Nicolas Lorente, Lionel Fugon, Bruno SpireJournées scientifiques du Réseau JeunesChercheurs « sciences sociales et VIH/Sid...
 Les HSH sont toujours « vulnérables » face au VIH en France    12 à 15% des HSH seraient porteurs du VIH en France  Se...
 PrEP : traitement ARV préventif efficace  Garcia-Lerma 2008, 2010 Essais « continus » en cours (HSH, UDI, couples séro...
 Objectifs :   Déterminer le degré d’adhésion éventuelle au protocole de recherche   Déterminer si les individus qui ac...
 Questionnaires valides : N = 527   Papier : 77 %, Internet : 23 % Questionnaires retenus : N= 443 (sérologies négative...
 « Si l’on vous proposait de participer à ce protocole de recherche,  visant à tester l’efficacité d’un traitement ‘‘ à l...
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Analyses univariées (N=443) :                                        Intéressés    Pas intéressés                         ...
 84,2 % de l’échantillon connaissent l’existence de la PEP 12,6 % de l’échantillon l’ont déjà utilisé au moins une fois...
Analyses univariées (N=443) :Se sentir capable de               Intéressés Pas intéressés                                 ...
Analyse multivariée (N=443) : Variables                                                     OR [IC-95%]             p Nive...
 Grande acceptabilité d’un essai sous ARV « à la demande » parmi  les hommes rencontrés au cours de l’enquête La populat...
 Les données recueillies ici sur la sexualité ne sont pas   exploitables en dehors du contexte de cette pré-enquête Sexu...
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PrEp Séminaire Jeunes Chercheurs sur le VIH

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Contexte : Les homosexuels, et plus largement les Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH) restent une population vulnérable face au VIH et une cible prioritaire en termes de santé publique. L’utilisation systématique du préservatif lors de la pénétration anale et, avec tous les types de partenaires, est toujours la norme préventive dominante. Les dernières données à ce sujet témoignent d’un relâchement progressif de ces pratiques safe chez les HSH, notamment en France. Dans le même temps, des pratiques alternatives de prévention, à plus bas seuil que le préservatif, semblent se diffuser parmi les HSH et, sont largement décrites dans la littérature scientifique sous le concept de Réduction des Risques Sexuels (RdR-S). Un essai PrEP (Pre-Exposure Prophylaxis) chez les HSH pourrait aboutir à la mise en place d’une technique complémentaire de réduction des risques de contamination par un traitement médicamenteux « à la demande », c\'est-à-dire un traitement pris peu avant une éventuelle exposition au VIH, et non de façon quotidienne.
Méthode : Un questionnaire a été distribué auprès des homosexuels rencontrés d’une part au cours des actions de prévention de l’association AIDES durant l’été 2009, et d’autre part sur les sites internet d’associations. Le questionnaire comprenait 25 questions documentant les caractéristiques sociodémographiques, les pratiques sexuelles ainsi que l’intérêt et les barrières perçues pour participer à un essai visant à évaluer la PrEP. Une régression logistique a été utilisée pour rechercher les facteurs associés à l’intérêt pour participer à l’essai.
Résultats : Parmi les 527 questionnaires recueillis, 443 ont été retenus pour l’analyse car les répondants ont déclaré être séronégatifs pour le VIH. Ils sont âgés de 16 à 78 ans, avec un âge médian de 37 ans, et ils sont d’un niveau d’éducation assez élevé (58% ont un niveau d’étude supérieur ou égal au baccalauréat). Les indicateurs classiques de prises de risque (utilisation non systématique du préservatif lors de la pénétration anale avec un partenaire occasionnel, nombre de partenaires élevés etc.) montrent que près d’un quart de l’échantillon peut être considéré comme une population « à risque » vis-à-vis du VIH et donc certainement éligible pour un protocole PrEP par intermittence. En outre ils sont très informés (84%) sur les traitements d’urgence actuellement disponibles à l’hôpital en France, et près de 13% y ont déjà eu recours au moins une fois après une prise de risque sexuel. Parmi les hommes interrogés, 40% se disent assez ou très intéressé pour prendre part à un tel essai ; les facteurs indépendamment associé à cet intérêt étant un niveau d’étude inférieur ou égal au 1er cycle universitaire (AOR = 1.60 [1.05–2.44]), un nombre plus élevé de partenaires sexuels (AOR = 1.01 [1-1.02] /partenaire additionnel), l’utilisation non systématique du préservatif lors des relations anales avec des partenaires occasionnels (AOR = 1.66 [1.03-2.66]) et la préférence pour des visites médicales prévues par le protocole effectuées au sein d’un hôpital, dans une partie spécialement réservée à cet effet (AOR = 2.91 [1.32-6.39]).
Conclusion : Malgré le contexte français dans lequel l’information et l’accès aux traitements d’urgence contre le VIH sont largement répandus, cette pré-enquête semble démontrer une bonne acceptabilité du protocole PrEP « à la demande » chez les HSH, mais aussi qu’une bonne part de ces derniers pourrait être éligible au protocole. Ce résultat laisse à penser que les HSH seraient plus enclins à contrôler les risques qu’ils prennent dans leur sexualité grâce à un traitement préventif dont ils devront gérer eux-mêmes les prises, plutôt que la prise d’un traitement d’urgence après une possible exposition au

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PrEp Séminaire Jeunes Chercheurs sur le VIH

  1. 1. Nicolas Lorente, Lionel Fugon, Bruno SpireJournées scientifiques du Réseau JeunesChercheurs « sciences sociales et VIH/Sida »2 et 3 juin 2010 1
  2. 2.  Les HSH sont toujours « vulnérables » face au VIH en France  12 à 15% des HSH seraient porteurs du VIH en France  Semaille 2007  Les contaminations par voie homosexuelle augmentent : 27% en 2006, 38% en 2007  InVS Norme préventive actuelle : safer sex Relâchement du safer sex chez les HSH  EPG 2004 Emergence de pratiques de Réduction des Risques Sexuels (RdR-S) chez les HSH  MacKellar 2007, Velter 2007  La PrEP pourrait devenir un moyen complémentaire de réduire les contaminations par le VIH 2
  3. 3.  PrEP : traitement ARV préventif efficace  Garcia-Lerma 2008, 2010 Essais « continus » en cours (HSH, UDI, couples sérodiscordants) Un essai en cours de réflexion à l’ANRS : PrEP « à la demande » Population visée par l’essai :  HSH séronégatifs fréquemment exposé au risque VIH Essai randomisé en double insu : traitement vs. placebo Suivi médicalisé trimestriel sur 2 ans Critère principal de jugement : incidence du VIH 3
  4. 4.  Objectifs :  Déterminer le degré d’adhésion éventuelle au protocole de recherche  Déterminer si les individus qui accepteraient de participer à l’essai présentent un intérêt pour le protocole Structure du questionnaire :  Profil sociodémo (+ statut VIH + dépistage + PEP)  Sexualité (pratiques, utilisation du préservatif, etc.)  Evaluation d’un niveau acceptable de contraintes liées au protocole Passation:  De Juin à Août 2009  Actions de prévention de Aides (lieux de drague) et sur Internet 4
  5. 5.  Questionnaires valides : N = 527  Papier : 77 %, Internet : 23 % Questionnaires retenus : N= 443 (sérologies négatives) Age des répondants : 16 à 78 ans (m=38 ; me=37) Niveau d’étude :  58 % bac et +  45 % 2ème cycle universitaire et + 82 % des répondants ont un emploi  Salariés : 70 % ; Indépendants : 12 % 52 % vivent seuls, 33 % vivent avec leur partenaire principal 5
  6. 6.  « Si l’on vous proposait de participer à ce protocole de recherche, visant à tester l’efficacité d’un traitement ‘‘ à la demande ’’ contre le VIH et impliquant une certaine rigueur dans la prise du traitement, vous seriez : » 40 % sont intéressés par l’essai PrEP (n=177) 6
  7. 7.  Trois types de partenaires sexuels  DRAG  Partenaires affectifs et sexuels stables  Partenaires sexuels réguliers  Partenaires sexuels occasionnels 18 % des hommes intéressés ont un partenaire affectif et sexuel stable séropositif ou de statut inconnu Près d’un homme sur quatre (23,9 %) a des rapports sexuels uniquement le weekend  Van Griensven, 2010 7
  8. 8. Analyses univariées (N=443) : Intéressés Pas intéressés OR [IC-95%] p (n=177) (n=266) Nombre de partenaires sexuels masculins dans les 12 derniers mois 10 [4-30] 8 [2-20] 1,01 [0,96-1] 0,01 (âge médian [IQR]) (1) Pénétration anale passive avec un 61,6% 43,6% 2,07 [1,4- 3,07] <10- 3 partenaire sexuel occasionnel (2) Pénétration anale passive avec un 51,4% 42,1% 1,44 [0,98-2,12] 0,07 partenaire sexuel régulier (2) Fellation (active/passive) avec un partenaire sexuel occasionnel (2) 94,2% 69,9% 2,37 [1,42-3,95] 0,001 Fellation (active/passive) avec un partenaire sexuel régulier (2) 62,7% 56,0% 1,30 [0,87-1,93] 0,20 Modalités de référence: (1) Par partenaire additionnel (2) Ne pas pratiquer 8
  9. 9.  84,2 % de l’échantillon connaissent l’existence de la PEP 12,6 % de l’échantillon l’ont déjà utilisé au moins une fois « Prise de risque » = utilisation non systématique du préservatif lors de la pénétration anale avec un partenaire sexuel occasionnel et/ou régulier  Les hommes intéressés prennent significativement plus de risques que les autres (31,6 % vs. 20,3 %) 9
  10. 10. Analyses univariées (N=443) :Se sentir capable de Intéressés Pas intéressés OR [IC-95%] psupporter… (n=177) (n=266)… le suivi médicalisé de 2 ans 80,2% 37,6% 7,38 [4,63-11,78] <10-3… la fréquence des visites 88,7% 63,2% 5,54 [3,02-10,16] <10-3médicales (trimestrielle)… de prendre des gros 76,3% 47,4% 3,80 [2,43-5,93] <10-3comprimés… des effets indésirables 56,5% 21,4% 4,79 [3,14-7,33] <10- 3imprévus Modalité de référence : ne pas se sentir capable 10
  11. 11. Analyse multivariée (N=443) : Variables OR [IC-95%] p Niveau d’études : 2ème cycle universitaire et plus (1) 0.63 [0.41 – 0.96] 0.03 Nombre de partenaires (2) 1.01 [1 – 1.02] 0.01 Prise de risque sexuel avec partenaires sexuels 1.66 [1.03 – 2.66] 0.04 occasionnels ou réguliers (3) Trouver « acceptable » le déroulement des visites de 2.91 [1.32 – 6.39] 0.01 suivi au sein d’une partie réservée d’un hôpital (4) Modalités de référence: (1) jusqu’au 2ème cycle (2) Par partenaire additionnel (3) Absence de prise de risque sexuel (4) Ne pas trouver acceptable 11
  12. 12.  Grande acceptabilité d’un essai sous ARV « à la demande » parmi les hommes rencontrés au cours de l’enquête La population intéressée correspond bien à la population visée par l’essai en terme de profil de risque Paradoxe : large diffusion de la PEP / grand intérêt pour participer à un essai PrEP « à la demande »  Remédicalisation de la prévention synonyme de contrôle du risque ? (Vs. Risque incontrôlé)  L’essai permettra de documenter davantage les logiques de prises de risque et/ou de RdR-S chez les HSH séronégatifs 12
  13. 13.  Les données recueillies ici sur la sexualité ne sont pas exploitables en dehors du contexte de cette pré-enquête Sexualité étudiée sous l’angle du risque VIH  Homosexuels = « groupe à risque »  Mesure de « l’incidence de pratiques à risques » (héritage fin 80’s : OMS, CE)  Giami, 1991 « Prise de risque » = utilisation non systématique du préservatif  Besoin d’affiner, d’échelonner les risques (sérologies, RdR-S)  Définition des partenaires sexuels  VESPA 2 Besoin d’un échantillon plus large (2ème phase sur internet) 13
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