Jean-Christophe Durieux © pourl’EnergeiaAcademy
« UBERISATION » POUR UNE ECONOMIE
PLUS HUMAINE ET MEILLEURE ?
Introduction
Les taxis sont morts, vivent les taxis !
Le besoinde transport urbainindividuel demeure maissousune autre forme,le businessse déplace,
il s’agit de le suivre.
Uber donne un avant-goût de ce qui va se passer dans toute l’économie traditionnelle et les clefs du
succès sont faciles à comprendre.
1) UBER favorise l’émergence d’un nouveau profil psychologique du chauffeur de taxi.
Le chauffeurde taxi traditionnel estunexpertqui a des facultésde mémorisationextraordinairesde
touteslesruesde laville etquiadûpasserunexamendifficile. C’estunEXPERT-STRESSE-PRES-DESES-
SOUS.
Il doit encaisser de l’argent, avoir de la monnaie, et trouver le juste milieu entre relation client et
fermeté pour le faire payer. Il est à la fois taxi et société de recouvrement, comptable, caissier.
C’est un profil plutôt réfléchi, introverti, pragmatique, logique, structuré ou flexible. Un profil
professionnel peu communiquant. « Vous êtes dans MON taxi » pourra-t-il dire aux clients qui lui
apparaissent déviants.
Son taxi c’estsa maison,il le ditet il y passe plusde tempséveillé que chezlui !C’estson bureau.Il y
prendsesaises,fumeparfois,ytranspire,yécoutelamusiqueoulesinformationssansse soucieroutre
mesure de ce que veut le client. Quand on est chez soi, on y fait ce que l’on veut n’est-ce pas ?
Le taxi Uberestjeune,issude ladiversité le plussouvent,aimelafrime etrouledansune bellevoiture
flambant neuve. Le jeune taxi Uber veut frimer et partager sa frime avec son client connaisseur.
Il ne connaît rientau plande la ville etne l’a pas apprispuisque celaest devenusecondaire grâce au
GPS.
Le nouveauchauffeurde taxi Uberest plutôtextraverti,convivial,festif,affectif,ILVOUSAIME, AIME
LES ENFANTS, AIME LES ANIMAUX. C’est un FESTIF-COOL-QUI-JOUE-AVEC-VOUS !
On passe du TERNARDIER au CARNAVAL DE RIO ! De la CUPIDITE à la BIENVEILLANCE !
2) Grâce au GPS : la mort de l’expertise solitaire et l’émergence d’un tiers de confiance,
transparent, partagé, traçable !
L’ancientaxi estun expert,il connaît la ville comme le fondde sa poche et sonexpertise estsolitaire.
Qui n’a pas été inquiet de ne pouvoir contrôler ou même comprendre le trajet pris ? Soupçonnant
quelques détours coûteux ?
Avecle GPS,plusbesoind’expertise,le systèmevousditlaroute àsuivre selon deux critèresauchoix :
le chemin le plus court ou le chemin le plus rapide !
Le client peut contrôler en temps réel son parcours, le visualiser et les choix sont fait pas le GPS, en
toute objectivité.
Jean-Christophe Durieux © pourl’EnergeiaAcademy
La facture Uber envoyée par mail retrace même le trajet parcouru sur une carte, permettant une
transparence totale et un contrôle a posteriori efficace.
3) De l’intermédiation à un service client pur
Le chauffeurde taxi traditionnel estuncomptable,un fournisseurde facture,un percepteurde TVA,
un caissierqui doitrendre la monnaie.Il n’estpas sûr d’être payé.Il n’estpas sûr d’avoirla monnaie.
Il est stressé parcette fonctiond’intermédiationqui exigerigueuretsoucis,lesdeux venantgâcherla
relation au client.
Le chauffeur de taxi Uber ne fait aucun recouvrement, ne participe pas au paiement, ne s’occupe
d’aucune intermédiationetperceptionde taxe.Il n’apas à rendre la monnaie etil estCERTAIN d’être
payé.
Le logiciel Uber scinde les rôles pour laisser le beau rôle aux chauffeurs !
Tout a été sécurisé enamontpar laplateforme de paiementqui aenregistré lacarte bleue du client.
Uber accepte le moyende paientmodernequ’estlacarte bleue,letaxi traditionnels’enméfievoirele
rejette, n’est pas équipé et déteste les frais qui sont associés à ce moyen de paiement. Ainsi le taxi
traditionnel apparaît cupide.
4) De la réciprocité et de l’humilité dans l’Ubérisation
Le chauffeur de taxi Uber est noté par le client et il va noter le client. La relation est fondée sur la
réciprocité.Lesavissonttracésde part etd’autre empêchantuncomportementdéviantdurablement
de s’installer sans sanction.
Le taxi accepte d’être évalué etle clientaussi.Lesdeux sont ainsi dans une relationde réciprocité et
d’humilité.
Le chauffeurde taxi traditionnel semoquede l’avisde sonclientqu’il astatistiquementpeude chances
de revoir. Il est chez lui dans son taxi et son comportement territorial reptilien le rendent arrogant,
voire carrémentagressif…contre toutcomportementqui le dérange :un enfantqui joue,laprésence
d’unanimal,une remarque surlaradioqui esttropforte,le désird’ouvrirune fenêtre carsontaxi pue
le moisi, la sueur, le tabac froid…
L’économie numérique des servicesest donc au final plus humaine, plusagréable, plus éthique dans
de vrais valeurs humaines.
5) La géolocalisation pour une gestion active du client avec Uber, une gestion passive avec le
taxi traditionnel
Le taxi traditionnel attendle client à la station de taxi… il est attentiste,planté là, dans une stratégie
« pull » qui, via la station, est censée lui amener le client « tout cuit ».
Le taxi Uber est dansune stratégie « push» il va versle clientgrâce à la géolocalisation,double,celle
du client et celle du véhicule.
Un homme cherchait ses clefs le soir sous un lampadaire. « Que faites-vous Monsieur ? », lui dit un
passant. « Je cherche mes clefs ! ». « Ah bon, où les avez-vous perdues ? ». « Là-bas, plus loin… ».
« Alors,pourquoi les recherchez-vousici ?» « Parce qu’il ya de lalumière !». Nousconnaissonstous
cette anecdote pathétique ! C’est pourtant ce que fait le taxi traditionnel. Il attendlà parce qu’il y a
Jean-Christophe Durieux © pourl’EnergeiaAcademy
une station de taxi ce qui est un peu similaire au lampadaire ! Pendant ce temps-là, Uber va où il y a
les clefs, c’est-à-dire qu’il va au-devant du client, grâce à la géolocalisation.
Le premiersystèmeesttellementstupide qu’il comportelamort de son business danssesgènes caril
ne permet
6) Le circuit paiementsimplifié,dessourcesde fâcheriesévitées
« Ne parlonspas de ce qui fâche » dit-onsouventdanslesdîner enville.Il s’agitalorsle plussouvent
d’argent.
Or l’argentestautre source de fâcherie,« vousn’avezpaslamonnaie !!!» pouvantêtre ditsurun ton
agressif. « Vous acceptezla carte bleue ? » « Non ! ils nous prennent trop de frais ! » répond le taxi
traditionnel.
Pointde fâcherie chezUber, pour l’argent,il n’y a tout simplementpas de relationfinancière avecle
chauffeur. Tout est fluide et transparent !
La carte bleue est le moyen de paiement normal.
Comment peut réussir un commerçant qui refuse un moyen de paiement aussi fondamental que la
carte bleue ?Qui met ainsi unfreinà sa collecte ? Tant qu’il ya monopole,le clientvapassersousles
fourches caudines du taxi traditionnel. Dès qu’il peut s’en affranchir, quelle liberté !
7) Des voies de contestation et de recours simplifiées, tracées, efficaces, instantanées
Le client est le Roi et en cas de contestation, tout est tracé et démontrable, jusqu’à vos appels
téléphoniques,et votre bonne foi est présumée,l’organisation d’Uber est « tournée client ». Vous
annulez un taxi Uber ? Une course forfaitaire vous est facturée, c’est équitable pour le taxi.
Il estresponsable de cette annulationcaril ne répondplusautéléphone ?EnvoyezàUber laphotode
vos appels via une copie de votre écran de smartphone et vous êtes crédité du montant indûment
perçu. Pas de réclamation à faire par écrit, en recommandé en triple exemplaire !
Avec le taxi traditionnel en cas de conflit vous pouvez toujours écrire à la Préfecture de Police…
8) Cadeaux chez Uber contre méfiance chez les autres
« Donnez, vous recevrez en retour » pourrait être la devise Uber.
Pendantque le taxi traditionnel tremble de ne pasêtre payé oud’avoirun conflitde paiement,le taxi
Uber se montre généreux,desbonbonspourlesenfants,de laboisson,de l’ eaule plussouventetdes
revues ! Le client s’installe dans un salon, son salon, il est chez lui !
« Alorslesenfants,quefait-on?Nousprenonsle taxi?OuonappelleTontonUber?» « TONTON Uber
Papa ! Il va nous donner des bonbons ! ». Et voilà, tirez l’échelle !
L’Ubérisation de l’économie va paraître plus sympa aux enfant, là où ils se faisaientengueuler, ils se
font gâter !
9) Une logique gagnant-gagnant : la plate-forme Uber décentre et le volet juridique de la
relation
Là oùle taxi traditionnel estjuge etparti,le taxi Ubers’enremetàsa plateforme etladécision au
final appartientàcelle-ci,puisque cette plateforme alamainsur la transactionfinancièrequ’elle ale
Jean-Christophe Durieux © pourl’EnergeiaAcademy
pouvoird’annuler.Celavientsubstitueràune relationinterpersonnelle sujette àcautiondansles
deux sensdanslarelationautaxi traditionnel,untiersde confiance,laplateforme incarnantet
l’intérêtduclientetcelui dutaxi,entoute objectivité dansunespritde pérennisationde larelation
qui n’estplusentre untaxi en particulier,maisentre unclientetunservice de transporturbainde
façonplusgénérique.
Conclusion
Quel business peut-il résister à un système fondé sur la transparence, la simplification, l’efficacité,
l’équité, l’éthique, l’orientation client, la bienveillance, la gentillesse ?
La question n’est plus « comment aller à l’encontre ce mouvement ? » mais comment aller vers ce
mouvement, quel que soit son business ?
Les taxis traditionnelsse posent de mauvaises questions auxquelles ils ne pourront pas trouver de
bonne réponses pardéfinitioncar il n’y peut y avoir de bonnes réponses à de mauvaises questions.
Leur combat estdéfensif,aprèsavoirdénoncé unsystème « social » et protecteurpourceux « qui ne
foutent rien », ils sont eux-mêmes assimilés à ce système aujourd’hui, se prévalent d’une sorte de
monopole et arguent de leur licence payée à prix d’or pour affirmer des droits qui s’exprimentau
détriment du client, de son libre arbitre.
Ilsenappellentdésormaisàlaprotectiond’unsystème qu’ilsdénonçaientilyapeu, quandilsjugeaient
eux-mêmes qu’il profitait aux autres…
La roue tourne ! Egoïsme contre générosité ?
C’est mort pour eux ?

Uberisation

  • 1.
    Jean-Christophe Durieux ©pourl’EnergeiaAcademy « UBERISATION » POUR UNE ECONOMIE PLUS HUMAINE ET MEILLEURE ? Introduction Les taxis sont morts, vivent les taxis ! Le besoinde transport urbainindividuel demeure maissousune autre forme,le businessse déplace, il s’agit de le suivre. Uber donne un avant-goût de ce qui va se passer dans toute l’économie traditionnelle et les clefs du succès sont faciles à comprendre. 1) UBER favorise l’émergence d’un nouveau profil psychologique du chauffeur de taxi. Le chauffeurde taxi traditionnel estunexpertqui a des facultésde mémorisationextraordinairesde touteslesruesde laville etquiadûpasserunexamendifficile. C’estunEXPERT-STRESSE-PRES-DESES- SOUS. Il doit encaisser de l’argent, avoir de la monnaie, et trouver le juste milieu entre relation client et fermeté pour le faire payer. Il est à la fois taxi et société de recouvrement, comptable, caissier. C’est un profil plutôt réfléchi, introverti, pragmatique, logique, structuré ou flexible. Un profil professionnel peu communiquant. « Vous êtes dans MON taxi » pourra-t-il dire aux clients qui lui apparaissent déviants. Son taxi c’estsa maison,il le ditet il y passe plusde tempséveillé que chezlui !C’estson bureau.Il y prendsesaises,fumeparfois,ytranspire,yécoutelamusiqueoulesinformationssansse soucieroutre mesure de ce que veut le client. Quand on est chez soi, on y fait ce que l’on veut n’est-ce pas ? Le taxi Uberestjeune,issude ladiversité le plussouvent,aimelafrime etrouledansune bellevoiture flambant neuve. Le jeune taxi Uber veut frimer et partager sa frime avec son client connaisseur. Il ne connaît rientau plande la ville etne l’a pas apprispuisque celaest devenusecondaire grâce au GPS. Le nouveauchauffeurde taxi Uberest plutôtextraverti,convivial,festif,affectif,ILVOUSAIME, AIME LES ENFANTS, AIME LES ANIMAUX. C’est un FESTIF-COOL-QUI-JOUE-AVEC-VOUS ! On passe du TERNARDIER au CARNAVAL DE RIO ! De la CUPIDITE à la BIENVEILLANCE ! 2) Grâce au GPS : la mort de l’expertise solitaire et l’émergence d’un tiers de confiance, transparent, partagé, traçable ! L’ancientaxi estun expert,il connaît la ville comme le fondde sa poche et sonexpertise estsolitaire. Qui n’a pas été inquiet de ne pouvoir contrôler ou même comprendre le trajet pris ? Soupçonnant quelques détours coûteux ? Avecle GPS,plusbesoind’expertise,le systèmevousditlaroute àsuivre selon deux critèresauchoix : le chemin le plus court ou le chemin le plus rapide ! Le client peut contrôler en temps réel son parcours, le visualiser et les choix sont fait pas le GPS, en toute objectivité.
  • 2.
    Jean-Christophe Durieux ©pourl’EnergeiaAcademy La facture Uber envoyée par mail retrace même le trajet parcouru sur une carte, permettant une transparence totale et un contrôle a posteriori efficace. 3) De l’intermédiation à un service client pur Le chauffeurde taxi traditionnel estuncomptable,un fournisseurde facture,un percepteurde TVA, un caissierqui doitrendre la monnaie.Il n’estpas sûr d’être payé.Il n’estpas sûr d’avoirla monnaie. Il est stressé parcette fonctiond’intermédiationqui exigerigueuretsoucis,lesdeux venantgâcherla relation au client. Le chauffeur de taxi Uber ne fait aucun recouvrement, ne participe pas au paiement, ne s’occupe d’aucune intermédiationetperceptionde taxe.Il n’apas à rendre la monnaie etil estCERTAIN d’être payé. Le logiciel Uber scinde les rôles pour laisser le beau rôle aux chauffeurs ! Tout a été sécurisé enamontpar laplateforme de paiementqui aenregistré lacarte bleue du client. Uber accepte le moyende paientmodernequ’estlacarte bleue,letaxi traditionnels’enméfievoirele rejette, n’est pas équipé et déteste les frais qui sont associés à ce moyen de paiement. Ainsi le taxi traditionnel apparaît cupide. 4) De la réciprocité et de l’humilité dans l’Ubérisation Le chauffeur de taxi Uber est noté par le client et il va noter le client. La relation est fondée sur la réciprocité.Lesavissonttracésde part etd’autre empêchantuncomportementdéviantdurablement de s’installer sans sanction. Le taxi accepte d’être évalué etle clientaussi.Lesdeux sont ainsi dans une relationde réciprocité et d’humilité. Le chauffeurde taxi traditionnel semoquede l’avisde sonclientqu’il astatistiquementpeude chances de revoir. Il est chez lui dans son taxi et son comportement territorial reptilien le rendent arrogant, voire carrémentagressif…contre toutcomportementqui le dérange :un enfantqui joue,laprésence d’unanimal,une remarque surlaradioqui esttropforte,le désird’ouvrirune fenêtre carsontaxi pue le moisi, la sueur, le tabac froid… L’économie numérique des servicesest donc au final plus humaine, plusagréable, plus éthique dans de vrais valeurs humaines. 5) La géolocalisation pour une gestion active du client avec Uber, une gestion passive avec le taxi traditionnel Le taxi traditionnel attendle client à la station de taxi… il est attentiste,planté là, dans une stratégie « pull » qui, via la station, est censée lui amener le client « tout cuit ». Le taxi Uber est dansune stratégie « push» il va versle clientgrâce à la géolocalisation,double,celle du client et celle du véhicule. Un homme cherchait ses clefs le soir sous un lampadaire. « Que faites-vous Monsieur ? », lui dit un passant. « Je cherche mes clefs ! ». « Ah bon, où les avez-vous perdues ? ». « Là-bas, plus loin… ». « Alors,pourquoi les recherchez-vousici ?» « Parce qu’il ya de lalumière !». Nousconnaissonstous cette anecdote pathétique ! C’est pourtant ce que fait le taxi traditionnel. Il attendlà parce qu’il y a
  • 3.
    Jean-Christophe Durieux ©pourl’EnergeiaAcademy une station de taxi ce qui est un peu similaire au lampadaire ! Pendant ce temps-là, Uber va où il y a les clefs, c’est-à-dire qu’il va au-devant du client, grâce à la géolocalisation. Le premiersystèmeesttellementstupide qu’il comportelamort de son business danssesgènes caril ne permet 6) Le circuit paiementsimplifié,dessourcesde fâcheriesévitées « Ne parlonspas de ce qui fâche » dit-onsouventdanslesdîner enville.Il s’agitalorsle plussouvent d’argent. Or l’argentestautre source de fâcherie,« vousn’avezpaslamonnaie !!!» pouvantêtre ditsurun ton agressif. « Vous acceptezla carte bleue ? » « Non ! ils nous prennent trop de frais ! » répond le taxi traditionnel. Pointde fâcherie chezUber, pour l’argent,il n’y a tout simplementpas de relationfinancière avecle chauffeur. Tout est fluide et transparent ! La carte bleue est le moyen de paiement normal. Comment peut réussir un commerçant qui refuse un moyen de paiement aussi fondamental que la carte bleue ?Qui met ainsi unfreinà sa collecte ? Tant qu’il ya monopole,le clientvapassersousles fourches caudines du taxi traditionnel. Dès qu’il peut s’en affranchir, quelle liberté ! 7) Des voies de contestation et de recours simplifiées, tracées, efficaces, instantanées Le client est le Roi et en cas de contestation, tout est tracé et démontrable, jusqu’à vos appels téléphoniques,et votre bonne foi est présumée,l’organisation d’Uber est « tournée client ». Vous annulez un taxi Uber ? Une course forfaitaire vous est facturée, c’est équitable pour le taxi. Il estresponsable de cette annulationcaril ne répondplusautéléphone ?EnvoyezàUber laphotode vos appels via une copie de votre écran de smartphone et vous êtes crédité du montant indûment perçu. Pas de réclamation à faire par écrit, en recommandé en triple exemplaire ! Avec le taxi traditionnel en cas de conflit vous pouvez toujours écrire à la Préfecture de Police… 8) Cadeaux chez Uber contre méfiance chez les autres « Donnez, vous recevrez en retour » pourrait être la devise Uber. Pendantque le taxi traditionnel tremble de ne pasêtre payé oud’avoirun conflitde paiement,le taxi Uber se montre généreux,desbonbonspourlesenfants,de laboisson,de l’ eaule plussouventetdes revues ! Le client s’installe dans un salon, son salon, il est chez lui ! « Alorslesenfants,quefait-on?Nousprenonsle taxi?OuonappelleTontonUber?» « TONTON Uber Papa ! Il va nous donner des bonbons ! ». Et voilà, tirez l’échelle ! L’Ubérisation de l’économie va paraître plus sympa aux enfant, là où ils se faisaientengueuler, ils se font gâter ! 9) Une logique gagnant-gagnant : la plate-forme Uber décentre et le volet juridique de la relation Là oùle taxi traditionnel estjuge etparti,le taxi Ubers’enremetàsa plateforme etladécision au final appartientàcelle-ci,puisque cette plateforme alamainsur la transactionfinancièrequ’elle ale
  • 4.
    Jean-Christophe Durieux ©pourl’EnergeiaAcademy pouvoird’annuler.Celavientsubstitueràune relationinterpersonnelle sujette àcautiondansles deux sensdanslarelationautaxi traditionnel,untiersde confiance,laplateforme incarnantet l’intérêtduclientetcelui dutaxi,entoute objectivité dansunespritde pérennisationde larelation qui n’estplusentre untaxi en particulier,maisentre unclientetunservice de transporturbainde façonplusgénérique. Conclusion Quel business peut-il résister à un système fondé sur la transparence, la simplification, l’efficacité, l’équité, l’éthique, l’orientation client, la bienveillance, la gentillesse ? La question n’est plus « comment aller à l’encontre ce mouvement ? » mais comment aller vers ce mouvement, quel que soit son business ? Les taxis traditionnelsse posent de mauvaises questions auxquelles ils ne pourront pas trouver de bonne réponses pardéfinitioncar il n’y peut y avoir de bonnes réponses à de mauvaises questions. Leur combat estdéfensif,aprèsavoirdénoncé unsystème « social » et protecteurpourceux « qui ne foutent rien », ils sont eux-mêmes assimilés à ce système aujourd’hui, se prévalent d’une sorte de monopole et arguent de leur licence payée à prix d’or pour affirmer des droits qui s’exprimentau détriment du client, de son libre arbitre. Ilsenappellentdésormaisàlaprotectiond’unsystème qu’ilsdénonçaientilyapeu, quandilsjugeaient eux-mêmes qu’il profitait aux autres… La roue tourne ! Egoïsme contre générosité ? C’est mort pour eux ?