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5Ce magnifique désordre  est le fruit du seul hasard, du parcellaire existant, des humeurs des habitants  L’Ile de Ré a éc...
6Les toits :La mise en œuvre des toitures est fortement codifiée« La tuile canal  ou tige de botte….La pente des toits Égo...
7Deux maisons à Saint-Martin.        La façade de la maison de gauche est conforme à l’esprit de la façade de référence.  ...
8 L’équilibre est parfait.  Pour accentuer cette stabilité, le « maître maçon » a dessiné une porte d’entrée légèrement pl...
9Cette façade éclairée est celle d’une maison rurale.  Les différences de niveaux sont significatives.  « La recherche de ...
10Les clos :On utilisera pour les restaurer les techniques simples qui ont prévalu pour leurconstruction…Les murs neufs pe...
11Les POS, les PLU :La zone Ub correspond aux quartiers d’extension des bourgs anciens,Ub6 : Implantation des construction...
12Ub10 : Hauteur maximum des constructions,- RDC, : 3m à l’égout et 4.50m au faîtage- 5.50m à l’égout du toit et 7m au faî...
131 – Matériaux : enduits blancs, pierre naturelle, lames de boisverticales….2 – Couvertures : 2 versants parallèles à la ...
14Exemple 1 : Les bâtiments publics.Dans les années 50, construction de nombreuxbâtiments publics pour faire face aux beso...
15Exemple 2 : Cette photographie montre deux façadesd’immeubles dans le port de Saint-Martin.La composition de l’immeuble ...
16Exemple 3 : 4 façades des années 50 au Bois, à La Couarde et à St Martinfaçades de maisons construites pendant les année...
17Exemple 4 : Maison de type balnéaire à La CouardeCette maison, de type balnéaire, construite avant 1940,séduit par son c...
18Exemple 5 : Maison des années 60 àLa CouardeEncore une belle maison,Les différents volumes s’imbriquentharmonieusement, ...
19Les toits :La perspective rasante accentue la densificationdes constructions.Cet entassement, cette « densification »app...
20Les maisons anciennes à rez de chaussée sont peu répandues dans l’Ile de Ré et ne sont pas citées dans lalittérature.On ...
21Le dessin de la façade précédente a été dupliqué 3 fois par un « copier/coller ».Prenons le dessinde la façade deréféren...
22Exemple : Façades de maisons récentes à Sainte Marie de RéLe « modèle néo-rétais » obtenu précédemment nous interpelle p...
23Si, à cause d’une réglementation extrêmement sévère, lesfaçades s’ouvrant sur la rue ne sont pas ce qu’elles auraient vo...
24Ce hameau se situe à quelques centaines de mètres du groupe de constructions précédent.Dans le village ancien, les cousi...
25Dans l’immédiat des questions se posent :- Convivialité : celle-ci se réalise dans la rue, et sur son trottoir. Les mais...
26Mur de clôture dans le village de La Couarde,Déviation : les murs autrefois séparaient les clos, ilsétaient à l’intérieu...
27Urbanisme : Deux problèmes :La rue :étroite, sans trottoir, elle ne peut pas accepter à la fois les piétons, les pousset...
28pas de décrochements,pas d’accidents.absence d’étage ,absence de surélévations de volumesabsence de vides,absence de fan...
29La «maison de ses rêves » n’existepas, sauf dans certains magazinesspécialisés.Un plan de maison se travaille enfonction...
30L’architecture « néo-rétaise » ne propose pas grand chose : des façades minimum donnant sur la rue,quelques appareillage...
31L’architecture de ces bâtiments est deconception moderne.Exemples : le marché du Bois, la caserne depompiers de Saint-Ma...
32Au 21èmesiècle on ne sait plus faire duGothique, du Renaissance .L‘architecture n’appartient pas àquelques personnes pri...
33Les bâtiments commerciaux sont soumis à une réglementationmoins contraignante.Motivation professionnelle : les bâtiments...
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35La raison, la lumière, l’histoire doivent conduire ce débat..Une modification de la réglementation doit être tentée, afi...
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Architecture. modernité ou tradition

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  • Une venelle à ARS. Cette façade éclairée est celle d’une maison rurale, Les 6 fenêtres sont de même dimension,   Les différences de niveau entre les toits sont importantes.   « La recherche de l’accident est fondamentale en Architecture. »                        
  • Architecture. modernité ou tradition

    1. 1. 1 CONSEIL DE DEVELOPPEMENT DU PAYS DE L’ILE DE RECommission Architecture et UrbanismeModernité ou tradition ?contribution 1 - L’architecture ancienne codifiée,2 – Pourquoi ?3 - Les conséquences de la réglementation, 4 - Mise en cause de cette réglementation,5 - Ouverture du débat.  Préambule : Guide d’architecture locale Document de conseil.   Reste soumis à la réglementation en matière d’urbanisme  Ainsi qu’aux règles de constructions, normes et D.T.U. en vigueur. L’avis du service des Bâtiments de France est requis   Version 3, 22 février 2006 
    2. 2. 2« Le territoire de l’Ile de Ré est un espace fragile où villages traditionnels et milieu naturel entretiennent depuis toujours des relations délicates et sensibles. »Ces valeurs essentielles ont porté la renommée de Ré. Elles  sont  aujourd’hui  compromises  par  la  pression  de  l’urbanisme,  les  enjeux  économiques  et l’importation sur l’Ile de modèles, d’images et de matériaux totalement étrangers à notre identité insulaire. Ces dérives ne doivent pas détruire à tout jamais ce qui a forgé l’Ile de Ré. Le C.A.U.E. 17 nous propose de relire les caractéristiques précises de l’architecture et des paysages rétais,  de  renouer  le  lien  affectif  avec  notre  environnement,  de  devenir  à  son  tour  le  messager  de  ces équilibres si fragiles qu’ils exigent de la part de chacun de nous la plus grande vigilance. » Léon GENDRE, Président du C.A.U.E. 17    (1997)   - architecture régionale et attreillante. - construire bien et édifier beau.   C.A.U.E.17
    3. 3. 3      Deux thèmes, deux contributions : Architecture et Energie.Ces deux concepts sont proches l’un de l’autre. Ils concernent la vie des hommes, dans leur quotidien, mais aussi dans leur futur.De par sa nature, le corps de l’homme est fragile. En émigrant vers des climats rudes, l’homme s’est abrité dans des grottes, puis dans des abris construits. Ces huttes, ces maisons ont dût être étanchées, puis isolées.Mais  aussi,  de  par  l’évolution  de  son  esprit,  l’homme  a  voulu,  pour  des raisons religieuses, artistiques et spirituelles, bâtir des habitations et des monuments à l’image de ses croyances et de sa culture : le « beau » s’alliait à  « l’utile ».Ainsi naquis l’Architecture.                                                                                  Naturellement, elle a pris en compte le climat et les matériaux du pays.
    4. 4. 4        L’école de peintureAtelier CHANTAL CRESTANT            l’art nourrit l’art  Architecture, Art mystérieux                    ChateaubriandArchitectes.orgLivre blanc.  L’école de peintà   Ars en Ré
    5. 5. 5Ce magnifique désordre  est le fruit du seul hasard, du parcellaire existant, des humeurs des habitants  L’Ile de Ré a échappé aux démolitions de l’ancien. Les villages sagrandissent, d’une manière ordinaire, -  Comment préserver le patrimoine ancien ?  -  Comment « maîtriser » l’architecture des extensions ?  La réponse à la première question est facile :   bien rénover,  ne pas détruire ce bien.La réponse à la deuxième question est apparemment logique: ce qui était bon auparavant, est bon maintenant.  1 - L’architecture ancienne codifiée :Fouillis extraordinaire, magnifique. 
    6. 6. 6Les toits :La mise en œuvre des toitures est fortement codifiée« La tuile canal  ou tige de botte….La pente des toits Égouts, chanlattes et coyaux  Rives à la rétaise  Souches de cheminée  Teintes : ..tons mélangés de beige-rosé » La façade de référence:les baies de l’étage sont axées sur celles du rez-de-chaussée  + une petite fenêtre au RDC.   L’épaisseur du linteau des fenêtres de l’étage est de 20 cm  environ  Un socle, modifie les proportions de la façade. Aussi => REGLEMENTATION
    7. 7. 7Deux maisons à Saint-Martin.        La façade de la maison de gauche est conforme à l’esprit de la façade de référence.  :Le dessin est plus élaboré, dans la mesure où il insère des éléments architectoniques : bandeau horizontal, appareillage, linteaux et appuis de fenêtre en pierre de taille,corniche travaillée en pierre.   L’implantation et le dimensionnement des ouvertures manque de légèreté. La composition de la deuxième maison est énigmatique :porte d’entrée robuste et élégante, linteaux en pierre cintrés   le mur est teinté d’ocre. seulement deux dimensions d’ouvertures  Il faut remarquer un léger décalage vers la gauche des deux fenêtres du premier étageCette façade est attachante,  méditerranéenne ?…     Faut il reproduire ces deux modèles ?.
    8. 8. 8 L’équilibre est parfait.  Pour accentuer cette stabilité, le « maître maçon » a dessiné une porte d’entrée légèrement plus large à deux battants. Le mur s’harmonise avec la maison.  La lumière et le soleil entrent dans cette façade sud.  Le déplacement d’une fenêtre de 20 cm vers la droite ou vers la gauche, peut détruire cette composition.Cet équilibre est fragile. Faut il reproduire cette composition ?. Cette composition est unique.  La composition est l’art d’assembler, dans une disposition ordonnée, des éléments variés afin d’obtenir une sensation globale, plaisante et équilibrée .Le compositeur est créateur.Façade d’une maison rurale au Morinand
    9. 9. 9Cette façade éclairée est celle d’une maison rurale.  Les différences de niveaux sont significatives.  « La recherche de l’accident est fondamentale en Architecture. »Dans un paysage, qu’il soit naturel ou urbain, il faut trouver, si possible, un élément dominant, de façon à créer un contraste. Ce contraste, de par sa fonction, va valoriser et protéger l’espace environnant. Les volumes inanimés composant un paysage deviennent, par le génie de la nature ou de l’artiste, des ensembles vivants.Le créateur en architecture est soumis à une formation initiale suivie d’une formation continue. Une venelle à ARS.
    10. 10. 10Les clos :On utilisera pour les restaurer les techniques simples qui ont prévalu pour leurconstruction…Les murs neufs peuvent être construits en moellons de pays ou en parpaingsenduits…leur épaisseur doit être de 0.25 m. minimumLa palette de référence :Les couleurs des volets et des portes comprend 7 verts et 4 gris.Des tolérances existent selon l’ancienneté de la peinture initiale ou les différents POS.Les ouvertures :
    11. 11. 11Les POS, les PLU :La zone Ub correspond aux quartiers d’extension des bourgs anciens,Ub6 : Implantation des constructions par rapport aux voies et emprisespubliques ou privées,les implantations des habitations (à RDC), respecteront ces principes decomposition.. ?Ub7 : Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives,2 – Au-delà de la bande de 20 m.- en limite, dans le cas d’une construction d’une longueur de 8m sur cettelimite et ne dépassant pas 3.5 m de hauteur…- - dans tous les autres cas, à une distance de la limite la plus proche aumoins égale à la moitié de la hauteur maximum du bâtiment et jamais inférieure à3m.3 – Lorsqu’une construction est implantée en partie dans la bande de 20m eten partie au-delà, la partie implantée au-delà de 20m ne doit pas excéder 8m delongueur sur cette limite et 3.50 m à l’aplomb de celle-ci. Dans ce cas, la longueurtotale de la construction sur la limite séparative ne peut excéder 20m.Ub8 La distance entre 2 bâtiments non jointifs sur le même terrain doit êtreégale au moins à 3m.
    12. 12. 12Ub10 : Hauteur maximum des constructions,- RDC, : 3m à l’égout et 4.50m au faîtage- 5.50m à l’égout du toit et 7m au faîtage avecétageun étage partiel, d’une superficie maximale des2/3 de la superficie de la construction, peut êtreautorisé, à condition qu’il ne nuise pas à laperception du paysage, compte-tenu de laconfiguration du relief…..…… ou si l’architecture présentée reçoit l’avisfavorable de l’Architecte des Bâtiments deFrance.L’Art aime le désordre (BEN)Le retour à l’ancien, retour d’ailleurs déformé, est un prétexte permettant de répondre, sans grands risques, àune demande de « modélisation » architecturale.Selon le Larousse, l’urbanisation concernait l’exode des campagnards vers les villes dans l’espoir de vivremieux. Aujourd’hui, on assiste au phénomène inverse.Une habitation sur trois est une résidence principale. Le nombre de logements sociaux est anormalementfaible.
    13. 13. 131 – Matériaux : enduits blancs, pierre naturelle, lames de boisverticales….2 – Couvertures : 2 versants parallèles à la voie, châssis detoiture interdits si visibles de la voie3 – Clôtures Leur hauteur peut varier entre 0.80m à 1.70m.Les clôtures sont en réalité des murs atteignant parfois 2m.4 – Menuiseries extérieures:volets en bois, tableau < 20cm7 – Éléments divers : Les vérandas sont autorisées sur lesarrières des constructions et sous réserve de ne pas êtrevisibles du domaine public.+ Code de l’urbanisme, Code de la construction, Code de sécurité civile, Code de la santé, Nouveau Code civil, etc.Il n’y a pas de Code de l’architecture.L’Architecture est par définition libre. Elle est à notre « bon plaisir », et on ne peut pas toucher à sa liberté.L’Architecture officielle n’est pas de l’Architecture.
    14. 14. 14Exemple 1 : Les bâtiments publics.Dans les années 50, construction de nombreuxbâtiments publics pour faire face aux besoinsd’équipements de l’Ile de Ré : écoles, casernes depompiers, etc.Ces bâtiments ont été construits rapidement etsans souci d’une architecture régionale et esthétique2 – Pourquoi ces réglementations ?Après les années 45, de nouveaux habitants sont venus s’installer dans l’Ile de Ré.Ils ont amenés avec eux un mode de vie citadin, de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques et denouvelles images de maisons d’habitation ou de vacances.
    15. 15. 15Exemple 2 : Cette photographie montre deux façadesd’immeubles dans le port de Saint-Martin.La composition de l’immeuble de gauche estclassique, rigoureuse, conforme.On peut supposer que la fenêtre de droite auRDC ai été agrandie ultérieurement.Le dimensionnement et le positionnement desouvertures dans l’immeuble de droite sont pêle-même,les volets métalliques sont inclus dans l’épaisseur dutableau, les linteaux du RDC ne sont pas alignés, etc.Aussi, suite à ces dérives, il est arrivé ce quidevait arriver : une réglementation spontanée a produitdes règles de construction rigides et fâcheuses. Celles-ci, au fil du temps, se sont auto alimentées, pourdevenir aujourd’hui abusives.Ces règles, si elle empêchent une anarchieconstructive, n’évitent pas une « architecture pompier ».Elles contrarient la créativité.
    16. 16. 16Exemple 3 : 4 façades des années 50 au Bois, à La Couarde et à St Martinfaçades de maisons construites pendant les années 50 dans l’Ile de Ré, dans des styles très différents.Ces modèles sont importés du continent, « …. c’étaient pourtant des belles maisons……. »Ces trois maisons sont à étage. Leur esthétisme est critiquable : il n’y a pas d’unité architecturale. La maison degauche n’est pas travaillée. La recherche de cette unité doit être du ressort des seuls architectes.Le village originel et le paysage naturel sont des entités distinctes, des genres différents. Les volumes arrondis desarbres et des massifs, le plat des marais et des friches, le reflet des nuages et des grands ciels sur les plans d’eaux, nepeuvent être comparés aux volumes blancs des constructions, aux rues pavées, aux toits roses et aux volets verts.Le point commun est la beauté de l’un et de l’autre.
    17. 17. 17Exemple 4 : Maison de type balnéaire à La CouardeCette maison, de type balnéaire, construite avant 1940,séduit par son charme, son élégance, sa personnalité.Comme dans la beauté de la nature, la beauté dubâtiment est multiple.L’essentiel est de croire que les maisons, nos maisons,peuvent être belles.….Et pas forcément pour une dépense supplémentaire.Des pages blanches, et le miracle est au bout du crayon.La nature est belle par définition. Un beau village ne peut avoir que des maisons belles.La banalisation de nos maisons précarise le village entier.
    18. 18. 18Exemple 5 : Maison des années 60 àLa CouardeEncore une belle maison,Les différents volumes s’imbriquentharmonieusement, les toits tombentnaturellement vers la route. Le concepteur decette maison a « voulu » respecterl’architecture régionaleUn volume par pièce….Notes de modernité et de fonctionnel.Ces deux concepts sont proches l’un del’autre, ils sont interactifs.Au lieu de décider entre « tradition oumodernité », il vaudrait mieux opter pour« classicisme et modernité ».La clôture :1 – Lorsque de nouvelles maisons ont été construites, les bâtisseurs ont voulu dessiner du régional :imbrication de petits volumes en s’inspirant du désordre rétais, les pentes des toits étaient à 33%, tout en y introduisant dela modernité: premiers grands vitrages, porte de garage blanche,2 – La clôture, transparente, permettait de voir et de deviner la maison.
    19. 19. 19Les toits :La perspective rasante accentue la densificationdes constructions.Cet entassement, cette « densification »apportent une dimension esthétique, qui nous rapprochedu village originel.« … de la maison traditionnelle il ne reste que lestuiles.. »3 - Les conséquences, les effets de ces réglementations,L’espace constructible n’étant pas extensible, l’avenir de la construction va se situer essentiellement dansl’embellissement, la rénovation, les agrandissements, les divisions des propriétés existantes, et aussi vers une solarisationsous forme de capteurs solaires ou de grands vitrages sud.Il ne faut pas refuser cette vision, elle est le signe d’une vie biologique et culturelle intense, et d’une activitééconomique nécessaire.La mise en œuvre de toutes ces transformations va être très délicate. Elle exigera du talent et beaucoup detravail. Aucune réglementation ne peut offrir une caution de beauté.Cette » tragédie » de l’inconnu….
    20. 20. 20Les maisons anciennes à rez de chaussée sont peu répandues dans l’Ile de Ré et ne sont pas citées dans lalittérature.On retrouve la faible épaisseur du linteau, la richesse décorative des portes d’entrées avec imposte vitrée, lesdimensions identiques des fenêtres et des portes d’entrée, l’alignement des linteaux…Cet ensemble de la fin du 19èmesiècle est conforme à la réglementation actuelle.Le choix restreint et la faible résistance des matériaux de construction de l’époque ont conduit les maçons versdes choix constructifs limités et répétitifs.Un matériau ou une technique traditionnel est un matériau ou une technique ayant résisté à l’épreuve du temps.Aujourd’hui, de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques, dans le marché sont devenus « traditionnels ». Leparpaing et le béton armé ont remplacé la pierre.Les façadesÀ Saint Martin
    21. 21. 21Le dessin de la façade précédente a été dupliqué 3 fois par un « copier/coller ».Prenons le dessinde la façade deréférence etsupprimons le 1erétage=>
    22. 22. 22Exemple : Façades de maisons récentes à Sainte Marie de RéLe « modèle néo-rétais » obtenu précédemment nous interpelle par son simplisme.Cette image de façade se retrouve dans l’ensemble du paysage urbain de l’Ile de Ré, depuis LesPortes, jusqu’à Rivedoux.Dans cette optique, la recherche de la beauté n’est pas ou n’est plus nécessaire.4 – Mise en cause de la réglementation.
    23. 23. 23Si, à cause d’une réglementation extrêmement sévère, lesfaçades s’ouvrant sur la rue ne sont pas ce qu’elles auraient voulu être,les façades intérieures, les cours et jardins, ne manquent pas de charme,d’imprévu et d’émerveillement.Les futurs propriétaires demandent des projets qui correspondentà leur culture, à leur éducation, à leurs rêves.Les architectes savent créer, imaginer des espaces de viechaleureux, attrayants.Des fleurs, de la végétation, et des ombres ..innovation et créativité,énergie.Doc. : ELLE DECORATIONJean BERAUD, Architecte
    24. 24. 24Ce hameau se situe à quelques centaines de mètres du groupe de constructions précédent.Dans le village ancien, les cousins, les amis, les invités …..La densification est favorable à l’effet esthétique,Urbanisme = problème de sociétéArchitecture = problème d’individuMais attention, il ne faut pas confondre individu et individualisme. L’Architecture nous apportera dessolutions qui conviendront au pays, au climat, et à la modernité.
    25. 25. 25Dans l’immédiat des questions se posent :- Convivialité : celle-ci se réalise dans la rue, et sur son trottoir. Les maisons sont dans la rue..- Dangerosité : ouvrir ses volets, frapper à la porte d’entrée, entretenir ses roses trémières, sont des actesrisqués.-- Encombrement de la rue : celle-ci est en généralétroite, les voitures en stationnement gênent lacirculation. Sortir sa voiture du garage ou de sa place deparking à travers le portail nécessite d’infiniesprécautions, la pose de miroirs sphériques sur le muropposé, de feux clignotants…- Esthétisme : le traitement esthétique des façadessur rue est souvent inexistant. Leur uniformité, leurmonotonie n’attirent pas le regard.- Il y a quand même, dans l’Ile de Ré, de belles façades.
    26. 26. 26Mur de clôture dans le village de La Couarde,Déviation : les murs autrefois séparaient les clos, ilsétaient à l’intérieur.Derrière ce mur se cache une maison d’architecte……Comment celui-ci va réagir si son client veut un mur ?Les mursIls concrétisent le repli sur soi.Ils ferment le paysage. Ils sont des blessures, des plaies, des excroissances.Les murs ne sont pas de l’Architecture.La situation est grave. Il y en a maintenant partout, c’est déprimant.La protection de l’environnement n’est pas respectée,Le mur casse l’environnement.
    27. 27. 27Urbanisme : Deux problèmes :La rue :étroite, sans trottoir, elle ne peut pas accepter à la fois les piétons, les poussettes, les cyclistes, lesscooters , les voitures en stationnement et en circulation.RéBatUne aire de stationnement d’une largeur de 2m environ sur la longueur de la façade .Il y aura toujours des voitures. (hybrides, électriques, bio carburants, pile à hydrogène…)Elles devraient être placées, et c’est souvent possible, dans les propriétés. Les garages ne remplissentgénéralement pas leur fonction.Nous avons la chance, dans l’Ile de Ré, d’avoir un habitat groupé. Cette disposition protègera toujours levillage originel.
    28. 28. 28pas de décrochements,pas d’accidents.absence d’étage ,absence de surélévations de volumesabsence de vides,absence de fantaisies, de plaisir,absence de transparence,absence de végétaux, de couleurs, de vie.platitude,plus de tradition, pas de modernité,pas d’architecture,pas d’espoir,Quel patrimoine allons nous laisser à nos enfants ?Tout est prévu, déterminé, ficelé, empaqueté,Il n’y a pas de plage de régulation,pas de choix,l’histoire est fini.Régime instable (aller/retour avec l’administration)Exégèses interminables.Les architectes ne savent plus quoi dessiner, ils sontsouvent en état de frustration.Doc. Schéma Directeur et Bénédicte DEBROISE
    29. 29. 29La «maison de ses rêves » n’existepas, sauf dans certains magazinesspécialisés.Un plan de maison se travaille enfonction de : la personnalité et du mode de viedes occupants, du terrain, de sonenvironnement, de son orientation, de sesdimensions, de son accès.Après le plan, il faut travailler lesfaçades, puis revenir sur le plan, et revenirsur les façades….- La façade principale d’une maison est la façade d’entrée, la belle façade est la façade sud ouvertevers le soleil, mais ouverte aussi vers un jardin, une cour, un espace dégagé,Mais pas dans la rue, ce n’est pas possible.Un grand vitrage n’a de sens que s’il est orienté au sud.Des tonnelles, des pergolas, des stores, des treilles, des brises soleil, des auvents, des vérandas,des arbres à feuilles caduques habilleront cette façade et protégeront la maison contre les fortes chaleurs .
    30. 30. 30L’architecture « néo-rétaise » ne propose pas grand chose : des façades minimum donnant sur la rue,quelques appareillages, des percements répartis au petit bonheur,Un pastiche réussi reste un pastiche,Nos villages, en s’agrandissant, deviennent des ensembles vides, factices, sans authenticité, sanscrédibilité, (la fausse clé de voûte, l’œil de bœuf (il y en a encore), le linteau cintré en béton armé, la rive de toit enprolongement de fermes américaines….. )Une maison est l’aboutissement d’une vie souvent difficile. Elle est construite pour devenir un endroitplaisant, harmonieux et fonctionnel.Elle est l’image d’une récompense, d’une satisfaction, elle peut aussi exprimer une personnalité, uneoriginalité, même si celle-ci se veut être discrète. Elle doit d’abord sourire à celui qui la commande.La façade de la maison est la partie visible au grand public, elle appartient à celui qui la regarde.Elle doit séduire le promeneur, elle doit plaire, respecter le passant.L’architecture du village ancien était une architecture de façade : simple, dépouillée, sommaire.
    31. 31. 31L’architecture de ces bâtiments est deconception moderne.Exemples : le marché du Bois, la caserne depompiers de Saint-Martin… , la piscine« La modernité est un état d’esprit »(Le Corbusier)Depuis l’Antiquité, l’Architecture, a toujours étémoderne: Persépolis, Alexandrie, Athènes, Rome,le roman, le gothique, la renaissance, leclassique, le baroque..l’art nouveau, l’art moderne, le Bauhaus,Comment avons nous pu enterrer cette culture ?Les architectes, et les concepteurs en général,ne sont pas valorisés.La réglementation doit respecter l’Architecture .Les bâtiments publics ne sont pas soumis à laréglementation.Remarque : Les bâtiments publics
    32. 32. 32Au 21èmesiècle on ne sait plus faire duGothique, du Renaissance .L‘architecture n’appartient pas àquelques personnes privilégiées.Elle appartient à nous tous,Elle est à nous.Elle est dans notre culture, dans notrehistoire, dans le domaine public.Mais aussi dans notre avenir,Nous avons besoin d’elle,La règle veut que les extensions desbâtiments historiques soient d’une architecturedifférente, c’est à dire contemporaine.Extension du musée de l’Hôtel de Clerjotte.
    33. 33. 33Les bâtiments commerciaux sont soumis à une réglementationmoins contraignante.Motivation professionnelle : les bâtiments doivent être beaux .Une réglementation allégée a permis à des maîtres d’ouvrageéclairés, des concepteurs et des maîtres d’œuvre expérimentés, dedessiner de belles réalisations.L’objectif est de plaire.les bâtiments commerciaux .
    34. 34. 34Si nous avons su protéger le charme architecturaldu village initial la « maîtrise constructive » des extensionsa échouée.Les règles de circulation, de sécurité imposentaujourd’hui un urbanisme différent. Dans un même esprit,une architecture moderne doit être promue en alternance àune architecture typique.- La beauté, les économies d’énergies sont desvaleurs ajoutées comme le sont le confort, la sécurité, lesservices…Le modèle proposé est insuffisant ou impossible.Cette dérive est inhérente au système.Nous devons sortir du centre de notre village.5 –  Ouverture du débat.En extension de villages tout, ou presque tout, devrait être possible :- élargissement des rues,- - architecture personnelle, éléments architectoniques,- variation des volumes, différences de niveaux,- harmonie entre les pleins et les percements, du contraste,- - des dimensions, des courbes, des perspectives, des proportions, des compositions, du décor,- du soleil, de la lumière, de la chaleur, du caractère,C’est compliqué, mais c’est possible.L’architecture est un métier, une vocation, une compétence, une « garantie » du bien et du beau .
    35. 35. 35La raison, la lumière, l’histoire doivent conduire ce débat..Une modification de la réglementation doit être tentée, afin de permettre la recherche et la mise enœuvre de nouveaux concepts, de nouveaux fonctionnements, d’une nouvelle vision.Il est grand temps qu’une nouvelle génération invente son architecture.Jean-Jacques AILLAGON disait récemment que les politiques ne doivent pas faire la culture, mais qu’ilsdoivent la servir. Les politiques ont un devoir de beauté.L’architecture ne viendra jamais vers nous, c’est à nous d’aller à elle.Cette création, pour une modernité innovante et féconde, ne pourra se faire que dans un esprit de liberté, detolérance, d’ouverture d’esprit et de confiance.Des talents inexploités sommeillent et s’impatientent auprès de nous.Des gestes architecturaux apparaîtront dans nos rues, nous déplairons peut-être ?… Mais ils seront le prix àpayer pour qu’apparaisse une architecture vivante, enthousiaste, intégrant les apports de l’ancien tout en acceptantl’imaginaire du nouveau.De cette diversité naîtra une unité esthétique qui pourrait devenir, selon une formule de Monsieur BernardWAGON, Architecte, une « Ecole d’Architecture ».Guy Martineau,Les 23 mars, 30 Août 2003, 20 septembre, 15 Décembre 2005, 22 Février 2006,

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