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La descente n'a ps été digérée- Nicolas Brusque

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La descente n'a ps été digérée- Nicolas Brusque

  1. 1. 25/9/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/25_09_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_30054301.xml 1/4 NICOLAS BRUSQUE ­ PRÉSIDENT DU BIARRITZ OLYMPIQUE QUELQUES SEMAINES APRÈS AVOIR SUCCÉDÉ À SERGE BLANCO À LA TÊTE DU CLUB BASQUE, L’ANCIEN ARRIÈRE INTERNATIONAL FAIT DÉJÀ FACE À UNE SITUATION D’URGENCE ET MODIFIE SON STAFF AVEC L’ARRIVÉE DE DAVID DARRICARRÈRE. IL FAIT LE POINT. « La descente n’a pas été digérée » Propos recueillis par Émilie DUDON  emilie.dudon@midi­olympique.fr  À l’issue du premier bloc de matchs, Biarritz est dernier du classement sans victoire et avec un seul point glané. Dans quel état d’esprit êtes­vous ?  On essaie de ne pas trop s’alarmer mais il est difficile de bien vivre une situation pareille. Cela peut déjà être préoccupant alors nous cherchons des solutions pour redresser la barre au plus vite.  Avez­vous été surpris de ces mauvais débuts ? Je ne pensais pas que nous pourrions nous montrer aussi friables. Compte tenu de la saison passée, j’imaginais que nous allions justement pouvoir nous servir de celle­ci pour rebondir et avoir envie de faire mieux. J’ai donc été un peu surpris, en effet. Ceci dit, il faut reconnaître que certains matchs auraient pu être à notre portée si nous n’avions pas compté autant de blessés. Nous sommes passés à côté de certaines rencontres en raison d’un trop grand nombre de blessures, à Montauban par exemple (défaite 9­20 lors de la deuxième journée, N.D.L.R.). Mais c’est vrai qu’il y a une réelle chape de plomb sur le club aujourd’hui. Et quand on se retrouve dans une spirale négative comme celle­là, on n’arrive plus à trouver les soutiens au sein du groupe ou le moral suffisant pour redresser la barre.  Du coup, vous avez fait appel à David Darricarrère, débarqué au club avec le statut de
  2. 2. 25/9/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/25_09_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_30054301.xml 2/4 consultant. Qu’attendez­vous de son arrivée ? Je souhaite qu’il amène sa vision des choses. Dans sa façon de travailler, il est proche de ses joueurs et leur accorde toute sa confiance. C’est important car il y a un manque de confiance inéluctable au sein du Biarritz olympique aujourd’hui, qui se ressent beaucoup sur le terrain.  Savez­vous expliquer ce manque de confiance ? C’est un tout. Et cela n’est pas arrivé dernièrement… Bien sûr, on va parler de l’échec de la fusion avec Bayonne et de la façon dont tout ça a été amené mais on a vu que l’équipe s’est effritée tout au long de la saison l’an passé déjà, avant même que ces histoires sortent. La descente en Pro D2 n’a pas été digérée. C’est une certitude. Je pense aussi que les joueurs ont du mal à se retrouver dans un certain projet de jeu et qu’ils n’y trouvent pas leur place. Toutes ces raisons font que les incompréhensions et les non­dits empêchent la mayonnaise de prendre.  Vous dites que le projet de jeu n’a pas été assimilé. Est­ce aussi la raison pour laquelle vous avez décidé de faire venir David Darricarrère ? Ce n’est pas moi qui le dis. J’ai essayé de voir les joueurs, de les écouter, de lire ce qui se disait dans la presse également. Quand je vois qu’ils arrivent à affirmer « oui, je comprends » alors qu’en fait, ils ne comprennent pas ce qu’ils mettent en place sur le terrain, je me dis qu’il y a un souci, de communication ou d’appréciation des choses. Aujourd’hui, je n’attends pas que David Darricarrère nous amène un projet de jeu. Je veux simplement qu’on fasse un point et qu’on sache d’où viennent tous ces maux.  C’est pourtant lui qui a repris l’entraînement avec Benoît August, alors qu’Eddie O’Sullivan n’était pas là et que Pierre Chadebech observait sur la touche. Cela fait partie de l’audit qui est mené. David n’est pas entré sur le terrain avec les joueurs pour mettre un système de jeu en place mais pour essayer de comprendre, par des petits jeux et des mouvements, ce qui se passe. Pour créer un lien également parce que, autour d’une équipe de rugby, le lien reste quand même le rugby ! (il rit) Pendant quinze jours, nous allons vraiment travailler sur la communication, sur le liant entre les uns et les autres, sur les manques que peuvent ressentir les joueurs, pour savoir si qui on peut compter, ou non, pour connaître les forces vives du groupe. Tout ça se fait sur le terrain mais aussi en dehors : de mercredi à vendredi prochain, nous partons en stage d’oxygénation à Cauterets, qui devra nous permettre de toucher peu au ballon pour retrouver une autre forme de cohésion de groupe.  Concrètement, Eddie O’Sullivan et Pierre Chadebech sont donc toujours entraîneurs ? Tout à fait. Ils sont toujours entraîneurs, et toujours au sein du club. 
  3. 3. 25/9/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/25_09_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_30054301.xml 3/4 Pourquoi, alors, Eddie O’Sullivan n’était­il pas là à la reprise lundi ? Mais il était là aujourd’hui (l’entretien a été réalisé mardi). Je lui ai demandé de ne pas être présent pour que les langues se délient le plus possible. J’ai besoin que les joueurs parlent. Il est assez malaisé d’exprimer et d’externaliser des non­dits si la personne en question est présente. La problématique est là et c’est la raison pour laquelle je leur ai demandé de prendre un peu de recul pendant les quinze jours à venir.  À titre personnel, vous n’êtes pas épargné pour vos premiers pas de président… (Il rit) On peut se dire que le bonheur d’une présidence doit être devant moi ! Pour l’instant, je ne dis pas que je touche le fond mais… (il hésite) Je commence dans le dur. Cela fait aussi partie de ces fonctions.  Comment le vivez­vous ? Pas trop mal parce que je le fais en toute quiétude, avec beaucoup d’énergie, d’envie, d’humilité et une approche nouvelle. Je ne suis pas seul non plus, je m’appuie à fond sur mon conseil d’administration et j’essaie de communiquer énormément pour prendre les bonnes décisions. Et je ne les prends pas à la va­vite, c’est­à­dire que je ne sors pas les entraîneurs simplement pour sortir les entraîneurs. J’essaie simplement de trouver des solutions. Après, ce ne sont peut­être pas les bonnes, on ne sait pas…  Avez­vous consulté votre prédécesseur, Serge Blanco ? J’en ai bien sûr discuté avec lui. C’est moi qui l’ai appelé. Je trouve que c’est normal. Il m’a simplement dit qu’il serait totalement derrière moi dans tout ce que je pourrai faire. Il a confiance en ce que l’on peut mettre en place.  Vous avez déjà poussé un gros coup de gueule, à l’issue de la deuxième défaite à domicile, contre Albi. Pourquoi ? (Il rit) Je ne sais pas si c’est bien ou pas, mais, encore une fois, je l’ai fait en toute simplicité. Si j’ai quelque chose sur le cœur, je le fais savoir. Cela peut être mal interprété mais, comme je l’ai dit aux joueurs après ce coup de gueule, je ne vais pas passer mon temps à faire ça. Ce n’est pas mon rôle et cela n’arrivera pas après chaque sortie négative. Je l’ai fait parce que j’avais de la peine de voir les joueurs dans cet état­là. J’ai voulu leur donner un coup de fouet. Ce n’était peut­ être pas la bonne solution mais c’était spontané. Et beaucoup de joueurs ont apprécié que j’aie une réaction. Cela ne les a pas empêchés de perdre le match suivant mais j’ai senti que quand on met un peu d’affect dans ce que l’on fait, il y a un retour. C’est ce que nous tentons de faire aujourd’hui : mettre de l’affect. J’ai envie que les mecs aient la banane quand ils viennent s’entraîner, quand ils jouent un match ensemble, quand ils se retrouvent sur et en dehors du
  4. 4. 25/9/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/25_09_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_30054301.xml 4/4 terrain…  D’autant qu’un gros bloc de matchs vous attend avec les réceptions de Lyon, Béziers et Narbonne, et des déplacements à Perpignan et Bayonne. Comment voyez­vous l’avenir proche ? Il n’y a pas un match simple dans ce Pro D2. On aurait pu penser que le premier bloc allait être plus facile et on se rend compte que nous avons déjà reçu le leader, Aurillac, et Albi, une autre équipe du haut de tableau. Nous aurions pu faire un résultat à Montauban si nous n’avions pas eu tant de blessés et à Aix, nous avions tout pour gagner et sommes sortis du match tout seuls. Tout cela me fait penser qu’il y a finalement peu de choses à rectifier. Alors, même si de gros matchs nous attendent, ils vont nous permettre d’avancer et de nous jauger quant à ce que nous désirons faire d’ici la fin de saison.  Ainsi, la trêve arrive à point nommé pour vous… Complètement. Elle va nous permettre de remettre les choses à plat et de redémarrer, ou plutôt démarrer, la saison. « Les joueurs ont du mal à se retrouver dans un certain projet de jeu et n’y trouvent pas leur place. » Nicolas BRUSQUE Président de Biarritz

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