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La villa gallo-romaine des Bruyères à
               Treignes (Viroinval)
                Guide introductif
           Saskia BOTT et Pierre CATTELAIN

                        Localisation du site

La villa gallo-romaine des «Bruyères» est située en zone agricole, à
environ 700 m au sud-ouest de l'église de Treignes, à une altitude de
145 m, sur un large méplat en légère déclivité vers le nord-est.
Implantée sur un sous-sol schisteux, elle domine d'une vingtaine de
mètres le cours du Viroin, qui passe au sud et à l'est du site.


                             Introduction

La villa des «Bruyères» a été découverte en 1979, suite à des
prospections au sol effectuées par Michel Fourny et Jean-Pierre
Genvier. Les fouilles menées par le cercle Amphora de Braine-l'Alleud,
sous la direction de Jean-Marc Doyen, ont débuté l'année suivante et
se sont poursuivies jusque 1987. Après l'arrêt des fouilles, le site a été
délaissé et a petit-à-petit été recolonisé par la végétation.
Bien que certaines pièces, creusées dans le schiste sous-jacent, aient
été rebouchées à la fin des fouilles, les dégâts survenus aux vestiges
étaient, fin 1993, considérables. Ces dégâts sont dus aux intempéries
(humidité et alternance gel-dégel qui ont fait éclater les murs), à la
végétation (de véritables arbres avaient pris racines entre les pierres)
et à l'action humaine (circulation intempestive sur les murs,
prélèvement de blocs pour usage privé, actes de vandalisme...).
Dans le cadre du projet de «Treignes, village des musées», le
CEDARC/Musée du Malgré-Tout a entrepris en 1994, avec le soutien
de la Région Wallonne, Direction des Fouilles, la restauration et la
mise en valeur de la villa gallo-romaine. Ces travaux de restauration,
qui ont nécessité la reprise et l'achèvement des fouilles, sont encore
en cours, grâce à la collaboration de madame Berger-Chantraine,
propriétaire du terrain.


                  Les données archéologiques

Les prospections d'Amphora ont montré l'existence d'au moins 8
bâtiments, couvrant une zone légèrement supérieure à 6 ha. Les
fouilles ont principalement porté sur un grand édifice qui constitue la
pars urbana, c'est-à-dire l'habitation du propriétaire, d'une villa gallo-
romaine, et sur un petit bâtiment muni d'une cave, situé à une centaine
de mètres au nord de celui-ci. Elles ont livré plus de 35.000 objets.
Les fouilles d'Amphora et du CEDARC ont permis de distinguer
plusieurs phases d'aménagement dans la zone étudiée :


                 Phase I : les fossés de drainage

Vers le milieu du Ier siècle de notre ère, le substrat rocheux est dégagé
de la couche d'humus qui le recouvre. Plusieurs fossés peu profonds
(40 cm maximum) sont creusés dans le schiste, probablement à des
fins de drainage. Ces fossés sont ensuite remblayés par une couche
de terre grise, contenant de la céramique commune et en terre sigillée
du sud de la Gaule, des fragments de tuf sciés, des moellons calcaires
et des tuiles, indiquant la présence d'un bâtiment dont aucun autre
vestige n'a jusqu'ici été retrouvé.


  Phases 2 et 3 : les bâtiments à fonction métallurgique

La disparition de ce premier bâtiment est rapidement suivie par la
construction d'un long bâtiment rectangulaire de 23,4 m de long sur 3,9
m de large, édifié en torchis sur un soubassement de moellons en
calcaire bleu liés à l'argile, et possédant une toiture en tuiles. Le sol est
constitué d'un enduit de chaux, parfaitement lissé. Un petit bas-
fourneau (structure A) est associé à ce bâtiment, dont la fonction est
probablement liée à la métallurgie du fer. Ce bâtiment semble avoir été
rapidement détruit, peut-être suite à un incendie.
Ce bâtiment, qui constitue la phase 2 de l'occupation gallo-romaine du
site, est remplacé par un ensemble d'autres constructions dont
l'extension n'est pas encore totalement connue, et qui constituent la
phase 3 de l'occupation. Un de ces bâtiments montre un plan
rectangulaire : il est long d'au moins 24 m (sa partie nord, située sous
l'ancien tas de déblais, n'a pas encore été dégagée), pour une largeur
de 16,35 m.
Les nouveaux bâtiments sont eux aussi construits en torchis sur un
soubassement de moellons en calcaire bleu. En fouille, ces bâtiments
se matérialisent par des lignes de blocs bien équarris sur 5 faces,
posés à sec sur le sol et liaisonnés à l'argile. Une deuxième assise est
constituée de blocs plus volumineux, d'aspect plus fruste. Le côté
intérieur des blocs, non équarri, montre de nombreuses traces d'enduit
blanc, rehaussé de lignes de couleur, notamment du rouge et du noir.
De nombreux restes d'enduits peints et de torchis ont également été
retrouvés dans la couche d'occupation/destruction. Les épaisses
nappes de scories et la présence de nombreuses zones de combustion
occupant les surfaces intérieures suggèrent que ces bâtiments étaient
comme les précédents, utilisés pour des activités métallurgiques. Leurs
toitures étaient constituées de tuiles portant très souvent la marque
d'atelier «LCS». Ces bâtiments ont été détruits par un violent incendie,
comme en témoignent les lignes de tuiles brûlées retrouvées le long
des murs extérieurs et le torchis brûlé. Parmi ces tuiles, au sud de la
villa, les fouilles de l'automne 1996 ont permis de retrouver, en place,
un aureus de Claude (petite pièce de monnaie en or), frappé entre 50
et 54 après J.-C. En raison de son très bon état de surface, cette
monnaie ne semble pas avoir beaucoup circulé. Selon l'étude
préliminaire de Johan Van Heesch, ce type de monnaie devient très
rare à partir du règne de Domitien (81-96 ap. J.-C.). Cette découverte
pourrait donc faire remonter la troisième phase d'occupation gallo-
romaine du site au troisième quart du Ier siècle. Cette interprétation a
été confirmée par la découverte, en 1997, de trois fibules fabriquées
sous les règnes de Claude et de Néron, et dont l'utilisation semble
cesser au plus tard vers 80 de notre ère.

 Phase 4 : édification de la pars urbana d'une villa gallo-
                         romaine

Le IIème siècle de notre ère voit l'édification d'un bâtiment d'habitation
de taille moyenne, de type plus ou moins basilical, articulé autour de
deux longues pièces rectangulaires (P27-P28). Les murs sont
construits en moellons de calcaire bleu, disposés en petit appareil
régulier, souvent recouverts d'enduits peints. La toiture est constituée
de tuiles plates (tegulae) et de tuiles rondes (imbrices), les premières
portant assez souvent une marque d'atelier, essentiellement la marque
«HAMSIT».
A l'est et à l'ouest des deux grandes pièces rectangulaires s'ouvrent
deux cours. Si la cour orientale était peut-être couverte, la cour
occidentale ne possédait pas de toiture. Cette cour occidentale
donnait, au sud, dans l'installation de bains privés, à l'ouest, dans trois
petites pièces peut-être plus tardives, dont la base, partiellement
construite à l'aide de moellons de tuf beige, est assez bien conservée,
et au nord, dans les pièces très arasées qui s'étendent tout le long de
la façade. La cour orientale possède à peu près la même disposition,
et donne au nord, à l'est et au sud dans de petites pièces dont
plusieurs montrent un système de chauffage par hypocauste,
apparemment plus tardif. Si la fonction précise de la plupart des pièces
reste inconnue, on peut supposer que les pièces chauffées situées à
l'est de la villa servaient, entre autres, de salles de séjour. De même,
l'organisation de l'installation de bains est assez claire.
Le bain normal et complet se composait, dans l'Empire romain, de trois
actes, à savoir l'étuve, le bain d'eau chaude et le bain d'eau froide,
auxquels il faut ajouter les massages à l'huile qui précédaient ou
suivaient les autres opérations.
L'architecture des bains correspond à ces opérations : le caldarium
pour l'étuve et le bain chaud, le frigidarium pour le bain froid et le
tepidarium dans lequel on entretenait une chaleur tempérée.
La température des bains était obtenue par le système du chauffage
par hypocauste, alimenté par un praefurnium et une chambre de
chauffe. Ces derniers desservaient probablement aussi une chaudière
qui permettait de produire la vapeur chaude. L'air chaud circulait entre
les pilettes sous le sol de chaque pièce, ainsi que dans des
canalisations murales, les tubuli, dont de nombreux fragments ont été
retrouvés à Treignes.
A Treignes, seule la partie basse du système de chauffage du
caldarium est conservée, soit la chambre de chauffe, le praefurnium et
quelques-unes des pilettes qui soutenaient la suspensura, c'est-à-dire
le sol de la pièce. Les pilettes reposent sur un béton dans lequel est
inclus un système de drainage constitué d'imbrices soigneusement
imbriquées bout-à-bout. La fouille du système de drainage a permis de
reconnaître deux phases dans la construction du caldarium. Celui-ci a
été agrandi, probablement dans le courant du IIIème siècle. Le
drainage de la première phase est exclusivement composé d'imbrices
posées avec la concavité vers le sol, se dirigeant vers l'angle sud-
ouest de la pièce. Là, il passe sous le mur, sa voûte étant alors
composée de 4 grands claveaux en calcaire, et se prolonge sous le
tepidarium, dont il longe le mur nord. Dans la deuxième phase, le
caldarium semble avoir été agrandi vers l'est, avec l'adjonction d'une
abside au sud-est. Là, la pente du système de drainage est inversé :
composé d'imbrices superposées, accolées concavité contre
concavité, il communique avec un égout en terre cuite fait de
boisseaux parallélipipédiques qui passent sous le massif de
maçonnerie situé au sud-est de la pièce, et qui se dirige ensuite vers le
Viroin. C'est également dans cet égout que se jette le canal de vidange
en imbrices desservant la baignoire qui devait se trouver dans l'abside.
Le drainage de cette partie du caldarium recouvrait en partie une fosse
contenant du matériel brûlé, encore à l'étude.
Le tepidarium, dans lequel on entretenait une chaleur tempérée,
servait de pièce de transition entre le caldarium et le frigidarium. Les
baigneurs y demeuraient quelque temps avant de passer dans le
caldarium, afin d'amener graduellement le corps, par une transpiration
légère, à supporter la température élevée de cette dernière pièce. Puis,
ils y séjournaient une seconde fois, en sortant du caldarium, avant de
passer dans le frigidarium de manière à adoucir la transition. Le
tepidarium servait aussi quelquefois pour se déshabiller ou pour faire
les massages, quand un local distinct, l'apodyterium, n'était pas
présent. Cette fonction a pu être remplie, dansla phase suivante, par
une des pièces qui se trouvent à l'ouest de la cour ouverte.
La chambre de chauffe et le praefurnium du tepidarium de Treignes
sont assez bien conservés. Les pilettes, encore assez
nombreuses,reposent sur un béton dans lequel est inclus un système
de drainage qui prolonge celui du caldarium. Ce drainage communique
avec un égout de vidange qui se jette dans un grand collecteur, situé à
l'ouest du bâtiment. Au moment de la découverte, les murs étaient
recouverts d'un enduit de béton rose qui a maintenant totalement
disparu.
Le frigidarium, ou bain froid, est muni d'une piscine d'eau froide dans
laquelle on descendait par deux marches recouvertes de tuiles,
disposées dans un des angles. Son sol est recouvert de plaques de
calcaire marmoréen, et ses parois d'une épaisse couche de béton rose
appliquée sur des dalles de terre cuite fixées dans le mur à l'aide de
grands clous en fer, en forme de T. L'évacuation de l'eau se fait par un
tuyau de plomb qui traverse le mur ouest et communique avec un petit
égout, recouvert de grandes dalles rectangulaires, qui se jette dans le
grand collecteur. Au moment de la fouille, les murs de la piscine étaient
conservés sur cinq assises et plus. En 1994, au début de nos travaux,
il ne restait plus guère qu'une assise en place. Le béton et les dalles
de terre cuite recouvrant les murs avaient disparu, et le revêtement de
sol était très fragmenté. Heureusement, la canalisation en plomb était
toujours présente.
En 1997, la fouille de l'empierrement du frigidarium (P1) a permis de
découvrir, à une cinquantaine de cm de profondeur, un dallage
quadrangulaire composé de tegulae, parfois marquées «LCS» : il s'agit
sans doute du fond de la première piscine des bains. La piscine visible
actuellement appartient alors peut-être à la phase 5.


Phase 5 : adjonction d'une cave au nord-ouest de la villa

Dans le deuxième quart du IIIème siècle, soit peu après 225 de notre
ère, une cave de plan plus ou moins carré est installée à l'extrémité
ouest de la façade nord (c'est peut-être à la même époque que les
trois autres pièces en saillie (P14-15, P21 et le tepidarium) sont
construites et que les bains sont agrandis). L'entrée voûtée de cette
cave, qui devait posséder un escalier d'accès en bois, est implantée
dans la pièce située directement au nord de la cour ouverte, sacrifiée à
cette occasion, et dont le seuil a été réduit. Elle est très soigneusement
construite, avec une alternance de moellons de calcaire bleu et de tuf
beige. Il existe deux niches à voûte en plein cintre et chaînage de tuile,
sur les murs est et ouest de cette cave. Une petite niche est également
aménagée dans le mur ouest de l'accès.
La construction de cette cave a dû représenter un travail considérable :
il a en effet fallu la creuser, ainsi que son égout de drainage, à plus de
2 m de profondeur dans le schiste. Sa fonction n'est pas très claire. Il
peut s'agir d'un endroit de stockage, au frais, de certains produits
périssables (certaines caves gallo-romaines du même type ont livré de
grands vases à provision), mais aussi de la «chapelle» privée de la
villa (on retrouve fréquemment dans les caves des objets liés au culte
domestique) : il pourrait alors s'agir du prototype des cryptes
médiévales.
La cave de la villa de Treignes a été creusée dans le schiste. Cette
roche, imperméable, ne permet pas l'évacuation des eaux. Pour éviter
que cette pièce ne soit continuellement inondée, les Gallo-romains ont
disposé, sous le béton de sol de la cave, un système de drainage
constitué de tuiles rondes imbriquées, parfois protégées par des tuiles
plates. Certaines de ces dernières portent la marque d'atelier
«TRAVCPSB».
Les eaux d'infiltration et de ruissellement sont rassemblées par deux
niveaux de ces «tuyaux» vers un petit canal de drainage taillé dans la
roche. Celui-ci communique, en dessous du mur ouest de la cave,
avec l'égout de vidange. Les bords de cet égout sont constitués de
blocs de calcaire taillés, posés à sec et liaisonnés à l'argile. Ce canal
était recouvert par de grandes dalles généralement rectangulaires, en
calcaire, elles-même recouvertes d'un remblai en terre. A un peu plus
de quatre mètres au nord-ouest de la cave, cet égout se jette dans le
grand collecteur nord-sud. Le point de jonction est surmonté d'une
cheminée, construite en gros blocs de calcaire posés à sec, ouverte
vers le dessus, qui constitue une véritable chambre de visite.
Cette cave est abandonnée en 260-261, après un incendie qui ravage
notamment une des deux salles centrales. C'est également la date de
la dernière chauffe du tepidarium.


        Phase 6 : Réaménagements du Bas-Empire

A la fin du IIIème ou au début du IVème siècle, le praefurnium du
caldarium est remplacé par une abside rudimentaire, constituée de
gros blocs posés à sec. C'est à peu près à la même époque que
semblent se situer certaines transformations du système de chauffage
de la partie orientale et le réaménagement de certains sols.
L'occupation semble cesser vers 375, pour reprendre au XIIIème
siècle.


             La restauration et la mise en valeur

Les premiers travaux ont visé à redégager les parties fouillées entre
1980 et 1987, en partie remblayées ou éboulées, après l'abandon du
chantier de 1987 à 1994, et à dresser un état des lieux des vestiges,
avant d'entamer la restauration. Cet état des lieux a été confronté avec
la documentation réunie par Amphora, et avec la documentation
photographique réalisée pendant les fouilles.
Le très mauvais état des maçonneries, exhumées et laissées à
l'abandon depuis près de 10 ans ou plus, a nécessité un démontage
quasi total des assises conservées, dont le nombre variait à la
découverte de 1 à 12. Celles-ci, suite aux infiltrations et à l'action du
gel, étaient effondrées ou en cours d'effondrement, et affectées de
nombreux bouclements. Le démontage, après relevé de tous les blocs
en place, a été suivi du remontage à l'identique, et complété par les
archives photos existantes pour les parties déjà effondrées. Ce
système a de plus permis la découverte, dans les maçonneries, de
divers éléments permettant d'affiner la chronologie des diverses
phases d'occupation du site.
Presque partout, l'assise de régularisation de la fondation gallo-
romaine a été remplacée, à un niveau identique à celui d'origine, par
une couche de béton armé hydrofuge, d'une épaisseur minimale de 5
cm, qui coffre les fondations originales, laissées en place, afin
d'assurer une parfaite stabilité aux murs remontés et d'éviter toute
remontée de l'humidité du sol.
Les assises ont été reconstruites sur cette nouvelle semelle, jusqu'au
niveau original de l'assise supérieure conservée. La mise en place de
ces assises s'est faite à l'aide d'un mortier constitué essentiellement de
ciment et de sable du Rhin, de manière à assurer aux maçonneries
une solidité maximale. En effet le mortier de chaux résiste mal aux
intempéries, en l'absence de toit et de chauffage. A certains endroits,
de petits tuyaux de drainage, en plastique, invisibles, ont été disposés
en oblique de l'intérieur vers l'extérieur du mur, au niveau de la
première assise. Le blocage original de blocs de calcaire et de tuf
liaisonnés au mortier de chaux a été remplacé par un blocage
identique, mais liaisonné au béton hydrofuge : les murs ne seront en
effet protégés ni par un toit, ni par un couvre-mur traditionnel, et il s'agit
d'éviter toute infiltration.
Le sommet des murs est recouvert par une galette de mortier se
rapprochant de la couleur du mortier original gallo-romain. Cette
galette englobe les blocs de l'assise supérieure jusqu'à 2-3 cm de la
façade de chaque parement, de manière à éviter tout déchaussement,
dû notamment à la circulation des visiteurs sur le sommet des murs,
voire des chevaux et des VTT...
Le rejointoyage s'efforce de respecter l'aspect et la couleur des
jointoyages originaux. Ainsi, l'utilisation des matériaux et techniques
modernes, indispensables à la survie du site, restent assez discrets, et
ne nuisent pas à l'aspect de l'ensemble.
Une partie des systèmes de drainage et des vestiges d'hypocauste,
démontés pour permettre la poursuite de la fouille et la restauration
des maçonneries, seront remis en place pour témoigner des systèmes
techniques utilisés par les Gallo-romains.
L'ensemble des vestiges sera expliqué par une série de panneaux
didactiques, disposés sur le site, de manière à permettre des visites
libres individuelles, à côté des visites guidées proposées notamment
par le CEDARC/Musée du Malgré-Tout.
Le site est inclus dans une parcelle cadastrale clôturée le séparant,
dans sa moitié est, de pâtures exploitées par Mr G. Fifils, et dans sa
moitié ouest, de champs cultivés exploités par Mr R. Collart. Les
substructions ne sont séparées de cette clôture, à l'est, au sud et à
l'ouest, que par une bande de terre ne dépassant souvent pas 1,50 m
de large. Il est prévu de semer du gazon sur cette bande de terre, à la
fin des travaux, et d'éventuellement la protéger par une haie. Au nord,
les substructions sont contiguës, d'une part au chemin d'accès au site,
d'autre part à une zone de terre cultivée qui devra être fouillée de
manière à remettre totalement en état l'égouttage du site,
indispensable à son entretien. Il ne faut pas exclure, pour des raisons
de conservation, la clôture du site et la mise en place de passerelles
de visite.


                           Bibliographie

BOTT S. & CATTELAIN P. - 1997. Recherches récentes dans la villa
gallo-romaine des «Bruyères» à Treignes (Viroinval), dans Plumier J.
(dir.), 5ème Journée d'Archéologie namuroise. Namur, Fac. univ. N.-D.
de la Paix, p. 87-90.
CATTELAIN P. - 1980. Deux poinçons en os gallo-romains. Bull. du
Club Archéologique Amphora, 19, p. 36-39, 2 fig.
CLIST B. & DOYEN J.-M. - 1981. Treignes (Viroinval) (Namur) :
thermes romains, Archéologie, 2, p. 91-92.
DOYEN J.-M. - 1980. Fouilles de Treignes II. Document de Travail n°
1 : La structure A (Four). Bull. du Club Archéologique Amphora, 20, p.
14-20, 4 pl.
ID. - 1980. Treignes (Viroinval, prov. Namur) : ensemble rural du Haut-
Empire. Archéologie, 2, p. 94-96.
ID. - 1981. Treignes (Viroinval) : rapport préliminaire de la campagne
1980. Bull. du Club Archéologique Amphora, 23, p. 36-43, 2 pl.
ID. - 1982. Le site gallo-romain de Treignes. Campagne 1982. Bull. du
Club Archéologique Amphora, 30, p. 19-23, fig. 4.
ID. - 1984. La villa gallo-romaine de Treignes : campagnes 1980-1984.
Actes du 2ème congrès de l'association des cercles francophones
d'histoire et d'archéologie de Belgique, Nivelles 1984, p. 93-94.
ID. - 1986. La villa gallo-romaine de Treignes : campagnes 1984-1985.
La région du Viroin du temps des cavernes au temps des châteaux, 2.
Treignes, CEDARC, p. 29-34, 4 fig.
ID. - 1987. Villa romaine à Treignes. Archéologie en Wallonie
1980-1985. Découvertes des cercles archéologiques, Namur, F.A.W.,
p. 266-271, 6 fig.
DOYEN J.-M. et al. - 1981. Les thermes romains de Treignes
(Campagnes 1980 et 1981) : rapport préliminaire. Bull. du Club
Archéologique Amphora, 26, 44 p.
GEERAERTS R. - 1980. Prospections géophysiques et
archéomagnétiques à Treignes II. Bull. du Club Archéologique
Amphora, 20, p. 21-25, 3 pl.

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  • 1. La villa gallo-romaine des Bruyères à Treignes (Viroinval) Guide introductif Saskia BOTT et Pierre CATTELAIN Localisation du site La villa gallo-romaine des «Bruyères» est située en zone agricole, à environ 700 m au sud-ouest de l'église de Treignes, à une altitude de 145 m, sur un large méplat en légère déclivité vers le nord-est. Implantée sur un sous-sol schisteux, elle domine d'une vingtaine de mètres le cours du Viroin, qui passe au sud et à l'est du site. Introduction La villa des «Bruyères» a été découverte en 1979, suite à des prospections au sol effectuées par Michel Fourny et Jean-Pierre Genvier. Les fouilles menées par le cercle Amphora de Braine-l'Alleud, sous la direction de Jean-Marc Doyen, ont débuté l'année suivante et se sont poursuivies jusque 1987. Après l'arrêt des fouilles, le site a été délaissé et a petit-à-petit été recolonisé par la végétation. Bien que certaines pièces, creusées dans le schiste sous-jacent, aient été rebouchées à la fin des fouilles, les dégâts survenus aux vestiges étaient, fin 1993, considérables. Ces dégâts sont dus aux intempéries (humidité et alternance gel-dégel qui ont fait éclater les murs), à la végétation (de véritables arbres avaient pris racines entre les pierres) et à l'action humaine (circulation intempestive sur les murs, prélèvement de blocs pour usage privé, actes de vandalisme...). Dans le cadre du projet de «Treignes, village des musées», le CEDARC/Musée du Malgré-Tout a entrepris en 1994, avec le soutien de la Région Wallonne, Direction des Fouilles, la restauration et la mise en valeur de la villa gallo-romaine. Ces travaux de restauration, qui ont nécessité la reprise et l'achèvement des fouilles, sont encore en cours, grâce à la collaboration de madame Berger-Chantraine, propriétaire du terrain. Les données archéologiques Les prospections d'Amphora ont montré l'existence d'au moins 8 bâtiments, couvrant une zone légèrement supérieure à 6 ha. Les fouilles ont principalement porté sur un grand édifice qui constitue la pars urbana, c'est-à-dire l'habitation du propriétaire, d'une villa gallo- romaine, et sur un petit bâtiment muni d'une cave, situé à une centaine
  • 2. de mètres au nord de celui-ci. Elles ont livré plus de 35.000 objets. Les fouilles d'Amphora et du CEDARC ont permis de distinguer plusieurs phases d'aménagement dans la zone étudiée : Phase I : les fossés de drainage Vers le milieu du Ier siècle de notre ère, le substrat rocheux est dégagé de la couche d'humus qui le recouvre. Plusieurs fossés peu profonds (40 cm maximum) sont creusés dans le schiste, probablement à des fins de drainage. Ces fossés sont ensuite remblayés par une couche de terre grise, contenant de la céramique commune et en terre sigillée du sud de la Gaule, des fragments de tuf sciés, des moellons calcaires et des tuiles, indiquant la présence d'un bâtiment dont aucun autre vestige n'a jusqu'ici été retrouvé. Phases 2 et 3 : les bâtiments à fonction métallurgique La disparition de ce premier bâtiment est rapidement suivie par la construction d'un long bâtiment rectangulaire de 23,4 m de long sur 3,9 m de large, édifié en torchis sur un soubassement de moellons en calcaire bleu liés à l'argile, et possédant une toiture en tuiles. Le sol est constitué d'un enduit de chaux, parfaitement lissé. Un petit bas- fourneau (structure A) est associé à ce bâtiment, dont la fonction est probablement liée à la métallurgie du fer. Ce bâtiment semble avoir été rapidement détruit, peut-être suite à un incendie. Ce bâtiment, qui constitue la phase 2 de l'occupation gallo-romaine du site, est remplacé par un ensemble d'autres constructions dont l'extension n'est pas encore totalement connue, et qui constituent la phase 3 de l'occupation. Un de ces bâtiments montre un plan rectangulaire : il est long d'au moins 24 m (sa partie nord, située sous l'ancien tas de déblais, n'a pas encore été dégagée), pour une largeur de 16,35 m. Les nouveaux bâtiments sont eux aussi construits en torchis sur un soubassement de moellons en calcaire bleu. En fouille, ces bâtiments se matérialisent par des lignes de blocs bien équarris sur 5 faces, posés à sec sur le sol et liaisonnés à l'argile. Une deuxième assise est constituée de blocs plus volumineux, d'aspect plus fruste. Le côté intérieur des blocs, non équarri, montre de nombreuses traces d'enduit blanc, rehaussé de lignes de couleur, notamment du rouge et du noir. De nombreux restes d'enduits peints et de torchis ont également été retrouvés dans la couche d'occupation/destruction. Les épaisses nappes de scories et la présence de nombreuses zones de combustion occupant les surfaces intérieures suggèrent que ces bâtiments étaient comme les précédents, utilisés pour des activités métallurgiques. Leurs toitures étaient constituées de tuiles portant très souvent la marque d'atelier «LCS». Ces bâtiments ont été détruits par un violent incendie,
  • 3. comme en témoignent les lignes de tuiles brûlées retrouvées le long des murs extérieurs et le torchis brûlé. Parmi ces tuiles, au sud de la villa, les fouilles de l'automne 1996 ont permis de retrouver, en place, un aureus de Claude (petite pièce de monnaie en or), frappé entre 50 et 54 après J.-C. En raison de son très bon état de surface, cette monnaie ne semble pas avoir beaucoup circulé. Selon l'étude préliminaire de Johan Van Heesch, ce type de monnaie devient très rare à partir du règne de Domitien (81-96 ap. J.-C.). Cette découverte pourrait donc faire remonter la troisième phase d'occupation gallo- romaine du site au troisième quart du Ier siècle. Cette interprétation a été confirmée par la découverte, en 1997, de trois fibules fabriquées sous les règnes de Claude et de Néron, et dont l'utilisation semble cesser au plus tard vers 80 de notre ère. Phase 4 : édification de la pars urbana d'une villa gallo- romaine Le IIème siècle de notre ère voit l'édification d'un bâtiment d'habitation de taille moyenne, de type plus ou moins basilical, articulé autour de deux longues pièces rectangulaires (P27-P28). Les murs sont construits en moellons de calcaire bleu, disposés en petit appareil régulier, souvent recouverts d'enduits peints. La toiture est constituée de tuiles plates (tegulae) et de tuiles rondes (imbrices), les premières portant assez souvent une marque d'atelier, essentiellement la marque «HAMSIT». A l'est et à l'ouest des deux grandes pièces rectangulaires s'ouvrent deux cours. Si la cour orientale était peut-être couverte, la cour occidentale ne possédait pas de toiture. Cette cour occidentale donnait, au sud, dans l'installation de bains privés, à l'ouest, dans trois petites pièces peut-être plus tardives, dont la base, partiellement construite à l'aide de moellons de tuf beige, est assez bien conservée, et au nord, dans les pièces très arasées qui s'étendent tout le long de la façade. La cour orientale possède à peu près la même disposition, et donne au nord, à l'est et au sud dans de petites pièces dont plusieurs montrent un système de chauffage par hypocauste, apparemment plus tardif. Si la fonction précise de la plupart des pièces reste inconnue, on peut supposer que les pièces chauffées situées à l'est de la villa servaient, entre autres, de salles de séjour. De même, l'organisation de l'installation de bains est assez claire. Le bain normal et complet se composait, dans l'Empire romain, de trois actes, à savoir l'étuve, le bain d'eau chaude et le bain d'eau froide, auxquels il faut ajouter les massages à l'huile qui précédaient ou suivaient les autres opérations. L'architecture des bains correspond à ces opérations : le caldarium pour l'étuve et le bain chaud, le frigidarium pour le bain froid et le tepidarium dans lequel on entretenait une chaleur tempérée. La température des bains était obtenue par le système du chauffage
  • 4. par hypocauste, alimenté par un praefurnium et une chambre de chauffe. Ces derniers desservaient probablement aussi une chaudière qui permettait de produire la vapeur chaude. L'air chaud circulait entre les pilettes sous le sol de chaque pièce, ainsi que dans des canalisations murales, les tubuli, dont de nombreux fragments ont été retrouvés à Treignes. A Treignes, seule la partie basse du système de chauffage du caldarium est conservée, soit la chambre de chauffe, le praefurnium et quelques-unes des pilettes qui soutenaient la suspensura, c'est-à-dire le sol de la pièce. Les pilettes reposent sur un béton dans lequel est inclus un système de drainage constitué d'imbrices soigneusement imbriquées bout-à-bout. La fouille du système de drainage a permis de reconnaître deux phases dans la construction du caldarium. Celui-ci a été agrandi, probablement dans le courant du IIIème siècle. Le drainage de la première phase est exclusivement composé d'imbrices posées avec la concavité vers le sol, se dirigeant vers l'angle sud- ouest de la pièce. Là, il passe sous le mur, sa voûte étant alors composée de 4 grands claveaux en calcaire, et se prolonge sous le tepidarium, dont il longe le mur nord. Dans la deuxième phase, le caldarium semble avoir été agrandi vers l'est, avec l'adjonction d'une abside au sud-est. Là, la pente du système de drainage est inversé : composé d'imbrices superposées, accolées concavité contre concavité, il communique avec un égout en terre cuite fait de boisseaux parallélipipédiques qui passent sous le massif de maçonnerie situé au sud-est de la pièce, et qui se dirige ensuite vers le Viroin. C'est également dans cet égout que se jette le canal de vidange en imbrices desservant la baignoire qui devait se trouver dans l'abside. Le drainage de cette partie du caldarium recouvrait en partie une fosse contenant du matériel brûlé, encore à l'étude. Le tepidarium, dans lequel on entretenait une chaleur tempérée, servait de pièce de transition entre le caldarium et le frigidarium. Les baigneurs y demeuraient quelque temps avant de passer dans le caldarium, afin d'amener graduellement le corps, par une transpiration légère, à supporter la température élevée de cette dernière pièce. Puis, ils y séjournaient une seconde fois, en sortant du caldarium, avant de passer dans le frigidarium de manière à adoucir la transition. Le tepidarium servait aussi quelquefois pour se déshabiller ou pour faire les massages, quand un local distinct, l'apodyterium, n'était pas présent. Cette fonction a pu être remplie, dansla phase suivante, par une des pièces qui se trouvent à l'ouest de la cour ouverte. La chambre de chauffe et le praefurnium du tepidarium de Treignes sont assez bien conservés. Les pilettes, encore assez nombreuses,reposent sur un béton dans lequel est inclus un système de drainage qui prolonge celui du caldarium. Ce drainage communique avec un égout de vidange qui se jette dans un grand collecteur, situé à l'ouest du bâtiment. Au moment de la découverte, les murs étaient recouverts d'un enduit de béton rose qui a maintenant totalement disparu.
  • 5. Le frigidarium, ou bain froid, est muni d'une piscine d'eau froide dans laquelle on descendait par deux marches recouvertes de tuiles, disposées dans un des angles. Son sol est recouvert de plaques de calcaire marmoréen, et ses parois d'une épaisse couche de béton rose appliquée sur des dalles de terre cuite fixées dans le mur à l'aide de grands clous en fer, en forme de T. L'évacuation de l'eau se fait par un tuyau de plomb qui traverse le mur ouest et communique avec un petit égout, recouvert de grandes dalles rectangulaires, qui se jette dans le grand collecteur. Au moment de la fouille, les murs de la piscine étaient conservés sur cinq assises et plus. En 1994, au début de nos travaux, il ne restait plus guère qu'une assise en place. Le béton et les dalles de terre cuite recouvrant les murs avaient disparu, et le revêtement de sol était très fragmenté. Heureusement, la canalisation en plomb était toujours présente. En 1997, la fouille de l'empierrement du frigidarium (P1) a permis de découvrir, à une cinquantaine de cm de profondeur, un dallage quadrangulaire composé de tegulae, parfois marquées «LCS» : il s'agit sans doute du fond de la première piscine des bains. La piscine visible actuellement appartient alors peut-être à la phase 5. Phase 5 : adjonction d'une cave au nord-ouest de la villa Dans le deuxième quart du IIIème siècle, soit peu après 225 de notre ère, une cave de plan plus ou moins carré est installée à l'extrémité ouest de la façade nord (c'est peut-être à la même époque que les trois autres pièces en saillie (P14-15, P21 et le tepidarium) sont construites et que les bains sont agrandis). L'entrée voûtée de cette cave, qui devait posséder un escalier d'accès en bois, est implantée dans la pièce située directement au nord de la cour ouverte, sacrifiée à cette occasion, et dont le seuil a été réduit. Elle est très soigneusement construite, avec une alternance de moellons de calcaire bleu et de tuf beige. Il existe deux niches à voûte en plein cintre et chaînage de tuile, sur les murs est et ouest de cette cave. Une petite niche est également aménagée dans le mur ouest de l'accès. La construction de cette cave a dû représenter un travail considérable : il a en effet fallu la creuser, ainsi que son égout de drainage, à plus de 2 m de profondeur dans le schiste. Sa fonction n'est pas très claire. Il peut s'agir d'un endroit de stockage, au frais, de certains produits périssables (certaines caves gallo-romaines du même type ont livré de grands vases à provision), mais aussi de la «chapelle» privée de la villa (on retrouve fréquemment dans les caves des objets liés au culte domestique) : il pourrait alors s'agir du prototype des cryptes médiévales. La cave de la villa de Treignes a été creusée dans le schiste. Cette roche, imperméable, ne permet pas l'évacuation des eaux. Pour éviter que cette pièce ne soit continuellement inondée, les Gallo-romains ont disposé, sous le béton de sol de la cave, un système de drainage
  • 6. constitué de tuiles rondes imbriquées, parfois protégées par des tuiles plates. Certaines de ces dernières portent la marque d'atelier «TRAVCPSB». Les eaux d'infiltration et de ruissellement sont rassemblées par deux niveaux de ces «tuyaux» vers un petit canal de drainage taillé dans la roche. Celui-ci communique, en dessous du mur ouest de la cave, avec l'égout de vidange. Les bords de cet égout sont constitués de blocs de calcaire taillés, posés à sec et liaisonnés à l'argile. Ce canal était recouvert par de grandes dalles généralement rectangulaires, en calcaire, elles-même recouvertes d'un remblai en terre. A un peu plus de quatre mètres au nord-ouest de la cave, cet égout se jette dans le grand collecteur nord-sud. Le point de jonction est surmonté d'une cheminée, construite en gros blocs de calcaire posés à sec, ouverte vers le dessus, qui constitue une véritable chambre de visite. Cette cave est abandonnée en 260-261, après un incendie qui ravage notamment une des deux salles centrales. C'est également la date de la dernière chauffe du tepidarium. Phase 6 : Réaménagements du Bas-Empire A la fin du IIIème ou au début du IVème siècle, le praefurnium du caldarium est remplacé par une abside rudimentaire, constituée de gros blocs posés à sec. C'est à peu près à la même époque que semblent se situer certaines transformations du système de chauffage de la partie orientale et le réaménagement de certains sols. L'occupation semble cesser vers 375, pour reprendre au XIIIème siècle. La restauration et la mise en valeur Les premiers travaux ont visé à redégager les parties fouillées entre 1980 et 1987, en partie remblayées ou éboulées, après l'abandon du chantier de 1987 à 1994, et à dresser un état des lieux des vestiges, avant d'entamer la restauration. Cet état des lieux a été confronté avec la documentation réunie par Amphora, et avec la documentation photographique réalisée pendant les fouilles. Le très mauvais état des maçonneries, exhumées et laissées à l'abandon depuis près de 10 ans ou plus, a nécessité un démontage quasi total des assises conservées, dont le nombre variait à la découverte de 1 à 12. Celles-ci, suite aux infiltrations et à l'action du gel, étaient effondrées ou en cours d'effondrement, et affectées de nombreux bouclements. Le démontage, après relevé de tous les blocs en place, a été suivi du remontage à l'identique, et complété par les archives photos existantes pour les parties déjà effondrées. Ce système a de plus permis la découverte, dans les maçonneries, de divers éléments permettant d'affiner la chronologie des diverses
  • 7. phases d'occupation du site. Presque partout, l'assise de régularisation de la fondation gallo- romaine a été remplacée, à un niveau identique à celui d'origine, par une couche de béton armé hydrofuge, d'une épaisseur minimale de 5 cm, qui coffre les fondations originales, laissées en place, afin d'assurer une parfaite stabilité aux murs remontés et d'éviter toute remontée de l'humidité du sol. Les assises ont été reconstruites sur cette nouvelle semelle, jusqu'au niveau original de l'assise supérieure conservée. La mise en place de ces assises s'est faite à l'aide d'un mortier constitué essentiellement de ciment et de sable du Rhin, de manière à assurer aux maçonneries une solidité maximale. En effet le mortier de chaux résiste mal aux intempéries, en l'absence de toit et de chauffage. A certains endroits, de petits tuyaux de drainage, en plastique, invisibles, ont été disposés en oblique de l'intérieur vers l'extérieur du mur, au niveau de la première assise. Le blocage original de blocs de calcaire et de tuf liaisonnés au mortier de chaux a été remplacé par un blocage identique, mais liaisonné au béton hydrofuge : les murs ne seront en effet protégés ni par un toit, ni par un couvre-mur traditionnel, et il s'agit d'éviter toute infiltration. Le sommet des murs est recouvert par une galette de mortier se rapprochant de la couleur du mortier original gallo-romain. Cette galette englobe les blocs de l'assise supérieure jusqu'à 2-3 cm de la façade de chaque parement, de manière à éviter tout déchaussement, dû notamment à la circulation des visiteurs sur le sommet des murs, voire des chevaux et des VTT... Le rejointoyage s'efforce de respecter l'aspect et la couleur des jointoyages originaux. Ainsi, l'utilisation des matériaux et techniques modernes, indispensables à la survie du site, restent assez discrets, et ne nuisent pas à l'aspect de l'ensemble. Une partie des systèmes de drainage et des vestiges d'hypocauste, démontés pour permettre la poursuite de la fouille et la restauration des maçonneries, seront remis en place pour témoigner des systèmes techniques utilisés par les Gallo-romains. L'ensemble des vestiges sera expliqué par une série de panneaux didactiques, disposés sur le site, de manière à permettre des visites libres individuelles, à côté des visites guidées proposées notamment par le CEDARC/Musée du Malgré-Tout. Le site est inclus dans une parcelle cadastrale clôturée le séparant, dans sa moitié est, de pâtures exploitées par Mr G. Fifils, et dans sa moitié ouest, de champs cultivés exploités par Mr R. Collart. Les substructions ne sont séparées de cette clôture, à l'est, au sud et à l'ouest, que par une bande de terre ne dépassant souvent pas 1,50 m de large. Il est prévu de semer du gazon sur cette bande de terre, à la fin des travaux, et d'éventuellement la protéger par une haie. Au nord, les substructions sont contiguës, d'une part au chemin d'accès au site, d'autre part à une zone de terre cultivée qui devra être fouillée de manière à remettre totalement en état l'égouttage du site,
  • 8. indispensable à son entretien. Il ne faut pas exclure, pour des raisons de conservation, la clôture du site et la mise en place de passerelles de visite. Bibliographie BOTT S. & CATTELAIN P. - 1997. Recherches récentes dans la villa gallo-romaine des «Bruyères» à Treignes (Viroinval), dans Plumier J. (dir.), 5ème Journée d'Archéologie namuroise. Namur, Fac. univ. N.-D. de la Paix, p. 87-90. CATTELAIN P. - 1980. Deux poinçons en os gallo-romains. Bull. du Club Archéologique Amphora, 19, p. 36-39, 2 fig. CLIST B. & DOYEN J.-M. - 1981. Treignes (Viroinval) (Namur) : thermes romains, Archéologie, 2, p. 91-92. DOYEN J.-M. - 1980. Fouilles de Treignes II. Document de Travail n° 1 : La structure A (Four). Bull. du Club Archéologique Amphora, 20, p. 14-20, 4 pl. ID. - 1980. Treignes (Viroinval, prov. Namur) : ensemble rural du Haut- Empire. Archéologie, 2, p. 94-96. ID. - 1981. Treignes (Viroinval) : rapport préliminaire de la campagne 1980. Bull. du Club Archéologique Amphora, 23, p. 36-43, 2 pl. ID. - 1982. Le site gallo-romain de Treignes. Campagne 1982. Bull. du Club Archéologique Amphora, 30, p. 19-23, fig. 4. ID. - 1984. La villa gallo-romaine de Treignes : campagnes 1980-1984. Actes du 2ème congrès de l'association des cercles francophones d'histoire et d'archéologie de Belgique, Nivelles 1984, p. 93-94. ID. - 1986. La villa gallo-romaine de Treignes : campagnes 1984-1985. La région du Viroin du temps des cavernes au temps des châteaux, 2. Treignes, CEDARC, p. 29-34, 4 fig. ID. - 1987. Villa romaine à Treignes. Archéologie en Wallonie 1980-1985. Découvertes des cercles archéologiques, Namur, F.A.W., p. 266-271, 6 fig. DOYEN J.-M. et al. - 1981. Les thermes romains de Treignes (Campagnes 1980 et 1981) : rapport préliminaire. Bull. du Club Archéologique Amphora, 26, 44 p. GEERAERTS R. - 1980. Prospections géophysiques et archéomagnétiques à Treignes II. Bull. du Club Archéologique Amphora, 20, p. 21-25, 3 pl.