Mémoire dossier écrit

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Mémoire dossier écrit

  1. 1. Page de garde
  2. 2. Index
  3. 3. IntroductionCe mémoire professionnel est le résultat d’un travail de fin de DUT Information-Communication, option Gestion de l’Information et du document dans les organisations. Ilporte sur le journalisme participatif, avec comme sous titre « principes, modalités,tendances ».Cette notion, également appelé « journalisme citoyen » a fait apparition en même temps quele web se développait et prenait la forme qu’on lui connait actuellement, le web 2.0.Ce mémoire s’inscrit donc dans un sujet d’actualité, et fait appelle à plusieurs notionsd’importances qui se résument par les questions suivantes :- Comment le web 2.0 fonctionne-t-il ?- Qu’est ce que le journalisme citoyen précisément ?- Comment accéder à ce statut ?- Quel impact à l’arrivée du web collaboratif sur les journalistes et leur travail ?Ce mémoire se décline en deux parties : une partie blog qui présente des sources et ressourcessur le sujet, une revue de presse journalistique qui mettra en lumière les principes etévolutions de la pratique du journalisme participatif, ainsi qu’une galerie d’images quiprésentera les « faits d’armes » des journalistes citoyens. La partie écrite contiendra en sus decette introduction, une note de synthèse qui reprendra tous les éléments sur le sujet, unearborescence commentée ainsi que des captures d’écran du blog, qui auront pour butd’expliciter les choix de l’auteur sur cette plateforme, et enfin l’explication de laméthodologie employée pour la réalisation de ce mémoire et son bilan. Vous pouvez consulterce blog à l’adresse suivante : http://journalisme-participatif.blogspot.frAfin de mieux cerner et comprendre le sujet, j’ai décidé, en parallèle de la réalisation de cemémoire de tenter « l’aventure » qu’est le journalisme participatif. Ayant dans le passé déjàconnu une expérience de co-webmaster d’un site traitant de l’actualité musicale, modérateurdu forum qui découlait du site, et en charge de rédiger des biographies et des brèves, j’avaisdéjà une certaine idée et conception du journalisme participatif. De surcroit, j’avais égalementconnu à la même période (2007-2008), une éphémère expérience de blogueur, où maprincipale activité était de réaliser des critiques d’albums de musique.Ce blog abandonné depuis plusieurs années, il me trottait dans la tête de remonter un projetsimilaire. Choisir ce sujet de mémoire est donc rapidement apparu comme une évidence. Jetiens donc régulièrement depuis quelques mois maintenant un blog1 qui traite de l’actualité engénéral, avec comme contenu des articles sur des sujets divers tels que la politique, lesélections présidentielle de 2012 en France, les relations internationales, la situation sociétalede certains pays ne respectant pas les droits de l’homme et la démocratie, des revues de presse1 http://public-tribune.fr
  4. 4. et enfin des critiques de films et de livres. Pour pousser le processus plus loin, j’ai décidé deproposer deux de mes articles aux médias citoyens Agoravox2, le premier traitant de lasituation en Corée du Nord après la mort de Kim Jung-Il en décembre 2011, et le secondrelatant les mouvements de contestations qui ont pris corps depuis les législatives dedécembre 2011 en Russie, ainsi que l’évènement majeur qui a suivi : l’élection présidentiellerusse.Enfin, afin d’être le plus exhaustif possible, ce mémoire se concentre principalement sur lasituation du journalisme participatif en France.2 http://agoravox.fr
  5. 5. I] Note de synthèseLe « journalisme participatif », également appelé « journalisme citoyen » est défini comme« la pratique de la création et de la diffusion rapide de l’information par des non-professionnels par le moyen du web et des réseaux sociaux plutôt que sa consommation »,selon le glossaire journalistique du site Grandquebec.com3.Pourtant, en soi, cette expression renvoie à deux termes qui sont en total opposition.“Journalisme” fait référence à un métier pointu, dont les acteurs ont mené une formationpoussée et qui possèdent des aptitudes et qualités qui respectent une déontologie propre aumétier. Obtenir le statut de journaliste nécessite de nombreuses péripéties, et cette professionest, de surcroît, normée, vérifiée et légiférée au travers de la carte de presse, qui fait d’eux devéritables professionnels de l’information.La notion de “citoyen” signifie, elle, ce qu’on appelle communément “M. Tout Le Monde”.Celle de “participatif” est en revanche moins globale, puisqu’elle renvoie au fait que lescitoyens qui le désirent, et uniquement eux, peuvent participer.En définitive, la notion de “journalisme participatif” est une formule sémantiquement trèsforte, puisqu’elle implique que le citoyen lambda peut devenir, s’il le désire, un journaliste.Cela signifie concrètement que désormais, les citoyens peuvent s’exprimer de façon“journalistique”, ou tout de moins de façon argumentée librement. En soi, cette démarche de“donner la parole au citoyen” s’inscrit dans une lignée démocratique tout à fait respectable.Quels sont les facteurs qui ont permis d’en arriver là ? Concrètement, comment cela marche t-il ? Ce système de journalisme citoyen fonctionne t-il ? Et si non, quelles sont les dérives etautres effets pervers ?Trois axes de traitement semblent pertinents pour répondre à ces questions complexes :- Les principes de ce type de journalisme, soit l’origine, la base de départ,- Les modalités, à savoir quelles en sont les particularités, le fonctionnement,- Les tendances, c’est à dire le (encore jeune) bilan de ce type d’expression, mais aussi sesévolutions et ses orientations,Ces thématiques seront développées sans ne rien omettre. Nous verrons égalementl’expérience de « journaliste participatif » que j’ai réalisé afin de me confronter à la situation,et afin de connaitre et de vivre le sujet « de l’intérieur ».3 http://grandquebec.com/medias-au-quebec/lexique-journalisme/
  6. 6. 1. PrincipesL’idée « de donner la parole » au peuple n’est pas récente, et repose sur le principe même dela démocratie. Elle a grandement pris forme avec l’arrivée des interviews, qui ont vu le jouravec l’avènement de la radiophonie dans les années 1920. Les journalistes ont toujours surecueillir des témoignages de citoyens ayant assisté à des évènements où eux ne se trouvaientpas, ponctuent leurs reportages par leur avis, et l’omniprésence des sondages et enquêtesd’opinion révèle que l’avis du citoyen est sinon pris en compte, au moins écouté et relaté. Dela même façon, il n’est pas rare qu’un journaliste ayant un article à écrire ou un dossier àréaliser sur un sujet pointu fasse appelle à un expert en la matière pour l’aider à structurer sesinformations.Les derniers évènements de l’actualité récente illustre d’ailleurs ce procédé. Mercredi 21 marsdernier, dans le cadre des « tueries de Toulouse et de Montauban » et de « l’affaire Merah »,le –alors- suspect est retranché chez lui, encerclé par les forces du RAID. Les voisins del’immeuble, qui n’ont pas encore été évacués, sont tous contactés par différents médias. Quece soit la presse écrite, la télévision ou encore la radio, les témoignages des voisins alors surplace étaient primordiaux pour permettre aux journalistes, contraints de respecter une distancede sécurité avec les lieux de l’intervention, d’obtenir des informations autres que cellesdivulguées par le ministère de l’intérieur. Cet exemple n’est pas un cas isolé. Pour autant, ilpart du principe que le citoyen a la parole, mais uniquement quand on la lui demande. Leprincipe même du « journalisme participatif » est tout autre, puisqu’il repose, à l’inverse, surle fait que le citoyen a la parole dès qu’il a envie de la prendre.Les historiens ont du mal à définir concrètement les premières formes de « journalismeparticipatif », et les avis et points de vue divergent. Certains estiment que la premièreapparition de ce phénomène date de 1963, quand Abraham Zapruder, tailleur de profession,assistent à Dallas à la parade de John F. Kennedy, et se retrouve à filmer par inadvertance lamort du Président des Etats-Unis d’Amérique. D’autres estiment en revanche que c’est leblogueur Matt Drudge, auteur du blog Drudge Report, qui en révélant la teneur de ce quideviendra « l’affaire Monica Lewinsky », pose la première pierre du « journalismeparticipatif ». Enfin, d’autres spécialistes voient en ce phénomène des apparitions plusrécentes, comme les attentats terroristes du 11 septembre, qui auraient grandement contribué àdonner envie aux citoyens de s’exprimer plus librement, ou encore la guerre en Irak de 2003,où les soldats américains et les journalistes dépêchés sur places racontaient presque en tempsréel sur des blogs personnels, rebaptisés alors « warblogs », la situation telle qu’ils la vivaient.Ces évènements majeurs ont chacun leur part de vérité dans l’avènement du « journalismeparticipatif ». Mais c’est bien l’arrivée et le développement de l’internet qui l’a rendu possibleet effectif.L’arrivée du web 1 ou web dit de « contemplation » en 1993 a tout d’abord permis à sesutilisateurs de pouvoir consulter plus facilement l’information, de tout type qu’elle soit. Leweb a connu ensuite une progression rapide et croissante, et en 2003-2004, la notion de web
  7. 7. 2.0 fait son apparition. Ce web se veut moins technique, plus accessible et ouvert à tous.Désormais chacun ou presque pourra maitriser les caractéristiques et techniques du web afind’y prendre part à grande échelle. Le nombre d’utilisateurs connecté à la toile a augmenté defaçon exponentielle depuis sa création : 2 millions en 1994, 1250 milliards en 2007.Aujourd’hui chaque entité, institution, marque, organisation est présent sur internet à l’aide desites web et de réseaux sociaux.
  8. 8. 2. ModalitéDans ce contexte, l’information circule, va et vient à une vitesse jusqu’alors inconnue.L’avènement de l’internet a donc permis d’instaurer une certaine clarté : tous les documentsofficiaux sont disponibles sur la toile. « Nul n’est censé ignorer la loi » dit le dicton, grâce auweb, tout le monde peut au moins consulter tous les textes de loi disponibles. La recherche estlogiquement simplifiée, plus facile, plus aisée. Cette surabondance de l’information a doncceci de positif qu’elle amène un climat de transparence. En revanche, les utilisateurs« lambdas », pas ou peu initié au web et à la recherche d’information peuvent rapidement senoyer dans le flou que génère cette « infobésité ».Le web 2.0 correspond également à l’évènement de plusieurs outils qui vont directementpermettre au citoyen de pouvoir communiquer plus facilement : -Wikipédia : Lancé en 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, et aidé par un designaccrocheur et minimaliste, l’encyclopédie en ligne Wikipédia a connu un large succès depuissa création. Le principe est simple : chacun peut poster une nouvelle rubrique correspondant àun sujet qu’il souhaite développer. Chaque membre de Wikipédia peut ensuite ajouter desprécisions, des modifications ou des éclaircissements sur le sujet. Les membres jouent à lafois le rôle de contributeurs et de modérateurs. Grandement critiquée, notamment sur lessujets politiques et historiques, l’encyclopédie participative Wikipédia était pourtantplébiscitée en 2005 par une étude menée à l’initiative du périodique scientifique Nature, quiaffirmait alors qu’elle était « presque aussi fiable que l’encyclopédie Britannica ». D’autresétudes sont plus circonspectes sur ce point, jugeant que Wikipédia avait laissé des erreursgrossières expressément ajoutée sur certaines pages pendant plusieurs semaines. -Les forums de discussion : Le terme « forum », provient de la langue latine et signifieinitialement le « marché », lieu où les romains venaient échanger et discuter. Les forums dediscussion internet désigne donc dans la logique des choses un espace de discussion,asynchrone, thématique, sur un site web à part entière ou sur une sous catégorie d’un site. Ilpermet à ses utilisateurs de poser des questions, d’échanger ou d’apporter des réponses auxquestions sur le thème du forum, sous régit des administrateurs et des modérateurs, qui sont làpour assurer le bon fonctionnement et faire respecter la chartre éthique et les règles propres àchacune des ces plateformes. De facto, des communautés se créaient ainsi sur les thématiquesdes différents forums. Cette pratique avait littéralement explosé de 2004 à 2006, mais connaitun large essoufflement aujourd’hui. D’autres outils ont effet pris la relève de ce systèmeparticipatif. -Les blogs : Lancés dès l’apparition du web, les blogs ont toutefois connu un énorme boomavec l’apparition du web 2.0. D’abord réservés aux experts de la toile par leur complexité,leur popularisation en France est du à la plateforme proposée par le site de la radio libreSkyrock –les blogs étaient alors rebaptisé « Skyblog ». Les blogs permettaient initialement decomposer, au rythme que son utilisateur souhaitait, une sorte de carnet secret mais en accèslibre : les coups de cœur et coups de gueule y étaient exposés publiquement grâce à des
  9. 9. « billets » de blog. Cette très populaire facette de s’exposer aux yeux de tous a rapidement étésupplantée par l’arrivée des réseaux sociaux. Les blogs ont aujourd’hui une importance nondes moindres puisqu’on en dénombrait en 2011 environs 156 millions, et sont devenus au fildu temps « plus sérieux ». Adoptés par les médias, les journalistes tiennent pour la plupartaujourd’hui un blog sur le site de leur employeur. La diffusion et leur accès dépendantlibrement de leur créateur, il n’est pas rare que les blogs soient les supports privilégiés, avecles réseaux sociaux, des courants de pensées les plus radicaux et extrêmes. -Les réseaux sociaux : Symbolisés par Facebook et Twitter, ce terme désigne un siteinternet permettant à ses utilisateurs d’y créer une sorte de « carte d’identité » numérique. Lecôté « social » de ces réseaux réside dans l’échange possible entre ses « amis » virtuels. Lesréseaux sociaux permettent à ses utilisateurs d’y exposer leur humeur du moment, ou departager des informations sur tout type de support : vidéo, audio, texte. -Les médias citoyens : Les médias dits « citoyens », sont des plateformes où tout le mondepeut publier un article et devenir rédacteur. Ils sont l’emblème même du « journalismeparticipatif ». Ce type de support apparait dès 2000 en Corée du Sud avec le média SudOhmynews. En France, Carlo Revelli et Joël de Rosnay emboitent le pas en 2005 et lancent lemédia citoyen « Agoravox ». Ce site participatif reste aujourd’hui le seul média de taille quisoit 100 % citoyen. Le principe est assez simple : chacun peut y publier un article sur le sujetde son choix. L’article est ensuite soumis au comité de modérateurs, et passera l’étapesupérieure si trois voix le décident. Enfin, le comité de rédaction d’Agoravox, composé d’unepoignée d’employés, apporte ou non une dernière validation. Le rédacteur devient ensuitemodérateur au bout de quatre articles publiés. Le site affiche un succès relativement correct,et est financé grâce à la publicité, forcément omniprésente sur la plateforme, et grâce aux donsdes utilisateurs le désirant. TROUVER DES CHIFFRESTrès vite, la notion de « tout le monde est un média » a pris forme. Les différents supportspermettant la publication d’écrits, d’articles, de réflexions et de tribunes libres listés ci-hauts’accompagne d’un véritable boom d’autres supports permettant la publication et la diffusiond’autres sortes de médias :- Les vidéos sont maintenant diffusables en quelques cliques, grâce à des plateformeshébergeant directement en ligne ces documents, telles que Youtube.com et Dailymotion.fr. Dela même façon, l’audio est diffusable à grande échelle.- Les photos peuvent être postées directement sur les réseaux sociaux, ou encore partagées surdes plateformes telles que Flyckr.com ou GettyImage.- L’écrit, qui généralement légende l’image et la vidéo, est on ne peut plus facilementdiffusable sur les plateformes précédemment cités.Cette diffusion massive d’information quotidiennement a largement été renforcée par l’arrivéeen force des Smartphones. Fin 2011, on dénombrait 18,3 millions d’utilisateurs de
  10. 10. smartphones étant connectés à l’internet mobile en plus de leur connexion fixe4. Cetteproximité avec l’internet renforce inéluctablement la notion de « journalisme citoyen ». Si unévènement comme l’assassinat de Kennedy arrivait aujourd’hui, combien de vidéos seraientposté à la seconde qui suivrait ce drame ?Ces différentes plateformes prouvent et font qu’aujourd’hui tout le monde peut diffuserl’information qu’il souhaite. Il nécessite néanmoins plusieurs conditions sine qua non pourassurer son développement :- La nationalité de la plateforme participative doit logiquement appartenir à un Etat respectantun minimum les principes de démocratie, et qui assure à ses citoyens l’accès à internet. Onimagine en effet assez mal qu’un pays comme la Corée du Nord, où les citoyens sont privésde leurs libertés fondamentales et où internet est réservé aux élites du pouvoir, qu’un sitecomme Agoravox se développe.- Pour autant, le « journalisme participatif » s’est largement développé afin d’assurer la libertéd’opinion, qui est mise à mal, tout comme la liberté de la presse, dans certains pays. Parexemple dans la société française, qui pourtant est une démocratie qui fonctionne relativementbien dans la mesure où la pluralité est respectée et où les citoyens sont encore libres de leurschoix à chaque élection électorale, a perdu pas moins de 27 places depuis 10 ans dans leclassement mondial de la liberté de la presse réalisé annuellement par Reporters SansFrontières, passant de 11eme en 2002 avec une note de 3,25, à 38eme en 2012 avec une notede 9,5. D’autres Etats appartenant à ce qu’on appelle les « grandes démocraties » sontégalement assez mal classés au regard de l’importance et de l’exemplarité qu’on leuraccorde : en 2012, le Royaume Uni est 28eme, l’Espagne 39eme et les Etats-Unis 47eme.Notons également que Reporters Sans Frontières a récemment radicalisé son système denotation afin de prendre en compte tous les facteurs relatifs à la liberté de la presse etd’expression5.Le « journalisme citoyen », comme explicité en introduction implique que le citoyen désirantpratiquer du « journalisme sauvage » en respecte un minimum des règles d’éthiques sinon dedéontologie. Celui qui se définit comme un « journaliste citoyen » peut se méfaire de cesrègles s’il diffuse ses articles sur un blog personnel ou sur certains réseaux sociaux parexemple. Toutefois, s’il souhaite toucher un plus grand nombre de lecteurs, il serainéluctablement nécessaire qu’il passe par une plateforme de type participative. Les notionsentre « bloggeur » et « journaliste citoyen » s’enchevauchent et se croisent. Le site Agoravoxest par ailleurs parfois qualifié de « blog d’informations citoyennes ». Le journaliste citoyenn’est donc pas uniquement celui qui poste des articles sur un média d’information générale,mais aussi celui qui rédige des billets de blog, qui rediffusent l’information des médiasclassiques en la commentant, en y apportant des précisions et des remarques.4 http://www.mediametrie.fr/comportements/communiques/generation-smartphone-android-en-tete.php?id=5545 http://fr.rsf.org/spip.php?page=classement&id_rubrique=1043
  11. 11. Le bon fonctionnement des médias participatifs s’explique également par le fait qu’il y a unelarge remise en cause des médias traditionnels. Selon une enquête réalisée annuellement par lejournal La Croix et TNS Sofrès en janvier 2011, 63 % des français pensent que « lesjournalistes ne sont pas indépendants face aux pressions des partis politiques et du pouvoir »,et 58 % pensent que « les journalistes ne sont pas indépendants face aux pressions del’argent ».Comme déjà évoqué, j’ai créé et alimenté en parallèle de la réalisation de ce mémoire un blogqui s’inscrit justement dans une démarche de journaliste participatif. Ayant eu l’opportunitéde voir ces deux articles publiés sur Agoravox, j’ai pu observer un certains nombres dechoses :- Les deux articles ont tous deux été soumis à la publication le soir, et acceptés dans la nuit.Les modérateurs et le comité d’Agoravox prouve de facto qu’ils sont actifs,- Les commentaires et avis émis par les utilisateurs et membres d’Agoravox n’ont pas été detoutes réjouissances. Un vaste sentiment « anti-américaniste » a ponctué les commentairesconcernant l’article sur la Corée du Nord. Sur les sites des médias traditionnels, il est courantet connu que les utilisateurs « se déchainent » et laissent libre court à une certaine radicalité, àl’encontre de l’auteur de l’article ou envers d’autres membres avec lesquels ils sontvisiblement en désaccord. Cet engouement semble se multiplier sur Agoravox. Le fait que lesauteurs des articles ne soient pas des professionnels agréés semble accentuer la grossièreté, lesinsultes et autres bassesses en tout genre. Pour ne pas envenimer ces débats, j’ai décidé àchaque fois de ne pas répondre.Hormis Agoravox, qui reste la référence puisque le média est 100 % citoyen, d’autresplateformes 100 % participatives ont tenté de d’héberger ces dernières années, sans véritablesuccès. Le site place-publique.fr6, qui se veut être un observatoire des médias du web, mettaiten ligne en 2009 un listing de médias 100 % citoyens. Aujourd’hui, la majeure partie de cesliens renvoient à des sites morts. Ceux qui restent sont consacrées à une thématique bienrodées, excluant par principe une large partie de la population. Par exemple, certains sitesproposent aux habitants d’un quartier défini de venir participer au journal en ligne de cequartier, ou encore d’autres sont réservés à un sujet d’histoire. Les médias 100 % citoyenssont en fait devenus des forums et des réseaux sociaux, le tout réuni sur une plateformeparticipative.6 http://place-publique.fr
  12. 12. 3. TendancesLes médias classiques qui connaissent pour certains une véritable crise depuis l’avènement del’internet ont du faire face et s’adapter. Les consommateurs d’information ne se contententplus d’un seul média, forte heureusement internet offre la possibilité de rajouter une vidéo, ouun podcast audio, les médis ont ainsi pu adapter leur contenu. Les journaux papiers relatenttoujours principalement de l’écrit, mais peuvent ajouter une vidéo ou de l’audio, etinversement pour les autres types de médias.Restreindre l’accès au contenu des médias aux seuls abonnés n’auraient sans doute pas pufonctionner. Les médias marchent en utilisant un certain « effet mouton ». Si un média décidede parler d’un sujet important jusque là passé sous silence, les autres médias vont reprendrel’information. Il va de même pour leur implantions sur internet. Si un média décide de s’yinstaller, et d’y laisser ses contenus en libre accès, ce qui par ailleurs est obligatoire pour lesmédias publics, les autres risquent de tomber dans l’oubli s’ils ne procèdent pas de la mêmefaçon. De la même manière, s’implanter sur internet sans laisser libre accès auxconsommateurs de réagir aux contenus des médias eu été très mal perçu. C’est ainsi qu’estmis en place un système de commentaires permettant aux visiteurs de pouvoir répondre à cequ’ils apprennent. La fonction commentaire s’est vite vu accaparée par les utilisateurs les plusvirulents, et les « clash-commentaires » sont nombreux, pas toujours de bon goût, et semblentparfois durer jusqu’à l’infini. Mais qu’importe, désormais les médias doivent composer avecles réactions de leurs lecteurs. Le Figaro pose ainsi par exemple chaque jour une question àses lecteurs, qui ont le choix de répondre par « oui » ou par « non ». La réponse à cettequestion est ensuite publiée sur la Une du journal du lendemain.Mais les commentaires ont vite acquis la réputation d’être un lieu où les insultes vont à bongré, et où les fautes de syntaxes et d’orthographe amène une sorte de capharnaüm sans nom.La véritable évolution des médias est l’arrivée pour certains de plateformes entières dédiéesau journaliste participatif.Enfin, les médias classiques offrent une dose de participation à leur consommateur en ayantmis en place des lieux où les citoyens étant témoin d’un évènement puissent le posterdirectement aux médias. Cette pratique est surtout développé par les chaines de télévisionsd’information en continue comme LCI, BFMTv et iTélé. Mais elle est aussi présente sur lesradios et dans la presse écrite. Présents sur les smartphones, certains médias comme RTL ontplacé une image rappelant qu’il est aisé de pouvoir leur transmettre une vidéo au cas où noussommes témoins de quelques choses d’important, est diffusée à l’ouverture de l’application.Si des grands médias comme Le Monde, Le Figaro, Marianne, et beaucoup d’autres proposentà leurs utilisateurs de créer des blogs, à condition qu’ils respectent la ligne éditoriale dumédia, d’autres ont été jusqu’à créer lieux de participation à part entière. C’est le cas desEchos qui a lancé en X Le Cercle Les Echos, ou du Nouvel Observateur qui a lancé en 2011Le + Nouvel Observateur.
  13. 13. D’autres médias uniquement en ligne, appelé « pure players » (désigne initialement desentreprises uniquement accessible en ligne) ont fait leur apparition. Lancé en 2007 par desanciens journalistes de Libération, le site Rue89.fr est l’emblème de cet avènement, et estaujourd’hui le pure player le plus visité. Le slogan de ce site d’information générale estd’ailleurs : « L’info à 3 voix, journalistes, experts & vous ». Comme pour Agoravox, lesarticles soumis au site sont vérifiés et doivent être acceptés avant publication. Dans la mêmeveine, le site MediaPart.fr a vu le jour en 2008, à l’initiative des journalistes François Bonnet,Gérard Desportes, Laurent Mauduit et de l’emblématique Edwy Plenel. Contrairement auxautres pure players français, Media Part se finance uniquement grâce à ses abonnés. L’accès yest donc restreint. De la même façon que Rue 89, Media Part propose à ses abonnés un« club », cest-à-dire une plateforme dépendante du site où chacun peut contribuer. Enfin,Slate.fr et TheHuffingtonPost.fr sont les deux derniers pure players français, issus cette foisde leur grand frère américain.?Parler observatoire des médiasLe problème majeur qui empêche la bonne pérennité de certains de ces projets participatifsreste le financement. D’une manière générale, les médias classiques ayant du muter vers leweb se finance grâce à la publicité, de facto omniprésente sur leur site. C’est en effetgénéralement la moitié d’une page d’un article qui est occupé par la publicité. Si les médiastraditionnels, qui font partie de groupes de presse comme Dassault, Lagardère ou Bouygues,pour ne citer que les plus grands, peuvent espérer un avenir serein, les « petits médias » qui seveulent indépendant ont du mal à assurer leur bon fonctionnement. Le site d’information enligne Média Part à lui restreint l’accès aux utilisateurs abonnés uniquement. D’autres doiventprocéder différemment : le média en ligne Rue89.fr, qui propose un volet participatif à soncontenu, a été racheté en décembre 2011 par le groupe Perdriel, qui possède déjà Le NouvelObservateur. S’il est convenu dans leurs accords que la ligne éditorial resterait la même, cerachat a suscité des vagues, et montre tout l’étendu des problèmes qu’ont les petits médias àvouloir rester indépendant.En définitive, quel bilan apporter au journalisme participatif ? Quels sont concrètement lesplus et les moins qu’apportent cette notion à ce grand débat dit « citoyen » ?Les principales qualités et réels évolutions qu’apportent le journalisme participatif résidentvéritablement dans la liberté de ton et de parole qu’il offre. Ces médias ne sont plus contraintsde suivre une ligne éditoriale fixe, mais uniquement une chartre d’éthique. Tous les points devue sont bons à entendre tant qu’ils sont justifiés et argumentés. Cela retire également ladérive commerciale que prennent certains médias classiques : le côté « marketing éditorial »,qui se définit par la notion « d’infotainment », mot valise entre « information » et« entertainment » (« divertissement » en français), qui signifie « info-divertissement ». Enoutre, ce système permet au tout à chacun de pouvoir s’exprimer réellement et concrètement,puis s’auto-promouvoir à l’aide des réseaux sociaux. La multitude d’opinions qui sontdésormais accessible partout et pour tous, peut désormais restreindre la désinformation pourles utilisateurs avertis.
  14. 14. En revanche, la non-subjectivité de l’information reste de mise. Cela est toutefois logique auregard de ce qui fait qu’un média peut être considérer comme impartial : rester neutre pour lerédacteur peut s’avérer difficile, surtout sur les sujets sensibles comme la politique, mais c’estsurtout le lecteur, qui dès qu’il lira ou se confrontera à un média qui ne pense pas comme lui,le jugera alors comme non-neutre. Au moins les journalistes participatifs ont l’intérêt de fairevaloir leurs opinions de façon assumée. Cette proximité entre le rédacteur citoyen et sesopinions clairement affichée repose le problème du terme « journaliste » qui fait partiintégrante de l’expression de « journaliste participatif ». Un journal doit pouvoir être impartialpuisqu’il est agrégé de spécialiste de l’information. De plus, laisser la parole a tout le mondepeut amener sur le devant de la scène des militants de causes encore plus radicales que cellesdéfendues par ce qu’on appelle communément « l’extrême gauche » et « l’extrême droite ».Des blogs contenant des propos abjects et injustifiés ont ainsi pu voir le jour très librement.Jamais avec l’apparition et la diffusion de masse sur la toile les rumeurs ne s’étaientpropagées à ces vitesses aujourd’hui vertigineuses. Tous ces outils et plateformesparticipatives peuvent littéralement nuire à ce qu’on appelle « l’e-réputation » d’individus oude sociétés, qu’ils soient de notoriété publique ou non.Aujourd’hui, la notion de journalisme participatif apparait réellement comme un complémentet une complémentarité au métier de journaliste. Les principaux médias ont su adapter leurplateforme afin de faire participer leurs lecteurs. Ces médias citoyens au sens large, incluantles blogs, ont acquis en quelques années une notoriété qui prouve leur succès. Des prix de« meilleur blog citoyen » sont décernés chaque année (ajouter des infos), et la notion de« net-citoyen » fait partie des critères que prend en compte Reporters Sans Frontières pourjuger de la liberté de la presse. A l’heure actuelle, l’association compte 121 net-citoyens et160 journalistes emprisonnées, issus généralement de pays différent : par exemple, la Chinene compte aucun journaliste emprisonné, alors que 68 net-citoyens le sont. Il faut comprendreici que si la presse classique peut être cadenassée et verrouillée, le phénomène des journalistesparticipatifs permet de retranscrire aux yeux du monde une réalité tout autre que celle prônéeet décrite dans les médias classiques.De plus, l’histoire récente des révolutions arabes prouve que sans les bloggeurs, sans lesréseaux sociaux, sans ces journalistes citoyens, tout cela ne se serait pas produit de façon sirapide et de manière si enthousiasme. Fukushima etc
  15. 15. II] Arborescence et captures d’écran commentés1. Arborescence Infographie réalisée sur le logiciel Photoshop
  16. 16. 2. Explication des pagesEditorial : Cette page correspond à la page d’accueil du blog. Sont explicités dessus la raisonde la création de ce blog, ainsi que ses informations pratiques, et celles en rapport avec lemémoire en général.Bibliographie : Sur cette page est mise à disposition des visiteurs une bibliographie sous lanorme NORME Z-44 005-2. Les références sont classées par date puis par ordre alphabétiquedes noms dauteur.Galerie dimages : Sont présentés dans cette galerie les "faits darmes" du journalismeparticipatif et leurs différentes étapes, puis présente un rapide aperçu du traitement de lapresse classique sur ce sujet. Afin d’offrir une interface dynamique, les photos sélectionnéesont été mises en forme sur le logiciel PowerPoint, puis uploadé en ligne à laidede Slideshare7.Revue de presse : La revue de presse présentée a pour but de montrer les différents points devue et évolution du journalisme participatif au fil du temps. Sont disponibles en dessous decelle-ci les différents articles qui ont ont permis sa réalisation, classées par date de parution.Webographie : Sur cette page sont proposées de nombreux sites en rapport avec lejournalisme citoyen.Contact : Cette partie permet d’avoir les coordonnées du créateur du blog et du mémoire.Dossier écrit : Comme pour la page « contact », cette partie n’était pas obligatoire et a étérajoutée. Elle contient le dossier écrit entier du mémoire, dans le but que le visiteur potentielpuisse prendre connaissance du dossier écrit complet, et notamment de la note de synthèse surle sujet qui contient de nombreuses informations utiles.7 http://www.slideshare.net
  17. 17. 3. Captures d’écrana. Architecture du blog La capture d’écran ci-dessus représente les « widgets » (éléments graphiques réglable, contenant des informations) qui régissent le blog : - Favicon : Icône du haut de page. - Le journalisme participatif : Titre du blog. Ce widget contient la bannière du blog. - HTML/JavaScript : Ce widget rajouté manuellement (c’est à dire qu’il a fallu créer les codes HTML rendant cette opération possible) contient le menu du blog. - Messages du blog : contient les posts ou pages de blog. - La « navbar » est la barre du haut d’écran imposée par Le choix de cette architecture de blog a été motivé afin de rendre un ensemble cohérent, minimaliste, concis et clair.
  18. 18. b. BannièreLa bannière ci-dessus a été réalisée par Florence Paul, proche de l’auteur et à sa demande.Elle répond à la demande suivante : représenter une tribune à l’allure très formelle, maisdonnant l’impression que la situation se trouve dehors. Elle a pour but d’illustrer lejournalisme citoyen : un lieu de partages et d’échanges ouvert sur l’extérieur, mais qui répondà des règles.c. Menu Le menu ci-contre a été réalisé à l’aide de Photoshop, puis implanté dans le blog en utilisant le langage HTML. Il contient les liens vers les différentes pages du blog : - Editorial - Bibliographie - Galerie d’images - Revue de presse - Webographie - Contacts - Dossier
  19. 19. d. EditorialPage « éditorial » du blog qui fait office de page d’accueil.
  20. 20. e. Bibliographief. Galerie d’imagesg. Revue de presseh. Webographiei. Contactsj. Dossier
  21. 21. III] Méthodologie- Recherche :La recherche d’information a été la pierre angulaire pour la conception et la réalisation de cemémoire. Chaque connaissance a donc été mobilisée pour cet exercice : - Moteurs de recherche - Utilisation des sites « factiva », « cairn.fr », « revue.org » - Recherche d’informations directement sur les sites concernées par le journalisme participatif- Veille :Afin de ne rien manquer, une démarche de veille a été mise en place : - Mise en place d’alertes google sur le sujet, avec comme mots clés : « journalisme citoyen », « journalisme participatif », « média participatif », « média citoyen » et « net-citoyen » - Veille sur Twitter : les sites participatifs ont été rajoutés à ma liste d’abonné de mon compte personnel Twitter. Agoravox n’était plus actif sur ce réseau social, son suivi s’est effectué via sa page Facebook, sur laquelle ils sont plus actifs- Gestion et graphisme du blog :Persuadé qu’un contenu bien mis en valeur aura plus d’impact que l’inverse, je me suisefforcé de réaliser une architecture et un graphisme fonctionnel, simple, minimaliste etcomplet à mon blog. Le choix d’utiliser la plateforme « blogger » a été motivé par le fait queson utilisation a fait sujette de cours pendant la formation, et que de ce fait j’étais plusfamiliarisé avec cet outil. De plus, sa facilité d’utilisation a motivé ma démarche, plutôt quede réaliser un site internet.Pour la bannière, j’ai pu bénéficier de l’aide d’un proche, Florence Paul8, architecte en Haute-Savoie.Pour le reste du blog, cest-à-dire le jeu des couleurs, le design s’est fait directement sur laplateforme de blogger.Le menu, et l’encadrement de la bannière ont été réalisés à l’aide du logiciel Photoshop, dontl’utilisation a également fait partie de la formation.Enfin, des notions dans le langage HTML, également enseigné durant la formation, ont étéutiles afin de pouvoir pousser l’ergonomie du blog à un niveau fonctionnel.- Expérience personnelle :La création d’un blog, son agrémentation, et sa gestion ont également mobilisé plusieursconnaissances. L’esprit de synthèse, la gestion des commentaires, la mise en place de mise àjour fréquente afin d’intéresser le plus grand nombre, la promotion à l’aide des réseauxsociaux sont des qualités qui ont été nécessaire pour tenir ce blog personnel.V] Bilan8 http://florence-paul.com/
  22. 22. A l’heure de tirer le bilan de ce mémoire professionnel, j’admets avoir pris une grandesatisfaction à le réaliser.Tout d’abord au niveau du sujet, j’ai eu l’opportunité de pouvoir sélectionner mon choixfavori le jour de la sélection en novembre 2011. Aucun changement n’a donc été à opérer. Deplus, réaliser un mémoire sur ce sujet m’a poussé à réaliser moi-même une expérience de« journaliste citoyen », idée que j’avais en tête, mais que je n’avais jamais pris le temps demettre en place. Maintenant lancé, je compte continuer à agrémenter mon blog personnelaussi longtemps que possible, et essayer de publier sur d’autres plateformes qu’Agoravox, quej’ai jugé décevant.Au niveau de la problématique, j’ai très vite réalisé qu’il aurait été inopportun de traiteruniquement du journalisme citoyen au sens propre, j’ai donc pu quelque peu élargir laproblématique en évoquant l’impact de l’arrivée de ce type de média pour les journalistesprofessionnels. En revanche, j’ai pris la décision de traiter principalement de la situation enFrance, afin d’être plus exhaustif et de ne pas trop m’éparpiller sur le sujet.Enfin, la réalisation de ce mémoire m’a apporté plusieurs qualités méthodologiques, commela synthèse, la polyvalence, la vérification des informations, la recherche et la maitrise desréseaux sociaux.

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