Thierry Manirambonathierry11may@gmail.comGitega, mon amour…À toutes les personnes qui aiment le tambour et qui aimentla vi...
2Juillet 2011« Le centenaire de Gitega ». Cette phrase lue dans un journal me réveille. « C’est une bla-gue ! », que je me...
3La BRAGITTA, la Brasserie de Gitega, ouvre la ville de Gitega. Après la Brasserie, vientl’Ecole des Travaux Pratiques, ET...
4Le musée de Gitega, au cœur du Burundi, de l’Afrique et du monde.Découvrir le Burundi:Tambours du Burundi: http://www.art...
5Tout autour, chaque soir, il y a des vachesqui broutent de l’herbe presque sèche etdes enfants qui jouent au football. Co...
6Extrait de “Orchids”, page 83In the morning when I woke up, I found a message on my phone. A friend told methat Jean Pliy...
7Nouveaux quartiers…Le lendemain matin. Cap sur Karera, le tout nouveau quartier. Du marché, Je descendsdans la vallée. A ...
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9Besoin d’une universitéGitega est la ville des écoles secondaires mais qui manque d’université. Quand on visiteles Lycées...
10Autour de la ville...Avant d’aller à Tankoma et à Songa, je visite la statuede Monseigneur Ruhuna sur la route de Mushas...
11Sur note agréable...La visite de Gitega s’achève à l’Alliance française pour lire un bon roman après des journées demarc...
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Gitega mon amour

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Gitega mon amour

  1. 1. Thierry Manirambonathierry11may@gmail.comGitega, mon amour…À toutes les personnes qui aiment le tambour et qui aimentla ville de Gitega
  2. 2. 2Juillet 2011« Le centenaire de Gitega ». Cette phrase lue dans un journal me réveille. « C’est une bla-gue ! », que je me dis. Dans une semaine, je vais à Gitega pour quelques jours de vacan-ces, je ne manquerai pas de visiter cette vieille ville. Aussi, je vais profiter pourprendre quelques photos et écrire un petit article pour les amis de Gitega.Juillet 20, 2011, départ deBujumbura vers Gitegaaprès presque deux ans loinde la province des tambours.A bord d’un Badgad, jem’embarque avec 5 autrespassages.Après je ne sais pas exacte-ment combien de temps,une heure peut-être, nousarrivons à Giheta. Ce nomévoque NINDE, le fameuxfeuilleton aimé par pas malde Burundais.Surprise, la Radio Ijwi ry’u-mukenyezi de Giheta joueun air que j’aime bien. Resteà voir ce que me réserve Gi-tega.Juillet 20, 2011, départ de Bujumbura vers Gitega après presque deux ans loin de la pro-vince des tambours. A bord d’un Badgad, je m’embarque avec 5 autres passages.Après je ne sais pas exactement combien de temps, une heure peut-être, nous arrivons àGiheta. Ce nom évoque NINDE, le fameux feuilleton aimé par pas mal de Burundais.Surprise, la Radio Ijwi ry’umukenyezi de Giheta joue un air que j’aime bien. Reste à voirce que me réserve Gitega.Lire: Jean Ikorineza. Gitega va célébrer le centenaire au mois de décembre courantSource: http://www.burundi-info.com/spip.php?article1732Iwacu: Lire http://iwacu-burundi.org/spip.php?article5236
  3. 3. 3La BRAGITTA, la Brasserie de Gitega, ouvre la ville de Gitega. Après la Brasserie, vientl’Ecole des Travaux Pratiques, ETP. Une vieille école qui a formé beaucoup de gens dontnous devons les routes et les autres constructions du pays. Après l’école des travaux pu-blics, la tension monte. La lumière de chez soi devient plus vive.C’est de la permanence du parti au pouvoir que l’on voit Gitega, la vieille ville de Gitega.La permanence est une maison en étage, à gauche de la route quand l’on va à Gitega et àl’autre côté de la route, à droite donc, c’est le palais présidentiel, dit-on.Monument de Rwagasore Louis, héros de l’indépendance du BurundiSur Rwagasore: http://www.rwagasore.com/francais/Ville qui vieillit : Non loin du palais, dans le quartier place, se dresse, solitaire et froid, leMusée de Gitega. Le musée frappe par sa couleur blanche qui commence à perdre sonéclat. Cependant, triste mais vrai, impossible de ne pas sentir le froid dans le cœur dumusée.Personne n’entre ni ne sort de cette maison pleine d’archives d’histoire. A côté, le parquetde Gitega, même couleur. Les deux maisons, et une autre à côté sont bâties sur un terrainimmense....Suite, page 5
  4. 4. 4Le musée de Gitega, au cœur du Burundi, de l’Afrique et du monde.Découvrir le Burundi:Tambours du Burundi: http://www.arte.tv/fr/tambours-du-burundi/1345140.htmlLa littérature: http://samandari-litterature.blogspot.be/Découvrir le Burundi, en réalité:Un vrai séjour au Burundi. Une fois sur le sommet d’une des collines du Burundi, vouscomprendrez tout.
  5. 5. 5Tout autour, chaque soir, il y a des vachesqui broutent de l’herbe presque sèche etdes enfants qui jouent au football. Com-me toujours, le musée attend des visiteursqui n’arrivent pas. Si, à compte-goutte.Après le musée vient Magarama avec sonaérodrome dont la piste commence à res-sembler à un champ qui attend les houesdes paysans avant la saison des pluies.Dans un état lamentable. Heureusementqu’il y a la belle église construite par lesfrères Franciscains. Elle domine Magara-ma. Une belle bâtisse. Magarama n’a paschangé depuis des années.Si, mais en …, je me retiens. Les rues sonttoujours mal éclairées. Ou pas du toutéclairées.Magarama s’endort dans des amas de dé-chets à la Buterere. La saleté y est délétè-re.Les frères Franciscains ont fait creuser desfosses pour déchets mais les gens n’ontpas encore compris à quoi servent ces fos-ses. Ce n’est pas qu’à Magarama, c’estaussi à Bwoga, quartier où saleté et misè-re coabitent, où la kanyanga fait des dé-gâts quand la Brasserie fait de l’Amstel àgogo. Ou c’est la BRAGITTA qui n’a pasune politique de développer la popula-tion de Bwoga ou c’est les gens de Bwogaqui ne voient pas loin.Suite, page 7
  6. 6. 6Extrait de “Orchids”, page 83In the morning when I woke up, I found a message on my phone. A friend told methat Jean Pliya of Benin, who is with the Charismatic Renewal, would be in Bu-rundi to do healings. In spite of my poor condition, I was determined to attend. Ihad missed the earlier healings at Mount Sion in Bujumbura due to a long name-less sorrow that chained me to my bed. People who had been there told me somany beautiful things about it. Since then, my experiences had increased my thirstfor God. I was resolved not to miss the charismatic prayers, not just for my sakebut above all for the orphans, those sick with AIDS… I left with a clear plan – tolisten, listen and listen; to let myself be taught; to ask for pardon from the goodLord and not ask Him too many questions. I was filled with emotion as I crossedthe border. Once there, in Gitega, I was not alone. I was one sheep among manyothers. I saw joy, fear, sorrow, fervour and indifference. I was there with my long,rich story, my very own; my story of being HIV-positive, a disappointed girl,wounded, loved and loving. There were Catholics, Protestants, Muslims. I wastouched by the message of Pliya and I saw miracles happen. I heard testimonialsof healings that moved me to tears. I was well aware of my constant burden, theHIV virus. But I wasn’t sorry for myself. I hadn’t come there in search of physicalhealing – it was surely too late for that – but to heal memories. I understood that itwasn’t all over; I could leave Burundi reconciled with God.Quelque part, à Gitega
  7. 7. 7Nouveaux quartiers…Le lendemain matin. Cap sur Karera, le tout nouveau quartier. Du marché, Je descendsdans la vallée. A quelques mètres de la rivière, le centre des jeunes. C’est une propriétédes pères Blancs. Les clubs de Karaté, ne jouent plus dans la salle d’athénée, ils s’entrai-nent dans cette salle. Je prends la route d’à gauche. Karera. Routes bien tracées. Quelquesmaisons en constructions Des chantiers en cours. J’apprends qu’on construit une écolemoderne.Karera invite à continuer vers l’autre nouveau quartier, Nyabisindu. Je monte jusqu’ausommet de la colline où est l’antenne de LEO. Nyabisindu est un quartier modeste, avecde belles maisons. Le seul problème concerne la voirie. Les routes auparavant bien tra-cées commencent à disparaître avec des constructions qui ne respectent pas les normes.Et aussi, l’absence des rigoles dans un nouveau quartier 2010 altère la beauté du quartier.Sur le sommet de la colline, le vent vous fouette à en devenir poète. C’est vraiment agréa-ble le vent qu’il y a dans le bois qui fait la ceinture de Nyabisindu.De Nyabisindu, je prends un sentier vers Mushasha. Sur la route, entre Nyabisindu et lecimetière de Mushasha, une habitation des Pères Carmes. Une belle maison avec une bel-le chapelle.On se repose un peu,On se repose un peu,On se repose un peu,On se repose un peu,près de la source...près de la source...près de la source...près de la source...
  8. 8. 8TTTTWWWWEEEESSSSEEEEHHHHAAAAMMMMWWWWEEEE
  9. 9. 9Besoin d’une universitéGitega est la ville des écoles secondaires mais qui manque d’université. Quand on visiteles Lycées Regina Pacis, ENG, ENF, Musinzira, une question naît : où va toute cette popu-lation qui finit dans les écoles de Gitega ? A Bujumbura. Pourquoi ne restent-ils pas à Gi-tega ? Il n y a pas d’universités à Gitega.C’est surtout pendant les vacances que l’on sent la nécessité d’une université dans la villede Gitega. Pendant les vacances, on ne voit que les jeunes du secondaire. Et où les voit-on ? Aux différents rigala. On les croise dans les salles de cinéma. Quel genre de film re-gardent-ils ? Allah seul le sait. Et on les croise aussi dans les rues. Peu nombreuse est lajeunesse qui fréquente l’Alliance française ou le Centre d’échange Belgo-Burundais. Peunombreuse. A Gitega, il n’est pas nécessaire d’être éducateur spécialisé ou pédagoguepour constater que la jeunesse manque d’encadrement. Oui, elle manque de cadre.S’il y avait une université, peut-être, il y aurait-il à côté une grande bibliothèque, il y au-rait des activités intéressantes pour les jeunes, il y aurait une piscine pour la jeunesse etdes occupations plus sérieuses. S’il y avait une université, il y aurait de l’emploi et par-dessus tout, on rencontrerait les jeunes de Gitega. Et ensemble, pendant les vacances, onparlerait poésie, politique, économie… autour d’un livre.Pendant les vacances, à Gitega, il y a beaucoup de solitude, beaucoup de silence. Les plusjeunes vont en vacances dans les provinces ou à Bujumbura et les plus âgés préfèrent re-garder la télévision. Car ils sont les plus délaissés. Ils sont seuls. Gitega offre plus de brasaux jeunes qu’aux plus âgés. C’est une réalité. Pour les jeunes, il y a des casinos (ce n’estpas à vanter), des cinémas (pas fameux), des terrains de jeux… pour les adultes. Rien. Enl’absence de lieux de rencontres, les cabarets leur servent d’agora.La jeunesse, un capital immenseLa jeunesse, un capital immenseLa jeunesse, un capital immenseLa jeunesse, un capital immense
  10. 10. 10Autour de la ville...Avant d’aller à Tankoma et à Songa, je visite la statuede Monseigneur Ruhuna sur la route de Mushasha. Lastatue commence à prendre prend l’âge. Les passantsne s’arrêtent pas pour admirer la beauté de l’évêque etde la statue. La couleur bleue qui attirait les regardss’envole avec le temps. Midi sonne, l’angélus sonne àla cathédrale. Harte. Pause.Après la prière, cap sur Songa, Béthanie, Bethléhem.Je m’arrête longtemps à Tankoma, non loin de la mai-son du CNDD-FDD qui a emporté la vie de plus de 5personnes en s’écroulant. Devant moi un immenseterrain. D’après les on-dit, c’est là qu’on va déplacer lemarché de Gitega. C’est un terrain où l’on peut cons-truire un stade olympique et où l’on peut créer un trèsbeau jardin public. Le marché va être construit avec lemois qui vient. Bonne nouvelle, enfin un marché mo-derne.Après Nyabisindu, je visite Rango, Nyabututsi, Nya-biharage. Beaux quartiers qui s’endorment dans lavieillesse et qui gardent le look d’il y a dix ans. Mêmeplus.La nuit tombe. Halte.Le troisième jour. Zege. Yoba. Aérodrome. ECOSO.De Zege, on a une vue magnifique de Gitega, surtoutdes quartiers Yoba et Magarama. Je marche pendanttrois heures. Montées et descentes. Sur la route deMuyinga, je m’arrête devant ACCOLADE. La vallée enbas est très jolie.Vient enfin le temps de visiter l’hôpital de Gitega et ledispensaire. Même look. Maisons en mauvaise santé.Routes qui appellent la charité des ingénieurs. La pri-son (Dieu seul sait qu’on n’en a pas besoin pour l’ins-tant) est triste. Comme toujours. Triste de dedans etde dehors.Gitega anciennement Kitega sous lacolonisation allemande et belge 1896-1962, [gitéga], /(i)-ki-tég-a/ du verbegutéga qui signifie entre autres aplatir(faire trébucher, attendre), Gitéga est laseconde plus grande ville du Burun-di située sur les plateaux centraux duBurundi. Elle est située à lest de Bujum-bura, plus précisément au centre dupays. Cest dans cette ville où est plantélarbre qui est au centre du Burundi.Gitéga est le chef lieu de la Province deGitéga, une des 17 provinces du pays.La province de Gitéga a onze commu-nes qui sont Bugēndana, Bukirasāzi,Buráza, Giheta, Gishûbi, Gitéga, Itāba,Makébuko, Mutāho, Nyarúsānge etRyānsoro.Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Gitega
  11. 11. 11Sur note agréable...La visite de Gitega s’achève à l’Alliance française pour lire un bon roman après des journées demarche sous le soleil. Juste quelques pages et je sors mon appareil pour prendre les photos dumonument de Rwagasore et du géantarbre au centre du Burundi. Fin.Gitega se meurt. Pendant une semaine,on ne rencontre ni touristes, on ne voitmême pas les oiseaux migrateurs pas-ser dans le ciel de Gitega. Comment laville peut-elle vivre sans ? S’il est enco-re des bougies allumées, c’est avecl’Hôtel Helena, la belle église de Maga-rama, les deux centres culturels, la Pla-ge, et quelques autres infrastructuresqui résistent à la morosité. C’est aussile souvenir que Gitega est la capitalede la musique, ce qui fait que l’on gar-de partout la nostalgie de la ville quis’en va en silence.Pour que la flamme ne s’éteigne, Gite-ga a besoin de bras, de bras vigoureux.Elle a besoin de radios et de journalis-tes sur terrains, d’un marché moderne,d’un camp militaire rajeuni, d’une uni-versité.Il est connu que Gitega a des enfantspartout dans le monde, des enfantsqui ont fait de bonnes études et quiont des idées formidables. Et tous, onsait que Gitega a des amis partout,qui attendent une bonne organisationde la part des autorités compétentespour qu’ils viennent réveiller la villequi se meurt lentement...Et si tu décidais d’apporter ta pierrepour construire la ville de Gitega ?Ensemble

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