UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
-------------------------------
UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE EN
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
-------------------------
DEPARTEMENT DE BIOCHIMIE ET MICROBIOLOGIE
EXPOSÉ DE TECHNOLOGIE ALIMENTAIRE
PRESENTE PAR:
 ILBOUDO ADELINE ARMELLE R
 LANKOANDE ABDOUL AZIZ
 RIBOU NONGABAMBA PAUL
Thème: ECHANGE DE
MATIERE: EXTRACTION,DISTILLATION,
DESHYDRATATION-IMPREGNATION
ENSEIGNANT: Dr. Cheik A.T. OUATTARA
PLAN:
INTRODUCTION
I-) EXTRACTION
1-) DEFINITION ET PRINCIPE
2-) CHAMPS D’APPLICATION
3-) EXEMPLE D’EXTRACTION : EXTRACTION DU SUCRE DE LA
BETTERAVE
II-) DISTILLATION
1-) DEFINITION ET PRINCIPE
2-) CHAMPS D’APPLICATION
3-)DISTILATION de l’alcool
III-) DESHYDRATATION/IMPREGNATION:METHODE DE
CONSERVATION DE LA TOMATE
CONCLUSION
INTRODUCTION
Les procédés de fabrication en industrie
alimentaire font appel à plusieurs opérations
unitaires. Parmi ces opérations on distingue des
opérations d’échanges de matières telles que
l’extraction, la distillation, la déshydratation-
imprégnation par immersion. Après avoir défini et
donner les principes et champs d’application de
ces opérations, nous prendrons un cas illustratif
d’application de ces opérations.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
I-) EXTRACTION
1-) DEFINITION ET PRINCIPE
A
L’extraction est une opération de séparation
de matière employée à grande échelle dans
l’industrie agroalimentaire.
 objectif de l’extraction: récupérer les
composants solubles de valeur présents dans
les matières premières.
A l’échelle moléculaire on distingue:
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
I-) EXTRACTION
1-) DEFINITION ET PRINCIPE
A
l’extraction solide-liquide et liquide-liquide.
L’extraction fonctionne selon le principe
suivant : les composants solubles sont séparés
des insolubles ou moins solubles en les
dissolvant dans un solvant approprié.
Les solvants usuels comprennent: l’eau, les
solvants organiques tels que l’hexane, le
chlorure de méthylène, l’acétate d’éthyle et
l’alcool. Le CO2 est utilisé dans l’extraction du
café
2-) CHAMPS D’APPLICATION
On peut noter:
 l’extraction du sucre de la betterave
sucrière ou de la canne à sucre,
 de l’huile présente dans les graines
oléagineuses,
l’extrait de café présent dans les grains,
2-) CHAMPS D’APPLICATION
la caféine présente dans les grains de café
et différents autres composés tels que les
protéines, pectines, vitamines, pigments,
huiles essentielles, composés
aromatiques et agents de sapidité à partir
de nombreuses matières différentes.
3-) EXEMPLE D’EXTRACTION : EXTRACTION DU
SUCRE DE LA BETTERAVE
3-1) RECEPTION DE LA BETTERAVE
La réception est l'opération qui consiste à
déterminer la quantité de betterave fournie par
le planteur et leurs richesses.
3-2) LAVAGE DE LA BETTERAVE
Il consiste à débarrasser les betteraves des
matières étrangères: terre, pierres, herbes,
radicelles, et autres corps étrangers.
 Pour la désinfection l'eau de javel et ou le
chlore sont les plus utilisés.
3-3) EXTRACTION
DECOUPAGE
Les betteraves sont découpées en fines lanières
appelées cossettes. La qualité de découpage doit
être aussi nette que possible.
DIFFUSION
Son but est d'extraire le maximum de sucre tout
en extrayant un minimum de non sucres,
notamment les matières azotées et les pectines.
Principe de la diffusion : Phénomène d'osmose
et d'osmose inverse.
Elle permet d’obtenir une solution diluée de couleur
noir grisâtre, opalescent à environ :
15 % MS. (ou 15° Brix).
pH = 6
13 à 14 % de sucre
1 à 2 % d’impuretés : organiques (protéines,
pectines, autres sucres, acides organiques, colloïdes)
et minérales : sels de Na+, K, Ca, Mg, etc…
EPURATION
L’épuration des jus de diffusion consiste d’une
part, en un traitement à la chaux qui précipite
un certain nombre d’impuretés et d’autre part à
deux carbonatations successives qui précipitent
la chaux en excès à l’aide du gaz carbonique.
Les sucreries fabriquent elles-mêmes les deux
agents de l’épuration : chaux et gaz carbonique
dans un four à chaux à partir de la pierre calcaire
et de coke pour la combustion :
CaCO3 + énergie + O2 CaO + CO2
EVAPORATION
Elle permet de concentrer le jus épuré de
13 -14 % de MS jusqu’à obtenir un sirop à une
concentration proche de la saturation, soit 65 à
72 % de MS. L’évaporation a lieu dans un
évaporateur multiple effet, sous pression et ou
sous vide.
Cuisson
Phase de concentration: Le sirop est concentré et agité
dans de grandes chaudières dites « cuites »
fonctionnant sous vide partiel. La concentration de la
liqueur standard (pied de cuite) est réalisée par
évaporation jusqu’à atteindre la zone métastable. Pour
le 1er jet, la sursaturation est comprise entre 1,0 et 1,1
et entre 1,0 et 1,25 en deuxième et
troisième jets.
 Grainage
Si l’on souhaite maîtriser la taille des cristaux
obtenus, il est nécessaire de contrôler le nombre
de cristaux formés. Ceci est réalisé par un
ensemencement de fins cristaux dans le sirop
sursaturé en zone métastable, il s’agit du «
grainage ». En théorie, le nombre de cristaux de
semence est le même que celui à la fin de la
cristallisation. Les cristaux n’ont fait que grossir.
Lorsque la sursaturation atteint 1,15, on
provoque le grainage par introduction d’une
quantité de sucre broyé bien calibré dispersés
dans de l’alcool isopropylique. Ce grainage est
suivi d’une période dite de maturation (maintien
des conditions de sursaturation) afin de
permettre la réorganisation de la masse cuite.
 Montée de la cuite
Au fur et a mesure que les cristaux grossissent
dans la masse cuite, la sursaturation de l’eau
mère diminue. Pour maintenir une sursaturation
constante, on alimente en sirop tout en
évaporant sous vide.
serrage
Lorsque la vitesse de cristallisation chute et que
la chaudière est pleine, on procède à la phase
de serrage de la cuite. L’alimentation en sirop est
stoppée et l’évaporation d’eau est poursuivie.
Cette phase finale de cuisson permet d’évaporer
l’eau excédentaire et améliore le rendement en
cristaux car il épuise l’eau mère.
Coulage et lavage de la cuite
Lorsque la cuite est vidangée, de l’eau chaude
ou de la vapeur est pulvérisée sur les faisceaux
de l’échangeur de chaleur afin de nettoyer
l’appareil.
Malaxage
• La masse cuite dont la température avoisine 75 à 85 °C
à la sortie de la cuite est déversée dans un bac de
malaxage qui permet une agitation régulière. la masse
cuite est refroidit et les cristaux achèvent leur
grossissement.
• Une addition d’eau ou d’égout est effectuée pour
dissoudre les fins cristaux qu’un refroidissement rapide
risque de former.
SECHAGE ET STOCKAGE DU SUCRE:
Le sucre cristallisé blanc est évacué du fond de la
turbine s encore chaud et humide (1%), le sucre
est séché par de l’air, tamisé, classé et pesé, puis
dirigé vers le silo de stockage où il est conservé
en vrac.
II-) DISTILLATION
1-) DEFINITION ET PRINCIPE
La distillation consiste à séparer les composants
d’un mélange liquide par évaporation partielle
du mélange et récupération séparée de la
vapeur et du résidu. Les différentes
températures d'ébullition des différents
constituants permettent cette technique de
séparation.
2-) CHAMPS D’APPLICATION
La distillation permet de séparer et purifier les produits
alimentaires volatiles présents dans des
mélanges aqueux. La distillation peut servir à séparer
les arômes et les huiles essentielles, mais elle sert
principalement soit à produire des alcools ou
spiritueux, soit à la production industrielle d’alcool à
partir de matières premières agricoles comme les fruits
et les grains. La distillation intervient après la
fermentation alcoolique.
3-)DISTILATION de l’alcool
• Le procédé se déroule dans deux types
d’équipements de base : l’alambic et la
colonne de distillation continue.
• Le transfert de chaleur permet de séparer
dans l’appareil l’alcool / les composés aqueux
du liquide initial entrant.
• Chacun des composés du liquide a une
température d’ébullition qui lui est propre. En
distillant, on sépare en fait tous ces produits
en contrôlant la température de l’alambic. Le
but est de collecter l’éthanol (l’alcool buvable)
et de jeter le reste ou le laisser dans le
chaudron. Voici quelques composants et leur
température d’ébullition :
• Acétone 56.5°C
➯
• Méthanol 64°C
➯
• Ethyle acétate 77.1°C
➯
• Ethanol 78°C
➯
• 2-Propanol 82°C
➯
• 1-Propanol 97°C
➯
• Eau 100°C
➯
• Butanol 116C
➯
• Furfural 161°C
➯
• Le moût alcoolisé est chauffé dans la
chaudière, Les vapeurs d'alcool montent dans
la colonne puis sont condensées dans un
condenseur "tube en tube".
• L’alcool aqueux qui se condense est retiré sous
forme de spiritueux liquide de la tête de
l’appareil, tandis qu’un flux résiduel est rejeté
par sa base.
L’alambic peut être exploité par charges
successives ou en mode continu. Dans le
premier cas, on charge un lot de matière dans
l’alambic, lance l’ébullition et les vapeurs sont
ensuite évacuées continuellement, elles se
condensent et sont récupérées jusqu'à ce que
leur composition moyenne ait atteint la valeur
désirée.
• Dans une colonne à distillation continue, on
utilise des plateaux sur lesquels se produit
chaque fois une distillation.
Schématiquement, une colonne à 5 plateaux
équivaut à une quintuple distillation. La
colonne de distillation continue possède donc
une série de plateaux de raffinage pour
augmenter la pureté.
Pour atteindre les caractéristiques recherchées
le liquide alcoolique recueilli peut subir les
opérations suivantes: - la filtration - la dilution -
le vieillissement - l'aromatisation
III-)DESHYDRATATION/IMPREGNATION 1/3
DESYDRATATION est l’action d’éliminer partiellement
ou totalement l’eau contenu dans un aliment
IMPRÉGNATION est l’action de faire pénétrer un
liquide de façon profonde dans un corps.
DESHYDRATATION/IMPREGNATION 2/3
Les principales caractéristiques de ces techniques de
conservation sont les suivantes:
elles sont efficaces du point de vue énergétique;
elles ne nécessitent pas un matériel sophistiqué;
elles sont utilisables pour la transformation près des lieux
de récolte;
DESHYDRATATION/IMPREGNATION 3/3
elles permettent de conserver les propriétés des
matières premières comme si elles étaient fraiches;
elles contribuent à surmonter les difficultés liées
aux productions saisonnières;
enfin, elles contribuent à réduire les pertes après
récolte.
CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR
IMMERSION 1/13
La tomate est une culture maraichère très
importante pratiquée dans plusieurs pays. Sa
culture s’impose comme une activité génératrice
de revenus pour les femmes dans les milieux
ruraux .Des études ont révélé que les fruits de
tomates sont riches en minéraux et vitamines.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA
TOMATE PAR DÉSHYDRATATION
IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 2/13
Malgré son importance, la production de la tomate
demeure inorganisée car on observe des périodes
d’abondance avec des pertes énormes et des
périodes de pénurie. Cependant, il convient de
rechercher des techniques permettant de garantir
les caractéristiques nutritionnelles .
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 3/13
Ainsi la technique de déshydratation
imprégnation par immersion va permettre une
bonne conservation de la tomate fraiche, il
constitue un prétraitement avant le séchage
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE
PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR
IMMERSION 4/13
• MATERIEL 1/2
Les études ont porté sur les fruits de
tomates « tounvi » , variété
locale(BENIN) reconnue par la
présence de 3 à 5 lobes de forme
aplatie et couleur rouge intense.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR
IMMERSION 5/13
• MATERIEL 2/2
La solution osmotique pour l imprégnation est
préparé à partir de sel de cuisine et d’eau distillée a
une concentration de 200g /l .
Des boites de conserves en verre à fermeture
étanche, du papier filtre pour l’essorage
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION
6/13
• TECHNIQUE 1/8
Après les procédés de sélection et nettoyage
on place les tomates par lot de 720 / boîte de
conserve en verre propre étuvé à 105°C
auquel on ajoute les saumures précédemment
préparées.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION
7/13
• TECHNIQUE 2/8
L’ensemble est hermétiquement fermé maintenu
dans un bain marie réglé a 60°C pendant 12H et
sous une agitation manuelle intermittente pour
une bonne imprégnation
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION
8/13
• TECHNIQUE 3/8
A la fin de cette étape les tomates sont refroidies
et rincées à l’eau distillée stérile essorée sur du
papier filtre, épicarpe et découpé en 2 ,4 ou 6
tranches dans le sens de la longueur.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13
• TECHNIQUE 4/8
Cette opération va permettre de vider les
tomates du mélange gelée –pépin et leur offrir
un surface d’échange de chaleur nettement
réduite au cours du séchage.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13
• TECHNIQUE 5/8
Pour la déshydratation, les tranches de
tomates sont soumises au séchage solaire à la
température de 45°C avec un dispositif de
séchage permettant de protéger les fruits
contre la poussière, les insectes.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13
• TECHNIQUE 7/8
Une fois les bocaux remplis de tomates
séchées on les ferme hermétiquement puis
emballés dans du papier aluminium et
maintenu à une température de 26°C.
MÉTHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE PAR
DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13
CONCLUSION
L es opérations d’échanges de matières sont
largement utilisées en technologie alimentaire avec
des champs d’application diversifiés. Si l’extraction
et la distillation permettent de séparer ou de
purifier des substances désirées dans un mélange de
matière première, la déshydratation-imprégnation
quant à elle permet d’ éliminer une partie de l’eau
contenue dans un aliment et de lui faire incorporer
des solutés pour une meilleure conservation.

PRESENTATION Technique Ecologique C.pptx

  • 1.
    UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU ------------------------------- UNITEDE FORMATION ET DE RECHERCHE EN SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE ------------------------- DEPARTEMENT DE BIOCHIMIE ET MICROBIOLOGIE EXPOSÉ DE TECHNOLOGIE ALIMENTAIRE PRESENTE PAR:  ILBOUDO ADELINE ARMELLE R  LANKOANDE ABDOUL AZIZ  RIBOU NONGABAMBA PAUL Thème: ECHANGE DE MATIERE: EXTRACTION,DISTILLATION, DESHYDRATATION-IMPREGNATION ENSEIGNANT: Dr. Cheik A.T. OUATTARA
  • 2.
    PLAN: INTRODUCTION I-) EXTRACTION 1-) DEFINITIONET PRINCIPE 2-) CHAMPS D’APPLICATION 3-) EXEMPLE D’EXTRACTION : EXTRACTION DU SUCRE DE LA BETTERAVE II-) DISTILLATION 1-) DEFINITION ET PRINCIPE 2-) CHAMPS D’APPLICATION 3-)DISTILATION de l’alcool III-) DESHYDRATATION/IMPREGNATION:METHODE DE CONSERVATION DE LA TOMATE CONCLUSION
  • 3.
    INTRODUCTION Les procédés defabrication en industrie alimentaire font appel à plusieurs opérations unitaires. Parmi ces opérations on distingue des opérations d’échanges de matières telles que l’extraction, la distillation, la déshydratation- imprégnation par immersion. Après avoir défini et donner les principes et champs d’application de ces opérations, nous prendrons un cas illustratif d’application de ces opérations.
  • 4.
    AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA I-) EXTRACTION 1-) DEFINITIONET PRINCIPE A L’extraction est une opération de séparation de matière employée à grande échelle dans l’industrie agroalimentaire.  objectif de l’extraction: récupérer les composants solubles de valeur présents dans les matières premières. A l’échelle moléculaire on distingue:
  • 5.
    AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA I-) EXTRACTION 1-) DEFINITIONET PRINCIPE A l’extraction solide-liquide et liquide-liquide. L’extraction fonctionne selon le principe suivant : les composants solubles sont séparés des insolubles ou moins solubles en les dissolvant dans un solvant approprié.
  • 6.
    Les solvants usuelscomprennent: l’eau, les solvants organiques tels que l’hexane, le chlorure de méthylène, l’acétate d’éthyle et l’alcool. Le CO2 est utilisé dans l’extraction du café
  • 7.
    2-) CHAMPS D’APPLICATION Onpeut noter:  l’extraction du sucre de la betterave sucrière ou de la canne à sucre,  de l’huile présente dans les graines oléagineuses, l’extrait de café présent dans les grains,
  • 8.
    2-) CHAMPS D’APPLICATION lacaféine présente dans les grains de café et différents autres composés tels que les protéines, pectines, vitamines, pigments, huiles essentielles, composés aromatiques et agents de sapidité à partir de nombreuses matières différentes.
  • 9.
    3-) EXEMPLE D’EXTRACTION: EXTRACTION DU SUCRE DE LA BETTERAVE 3-1) RECEPTION DE LA BETTERAVE La réception est l'opération qui consiste à déterminer la quantité de betterave fournie par le planteur et leurs richesses.
  • 10.
    3-2) LAVAGE DELA BETTERAVE Il consiste à débarrasser les betteraves des matières étrangères: terre, pierres, herbes, radicelles, et autres corps étrangers.  Pour la désinfection l'eau de javel et ou le chlore sont les plus utilisés.
  • 11.
    3-3) EXTRACTION DECOUPAGE Les betteravessont découpées en fines lanières appelées cossettes. La qualité de découpage doit être aussi nette que possible.
  • 13.
    DIFFUSION Son but estd'extraire le maximum de sucre tout en extrayant un minimum de non sucres, notamment les matières azotées et les pectines. Principe de la diffusion : Phénomène d'osmose et d'osmose inverse.
  • 14.
    Elle permet d’obtenirune solution diluée de couleur noir grisâtre, opalescent à environ : 15 % MS. (ou 15° Brix). pH = 6 13 à 14 % de sucre 1 à 2 % d’impuretés : organiques (protéines, pectines, autres sucres, acides organiques, colloïdes) et minérales : sels de Na+, K, Ca, Mg, etc…
  • 15.
    EPURATION L’épuration des jusde diffusion consiste d’une part, en un traitement à la chaux qui précipite un certain nombre d’impuretés et d’autre part à deux carbonatations successives qui précipitent la chaux en excès à l’aide du gaz carbonique.
  • 16.
    Les sucreries fabriquentelles-mêmes les deux agents de l’épuration : chaux et gaz carbonique dans un four à chaux à partir de la pierre calcaire et de coke pour la combustion : CaCO3 + énergie + O2 CaO + CO2
  • 17.
    EVAPORATION Elle permet deconcentrer le jus épuré de 13 -14 % de MS jusqu’à obtenir un sirop à une concentration proche de la saturation, soit 65 à 72 % de MS. L’évaporation a lieu dans un évaporateur multiple effet, sous pression et ou sous vide.
  • 19.
    Cuisson Phase de concentration:Le sirop est concentré et agité dans de grandes chaudières dites « cuites » fonctionnant sous vide partiel. La concentration de la liqueur standard (pied de cuite) est réalisée par évaporation jusqu’à atteindre la zone métastable. Pour le 1er jet, la sursaturation est comprise entre 1,0 et 1,1 et entre 1,0 et 1,25 en deuxième et troisième jets.
  • 20.
     Grainage Si l’onsouhaite maîtriser la taille des cristaux obtenus, il est nécessaire de contrôler le nombre de cristaux formés. Ceci est réalisé par un ensemencement de fins cristaux dans le sirop sursaturé en zone métastable, il s’agit du « grainage ». En théorie, le nombre de cristaux de semence est le même que celui à la fin de la cristallisation. Les cristaux n’ont fait que grossir.
  • 21.
    Lorsque la sursaturationatteint 1,15, on provoque le grainage par introduction d’une quantité de sucre broyé bien calibré dispersés dans de l’alcool isopropylique. Ce grainage est suivi d’une période dite de maturation (maintien des conditions de sursaturation) afin de permettre la réorganisation de la masse cuite.
  • 22.
     Montée dela cuite Au fur et a mesure que les cristaux grossissent dans la masse cuite, la sursaturation de l’eau mère diminue. Pour maintenir une sursaturation constante, on alimente en sirop tout en évaporant sous vide.
  • 23.
    serrage Lorsque la vitessede cristallisation chute et que la chaudière est pleine, on procède à la phase de serrage de la cuite. L’alimentation en sirop est stoppée et l’évaporation d’eau est poursuivie. Cette phase finale de cuisson permet d’évaporer l’eau excédentaire et améliore le rendement en cristaux car il épuise l’eau mère.
  • 24.
    Coulage et lavagede la cuite Lorsque la cuite est vidangée, de l’eau chaude ou de la vapeur est pulvérisée sur les faisceaux de l’échangeur de chaleur afin de nettoyer l’appareil.
  • 25.
    Malaxage • La massecuite dont la température avoisine 75 à 85 °C à la sortie de la cuite est déversée dans un bac de malaxage qui permet une agitation régulière. la masse cuite est refroidit et les cristaux achèvent leur grossissement. • Une addition d’eau ou d’égout est effectuée pour dissoudre les fins cristaux qu’un refroidissement rapide risque de former.
  • 26.
    SECHAGE ET STOCKAGEDU SUCRE: Le sucre cristallisé blanc est évacué du fond de la turbine s encore chaud et humide (1%), le sucre est séché par de l’air, tamisé, classé et pesé, puis dirigé vers le silo de stockage où il est conservé en vrac.
  • 27.
    II-) DISTILLATION 1-) DEFINITIONET PRINCIPE La distillation consiste à séparer les composants d’un mélange liquide par évaporation partielle du mélange et récupération séparée de la vapeur et du résidu. Les différentes températures d'ébullition des différents constituants permettent cette technique de séparation.
  • 28.
    2-) CHAMPS D’APPLICATION Ladistillation permet de séparer et purifier les produits alimentaires volatiles présents dans des mélanges aqueux. La distillation peut servir à séparer les arômes et les huiles essentielles, mais elle sert principalement soit à produire des alcools ou spiritueux, soit à la production industrielle d’alcool à partir de matières premières agricoles comme les fruits et les grains. La distillation intervient après la fermentation alcoolique.
  • 29.
    3-)DISTILATION de l’alcool •Le procédé se déroule dans deux types d’équipements de base : l’alambic et la colonne de distillation continue. • Le transfert de chaleur permet de séparer dans l’appareil l’alcool / les composés aqueux du liquide initial entrant.
  • 30.
    • Chacun descomposés du liquide a une température d’ébullition qui lui est propre. En distillant, on sépare en fait tous ces produits en contrôlant la température de l’alambic. Le but est de collecter l’éthanol (l’alcool buvable) et de jeter le reste ou le laisser dans le chaudron. Voici quelques composants et leur température d’ébullition :
  • 31.
    • Acétone 56.5°C ➯ •Méthanol 64°C ➯ • Ethyle acétate 77.1°C ➯ • Ethanol 78°C ➯ • 2-Propanol 82°C ➯ • 1-Propanol 97°C ➯
  • 32.
    • Eau 100°C ➯ •Butanol 116C ➯ • Furfural 161°C ➯
  • 33.
    • Le moûtalcoolisé est chauffé dans la chaudière, Les vapeurs d'alcool montent dans la colonne puis sont condensées dans un condenseur "tube en tube". • L’alcool aqueux qui se condense est retiré sous forme de spiritueux liquide de la tête de l’appareil, tandis qu’un flux résiduel est rejeté par sa base.
  • 35.
    L’alambic peut êtreexploité par charges successives ou en mode continu. Dans le premier cas, on charge un lot de matière dans l’alambic, lance l’ébullition et les vapeurs sont ensuite évacuées continuellement, elles se condensent et sont récupérées jusqu'à ce que leur composition moyenne ait atteint la valeur désirée.
  • 36.
    • Dans unecolonne à distillation continue, on utilise des plateaux sur lesquels se produit chaque fois une distillation. Schématiquement, une colonne à 5 plateaux équivaut à une quintuple distillation. La colonne de distillation continue possède donc une série de plateaux de raffinage pour augmenter la pureté.
  • 38.
    Pour atteindre lescaractéristiques recherchées le liquide alcoolique recueilli peut subir les opérations suivantes: - la filtration - la dilution - le vieillissement - l'aromatisation
  • 39.
    III-)DESHYDRATATION/IMPREGNATION 1/3 DESYDRATATION estl’action d’éliminer partiellement ou totalement l’eau contenu dans un aliment IMPRÉGNATION est l’action de faire pénétrer un liquide de façon profonde dans un corps.
  • 40.
    DESHYDRATATION/IMPREGNATION 2/3 Les principalescaractéristiques de ces techniques de conservation sont les suivantes: elles sont efficaces du point de vue énergétique; elles ne nécessitent pas un matériel sophistiqué; elles sont utilisables pour la transformation près des lieux de récolte;
  • 41.
    DESHYDRATATION/IMPREGNATION 3/3 elles permettentde conserver les propriétés des matières premières comme si elles étaient fraiches; elles contribuent à surmonter les difficultés liées aux productions saisonnières; enfin, elles contribuent à réduire les pertes après récolte.
  • 42.
    CONSERVATION DE LATOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 1/13 La tomate est une culture maraichère très importante pratiquée dans plusieurs pays. Sa culture s’impose comme une activité génératrice de revenus pour les femmes dans les milieux ruraux .Des études ont révélé que les fruits de tomates sont riches en minéraux et vitamines.
  • 43.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 2/13 Malgré son importance, la production de la tomate demeure inorganisée car on observe des périodes d’abondance avec des pertes énormes et des périodes de pénurie. Cependant, il convient de rechercher des techniques permettant de garantir les caractéristiques nutritionnelles .
  • 44.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 3/13 Ainsi la technique de déshydratation imprégnation par immersion va permettre une bonne conservation de la tomate fraiche, il constitue un prétraitement avant le séchage
  • 45.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 4/13 • MATERIEL 1/2 Les études ont porté sur les fruits de tomates « tounvi » , variété locale(BENIN) reconnue par la présence de 3 à 5 lobes de forme aplatie et couleur rouge intense.
  • 46.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 5/13 • MATERIEL 2/2 La solution osmotique pour l imprégnation est préparé à partir de sel de cuisine et d’eau distillée a une concentration de 200g /l . Des boites de conserves en verre à fermeture étanche, du papier filtre pour l’essorage
  • 47.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 6/13 • TECHNIQUE 1/8 Après les procédés de sélection et nettoyage on place les tomates par lot de 720 / boîte de conserve en verre propre étuvé à 105°C auquel on ajoute les saumures précédemment préparées.
  • 48.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 7/13 • TECHNIQUE 2/8 L’ensemble est hermétiquement fermé maintenu dans un bain marie réglé a 60°C pendant 12H et sous une agitation manuelle intermittente pour une bonne imprégnation
  • 49.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 8/13 • TECHNIQUE 3/8 A la fin de cette étape les tomates sont refroidies et rincées à l’eau distillée stérile essorée sur du papier filtre, épicarpe et découpé en 2 ,4 ou 6 tranches dans le sens de la longueur.
  • 50.
    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13 • TECHNIQUE 4/8 Cette opération va permettre de vider les tomates du mélange gelée –pépin et leur offrir un surface d’échange de chaleur nettement réduite au cours du séchage.
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    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13 • TECHNIQUE 5/8 Pour la déshydratation, les tranches de tomates sont soumises au séchage solaire à la température de 45°C avec un dispositif de séchage permettant de protéger les fruits contre la poussière, les insectes.
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    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13 • TECHNIQUE 7/8 Une fois les bocaux remplis de tomates séchées on les ferme hermétiquement puis emballés dans du papier aluminium et maintenu à une température de 26°C.
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    MÉTHODE DE CONSERVATIONDE LA TOMATE PAR DÉSHYDRATATION IMPRÉGNATION PAR IMMERSION 9/13
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    CONCLUSION L es opérationsd’échanges de matières sont largement utilisées en technologie alimentaire avec des champs d’application diversifiés. Si l’extraction et la distillation permettent de séparer ou de purifier des substances désirées dans un mélange de matière première, la déshydratation-imprégnation quant à elle permet d’ éliminer une partie de l’eau contenue dans un aliment et de lui faire incorporer des solutés pour une meilleure conservation.