CARTES SUR TABLE I MEDEF 2016
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Cartes sur Table est désormais une institution. En quoi consiste
l’exercice ? Il est à la fois simple dans son principe et compliqué
à réaliser puisqu’il s’agit de mettre en exergue des chiffres ou des
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Medef - cartes sur table 2016

  1. 1. CARTES SUR TABLE I MEDEF 2016 10LESDÉFISÀRELEVER: L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL 1 CARTES SUR TABLE 2016 A N A L Y S E R P O U R A G I R
  2. 2. 32 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 Cartes sur Table est désormais une institution. En quoi consiste l’exercice ? Il est à la fois simple dans son principe et compliqué à réaliser puisqu’il s’agit de mettre en exergue des chiffres ou des données issus de sources incontestables, qu’elles soient publiques ou privées, et de les rapprocher, pour pouvoir en tirer une analyse objective de la situation de notre pays comme de nos entreprises, et de définir des pistes d’actions. Cette méthode -l’analyse de la vérité des faits, la volonté d’agir en accord avec une vision définie et des valeurs, puis le partage des victoires- est habituelle dans toutes les entreprises mais, malheureusement, moins répandue dans la sphère publique. Cette édition 2016 de Cartes sur Table montre la situation contrastée et paradoxale de la France. Nous avons incontestablement des atouts importants à faire valoir dans la compétition mondiale, avec des entreprises performantes dans des filières d’avenir fortes comme le numérique, la transition énergétique, la santé, le tourisme… Mais nous restons collectivement encalminés par une situation financière dégradée, une dette qui a explosé, un environnement législatif et réglementaire complexe et instable, des systèmes sociaux qui n’ontpassuseréformeràtempspours’adapter,un«modèlesocial»quiaincontestablement vieilli, moins dans son contenu et sa finalité que dans son organisation et son financement. Ce que propose magistralement ce document, ce sont à la fois des raisons d’espérer et une invitation à l’action rapide et déterminée. La France peut faire la course en tête dans la compétition mondiale, mais elle doit accepter de se réformer sans tabou, sans dogmatisme pour faire entrer son mode d’organisation et son mode de pensée dans le XXIe siècle. Pour cela, on ne le dira jamais assez, il faut désormais remettre l’entreprise au centre du jeu, car c’est elle qui crée la richesse et donne des métiers. Elle peut favoriser l’intégration et apporter à chacun un espoir et une capacité de se construire ou se reconstruire socialement. Le constat est posé. Les faits et les chiffres sont là. Agissons maintenant. ÉDITORIAL ÉDITO CARTES SUR TABLE 2016 Pierre GATTAZ Président du MEDEF
  3. 3. 54 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 I - LE CONSTAT 1. Une croissance à la peine 2. Un emploi qui se contracte et un chômage qui s’alourdit 3. Des marges au plus bas depuis 1985, des investissements en berne 4. Une compétitivité affaiblie 5. Unaccroissementinsoutenabledesdépensesetdesrecettespubliques,dudéficitetdeladette II - LES DÉFIS À RELEVER  L’audace créatrice 6. Libérer l’esprit entrepreneurial 7. Oser la recherche pour gagner en compétitivité L’épanouissement des hommes et des femmes au travail 8. Faire de l’innovation managériale un levier de mobilisation des salariés 9. Former plus et mieux pour une meilleure employabilité des salariés 10. Associer davantage les salariés à la performance des entreprises Le numérique : en faire un accélérateur de croissance 11. Maximiser le potentiel du numérique dans l’économie 12. Intensifierleréseaudefibreoptique,préalableàlatransformationnumériquedel’économie 13. S’approprier le numérique pour plus de productivité et de souplesse 14. Faire de la France un acteur de premier rang de la transformation numérique Développement durable : garder le leadership français 15. Renforcer l’atout du mix énergétique français 16. Intensifier la mobilisation pour exploiter les gisements d’efficacité énergétique 17. S’appuyer sur nos performances climatiques pour favoriser un engagement mondial Les filières d’avenir : s’affirmer comme champion mondial 18. Rester un grand pays d’industries de santé 19. Développer une stratégie de compétitivité touristique La mondialisation : saisir les chances nouvelles, faire face aux compétiteurs nouveaux 20. Tirer parti des gisements de croissance hors de l’Europe 21. Des besoins immenses à satisfaire dans les pays émergents 22. La nouvelle donne démographique mondiale d’ici 2035, défi majeur pour l’Europe 23. Une géographie économique reconfigurée par l’Asie SOMMAIRE L’Europe : l’atout du marché unique, la nécessité d’un potentiel renforcé 24. Tirer les conséquences de la crise de la zone euro 25. Tirer parti du marché unique pour redresser nos échanges 26. Un défi commercial majeur pour l’Europe : une véritable réciprocité dans les échanges III - LES LEVIERS À ACTIONNER Compétitivité hors-coût relevant des entreprises 27. Prendre appui sur l’innovation pour gagner des marchés 28. Faire de l’excellence opérationnelle un levier de compétitivité et de bien-être au travail 29. Se projeter à l’international pour saisir les opportunités de croissance Compétitivité relevant de l’écosystème Compétitivité-coût 30. Revenir à un coût du travail compétitif 31. Engager une réforme globale des prélèvements sur les entreprises 32. Favoriser le financement long des entreprises par une fiscalité incitative 33. Renforcer l’avantage compétitif du prix de l’énergie Compétitivité hors-coût : un environnement plus attractif 34. Rendre notre environnement fiscal plus stable et plus simple 35. Repenser la durée du travail 36. Lever les freins à l’embauche Compétitivité hors-coût : un État plus compétitif 37. Alléger et simplifier le fonctionnement de la sphère publique 38. Réussir la réforme des collectivités territoriales 39. Rééquilibrer les comptes sociaux en baissant la dépense 40. Engager une réforme ambitieuse des systèmes de retraite 41. Adapter le système de santé en réformant d’abord l’hôpital 42. Réformer l’école 43. Libérer l’offre de logements
  4. 4. 7 1 LECONSTAT 6 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 1 LECONSTAT Jamais la croissance économique en France n’a été durablement aussi faible : +0,4 % l’an entre 2007 et 2015. En2015,elledépasseraàpeine1 %(1,6 %danslazoneeuro, 1,7 % en Allemagne). Dès lors que la population continue de croître (+300 000 soit +0,5 % par an), le PIB par habitant, indicateurduniveaudeviemoyen,s’esteffritédepuis2007en niveau absolu (-1,4 %). En valeur relative, il est passé de 92 à 87 % de celui de l’Allemagne, ce qui explique le sentiment qu’aucuneaméliorationrapideetsignificativedesconditions de vie n’est possible. C’estdirel’importancedereveniràunecroissancesoutenue, d’au moins 2 %, rythme que la France a connu dans les années 1990-2000 puis 2000-2007. La croissance ne suffit pas pour rééquilibrer les comptes publics, mais rien n’est possible sans elle, et d’abord le redressement des comptes sociaux. Elle conditionne la création d’un nombre suffisant d’emplois dans le secteur productif pour réduire le chômage, comme à la fin des années quatre-vingt puis des années quatre-vingt-dix où l’économie avait retrouvé de la vigueur. Encore faut-il une politique économique tout entière ordonnée au développement d’une offre plus étoffée sur le territoire français. Il faut d’abord mettre fin au décrochage industriel de la France, dont la production manufacturière est aujourd’hui inférieure de 15 % à son niveau de 2000. En Allemagne, la production manufacturière dépasse de 24 % son niveau de 2000… Modeste en termes d’emploi, le cœur industriel de l’économie française demeure le creuset de la R&Detdesrévolutionstechnologiques,levecteurdesgains deproductivité,lemoteurdesexportations,avecleurseffets d’entraînement sur les autres secteurs. Renoueraveclacroissanceimposedesexigencesplusfortes de compétitivité partout : renforcement du tissu productif, innovation, formation, valorisation des compétences, efficacitédespolitiquespubliquesmesuréeàl’aunedeleurs impacts sur la compétitivité des entreprises et l’attractivité du territoire. UNE CROISSANCE À LA PEINE 1 +0,0 +0,5 +1,0 +1,5 +2,0 +2,5 2007-20151990-2000 2000-2007 +2,1 +1,9 +0,4 34 36 38 40 42 44 Allemagne Allemagne France France zone euro zone euro 43,0 41,0 38,1 37,7 37,2 36,8 123,8120,9 84,8 100,9 102,3 112,4 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 70 80 90 100 110 120 130 Croissance annuelle moyenne du PIB (%) PIB par habitant (milliers de dollars ppa 2011) Évolution de la production manufacturière (100 = 2000) SORTIR DE LA QUASI-STAGNATION ÉCONOMIQUE AMÉLIORER LE NIVEAU DE VIE DES FRANÇAIS METTRE FIN AU DÉCROCHAGE INDUSTRIEL DE LA FRANCE Source : INSEE, Comptabilité Nationale Source : calculs Coe-Rexecode Source : Eurostat LE CONSTAT NI CRÉATION D’EMPLOIS NI COMPTES SOCIAUX ÉQUILIBRÉS SANS CROISSANCE
  5. 5. 98 Conséquence d’une croissance économique trop faible, voire inexistantedepuisplusieursannées(+0,2 %en2012,+0,7 % en 2013, +0,2 % en 2014), et d’un marché du travail trop rigide,l’emploisalariémarchandnonagricoleestretombé,en 2014,àsonplusbasniveaudepuis2000 (15 813 300salariés). Au-delà de la conjoncture, demeure un problème structurel : la France pâtit d’un taux d’emploi parmi les plus faibles des pays industrialisés. À 42,5 %, niveau identique à celui de 2000,letauxd’emploidanslesecteurmarchandnonagricole estinférieurde3,6pointsàceluienregistrédanslazoneeuro hors France. Cet écart représente un déficit de 1,4 million d’emplois. Le projet du MEDEF de créer un million d’emplois vise précisément à combler ce déficit. Autre point préoccupant, le taux de chômage en France est en hausse quasi continue depuis 2008. Il devrait s’établir à 10,4 % de la population active en 2015, plus haut niveau depuis 1998, avec une proportion record de chômeurs de longue durée (45 % des demandeurs d’emploi). Cette évolution, qui tient en partie à l’accumulation de rigidités sur le marché du travail, contraste avec la baisse enregistrée en Allemagne depuis 2009, et, plus récemment, au Royaume-Uni, permise par plus de flexibilité. La situation du chômage est d’autant plus alarmante qu’il affecte près d’un jeune actif (15-24 ans) sur quatre. Ce taux est trois fois supérieur à celui de l’Allemagne, pays qui a su donner la priorité aux filières professionnelles, notamment par la voie de l’alternance. L’enjeuestdoncd’inverserlacourbeduchômage, notamment du chômage des jeunes, par le développement d’emplois durables dans les entreprises. Cet objectif impose de conduiresimultanémentplusieurspolitiques :baisseducoût du travail, meilleure insertion professionnelle des jeunes notamment avec l’apprentissage, maintien dans l’emploi des seniors, amélioration de l’employabilité des salariés via la formation, développement du tissu des TPE-PME qui constitue le principal gisement d’emplois. LE CONSTAT 40 42 44 46 48 50 52 54 56 Allemagne Allemagne France France Italie Royaume-Uni Zone euro hors France Zone euro 48,3 44,4 42,4 53,5 46,1 4,7 5,4 11,0 12,2 42,5 10,4 Emplois totaux dans le secteur marchand non agricole / population de 15 à 64 ans (%) Taux de chômage (% de la population active) 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Déficit de 1,4 million d’emplois RÉSORBER NOTRE DÉFICIT D’EMPLOIS MARCHANDS INVERSER LA COURBE DU CHÔMAGE Source : Eurostat Source: Ameco - Commission européenne (prévisions d’automne, novembre 2015) UN EMPLOI QUI SE CONTRACTE ET UN CHÔMAGE QUI S’ALOURDIT 2 2 LECONSTAT CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 2 LECONSTAT UN DÉFICIT DE 1,4 MILLION D’EMPLOIS MARCHANDS
  6. 6. 1110 Les entreprises en France ont été mises à mal par sept années de crise : entre 2007 et 2014, le taux de marge des sociétés non financières a chuté de 33,5 % à 29,5 % de la valeur ajoutée (-12 %), son plus bas niveau depuis 1985. Sur cette période, en effet, les rémunérations ont augmenté deuxfoisplusvitequelavaleurajoutée(+15 %contre+7,7 % en euros courants). Ce qui s’est traduit mécaniquement par une contraction de l’excédent brut d’exploitation de -5,5 %. En conséquence, les entreprises peinent à redresser leurs investissements pour retrouver les niveaux d’avant la crise. Pourtant les besoins existent, comme l’attestent les budgets prévisionnels annoncés par les industriels dans les enquêtes de l’INSEE, mais régulièrement révisés en baisse en cours d’année. C’est encore le cas en 2015. De surcroît, l’intensification des mutations technologiques et de la concurrence internationale accélère dans tous les secteurs l’obsolescence des équipements et des process de production, y compris les plus récents. Il faut donc investir plus qu’avant pour maintenir, et a fortiori augmenter le « stockdecapital »existantenFrancedontledéveloppement necessededécélérerdepuis15ans.Ilenvaduredressement du potentiel de croissance de l’économie française. Cet effort passe par le renforcement du tissu productif (créationd’entreprises,développementdesTPEetPME)mais aussi par celui des marges, première source de financement des entreprises. C’est le sens de mesures comme le CICE et le Pacte de responsabilité dont les premiers effets positifs expliquent le redressement attendu du taux de marge en 2015, favorisé tout autant par la baisse des cours mondiaux (pétrole, matières premières) et des taux d’intérêt. Hors ces facteurs externes, une véritable amélioration de la situation financière des entreprises suppose une dynamique interne de rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée, et donc des hausses de salaires qui n’excèdent plus les gains de productivité. LE CONSTAT 29 30 31 32 33 34 Excédent brut d'exploitation (% de la valeur ajoutée, sociétés non financières) Évolution en % du stock de capital net (euros constants) Évolution de la Formation brute de capital fixe (100 = 2000, euros constants) 33,5 125,5 124,8 104,8 98,4 31,2 29,5 80 90 100 110 120 130 Entreprises non financières (hors agriculture et immobilier) Industrie manufacturière -2 -1 0 +1 +2 +3 +4 +5 +6 entreprises non financières (hors agriculture et immobilier) industrie manufacturière REDRESSER LES MARGES DES ENTREPRISES… ... POUR REDRESSER DURABLEMENT L’INVESTISSEMENT… ... ET RENFORCER NOTRE POTENTIEL PRODUCTIF  Source : INSEE, Comptabilité Nationale Source : INSEE, Comptabilité Nationale Source : INSEE, Comptabilité Nationale DES MARGES AU PLUS BAS DEPUIS 1985, DES INVESTISSEMENTS EN BERNE 3 3 LECONSTAT CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 3 LECONSTAT DES MARGES ET DES INVESTISSEMENTS TROP FAIBLES POUR REDRESSER LA CROISSANCE
  7. 7. 1312 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 Entre 2007 et 2014, les exportations françaises de biens et services ont crû deux fois moins vite que la demande mondiale adressée à la France (+8,7 % contre +16,1 % en volume). En Allemagne, les exportations ont augmenté deux foisplusvitequ’enFrance,pourunecroissancedelademande mondiale du même ordre. C’est bien l’illustration d’une offre compétitive française insuffisante sur des marchés extérieurs porteurs de croissance. Nos parts de marché n’ont cessé de se réduire: la part de la France dans les exportations de biens et services de la zone euro est tombée de 17 % en 2000 à 13,6 % en 2015. Ce recul représenteun« manqueàproduire »dequelque160 milliards d’euros, équivalant à 0,5 point de PIB par an. Il est notable par rapport à l’Allemagne, mais aussi l’Espagne. C’est un indicateur sans appel de la dégradation de la compétitivité de la France, pourtant confrontée aux mêmes contraintes de change, aux mêmes barrières non tarifaires, aux mêmes normes, aux mêmes contrefaçons, aux mêmes concurrences des émergents que ses partenaires de la zone euro. Mécaniquement,labalancecourantefrançaise,excédentaire jusqu’en2004,estdevenuedéficitaire(-1,3 %duPIBen2015), ce qui contraste avec l’excédent historique de l’Allemagne (+8,7 % du PIB). Dans une situation similaire (voire plus dégradée) depuis le début des années 2000 et jusqu’en 2011, l’Italie et l’Espagne ont, contrairement à la France, réussi à restaurer leur compétitivité et retrouver un excédent, qui ne résulte pas de la seule faiblesse de la demande interne. Le retour à une croissance durablement soutenue passe par une offre de produits et de services plus étoffée, plus solide et plus compétitive, à l’exportation comme sur le marché intérieur. Ce qui suppose des entreprises plus importantes ennombreetentaille,avecunenvironnementréglementaire, social et fiscal leur permettant de faire enfin jeu égal avec leursconcurrentesetdedégagerlesmargesnécessairespour investir, innover et se projeter à l’international. LE CONSTAT -5 0 +5 +10 +15 +20 +25 +17,1 +15,9 +15,2 +14,4 +12,1 +16,6 +8,7 +16,1+17,0 +16,1 +14,3 -2,0 Demande mondiale adressée au pays Allemagne belgique pays-bas espagne france italie Exportations 13 14 15 16 17 18 (3t) (p) Exportations françaises de biens et services dans les exportations de la zone euro (%) 13,6 17 +10,5 +8,7 +2,2 +1,4 -1,3 -10 -8 -6 -4 -2 0 +2 +4 +6 +8 +10 +12 Allemagne France Pays Bas Italie Espagne Balance courante (% du PIB) Évolution cumulée 2007-2014 (volume, %, biens et services) +6,5 +1,4 -0,3 -1,7 -4,1 TIRER TOUT LE PARTI DES DÉBOUCHÉS EXTÉRIEURS REGAGNER LES PARTS DE MARCHÉ PERDUES… ... ET RESTAURER NOTRE ÉQUILIBRE COURANT Source : Ameco Source : Ameco Source : Eurostat UNE COMPÉTITIVITÉ AFFAIBLIE 4 4 LECONSTAT 4 LECONSTAT LES PERTES DE PARTS DE MARCHÉ, INDICATEUR SANS APPEL D’UNE COMPÉTITIVITÉ DÉGRADÉE
  8. 8. 1514 La France ne parvient toujours pas à respecter ses engagements européens, avec un déficit public très au-delà du seuil de 3 % du PIB en 2015 (-3,8 %). Cette mauvaise performance contraste avec la situation d’autres pays, notamment l’Allemagne de nouveau en excédent (+0,9 % du PIB en 2015). Même hors charges d’intérêt, le solde « primaire » de la France est négatif, et le plus élevé de la zone euro (-1,8 % du PIB, soit -38 milliards d’euros en 2015), après la Finlande. La persistance d’un déficit public non maîtrisé, qui interdit toutemargedemanœuvrepoursoutenirl’activitéetpréparer l’avenir,nerésultepasderecettesinsuffisantes.Cesdernières n’ont cessé de croître pour atteindre 53,4 % du PIB en 2015 (49,7 % en 2007), niveau parmi les plus élevés de la zone euro, avec un taux de prélèvements obligatoires toujours plus lourd (45,5 % du PIB en 2015 contre 42,4 % en 2007) et parmi les plus lourds en Europe (38,4 % en Allemagne), au détriment de l’attractivité de la France. Cedéficittientauniveauexcessifdeladépensepubliquequi représente en 2015 quelque 1 245 milliards d’euros (57,2 % du PIB). Elle serait de 1 115 milliards si sa part dans le PIB était restée celle de 2000 (51 %), soit une dérive de 130 milliardsdepuis15ans.Àladifférencedespaysvoisins, elle ne baisse pas, et son niveau est le plus élevé de la zone euro,aprèslaFinlande :dépensessocialesplusimportantes qu’ailleurs, effectifs publics plus nombreux, dépenses de fonctionnement non maîtrisées des collectivités locales… Ce déficit explique que la dette publique va de record en record.Représentant60 %duPIBàlafindesannées90,elle devraitatteindre96,5 %en2015,soitprèsde2 100 milliards d’euros. Cette hausse sans fin de la dette va peser sur les générations futures (impôt différé) mais contraint aussi les politiqueséconomiquesprésentes :avecquelque45 milliards d’euros en 2015, les charges d’intérêt afférant à cette dette représentent presque deux fois le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur. LE CONSTAT -12 -10 -8 -6 -4 -2 0 +2 +4 Allemagne France Italie Espagne Allemagne France Italie Espagne +0,9 -2,6 -4,7 -3,8 53,4 48,2 44,4 38,7 Allemagne France Italie Espagne 57,2 50,8 43,5 43,4 Allemagne France Italie Espagne 96,5 133,0 71,4 100,8 (p) (p) (p) (p) Déficit public (% du PIB) 30 35 40 45 50 55 Recettes publiques (% du PIB) 35 40 45 50 55 60 Dépenses publiques (% de PIB) Dette publique (% de PIB) 30 50 70 90 110 130 150 PERSISTANCE D’UN DÉFICIT PUBLIC NON MAÎTRISÉ… ... NON DU FAIT DE RECETTES INSUFFISANTES… ... AU PRIX D’UNE DETTE TOUJOURS PLUS LOURDE... MAIS D’UN NIVEAU EXCESSIF DE LA DÉPENSE… Source : Ameco - Commission européenne (prévisions d’automne, novembre 2015) Source : Ameco - Commission européenne (prévisions d’automne, novembre 2015) Source : Ameco - Commission européenne (prévisions d’automne, novembre 2015)Source : Ameco - Commission européenne (prévisions d’automne, novembre 2015) 5 LECONSTAT CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 5 LECONSTAT UN ACCROISSEMENT INSOUTENABLE DES DÉPENSES ET DES RECETTES PUBLIQUES, DU DÉFICIT ET DE LA DETTE 5 UN DÉFICIT PUBLIC PERSISTANT EN RAISON DE DÉPENSES EXCESSIVES
  9. 9. 1716 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 6 LESDÉFISÀRELEVER : L’AUDACECRÉATRICE 6 LESDÉFISÀRELEVER : L’AUDACECRÉATRICE La France dispose de tous les atouts pour faire de l’entrepreneuriatunlevierdecroissanceetdecompétitivité : une envie entrepreneuriale partagée, notamment chez les moins de 35 ans ; un taux de création qui la place parmi les pays les plus dynamiques ; une appétence et une excellence dans le numérique. Pourtant, la France n’arrive pas à transformer cet essai ni à capitaliser sur cette énergie entrepreneuriale. L’accompagnement des nouveaux entrepreneurs est l’un des facteurs clefs de succès et de pérennité des entreprises créées. Une enquête menée en juin 2014 par le Bureau internationaldutravail,leCommissariatgénéralàlastratégie et à la prospective et la Caisse des dépôts montre qu’après trois ans d’activité, 77 % des entreprises ayant bénéficié de l’aide d’un ou plusieurs réseaux sont toujours en activité, contre 66 % sans, et même 82 % quand l’accompagnement concerne également le suivi post-création (trouver un financement, accéder à la première commande…). Letauxdepérennitédescréateurssansemploiaccompagnés au moment de la création de leur entreprise est de 75 %, contre 50 % pour ceux qui ne sont pas accompagnés. Ilimportederenforcerladynamiquedecréationenfavorisant toutes les formes d’activités nouvelles à l’ère du numérique. Il importe tout autant d’entretenir un terreau suffisamment fertile pour permettre la croissance des start-ups, des TPE et des PME. Si la France connaît un fort dynamisme entrepreneurial, le taux de défaillances des entreprises y est nettement supérieur à celui de l’Allemagne. Il doit nous inciter à mener des réformes structurelles afin de relever le défi de l’audace créatrice et à faire de l’entrepreneuriat un enjeu également pour l’emploi, par la création mais aussi la reprise d’une entreprise à tous les stades de son développement :améliorationdesdispositifsdefinancement, baisse des charges, assouplissement du code du travail, lissage des effets de seuil, stabilisation de l’environnement réglementaire, allégement de la fiscalité sur le capital… LES DÉFIS À RELEVER : L’AUDACE CRÉATRICE 2ème année 3ème année 77 81 78 81 64 69 66 71 0 5 10 15 20 25 30 35 40 29 14,3 14,2 10,5 9,5 8,6 8,3 7,3 7,2 5,9 3,5 29 31 27 23 25 20 21 29 31 25 26 27 30 31 552,6 269,0 25 % des Français ayant envie de créer une activité (Décembre N-1 ou janvier N) 0 2 4 6 8 10 12 14 Taux de création d'entreprises en 2013 ( %, nombre d'entreprises créées / nombre total d'entreprises ) (1) Y compris microentrepreneurs 200 300 400 500 600 700 Ensemble hors microentrepreneurs 30 40 50 60 70 80 90 100 Taux de pérennité des entreprises créées (%) Nombre d’entreprises créées (milliers) 329,9 217,7 ALORS QUE 10 MILLIONS DE FRANÇAIS ONT ENVIE DE CRÉER UNE ACTIVITÉ… IL IMPORTE DE RENFORCER LA DYNAMIQUE DE CRÉATION ... ... ET LES CHANCES DE PÉRENNITÉ DES ENTREPRISES NOUVELLES ET QUE LE TAUX DE CRÉATION EST PARMI LES PLUS ÉLEVÉS D’EUROPE, Source : iThink Source : Eurostat Source : INSEESource : INSEE LIBÉRER L’ESPRIT ENTREPRENEURIAL 6 CAPITALISER SUR L’ÉNERGIE ENTREPRENEURIALE DES FRANÇAIS
  10. 10. 1918 Les innovations les plus robustes sont les innovations de rupture. Même les plus simples en apparence reposent souvent sur des technologies sophistiquées. Celles-ci résultent dans la plupart des cas d’efforts importants de recherches fondamentale et appliquée. Les mutations technologiques accélérées demandent de consacrer une part croissante du PIB à la recherche, publique et privée. EnFrance,larechercheprivéedemeuretropfaible,fauted’un nombre suffisant d’entreprises impliquées. Mais faute aussi derésultatsfinancierssuffisants :silesdépensesprivéesde R&D sont plus faibles qu’en Allemagne rapportées au PIB, expriméentermesdemarges,l’effortdeR&Ddesentreprises françaises a rejoint, et même dépassé en 2013, celui des entreprises allemandes. C’est la preuve que compétitivité coût et compétitivité hors coût vont de pair. C’est dire l’importance des incitations financières (investissements d’avenir, plans industriels) et fiscales (crédit d’impôt recherche) qui ont permis aux entreprises d’accroître, malgré le poids des charges et la faiblesse des marges, leurs dépenses de recherche, davantage que dans les pays européens comparables. Le CIR réformé en 2008 a permis d’augmenter de 22 % les effectifs privés de R&D et de doubler le nombre de PME investies dans la recherche entre 2008 et 2012. Cet avantage compétitif permet à la France de demeurer une terre d’accueil pour la recherche et l’innovation. Les entreprises doivent poursuivre leur effort pour rester dans la course. Il passe par le redressement des marges. Il suppose aussi qu’elles intègrent davantage de docteurs, dont la formation par la recherche leur donnera les moyens de mieux répondre aux défis des marchés du futur («villes intelligentes », santé, silver économie, énergies renouvelables). L’excellence de l’école française de mathématiquesestunatoutmajeuretprometteurdanscette perspective, compte tenu de leurs applications multiples danslestechnologiesnouvellesetlagestiondesentreprises (algorithmique, Big data, systèmes complexes, intelligence artificielle, super simulateurs…). SANCTUARISER LE CIR ET INTÉGRER DAVANTAGE DE DOCTEURS DANS LES ENTREPRISES LES DÉFIS À RELEVER : L’AUDACE CRÉATRICE -15 -10 -5 0 +5 +10 +15 +20 +25 +30 +35 +40 +39,5+39,3 +27,2 +26,0 +24,6 +23,8 +20,5 +18,9 1,85 1,23 32,5 21,2 13,7 18,2 -0,7 -4,5 -6,4 0 10 20 30 40 Dépenses de R&D privée financée par le CIR (%, 2010) Évolution des dépenses de R&D privée entre 2008 et 2012 (euros courants) 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 1,8 1,9 2,0 Allemagne France 8,2 Allemagne France Dépenses de R&D des entreprises intra-muros / PIB (%) 6,0 6,2 6,4 6,6 6,8 7,0 7,2 7,4 7,6 7,8 8,0 8,2 8,4 Dépenses de R&D des entreprises intra-muros / EBE (%) 7,8 POURSUIVRE LA DYNAMIQUE DE R & D PRIVÉE... ... POUR COMBLER LE RETARD SUR DE GRANDS CONCURRENTS… ... MALGRÉ UN EFFORT ANALOGUE EN TERMES DE MARGES ... AVEC UN SOUTIEN MAINTENU DU CIR Source : Eurostat, observatoire du CIR Source : Eurostat Source : Eurostat Source : observatoire du CIR, MENESR CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 7 LESDÉFISÀRELEVER : L’AUDACECRÉATRICE 7 LESDÉFISÀRELEVER : L’AUDACECRÉATRICE OSER LA RECHERCHE POUR GAGNER EN COMPÉTITIVITÉ 7
  11. 11. 2120 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 LESDÉFISÀRELEVER: L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL LESDÉFISÀRELEVER: L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL 88 50 55 60 65 70 75 80 63 71 69 77 74 72 71 70 68 68 68 67 63 66 26 93,2 91,4 87,5 87,1 82,1 83,2 80,3 80,8 76,8 78,3 26 24 22 20 20 18 16 14 12 12 11 10 0 5 10 15 20 25 30 50 60 70 80 90 100 Salaire net moyen des femmes en % du salaire net moyen des hommes (100 = salaire net moyen des hommes) % des salariés « activement désengagés » % des salariés confiants en leur avenir au sein de leur entreprise (1) y compris chefs d’entreprise salariés 2003 2012 G Pour favoriser l’épanouissement des salariés au travail et les rendre acteurs des transformations, le chef d’entreprise doit penser un management propice à leur motivation quotidienne, du sommet de son entreprise à son management intermédiaire. Dans un monde en mutation accélérée, l’innovation managériale est déterminante, car d’elledépendl’implicationdechacunauprojetdel’entreprise pour son développement. En 2014 et 2015, 7 salariés sur 10 ont confiance en leur avenir au sein de l’entreprise, proportion commune à tous les grands secteurs. Ce constat doitencouragerlesdirigeantsd’entrepriseàpoursuivreleurs efforts en faveur d’une politique d’inclusion active. Les entreprises les plus performantes se caractérisent en effet par leur aptitude à mobiliser et valoriser leur « intelligence humaine », à faire de l’épanouissement des hommesetdesfemmesautravailunfacteurdeperformance économique. Nombreuses sont celles déjà engagées dans cette dynamique, avec une stratégie d’innovation sociale et managériale. Trophées et autres moyens de valorisation se multiplient pour encourager celles qui ont fait le pari du bien-être au travail pour améliorer leur efficacité et faire plus de croissance. Toutefois,26 %dessalariéssont« activementdésengagés » (présence passive, absentéisme, rétention d’information…), ratio le plus élevé en Europe, Royaume-Uni excepté. Ce qui signifie pour les entreprises au mieux la privation d’un levier potentiel de croissance, au pire des coûts supplémentaires. Un plus fort engagement des salariés passe notamment par une égalité concrète hommes-femmes au travail. Elle suppose un management favorisant à la fois une meilleure conciliation vie privée-vie professionnelle et une meilleure égalité de carrière et de salaire. À cet égard, l’écart salarial moyen de 20 % au détriment des femmes ne s’est pas réduit depuis2000.C’estunequestiond’équitéetdejusticesociale, ettoutautantd’efficacitéprofessionnelleetdemodernisation des entreprises pour plus de compétitivité. LES DÉFIS À RELEVER : L’ÉPANOUISSEMENT DES HOMMES ET DES FEMMES AU TRAVAIL SI 7 SALARIÉS SUR 10 ONT CONFIANCE EN LEUR AVENIR AU SEIN DE L’ENTREPRISE ... ... PLUS DE 1 SUR 4 EST À CONVAINCRE DE S’Y IMPLIQUER DAVANTAGE ... ... CE QUI SUPPOSE ENTRE AUTRES UNE ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES AU TRAVAIL Source : Baromètre de perception de l’égalité des chances, éditions 2012(LH2), 2013(LH2), 2014 et 2015 (TNS SOFRES) Source : Rapport Gallup (2 013) Source : INSEE. Champ : salariés en équivalent-temps plein (secteur privé, entreprises publiques) yc contrats aidés FAIRE DE L’INNOVATION MANAGÉRIALE UN LEVIER DE MOBILISATION DES SALARIÉS 8 L’ÉPANOUISSEMENT DES SALARIÉS AU TRAVAIL, FACTEUR DE PERFORMANCE ÉCONOMIQUE
  12. 12. 2322 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 9 LESDÉFISÀRELEVER : L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL 9 LESDÉFISÀRELEVER : L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL Taux de chômage selon le plus haut diplôme obtenu (%) Ecart entre projection de la main-d'oeuvre disponible et besoin théorique des entreprises en 2020* (milliers) 0 4 8 12 16 20 -1500 -1000 -500 0 +500 +1000 +1500 +2000 12,5 16,8 9,9 14,5 +500 263,1 297,3 264,6 +1700 -1300 -200 -700 6,8 10,0 7,0 10,1 5,1 5,7 5,3 6,1 7,7 9,8 24 29 42 47 55 60 57 45 2007 2013 Excédent de personnes peu qualifiées Déficit de personnes diplômées 260 270 280 290 300 Contrats d'apprentissage (milliers) 0 20 40 60 80 % de salariés formés en cours et stages en 2010 selon la taille de l'entreprise *hypothèses : besoin de main d'oeuvre avec un chômage de 5,5%; projection de main d'oeuvre disponible avec un taux d'activcté de 72,7% D En2015,lechômagereprésentait10,4 %delapopulationactive. Il affecte principalement les moins qualifiés : entre 2007 et 2013, le taux de chômage des titulaires d’un diplôme inférieur ou égal au baccalauréat a augmenté de 45 %, trois fois plus vite que celui des Bac +2 ou au-delà. L’inadéquation entre population au chômage et besoins des entreprises en compétences explique en partie ce chômage structurel. La réforme de la formation professionnelle de 2014viseàformermieuxetplusvitelesdemandeursd’emploi et permettre ainsi à tous les actifs d’accéder plus largement à des formations qualifiantes et certifiantes. Simultanément, l’apprentissage a chuté de 11 % entre 2012 et 2014 (-32 700), retombant à 264 600 contrats, niveau proche de celui de 2005, résultat pour une bonne part de la complexification du régime du contrat de travail des apprentis. Or c’est une voie d’excellence : 70 % des jeunes sortant de l’apprentissage trouvent un emploi en CDI dans les 6 mois qui suivent la fin de leur formation. C’est dire la priorité de développer l’alternance à tous les niveaux, pour conjuguer acquisition d’un diplôme et expérience professionnelle, et répondre ainsi aux besoins des entreprises qui doivent être impliquéesdansl’élaborationdesdiplômesetdansleschoix et le financement de l’offre de formation. La formation doit devenir un investissement prioritaire, notammentdanslespluspetitesentreprises :en2010,moins de 30 % des salariés étaient formés en cours et stages dans les entreprises de 10 à 49 salariés, contre 57 % dans les entreprises de plus de 2000 salariés. L’accord national interprofessionnel de décembre 2013 a augmenté les moyens affectés à la formation des salariés des TPE, grâce à un mécanisme nouveau de solidarité interprofessionnelle. Il a permis d’accroître de 370 à 536 millions d’euros la capacité de financement des actions de formation au profit des salariés de ces entreprises en 2015. Au total, le montant global des budgets disponibles a augmenté de 35 %. LES DÉFIS À RELEVER : L’ÉPANOUISSEMENT DES HOMMES ET DES FEMMES AU TRAVAIL PLUS DE QUALIFICATION POUR RÉDUIRE LE CHÔMAGE… RELANCER L’APPRENTISSAGE FAIRE DE LA FORMATION UN INVESTISSEMENT PRIORITAIRE DANS LES PME ... ET L’ÉCART ENTRE LA MAIN-D’ŒUVRE DISPONIBLE ET LE BESOIN DES ENTREPRISES Source : INSEE/ (nombre de demandeurs d’emploi en 2013) Source : Dares Source : CEREQ, « Quand la formation continue » (2014) Source : Mc Kinsey « Dynamiser le marché du travail en France ...», mai 2014 FORMER PLUS ET MIEUX POUR UNE MEILLEURE EMPLOYABILITÉ DES SALARIÉS 9 PRIORITÉ AU DÉVELOPPEMENT DE L’ALTERNANCE À TOUS LES NIVEAUX
  13. 13. 2524 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 1010 LESDÉFISÀRELEVER: L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL LESDÉFISÀRELEVER: L’ÉPANOUISSEMENTDESHOMMESETDESFEMMESAUTRAVAIL Les dispositifs d’intéressement, de participation et d’actionnariat salarié constituent un levier efficace de compétitivité, de croissance et de création d’emplois. Une étude récente de la Commission européenne montre que la mise en place de tels dispositifs par une entreprise accroît laprobabilitéd’améliorersaproductivité.Enoutre,elleaurait également un effet positif sur la création d’emplois. La France s’est longtemps distinguée en Europe par une avance en ce domaine, en raison notamment d’une politique fiscale et sociale favorable à leur diffusion : la proportion d’entreprises associant les salariés à leurs résultats y est supérieure à la moyenne européenne (41 % contre 30 %). Seules la Finlande, la Slovaquie et l’Autriche font mieux qu’elle. Après avoir fortement progressé entre 2000 et 2007, où les sommes distribuées aux salariés ont augmenté de 72 % pouratteindre16,7 milliardsd’euros,l’épargnesalariales’est contractée de quelque 10 % entre 2008 et 2013 où elle est retombée à 15,1 milliards d’euros. L’impact mécanique de la crise sur les résultats des entreprises a contribué à casser la dynamique des années antérieures. Reste qu’il est loin de tout expliquer. Les modifications successivesducadreréglementaireetlamiseenplaced’une taxationgénéraliséesurtouteslescomposantesdel’épargne salariale y sont pour beaucoup. En particulier, a été créé en 2008 un forfait social qui a été alourdi de 2 à 20 % en 5 ans. Dans le contexte économique actuel, une réforme du régime juridique, fiscal et social de l’épargne salariale s’imposait donc. Malgré son ambition affichée pour réformer l’épargne salariale, la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (loi Macron) n’a abouti qu’à quelques avancées, et beaucoup reste à faire. Il s’agit d’abord de supprimer le forfait social. Il convient en même temps de créer un cadre incitatif pour les TPE et PME, leur permettant notamment de recourir à un dispositif simplifié et unique. LES DÉFIS À RELEVER : L’ÉPANOUISSEMENT DES HOMMES ET DES FEMMES AU TRAVAIL 0 10 20 30 40 50 60 51 46 41 33,2 37,4 33,7 35,6 37,7 35,2 35,8 35,7 40,6 41,4 37,9 40,7 40,1 38,5 37,8 36,4 38 35 34 30 26 25 18 15,1 16,7 9,7 Proportion d'entreprises privées ayant mis en place un dispositif d'association des salariés aux résultats (%, 2013) moyenne de l'UE (30,2) 9 11 13 15 17 Montants distribués au titre de l'épargne salariale (milliards d'euros) 0 10 20 30 40 50 intéressement participation % des salariés ayant bénéficié d'un dispositif MÊME SI LES ENTREPRISES FRANÇAISES SONT BIEN PLACÉES EN CE DOMAINE ... Source : DARES Source : DARES Source : DARES ... IL FAUT REVENIR SUR LES OBSTACLES QUI FREINENT L'ÉPARGNE SALARIALE ... ... ET EN FAIRE UNE PLUS LARGE DIFFUSION AUPRÈS DES SALARIÉS ASSOCIER DAVANTAGE LES SALARIÉS À LA PERFORMANCE DES ENTREPRISES 10 REVENIR À UNE POLITIQUE FISCALE ET SOCIALE QUI FAVORISE L’ÉPARGNE SALARIALE
  14. 14. 2726 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 11 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE 11 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE Source d’opportunités pour les fournisseurs d’équipements, de services ou de contenus, le numérique l’est aussi pour les entreprises utilisatrices. La question de son impact économique est au cœur des débats sur la dynamique de croissance. La difficulté des chiffrages ne doit pas masquer sonrôleprimordial.LafilièrenumériquereprésenteenFrance 5,5 % du PIB, nettement moins que dans les pays (Asie, États-Unis, Royaume-Uni) qui ont su davantage que nous profiter des premières vagues technologiques liées à la révolution numérique pour créer des champions mondiaux et générer de la croissance. Doubler cette contribution du numérique au PIB est possible, pour autant que la France sache prendre des virages technologiques comme le cloud computing ou les objets connectés, autant de chances de rebond pour les entreprises industrielles et de services. Ce qui oblige des secteurs entiers à s’adapter, de nombreuses PME et TPE à accélérer leur transformation numérique, le pays à se mobiliser autour de stratégies d’éducation, de formation, de recherche,d’investissement,pourpermettreauxentreprises de renforcer leur offre en fonction des attentes nouvelles des clients. Ce qui oblige aussi à repenser la nature même de notre tissu économique. Jusque-là, les chaînes de valeur étaient clairement identifiées, autour des trois fonctions traditionnelles longtemps organisées en silos : production (industrie, construction), distribution (commerce, transport-logistique), services. Irriguées par le numérique, ces trois chaînes de valeur s’intègrent de plus en plus. Ce bouleversement change moins la vie des acteurs que leur positionnement dans une chaîne de valeur qui peut, à l’extrême, devenir totalement globalisée. Le numérique impose un nouveau type d’économie partenariale, avec une redéfinition des relations inter-entreprises, ainsi qu’un nouveau modèle de management. Il impose aussi un écosystème fiscal, social et réglementaire qui soit attractif pour l’épargne, l’investissement et le travail si l’on veut plus de PIB en France. DOUBLER LA CONTRIBUTION DU NUMÉRIQUE AU PIB FRANÇAIS EST POSSIBLE LES DÉFIS À RELEVER : LE NUMÉRIQUE 0 3 6 9 12 Poids du numérique dans le PIB (2013) 10,1 10,0 9,2 8,0 7,6 7,1 7 5,5 5,3 5,0 4,3 4,0 3,4 De la complémentarité des secteurs... ... à leur intégration PRODUCTION PRODUCTION SERVICES SERVICES DISTRIBUTION DISTRIBUTION Industrie, Construction Services Commerce, transport, logistique Irrigation et structuration par le numérique DOUBLER LA CONTRIBUTION AU PIB DE NOTRE FILIÈRE NUMÉRIQUE Source : IDC Source : FIM (Fédération des Industries Mécaniques) S'APPROPRIER RÉSOLUMENT LA RECONFIGURATION DU SYSTÈME PRODUCTIF PAR LE NUMÉRIQUE MAXIMISER LE POTENTIEL DU NUMÉRIQUE DANS L’ÉCONOMIE 11
  15. 15. 2928 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 12 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE 12 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE LaFrance estbienplacéepour lesraccordementshaut-débit (34,4 abonnements pour 100 habitants, contre 14 % pour la moyenne de l’OCDE), mais très en retard sur le très haut débit(1,1raccordementpour100habitants,soit4foismoins que la moyenne de l’OCDE). Vecteur d’innovation et de productivité, le très haut débit (THD) est essentiel au développement des entreprises, qu’ellessoientdelafilièrenumériqueouutilisatrices.Iloffre denouveauxusages (cloud,visioconférence,réalisations3D, transfert de données), ouvre de nouveaux marchés, permet devaloriserunefilièred’excellenceassociantgrandsgroupes et PME. Elle est génératrice d’emplois et d’exportations (50 % de la fibre européenne est produite en France). L’accès du plus grand nombre au très haut débit impose d’investir massivement. La « Mission France Très haut débit » créée en 2012, vise une couverture intégrale du territoire en THD en 2022, avec un budget de 20 milliards d’euros sur 10 ans (Etat, collectivités, opérateurs privés). La majorité des réseaux déployés à ce jour est portée par les opérateurs privés. La conception même de ce plan présente un risque de fracture numérique territoriale entre zones urbaines et zonesnondensesmaisaussientredépartements.Samiseen oeuvredépendeneffetdelacapacitéfinancièremaisausside la volonté de chacun des acteurs – collectivités, opérateurs dont l’opérateur historique-, là où il est sensé intervenir. Ledéploiementdelafibreoptiquesupposeréuniesplusieurs conditions : la stabilité du cadre réglementaire ; une complémentarité des interventions des opérateurs et des collectivitéssurlesterritoires;uneplaceplusgrandepourle financement privé ; une fiscalité équilibrée entre opérateurs de réseaux, producteurs de contenus et intermédiaires de l’Internet ; une promotion des nouveaux usages permis par le très haut débit pour assurer aux entreprises du secteur numérique le nécessaire retour sur investissement grâce à une demande plus soutenue (e-santé, e-administration, e-learning, mobilité, télétravail). CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 LES DÉFIS À RELEVER : LE NUMÉRIQUE 0 5 10 15 20 25 30 35 40 Nombre d'abonnements au raccordement haut débit (ADSL) / 100 habitants (juin 2014) 34,4 29,3 28,3 21,620,720,2 18,318,1 17,9 17,5 16,7 15,1 14,1 13,6 4,5 25,2 20,2 13,6 10,5 8,8 8,1 5,6 5,3 5,1 3,7 3,7 3,5 2,7 2,1 1,3 1,1 1,0 0,7 0,6 0,4 0,3 0,1 nd 13,5 12,1 10,610,3 9,8 9,0 8,2 8,0 7,6 3,5 3,3 0 5 10 15 20 25 30 Nombre d'abonnements à la fibre optique / 100 habitants (juin 2014) BIEN PLACÉE EN TERMES DE RACCORDEMENT HAUT DÉBIT ... Source : OCDE (OECD Broadband statistics) Source : OCDE (OECD Broadband statistics) ... LA FRANCE DOIT COMBLER SON RETARD SUR LE TRÈS HAUT DÉBIT INTENSIFIER LE RÉSEAU DE FIBRE OPTIQUE, PRÉALABLE À LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE DE L’ÉCONOMIE 12 VISER LA COUVERTURE INTÉGRALE DU TERRITOIRE EN TRÈS HAUT DÉBIT D’ICI 2022
  16. 16. 3130 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 13 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE 13 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE Lesentreprisesfrançaisesontétélongtempsenretardsurles particuliersdansl’appropriationdesoutilsnumériques.Elles sont depuis quelques années en train de rattraper ce retard, principalement dans leurs rapports avec les administrations publiques : 91 % utilisent aujourd’hui internet pour obtenir desformulaires,nettementplusquelamoyenneeuropéenne (77 %). En revanche, beaucoup reste à faire pour que les entreprises adoptent le numérique dans leurs activités d’échanges, à travers notamment leur présence sur la toile. Elles n’étaient que 64 % à posséder un site internet en 2013, proportion qui les met en queue de peloton des pays européens. Seulement 25 % effectuent des achats en ligne (38 % pour la moyenne européenne) et 14 % des ventes en ligne (17 % pour la moyenne européenne). C’estaussilecasdurecoursauxservicesdecloudcomputing (informatique en nuage), qui permet à une société d’accéder à des services informatiques sur Internet (stockage de données, puissance de calcul, logiciels) plutôt que par une infrastructureinformatiquepropre.Cesservicespayantssont mobilisablesparl’utilisateuràlademandeetenlibreservice, modulables selon les besoins. En 2014, 12 % des sociétés françaises ont acheté des services de cloud computing, nettementmoinsquelamoyenneeuropéenne(19 %).Comme pour la plupart des technologies de l’information et de la communication, l’usage du cloud est plus répandu dans les grandes sociétés que dans les PME et les TPE. Et les services les plus avancés sont les moins utilisés (logiciels de bureautique, de comptabilité ou de gestion de la relation client ; recours à une puissance de calcul destinée aux logiciels de l’entreprise). Les raisons de coût n’expliquent pas tout. La réticence des entreprises traduit souvent un manque d’informations sur les risques (sécurité), la localisation des données ou la législation (lois applicables, juridictions, mécanismes de résolution des litiges), les conditions d’accès, et un manque de compétences en TIC. LES DÉFIS À RELEVER : LE NUMÉRIQUE 0 20 40 60 80 100 Entreprises de 10 salariés ou plus utilisant Internet pour obtenir des formulaires des pouvoirs publics en 2013 (% hors secteur financier) 92 51 40 28 24 21 19 14 12 11 6 72 34 39 33 24 34 56 29 30 46 30 29 45 67 55 51 51 46 45 41 40 38 32 28 25 25 24 92 91 89 88 84 83 81 81 80 77 73 72 72 66 0 10 20 30 40 50 60 70 80 Entreprises ayant effectué des achats en ligne en 2014 (% d'entreprises de 10 personnes ou plus, hors secteur financier) 0 10 20 30 40 50 60 0 10 20 30 40 50 60 70 10 à 19 personnes 20 à 249 personnes 250 personnes ou plus C S L I UN USAGE MIEUX INSTALLÉ DANS LES RAPPORTS AVEC L'ADMINISTRATION… ...QUE DANS LES RELATIONS COMMERCIALES UN RECOURS ENCORE TIMIDE AU CLOUD COMPUTING… ...LIÉ À DES FREINS DE COÛT ET DE CONFIANCE Source : Eurostat Source : Eurostat Source : INSEE Première, n° 1545 - avril 2015 Source : Eurostat S’APPROPRIER LE NUMÉRIQUE POUR PLUS DE PRODUCTIVITÉ ET DE SOUPLESSE 13 MIEUX INFORMER LES PME POUR LEVER LEURS RÉTICENCES À L’USAGE DU NUMÉRIQUE
  17. 17. 3332 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 14 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE 14 LESDÉFISÀRELEVER : LENUMÉRIQUE Avec la révolution numérique, l’informatisation des sociétés devient complète et globale, combinant électronique, informatique et réseaux. Objets connectés, applications associées,maîtriseduBigdatayoccupentuneplacecentrale (transport, logement, santé…). Ilsreprésententunpotentieléconomiqueimportant :nouveaux marchés et gains de productivité pour les entreprises, économies et libération de temps pour les citoyens. Tous les secteurs en bénéficieront : logement (économies d’énergie, domotique), la mobilité (capteurs et systèmes d’assistance pour réduire la consommation d’énergie, les accidents et les embouteillages ; multi-modalité), santé (meilleur suivi des maladieschroniques,meilleureobservancedestraitements, parcours de soin, prévention, hospitalisation à distance), logistique, « ville intelligente ». La France a des atouts pour en saisir les opportunités : une politique publique dédiée, des start-ups créatives dans le hardware, le software et les high tech (deuxième délégation mondiale sur l’espace dédié aux start-ups innovantes au Consumer Electronic Show de Las Vegas en 2016 avec 128 start-ups, 19 innovations primées), des écoles de formation scientifique reconnues, une expertise dans des domaines clefs (cryptologie). Devenir un acteur de premier rang de la transformation numérique a plusieurs exigences : diffuser l’excellence numérique dans le tissu économique (aider les PME à accélérer cette transformation, mobiliser les pôles de compétitivité), renforcer la confiance par plus de sécurité juridique (protection des données), accroître l’influence des entreprises françaises dans les organismes internationaux de normalisation, développer et valoriser les formations scientifiques (promotion du système doctoral dans l’entreprise, formation de tous – étudiants, salariés, fonctionnaires, entrepreneurs- au numérique), rapprocher monde économique et monde académique sur la recherche et l’innovation. LES DÉFIS À RELEVER : LE NUMÉRIQUE 0 1 2 3 4 5 Achats d'objets connectés en France en 2020 (milliards d'euros) * équipements de sport, loisirs (drônes connectés, jardinage...) 4,3 15 19 28 17 31 16 35 12 23 23 296 3,4 3,0 2,7 1,7 0 50 100 150 200 250 300 350 0 10 20 30 40 50 Création de valeur grâce aux objets connectés (milliards d'euros) 20252020 Achats d'objects connectés (milliards d'euros) L M M M LL M S SE POSITIONNER SUR DES MARCHÉS À FORT POTENTIEL EN FRANCE… ...COMME À L’EXPORTATION OBJETS CONNECTÉS ET BIG DATA, RELAIS DE CRÉATION DE VALEUR DANS TOUS LES SECTEURS Source : AT Kearney (Big data et objets connectés : une opportunité pour la France, étude réalisée pour l'Institut Montaigne, avril 2015) Source : AT Kearney (Big data et objets connectés : une opportunité pour la France, étude réalisée pour l'Institut Montaigne, avril 2015) Source : AT Kearney (Big data et objets connectés : une opportunité pour la France, étude réalisée pour l'Institut Montaigne, avril 2015) 1 AT Kearney (Big data et objets connectés :une opportunité pour la France, étude pour l’Institut Montaigne, avril 2015) FAIRE DE LA FRANCE UN ACTEUR DE PREMIER RANG DE LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE 14 LOGEMENT, SANTÉ, MOBILITÉ, LOGISTIQUE, VILLE INTELLIGENTE…, TOUS CONCERNÉS
  18. 18. 3534 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 15 LESDÉFISÀRELEVER : LEDÉVELOPPEMENTDURABLE 15 LESDÉFISÀRELEVER : LEDÉVELOPPEMENTDURABLE Du fait de ses choix historiques, la France bénéficie d’un mix équilibré qui lui assure une certaine indépendance énergétique, relativement à la situation de pays voisins. Pour réussir, la transition énergétique, indispensable pour des raisons à la fois économiques, environnementales et de sécurité d’approvisionnement, doit combiner un usage toujours plus efficace de nos infrastructures électriques, pétrolières et gazières, dont il est nécessaire de promouvoir les plus hauts standards de sûreté. Elle doit viser à explorer etexploiterefficacementlepotentieldetouteslesnouvelles ressources énergétiques : nucléaire, énergies fossiles non conventionnelles, énergies renouvelables. Déjà, la part de ces dernières dans la consommation finale d’énergie (biomasse solide, éolien, hydraulique, solaire) s’est accrue de 50 % entre 2005 et 2013 pour atteindre 13,7 %. Elle doit atteindre23 %en2020,conformémentàl’objectifeuropéen. Cette montée en puissance résultera principalement de l’augmentationdurecoursàlabiomassesolide(bois,déchets verts, paille, résidus solides des récoltes…). Pour l’ensemble de ces énergies, la France dispose d’atouts importants(potentielhydraulique,deuxièmedomainemaritime mondial grâce notamment aux départements d’outre-Mer, quatrième massif forestier européen), et d’un savoir-faire reconnu, avec des acteurs d’envergure internationale sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’énergie, y compris les énergies renouvelables : conception, fourniture, maîtrise d’ouvrage, exploitation, équipements, ingénierie, recherche et développement… La transition énergétique doit reposer sur une maîtrise des coûts, dont l’évolution doit rester compatible avec la compétitivité des secteurs consommateurs. Par ailleurs, l’objectif du mix énergétique devra être évalué avec pragmatisme, et sa trajectoire dépendra naturellement de l’évolutionéconomique,ettoutautantdespolitiquesconduites pour l’accompagner (fiscalité, réglementation, incitations à la recherche et à l’investissement…). CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 LES DÉFIS À RELEVER : LE DÉVELOPPEMENT DURABLE 0 20 40 60 80 100 120 Part dans la consommation finale d'énergie (%) Énergies renouvelables Nucléaire Gaz Pétrole Charbon 9 11 13 15 17 19 21 23 Part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie jusqu'à 2012 et objectif européen 2020 (%) 23,0 10,2 3,6 3,2 2,5 1,4 12,5 10,9 9,3 13,7 0 2 4 6 8 10 12 Part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie jusqu'à 2012 et objectif 2020 (%) Biomasse solide Hydraulique Biocarburants Autres filières électriques Filières chaleur Éolien UN MIX ÉQUILIBRÉ ASSURANT À LA FRANCE COMPÉTITIVITÉ ET SÉCURITÉ D'APPROVISIONNEMENT… Source : chiffres-clés des énergies renouvelables (MEDDE, octobre 2014) Source : chiffres-clés des énergies renouvelables (MEDDE, octobre 2014) Source : chiffres-clés des énergies renouvelables (MEDDE, octobre 2014) ... QUE RENFORCERA LA MONTÉE EN PUISSANCE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES CONFORMÉMENT À L'OBJECTIF EUROPÉEN 2020... ... NOTAMMENT GRÂCE À LA BIOMASSE RENFORCER L’ATOUT DU MIX ÉNERGÉTIQUE FRANÇAIS 15 EXPLORER ET EXPLOITER LE POTENTIEL DE TOUTES LES NOUVELLES ÉNERGIES
  19. 19. 3736 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 L’efficacité énergétique consiste à mieux exploiter les ressourcesenoptimisantl’ensembledelachaîneénergétique. Enjeu majeur, elle est à la fois un moyen d’améliorer la compétitivité des entreprises et la qualité du service rendu au consommateur tout en offrant des opportunités de développer de nouvelles activités, solutions et technologies pourvaloriseretconforterlesfilièresd’excellencefrançaises. Laconsommationfinaled’énergieenFrance,quin’avaitcessé de croître au cours des années 80 et 90, plafonne depuis 2001, tout en se situant dans une position intermédiaire parmi les pays européens. Il faut donc accentuer les économies d’énergie afin d’améliorer encore l’intensité énergétique de notre économie (consommation énergétique rapportée au PIB). Dans la production d’énergie, la priorité est au développement de systèmes actifs de pilotage des installations et de maintenance et à celui des équipements associés aux réseaux intelligents (smart grids). Dans l’industrie, beaucoup a déjà été fait et le mouvement doit se poursuivre. Un effort accru est nécessaire pour valoriser,surdesterritoiresdonnés,lesdéchetsénergétiques ou les ressources énergétiques excédentaires de l’industrie au profit d’autres secteurs (services, habitat). Avec 71 % de la consommation d’énergie en France, les secteurs du résidentiel-tertiaire et des transports représentent un gisement substantiel d’économies d’énergie. Dans le bâtiment, les opérations de rénovation et la maintenance des équipements (chaudière, climatisation, éclairage, etc.) permettront de conserver et d’améliorer les performances. Dans le transport, une meilleure efficacité énergétique passe par la poursuite de l’amélioration des motorisations thermiques, par le développement de technologies alternatives en milieu urbain et à longue distance, ainsi que par l’optimisation des flux de transport et les solutions multimodales innovantes. Ces politiques pour une plus grande efficacité énergétique exigent une détermination de tous, inscrite dans la durée. LES DÉFIS À RELEVER : LE DÉVELOPPEMENT DURABLE 125 130 135 140 145 150 155 160 165 170 Consommation finale d'énergie en France après correction des variations climatiques (millions de tep) 0 50 100 150 200 250 300 350 295 266 206 173 151 151 150 144 143 131 129 124 117 103 87 82 Consommation intérieure d'énergie en 2013 (kilos d'équivalent pétrole pour 1000 euros de PIB) 80 100 120 140 160 Transports Agriculture et pêche Résidentiel - tertiaire Industrie 149,2 130,1 88,5 Consommation finale d'énergie en millions de tep (100 =1983) ACCENTUER LES ÉCONOMIES D'ÉNERGIE… ...POUR AMÉLIORER L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DE NOTRE ÉCONOMIE… ...NOTAMMENT DANS LES SECTEURS À FORTS GISEMENTS D’ÉCONOMIES Source : Chiffres clés de l'énergie, ed. 2014 (février 2015), MEDDE/ CGDD Source : Chiffres clés de l'énergie, ed. 2014 (février 2015), MEDDE/ CGDD Source : Chiffres clés de l'énergie, ed. 2014 (février 2015), MEDDE/ CGDD INTENSIFIER LA MOBILISATION POUR EXPLOITER LES GISEMENTS D’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE 16 DES EFFORTS RESTENT À FAIRE DANS LE RÉSIDENTIEL-TERTIAIRE ET LES TRANSPORTS 16 LESDÉFISÀRELEVER : LEDÉVELOPPEMENTDURABLE 16 LESDÉFISÀRELEVER : LEDÉVELOPPEMENTDURABLE
  20. 20. 3938 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 La Conférence Paris-Climat de 2015 (COP 21) a permis de mobiliser les États autour d’un cadre d’action international robuste, durable et équitable pour limiter le réchauffement climatique. La France, qui a l’une des économies les moins carbonées du monde, peut et doit jouer un rôle d’entraînement (partager son savoir-faire avec les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, accompagner des pays en développement). Elle dispose de filières d’excellence combinant les apports de grands groupes et de PME (centrales énergétiques performantes, équipements pour les énergies renouvelables…). Cette capacité française à fournir des solutions « bas carbone » doit être valorisée en France même, par une politique incitative. L’enjeu de compétitivité reste essentiel. Au regard de son poids dans l’économie mondiale (19 %), l’Europe représente une part modeste (11 %) des émissions mondiales de CO2. Elle fait la course en tête, de façon relativement isolée : ses émissions ont baissé de -14 % entre 1990 et 2012 (+12 % aux États-Unis, +262 % en Chine). Elle doit poursuivre ses efforts, mais de façon proportionnée et concertée avec les autres continents, pour ne pas pénaliser ses entreprises dans la compétition mondiale. C’est encore plus vrai de la France qui représente près de 3 % de l’économie mondiale, mais 1 % des émissions mondiales de CO2. Dans le prolongement de la COP 21, la mise en place d’un cadre mondial de mesure, de suivi et de vérification des émissions est indispensable pour s’assurer du respect par chaque pays de ses engagements. Simultanément, donner une valeur économique au carbone est le moyen le plus pertinent de convaincre la chaîne des acteurs d’adopter des solutions bas carbone. Les moyens permettant de répondre au défi climatique sont accessibles et connus de tous. L’accord ambitieux issu de la COP 21 donne le signal nécessaire à une mobilisation générale de tous partout dans le monde (États, entreprises, investisseurs, consommateurs). LES DÉFIS À RELEVER : LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Émissions de CO2 dues à la combustion d'énergie (monde =100, 2013) Reste du monde 16,9 4,9 3,4 27,0 17,1 1,0 10,5 19,2 699 756 479 475 441 385 350 305 212 165 134 69 12 602 405 368 368 354 351 303 259 228 208 201 191 174 154 Union européenne (hors France) Extrême Orient hors Chine France Amérique du Nord Russie Afrique Chine 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 Quantité de CO2 émise par unité de PIB en 2013 (tonnes / million de dollars PPA 2005) 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 Émissions de CO2 pour produire 1 kWh d'électricité (en grammes, 2012) LA FRANCE REPRÉSENTE PRÈS DE 3 % DU PIB MONDIAL, MAIS 1 % DES ÉMISSIONS DE CO2 ... Source : AIE, septembre 2015 (chiffres clés du climat, éd. 2016, IC4E, MEDDE) Source : AIE, septembre 2015 (chiffres clés du climat, éd. 2016, IC4E, MEDDE) Source : AIE, septembre 2015 (chiffres clés du climat, éd. 2016, IC4E, MEDDE) ...GRÂCE À UNE ÉCONOMIE PARMI LES MOINS CARBONNÉES DU MONDE,... ...ET À UNE PRODUCTION « PROPRE » D’ÉLECTRICITÉ L’ACCORD AMBITIEUX DE LA COP 21, SIGNAL NÉCESSAIRE À LA MOBILISATION DE TOUS S’APPUYER SUR NOS PERFORMANCES CLIMATIQUES POUR FAVORISER UN ENGAGEMENT MONDIAL 17 17 LESDÉFISÀRELEVER : LEDÉVELOPPEMENTDURABLE 17 LESDÉFISÀRELEVER : LEDÉVELOPPEMENTDURABLE
  21. 21. 4140 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 18 LESDÉFISÀRELEVER : LESFILIÈRESD’AVENIR 18 LESDÉFISÀRELEVER : LESFILIÈRESD’AVENIR La filière santé française compte des champions mondiaux dans tous les domaines. Toutes ses entreprises et celles d’autres secteurs liées à cette filière (robotique, textile, agroalimentaire,informatique,numérique)sontenmesurede relever les défis de la mondialisation des risques sanitaires, du vieillissement des populations, des conséquences du réchauffement climatique, de l’augmentation du niveau de vie dans les pays émergents, autant de marchés possibles en perspective. Pour en tirer parti et garder son rang de leadermondial,laFrancedoitpalliercertainesinsuffisances. Il faut d’abord construire une stratégie industrielle pour développer une offre en adéquation avec l’évolution de la demande, fondée sur une plus grande coopération entre médecins, personnel médical, chercheurs, entreprises, associations de patients. Ce meilleur rapprochement du monde médical académique et du monde économique sera favorisé par la création d’un cursus d’ingénieur en santé. Cette coopération doit faciliter le développement d’innovations pluridisciplinaires. Les plans de reconquête industrielle et l’innovation ouverte sont de nature à fédérer grandsgroupes,PMEetstart-upsautourdeprojetscommuns aboutissant à de nouveaux biens et services de santé, plus rapidement diffusables sur le marché. Par ailleurs, les nouvelles technologies et la transformation numérique permettent de remettre le patient au centre du système de soin et de personnaliser ainsi les protocoles thérapeutiques.C’estnotammentlecasdesobjetsconnectés, supports de la médecine à distance (téléconsultation, maintien à domicile), et du big data avec sa puissance d’exploitation des données (gestion et traçabilité du dossier médical, ciblage des traitements). De ces innovations dépend la capacité de conquête de marchés en pleine expansion (traitement à distance du diabète en Afrique par téléphonie mobile). D’une plus grande coopération entre les acteurs dépend en France la rationalisation du système de soin, et donc un redressement des comptes sociaux. LES DÉFIS À RELEVER : LES FILIÈRES D’AVENIR Pharmacie Médicaments vétérinaires Dispositif médical Optique 1 dans le « top 3 » mondial 4 parmi les 10 premiers laboratoires mondiaux 1 pme parmi les 60 premières entreprises mondiales N°1 mondial dans le contrôle microbiologique Industriel N°1 mondial des verres correcteurs « Homecare » * Objets connectés en santé e-santé Big Data 500 mds d’€ sur 30 ans 5,9 mds d’€ d’ici 2019 2 à 3 mds d’€ par an d’ici 2017 125 mds de $ en 2015 (*) « Homecare » : soutien à la personne, sa sécurité, son mieux-être, son vieillissement, sa dépendance (mobilisation de la technologie et de l’humain) DES ENTREPRISES FRANÇAISES CHAMPIONNES MONDIALES DE NOUVEAUX MARCHÉS À FORT POTENTIEL DANS LE MONDE Sources : Syntec Numérique, Orange, d’après études : IMS research, MeMD, ABI Research, Deloitte, Rackspace Sources : Féfis, Snitem RESTER UN GRAND PAYS D’INDUSTRIES DE SANTÉ 18 CONSTRUIRE UNE STRATÉGIE INDUSTRIELLE POUR DÉVELOPPER L’OFFRE FRANÇAISE
  22. 22. 4342 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 1919 L’enjeuéconomiquedutourismeestdetaille :plusde7 %du PIB, d’un million d’emplois directs et de 12 milliards d’euros d’excédentextérieur.Avec84,7 millionsdevisiteursen2013, la France est la première destination mondiale. Elle est au 3e rang pour les recettes touristiques, mais au 20e pour la dépense moyenne par touriste international. L’ambition de 100 millions de touristes en 2020 pour préserver la position de la France en Europe est possible. Toutefois, il convient de restaurer une compétitivité touristique qui se dégrade, confrontée à un monde qui bouge, des marchés qui se déplacent, des destinations en compétition. Ce qui exige une mobilisation de tous les acteurs, publics et privés, au service d’une stratégie « pays » combinant attractivité du territoire et compétitivité des entreprises, pour valoriser nos atouts (savoir-faire, situation géographique, patrimoine naturel et culturel, image de marque). Il faut viser plusieurs objectifs : la montée en puissance de chaque type de tourisme (loisir, affaires, événementiel), la capacité de répondre aux nouvelles exigences du consommateur (transports écologiques, tourisme culturel, efficacité énergétique), la fidélisation des clients par une politique d’accueil et de marque « France » plus développée, le relèvement du niveau de formation et de la qualité de l’accueil, la maîtrise des langues étrangères. Outre les mesures spécifiques décidées en 2014 après les Assises du tourisme (travail dominical, ouverture des musées, clarification des compétences des collectivités locales, infrastructures de transport, rythmes scolaires, sécurité, visas…), la remise à niveau de l’offre touristique appelle des réformes structurelles dans tous les domaines : adaptation du cadre social (contrats de travail, coût et durée dutravail,formationinitialeetcontinue…)etfiscal,politique d’investissement (parc immobilier, infrastructures d’accueil et de transport, préparation des grandes échéances comme les Jeux olympiques de 2024 et l’Exposition universelle de 2025), transformation numérique. LES DÉFIS À RELEVER : LES FILIÈRES D’AVENIR 25 35 45 55 65 75 85 84,7 France 69,8 états-Unis 60,7 Espagne 55,7 Chine 47,7 Italie 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 Recette moyenne par touriste international (dollars, 2013) 2000 1306 1066 996 921 662 122 102 85 * 2012 70 80 90 100 110 120 130 Potentiel de touristes en France en millions (croissance de 2,3% l'an, retenue pour l'ensemble de l'Europe* par l'Organisation internationale du tourisme) *Europe au sens large (UE à 28+ Russie, Ukraine et Turquie notamment) Arrivées de touristes internationaux (millions) FRANCE, PREMIÈRE DESTINATION MONDIALE… ...MAIS 20EME RANG POUR LES RECETTES MOYENNES PAR TOURISTE VISER 100 MILLIONS DE TOURISTES EN 2020 POUR PRÉSERVER NOTRE POSITION EN EUROPE Source : Banque mondiale Source : Organisation mondiale du tourisme, Ed. 2014 Source : Organisation mondiale du tourisme, Ed. 2014 DÉVELOPPER UNE STRATÉGIE DE COMPÉTITIVITÉ TOURISTIQUE 19 LESDÉFISÀRELEVER : LESFILIÈRESD’AVENIR LESDÉFISÀRELEVER : LESFILIÈRESD’AVENIR UNE AMBITION POUR 2020 : 100 MILLIONS DE TOURISTES EN FRANCE
  23. 23. 4544 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 20 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION 20 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION Avant2008,lacroissancemondialeaétéexceptionnellement soutenue, avec des taux de 4 à 5 % l’an, en lien avec le décollage des économies émergentes. Toutes ont réussi à prendre leur part dans les échanges et à en tirer de grands bénéfices, avec des rythmes d’expansion très supérieurs à ceux des pays industrialisés. Après la grande récession de 2009, le monde a retrouvé une croissance un peu supérieure à 3 %. En ralentissement dans les économies émergentes, elle tend plutôt à s’accélérer dans les économies de l’OCDE. L’évolution des changes, des taux d’intérêt et des prix des produits de base influenceront les trajectoires de croissance à court terme des économies, avec une hétérogénéité accrue entre pays consommateurs et pays exportateurs de produits debase,etunedésynchronisationtemporaireentrelesÉtats- Unis et la zone euro. À moyen-long terme, ce sont les conditions de l’offre et la résorption des déséquilibres structurels qui joueront. Le ralentissement de l’économie mondiale depuis 2008 s’est en effet accompagné d’un affaiblissement des gains de productivité apparente du travail, particulièrement dans les économies avancées, du fait d’une moindre progression des investissements, alors que l’impact de la révolution numérique sur le « progrès technique » comme facteur de productivité se fait attendre, malgré les transformations des modèles économiques dans les entreprises. Dans les pays émergents, le rattrapage en cours des pays les plus avancés peut suffire à soutenir la croissance, et la question de la frontière technologique est moins décisive. En revanche, les rythmes de croissance s’infléchiraient surtout avec le ralentissement démographique et l’épuisement des gains de rattrapage. Il reste qu’en dépit du ralentissement chinois, près des trois quarts de l’accroissement du PIB mondial viendraient des économies émergentes où la croissance restera très supérieure à celle de l’OCDE, avec des forces solides de soutien(énormesbesoinsdemodernisationetd’amélioration des niveaux de vie). LES DÉFIS À RELEVER : LA MONDIALISATION -4 -2 0 +2 +4 +6 +8 +10 Croissance annuelle du PIB (%, dollars PPA 2011) Monde hors OCDE Monde OCDE HORS OCDE Asie émergente OCDE TOTAL +4,5 7269 65 35 63 46 37 73 6,3 12,4 29,3 39,3 32,5 16,0 19,6 6,8 14,7 11,4 20,2 21,5 14,4 12,1 8,1 30 27 58 28 +3,3 +1,9 3,7 2,9 2,0 0 24 48 72 96 120 Contribution à la croissance mondiale (%, dollars PPA 2011) 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Contribution à la croissance mondiale (%, dollars PPA 2011) 1990 2000 2007 2015(p) 2019(p) CONTRASTE MARQUÉ ENTRE PAYS AVANCÉS ET PAYS ÉMERGENTS… Source : Coe-Rexecode,mars 2015 Source : Coe-Rexecode, mars 2015 Source : Coe-Rexecode, mars 2015 ... QUI ASSURENT PRÈS DES 3/4 DE LA CROISSANCE MONDIALE… ...DONT CELLE DE LA CHINE, 3 À 4 FOIS SUPÉRIEURE À CELLE DES ÉTATS-UNIS ET DE L’EUROPE TIRER PARTI DES GISEMENTS DE CROISSANCE HORS DE L’EUROPE 20 PRÈS DES TROIS QUARTS DE LA CROISSANCE MONDIALE VIENDRAIENT DES PAYS ÉMERGENTS D’ICI 2020
  24. 24. 4746 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 Lerevenupartêtedanslespaysémergentsaugmenteplusvite quedanslespaysriches.Entre 1990et 2014,ilaétémultiplié par8enChineetpar3enInde.Lesindicesd’espérancedevie etdescolarisation,l’améliorationdesconditionsdesalaireet d’hygiène attestent que le bien-être social des populations dans ces pays s’améliore progressivement. Mais les niveaux de vie moyens demeurent très bas. Il faudra des décennies pour qu’ils se rapprochent de la moyenne de l’OCDE : l’écart est de 1 à 3 pour la Chine, de 1 à 8 pour l’Inde et l’Afrique. Au sein de l’Union européenne, il est presque de 1 à 2 entre les PECO et les Quinze. Si le rattrapage est trop lent, les tensions économiques et géopolitiques ne manqueront pas. Les besoins de base sont à satisfaire dans tous les domaines : santé, nourriture, éducation, logement, réseaux (télécommunications, énergie, infrastructures), traitements des eaux. Selon les estimations de la Banque mondiale, près de 600 millions de personnes dans le monde n’avaient pas encore accès à l’eau potable en 2012, deux milliards étaientsansinstallationssanitairesconvenables,unmilliard n’avaient pas accès à l’électricité en 2010, dont plus de la moitié en Afrique subsaharienne. En même temps, il faudra répondre aux aspirations d’une nouvelle classe moyenne en augmentation rapide, gisement considérable de croissance pour nos entreprises (biens de consommation, équipement, services). En particulier l’Afrique qui a besoin de tout et dont la population de plus d’un milliard d’habitants figure parmi les zones les plus dynamiques de la planète, représente un potentiel économique gigantesque. Francophone pour une partie importante de sa population, elle donne à la France unavantageconcurrentielnotabledansdessecteurscomme l’éducation,laformationoulesindustriesculturelles.Etdes liens privilégiés peuvent être noués entre nos entreprises et ce continent avec le relai de jeunes Africains venus se former en France et souhaitant travailler dans ou avec leur pays d’origine. LES DÉFIS À RELEVER : LA MONDIALISATION 100 = PIB / habitant dans l'OCDE en 2014 (dollars PPA 2011) 0 25 50 75 100 125 150 140 101 100 99 324,2 181,5 91,5 35,8 35,0 14,0 17,7 10,9 7,5 6,1 5,0 3,3 2,2 0,8 96 64 49 41 32 28 25 15 14 0 4 8 12 16 20 *acheminement et distribution Dépenses d'investissement 2009-2030 dans le monde (milliers de milliards de dollars) 0 100 200 300 400 Personnes n'ayant pas accès à l'eau potable en 2012 (millions) 0 100 200 300 400 500 600 700 589,1 301,4 102,4 29,9 17,6 0,2 Personnes n'ayant pas accès à l'électricité en 2010 (millions) moyenne OCDE = 100 g UN NIVEAU DE VIE DES PAYS ÉMERGENTS TRÈS EN RETARD SUR LES PAYS INDUSTRIALISÉS PRÈS DE 600 MILLIONS DE PERSONNES SANS ACCÈS À L’EAU POTABLE 1 MILLIARD DE PERSONNES SANS ACCÈS À L’ÉLECTRICITÉ NÉCESSITÉ D’UN FORT DÉVELOPPEMENT DES INFRASTRUCTURES DANS LE MONDE Source : Coe-Rexecode Source : OCDE –Oliver Wyman Source : WDI 2014/ (*) pays en développement uniquementSource : WDI 2014/ (*) pays en développement uniquement DES BESOINS IMMENSES À SATISFAIRE DANS LES PAYS ÉMERGENTS 21 21 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION 21 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION L’AFRIQUE, UN POTENTIEL ÉCONOMIQUE GIGANTESQUE POUR NOS ENTREPRISES
  25. 25. 4948 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 -100 0 +100 +200 +300 +400 +500 +600 +700 +800 Évolution de la population entre 2010 et 2035 (millions) +781 +320 +104 +89 +61 +12 +8 -10 -13 0 5 10 15 20 25 11,3 17 29 10 12 17 11 12 7 3 6 10 4 3 4 4 3 3 3 2 3 3 2 3 2 2 2 1 2 3 1 10 12 20,7 17,4 16,6 4,3 5,9 4,3 3,9 1,5 1,3 16,1 21,8 5,0 9,7 5,0 6,2 3,0 2,5 -20 0 +20 +40 +60 +80 +100 +120 Évolution de la population des 15-64 ans entre 2010 et 2035 (%) 0 5 10 15 20 25 30 35 Part dans la population mondiale (%) Répartition mondiale des diplômés de l'enseignement supérieur tertiaire âgés de 24 à 35 ans (%) 2000 2020 +102 +33 +24 +8 -5 -9 -10 -16 -19 Z Depuis 2000, la population mondiale a augmenté de 20 % (+1,2 milliard d’habitants), pour atteindre 7,3 milliards d’habitants. Cette augmentation s’est accompagnée d’un déplacementducentredegravitédémographiquedumonde : +40 % en Afrique, +18 à 20 % en Asie et Amérique latine, +14 %enAmériqueduNordet+5 %dansl’Unioneuropéenne. Le surcroît de la population africaine a représenté plus que la population totale de la zone euro… L’écart continue de se creuser. Entre 2010 et 2035, la population mondiale devrait croître de 1,8 milliard de personnes (+26 %) dont 43 % en Afrique, qui représentera alors 21 % du total. L’accroissement ne serait que de 2,5 % en Europe, où la population se tasserait à partir de 2030, pour tomber en dessous de 6 % de la population mondiale (9,7 % en 1985). Plus préoccupant, la population en âge de travailler augmenterait de presque 1 milliard dans le monde (+20 %) dont 40 % en Afrique (où ce nombre doublerait). Danslemêmetemps,l’Unionenregistreraitunechutedeses actifs de quelque 10 % (-30 millions), alors que leur nombre augmenterait aux États-Unis (+16 millions). La démographie est déterminante pour une entreprise qui cherche où investir, pour un jeune qualifié qui cherche où travailler. Pour les pays européens, les enjeux sont les moteurs de l’expansion, outre l’équilibre des comptes publics : débouchés, main-d’œuvre disponible, aptitude à innover et à prendre des risques. Pas de tels freins au développement outre-Atlantique, et moins encore dans une Asie jeune, avec une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée. En 2020, 40 % des nouveaux diplômés du supérieur tertiaire seront en Chine et en Inde. Pour transformer en atout ce handicap de compétitivité, l’Europe continentale devra, à l’instar des pays anglo-saxons, savoir attirer de jeunes talents des pays émergents pour s’y former et travailler quelques temps. Ce sont autant d’ouvertures possibles sur de nouveaux marchés, et de relais de nos technologies, de nos savoir-faire, de notre culture vers leurs pays d’origine. LES DÉFIS À RELEVER : LA MONDIALISATION +1,8 MILLIARD D’HABITANTS, DONT 43 % EN AFRIQUE 2/3 DES NOUVEAUX ACTIFS EN AFRIQUE ET EN INDE 40 % DES JEUNES DIPLÔMÉS SUPÉRIEURS EN CHINE ET EN INDE EN 2020 RECUL MARQUÉ DU POIDS DE LA CHINE ET DE L’EUROPE Source : ONU-WPP Source : OCDE Source : ONU-WPP Source : ONU-WPP LA NOUVELLE DONNE DÉMOGRAPHIQUE MONDIALE D’ICI 2035, DÉFI MAJEUR POUR L’EUROPE 22 22 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION 22 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION L’EUROPE CONTINENTALE AUSSI DOIT SAVOIR ATTIRER DE JEUNES TALENTS
  26. 26. 5150 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 Lefaitmarquantdesvingtdernièresannéesestlechangement profond et rapide des équilibres entre grands pôles économiquesdumonde.Lecœurdesrapportsmondiauxs’est déplacé de l’Atlantique au Pacifique. L’Asie émergente pèse désormais 33 % du PIB mondial (16 % pour la seule Chine), autant que les États-Unis et l’Union européenne réunis. Elle offre des débouchés gigantesques aux autres économies. En même temps elle peut les déstabiliser (cours sur les marchés mondiaux, concurrence des produits à bas coût de main-d’œuvre, monnaies sous-évaluées, contrefaçons…). Avec la globalisation, on est passé d’une intégration des systèmes productifs sur base européenne à une intégration surbasemondiale.Leprocessusdeproductionestréorganisé etéclaté,qu’ils’agissedesous-ensemblesd’unproduitoude fonctions (design, fabrication, assemblage). Ce qui explique que les pays avancés ont perdu leur dynamique industrielle depuis 2000 (stagnation de l’activité manufacturière dans la zone euro) au profit des pays émergents, notamment en Chine où elle a été multipliée par six. De nouveaux continents entrés dans le jeu, ce sont des milliards d’hommes et de femmes participant désormais à la création de richesses, avec l’appui d’entreprises multinationales, dont beaucoup sont européennes. Ce qui expliquelamontéerapidedespartsdemarchédesémergents au détriment des pays industrialisés (2/3 des exportations mondiales dans le textile, 50 % dans l’électronique, 44 % dans l’agroalimentaire…). Face à cette concurrence des pays émergents, l’Union européenne doit se doter d’une stratégie pour retrouver sa capacité technologique sérieusement écornée, achever le marché unique, anticiper et accompagner les mutations, favoriserlamobilitéetl’employabilitédessalariés,améliorer l’attractivité du site européen pour développer ses atouts dans des secteurs porteurs de croissance en réponse aux attentes nouvelles des consommateurs en Europe et dans le monde (transition énergétique, santé, sécurité alimentaire, tourisme, …). LES DÉFIS À RELEVER : LA MONDIALISATION 0 5 10 15 20 25 30 35 20,3 33,4 23,7 17,4 7,3 16,5 20,8 16,3 17,6 12,3 8,5 8,0 4,3 6,8 8,3 5,9 4,0 4,9 6,6 4,5 3,1 3,3 2,9 2,7 Poids relatif dans le PIB mondial (%, dollars PPA 2011) 2000 2014 -2 0 2 4 6 8 10 12 14 Croissance de la production industrielle hors bâtiment entre 2000 et 2014 (moyenne annuelle, %)+12,8 +6 +0,7 +0,2 -0,5 0 10 20 30 40 50 60 70 Part des pays en développement dans les exportations mondiales (%, dollars courants) 64,6 50,7 44,1 40,6 29,5 27,1 AVEC 1/3 DU PIB MONDIAL, L'ASIE PÈSE AUTANT QUE LES ÉTATS-UNIS ET L'EUROPE RÉUNIS LES PAYS AVANCÉS ONT PERDU LEUR DYNAMIQUE INDUSTRIELLE DEPUIS 15 ANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT ONT PLUS QUE DOUBLÉ LEUR PART DANS LES ÉCHANGES Source : Chelem Source : Teleco/ (*) production industrielle totale Source : Coe-Rexecode/ (*) y compris Inde et Chine 23 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION 23 LESDÉFISÀRELEVER : LAMONDIALISATION UNE GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE RECONFIGURÉE PAR L’ASIE 23 UNE EUROPE PLUS ATTRACTIVE POUR LES NOUVEAUX SECTEURS DE CROISSANCE
  27. 27. 5352 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 24 LESDÉFISÀRELEVER : L’EUROPE 24 LESDÉFISÀRELEVER : L’EUROPE L’illusion d’une convergence des économies et des niveaux de vie des pays membres de la zone euro s’est dissipée avec la crise. Les performances de plusieurs pays dans les années 2000 reposaient sur des bases largement factices (surendettement lié à la faiblesse des taux d’intérêt, bulles spéculatives). La crise a été révélatrice de la fragilité de cetteconvergenceetdesrisquespersistantsdedéséquilibre. À partir de 2010, la crainte de défaut a fait « exploser » les taux d’intérêt dans certains pays, malgré les efforts de la BCE et de la Commission pour revenir à une convergence. La divergence s’est accrue entre les capacités des différents pays à générer des revenus et des emplois. Or des écarts significatifs de niveau de vie deviennent vite incompatibles avec un espace où n’existe qu’une seule monnaie. Chaque Etat-membre doit mettre en œuvre les réformes qu’impose sa situation (fiscalité, flexisécurité, retraites, protection sociale dans le respect de l’autonomie des partenaires sociaux). La réforme est aussi le préalable à la nécessaire convergence. Le respect des règles budgétaires a toute son importance, comme la réduction des déficits courants qui induisent un besoin d’épargne étrangère, donc une plus grande vulnérabilité. Mais ils ne sont pas une fin en soi.Poursortirparlehautdelacriseetexistervéritablement dans la compétition mondiale, l’Europe a besoin de projets permettant de rapprocher les compétitivités, les niveaux de vie. Les outils d’une plus grande intégration économique, budgétaire et politique doivent aussi faire l’objet d’un débat pour l’avenir de l’Europe et de la zone euro. Il est de la responsabilité de l’Union d’initier des politiques communes dans les domaines essentiels comme l’énergie, le numérique, les normes, la mobilité au sein de l’espace communautaire, dans le cadre d’une concurrence équitable et loyale. Il en va de sa capacité de garder sur son sol ses compétences, ses centres d’activité et de décision et d’en attirer de nouveaux pour relever durablement sa croissance et son emploi. LES DÉFIS À RELEVER : L’EUROPE Rendement des obligations d’Etats à 10 ans (%) 20 25 30 35 40 45 43,0 37,2 33,2 31,8 25,5 24,4 Portugal PIB /habitant (milliers de dollars PPA 2011) 0 10 20 30 40 50 60 2000 2014 Taux d'imposition sur les sociétés , y compris les taxes additionnelles (%, rang parmi les 28 pays de l'Union européenne) 38,0 31,5 31,4 30,2 30,0 29,2 26,0 25,0 25,0 22,0 21,0 21,0 20,0 17,0 15,0 15,0 12,5 34,0 0 5 10 15 20 25 30 Portugal Grèce Estonie Lettonie Lituanie 0 dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec dec L’ILLUSION D’UNE CONVERGENCE AUX BASES FACTICES SANCTIONNÉE PAR LA CRISE BESOIN D’UN PROJET EUROPÉEN POUR UNE VRAIE CONVERGENCE DES DYNAMIQUES ÉCONOMIQUES DAVANTAGE D’HARMONISATION FISCALE POUR UN BON FONCTIONNEMENT DU MARCHÉ UNIQUE Source : Coe-Rexecode Source : Coe-Rexecode Source : Taxation trends in the European Union (Eurostat, éd.2015) TIRER LES CONSÉQUENCES DE LA CRISE DE LA ZONE EURO 24 UNE PLUS GRANDE INTÉGRATION ÉCONOMIQUE, BUDGÉTAIRE ET POLITIQUE POUR L’EUROPE
  28. 28. 5554 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 La France perd du terrain en Europe : le taux de couverture de ses importations par ses exportations est tombé de 97 % à 90 % entre 2006 et 2015 pour ses échanges avec l’Union européenne, et de 92 à 85 % pour ses échanges avec les autres pays de la zone euro. En novembre 2015, ledéficitcommercialdelaFranceaveclazoneeuroesttombé à 37,1 milliards d’euros sur 12 mois, supérieur à celui de ses échanges avec l’Asie (29 milliards). La dégradation est notableaveclestroisprincipaleséconomiesvoisines:depuis 2000, le déficit avec l’Allemagne a été multiplié par près de 2,5 (42 % du déficit total avec la zone euro), l’excédent avec l’Espagne a disparu, l’équilibre a fait place à un déficit avec l’Italie. Faute d’une offre compétitive suffisante, la France ne sait pas répondre à la demande en Europe : entre 2000 et 2015, la part de ses exportations a chuté de quelque 16 % à 12,4 %desimportationsintra-zonedesautrespaysmembres. Cette chute de la pénétration française du marché européen montre que notre déficit de compétitivité n’est pas qu’une affaire de change. Elle contraste avec le renforcement de la position de l’Allemagne et le fort redressement de celle de l’Espagne depuis 2013. Dans une compétition européenne devenue plus ouverte, on voit que ce qui est en cause, c’est la capacité de la France à se réformer. De fait, ces deux pays qui s’en sortent le mieux, et nettement mieux que la France, ont su conduire des réformes pour redresser la compétitivité de leurs entreprises : maîtrise salariale et assouplissement dumarchédutravailenAllemagne,baissedescoûtsunitaires en Espagne. La France n’a que trop tardé à s’engager dans l’indispensable réduction des charges sur le travail. Au-delà, leader européen dans les services, la France a tout intérêt à la mise en œuvre effective du marché unique des services. Encore faut-il que l’Union avance vers l’harmonisation fiscale et sociale, condition d’une compétition loyale entre pays européens. LES DÉFIS À RELEVER : L’EUROPE -25 -20 -15 -10 -5 0 +5 +10 Solde des échanges de marchandises de la France (milliards d'euros) Solde avec l'Espagne Solde avec l'Italie Solde avec l'Allemagne 75 80 85 90 95 100 105 110 Ratio exportations intra-zone du pays / importations intra zone de la zone euro (100 =2000) +0,7 +8,5 -0,9 -6,3 -5,7 -15,4 Espagne (7,5%) Allemagne (25,7%) Italie (9,4%) France (12,6%) 107,8 101,1 81,6 78,4 (e) AMÉLIORER NOTRE BALANCE COMMERCIALE AVEC NOS PRINCIPAUX PARTENAIRES MIEUX RÉPONDRE À LA DEMANDE AU SEIN DE LA ZONE EURO Source : Douanes Source : Eurostat TIRER PARTI DU MARCHÉ UNIQUE POUR REDRESSER NOS ÉCHANGES 25 25 LESDÉFISÀRELEVER : L’EUROPE 25 LESDÉFISÀRELEVER : L’EUROPE UNE COMPÉTITION EUROPÉENNE PLUS OUVERTE IMPOSE À LA FRANCE DE SE RÉFORMER
  29. 29. 5756 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MEDEF 2016 La croissance économique se gagne sur les marchés mondiaux. C’est dire l’importance pour les entreprises européennes de pouvoir se battre à armes égales avec leurs concurrentes. Une Union européenne plus visible et plus déterminée sur la scène internationale en faveur d’une véritableréciprocités’impose,notammentdanslesdomaines des marchés publics et des tarifs douaniers. Les marchés publics représentent un gisement important d’activité pour les entreprises, petites et grandes. L’Accord Marchés publics plurilatéral de l’OMC (AMP) n’a pas permis l’ouverture de tous ces marchés. Il couvre seulement une quarantainedepays,dontcertainsbénéficientdedérogations importantes (Small Business Act, Buy American Act aux Etats-Unis).Lacommandepubliquedemeureainsitotalement ou partiellement inaccessible aux entreprises européennes chez de nombreux partenaires commerciaux, alors que les marchés publics de l’Union leur sont ouverts à 95%. Il importe que d’autres pays membres de l’OMC souscrivent à l’AMPavecdesengagementssubstantielseteffectifs(Chine, Russie, Brésil, Inde notamment). L’Union européenne peut les y inciter à travers des négociations économiques et commerciales, qu’elles soient multilatérales, plurilatérales ou bilatérales. Par ailleurs, les grands « cycles » de négociation multilatéraux ont permis de réduire les droits de douane, mais des pics tarifaires demeurent au détriment des industries européennes. Là encore, s’imposent des négociations multilatérales qui ouvriraient de nouveaux relais de croissance à l’exportation pour les entreprises. En parallèle, des accords plurilatéraux peuvent être négociés commesolutionsalternatives,àl’instardel’accordsectoriel CTHA (Accord d’harmonisation tarifaire) dans la chimie, qu’il reste à mettre à jour et étendre à d’autres pays. Des accords bilatéraux peuvent aussi conduire à la réduction de pics tarifaires, tel le traité de commerce et d’investissement (TTIP) que négocie actuellement l’Union européenne avec les Etats-Unis (ex : secteur textile). LES DÉFIS À RELEVER : L’EUROPE 0 20 40 60 80 100 95 65 32 28 16 0 0 0 Parts des marchés publics couverts par un accord international (AMP - Accord plurilatéral sur les marchés publics de l’OMC) (%) 0 20 40 60 80 100 120 140 125 35 10 2,5 35 18 16,5 12 14 10 6 5 Véhicules (1) Textile (T shirts) (2) Chimie (désinfectants) (3) Droits de douane (%, 2015) OBTENIR UNE OUVERTURE COMPARABLE ET EFFECTIVE DES MARCHÉS PUBLICS DANS LE MONDE POUR LES ENTREPRISES EUROPÉENNES AUX MÊMES CONDITIONS POUR TOUS… ... ET UNE BAISSE TARIFAIRE FAVORABLE AU DÉVELOPPEMENT DES ÉCHANGES Source : Rapport du Parlement européen "Public procurement in international trade" 2012, p. 21 Source : Market Access Database (1 : codes 870 321 à 870 333 ; 2 : code 610 910 ; 3 : code 380 850)- Commission européenne UN DÉFI COMMERCIAL MAJEUR POUR L’EUROPE : UNE VÉRITABLE RÉCIPROCITÉ DANS LES ÉCHANGES 26 26 LESDÉFISÀRELEVER : L’EUROPE 26 LESDÉFISÀRELEVER : L’EUROPE DEUX NÉCESSITÉS : ÉGALITÉ D’ACCÈS AUX MARCHÉS PUBLICS, HARMONISATION TARIFAIRE
  30. 30. 5958 CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 27 LESLEVIERSÀACTIONNER : LACOMPÉTITIVITÉHORS-COÛTDESENTREPRISES 27 LESLEVIERSÀACTIONNER : LACOMPÉTITIVITÉHORS-COÛTDESENTREPRISES Conquérir des marchés et fidéliser les clients sont les principaux enjeux de pérennité pour l’entreprise. Pour se développerdansuneéconomiedeplusenplusconcurrentielle et répondre de façon rapide et pertinente à des attentes en perpétuelle évolution, elle ne peut se différencier que par l’innovation, de la conception à la production, et de la production à la livraison. Le préalable est de se mettre en situation de produire un bien ou un service dans les meilleurs délais de mise sur le marché. Un outil de production moderne ne peut que faciliter la réalisation de cet objectif. La robotisation permet d’accélérer la production et de garantir les délais à un coût réduit. La France compte presque 6 fois moins de robots que l’Allemagne, 2 fois moins par salarié de l’industrie. Rattraper ce retard suppose que les entreprises retrouvent lecerclevertueuxredressementdesmarges–redressement de l’investissement. Une démarche collaborative permet d’innover dans un délai court. Aucune recherche, aucune invention n’est plus le fait d’un individu ou d’une entreprise isolés. L’innovation se concrétise dans un produit ou un service fruit de la combinaison de compétences multiples, intérieures et extérieures à l’entreprise : la conjugaison de ressources de plus en plus importantes à mobiliser et de délais de plus en plus serrés impose de mutualiser les efforts. La France a été en ce domaine l’un des pionniers, avec la création des pôlesdecompétitivitéetledéveloppementdesfilières.Mais dans cette démarche d’innovation ouverte, des obstacles demeurentquifreinentl’entréedesPME.Leverleurscraintes doitêtrel’affairedetous,pourparveniraudéveloppementde meilleures pratiques de négociation dans les coopérations : les partenariats ne se décrètent pas, ils se construisent ensemble (fournisseurs-clients, universités-entreprises, grands groupes-start-ups…). De la capacité des entreprises à innover et à diffuser rapidement leurs innovations dépend leur développement à l’exportation comme sur le marché national. LES LEVIERS À ACTIONNER : LA COMPÉTITIVITÉ HORS-COÛT DES ENTREPRISES 0 5 10 15 20 25 30 Nombre de robots industriels polyvalents pour 1000 salariés de l'industrie (fin 2014)22,6 15,9 13,3 11,2 6,5 freins "très importants" au développement de l'open innovation (% des entreprises interrogées, 2014) Peur du vol ou du détournement de la propriété Intellectuelle Peur de perdre le contrôle du processus d’innovation Concept trop éloigné de la culture d’entreprise coopération insuffisante avec les partenaires 58% 38% 31% 24% -4 -3 -2 -1 0 1 +2 +3 +4 Évolution du chiffre d’affaires (%, juillet 2014) +1,3 +1,0 +3,0 -1,3 -1,9 -1,3 entreprises "innovantes" entreprises "non innovantes" GAGNER EN PRODUCTIVITÉ PAR LE DÉVELOPPEMENT DES ROBOTS  Sources : International Federation of Robots, National Robot Association Source : Baromètre de l’innovation ouverte (Arthur D. Little) Source : l’Observatoire du CIR (enquête Bpi France : « PME, 59e enquête de conjoncture », juillet 2014) LEVER LES OBSTACLES AU DÉVELOPPEMENT DE L'INNOVATION OUVERTE GAGNER EN ACTIVITÉ PAR L’INNOVATION PRENDRE APPUI SUR L’INNOVATION POUR GAGNER DES MARCHÉS 27 LEVER LES OBSTACLES À L’INNOVATION OUVERTE POUR CONQUÉRIR DE NOUVEAUX MARCHÉS
  31. 31. 6160 Lacompétitivitéhors-coût(innovation,management,montée en gamme, adaptation de l’offre à tous les segments de clientèle) est indispensable à la croissance et à la création d’emplois.L’excellenceopérationnelleenestlelevier.Rester profitable pour survivre et grandir suppose que l’entreprise réponde à trois impératifs : faire mieux, plus vite et moins cher que les entreprises concurrentes ; s’imposer sur le marché en inventant de nouvelles règles du jeu ; réussir les ruptures de modèle économique appelées par les nouvelles attentes des clients, des salariés, de la société. L’excellenceopérationnellenesedécrètepas,elles’organise. Elle impose une dynamique d’amélioration continue : les succès du passé ne garantissent pas les succès futurs, la non-qualité (insatisfaction du client, contentieux, non- conformité, non-respect d’un délai) coûte cher en termes de marge et de motivation. Alors que l’appropriation des référentiels de management de type ISO profite toujours aux performances des entreprises, la proportion d’entreprises françaisescertifiéesreculeparrapportàleursconcurrentes, preuve qu’elles n’ont pas su tirer tous les avantages de leur utilisation. Ladémarched’excellenceopérationnellereposesurplusieurs principes : convaincre qu’elle est d’abord l’affaire du chef d’entreprise ;rendrelaconcurrencenonpertinenteauregard des attentes des clients (prix, qualité, services) ; redonner du sens au travail de chacun et répondre à ses besoins de responsabilisation ;mobiliserl’ensembledescollaborateurs autour d’un projet et encourager le travail en équipe. Or, seulement 9 % des salariés sont très « engagés » au sein de leurentreprise,proportionlaplusfaibleenEurope.Pourtant, lamaîtrisedelaqualitésupposed’allierproductivitéetbien- être au travail, car la performance vient des collaborateurs. Laconfiancefaitplusquelecontrôle,lavaleurestsupérieure àlarègle,pourquiveutgagnerenbien-êtreducollaborateur, clef de son engagement, et en compétitivité de l’entreprise, clef de sa performance. LES LEVIERS À ACTIONNER : LA COMPÉTITIVITÉ HORS-COÛT DES ENTREPRISES 0 5 10 15 20 25 30 Nombre d'entreprises certifiées ISO 14001, normes de qualité (milliers,2013) Italie Royaume-Uni Espagne Allemagne France Italie Royaume-Uni Espagne Allemagne France 10 30 50 70 90 110 130 150 170 Nombre d'entreprises certifiées ISO 9001, normes environnementales (milliers,2013) 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 21 19 18 17 16 16 16 15 14 14 12 11 9 9 % de salariés engagés au sein de leur entreprise FAVORISER UNE DYNAMIQUE D’AMÉLIORATION CONTINUE PAR LA CERTIFICATION DES SYSTÈMES DE MANAGEMENT PRENDRE EN COMPTE LE BESOIN DE RECONNAISSANCE ET DE RESPONSABILISATION DES SALARIÉS Source : rapport Gallup (2 013) Source : rapport AFNOR Source : rapport AFNOR FAIRE DE L’EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE UN LEVIER DE COMPÉTITIVITÉ ET DE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL 28 28 LESLEVIERSÀACTIONNER : LACOMPÉTITIVITÉHORS-COÛTDESENTREPRISES 28 LESLEVIERSÀACTIONNER : LACOMPÉTITIVITÉHORS-COÛTDESENTREPRISES CAR TE S SUR TAB L E I ME D E F 2 0 1 6CARTES SUR TAB LE I MED EF 2016 L’EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE NE SE DÉCRÈTE PAS, ELLE S’ORGANISE

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