui entre surtout en jeu dans l’ac- tion éveillante des boissons énergisantes : une canette équivaut à environ deux cafés. Le problème, c’est qu’il y a aussi d’autres ingrédients dans ces “energy drinks” qui ne sont pas toujours recommandables… Comme la taurine, controversée parce qu’elle est neurotoxique à la longue. » Adapter son horloge interne Par ailleurs, pour se dynamiser avant une soirée, il faut rester exposé le plus tard pos- sible à la luminosité naturelle. En effet, c’est elle qui règle notre horloge biologique, si- tuée dans le cerveau et calée sur le rythme du soleil. Plus on est directement soumis à la lumière du jour, moins on a sommeil et plus l’heure d’endormissement est retar- dée. C’est la raison pour laquelle faire un peu de sport en plein air en fin d’après-midi ou début de soirée, selon la saison, main- tient éveillé et en forme. En s’abstenant, bien sûr, de trop se fatiguer par un effort très intense ! De plus, l’exercice augmente la température de l’organisme, or le pro- cessus d’endormissement habituel passe nécessairement par une baisse thermique corporelle. Se réchauffer en bougeant ou en prenant une douche chaude décale un peu l’envie de dormir. Et pour ceux qui ne sont pas du soir ou qui sont très fatigués, il existe également une solution plus « radicale » : se repo- ser avant de sortir en faisant la sieste soit dans l’après-midi, soit vers 19 heures ou 20 heures. Mais attention à ne pas sombrer trop profondément ! Vous risquez de vous réveiller au bout d’une à deux heures dans un état totalement vaseux… Pas génial pour enchaîner avec les festivités ! Pour que la sieste soit vraiment efficace, elle doit être courte : c’est un microsomme de quelques minutes qui permet de bien se reposer, de récupérer tout en gardant de l’entrain. Pour /// Stéphanie Condis
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    cela, il fautparvenir à entrer rapidement dans le sommeil et à en sortir aussi vite, quitte à programmer la sonnerie du réveil au bout de vingt minutes maximum. Bouger pour ne pas sombrer Enfin, pensez à « sauver votre peau » et donc à la préparer avant de faire la fête, votre tête du lendemain en dépend ! « Plus l’épiderme est sain, plus il résiste aux agres- sions, insiste Franck Tainier, responsable du spa Nickel, dans le Marais. Pour le préserver, il faut effectuer un gommage puis appliquer un masque et une crème hydratante protec- trice. » Il existe même des crèmes dites « ur- baines », avec un petit indice de protection so- laire qui est alors utilisé comme écran à la fumée de cigarette, par exemple, et comme hydratant plus puis- sant, en prévision de la déshydratation. Sur le dance-floor, quand l’heure est enfin venue de s’amuser, pas question de faire tapisserie et de rester assis dans un coin, fût-il carré et VIP… Bougez, dansez, innovez dans vos chorégraphies pour ne pas vous laisser gagner par la léthargie. D’autant qu’entre 3 heures et 5 heures du matin la pression d’endormissement s’exerce le plus fortement. Néanmoins, si cela vous semble vraiment trop difficile, il est éventuelle- ment possible de vous laisser aller à une microsieste discrète. Comme lutter contre le sommeil est un combat inégal – il finit toujours par l’em- porter – mieux vaut céder un peu pour ensuite repartir de plus belle ! C’est par- ticulièrement vrai si vous devez conduire pour rentrer… Entre 2 heures et 5 heures du matin, le risque d’accident est plus élevé à cause d’une baisse de la vigilance liée à la pression de sommeil. On estime qu’une personne éveillée depuis dix-huit heures consécutives a des réflexes qui s’apparen- tent à quelqu’un avec un taux d’environ 0,5 gramme d’alcool par litre de sang. Et un éveil non-stop depuis vingt-quatre heures équivaut à une alcoolémie d’un gramme ! Lutter contre la fringale Outre l’envie de dormir, c’est également la faim qui peut tenailler l’estomac au cœur de la nuit. C’est normal, d’une part parce que l’on se dépense, on s’active et l’heure du dîner semble bien loin. D’autre part parce que le sommeil intervient dans le contrôle de l’appétit par l’intermédiaire de la fabrication d’insuline, qui régule le taux de sucre dans le sang. Privé de repos, on est assailli par la « fringale ». Pour y remédier et reprendre des forces en cas de coup de barre, privilégiez les sucres lents : le pain d’un sandwich, une banane, etc. La règle d’or, quand on fait la fête toute la nuit, c’est de bien s’hydrater, d’autant que l’on se trouve souvent dans un lieu sur- chauffé.Attention à l’alcool, qui est traître : il a tendance à déshydrater l’organisme et, passé le premier effet euphorisant, il a une action sédative. Boire beaucoup d’eau évite également une mine déconfite le jour sui- vant, assure Franck Tainier, du spa Nickel, qui ajoute : « Avant de se coucher, il faut prendre le temps de bien nettoyer son vi- sage pour le laisser respirer, empêcher que les toxines ne s’incrustentencoreplusetnefavorisentl’ap- parition de boutons, cernes, etc. » L’après-fête est souvent le moment le plus délicat à passer. Heureusement, en cas de manque de sommeil, ce n’est pas « heure pour heure, dent pour dent » ! Si l’on a une « dette » de cinq heures, il n’est pas nécessaire de dormir cinq heures de plus la nuit suivante pour rattraper ce re- tard. En fait, après une nuit blanche, on récupère dès que l’on se couche, en une ou plusieurs fois selon les circonstances et les personnes. ©Shutterstock/YuriArcurs Bouger est le meilleur des anti-fatigues.
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    InterdItauxmoInsde16ans.©2010/WildBunch/FidElitEFilms/lEscinEmasdElaZonE/EssEntialFilmproduktion/BimdistriBuZionE/BuFcompagniE.tousdroitsrEsErvEs. EN DVD, BLU-RAY,EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VODEN DVD, BLU-RAY, EDITION ULTIME ET VOD LE FILM EVENEMENT DE GASPAR NOE “ Un chef-d’œuvre pour la décennie qui commence ” LIBERATION EDITIONS 2 DVD ET BLU-RAY Inclus: les 2 versions du film et + d’1h de compléments EDITION ULTIME Inclus: livre de photos (44 pages), double DVD, Blu-ray et affiche cinéma EDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIMEEDITION ULTIME Inclus: livre de photos (44 pages), double DVD, Blu-ray et affiche cinéma EDITIONEDITIONEDITIONEDITIONEDITIONEDITIONEDITIONEDITIONEDITIONS 2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY2 DVD ET BLU-RAY Inclus: les 2 versions du film et + d’1h de compléments www.enterthevoid.com
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    Les vertus dela sieste Le lendemain de la fête, les noctambules qui ont fait une nuit courte ou blanche ré- cupèrent mieux grâce à une bonne sieste que par une grasse matinée, souligne le Doc- teur Sylvie Royant-Parola : « Il ne faut pas trop dormir le matin car on se décale encore plus. C’est comme un jet-lag en voyage : on dérègle l’horloge biologique et on ne se sent pas bien du tout. » Si la fatigue est très im- portante, on peut dormir un cycle complet de sommeil, soit entre une et deux heures, en tout début d’après-midi. Mais cela risque d’« assommer » pour le reste de la journée… Alors que des microsommes de cinq à quinze minutes permettent de prévenir les baisses de régime et de retrouver rapidement son dynamisme. Côté alimentation, un petit déjeuner com- plet a des vertus énergisantes et un repas lé- ger à midi soulage le corps des exubérances nocturnes. Sans oublier, bien sûr, de boire de l’eau pour se réhydrater convenablement. Pratiquer une activité sportive, même mo- dérée, aide à reprendre le dessus, l’idéal étant de sortir pour s’exposer à la lumière du soleil. L’horloge biologique se recale alors plus facilement et l’humeur, parfois mau- vaise à cause de la fatigue, est améliorée par cette luminosité naturelle. Pas évident non plus d’avoir bonne mine sans sommeil. En effet, celui-ci permet une élimination des toxines et un renouvelle- ment des cellules grâce à la sécrétion des hormones de croissance :la peau se régénère trois fois plus vite en dormant ! « Après une nuit passée à faire la fête, la peau est avachie et le visage bouffi à cause d’un dérèglement des échanges entre élastine et collagène, précise Franck Tainier du spa Nickel. Or ces deux substances, produites naturellement par l’organisme, sont, en quelque sorte, le « matelas » de la peau,qui permet de lui don- nersafermeté. Autreseffetsnéfastes,ceuxde l’alcool, qui déshydratent l’épiderme, et ceux de la fatigue, qui entraînent un relâchement des muscles et des tissus. » Quant au teint brouillé et terne, il est notamment lié à la fumée de cigarette et à la nicotine qui obs- truent les pores. Les produits réparateurs Pour compléter le portrait peu glorieux du fêtard au petit matin, regardons-le dans les yeux… Les cernes sont apparus à cause d’une circulation moins efficace par manque de sommeil : c’est un amas san- guin sur une peau très fine qui induit cette couleur violacée ou marron, selon la pig- mentation de chacun. Ils sont parfois ac- compagnés de poches sous les yeux, ayant pour origine une accumulation de graisse ou d’eau liée à un mauvais drainage. Pas de panique, il existe des solutions ! La plus classique et économique consiste à appliquer un gant rempli de glaçons sur le visage et le contour des yeux. Ce choc ther- mique sollicite la circulation et raffermit les tissus. C’est une recette de grand-mère à utiliser uniquement de façon ponctuelle, car sinon elle risque d’endommager la peau du visage et ses vaisseaux, voire d’engen- drer une couperose. L’industrie cosmétique s’est évidemment emparée de ce filon lu- cratif à coup d’anti-cernes, anti-poches, anti-fatigue. La marque Nickel joue le ton décalé et provoc’ avec des produits sur- tout destinés aux hommes et baptisés par exemple « Lendemain de fête » ou «Atten- tion les yeux ». Cependant, il n’y pas de miracle… Trop de nuits blanches et d’excès occasionnent un vieillissement prématuré de la peau. Et ce n’est pas la conséquence la plus problé- matique. De nombreuses études médicales ont montré qu’une dette chronique de sommeil est nuisible à la santé. « Pour ceux qui ne sont pas de courts dormeurs, c’est- à-dire pour la grande majorité des gens, se contenter en permanence de moins de six heures de sommeil par jour cause une aug- mentation des risques de maladies cardio- vasculaires, de diabète de type II et d’obé- sité, détaille le Professeur Damien Léger, responsable du Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Il y a éga- lement des effets préjudiciables sur l’équi- libre psychologique : baisse de la résistance au stress, fragilité émotionnelle, irritabilité, anxiété, etc. » Pour éviter de conjuguer nuits blanches et idées noires, pour continuer de voir la vie en rose, de jour comme de nuit, il faut donc savoir se ménager des temps de repos… ©Shutterstock/dwphotos La micro-sieste est votre amie
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    La décoratrice stardu Saint- James (8e ) ou du Pershing Hall (8e ) a droit à sa première rétrospective. A l’origine de l’expression « boutique hôtel », ces résidences luxueuses décalées qui ne cessent de s’ouvrir dans les grandes capitales, Andrée Putman sera ainsi l’objet d’une exposition... à l’Hôtel de Ville. Cette célébration du « bon goût à la française » a lieu de novembre à février. Si l’on en trouve assez facilement à Londres ou à New York, une piscine sur un toit d’hôtel est quasiment impossible à dénicher sur Paris. Il n’y a d’ailleurs qu’une seule solution : réserver l’une des deux suites en duplex du Murano. Prévoir un gros budget. Dans le registre « mon smart- phone est une machine à laver », une application permet d’ouvrir sa chambre d’hôtel grâce à son téléphone. On ne sait pas encore si le système sera adopté un jour par les hôtels parisiens, mais sa version bêta est actuellement en test aux Etats-Unis. Inutile, donc utile ? Sur le modèle des « pop-up stores », les micro-hôtels éphémères commencent à fleurir un peu partout. Après Everland, la chambre container au-dessus du Palais de Tokyo (16e ), on aura vu en 2010 « le camion capsule » sur les berges de la Seine ou la caravane de luxe itinérante (avec portier et room service!) dans le centre de Londres. A quand la barque-suite ou le studio montgolfière? ©XavierBéjot-TRIPODAGENCY ©L/B
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    L’an dernier, leRegent’s (17e ) et le Gavarni (16e ) inauguraient sur Paris les premiers « écolabels ». Autrement dit, ils s’engageaient à mettre en place un plan développement durable comprenant produits bio au petit-déjeuner ou économies d’eau et d’énergie. Depuis, plus rien, ou presque. Et dire qu’à Copenhague, un hôtel fait fureur en faisant produire de l’électricité à ses clients, sur des vélos reliés à des générateurs... Jusqu’ici, le top, c’était le lit suspendu au plafond. Une sorte de hamac king size que l’on pouvait croiser au Kube (18e ) ou au Five (5e ). Plus fort, arrive maintenant le « lit en lévitation » qui donne l’impression de flotter dans les airs. A retrouver au Seven Hôtel (5e ). Le Bar à chocolat au Ca- dran (7e ), le Bar à ongles (tout un programme) au Pavillon de la Reine (4e ) ou l’Ice Bar au Kube (18e ) : pour se différencier de la concurrence, rien de tel qu’un concept... barbant. Si le Royal Monceau (8e ) a déjà ouvert le bal, l’inauguration prochaine de deux palaces de très grand luxe sera l’une des attractions parisiennes de l’année. En décembre, on pourra donc découvrir les atmosphères très « Second Empire » du Shangri-La (16e ). Quelques mois plus tard, ce sera au tour du Mandarin Oriental (1er ) d’ouvrir ses portes après trois ans de travaux. Voilà qui risque d’animer la hype... et les débats sur le thème « la reprise économique n’est pas perdue pour tout le monde ». La révision complète du Royal Monceau (8e ), qui vient d’ouvrir après deux ans de travaux, c’est encore lui. Le concept : transformer ce palace historique en collection de grandes suites façon « loft d’artistes » faussement déguenillés. Conséquence, après le Meurice (1er ), le Mama Shelter (19e ) et une partie du Kube (18e ), l’inarrêtable Starck est une nouvelle fois la star de la rentrée. de la concurrence, rien de tel qu’un concept... barbant. Le Bar à chocolat au Ca- ), le Bar à ongles (tout un programme) au Pavillon de la Reine ) ou l’Ice Bar au Kube ) : pour se différencier de la concurrence, rien de tel qu’un concept... barbant. Le meilleur endroit pour « spotter » un people dans un bar d’hôtel : derrière les platines du bar. Au Ritz (1er ), au Mama Shelter (19e ), au Murano (3e ), on aura pu observer les Plasticines, Dita Von Teese, Hélène de Fougerolles, ou J.C. de Castelbajac devenir le sélector d’un soir. ©Jean-BaptisteMondino ©D.R./SevenHôtel ©Shyrokova/Shutterstock
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    Eric Dahan, 45 ans,réalisa- teur, producteur, photographe, journaliste. « Une fois l’an, je me rends au Mathis, rue de Ponthieu (8e ) : je l’aime pour sa clientèle “artistique”, les bons et méchants mots (ce qui revient au même) de Gérald Nanty et les exquises entrées théâtrales de Jean-Luc Chargelè- gue. Hôtel Particulier, avenue Junot (18e ) : les éclats de rires lointains de Morgane Rousseau, maîtresse des lieux, entraînant dans l’un des salons tendu de rouge les nuits d’été, contem- porain à l’automne, ou tout lambris et cuir, avec cheminée, pour un cognac passé minuit, les mois d’hiver. Si dans un moment d’égare- ment je devais me retrouver à marcher sans raison dans la capitale, autant que ce soit autour du lac du Bois de Boulogne au crépuscule, un pur Hokusai. » Hôtel Lotti 1er Hôtel Costes On peut aussi y dormir… A force d’évoquer la faune people en résidence permanente au bar et au restaurant, on en ou- blierait presque qu’on peut y dormir. L’expé- rience est pourtant mémorable : les chambres dessinées par Jacques Garcia reprennent l’es- thétique chargée d’inspiration Second Empire chère au décorateur et donnent littéralement l’impression d’entrer dans un tableau d’Ingres. Et si l’on ne trouve pas le sommeil, il est tou- jours possible de plonger dans l’incroyable pis- cine souterraine ouverte en nocturne et équipée d’un système de sonorisation sous-marin… Tendance 25-60 ans. Chambre : 400/750 € ; suite 850 €-2 900 €. Piscine/spa : jusqu’à 22h. Restaurant : de 7h à 2h (service continu). 239, rue St- Honoré. 01 42 44 50 00. www.hotelcostes.com Mº Concorde. Noctilien : N11, N21. Station Vélib’ : 1019. Hôtel Lotti Entre les joailliers NOUVEAU Ce 4 étoiles a épaté son monde en ouvrant une nouvelle aile, histoire de donner un peu plus de cachet à sa décoration plutôt classique. Outre un rafraîchissement bienve- nu des parties communes, le Lotti s’est doté d’un magnifique patio cédant à la mode du mur végétal, parfait pour finir la soirée, ainsi que de 50 nouvelles chambres. Dont cer- taines avec un atout de poids : un balcon sur la place Vendôme. Une alternative bienvenue au Ritz, pour finir sa nuit, où l’on aura une pensée émue pour George Orwell, qui passa dans les plonges de l’hôtel. Le carrelage de la salle de bains, ambiance Scarface. classique 25-50 ans. Chambre : 205 €/440€ ; suite : 375 €/1 250 €. Bar ouvert juqu’à minuit.7,rue de Castiglione.01 42 60 60 62.www.hotel-lotti-paris.com M°Tuileries.Noctilien : N11,N21.StationVélib’: 1019. Le Ritz Increvable? Onytrouve«touslesraffinementsqu’unPrince puisse souhaiter dans sa propre demeure », disait César Ritz à la fin du XIXe siècle, le fon- dateur du palace le plus célèbre de Paris. A voir les compositions d’orchidées disséminées dans les kilomètres de couloir, réputées pour être les plus belles d’Europe, ou l’exception- nelle piscine d’inspiration grecque, la citation n’a pas pris une ride. Loin des concepts inno- vants développés ailleurs, le Ritz a su préserver son âme de palace historique. Sans quasiment faire d’effort, il sait même garder le contact avec la hype, via les soirées du Ritz Bar. Le défilé ininterrompu des stars. classique Tout âge. Chambre : 550 €/870 € ; suite : 800 €/13 650 €. Ritz Bar ou- vert jusqu’à 2h. 15, place Vendôme. 01 43 16 33 65. www.ritzparis.com M° Tuileries. Noctilien : N11, N21. Station Vélib’ : 1019, 1021. 3e Hôtel Murano Ambiance à tous les étages Beaucoup de people (Estelle Denis, Carole Bouquet ou Laurie Cholewa, entre autres) viennent y finir la soirée, au bar, notamment pour goûter la cinquantaine de vodkas diffé- rentes. Mais c’est dans les 52 chambres de cet antre du design pop que le vrai voyage commence. Ambiance James Bond, avec murs blancs épurés et formes arrondies et un petit gadget électronique qui fait la diffé- rence : le modérateur d’ambiance pour chan- ger la couleur de l’éclairage à l’envi. Les DJs sets people tous les jeudis. Tendance 30-50 ans. Chambre : 350/650 € ; suites : 750/2 500 €. Cours de cock- tail : 120 € (les mercredis à 18h30). 13, bd du Temple. 01 42 71 20 00. www.muranoresort.com M° Filles-du-Calvaire. Noctilien : N01, N14. Sta- tion Vélib’ : 4107. ©D.R.
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    CANAPÉS / TABLES 37avenue de la République - 75011 Paris 30 avenue des Gobelins - 75013 Paris 57 rue Cambronne - 75015 Paris 143 avenue de Wagram - 75017 Paris 38 cours de la Liberté - 69003 Lyon ARMOIRES - LIT 9/11 boulevard Vincent Auriol - 75013 Paris 38 cours de la Liberté - 69003 Lyon lamaisonduconvertible.fr RCS:327821526-conception:
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    6e Esprit Saint-Germain Rive GaucheAttitude Ici, on fait comme à la maison – mais une maison du Quartier latin quand même, gar- nie de bibliothèques et où l’on regarde des DVD choisis. Pour faire oublier que l’on est à l’hôtel, il n’y a même pas de réception à proprement parler et le check in se fait en compagnie d’une hôtesse. Au coin du feu, en sirotant une tisane. Même idée pour les chambres : elles sont riquiquis, mais cosy. Avec un peu de chance, on pourra même avoir de belles poutres au plafond, pour se consoler… Avis aux amateurs de roman- tisme Rive gauche. convivial 30-60 ans. Chambres : 325 €/560 € ; suites : de 720 €/805 €. 22, rue Saint-Sulpice. 01 53 10 55 55. www.espritsaintgermain.com M° Saint- Germain. Noctilien : N14. Station Vélib’: 6022. L’Hôtel Dans les pas d’Oscar Wilde Hôtel préféré de l’actrice Eva Green, ce palace concentre tout le charme de la Rive gauche : longue histoire et luxe discret. Côté cour, cet ancien « pavillon d’amour » du XIXe siècle pro- pose un restaurant gastro (1 étoile au Michelin) surmonté d’un impressionnant puits de lumière autour duquel s’organisent les chambres. L’in- contournable Jacques Garcia a su chiner chez les antiquaires le mobilier adéquat pour recréer une ambiance romantique au sens premier du terme. On s’y couchera en pensant à Oscar Wilde qui en fit sa dernière demeure. classique 25-50 ans. Chambre « Mignon » : 250 €/345 € ; chambre « Bijoux » : 300 €/370 € ; Appartement : 590 €/740 €. Menu surprise 4 plats : 95 €.13,rue des Beaux-Arts.01 44 41 91 00.www.l-hotel.com M° Saint- Germain-des-Prés. Noctilien : N14. Station Vélib’ : 6021. Le Pavillon de la Reine So chic Ouvert il y a vingt-cinq ans par la famille Chevalier, le Pavillon de la Reine a su se ra- fraîchir avant les autres palaces parisiens. Quand l’héritier de la famille, Jérôme, prend en charge la direction, il décide d’une grande campagne de rénovation qu’il confie à Didier Benderli et à son agence Kerylos Intérieur. Achevée l’an dernier, elle aura permis de garder l’élégance traditionnelle de cet hô- tel nommé ainsi en l’honneur d’Anne d’Au- triche, tout en lui insufflant un nouveau dynamisme, via de subtiles touches de mo- dernité, à l’image du spa tout en ligne claire. En cas d’insomnie, on pourra également re- lire les œuvres complètes de Victor Hugo… L’honesty bar : des spiritueux en accès libre. classique 40-70 ans. Chambre : 330 €/450 € ; suite : 500 €. Champagne : 70 €/ bouteille. Bouquet de fleurs : 30 €. 28, place des Vosges. 01 40 29 19 19. M° Bastille.Noctilien : N01,N14.StationVélib’: 4107. Hôtel Seven Sommeil suspendu NOUVEAU Dans ce nouvel hôtel « conceptuel » né de l’esprit tordu des propriétaires du Five Hôtel dans le 5e arrondissement, les lits ont l’ori- ginalité d’être… en suspension. Ingéniosité architecturale, les lits sont en effet directement bétonnés dans le mur et donnent l’impression de flotter dans la pièce. Pour renforcer cette drôle de sensation d’apesan- teur, le plafond est truffé de fibres optiques qui donnent l’impression de littéralement flotter dans l’espace, d’autant que certaines chambres sont même équipées de baignoires suspendues. Les plus fortunés pourront également essayer les sept suites recréant au choix l’univers d’Alice au pays des Merveilles (avec le lapin encastré dans le mur) ou de Marie-Antoinette. De quoi faire de beaux rêves. L’écran 3D à l’entrée, pour être plongé tout de suite dans un autre univers. Tendance 25-50 ans. Chambre « La Lévitation » : 133 €/203 € ; suite : 441 € (« 007 ») à 613€ (« Lovez vous »). 20, rue Berthollet. 01 43 31 47 52. www.sevenhotelparis.com M° Gobelins. Noctilien : N01, N122. Station Vélib’ : 13001. L’OBS LECHOIXDE L’Hôtel
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    7e Bateau Johanna Songes aquatiques Aquelques encablures des grands palaces, le confort est ici beaucoup plus spartiate. Mais si l’on peut se passer d’écrans plats géants et d’un room service toujours disponible et se contenter d’un lit double et d’un salon som- maire, le charme ici est tout autre : sur le Ba- teau Johanna, seule péniche à proposer des chambres d’hôtes en plein cœur de Paris, on peut dormir au gré des clapotis de la Seine. Une expérience unique, complétée par le sourire du sympathique timonier-hôtelier qui apporte les croissants au réveil. Tendance 35-60 ans. Port de Solférino. Quai Anatole-France. M° Tuileries. A partir de 100 €/personne. 4 personnes maximum. www.bateau.johanna.free.fr Noctilien : N01. 01 45 51 60 83. Station Vélib’ : 7007. 8e Pershing Hall Palace discret Boutique hôtel d’une trentaine de chambres bien connue des people qui viennent se réfu- gier au patio sous la verrière, dominé par un beau mur végétal de Patrick Blanc – celui qui aura lancé une mode à la longue postérité. Le Pershing Hall, ancien « présent » du comte de Paris à sa maîtresse, offre une combinai- son réussie de charme haussmanien et de modernisme sobre, conçue par Andrée Put- man. De quoi passer une soirée très roman- tique à l’écart des grands palaces. Le bar à champagne et ses 50 références. classique 25-60 ans.Chambre : 213 €/247€ ; suite : 383 € (junior) à 1 352€ (VIP). Lounge avec DJ set ouvert jusqu’à 2h. 49, rue Pierre-Charon. 01 58 36 58 00. M° George-V. Noctilien : N11. Station Vélib’ : 8105. 9e Hôtel Amour Le pionnier des concept hôtels C’était l’un des premiers hôtels « nouvelle gé- nération » à proposer des chambres person- nalisées par des artistes, donnant l’impres- sion de dormir dans un studio photo plutôt que dans un banal 3 étoiles. Mais si le concept est devenu quasiment incontournable au- jourd’hui, les 20 chambres designée chacune par un artiste différent (de Sophie Calle à Terry Richardson) épatent toujours : on a tou- jours des envies ludiques devant la chambre « Jouets » ou des réminiscences de friche in- dustrielle dans la « Tout-alu ». Enfin, pour un tarif plutôt raisonnable pour la capitale, on peut imaginer sans trop se tromper passer la nuit dans la chambre mitoyenne d’un people de passage (Marina Fois, Benjamin Biolay…). classique 25-45 ans. Chambre : 150/190 €. Restaurant : env. 30 € à la carte. 8, rue Navarin.0826100579.M°Cadet.Noctilien:N01,N15.StationVélib’:9020. Pavillon des Lettres Concept littéraire NOUVEAU Un an après avoir achevé la rénovation du mythique Pavillon de la Reine place desVosges,Jérome Chevalier lui offre son cousin.Et comme il faut dé- sormais un concept pour chaque nouvelle offre hôtelière, le remplaçant de l’Hô- tel Elysée s’est ouvert en septembre sous le thème de la littérature. Le Pavillon des Lettres offre donc 26 chambres (comme les 26 lettres de l’alphabet) toutes placées sous le haut patronage d’un poète ou d’un écrivain, d’Andersen à Zola. Conçue par Didier Benderli, déjà responsable du Saint James ou des hôtels du groupe Barrière, la déco offre des espaces amples qui mêlent harmonieusement les tons beiges aux références littéraires sous forme de fresques ou de gravures… L’iPad dans toutes les chambres. Tendance 30-60 ans. Chambre « Les littéraires » : 300 € ; chambre « Les Belles Lettres : 340 € ; suite « Les Romantiques : 460 €. 12, rue des Saussaies. 01 49 24 26 26, M° Madeleine. Noctilien : N11, N24. Station Vélib’ : 8032. L’OBS LECHOIXDE Pershing Hall
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    Hôtel Arvor Bourgeois bohême Al’Arvor, placé discrètement derrière la place Saint-Georges, tout a été conçu comme le juste milieu entre un appartement bobo et une maison de campagne, avec des livres de poche en pagaille, un parquet blanc de type « suèdois » ou des reproductions de Buren. L’usage des couleurs claires, le blanc, le beige ou le vert pomme, renforce d’ailleurs ce sen- timent de « charme discret de la bourgeoi- sie» qu’a voulu créer la propriétaire Nadine Flammarion. Et petit plus non négligeable : du fait de sa proximité avec plusieurs mai- sons de disque, l’Hôtel Arvor est devenu un des lieux de passage favoris des musiciens étrangers et il n’est pas rare d’y croiser les Cocorosie ou Divine Comedy, par exemple. La mini cour intérieure. convivial 25-50 ans. Chambre : 141 € (standard) à 221€ (suite). 8, rue Laferriere. 01 48 78 60 92.www.arvor-hotel-paris.com M° Saint-Georges.Noctilien : N01, N15. Station Vélib’ : 9021. 11e Jardins du Marais Un rapport qualité/prix discutable NOUVEAU Si cet hôtel-boutique à la lisière du Marais se veut tendance, ce doit être la tendance d’il y a cinq ans… Ces Jardins re- prennent plus ou moins l’identité visuelle du Murano voisin, mais sans le côté high- tech ou la petite idée mémorable. Malgré tout, l’hôtel pratique des tarifs comparables, voire supérieurs, aux modèles récents : Se- ven Hôtel ou Mama Shelter. A éviter, sauf à bénéficier d’une promotion avantageuse – et comme par hasard, celles-ci fleurissent sur leur site. Tendance 25-45 ans. Chambres : 200 €/319 € ; suites : 400 à 500 €. 74, rue Ame- lot. 01 40 21 20 00. www.lesjardinsdumarais.com M°Filles-du-Calvaire. Noctilien : N01, N12. Station Vélib’ : 11043. Le Royal Monceau Le chef-d’œuvre de Starck NOUVEAU Entreprise depuis deux ans, la rénovation du Royal Monceau avait pour objectif, selon son directeur Sylvain Ercoli, de « redécouvrir l’es- prit de fête et le rayonnement culturel des Années folles ». Pari ambi- tieux, mais tenu : tout en gardant l’esprit de ce palace des années 30 (les lustres sont toujours là), l’inamovible Philippe Starck a recréé chaque es- pace comme un loft d’artiste chic avec une déco élégamment dépareillée… jusqu’à laisser traîner « négligemment » une théière géante de l’artiste Joana Vasconcelos dans le jardin. Mais ce n’est pas tout : dans les mois à venir, le Royal Monceau inaugurera son immense piscine (la plus grande de Paris, dit-on) et une galerie d’art contemporain. Au final, le nouveau Royal Monceau est une sorte d’aboutissement de ce que Starck avait voulu faire pour le Mama Shelter, mais en beaucoup plus haut de gamme : le chef- d’œuvre des hôtels-boutiques. La guitare dans chaque chambre. classique 30-60 ans. Chambre « studio d’artiste » : 730 € ; chambre « Executive » : 930 € ; suite : 1 200€ (junior) à 12 000 € (appartement de 160 m2). 37, av. Hoche. 01 42 99 88 00 www.raffles.com/Paris M° Ternes. Noctilien : N01, N11. Station Vélib’ : 8057. L’OBS LECHOIXDE Hôtel Arvor
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    14e Villa Royale Montsouris «Riad » princier La nostalgie d’une langoureuse lune de miel dans un riad luxueux de Marrakech remonte à la surface ? Il n’y a (presque) pas besoin de re- tourner au Maroc. Derrière un immeuble ba- nal proche du parc Montsouris, la Villa Royale Montsouris propose une plongée dans l’uni- vers des résidences orientales… sans jamais sombrer dans le kitsch. Ici, du mobilier aux verres, jusqu’à l’arrondi des portes d’entrée, tout est d’origine. Ne manque que la piscine, mais on peut toujours se consoler avec un thé à la menthe ou filer à la mosquée de Paris… Ne pas prévoir de before, vu l’isolement du quartier. Tendance 30-60 ans.Chambres : 100 €-200 €.Parking : 25 €.144,rue de laTombe- Issoire. 01 56 53 89 89. www.villa-montsouris.com M° Alésia. Noctilien : N122, N14. Station Vélib’ : 14109. 18e Hôtel Kube Ambiance nordique Sur la mode des hôtels de glace, le cou- sin du Murano, dans le nord de Paris, a lancé, il y a deux ans, son Ice Room : une chambre taillée dans la glace, remplie de sculptures fantasmagoriques. Ouverte seu- lement l’hiver la première année, elle est désormais disponible toute l’année, mais au prix de quelques concessions un peu regrettables. En effet, si l’Ice Room n’est disponible qu’en réservant au préalable la Nordic Suite, elle se trouve en fait dans l’Ice Bar lui-même : impossible donc d’y dormir avant 2 heures du matin, heure à laquelle il faudra traverser une partie de l’hôtel en peignoir pour avoir accès à ses fantasmes nordiques… ephémère 20-50 ans. Chambre de 260 à 460 €, chambre de glace ouverte pen- dant l’hiver (entre 700 et 1000 €). Bar ouvert jusqu’à 2h (+17 € pour l’accès à l’Ice bar). 1-5, passage Ruelle. 01 42 05 20 00. www. kubehotel.com M° La Chapelle. Noctilien : N122, N4340. Station Vé- lib’ : 18009. Tout âge. 20e Mama Shelter Services à petit prix Devant la profusion d’espaces bar, d’élé- ments de décors amusants (les pseudo ré- flexions philosophiques dans l’ascenseur) et d’animations (comme les agréables barbecues sur le toit, l’été) du Mama Shel- ter, on en oublie l’essentiel : c’est l’un des seuls hôtels de Paris conçus par un grand designer (Starck, toujours lui) où l’on peut arriver à n’importe quelle heure de la nuit et réserver une chambre à moins de 100 euros. Du coup, confidence d’un ser- veur, la proportion de Parisiens y est très importante. On comprend bien : après une soirée endiablée à la Flèche d’or, il est très agréable de traverser la rue, de se plonger dans des draps douillets et d’éteindre la lampe Mario ou Obélix… Les films en VOD gratuite, en cas d’insomnie. Tendance 30-50 ans. Chambres : 89 €-200 €. 109, rue de Bagnolet. M° Gambetta. 01 43 48 48 48. www.mamashelter.com Noctilien : N16. Station Vélib’ : 20108. Jean-Luc Choplin, 60 ans, directeur du Théâtre du Châtelet « Irié, rue Pré-aux- Clercs (7e ) : les vêtements Wash, en plus d’être beaux, vous dispensent du pressing. La boutique, remplie d’airs d’opéra avec un Boltanski au mur, est superbe.A deux pas des galeries de mes amis Yvon Lambert et Jacqueline Rabouan-Moussion, celle de Schirman et de Beaucé, rue du Perche (3e ) : tenue par deux jeunes femmes exception- nelles et pleines d’audace. L’Arpège, rue de Varenne (7e ) : la cuisine d’Alain Pas- sard est d’une folle inventivité et chaque visite s’annonce comme un nouveau spectacle. L’église Saint-Etienne-du- Mont, place Sainte- Geneviève (5e ) : pour les improvisations à l’orgue du composi- teur Thierry Escaich. De purs moments de grâce et de recueille- ment, perché sur la mythique colline Sainte-Geneviève. Pierre Hermé, (6e et 15e ) : pour son éclair infiniment vanille et pour l’homme, qui est un vrai grand créateur. » Hôtel Kube
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    Que la lumièresoit… Pour démarrer du bon pied, mieux vaut rempla- cer l’alarme stridente par un éveil en douceur, plus respectueux de l’horloge biologique. Le simulateur d’aube ou « réveil lumineux » diffuse, pendant une demi-heure, une luminosité qui s’intensifie pour vous tirer des bras de Morphée. Et si cela ne suffit pas, il émet des sons de la nature ou programme la radio, voire la musique de votre iPod/clé USB. Fini les matins chagrins… On connaissait déjà les pop-up stores, voici main- tenant le pop-up appartement. Ou quand les marques cherchent à créer une « expérience » de fête à leur image dans des lieux de vie éphémères. Après l’Appartement Vitamin Water conçu par An- dré et Lionel au printemps, le Cointreau Privé (on notera le jeu de mot facile) s’est ainsi ouvert pour un mois en octobre dans le 18e . Imaginé par Dita Von Teese, ce gigantesque boudoir-restaurant-club organisé dans les suites de l’ex-Hôtel Particulier reprend les codes des Années folles. Un véritable aspirateur à buzz et à people. L’excuse du moment pour échapper à un dîner pénible chez les beaux-parents ? Prétexter le cours de boxe. Avant, personne n’osait, maintenant tout le monde s’y met, au point qu’il est même vraiment difficile de trouver une place de libre pour sautiller dans un battling club. Une pirouette vraiment crédible donc, et beaucoup moins galvaudée que l’inépuisable excuse « piscine »... ©D.R. ©JuanNel/Shutterstock
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    Pendant deux ans,quand on était un jeune beau bizarre, il fallait s’enlaidir pour être branché. S’affubler de grosses lunettes factices. S’envelopper de t-shirts savamment sans forme. Rater consciencieusement son maquillage. Las, maintenant que les sages MGMT ont remplacé les frasques de Pete Doherty dans l’imaginaire collectif, on en revient aux fondamentaux. Chic et classique. Jusqu’à la prochaine. Ne plus dire « l’art du cocktail », mais « mixologie ». Depuis deux ans, cet anglicisme insupportable pour les puristes, importé du Canada, s’est ainsi immiscé dans tous les en- droits chics où l’on veut apprendre à mélanger vodka, jus de violette et jaune d’œuf : au Murano, au Jazz Club du Méridien ou au 1515 de l’Hôtel Marignan. La toute jeune société ByNight Sport organise des événements originaux à la fois festifs et sportifs. Seulement éclairés par la lumière noire, les joueurs, habillés et maquillés en blanc ou fluo pour apparaître dans l’obscurité, s’adonnent, en musique, au speed badminton, ping-pong, fitness, volley ou foot. Des matchs en boîte de nuit ? Pratique pour la troisième mi-temps ! Paris à l’heure de New York… Les célèbres delicatessens qui foisonnent dans la Grosse Pomme débarquent dans la capitale française. A la fois épicerie fine et lieu de restauration rapide, le « new deli » à la parisienne propose aussi de boire un café en lisant le journal ou en surfant sur le Net. Une halte urbaine au cadre bien agencé et moderne, comme Chez Jean (quatre magasins à Paris, lancés par Casino et Relay), plus classique et répandue avec les Dailymonop’ et Mini-Monoprix, voire carrément branchée pour le Phantom, (devenu 31rue de Paradis), créé par Lionel, du Baron. En dix ans, les « bobos » se sont imposés dans l’univers impitoyable des CSP+. Mais voilà que le bourgeois bohème est menacé par une nouvelle espèce en pleine expansion : le bourgeois alternatif. Ce nouvel adjectif renvoie à une attitude rebelle, au sens large (et vague) : de l’économie alternative basée sur le commerce équitable au rock alternatif, en passant par l’altermondialisme. Un BoAl, des BoAux ?! ©D.R.bynightsport©AnneSorrentino ©D.R.
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    1er Look Maachine Coiffeur àla pleine lune Coiffeur. Depuis vingt-cinq ans, Djelani Maachi suit la croyance populaire qui af- firme que les cheveux poussent plus vite s’ils sont coupés les soirs de pleine lune. Le coiffeur ajoute que les chevelures trop fines ont alors tendance à s’épaissir. Et chez les personnes qui perdent leurs cheveux, la chute est ralentie. Il n’est pas le seul à y croire, il suffit de voir son agenda sur- booké quand l’astre nocturne brille de tous ses feux. Djelani travaille même dehors, di- rectement sous les rayons de pleine lune, jusqu’à 4h, voire 5h du matin ! ephémère 30-60 ans.45 € la coupe homme ou femme.Jusque très tard les nuits de pleine lune, et jusqu’à environ 23h quelques jours avant ; sinon, ouvert jusqu’à 20h. 40, rue Coquillère. 01 42 33 57 47 www.lookmaachine.com M° Les Halles. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 1024. 3e Le Murano/ cours de mixologie L’atelier du chef NOUVEAU Cours de cocktails. Placé ré- gulièrement dans les listes des meilleurs bars à cocktail de Paris, le bar du Mura- no dévoile quelques-uns de ses secrets à l’heure de l’apéro. Qu’il s’agisse des do- sages millimétrés du mojito, du bon manie- ment du shaker ou des mariages osés des liqueurs Marie Brizard (accessoirement le sponsor des ateliers), le barman en chef Nicolas Humbert délivre la théorie et la pratique du bon mixologue. Mieux vaut être particulièrement attentif, car chaque participant doit aussi appliquer ces prin- cipes en passant derrière le bar. Au bout d’une heure et demie, on pourra ramener chez soi la mallette du cours, avec l’équi- pement complet, un livre de 10 recettes exclusives du Murano et quelques alcools. Tendance 30-45 ans.120 € pour 1h30.Sur demande du jeudi au dimanche jusqu’à 22h (mardi et mercredi jusqu’à 20h) selon disponibilité du chef. 13, bd duTemple.01 42 71 20 00.www.muranoresort.com M° Filles-du-Calvaire. Noctilien : N01, N14. Station Vélib’ : 11040. 4e L’Usine Beaubourg Soirées sportives NOUVEAU Salle de sport. Pour un bon décrassage nocturne, il est préférable de ne pas trop forcer. C’est ce que propose l’Usine Beaubourg avec ses nouveaux cours du soir. Le lundi, on s’essaiera au « Virgin Yoga », une version allégée insis- tant sur les mouvements de base : parfait pour commencer la semaine en douceur. Le mercredi, on augmente le rythme avec le « groove cardio », des exercices d’endu- rance qui mêlent astucieusement pas de danse et « low impact aerobic », une forme de step peu agressive. On pourra ensuite enchaîner avec des exercices légers jusqu’à 23h, en profitant des douces variations de l’éclairage « intelligent » et des superbes caves voûtées de l’Usine Beaubourg. Tendance 30-50 ans.Abonnement/an : 1 550 €. Semestre : 990 €. Séance coach : 61 à 99 €. Nocturnes en semaine jusqu’à 23h.Virgin Yoga lundi de 20h à 21h30. Groove cardio mercredi jusqu’à 21h30. 16-20, rue Quincampoix. 01 44 61 31 31. www.usineopera.com M° Rambuteau. Noctilien : N12, N13, N14, 23, N144. Station Vélib’ : 4020. Marc-Olivier Wahler, 46 ans, directeur du Palais de Tokyo « Pizzeria Le Coq, rue Traversière (12e ) : un pizzaïolo égyptien, la meilleure pizza de Paris. Le stand sicilien du marché d’Aligre (12e ) :“Sicilia !”, clamé les larmes aux yeux par le maraîcher. Nomiya, sur le toit du Palais de Tokyo, avenue du Président-Wilson (16e ) : une table d’hôte pour douze personnes dans le ciel de Paris. » L’Usine Beaubourg
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    5e Piscine Pontoise Trois couleurs-Bleu Piscine.Faire trempette ici, c’est s’immerger dans l’architecture des années 1930 : le bas- sin, surplombé par une belle verrière, est en- touré de cabines rétro aux portes azur. Une couleur qui a inspiré Kieslowski pour son film « Bleu ». D’autres personnalités l’ont précé- dé, comme Johnny Weissmuller, mémorable Tarzan. Ou le Commandant Cousteau qui, en 1936, testa pour la première fois le sca- phandre de plongée. Et si faire des longueurs vous ennuie, il y a toujours la salle de muscu, l’espace cardio-training ou le sauna. classique 25-55 ans. Entrée : 10 € pour les nocturnes. Nocturnes du lundi au ven- dredi de 20h15 à 23h45. 18, rue de Pontoise. 01 55 42 77 88. www. clubquartierlatin.com M° Maubert-Mutualité. Noctilien : N15, N22. Sta- tion Vélib’ : 5019. 8e Cercle Gaillon Tournois VIP Salle de jeu privée. Ouverte en 1931 comme la succursale du mythique Multicolore de Poincarré, cette salle de jeu intime (moins de 100 m2 ) a su s’adapter à la folie poker tout en gardant sa marque de fabrique : discrétion et sélection du public. Introduits en 2006, les tournois de Hold’em et d’Omaha aux droits d’entrée importants (au moins 200 euros) at- tirent quelques-uns des meilleurs joueurs de France… et quelques personnalités. Il n’est pas rare d’y croiser Estelle Denis, Vikash Dho- rasoo, Bruno Solo, Bruce Toussaint et autres célébrités ne dédaignant pas les parties de free roll se terminant jusqu’au bout de la nuit. classique 35-60 ans. Inscription annuelle avec parrainage obligatoire: 200 €. Droit d’entrée dans les tournois : de 300 € à 2 250 €. Blinds minimum : 50 €/100 €. Tous les jours de 15h à 6h (carte d’identité obligatoire). 11, rue de Berri. 01 40 75 09 02. www.cerclegaillon.net M° George-V. Noctilien : N11, N24. Stations Vélib’ : 8003, 8041. Publicis Drugstore Goût de luxe Multistore. Derrière la façade moderne en verre, les 3 000 m2 sur deux niveaux font re- vivre l’esprit du drugstore originel : celui de Marcel Bleustein-Blanchet qui voulait mettre « le luxe à la portée de tous les Parisiens » dans les années 1950. Les hédonistes chic, insomniaques ou fêtards, flânent d’un espace à l’autre, entre les boutiques Petrossian et Pierre Hermé, l’épicerie fine, les caves à vins et à cigares, la brasserie ou le kiosque à jour- naux français et internationaux. Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées. classique 30-65 ans. Pharmacie, tabac, épicerie et librairie tous les jours jusqu’à 2h ; cave à vins jusqu’à 23h30. 133, av. des Champs-Elysées. 01 44 43 79 00 www.publicisdrugstore.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Nocti- lien : N11, N24. Station Vélib’ : 8052. 9e Spa des Cinq Mondes Le spa en before Spa. Alors que c’est après une journée de bou- lot intense que l’on aurait envie de s’abandon- ner entre des mains expertes, il est très difficile de trouver un spa ouvert après 20h. A moins de viser les spas de palaces hors de prix (hô- tel Barrière, Ritz…), on choisit les nocturnes du mardi et du jeudi au Spa des Cinq Mondes. Tête de pont de la marque de cosmétiques exo- tiques du même nom, ce spa propose ainsi de se délasser le soir dans le hammam ou le bain japonais, de se « refaire un visage », avec le gommage « Purée de Papaye », ou de s’essayer au massage tonifiant et antioxydant « Crème de Café ». Les Valentins fatigués préféreront partager leurs soins avec le « Rituel de félicité à deux » avant d’aller dîner. classique 30-60 ans. Massage du dos : 49 € (30 min). Massage brésilien « crème de café » : 96 € (1h). Rituel de félicité à 2 : 375 € (2h). Rituel tropical revivifiant : 182 € (2h).Nocturnes mardi et jeudi jusqu’à 22h (20h le reste de la semaine). 6, square de l’Opéra-Louis-Jouvet. 01 42 66 00 60. www. cinqmondes.com M° Opéra. Noctilien : N15, N16. Station Vélib’ : 9106. Jérôme De- lormas, 47 ans, directeur géné- ral de la Gaîté Lyrique « Kaiseki, restau laboratoire, rue André-Lefebvre (15e ) : restaurant et traiteur. Hisayuki Takeuchi est un chef créateur d’accords, de saveurs, tout en sachant nous régaler dans la plus pure tradition japonaise. La Maison Rouge, bd de la Bastille (12e ) : lieu d’art contempo- rain qui dépasse les clivages et privilégie les rencontres et expériences, créé par un amateur d’art et collection- neur privé. Rues du Faubourg-St-Denis et du Faubourg-St- Martin (10e ) : juste pour le plaisir de marcher dans ces rues vivantes… Le parc de la Villette (19e ) : lieu vivant où des institutions culturelles diverses côtoient les pratiques spontanées. Le centre Fleury-Goutte d’Or- Barbara, rue Fleury (18e ) : dédié aux musiques actuelles émergentes dans un quartier popu- laire. Sandwich ou petits plats bio, musiques de tous les continents, débats. Chaleureux et accueillant. » Piscine Pontoise ©D.R.
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    10e Phantom* Concept store NOUVEAU Epicerie-resto-bar.C’est le der- nier-né des lieux de Lionel, patron du Baron et de la Fidélité voisine. Dans ce 10e qu’il connaît bien et qui se boboïse à grand pas, il a ouvert un endroit hybride : esprit « deli » à la new-yorkaise avec des produits du terroir bio, à la française, avec sa touche branchée. On vient ici pour faire ses courses à l’épicerie, on en profite pour boire un café ou manger avec des potes, on assiste à un vernissage d’arts graphiques, on lit le journal en écoutant un DJ. Pas de routine en vue ! * Récemment rebaptisé : 31 rue de Paradis… Tendance 25-45 ans. Du lundi au mercredi jusqu’à 18h, du jeudi au samedi jusqu’à minuit. 31, rue de Paradis. 01 40 22 05 55. M° Gare-de-l’Est. www.31ruedeparadis.com Noctilien : N14, N140, N141, N142, N143, N144, N145. Station Vélib’ : 10019. 13e Itinérances photographiques Prises de vue nocturnes Cours de photo de nuit. Dans la lignée de ses « stages balades » à la découverte du Pa- ris méconnu, ces Itinérances proposent des cours de nuit pour déjouer les impénétrables mystères de l’ouverture et du flash. Mini cours théorique et dîner convivial, déambu- lation entre Chinatown et les quais pour s’at- taquer aux prises de vue statiques et en mou- vement (les fameux danseurs de tango qui s’entraînent quai Saint-Bernard). En fin de soirée, on retourne au studio pour approfon- dir quelques notions de retouche d’images. convivial Tout âge.Séance : 150 € (avec dîner).Stage,1 fois/mois de 17h à minuit. 12, rue des Cinq-Diamants. 09 51 73 29 46 www.itinerancesphoto.org M° Corvisart. Noctilien : N15, N22, N31. Station Vélib’ : 13022. 16e Bowling Foch Strike ! Bowling. Ringard ? Pas quand des bandes de fashionistas hystériques se lancent dans la compétition ! Les 15 pistes sont envahies par la hype parisienne lors des soirées Le- bowski Show organisées de temps en temps par Johanna Senyk, Sacha Lucas et Rasmus Michau. Ce qui est rare est chic ! Et leurs ca- marades de jeu sont à la hauteur : équipes des magasins et marques Colette, Karl Lager- feld, Pierre Hardy, Vuitton, Moët et Chandon, mais aussi de la Galerie Emmanuel Perrotin, de Tête d’Affiche ou de Citizen K. Que du beau monde qui finit la nuit dans la disco- thèque attenante, Le Duplex. Tendance 20-45 ans. Entrée : 4 à 6,90 €. Location de chaussures : 2,10 €. Du lundi au jeudi de 17h à 2h, vendredi de 17h à 4h, samedi de 14h à 5h et dimanche de 14h à 2h. Face au 8, av. Foch. 01 45 00 00 13. www. bowling-foch.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile.Noctilien : N11,N24,N53. Station Vélib’ : 16103. 17e Elyfleurs Le fleuriste du show-biz Fleuriste. Besoin urgent d’un bouquet de 150 roses à 4h du matin ? Une seule solution, ap- peler Elyfleur, unique fleuriste de Paris à tra- vailler 24h/24h. Ouvert depuis vingt-deux ans, c’est le partenaire incontournable du monde de la nuit, fournissant jusqu’aux heures les plus indues people, palaces, milliardaires saoudiens ou simples fêtards romantiques. Leur meilleur souvenir ? Jeter des milliers de pétales de roses du pont de l’Alma sur une pé- niche où était fêté un mariage russe… classique Tout âge. Bouquets : 15 € à 150 €. Tous les jours, 24h/24h. 82, av. de Wagram. 01 47 66 87 19. M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Noctilien : N16, N52. Station Vélib’ : 17026. Marc-Antoine Barrois, 26 ans, designer de mode « Le Musée de la vie romantique, rue Chaptal (9e ) : je trouve Paris ressourçant. Parfois calme et poétique et d’autres fois vibrant, éclatant des néons du boulevard. Chez Grenouille, rue Blanche (9e ) : revisite le terroir dans un lieu sans prétention où l’important est ce qu’il y a dans l’as- siette : terrines, veau orloff réinterprété en prince Orloff, cochon de lait au foie gras… La bibliothèque des Arts-Déco, rue de Rivoli (1er ) : je consulte régulière- ment les archives de la collection Maciet. Le calme et l’his- toire du lieu (sous le Louvre) inspirent. J’aime flâner aux puces de Saint-Ouen (93) et découvrir toute sorte d’objets insolites, importants et beaux. » Bowling Foch
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    Cercle Wagram Le justemilieu Cercle. Certainement moins select qu’à l’Aviation Club de France et qu’au Cercle Gaillon, le Cercle Wagram ne tombe pas non plus dans les excès inverses de cer- taines autres salles parisiennes, plombées par des joueurs et des portiers parfois agressifs – sans parler de feu le Cercle Concorde, fermé pour ses liens avec le grand banditisme… Dans une ambiance conviviale, pas forcément m’as-tu-vu, le club est devenu le plus couru de la capi- tale, aussi bien chez les « pros » que les acheteurs ne voulant pas forcément faire des folies avec leur argent. De quoi pro- mettre des tournois endiablés à plus de 100 personnes petit matin. Attention toutefois à la fièvre du jeu… Deux terrasses extérieures pour les fumeurs. Tendance 25-50 ans.Droits d’inscription (non obligatoires) : 100 €/an.Droits d’en- trée tournois : de 50 € à 2 000 €. Café : 1 €. Pas de dress code. Service voiturier, service restauration. Tous les jours de 14h à 6h. 47, rue de Wagram. 01 43 80 65 13. M° Ternes. Noctilien : N11, N24, N53, N153. Stations Vélib’ : 8055, 17045. 19e Espace sportif Pailleron Polyvalent Piscine et patinoire. Comme l’hiver der- nier, les soirées « On Ice » et leurs excel- lents DJs transforment l’espace en une piste branchée au line-up électro pointu. Mais on patine aussi en musique les autres jours, à l’instar de Vincent Cassel ou des as de la glisse qui zigzaguent entre les débutants. Ceux qui préfèrent l’eau à la glace barbotent dans la piscine voisine, construite en 1933 et classée monument historique. Outre le bassin de 33 mètres, on trouve un espace ludique avec spa, boule à vagues et bains massant, ainsi qu’un centre de fitness et un sauna. Pour une remise en forme totale ! Tendance Tout âge. Entrée : 4,80 € en nocturne pour la piscine ; 6 à 10 € en noc- turne pour la patinoire. Piscine du lundi au jeudi jusqu’à 22h30, vendredi et samedi jusqu’à minuit et dimanche jusqu’à 18h ; patinoire lundi,mardi et jeudi jusqu’à 20h30 (22h pendant les vacances), mercredi jusqu’à 22h, vendredi et samedi jusqu’à minuit et dimanche jusqu’à 18h. 32, rue Edouard-Pailleron. 01 40 40 27 70. www.pailleron19.com M° Bolivar. Noctilien : N13, N41, N42, N45. Station Vélib’ : 19119. 94 - Rungis Marché international de Rungis Il est 5h, Paris s’éveille… Après une nuit passée à bambocher, les in- somniaques ou noctambules invétérés peu- vent découvrir l’envers du décor en visitant le plus grand marché de produits frais au monde. Trois heures à sillonner les diffé- rents espaces de Rungis avec un guide : la marée (poissons et fruits de mer), la bouche- rie, le coin produits laitiers et traiteur, les fruits et légumes, les fleurs. L’ambiance est particulièrement festive en décembre. Après le plaisir des yeux, place à celui des papilles avec un petit déjeuner du terroir dans un res- taurant au cœur du marché. Ici, c’est tous les jours le Salon de l’agriculture ! classique 20-70 ans. 75 € le transport, la visite guidée et le brunch. Le 2e vendredi du mois, de 5h à 10h env. RDV place Denfert-Rochereau pour prendre le bus. 0 892 700 119. www.visiterungis.com Marché international de Rungis ©RungisMarchéInternational
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    Boulangeries Snack Time 97,bd Saint-Germain. Tous les jours, 24h/24h.M° Saint-Germain-des-Prés.Vélib’: station 6028, 6, rue des Quatre-Vents. Noctilien : N13 et N01. mic mac 123,bd Bessières.Tous les jours,24h/24h, sauf le mardi. M° Porte-de-Clichy.Vélib’ : station 17011, 4, rue Fragonard. Noctilien : N51 et N15. chez Tina 1, rue Lepic. Du lundi au vendredi jusqu’à 4h30, le week-end jusqu’à 7h. M° Blanche.Vélib’ : station 18043, 55, bd de Clichy. Noctilien : N01. Epiceries epicerie de la STaTion Service avia 6, bd Raspail. Tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 45 48 43 12. M° Rue-du- Bac.Vélib : station 7005, face au 2, bd Raspail. Noctilien : N02. epicerie eT cave a vinS du publiciS drugS- Tore 133, av. des Champs-Elysées. Tous les jours de 8h à 2h (cave à vins de 11h à 23h30).Tél. : 01 44 43 76 31 (ou 01 44 43 76 28 pour la cave à vins). M° Charles-de- Gaulle-Etoile.Vélib’: station 8052,2,rue Balzac.Noctilien : N11 et N24. 31, rue de paradiS ex-Phantom. Du lundi au mer- credi jusqu’à 18h, du jeudi au samedi jusqu’à minuit. 01 40 22 05 55. M° Gare-de-l’Est. Vélib’ : station 10019. Noctilien : N14, N140, N141, N142, N143, N144 et N145. 8 a huiT, epicerie de la STaTion Service bp 151, rue de la Convention . Tous les jours, 24h/24. Tél. : 01 48 28 12 62. M° Convention ou Boucicaut. Vélib : station 15053, 250, rue Lecourbe. Noctilien : N13, N62. Supermarchés monop’ SainT-deniS 131, rue Saint-Denis. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 44 76 99 34. M° Etienne-Marcel. monop’ bourSe 4, rue de la Bourse. Du lundi au sa- medi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 47 03 83 50. M° Bourse. monop’ SainT-marTin 17, bd Saint-Martin. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 44 54 51 52. M° République. monop’ Turbigo 65, rue de Turbigo. Du lundi au samedi de 8h à minuit.Tél. : 01 44 54 37 63. M° Arts-et-Métiers. monop’ beaubourg 135, rue Saint-Martin. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 49 96 41 15. M° Rambuteau. monop’SebaSTopol 6,bd de Sébastopol.Du lundi au sa- medi de 8h30 à minuit.Tél.: 01 44 78 03 62.M° Châtelet. monop’ auSTerliTz 16, bd de l’Hôpital. Du lundi au samedi de 8h à minuit. Tél. : 01 42 17 45 70. M° Gare- d’Austerlitz. monop’ Sorbonne 35, bd Saint-Michel. Du lundi au sa- medi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 40 46 60 00. M° Cluny-La Sorbonne. monop’luxembourg 33,rue deVaugirard.Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél.: 01 53 63 41 14.M° Rennes. monop’ monTparnaSSe 55 bis, bd du Montparnasse. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. 01 42 84 80 40. M° Montparnasse-Bienvenüe. monoprix SainT-michel 2, bd Saint-Michel. Du lundi au samedi de 9h à minuit. Tél. : 01 44 32 05 00. M° Saint- Michel. daily monop’ miromeSnil 28, rue de la Boétie. Du lundi au samedi de 9h à minuit. M° Miromesnil. monoprix elySeeS 52, av. des Champs-Elysées. Du lundi au samedi de 9h à minuit.Tél. : 01 53 77 65 65. M° Fran- klin-Roosevelt. monop’ la pepiniere 6, rue de la Pépinière. Du lundi au samedi de 8h à minuit. Tél. : 01 45 22 79 30. M° Saint- Lazare ou Saint-Augustin. monop’ châTeaudun 12, rue de Châteaudun. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 44 91 81 80. M° Notre-Dame-de-Lorette. monop’pigalle 1-3,place Pigalle.Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 53 32 77 80. M° Pigalle. monop’ gare de l’eST 13, rue du 8-Mai-1945. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 40 38 82 80. M° Gare-de-l’Est. monop’ magenTa 162, bd Magenta. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 44 91 69 90. M° Barbès. monop’ place de roubaix 24, rue de Dunkerque. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 53 32 85 30. M° Gare-du-Nord. monop’ baSTille 62, rue de la Roquette. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 43 38 14 40. M° Bastille. monop’ malTe 48, rue de Malte. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 48 07 20 62. M° République. monop’ gare de lyon 4, rue de Lyon. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél. : 01 55 78 84 60. M° Gare- de-Lyon. monop’ leclerc 69, av. du Général-Leclerc. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit et le dimanche de 9h à 13h.Tél. : 01 45 38 95 66. M° Alésia. monop’ enTrepreneurS 77, rue des Entrepre- neurs.Du lundi au samedi de 8h30 à minuit.Tél.: 01 40 58 47 30. M° Commerce. monop’ Felix Faure 88, avenue Félix-Faure. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. 01 40 60 87 70. M° Lourmel. monop’ lourmel 81, rue de Lourmel. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 40 58 48 06. M° Charles-Michels. ©PéterGudella/Shutterstock
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    monop’ vaugirard 327-329,rue de Vaugirard. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. 01 56 56 81 90. M° Conven- tion. monop’ boulainvillierS 7, rue Boulainvilliers. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 53 92 26 10. RER C Kennedy-Radio-France. monop’ vicTor hugo 29, avenue Victor-Hugo. Du lundi au samedi de 8h à minuit.Tél.: 01 40 67 05 80.M° Kléber. monop’ Jean-JaureS 200, avenue Jean-Jaurès. Du lundi au samedi de 8h30 à minuit. Tél. : 01 53 38 43 80. M° Porte-de-Pantin. 49, place du Marché Saint-Honoré. Tél : 01 47 03 60 00. M° Pyramides. Vélib : station 2020, 2, rue Danielle- Casanova. Noctilien : N11, N15, N16, N24. 18, rue du Croissant.Tél : 01 44 88 18 00. M° Bourse. Vélib : station 2017, 1, rue Léon-Cladel. Noctilien : N15, N16. 4 bis, rue aux Ours.Tél : 01 42 76 13 00. M° Etienne- Marcel. Vélib : station 3014, face au 34, rue du Grenier- Saint-Lazare. Noctilien : N12, N13, N14, N23. 27, boulevard Bourdon.Tél : 01 40 29 22 00. M° Bas- tille. Vélib : station 4007, bd Bourdon. Noctilien : N1, N2, N11, N16. 4, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève.Tél : 01 44 41 51 00. M° Maubert-Mutualité.Vélib : station 5007, 39, rue des Ecoles. Noctilien : N15, N22. 78, rue Bonaparte. Tél : 01 40 46 38 30. M° Saint- Sulpice. Vélib : station 6003, 15, rue du Vieux-Colombier. Noctilien : N2, N12, N13. 9,rue Fabert.Tél : 01 44 18 69 07.M° Invalides.Vélib : station 7016, 13, rue Surcouf. Noctilien : N1, N2. 1, av. du Général-Eisenhower.Tél : 01 53 76 60 00. M° Champs-Elysées-Clemenceau Vélib : station 8029, 1, av. Franklin-Roosevelt. Noctilien : N11, N24. 14, rue Chauchat.Tél : 01 44 83 80 80. M° Le Peletier. Vélib : station 9013, 20, rue de la Grange-Batelière. Noc- tilien : N15, N16. 26, rue Louis-Blanc.Tél : 01 53 19 43 10. M° Louis- Blanc.Vélib : station 10110,10,rue Louis-Blanc.Noctilien : N13, N41, N42, N45. 14, passage Charles-Dallery. Tél : 01 53 36 25 00. M° Voltaire. Vélib : station 11006, 169, av. Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. 80, avenue Daumesnil. Tél : 01 44 87 50 12. M° Reuilly-Diderot.Vélib : station 12011, 160, rue de Charen- ton. Noctilien : N33. 144, bd de l’Hôpital.Tél : 01 40 79 05 05. M° Place- d’Italie. Vélib : station 13010, face au 11, place d’Italie. Noctilien : N15, N22, N31. 114, avenue du Maine. Tél : 01 53 74 14 06. M° Gaîté. Vélib : station 14103, 132-136, av. du Maine. Noc- tilien : N63. 250, rue Vaugirard. Tél. : 01 53 68 81 00. M° Vau- girard. Vélib : station 15038, 18, place Adolphe-Cherioux. Noctilien : N13, N62. 62, avenue Mozart. Tél. : 01 55 74 50 00. M° Ra- nelagh. Vélib : station 16027, 79, avenue Mozart. Nocti- lien : N53. 19, rue Truffaut. Tél. : 01 44 90 37 17. M° Place- de-Clichy. Vélib : station 17012, face au 16, rue des Bati- gnolles. Noctilien : N15, N51. 79, rue de Clignancourt. Tél. : 01 53 41 50 00. M° Marcadet-Poissonniers.Vélib : station 18022, 57, rue Mar- cadet. Noctilien : N14, N44. 3, rue Erik-Satie. Tél. : 01 55 56 58 00. M° Ourcq. Vélib : station 19031, 8, rue Manin . Noctilien : N13, N41, N45. 3, rue des Gâtines. Tél. : 01 44 62 48 00. M° Gam- betta.Vélib : station 20025,13,rue des Gâtines.Noctilien : N16, N34. milk leS halleS 31, bd Sébastopol. Tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 40 13 06 51. M° Les-Halles.Vélib’ : sta- tion 1005, 3, rue de la Cossonnerie. Noctilien : N12, N13, N14 et N23. milk opera 28, rue du Quatre-Septembre. Tous les jours, 24h/24. Tél. : 01 40 06 00 70. M° Quatre-Sep- tembre. Vélib’ : station 2012, 10, rue de Choiseul. Nocti- lien : N15 et N16. milk panTheon 17, rue Soufflot. Tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 43 54 55 55. RER B Luxembourg.Vélib’ : station 5106, 22, rue Cujas. Noctilien : N14, N21 et N122. milk SainT-michel 53, rue de la Harpe. Tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 44 07 38 89. M° Cluny-la-Sorbonne.Vé- lib’ : station 5001, 32, rue de la Harpe. Noctilien : N12, N13, N14, N21, N122. milk monTparnaSSe 5, rue d’Odessa. Tous les jours, 24h/24. Tél. : 01 43 20 10 37. M° Montparnasse- Bienvenüe.Vélib’ : station 14127, 5-7 rue d’Odessa. Nocti- lien : N01, N02, N12 et N13. Plombiers academie arTiSanaT dépannage 7j/7, 24h/24 (plombe- rie, chauffe-eau, fuite d’eau, etc.).Tél. : 06 68 76 10 00. aSi (acTion Service inTervenTion) dépannage 7j/7, 24h/24.Tél. : 06 25 89 10 38. aSpv dépannage 7j/7, 24h/24.Tél. : 06 59 67 91 50. max depannage dépannage 7j/7, 24h/24 (plomberie, chauffe-eau, fuite d’eau, etc.).Tél. : 01 43 41 80 11. parTouT chez vouS dépannage 7j/7, 24h/24. Tél. : 06 60 49 09 22. STyx aSSiSTance dépannage 7j/7, 24h/24 (plomberie, chauffe-eau, fuite d’eau, etc.).Tél. : 06 62 34 16 55. Serruriers acceS ServiceS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouverture de portes, etc.).Tél. : 06 25 17 73 19. acTion SecuriTe pariS (aSp) dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie,ouverture de portes,etc.).Tél.: 06 22 40 53 78. adS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouverture de portes, etc.).Tél. : 0 800 400 433 baTi Service dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouver- ture de portes, etc.).Tél. : 01 46 36 26 26 malar dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ouverture de portes, etc.).Tél. : 06 09 84 02 61. SoS Serrurier dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, ou- verture de portes, etc.).Tél. : 0 800 040 811 STremler laroche dépannage 7j/7,24h/24 (serrurerie, ouverture de portes, fermetures provisoires). Tél. : 06 12 75 53 34. Tous travaux abF (arTiSan baTimenT Francilien) dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, plomberie, électricité, vitrerie, chauf- fage).Tél. : 06 64 93 05 05. a pariS depannage dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, plomberie, électricité, chauffage).Tél. : 06 67 24 24 24. aSSiSTance pro ServiceS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, plomberie, vitrerie, etc.).Tél. : 06 40 23 28 45. eTS laroche dépannage 7j/7, 24h/24 (serrurerie, plom- berie, vitrerie, chauffage).Tél. : 01 47 04 41 08. laFonT pere eT FilS dépannage 7j/7,24h/24 (serrurerie, plomberie,électricité).Tél.: 0 800 80 58 58 (appel gratuit). legroS pere eT FilS dépannage 7j/7, 24h/24 (serrure- rie, plomberie, électricité, vitrerie, chauffage, maçonnerie). Tél. : 01 42 45 04 09. ©photocritical/Shutterstock ©KarinHildebrandLau/Shutterstock
  • 118.
    abadia aFlorelia 38,av. de la République. Du lundi au samedi jusqu’à 21h. Tél. : 01 48 05 87 98. M° République.Vélib’: station 11109,1,rue de la Pierre-Levée. Fleur de nuiT 22, bd Richard-Lenoir. Tous les jours jusqu’à 22h. Tél. : 01 43 55 06 02. M° Bastille. Vélib’ : station 11033, 23, bd Richard-Lenoir. elyFleur 82,av.deWagram.Tous les jours 24h/24h. Tél. : 01 47 66 87 19. M° Etoile. Vélib’ : station 17026, 105, rue Jouffroy-d’Abbans. Noctilien : N11. au 13, place de la république tous les jours jusqu’à 22h. M° République. Vélib’ : station 3004, 19, place de la République. au 32 eT au 58, av. deS champS-elySeeS tous les jours, 24h/24h. M° Franklin-Roosevelt. Vélib’ : station 8040, 68, rue Pierre-Charron. Noctilien : N11 et N24. publiciS drugSTore 133, av. des Champs-Elysées. Tous les jours de 8h à 2h. M° Charles-de-Gaulle-Étoile. Vélib’ : station 8052, 2, rue Balzac. Noctilien : N11 et N24. au 14, bd de la madeleine tous les jours, 24h/24h. M° Madeleine. Vélib’ : station 8005, 4, place de la Made- leine. Noctilien : N11, N53 et N16. au 2, bd monTmarTre tous les jours, 24h/24h. M° Grands-Boulevards. Vélib’ : station 2010, 21, rue d’Uzès. Noctilien : N15 et N16. au 16, bd de clichy tous les jours, 24h/24h. M° Blanche.Vélib’: station 18042,36,bd de Clichy.Noctilien : N15 et N01. virgin megaSTore livres, DVD, CD, billetterie de spec- tacles, etc. 5, bd Montmartre. Du lundi au jeudi de 10h à 23h,vendredi et samedi de 10h à minuit.Tél.: 01 40 13 72 13. www.virginmegastore.fr M° Grands-Boulevards. Vélib’ : station 2108, 42, rue Vivienne. la belle horTenSe librairie, café littéraire et même cave à vins. 31, rue Vieille-du-Temple.Tous les jours de 17h à 2h. Tél. : 01 48 04 71 60. www.cafeine.com M° Hôtel- de-Ville. Vélib’ : station 4013, 50, rue Vieille-du-Temple. Noctilien : N11 et N16. ShakeSpeare & company librairie anglophone. 37, rue de la Bûcherie. Tous les jours de 10h à 23h, samedi et dimanche à partir de 11h. Tél. : 01 43 25 40 93. www. shakespeareandcompany.com M° Saint-Michel. Vélib’ : station 5009, 6, rue du Fouarre. boulinier livres, DVD, CD, etc. 20, bd Saint-Michel. Lundi, vendredi et samedi de 10h à minuit, du mardi au jeudi de 10h à 23h,dimanche de 14h à minuit.Tél. : 01 43 26 90 57.www.boulinier.com M° Cluny-la-Sorbonne.Vélib’: station 5001, 32, rue de la Harpe. l’ecume deS pageS 174,bd Saint Germain.Tous les jours de 10h à minuit, dimanche de 11h à 22h. Tél. : 01 45 48 54 48.www.ecumedespages.fr M° Saint-Germain-des-Prés. Vélib’ : station 6024, 55, rue des Saints-Pères. la hune 170, bd Saint-Germain. Tous les jours de 10h à 23h45, dimanche de 11h à 19h45.Tél. : 01 45 48 35 85. M° Saint-Germain-des-Prés. Vélib’ : station 6012, 141, bd Saint-Germain. Fnac livres, DVD, CD, billetterie de spectacles, etc. Ga- lerie du Claridge,74,av.des Champs-Elysées.Tous les jours de 10h à 23h45, dimanche à partir de midi. Tél. : 0825 020 020.www.fnac.com M° George-V.Vélib’: station 8041, 16, rue de Lincoln. publiciS drugSTore 133, av. des Champs-Élysées. Tous les jours de 8h à 2h. Tél. : 01 44 43 66 26. www.publicis- drugstore.com M° Charles-de-Gaulle-Étoile. Vélib’ : station 8052, 2, rue Balzac. Noctilien : N11 et N24. virgin megaSTore livres, DVD, CD, billetterie de spec- tacles, café, wifi, etc. 52-60, av. des Champs-Elysées. Tous les jours de 10h à minuit, dimanche à partir de midi.Tél. : 01 49 53 50 00. www.virginmegastore.fr M° Franklin-Roo- sevelt.Vélib’ : station 8040, 65, rue Pierre-Charron. allo apero livraisons tous les jours, toute la nuit.Tél. : 08 11 65 96 59. www.resto-in.com allo epicerie livraisons à Paris et dans la petite cou- ronne, tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 43 67 18 26 ou 06 35 94 37 10. www.alloepicerie.net allo glaçonS livraisons à Paris et dans la petite cou- ronne, tous les jours, 24h/24.Tél. : 01 46 75 05 05. www. alloglacons.com allo hecTor livraisons de sandwichs, plats cuisinés, cui- sine japonaise et boissons, à Paris et dans la petite cou- ronne, tous les jours de 18h à 6h. Tél. : 01 43 07 70 70. www.allohector.fr aperiTiSSimo livraisons d’alcool, petits fours et snacks, à Paris et dans la petite couronne, du jeudi au vendredi de 19h à 4h (jusqu’à 2h les autres jours). Tél. : 01 48 74 39 66. www.aperitissimo.fr apero nighT livraisons de boissons dans Paris ouest, les Hauts-de-Seine et les Yvelines, du lundi au jeudi de 19h à 3h, et du vendredi au dimanche jusqu’à 4h.Tél. : 01 47 41 47 11 ou 06 87 31 35 11. www.aperonight.com maki nighT livraisons de sushis et boissons, à Paris et dans la petite couronne, tous les jours de 18h à 6h. Tél. : 01 43 41 83 34. www.maki-night.com Samu 15. police 17. pompierS 18. SoS medecinS 36 24 (24h/24). urgenceS medicaleS de pariS 01 53 94 94 94 (24h/24). cenTre anTipoiSon 01 40 05 48 48 ou 01 40 05 45 45. urgenceS Œil 01 40 02 16 80 (Hôpital des Quinze- Vingts, 28, rue de Charenton, dans le 12e ). urgenceS ophTalmologiqueS 01 42 34 80 36 (Hôtel Dieu, 2, rue d’Arcole, dans le 4e ). urgenceS pSychiaTriqueS 01 40 47 04 47 (24h/24). SoS pSychiaTrie 01 47 07 24 24 (24h/24). Suicide ecouTe 01 45 39 40 00 (24h/24). www.suicide- ecoute.fr drogueS,alcool,Tabac inFo Service 0 800 23 13 13 ou 01 70 23 13 13. Sida inFo Service 0 800 840 800, appel gratuit (24h/24). Samu Social 115, appel gratuit (24h/24). pharmacie leS champS 84, av. des Champs-Elysées. Tous les jours,24h/24.Tél.: 01 45 62 02 41.M° George-V. Vélib’ : station 8041, 16, rue de Lincoln. Noctilien : N11 et N24. pharmacie maTignon 1, av. Matignon.Tous les jours de 8h30 à 2h. Tél. : 01 43 59 86 55. M° Franklin-Roosevelt. Vélib’ : station 8031, 2, rue Jean-Mermoz. Noctilien : N01 et N02. pharmacie du publiciS drugSTore 133, av. des Champs-Elysées.Tous les jours de 8h à 2h.Tél. : 01 47 20 39 25.M° Charles-de-Gaulle-Étoile.Vélib’: station 8052,2, rue Balzac. Noctilien : N11 et N24. pharmacie europeenne 6, place de Clichy.Tous les jours, 24h/24. Tél. : 01 48 74 65 18. M° Place-de-Clichy. Vélib’ : station 18044, 132, bd de Clichy. Noctilien : N02, N15 et N51. pharmacie de la porTe de vincenneS 86, bd ©KarinHildebrandLau/Shutterstock ©caamalf/Shutterstock
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    Soult.Tous les joursde 8h à 2h.Tél. : 01 43 43 13 68. M° Porte-de-Vincennes. Vélib’ : station 12021, 1, av. Courte- line. Noctilien : N11. pharmacie Tolbiac 61, av. d’Italie. Tous les jours de 8h à 2h .Tél. : 01 44 24 19 72. M° Tolbiac.Vélib’ : sta- tion 13030, 88, av. d’Italie. Noctilien : N15 et N22. pharmacie inTernaTionale 64, bd Barbès. Tous les jours de 8h à 2h. Tél. : 01 46 06 02 61. M° Château- Rouge. Vélib’ : station 18013, 28, rue Poulet. Noctilien : N14 et N44. piScine deS halleS Suzanne-berlioux rue Berger, Forum des Halles, niveau –3. Lundi et mercredi jusqu’à 23h ; mardi et jeudi jusqu’à 22h.Tél.: 01 42 36 98 44.M° Les-Halles.Vélib’ : station 1008, allée André-Breton. piScine ponToiSe 18, rue de Pontoise. Du lundi au vendredi de 20h15 à 23h45. Tél. : 01 55 42 77 88. M° Maubert-Mutualité. Vélib’ : station 5019, 8-10 rue de Poissy. piScine JoSephine-baker quai François-Mauriac. Mardi et jeudi jusqu’à 23h, lundi, mercredi et vendredi jusqu’à 21h (22h pendant les vacances scolaires), samedi et dimanche jusqu’à 20h (22h pendant les vacances sco- laires). Tél. : 01 56 61 96 50. M° Quai-de-la-Gare. Vélib’ : station 13123, 53 quai François-Mauriac. parc aquaTique aquaboulevard 4, rue Louis-Ar- mand. Tous les jours jusqu’à 23h sauf vendredi et samedi jusqu’à minuit.Tél. : 01 40 60 10 00. www.aquaboulevard. fr M° Balard.Vélib’ : station 15126, rue Ernest-Renan. piScine pailleron 32, rue Edouard-Pailleron. Du lundi au jeudi jusqu’à 22h30, vendredi et samedi jusqu’à minuit, dimanche jusqu’à 18h. Tél. : 01 40 40 27 70. M° Bolivar.Vélib’ : station 19119, 20, rue Edouard-Pailleron. poSTe cenTrale du louvre 52, rue du Louvre. Tous les jours, 24h/24. M° Sentier.Vélib’ : station 2005, 46 rue de Montmartre. Noctilien : N15 et N16. le klay 4 bis, rue Saint-Sauveur. Du lundi au ven- dredi jusqu’à 23h30 (jusqu’à 20h le week-end). Tél. : 01 42 21 40 70. M° Réaumur. Vélib’ : station 2003, 189 rue Saint-Denis. uSine opera 8,rue de la Michodière.Du lundi au vendredi jusqu’à 23h (jusqu’à 20h le week-end).Tél. : 01 42 66 30 30. M° Quatre-Septembre.Vélib’ : station 2012, 10 rue de Choiseul. l’uSine beaubourg 16-20, rue Quincampoix. Du lundi au vendredi jusqu’à 23h (jusqu’à 20h le week-end). Tél.: 01 44 61 31 31.M° Rambuteau.Vélib’: station 4020, 27 rue Quincampoix. Waou club med gym 5/7, bd Poissonnière. Noc- turnes les lundis et jeudis jusqu’à 23h, du mardi au ven- dredi jusqu’à 22h. (jusqu’à 19h le week-end). Tél. : 01 53 34 96 60.M° Bonne-Nouvelle.Vélib’: station 2022,20,rue du Saint-Fiacre. ForeST hill 4, rue Louis-Armand. Tennis et squash tous les jours de 7h à minuit.Tél. : 01 40 60 10 00. www. forest-hill.com M° Balard. Vélib’ : station 15126, rue Er- nest-Renan. cercle de la Forme mailloT 20,rue Guersant.Du lundi au vendredi jusqu’à 22h30 (jusqu’à 19h15 le week- end).Tél.: 01 40 55 00 17.M° Porte-Maillot.Vélib’: station 17040, 227, bd Pereire. cercle de la Forme bolivar 108,av.Simon-Boli- var. Du lundi au vendredi jusqu’à 22h30 (19h30 le samedi et 18h le dimanche). Tél. : 01 42 39 11 11. M° Colonel- Fabien.Vélib’ : station 19039, 6, rue Edouard-Pailleron. boWling mouFFeTard (avec billards aussi) 73, rue Mouffetard. Tous les jours de 15h à 2h (samedi et di- manche dès 10h).Tél.: 01 43 31 09 35.www.bowlingmouf- fetard.fr M° Censier-Daubenton.Vélib : station 5014,8,rue Jean-Calvin. Noctilien : N15, N22. billard club clichy-monTmarTre 84, rue de Cli- chy.Tous les jours de 13h à 5h.Tél. : 01 48 78 32 85.www. academie-billard.com M° Place-de-Clichy. Vélib : station 8012,10,bd des Batignolles.Noctilien : N1,N2,N15,N51. academie de billardS « le 2001 » 11, cour De- bille. Tous les jours de 15h à 2h. Tél. : 01 43 48 41 75. www.le2001.com M° Voltaire . Vélib : station 11006, 169, avenue Ledru-Rollin. Noctilien : N16, N34. la quille (avec billards aussi) 111, rue Saint-Maur. Tous les jours de 14h à 2h.Tél. : 01 43 55 87 21. www.laquille. net M° Parmentier ou Rue-Saint-Maur. Vélib : station 11030, 80, rue Oberkampf. Noctilien : N12, N23. billard club naTion 28, rue du Rendez-Vous . Du lundi au jeudi de midi à 2h, vendredi et samedi de 14h à 4h, dimanchede14hà2h.Tél.:0143433210.M°Picpus.Vélib: station 12017,82,av.Saint-Mandé.Noctilien : N11. boWling du FronT de Seine 11, rue Gaston- de-Cavaillet. Tous les jours de 10h30 à 2h (vendredi et samedi jusqu’à 4h).Tél.: 01 45 79 21 71.M° Charles-Mi- chels. Vélib : station 15030, 66, rue Emeriau. Noctilien : N12, N61. boWling Foch face au 8,av.Foch.Du lundi au jeudi de 17h à 2h, vendredi de 17h à 4h, samedi de 14h à 5h et dimanche de 14h à 2h.Tél. : 01 45 00 00 13. www.bow- ling-foch.com M° Charles-de-Gaulle-Etoile. Vélib : station 16103, 3, rue Traktir. Noctilien : N11, N24, N53. boWling champerreT rue du Caporal-Peugeot. Du lundi au vendredi de 11h à 2h, samedi de 10h à 4h et dimanche de 13h30 à 2h.Tél. : 01 43 80 24 64. M° Porte- de-Champerret.Vélib : station 17031,place de la Porte-de- Champerret. Noctilien : N16, N52. boWling porTe de la chapelle 6, avenue de la Porte-de-la-Chapelle. Du lundi au jeudi de 10h à 2h, ven- dredi et samedi de 10h à 4h et dimanche de 10h à 2h.Tél.: 01 40 35 07 11. M° Porte-de-la-Chapelle. Vélib : Station 18038, 70, rue de la Chapelle. Noctilien : N43. paTinoire pailleron 32, rue Edouard-Pailleron. Lundi, mardi et jeudi jusqu’à 20h30 (22h pendant les vacances scolaires), mercredi jusqu’à 22h, vendredi et samedi jusqu’à minuit et dimanche jusqu’à 18h. Tél. : 01 40 40 27 70. M° Bolivar. Vélib’ : station 19119, 20, rue Edouard-Pailleron Tabac du chaTeleT 4, rue Saint-Denis.Tous les jours jusqu’à 3h. M° Châtelet. Vélib’ : station 1002, 14, av. Vic- toria. Noctilien : tous. la FavoriTe 3, bd Saint-Michel.Tous les jours jusqu’à 2h. M° Saint-Michel. Vélib’ : station 5033, 42, av. Saint- Séverin. Noctilien : N14 et N13. publiciS drugSTore 131, av. des Champs-Élysées. Tous les jours jusqu’à 2h. M° Charles-de-Gaulle-Étoile. Vé- lib’ : station 8052, 2, rue Balzac. Noctilien : N11 et N24. le FonTania 25,rue Fontaine.Tous les jours jusqu’à 2h, vendredi et samedi jusqu’à 4h. M° Blanche.Vélib’ : station 9027, 24 rue de Douai. le havane 4, place de Clichy. Tous les jours, 24h/24h. M° Place-de-Clichy. Vélib’ : station 8012, 10, bd des Bati- gnolles. Noctilien : N15. le pigalle 22, bd de Clichy. Jusqu’à 2h du lundi au jeudi et jusqu’à 5h samedi et dimanche. M° Blanche. Vélib’ : station 18042, 36, bd de Clichy. Noctilien : N15 et N01. abeille radio TaxiS 01 45 83 59 33. alpha TaxiS 01 45 85 85 85 (www.alphataxis.fr). borneS pariSienneS numéro d’appel unique : 01 45 30 30 30. direcT borneS Taxi 08 99 65 75 75 (demandes immé- diates) ou 08 99 65 67 67 (demandes à l’avance). www. bornesdetaxis.fr SoS Taxi 08 92 69 82 94 (www.sos-taxis.com). TaxiS bleuS 01 49 36 10 10 (www.taxis-bleus.com). TaxiS g7 01 47 39 47 39 (www.taxisg7.com). ©mikeledray/Shutterstock