FAIT N°10FAIT N°10Société Civile à SousseFévrier 2013
DESCRIPTIONNotion de Société CivileC’est l’ensemble des acteurs de la société en dehors des organisations politiques(Assoc...
JUSTIFICATIONSUn phénomène nouveauPlus de 60% des associations actives au niveau de la ville ont été crées après le 14janv...
JUSTIFICATIONSUn adhésion faible et un manque d’engagementL’effort de cooptation fourni par les membres fondateurs induit ...
JUSTIFICATIONSDéploiement spatial circonscris à quelques quartiers.Malgré le caractère ambitieux du programme des O.N.G., ...
JUSTIFICATIONSInfluence du financement étranger.Phénomène nouveau, autorisé par la loi de septembre 2011, les Associations...
DEFIS ECONOMIQUES10.1 Autres voies de Financement et autofinancement.Les associations ne doivent pas limiter leurs ressour...
DEFIS ECONOMIQUES10.3 Durabilité des ressources de frais de fonctionnement et d’équipement.Outre la stabilité du financeme...
DEFIS DE GOUVERNANCE10.4 Dépersonnification des leaders associatifsEn séparant le système partisan de la vie associative, ...
DEFIS DE GOUVERNANCE10.7 Formation des acteurs associatifsTout en restant dans le bénévolat, les membres des associations ...
DEFIS SOCIAUX10.9 Renforcement de la culture citoyenneLa propagation de la culture citoyenne sous ses multiples facettes e...
PROJETSProjet de Démocratie LocaleDate prévu de lancement : 2013Maitrise d’ouvrage : Municipalité de SousseContenu : Mise ...
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Fait n°10 société civile à sousse v1

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Depuis le 14 janvier 2011, l’espace public de la ville a connu un développement rapide du nombre d’associations (302) dans un laps de temps restreint (16 mois) du fait du changement du statut juridique et la facilité de créer des O. N. G. Par ailleurs, le mouvement syndicaliste a également connu une mutation de la libéralisation démocratique avec la création de deux bureaux régionaux d’organisations syndicales, l’UTT et la CGTT, en sus de l’ancienne l’UGTT.
Plus de 60% des associations actives au niveau de la ville ont été crées après le 14 janvier 2011. Du fait du manque de moyens et d’expérience, une grande partie de ces associations reste vulnérable et n’est pas en mesure de développer un programme concret.

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Fait n°10 société civile à sousse v1

  1. 1. FAIT N°10FAIT N°10Société Civile à SousseFévrier 2013
  2. 2. DESCRIPTIONNotion de Société CivileC’est l’ensemble des acteurs de la société en dehors des organisations politiques(Associations, ordres professionnelles, structures syndicales, O.N.G., etc.). C’est un domaineau sein de la société qui est apparu entre les sphères étatique, économique et privée – ouencore entre Etat, marché et famille.C’est un domaine considéré comme un espace public composé par un grand nombre degroupements plus ou moins indépendants de l’Etat, plus ou moins bien organisés, dotés dedifférents formes d’organisation telles que les groupes d’initiatives, les clubs, les forums, lesligues ou les Associations.Un développement exponentielDepuis le 14 janvier 2011, l’espace public de la ville a connu un développement rapide dunombre d’associations (302) dans un laps de temps restreint (16 mois) du fait du changementnombre d’associations (302) dans un laps de temps restreint (16 mois) du fait du changementdu statut juridique et la facilité de créer des O. N. G.Par ailleurs, le mouvement syndicaliste a également connu une mutation de la libéralisationdémocratique avec la création de deux bureaux régionaux d’organisations syndicales, l’UTT etla CGTT, en sus de l’ancienne l’UGTT.Représentation professionnelLa Société Civile permet un regroupement et la représentation des entreprises et de diversprofessions libérales. Ainsi, les ordres professionnels et professions libérales sont représentéspar des bureaux locaux au niveau de la ville, le patronat (Industriels, commerçants, artisanat,etc) est organisé dans un bureau local de l’UTICA, le secteur de la pêche est quant à luiorganisé dans un bureau local de l’UNATFévrier 2013 La Société Civile à Sousse 2
  3. 3. JUSTIFICATIONSUn phénomène nouveauPlus de 60% des associations actives au niveau de la ville ont été crées après le 14janvier 2011. Du fait du manque de moyens et d’expérience, une grande partie deces associations reste vulnérable et n’est pas en mesure de développer unprogramme concret.Faiblesse du poids social des associationsPar manque d’ancrage et de présence sur le terrain, les associations n’arrivent pasà coopter la population ciblée. Dès lors, malgré le caractère ambitieux duà coopter la population ciblée. Dès lors, malgré le caractère ambitieux duprogramme d’action des O.N.G., ces dernières sont encore faibles sur le plan socialcest-à-dire qu’elles n’arrivent pas à mobiliser la communauté de personnes cibléepour l’adhésion dans l’action de l’associationUne gouvernance élitisteCrées essentiellement par des cadres (l’élite politico administratif de l’Etat ou lanouvelle élite politique), les associations gardent un caractère élitiste au niveau deleur initiation, de l’adhésion (elle se fait par cooptation) et de l’action (mauvaiseimplication dans la société)Février 2013 3La Société Civile à Sousse
  4. 4. JUSTIFICATIONSUn adhésion faible et un manque d’engagementL’effort de cooptation fourni par les membres fondateurs induit des limites en termesde nombre d’adhésions aux associations, qui se fait sur la base d’un lien d’amitié (actede solidarité) et non pas sur la base d’un programme et d’objectifs communs partagés.Du coup, l’engagement est faible et la motivation décroissante.Prolifération de la représentation syndicaleAlors que le taux de syndicalisation des ouvriers est assez bas (12,3 %), de nouvellesformations syndicales (UTT et CGTT) ont été crées après la révolution, quoique deformations syndicales (UTT et CGTT) ont été crées après la révolution, quoique denature et d’action différentes. Ces créations sont sans pertinence réelle et ne répondentpas nécessairement à une demande effective de la base ouvrière. C’est une forme dereproduction du clivage national à l’échelle locale.Reproduction de la dynamique nationale des ordres professionnelsIngénieurs, Avocats, Médecins, Pharmaciens, Vétérinaires, Professions libérales fontl’écho du débat national quant aux revendications statutaires et se positionnent dans lemême clivage politique (Gauche divers versus islamisme politique) sans pertinencelocale .Février 2013 4La Société Civile à Sousse
  5. 5. JUSTIFICATIONSDéploiement spatial circonscris à quelques quartiers.Malgré le caractère ambitieux du programme des O.N.G., le champ d’action demeurecirconscrit dans certains quartiers par défaut de stratégie de déploiement à l’échellecommunal. Constat corroboré par les actions entreprises, ainsi plusieurs associations separtagent la même action (exemple : Action de propreté) dans les mêmes zones (SidiAbdelhamid, cité Riadh, Cité Taffela) et dans la même période ce qui donne une impressionde « déjà vu » alors que d’autres quartiers ou cités ne sont pas concernés par l’actionentreprise ou le programme escompté.Manque de financement propre et dépendance aux subventions.Les associations manquent cruellement de fonds propres et les frais d’adhésion sontdérisoires. Les subventions des autorités locales et régionales sont mal réparties sur le tissuLes associations manquent cruellement de fonds propres et les frais d’adhésion sontdérisoires. Les subventions des autorités locales et régionales sont mal réparties sur le tissuassociatif vu la période de transition démocratique et le nombre assez conséquent desassociations ainsi que le budget alloué. Ceci se répercute inéluctablement sur le financementdes actions de terrain et paralyse plusieurs programmes ambitieuxRapport clientéliste avec les partis politiques.Effet pervers du système partisan existant, dans la grande majorité des associations agissantsur le plan local, un phénomène récurrent est constatable : les membres fondateurs desassociations sont dans la plupart des cas des membres actifs d’un même parti politique. Cedernier élabore le programme d’action de l’association concernée et finance, autant que peutfaire, l’action entreprise et « coopte » les nouveaux membres sur une base idéologique.Février 2013 5La Société Civile à Sousse
  6. 6. JUSTIFICATIONSInfluence du financement étranger.Phénomène nouveau, autorisé par la loi de septembre 2011, les Associationspeuvent, et sans autorisation administrative préalable, peuvent recourir aufinancement de leurs actions aux pourvoyeurs de fonds étrangers. Ces derniers nese limitent pas généralement à l’aspect financier mais contrôlent les programmes,suggèrent des modifications et proposent des alternatives d’actions. Leconditionnement du financement par le droit de proposition altère en faitconditionnement du financement par le droit de proposition altère en faitl’autonomie de l’association et ses programmes.Février 2013 6La Société Civile à Sousse
  7. 7. DEFIS ECONOMIQUES10.1 Autres voies de Financement et autofinancement.Les associations ne doivent pas limiter leurs ressources aux subventions publiques(de plus en plus restreintes), aux cotisations d’adhésion (trop faible avec unemoyenne de 30D/an), ou au financement étranger (risqué). Pour faire face à leursfrais de gestion et pouvoir concrétiser un plan d’action, les associations doiventréfléchir à de nouveaux moyens de financements pour s’inscrire dans la durée. Lefinancement doit être inscrit dans la durée et la continuité de telle sorte que lesprogrammes d’action demeurent intacts. Ce mécanisme d’auto financement peutprogrammes d’action demeurent intacts. Ce mécanisme d’auto financement peutêtre créé à travers des activités économiques parallèles à l’association concernée.10.2 Partenariat associations / secteur privéLe secteur économique prive est une composante essentielle de la société civile depart son « lobbying », il peut agir dans le domaine associatif en le consolidant àtravers son financement, soit par déduction de l’assiette de l’impôt et du chiffred’affaires, soit par des actions commerciales (Promotion d’un produit à la ventedont une partie du prix sera reversée à l’association).Février 2013 7La Société Civile à Sousse
  8. 8. DEFIS ECONOMIQUES10.3 Durabilité des ressources de frais de fonctionnement et d’équipement.Outre la stabilité du financement des programmes d’action, les frais defonctionnement et d’équipement (Paiement des salaires, achat de fournitures…)doivent être l’objet d’un budget propre, fixe et autonome, afin de garantir unappui aux programmes déployés par les ONG.Février 2013 8La Société Civile à Sousse
  9. 9. DEFIS DE GOUVERNANCE10.4 Dépersonnification des leaders associatifsEn séparant le système partisan de la vie associative, l’alternance dans la directiondes associations se fait d’une manière fluide et du coup elle contribue à la dépersonnification des O.N.G. et leur ôte le caractère de leadership dans la direction.10.5 Rencontres inter-associationsAgissant chacune d’une façon autonome, les associations, pourtant opérant dansun même domaine doivent faire de l’inter associatif et ce dans le but de renforcerun même domaine doivent faire de l’inter associatif et ce dans le but de renforcerl’action entreprise et de donner plus d’impact à leurs programmes et plus depertinence à leurs projets, évitant par là même le double emploi au niveau duciblage et de l’action. L’organisation des forums a pour but de définir une stratégiecommune et d’optimiser l’emploi des ressources.10.6 Mutualisation des moyensLa souplesse de la gestion et la mise à disposition des moyens logistiques (locauxet équipements) des autorités locales et des Associations permet la mutualisationet la coopération rationnelle entre les partenaires sociales.Février 2013 9Processus du changement de mode de gouvernance locale
  10. 10. DEFIS DE GOUVERNANCE10.7 Formation des acteurs associatifsTout en restant dans le bénévolat, les membres des associations deviennent, aprèsune formation théorique et de terrain, plus performants et passent de simpleauteurs d’action ciblée pour devenir des animateurs de développement localLa formation au travail de proximité à travers les mécanismes de concertation(écoute), communication (persuasion) et de participation (impliquer les citoyensdans l’action à entreprendre).Outre la création d’associations, il va former les membres sur les règles de gestion enmatière de budget, de ressources humaines, et de rapports avec les autorités localesmatière de budget, de ressources humaines, et de rapports avec les autorités localeset sur les actions à entreprendre.10.8 Démocratie interneA travers la concertation et la circulation de l’information, l’établissement de la règledu vote dans la prise de décision au sein de l’association, la tenue des électionsrégulières pour le renouvellement de l’« encadrement » de l’association et laconsécration de la règle de l’alternance (pas plus de deux mandats pour chaque élu).En outre, un comité des Sages est à prévoir pour atténuer les rixes éventuelles etgarder le potentiel des anciens (le How Know) dans l’association.Février 2013 10Processus du changement de mode de gouvernance locale
  11. 11. DEFIS SOCIAUX10.9 Renforcement de la culture citoyenneLa propagation de la culture citoyenne sous ses multiples facettes est un défiprimordial pour assurer la cohésion sociale dans la ville de Sousse.10.10 Renforcement du rôle économique et solidaire du tissu associatifL’engagement du tissu associatif dans le développement socio-économique deSousse est l’un des défis qui permettent de trouver des solutions alternatives auxproblèmes d’augmentation du chômage et notamment celui des jeunes diplômés.problèmes d’augmentation du chômage et notamment celui des jeunes diplômés.Février 2013 11La Société Civile à Sousse
  12. 12. PROJETSProjet de Démocratie LocaleDate prévu de lancement : 2013Maitrise d’ouvrage : Municipalité de SousseContenu : Mise en place de 4 nouvelles unités au niveau de la municipalité :service des associations, les conseils de quartiers, service de communication,service des associations, les conseils de quartiers, service de communication,service des recours et plaintes.Localisation : Municipalité et arrondissements municipauxFévrier 2013 12La Société Civile à Sousse

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