La vengeance de mort'omard

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La vengeance de mort'omard

  1. 1. La vengeance de Mort’omard « Edition spéciale, demandez l’édition spéciale !!! Dernière minute !!! ULTIMATUM de Mort’omard !!! » Le vendeur de rue déclamait à pleine voix les titres sensationnels des journaux : - La menace était bien réelle : Mort’omard se barre et met la barre sur le large !!! - LE MONSTRE prend en otage nos enfants : Que leur dira-t-on le jour de Noël ??? - QUE fait la police ? Nos enfants réclament justice !!! - DETECTIVE : Le secret de MORT’OMARD, il serait en fait une femme ! Voilà la situation que nous découvrons au réveil, en ce matin hivernal du 26 novembre 2010. Le choc a été brutal, et malgré les nombreux avertissements personnes n’avait osé prendre au sérieux la menace faite quelques jours plus tôt, par le célèbre pirate des mers de glace, le sinistre Mort’omard. Mais revenons quelques temps en arrière…. Le rédacteur en chef de la Gazette des arts découvre stupéfait, en ouvrant l’enveloppe déposée anonymement sur son bureau, cette demande de rançon incroyable……
  2. 2. MOSIEUR LE REDAC CHAIF SI DEN 10 JOUR VOUS NE ME REMAITTÉ PAS 10 millions DE BARRES GLACEE À L’ENDROUA QUEU JE VOU DIRAI, VOU SEURÉ TERIBLEUMENT PUNI……. Bien évidemment ce message n’a pas été pris au sérieux et même il a bien fait rire l’ensemble de la rédaction. Le style et surtout l’orthographe laissait à penser que c’était l’œuvre d’un farceur ou d’un gamin amateur de la nouvelle orthographe …. Et…..le lendemain, le 27 donc, nul n’aurait supposé qu’il puisse y avoir une suite à ce gag ..... et pourtant….. Un hurlement retentit de l’intérieur du bureau vitré du rédacteur chef, suivi d’une suite de jurons choisis : « Nom d’un p’tit bonhomme de bois, saperlotte de saperlipopette, de cornegidouille…. qu’est-ce qui m’a fichu un …..chantier pareil !!! » (jurons traduits en langage plus approprié pour nos jeunes lecteurs) Tous les journalistes se précipitent à l’entrée du bureau et découvrent l’objet de ces hurlements : Au beau milieu du bureau, sur le plateau de teck amoureusement entretenu, une masse de glace se dresse jusqu’au plafond qui……mais oui….c’est bien ça….. !!! C’est la caricature hilarante et ridicule de notre rédac ‘chef …. Et planté en plein sur le gros nez boursouflé un drapeau aux initiales : P M G au dos de ce fanion ce message : «Vou navé pas tenu conte de mon avértisment ceci est la preuv de ma détairminassion. Chak jour qui pass vaira ma colaire ogmenté…
  3. 3. Signé : Mort’omar ! Pirate de la Mer de Glace.» Là le doute n’était plus permis, le canular se transformait en très mauvaise blague…..ou alors….l’ultimatum était bien réel ! Chez le Rédac’ chef la réaction ne se fit pas attendre : - « Il faut avertir la police, la brigade antigang, les pompiers, le SAMU, le roi de Prusse, ma belle-mère, le service des eaux-et-glaces….Enfin tout le Toutim ! Ça ne peut plus durer, on entre ici comme dans un moulin !!! Bande de propres à rien, de pisse-copies, z’êtes ici pour trouver les infos…NON ? Alors au boulot, trouvez-moi ce petit plaisantin….j’vais lui faire passer le goût du coca-pampers moi …. !!!!» Enfin on se réveille ! se dit Biz’bille premier reporter à la rubrique des chats/chiens perdus. C’est un truc pour moi ça, je vais enfin pouvoir révéler mon talent. Attrapant son fidèle reflex-cam des années 90, il sort à la conquête de la gloire. Pendant ce temps là, dans une contrée éloignée, perdu dans la nuit polaire, sur la mer immense et gelée, anachronique, un vieux galion semble abandonné. La coque luisante de givre, ses voiles pourtant tendues comme prêtes pour de nouveaux abordages. Rien ne laisse supposer la moindre vie à bord, les grincements des membrures mêlés à
  4. 4. ceux de la glace rendent l’atmosphère sinistre. Et ce n’est pas le voile boréal multicolore suspendu qui apportera une note plus gaie, au contraire, cela évoque plus le linceul mortuaire d’une épouvante à venir. Ce jour du 28 laisse présager comme une tension, même l’air semble figé, au siège de la Gazette les journalistes rejoignent leur poste avec un léger sentiment de malaise… Et pour cause, les bureaux, d’ordinaire si clair, sont plongés dans une sorte de pénombre, chacun se demande pourquoi jusqu’à ce qu’on découvre que toutes les baies vitrées de la rédaction sont blanches, comme passées au blanc d’Espagne ! Sur les vitres le message suivant : - «Souvené vou , il ne reste plu que 7 jour, jeu n’ai pa eu de raipons… Jeu continurai donk a vou arceler de plu en plu….Regardé vos mèl ! Signé : le PMG Mort’omard ! » Tous ce précipitèrent vers leur ordinateur pour regarder les mail…….. Le 29 de ces jours funestes, notre Biz’bille n’était pas au courant de ce 3ème Message, mais quoi qu’il en soit il n’en aurait eu cure… Sa décision était prise il fallait absolument qu’il déniche un scoop sur ce fameux Mort’omard. Il avait une devise que son grand-père lui avait enseignée : « Il n’y a pas de grands hommes sans de grands événements ! » Et là les événements laissaient présager qu’ils deviendraient ….ÉNORMES !!! Première idée de notre émule de Rouletabille : Il faut que je me fasse une planque à la rédaction et je réussirai peut être à démasquer le pirate…et ensuite Et ensuite nous le laissons réfléchir pour nous soucier un peu des fameux mails
  5. 5. envoyés par l’auteur du message ‘’ vitriforme ‘’ Les ordinateurs ont tous été allumés en quatrième vitesse, le serveur privé du journal grésille et frise la surchauffe, ils n’en ont cure ! Chacun se dépatouillant pour arriver le premier à sa messagerie, enfin Outlooping daigne délivrer ses messages, enfin….son message ! À leur grande déception ce n’est pas un message de Mort’omard, et ce message se répète sur l’ensemble des écrans de la rédaction : Les effets d’une bombe n’aurait pas provoqué une plus grande stupeur ni une telle panique….. Il faut savoir que ‘’La Gazette ‘’ avait été choisie pour stocker l’ensemble des courriers et mails concernant les lettres adressées au Père Noël par tous les enfants du pays, aucune sauvegarde n’avait été envisagée puisque le journal possédait ces propres serveurs et réseaux…. Chacun des journaliste explore avec angoisse et rage ses dossiers de mails … rien, nada, des clopinettes …..le blanc complet, sauf trois petites lettres apposées en lieu et place des demandes au Père Noël : P M G
  6. 6. La catastrophe était totale, et le désarroi se lisait sur les visages de toute la rédaction. Après plusieurs heures d’investigations et plusieurs coups de fils passés à des personnes influentes de la DGOT (Direction des Grandes Oreilles du Territoire) il apparaît comme certain qu’un nouveau virus, jusqu’alors inconnu des plus grands hackers-systems, était le responsable de la suppression, non seulement des mails mais aussi de toutes les traces de coordonnées y afférent. En un mot la restauration était IMPOSSIBLE !!! Ce virus est appelé le Explode.Win.25/12/2010.PGM Aucune parade trouvée à cette heure, la seule solution est de recopier manuellement chaque mail arrivant (plusieurs milliers par jour) et de les regrouper dans la chambre forte de la Poste Centrale avant expédition. Nous voilà revenu à l’âge de pierre, du parchemin et de Gutenberg réunis…..
  7. 7. Nous sommes le soir du 30/11 et les bureaux de la rédaction sont déserts, seule la lueur blafarde des écrans de veille des ordinateurs diffuse un semblant d’éclairage, comme pour une salle de la morgue municipale. Un frôlement, une chaise dactylo se déplace doucement derrière un bureau, comme mue d’une vie propre…. Soudain un grand fracas, comme une explosion….suivit d’une sonnerie stridente driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnngggggggg !!!!! Et un glapissement presque sauvage : « Nom d’un saperlipopette, de bon sang de bois, de sirop de grenouille aplatie Ventre saint-gris et Corne gidouille…. !!!! » Un éclair éblouissant illumine la scène, toutes les rampes néons se sont allumées d’un coup. Entre le gardien de nuit lampe torche à la main . Il s’arrête ahuri, émerge au milieu d’un enchevêtrement de fils et de câbles téléphoniques divers, le visage de notre apprenti détective privé, l’ineffable Biz’bille !!! -« Mais qu’est-ce que c’est que ce capharnaüm et puis qu’est-ce que vous fichez ici ? z’êtes de la boîte, m’semble, déjà vu votre trombine dans le coin ?! » Ce ballot de Biz’bille se carapate en bredouillant quelques vagues explications de dossiers égarés. L’aube ce lève juste sur ce 5ème jour depuis l’ultimatum, l’air vibre dans le ciel glacé, il y a comme une tension impalpable, on s’attend à quelque chose. Quoi ? Justement c’est bien là le problème justement, on n’en sait rien…
  8. 8. Nous sommes le 1er décembre et rien, pas de nouvelle catastrophe, pas même le plus petits incident… À la rédaction le staff au complet de journaleux est réuni, attendant quoi ? Que le Rédac ‘chef daigne enfin se montrer….on n’a pas vu depuis l’affaire de sa caricature de glacée. Des petits groupes se forment, chacun y allant de ses suppositions : -« l’ai parti en vacance, trop heureux le p’tit chef de nous laisser dans le Coaltar. » Ou alors -« y s’planque chez lui, paraitrait qu’il a fait venir le serrurier pour une porte Triple blindage. Et - « moi je vous dis qu’il est, depuis ce jour là, entendu à la DGOT, il aurait essayé de partir en cachette placer ses bénefs au Filoutland…. » Il est bien quelque part, c’est pas envolé tout de m……………. À ces mots, comme pour une réponse ironique, on entend un rugissement dans l’air, dans une grande bousculade tous se précipitent aux fenêtres. C’est bien un avion qui fait ce boucan, frôlant l’immeuble il traine une banderole frappée du désormais célèbre sceau PMG : « Votre redakchef est dan nos main il ne sera pas libéré, si la ransson n’est pas payee. Jour J – 5 » Mais laissons là, à leur stupeur, notre équipe de « bras-cassés »
  9. 9. Intéressons nous plutôt à ce qui c’est passé il y a trois jours au moment où le Rédac ‘chef rejoint le parking en sous-sol de l’immeuble. Il n’est pas vraiment beau à voir, cramoisi et transpirant abondamment. Le n° du sous-sol s’allume enfin, le Rédac ‘chef (pour plus de facilité nous le nommerons, « le boss »), sort un mouchoir pour s’éponger un peu. Un choc, puis c’est le silence, la porte glisse lentement sur le côté… Et… le visage du boss tout à coup vire du rouge au blanc livide…. Le sous-sol .......n’est pas le sous -sol ! En fait de parking une immense salle étincelante on la dirait taillée dans de la glace. Au loin minuscule et grossissant à une allure phénoménale, une lumière bleutée, d’un bleu inhabituel, on dirait la couleur d’une gemme diamantifère. Le boss tremble de tous ses membres, ses jambes flageolent et supportent péniblement sont corps plus habitué à la moleskine de son crapaud. La porte s’est refermée derrière lui, pas d’issue, l’engin s’arrête sous son nez, Il s’agit d’un ‘’ supo-territoire ‘’ comme lui apprit plus tard son hôte. C’est une sorte de long cigare jaune, muni de patin de part et d’autre du fuselage. Sur le dessus une espèce de cockpit en forme de bulle vient de basculer, en sort un être surprenant, revêtu d’une combinaison holographique blanche.
  10. 10. Le personnage saute d’un bond du véhicule et vient se planter sous le nez du boss, plus mort que vif. L’être lui adresse quelques signes péremptoires, tout indique qu’il prie, ou plutôt qu’il ordonne au boss de le suivre dans le ‘’cigare’’ . Notre ‘’boss’’ ne semble pas en mesure d’opposer la moindre résistance, il est littéralement liquéfié, comme une chiffe, lui le grand patron du plus grand canard du pays ! Une fois installé deux sangles métalliques l’enserrèrent dans un claquement sec. À peine une seconde après, dans un silence feutré, juste un sifflement lointain, et une poussée effrayante le plaque au dossier. Ses joues rebondies se déforment jusqu’à lui boucher à demi la vue ! Trois secondes, trois secondes pas une de plus et, tout à coup, le sentiment d’oppression s’estompe, l’engin s’est arrêté. La verrière bascule lentement, une échelle se déploie automatiquement. Le spectacle qui s’offre aux yeux du Boss est magnifique et terrifiant, tout ce blanc
  11. 11. passant, par tous les tons de l’arc-en-ciel, à perte de vue de la glace ! Le ‘’pilote ‘’ (si l’on peut dire, car cet engin ne se pilote pas vraiment, il est guidé au moyen de la télékinésie, chose enfantine pour les ‘’gnologues’’) sort et intime du geste à son passager de descendre dare-dare . Plus mort que vif le Boss se retrouve sur la…. glace ferme. Et, rugit soudain une voie tonitruante, que l’écho renvoyé par les banquises amplifie encore plus : « Alors voilà, celui qui ose ignorer mes ultimatums, pfuiiitt, le bonhomme ne vaut pas son pesant de barres glacées….ha ha ha !!! » ici s'arrête le premier livre, le prochain reste à écrire !!!

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