la maîtrise des risques professionnels dans une entreprise
1.
LA MAÎTRISE DESRISQUES
PROFESSIONNELS
ET BONNES PRATIQUES DE
PRÉVENTION
La prévention interne à l’entreprise
« L’homme et sa sécurité doivent constituer la première
préoccupation de toute aventure technologique » Albert
Einstein.
Prévention
Evaluation
Identification
Document Unique
2.
INTRODUCTION
1. LA DEMARCHEGLOBALE DE PREVENTION
2. LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME
D’ACTIONS DE PREVENTION
3. LE SUIVI DU PROGRAMME D’ACTIONS DE
PREVENTION
4. FORMATION A LA SECURITE
5. DEMARCHE DE PREVENTION
6. PROGRAMME D’ACTION
7. EQUIPEMENTS DE PROTECTION
INDIVIDUELLE
8. CONSIGNES DE PREMIERS SECOURS
3.
Introduction:
L’évaluation des risquesconstitue un moyen
essentiel de préserver la santé et la sécurité des
personnels dans le cadre d’une démarche globale
de prévention des risques professionnels au sein
des entreprises.
création d’un document relatif à l’évaluation des
risques pour la santé et la sécurité des travailleurs
constitue le socle réglementaire du premier élément
de la politique de prévention qui incombe à
l’employeur et de la définition de stratégies
d’action dans les entreprises.
4.
Le but estd’aider les établissements, et notamment
les chefs de service, à identifier les facteurs de risques
auxquels peuvent être exposés l’ensemble des
personnels (bruit, stress, rayonnement, substance
nocive, équipement et matériel dangereux,
incendie, ....).
C’est par la prise de conscience et la contribution de
chacun que peuvent être trouvées les solutions pour
éviter ou prévenir les risques.
La démarche globalede prévention :
Elle nécessite de mobiliser dans un groupe de
travail un ensemble de compétences :
le responsable lui-même ou son délégataire,
le (ou les) agents chargés de la mise en œuvre des
règles d’hygiène et de sécurité,
des membres du comité ou de la section d’hygiène
et de sécurité compétent,
des agents au titre de leur expérience concernant
l’exposition aux risques,
des experts internes à l’établissement (ingénieur
d’hygiène et de sécurité, médecin de prévention,
infirmier, ergonome,...)
le cas échéant, des experts externes à sl’entreprise.
7.
1- La définitionde la méthode et des moyens :Elle est établie par le
groupe de travail. Celui-ci déclinera les indicateurs nécessaires à l’évaluation :
recensement et analyse des accidents et des incidents du travail,
maladies professionnelles et à caractère professionnel,
incidents, dysfonctionnements techniques,
état des bâtiments, des installations, des équipements, des
matériels, …
rapports de visite de l’ingénieur d’hygiène et de sécurité et du
médecin de prévention,
fiches individuelles de risques professionnels,
fiche collective des risques professionnels
rapport annuel d’activité du médecin de prévention,
propositions issues du contrôle de l’inspecteur d’hygiène et de
sécurité,
rapports des organismes de contrôle,
réglementation, registres, consignes, notices, documents, fiches
de données de sécurité,
mesures de nuisances (bruit, polluants, rayonnements, …).
8.
2- L’évaluation ,Ellecomprend :
• l’identification globale et précise des dangers et des
facteurs de risque,
• l’analyse des modalités d’exposition des agents,
• la caractérisation, l’estimation et la hiérarchisation des
risques.
L’évaluation s’appuie sur l’étude des postes de travail et la
participation active des agents qui connaissent le mieux
les gestes, habitudes et dysfonctionnements liés à leur
activité.
Elle prend en compte les situations concrètes subies par
les agents et l’écart avec les instructions, les protocoles,
les consignes en vigueur.
9.
3- Le programmeannuel d’actions de prévention :
Il prend en compte les aspects techniques, organisationnels et
humains.
a-L’aspect organisationnel :
comité ou section d’hygiène et de sécurité,
organisation du travail (travail isolé, travail en horaires décalés, …)
gestion des entreprises extérieures (plans de prévention, …),
organisation des secours (chargés d’évacuation, secouristes, …)
présence d’un service de médecine de prévention dans
l’établissement,
présence d’un service hygiène et sécurité dans l’établissement,
consignes
10.
b-L’aspect technique :
•équipements de travail et de protection,
• produits, déchets, matériels, technologies,
• locaux, installations,
• environnements,
• vérifications et contrôles périodiques, …
C-L’aspect humain :
• qualification et statut des agents,
• formation,
• information,
• compétences,
• suivi médical, …
11.
4- La miseen œuvre du programme d’actions
de prévention
Elle s’intègre dans l’ensemble des activités du
service et doit être en cohérence avec le programme
annuel d’actions de l’établissement.
Elle suppose une information des agents et des
usagers pour une bonne appropriation de ce
programme.
12.
5- Le suividu programme d’actions de prévention
Il entraîne une adaptation nécessaire pour
prendre en compte :
• les résultats obtenus,
• les changements techniques et
organisationnels découlant de la mise en œuvre
du programme,
• l’évolution de l’activité de l’unité,
• l’apparition de nouveaux risques (nouveaux
équipements, technologies, installations,
produits, locaux, etc.…).
13.
6- Formation àla sécurité
- PREVENTION DES RISQUES
Formation à la sécurité de l’ensemble des agents
- SECURITE INCENDIE
Formation des agents de sécurité incendie
- ELECTRICITE
Habilitation en électricité
- GESTES ET POSTURES
• Manutention
• Travail sur écran de visualisation
- EQUIPEMENT DE PROTECTION
INDIVIDUELLE
14.
- MATIERES DANGEREUSES
•Risques Chimiques
• Risques Cancérogènes, Mutagènes, Toxiques pour la Reproduction
(CMR)
• Risques biologiques
• Formation « amiante »
- RADIOPROTECTION
• Personne compétente en radioprotection
• Radioprotection, travailleurs exposés
• Certificat d'aptitude à manipuler les appareils de radiologie
industrielle.
- MACHINES ET EQUIPEMENTS DE TRAVAIL
• Machines et équipements de travail
• Habilitation à la conduite d’engins de chantier, appareils de levage
et machines mobiles
15.
- SECOURISME
• Formationdes secouristes du travail (S.S.T.)
• Formation aux premiers secours (A.F.P.S.)
- CONDUITE DES CHAUFFERIES A VAPEUR ET EAU
SURCHAUFFEE
- CONDUITE DES INSTALLATIONS FRIGORIFIQUES A
L’AMMONIAC
- FORMATION « SOUDAGE »
- TRANSPORT DE MATIERES DANGEREUSES
- AUTRES FORMATIONS
16.
7-DEMARCHE DE PREVENTION:
1-évaluer les risques
-définir les postes de travail
-réaliser un inventaire des risques encourus
-estimer chaque risque
-établir des fiches de risque
2-élaborer un programme d’action
-opérer des choix
-mettre au point une stratégie
3-préparer la démarche de prévention
-élaborer une stratégie
-recenser les analyses
-préciser les modalités de mise en œuvre
-planifier la démarche
4-mettre en œuvre les actions, elle ne pourrait être fiable que
sous le management du responsable de la structure sécurité
industrielle de l’entreprise.
17.
5-évaluer la démarchede prévention
-assurer le suivi
-valider ou corriger
-dresser un bilan périodique
6-les cinq raisons pour agir
-protéger la santé et la sécurité des travailleurs
-répondre aux obligations de prévention
-favoriser le dialogue
-créer un emploi de qualité
7-les cinq clés pour réussir
-l’employeur garant de la sécurité
-une démarche globale
-une démarche dynamique
-participation des travailleurs
-prise en compte du travail réel
8- les cinq critères d’estimation
-fréquence d’exposition
-gravité des conséquences
-probabilité d’occurrence
-nombre de travailleurs concernés
-perception du risque par les travailleurs
18.
PROGRAMME D’ACTION
1- lesprincipes généreux, seront déterminées selon
l’estimation des risques, l’entreprise doit opérer des choix et
rechercher les solutions pour les programmes d’action ;
-suppression des risques
-mise en œuvre des mesures de protection collective
-mise en œuvre des mesures de protection individuelle
-tenir compte des facteurs organisationnel, technique,
humaine et financier
-fixer un calendrier précis, selon les priorités
19.
2-les bonnes pratiquesde la prévention
-intégrer la gestion des risques industriels dans toutes
les fonctions de l’entreprise
-harmoniser la politique de prévention des risques
industriels avec les autres fonctions de l’entreprise
-développer l’autonomie de l’entreprise en matière de
prévention des risques
-faire de l’identification et de l’évaluation des risques
un élément majeur de la politique de prévention
-intégrer la prévention des risques industriels dés la
conception des lieux, équipements, des postes de
travail
-analyser les accidents de travail et les maladies
professionnelles en remontant aux causes
-améliorer la politique de la maitrise des risques
industriels et faire évoluer les valeurs de base de
l’entreprise
pppp
20.
3-Les règles généralesde prévention
1) Eviter les risques
2) Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités
3) Combattre les risques à la source
4) Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui
concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix
des équipements de travail et des méthodes de travail et de
production, en vue notamment de limiter le travail monotone et
de réduire les effets de ceux-ci sur la santé
5) Tenir compte de l'état d'évolution de la technique
6) Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas
dangereux ou par ce qui est moins dangereux
7) Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble
cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions
de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs
ambiants
8) Prendre des mesures de protection collective en leur
donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle
9) Donner les instructions appropriées aux travailleurs
21.
La méthode :quoi ?qui ?où ?quand ?comment ?
Cette méthode peut couvrir toutes les situations de travail dans le but
d’identifier les risques
Exemple :
Deux travailleurs déchargent manuellement des sacs de ciment d’un camion
vers le local de stockage
-quoi ? Activité de transport de sacs
-qui ? Deux travailleurs
-où ? Vers le local de stockage
-quand ? Mardi de 13H à 15H
-comment ? Manuellement.
On remarque que les risques ,les plus évidents ,sont ceux liés à la
manutention manuelle (lésion de la colonne vertebrale, sciatique ,hernie
discal
Le danger ; la charge de +de 50Kg
L’analyse des risques portera sur les conditions d’exposition à ce danger et de
ces risques. Mais d’autres risques peuvent être identifiés :
-risque de chute en plain pied (entorse, fracture…..)
-risque chimique (poussières de ciment pouvant causer une maladie
professionnelle
DANGER
Définition:
le danger estla capacité ou la propriété
intrinsèque d’un équipement, d’une substance,
d’une méthode de travail de causer un dommage
pour la santé.
Nature du danger:
Facteurs chimiques : produits chimiques
Facteurs physiques : bruits, vibrations…
Facteurs biologiques : infectieux, parasitaires…
Facteurs liés aux conditions de travail : horaires, rythme,
organisation…
Facteurs liés aux équipements : outils, machines
24.
L’identification:
Procéder à uninventaire exhaustif piloté par une
grille de lecture
-Ambiances
-Charges mentales
-Chutes
-Électricité
-Équipement de travail
-Équipement sous -
pression
-Expérimentation
animale
-Incendie
-Laser
-Liquides cryogéniques et
gaz
-Manutention manuelle
-Manutention mécanique
-Mission
-Plongée
-Rayonnements ionisants
-Rayonnements non
ionisants
-Risques biologiques
-Risques chimiques
-Travail sur écran
-Autres risques
25.
Analyse des risquesprofessionnels:
Une méthode d’analyse inspirée du diagramme des
causes à effet* vous aidera à repérer les situations à
risque. Ce diagramme en “ arête de poisson ” représente
graphiquement l’ensemble des causes possibles de
dysfonctionnement.
homme
matériel
machine
méthode
milieu
L’identification:
Procéder à un inventaire
exhaustif par type de source: les
5 M (ou 7) Matériels, Matières
premières, Méthodes, Milieux,
Mains d’oeuvre,
NB: les sources de danger à
l’origine d’accident ou d’incident
survenu doivent se retrouver
dans l’inventaire.
26.
la formation dupersonnel
Formations aux travaux dangereux;
Habilitations électriques
Autorisations conduite d’engins, atmosphère
confinée, risques chimiques, travaux en hauteur,
gestes et postures, amiante…).
De plus en plus de formation réalisées en
interne.
27.
-les audits sécurité
Lesaudits comportementaux et les
visites hiérarchiques de sécurité ont pour
but d’identifier les actes d’insécurité et
les manquements en matière de port
d’EPI ou de respect des consignes de
travail.
28.
Risque/Besoin Mesures préventivesApplication et suivi
Protection des voies
respiratoires
-Système de protection
des voies respiratoires
conformes aux normes
-La protection des voies
respiratoires est
obligatoire pour tout
travailleur exposé à un
taux supérieur aux valeurs
limites
-Fournir des équipements
de protection individuelle
-initier le travailleur sur la
façon de porter les
équipements
-Remplacer les en cas
d’usure ou de défectuosité
Protection contre le bruit -Protecteurs auditifs
conformes à la norme
-port obligatoire à une
intensité ˃85 ds
-Fournir les EP contre le
bruit
-Remplacer tout les EPI
défectueux ou usé
-S’assurer et contrôler le
port par les travailleurs
Equipements de protection individuelle
29.
Protection du
corps
Tout travailleursur
un site industriel
doit porter une
tenue une tenue
de travail adéquate
-Fournir la tenu de
travail approprié
-Aviser les
travailleurs sur le
port obligatoire de
la tenue de travail
Protection de la
tète
-port du casque de
sécurité obligatoire
pour toute
personne présente
sur un site
industriel
-Fournir et
remplacer
l’équipement en
cas d’usure
30.
Protection des yeuxet le
visage
-Casques conformes aux
normes
-Port par tout les
travailleurs exposé aux :
a-particules en
mouvement
b-rayonnements
c-métal en fusion
d-éclaboussure
-contrôler le port par les
travailleurs et les visiteurs
-fournir les équipements
de protection
-replacer ceux qui sont
usés
Protection des pieds -Port obligatoire des
chaussures de sécurité sur
site industriel
-ils doivent être conformes
-s’assurer de la bonne
qualité
-remplacer en cas d’usure
-vérifier le port par les
travailleurs
31.
Protection des mains-port obligatoire pour
tout travailleur exerçant
un travail manuel
-équipements
conformes et de qualité
-fournir des gants de
différents types selon
l’activité ou le produit
utilisé
-vérifier la qualité et le
port
Protection contre les
chutes
-Tout travailleur
exerçant à une hauteur
de plus de 1.82 m doit
porter une ceinture de
sécurité ou un harnais
-fournir l’équipement
nécessaire
-initier le travailleur
quant au port
-Autres protections
-Vapeurs
Produits toxiques
-fumées, gaz
-Ambiances
poussiéreuses
- Masques appropriés
Visites médicales
périodiques
- Ventilation
-Arrosage régulier
des allées de
circulation
-fournir l’équipement et
contrôler la qualité et le
port par les travailleurs
32.
Consignes de premierssecours
a. Mesures à prendre en cas d’accident En présence d’un blessé :
- protéger le blessé, ne pas le déplacer, éloigner les autres
travailleurs
- faire prévenir un secouriste, les moyens de secours, l’infirmier, le
médecin,
- le secouriste du travail en arrivant va appliquer ce qu’il a appris
pour secourir
un blessé
b. Moyens d’alerte
- Le téléphone (les différents numéros de téléphone des
institutions sanitaires
doivent être à porté de vue)
- les alarmes situées sur les grues à tour.
33.
Moyens d’intervention surle chantier
- un médecin et un infirmier ( à partir d’une date à définir)
- une ambulance
- des boites de secours comprenant :
. Compresses ( petit modèle 10 x 10 cm)
. Compresses (grand modèle 30 x 30 cm)
(sous conditionnement individuel)
. Coton hydrophile (paquet de 25 g)
. Pansements individuels ( grand modèle)
. Pansements individuels ( petit modèle
. Pansements auto-adhésifs ( assortiment sous conditionnement individuel)
. Bandes de gaze ( 3 m x 0,05 m
. Bandes de gaze ( 3 m x 0,10 m)
. Sparadrap (déchirable)
. Doigtiers ( doigt )
. Doigtiers ( pouce)
. Flacon compte gouttes pour alcool à 70°
. Paire de ciseaux à bouts ronds ( 10 cm)
. Pinces à échardes
34.
. Liquide bainoculaire
. Cousin hémostatique
. Couverture isotherme
. Écharpes de toile (triangle rectangle ou isocèle de 1
m de côté
. Épingles de sûreté à boucle
. Sac plastique (25 cm x 15 cm)
. Ruban fluorescent ( 1,50 m)
- des brancards
- une nacelle de secours pour utilisation avec grue à tour
(voir description et notice d’utilisation ci-après ).
- Équipement médical de l’infirmerie de chantier.