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Au moment où j’ai pris connaissance du concours pour la construction durable, j’y ai vu l’occasion idéale po...
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PROPOSITION 
Le concours de Domolandes demande des projets en construction durable. Les chapitres précédent...
Références : 
Constructeurs 
lesbastides-trabeco.fr / PACA 
maisons-alienor.fr / Dordogne 
igc-construction.fr / Sud-Ouest...
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IDENTITE REGIONALE 
La riche histoire architecturale régionale donne une base génétique pour l’évoluti...
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URBANISME 
Imaginons une ville périurbaine plus dense, posons-nous les questions de verdure, de voisinage, ...
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BATIMENT PASSIF 
La maison imaginée doit répondre aux plus hautes exigences en terme de performances énergé...
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PREFABRICATION 
... BOIS 
Sur les trois critères élaborés pour la maison SOLFERINO, nous arrivons sur le de...
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ARCHITECURE 
Avec des notions de l’identité régionale, des conditions donnés par l’urbanisme compacte, des ...
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MARKETING 
Le but de cette proposition, au-delà du développement de la maison SOLFERINO, est de développer ...
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ÉQUIPE 
Afin d’optimiser les chances de réussite du projet, divers aspects du marché doivent être analysés....
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D’autres rencontres vont être nécessaire si ce projet veut trouver l’élan qu’il mérite. J’espère avoir l’oc...
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Solferino, la maison individuelle, compacte, (pré)passive, low-cost

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programme : sustainable construction innovation - site n.c. Aquitaine, fr - surface > 100 m2 - budget 110.000 Eu (prov.) - year : 2012 - phase : competition - client : domolandes.fr - team : cab42 + B. Galtier + H. Touton + M. De la marque + J.P. Terren

Un appel à projets, lancé par domolandes en janvier 2012, invite les divers acteurs du bâtiment (architectes, bureaux d'études, maîtres d'oeuvres, fabricants, constructeurs) à proposer des projets d'innovation dans la construction durable. Pour mieux comprendre les enjeux en question, le sujet est considéré dans sa contexte globale - l'étalement urbain fait autant partie des enjeux, que l'étanchéité à l'air. Ces deux exemples, d'échelles extrêmement différentes, se réunissent dans l'échelle architecturale. Mais aussi inversement, c'est à l'échelle architecturale qu'un produit peut déclencher des innovations à la fois dans les domaines de l'urbanisme, du thermique, ainsi que de l'économie. Le projet propose trois innovations réunies en un seul projet de maison individuelle : La maison individuelle compacte pour une urbanisme compacte, la maison individuelle passive de série, et la maison individuelle économique préfabriqué en bois local.

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Solferino, la maison individuelle, compacte, (pré)passive, low-cost

  1. 1. SOL FER INO FAIRE PERDURER L’HERITAGE D’INNOVATION DANS LES LANDES. Ou comment l’habitat individuel peut jouer un rôle précurseur dans l’urbanisme, la technologie, et l’économie du bâtiment. © Christiaan Weiler architecte ir. MSc. cab42 architecture strategy and design Bordeaux / 30 avril 2012
  2. 2. SOL FER INO
  3. 3. SOL FER INO INTRODUCTION 11 RECONNAISSANCES 11 Environnement 11 Urbanisme 11 Économie 11 Innovation 11 INTERROGATIONS 11 Périurbanisme 11 Réglementation et industrie 11 Prix / Qualité 11 Cahier de charges et équipe 11 PROJET 11 Proposition 11 Analyse marché 11 Identité régionale 11 Urbanisme compacte 11 Bâtiment passif 11 Technique de préfabrication 11 Prévisionnel 11 REMERCIEMENTS 11
  4. 4. INTRODUCTION Au moment où j’ai pris connaissance du concours pour la construction durable, j’y ai vu l’occasion idéale pour concrétiser une idée qui m’occupe l’esprit depuis quelques années. Des études, des formations, des contacts, des expériences professionnels, m’ont apporté les sources et les composants d’un projet particulier qui s’est concrétisé pour ce concours. L’innovation proposée, une maison individuelle, est constituée d’un ensemble d’innovations de diverses catégories - la disposition architecturale, la performance thermique de l’enveloppe, et le type de construction. Ce prototype, un rassemblement d’innovations, ouvrira le chemin vers des évolutions dans l’urbanisme, dans la technique thermique et dans la préfabrication bois. Pour répondre à l’ambiguïté de l’étalement urbain elle est compacte. Pour s’adapter aux dynamiques démographiques elle est évolutive. Pour réduire à un minimum sa consommation d’énergie elle est passive. Et elle est préfabriquée en Pin des Landes pour stimuler l’innovation de l’industrie locale, tout en proposant un produit économique et qualitatif. Afin de mieux comprendre les enjeux de la « construction durable » la proposition est précédée par des observations d’ordre générales. Dans le chapitre OBSERVATIONS, nous passerons en revue non seulement l’aspect thermique mais aussi l’étalement urbain et la construction bois. Ensuite ces thèmes seront élaborés, dans le chapitre RECONNAISSONCES, avec un regard critique, où la question générale de la « construction durable » devient un cahier des charges spécifique. Dans la troisième partie de ce document, la PROPOSITION, le projet de la maison SOLFERINO sera présenté. Le présent concours est l’occasion idéale pour rédiger une feuille de route, pour identifier des objectifs. Gagner ce concours serait l’opportunité de former l’équipe de partenaires, et de mettre en pratique l’intégration des méthodes de conception et de réalisation pour la technicité correspondant aux exigences de l’avenir. Et réussir ce projet serait ainsi une victoire collective. Je souhaite remercier Domolandes pour cet appel. SOL FER INO
  5. 5. RECONNAISSANCES Environnement 11 Urbanisme 11 Économie 11 Innovation 11 Bordeaux, vue aérien
  6. 6. SOL FER INO ENVIRONNEMENT Depuis 2009 un grand nombre de pays ont adhéré au protocole de Kyoto, et se sont engagés à une minimisation de leur empreinte écologique. Cette ambition, déclarée à un niveau global, se trouve confrontée à des dynamiques locales différentes. Pour réduire de 25% au niveau mondial, il faut réduire de 50% dans les pays développés, car ils ont beaucoup plus d’émissions à réduire. Le bâtiment est respons- able de 24% des émissions de Co2 et de 43% de la consommation d’énergie. Dans le parc immobi- lier, la maison individuelle est responsable de 60 % des émissions de Co2, et 60 % des consommations d’énergie. À elle toute seule la maison individuelle a une empreinte écologi-que énorme. On y reconnaît un réel défi. Des mesures doivent être prises dans le bâtiment - un urbanisme compact - une performance thermique accrue – une fabrication économique - des nouvelles techniques d’énergie. L’architecture occupe une position de synthèse dans le bâtiment. Elle rassemble et coordonne les compétences dans la préparation, la réalisation et la vérification des constructions. Quand les autres disciplines s’efforcent de décrire des contraintes partielles, l’architecture se doit de proposer des solutions intégrant une notion d’environnement en tant qu’espace collectif. Face à des engagements environnementaux, elle a une position parfaite pour prendre le devant en initiant des innovations pour la construction durable. C’est sa dimension créative et sociétale qui est l’élément externe nécessaire pour que la multiplication des exigences ne se perde pas dans une cacophonie technologique et juridique. Au cours du dernier millénaire, les fluctuations thermiques ont été de l’ordre de 0,5 °C. Pour les 100 ans à venir l’augmentation de la température est estimée à + 5 °C. L’effet de serre est la cause principale de cette variation. Par ailleurs les sources d’énergie fossile sont limitées (charbon +200 ans, pétrole +40 ans, gaz +60 ans, nucléaire +70 ans). La réduction des émissions de Co2, et la réduction des consommations d’énergie sont primordiales. Parc de loisirs de Hostens
  7. 7. société de changement qu’est la nôtre, afin d’être pérenne, il faut être évolutif. C’est là l’ambiguïté à déchiffrer (« Sustainanbility, Adaptability, Identity ». Weiler, 2007), Pour qu’une construction soit effectivement durable, il faut qu’elle contribue à un urbanisme cohérent, complété d’un paysage intégré, ainsi qu’une architecture adaptée, et cela en perpétuel dialogue avec son occupant. La cohésion sociale distribuera la responsabilité et ainsi la durabilité. La cohésion formelle, ce qui permette de s’orienter, de s’échapper, de se retrouver, est importante. C’est la dimension non- quantifiée et d’ordre de paysage, d’urbanisme, et d’architecture, où l’occupant joue un rôle central. URBANISME La conscience de l’industrie du bâtiment et des pouvoirs publics a beaucoup évolué depuis les 10 dernières années, entre autres grâce aux réglementations et la notion de la Haute Qualité Environnementale (voir Les 14 cibles HQE®). Les différentes réglementations thermiques chronologiques ont rendu obligatoire la prise en compte de la performance thermique des bâtiments. Aujourd’hui nous nous trouvons au début de la nouvelle ère de l’RT2012, et prochainement se présentera la RT2020. Mais un projet d’innovation en construction durable doit regarder au-delà de la performance thermique, et considérer les évolutions globales à venir. Si on ne cherche à maîtriser que par les modèles on risque des erreurs : comme l’exclusion de l’occupant des calculs thermiques théoriques. Les quantités d’émissions de déchets sont aussi un résultat de la relation humaine entre l’occupant et son habitat. Il faut améliorer l’engagement de l’occupant dans son habitat. S’il aime sa ville, son quartier, son parking, et sa maison, le soin impliqué serait plus évident à donner. Pérenniser la relation de l’occupant avec son habitat, c’est pérenniser l’habitat. Mais dans une SOL FER INO Maison individuelle
  8. 8. SOL FER INO ECONOMIE La performance thermique est devenu un sujet incontournable dans la construction durable. Mais d’autres exigences se sont rajoutées sur la production de bâtiments au cours du temps. Issue des considérations d’assurance et de garanties, la sécurité dans le bâtiment est devenu un sujet à part entière. Pour faire un monde plus équitable pour toute personne, l’accessibilité des bâtiments pour des personnes à mobilité réduite a pris une dimension réglementaire. L’ensemble de ces évolutions a rendu la construction d’une grande complexité technique. Récemment un facteur très contraignant augmente encore cette complexité. L’actuelle crise économique fait ressentir une baisse des capacités de financement dans le marché immobilier, qu’il s’agisse d’une commande privée ou publique. Et ce n’est pas une nouveauté, depuis la guerre de 1945 la part de frais de logement par ménage a plus que triplé (voir CGEDD, courbe Friggit). La dette immobilière des ménages rapportée à leur revenu a doublé. Ces 10 dernières années, on se trouve à un coût du logement trois fois plus élevé que les 40 ans précédents. Ce n’est plus un signal alarmant mais une réalité quotidienne : il faut construire moins cher. Rien n’est certain quant à l’évolution des coûts de construction et des prix de l’immobilier. Par contre il est certain qu’il faudra faire avec les mêmes budgets, pour une meilleure performance thermique. Au lieu de considérer cela comme un frein à l’activité, cela constitue une occasion pour un développement économique par l’innovation – des innovations de produits et de processus. La encore l’architecte, généraliste de la construction, se positionne avec une vue d’ensemble, et peut ainsi (re) configurer l’interaction des acteurs afin d’optimiser leur produit collectif. Courbe de Friggit, CGEDD, mars 2010 Les 6 possibles développements des prix de l’immobilier (A, B, C, D, E, F) ont chacun leur probabilité. Le CGEDD estime que la question la plus pertinente est de se demander si les prix vont se corriger vers leur niveau 2000 dans 10 and ou dans 20 ans (A ou B).
  9. 9. SOL FER INO INNOVATION Daniel C. Dennett, un philosophe des sciences, affirme que la « Culture » (les manifestations de notre civilisation) est autant soumise aux lois Darwiniennes de la sélection naturelle, que la Nature elle-même. Les conditions économiques du marché, de l’industrie, de la politique, forment le paysage dans lequel une nouvelle idée survivra ou non – ils forment un Technotope (Fay, 1993) en complément de la notion de Biotope. La diversification est une puissance qui permet d’explorer les meilleures idées, pour remplacer celles qui ont disparu. C’est là que l’innovation se présente, elle propose des nouvelles idées, et les confronte aux conditions réelles. L’intérêt de l’innovation s’explique ensuite sur plusieurs échelles. Une innovation dans la construction durable entraînera des innovations dans l’industrie du bâtiment et ses systèmes d’approvisionnement. À son tour les innovations dans l’industrie du bâtiment entraîneront des innovations dans l’industrie globale, et cela améliorera l’économie en général. C’est un effet de boule-de-neige. Pour que la boule-de- neige roule, il faut qu’elle ait le bon champ de déroulement. Le choix du point de départ est d’importance stratégique pour avoir une idée des évolutions éventuelles. Cela nécessite une vision généraliste, et ensuite une mise en oeuvre précise. Ainsi, une maison passive bien vendue, exigera des composants plus performants, et exigera un chantier plus précis. Ce que l’on apprend sur une maison individuelle passive aura de la valeur pour d’autres typologies - loisirs, collectivités, équipements, tertiaire. C’est le début d’une évolution vers des bâtiments positifs. Ce n’est pas qu’un produit innovateur, c’est le développement d’un savoir-faire – avec sa valeur commerciale à part entière. L’innovation est le meilleur pari pour maintenir une avance stratégique économique, autant local que global. L’arbre de la vie - 2006 Laboratory of David M. Hillis and James J. Bull La première notation de l’arbre de vie, par Charles Darwin en 1873, n’était pas seulement une illustration d’une idée innovatrice, c’était l’évocation d’une matière scientifique. Cent- cinquante ans plus tard des équipes en collaboration font converger des résultats des leurs recherches dans l’arbre de vie ci-dessus. L’idée de l’évolution a des impacts bien au dela du monde biologique. L’arbre de la vie - 1837 Charles Darwin
  10. 10. SOL FER INO
  11. 11. INTERROGATIONS Périurbanisme 11 Réglementation et industrie 11 Prix/Qualité 11 Conclusion / Cahier de charges 11 Siant Médard en Jalles, Rue Victor Hugo
  12. 12. SOL FER INO PERIURBANISME Les changements urbains ne se font que très doucement (« Urban Inertia ». 7PLY, Weiler 2007). Il est sûr que le tissu périurbain ne changera pas drastiquement. Le périurbain sera le périurbain avec une densité modérée. Mais avec une pression foncière croissante, il faut une vision sur le périurbain à venir. Les citadins ne vont plus pouvoir payer leur maison de ville, et ils vont chercher leur bonheur plus loin - dans le périmètre urbain. Les terrains isolés qui avaient été construits dans une liberté totale vont être recoupés, et vont se retrouver plus rapprochés. Le bien est acheté, recoupé et revendu. Les tailles de terrains vont être réduites, les accès multipliés. La notion de « voisin » changera. Les identités des communes vont évoluer. Les pavillons des construc- teurs, tous très performants au niveau prix, mais ont malheureusement une esthétique très généraliste. Un catalogue de l’Alsace ne diffère guère d’un catalogue de l’Aquitaine, sauf peut-être pour la pente de la toiture. L’idée que les diverses communes vont toutes avoir une identité visuelle quasi-identique, par l’effet de dominance des pavillons standard, ne va pas dans le sens de l’attractivité spécifique d’un paysage local. Au contraire il faut savoir mettre en valeur les acquis significatifs pour le lieu en question. Pour se faire une idée d’un urbanisme à venir pour les communes limitrophes, il faut reconnaître l’absence récurrente de moyens d’études urbaines des communes. Par contre, de développer une charte de cadre-qualité n’est pas forcément un travail très onéreux. Quand on rajoute à cette nécessité les critères mentionnés avant : la réduction de l’empreinte carbone de la ville, et la sauvegarde des identités des régions, il devient intéressant de développer un composant pour l’avenir de ce tissu périurbain. Un composant adapté à l’identité de la région, qui permet une construction plus dense, sur des parcelles plus petites, toute en respectant les besoins individuels. Une comparaison morphologique des tissus de Saint-Médard-en-Jalles et Biarritz, fait apparaître autant de similarités que de différences. Central est la question de proximité du voisin. Un champ de recherche historique et morphologique se présente. Un projet-recherche lancé récemment par Benoit LeFoll et David Miet (BIMBY / Build In My Backyard) analyse les divers aspects de la densification dans les zones périurbaines. Ils avancent de nombreux arguments en faveur de la division de parcelles, notamment sa propagation autonome, et proposent un encadrement urbanistique. Saint Médard en Jalles Biarritz
  13. 13. REGLEMENTATION ET INDUSTRIE Les implications du protocole de Kyoto sur l’industrie du bâtiment sont multiples. Le changement à venir est incontournable. Depuis longtemps les conditions industrielles sont encadrées par la réglementation - on peut l’identifier depuis le RT1974. Trente-huit ans et quatre versions plus tard on applique la RT2012. Dans huit ans se présentera la réglementation RT2020 (BEPAS et/ou BEPOS). Tout comme la RT2012 s’est inspirée du label suisse Minergie (Heinz Uebersax, Ruedi Kriesi 1994), la RT2020 s’inspirera de la certification allemande Passivhaus (Wolfgang Feist (D) et Bo Adamson (S), 1996). Aussi l’union européenne donne son appui à la certification via le programme CEPHEUS, récoltant les expériences pour évaluation. C’est dans ce créneau passif que l’innovation doit s’inscrire. D’ici l’implémentation de la nouvelle RT, il y des années de retour sur expérience à récolter. Le principe des bâtiments passifs s’appuie entre autres sur des solutions exigeantes, comme l’étanchéité accrue et l’installation d’équipements techniques. La mise en oeuvre doit être faite de façon rigoureuse. Les résultats sont bluffant : consommation d’énergie < 15 kWh/ m2/an, ce qui est le niveau RT2005- 75 %. Ce n’est pas n’importe quel artisan qui réalisera une maison passive, au moins pour l’instant. L’industrie et le marché ont un chemin à faire afin de banaliser les techniques et les produits, pour les rendre évidents et accessibles. Il y a une tâche de communication à remplir pour briser le cercle vicieux ; faire connaître le bâtiment passif, augmenter sa visibilité, banaliser le principe et les techniques ainsi que les produits correspondants. Le projet présenté peut prendre ce rôle, en agissant en tant qu’ambassadeur de la maison passive économique. Les techniques en question sont peut- être peu répandues, mais elles sont connues et certifiées. C’est peut-être du côté maîtrise d’oeuvre que le plus gros du travail doit être fait, car le bâtiment passif ne s’applique pas à n’importe quelle forme, et surtout pas a posteriori. Il y a des notions « passives » à prendre en compte dès la première esquisse, et donc architecte et ingénieur doivent se rapprocher pour intégrer leurs compétences. Pour les BET, la méthode de calcul est plus près de la réalité que les RT officiels, et moins incohérente. L’occupant, l’électroménager et leurs émissions de calories y sont intégrés. Pour l’architecte, il va falloir qu’il accepte les contraintes non pas comme des limites à respecter, mais comme des limites à contourner. Les produits de leur travail en seront d’autant plus riches. SOL FER INO
  14. 14. SOL FER INO QUALITE - PRIX Il a été dit : « il faut construire plus performant, et moins cher ». Quels sont les matériaux, les moyens et les aspects de la production actuelle, que nous pouvons optimiser afin de réunir toutes les qualités que nous recherchons : isolation, précision, légèreté, rapidité et propre en mise en oeuvre ? En France j’ai appris que la pierre est patrimoine, elle fait intrinsèquement partie de votre culture. Le chantier de taille de pierre, évolué vers le chantier de la maçonnerie d’aujourd’hui, implique une technique traditionnelle ainsi qu’une organisation particulière. La pierre se laisse facilement adapter en chantier, des erreurs sont facilement dissimulées. Nul besoin d’études détaillés. Mais aussi ce chantier est mouillé, sale, lourd, soumis aux intempéries, et peu précis. Est-ce encore adapté aux exigences de l’avenir. De culture nord européen (Néer-landaise, plus précisément), et moins attaché à la pierre, je suis convaincu que l’industrialisation du chantier apportera l’optimisation recherchée. Mais il y a des a priori à ôter. L’industrialisation est considérée comme un appauvrissement de l’architecture - l’industrie égale standardisation, unité, haut débit. Je trouve qu’il faut détacher la notion d’industrie de la notion de grandes entreprises et grands volumes. Un menuisier avec un atelier de 500 m2, qui produit 200 châssis par semaine avec 8 salariés, c’est une petite usine de grande efficacité produisant une grande variété de produits. Aussi, la technologie actuelle n’est pas celle d’il y a 50 ans. L’investissement dans une machine permettant la fabrication assistée par ordinateur, fera naître des produits variés et non pas seulement des simples extrusions. Il est vrai qu’il faut veiller à ce que les qualités immatérielles de l’identité et l’authenticité soient maintenues. L’industrie en 2012 n’exclut pas l’authenticité. Aussi, l’architecture a trop d’histoire pour se laisser intimider par l’industrie. L’architecture devrait se servir de l’industrie, sans oublier les leçons de l’histoire, et cela en gardant le regard tourné vers l’avenir. Le matériau qui, à mon sens, et notamment dans le contexte landais, répond à cette nécessité d’industrialisation du chantier, ainsi qu’aux nombreuses qualités cités préalablement, est le bois. Le Pin des Landes, utilisé localement et en préfabrication, répons aux critères d’économie et d’écologie : c’est une matière disponible à proximité ce qui évite les coûts de transport - le bois stock le co2 - la découpe du bois se fait en millimètres ainsi permettant une précision correspondant aux études - le bois est léger ce qui facilite son transport et manutention - la fibre de bois est un isolant (soit faible) et permet ainsi une construction plus fine - le montage sur chantier des éléments préfabriqués permet de réduire considérablement le temps de chantier et donc les délais d’exploitation - la réduction en coût global est significative. Mais, il est vrai, elle n’a pas de qualités d’inertie comme la maçonnerie. Le couple bois-maçonnerie mérite d’être examiné. Aujourd’hui, conditionné par la technicité de la mise en oeuvre, qui est nécessaire pour répondre aux réglementations accrues, il faut être précis. Avec l’innovation et l’industrialisation, il serait possible de développer des réponses sur la double contrainte mentionnée : plus performant et moins cher. Serpentine Gallery 2005, Edouardo Souto de Moura et Alvaro Siza
  15. 15. SOL FER INO CONCLUSION CAHIER DES CHARGES L’innovation dans le bâtiment, dans le cadre du développement durable, se concentrera certainement sur la performance énergie. Je voudrais ajouter deux aspects pour étendre le champ de l’innovation. Il ne s’agit pas seulement de développer un produit d’immobilier innovant - le but est de générer une demande sur le marché de l’habitat qui fera appel à l’innovation de l’industrie du bâtiment. Trois innovations vont se réunir dans le projet : La première veut répondre à l’évolution de la condition périurbaine, inhérente à la projection de la ville compacte. Démontrer qu’il existe des formes de cohabitation individuelle d’une densité augmentée sans perte d’individualité ouvrira une partie du marché actuellement peu identifiable. La qualité des espaces verts, une qualité primaire du périurbain, doit être maintenue. L’évolution du tissu périurbain est l’occasion de traiter ce sujet de façon complète (ou exhaustive). La deuxième innovation cherche à anticiper les futures exigences en performance énergétique du bâti. En visant au- delà de la réglementation en vigueur (RT2012), le projet donnera une occasion d’expérimentation sur des technologies émergentes et permettra de les mettre au point. Cela anticipera la réglementation RT2020 et une probable augmentation des coûts de l’énergie. Le développement autour d’un seul objet d’habitat appellera la participation de tous les corps d’état dans le but d’innover leur part. La troisième innovation veut développer une technique en faveur du prix du produit. Sachant que certains composants des bâtiments, comme les cloisons, les portes et les fenêtres, et les équipements, sont déjà produits par des processus industriels, il faudrait surtout se concentrer sur l’optimisation du chantier général par la préfabrication. Afin de garantir la viabilité économique du projet, il faudrait le cadrer avec un brevet.
  16. 16. SOL FER INO
  17. 17. PROJET Proposition 11 Analyse marché 11 Identité régionale 11 Urbanisme compacte 11 Bâtiment passif 11 Préfabrication 11 Prévisionnel 11 Équipe 11 En 1857 Napoléon III constitue 7000 ha de domaine agricole pour y expérimenter de multiples méthodes agricoles. A Solferino (33) 26 maisons sont édifiées pour y loger les ouvriers agricoles.
  18. 18. SOL FER INO PROPOSITION Le concours de Domolandes demande des projets en construction durable. Les chapitres précédents ont développé les divers contextes de cette « construction durable ». L’innovation recherchée dans ce projet veut, par un seul projet, viser plusieurs axes d’innovation afin d’agir sur un maximum de champs d’activités. Les pourtours du cahier des charges sont donnés dans le paragraphe antérieur - la proposition du projet de la maison SOLFERINO y répond sur trois axes d’innovation. SOLFERINO Maison individuelle Objectifs urbains : a) Soutenir l’identité régionale, b) Maintenir l’individualité, c) Maintenir la qualité verte, d) Densifier par la compacité, e) Viser des qualités citadines, f) Viser l’évolutivité. Objectifs thermiques : g) Viser la RT2020, h) Viser l’énergie passive, i) Rappeler l’énergie positive, j) Appliquer le bois pour ces capacités thermiques, sa précision d’usinage, et sa capacité de stocker les co2. Objectifs économiques : k) Rationaliser le chantier, l) Viser l’industrialisation, m) Augmenter la précision n) Viser la préfabrication, o) Dans le contexte régional des Landes, utiliser le bois pour sa disponibilité locale. EN RESUME + une maison individuelle + avec jardin, + compacte, sur 2 étages, + à design citadin, + évolutive, + à énergie Passive, + économique + préfabriquée + en panneaux bois des Landes contrecollés. SOLFERINOPASSIVETHERMIQUECOMPACTEURBANISMEPREFACHANTIERBOISBOIS
  19. 19. Références : Constructeurs lesbastides-trabeco.fr / PACA maisons-alienor.fr / Dordogne igc-construction.fr / Sud-Ouest maisonsiguski.com / Pays Basque Maison bois industrialisée burger.fr / Alsace maison-koktoon.fr / Alsace maison-ginkgo.com / Nîmes Maison Passive perspective-constructeur.com / Alsace naturaconcept.fr / Alsace nous permettent d’analyser les qualités à viser et les pièges à éviter, comme l’agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz. Quant à la qualité du design, tous les constructeurs restent dans des gammes conventionnelles. Cela paraît subjectif à première vue, mais cela devient évident après avoir consulté des références internationales. Notamment le catalogue du vendeur - arkitekthus. se - montre un niveau de soin tant en matière d’architecture qu’en matière de communication, qui est extraordinaire. Une maison préfabriquée de haute qualité pour 1.800 eu/m2 clés en main, cela met la barre haute. Il faut donc mieux faire… L’évolutivité des maisons est un sujet depuis peu de temps en France. Il s’agit de donner à l’acquéreur l’occasion de personnaliser son acquisition - à l’achat, ou au cours du temps. (Le projet Sylvania de Aquitanis est un exemple d’une telle approche.) Cela ne se réduit pas aux choix des peintures. Des partenariats avec des fournisseurs de cuisines et de salles de bains font partie de solutions de qualité les plus simples. Aussi cela permet aux habitants de mettre à jour leur maison au gré des évolutions de leur vie, et ainsi de pérenniser le tissu social et urbain. La maison SOLFERINO propose la personnalisation à l’achat et au gré du temps. ANALYSE DU MARCHÉ La réussite de ce projet, de produire une maison individuelle concurrentielle, nécessite une bonne connaissance du marché en question. Quels sont les produits disponibles, avec quelles qualités et pour quels prix ? Les diverses qualités énumérées ci-dessus sont passées en revue ci-après. Il est remarquable que, pour certains produits, des caractéristiques de style régional restent reconnaissables. Une maison d’un constructeur d’Alsace (perspective-constructeur.com) se distingue des maisons proposées à Nice (lesbastides-trabeco.fr) ou en Pays Basque (maisonsiguski.com) ou en Gironde (igc-construction. fr). Apparemment le facteur « tradition » joue un rôle dans le design des constructeurs. Mais cela n’est le cas que pour les produits hauts de gamme. Les qualités de l’individualité, la verdure et la compacité ne peuvent être évaluées séparément. La compacité est la seule qualité particulière qu’apporte le projet, parmi les trois énoncées. La compacité couplée avec l’individualité semble apporter une contradiction. Le maintien de la verdure dans ce couple paraît difficile. Il y a néanmoins beaucoup de références de tissu périurbain existant, qui Pour trouver une maison passive ou BBC le choix est réduit. Pour trouver des propositions en bois, il se réduit encore. En Gironde il y a trois constructeurs qui se présentent activement. Au plan national, il y a quelques marques plus emblématiques, quasiment toutes assez récentes : maison-kokoon.fr (BBC) dans les Vosges, booa.fr (bbc) en Alsace, le polarlifehaus.com - un produit finlandais distribué en France, la maison-événement habitat-zero- carbone.com soutenue par la région Centre. En Aquitaine, il n’y a pas encore une initiative comparable - une occasion pour SOLFERINO. Le prix des constructions (clé en main) varie entre 1.000 et 2.000 eu/m2, avec les produits BBC et Passifs toujours pour des moyens élevés. Pour un T4 de 100 m2, cela mène à 150.000 / 200.000 euros comme budget moyen pour la construction, hors coût de terrain ce qui varie énormément d’un lieu à l’autre. Il conviendrait de trouver dans ce budget un créneau pour un produit comme SOLFERINO. SOL FER INO Maison du catalogue arkitekthus.se atelier 20 jrs, chantier 20 jrs, 1.800 eu/m2 Intérieur du catalogue arkitekthus.se Bergerie traditionelle, Suède
  20. 20. SOL FER INO 042 IDENTITE REGIONALE La riche histoire architecturale régionale donne une base génétique pour l’évolution de l’habitat local. En prenant des éléments de composition présents dans ces modèles, on s’inscrit dans une qualité-image spécifique. Ainsi des caractéristiques locales sont mises en valeur, et une certaine reconnaissance est donnée aux futurs habitants. Ces éléments ne sont nullement contradictoires avec une architecture résolument contemporaine. Il ne s’agit pas de copier les modèles historiques ou de poursuivre une conception romantique, mais de rendre compte des diverses qualités historiques. Ainsi le projet enrichie l’identité locale et la qualité architecturale des quartiers. Les images ci-contre sont des analyses visuelles qui ont abouti dans des icônes de l’architecture populaire aquitaine. bergerie arcachonnaise échoppe double maison de ville ostréilcole landaise girondine girolle
  21. 21. SOL FER INO URBANISME Imaginons une ville périurbaine plus dense, posons-nous les questions de verdure, de voisinage, des accès, de la compacité. Pour la compacité, il faut éviter le plein pied. Pour l’accès, il en faut de tous les cotés, car tous les cas existent. Avec la nouvelle proximité entre voisins, il y a un intérêt à ne pas multiplier les vis- à-vis. Cela convient aux principes « passifs » qui donne quelques consignes également pour avoir les ouvertures surtout sur le côté sud. Ces parcelles vont se voir positionnées des quatre cotés imaginables de constructions existantes. Pour optimiser la qualité verte des aménagements, nouveaux ou rénovés, il faut éviter d’imperméabiliser la surface qui s’urbanise en passant par un urbanisme version « light » - une version avec plus de vert et moins d’enrobé, sans pour autant réduire l’accessibilité. Pour l’étude de cas, qu’est SOLFERINO pour l’instant, j’ai pris une petite parcelle théorique de 200 m2, correspondant à la moitié des dimensions trouvées dans une zone dense de référence (St. Médard en Jalles, BAB). Avec une emprise au sol de 50 m2, pour un T4 de 100 m2 en deux niveaux, cela permet un jardin de 150 m2. St Médard en Jalles, entre J.J Rousseau et V. Hugo. Les schémas ci- contre visualisent un 1) état initial d’un zone pavillonnaire, et 2) une projection d’une densification possible. Les nouveaux habitats sont symbolisés par un U ouvert vers le sud. Nous reconnaissons les accès variés par rapport à l’orientation sud dominant des pavillons rajoutés. Situation actuelle. 5 hectares 8 chemins en servitude 60 unités d’habitat 1 industrie Situation projeté. 5 hectares, dont 0,5 ha pour voirie 8 chemins en servitude 125 unités d’habitat 1 industrie Des voiries sont projetées de façon à recoupes des ilôts. L’intention d’orienter les habitats vers le sud, pour l’energie passive, est formalisée avec un alignement en est-ouest, et une disposition en quinquonces en nord-sud.
  22. 22. SOL FER INO BATIMENT PASSIF La maison imaginée doit répondre aux plus hautes exigences en terme de performances énergétiques, ce qui est à ce jour ‘Passive’. Pour qu’elle soit ‘Positive’ (Bepos), il faudrait qu’il y ait des composants qui produisent de l’énergie, et un réseau dans lequel cette énergie puisse être distribuée. Puisque cela est d’ordre urbanistique, on met de côté dans cette étude, les questions de réseaux et de ‘Bepos’. La maison passive en trois points : Le concept à été élaboré par Wolfgang Feist (D) et Bo Adamson (S) depuis 1988. Pour que la maison soit à énergie Passive, il faut que la maison consomme moins de 15kwh/ (m2.A). La base est de maintenir une température agréable à l’intérieur, avec un minimum d’apports d’énergie. À l’heure actuelle, ce modèle a été exhaustivement testé dans les régions du nord. Le principe nécessite une mise au point pour être adapté aux régions du sud, notamment pour des questions de confort l’été par l’inertie. Les points particuliers de la maison passive se déclinent en trois groupes, chacun cherchant une minimisation des déperditions : 1) architecture, 2) structure et 3) équipements. Le volume doit être conçu compact pour le meilleur ratio surface- sol / surface-façade. Le volume doit être orienté vers le soleil pour profiter un maximum des apports calorifiques gratuits (voir schéma urbain). Les fenêtres jouent le rôle important de collecteur de chaleur sans la perdre ensuite. Cela peut être assuré au mieux avec des triples vitrages. Pour éviter des surcharges en été, des auvents apportent de l’ombre. La structure du volume doit être isolée avec la meilleure performance possible. Il ne s’agit pas seulement de l’étanchéité thermique par l’isolation, mais également l’étanchéité à l’air, afin de minimiser les fuites. Cette isolation doit être ininterrompue, car l’isolation n’est qu’aussi performant que sont point le plus faible. Les ponts thermiques qui interrompent l’isolation sont donc proscrits - l’isolation passe par l’extérieur. L’inertie, nécessaire au confort l’été, a été peu développée dans les schémas Passives car le climat du Nord, ou le label a été élaboré, ne l’exigeait pas. Dans le Sud, il va falloir s’adapter pour que l’inertie soit le moyen passif de se protéger contre le chaud, par exemple en y rajoutant des masses à changement de phase (minéral). La climatisation est proscrite, car extrêmement consommateur et pollueur. Le volume est ainsi au plus étanche et profite un maximum des apports en énergie solaire. La modélisation PHPP (Passive House Planning Package), permet de rajouter à l’énergie solaire tous les apports en énergie venant de l’occupation (lampes, télé, chaleur corporelle). Il faut finalement y ajouter un minimum d’équipements pour la ventilation (rafraîchissement), et pour le chauffage d’appoint (jour/ nuit - été/hiver). Le VMC-double-flux fait entrer de l’air frais de l’extérieur, mais pour ne pas refroidir la maison, elle transmets la chaleur intérieure à l’air rentrant. Les équipements de chauffage doivent avoir le plus haut rendement imaginable, pour donner un maximum de chaleur pour un minimum d’énergie consommée. Il y a diverses techniques de production de chaleur plus ou moins efficace : des capteurs solaires photovoltaïques ou eau chaud, des puits canadiens, des pompes à chaleur couplée à la géothermie, et P.A.C. absorption gaz. Coupe sur maison passive
  23. 23. SOL FER INO PREFABRICATION ... BOIS Sur les trois critères élaborés pour la maison SOLFERINO, nous arrivons sur le dernier : le coût de la construction. Quel est le mode de construction le plus économique, permettant au même temps de répondre aux conditions d’urbanisme et aux exigences thermiques ? Faire du bâtiment plus économique ce n’est guère une question de labeurs plus économiques, ni de matériaux moins chers. Mieux organiser le temps entre la conception et la livraison, et raccourcir la durée, serait une vraie économie à trouver. Assurer des études détaillés, éviter les aléas de chantier et des erreurs à reprendre, raccourcir le temps que le site est immobilisé et que les coûts de foncier sont doubles. La préfabrication apporte des solutions à cela. Si l’on se concentre sur la meilleure construction pour la performance thermique poussée du Passif, on peut penser à différentes techniques, béton (cellulaire), briques, acier, bois. Si, dans une poursuite d’économies, nous voulons préfabriquer cette maison, quelle matière s’y prête le mieux? Quelle matière permet de réaliser des composants de précision, finis en atelier, pour un montage rapide sur le chantier ? Le béton n’est pas adapté pour la précision ni pour les transports. L’acier est précis, mais relativement cher, et peut amener des problèmes de ponts thermiques. Le bois présente beaucoup d’avantages : il est isolant, évite les ponts thermiques, permet d’affiner la façade, il est léger pour le transport, et précis dans son usinage. Il est également disponible à proximité dans la région des Landes. Le bois étant un mode sec de construction, l’intervention ultérieure est simplifiée ce qui améliore l’évolutivité. Le bois a aussi des désavantages à combler : il n’a que très peu d’inertie et n’amortira pas facilement la chaleur de l’été, il est sensible aux intempéries et aux insectes. Ces désavantages sont connus depuis longtemps, et des traitements efficaces existent pour les annuler. En ce qui concerne le feu, le bois est, contrairement aux croyances, très résistant, car sa carbonisation le protège longtemps. Pour l’inertie, il est sûr que le bois ne suffit pas -il faut y rajouter de la masse, par exemple du béton en fondation et plancher. La proximité des forêts des Landes est une source d’activités aujourd’hui toujours sous-développée. Améliorer la gestion industrielle de cette source permettra de mieux fournir le bois dans les diverses industries de la région. Le pin des Landes est très adaptée à toute utilisation, mais pour l’utilisation en structure il demeure encore des doutes. Il y a des traitements à intégrer et cela fait perdre les avantages du pin des Landes. En alternatif des complexes en ossature bois panneautés, il y a la technique du panneau contrecollé. Cette technique se sert de bois de moindre qualité pour en faire des panneaux massifs structurels par contre-collage pour les façades, les planchers et la toiture. Les éléments sont réalisés en atelier, livrés sur le chantier et monté en quelques jours. Cette technique existe, là où se trouvent les forêts de source, en Finlande (Leno de Finnforest), en Autriche (KLH) et en Rhône-Alpes (Bo-system / Schillinger Bois), mais pas encore en Aquitaine. L’innovation que je propose n’est pas tant la technologie en soit - elle est disponible, testée et certifiée par le CSTB. Mais son implantation sur le territoire landais augmentera le débit de bois pour la construction. Avec la nécessité de se préparer pour la RT2020, et cela en restant économique, quoi de plus évident que de se servir du Pin des Landes ? Avec le projet SOLFERINO, les industriels du bois pourront expérimenter de nouvelles technologies. jour 1 / matin Construction d’une maison en panneaux KLH à Charbonnières-les-Bains (69). Stuhlmacher Kortenknie Architectes 2006 jour 1 / midi jour 2 / midi jour 2 / après-midi
  24. 24. SOL FER INO ARCHITECURE Avec des notions de l’identité régionale, des conditions donnés par l’urbanisme compacte, des règles bioclimatique du Passif, et les avantages de la préfabrication de panneaux contre-collés, pour faire la maison SOLFERINO “il ne reste que de chercher un architecte...” (ht) La proposition architecturale ci-contre n’est qu’une première ébauche. Les rencontres professionnelles mentionnées le feront évoluer pour être optimisée. Mais au jour de rendu elle intègre les principes retenus : COMPACTE / 120 m2 en deux étages de 60 m2, facile à positionner sur une petite parcelle. MULTI-ORIENTABLE / Symétrique – avec la façade figée sur l’orientation sud, l’aménagement intérieur peut être inversé selon accès. DESIGN / intégrant des principes d’auvent et de bardage bois typique pour la région, et tendance depuis quelque temps. PASSIVE / les grands baies vitrées orientées vers le sud, et un principe de débord de toiture pour protéger du soleil d’été. PASSIVE du SUD / érigée sur une dalle béton avec un noyau d’escalier également en béton. PREFABRIQUE / érigée avec des composants béton-bois qui se complètent : béton pour les fondations et la stabilité, bois pour la façade et la toiture. 010 m Esquisse de la maison SOLFERINO 1. Rez-de chaussée 2. Etage 3. Perspective du coté nord 4. Perspective du coté sud 1. 2. 4. 3.
  25. 25. SOL FER INO MARKETING Le but de cette proposition, au-delà du développement de la maison SOLFERINO, est de développer une mentalité innovante, et génératrice d’activités dans la région Aquitaine, autour de l’industrie de la construction bois. Il faut modéliser l’opération de façon concurrentielle dès le prototype. La viabilité du projet sur le long terme se mesure sur deux plans : la vente prévisible du produit immobilier et l’investissement industriel nécessaire pour le produire. L’étude de marché joue un rôle important à ce niveau. Le produit, la maison passive préfabriquée, est le véhicule pour démontrer l’attractivité de la technique industrielle des panneaux contrecollés. En recueillant un appui pour une maison bien conçue auprès des divers acteurs sur le marché immobilier comme les élus, les habitants ou les industriels, on construit une confiance. Sur le plan industriel, c’est- à-dire l’usinage des panneaux contrecollés croisés, il y a le calcul sur le retour sur investissement : Combien coûte l’atelier, combien de vente génère cette technique, pour quel volume de production (au-delà des maisons individuelles) ? Au bout de combien de temps, l’usine deviendrait-elle gagnante ? L’installation d’un tel atelier ne se fera pas en s’appuyant sur une simple étude de marché. Il faut une expérience, un prototype, qui permet de faire la connaissance avec la technologie. En alliant des industries de régions différentes, par convenants ou partenariats, l’expérience se fera partager. Cette expérience permettra de créer la confiance pour faire un tel investissement. Pour les corps d’état secondaires à performance passive, les isolants, les bardages, les menuiseries, l’étanchéité, etc., le marché reste marginal aujourd’hui. La distribution d’un produit de haute qualité, comme la maison SOLFERINO, permettra au marché de se développer et de se pérenniser. Solferino - Cahier de charges Afin d’estimer les moyens nécessaires pour cet exploit, resumons les objectifs matériels et leurs implications en temps et finances : 1) Les contraintes architecturales (compacte, évolutive, design local et citadin) ne génèrent pas de surcoût en production, hors la qualité de finition intérieure adaptée au public visé. La recherche historique, morphologique, sociologique et de design aura un surcoût par contre, dû à l’attention particulière au produit innovant. 2) La technique Passive génère généralement un surcoût de 20% par rapport à un projet conventionnel. Dans le contexte de SOLFERINO, ou l’innovation à poursuivre est d’adapter le principe Passif au climat sud-européen par une meilleure intégration de l’inertie, nécessitera beaucoup d’attention. Une période de recherche est nécessaire afin de peaufiner le cahier de charges. Des rencontres avec des experts devraient précéder l’ingénierie et la fabrication. Solferino - Planning La durée de ce projet dépend entièrement du succès des rencontres à faire en route. Un schéma approxi- matif serait : 8 sem Recherche 4 sem Communication 20 sem Etudes 12 sem Travaux 44 sem Opération Solferino - Budget Le financement du projet PROTOYPE est identique à n’importe quel projet d’architecture. La particularité se trouve dans les recherches préalables, nécessaires pour affiner le cahier de charges suggéré dans ce document. Un prévisionnel se décrit comme suit : Développement 12.000 - 5 % Assistance projet 12.000 - 5 % Architecte 4.800 - 2 % Bureau d’études Prototype 60.000 Terrain 200 m2 240.000 Maison 120 m2 300.000 Projet 12.000 - 5 % Assistance projet 24.000 - 10 % Architecte 7.200 - 3 % Bureau d’études 6.000 - 2,5% Contrôle technique Global 349.200 Prototype 378.000 Opération HT 74.088 - 19,6 % TVA 12.000 - 5 % Assurances travaux 464.088 Opération TTC Prix commercial visé 180.000 120 m2 a 1.500/m2
  26. 26. SOL FER INO ÉQUIPE Afin d’optimiser les chances de réussite du projet, divers aspects du marché doivent être analysés. L’initiateur de ce projet ne prétend pas avoir à lui tout seul toutes les compétences nécessaires. Il prétend néanmoins avoir les compétences nécessaires pour fédérer les synergies, une fois qu’une équipe sera établie, pour réaliser le prototype en étroite collaboration avec tous les acteurs impliqués. À l’heure de l’écriture de la proposition, les catégories suivantes sont reconnues. Les pouvoirs publics, représentés par les divers élus. Ils sont les décideurs de premier ordre qui pourront préciser comment comprendre les vecteurs de développement de leur commune en matière d’urbanisme. Avec l’orientation du processus bois pour la fabrication, il est plus évident de chercher des contacts dans les axes ouest de Bordeaux où la tradition bois est plus ancrée (les communes COBAN, COBAS, Biganos, Lège, Porge, Lacanau, Carcans). Il y a aussi les habitants, représentés par des associations diverses. Un échange avec leurs membres permettra d’avoir une compréhension de la position des usagers, et dotera le projet de réalisme de l’usager. Ensuite identifions les concepteurs, i.e. urbanistes, architectes et ingénieurs. Pour éviter de réinventer la roue, il conviendrait de se servir des expériences antérieures à cette initiative. Ce projet n’est pas le premier de tenter l’innovation de l’habitat. Pour la région gironde c’est notamment Pierre Lajus, architecte de la maison Girolle, qui détient une richesse d’expérience incontournable. Pour la technique « passive » c’est La Maison Passive. Pour apprécier la conception d’une unité d’habitat dans son cadre urbain et paysage, il faut réunir les acteurs des différentes échelles, paysagistes et urbanistes. Les industriels et entrepreneurs des divers corps d’état jouent un rôle central dans l’innovation technique. Ils maîtrisent les processus, l’approvisionnement, la distribution. Il faut un constructeur pour un point de vue sur l’intégration des divers composants, surtout quand il s’agit d’une maison passive, les limites de prestations sont à surveiller. Seignosse, avenue Grahoues. Urbanisme de voiries avec une imperméabilisation minimale.
  27. 27. SOL FER INO D’autres rencontres vont être nécessaire si ce projet veut trouver l’élan qu’il mérite. J’espère avoir l’occasion d’élaborer les propos avec : - Anne Fayolle Lussac / sociologue - David Haudiquet / paysagiste A’urba & Baseland - Pierre Lajus / architecte - Alain Peters / Ent. Be Nature - Ent. Home Bois Distribution / LENO - Ent. Xella / béton cellulaire - Arbao / revêtements de sols - Nolte / cuisines écologiques - Alki mobilier / Jean Louis Iratzoki - FCBA / - - CSTB / - - Xylofutur / - - EDF / - - et beaucoup d’autres REMERCIEMENTS L’élaboration de cette approche est un résultat de divers échanges au cours des dernières années. Toutes ces rencontres m’ont permis d’affiner ma vision, et pour cela je remercie : - Philippe Ameller / architecte Ameller-Bubois - Philippe Barre / Darwin & Inoxia - Estelle Billiotte / CNDB - Ludovic Bisserier / économiste In-Ex - Jean-Daniel Caillet / CDPEA - Jean Dumesnil / CCI - Alexandre Dumoulin / architect - Laurent Guillemin / thermicien Bétyle - Stéphane Hirschberger / architecte Paysagiste Hirschberger-Doazan - Bruno Garabos / FFB - Anne Gerstle / Aquitanis - Marie de la Marque / communication - Françoise Moiroux / presse - Jérôme Morand / Gascogne Habitat Bois - Pierre Rozenski / Consulat Honoraire des Pays-Bas - Hélène Soulier / paysagiste Ca et La - Mechtild Stuhlmacher / architecte Stuhlmacher-Korteknie - Jean Paul Terren / CDC - Hugues Touton / Teisseire & Touton Architectes - Etienne Vekemans / La Maison Passive - Elodie Vouillon / Caue 33 - Jacqueline van der Zalm / Tourisme Gironde SOLFERINO Maison Individuelle Innovative Participation au concours “Construction Durable” de Domolandes 2012 © Christiaan Weiler architecte ir. MSc. cab42 architecture strategy and design Bordeaux / 30 avril 2012 http://cab42.christiaanweiler.net

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