Technologies d‘adaptation au changement  climatique Observations dérivées du travail de Practical Action auprès des communautés en Afrique subsaharienne
Contexte: insuffisance sur le plan de la technologie et de la politique   Les écosystèmes – sol, eau, air, végétaux et animaux – sont à la base de toute notre vie Les populations rurales et les systèmes alimentaires dépendent directement de la santé des écosystèmes La biodiversité est à la base de toute production alimentaire et des fonctions de l’écosystème comme l’eau potable, la santé du sol, la conservation du patrimoine génétique La diversité limite les risques d’incertitude et accroît la résistance aux menaces Et pourtant, la conservation de la biodiversité est rarement considérée comme un problème agricole ou lié au changement climatique
Le rôle de la technologie dans l’adaptation communautaire Technologies – outils, compétences, connaissance  L’adaptation au CC implique de répondre aux enjeux locaux et doit prendre ses racines dans les connaissances, la culture et les valeurs locales Le développement participatif identifie les technologies appropriées au contexte local et aux  atouts des populations  Les technologies ne sont pas nécessairement transposables à tous les pays et les continents – il n’existe pas de « modèle unique » en matière d’adaptation
Technologies pour les régions semi-arides Renforcer les moyens de subsistance pour s’adapter aux sécheresses plus nombreuses implique: D’améliorer l’accès aux ressources en eau et la gestion de l’eau D’améliorer l’accès aux semences de cultures adaptées à la sécheresse D’améliorer la productivité du bétail grâce à la lutte contre les maladies
Collecte des eaux de pluie au Zimbabwe Dans l’ouest du Zimbabwe, les précipitations n’atteignent que 200 à 300mm par an sur peut-être une dizaine de jours  Une grande partie de cette eau ruissellera sur cette terre desséchée pour aller vers les rivières. En construisant des billons autour, l’écoulement de l’eau sera ralentie et elle pénétrera dans le sol. Construire des réservoirs souterrains entre les billons retient l’eau plus longtemps
Bourrelets de niveau pour retenir les eaux de pluie Le travail se fait collectivement, chacun travaillant sur la terre des autres
Sauvegarde et échange de semences Les épisodes de sécheresse devenant plus fréquents et durant plus longtemps, les récoltes de maïs ont diminué et il est essentiel d’accroître la disponibilité de semences de maïs adaptées aux conditions locales et d’avoir un plus grand nombre de cultures résistant à la sécheresse comme le millet et le sorgho Ceci peut se réaliser à travers : L’échange communautaire de semences dans le cadre d’expositions annuelles La conservation et une plus grande disponibilité de variétés locales de semences grâce à des banques de semences communautaires
Exposition de semences dans la région de Tharaka au Kenya Les paysans exposent leurs semences, espérant gagner un prix Ils partagent leurs connaissances sur les cultures et s’échangent leurs semences
Banque de semences communautaire L’organisation communautaire a obtenu des fonds pour la conception et la  construction de sa propre banque de semences
Lutte contre la mouche Tsétsé Dans les régions à faibles précipitations, l’élevage est une source alimentaire et de revenus importante La tryposomiase, maladie véhiculée par la mouche tsétsé, est endémique dans une grande partie de l’Afrique semi-aride Les systèmes de contrôle sont en majorité gérés par le gouvernement, épisodiques, et dépendent de la disponibilité des fonds pour les coûteux programmes de lutte chimique Des systèmes alternatifs à bas coûts, gérés par la communauté peuvent être efficaces et durables
Lutte contre la mouche tsétsé par piégeage Les pièges à mouche tsétsé sont fabriqués avec des tissus et des filets à bon marché disponibles localement, et utilisent un produit chimique peu coûteux, l’acétone, ainsi que l’urine de vache qui permet d’attirer les mouches.  La femme sur la gauche est contrôleuse de pièges et les répare régulièrement.
Contradictions de la technologie Principaux domaines dans lesquels la technologie doit être développée et partagée : Conservation et gestion des eaux dans tous les pays Conservation de la biodiversité Solutions locales à bon marché Actuellement, la majorité des ressources sont utilisées pour des technologies à grande échelle,  coûteuses, qui ne donneront pas de résultat pour 70% des pauvres et leurs systèmes agricoles
Conclusions Nombre de technologies parmi les plus pertinentes pour l’adaptation sont essayées et testées Il est nécessaire de promouvoir plus largement ces options, plutôt que de dépenser pour une recherche coûteuse et sur la haute technologie Pour une agriculture rurale prospère face au changement climatique, le défi consiste à acheminer sur une grande échelle les fonds vers les populations à la base  … … et vers des technologies pertinentes, appropriées et durables

Technologies d'adaptation au changement climatique

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    Technologies d‘adaptation auchangement climatique Observations dérivées du travail de Practical Action auprès des communautés en Afrique subsaharienne
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    Contexte: insuffisance surle plan de la technologie et de la politique Les écosystèmes – sol, eau, air, végétaux et animaux – sont à la base de toute notre vie Les populations rurales et les systèmes alimentaires dépendent directement de la santé des écosystèmes La biodiversité est à la base de toute production alimentaire et des fonctions de l’écosystème comme l’eau potable, la santé du sol, la conservation du patrimoine génétique La diversité limite les risques d’incertitude et accroît la résistance aux menaces Et pourtant, la conservation de la biodiversité est rarement considérée comme un problème agricole ou lié au changement climatique
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    Le rôle dela technologie dans l’adaptation communautaire Technologies – outils, compétences, connaissance L’adaptation au CC implique de répondre aux enjeux locaux et doit prendre ses racines dans les connaissances, la culture et les valeurs locales Le développement participatif identifie les technologies appropriées au contexte local et aux atouts des populations Les technologies ne sont pas nécessairement transposables à tous les pays et les continents – il n’existe pas de « modèle unique » en matière d’adaptation
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    Technologies pour lesrégions semi-arides Renforcer les moyens de subsistance pour s’adapter aux sécheresses plus nombreuses implique: D’améliorer l’accès aux ressources en eau et la gestion de l’eau D’améliorer l’accès aux semences de cultures adaptées à la sécheresse D’améliorer la productivité du bétail grâce à la lutte contre les maladies
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    Collecte des eauxde pluie au Zimbabwe Dans l’ouest du Zimbabwe, les précipitations n’atteignent que 200 à 300mm par an sur peut-être une dizaine de jours Une grande partie de cette eau ruissellera sur cette terre desséchée pour aller vers les rivières. En construisant des billons autour, l’écoulement de l’eau sera ralentie et elle pénétrera dans le sol. Construire des réservoirs souterrains entre les billons retient l’eau plus longtemps
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    Bourrelets de niveaupour retenir les eaux de pluie Le travail se fait collectivement, chacun travaillant sur la terre des autres
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    Sauvegarde et échangede semences Les épisodes de sécheresse devenant plus fréquents et durant plus longtemps, les récoltes de maïs ont diminué et il est essentiel d’accroître la disponibilité de semences de maïs adaptées aux conditions locales et d’avoir un plus grand nombre de cultures résistant à la sécheresse comme le millet et le sorgho Ceci peut se réaliser à travers : L’échange communautaire de semences dans le cadre d’expositions annuelles La conservation et une plus grande disponibilité de variétés locales de semences grâce à des banques de semences communautaires
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    Exposition de semencesdans la région de Tharaka au Kenya Les paysans exposent leurs semences, espérant gagner un prix Ils partagent leurs connaissances sur les cultures et s’échangent leurs semences
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    Banque de semencescommunautaire L’organisation communautaire a obtenu des fonds pour la conception et la construction de sa propre banque de semences
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    Lutte contre lamouche Tsétsé Dans les régions à faibles précipitations, l’élevage est une source alimentaire et de revenus importante La tryposomiase, maladie véhiculée par la mouche tsétsé, est endémique dans une grande partie de l’Afrique semi-aride Les systèmes de contrôle sont en majorité gérés par le gouvernement, épisodiques, et dépendent de la disponibilité des fonds pour les coûteux programmes de lutte chimique Des systèmes alternatifs à bas coûts, gérés par la communauté peuvent être efficaces et durables
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    Lutte contre lamouche tsétsé par piégeage Les pièges à mouche tsétsé sont fabriqués avec des tissus et des filets à bon marché disponibles localement, et utilisent un produit chimique peu coûteux, l’acétone, ainsi que l’urine de vache qui permet d’attirer les mouches. La femme sur la gauche est contrôleuse de pièges et les répare régulièrement.
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    Contradictions de latechnologie Principaux domaines dans lesquels la technologie doit être développée et partagée : Conservation et gestion des eaux dans tous les pays Conservation de la biodiversité Solutions locales à bon marché Actuellement, la majorité des ressources sont utilisées pour des technologies à grande échelle, coûteuses, qui ne donneront pas de résultat pour 70% des pauvres et leurs systèmes agricoles
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    Conclusions Nombre detechnologies parmi les plus pertinentes pour l’adaptation sont essayées et testées Il est nécessaire de promouvoir plus largement ces options, plutôt que de dépenser pour une recherche coûteuse et sur la haute technologie Pour une agriculture rurale prospère face au changement climatique, le défi consiste à acheminer sur une grande échelle les fonds vers les populations à la base … … et vers des technologies pertinentes, appropriées et durables