LE BALAFON                                                Février 2012/ Numéro-6




MINI ÉDITO :

Voici le Balafon de février. Il vous apporte les nouvelles des Viateurs du Burkina
Faso et, en forfait, quelques degrés Celsius à la hausse!

L’hiver est bel et bien terminé au <pays des hommes intègres>. Depuis le début
du mois, la chaleur nous prend de vitesse, jour et nuit. Nous n’échappons pas,
ici non plus, au réchauffement de la planète. Autre signe que la saison chaude
est arrivée, les manguiers et anacardiers sont chargés de fruits. La récolte
s’annonce fort bonne. Étonnant quand même que les fleurs et les fruits
apparaissent après 5 à 6 mois de sécheresse. La nature à des caprices qui
étonnent parfois.

                                            L’immense <NÉRÉ>, près de la
                                            chapelle, s’orne de boucles
                                            d’oreilles rouges et sucrées, qui
                                            attirent des milliers d’abeilles. Un
                                            véritable arbre de Noël nature!
                                            Oui, l’arrivée de la saison chaude
                                            rythme également le tempo d’un
                                            temps chargé d’espérance. Celui
d’une saison pluvieuse et généreuse qui sera bientôt là, et ainsi, faire oublier
la sécheresse de l’an 2011 qui a appauvri et réduit plusieurs familles à la
mendicité, dans certaines régions du pays.

                                                                    La rédaction.


                                                                                     1
LES  VOCANDIS         VISITENT      UN
                                                ORPHELINAT…

                                                Le responsable local des vocations,
                                                le frère Kingsley, trouve différentes
                                                formes d’animation et d’initiatives
                                                pour le groupe des vocandis. Il y a
                                                quelques semaines, ils ont visité un
                                                orphelinat de la ville de Banfora.



 (Les Vocandis et les petits de l’orphelinat)

Pour ces petits, c’est un peu comme la
visite de <grands tontons> qui apportent
quelques bonbons, nounours et quelques
heures de tendresse. Une belle initiative
des vocandis, sous la conduire de
<tonton Kingsley>, en chemise bleue,
côté centre-gauche, sur la photo ci-haut!



                                                  (Vocandis de Banfora 2011-2012)

LA POMPE VOLENTA, manuelle ou solaire ou électrique…

Ce sont les frères de la Ste-Famille du Burkina qui ont inventé et commercialisé
ce système de pompe. Petit à petit, elles gagnent la grandeur du pays. Son
installation réclame peu d’investissement, et peut fonctionner manuellement,
à l’énergie solaire, ou à l’électricité. Donc, économique et silencieuse!

                                                A la Ferme St-Viateur, après
                                                quelques semaines à l’énergie
                                                <force de bras>, l’eau arrive à
                                                présent par énergie solaire. Une
                                                fois le forage fait, on installe la
                                                pompe, on y ajoute quelques
                                                plaques solaires (ici le soleil ne fait
                                                jamais défaut). Et voilà que l’eau
                                                monte dans une réserve, qu’on
                                                appelle <château d’eau>, à 15
       Quelques élèves inscrits en plomberie

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mètres de hauteur, et d’une capacité de plusieurs milliers de litres. Ce
précieux liquide est ensuite distribué par gravité, dans les canalisations sous-
terraine, aux différents bâtiments de la Ferme, pourvus d’abreuvoir. Le
responsable n’a qu’à ouvrir le robinet et assister au spectacle des bêtes,
étanchant leur soif, sous un soleil à 35C. A défaut d’une bière froide au
bistrot, nos heureuses bêtes ont droit à de la bonne eau <presque> fraîche.



                                            FÊTES   PATRONALES      DES
                                            COMMUNAUTÉS DU SECTEUR…

                                           Il est de coutume que chaque
                                           communauté religieuse du secteur
                                           s’invite lors de leur fête patronale.
                                           Une belle initiative qui assure la
                                           communion, la fraternité, le
                                           partage entre nous. Chaque
                                           communauté apporte un plat pour
                                           une collation, soit à 10H00 ou
                                           16H00. A quelques reprises, j’ai
                                           apporté des carrés aux dattes ou
                                           aux pommes. Ce fut un succès.
Sœur Michelle, sénégalaise, de la Présentation de Marie, tenait absolument à
ce que je lui donne ma recette.

A la dernière rencontre, j’ai essayé une recette de beignes, trouvé sur
internet : <recette de beignes de ma grand-mère>. Catastrophe! Les beignes
collaient au fond de la marmite. J’ai essayé de rejoindre la grand-mère, sans
succès. J’avais l’impression que la poudre à lever avait été remplacée par du
béton armé. Quand même, nos poulets se sont régalés pendant quelques jours,
grâce à internet et à la grand-mère en question. Je vous épargne le récit de ma
recette, et surtout, j’ai évité de la donner à sœur Michelle!

Notre évêque, Mgr Luka Sanou, était présent à
notre réception. Plusieurs se demande, qui des
deux, ont profité de l’occasion pour s’entendre
en confession : notre évêque ou le curé de la
paroisse St-Viateu, Jean-Marc? D’autres croient
qu’il était question de la construction de la
future église de la paroisse St-Viateur!


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LE RESPONSABLE DU CFP AU SALON D’ARTS CULINAIRES À OUAGA…

Le frère Kingsley, à titre de responsable du Centre de Formation
professionnelle, dont une filière restauration/cuisine est enseignée à l’école,
a participé à la semaine des Arts culinaires à Ouagadougou en début février. A
défaut de nous ramener quelques <nouvelles> recettes, certains malins osent
dire qu’il est plutôt revenu avec quelques <nouveaux> kilos supplémentaires!




ENTENDU DANS UNE CLASSE DE 6ÈME…

L’aumônier de l’ÉLOQ, le frère Macaire, annonce une journée de <salubrité>
dans les classes et sur le terrain de l’école. Il demande dans une classe de
6ème : Qu’est-ce que la salubrité? Un petit lève la main et répond :<C’est le
jour où tous les élèves doivent se saluer!> Lorsqu’on lui a remis un balaie il a
compris que sa réponse n’était pas nécessairement la bonne.

AUSSI… On raconte que lors d’une visite du Supérieur général au GSSV à Ouaga,
il y a quelques années, les Viateurs auraient fait une demande pour avoir un
<buste du père Querbes>. Alors que le général annonçait aux élèves qu’il aurait
leur buste, ces derniers ont applaudi à tout rompe. Quelques mois plus tard,
certains élèves demandaient : <à quel moment le bus arrivera-t-il>?



UN CONSEIL DE LA FONDATION TENU À BANFORA…

Pour la première fois depuis septembre dernier, Banfora accueillait une
rencontre du conseil de la fondation, le 10 février dernier. Les frères Mathieu
et Benjamin ont fait le long trajet depuis Ouagadougou, près de 8H00 de route
par autobus. Nos confrères visiteurs conseillers ont profité de leur passage pour
voir les rénovations récentes à notre résidence. Et pourquoi pas, par la même
occasion, tenir une rencontre de la commission des finances.

Le 18 février, c’était au tour du père Gervais et du frère Marc-Étienne de venir
à Banfora. En compagnie du frère Gabriel, ces trois confrères forment <le
comité des mises en candidatures> en vue de l’élection du nouveau conseil de

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la fondation qui se tiendra à Boassa, le 12 avril prochain. Le provincial et notre
répondant, le père Robert Jean seront avec nous pour cette importante
rencontre de notre fondation.



                                               JOURNÉE      TRADITIONNELLE            À
                                               L’ÉTABLISSEMENT LOUIS-QUERBES…

                                               Samedi, le 18 février, l’ÉLOQ vivait sa
                                               journée traditionnelle. Les élèves
                                               étaient invités à venir à l’école en
                                               costume traditionnel. Musique, danse,
                                               conférence, collation, autant d’activités
                                               étaient programme. Afin de prolonger le
                                               souvenir de cette journée, chaque
                                               classe fut invitée à planter deux arbres


 L’intendant Désiré, escorté par deux élèves

sur le terrain de l’école : des
manguiers et des anacardiers. D’ici à
ce que la saison des pluies arrive, vers
mai prochain, les reboiseurs en herbe
assurent l’arrosage régulier. Il faudra
quelques années de patience pour voir
les résultats et vérifier si les
<arroseurs> et la pluie du ciel furent
fidèles au rendez-vous. Même le curé et son professeure de dioula, madame
Sanou, maman de notre confrère Marius, portaient le costume traditionnel.



LES SAMUELS… C’est le nom donné aux
servants de la messe, garçons et filles, au
Burkina. Chaque samedi, sous le regard de
leur responsable et vocandi Donatien, les
Samuels viennent laver leurs aubes. On
tient à avoir des aubes bien propres pour
la messe du dimanche matin. Petits et
grands frottent avec allégresse!


                                                                                           5
Pendant ce temps, on entend la chorale
                                   des jeunes pratiquer les chants de la
                                   messe dominicale, chaque jeudi et
                                   samedi, de 15H00 à 18H00, sous l’habile
                                   direction du vocandi Rodrigue. On chante
                                   pour le plaisir, accompagné du jambé et
                                   en frappant des mains. Le peuple
                                   burkinabé aime chanter, danser et fêter,
                                   à l’image de David et du peuple d’Israël
                                   devant l’arche d’Alliance.



CHRONIQUE DES VIATEURS DE OUAGADOUGOU…


                                   Le 22 février dernier s’est tenue dans
                                   l’auditorium du GSSV, la célébration des
                                   Cendres. Le Père Julien, qui présidait cette
                                   Eucharistie, assisté du diacre, le frère
                                   Céraphin, n’a pas manqué de signifier le
                                   sens profond du signe des cendres. « Signe
                                   de deuil et de conversion. Les Cendres
                                   nous rappellent que nous sommes
                                   poussières et que nous retournerons à la
                                   poussière. »




 Procession d’entrée des Cendres




                                         Le président, assisté du diacre




                                                                                  6
Activités culturelles

Concours de jouets sur la
sauvegarde de l’environnement.

Chaque année, en organisant les
concours de jouets, nous voulons
inculquer aux jeunes l’esprit de
créativité et du recyclage. Cette
année encore le message est passé, les élèves ont participés à la sixième de la
terminale. Le jury a délibéré, et les trois jouets que voici ont été primés.



Le 02 février à Dapoya
A l’occasion de la journée de la vie
consacrée, l’Union des religieux et
religieuses de Ouagadougou a vécu une
célébration eucharistique à Dapoya, suivi
d’un repas fraternel. Une belle façon de
dire que la vie religieuse demeure
encore et toujours un appel pour
<aujourd’hui> à ceux et celles qui sont
appelés sur cette route.



Le 16 février, les postulants sont heureux de retrouver leur maître!
Le père Julien, après quelques
semaines de congés au pays, nous est
revenu du Canada sain et sauf, avec
le sourire aux lèvres. La communauté
locale l’accueil avec un l’apéro de
circonstance. Bienvenue père Julien,
en ce début de la saison chaude…! La
rumeur dit qu’il aurait laissé ses skis
et raquettes au Québec! Depuis son
retour, on recherche les quelques
kilos en sus. Mais en vainc…!


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La retraite d’entrée en carême…

                                        La communauté de Ouagadougou s’est
                                        réunie à l’ermitage de Boassa pour
                                        vivre sa retraite d’entrée en carême.
                                        Endroit idéal, de silence, de solitude,
                                        de désert et de recueillement pour
                                        rentrer en ce temps de conversion.



Communauté, lieu « de fête et de
Joie…

Après un bon moment d’intimité avec le
Seigneur, la communauté viatorienne
(près-associés et viateurs religieux) prend
un pot, sous le grand appatam, sur la
colline de Boassa.

ET POUR CONCLURE…

Après avoir vécu les Cendres et le premier chemin de la Croix de chaque
vendredi, en présence de 350 participants, nous sommes entrés en Carême
avec détermination. Cette montée nous acheminera vers la grande semaine et
la joie du Ressuscité.

En ce premier dimanche du carême, avait lieu le lancement de la campagne de
souscription pour le financement de la construction de l’église de la paroisse
St-Viateur de Banfora. Depuis l’ouverture de cette paroisse en 2005, les lieux
de célébration ont changé à trois reprises, y compris sous une charpente de
bois, recouverte de paille. En saison des pluies, ce n’était pas l’idéal!

En ce moment, la paroisse loue l’amphithéâtre de l’Établissement Louis-
Querbes, d’une capacité de 600 places, pour les célébrations dominicales.
Quand verrons-nous l’église St-Viateur debout, à deux pas de notre école,
ornée d’une immense statue de notre saint Patron? Tout dépendra de la
générosité de la population et de nos bienfaiteurs qui sont invités à acheter des
briques à 200 francs CFA l’unité, soit (0.55cents canadiens).

D’ici-là, à tous nos lecteurs et lectrices, nous souhaitons un heureux temps de
conversion, sourire aux lèvres, tête parfumée, afin que Celui qui voit dans le



                                                                                    8
secret soit seul à inscrire notre ascèse personnel dans son grand registre
céleste.

                                                             La rédaction.




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06 balafon février 2012

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    LE BALAFON Février 2012/ Numéro-6 MINI ÉDITO : Voici le Balafon de février. Il vous apporte les nouvelles des Viateurs du Burkina Faso et, en forfait, quelques degrés Celsius à la hausse! L’hiver est bel et bien terminé au <pays des hommes intègres>. Depuis le début du mois, la chaleur nous prend de vitesse, jour et nuit. Nous n’échappons pas, ici non plus, au réchauffement de la planète. Autre signe que la saison chaude est arrivée, les manguiers et anacardiers sont chargés de fruits. La récolte s’annonce fort bonne. Étonnant quand même que les fleurs et les fruits apparaissent après 5 à 6 mois de sécheresse. La nature à des caprices qui étonnent parfois. L’immense <NÉRÉ>, près de la chapelle, s’orne de boucles d’oreilles rouges et sucrées, qui attirent des milliers d’abeilles. Un véritable arbre de Noël nature! Oui, l’arrivée de la saison chaude rythme également le tempo d’un temps chargé d’espérance. Celui d’une saison pluvieuse et généreuse qui sera bientôt là, et ainsi, faire oublier la sécheresse de l’an 2011 qui a appauvri et réduit plusieurs familles à la mendicité, dans certaines régions du pays. La rédaction. 1
  • 2.
    LES VOCANDIS VISITENT UN ORPHELINAT… Le responsable local des vocations, le frère Kingsley, trouve différentes formes d’animation et d’initiatives pour le groupe des vocandis. Il y a quelques semaines, ils ont visité un orphelinat de la ville de Banfora. (Les Vocandis et les petits de l’orphelinat) Pour ces petits, c’est un peu comme la visite de <grands tontons> qui apportent quelques bonbons, nounours et quelques heures de tendresse. Une belle initiative des vocandis, sous la conduire de <tonton Kingsley>, en chemise bleue, côté centre-gauche, sur la photo ci-haut! (Vocandis de Banfora 2011-2012) LA POMPE VOLENTA, manuelle ou solaire ou électrique… Ce sont les frères de la Ste-Famille du Burkina qui ont inventé et commercialisé ce système de pompe. Petit à petit, elles gagnent la grandeur du pays. Son installation réclame peu d’investissement, et peut fonctionner manuellement, à l’énergie solaire, ou à l’électricité. Donc, économique et silencieuse! A la Ferme St-Viateur, après quelques semaines à l’énergie <force de bras>, l’eau arrive à présent par énergie solaire. Une fois le forage fait, on installe la pompe, on y ajoute quelques plaques solaires (ici le soleil ne fait jamais défaut). Et voilà que l’eau monte dans une réserve, qu’on appelle <château d’eau>, à 15 Quelques élèves inscrits en plomberie 2
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    mètres de hauteur,et d’une capacité de plusieurs milliers de litres. Ce précieux liquide est ensuite distribué par gravité, dans les canalisations sous- terraine, aux différents bâtiments de la Ferme, pourvus d’abreuvoir. Le responsable n’a qu’à ouvrir le robinet et assister au spectacle des bêtes, étanchant leur soif, sous un soleil à 35C. A défaut d’une bière froide au bistrot, nos heureuses bêtes ont droit à de la bonne eau <presque> fraîche. FÊTES PATRONALES DES COMMUNAUTÉS DU SECTEUR… Il est de coutume que chaque communauté religieuse du secteur s’invite lors de leur fête patronale. Une belle initiative qui assure la communion, la fraternité, le partage entre nous. Chaque communauté apporte un plat pour une collation, soit à 10H00 ou 16H00. A quelques reprises, j’ai apporté des carrés aux dattes ou aux pommes. Ce fut un succès. Sœur Michelle, sénégalaise, de la Présentation de Marie, tenait absolument à ce que je lui donne ma recette. A la dernière rencontre, j’ai essayé une recette de beignes, trouvé sur internet : <recette de beignes de ma grand-mère>. Catastrophe! Les beignes collaient au fond de la marmite. J’ai essayé de rejoindre la grand-mère, sans succès. J’avais l’impression que la poudre à lever avait été remplacée par du béton armé. Quand même, nos poulets se sont régalés pendant quelques jours, grâce à internet et à la grand-mère en question. Je vous épargne le récit de ma recette, et surtout, j’ai évité de la donner à sœur Michelle! Notre évêque, Mgr Luka Sanou, était présent à notre réception. Plusieurs se demande, qui des deux, ont profité de l’occasion pour s’entendre en confession : notre évêque ou le curé de la paroisse St-Viateu, Jean-Marc? D’autres croient qu’il était question de la construction de la future église de la paroisse St-Viateur! 3
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    LE RESPONSABLE DUCFP AU SALON D’ARTS CULINAIRES À OUAGA… Le frère Kingsley, à titre de responsable du Centre de Formation professionnelle, dont une filière restauration/cuisine est enseignée à l’école, a participé à la semaine des Arts culinaires à Ouagadougou en début février. A défaut de nous ramener quelques <nouvelles> recettes, certains malins osent dire qu’il est plutôt revenu avec quelques <nouveaux> kilos supplémentaires! ENTENDU DANS UNE CLASSE DE 6ÈME… L’aumônier de l’ÉLOQ, le frère Macaire, annonce une journée de <salubrité> dans les classes et sur le terrain de l’école. Il demande dans une classe de 6ème : Qu’est-ce que la salubrité? Un petit lève la main et répond :<C’est le jour où tous les élèves doivent se saluer!> Lorsqu’on lui a remis un balaie il a compris que sa réponse n’était pas nécessairement la bonne. AUSSI… On raconte que lors d’une visite du Supérieur général au GSSV à Ouaga, il y a quelques années, les Viateurs auraient fait une demande pour avoir un <buste du père Querbes>. Alors que le général annonçait aux élèves qu’il aurait leur buste, ces derniers ont applaudi à tout rompe. Quelques mois plus tard, certains élèves demandaient : <à quel moment le bus arrivera-t-il>? UN CONSEIL DE LA FONDATION TENU À BANFORA… Pour la première fois depuis septembre dernier, Banfora accueillait une rencontre du conseil de la fondation, le 10 février dernier. Les frères Mathieu et Benjamin ont fait le long trajet depuis Ouagadougou, près de 8H00 de route par autobus. Nos confrères visiteurs conseillers ont profité de leur passage pour voir les rénovations récentes à notre résidence. Et pourquoi pas, par la même occasion, tenir une rencontre de la commission des finances. Le 18 février, c’était au tour du père Gervais et du frère Marc-Étienne de venir à Banfora. En compagnie du frère Gabriel, ces trois confrères forment <le comité des mises en candidatures> en vue de l’élection du nouveau conseil de 4
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    la fondation quise tiendra à Boassa, le 12 avril prochain. Le provincial et notre répondant, le père Robert Jean seront avec nous pour cette importante rencontre de notre fondation. JOURNÉE TRADITIONNELLE À L’ÉTABLISSEMENT LOUIS-QUERBES… Samedi, le 18 février, l’ÉLOQ vivait sa journée traditionnelle. Les élèves étaient invités à venir à l’école en costume traditionnel. Musique, danse, conférence, collation, autant d’activités étaient programme. Afin de prolonger le souvenir de cette journée, chaque classe fut invitée à planter deux arbres L’intendant Désiré, escorté par deux élèves sur le terrain de l’école : des manguiers et des anacardiers. D’ici à ce que la saison des pluies arrive, vers mai prochain, les reboiseurs en herbe assurent l’arrosage régulier. Il faudra quelques années de patience pour voir les résultats et vérifier si les <arroseurs> et la pluie du ciel furent fidèles au rendez-vous. Même le curé et son professeure de dioula, madame Sanou, maman de notre confrère Marius, portaient le costume traditionnel. LES SAMUELS… C’est le nom donné aux servants de la messe, garçons et filles, au Burkina. Chaque samedi, sous le regard de leur responsable et vocandi Donatien, les Samuels viennent laver leurs aubes. On tient à avoir des aubes bien propres pour la messe du dimanche matin. Petits et grands frottent avec allégresse! 5
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    Pendant ce temps,on entend la chorale des jeunes pratiquer les chants de la messe dominicale, chaque jeudi et samedi, de 15H00 à 18H00, sous l’habile direction du vocandi Rodrigue. On chante pour le plaisir, accompagné du jambé et en frappant des mains. Le peuple burkinabé aime chanter, danser et fêter, à l’image de David et du peuple d’Israël devant l’arche d’Alliance. CHRONIQUE DES VIATEURS DE OUAGADOUGOU… Le 22 février dernier s’est tenue dans l’auditorium du GSSV, la célébration des Cendres. Le Père Julien, qui présidait cette Eucharistie, assisté du diacre, le frère Céraphin, n’a pas manqué de signifier le sens profond du signe des cendres. « Signe de deuil et de conversion. Les Cendres nous rappellent que nous sommes poussières et que nous retournerons à la poussière. » Procession d’entrée des Cendres Le président, assisté du diacre 6
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    Activités culturelles Concours dejouets sur la sauvegarde de l’environnement. Chaque année, en organisant les concours de jouets, nous voulons inculquer aux jeunes l’esprit de créativité et du recyclage. Cette année encore le message est passé, les élèves ont participés à la sixième de la terminale. Le jury a délibéré, et les trois jouets que voici ont été primés. Le 02 février à Dapoya A l’occasion de la journée de la vie consacrée, l’Union des religieux et religieuses de Ouagadougou a vécu une célébration eucharistique à Dapoya, suivi d’un repas fraternel. Une belle façon de dire que la vie religieuse demeure encore et toujours un appel pour <aujourd’hui> à ceux et celles qui sont appelés sur cette route. Le 16 février, les postulants sont heureux de retrouver leur maître! Le père Julien, après quelques semaines de congés au pays, nous est revenu du Canada sain et sauf, avec le sourire aux lèvres. La communauté locale l’accueil avec un l’apéro de circonstance. Bienvenue père Julien, en ce début de la saison chaude…! La rumeur dit qu’il aurait laissé ses skis et raquettes au Québec! Depuis son retour, on recherche les quelques kilos en sus. Mais en vainc…! 7
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    La retraite d’entréeen carême… La communauté de Ouagadougou s’est réunie à l’ermitage de Boassa pour vivre sa retraite d’entrée en carême. Endroit idéal, de silence, de solitude, de désert et de recueillement pour rentrer en ce temps de conversion. Communauté, lieu « de fête et de Joie… Après un bon moment d’intimité avec le Seigneur, la communauté viatorienne (près-associés et viateurs religieux) prend un pot, sous le grand appatam, sur la colline de Boassa. ET POUR CONCLURE… Après avoir vécu les Cendres et le premier chemin de la Croix de chaque vendredi, en présence de 350 participants, nous sommes entrés en Carême avec détermination. Cette montée nous acheminera vers la grande semaine et la joie du Ressuscité. En ce premier dimanche du carême, avait lieu le lancement de la campagne de souscription pour le financement de la construction de l’église de la paroisse St-Viateur de Banfora. Depuis l’ouverture de cette paroisse en 2005, les lieux de célébration ont changé à trois reprises, y compris sous une charpente de bois, recouverte de paille. En saison des pluies, ce n’était pas l’idéal! En ce moment, la paroisse loue l’amphithéâtre de l’Établissement Louis- Querbes, d’une capacité de 600 places, pour les célébrations dominicales. Quand verrons-nous l’église St-Viateur debout, à deux pas de notre école, ornée d’une immense statue de notre saint Patron? Tout dépendra de la générosité de la population et de nos bienfaiteurs qui sont invités à acheter des briques à 200 francs CFA l’unité, soit (0.55cents canadiens). D’ici-là, à tous nos lecteurs et lectrices, nous souhaitons un heureux temps de conversion, sourire aux lèvres, tête parfumée, afin que Celui qui voit dans le 8
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    secret soit seulà inscrire notre ascèse personnel dans son grand registre céleste. La rédaction. 9