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PROMOTION
« « CINQUANTENAIRE DE VERDUN »
Bulletin de liaison n° 36 –Mai 2015
SOMMAIRE
Editorial……………………………………………….2 – 4
L’appel pour Verdun 2016…………………………….5 – 7
Réunion du bureau à Paris…………………………......8 - 13
Séjour à Paris lors de l’assemblée générale 2014……..14 - 17
Nouvelles personnelles………………………………..18 - 51
Libres propos………………………………………….52 - 64
Dossier : L’Epaulette : nouvelle orientation………….65 - 72
Adresses de tous……………………………………....73 – 87
Décès de Jean VILLENAVE…………………………88
In Memoriam…………………………………………..89 - 90
Le mot du trésorier et bilans financiers………………. 91 - 93
Quelques photos…………………………………….....94 - 97
Rétro photos et pages rétro…………………………….98 - 104
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EDITORIAL
Promotion Cinquantenaire de Verdun Bouillac le 11 mars 2015
Le Président
AVOIR DES PRINCIPES ?...PRUDENCE !
Une fois n’est pas coutume ! Je ne referai pas, pour la déplorer ou
la critiquer, l’histoire récente de beau et doux pays, quelques
chroniqueurs plus habiles que moi s’en chargeant régulièrement.
Mon propos aujourd’hui est double :
Le premier est d’ordre philosophique ! Si, si, vous avez bien lu ! il
va s’attacher à montrer que, bien sûr, il faut avoir des principes,
que l’on ne saurait vivre sans… mais qu’il y a lieu d’être
prudents.
Le second est un appel à « refuser l’abstention » pour que nous
présentions nombreux à notre réunion du Cinquantenaire de la
Promotion à Metz et à Verdun où nous participerons aux
célébrations du Centenaire des combats de Verdun.
Ma première réflexion :
Un principe, par définition intangible, n’est pas mauvais en lui-
même. Il est impératif, sauf à être complètement dévoyé, d’en
avoir. Mais, et je touche ici au cœur de ma cible, que dire du
« principe de précaution » dont, depuis un certain François
Mitterand et l’avènement des écologistes, on nous abreuve ?
Le « principe de précaution » est, dans son application politique,
trop souvent ce qui forme et/ou déforme le fait pour qu’il soit
3
respectueux de lui-même. A ce titre, le « principe de précaution »
n’est pas un principe d’humanité, c’st à dire une loi écrite, ou non
écrite d’ailleurs, qui devrait protéger et faire grandir l’homme. Il
semble être d’abord une loi qui amenuise et infantilise l’homme et
dont le but, inavoué certes, est de mettre le responsable à l’abri de
la loi et des médias. Ainsi, le principe de précaution est une
précaution non pas pour les personnes à protéger mais bien pour
celui qui en a la charge !
Le principe de précaution respire donc la peur. Il transpire le
manque de courage, cherchant à éviter toute conséquence d’un
acte sur soi. Il court à l’abri le plus proche. Son but n’est pas de
gagner la tranchée adverse mais d’éviter les éclats d’obus. Ainsi
tous ceux qui ne veulent pas que leur responsabilité soit engagée
en face d’un échec, ceux-là vont appliquer le principe de
précaution !
Appliquant ce principe, on ne prend pas le risque de peser
réellement sur le danger encouru. on économise l’énergie du
calcul et, en ce sens, ce « principe de précaution » s’oppose à la
science. On ignore volontairement les statistiques et l’on ne fait
pas la distinction entre le risque imaginaire et le danger
mesurable.
On l’a compris, le principe de précaution est tout sauf la
prudence. Cette dernière consiste à mesurer les risques et à les
minimiser par une construction intellectuelle et matérielle issue de
la raison. Tout homme, et c’est encore plus vrai pour le militaire
qui expose ses hommes au danger, st appelé à faire acte de
prudence. Notre « sacro-sainte » Méthode de Raisonnement
Tactique permettant de mesurer les risques pour les minimiser, en
était une émanation efficace.
La prudence est bien, elle, une très belle vertu grâce à laquelle les
peuples vivent et grandissent non seulement contre les risques
mais aussi avec eux. Il est donc fondamental de ne pas confondre
prudence et principe de précaution car l’une ne peut servir de
caution à l’autre.
Alors ? Avoir « des principes » : oui, bien sûr, appliquer un
« principe de précaution »…méfiance !
4
La deuxième réflexion :
Profitant de la tribune offerte ici, je veux rappeler avec insistance
que 2016 verra notre Promotion commémorer, le dimanche 29
mai 2016, avec le Cinquantenaire de son existence, à Metz et à
Verdun, je le répète, le Centenaire des combats de Verdun. Le
général Irastorza, maître d’œuvre des festivités du Centenaire,
désigné en conseil des ministres, nous a réservé en tant que
Promotion du Cinquantenaire, une place officielle dans le
dispositif qui verra 42 nationalités participer aux
commémorations diverses.
Un premier appel, pour une participation de principe, vous a été
lancé en janvier 2015. Si vous n’avez pas encore répondu, pensez
à nos organisateurs : ils ont besoin d’avoir des chiffes (pour les
réservations des hôtel et restaurants, commande des bus…par
exemple). Ne tardez pas à nous faire savoir si vous envisagez de
venir tant à notre assemblée générale que sur le site des combats
de Verdun. Les places, tant en hôtellerie qu’en restauration, ou en
tribunes, seront de plus en, plus rares !
Etre à Verdun en 2016 me paraît un acte de « vérité » nous
permettant d’afficher notre respect des combattants victimes de la
barbarie humaine mais aussi de souligner notre appartenance à
une promotion d’officiers qui a choisi de « se souvenir ».
Alors… n’oubliez pas et rendez-vous dans moins de dix-huit mois
à Metz et à Verdun.
Très amicalement à tous. Blaise
Ndlr : Suite à cet édito dans lequel l’appel à la participation au
Centenaire des combats de Verdun est évoqué avec force par notre
Président, il nous a semblé important de joindre le premier appel lancé
par internet pour les uns et par voie postale pour les autres. Il est
reproduit in-extenso. De même sont présentés deux des symboles forts
de la ville : la Porte Chaussée et le monument aux Morts.
A.M
5
Promotion Cinquantenaire de Verdun
Le Président
« Tous à Verdun ! »
Nous y voilà ! Le dimanche 29 mai sera célébrée, à Verdun, la
commémoration officielle du centenaire des combats de Verdun.
Cinquante ans, jour pour jour, après le cinquantenaire de
Douaumont où nous étions.
Notre promotion ne peut, ni ne doit, s’y soustraire.
Le Comité Interministériel, piloté par le ministère des Anciens
Combattants devrait, grâce au Général Elrik Irastorza, pilote des
opérations, nous réserver une place dans un dispositif incluant plus
de 40 nationalités.
Il nous importe ainsi de pouvoir annoncer au général, dès le début du
mois prochain, combien nous serons pour ce qui constitue un
évènement majeur de la vie de notre promotion.
Nous nous acheminons donc vers :
- une réunion de promotion dans le Nord Est de la France
(vraisemblablement Metz) avec la tenue de notre Assemblée
Générale
- une présence significative, sur site, au Centenaire des
Combats
- et une partie historique et culturelle sur Metz et Verdun.
Jean-Pierre Drouard, Jean-Hugues de Ribier et Jean-Noël Vincent
devraient pouvoir bâtir un scénario cohérent autour de ce schéma
général.
Il est impératif qu’à la réception de ce message, vous répondiez à
Claude Gradit et à Jean-Pierre Drouard sur votre intention ou non
d’assister à tout ou partie de ce rassemblement de mai 2016.
Muni du renseignement, nous pourrons alors faire réserver les places
nécessaires à Verdun et dans les hôtels de Metz qui risquent d’être
très vite submergés de demandes.
Merci de la rapidité de vos réponses. Très amicalement à tous.
Blaise de Sérésin
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VERDUN
Monument aux Morts : Le rempart des hommes : « ON NE PASSE PAS »
Porte Chaussée : Le rempart de pierre, séculaire
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Pour vous inscrire prenez contact avec :
Jean-Pierre Drouard = jpdrou@club-internet.fr
104 rue de Touraine
57160 MOULINS LES METZ
Claude Gradit = c.gradit@wanadoo.fr
46 rue Roucayrol
34730 PRADES LE LEZ
Michel Margotin = michel.margotin@gmail.com
32 route de Bonneville
50530 CHAMPEAUX
Précisez : - si vous venez seul ou à deux
-si vous désirez rester le 3ème
jour
Le Morthomme : monument de la 69
ème
division
8
Ndlr : La réunion du bureau le 10 avril 2015 à Paris a fait l’objet
du compte rendu ci-dessous. Votre attention est attirée :
- sur la déclaration du Président en début de réunion et sur la
réflexion qui suivit conduisant à des propositions sur le devenir
de l’association.
- sur le parrainage en 2017 de la promotion EMIA à l’occasion
du 50ème
anniversaire de notre sortie de Coëtquidan
- sur l’assemblée générale qui se tiendra à l’issue.
REUNION DU BUREAU
Vendredi 10 avril 2015
Présents : Blaise de Sérésin – Claude Gradit – Michel Margotin –
André Monthoux
Invité : Jean-Pierre Drouard
Absent : Hubert Tassel = démissionnaire
Le bureau élargi s’est réuni à Hôtel Terminus Château à
Vincennes à 10 h 00.
Ordre du jour proposé :
1-Metz - Verdun 2016 :
Point de situation et déroulement à Metz
Matérialisation de la participation de la Promotion à la journée
de Verdun
Tenue, identification
Estimation du coût par personne
Relance auprès des P’tits Cos
2- Programme 2016-2017 :
Parrainage 2017 à Coët
Contact avec la Promo Daboval
Organisation ou non d’une A.G.
9
3-Fonctionnement du bureau :
Remplacement de Hubert Tassel
Devenir du site web.
Ouverture de séance ;
Le président Blaise de Sérésin ouvre la séance en
proposant une réflexion sur le devenir de la Promotion après
2016. Il ne désire pas poursuivre le mandat qui lui a été
renouvelé depuis 50 ans.
Il envisage deux solutions :
- un volontaire se propose pour reprendre la présidence de
l’Association et la pérennité est assurée pour quelques années.
- aucun volontaire : c’est la fin de l’Association des Anciens de la
Cinquantenaire de Verdun. Il faut donc mettre en place la
dissolution : Assemblée Générale extraordinaire, démarches
administratives, dévolution des avoirs financiers, devenir des
archives, documents livres, etc…
De la discussion il ressort que :
- lors de l’AG 2016 à Metz, le président annoncera sa démission.
Si aucun volontaire ne se présente pour lui succéder, il
prolongera sa présidence jusqu’à la réunion à Coët fin mars-
début avril 2017 à l’occasion du parrainage de la nouvelle
promotion de l’EMIA.
- une Assemblée générale extraordinaire se tiendra alors sur
place pour entériner la dissolution de l’Association des Anciens
de la Cinquantenaire de Verdun.
1- Metz – Verdun 2016 :
Le président confirme que le programme retenu commence par
l’assemblée générale à Metz le samedi 28 mai après-midi.
Jean-Pierre Drouard, organisateur du séjour « Metz-Verdun »,
énonce le projet de programme qu’il propose au bureau :
10
•Samedi 28 mai :
- à partir de 14h00 accueil à l’hôtel Best Western,
situé dans la périphérie de Metz.
- AG pour les membres
-visite touristique pour les conjointes.
Déplacement possible par le « tram » vers le centre ville.
- soirée : dîner de gala suivi d’un exposé sur
Verdun 1916 par Jean-Noël Vincent.
•Dimanche 29mai :
- déplacement à Verdun dans deux autocars
- participation aux cérémonies
- déjeuner au restaurant « Le Clair de Lune » à Verdun
- retour à Metz et soirée libre
Remarques formulées :
Le programme de cette journée est hypothétique du fait :
- que la présence de plusieurs chefs d’état entrainera une
restriction de la liberté de déplacement : positionnement des
autocars par rapport au site officiel, accès ou non au restaurant :
routes et rues barrées ?
- que le ou les lieux et l’heure ou les heures de la ou des
cérémonies ne sont pas connus actuellement.
•Lundi 30 mai :
-matinée : visite commentée de la ville de Metz
-déjeuner puis Finex
Jean-Pierre donne l’estimation du coût du séjour pour un
couple :
Nuits d’hôtel : 2 x 90 = 180
Dîner de gala : 2 x 70 = 140
Visite épouse : 1 x 8 = 8
Déjeuner Verdun : 2 x 25 = 50
Visite ville lundi : 2 x 8 = 16
Déjeuner Mess : 2 x 25 =__50____
Total = 444 €
11
Il est proposé par le trésorier de ramener cette somme à 400 €,
la différence de 44 € pouvant être couverte par la caisse Promo.
Le trésorier fait le point avec Jean-Pierre Drouard, des
préinscriptions reçues à ce jour :
Membres = 40
Veuves = 2
Conjointes = 28
Le secrétaire évoque alors la relance à faire pour obtenir de
nouvelles inscriptions. Il propose :
- un appel dans le bulletin 36 qui paraîtra début mai
- un nouvel appel dans la circulaire de janvier 2016 (par
internet pour les uns, par la poste pour les autres)
- un appel « particulier » à certains membres qui
participent au moins partiellement aux activités de la
Promo, soit par téléphone, soit par mail, soit par courrier.
Le bureau entérine ces propositions.
2- Parrainage à Coët en 2017 :
Le secrétaire confirme, suite aux renseignements obtenus auprès
de la direction des Ecoles, que notre Promo parrainera la jeune
promotion EMIA, soit le dernier samedi de mars, soit le 1er
samedi d’avril 2017.
L’officier de marque du parrainage des 25-50 ans des Ecoles de
Coët lui indique également que :
• la Belvédère a eu son parrainage en 2015,
• celui de la Zirnheld aura lieu en 2016 (conjointement
avec la Serment de 14 selon un membre de cette promo)
• et celui de notre Promo en 2017, conjointement avec la
Corse et Provence.
12
Il est précisé que le secrétaire prendra contact avec la Daboval
(25 ans) et la Corse et Provence (50 ans ) afin de connaître leur
position sur le parrainage 2017.
Michel Margotin qui a un contact avec la Belvédère se
renseignera afin de connaître le déroulement de cette cérémonie
et les attentes
Il est envisagé de remettre à chaque officier élève un exemplaire
de « Au fil des révolutions », ainsi qu’un insigne de notre
promotion.
Blaise est chargé de prendre contact, le moment venu, avec Joël
Bébin et de se rendre à Coët afin de connaître le déroulement de
cette réunion.
La réunion de Coëtquidan prendra la forme d’une assemblée
générale, avec visites annexes, qui exceptionnellement aura
lieu, un an après celle de Metz.
Pour tenir compte des problèmes de santé de certains d’entre
nous, tous les déplacements se feront par car, à partir de l’hôtel.
Ils seront financés par la promotion.
3- Site Promo :
Du fait de la démission du webmaster, Hubert Tassel, la question
du devenir du site se pose.
Après discussion il paraît opportun de le maintenir jusqu’en
2017, date de la continuation ou de la dissolution de
l’Association. Le coût annuel de l’abonnement, 24 euros, n’est
pas un obstacle. Dans l’immédiat il faut trouver un volontaire
jusqu’en 2017. S’il n’y a pas de volontaire le site sera fermé.
4- Questions diverses :
Au cours des discussions, différents points ont été traités en
dehors de leur contexte. Ils sont regroupés dans ce paragraphe :
13
a -En cas de dissolution de l’Association que deviennent
les biens matériels lui appartenant ?
• Une proposition est de transférer, à la promotion des 50
ans de 2017, le site, les archives, le stock de livres et d’insignes
restant.
• L’avoir financier peut lui être remis aussi ou bien il peut
être redistribué aux membres de la Promo, mais sur quels
critères ?
• Dans le cas d’une poursuite de la vie de l’association, les
avoirs peuvent être utilisés pour diminuer les coûts en finançant
systématiquement les déplacements par car.
b -Un don de livres et d’insignes pourrait être fait, d’autre
part, au musée de Coët.
c -Durant le séjour Metz – Verdun, le président demande
si une messe peut être célébrée. Jean-Pierre pense qu’il faut
attendre la programmation détaillée qui permette de dégager
un créneau pour une célébration religieuse. Le président
souligne qu’il pourra trouver et le lieu et le prêtre pour cet office.
d -Si certains veulent prolonger leur séjour le lundi 30
mai après-midi, Jean-Pierre propose de visiter le musée de
Gravelotte. Une proposition de réservation de chambre sera
faite pour ceux qui souhaiteraient rester la nuit du lundi 30 au
mardi 1er
juin 2016.
Le coût serait alors supporté par le réservataire.
A 12 h 00 la réunion est levée.
14
2014 : LA CDV A PARIS
« Pardon ! Vous connaissez la résidence Voltaire de
l’IGESA ? C’est près de la place d’Italie ou de la porte d’Italie ? »
Premières interrogations pour certains en ce début d’après
midi ensoleillé du mercredi 17 septembre 2014 pour rejoindre le
lieu de rendez-vous.
Il s’agit de la réunion de l’Assemblée Générale de la
Cinquantenaire de Verdun et il ne faut pas rater l’accueil.
Justement l’accueil est assuré par la fine équipe que forment trois
« G.O. » et leurs épouses: Gérard et Andrée Muller, Alain et
Martine Guilley, Michel et Geneviève Margotin.
Salutations, embrassades, tapes amicales, sont les signes
apparents d’heureuses retrouvailles.
-« Où sont les chambres ? Où est la salle de réunion ? »
-« Attendez ! Voici votre dossier d’accueil, votre badge à mettre
sur la poitrine, pas dans la poche ! »
-« N’oublies pas de voir le trésorier…! »
Ainsi durant une bonne heure le hall d’accueil de la résidence
Voltaire se transforme en une ruche bourdonnante, gaie, voire
enthousiaste.
15 h 30 : les P’tits Cos « entrent en A.G. », tandis que les
épouses et compagnes partent pour une visite guidée de la Sainte
Chapelle.
Laissons de côté les délibérations de l’A.G., vous en avez
eu le compte rendu dans la circulaire de janvier 2015, et
retrouvons, vers 19 h 30, notre groupe qui s’apprête à aller dîner
au restaurant Novotel de la porte d’Orléans. Pour cela le
déplacement en tram est nécessaire, ce qui pose des interrogations
à certains : « Comment valide-t-on les tickets ? A quelle station
descend-on ? »..
En traversant la place du 25 août 1944 près de la porte
d’Orléans, le groupe s’arrête devant la statue du Général Leclerc,
libérateur de Paris : les photos s’imposent, et tandis que certains
et certaines prennent la pose, d’autres font la pause… (je sais,
c’est facile, mais ça fait son petit effet).
15
Un cocktail chic nous attend dans le sous-sol aménagé
« classe » du Novotel. Les échanges vont bon train, champagne
aidant, et ils se poursuivront tout au long du dîner.
Jeudi 18 septembre : dès 08 h 00 départ et déplacement en
tram et en métro pour aller assister à la messe, traditionnelle pour
chaque A.G., dans la chapelle de l’évêché aux armées, rue Notre
Dame des Champs. C’est Monseigneur Luc Ravel, évêque aux
armées, qui nous fait l’honneur et le plaisir de célébrer
l’eucharistie. Nous ne manquons pas d’entonner « La Prière », le
chant de l’EMIA, au cours de la célébration.
Le beau temps aidant, c’est en traversant le jardin du
Luxembourg que nous rejoignons le Sénat pour une visite guidée
avant le déjeuner. Pas de commentaires, ils sont superflus, devant
la richesse artistique et historique des lieux. Poussés par la faim,
nos pas nous conduisent, non loin de là, au renommé restaurant
« Le Procope », le plus ancien café-restaurant de Paris. Cadre
prestigieux, salles chargées d’Histoire et d’histoires, tout est
propice pour un déjeuner agréable et respectueux devant les noms
illustres qui ont fréquenté cette maison depuis trois siècles : La
Fontaine, Voltaire, Diderot, Balzac, Hugo, Benjamin Franklin,
Verlaine et bien d’autres.
Changement radical durant l’après-midi : les bateaux
Mouche nous accueillent pour deux heures de détente sur la
Seine, au cœur du Paris historique et, que ce soit la première fois
ou la énième fois, la magie opère toujours à la vue de monuments,
de sites liés à l’Histoire de la France. On se plaît à évoquer
Guillaume Apollinaire et se laisser bercer par ce poème que nous
avions appris, alors adolescents, au lycée :
« Sous le pont Mirabeau coule la Seine… ».
Mais revenons sur terre, car un nouveau changement de
situation est programmé: finie la douce nonchalance romantique,
place à l’attitude martiale : à 18 h 15 nous nous retrouvons en
haut des Champs Elysées pour aller déposer une gerbe sur la
tombe du soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. Nous sommes
associés aux pompiers de Paris et aux amicales de sapeurs-
pompiers. Ils remontent la dernière partie des Champs Elysées
16
derrière la musique et un détachement en armes des Sapeurs
Pompiers. Nous nous joignons au cortège qui traverse le rond-
point de l’Etoile pour prendre place sous l’Arc de Triomphe.
Moment solennel et émouvant que se recueillir devant cette
tombe, ô combien symbolique, et de voir notre président, Blaise
de Sérésin, déposer notre gerbe. Sonneries réglementaires,
commandements à la troupe sous les armes : bref, un moment
intense. Après une journée aussi chargée, « quartier libre » est
donné à chacun pour terminer la soirée comme bon lui semble.
Une nuit reposante ayant fait son œuvre, notre petite
troupe, dès 10 h 00, se retrouve aux Invalides pour effectuer une
visite commentée sur le thème des deux guerres mondiales, après
être passée sous le dôme pour admirer le tombeau de Napoléon.
Cette matinée, qui nous plonge dans l’histoire militaire
contemporaine de notre pays, est passionnante : à refaire sans
hésitation.
Retour à la porte d’Italie pour un dernier déjeuner
convivial au Campanile. Moment de retour au calme : le séjour se
termine, on en dresse le bilan, on échange des adresses, on forme
des souhaits, puis, les bagages regroupés, c’est… FINEX !
Non ! Pas tout de suite !
Des remerciements mérités et sincères sont à adresser à nos
organisateurs : Gérard et Andrée Muller, Alain et Martine
Guilley, Michel et Geneviève Margotin.
N’oublions pas tout le travail préparatoire qu’il a fallu fournir
pour que notre A.G. et le séjour à Paris se déroulent parfaitement.
Si tout nous a paru simple, sans fausse note, c’est que tout était
parfaitement réglé. Oui, un grand merci aux organisateurs.
RENDEZ VOUS DANS DEUX ANS POUR NOTRE
CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE : 1966-2016
André
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Photo de Michel Margotin
Tout un symbole : l’Ecole Militaire et la tour Eiffel « fusionnées »
Dernière photo du séjour : fin de la visite aux Invalides
18
NOUVELLES PERSONNELLES
AILLET Jules-Marie
Bonjour à tous !
Courriel du 20 février 2015
Je ne sais si c’est la paresse intellectuelle due à l’âge ou la paresse
structurelle du bonhomme, mais je ne trouve rien à dire. Raison
de plus, comme l’a écrit l’Amiral SANGUINETTI, pour ne pas
fermer ma gueule. Alors, allons-y !
La chose militaire, globalement, m’ennuie. Je ne lis plus
depuis longtemps les papiers que nous envoie régulièrement
Claude ; je me contrefous des journalistes stratèges qui
commentent les évènements guerriers de la planète avec la
suffisance de ceux qui n’ont jamais tenu un fusil ; je suis désabusé
quand je lis (rarement et en travers) les articles du club des
Généraux de l’ASAF qui s’écoutent penser, qui pensent bien mais
ne font rien. Je suis en rage quand j’entends nos dirigeants
réinventer la D.O.T au profit de quelques synagogues ou écoles
confessionnelles, alors que…STOP, ça va !
Faut pas que je m’emballe, je vais décheniller !
Je me réjouis d’aller à VERDUN. Je considère cette visite
comme un retour aux sources, un vrai « devoir de mémoire » qui
va nous replonger dans la réalité de nos choix d’hommes. En
vieillissant, on s’abandonne sans honte à des réflexions sur sa
propre vie, sur sa propre mort et on n’est pas toujours très serein !
Pratiquement, en ce qui me concerne, je ne souhaite pas que la
Réunion de Promo se fasse à VERDUN. La Réunion, c’est une
FËTE : on est heureux de se retrouver, on rigole comme des
potaches ; VERDUN, c’est un pèlerinage, un truc sérieux, pour
les hommes, dans l’émotion et le recueillement ! Ne mélangeons
pas les genres.
Bon voilà ! J’en ai dit beaucoup, beaucoup trop, peut-
être ? Tant pis pour vous, ça partait du cœur…..Alors, à bientôt !
Jules
19
BARBOT Denis
Mon cher André,
Courriel du 20 février 2015
Tout d’abord merci de ta " piqûre de rappel " car si mon disque
dur est toujours au top il n'en est pas de même de ma mémoire
vive qui l'est de moins en moins. C'est vrai aussi que ma dernière
participation au bulletin de promo ne date pas d'hier, aussi je
pense que j'aurai mauvaise conscience si je n'apportais pas ma
modeste contribution.
En premier lieu, et bien que les ans ne fassent rien à l'affaire,
comme le chantait Georges Brassens, la santé se maintient pour
Lily et moi malgré son lot de petits désagréments qui nous
rappellent de plus en plus que notre corps a vieilli plus vite que
notre tête, ce qui est fort heureux mais parfois assez douloureux.
Mais tout va bien !
Pas de soucis côté famille, les enfants et petits enfants suivent leur
cursus normal sans soucis majeurs. Ils sont un peu loin à notre
goût mais nous avons le plaisr énorme d'avoir nos deux petits
garçons parisiens quasiment pour toutes les vacances et
notamment l'été. Par contre notre fille cadette mariée à un
américain gentil et attentionné (il s'est mis à apprendre le français,
pour un américain cela mérite d'être souligné !) et vivant à
Washington sont un peu loin et encore plus depuis qu'ils ont
donné naissance à une petite Clémence (avec un accent aigü pour
bien montrer qu'il s'agit d'un prénom français !) Elle a fêté ses
deux ans en janvier et a passé la période de Noël -Jour de l'an ici à
Balma. Cela a été pour nous un grand bonheur et un amusement
de la voir jongler avec l'anglais et le français avec une aisance qui
nous fait toujours pâlir de jalousie. Heureusement nous avons un
outil de communication superbe avec SKYPE utilisé toutes les
semaines. Enfin si certains parcourent le monde nous nous
contentons des USA avec un voyage de 15 jours à trois semaines
chaque année pour surtout aller les voir mais faire aussi un peu du
tourisme. En plus notre fille a gardé son réflexe de déménager
20
tous les 2 à 3 ans, ce qui doit encore leur arriver au début mars
pour rejoindre La Nouvelle Orléans (coin que nous irons aussi
découvrir après Pittsburgh et Washington où ils ont
successivement vécu). Mais en mai dernier nous les avons rejoints
pour un voyage commun dans ce qu'on appelle le "Grand Ouest
Américain". Voyage superbe dans tous les domaines !
Sinon notre vie est assez tranquille. A part les cours d'anglais,
sans commentaires, un abonnement aux concerts de l'orchestre de
Toulouse, chacun a ses occupations. Hors l'entretien extérieur de
la maison et du jardin qui aide à l'entretien du jardinier, je bricole
pas mal. Je construis surtout des maquettes de bâteaux à partir de
plans que j'achète ici ou là et après je réalise et fabrique tout avec
les moyens du bord, et cela me prend pas mal de temps . Donc un
long fleuve tranquille, en espérant qu'il coule longtemps de la
sorte ...Bien amicalement.
Denis
CAYRAT Paul
Chers Amis,
Courriel du 24 février 2015
Le décès de notre camarade VILLENAVE m’a profondément
touché. Son isolement total a surement accéléré le processus de
décès.
Nous devons avoir à l’esprit que plus nous irons dans la vie plus
celle ci sera difficile aussi bien physiquement que moralement.
C’est la raison que nous devons resserrer les rangs et nous
entraider.
Notre vie est orientée par les choix que nous faisons à des
moments donnés de notre existence. Le premier choix que nous
avons fait est d’être militaires et Officiers.
De ce fait, nous nous sommes mis aux services de nos
concitoyens et de notre Patrie : la France. Notre engagement ne
s’arrête pas à la fin de notre carrière miliaire qui n’est qu’une
phase. Nous devons continuer avec les armes de notre expérience
à défendre les valeurs de la République.
21
Le vieillissement de nos corps impose à chacun de nous
l’entraide. Je pense à notre camarade Michel Jouhanneau
enfermé dans une maison de retraite pour la raison qu’il perd la
mémoire. Il est très heureux de recevoir des appels téléphoniques
et sera ravi de sortir pour se promener en ville si quelques uns de
nous veulent bien venir le voir à Bourges.
Peu de changement de mon coté, toujours marié à ma femme
Maryse, nous avons fêté en 2013, nos 50 ans de mariage.
Trois enfants chefs d’entreprises et 10 petits enfants de 04 à 26
ans.
Après avoir passé la main à mon fils pour la société .idem pour la
Mairie. Je suis reparti sur un autre engagement celui de la Légion
d’Honneur. Président de la section Béarn, Soule et Basse Navarre,
nous nous efforçons à aider nos concitoyens en difficulté. C’est
ainsi que nous menons plusieurs projets en faveur de l’emploi
pour la jeunesse. En 2014, 4 projets ont été lauréats et deux
labélisés.
En 2015, mon premier objectif est de permettre à nos membres de
vieillir dans la dignité et de mettre en place une procédure
permettant d’aider les aidants de personnes malades ou à mobilité
réduite.
Mon deuxième objectif est de gagner la bataille de la jeunesse et
faire aimer notre Pays.
Nous devons penser à nos enfants et petits enfants, c’est notre
devoir d’être présents auprès des jeunes et les former aux valeurs
de la République.
L’intérêt de ces projets est qu’ils occupent les esprits et
demandent un engagement en temps et souvent financier, maïs
pour nos anciens cette action est très valorisante car ils servent à
quelque chose et voient à travers les résultats le fruit de leur
travail.
Dans ce cadre, nous organisons des voyages de cohésion. Cela va
vous sembler bizarre mais le plus merveilleux et le plus émouvant
est celui que nous avons fait à Verdun en octobre 2014.
A part cela, j’essaie de maintenir ma condition physique par la
marche en terrain varié et quelques fois en montagne.
22
Je soumets une suggestion pour Coëtquidan : il serait intéressant
de se retremper légèrement dans la vie d’un élève et d’associer
nos épouses à cette vie car elles nous ont accompagnés partout.
Je propose une incorporation de 48 heures avec quelques cours
spécifiques dont, pour nous, le maniement du sabre pour la prise
d’Armes car aux 25 ans, nous avions trouvé très émouvant notre
imbrication dans la promotion montante. Par contre, les anciens
qui faisaient 50 ans étaient en civil et sont restés à part. J’ai trouvé
cela désolant et nul. Alors ne faisons pas la même chose que nos
grands anciens et reproduisons ce que nous avons si bien fait il y
25 ans. Il en est de même pour Verdun : Quelles valeurs, quel
symbole représenteront des petits vieux en civil dans un coin ?
Pour tous nos camarades et à leurs épouses, je leur souhaite une
excellente année et les attends à Pau.
Paul
Ndlr : Paul nous donne également des nouvelles de Michel
JOUHANNEAU dont l’état de santé a nécessité son accueil en
maison de retraite. Voici son message du 25 février 2015.
Bonjour Dédé
Courriel du 25 février 2015
J'ai appelé ce matin Michel comme je le fais régulièrement pour
avoir de ses nouvelles.
A priori, il se porte bien et il tient toujours une conversation.
Mais maintenant il se rend compte qu'il est dans une prison et ne
se plait plus du tout car il n'a strictement rien à faire. Cette maison
ne pratique pas des animations qui l'intéressent.
A ses dires,il aurait fait le mur, il y a 48 heures et aurait été
ramené par les gendarmes.
Avec humour, il m'a raconté son périple, en me faisant remarquer
que cela avait créé un peu d'animation dans sa maison de retraite.
Sur le bulletin de l'association peux-tu demander aux membres
que chacun l'appelle de temps en temps.
D'autre part, il a certainement des connaissances dans son
ancienne arme le Matériel.
23
Il faudrait que l'un de nous qui habite relativement près contacte
l'amicale des officiers en retraite pour qu'il puisse sortir
régulièrement, accompagné par des personnes connues.
Nous ne devons pas laisser seuls ceux qui ont été nos camarades
de promo.
Avons-nous l'adresse de ses enfants? Sinon, je m'en occupe en
contactant la maison de retraite.
Paul
DEPARDIEU Alain
Courriel du 17 janvier 2015
Après deux années de «reconstruction», j’ai retrouvé une certaine
quiétude et surtout, j’arrive, à nouveau, à me projeter dans
l’avenir avec confiance.
En effet la rencontre avec Christine, veuve comme moi et
soucieuse, elle aussi, de retrouver, ce sentiment de sécurité,
qu’apporte la vie à deux, a changé notre existence. Cette
rencontre, nous a redonné, certes avec nos souvenirs que nous
évoquons souvent, cette énergie, cette joie de vivre et surtout le
goût d’envisager le lendemain sans inquiétude. Autant de
sensations qui nous manquaient, à tous les deux, depuis la
disparition de notre être cher respectif.
J’ai été très heureux de retrouver la promo, le temps d’une
réunion, lors de la dernière AG à Paris. J’étais moi-même à La
Grande Garenne (prés de Bourges) à un rassemblement de ma
promo d’enfants de Troupe du Mans (52 /57) et j’avais « pris ma
journée » pour venir saluer les copains de la Cinquantenaire de
Verdun à Paris…..
Alain
24
DROUARD Jean-Pierre
Bonjour!
Courriel du 29 décembre 2014
Tout d'abord Bonne et heureuse année 2015 pour vous et vos
proches. Santé et sérénité pour vous qui êtes en charge de la
promo et merci pour le travail accompli.
Mon premier point, qui n'a pas à figurer dans le prochain bulletin
de promo, concerne le site promo que je trouve bien documenté.
Toutefois en consultant la liste des membres j'ai fait le constat de
ma disparition...rassurez-vous, comme disait le Général de Gaulle
"je ne manquerai pas de mourir !" mais le plus tard sera le
mieux...
Pour le bulletin de promo:
"Nous fêtons en ce mois de décembre finissant les dix ans de
notre présence à Moulins-Lès-Metz. Après huit années passées
dans la capitale des Flandres où j'ai pu apprécier la cordialité des
Chti's nous avions décidé de nous rapprocher de nos racines
lorraines. Bien que nancéiens d'origine nous avons osé nous
installer en terre mosellane, pour notre plus grand bonheur.
Ces dix années ont été bien remplies en activités "civiles". Certes
j'ai participé aux activités et travaux de l'ANOCR locale, mais je
ne suis pas un nostalgique de la chose militaire. J'ai eu sous
l'uniforme un beau parcours en France et à l'étranger...la page est
maintenant tournée...il y a tant d'opportunités de se rendre utile.
C'est ainsi que renouant avec la pratique musicale je me suis
investi dans ma paroisse où je suis organiste titulaire. C'est
prenant mais oh combien gratifiant. Dans le le même temps, j'ai
pris la fonction de trésorier du Conseil de Fabrique de ma paroisse
(structure tripartite de gestion: maire, curé et membres laïcs).
Enfin j'ai suivi une formation "funérailles" dispensée par l'évêché
de Metz qui me permet d'organiser les obsèques et d'accompagner
les familles dans le deuil.
En arrivant ici en 2004, nous avions le souci de nous intégrer
rapidement dans la société civile…et quoi de plus simple que
25
d'adhérer à un club de randonnée. C'est ainsi que progressivement
j'ai acquis un brevet fédéral d'animateur de randonnée pédestre. Je
suis devenu formateur au sein de l'équipe régionale de Lorraine et
il y a deux ans j'ai acquis la qualification d'animateur de marche
nordique. Je suis donc bien occupé tout au long de
l'année...d'autant que nous participons tous les ans à un séjour de
bénévolat à la Cité St Pierre à Lourdes. Nous y avons rencontré
une fois dois notre ami Gérard Barjaud.
Nous reste-t-il un peu de temps pour d'autres occupations? Oui,
mais c'est surtout Danielle qui est concernée par l'aide qu'elle
apporte à notre fille qui, seule, doit gérer sa petite Elisa. Cela veut
dire suppléer la maman pour une foule d'activités: sport, docteur,
activités périscolaires...
En ce début d'année 2015, je souhaite à tous les P'tits Cos santé,
sérénité et bonheur. Je serai heureux de participer aux
manifestations en 2016 à Coëtquidan et à Verdun.
Jean-Pierre
GILLES Henri
Bonjour André,
Courriel 20 janvier 2015
Un grand merci pour tes vœux et tous les miens très tardivement,
les jours passent trop vite !!!!
Voila un petit panorama de nos petits enfants 6 en France et 3 en
Guadeloupe.
Tout va bien à Toulon, avec pas mal d’activités et quelques
séjours à Mont Louis.
Avec toute mon amitié et surtout si ton (votre) chemin vous
amène dans le secteur, j’espère bien que tu nous feras signe.
Henri
Bonjour André,
Courriel 15 février 2015
Comme tu le sollicites si gentiment je me sens obligé de te donner
quelques nouvelles plus précises que dans mon précédent mail :
26
Nous voilà installés à Toulon depuis maintenant 5 ans et bien
intégrés dans cette ville située dans une région fort agréable. C’est
ici que j’ai connu Annie et c’est la raison pour laquelle nous
sommes revenus ici après un dernier séjour de 13 ans à Toulouse.
Nous sommes au Cap Brun et dominons la mer ce qui est fort
agréable. Bien entendu nous avons repris des activités et les jours
passent trop vite. Personnellement je suis responsable d’u groupe
de randonnées et nous parcourons la région qui est belle mais loin
d’être plate. J’ai également quelques mandats dans le secteur
bancaire et le commissariat aux comptes, mais tout cela est
bénévole ; à cela s’ajoutent diverses activités associatives.
Bien sûr nous allons régulièrement à Mont-Louis où nous avons,
bien sûr, gardé notre maison et qui reste le lieu de retrouvailles de
la famille.
Et comme nous avons trois filles et neuf petits-enfants de 21 ans à
6 ans, nous avons aussi l’occasion soit de les avoir soit d’aller les
voir à Marseille pour les aînés, à Pau pour les seconds, ou encore,
ce qui sera le cas fin mars, en Guadeloupe.
Tout cela, plus quelques voyages- nous rentrons de Tunisie – fait
que nous ne nous ennuyons pas.
J’allais oublier… toujours du ski, cela rappellera des souvenirs à
certains.
Si des camarades passent dans le secteur de Toulon ou de Mont
Louis (mais nous y sommes moins souvent), ils seront les
bienvenus.
Henri
GRADIT Claude
Courriel 11 avril 2015
Après un périple de quelque 2500 km, j’ai réintégré mes pénates.
Et j’ai eu la joie de croiser en trois occasions une poignée de
camarades de promotion.
La première rencontre, tout à fait opportune, fut celle de Philippe-
Albert Breton le samedi saint à la cafétéria du cercle-mess de
Strasbourg, venu tout comme nous passer Pâques chez un de ses
enfants. Nous avons « petit-déjeuné » ensemble longuement en
27
nous racontant nos bons moments partagés de vie active ou de
toujours jeunes retraités. Avec Annick, nous avons redécouvert la
passion de Philippe-Albert pour le "Percheron" et le
harnachement du cheval dont il connait tout.
Le domaine de Philippe Breton dans le Perche
Cette carte reçue à mon retour résume bien la situation. Il vit dans
une ferme en Normandie où il aime recevoir ses amis et, m’a-t-il
dit, André Monthoux, Michel Margotin, Richard Tissot… lui ont
déjà fait la joie de s’y arrêter.
La deuxième rencontre était programmée à Paris le 10 avril,
c’était celle du "bureau" de promo (Blaise de Sérésin, André
Monthoux, Michel Margotin, Gérard Barjaud, Hubert Tassel et
moi-même) à laquelle manquaient Gérard Barjaud notre ex fidèle
secrétaire-trésorier et ciment de notre lien et Hubert Tassel. La
réunion était élargie à Jean-Pierre Drouard. Nous avons défini le
cadre des échéances à venir : "Centenaire de la bataille de
Verdun" et parrainage des 50 ans en 2017 à Coëtquidan. Ces deux
évènements faisant l’objet d’une communication par ailleurs, je
ne les évoque pas.
28
L’hypothèse envisagée de l’extinction de l’association
"Cinquantenaire de Verdun" sonne quelque part le glas de
l’existence de la promotion même si jusqu’au dernier souffle du
dernier d’entre nous, la Cinquantenaire de Verdun sera vivante. Il
faut se rendre à l’évidence de l’âge. Cette perspective m’a attristé.
Blaise aborde le sujet dans le présent bulletin mais sait-on jamais.
Après la séquence de travail aboutissant à un avis unanimement
partagé, nous avons laissé libre cours à nos discussions et de toute
évidence, nos retrouvailles sont toujours source d’une grande
convivialité. Force est de constater que nous continuons à
partager les mêmes sentiments et donc les mêmes craintes sur le
devenir de notre pays.
La troisième rencontre s’est produite tout près de Montpellier à
Clapiers le 11 avril. Elle a été provoquée par le concert donné par
l’orchestre "Indiana Jazz Band" de styles New Orléans et swing
dont le créateur et l’animateur est Jacques Lespes. Cela a rappelé
à François Cousin, Jean-Claude Mathevet et moi-même les heures
des orchestres de l’EMS et de Coëquidan même si depuis, une
formidable réunion promo du grand sud-est, avait intégré le
concert de la même "band" à Carnoux.
Je peux vous certifier que cette équipe de joyeux papys tient un
rythme endiablé du début à la fin et que la bonne ambiance a
galvanisé toute la salle. Nous avons demandé à un quidam de
nous prendre en photo mais elle est un peu floue.
La promotion restera dans les cœurs de ceux qui le voudront bien
et avec Yves Humann qui s’applique à toujours réunir les
régionaux du grand sud-est, nous prendrons plaisir à nous
retrouver comme le 27 ou le 28 mai prochain à Saint Rémy de
Provence. Nous veillerons.
Claude
29
HENNEBOIS Alain
Mon cher Monthoux,
Courriel du 23 février 2015
Je suis « un peu » en retard pour t’adresser quelques nouvelles
pour le bulletin de Promo à paraître mais, cependant, je me lance
tout de même afin d’apporter ma contribution à ce qui représente
un gros travail pour les bénévoles de l’équipe de rédaction .
Pas de grands changements dans notre famille qui maintient le
cap malgré les douleurs et les séjours hospitaliers de « remise en
état » (remplacement de valve aortique et pose d’une prothèse de
genou pour l’une et réparation d’une rupture de tendon d’épaule
pour l’autre !)
Les trois filles et les trois petits-enfants se portent bien.
L’un se régale dans les cuisines de chefs étoilés (ou pas) avec une
préférence pour la pâtisserie, la seconde envisage de devenir
expert-comptable et se trouve actuellement en seconde année de
BTS tout en préparant avec assiduité une quatrième participation
aux championnats de France d’équitation en épreuves de dressage
François Cousin – J .Claude Mathevet – Claude Gradit – Jacques Lespes
30
et CSO. Quant au troisième qui n’a que huit ans, il hésite encore
entre pompier et archéologue avant de choisir son orientation !
Pour ma part, je viens de terminer la saison de chasse au gros
gibier sur le Camp de Caylus et je me maintiens en condition en
pratiquant (encore) un peu l’équitation avec l’une de nos deux
juments et également l’attelage avec notre âne qui, malgré ses 21
ans, tire encore allègrement sa charrette pour les promenades avec
le petit-fils.
L’âge étant là, j’ai été obligé de réduire les activités de bénévolat
pour ne conserver que celle de correspondant de l’Entraide
Parachutiste pour le département
Alain
JACQUOT François
Chers amis,
Courriel du 4 janvier 2015
Je vous souhaite, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers une
bonne et heureuse année. Que 2015 soit une année de santé, de
joie et de réussite.
Situation familiale inchangée : deux enfants et sept petits enfants,
installés à la périphérie du Havre pour ma fille et dans l’Est
parisien pour mon fils.
Toujours très impliqué dans le Souvenir français et dans la
transmission de la mémoire et du souvenir auprès des scolaires.
Pour le reste, comme vous sans doute, je constate d’année en
année que la situation de notre Armée est de plus en plus
préoccupante. Le rabot budgétaire a déjà fait payer un lourd tribut
et l’essorage va continuer. Soumis à un tel régime de suppression
de postes, n’importe quel autre corps de fonctionnaires aurait déjà
explosé et pourtant notre Armée continue à encaisser, se
réorganiser… et recruter.
J’ose espérer que les grands responsables ne sont pas
disposés à se laisser « tondre », c’est vrai qu’ils parlent de plus en
plus souvent, de plus en plus fort et souvent de manière très
argumentée, mais jusqu’où iront-ils ??
31
Pour l’heure, le ministre, sans doute le plus respecté dans
les casernes depuis Chevènement doit assurer un dangereux plan
d’économies, la corde est très, très tendue. Combien de temps
tiendra-t-elle encore ??
Amitiés. François Jacquot.
JAMMES Pierre
Bonjour André,
Courriel du 22 février 2015
En allumant mon ordinateur après une absence, je constate encore
une fois que je suis « border line » pour donner de mes nouvelles.
Je tente tout de même ma chance en rédigeant un petit mot.
Primo, je suis encore vivant et je peux dire, sans doute comme
beaucoup d’entre nous, que grâce à la pharmacopée existante je
me tiens en relative bonne forme. Je dois avouer que mes petits-
enfants, au nombre de six, m’aident à rester actif. Je n’ose pas
dire qu’ils nous accaparent, Anne-Marie et moi, et les parents en
abusent parfois. C’est sûrement un lieu commun pour certains
grands-parents, mais c’est la mode !! Notre bénévolat à la
paroisse occupe également en grande partie temps restant. En ce
moment la météo ne nous gêne pas même si la température n’est
pas très élevée, mais nous évite la neige. Il faut avouer que nous
ne sommes pas du tout attirés par les activités nivales. Les images
actuelles diffusées par la télévision nous confortent dans notre
comportement, mais soyons compréhensifs et acceptons que
d’autres réagissent différemment.
Bien que rares les nouvelles des p’tits cos sont toujours les
bienvenues et les relations avec quelques habitués font toujours
plaisir. Le C.R. de la dernière réunion m’est bien parvenu et je te
remercie en associant les membres du bureau pour le travail
accompli pour tenir à bouts de bras notre si belle promotion. Afin
de respecter les délais impartis je termine là mon intervention.
Reçois mes fidèles amitiés à partager par le biais du bulletin.
Bien à toi.
Pierre
32
LAMBERT Jacques
Courriel du 29 janvier 2015
Après 3 années de difficultés de santé qui m’ont obligé
d’abandonner l’activité que je pratiquai depuis une dizaine
d’années, c'est-à-dire Pèlerin sur le Chemin de Saint Jacques à
raison d’un mois par an; je me décide à donner quelques
nouvelles perso
Sur le plan familial, les 50 années de mariage sont franchies
avec Anne-Marie, sans aucune ombre au tableau ; un fils de 47
ans, célibataire, actuellement en Irlande ; une fille de 43 ans,
mariée à un lieutenant colonel de l’armée de l’air, tous deux sur la
base de Brétigny sur Orge, sans enfant. Etant donné les distances
qui nous séparent, les réunions familiales sont assez rares !
Sur le plan personnel, après un intervention au niveau de
l’oreillette gauche, une au niveau de la prostate, une autre sur la
saphène gauche, des difficultés inopérables pour l’instant au
niveau des cervicales ; bien que très bien soigné et pris en charge
par l’Hôpital Sainte-Anne de Toulon, un « 6ème
échelon » est hors
de question. Pour les résidents en P.A.C.A., je recommande cet
hôpital.
Jacques
LARRIERE Guy
Bonjour André,
Courriel du 12 février 2015
Merci pour ce petit mot, quelques nouvelles de Luxeuil les Bains:
je demeure toujours dans cette charmante petite ville c'est mon
pays d'origine. Nous menons pas mal d'activités dans des
associations.
Moi au niveau du Centre des Restos du Cœur de Luxeuil, nous
sommes en pleine campagne d'hiver et cela me prend 5 demi
journées par semaine, c'est assez lourd et la situation ne s'améliore
pas : on suit plus de 200 familles soient 450 personnes sur 40
communes autour de Luxeuil, on distribue plus de 3000 repas par
semaine en ce moment.
33
Mon épouse, elle est impliquée au secours catholique, bien
souvent on coordonne nos actions auprès des familles
défavorisées.
Je suis impliqué aussi auprès de la mairie, car j'étais sur la liste
pour les élections municipales (en fin de liste pour ne pas être élu
d'emblée, mais s’il y a une démission je serai au conseil)
néanmoins je fais partie de certaines commissions. Par ailleurs
toujours un peu de musique (clavier) et scrabble pour me distraire.
Question santé avec l'âge on se rouille (arthrose) j'ai quelques
soucis d'arthrose au niveau du genou gauche, après mes deux
prothèses de hanches je crains d'être obligé de me faire opérer du
genou.
Sur ce, sincères salutations et amitiés à tous et à toi en particulier.
Guy
LE BERRE Philippe
Bonjour
Courriel du 11 février 2015
Effectivement cela fait pas mal. de. temps en ce qui me concerne
que je n'ai pas donné de mes nouvelles par écrit. Aussi ayant un
peu de temps devant moi je me décide enfin à t’envoyer ces
quelques lignes.
Depuis près de trois ans maintenant j'ai déménagé pour revenir
dans la maison familiale à Aiguillon dans le Lot et Garonne. J'y ai
repris mes activités associatives avec le Secours Catholique et
l'Ordre de Malte, la paroisse et aussi à la France Mutualiste
(retraite du combattant). Pour cette dernière je ne pensais pas me
retrouver moins de deux ans plus tard président départemental
suite à la démission de celui qui m'a précédé. C'est une activité
prenante mais très intéressante.
Et comme si cela ne suffisait pas je continue mes activités de
tourneur sur bois, activité ou je suis lancé fin 2010. Aussi entre
certains marchés réguliers et les marchés artisanaux, avec
démonstration de tournage, cela occupe pas mal.
Sur le plan santé j'ai eu quelques soucis en 2014 car on m'avait
découvert un début de cancer à l'entrée de l'estomac. Aussi j'ai eu
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droit à quelques séances de chimio, suivies d'une opération et
rebelote un peu de chimio pour sécuriser le tout. Enfin depuis fin
novembre c'est terminé et le scanner est bon. Cela ne m'avait pas
empêché de continuer la plupart de mes activités car il valait
mieux considérer cela comme un gros rhume à soigner.
Côté famille il y a aussi du changement. Je suis divorcé depuis
près de trois ans, c'est aussi la raison de mon retour à Aiguillon.
J'ai un septième petit enfant chez ma dernière fille à Strasbourg.
Comme tu demandes une réponse pour le 22 de ce mois c'est
depuis les Philippines que je t'écris car fin 2014 j'ai décidé de
faire un bon voyage pour me changer les idées après cette année
très particulière en ce qui concerne et mon choix s est porté sur ce
très joli pays, et.je prends mon temps pour le visiter, ayant pris
plus d'un mois de vacances (pour un retraité).
A part ça tout va bien. J'ai été très content de revoir les amis de la
promo à Paris et j'espère que dans deux ans nous serons encore
plus nombreux. Voilà les dernières infos en ce qui me concerne et
si j'en ai oublié ce sera pour la prochaine fois. Amitiés
Philippe
LE GUEN Marcel
Mon cher André, chers camarades,
Courriel du 22 février 2015
Encore imprégné du souvenir de notre dernière A.G. à PARIS,
j’aurais mauvaise conscience de ne pas apporter la modeste
contribution à « la vie de la Promo » qui nous est demandée. En
effet, à cette occasion, tous les participants ont pu constater une
nouvelle fois l’implication, le dévouement et l’esprit de
camaraderie des organisateurs de cette sympathique réunion.
Certes, j’ai encore l’impression de n’avoir pas grand-
chose d’intéressant à dire ; voici quand même quelques brèves
nouvelles personnelles. En faisant simplement une estimation
globale de ma situation familiale, une constatation assez claire
s’impose : je ne m’en tire encore pas trop mal, si j’en juge
d’après les news qui me parviennent de divers horizons, et
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compte tenu bien évidemment de la difficile gestion qui a résulté
de la disparition précoce de mon épouse survenu à l’âge de 44
ans. A présent, plutôt épargné par les soucis de tout ordre et les
effets de la « vieillerie » qui s’installe insidieusement dans nos
organismes, je me satisfais pleinement du confort et de la mobilité
que m’apporte la pose récente d’une prothèse totale d’un genou.
Ces dernières années, j’ai consacré une bonne partie de mon
temps à côtoyer le handicap, notamment lors de visites dans les
hôpitaux du département et les centres de rééducation
fonctionnelle; je peux affirmer qu’après, on a nettement plus de
scrupules à parler de nos petites misères.
Dans ce cadre plutôt morose, auquel bon nombre de
seniors sont confrontés, il est possible néanmoins de trouver des
motifs de satisfaction pour garder le moral et faire face. C’est
avant tout je crois, un état d’esprit proche du fameux « ne pas
subir » ; savoir relativiser les évènements qui se présentent sous
un aspect peu favorable et être capable de s’adapter. J’essaie
d’appliquer ces bons principes et çà fonctionne assez bien pour
l’instant. Mes activités ont beaucoup perdu de leur intensité, mais
j’arrive à mon rythme, à pratiquer la pêche, la chasse, la
randonnée, l’entretien du jardin et un peu de bricolage ; si on
ajoute les « rencontres amicales », l’accueil des enfants et petits
enfants aux vacances, je ne connais pas l’ennui.
Mes contacts avec la Promo se réduisent pratiquement
aux réunions auxquelles je suis en mesure de participer; Jean
HILY est le seul à faire un passage à proximité de mon port
d’attache lorsque vient l’été, mais je côtoie régulièrement avec un
réel plaisir deux « Anciens « de STRASBOURG : Jean – Pierre
FOURNIER et Serge BOULET, toujours dotés d’un humour
redoutable et bons vivants.
J’espère garder suffisamment de tonus pour participer à l’A.G. de
2016, mais suis très pessimiste quant à mon aptitude à digérer le
parcours du combattant qui se prépare à VERDUN !
Amitiés à tous
Marcel
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LE ROUX Jean-Pierre
Bonjour Dédé,
Courriel du 23 février 2015
Après toutes tes relances, il parait important que je puisse
t’adresser un petit récit sur mon devenir et mes activités de
retraité.
Tout d’abord qques mots sur la famille. Un père de bientôt 102
ans et qui est toujours dans sa maison, au soleil de Castelnau le
Lez, près de Montpellier. Bien que toujours adhérent aux Anciens
du Génie de l’Hérault et à l’ANOCR, il ne participe plus aux
réunions de ces amicales et ne sort guère de chez lui. Un fils ainé,
commandant, toujours en poste en état-major à Paris, un autre fils,
lieutenant, en garnison au 3ème
RIMa à Vannes et enfin une fille,
la petite dernière, assistante sociale pour la commune de Dijon.
Quant à moi, je suis toujours dans le monde de la randonnée
pédestre, administrateur au CRRP 30 , chargé de la gestion du
matériel et de la signalétique, baliseur en secteur Cévennes
occidentales (d’ Alzon à la Couvertoirade en Aveyron) et depuis
peu en poste sur le nouveau GR 670, dit Chemin d’Urbain V dans
sa traversée du Gard, celui-ci allant de Nasbinal en Lozère, près
du château où il est né, à Avignon dont il fut le dernier pape
résidant. Avec mon club, dont je suis un des animateurs, je
découvre celle belle région, des monts du Vaucluse au Luberon,
aux Alpilles et aux magnifiques Cévennes inscrites depuis peu au
patrimoine mondial de l’UNESCO. Je serais également bientôt
collecteur-gestionnaire de sentiers labellisés, car tout évoluant,
demain il n’y aura plus, à mon grand regret, de topoguide papier
mais des supports informatiques à rentrer dans les gps et surtout
les smartphones. Il faut donc dès à présent faire les relevés qui
vont bien pour alimenter le SIG Web.
Meilleures amitiés à toutes et à tous.
Jean Pierre
37
LELIEVRE Serge
Bonsoir,
Courriel du 8 mars 2015
A l'Est, toujours rien de nouveau.
RAS sur le plan familial excepté les 101 ans de ma mère. "Je n'ai
pas de douleur" me dit-elle. J'espère avoir hérité de ses gènes. Sur
le plan activités, là également, rien de nouveau.
Toujours actif au sein de l'UORRM. (Union des Officiers de
Réserve de Région de Mulhouse) à titre info: environ 350
membres à jour de leur cotisation.
Le rallye des lycéens reste notre activité majeure: 150 jeunes, en
treillis avec repas dans la musette, participent durant une journée
à 12 ateliers milis (tir, topo, CO, franchissement, combat,
etc,..).Nous bénéficions du concours d'unités d'active des
environs. Le retour sur investissement est réel puisqu'un certain
nombre de ces jeunes s'engage chaque année. Très grosse affaire
qui nécessite la mobilisation d'une centaine de personnels d'active
et de réserve. Dans un autre domaine, j'attends toujours avec
impatience l'ouverture de la pêche à la truite. Là, comme dans
d'autres domaines que je préfère ne pas aborder, règne un certain
mécontentement. Les associations locales, qui gèrent avec rigueur
leur parcours de pêche, n'apprécient pas les réformes imposées.
Pourquoi anéantir une organisation qui donne satisfaction à tous ?
Bien sûr, nous sommes tous égaux et nous avons le droit de tout
faire...dommage.
Je rappelle que, si par hasard, votre embarcation croise dans le
Grand Est, nous avons Maguy et moi une chambre à dispo pour
un noble représentant de la Cinquantenaire de Verdun.
Bien amicalement.
Serge
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LESPES Jacques
André,
Courriel du 14 février 2015
Pour répondre à ta demande, je t'envoie quelques nouvelles,
histoire de bien rester en contact.
Notre vie se déroule gentiment, entre les réunions de famille et la
garde des petits enfants, qui sont au nombre de 10.
Les enfants se sont un peu rapprochés de nous.
Ma fille Sophie habite toujours à Marseille.
Ma deuxième fille Catherine, après avoir pas mal bourlingué
(Luxembourg, Londres, Genève, Paris Milan et Ljubljana), s'est
installée du côté d'Aix en Provence, son mari ayant trouvé un job
à Eurocopter.
Ma troisième fille Véronique est toujours à Bordeaux
Mon fils Bertrand est à Canjuers, en attente de mutation,
vraisemblablement à l'Etat Major Interarmées à Abu Dhabi ( 2015
ou 2016)
Pour ne pas se sentir vieillir, je me consacre à 3 activités:
- Je continue à faire du jazz, avec ma formation; "l'Indiana Jazz
Band", qui tourna pas mal dans la région, même si les
propositions se font de plus en plus rares, crise oblige!! (Nous
allons jouer à Clapiers, près de Montpellier, le 11 avril et j'espère
y voir les p'tits cos du coin !!)
- Je suis toujours au Rotary et cela est assez prenant, car nous
organisons, chaque année :
-un marché de Noël dont les bénéfices vont aux enfants
atteints de cancers et hospitalisés à la Timone à Marseille.
-et un concert de jazz pour venir en aide à une association
qui s'occupe des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer,
ainsi que leurs familles et accompagnants.
- Nous passons la majeure partie de l'hiver à Vars, dans les hautes
Alpes. Mon épouse pratique toujours le tennis et le golf.
Pour ses 70 ans, nous avons fait un voyage en Andalousie, avec
croisière sur le Guadalquivir, (au moment de la réunion promo).
J'y ai découvert des paysages et un climat paradisiaques. J'ai frôlé
les côtes du Maroc qui m'a rappelé que j'y étais né. Mais j'ai
39
touché du doigt un des côtés de la crise espagnole, avec les
innombrables programmes immobiliers pas toujours terminés et
mal vendus. J'ai retrouvé une côte méditerranéenne complètement
défigurée par de véritables villes (fantômes en cette saison), là où
il n'y avait que de petites stations balnéaires, il y a une
quarantaine d'années.
A très bientôt, à la prochaine réunion où j'espère pouvoir y
participer
Amicalement Jacques
MARGOTIN Michel
Courriel du 6 mars 2015
Peu de changements dans mon parcours. Je suis toujours installé
sur deux sites : dans le département de la Manche, durant huit
mois, et le reste du temps, en Ile de France. Sur le plan familial,
les effectifs se sont stabilisés, avec une implantation de mes trois
fils en région parisienne. L’aîné a pris, en juillet dernier, le
commandement de la Base pétrolière interarmées à Chalon sur
Saône.
J’ai encore quelques activités associatives qui vont se réduisant,
car il faut savoir céder la place aux plus jeunes.
La préparation de notre assemblée générale parisienne en 2014
m’a permis de renouer avec Gérard Muller et Alain Guilley, des
liens qui s’étaient distendus, comme pour beaucoup d’entre nous,
du fait de la diversité de nos carrières.
La participation aux assemblées générales de l’Epaulette est
toujours très enrichissante. La qualité des intervenants (CEMAT,
DGGN, jeunes promotions….) permet de suivre l’évolution de
notre outil de défense et de constater sa capacité d’adaptation et
la rapidité de son évolution. Ainsi, le CEMAT annonce pour 2015
un nouveau modèle et une nouvelle organisation de l’Armée de
Terre.
Même si leurs motivations sont les mêmes que les nôtres, le
monde militaire dans lequel évoluent nos jeunes IA, a
40
radicalement changé, ils ont déjà pour la plupart un passé
opérationnel et ils auront certainement, comme d’ailleurs leurs
camarades Saint-Cyriens, à gérer une seconde carrière. Avec un
effectif de 75 élèves, la 54ème promotion, présente à Paris le 7
février 2015, n’a rien de commun, quant au nombre, avec la nôtre
qui en comptait 180. La faiblesse des effectifs en formation pose
d’ailleurs le problème de la valorisation du site de Coëtquidan et
d’une diversification de ses activités, d’où l’idée nouvelle, qui
nous interpelle, de son emploi pour des stages de management au
profit des Grandes Ecoles civiles.
En attendant le plaisir de nous retrouver, à Verdun en 2016 et à
Coët en 2017, meilleures amitiés à tous.
Michel
MEUNIER Huguet
Courriel du 25 février 2015
Un peu d’informations sur la famille.
Mon fils Christophe déjà retraité de la Gendarmerie est reconverti
à Vertou comme agent significateur chez un huissier.
Ma fille Blandine s’est mariée à 46 ans voilà 2 ans à un veuf et
ses deux charmants garçons nous ont rajeunis…...Son mari, avec
un camarade, viennent de créer une société de produits bio
congelés pour les bébés dont vous entendrez peut-être parler car
elle s’implante de plus en plus dans les grandes surfaces : il s’agit
de la société YOOJI (bébé en japonais) dont le siège est à
jPessac. Ils ont obtenu le 1er
prix HEC l’an dernier….et médaille
d’argent pour le goût….c’est un bon début….
Quant à nous, nous vieillissons avec les problèmes de notre âge :
diabète pour moi et colopathie pour mon épouse…cure annuelle à
Châtel Guyon.
J’ai perdu le contact avec la Gendarmerie actuelle. Je participe
seulement aux Sainte Geneviève car, ayant terminé ma carrière à
Orléans, je connais encore beaucoup de gendarmes retraités. Je
m’occupe encore au près de l’économe diocésain des affaires
immobilières du Diocèse.
41
Pour maintenir la forme gymnastique douce et yoga avec mon
épouse et quelques marches…
Merci encore pour ceux qui se dévouent pour la vie de notre
promo.
Avec toute notre amitié. Huguet
MONTHOUX André
Tours le 25 avril 2015
Avant de clore le bulletin, je me dois de mettre mon petit couplet
personnel. Je serai bref sur le plan familial, mais je ne résiste pas
au plaisir d’annoncer la naissance de mon deuxième petit-fils,
Mathéo, au foyer de ma fille Aurélie, le 14 avril à Lille: sonnez
trompettes !!
Mes activités associatives n’ont guère évolué et je partage mon
temps entre plusieurs associations :
- la Sidi-Brahim Tourangelle, qui rassemble les anciens Chasseurs
à pied, alpins, mécanisés de Touraine, et dont je suis président
depuis dix ans,
- deux associations d’anciens combattants que j’aide pour le
secrétariat,
- une association culturelle « Patrimoine et Découvertes » pour
laquelle je conçois des voyages. En 2014 j’ai emmené un groupe
de Tourangeaux dans les « Alpes de la Durance » ce qui m’a
permis de leur faire découvrir, entre autre, la vallée de l’Ubaye et
Barcelonnette avec le concours éclairé d’Hubert Tassel,
- la Promo, comme secrétaire, à votre service.
- et quelques bricoles qui ne m’occupent que très ponctuellement.
J’ai la chance d’être en bonne forme, mais si je ne fais pas partie
des « Ta-mal-ou », je suis dans la catégorie des « Tu-clic-ou »,
malgré des cours durant deux années. Heureusement mon voisin
et ami, Jules-Marie Aillet, est là pour me remettre sur de bons
rails informatiques.
Pour les mois à venir je souhaite à chacune et chacun d’entre vous
de grandes joies et de belles satisfactions dans vos
environnements respectifs. André
42
MULLER Gérard
Courriel le 15 janvier 2015
2014 a été une bonne année. Du point de vue familial : pas de
changement (2 enfants, et 6 petits enfants). Coté santé : une
coronographie et la pose d’un Stent sur une coronaire. Il en
résulte entre une demie heure à une heure de marche rapide par
jour, régime et statines. Mes occupations sont toujours les
mêmes :
 activités de grands parents, engagement municipal,
relations amicales,
 mise à jour et classement de mon importante
documentation relative à l’incendie (dans le futur, peut-
être la rédaction d’un mémoire sur la prévention incendie
en milieu nucléaire), quelques petites expertises pour mes
anciens clients qui me relancent, et la lecture (magazines :
le Point, Valeurs Actuelles, les revues de presse envoyées
par Claude GRADIT, et livres).
La préparation de la réunion de la promo à Paris a été très
enrichissante et a permis de renouer des contacts agréables avec
les parisiens de la promo et notamment avec Geneviève et Michel
MARGOTIN et Martine et Alain GUILLEY qui m’ont
grandement aidé dans l’organisation
Les assistantes émérites du comité d’organisation
43
L’année 2015 commence mal, mais ce qui est arrivé était
prévisible de part les politiques laxistes de nos élus vis-à-vis des
communautarismes des immigrés et de leurs exigences. Par
ailleurs, on a beaucoup disserté sur la liberté d’expression ; peut-
on tolérer le blasphème et les dessins orduriers visant souvent le
pape, les curés, l’armée, et accessoirement Mahomet ? Près de la
moitié des français (42 %) pense que non. Par ailleurs cette liberté
est mise à mal par la loi GAYSSOT de décembre 1990 et par pas
mal de textes qui la limitent (un article du Point parlait de plus de
100 décrets, arrêtés, circulaires!). De plus, les bobos de la
nébuleuse de gauche (associations, médias, juges du syndicat de
la magistrature…) n'ont jamais autant ostracisé les libres penseurs
(Zemmour, viré de iTélé pour des propos qu’il n’a pas tenus,
Houellebecq et d'autres) qui ne se soumettent pas à la pensée
unique. Cela étonne lorsque ces mêmes gens défendent la liberté
d’expression de médias de l’ultra gauche trotskiste.
Ne soyons pas pessimistes pour 2015, peut-être que la journée du
11 janvier a-t-elle amorcé un sursaut.
Gérard
PAOLI Dominique
Bonjour mon cher André,
Courriel du 15 janvier 2015
Je te vois toujours au poste et t’en félicite. Voici mon petit mot
pour le prochain bulletin.
“Bonjour à tous, que 2015 nous réserve le moins de mauvaises
choses, mais dans ce domaine on ne peut pas dire que les débuts
soient brillants, et surtout qu’elle nous maintienne tous et nos
proches en bonne santé.
En ce qui me concerne personnellement, je suis toujours marié
avec la même depuis 1966, ma fille ainée est toujours journaliste
à Saint Malo et mon second, DG d’une société française en
Russie, est toujours à Moscou. Inutile de dire que pour lui et sa
société les temps sont durs depuis les sanctions si peu justifiées
appliquées à la Russie car, comme pour de nombreux intervenants
économiques français, les chiffres d’affaires sont en berne, mais
44
après tout ce n’est qu’un “rendu pour un prêté”. Quand donc nos
“élites” politiques auront-elles un peu de jugeote, d’honnêteté, de
réalisme et de vision prospective ? Sans doute jamais.
Personnellement, j’ai cessé toutes mes activités professionnelles
l’an dernier, après 72 ans de “bons et loyaux services”, ce qui est
en soi pas trop mal à une époque où beaucoup rêvent d’aller
pêcher à la ligne à 60 ans voire moins. Inutile de dire néanmoins
que malgré quelques activités extérieures annexes, je tourne un
peu en rond et heureusement que certains loisirs manuels et
intellectuels, dont l’ébénisterie et aussi mes recherches
généalogiques sur ma famille et celle de mon épouse, me
permettent de meubler le temps qui passe, trop vite à mon goût,
d’ailleurs.
Voilà en gros mon actualité et tant que “notre russe” restera à
Moscou, pas question de quitter la Région parisienne, même si
elle nous pèse de plus en plus car ce n’est plus notre “Ile–de-
France” d’antan, cela nous permet de le voir régulièrement et
fréquemment entre 2 avions grâce à la proximité de Roissy, et ce
indépendamment de 15 jours de vacances chaque été en Corse
pour mieux mesurer la croissance accélérée et “communicante”
de nos petits-enfants...
A bientôt sans doute à vous lire toujours avec plaisir et curiosité.
Très cordialement.
Dominique PAOLI
PICHARD Christian
Salut Michel,
Courriel du 9 décembre 2014
Non, je ne suis plus en activité depuis trois ans déjà. En effet, j'ai
dissous en 2012 l'entreprise de coordination SPS que nous avions
créée en 1996 avec JP Le Roux. Je suis en vacances au Cambodge
chaque année depuis ma retraite définitive pour y passer une
partie de l'hiver auprès de notre fils et ses trois enfants mi-
cambodgiens. Je retrouve ici JP Billault qui est amoureux du pays
après y avoir exercé une bonne dizaine d'années.
45
Nous avons eu le plaisir d'accueillir ce week-end JP Caillard et
son épouse qui sont venus en voyage d'anniversaire visiter le
pays.
Amicalement.
Christian
Madame ROY Michèle
Courriel du 11 février 2015
L'ami Hiver prendra bientôt ses quartiers....d'hiver et l'ami
Printemps de lui succéder…
Déjà, leurs cris si reconnaissables nous ont fait lever le nez….
Dans la tête de l'homme résonnait une voix insistante : "regarde,
regarde, combien sont-elles, combien de V, regarde..." Prendre le
temps d'apprécier le spectacle sublime de la nature, le magnifique
battement d'ailes des oies sauvages, abasourdis que nous sommes
par l'énigme des plus grands voyageurs (sic).
Jean-Pierre Billault – François Caillard – Christian Pichard
46
Oui, chers amis, ça s'est passé hier, j'ai levé le nez, mais cette
fois-ci, elles sont restées à distance de mon regard .Qu'à cela ne
tienne, voilà quelques lignes pour André Monthoux et de quoi
saluer les P'tits cos. Et de poser au passage une petite question :
s'il vous plaît, y a t-il un formulaire quelque part pour que je
puisse m'inscrire au prélèvement automatique de la cotisation ?
Parce que j'avais "un petit peu" laissé passer la date l'an passé
.Mais si cette démarche est quelque peu fastidieuse au plan
administratif, ne tenez pas compte de ma demande, je veillerai de
manière plus assidue .En attendant de vous revoir en 2016 à
Verdun, car cette réunion sera forte d'émotions (je remercie
d'avance les personnes qui la préparent) je me contenterai du
bulletin.
Avec mon amitié fidèle.
Michèle Roy
SAVARY Paul
Cher André,
Courriel du 24 janvier 2015
Je te remercie de tes vœux pour 2015. Mon épouse se joint à moi
pour te souhaiter ainsi qu'à toute ta famille une excellente santé et
la réussite de vos projets au cours cette nouvelle année.
Merci d'avoir accepté de succéder à Gérard (la Classe 1960 1/C)
qui avait œuvré pendant quelques dizaines d'années, pour que
notre Promotion continue à vivre.
Je profite également de cette occasion pour envoyer un mot à
joindre au prochain bulletin de Promo.
En 2014, certains ont dû apprendre que j'ai eu des problèmes de
santé. Tout d'abord, nous n'avions pas pu assister à la réunion de
Promo à Paris. Et pourtant nous avions pris très tôt les
dispositions pour cette rencontre. J'ai eu une première alerte
cardiaque en mars 2014. Transporté aux urgences de l'hôpital de
Périgueux, j'en étais ressorti le soir même.
47
…Une deuxième alerte en mai. Tombé sur le trottoir je fus évacué
à nouveau aux urgences. J'en étais ressorti le soir même avec trois
points de suture à l'arcade sourcilière.
...Puis une troisième alerte en salle de gymnastique. Pendant
l'échauffement, j'ai perdu connaissance sur le tatami, en une
fraction de seconde. Cette fois ci, à l'hôpital, des examens
approfondis ont été effectués en vue d'une intervention cardiaque.
Le diagnostique des médecins était le suivant: la valve aortique
était couverte d'un dépôt de calcaire, d'où la difficulté pour le
cœur d'expulser le sang du ventricule vers l'oreillette : il était
nécessaire de changer d'urgence la valve défectueuse. Ce qui fut
réalisé le 16 décembre, à la clinique Saint- Augustin à Bordeaux.
J'ai quitté la clinique le 23 pour me rendre à un centre de
réadaptation cardiaque (centre de LA LANDE en Dordogne).
Après trois semaines de rééducation, j'ai rejoint la maison le 14
janvier 2015.
J'ai demandé à Gérard de prévenir Blaise et la promotion de mon
"aventure". Ce qu'il a fait et je l'en remercie.
Maintenant je dois préserver mon capital santé pour aller le plus
loin possible avec ma famille, et surtout pour voir grandir mes 5
petits enfants (2 garçons âgés de 16 et 6ans et 3 filles âgées de 13,
5, et 3 ans).
Nous espérons participer pleinement aux sorties, à Coëtquidan et
au Fort de Douaumont à Verdun.
En attendant 2016 nous souhaitons une bonne et heureuse année
avec une excellente santé à tous.
Paul
TASSEL Hubert
Bonjour à tous,
Courriel du 10 février 2015
Comme d’habitude, à l’est, rien de nouveau.
2015 démarre sous des auspices plus calmes et j’apprécie. 2014 a
été la fin de cinq années de recherches sur les poilus ubayens,
(ndlr : habitants de l’Ubaye) recherches qui se sont soldées par la
48
réalisation d’un livre intitulé « l’Ubaye et la guerre de 1914-
1918 » où je traite le parcours du 157e
RI, régiment de l’Ubaye et
la tragédie de la bataille de Ménil-sur-Belvitte (au nord de
Rambervillers où réside notre ami Gardey dans les Vosges).
Ce livre a été présenté le vendredi 1er
août 2014 (Monthoux était
présent), jour du début de la commémoration du Centenaire de la
Grande Guerre en Ubaye. Commémorations dont, dans
l’ensemble, j’ai été le principal acteur, ayant réussi, avec notre
amicale de Chasseurs, à rassembler élus, autorités et associations.
Une réussite complète. Jugez-en !
 Après la journée-souvenir du samedi 2 août, inauguration de
l’exposition l’Ubaye et la Guerre de 1914-1918 (trois mois de
préparation dont 21 panneaux d’information à réaliser) -
conférence sur les causes de conflit, - lecture de lettres de poilus
par des enfants - dictée du souvenir - diaporama sur août 1914 -
chansons d’époque par la chorale « Chante Ubaye ».
 Un déplacement d’une délégation ubayenne (10 membres de
notre amicale) à Ménil (Vosges) pour la cérémonie du Centenaire
du 31 août 2014 de la commémoration des combats de la Chipotte
et de Ménil-su-Belvitte, appelée la bataille de la Mortagne (22
août au 12 septembre 1914), au cours de laquelle on m’a sollicité
pour raconter, à l’issue de la messe, cette bataille, journée suivie
de différentes cérémonies avec dépôt de gerbes et allocutions au
mémorial et à la nécropole de Ménil, à la Chipotte : nécropole,
monument des Chasseurs, monument des Coloniaux en présence
de plus d’une centaine de drapeaux (cela avait de l’allure !) et du
général Irastorza (à table en face lui, j’ai écouté cet éminent
historien)…
Au cours de ce séjour, nous sommes allés sur différents sites où
s’est battu le 15/7, la Chapelotte, le Pain de Sucre au-delà de
Raon-l’Etape (30 km au nord-est de Ménil), puis Flirey entre
Nancy et Saint-Mihiel (de Ribier connaît bien !), puis avant de
rentrer dans nos Alpes, détour par Avocourt où le 15/7 s’est
brillamment battu le 29 mars 1916, puis par la butte de Vauquois,
désormais bien présentée ( à voir en 2016 !).
 Cérémonie militaire à Barcelonnette du 12 septembre célébrant
la fin de la bataille de la Mortagne, comprenant l’inauguration de
49
la rue de Ménil-sur-Belvitte (Ndlr : où 49 Ubayens sont « Morts
pour la France » le 28 août 1914),
 Traditionnelle cérémonie et pourtant exceptionnel 11 novembre
en présence du drapeau du 157e
RI aimablement prêté par le
Musée des Invalides où exceptionnellement les maires des 16
communes ont fait l’appel aux « Morts pour la France » de leur
commune car (c’est assez rare !), notre monument est aussi celui
de toute la vallée (492 noms gravés !).
 Et cette célébration mémorielle se termine au début de 2015
avec la réalisation de cette carte postale du Centenaire que
j’espère André Monthoux pourra insérer.
In fine, comprenez-vous pourquoi je me sens désormais en quasi
vacances, en ce début d’année. D’où une sérieuse pause en 2015
puis (c’est mon souhait) avant un bon rassemblement en 2016 à
Verdun (et non à Metz) avec la promo.
Avant de vous souhaiter un bon cru 2015, un mot sur le site. Il est
simple, facile à consulter mais il est plutôt léger : je ne suis qu’un
intermédiaire et il nous faut l’améliorer. Alors, que diable !
Envoyez-moi vos données, articles, photos, travaux ou idées afin
de le densifier et ainsi l’enrichir.
Bien à vous tous ! Hubert
50
Madame Sandrine THOREL
Bonsoir,
Courriel du 30 janvier 2015
Eh bien, tout le monde va bien ...Maman mène une petite vie
tranquille mais néanmoins dynamique, à Auxerre où elle a acheté
un appartement quelques temps après le décès, mes frère et sœurs
sont tous dispersés nous nous voyons peu, mais tout le monde va
bien c'est l'essentiel. La famille s'est agrandie depuis le décès de
Papa avec la naissance de 2 petites filles, Lilly-Rose et Louison,
2ans1/2 et 1 an, de ma dernière sœur Roseline en ce qui me
concerne, la vie à la campagne me permet d'avoir de nombreux
animaux, dont des chevaux, c'est ma joie au quotidien...j'en
profite pour vous faire part de la naissance de bébés chow-chow,
qui sont presque sevrés et pour lesquels j'aimerais trouver de
bonnes familles…j'espère que tout va bien de votre côté
également, je ne manquerai pas de faire part de votre message à
Maman.
Bien amicalement. Sandrine
51
LIBRES PROPOS
Ndlr : Les textes publiés le sont sous la responsabilité de leurs
auteurs et n’engagent aucunement la rédaction et le bureau
Promo.
BRETON Philippe
SURSAUT D’AMERTUME
Sous nos Rois, sous nos Empereurs, sous la
Troisième République, partout sauf en Australie, nos Armées ont
combattu, soumis les populations indigènes, de gré ou de force et
ont enseigné, en plus du Christianisme, à bien se conduire. Certes
on s’est trouvés le dos au mur. On a été envahis. Mais après avoir
connu les défaites on a relevé les défis et l’on a vaincu. C‘était
une époque où l’on gagnait toujours. Mais le temps est venu où
nous ne gagnerons plus. Nous perdrons. Pas tout de suite ! Peut-
être dans dix ans, dans vingt ans, mais à la fin nous perdrons. Si,
dans la manière, il nous reste une marge de manœuvre, croyons-
nous, nous serons un jour vaincus et cette fois de façon
définitive. Nos vainqueurs seront les envahisseurs insidieux à qui
l’on n’a pas cessé de faire de la place au nom des bons sentiments
et du « politiquement correct » des bons principes en somme,
insufflés par l’idéologie pernicieuse nord-américaine dont
Churchill disait en évoquant sa civilisation : « c’est un pays qui
est passé directement de l’adolescence à la décadence ». Nous
constaterons la perte de siècles d’Histoire, l’abandon des concepts
promouvant notre Liberté, notre style de vie, notre ensemble de
Valeurs, aussi illusoires aient-ils pu nous paraître. Il faut tenir
compte des réalités et nous n’avons pas le choix.
Les nouveaux arrivants, d’Afrique, d’Orient ou d’ailleurs n’ont
que faire de nos Valeurs. Les leurs n’ont pas de racines plongées
dans les traditions de notre terre de sagesse chrétienne. Notre
Histoire n’est pas la leur. Ils ne ressentent aucune émotion à
52
l’écoute de notre hymne national. –Ils le sifflent même – et les
couleurs de notre Etendard les laissent indifférents quand ils ne le
brûlent pas. Nos valeurs, défendues par le sang de nos aïeux*,
n’ont aucun sens pour eux. De plus ils ont pour eux le pouvoir –
dévoyé par la presse et les médias –grâce aux voix d’intellectuels
autoproclamés, pseudo censeurs, prompts à s’opposer à toute
notion d’ordre et de devoir au nom des idéologies les plus
pernicieuses. Aboutirons-nous à une guerre de civilisations, de
races ? C’est possible ; en tout cas envisageable. Déjà la haine
manifestée à notre encontre par les adeptes de l’idéologie
musulmane, islamiste, venus depuis la fin de la Deuxième Guerre
Mondiale s’installer chez nous, se manifeste avec une agressivité
croissante. Bien des siècles se sont écoulés depuis que la mère de
Boabdil, dernier roi de Grenade, partant en exil, lui disait : « tu
pleures comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme
un homme ». Chassés d’Espagne les Musulmans reviennent
conquérir l’Europe, hélas avec une énergie semblable à celle des
Chrétiens de l’empereur Constantin… Et les ventres de leurs
femmes sont autrement plus prolifiques que ceux des nôtres !
Il faudrait être aveugle et sourd mais surtout de mauvaise
foi pour croire à une évolution traditionnelle du monde tel que
nous le connaissons en ces temps présents. La situation présente
en apporte le témoignage puisque l’un après l’autre nos
gouvernants ont choisi pour nous avec soin, méthode et
obstination, l’assimilation des indigènes et ce en dépit de notre
opposition naturelle. Au détriment d’un sens de l’honneur dont ils
n’ont pas su faire preuve et d’un courage qui leur a manqué –
contrairement à nos Anciens – mais qu’ils exigent de nous jour
après jour, en nous fustigeant quand leur démarche nous heurte.
Que leur certitude affirmée nous choque, nous heurte n’est pas là
la question. Il apparaît de plus en plus évident que nos timonier ne
semblent plus pouvoir maîtriser la situation. Ils donnent
l’impression de se concentrer simplement sur l’analyse (à courte
vue semble-t-il) des faits évidents ou la refusent pour des raisons
de pur confort personnel. Afin de se donner bonne conscience ou
de se concentrer sur leur propre sort. A moins qu’ils n’acceptent
de subir de plus en plus directement l’influence de l’opinion
53
publique. Ainsi les mosquées poussent dru en terre chrétienne
quand en parallèle les églises sont désertées et les prêtres de plus
en plus rares (la nature a horreur du vide). Par manque de
vocations et expansion du matérialisme athée l’avenir de la
Chrétienté n’est plus en Europe. Son histoire et son passé
chrétiens n’ont même pas été reconnus par les autorités politiques
de Bruxelles parce que les autorités religieuses ne sont plus
écoutées.
Le calme actuel n’est, en fait, qu’un leurre. Il masque un
monde où les ressorts des tensions religieuses et raciales vont finir
par se détendre au moment le plus inattendu. Des émeutes, des
affrontements sanglants entre éléments violents islamistes et
nouveaux arrivés d’une part et Français de souche issus de vingt
siècles d’une civilisation aux valeurs reconnues mais
insuffisamment défendues, pourraient éclater dans un avenir sinon
proche tout au moins pas si éloigné. En conséquence de la
mobilisation des extrêmes ? Une nouvelle guerre de cent ans va-t-
elle ruiner le Royaume de France, agressé par ceux-là mêmes
qu’il a accueillis ?
L’avenir jugera du bien fondé de ces réflexions. J’ai la
crainte de croire que je ne me trompe pas. Troie, Athènes,
Carthage, Byzance ont été détruites et ne subsistent que dans les
brochures touristiques. En sera-t-il de même, de notre France ?
Philippe BRETON
Mars 2009
*Mon arrière-grand père (officier d’Artillerie) a eu un genou emporté en 1870
devant Sedan, mon grand-père (officier de Cuirassiers) a eu le 3 septembre
1914 en Alsace, l’épaule gauche transpercée par une lance de Uhlan, (officier
de Chasseurs à cheval) a eu les deux jambes labourées par un tir de mitrilleuse
allemande à Signy l’Abbaye, le 15 mai 1940..
54
LAMBERT Jacques
Courriel du 29 janvier 2015
L’éditorial de Blaise « liberté et vérité » semble arrivé à point
nommé avec les évènements de ce début d’année. A la suite de
cette marche « historique », j’ai poussé un coup de gueule le
12/01/15.
« Chers amis,
Depuis plusieurs jours, je n’entends que des commentaires
attristés sur la tuerie de Charlie Hebdo ; bien sûr c’est un drame et
personne ne peut le nier.
Merci à nos ministres Taubira et Belcacem qui ont toujours été
lâches lorsqu’il s’agissait de l’Islam radical; il faut 60.000
enseignants de plus …et pour quoi faire !!!
Colonel en retraite, je suis choqué par les commentaires des
médias, des pleurs attristés de Peloux, grand ami de Hollande et
consorts. Pour notre part, militaires depuis des dizaines d’années
(35 ans pour ma part), nous avons servi la France et ses valeurs,
Charlie Hebdo n’est qu’un journal qui nous a insultés, nous a
traînés dans la boue depuis 50 ans, avec au départ Hara Kiri; il l’a
fait avec toutes les religions dont la catholique à laquelle
j’appartiens.
Le gouvernement vient de mettre 10.000 militaires pour la
protection des lieux de cultes et autres; où les prend-on et sur quel
budget ?
La cohésion nationale visible hier ne survivra que quelques jours
si l’on en croit l’émission d’hier soir (le11/01) sur France 2; la
plupart des gens qui défilaient n’avait jamais ouvert un Charlie
Hebdo.
Je suis fatigué d’entendre des inepties des nos ministres, intérieur
et autres qui frappent sur nos armées….sont-elles bien
défendues ?!!!!
Hommage à rendre aux policiers et gendarmes dans cette tragédie.
Je ne suis pas Charlie mais qui suis-je dans cette France que
j’aime ?
Ce message coup de gueule m’a fait du bien ! Faites-en ce que
voulez ! »
Envoyé le 12/01 à mon carnet d’adresses.
55
Quelques jours plus tard, je voyais en direct les obsèques du
patron de Charlie…L’internationale chanté par la foule, la plupart
poing levé en présence de trois ministres Taubira, Belkacem et
Pellerin !!!!! Où va-t-on ?
En conclusion, merci à toute l’équipe qui permet à la Promo de
vivre encore mais pour combien de temps ?
Bonne Année à tous, avec toutes mes amitiés.
Jacques
TISSOT Richard
Courriel du 19 février 2015
Bonjour, cher Dédé
Tu as lancé un appel à contribution pour le prochain bulletin. Je
ne m’y exprime que très rarement, mais aujourd’hui, je ressens le
besoin de participer.
Je me doute que le texte que je vais te proposer ci-dessous
pourrait déplaire, mais c’est ce que j’ai envie de dire.
Voici donc ce que je te demande de publier en mon nom (si c’est
trop long, dis-le moi ; dans ce cas, je me tairai définitivement) :
André Monthoux nous a gentiment demandé d’écrire quelques
lignes pour le bulletin de promo. Par amitié pour lui, je me mets
donc devant mon clavier. Et ce que j’ai envie de dire risque d’en
déranger certains, car je n’ai pas l’intention, comme je l’ai trop
souvent lu sous la plume de quelques « ptits-cos », de vous
donner le nombre de mes petits-enfants, ni de vous parler de mon
état de santé pas plus que de ma vie privée, toutes choses qui
n’intéressent que moi..
Voici les deux points sur lesquels j’aimerais m’exprimer :
I) La promo (et le prétendu « esprit de promo ») :
Soyons sérieux ; je me rends compte en feuilletant notre album de
sortie de Coët que s’y trouvent plusieurs noms de membres de la
Cinquantenaire de Verdun que je ne connais pas, ou si peu.
A la réflexion, ce n’est pas surprenant. A Strasbourg, selon que
56
l’on appartenait au PPEMIA 1 ou au PPEMIA 2, nous nous
connaissions plus ou moins, ou même pas du tout. Une fois que
nous étions à Coët, nous étions affectés soit à la 1ère
brigade
(Robillard) soit à la 2ème
(Segond, le bien nommé). Force est de
reconnaître que ces deux brigades avaient peu d’activités en
commun, ce qui ne facilitait pas le contact avec les « ptits-cos »
que nous avions à peine connus à Strasbourg. Et après 10 mois à
l’EMIA, nous étions dispersés dans les écoles d’application, où
nous étions mélangés avec la Corse et Provence. Autant le dire
franchement : je me sens plus proche de plusieurs cyrards de cette
promo, qui sont devenus de vrais amis et que j’ai revus au cours
de ma carrière, que de certains membres de la Cinquantenaire de
Verdun. De la même façon, j’ai tissé des liens très étroits avec les
officiers de la 94ème
promo de l’ESG, où nous n’étions que 50,
ensemble pendant 2 ans, que je n’ai pu en avoir avec notre EMIA
de Coët. Et comme j’ai eu la chance d’avoir une carrière très
tournée vers l’interarmées, je me suis fait quelques très solides
amis dans la Marine et dans l’Armée de l’Air, amis que je revois
avec plaisir depuis des dizaines d’années.
J’ai donc, je l’avoue, un « esprit de promo » un peu distendu. Le
cri de ralliement « Je suis de la Cinquantenaire de Verdun » ne me
fait pas forcément vibrer. J’ai certes gardé de merveilleux amis
dans la promo, mais ils ne sont pas si nombreux (trois ou quatre
dizaines, pas plus, à comparer aux 180 de l’effectif total) et
malheureusement 9 d’entre eux sont déjà passés de vie à trépas.
Et puisque nous en sommes à la rubrique nécrologique, j’avoue
avoir été plus ému quand j’ai appris les décès de Charles-Jean
Deléris, Hubert Hablot, Alain Esquerre ou Stanislas Jannet (tous
de la Corse & Provence) que lorsque certains membres de notre
promo –que je ne connaissais pratiquement pas- ont disparu.
Pour résumer ce premier point, je dirais qu’administrativement, je
fais partie de notre promotion, mais que, n’en ayant vraiment
fréquenté qu’un petit tiers des membres, je n’y suis que
modérément (et en tout cas pas viscéralement) attaché.
57
II) Le bureau et le site Internet :
Tout d’abord, je veux saluer Hubert (Tassel) qui, déjà très occupé
par des activités nombreuses et variées, a bien voulu reprendre le
flambeau de notre site après que Attias l’ait abandonné. S’il a
accepté d’en devenir le « webmaster », je considère qu’il s’agit
pour lui d’en gérer les aspects techniques (ce qu’il a très bien
fait), mais je pense que c’est au bureau de l’orienter et de lui
donner des consignes afin d’en faire un outil utile et efficace, une
vitrine de la promo.
Par exemple, il serait bon qu’un volet (seuls les membres de la
promo y auraient accès, par mot de passe) soit ouvert où chacun
pourrait s’exprimer librement, quitte à être contredit, où chacun
pourrait envoyer des photos, des vidéos et, pourquoi pas, où
chacun pourrait faire part de ses joies (on revient aux petits-
enfants), de ses peines, de ses déceptions, de ses espoirs.
Ce volet remplacerait avantageusement l’édition du bulletin qui,
si j’ai bien compris, ne paraitra plus au même rythme. Par
internet, nous pourrions transmettre instantanément des
informations, des nouvelles, qui risquent d’être complètement
obsolètes lorsque le bulletin « papier » nous est envoyé plusieurs
mois après que nous les ayons écrites. Avec l’avantage de pouvoir
répondre immédiatement à des articles qui nous paraitraient
contestables, ou qu’au contraire nous aimerions approuver et/ou
partager, sans attendre deux ans que paraisse le bulletin suivant.
Et puis, cette solution permettrait au bureau de prendre le pouls
(et l’avis) des membres de la promo par des sondages, ce qui lui
permettrait de prendre des décisions en accord avec ce que pense
la majorité des adhérents. Ainsi, décider à trois ou quatre de
donner 500 € à une promo folklorique de nos jeunes pour financer
une BD n’aurait pas forcément fait l’unanimité, surtout quand on
apprend que cette BD ne verra jamais le jour. De même
concernant cette autre décision d’investir dans des « plaques
mortuaires » : il aurait été bienvenu de ne la prendre qu’après
concertation de tous, en laissant le temps de la réflexion à chacun
58
(2, 3, 4 semaines) pour se prononcer et pour argumenter « pour »
ou « contre ». Pour des raisons que j’ai déjà exposées aux
membres du bureau, je ne suis pas favorable à cette initiative, et je
ne suis peut-être pas le seul. Pourquoi ne pas avoir demandé l’avis
des uns et des autres, en précisant qu’une non réponse vaudrait
approbation ?
Pour finir, je pense que grâce aux moyens de communications
qui existent aujourd’hui, il devient facile de consulter tout le
monde très rapidement et gratuitement (plus de frais
d’impression, plus de frais d’envois de courriers postaux) ce qui,
peut-être, permettrait de resserrer un peu les liens qui, entre nous,
se distendent de plus en plus. Cela nous donnerait l’envie de nous
exprimer et de participer à la vie de la promo.
Notre bouquin de fin de carrière est intitulé « Au fil des
révolutions ». On peut se demander pourquoi, car,
personnellement, j’ai le sentiment d’avoir vécu des évolutions,
pas vraiment des révolutions (sauf, peut-être l’implosion de
l’URSS) La seule vraie révolution, celle qui change le monde,
c’est l’irruption du numérique, et j’ai l’impression que nous
risquons de passer à coté.
Mon regret, c’est d’être « lettreux », et pas « scienteux ». Je ne
comprends rien à l’informatique, (même si je me débrouille assez
bien en matière de vidéo), et donc incapable de m’en occuper ou
de seconder Hubert . Je suis convaincu qu’il y a parmi nous des
informaticiens (transmetteurs, par exemple) qui pourraient, qui
devraient donner l’impulsion nécessaire au virage de la modernité
qu’il nous faut prendre sans tarder. Dommage qu’ils ne se
manifestent pas.
J’imagine que l’on va me rétorquer que certains n’ont pas
d’ordinateur… Tant pis pour eux. Ils ont le droit de vivre sans
téléphone, sans télévision, sans ordinateur, mais, pour le coup, ce
sont eux qui s’excluent et qui vivent hors du monde
d’aujourd’hui.
59
HUMANN Yves
Salut Dédé, Courriel du 11 février 2015
Comme convenu je t’adresse ce poème pour le prochain bulletin.
Tu le mettras en page à ta manière. Il est en provençal, « dans la
langue de Frédéric Mistral », prix Nobel de littérature en 1904. Je
joins la version française qui est un peu différente car j’ai voulu la
composer également en vers, ce qui est impossible en traduction
littérale, bien sûr, et quelle que soit la langue.
Ce serait bien si tu pouvais insérer la photo de ce buste, digne
d’intérêt, qui m’a inspiré le poème.
Bien cordialement. « Marsouin »
Dans le musée de la Maison du Poilu à Gap, un buste de Poilu
moribond qui semble sourire, grandeur nature, et d’un réalisme
saisissant, m’a inspiré ce poème, composé en provençal, à la
gloire des anciens de la Grande Guerre. Je le dédie à tous nos
ancêtres provençaux du 15è Corps d’Armée morts sur les champs
de bataille de 14 – 18 et à tous ceux qui ont cruellement souffert
dans leur chair et dans leur esprit longtemps après la guerre.
60
GLÒRI À NÒSTI PELOUS
O valentous sóudard, saludan toun courage,
Noun t'avèn óublida, te rendèn noste oumage.
Dins la nèu, dins la fango enterin quatre annado,
Gaire mai de vint an, la mort pèr destinado:
Noun t'auran espargna doulour nimai esglàri
Mai falié matrassa l'óupignastre aversàri.
E se te siés toujour batu sènso ahiranço,
Aro tout es fini que siés mort pèr la Franço.
Pèr toun darrier assaut, 'queste de l'armistice,
Mouriras foudreja, suprème sacrifice!
Dos balo traucaran toun casco metalin
E risoulejaras à-n-aqueste destin.
Uno garbo de fiò travessara ta tèsto
Quouro s'acabara la terriblo batèsto.
Car juste au moumenet que souno la vitòri,
Toun amo mounto à Diéu, tu, t'escrives en glòri...
GLOIRE À NOS POILUS
O valeureux Poilu, je salue ton cadavre !
Durant ces quatre années, les tranchées pour seul havre,
Ne t'auront épargné ni peur et ni souffrance.
Pour toi, tout est fini: ta mort est pour la France !
En aura-t-il fallu des élans guerriers,
En aura-t-il fallu des assauts meurtriers,
Sous une pluie d'obus qui fauche et qui lacère
Pour mettre hors de combat l'opiniâtre adversaire !...
Pour ton dernier assaut, celui de l'armistice,
Tu mourras foudroyé, suprême sacrifice !
Une gerbe de feu traversera ta tête
Lorsque dans le lointain sonnera la trompette.
Des balles perceront ton casque de métal
Et toi tu souriras à ce destin fatal !
Car à l'instant précis où sonne la victoire
Ton âme monte à Dieu, toi, tu t'inscris en gloire.
Le bulletin n° 36
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Le bulletin n° 36

  • 1. 1 PROMOTION « « CINQUANTENAIRE DE VERDUN » Bulletin de liaison n° 36 –Mai 2015 SOMMAIRE Editorial……………………………………………….2 – 4 L’appel pour Verdun 2016…………………………….5 – 7 Réunion du bureau à Paris…………………………......8 - 13 Séjour à Paris lors de l’assemblée générale 2014……..14 - 17 Nouvelles personnelles………………………………..18 - 51 Libres propos………………………………………….52 - 64 Dossier : L’Epaulette : nouvelle orientation………….65 - 72 Adresses de tous……………………………………....73 – 87 Décès de Jean VILLENAVE…………………………88 In Memoriam…………………………………………..89 - 90 Le mot du trésorier et bilans financiers………………. 91 - 93 Quelques photos…………………………………….....94 - 97 Rétro photos et pages rétro…………………………….98 - 104
  • 2. 2 EDITORIAL Promotion Cinquantenaire de Verdun Bouillac le 11 mars 2015 Le Président AVOIR DES PRINCIPES ?...PRUDENCE ! Une fois n’est pas coutume ! Je ne referai pas, pour la déplorer ou la critiquer, l’histoire récente de beau et doux pays, quelques chroniqueurs plus habiles que moi s’en chargeant régulièrement. Mon propos aujourd’hui est double : Le premier est d’ordre philosophique ! Si, si, vous avez bien lu ! il va s’attacher à montrer que, bien sûr, il faut avoir des principes, que l’on ne saurait vivre sans… mais qu’il y a lieu d’être prudents. Le second est un appel à « refuser l’abstention » pour que nous présentions nombreux à notre réunion du Cinquantenaire de la Promotion à Metz et à Verdun où nous participerons aux célébrations du Centenaire des combats de Verdun. Ma première réflexion : Un principe, par définition intangible, n’est pas mauvais en lui- même. Il est impératif, sauf à être complètement dévoyé, d’en avoir. Mais, et je touche ici au cœur de ma cible, que dire du « principe de précaution » dont, depuis un certain François Mitterand et l’avènement des écologistes, on nous abreuve ? Le « principe de précaution » est, dans son application politique, trop souvent ce qui forme et/ou déforme le fait pour qu’il soit
  • 3. 3 respectueux de lui-même. A ce titre, le « principe de précaution » n’est pas un principe d’humanité, c’st à dire une loi écrite, ou non écrite d’ailleurs, qui devrait protéger et faire grandir l’homme. Il semble être d’abord une loi qui amenuise et infantilise l’homme et dont le but, inavoué certes, est de mettre le responsable à l’abri de la loi et des médias. Ainsi, le principe de précaution est une précaution non pas pour les personnes à protéger mais bien pour celui qui en a la charge ! Le principe de précaution respire donc la peur. Il transpire le manque de courage, cherchant à éviter toute conséquence d’un acte sur soi. Il court à l’abri le plus proche. Son but n’est pas de gagner la tranchée adverse mais d’éviter les éclats d’obus. Ainsi tous ceux qui ne veulent pas que leur responsabilité soit engagée en face d’un échec, ceux-là vont appliquer le principe de précaution ! Appliquant ce principe, on ne prend pas le risque de peser réellement sur le danger encouru. on économise l’énergie du calcul et, en ce sens, ce « principe de précaution » s’oppose à la science. On ignore volontairement les statistiques et l’on ne fait pas la distinction entre le risque imaginaire et le danger mesurable. On l’a compris, le principe de précaution est tout sauf la prudence. Cette dernière consiste à mesurer les risques et à les minimiser par une construction intellectuelle et matérielle issue de la raison. Tout homme, et c’est encore plus vrai pour le militaire qui expose ses hommes au danger, st appelé à faire acte de prudence. Notre « sacro-sainte » Méthode de Raisonnement Tactique permettant de mesurer les risques pour les minimiser, en était une émanation efficace. La prudence est bien, elle, une très belle vertu grâce à laquelle les peuples vivent et grandissent non seulement contre les risques mais aussi avec eux. Il est donc fondamental de ne pas confondre prudence et principe de précaution car l’une ne peut servir de caution à l’autre. Alors ? Avoir « des principes » : oui, bien sûr, appliquer un « principe de précaution »…méfiance !
  • 4. 4 La deuxième réflexion : Profitant de la tribune offerte ici, je veux rappeler avec insistance que 2016 verra notre Promotion commémorer, le dimanche 29 mai 2016, avec le Cinquantenaire de son existence, à Metz et à Verdun, je le répète, le Centenaire des combats de Verdun. Le général Irastorza, maître d’œuvre des festivités du Centenaire, désigné en conseil des ministres, nous a réservé en tant que Promotion du Cinquantenaire, une place officielle dans le dispositif qui verra 42 nationalités participer aux commémorations diverses. Un premier appel, pour une participation de principe, vous a été lancé en janvier 2015. Si vous n’avez pas encore répondu, pensez à nos organisateurs : ils ont besoin d’avoir des chiffes (pour les réservations des hôtel et restaurants, commande des bus…par exemple). Ne tardez pas à nous faire savoir si vous envisagez de venir tant à notre assemblée générale que sur le site des combats de Verdun. Les places, tant en hôtellerie qu’en restauration, ou en tribunes, seront de plus en, plus rares ! Etre à Verdun en 2016 me paraît un acte de « vérité » nous permettant d’afficher notre respect des combattants victimes de la barbarie humaine mais aussi de souligner notre appartenance à une promotion d’officiers qui a choisi de « se souvenir ». Alors… n’oubliez pas et rendez-vous dans moins de dix-huit mois à Metz et à Verdun. Très amicalement à tous. Blaise Ndlr : Suite à cet édito dans lequel l’appel à la participation au Centenaire des combats de Verdun est évoqué avec force par notre Président, il nous a semblé important de joindre le premier appel lancé par internet pour les uns et par voie postale pour les autres. Il est reproduit in-extenso. De même sont présentés deux des symboles forts de la ville : la Porte Chaussée et le monument aux Morts. A.M
  • 5. 5 Promotion Cinquantenaire de Verdun Le Président « Tous à Verdun ! » Nous y voilà ! Le dimanche 29 mai sera célébrée, à Verdun, la commémoration officielle du centenaire des combats de Verdun. Cinquante ans, jour pour jour, après le cinquantenaire de Douaumont où nous étions. Notre promotion ne peut, ni ne doit, s’y soustraire. Le Comité Interministériel, piloté par le ministère des Anciens Combattants devrait, grâce au Général Elrik Irastorza, pilote des opérations, nous réserver une place dans un dispositif incluant plus de 40 nationalités. Il nous importe ainsi de pouvoir annoncer au général, dès le début du mois prochain, combien nous serons pour ce qui constitue un évènement majeur de la vie de notre promotion. Nous nous acheminons donc vers : - une réunion de promotion dans le Nord Est de la France (vraisemblablement Metz) avec la tenue de notre Assemblée Générale - une présence significative, sur site, au Centenaire des Combats - et une partie historique et culturelle sur Metz et Verdun. Jean-Pierre Drouard, Jean-Hugues de Ribier et Jean-Noël Vincent devraient pouvoir bâtir un scénario cohérent autour de ce schéma général. Il est impératif qu’à la réception de ce message, vous répondiez à Claude Gradit et à Jean-Pierre Drouard sur votre intention ou non d’assister à tout ou partie de ce rassemblement de mai 2016. Muni du renseignement, nous pourrons alors faire réserver les places nécessaires à Verdun et dans les hôtels de Metz qui risquent d’être très vite submergés de demandes. Merci de la rapidité de vos réponses. Très amicalement à tous. Blaise de Sérésin
  • 6. 6 VERDUN Monument aux Morts : Le rempart des hommes : « ON NE PASSE PAS » Porte Chaussée : Le rempart de pierre, séculaire
  • 7. 7 Pour vous inscrire prenez contact avec : Jean-Pierre Drouard = jpdrou@club-internet.fr 104 rue de Touraine 57160 MOULINS LES METZ Claude Gradit = c.gradit@wanadoo.fr 46 rue Roucayrol 34730 PRADES LE LEZ Michel Margotin = michel.margotin@gmail.com 32 route de Bonneville 50530 CHAMPEAUX Précisez : - si vous venez seul ou à deux -si vous désirez rester le 3ème jour Le Morthomme : monument de la 69 ème division
  • 8. 8 Ndlr : La réunion du bureau le 10 avril 2015 à Paris a fait l’objet du compte rendu ci-dessous. Votre attention est attirée : - sur la déclaration du Président en début de réunion et sur la réflexion qui suivit conduisant à des propositions sur le devenir de l’association. - sur le parrainage en 2017 de la promotion EMIA à l’occasion du 50ème anniversaire de notre sortie de Coëtquidan - sur l’assemblée générale qui se tiendra à l’issue. REUNION DU BUREAU Vendredi 10 avril 2015 Présents : Blaise de Sérésin – Claude Gradit – Michel Margotin – André Monthoux Invité : Jean-Pierre Drouard Absent : Hubert Tassel = démissionnaire Le bureau élargi s’est réuni à Hôtel Terminus Château à Vincennes à 10 h 00. Ordre du jour proposé : 1-Metz - Verdun 2016 : Point de situation et déroulement à Metz Matérialisation de la participation de la Promotion à la journée de Verdun Tenue, identification Estimation du coût par personne Relance auprès des P’tits Cos 2- Programme 2016-2017 : Parrainage 2017 à Coët Contact avec la Promo Daboval Organisation ou non d’une A.G.
  • 9. 9 3-Fonctionnement du bureau : Remplacement de Hubert Tassel Devenir du site web. Ouverture de séance ; Le président Blaise de Sérésin ouvre la séance en proposant une réflexion sur le devenir de la Promotion après 2016. Il ne désire pas poursuivre le mandat qui lui a été renouvelé depuis 50 ans. Il envisage deux solutions : - un volontaire se propose pour reprendre la présidence de l’Association et la pérennité est assurée pour quelques années. - aucun volontaire : c’est la fin de l’Association des Anciens de la Cinquantenaire de Verdun. Il faut donc mettre en place la dissolution : Assemblée Générale extraordinaire, démarches administratives, dévolution des avoirs financiers, devenir des archives, documents livres, etc… De la discussion il ressort que : - lors de l’AG 2016 à Metz, le président annoncera sa démission. Si aucun volontaire ne se présente pour lui succéder, il prolongera sa présidence jusqu’à la réunion à Coët fin mars- début avril 2017 à l’occasion du parrainage de la nouvelle promotion de l’EMIA. - une Assemblée générale extraordinaire se tiendra alors sur place pour entériner la dissolution de l’Association des Anciens de la Cinquantenaire de Verdun. 1- Metz – Verdun 2016 : Le président confirme que le programme retenu commence par l’assemblée générale à Metz le samedi 28 mai après-midi. Jean-Pierre Drouard, organisateur du séjour « Metz-Verdun », énonce le projet de programme qu’il propose au bureau :
  • 10. 10 •Samedi 28 mai : - à partir de 14h00 accueil à l’hôtel Best Western, situé dans la périphérie de Metz. - AG pour les membres -visite touristique pour les conjointes. Déplacement possible par le « tram » vers le centre ville. - soirée : dîner de gala suivi d’un exposé sur Verdun 1916 par Jean-Noël Vincent. •Dimanche 29mai : - déplacement à Verdun dans deux autocars - participation aux cérémonies - déjeuner au restaurant « Le Clair de Lune » à Verdun - retour à Metz et soirée libre Remarques formulées : Le programme de cette journée est hypothétique du fait : - que la présence de plusieurs chefs d’état entrainera une restriction de la liberté de déplacement : positionnement des autocars par rapport au site officiel, accès ou non au restaurant : routes et rues barrées ? - que le ou les lieux et l’heure ou les heures de la ou des cérémonies ne sont pas connus actuellement. •Lundi 30 mai : -matinée : visite commentée de la ville de Metz -déjeuner puis Finex Jean-Pierre donne l’estimation du coût du séjour pour un couple : Nuits d’hôtel : 2 x 90 = 180 Dîner de gala : 2 x 70 = 140 Visite épouse : 1 x 8 = 8 Déjeuner Verdun : 2 x 25 = 50 Visite ville lundi : 2 x 8 = 16 Déjeuner Mess : 2 x 25 =__50____ Total = 444 €
  • 11. 11 Il est proposé par le trésorier de ramener cette somme à 400 €, la différence de 44 € pouvant être couverte par la caisse Promo. Le trésorier fait le point avec Jean-Pierre Drouard, des préinscriptions reçues à ce jour : Membres = 40 Veuves = 2 Conjointes = 28 Le secrétaire évoque alors la relance à faire pour obtenir de nouvelles inscriptions. Il propose : - un appel dans le bulletin 36 qui paraîtra début mai - un nouvel appel dans la circulaire de janvier 2016 (par internet pour les uns, par la poste pour les autres) - un appel « particulier » à certains membres qui participent au moins partiellement aux activités de la Promo, soit par téléphone, soit par mail, soit par courrier. Le bureau entérine ces propositions. 2- Parrainage à Coët en 2017 : Le secrétaire confirme, suite aux renseignements obtenus auprès de la direction des Ecoles, que notre Promo parrainera la jeune promotion EMIA, soit le dernier samedi de mars, soit le 1er samedi d’avril 2017. L’officier de marque du parrainage des 25-50 ans des Ecoles de Coët lui indique également que : • la Belvédère a eu son parrainage en 2015, • celui de la Zirnheld aura lieu en 2016 (conjointement avec la Serment de 14 selon un membre de cette promo) • et celui de notre Promo en 2017, conjointement avec la Corse et Provence.
  • 12. 12 Il est précisé que le secrétaire prendra contact avec la Daboval (25 ans) et la Corse et Provence (50 ans ) afin de connaître leur position sur le parrainage 2017. Michel Margotin qui a un contact avec la Belvédère se renseignera afin de connaître le déroulement de cette cérémonie et les attentes Il est envisagé de remettre à chaque officier élève un exemplaire de « Au fil des révolutions », ainsi qu’un insigne de notre promotion. Blaise est chargé de prendre contact, le moment venu, avec Joël Bébin et de se rendre à Coët afin de connaître le déroulement de cette réunion. La réunion de Coëtquidan prendra la forme d’une assemblée générale, avec visites annexes, qui exceptionnellement aura lieu, un an après celle de Metz. Pour tenir compte des problèmes de santé de certains d’entre nous, tous les déplacements se feront par car, à partir de l’hôtel. Ils seront financés par la promotion. 3- Site Promo : Du fait de la démission du webmaster, Hubert Tassel, la question du devenir du site se pose. Après discussion il paraît opportun de le maintenir jusqu’en 2017, date de la continuation ou de la dissolution de l’Association. Le coût annuel de l’abonnement, 24 euros, n’est pas un obstacle. Dans l’immédiat il faut trouver un volontaire jusqu’en 2017. S’il n’y a pas de volontaire le site sera fermé. 4- Questions diverses : Au cours des discussions, différents points ont été traités en dehors de leur contexte. Ils sont regroupés dans ce paragraphe :
  • 13. 13 a -En cas de dissolution de l’Association que deviennent les biens matériels lui appartenant ? • Une proposition est de transférer, à la promotion des 50 ans de 2017, le site, les archives, le stock de livres et d’insignes restant. • L’avoir financier peut lui être remis aussi ou bien il peut être redistribué aux membres de la Promo, mais sur quels critères ? • Dans le cas d’une poursuite de la vie de l’association, les avoirs peuvent être utilisés pour diminuer les coûts en finançant systématiquement les déplacements par car. b -Un don de livres et d’insignes pourrait être fait, d’autre part, au musée de Coët. c -Durant le séjour Metz – Verdun, le président demande si une messe peut être célébrée. Jean-Pierre pense qu’il faut attendre la programmation détaillée qui permette de dégager un créneau pour une célébration religieuse. Le président souligne qu’il pourra trouver et le lieu et le prêtre pour cet office. d -Si certains veulent prolonger leur séjour le lundi 30 mai après-midi, Jean-Pierre propose de visiter le musée de Gravelotte. Une proposition de réservation de chambre sera faite pour ceux qui souhaiteraient rester la nuit du lundi 30 au mardi 1er juin 2016. Le coût serait alors supporté par le réservataire. A 12 h 00 la réunion est levée.
  • 14. 14 2014 : LA CDV A PARIS « Pardon ! Vous connaissez la résidence Voltaire de l’IGESA ? C’est près de la place d’Italie ou de la porte d’Italie ? » Premières interrogations pour certains en ce début d’après midi ensoleillé du mercredi 17 septembre 2014 pour rejoindre le lieu de rendez-vous. Il s’agit de la réunion de l’Assemblée Générale de la Cinquantenaire de Verdun et il ne faut pas rater l’accueil. Justement l’accueil est assuré par la fine équipe que forment trois « G.O. » et leurs épouses: Gérard et Andrée Muller, Alain et Martine Guilley, Michel et Geneviève Margotin. Salutations, embrassades, tapes amicales, sont les signes apparents d’heureuses retrouvailles. -« Où sont les chambres ? Où est la salle de réunion ? » -« Attendez ! Voici votre dossier d’accueil, votre badge à mettre sur la poitrine, pas dans la poche ! » -« N’oublies pas de voir le trésorier…! » Ainsi durant une bonne heure le hall d’accueil de la résidence Voltaire se transforme en une ruche bourdonnante, gaie, voire enthousiaste. 15 h 30 : les P’tits Cos « entrent en A.G. », tandis que les épouses et compagnes partent pour une visite guidée de la Sainte Chapelle. Laissons de côté les délibérations de l’A.G., vous en avez eu le compte rendu dans la circulaire de janvier 2015, et retrouvons, vers 19 h 30, notre groupe qui s’apprête à aller dîner au restaurant Novotel de la porte d’Orléans. Pour cela le déplacement en tram est nécessaire, ce qui pose des interrogations à certains : « Comment valide-t-on les tickets ? A quelle station descend-on ? ».. En traversant la place du 25 août 1944 près de la porte d’Orléans, le groupe s’arrête devant la statue du Général Leclerc, libérateur de Paris : les photos s’imposent, et tandis que certains et certaines prennent la pose, d’autres font la pause… (je sais, c’est facile, mais ça fait son petit effet).
  • 15. 15 Un cocktail chic nous attend dans le sous-sol aménagé « classe » du Novotel. Les échanges vont bon train, champagne aidant, et ils se poursuivront tout au long du dîner. Jeudi 18 septembre : dès 08 h 00 départ et déplacement en tram et en métro pour aller assister à la messe, traditionnelle pour chaque A.G., dans la chapelle de l’évêché aux armées, rue Notre Dame des Champs. C’est Monseigneur Luc Ravel, évêque aux armées, qui nous fait l’honneur et le plaisir de célébrer l’eucharistie. Nous ne manquons pas d’entonner « La Prière », le chant de l’EMIA, au cours de la célébration. Le beau temps aidant, c’est en traversant le jardin du Luxembourg que nous rejoignons le Sénat pour une visite guidée avant le déjeuner. Pas de commentaires, ils sont superflus, devant la richesse artistique et historique des lieux. Poussés par la faim, nos pas nous conduisent, non loin de là, au renommé restaurant « Le Procope », le plus ancien café-restaurant de Paris. Cadre prestigieux, salles chargées d’Histoire et d’histoires, tout est propice pour un déjeuner agréable et respectueux devant les noms illustres qui ont fréquenté cette maison depuis trois siècles : La Fontaine, Voltaire, Diderot, Balzac, Hugo, Benjamin Franklin, Verlaine et bien d’autres. Changement radical durant l’après-midi : les bateaux Mouche nous accueillent pour deux heures de détente sur la Seine, au cœur du Paris historique et, que ce soit la première fois ou la énième fois, la magie opère toujours à la vue de monuments, de sites liés à l’Histoire de la France. On se plaît à évoquer Guillaume Apollinaire et se laisser bercer par ce poème que nous avions appris, alors adolescents, au lycée : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine… ». Mais revenons sur terre, car un nouveau changement de situation est programmé: finie la douce nonchalance romantique, place à l’attitude martiale : à 18 h 15 nous nous retrouvons en haut des Champs Elysées pour aller déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu à l’Arc de Triomphe. Nous sommes associés aux pompiers de Paris et aux amicales de sapeurs- pompiers. Ils remontent la dernière partie des Champs Elysées
  • 16. 16 derrière la musique et un détachement en armes des Sapeurs Pompiers. Nous nous joignons au cortège qui traverse le rond- point de l’Etoile pour prendre place sous l’Arc de Triomphe. Moment solennel et émouvant que se recueillir devant cette tombe, ô combien symbolique, et de voir notre président, Blaise de Sérésin, déposer notre gerbe. Sonneries réglementaires, commandements à la troupe sous les armes : bref, un moment intense. Après une journée aussi chargée, « quartier libre » est donné à chacun pour terminer la soirée comme bon lui semble. Une nuit reposante ayant fait son œuvre, notre petite troupe, dès 10 h 00, se retrouve aux Invalides pour effectuer une visite commentée sur le thème des deux guerres mondiales, après être passée sous le dôme pour admirer le tombeau de Napoléon. Cette matinée, qui nous plonge dans l’histoire militaire contemporaine de notre pays, est passionnante : à refaire sans hésitation. Retour à la porte d’Italie pour un dernier déjeuner convivial au Campanile. Moment de retour au calme : le séjour se termine, on en dresse le bilan, on échange des adresses, on forme des souhaits, puis, les bagages regroupés, c’est… FINEX ! Non ! Pas tout de suite ! Des remerciements mérités et sincères sont à adresser à nos organisateurs : Gérard et Andrée Muller, Alain et Martine Guilley, Michel et Geneviève Margotin. N’oublions pas tout le travail préparatoire qu’il a fallu fournir pour que notre A.G. et le séjour à Paris se déroulent parfaitement. Si tout nous a paru simple, sans fausse note, c’est que tout était parfaitement réglé. Oui, un grand merci aux organisateurs. RENDEZ VOUS DANS DEUX ANS POUR NOTRE CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE : 1966-2016 André
  • 17. 17 Photo de Michel Margotin Tout un symbole : l’Ecole Militaire et la tour Eiffel « fusionnées » Dernière photo du séjour : fin de la visite aux Invalides
  • 18. 18 NOUVELLES PERSONNELLES AILLET Jules-Marie Bonjour à tous ! Courriel du 20 février 2015 Je ne sais si c’est la paresse intellectuelle due à l’âge ou la paresse structurelle du bonhomme, mais je ne trouve rien à dire. Raison de plus, comme l’a écrit l’Amiral SANGUINETTI, pour ne pas fermer ma gueule. Alors, allons-y ! La chose militaire, globalement, m’ennuie. Je ne lis plus depuis longtemps les papiers que nous envoie régulièrement Claude ; je me contrefous des journalistes stratèges qui commentent les évènements guerriers de la planète avec la suffisance de ceux qui n’ont jamais tenu un fusil ; je suis désabusé quand je lis (rarement et en travers) les articles du club des Généraux de l’ASAF qui s’écoutent penser, qui pensent bien mais ne font rien. Je suis en rage quand j’entends nos dirigeants réinventer la D.O.T au profit de quelques synagogues ou écoles confessionnelles, alors que…STOP, ça va ! Faut pas que je m’emballe, je vais décheniller ! Je me réjouis d’aller à VERDUN. Je considère cette visite comme un retour aux sources, un vrai « devoir de mémoire » qui va nous replonger dans la réalité de nos choix d’hommes. En vieillissant, on s’abandonne sans honte à des réflexions sur sa propre vie, sur sa propre mort et on n’est pas toujours très serein ! Pratiquement, en ce qui me concerne, je ne souhaite pas que la Réunion de Promo se fasse à VERDUN. La Réunion, c’est une FËTE : on est heureux de se retrouver, on rigole comme des potaches ; VERDUN, c’est un pèlerinage, un truc sérieux, pour les hommes, dans l’émotion et le recueillement ! Ne mélangeons pas les genres. Bon voilà ! J’en ai dit beaucoup, beaucoup trop, peut- être ? Tant pis pour vous, ça partait du cœur…..Alors, à bientôt ! Jules
  • 19. 19 BARBOT Denis Mon cher André, Courriel du 20 février 2015 Tout d’abord merci de ta " piqûre de rappel " car si mon disque dur est toujours au top il n'en est pas de même de ma mémoire vive qui l'est de moins en moins. C'est vrai aussi que ma dernière participation au bulletin de promo ne date pas d'hier, aussi je pense que j'aurai mauvaise conscience si je n'apportais pas ma modeste contribution. En premier lieu, et bien que les ans ne fassent rien à l'affaire, comme le chantait Georges Brassens, la santé se maintient pour Lily et moi malgré son lot de petits désagréments qui nous rappellent de plus en plus que notre corps a vieilli plus vite que notre tête, ce qui est fort heureux mais parfois assez douloureux. Mais tout va bien ! Pas de soucis côté famille, les enfants et petits enfants suivent leur cursus normal sans soucis majeurs. Ils sont un peu loin à notre goût mais nous avons le plaisr énorme d'avoir nos deux petits garçons parisiens quasiment pour toutes les vacances et notamment l'été. Par contre notre fille cadette mariée à un américain gentil et attentionné (il s'est mis à apprendre le français, pour un américain cela mérite d'être souligné !) et vivant à Washington sont un peu loin et encore plus depuis qu'ils ont donné naissance à une petite Clémence (avec un accent aigü pour bien montrer qu'il s'agit d'un prénom français !) Elle a fêté ses deux ans en janvier et a passé la période de Noël -Jour de l'an ici à Balma. Cela a été pour nous un grand bonheur et un amusement de la voir jongler avec l'anglais et le français avec une aisance qui nous fait toujours pâlir de jalousie. Heureusement nous avons un outil de communication superbe avec SKYPE utilisé toutes les semaines. Enfin si certains parcourent le monde nous nous contentons des USA avec un voyage de 15 jours à trois semaines chaque année pour surtout aller les voir mais faire aussi un peu du tourisme. En plus notre fille a gardé son réflexe de déménager
  • 20. 20 tous les 2 à 3 ans, ce qui doit encore leur arriver au début mars pour rejoindre La Nouvelle Orléans (coin que nous irons aussi découvrir après Pittsburgh et Washington où ils ont successivement vécu). Mais en mai dernier nous les avons rejoints pour un voyage commun dans ce qu'on appelle le "Grand Ouest Américain". Voyage superbe dans tous les domaines ! Sinon notre vie est assez tranquille. A part les cours d'anglais, sans commentaires, un abonnement aux concerts de l'orchestre de Toulouse, chacun a ses occupations. Hors l'entretien extérieur de la maison et du jardin qui aide à l'entretien du jardinier, je bricole pas mal. Je construis surtout des maquettes de bâteaux à partir de plans que j'achète ici ou là et après je réalise et fabrique tout avec les moyens du bord, et cela me prend pas mal de temps . Donc un long fleuve tranquille, en espérant qu'il coule longtemps de la sorte ...Bien amicalement. Denis CAYRAT Paul Chers Amis, Courriel du 24 février 2015 Le décès de notre camarade VILLENAVE m’a profondément touché. Son isolement total a surement accéléré le processus de décès. Nous devons avoir à l’esprit que plus nous irons dans la vie plus celle ci sera difficile aussi bien physiquement que moralement. C’est la raison que nous devons resserrer les rangs et nous entraider. Notre vie est orientée par les choix que nous faisons à des moments donnés de notre existence. Le premier choix que nous avons fait est d’être militaires et Officiers. De ce fait, nous nous sommes mis aux services de nos concitoyens et de notre Patrie : la France. Notre engagement ne s’arrête pas à la fin de notre carrière miliaire qui n’est qu’une phase. Nous devons continuer avec les armes de notre expérience à défendre les valeurs de la République.
  • 21. 21 Le vieillissement de nos corps impose à chacun de nous l’entraide. Je pense à notre camarade Michel Jouhanneau enfermé dans une maison de retraite pour la raison qu’il perd la mémoire. Il est très heureux de recevoir des appels téléphoniques et sera ravi de sortir pour se promener en ville si quelques uns de nous veulent bien venir le voir à Bourges. Peu de changement de mon coté, toujours marié à ma femme Maryse, nous avons fêté en 2013, nos 50 ans de mariage. Trois enfants chefs d’entreprises et 10 petits enfants de 04 à 26 ans. Après avoir passé la main à mon fils pour la société .idem pour la Mairie. Je suis reparti sur un autre engagement celui de la Légion d’Honneur. Président de la section Béarn, Soule et Basse Navarre, nous nous efforçons à aider nos concitoyens en difficulté. C’est ainsi que nous menons plusieurs projets en faveur de l’emploi pour la jeunesse. En 2014, 4 projets ont été lauréats et deux labélisés. En 2015, mon premier objectif est de permettre à nos membres de vieillir dans la dignité et de mettre en place une procédure permettant d’aider les aidants de personnes malades ou à mobilité réduite. Mon deuxième objectif est de gagner la bataille de la jeunesse et faire aimer notre Pays. Nous devons penser à nos enfants et petits enfants, c’est notre devoir d’être présents auprès des jeunes et les former aux valeurs de la République. L’intérêt de ces projets est qu’ils occupent les esprits et demandent un engagement en temps et souvent financier, maïs pour nos anciens cette action est très valorisante car ils servent à quelque chose et voient à travers les résultats le fruit de leur travail. Dans ce cadre, nous organisons des voyages de cohésion. Cela va vous sembler bizarre mais le plus merveilleux et le plus émouvant est celui que nous avons fait à Verdun en octobre 2014. A part cela, j’essaie de maintenir ma condition physique par la marche en terrain varié et quelques fois en montagne.
  • 22. 22 Je soumets une suggestion pour Coëtquidan : il serait intéressant de se retremper légèrement dans la vie d’un élève et d’associer nos épouses à cette vie car elles nous ont accompagnés partout. Je propose une incorporation de 48 heures avec quelques cours spécifiques dont, pour nous, le maniement du sabre pour la prise d’Armes car aux 25 ans, nous avions trouvé très émouvant notre imbrication dans la promotion montante. Par contre, les anciens qui faisaient 50 ans étaient en civil et sont restés à part. J’ai trouvé cela désolant et nul. Alors ne faisons pas la même chose que nos grands anciens et reproduisons ce que nous avons si bien fait il y 25 ans. Il en est de même pour Verdun : Quelles valeurs, quel symbole représenteront des petits vieux en civil dans un coin ? Pour tous nos camarades et à leurs épouses, je leur souhaite une excellente année et les attends à Pau. Paul Ndlr : Paul nous donne également des nouvelles de Michel JOUHANNEAU dont l’état de santé a nécessité son accueil en maison de retraite. Voici son message du 25 février 2015. Bonjour Dédé Courriel du 25 février 2015 J'ai appelé ce matin Michel comme je le fais régulièrement pour avoir de ses nouvelles. A priori, il se porte bien et il tient toujours une conversation. Mais maintenant il se rend compte qu'il est dans une prison et ne se plait plus du tout car il n'a strictement rien à faire. Cette maison ne pratique pas des animations qui l'intéressent. A ses dires,il aurait fait le mur, il y a 48 heures et aurait été ramené par les gendarmes. Avec humour, il m'a raconté son périple, en me faisant remarquer que cela avait créé un peu d'animation dans sa maison de retraite. Sur le bulletin de l'association peux-tu demander aux membres que chacun l'appelle de temps en temps. D'autre part, il a certainement des connaissances dans son ancienne arme le Matériel.
  • 23. 23 Il faudrait que l'un de nous qui habite relativement près contacte l'amicale des officiers en retraite pour qu'il puisse sortir régulièrement, accompagné par des personnes connues. Nous ne devons pas laisser seuls ceux qui ont été nos camarades de promo. Avons-nous l'adresse de ses enfants? Sinon, je m'en occupe en contactant la maison de retraite. Paul DEPARDIEU Alain Courriel du 17 janvier 2015 Après deux années de «reconstruction», j’ai retrouvé une certaine quiétude et surtout, j’arrive, à nouveau, à me projeter dans l’avenir avec confiance. En effet la rencontre avec Christine, veuve comme moi et soucieuse, elle aussi, de retrouver, ce sentiment de sécurité, qu’apporte la vie à deux, a changé notre existence. Cette rencontre, nous a redonné, certes avec nos souvenirs que nous évoquons souvent, cette énergie, cette joie de vivre et surtout le goût d’envisager le lendemain sans inquiétude. Autant de sensations qui nous manquaient, à tous les deux, depuis la disparition de notre être cher respectif. J’ai été très heureux de retrouver la promo, le temps d’une réunion, lors de la dernière AG à Paris. J’étais moi-même à La Grande Garenne (prés de Bourges) à un rassemblement de ma promo d’enfants de Troupe du Mans (52 /57) et j’avais « pris ma journée » pour venir saluer les copains de la Cinquantenaire de Verdun à Paris….. Alain
  • 24. 24 DROUARD Jean-Pierre Bonjour! Courriel du 29 décembre 2014 Tout d'abord Bonne et heureuse année 2015 pour vous et vos proches. Santé et sérénité pour vous qui êtes en charge de la promo et merci pour le travail accompli. Mon premier point, qui n'a pas à figurer dans le prochain bulletin de promo, concerne le site promo que je trouve bien documenté. Toutefois en consultant la liste des membres j'ai fait le constat de ma disparition...rassurez-vous, comme disait le Général de Gaulle "je ne manquerai pas de mourir !" mais le plus tard sera le mieux... Pour le bulletin de promo: "Nous fêtons en ce mois de décembre finissant les dix ans de notre présence à Moulins-Lès-Metz. Après huit années passées dans la capitale des Flandres où j'ai pu apprécier la cordialité des Chti's nous avions décidé de nous rapprocher de nos racines lorraines. Bien que nancéiens d'origine nous avons osé nous installer en terre mosellane, pour notre plus grand bonheur. Ces dix années ont été bien remplies en activités "civiles". Certes j'ai participé aux activités et travaux de l'ANOCR locale, mais je ne suis pas un nostalgique de la chose militaire. J'ai eu sous l'uniforme un beau parcours en France et à l'étranger...la page est maintenant tournée...il y a tant d'opportunités de se rendre utile. C'est ainsi que renouant avec la pratique musicale je me suis investi dans ma paroisse où je suis organiste titulaire. C'est prenant mais oh combien gratifiant. Dans le le même temps, j'ai pris la fonction de trésorier du Conseil de Fabrique de ma paroisse (structure tripartite de gestion: maire, curé et membres laïcs). Enfin j'ai suivi une formation "funérailles" dispensée par l'évêché de Metz qui me permet d'organiser les obsèques et d'accompagner les familles dans le deuil. En arrivant ici en 2004, nous avions le souci de nous intégrer rapidement dans la société civile…et quoi de plus simple que
  • 25. 25 d'adhérer à un club de randonnée. C'est ainsi que progressivement j'ai acquis un brevet fédéral d'animateur de randonnée pédestre. Je suis devenu formateur au sein de l'équipe régionale de Lorraine et il y a deux ans j'ai acquis la qualification d'animateur de marche nordique. Je suis donc bien occupé tout au long de l'année...d'autant que nous participons tous les ans à un séjour de bénévolat à la Cité St Pierre à Lourdes. Nous y avons rencontré une fois dois notre ami Gérard Barjaud. Nous reste-t-il un peu de temps pour d'autres occupations? Oui, mais c'est surtout Danielle qui est concernée par l'aide qu'elle apporte à notre fille qui, seule, doit gérer sa petite Elisa. Cela veut dire suppléer la maman pour une foule d'activités: sport, docteur, activités périscolaires... En ce début d'année 2015, je souhaite à tous les P'tits Cos santé, sérénité et bonheur. Je serai heureux de participer aux manifestations en 2016 à Coëtquidan et à Verdun. Jean-Pierre GILLES Henri Bonjour André, Courriel 20 janvier 2015 Un grand merci pour tes vœux et tous les miens très tardivement, les jours passent trop vite !!!! Voila un petit panorama de nos petits enfants 6 en France et 3 en Guadeloupe. Tout va bien à Toulon, avec pas mal d’activités et quelques séjours à Mont Louis. Avec toute mon amitié et surtout si ton (votre) chemin vous amène dans le secteur, j’espère bien que tu nous feras signe. Henri Bonjour André, Courriel 15 février 2015 Comme tu le sollicites si gentiment je me sens obligé de te donner quelques nouvelles plus précises que dans mon précédent mail :
  • 26. 26 Nous voilà installés à Toulon depuis maintenant 5 ans et bien intégrés dans cette ville située dans une région fort agréable. C’est ici que j’ai connu Annie et c’est la raison pour laquelle nous sommes revenus ici après un dernier séjour de 13 ans à Toulouse. Nous sommes au Cap Brun et dominons la mer ce qui est fort agréable. Bien entendu nous avons repris des activités et les jours passent trop vite. Personnellement je suis responsable d’u groupe de randonnées et nous parcourons la région qui est belle mais loin d’être plate. J’ai également quelques mandats dans le secteur bancaire et le commissariat aux comptes, mais tout cela est bénévole ; à cela s’ajoutent diverses activités associatives. Bien sûr nous allons régulièrement à Mont-Louis où nous avons, bien sûr, gardé notre maison et qui reste le lieu de retrouvailles de la famille. Et comme nous avons trois filles et neuf petits-enfants de 21 ans à 6 ans, nous avons aussi l’occasion soit de les avoir soit d’aller les voir à Marseille pour les aînés, à Pau pour les seconds, ou encore, ce qui sera le cas fin mars, en Guadeloupe. Tout cela, plus quelques voyages- nous rentrons de Tunisie – fait que nous ne nous ennuyons pas. J’allais oublier… toujours du ski, cela rappellera des souvenirs à certains. Si des camarades passent dans le secteur de Toulon ou de Mont Louis (mais nous y sommes moins souvent), ils seront les bienvenus. Henri GRADIT Claude Courriel 11 avril 2015 Après un périple de quelque 2500 km, j’ai réintégré mes pénates. Et j’ai eu la joie de croiser en trois occasions une poignée de camarades de promotion. La première rencontre, tout à fait opportune, fut celle de Philippe- Albert Breton le samedi saint à la cafétéria du cercle-mess de Strasbourg, venu tout comme nous passer Pâques chez un de ses enfants. Nous avons « petit-déjeuné » ensemble longuement en
  • 27. 27 nous racontant nos bons moments partagés de vie active ou de toujours jeunes retraités. Avec Annick, nous avons redécouvert la passion de Philippe-Albert pour le "Percheron" et le harnachement du cheval dont il connait tout. Le domaine de Philippe Breton dans le Perche Cette carte reçue à mon retour résume bien la situation. Il vit dans une ferme en Normandie où il aime recevoir ses amis et, m’a-t-il dit, André Monthoux, Michel Margotin, Richard Tissot… lui ont déjà fait la joie de s’y arrêter. La deuxième rencontre était programmée à Paris le 10 avril, c’était celle du "bureau" de promo (Blaise de Sérésin, André Monthoux, Michel Margotin, Gérard Barjaud, Hubert Tassel et moi-même) à laquelle manquaient Gérard Barjaud notre ex fidèle secrétaire-trésorier et ciment de notre lien et Hubert Tassel. La réunion était élargie à Jean-Pierre Drouard. Nous avons défini le cadre des échéances à venir : "Centenaire de la bataille de Verdun" et parrainage des 50 ans en 2017 à Coëtquidan. Ces deux évènements faisant l’objet d’une communication par ailleurs, je ne les évoque pas.
  • 28. 28 L’hypothèse envisagée de l’extinction de l’association "Cinquantenaire de Verdun" sonne quelque part le glas de l’existence de la promotion même si jusqu’au dernier souffle du dernier d’entre nous, la Cinquantenaire de Verdun sera vivante. Il faut se rendre à l’évidence de l’âge. Cette perspective m’a attristé. Blaise aborde le sujet dans le présent bulletin mais sait-on jamais. Après la séquence de travail aboutissant à un avis unanimement partagé, nous avons laissé libre cours à nos discussions et de toute évidence, nos retrouvailles sont toujours source d’une grande convivialité. Force est de constater que nous continuons à partager les mêmes sentiments et donc les mêmes craintes sur le devenir de notre pays. La troisième rencontre s’est produite tout près de Montpellier à Clapiers le 11 avril. Elle a été provoquée par le concert donné par l’orchestre "Indiana Jazz Band" de styles New Orléans et swing dont le créateur et l’animateur est Jacques Lespes. Cela a rappelé à François Cousin, Jean-Claude Mathevet et moi-même les heures des orchestres de l’EMS et de Coëquidan même si depuis, une formidable réunion promo du grand sud-est, avait intégré le concert de la même "band" à Carnoux. Je peux vous certifier que cette équipe de joyeux papys tient un rythme endiablé du début à la fin et que la bonne ambiance a galvanisé toute la salle. Nous avons demandé à un quidam de nous prendre en photo mais elle est un peu floue. La promotion restera dans les cœurs de ceux qui le voudront bien et avec Yves Humann qui s’applique à toujours réunir les régionaux du grand sud-est, nous prendrons plaisir à nous retrouver comme le 27 ou le 28 mai prochain à Saint Rémy de Provence. Nous veillerons. Claude
  • 29. 29 HENNEBOIS Alain Mon cher Monthoux, Courriel du 23 février 2015 Je suis « un peu » en retard pour t’adresser quelques nouvelles pour le bulletin de Promo à paraître mais, cependant, je me lance tout de même afin d’apporter ma contribution à ce qui représente un gros travail pour les bénévoles de l’équipe de rédaction . Pas de grands changements dans notre famille qui maintient le cap malgré les douleurs et les séjours hospitaliers de « remise en état » (remplacement de valve aortique et pose d’une prothèse de genou pour l’une et réparation d’une rupture de tendon d’épaule pour l’autre !) Les trois filles et les trois petits-enfants se portent bien. L’un se régale dans les cuisines de chefs étoilés (ou pas) avec une préférence pour la pâtisserie, la seconde envisage de devenir expert-comptable et se trouve actuellement en seconde année de BTS tout en préparant avec assiduité une quatrième participation aux championnats de France d’équitation en épreuves de dressage François Cousin – J .Claude Mathevet – Claude Gradit – Jacques Lespes
  • 30. 30 et CSO. Quant au troisième qui n’a que huit ans, il hésite encore entre pompier et archéologue avant de choisir son orientation ! Pour ma part, je viens de terminer la saison de chasse au gros gibier sur le Camp de Caylus et je me maintiens en condition en pratiquant (encore) un peu l’équitation avec l’une de nos deux juments et également l’attelage avec notre âne qui, malgré ses 21 ans, tire encore allègrement sa charrette pour les promenades avec le petit-fils. L’âge étant là, j’ai été obligé de réduire les activités de bénévolat pour ne conserver que celle de correspondant de l’Entraide Parachutiste pour le département Alain JACQUOT François Chers amis, Courriel du 4 janvier 2015 Je vous souhaite, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers une bonne et heureuse année. Que 2015 soit une année de santé, de joie et de réussite. Situation familiale inchangée : deux enfants et sept petits enfants, installés à la périphérie du Havre pour ma fille et dans l’Est parisien pour mon fils. Toujours très impliqué dans le Souvenir français et dans la transmission de la mémoire et du souvenir auprès des scolaires. Pour le reste, comme vous sans doute, je constate d’année en année que la situation de notre Armée est de plus en plus préoccupante. Le rabot budgétaire a déjà fait payer un lourd tribut et l’essorage va continuer. Soumis à un tel régime de suppression de postes, n’importe quel autre corps de fonctionnaires aurait déjà explosé et pourtant notre Armée continue à encaisser, se réorganiser… et recruter. J’ose espérer que les grands responsables ne sont pas disposés à se laisser « tondre », c’est vrai qu’ils parlent de plus en plus souvent, de plus en plus fort et souvent de manière très argumentée, mais jusqu’où iront-ils ??
  • 31. 31 Pour l’heure, le ministre, sans doute le plus respecté dans les casernes depuis Chevènement doit assurer un dangereux plan d’économies, la corde est très, très tendue. Combien de temps tiendra-t-elle encore ?? Amitiés. François Jacquot. JAMMES Pierre Bonjour André, Courriel du 22 février 2015 En allumant mon ordinateur après une absence, je constate encore une fois que je suis « border line » pour donner de mes nouvelles. Je tente tout de même ma chance en rédigeant un petit mot. Primo, je suis encore vivant et je peux dire, sans doute comme beaucoup d’entre nous, que grâce à la pharmacopée existante je me tiens en relative bonne forme. Je dois avouer que mes petits- enfants, au nombre de six, m’aident à rester actif. Je n’ose pas dire qu’ils nous accaparent, Anne-Marie et moi, et les parents en abusent parfois. C’est sûrement un lieu commun pour certains grands-parents, mais c’est la mode !! Notre bénévolat à la paroisse occupe également en grande partie temps restant. En ce moment la météo ne nous gêne pas même si la température n’est pas très élevée, mais nous évite la neige. Il faut avouer que nous ne sommes pas du tout attirés par les activités nivales. Les images actuelles diffusées par la télévision nous confortent dans notre comportement, mais soyons compréhensifs et acceptons que d’autres réagissent différemment. Bien que rares les nouvelles des p’tits cos sont toujours les bienvenues et les relations avec quelques habitués font toujours plaisir. Le C.R. de la dernière réunion m’est bien parvenu et je te remercie en associant les membres du bureau pour le travail accompli pour tenir à bouts de bras notre si belle promotion. Afin de respecter les délais impartis je termine là mon intervention. Reçois mes fidèles amitiés à partager par le biais du bulletin. Bien à toi. Pierre
  • 32. 32 LAMBERT Jacques Courriel du 29 janvier 2015 Après 3 années de difficultés de santé qui m’ont obligé d’abandonner l’activité que je pratiquai depuis une dizaine d’années, c'est-à-dire Pèlerin sur le Chemin de Saint Jacques à raison d’un mois par an; je me décide à donner quelques nouvelles perso Sur le plan familial, les 50 années de mariage sont franchies avec Anne-Marie, sans aucune ombre au tableau ; un fils de 47 ans, célibataire, actuellement en Irlande ; une fille de 43 ans, mariée à un lieutenant colonel de l’armée de l’air, tous deux sur la base de Brétigny sur Orge, sans enfant. Etant donné les distances qui nous séparent, les réunions familiales sont assez rares ! Sur le plan personnel, après un intervention au niveau de l’oreillette gauche, une au niveau de la prostate, une autre sur la saphène gauche, des difficultés inopérables pour l’instant au niveau des cervicales ; bien que très bien soigné et pris en charge par l’Hôpital Sainte-Anne de Toulon, un « 6ème échelon » est hors de question. Pour les résidents en P.A.C.A., je recommande cet hôpital. Jacques LARRIERE Guy Bonjour André, Courriel du 12 février 2015 Merci pour ce petit mot, quelques nouvelles de Luxeuil les Bains: je demeure toujours dans cette charmante petite ville c'est mon pays d'origine. Nous menons pas mal d'activités dans des associations. Moi au niveau du Centre des Restos du Cœur de Luxeuil, nous sommes en pleine campagne d'hiver et cela me prend 5 demi journées par semaine, c'est assez lourd et la situation ne s'améliore pas : on suit plus de 200 familles soient 450 personnes sur 40 communes autour de Luxeuil, on distribue plus de 3000 repas par semaine en ce moment.
  • 33. 33 Mon épouse, elle est impliquée au secours catholique, bien souvent on coordonne nos actions auprès des familles défavorisées. Je suis impliqué aussi auprès de la mairie, car j'étais sur la liste pour les élections municipales (en fin de liste pour ne pas être élu d'emblée, mais s’il y a une démission je serai au conseil) néanmoins je fais partie de certaines commissions. Par ailleurs toujours un peu de musique (clavier) et scrabble pour me distraire. Question santé avec l'âge on se rouille (arthrose) j'ai quelques soucis d'arthrose au niveau du genou gauche, après mes deux prothèses de hanches je crains d'être obligé de me faire opérer du genou. Sur ce, sincères salutations et amitiés à tous et à toi en particulier. Guy LE BERRE Philippe Bonjour Courriel du 11 février 2015 Effectivement cela fait pas mal. de. temps en ce qui me concerne que je n'ai pas donné de mes nouvelles par écrit. Aussi ayant un peu de temps devant moi je me décide enfin à t’envoyer ces quelques lignes. Depuis près de trois ans maintenant j'ai déménagé pour revenir dans la maison familiale à Aiguillon dans le Lot et Garonne. J'y ai repris mes activités associatives avec le Secours Catholique et l'Ordre de Malte, la paroisse et aussi à la France Mutualiste (retraite du combattant). Pour cette dernière je ne pensais pas me retrouver moins de deux ans plus tard président départemental suite à la démission de celui qui m'a précédé. C'est une activité prenante mais très intéressante. Et comme si cela ne suffisait pas je continue mes activités de tourneur sur bois, activité ou je suis lancé fin 2010. Aussi entre certains marchés réguliers et les marchés artisanaux, avec démonstration de tournage, cela occupe pas mal. Sur le plan santé j'ai eu quelques soucis en 2014 car on m'avait découvert un début de cancer à l'entrée de l'estomac. Aussi j'ai eu
  • 34. 34 droit à quelques séances de chimio, suivies d'une opération et rebelote un peu de chimio pour sécuriser le tout. Enfin depuis fin novembre c'est terminé et le scanner est bon. Cela ne m'avait pas empêché de continuer la plupart de mes activités car il valait mieux considérer cela comme un gros rhume à soigner. Côté famille il y a aussi du changement. Je suis divorcé depuis près de trois ans, c'est aussi la raison de mon retour à Aiguillon. J'ai un septième petit enfant chez ma dernière fille à Strasbourg. Comme tu demandes une réponse pour le 22 de ce mois c'est depuis les Philippines que je t'écris car fin 2014 j'ai décidé de faire un bon voyage pour me changer les idées après cette année très particulière en ce qui concerne et mon choix s est porté sur ce très joli pays, et.je prends mon temps pour le visiter, ayant pris plus d'un mois de vacances (pour un retraité). A part ça tout va bien. J'ai été très content de revoir les amis de la promo à Paris et j'espère que dans deux ans nous serons encore plus nombreux. Voilà les dernières infos en ce qui me concerne et si j'en ai oublié ce sera pour la prochaine fois. Amitiés Philippe LE GUEN Marcel Mon cher André, chers camarades, Courriel du 22 février 2015 Encore imprégné du souvenir de notre dernière A.G. à PARIS, j’aurais mauvaise conscience de ne pas apporter la modeste contribution à « la vie de la Promo » qui nous est demandée. En effet, à cette occasion, tous les participants ont pu constater une nouvelle fois l’implication, le dévouement et l’esprit de camaraderie des organisateurs de cette sympathique réunion. Certes, j’ai encore l’impression de n’avoir pas grand- chose d’intéressant à dire ; voici quand même quelques brèves nouvelles personnelles. En faisant simplement une estimation globale de ma situation familiale, une constatation assez claire s’impose : je ne m’en tire encore pas trop mal, si j’en juge d’après les news qui me parviennent de divers horizons, et
  • 35. 35 compte tenu bien évidemment de la difficile gestion qui a résulté de la disparition précoce de mon épouse survenu à l’âge de 44 ans. A présent, plutôt épargné par les soucis de tout ordre et les effets de la « vieillerie » qui s’installe insidieusement dans nos organismes, je me satisfais pleinement du confort et de la mobilité que m’apporte la pose récente d’une prothèse totale d’un genou. Ces dernières années, j’ai consacré une bonne partie de mon temps à côtoyer le handicap, notamment lors de visites dans les hôpitaux du département et les centres de rééducation fonctionnelle; je peux affirmer qu’après, on a nettement plus de scrupules à parler de nos petites misères. Dans ce cadre plutôt morose, auquel bon nombre de seniors sont confrontés, il est possible néanmoins de trouver des motifs de satisfaction pour garder le moral et faire face. C’est avant tout je crois, un état d’esprit proche du fameux « ne pas subir » ; savoir relativiser les évènements qui se présentent sous un aspect peu favorable et être capable de s’adapter. J’essaie d’appliquer ces bons principes et çà fonctionne assez bien pour l’instant. Mes activités ont beaucoup perdu de leur intensité, mais j’arrive à mon rythme, à pratiquer la pêche, la chasse, la randonnée, l’entretien du jardin et un peu de bricolage ; si on ajoute les « rencontres amicales », l’accueil des enfants et petits enfants aux vacances, je ne connais pas l’ennui. Mes contacts avec la Promo se réduisent pratiquement aux réunions auxquelles je suis en mesure de participer; Jean HILY est le seul à faire un passage à proximité de mon port d’attache lorsque vient l’été, mais je côtoie régulièrement avec un réel plaisir deux « Anciens « de STRASBOURG : Jean – Pierre FOURNIER et Serge BOULET, toujours dotés d’un humour redoutable et bons vivants. J’espère garder suffisamment de tonus pour participer à l’A.G. de 2016, mais suis très pessimiste quant à mon aptitude à digérer le parcours du combattant qui se prépare à VERDUN ! Amitiés à tous Marcel
  • 36. 36 LE ROUX Jean-Pierre Bonjour Dédé, Courriel du 23 février 2015 Après toutes tes relances, il parait important que je puisse t’adresser un petit récit sur mon devenir et mes activités de retraité. Tout d’abord qques mots sur la famille. Un père de bientôt 102 ans et qui est toujours dans sa maison, au soleil de Castelnau le Lez, près de Montpellier. Bien que toujours adhérent aux Anciens du Génie de l’Hérault et à l’ANOCR, il ne participe plus aux réunions de ces amicales et ne sort guère de chez lui. Un fils ainé, commandant, toujours en poste en état-major à Paris, un autre fils, lieutenant, en garnison au 3ème RIMa à Vannes et enfin une fille, la petite dernière, assistante sociale pour la commune de Dijon. Quant à moi, je suis toujours dans le monde de la randonnée pédestre, administrateur au CRRP 30 , chargé de la gestion du matériel et de la signalétique, baliseur en secteur Cévennes occidentales (d’ Alzon à la Couvertoirade en Aveyron) et depuis peu en poste sur le nouveau GR 670, dit Chemin d’Urbain V dans sa traversée du Gard, celui-ci allant de Nasbinal en Lozère, près du château où il est né, à Avignon dont il fut le dernier pape résidant. Avec mon club, dont je suis un des animateurs, je découvre celle belle région, des monts du Vaucluse au Luberon, aux Alpilles et aux magnifiques Cévennes inscrites depuis peu au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je serais également bientôt collecteur-gestionnaire de sentiers labellisés, car tout évoluant, demain il n’y aura plus, à mon grand regret, de topoguide papier mais des supports informatiques à rentrer dans les gps et surtout les smartphones. Il faut donc dès à présent faire les relevés qui vont bien pour alimenter le SIG Web. Meilleures amitiés à toutes et à tous. Jean Pierre
  • 37. 37 LELIEVRE Serge Bonsoir, Courriel du 8 mars 2015 A l'Est, toujours rien de nouveau. RAS sur le plan familial excepté les 101 ans de ma mère. "Je n'ai pas de douleur" me dit-elle. J'espère avoir hérité de ses gènes. Sur le plan activités, là également, rien de nouveau. Toujours actif au sein de l'UORRM. (Union des Officiers de Réserve de Région de Mulhouse) à titre info: environ 350 membres à jour de leur cotisation. Le rallye des lycéens reste notre activité majeure: 150 jeunes, en treillis avec repas dans la musette, participent durant une journée à 12 ateliers milis (tir, topo, CO, franchissement, combat, etc,..).Nous bénéficions du concours d'unités d'active des environs. Le retour sur investissement est réel puisqu'un certain nombre de ces jeunes s'engage chaque année. Très grosse affaire qui nécessite la mobilisation d'une centaine de personnels d'active et de réserve. Dans un autre domaine, j'attends toujours avec impatience l'ouverture de la pêche à la truite. Là, comme dans d'autres domaines que je préfère ne pas aborder, règne un certain mécontentement. Les associations locales, qui gèrent avec rigueur leur parcours de pêche, n'apprécient pas les réformes imposées. Pourquoi anéantir une organisation qui donne satisfaction à tous ? Bien sûr, nous sommes tous égaux et nous avons le droit de tout faire...dommage. Je rappelle que, si par hasard, votre embarcation croise dans le Grand Est, nous avons Maguy et moi une chambre à dispo pour un noble représentant de la Cinquantenaire de Verdun. Bien amicalement. Serge
  • 38. 38 LESPES Jacques André, Courriel du 14 février 2015 Pour répondre à ta demande, je t'envoie quelques nouvelles, histoire de bien rester en contact. Notre vie se déroule gentiment, entre les réunions de famille et la garde des petits enfants, qui sont au nombre de 10. Les enfants se sont un peu rapprochés de nous. Ma fille Sophie habite toujours à Marseille. Ma deuxième fille Catherine, après avoir pas mal bourlingué (Luxembourg, Londres, Genève, Paris Milan et Ljubljana), s'est installée du côté d'Aix en Provence, son mari ayant trouvé un job à Eurocopter. Ma troisième fille Véronique est toujours à Bordeaux Mon fils Bertrand est à Canjuers, en attente de mutation, vraisemblablement à l'Etat Major Interarmées à Abu Dhabi ( 2015 ou 2016) Pour ne pas se sentir vieillir, je me consacre à 3 activités: - Je continue à faire du jazz, avec ma formation; "l'Indiana Jazz Band", qui tourna pas mal dans la région, même si les propositions se font de plus en plus rares, crise oblige!! (Nous allons jouer à Clapiers, près de Montpellier, le 11 avril et j'espère y voir les p'tits cos du coin !!) - Je suis toujours au Rotary et cela est assez prenant, car nous organisons, chaque année : -un marché de Noël dont les bénéfices vont aux enfants atteints de cancers et hospitalisés à la Timone à Marseille. -et un concert de jazz pour venir en aide à une association qui s'occupe des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, ainsi que leurs familles et accompagnants. - Nous passons la majeure partie de l'hiver à Vars, dans les hautes Alpes. Mon épouse pratique toujours le tennis et le golf. Pour ses 70 ans, nous avons fait un voyage en Andalousie, avec croisière sur le Guadalquivir, (au moment de la réunion promo). J'y ai découvert des paysages et un climat paradisiaques. J'ai frôlé les côtes du Maroc qui m'a rappelé que j'y étais né. Mais j'ai
  • 39. 39 touché du doigt un des côtés de la crise espagnole, avec les innombrables programmes immobiliers pas toujours terminés et mal vendus. J'ai retrouvé une côte méditerranéenne complètement défigurée par de véritables villes (fantômes en cette saison), là où il n'y avait que de petites stations balnéaires, il y a une quarantaine d'années. A très bientôt, à la prochaine réunion où j'espère pouvoir y participer Amicalement Jacques MARGOTIN Michel Courriel du 6 mars 2015 Peu de changements dans mon parcours. Je suis toujours installé sur deux sites : dans le département de la Manche, durant huit mois, et le reste du temps, en Ile de France. Sur le plan familial, les effectifs se sont stabilisés, avec une implantation de mes trois fils en région parisienne. L’aîné a pris, en juillet dernier, le commandement de la Base pétrolière interarmées à Chalon sur Saône. J’ai encore quelques activités associatives qui vont se réduisant, car il faut savoir céder la place aux plus jeunes. La préparation de notre assemblée générale parisienne en 2014 m’a permis de renouer avec Gérard Muller et Alain Guilley, des liens qui s’étaient distendus, comme pour beaucoup d’entre nous, du fait de la diversité de nos carrières. La participation aux assemblées générales de l’Epaulette est toujours très enrichissante. La qualité des intervenants (CEMAT, DGGN, jeunes promotions….) permet de suivre l’évolution de notre outil de défense et de constater sa capacité d’adaptation et la rapidité de son évolution. Ainsi, le CEMAT annonce pour 2015 un nouveau modèle et une nouvelle organisation de l’Armée de Terre. Même si leurs motivations sont les mêmes que les nôtres, le monde militaire dans lequel évoluent nos jeunes IA, a
  • 40. 40 radicalement changé, ils ont déjà pour la plupart un passé opérationnel et ils auront certainement, comme d’ailleurs leurs camarades Saint-Cyriens, à gérer une seconde carrière. Avec un effectif de 75 élèves, la 54ème promotion, présente à Paris le 7 février 2015, n’a rien de commun, quant au nombre, avec la nôtre qui en comptait 180. La faiblesse des effectifs en formation pose d’ailleurs le problème de la valorisation du site de Coëtquidan et d’une diversification de ses activités, d’où l’idée nouvelle, qui nous interpelle, de son emploi pour des stages de management au profit des Grandes Ecoles civiles. En attendant le plaisir de nous retrouver, à Verdun en 2016 et à Coët en 2017, meilleures amitiés à tous. Michel MEUNIER Huguet Courriel du 25 février 2015 Un peu d’informations sur la famille. Mon fils Christophe déjà retraité de la Gendarmerie est reconverti à Vertou comme agent significateur chez un huissier. Ma fille Blandine s’est mariée à 46 ans voilà 2 ans à un veuf et ses deux charmants garçons nous ont rajeunis…...Son mari, avec un camarade, viennent de créer une société de produits bio congelés pour les bébés dont vous entendrez peut-être parler car elle s’implante de plus en plus dans les grandes surfaces : il s’agit de la société YOOJI (bébé en japonais) dont le siège est à jPessac. Ils ont obtenu le 1er prix HEC l’an dernier….et médaille d’argent pour le goût….c’est un bon début…. Quant à nous, nous vieillissons avec les problèmes de notre âge : diabète pour moi et colopathie pour mon épouse…cure annuelle à Châtel Guyon. J’ai perdu le contact avec la Gendarmerie actuelle. Je participe seulement aux Sainte Geneviève car, ayant terminé ma carrière à Orléans, je connais encore beaucoup de gendarmes retraités. Je m’occupe encore au près de l’économe diocésain des affaires immobilières du Diocèse.
  • 41. 41 Pour maintenir la forme gymnastique douce et yoga avec mon épouse et quelques marches… Merci encore pour ceux qui se dévouent pour la vie de notre promo. Avec toute notre amitié. Huguet MONTHOUX André Tours le 25 avril 2015 Avant de clore le bulletin, je me dois de mettre mon petit couplet personnel. Je serai bref sur le plan familial, mais je ne résiste pas au plaisir d’annoncer la naissance de mon deuxième petit-fils, Mathéo, au foyer de ma fille Aurélie, le 14 avril à Lille: sonnez trompettes !! Mes activités associatives n’ont guère évolué et je partage mon temps entre plusieurs associations : - la Sidi-Brahim Tourangelle, qui rassemble les anciens Chasseurs à pied, alpins, mécanisés de Touraine, et dont je suis président depuis dix ans, - deux associations d’anciens combattants que j’aide pour le secrétariat, - une association culturelle « Patrimoine et Découvertes » pour laquelle je conçois des voyages. En 2014 j’ai emmené un groupe de Tourangeaux dans les « Alpes de la Durance » ce qui m’a permis de leur faire découvrir, entre autre, la vallée de l’Ubaye et Barcelonnette avec le concours éclairé d’Hubert Tassel, - la Promo, comme secrétaire, à votre service. - et quelques bricoles qui ne m’occupent que très ponctuellement. J’ai la chance d’être en bonne forme, mais si je ne fais pas partie des « Ta-mal-ou », je suis dans la catégorie des « Tu-clic-ou », malgré des cours durant deux années. Heureusement mon voisin et ami, Jules-Marie Aillet, est là pour me remettre sur de bons rails informatiques. Pour les mois à venir je souhaite à chacune et chacun d’entre vous de grandes joies et de belles satisfactions dans vos environnements respectifs. André
  • 42. 42 MULLER Gérard Courriel le 15 janvier 2015 2014 a été une bonne année. Du point de vue familial : pas de changement (2 enfants, et 6 petits enfants). Coté santé : une coronographie et la pose d’un Stent sur une coronaire. Il en résulte entre une demie heure à une heure de marche rapide par jour, régime et statines. Mes occupations sont toujours les mêmes :  activités de grands parents, engagement municipal, relations amicales,  mise à jour et classement de mon importante documentation relative à l’incendie (dans le futur, peut- être la rédaction d’un mémoire sur la prévention incendie en milieu nucléaire), quelques petites expertises pour mes anciens clients qui me relancent, et la lecture (magazines : le Point, Valeurs Actuelles, les revues de presse envoyées par Claude GRADIT, et livres). La préparation de la réunion de la promo à Paris a été très enrichissante et a permis de renouer des contacts agréables avec les parisiens de la promo et notamment avec Geneviève et Michel MARGOTIN et Martine et Alain GUILLEY qui m’ont grandement aidé dans l’organisation Les assistantes émérites du comité d’organisation
  • 43. 43 L’année 2015 commence mal, mais ce qui est arrivé était prévisible de part les politiques laxistes de nos élus vis-à-vis des communautarismes des immigrés et de leurs exigences. Par ailleurs, on a beaucoup disserté sur la liberté d’expression ; peut- on tolérer le blasphème et les dessins orduriers visant souvent le pape, les curés, l’armée, et accessoirement Mahomet ? Près de la moitié des français (42 %) pense que non. Par ailleurs cette liberté est mise à mal par la loi GAYSSOT de décembre 1990 et par pas mal de textes qui la limitent (un article du Point parlait de plus de 100 décrets, arrêtés, circulaires!). De plus, les bobos de la nébuleuse de gauche (associations, médias, juges du syndicat de la magistrature…) n'ont jamais autant ostracisé les libres penseurs (Zemmour, viré de iTélé pour des propos qu’il n’a pas tenus, Houellebecq et d'autres) qui ne se soumettent pas à la pensée unique. Cela étonne lorsque ces mêmes gens défendent la liberté d’expression de médias de l’ultra gauche trotskiste. Ne soyons pas pessimistes pour 2015, peut-être que la journée du 11 janvier a-t-elle amorcé un sursaut. Gérard PAOLI Dominique Bonjour mon cher André, Courriel du 15 janvier 2015 Je te vois toujours au poste et t’en félicite. Voici mon petit mot pour le prochain bulletin. “Bonjour à tous, que 2015 nous réserve le moins de mauvaises choses, mais dans ce domaine on ne peut pas dire que les débuts soient brillants, et surtout qu’elle nous maintienne tous et nos proches en bonne santé. En ce qui me concerne personnellement, je suis toujours marié avec la même depuis 1966, ma fille ainée est toujours journaliste à Saint Malo et mon second, DG d’une société française en Russie, est toujours à Moscou. Inutile de dire que pour lui et sa société les temps sont durs depuis les sanctions si peu justifiées appliquées à la Russie car, comme pour de nombreux intervenants économiques français, les chiffres d’affaires sont en berne, mais
  • 44. 44 après tout ce n’est qu’un “rendu pour un prêté”. Quand donc nos “élites” politiques auront-elles un peu de jugeote, d’honnêteté, de réalisme et de vision prospective ? Sans doute jamais. Personnellement, j’ai cessé toutes mes activités professionnelles l’an dernier, après 72 ans de “bons et loyaux services”, ce qui est en soi pas trop mal à une époque où beaucoup rêvent d’aller pêcher à la ligne à 60 ans voire moins. Inutile de dire néanmoins que malgré quelques activités extérieures annexes, je tourne un peu en rond et heureusement que certains loisirs manuels et intellectuels, dont l’ébénisterie et aussi mes recherches généalogiques sur ma famille et celle de mon épouse, me permettent de meubler le temps qui passe, trop vite à mon goût, d’ailleurs. Voilà en gros mon actualité et tant que “notre russe” restera à Moscou, pas question de quitter la Région parisienne, même si elle nous pèse de plus en plus car ce n’est plus notre “Ile–de- France” d’antan, cela nous permet de le voir régulièrement et fréquemment entre 2 avions grâce à la proximité de Roissy, et ce indépendamment de 15 jours de vacances chaque été en Corse pour mieux mesurer la croissance accélérée et “communicante” de nos petits-enfants... A bientôt sans doute à vous lire toujours avec plaisir et curiosité. Très cordialement. Dominique PAOLI PICHARD Christian Salut Michel, Courriel du 9 décembre 2014 Non, je ne suis plus en activité depuis trois ans déjà. En effet, j'ai dissous en 2012 l'entreprise de coordination SPS que nous avions créée en 1996 avec JP Le Roux. Je suis en vacances au Cambodge chaque année depuis ma retraite définitive pour y passer une partie de l'hiver auprès de notre fils et ses trois enfants mi- cambodgiens. Je retrouve ici JP Billault qui est amoureux du pays après y avoir exercé une bonne dizaine d'années.
  • 45. 45 Nous avons eu le plaisir d'accueillir ce week-end JP Caillard et son épouse qui sont venus en voyage d'anniversaire visiter le pays. Amicalement. Christian Madame ROY Michèle Courriel du 11 février 2015 L'ami Hiver prendra bientôt ses quartiers....d'hiver et l'ami Printemps de lui succéder… Déjà, leurs cris si reconnaissables nous ont fait lever le nez…. Dans la tête de l'homme résonnait une voix insistante : "regarde, regarde, combien sont-elles, combien de V, regarde..." Prendre le temps d'apprécier le spectacle sublime de la nature, le magnifique battement d'ailes des oies sauvages, abasourdis que nous sommes par l'énigme des plus grands voyageurs (sic). Jean-Pierre Billault – François Caillard – Christian Pichard
  • 46. 46 Oui, chers amis, ça s'est passé hier, j'ai levé le nez, mais cette fois-ci, elles sont restées à distance de mon regard .Qu'à cela ne tienne, voilà quelques lignes pour André Monthoux et de quoi saluer les P'tits cos. Et de poser au passage une petite question : s'il vous plaît, y a t-il un formulaire quelque part pour que je puisse m'inscrire au prélèvement automatique de la cotisation ? Parce que j'avais "un petit peu" laissé passer la date l'an passé .Mais si cette démarche est quelque peu fastidieuse au plan administratif, ne tenez pas compte de ma demande, je veillerai de manière plus assidue .En attendant de vous revoir en 2016 à Verdun, car cette réunion sera forte d'émotions (je remercie d'avance les personnes qui la préparent) je me contenterai du bulletin. Avec mon amitié fidèle. Michèle Roy SAVARY Paul Cher André, Courriel du 24 janvier 2015 Je te remercie de tes vœux pour 2015. Mon épouse se joint à moi pour te souhaiter ainsi qu'à toute ta famille une excellente santé et la réussite de vos projets au cours cette nouvelle année. Merci d'avoir accepté de succéder à Gérard (la Classe 1960 1/C) qui avait œuvré pendant quelques dizaines d'années, pour que notre Promotion continue à vivre. Je profite également de cette occasion pour envoyer un mot à joindre au prochain bulletin de Promo. En 2014, certains ont dû apprendre que j'ai eu des problèmes de santé. Tout d'abord, nous n'avions pas pu assister à la réunion de Promo à Paris. Et pourtant nous avions pris très tôt les dispositions pour cette rencontre. J'ai eu une première alerte cardiaque en mars 2014. Transporté aux urgences de l'hôpital de Périgueux, j'en étais ressorti le soir même.
  • 47. 47 …Une deuxième alerte en mai. Tombé sur le trottoir je fus évacué à nouveau aux urgences. J'en étais ressorti le soir même avec trois points de suture à l'arcade sourcilière. ...Puis une troisième alerte en salle de gymnastique. Pendant l'échauffement, j'ai perdu connaissance sur le tatami, en une fraction de seconde. Cette fois ci, à l'hôpital, des examens approfondis ont été effectués en vue d'une intervention cardiaque. Le diagnostique des médecins était le suivant: la valve aortique était couverte d'un dépôt de calcaire, d'où la difficulté pour le cœur d'expulser le sang du ventricule vers l'oreillette : il était nécessaire de changer d'urgence la valve défectueuse. Ce qui fut réalisé le 16 décembre, à la clinique Saint- Augustin à Bordeaux. J'ai quitté la clinique le 23 pour me rendre à un centre de réadaptation cardiaque (centre de LA LANDE en Dordogne). Après trois semaines de rééducation, j'ai rejoint la maison le 14 janvier 2015. J'ai demandé à Gérard de prévenir Blaise et la promotion de mon "aventure". Ce qu'il a fait et je l'en remercie. Maintenant je dois préserver mon capital santé pour aller le plus loin possible avec ma famille, et surtout pour voir grandir mes 5 petits enfants (2 garçons âgés de 16 et 6ans et 3 filles âgées de 13, 5, et 3 ans). Nous espérons participer pleinement aux sorties, à Coëtquidan et au Fort de Douaumont à Verdun. En attendant 2016 nous souhaitons une bonne et heureuse année avec une excellente santé à tous. Paul TASSEL Hubert Bonjour à tous, Courriel du 10 février 2015 Comme d’habitude, à l’est, rien de nouveau. 2015 démarre sous des auspices plus calmes et j’apprécie. 2014 a été la fin de cinq années de recherches sur les poilus ubayens, (ndlr : habitants de l’Ubaye) recherches qui se sont soldées par la
  • 48. 48 réalisation d’un livre intitulé « l’Ubaye et la guerre de 1914- 1918 » où je traite le parcours du 157e RI, régiment de l’Ubaye et la tragédie de la bataille de Ménil-sur-Belvitte (au nord de Rambervillers où réside notre ami Gardey dans les Vosges). Ce livre a été présenté le vendredi 1er août 2014 (Monthoux était présent), jour du début de la commémoration du Centenaire de la Grande Guerre en Ubaye. Commémorations dont, dans l’ensemble, j’ai été le principal acteur, ayant réussi, avec notre amicale de Chasseurs, à rassembler élus, autorités et associations. Une réussite complète. Jugez-en !  Après la journée-souvenir du samedi 2 août, inauguration de l’exposition l’Ubaye et la Guerre de 1914-1918 (trois mois de préparation dont 21 panneaux d’information à réaliser) - conférence sur les causes de conflit, - lecture de lettres de poilus par des enfants - dictée du souvenir - diaporama sur août 1914 - chansons d’époque par la chorale « Chante Ubaye ».  Un déplacement d’une délégation ubayenne (10 membres de notre amicale) à Ménil (Vosges) pour la cérémonie du Centenaire du 31 août 2014 de la commémoration des combats de la Chipotte et de Ménil-su-Belvitte, appelée la bataille de la Mortagne (22 août au 12 septembre 1914), au cours de laquelle on m’a sollicité pour raconter, à l’issue de la messe, cette bataille, journée suivie de différentes cérémonies avec dépôt de gerbes et allocutions au mémorial et à la nécropole de Ménil, à la Chipotte : nécropole, monument des Chasseurs, monument des Coloniaux en présence de plus d’une centaine de drapeaux (cela avait de l’allure !) et du général Irastorza (à table en face lui, j’ai écouté cet éminent historien)… Au cours de ce séjour, nous sommes allés sur différents sites où s’est battu le 15/7, la Chapelotte, le Pain de Sucre au-delà de Raon-l’Etape (30 km au nord-est de Ménil), puis Flirey entre Nancy et Saint-Mihiel (de Ribier connaît bien !), puis avant de rentrer dans nos Alpes, détour par Avocourt où le 15/7 s’est brillamment battu le 29 mars 1916, puis par la butte de Vauquois, désormais bien présentée ( à voir en 2016 !).  Cérémonie militaire à Barcelonnette du 12 septembre célébrant la fin de la bataille de la Mortagne, comprenant l’inauguration de
  • 49. 49 la rue de Ménil-sur-Belvitte (Ndlr : où 49 Ubayens sont « Morts pour la France » le 28 août 1914),  Traditionnelle cérémonie et pourtant exceptionnel 11 novembre en présence du drapeau du 157e RI aimablement prêté par le Musée des Invalides où exceptionnellement les maires des 16 communes ont fait l’appel aux « Morts pour la France » de leur commune car (c’est assez rare !), notre monument est aussi celui de toute la vallée (492 noms gravés !).  Et cette célébration mémorielle se termine au début de 2015 avec la réalisation de cette carte postale du Centenaire que j’espère André Monthoux pourra insérer. In fine, comprenez-vous pourquoi je me sens désormais en quasi vacances, en ce début d’année. D’où une sérieuse pause en 2015 puis (c’est mon souhait) avant un bon rassemblement en 2016 à Verdun (et non à Metz) avec la promo. Avant de vous souhaiter un bon cru 2015, un mot sur le site. Il est simple, facile à consulter mais il est plutôt léger : je ne suis qu’un intermédiaire et il nous faut l’améliorer. Alors, que diable ! Envoyez-moi vos données, articles, photos, travaux ou idées afin de le densifier et ainsi l’enrichir. Bien à vous tous ! Hubert
  • 50. 50 Madame Sandrine THOREL Bonsoir, Courriel du 30 janvier 2015 Eh bien, tout le monde va bien ...Maman mène une petite vie tranquille mais néanmoins dynamique, à Auxerre où elle a acheté un appartement quelques temps après le décès, mes frère et sœurs sont tous dispersés nous nous voyons peu, mais tout le monde va bien c'est l'essentiel. La famille s'est agrandie depuis le décès de Papa avec la naissance de 2 petites filles, Lilly-Rose et Louison, 2ans1/2 et 1 an, de ma dernière sœur Roseline en ce qui me concerne, la vie à la campagne me permet d'avoir de nombreux animaux, dont des chevaux, c'est ma joie au quotidien...j'en profite pour vous faire part de la naissance de bébés chow-chow, qui sont presque sevrés et pour lesquels j'aimerais trouver de bonnes familles…j'espère que tout va bien de votre côté également, je ne manquerai pas de faire part de votre message à Maman. Bien amicalement. Sandrine
  • 51. 51 LIBRES PROPOS Ndlr : Les textes publiés le sont sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent aucunement la rédaction et le bureau Promo. BRETON Philippe SURSAUT D’AMERTUME Sous nos Rois, sous nos Empereurs, sous la Troisième République, partout sauf en Australie, nos Armées ont combattu, soumis les populations indigènes, de gré ou de force et ont enseigné, en plus du Christianisme, à bien se conduire. Certes on s’est trouvés le dos au mur. On a été envahis. Mais après avoir connu les défaites on a relevé les défis et l’on a vaincu. C‘était une époque où l’on gagnait toujours. Mais le temps est venu où nous ne gagnerons plus. Nous perdrons. Pas tout de suite ! Peut- être dans dix ans, dans vingt ans, mais à la fin nous perdrons. Si, dans la manière, il nous reste une marge de manœuvre, croyons- nous, nous serons un jour vaincus et cette fois de façon définitive. Nos vainqueurs seront les envahisseurs insidieux à qui l’on n’a pas cessé de faire de la place au nom des bons sentiments et du « politiquement correct » des bons principes en somme, insufflés par l’idéologie pernicieuse nord-américaine dont Churchill disait en évoquant sa civilisation : « c’est un pays qui est passé directement de l’adolescence à la décadence ». Nous constaterons la perte de siècles d’Histoire, l’abandon des concepts promouvant notre Liberté, notre style de vie, notre ensemble de Valeurs, aussi illusoires aient-ils pu nous paraître. Il faut tenir compte des réalités et nous n’avons pas le choix. Les nouveaux arrivants, d’Afrique, d’Orient ou d’ailleurs n’ont que faire de nos Valeurs. Les leurs n’ont pas de racines plongées dans les traditions de notre terre de sagesse chrétienne. Notre Histoire n’est pas la leur. Ils ne ressentent aucune émotion à
  • 52. 52 l’écoute de notre hymne national. –Ils le sifflent même – et les couleurs de notre Etendard les laissent indifférents quand ils ne le brûlent pas. Nos valeurs, défendues par le sang de nos aïeux*, n’ont aucun sens pour eux. De plus ils ont pour eux le pouvoir – dévoyé par la presse et les médias –grâce aux voix d’intellectuels autoproclamés, pseudo censeurs, prompts à s’opposer à toute notion d’ordre et de devoir au nom des idéologies les plus pernicieuses. Aboutirons-nous à une guerre de civilisations, de races ? C’est possible ; en tout cas envisageable. Déjà la haine manifestée à notre encontre par les adeptes de l’idéologie musulmane, islamiste, venus depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale s’installer chez nous, se manifeste avec une agressivité croissante. Bien des siècles se sont écoulés depuis que la mère de Boabdil, dernier roi de Grenade, partant en exil, lui disait : « tu pleures comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme ». Chassés d’Espagne les Musulmans reviennent conquérir l’Europe, hélas avec une énergie semblable à celle des Chrétiens de l’empereur Constantin… Et les ventres de leurs femmes sont autrement plus prolifiques que ceux des nôtres ! Il faudrait être aveugle et sourd mais surtout de mauvaise foi pour croire à une évolution traditionnelle du monde tel que nous le connaissons en ces temps présents. La situation présente en apporte le témoignage puisque l’un après l’autre nos gouvernants ont choisi pour nous avec soin, méthode et obstination, l’assimilation des indigènes et ce en dépit de notre opposition naturelle. Au détriment d’un sens de l’honneur dont ils n’ont pas su faire preuve et d’un courage qui leur a manqué – contrairement à nos Anciens – mais qu’ils exigent de nous jour après jour, en nous fustigeant quand leur démarche nous heurte. Que leur certitude affirmée nous choque, nous heurte n’est pas là la question. Il apparaît de plus en plus évident que nos timonier ne semblent plus pouvoir maîtriser la situation. Ils donnent l’impression de se concentrer simplement sur l’analyse (à courte vue semble-t-il) des faits évidents ou la refusent pour des raisons de pur confort personnel. Afin de se donner bonne conscience ou de se concentrer sur leur propre sort. A moins qu’ils n’acceptent de subir de plus en plus directement l’influence de l’opinion
  • 53. 53 publique. Ainsi les mosquées poussent dru en terre chrétienne quand en parallèle les églises sont désertées et les prêtres de plus en plus rares (la nature a horreur du vide). Par manque de vocations et expansion du matérialisme athée l’avenir de la Chrétienté n’est plus en Europe. Son histoire et son passé chrétiens n’ont même pas été reconnus par les autorités politiques de Bruxelles parce que les autorités religieuses ne sont plus écoutées. Le calme actuel n’est, en fait, qu’un leurre. Il masque un monde où les ressorts des tensions religieuses et raciales vont finir par se détendre au moment le plus inattendu. Des émeutes, des affrontements sanglants entre éléments violents islamistes et nouveaux arrivés d’une part et Français de souche issus de vingt siècles d’une civilisation aux valeurs reconnues mais insuffisamment défendues, pourraient éclater dans un avenir sinon proche tout au moins pas si éloigné. En conséquence de la mobilisation des extrêmes ? Une nouvelle guerre de cent ans va-t- elle ruiner le Royaume de France, agressé par ceux-là mêmes qu’il a accueillis ? L’avenir jugera du bien fondé de ces réflexions. J’ai la crainte de croire que je ne me trompe pas. Troie, Athènes, Carthage, Byzance ont été détruites et ne subsistent que dans les brochures touristiques. En sera-t-il de même, de notre France ? Philippe BRETON Mars 2009 *Mon arrière-grand père (officier d’Artillerie) a eu un genou emporté en 1870 devant Sedan, mon grand-père (officier de Cuirassiers) a eu le 3 septembre 1914 en Alsace, l’épaule gauche transpercée par une lance de Uhlan, (officier de Chasseurs à cheval) a eu les deux jambes labourées par un tir de mitrilleuse allemande à Signy l’Abbaye, le 15 mai 1940..
  • 54. 54 LAMBERT Jacques Courriel du 29 janvier 2015 L’éditorial de Blaise « liberté et vérité » semble arrivé à point nommé avec les évènements de ce début d’année. A la suite de cette marche « historique », j’ai poussé un coup de gueule le 12/01/15. « Chers amis, Depuis plusieurs jours, je n’entends que des commentaires attristés sur la tuerie de Charlie Hebdo ; bien sûr c’est un drame et personne ne peut le nier. Merci à nos ministres Taubira et Belcacem qui ont toujours été lâches lorsqu’il s’agissait de l’Islam radical; il faut 60.000 enseignants de plus …et pour quoi faire !!! Colonel en retraite, je suis choqué par les commentaires des médias, des pleurs attristés de Peloux, grand ami de Hollande et consorts. Pour notre part, militaires depuis des dizaines d’années (35 ans pour ma part), nous avons servi la France et ses valeurs, Charlie Hebdo n’est qu’un journal qui nous a insultés, nous a traînés dans la boue depuis 50 ans, avec au départ Hara Kiri; il l’a fait avec toutes les religions dont la catholique à laquelle j’appartiens. Le gouvernement vient de mettre 10.000 militaires pour la protection des lieux de cultes et autres; où les prend-on et sur quel budget ? La cohésion nationale visible hier ne survivra que quelques jours si l’on en croit l’émission d’hier soir (le11/01) sur France 2; la plupart des gens qui défilaient n’avait jamais ouvert un Charlie Hebdo. Je suis fatigué d’entendre des inepties des nos ministres, intérieur et autres qui frappent sur nos armées….sont-elles bien défendues ?!!!! Hommage à rendre aux policiers et gendarmes dans cette tragédie. Je ne suis pas Charlie mais qui suis-je dans cette France que j’aime ? Ce message coup de gueule m’a fait du bien ! Faites-en ce que voulez ! » Envoyé le 12/01 à mon carnet d’adresses.
  • 55. 55 Quelques jours plus tard, je voyais en direct les obsèques du patron de Charlie…L’internationale chanté par la foule, la plupart poing levé en présence de trois ministres Taubira, Belkacem et Pellerin !!!!! Où va-t-on ? En conclusion, merci à toute l’équipe qui permet à la Promo de vivre encore mais pour combien de temps ? Bonne Année à tous, avec toutes mes amitiés. Jacques TISSOT Richard Courriel du 19 février 2015 Bonjour, cher Dédé Tu as lancé un appel à contribution pour le prochain bulletin. Je ne m’y exprime que très rarement, mais aujourd’hui, je ressens le besoin de participer. Je me doute que le texte que je vais te proposer ci-dessous pourrait déplaire, mais c’est ce que j’ai envie de dire. Voici donc ce que je te demande de publier en mon nom (si c’est trop long, dis-le moi ; dans ce cas, je me tairai définitivement) : André Monthoux nous a gentiment demandé d’écrire quelques lignes pour le bulletin de promo. Par amitié pour lui, je me mets donc devant mon clavier. Et ce que j’ai envie de dire risque d’en déranger certains, car je n’ai pas l’intention, comme je l’ai trop souvent lu sous la plume de quelques « ptits-cos », de vous donner le nombre de mes petits-enfants, ni de vous parler de mon état de santé pas plus que de ma vie privée, toutes choses qui n’intéressent que moi.. Voici les deux points sur lesquels j’aimerais m’exprimer : I) La promo (et le prétendu « esprit de promo ») : Soyons sérieux ; je me rends compte en feuilletant notre album de sortie de Coët que s’y trouvent plusieurs noms de membres de la Cinquantenaire de Verdun que je ne connais pas, ou si peu. A la réflexion, ce n’est pas surprenant. A Strasbourg, selon que
  • 56. 56 l’on appartenait au PPEMIA 1 ou au PPEMIA 2, nous nous connaissions plus ou moins, ou même pas du tout. Une fois que nous étions à Coët, nous étions affectés soit à la 1ère brigade (Robillard) soit à la 2ème (Segond, le bien nommé). Force est de reconnaître que ces deux brigades avaient peu d’activités en commun, ce qui ne facilitait pas le contact avec les « ptits-cos » que nous avions à peine connus à Strasbourg. Et après 10 mois à l’EMIA, nous étions dispersés dans les écoles d’application, où nous étions mélangés avec la Corse et Provence. Autant le dire franchement : je me sens plus proche de plusieurs cyrards de cette promo, qui sont devenus de vrais amis et que j’ai revus au cours de ma carrière, que de certains membres de la Cinquantenaire de Verdun. De la même façon, j’ai tissé des liens très étroits avec les officiers de la 94ème promo de l’ESG, où nous n’étions que 50, ensemble pendant 2 ans, que je n’ai pu en avoir avec notre EMIA de Coët. Et comme j’ai eu la chance d’avoir une carrière très tournée vers l’interarmées, je me suis fait quelques très solides amis dans la Marine et dans l’Armée de l’Air, amis que je revois avec plaisir depuis des dizaines d’années. J’ai donc, je l’avoue, un « esprit de promo » un peu distendu. Le cri de ralliement « Je suis de la Cinquantenaire de Verdun » ne me fait pas forcément vibrer. J’ai certes gardé de merveilleux amis dans la promo, mais ils ne sont pas si nombreux (trois ou quatre dizaines, pas plus, à comparer aux 180 de l’effectif total) et malheureusement 9 d’entre eux sont déjà passés de vie à trépas. Et puisque nous en sommes à la rubrique nécrologique, j’avoue avoir été plus ému quand j’ai appris les décès de Charles-Jean Deléris, Hubert Hablot, Alain Esquerre ou Stanislas Jannet (tous de la Corse & Provence) que lorsque certains membres de notre promo –que je ne connaissais pratiquement pas- ont disparu. Pour résumer ce premier point, je dirais qu’administrativement, je fais partie de notre promotion, mais que, n’en ayant vraiment fréquenté qu’un petit tiers des membres, je n’y suis que modérément (et en tout cas pas viscéralement) attaché.
  • 57. 57 II) Le bureau et le site Internet : Tout d’abord, je veux saluer Hubert (Tassel) qui, déjà très occupé par des activités nombreuses et variées, a bien voulu reprendre le flambeau de notre site après que Attias l’ait abandonné. S’il a accepté d’en devenir le « webmaster », je considère qu’il s’agit pour lui d’en gérer les aspects techniques (ce qu’il a très bien fait), mais je pense que c’est au bureau de l’orienter et de lui donner des consignes afin d’en faire un outil utile et efficace, une vitrine de la promo. Par exemple, il serait bon qu’un volet (seuls les membres de la promo y auraient accès, par mot de passe) soit ouvert où chacun pourrait s’exprimer librement, quitte à être contredit, où chacun pourrait envoyer des photos, des vidéos et, pourquoi pas, où chacun pourrait faire part de ses joies (on revient aux petits- enfants), de ses peines, de ses déceptions, de ses espoirs. Ce volet remplacerait avantageusement l’édition du bulletin qui, si j’ai bien compris, ne paraitra plus au même rythme. Par internet, nous pourrions transmettre instantanément des informations, des nouvelles, qui risquent d’être complètement obsolètes lorsque le bulletin « papier » nous est envoyé plusieurs mois après que nous les ayons écrites. Avec l’avantage de pouvoir répondre immédiatement à des articles qui nous paraitraient contestables, ou qu’au contraire nous aimerions approuver et/ou partager, sans attendre deux ans que paraisse le bulletin suivant. Et puis, cette solution permettrait au bureau de prendre le pouls (et l’avis) des membres de la promo par des sondages, ce qui lui permettrait de prendre des décisions en accord avec ce que pense la majorité des adhérents. Ainsi, décider à trois ou quatre de donner 500 € à une promo folklorique de nos jeunes pour financer une BD n’aurait pas forcément fait l’unanimité, surtout quand on apprend que cette BD ne verra jamais le jour. De même concernant cette autre décision d’investir dans des « plaques mortuaires » : il aurait été bienvenu de ne la prendre qu’après concertation de tous, en laissant le temps de la réflexion à chacun
  • 58. 58 (2, 3, 4 semaines) pour se prononcer et pour argumenter « pour » ou « contre ». Pour des raisons que j’ai déjà exposées aux membres du bureau, je ne suis pas favorable à cette initiative, et je ne suis peut-être pas le seul. Pourquoi ne pas avoir demandé l’avis des uns et des autres, en précisant qu’une non réponse vaudrait approbation ? Pour finir, je pense que grâce aux moyens de communications qui existent aujourd’hui, il devient facile de consulter tout le monde très rapidement et gratuitement (plus de frais d’impression, plus de frais d’envois de courriers postaux) ce qui, peut-être, permettrait de resserrer un peu les liens qui, entre nous, se distendent de plus en plus. Cela nous donnerait l’envie de nous exprimer et de participer à la vie de la promo. Notre bouquin de fin de carrière est intitulé « Au fil des révolutions ». On peut se demander pourquoi, car, personnellement, j’ai le sentiment d’avoir vécu des évolutions, pas vraiment des révolutions (sauf, peut-être l’implosion de l’URSS) La seule vraie révolution, celle qui change le monde, c’est l’irruption du numérique, et j’ai l’impression que nous risquons de passer à coté. Mon regret, c’est d’être « lettreux », et pas « scienteux ». Je ne comprends rien à l’informatique, (même si je me débrouille assez bien en matière de vidéo), et donc incapable de m’en occuper ou de seconder Hubert . Je suis convaincu qu’il y a parmi nous des informaticiens (transmetteurs, par exemple) qui pourraient, qui devraient donner l’impulsion nécessaire au virage de la modernité qu’il nous faut prendre sans tarder. Dommage qu’ils ne se manifestent pas. J’imagine que l’on va me rétorquer que certains n’ont pas d’ordinateur… Tant pis pour eux. Ils ont le droit de vivre sans téléphone, sans télévision, sans ordinateur, mais, pour le coup, ce sont eux qui s’excluent et qui vivent hors du monde d’aujourd’hui.
  • 59. 59 HUMANN Yves Salut Dédé, Courriel du 11 février 2015 Comme convenu je t’adresse ce poème pour le prochain bulletin. Tu le mettras en page à ta manière. Il est en provençal, « dans la langue de Frédéric Mistral », prix Nobel de littérature en 1904. Je joins la version française qui est un peu différente car j’ai voulu la composer également en vers, ce qui est impossible en traduction littérale, bien sûr, et quelle que soit la langue. Ce serait bien si tu pouvais insérer la photo de ce buste, digne d’intérêt, qui m’a inspiré le poème. Bien cordialement. « Marsouin » Dans le musée de la Maison du Poilu à Gap, un buste de Poilu moribond qui semble sourire, grandeur nature, et d’un réalisme saisissant, m’a inspiré ce poème, composé en provençal, à la gloire des anciens de la Grande Guerre. Je le dédie à tous nos ancêtres provençaux du 15è Corps d’Armée morts sur les champs de bataille de 14 – 18 et à tous ceux qui ont cruellement souffert dans leur chair et dans leur esprit longtemps après la guerre.
  • 60. 60 GLÒRI À NÒSTI PELOUS O valentous sóudard, saludan toun courage, Noun t'avèn óublida, te rendèn noste oumage. Dins la nèu, dins la fango enterin quatre annado, Gaire mai de vint an, la mort pèr destinado: Noun t'auran espargna doulour nimai esglàri Mai falié matrassa l'óupignastre aversàri. E se te siés toujour batu sènso ahiranço, Aro tout es fini que siés mort pèr la Franço. Pèr toun darrier assaut, 'queste de l'armistice, Mouriras foudreja, suprème sacrifice! Dos balo traucaran toun casco metalin E risoulejaras à-n-aqueste destin. Uno garbo de fiò travessara ta tèsto Quouro s'acabara la terriblo batèsto. Car juste au moumenet que souno la vitòri, Toun amo mounto à Diéu, tu, t'escrives en glòri... GLOIRE À NOS POILUS O valeureux Poilu, je salue ton cadavre ! Durant ces quatre années, les tranchées pour seul havre, Ne t'auront épargné ni peur et ni souffrance. Pour toi, tout est fini: ta mort est pour la France ! En aura-t-il fallu des élans guerriers, En aura-t-il fallu des assauts meurtriers, Sous une pluie d'obus qui fauche et qui lacère Pour mettre hors de combat l'opiniâtre adversaire !... Pour ton dernier assaut, celui de l'armistice, Tu mourras foudroyé, suprême sacrifice ! Une gerbe de feu traversera ta tête Lorsque dans le lointain sonnera la trompette. Des balles perceront ton casque de métal Et toi tu souriras à ce destin fatal ! Car à l'instant précis où sonne la victoire Ton âme monte à Dieu, toi, tu t'inscris en gloire.