France féminines le monde leur tend les bras

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France féminines le monde leur tend les bras

  1. 1. DANS LA DROITE LIGNÉE DU GRAND CHELEM RÉALISÉ DANS LE DERNIER TOURNOI DES 6 NATIONS, LES BLEUES, APRÈS TROIS SEMAINES DE PRÉPARATION INTENSIVE, ONT REMPORTÉ LEUR DEUX MATCHS DE PRÉPARATION À LA COUPE DU MONDE QUI SE DÉROULERA EN FRANCE, À PARTIR DU 1ER AOÛT. LE MONDE LEUR TEND LES BRAS Par Arnaud BEURDELEY arnaud.beurdeley@midi-olympique.fr Deux matchs, deux victoires. Quatre-vingt cinq points marqués, seulement onze abandonnés à leurs adversaires, l’Espagne et l’Afrique du Sud. Les chiffres sont éloquents. Dans ces conditions, affirmer que le bilan des deux matchs de préparation de l’équipe de France féminine pour la Coupe du monde, qui débutera le 1er août, est une franche réussite relève de l’euphémisme. Tous les voyants autour des Bleues sont au vert. Dans la droite lignée du grand chelem réalisé dans le dernier Tournoi des 6 Nations, les filles de la manager Annick Hayraud ont su parfaitement aborder leurs deux premiers rendez-vous. Et engranger la confiance nécessaire afin d’aborder la dernière ligne droite. « Je suis particulièrement satisfait car cela faisait presque trois mois que les filles n’avaient plus disputé de rencontre officielle, souligne l’entraîneur Christian Galonnier. C’est le fruit d’une bonne de période de travail, physique, essentiellement sur notre stage de Tignes. Maintenant, ces deux victoires significatives sur les matchs de préparation,
  2. 2. on ne s’y attendait pas forcément. Nous sortions d’une grosse période de préparation, mais les filles ont montré beaucoup d’enthousiasme, de concentration et d’application. » « Le jeu de l’équipe est déjà bien place, souligne Marie Sempéré- Bourret, ancienne internationale, qui a assisté à la victoire sur l’Afrique du Sud vendredi soir. Physiquement, les filles ont montré beaucoup de fraîcheur et d’homogénéité. Elles ont aussi montré une très bonne organisation sur les ballons portés et ont su parfaitement alterner les formes de jeu. Maintenant, elles ont encore des choses à travailler, mais la préparation n’est pas terminée. » La préparation, justement, parlons-en. Depuis le 14 juin, date du premier rassemblement à Tignes, les Bleues ont enchaîné les séances de travail. Mais pas seulement. Le staff n’a eu de cesse d’insister sur la notion de solidarité. « Durant le Tournoi des 6 Nations, j’ai le sentiment que le groupe a noué des liens très forts, se souvient la trois-quarts centre Élodie Poublan. Et ces liens se sont encore resserrés durant le stage de Tignes. Nous avons pu voir à quel point la solidarité au sein de ce groupe était importante. Sur certaines activités extrarugby, comme la descente en rafting, les bateaux se sont tirés la bourre mais dans un super état d’esprit. On a pris énormément de plaisir. Et aujourd’hui, pardonnez moi l’expression, mais on est capables de crever les unes pour les autres. » Des propos exempts de toute ambiguïté. Et surtout symboliques de l’état d’esprit qui semble animer ce groupe. « LES FILLES ONT LA TÊTE SUR LES ÉPAULES » Force est de reconnaître que tous les moyens ont été mis à disposition de l’équipe de France féminines. Jamais, dans l’histoire des Bleues, une compétition n’avait autant mobilisé. « Il y a quatre ans, nous avions eu un préparateur physique tout juste un an avant le début de la Coupe du monde, se souvient la troisième ligne Manon André qui va disputer sa deuxième Coupe du monde. Aujourd’hui, notre préparateur physique est là depuis quatre ans. Il nous suit presque au quotidien, nous fait travailler individuellement. C’est un apport non négligeable. Depuis un an, un préparateur mental nous aide individuellement et collectivement. Le secteur de la vidéo s’est très largement développé et devient de plus en plus intéressant. La semaine dernière, un arbitre professionnel est venu également nous sensibiliser à l’arbitrage du haut niveau. Ce sont des éléments très importants. » « Et pour l’instant, les filles ont justifié la confiance qui leur a été accordée », souligne encore Christian Galonnier.
  3. 3. Évidemment, pour l’heure, l’équipe de France n’a remporté que deux matchs amicaux. Et le risque de l’excès de confiance n’est pas à négliger. « Ça ne risque pas car on a quand même affiché quelques lacunes, rétorque Élodie Poublan. On sait qu’on a encore du boulot. Certes, nous sommes sur une dynamique positive, mais on peut aussi avoir des moments difficiles. » « Les filles ont la tête sur les épaules, ajoute Christian Galonnier. Elles savent ce qu’elles veulent et comment y arriver. Leur objectif est clairement défini et ne veulent pas sortir de leur feuille de route. Et quand bien même cela devait arriver, le staff est vigilant quant à un éventuel excès de confiance. » Il n’empêche, l’équipe de France féminine, en stage à Falgos jusqu’au 21 juillet, devra probablement assumer un statut de favorite.

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