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1. pline l'ancien de la peinture (2)

  1. 1. 58 LIVRE XXXV SUR LAPEINTURE 59 Contre lui Apollodore, mentionnéplus haut, écrivit In eum Apollodorus supro scriptus uersum fecit, dansune épigrammeque Zeuxis avait dérobéIart de sesartom ipsis ablatarn Zcuxim fcno secum Opesquo- maîtrespour Iemporter avec soi. Il amassaégalementquc tanias oclquisiuit,ut in ostcntatiouocarum Olym de si grandes richesses que,pour en faire parade, sex: ilpiao aurcis lil,beris iu pallioruln tesserisintexbum hiba à Olympie avec son nom brodé en lettresdor surnon suutnostcntarct.Postcadonarcoperasuaius- des écussons appliqués sesmanteaux. à Puis il se mit à "ntituil,, quotl nullo prctio sal,isdigno pcrmutari posso faire don de ses æuvres,sousprétextequon ne pouvaitdicclct, sicul,iAlcmcnamAgragantinis, Pana Arche- les acheterà aucun prix correspondant leur valeur : àlao. Itecit ct Pcnclopcn, qurrPinxisscruorcsuidc- itr cest ainsi quil offrit son Alcmène aux Agrigentinset son Pan à Archelaus. fit aussiune Pénélope, Il peinturetul, ct, ttthlctarnadcoqucin illo sibi placttit, rtt ucr oùril paraît en fait avoir représenté type de carac- unsuur subsclibclcb colcbrclllcx co inuisururualiquenr 1|1el3e, un athlète: il fut tellement et contentde ce der-faciliusquum imil,aturutl. 1Taguificus et luppiLcr cst nier quil écrivit au-dessous, vers - et la formule ceciusin t,lilorro atlst,:ttr[ibrrs ct llcrculcsinfansdra- diis devint célèbrede ce fait - < quon en médirait plus ltt:rl,Lccoratlt llauctrtocottos /1 st,rilttgttlttts Âlctrrotrir, facilement > quon ne llpi1s1si1l+0.Magnifiqueest sonct, Âtn1rlrit,rlottt;. Tcprolrctr<li[rrl I tatnon r:cttgIaudior Jupiter en majesté,entourédes dieux debout et sonin cryibibtts lriiculisquc, u,lioqui tautus diligcntia, Herculeenfant étranglantdeux serpents, présence en dettt Agrrrgutl,inis fact,ulus tabulntll, quirln ill tcrnplo samèreAlcmène épouvantée dAmphitryonlal. lui et On reprochecependant davoir donné des proportionstropIturortis Llr:inil.c publicc dicurottt,,inspoxcrit rrirgincs grandesaux têteset aux articulallensl42. demeurant, Au son souci de la précisionétait si fort que, devantexécu- ter pour les Ag.rigentins tableaudestinéà être dédié un aux frais de IEtat dansle templede JunonLacinienne, il passa revuelesjeunesfilles de la cité, nues,et en en f 40. Voir Plutarque, glor Ath.,2. La mêmemaxime attri- De est 139.DaprèsReinach, fautcomprendre il ve(ueuse lépouse qul buée Apollodore. à sévèrement son époux : " Une Pénélope drapée(") la tête l4l. VoirPhilostrate, 5. lm., attend appuyée la maindroite> sur 142. que Critique Plutarque emprunte Xénocrate. à mélancoliquement
  2. 2. 60 LIVRE XXXV SUR LAPEINTURE 6Ieorurn nud&s ct quinquo elegerit, ut quocl in quaquo choisit cinq, afin de reproduiredanssa peinturece quillaudatissimum essct pictula rcddcrct. Pinxit ot y avait de plus louableen chacune dellesl43. peignit Ilmonochrornata ex albo. Acqualcs eius et ocmuli fucrs aussi des monochromesen blancl4. Il eut comme contemporains et comme rivaux fimsnlhsla5,Timanl,hcs, Andlocydes, Itrupompus, Parrhasius. Androcydèsla6, Eupompe et PanhasiuslaT. raconte Qn(10). Dcsccndissc hic in ecrtatucu cum Zcuxidc tra- que ce dernierentraen compétition avecZeuxis : celui-ditur ct, cum illc dc[ulisscbuuos lticbastonto successu, ci avait présenté des raisinslas heureusement si repro-ut in scacnarn&ucfladuolarcrtl,,ipsc dctrrlisselintcum duits que les oiseauxvinrentvoleterauprès deux sur lapictum ita ueritatc rcprocsctrbata,ut Zcuxis alitum scènel49 mais Iautre présenta rideaupeint avec une ; uniudicio tumcns flagitarcb tautlcm retnoto lintco telle perfectionque Zeuxis, tout gonflé dorgueil à causeostcudi picburam atrluc inl,cllccto erLoro conccdcret du jugementdes oiseaux, demandaquon se décidâtà enlever le rideau pour montrer la peinture,puis, ayantllahnom ingcuuo pudorc, quoniom ipsc uolucres fefel- compris son erreur,il cédala palme à son rival avec une lissct, Ila.rrlru.siusaulcrn sc arbificcm. Ferbur ct poo- modestiepleine de franchise,car, sil avait personnelle- ùcc Zcrrxis pirrxissc puolum uuas fcrctttcm, ocl quos ment, disait-il, trompé les oiseaux,PanhasiusIavait. crrm atluolasscrtba,ucs,cadcm ingenuitoto proctssit trompé, lui, un artiste.On rapporteque Zeuxis peignit iratrrs opcli r:1, dixit : ( uuûs n-rcliuspinxi quam pue- également, plus tard, un enfant portant des raisins : des runl, nârn si cb hoc col)snnrnl&ssem,ûucg tirncle oiseauxétant venus voleterauprèsde ces derniers, en dobucrant r. l,ccit cl, Iiglilu ol)clr!, quac sola in colèrecontresonceuvre, savança dit, avecla même il et Aurbracia rclicto sunb, curn indc trIusa.s Fuluius franchise < Jai mieuxpeintlesraisins : queIenfant, car, Nobilior Romam transfcrrcù. Zcuxidis manu lTomaa si je Iavais aussi parfaitementréussi, les oiseaux auraientdû avoir peur./l a aussiexécutédes figuresde Ilclcna cst, in Philippi port,icibuu, eb iu Concordias tene cuite, seulesæuvresdart laissées Ambracie, à dclubro nfarsyas rcligal,us. quandFulvius Nobilior en emportales Musespour les transférer Romel50. y a de la main de Zeuxisà Rome à Il une Hélènet5lsous le portiquede Philippe er, dans le sanctuaire la Concorde, Marsyas de un enchaîné152. 147. Voir$ 75 et 67. 143. I-e thème de ce tableau- IHélène- a été décrit par 148. Voirg 66 et 155.Cicéron, Invent., De lI. 149. Voirg 23. 144. ftobablementdes peintures blanches surfacesombre, sur 150. Probablement terrescuitesp€intes, des servant décor depenn€ttantdobtenirdeseffetsde profondeur. architectural. Voir$ ?3. 145. l5 l. Tableauprobablement par emporté Pynhus temple du dHéra 146.Androcydès Cyzique de (vers400-380), travaillait Thèbes à Lakiniaen - 279.en379-378 un tableau bataille. à de 152. (Euvrearrivée Rome à comme butinduneville assiéeée.
  3. 3. 72 LIVRE XXXV SUR LA PEINTURE 73su&m uonerom dicebat, quem Granci ldprra uocant I que les Grecsappellent Charis; quils avaientatteintàcetora omnia contigisso, sod hac sola sibi neminem toutesles autres perfections, maisque,surce seulpoint, il navait pasdégal. Il revendiqua aussiun autretitre dep&rem. Et oliam gloriam usurpauit, cum Protogenis gloire : alors quil admirait une ceuvrede hotogènel89,opus inmensi laboris &c cura.esupra modum anxiae dun travail immenseet dun fini méticuleux Iexcès. àmiraretur; dixit enim omnia sibi cum illo poria esse il dit en effet que sur tous les autrespoints ils étaientaut illi meliora, sed uno sc praestare, quod manum do égauxou mêmeque Protogène était supérieuçmais quiltabula sciret tollere, memorabili pracccpto nocero avait, lui, ce seul avantagede savoir ôter la main dunsaepe nimiam diligentiam. Fuit autcm non minoris tableau- préceptedigne dêtre noté, selon lequel unsimplicitatis quotn artis. I[clarrthio dispositione ccdo- trop grandsoucide la précision souventnuisibleleo. est Et sa simpliciténe le cédaitpasà sonart : Mélanthiuslet,Llat, Asclcpiodoro do mcnsuris, hoc cst, quanto quid reconnaissait-il,le surpassaitpour la répartition des& quoque distare dqberct. figures,Asclépiodorele2 ce qui concerneles mesures en Scitum inter Protogencn et cum quod accidit. cest-à-dire la distance que Ion doit laisser entre lesIllc lihodi uiucbat, quo cum Âpcllcs odnauigassot, objets.ouidus cognosccndi opcro cius fatna taubunr eibi Ce qui se passaentreProtogène lui ne manquepas etcogni[i, cont,itruo ofliciuom pctiit. Aberat ipsc, sed ds selle-r. premiervivait à Rhodes, Le Apelle y débarqua,tabulam anrplac magnitudinis in machina aptabam brûlant de prendre connaissance son æuvre, dont deuna custodicbat, auus. I{acc foris csse Protogcnen seule lui était parvenuela renommée, il gagnaincon- et tinent son atelier.Le maîtreétait absent,mais un tableaulcspoudit intcrrogauitquc, & quo cluacsit,umdiccrct. de notables proportions placésur un chevalet était sur-< Ab hoc r, inquit Apellcs, adreptoquo pcnicillo veillé par une vieille femme toute seule.A sa question Iincaln cx colorc duxit sunrmac tcnuibatis pcr tabu- elle réponditque Protogène était sorti et demanda qui elle devraitlui annoncer comme visiteur.< Voici >, dit Apelle et, semparantdun pinceau,il traçaau traversdu 189. Voirli 8l et l0l. 190. Cette expression devenue est proverbiale. Voir Cicéron, Ad.Fan.Yll.25. l9l. Vers370-330, successeur Pamphile la têtedesonécole, de à Voirg 107. 192. puis condisciple maître dApelle. 193. Anecdotepeut-être desécritsdApellelui-même. tirée
  4. 4. 74 LTVREXXXV SUR LAPEINTURE 75lam. Et rouerso Protogerri quae gosta eront anus tableau une ligne de couleur dun délié extrême.Au retour de Protogènela vieille lui révéla ce qui sétaitindicauit. Ferunt artificem protinus contomplatum passé. On rapporte qualors Iartiste, dès quil eutsubtilitatcm dixissc Apellcn ucnissc,non caderoitr contemplé cettefinesse, quele visiteurétaitApelleet ditalium tam obsolutum opus; ipsumquc alio coloro que personne dautrenétaitcapable rien fairedaus- detcnuiorcm lincam in ipsa illa duxisseabcuntemquo si achevé; puis il traçalui-même,avec une autrecou-irlaecopissc,si rcrlisset illc, ostentleret adiccrctquo leur,une ligne encoreplus fine sur la première repar- et huuc csse qucln grtacrcret. Atque ita cuenit.Idcuertit tit en prescrivant, cas où Iautrereviendrait, la lui au de onirn Apellcs et uinci crubescetts tertio colole lineas montreret dajouterque cétait là Ihomme quil cher- nullum relincluctrs amplius subtilitati locum. chait.Ccst ce qui se produisit, Apelle revintet, rou- car sccuit gissant se voir suqpassé,refenditleslignesavecune de il At Protogcnesuictum se confcssus portum dcuo- itl troisièmecouleur,ne laissantnulle place pour un trait lauit hospitcmqua,ercns, placuitqucsic catn tabularn plus finle+. Protogène alors, reconnaissant défaite, sa poslcristladi ornniuurquidetn,scd arl,ificumpracci- descenditen hâteau port à la recherche son hôte et il de puo nriluculo.Consumpt&m c&mpriorc incendioCac fut décidéde garderce tableaupour la postéritécomme saris tlomusin Palatio oudio, spcctatamnobis antc, un objet dadmiration, universelcertes,mais tout parti- spal,ioso nihil aliud contincntcrnqua.tn lincas uisutn culièrement pour les artistes.Japprends quil a brûlé cllugicnLcs, intcr cgregia multorum opcrainani sirni- lors du premier incendie du palais de César sur le pslslinl9s; nous avions pu le contempler auparavant . lcm ct co ipso allicicrrbcm ornuiqucopcrcuobiliorcm. sur une grandesurfaceil ne contenaitque des lignes Âpclli lïit, alioqui llcrpcûuucottsuoLudo nunlquam échappant presque la vue et, semblant à vide au milieu tam ocoupatum dicln agctrdi,ttt rtotrliucarnduccndo des chefs-dæuvre nombreuxartistes, attiraitIat- de il cxcrccrct o,rbcul, tluod ab co in ploucrbiurn ucttit. tentionpar là-mêmeet était plus renomméque tous les Idcm pcrfcctaopclu propoucbat, pcrgulatranseulr- in aures ouvrages. tibus alqttc,ipscposb tabulatulu,tcus, uitia guacnota Cétait par ailleursune habitude constante dApelle de ne jamais laisserunejournée,si occupée quelle fût, sanspratiquerson art en traçantquelquetrait, coutume quil fit passer proverbele6. en cest lui également qui exposaitsur une loggiat9T ceuvres ses achevées la vue à des passants qui, cachédenière le tableau, et écoutaitles 194.Voir J. Pigeaud, [a rêverie la limite dansla peinture < de sq 196.< Aucun jour sans ligne> (Nn//as une diessinelinea). antique in LArt et le vivantp.204 ", Pline, destruction quunbruit.Reinach la nest penseà - 197.Balcon(pergula) bienconnuà Pompéi, les peintres oùr i95. Selon Iincendie 64 ap.J.-C. de avaient Ihabitude suspendre tableaux. de leurs
  5. 5. 76 LIVRE XXXV SUR LAPEINTURE 77lontur &usculteb&t, uulgum diligentiorom iudicom critiquesque Ion formulait, estimantque le public avaitquem se placfcrcns ; fcruutquo rcprchcnsum o sutoro, un jugementplus scrupuleux que le sien.On dit aussi quil fut repris par un cordonnierpour avoir fait, dans quod in crcllidis uuo ltouciorcs irttus fccissct &llsos, des sandales, une attache moins quil ne fallait à la deeodcrn posùcro die supcrbo ctnendationo pristinao face intérieure; le jour suivant,le mêmecordonnier, tout udnonitionis couillantc circa crus, indignatum pros fier de voir que sa remarquede la veille avait amenéla pcxissc clonuutiantænl, ne supr& crepitlaru sutor iudi- correction du défaut, cherchaitchicane à propos de la carct, rluod ct ipsttrn in ltrouerbium abiit. Fuit cnim jambe : alorsApelle, indigné, montra,criantbienhaut se cb contitls illi, 1>roptor quam gratior Alexandro quun cordonnier navaitpasàjuger au-dessus la san- de dale, mot qui passaégalement proverbe. fait il en En Itogno frcqtrcnùcr in oliicinam ucrltitanti - naur, ut savaitaussiêtre plein de gentillesse, qui lui valut un ce dixiurus, ab alio se llirtgi uctucrat, cdicto -, sed in attachement particulierde la part dAlexandre le Grand, ollicina inrpcritc ntulta disscrcnti silentium cotuitcr qui aimait venir fréquemment dans son atelier- car, suadcbat, ridori cutu diccus a pucris, qui colorcs tcro nous Iavons dit, il avait défendupar décretquaucun rcnt. Tan[trrrr crat, tucfolil,ll,i iuris irr regom olioqui autre peintre fît son portraitles- mais lorsque, dans illcurrdtrtu. Qttatnc1uutn Alcxandcr ltonorcm ci cloris- Iatelier,le prince faisaitde longuesdissertations sans simo perhibuib cxcnrplo Namcltc cum clilccton sibi o rien connaître Iart, il lui conseillaitgentiment se à de yrallacis suis ltrocciltuc, lrominc Pancaspcn, nudarn taire, en disant quil prêtait à rire aux garçonsqui broyaient couleurslee. grands les Si étaient droitsque les pirrgi ob admirillioltcm fortnoc ab Apcllo iussisset lui donnaitson autorité un princeau demeurant sur iras- cullrquc, durtr llarct, capbunr omorc sensissct,tlono cible.Au resteAlexandremanifesta Iestimequil avait tlcdil, ci, rùtrgllus onimo, maior impcrio sui ncc pour lui en une circonstance très remarquable. effet En nrinor hoc facl,o qutrn uict oria oliclua. Quippo so il avaitdemandé Apellede peindrenue,par admiration à pour sa beauté, sa maîtressefavorite qui sappelait Pancaspe sétant aperçu quen exécutantcet ordre ; Apelle en était tombé amoureux,il lui en fit cadeau2@ : preuvede magnanimité, dun contrôlede soi plus grand encore,cet acte ne Iillustra pas moins quune quel- conquevictoire.Car ce fut une victoiresur lui-mêmeet 199.Elien, Var.Hist..ll,2, rapportela même histoireà proposde 198. Voir HM VII, 125et XXXIV, 63.Apellea figuréAlexandre Zeuxis. le Crandsurau moinstroistableaux, maisil nestpasle seulà Iavoir 200. Élien, Var. Hist.,XII,34. La nudité,observeReinach,na rien peint : Protogène Aétion ont reçu des commandes, et Philoxénos de singulier pour lépoque. Iun des courtisansdAlexandrese faisant Aristideet HélèneIont peintde sonvivantou peuaprès mon. sa servir par une fille nue.

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