Mon projet
Les solutions
Le réchauffement climatique a fait l'objet d'un déni généralisé, alimenté par des controverses tendant à relativiser
l'ampleur du problème. Le romancier antiécologique Michael Crichton, l'ancien ministre français Claude
Allègre, et d'autres nombreux hommes gouvernementaux se sont employés à dérouter l'opinion en entretenant
des polémiques sur l'existence du réchauffement climatique. Aux Etats Unis, les climatologues ont même été
censurés par leurs supérieurs et ont subi des pressions pour que les mots "changements climatiques"
n'apparaissent pas dans leurs rapports.

  Vous l'aurez compris, les dimensions de cette crise environnementale dépassent la capacité d'entendement des
individus. Nous aurions pu en effet essayer d'analyser les pour et les contre de cette polémique, or nous avons
choisi de présenter le réchauffement climatique comme un fait et de plutôt s'attarder sur les solutions.

   Il est évident que le réchauffement climatique, s‟il n‟est pas enrayé, entraînera une modification de la carte du
monde, le déplacement ou la disparition de cultures agricoles, de populations et d‟espèces animales et végétales,
soit un véritable changement de civilisation.
   En effet, le constat du phénomène est effrayant: alors qu‟une hausse globale de 5°C en 5000 ans a causé le
passage de l‟ère glacière à la notre, c‟est à une hausse semblable à laquelle on s‟attend d‟ici un siècle.
   Cependant il est primordial, plutôt que de se morfondre, de trouver de réelles solutions, quelles soient à
l‟échelle individuelle ou mondiale, afin de sauver notre planète. Ce n‟est pas en restant sans rien faire que les
choses s‟ arrangerons, chaque individu est concerné par le problème.

  Restons optimiste, la lutte contre le réchauffement climatique peut être l'occasion de transformer nos
                                          sociétés dans le bon sens.

   Au fil du TPE, nous essayerons de connaître par quels moyens le réchauffement climatique pourrait être
freiné. Nous parlerons globalement des problèmes liés au réchauffement, puis énumérerons les solutions les plus
plausibles à „réembellir‟ notre planète.

                                                                                                     Marion Boutin
                                                                                                    Julie Rocheteau
                                                                                                      Amélie Butler

                        Solution à l’échelle individuelle

En matière d’environnement, rien ne sert de culpabiliser : il faut
se mobiliser et mobiliser les autres pour contribuer, ensemble, à la
guérison de notre planète. Beaucoup dépend de nous.

Nous pouvons, par exemple :
         -privilégier les maisons aux normes passives, c’est-à-dire consommant très peu
(isolation thermique renforcée, fenêtres de grande qualité, suppression des ponts thermiques,
excellente étanchéité à l'air, ventilation double flux avec récupération de chaleur, captation
optimale, mais passive de l'énergie solaire et des calories du sol, limitation des
consommations d'énergie des appareils ménagers…).
Et privilégier les bâtiments à énergie positive, qui va jusqu’à produire de l'énergie et devenir
autosuffisant dans la meilleure des configurations.
        -rationaliser notre utilisation de l’énergie, et notamment limiter la consommation des
appareils électroménagers, éteindre les lumières, les veilleuses… et faire appel à l’énergie
renouvelable.
        -renoncer, en ville, à la voiture individuelle au profit du convoiturage, de la voiture
partagée, ou bien sûr des transports en commun.
        -se déplacer en train plutôt qu’en avion.
        -préférer les produits locaux à ceux fabriqués à distance, les légumes et fruits de
saison. Abonner vous à un système de distribution hebdomadaire de paniers de légumes,
généralement issus de l’agriculture biologique, produits localement. Plusieurs réseaux de ce
type existent, il y en a sûrement un près de chez vous.
        -éviter les produits suremballés afin de réduire les déchets, comme les plats cuisinés
surgelés, sous vide ou semi-frais qui ont un volume important d’emballage en plastique non
recyclable. Les déchets doivent être triés et, si possible, compostés.
        -limiter la consommation de viande pour des raisons médicales, mais aussi
énergétiques. Le coût de sa production est énorme. (1kg de viande de veau représente 14 kg
de CO2)
        -boire au robinet et éviter les bouteilles d’eau minérale qui créée un volume de
déchet en plus et n’apport rien à la santé.
        -Prendre plutôt une douche qu'un bain, ne laisser pas couler l'eau si vous ne l'utiliser
pas, fermer bien le robinet.
        -Eviter les bombes arésols et parfums d'ambiance.
 -Profiter de la pluie pour la stocker afin de pouvoir arroser ses orchidées, laver sa voiture,…


      Solutions à l’échelle régionale et nationale

De   la municipalité à la région en passant par le département, les collectivités
territoriales deviennent les instances décisives, à la fois efficaces et lisibles, pour
protéger l’environnement, économiser l’énergie et même produire celle-ci de
manière décentralisée et autonome.

Tout en instaurant des « pollutaxes » pour pouvoir financer leurs projets, les collectivités
peuvent notamment :

       -limiter le développement urbain ;
        -promouvoir les transports publics, y compris en en diminuant le prix ;
       -rénover ou réaliser les bâtiments publics de façon exemplaire (en appliquant au moins
la norme haute qualité environnementale)
       -mettre en œuvre la construction de groupes d’immeubles également aux normes
passives ;
       -imposer une gestion économe de l’eau

Il est important également que l'Etat s'implique dans plusieurs causes:
         -les économies d'énergie, dont le potentiel est énorme, vu le gaspillage qui perdure;
         -la réorientation d'ensemble des énergies fossiles vers les renouvelables, y compris en
augmentant les prix des premières et en subvantionnant les secondes;
         -la préparation du passage progressif du nucléaire au renouvelable;
         -la priorité absolue au train et aux transports collectifs, et non plus à l'avion et à la
voiture individuelle;
-et, en matière de marchandises, la création des conditions légales, réglementaires et
financières favorisant le passage du transport routier au ferroutage.


                    Solutions à l'échelle mondiale

Chacun d'entre nous peut et doit contribuer à réduire l'effet de serre. Mais cet
effort individuel s'inscrit dans une révolution collective, tributaire des décisions
locales, régionales, nationales, européennes et mondiales.
       En effet, pour parvenir à des solutions concrêtes, une réelle entente entre
tous les Etats de la planète est indispensable. Ensemble, des mesures
écologiques doivent être prises et serviront de puissants leviers.

        En 1972 a lieu le 1er sommet de la Terre à Stockholm en Suède. Elle a placé pour la
première fois les questions écologiques au rang de préoccupations internationales. Les
participants ont adopté une déclaration de 26 principes et un vaste plan d'action pour lutter
contre la pollution.
         Le Protocole de Montréal est un accord international visant à réduire et à terme
éliminer complètement les substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Il a été signé par
24 pays et par la Communauté économique européenne en 1987. Aujourd'hui 191 pays sont
signataires du Protocole de Montréal.
         En 1992, le 2ème sommet de la Terre à Rio de Janeiro officialise la signature de
plusieurs textes internationaux et consacre le terme de « développement durable ». 170 chefs
d’Etat et de gouvernement signent un programme d’actions pour le XXIème. Ce sommet
mobilise pendant plus de deux semaines institutions, scientifiques, ONG, peuples indigènes,
collectivités locales, entreprises, « citoyens du monde ». Plus de 9000 journalistes couvrent
l’événement. C sommet est généralement considérée comme une réussite, cependant
l’engagement de l’«Agenda 21» qui comprend environ 2 500 recommandations, n’a jamais
été mis en pratique, il définissait pourtant les objectifs d’un développement durable de a
planète.
         Plus de 10 ans après ce sommet, la biodiversité est toujours objet de négociations et la
lutte contre la désertification est restée au point mort. La convention « climat » est celle qui a
le plus progressé, grâce, notamment, au protocole de Kyoto, adopté en 1997. Cet accord
prévoit la réduction de six gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de
l’atmosphère planétaire, et donc de changements climatique. Ce protocole a fait l’objet
d’âpres négociations, particulièrement en ce qui concerne les échanges de quotas d’émissions
entre Etats et l’importance à accorder aux « puits de carbone » (forêts, cultures et océans), qui
piègent le gaz carbonique présent dans l’atmosphère.
         Le 3ème Sommet de la Terre à Johannesburg en Afrique du Sud en 2002 a montré
les limites de ces grandes messes onusiennes : cette rencontre internationale n’a débouché sur
rien de concret, du fait du blocage opéré par le pays le plus riche et le plus polluant de la
planète, les Etats Unis. Ce sommet constituait pourtant une occasion pour le monde entier de
faire le bilan et de compléter le programme lancé lors du Sommet de Rio.


                                  Le protocole de Kyoto
Un célèbre sommet sur les changements climatiques a été organisé à Kyoto au Japon, en 1997. Bon
nombre des dirigeants mondiaux y ont participés et elle a débouchée sur la production du document
international le plus important à ce jour concernant les émissions. Il s’agit du Protocole de Kyoto.
Désormais fondement de l’ensemble des conférences Internationales sur le réchauffement de la
planète. Lors de cette conférence, les délégués de bon nombre de pays développés ont exposé leurs
propres objectifs de réductions des émissions à une certaines échéance.

Les Etats Unis ont proposés de ne pas réduire les émissions mais plutôt de les stabiliser tandis que
l’Union Européenne appelait à une réduction de 15%. Un compromis fut accepté et les pays
industrialisés s’engagèrent à réduire généralement leurs émissions de gaz à effets de serre de 5,2%
sous les niveaux de 1990 pour la période 2008/2012.Le GIEC (groupe d’experts
intergouvernementale sur l’évolution du climat) avait indiqué dans son rapport de 1990 qu’une
réduction de 60% des émissions s’imposait.

De nombreux facteurs politiques sont intervenus lors de cette conférence et beaucoup d’industries,
notamment du pétrole et du charbon, ont élaboré une énorme campagne afin de discréditer la
conférence. Greenpeace a qualifié la Conférence de Kyoto sur les Changements climatiques ainsi que
ses éventuels résultats de « tragédie et farce ».

Fin mars 2001, le président Georges W Bush a déclaré qu‟il s‟opposait au protocole de Kyoto. Il a entre autres
motivé sa décision en indiquant que l‟Inde et la Chine ne se soumettraient pas aux mesures de Kyoto et
augmenteraient leurs émissions. Toutefois, par habitant, les Etats Unis produisent plus d‟émissions de CO2 que
l‟Inde, la Chine et le Japon réunis, bien plus d‟émissions par habitant que n‟importe quel autre pays au monde.
De plus, les Etats Unis produisent de 20 à 25% des émissions de gaz carbonique mondiales pour seulement 4 à
5% de la population mondiale.
10 ans plus tard...
Les dix années écoulées depuis l‟adoption du protocole de kyoto, le 11décembre 1997, ont été
marquées par une forte prise de conscience. Les constats scientifiques ont été précisés. La
question d‟entrée dans la nouvelle négociation pour le post-kyoto est maintenant aussi simple
que terrifiante : quel climat voulons-nous sur le la Terre ?

Le bilan tiré du protocole de kyoto est fort modeste. Ses mécanismes financiers se mettent
lentement en place.
Il faut absolument contenir le réchauffement déjà enclenché à une valeur de 2°C.
Eviter maintenant une hausse des températures de plus de 2°C va exiger une division par deux
des émissions mondiales de gaz à effet de serre pour les années 2050,alors que la population
augmentera de moitié et que les pays en voie de développement veront s'accroître leur
consommation d'énergie.( la France devra, par exemple, diviser ses émissions par quatre d'ici
2050.)

La négociation à venir sera bien plus difficile que celle de Kyoto.
En effet les dix années écoulées ont été marquées surtout de catastrophes climatiques sans
précédent qui ont fortement sensibilisé l'opinion. Aujourd'hui les intérêts divergent fortement,
certains pays bénéficient du changement climatique: des terres gelées deviendront cultivable
(comme par exemple au grand nord), d'autres pays risquent d'être dévastés par la progression
des déserts et par la montée des eaux.
Une réalité s'impose: le changement climatique va devenir l'un des domaines les plus
conflictuels de la politique internationale.



                                  Le changement climatique
A-t-on des solutions ?

Oui, il y a plein de solutions ! Et pour relever le défi, nous avons deux leviers entre les mains : s’attaquer
aux causes et limiter les conséquences.


                                                                                     S’attaquer aux causes

                                                                                     C‟est la priorité des
                                                                                     priorités ! Pour cela, il faut
                                                                                     limiter au maximum nos
                                                                                     rejets de gaz à effet de
                                                                                     serre, surtout ceux de CO2.
                                                                                     Tout le monde doit s‟y
                                                                                     mettre, chacun à son
Conférence Grenelle de l'Environnement                                               niveau.

                                                                                     Les dirigeants discutent du
                                                                                     futur de la planète lors de
                                                                                     conférences
                                                                                     internationales. Dans leur
                                                                                     pays, ils doivent ensuite
                                                                                     trouver des compromis
                                                                                     entre tous les acteurs de la
                                                                                     société pour réaliser les
                                                                                     engagements qu‟ils ont
                                                                                     pris.
                                                                                     Le protocole de Kyoto a
                                                                                     été le premier traité
                                                                                     mondial sur le climat. Il a
                                                                                     été signé au Japon en
                                                                                     1997. Il engageait 38 pays
                                                                                     industrialisés à réduire
                                                                                     leurs émissions de gaz à
                                                                                     effet de serre de 5,2% en
                                                                                     moyenne par rapport à
1990. Il est entré en
                                                              application en 2005, et
                                                              prendra fin en décembre
                                                              2012.

                                                              Les industriels ont déjà
                                                              amélioré leurs processus
                                                              de fabrication pour faire
                                                              des économies d‟énergie
                                                              et réduire le poids des
                                                              matières premières et des
                                                              emballages. Certains
                                                              mettent au point des
                                                              produits moins polluants
                                                              et des produits « éco-
                                                              conçus » dont toutes les
                                                              étapes de la vie du produit
                                                              (de sa fabrication à son
                                                              élimination) sont plus
                                                              respectueuses pour
                                                              l‟environnement.

                                                              Chaque citoyen peut aider
                                                              à limiter les émissions de
                                                              gaz à effet de serre. Il
                                                              suffit d‟adopter de bons
                                                              réflexes comme éviter le
                                                              gaspillage et réduire sa
                                                              consommation d‟énergie
                                                              en isolant son logement,
                                                              en s‟équipant d‟appareils
                                                              économes, en se déplaçant
                                                              le moins possible en
                                                              voiture ou en avion, en
                                                              mangeant moins de viande
                                                              rouge et en préférant les
                                                              fruits et légumes de
                                                              saison...




                                                              Limiter les
                                                              conséquences

                                                              C‟est s‟organiser pour
                                                              mieux prévoir les
                                                              cyclones, accueillir les
                                                              réfugiés climatiques,
                                                              protéger les côtes
                                                              menacées par l‟élévation
Vélo et marche à pieds, des transports doux pour la planète   du niveau de la mer,
                                                              sauvegarder les espèces
                                                              animales, cultiver des
                                                              plantes adaptées au
                                                              changement climatique
                                                              local, sauvegarder la faune
                                                              et la flore sauvages…
Tu vois, demain se prépare
                                                                          dès aujourd‟hui ! Il n‟est
                                                                          pas question de se remettre
                                                                          à vivre comme nos grands-
                                                                          parents. Nous sommes à
                                                                          l‟aube d‟une nouvelle ère,
                                                                          une ère où nous serons
                                                                          moins gaspilleurs, plus
                                                                          respectueux de la planète.

                                                                          Pour en savoir plus,
                                                                          consulte le guide du
                                                                          changement climatique
                                                                          (fichier PDF, 2,01Mo,
                                                                          02/03/2009).




                     Les énergies renouvelables
Les énergies renouvelables constituent l’une des solutions énergétiques du futur. Ce sont les
seules sources d'énergie qui ne s'épuiseront pas et ainsi seront moins sujettes à mener à une
guerre pour les ressources. Malheureusement les coûts de fabrication et les délais nécessaires
pour leur développement sont des obstacles majeurs, tout comme l'inadéquation pour la
plupart d'entre elles en tant que remplacement des carburants pour le transport et l'agriculture.

 Energie éolienne




Une éolienne est un dispositif qui utilise la force motrice du vent et peut produire grâce à cette
force de l'électricité. On installe les éoliennes dans des 'parc éoliens' situés dans des régions
soumises à des vents forts et fréquents, par exemple près des côtes et en altitude.
Cette énergie n'émet aucun gaz à effet de serre mais ce n'est pas son seul avantage, par
exemple lorsque de grands parcs d’éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement
2 % du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible pour
l’exploitation agricole, l’élevage et d’autres utilisations. Egalement, une éolienne est en
grande partie recyclable car construite en acier.
Cependant, même si le vent est une source énergétique 'gratuite' et inépuisable, l'introduction
de ces parcs a été controversé. En effet, les riverains craignent généralement une dégradation
de l'aspect visuel des sites concernés, ainsi qu'un impact sur l'écosystème par le bruit des
éoliennes et les interférences électromagnétiques induites par leurs générateurs. Aussi, les
éoliennes peuvent constituer pour la migration des oiseaux un obstacle mortel.
La capacité de production d'électricité à partir de l'énergie éolienne a augmenté de 19 % en
2006 en Europe, premier marché mondial de l'éolien, et de 27 % aux États-Unis.

Energie hydraulique
L'eau stockée dans les réservoirs que créent les barrages renferme une énergie potentielle.
Libérée par le barrage, elle produit une énergie cinétique que l'on peut utiliser pour animer
des turbines. Les vallées fluviales offrent les meilleurs conditions naturelles d'installations des
barrages hydroélectriques et leurs réservoirs sont autant de sources considérable d'eau douce.
L'électricité hydraulique fournie environ 20% de l'énergie mondiale. Bien que l'énergie ainsi
produite soit propre une controverse existe souvent quant aux conséquences écologiques de la
construction de ces barrages et à l'inondation de superficies parfois vastes de terres autrefois
peuplées.
Exemple en Chine, le barrage hydroélectrique des Trois Gorges est le plus grand barrage
jamais construit, ses dimensions et ses capacités de productions sont impressionnantes. 1,2
million habitants ont du être déplacés,160 sites historiques et archéologiques de plusieurs
villes et de nombreux villages ont été totalement engloutis, de nombreuses terres agricoles et
forêts ont été détruites bouleversant alors la biodiversité et la vie humaine de la région.

 Energie marémotrice
L'énergie marémotrice est obtenue par la construction d'un barrage sur un bassin/estuaire de
marée derrière laquelle eaux de marée viennent s'emprisonner. Elles sont ensuite libérées pour
créer l'énergie cinétique nécessaire pour faire tourner les turbines. On étudie actuellement la
possibilité de maîtriser l'énergie marémotrice en haute mer. L'énergie marémotrice ne peut
être produite que lorsque la marée est en cours -environ 10 heures par jour- et comme seules
les zones côtières frappées par de fortes vagues sont appropriées, peu de sites peuvent être
aménagés.
Par contre, la perte du flux de marée et l'accumulation de vase provoquent des effets sur
l'environnement, comme par exemple des nuisances pour les oiseaux, et les déviations de
courant peuvent considérablement modifier l'écosystème de la région.

Energie géothermique
L'intérieur de la Terre est incroyablement chaud et en certains endroits du monde, cette
chaleur rejoint pratiquement la surface, ou même la traverse sous forme de geysers ou de
sources d'eau chaudes. C'est le principe de l'énergie géothermique, utiliser cette chaleur pour
faire tourner des turbines. Cela ne concerne malheureusement que très peu de sites et le
potentiel, à l'image de l'énergie des océans, est très fiable.


Energie solaire
L'énergie solaire se présente sous deux formes: basée sur la chaleur, où le soleil est utilisé
pour chauffer un liquide pour produire soit de la chaleur soit de l'électricité, et le
photovoltaïque (PV) pour convertir la lumière directement en courant électrique avec des
cellules solaires familières comme on en trouve sur les calculettes.
L'un des problèmes pour ces deux systèmes est que le soleil, tout comme le vent, est
imprévisible, à moins d'installer les capteurs dans le désert. Les coûts liés à la couverture de
grandes surfaces de désert avec les collecteurs et le transport de l'électricité vers le
consommateur sont considérables. Et de plus l'Europe ne dispose que de peu de déserts.




                                                                                  Panneaux solaires.
Le principal désavantage des PV, compare aux autres formes d'énergies de substitutions, est
leur coût. Bien que les coûts de production baisseront sans doute, leur niveau actuel ne pousse
pas les politiciens et industriels à les voir comme une réponse
Sur une petite échelle, la mise en place de capteurs solaires sur les toits pour le chauffage de
l'eau contribuera efficacement à répondre aux besoins individuels en énergie. Chauffer toute
l'eau n'est pas envisageable (dans les pays tempérés du moins), mais le pré-chauffage (à 35°C
environ) peut certainement être envisagé et contribuera ainsi à réduire la consommation des
autres énergies.

Biomasse
Comme les énergies fossiles, la biomasse est un carburant généré par la matière vivante.
Mais, au contraire des énergies fossiles, la biomasse est définie comme un carburant créé à
partir de plantes qui sont recyclées, replantées et utilisées à nouveau. Elle comprend le bois, la
paille, les résidus de canne à sucre, l'enveloppe du riz, les eaux usées, la bouse séchées et
aussi (bien que ça ne cadre pas vraiment avec la définition) les ordures ménagères. La
biomasse est généralement utilisée pour de petites unités de production d'électricité, souvent
pour une maison individuelle ou pour une famille.
En plus de la production d'électricité, la biomasse peut être utilisée comme carburant
alternatif pour les transports comme l'éthanol. Malheureusement, si toute l'essence et le diesel
devaient être remplacé par des biocarburants, il ne resterait que très peu de surfaces pour
cultiver la nourriture. Avec une agriculture moderne tellement dépendante des hydrocarbures
pour les engrais et pesticides, il serait difficile de produire suffisamment de biomasse une fois
le pétrole et le gaz épuisés.
Un avantage est que tant que les produits utilisés repoussent, il n'y a pas de pollution par le
dioxyde de carbone. Le principal désavantage est la faible teneur énergétique de la plupart des
biocarburants.
Le développement durable
Developpement durable: le développement durable est un mode de développement
économique cherchant a concilier le progrés économique etr social et la préservation de
l’environnement,considérant ce dernier comme un patrimoine a transmettre aux générations
futures.
Répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations
futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins : telle est l’ambition du “ développement
durable ”.
Il inspire différentes initiatives en France cherchant à lier développement économique et
social et qualité de l’environnement.

Le “développement durable” s’est installé dans le discours des organisations internationales,
des associations, des partis politiques comme des entreprises.

Mais de quoi s’agit-il précisément ?
Ce sont les questions environnementales (épuisement des matières premières, changement
climatique, perte de la biodiversité, etc.) qui ont conduit, dans les années 1980, à l’émergence
de la notion de “développement durable”. L’idée est de lier fortement le développement
économique avec le maintien des équilibres écologiques, de façon à éviter les dégradations
irréversibles pour les générations à venir et l’épuisement des ressources naturelles non
renouvelables.
C’est lors du premier Sommet de la Terre, conférence des Nations unies qui s’est tenue à Rio
de Janeiro en 1992, que les préoccupations de développement durable ont reçu une première
concrétisation : affirmation des principes de précaution, de pollueur-payeur, de responsabilité
internationale ; adoption de la Convention-cadre sur les changements climatiques, qui ouvre
la voie au Protocole de Kyoto en 1997, et de la Convention sur la diversité biologique ;
adoption de l’Agenda 21.(C'est une déclaration qui fixe un programme d'actions pour le XXIe
siècle dans des domaines très diversifiés afin de s'orienter vers un développement durable de
la planète.)
déchets
          Le recyclage des déchets
Pourquoi recycler?
Pour protéger les ressources, économiser l’énergie, réduire les déchets, créer des emplois,
protéger la nature et économiser les matières premières.

     Le tri sélectif:
Le tri sélectif permet d'envoyer dans une filière de recyclage des déchets qui, sans cela,
partiraient en décharge ou en usine d'incinération. En Europe, ce geste s'impose petit à petit
chez les ménages ainsi que chez les industriels et artisans.
Désormais, les cuisines des particuliers comportent au moins deux poubelles, parfois trois.
Le tri consite à séparer les déchets de cuisine des emballages en carton et plastique, et verre.
Cette pratique existe partout en Europe, car le surcoût du tri sélectif, lié notamment à la
collecte, est financé par une taxe imposée sur chaque produit d'emballage (ce que l'on nomme
le "produit vert").
Aux Etats -unis en revanche, le tri sélectif reste peu pratiqué. Notamment dans les pays en
voie de développement en dehors des quartiers aisées de quelques grandes villes.


     Les filières de recyclage
Une fois triés, les dechets empruntent des filières industrielles pour retrouver une utitlisation
similaire ou avoir un autre usage.
Le verre redevient du verre, ce qui demande moins d’énergie que d’en produire à partir du
calcin.
Le papier carton reprend le même usage. L’aluminium et l’acier se recyclent aussi facilement.
Le recyclage des matières plastiques pose beaucoup plus de problèmes. Mélangés, certains
plastiques peuvent être refondus et utilisés pour faire des bacs à fleurs, des bancs publiques ou
du mobiliers urbain. Le polyéthylène (PET), qui sert à le fabrication de bouteilles d’eau, se
tisse en fibres utilisables pour confectinner des pulls. Le polyéthylène à haute densité
(PEHD), qui sert aux produits d’entretien , peut rentrer de nouveau dans la fabrication qu’ils
ne servent pas à emballer des produits alimentaires.




      · Les filières à inventer
L’Europe organise actuellement des filière de recyclage pour des produits de
consommation. Ainsi, les piles et les accumulateurs qui contiennent du cadium doivent
être impérativement collectés du fait de leur dangerosité pour l’environnement. Les
voitures, l’électroménager, les téléviseurs, les ordinateurs ou les pneus vont devoir faire
l’objet d’une colecte particulière. Les véhicules qui sortent actuellement des chaînes de
fabrication doivent être recyclables à 90% !
Si l’électroménager est compos é essentiellement d’acier, les produits électroniques
posent d’énormes problème en matières de recyclage. Construits avec des plastiques
spéciaux, comportant des écrants aux composants rares et des cartes informatiques
complexes, les ordinateurs et les téléviseurs saont difficiles à démontrer. On estime que,
en Europe, plus de 10 millions de produits électriques et électroniques contenant des
substances dangereuses ont été jetés en l’an 2000.


                      Les transports individuels
Peut-on rouler sans polluer ?
Pour cela, il est nécessaire de développer de nouvelles sources d’énergie, ou d’adapter d’autres déjà existantes.
Nous pouvons notamment utiliser :

-les moteurs électriques
Les voitures à moteurs électriques ne polluent pas mais leur faible autonomie et leur faible vitesse en font des
prototypes peu appréciés.
Le moteur électrique utilisé dans des voitures n'en est pas à ses débuts. Elle fut abandonné suite à un énorme
échec commercial de l’industrie automobile. En effet, les modèles mis sur le marche il y a quelques années ne
possédaient qu’une autonomie d’une centaine de kilomètres, et une vitesse de pointe d’environ 100km/h. Les
grands constructeurs ne s’y hasardent plus beaucoup, pourtant grâce aux nouvelles technologies, les possibilités
sont grandes.

-les moteurs au gaz naturel
Ce gaz est composé essentiellement de méthane, ce qui permet aux véhicules de polluer beaucoup moins, d’être
beaucoup plus silencieux, de ne pas rejeter de gaz cancérigènes et permet des économies aux consommateurs.

-les moteurs à hydrogène ou pile à combustible
Le principal problème de la pile à combustible réside dans la fabrication de l'hydrogène nécessaire à son
fonctionnement. En effet, celle-ci nécessite de l'électricité; or si la fabrication de cette électricité ne suit pas des
procédés écologiques, la pollution est engendrée en amont du véhicule mais est toujours importante. La solution
serait donc de développer les centrales hydroélectriques, photovoltaïques et les éoliennes et qui elles utilisent
l'énergie renouvelable de la nature.


Le vélo




Le vélo en tant que moyen de transport n'est pas assez utilisé. Pourtant, pour les petites distances, le vélo est
l'idéal: il va aussi vite qu'une voiture en ville (si ce n'est plus) puisque il n'est jamais coincé par les
embouteillages, il permet aussi d'entretenir une bonne forme physique et surtout il ne pollue pas! C'est
certainement le moyen de transport le plus écolo que l'on connaisse. Alors, adoptons le!



                        Les transports de marchandises
Ces deux dernières décennies, la croissance des transports de marchandises à augmenter de 170%. Ceux-ci
                s’effectuent principalement par la route, qui représente 75% du trafic mondial.

          Le transport de marchandises est fortement dépendant du pétrole. Il produit du dioxyde de carbone et
toutes sortes de produits nocifs, pour certains responsables de la détérioration de la couche d'ozone et de l'effet
de serre, ce qui en fait un important contributeur du changement climatique.

         Aucune modification significative du mouvement de marchandises ne se fera sans transformation
profonde de nos modes de production et de consommation. Dans une vision optimiste, il faut accompagner les
efforts des entreprises pour protéger la planète en choisissant des produits locaux, incluant peu de transport.
Dans une vision plus réaliste, il faut imposer la relocalisation des activités en taxant fortement les transports pour
rééquilibrer le binôme coût de production – coût de transport.

         En effet, taxer le transport routier permettrait de rééquilibrer les choses et de dégager des fonds pour des
infrastructures non routière. En attendant la mise en place de telles taxes, nous avons, en tant que citoyens, des
moyens d’actions. Evitons de consommer les fruits, les légumes, la viande venus du monde entier : des cerises
du Chili, du mouton de Nouvelle Zélande, des dattes de Tunisie, des ananas de Côté d’Ivoire,… Préférons les
aliments de saisons, et les produits du marché vendus par un producteur local. Au delà des grands discours, la
réduction du transport de marchandises commence aussi dans chaque acte de notre quotidien.

Le ferroutage pourrait être une solution.
Voici les 4 aménagements possibles :
Dix conseils pour lutter contre le réchauffement climatique




Des experts du monde entier sont actuellement réunis au Sommet de l'ONU à Cancún (Mexique) afin de
discuter de nouvelles solutions pour lutter contre le réchauffement de la terre. Le changement climatique
est bien entendu un problème mondial. Mais vous pouvez vous aussi y apporter contribution qui, bien que
petite, a toute son importance. Grâce à ces conseils, vous pourrez agir et ainsi apporter votre pierre à
l'édifice.




1. Isolez votre habitation


Le chauffage de votre habitation constitue la plus grande partie de votre facture énergétique. L‟isolation est par
conséquent le conseil le plus important (et le plus rentable) pour limiter les émissions de CO2. Un toit bien isolé
est le plus important et le moins cher. Viennent ensuite les murs et les châssis.



2. Éteignez le chauffage pendant la nuit



Pour garder une température confortable la nuit, il est inutile de laisser votre chauffage allumé et cela consomme
beaucoup d‟énergie. La nuit, maintenez la température à 13°-15 °C. En suivant ce conseil, vous ferez une
économie de 9%, soit 70 à 155 euros par an.




3. Préférez une douche plutôt qu’un bain


En restant environ 5 minutes sous la douche, vous ne consommez que 55 à 60 litres d‟eau, tandis qu‟un bain
demande environ 110 litres. En prenant une douche, vous consommez donc environ deux fois moins d‟énergie
que pour un bain.



4. Choisissez des produits frais


Les produits surgelés consomment de grandes quantités d‟énergie. En plus de l‟énergie nécessaire à leur
production, ils doivent être conservés jusqu‟à leur consommation à une température de –18°C (transport en
entreposage). Le gaz qui est utilisé pour produire le froid contribue fortement au réchauffement climatique.



5. Mangez moins de viande


L‟élevage produit une part très importante des gaz à effet de serre et ont un impact considérable sur
l‟environnement. Les ruminants (vaches, chèvres et moutons) émettent en effet du méthane pendant leur
digestion. Le méthane est responsable d‟environ 20% des émissions actuelles de gaz à effet de serre.


Il est donc important de manger de temps en temps des produits en remplacement de la viande tels que des
céréales, des légumineuses et des légumes qui sont riches en protéines végétales (blé, riz, maïs, lentilles, soja,
haricots rouges, pois chiches, …).



6. Éteignez la lumière lorsque vous quittez une pièce


Contrairement à ce qu'on pense souvent, il vaut mieux éteindre immédiatement la lumière lorsqu‟on quitte une
pièce, même si ce n‟est que pour un court instant : l‟allumage et l‟extinction ne demandent pas d‟énergie
supplémentaire. Cela vaut également pour les ampoules économiques et les tubes TL. C‟est une idée faussement
reçue de penser que les lampes TL s‟usent vite et utilisent beaucoup d‟énergie lors de l‟allumage (c‟était le cas
auparavant, mais depuis les lampes ont beaucoup évolué).



7. Déplacez à pied ou à vélo pour les petits trajets


Ce sont surtout les petits déplacements avec la voiture qui ont une incidence sur l‟environnement et qui
consomment beaucoup de carburant, car le moteur de la voiture n‟est pas encore à température sur la plupart du
trajet. Ce sont précisément les distances qui peuvent être parcourues à vélo ou à pied.



8. Achetez des appareils électriques économiques (avec un label énergétique de classe A ,
A+ ou A++)


La consommation des appareils électroménagers est bien souvent un multiple du prix d‟achat !
Pour aider les consommateurs à faire un choix économique, l‟Union européenne a introduit le label énergétique
européen. Grâce à une échelle de couleurs allant du rouge au vert et aux classes énergétiques correspondantes
qui vont de G à A (parfois A+ ou A++), le consommateur peut facilement voir quelle est l'efficacité énergétique
de l‟appareil.

9. Achetez des ampoules économiques


Les seules véritables ampoules économiques disponibles pour un éclairage général sont les tubes TL et leur
équivalent compact, l‟ampoule économique. Ils consomment environ cinq fois moins d‟énergie qu‟une ampoule
à incandescence et ont une durée de vie environ 10 fois supérieure.


La différence d‟investissement à l‟achat sera dans la plupart des cas récupérée au cours de la première année (en
fonction du nombre d‟heures d‟utilisation par jour). Les ampoules économiques sont actuellement disponibles
dans un grand nombre de formats, ont les même caractéristiques que les ampoules à incandescence et sont
désormais également disponibles dans des teintes "chaudes".



10. Choisissez une voiture écologique


Une voiture consomme, tout au long de sa durée de vie, entre 15 000 et 25 000 euros en carburant et émet 20 à
50 tonnes de CO2 ! Il est donc très important de choisir une voiture écologique.


Pour ce faire, référez-vous toujours à l‟Euro-vignette, obligatoire en Europe. Cette vignette est tout à fait
comparable au label énergétique des appareils électroménagers : l‟Eurovignette fonctionne également sur la base
d‟une échelle de couleurs contenant sept zones allant du rouge au vert.


Plus de conseils pour lutter contre le réchauffement climatique




Termes:
réchauffement climatique conseils




Problemes


                                          L’effet de serre

Sans les gaz à effet de serre, la vie ne serait pas possible sur la Terre. Toutefois, on sait
que leur augmentation dans l’atmosphère a des conséquences néfastes, même si celles-ci
sont mal connues.
Lorsque le rayonnement solaire atteint l'atmosphère terrestre, une partie (environ 28,3 %) est
directement renvoyée vers l'espace, par l'air, les nuages et la surface claire de la Terre (en
particulier les régions blanches et glacées comme l'Arctique et l'Antarctique). Les rayons
incidents qui n'ont pas été réfléchis vers l'espace sont absorbés par l'atmosphère (20,7 %)
et/ou la surface terrestre (51 %).
Cette dernière partie du rayonnement absorbée par la surface du sol lui apporte de la chaleur
(énergie), qu'elle restitue à son tour, le jour comme la nuit, en direction de l'atmosphère sous
forme de rayons infrarouges. C'est le « rayonnement du corps noir ». Ce rayonnement est
alors absorbé en partie par les gaz à effet de serre, ce qui réchauffe l'atmosphère.
Puis dans un troisième temps, cette chaleur est réémise dans toutes les directions, notamment
vers la Terre.
C'est ce rayonnement qui retourne vers la Terre qui constitue l'effet de serre, il est à l'origine
d'un apport supplémentaire de chaleur à la surface terrestre. Sans ce phénomène, la
température moyenne sur Terre chuterait d'abord à -18 °C. Puis, la glace s'étendant sur le
globe, l'albédo (L'albédo est le rapport de l'énergie solaire réfléchie par une surface sur
l'énergie solaire incidente) terrestre augmenterait et la température se stabiliserait
vraisemblablement à -100°C.
 On peut considérer l'atmosphère comme un réservoir d'énergie. Si l'effet de serre est plus
efficace pour retenir l'énergie, ce réservoir se remplit - et l'énergie emmagasinée par la surface
terrestre augmente.
En moyenne, l'énergie venue de l'espace et reçue par la Terre, et l'énergie de la Terre émise
vers l'espace sont quasiment égales. Si ce n'était pas le cas, la température de surface de la
Terre augmenterait sans cesse ou diminuerait sans cesse. En effet, si les échanges moyens
d'énergie avec l'espace ne sont pas équilibrés, il y aura un stockage ou un déstockage
d'énergie par la Terre.
Ce déséquilibre provoquera alors un changement de température de l'atmosphère.


    L'effet de serre est un phénomène naturel, MAIS qui est amplifié par le
                    développement des activités humaines.


   Quelles sont ces activités qui causent
           tant de problèmes ?
1.L’utilisation de combustibles fossiles




L'énergie fossile désigne l'énergie que l'on produit à partir de roches issues de la
fossilisation des êtres vivants : pétrole, gaz naturels et charbon. Elles sont
présentes en quantité limitée et non renouvelable.
 Aujourd'hui, l'utilisation par l'humanité de quantités considérables de combustibles
fossiles est à l'origine d'un déséquilibre important du cycle du carbone, ce qui
provoque une augmentation de la concentration de gaz à effets de serre.


2.La déforestation
Le réchauffement global n’est pas seulement dû à la libération d’une quantité
trop forte de gaz carbonique dans l’atmosphère par la combustion des
carburants fossiles, mais également du fait qu’une trop faible quantité de ce
même gaz carbonique est absorbée par les plantes. Lorsque les plantes
respirents, elles absorbent le gaz carbonique et expirent de l’oxygène. La
déforestation étant maintenant effectuée à grande échelle, moins nombreuses
sont les plantes qui transforment le gaz carbonique en oxygène, perturbant
encore davantage l’équilibre gazeux de l’atmosphère.
La végétation joue en effet, avec les sols, un rôle important pour fixer une
partie du carbone atmosphèrique planétaire. A cause du déboisement, la
végétation terrestre n'absorbe qu'un quart de l'excédent de carbone dégagé
dans l'atmosphère par les activités humaines.
--->La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de
forêts. C’est un acte tant volontaire qu’involontaire, mais il reste quoi qu’il en
soit la conséquence de l’activité humaine. Depuis l’ère Néolithique, les êtres
humains se sont livrés à une déforestation massive au fil de leur évolution et de
leur adaptation à leurs environnements. Historiquement, la déforestation a
débuté lorsque la population a commencé à augmenter et qu’il était
indispensable de cultiver la terre. L’industrialisation et la modernisation
mondiales ainsi que la croissance démographique ont été autant de facteurs
d’accélération de ce processus.

La déforestation a pour causes principales le développement urbain et
industriel, les feux de friche, l’extension des terres agricoles et l’exploitation
excessive ou anarchique de certaines essences forestières.
La destruction de la forêt est responsable de 20% des émissions de gaz à effets
de serre. C’est un des éléments importants qui causent le réchauffement
climatique.
L'intérêt des zones boisées en termes de richesse biologiques est connu. Mais il
s'agit aussi d'un enjeu majeur dans les débats sur le climat, tant dans le cadre
des "puits de carbone" prévus par le protocole de Kyoto que du fait des grandes
quantités de CO2 qui peuvent être libérées lors d'incendies ou par la
destruction des tourbières. (=un sol caractérisé par sa très forte teneur en
matière organique d'origine végétale)
3.Le progrès
Le progrès techniques et scientifiques ont largement amélioré les
conditions d'existence des êtres humains dans de nombreux pays: la durée
de vie est allongé, des maladies autrefois incurables sont éradiquées, les
travaux pénibles sont maintenant mécanisés.
Mais ces progrès ont un prix: la consommation de masse génère des
millions de tonnes de déchets, les villes surpeuplées génèrent
l’insécurité, pollutions et dégradation de la qualité de vie. Faute d'en
avoir pris conscience assez tôt, l'humanité doit gérer des situations qui se
sont aggravées au fil tu temps.



Démographie et dégradation du milieu urbain
De 6 milliards en 2000, l'humanité devrait passer à 8 milliards en 2020 et à 12
milliards en 2100, croissance qui s'effectuera pour l'essentiel dans les pays en voie
de développement.
L'homme n'est pas tant menacé par la surpopulation que par des déséquilibres
territoriaux. Dans les villes, qui concentrent désormais l'essentiel des populations,
se créent les déséquilibres sociaux et économiques les plus insupportables.
Exemple à Sao Paulo au Brésil, cette ville n’était qu’une bourgade au début du
XXème siècle. Elle s’étend aujourd’hui sur près de 2 000 Km2 et compte 20 237 000
habitants.
Vue du centre de Sao Paulo, capitale industrielle et financière du Brésil.

En 2030, 60% des êtres humains vivront en ville. Concentration des richesses et des
pouvoirs, les mégalopoles accumuleront également les pollutions et les problèmes
sociaux.
Plus le nombre d’habitants est important, plus la demande en énergie est énorme.
Et par conséquent pollue énormément. La concentration des activités, le chauffage
des logements et la circulation automobile chargent l’atmosphère des villes en
polluant divers.

Les déchets de consommation
La société de consommation génère des tonnages croissants de déchets dont la
gestion devient difficile. On cherche aujourd’hui à éviter la dispersion de ces
restes dans le milieu naturel.
Pendant tout le début de l’ère industrielle, les déchets one été stockés n’importe
comment. Ainsi La pollution des eaux, de l’air et de sols a contraint les Etats à
rédiger des réglementation de plus en plus contraignante.
Aussi, se pose un énorme problème lorsqu’on aborde le sujet de l’énergie
nucléaire. Les matières radioactives utilisées dans les centrales nucléaires et dans
l’industrie peuvent imprégner l’eau ou les sols, avec des conséquences
catastrophiques sur la santé et l’environnement.
On ne sait plus où jeter nos déchets… pourquoi ne pas les envoyer au Sud ?
En effet, c’est désormais une pratique habituelle que de prendre les pays pauvres
pour des poubelles. Selon GreenPeace, les transferts de déchets concernent
particulièrement les déchets industriels dangereux et divers produits périmés ou en
fin de vie. Les pays occidentaux transféreraient leurs déchets pour ne pas payer les
coûts de gestion.




  Un Ivoirien manifeste après le déversement de déchets chimiques à Abidjan par un bateau en
           provenance d’Espagne qui a provoqué l'intoxication de milliers de personnes.
Bêtises de l’Homme
Certains choix techniques et politiques destinés à améliorer le sort de l’homme ont
eu des effets radicalement inverses, faute d’avoir tenu compte des contraintes
environnementales.

Prenons l’exemple de la mer d’Aral, qui en 1960 était le quatrième plus grand lac
du monde, ne fait plus aujourd’hui que 32 000 km2. En effet, l’essor de la culture
du coton dans ces régions désertiques du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan a
augmenté les besoins en eau. Les flots des deux fleuves qui affluaient vers la mer
ont été totalement détournés afin d’assurer l’irrigation des champs. Sans nouvel
apport, la mer d’Aral s’est asséchée, son niveau a baissé de 15 m et son volume
d’eau de 65%. Ses rives ont reculé de 60 à 80 km, et 4 millions d’hectares de désert
se sont formés. Chaque année, les tempêtes dispersent entre 15 et 75 millions de
tonnes de poussières chargées en sel. Les anciens pêcheurs sont au chômage. Et
l’équilibre écologique et économique est irrémédiablement détruit… Un retour à
l’état antérieur est irréaliste selon les écologues.
Bateaux échoués sur le désert de la mer d’Aral.

Egalement à Tchernobyl en Ukraine, l’explosion d’un réacteur d’une centrale
nucléaire représente le plus grave accident industriel de l’histoire.


4.Les transports
Les transports ont un réel impact sur le réchauffement climatique. Leur émission de gaz à
effet de serre n'est pas négligeable comme on peut le voir sur le graphique suivant:
Dérèglement aux pôles


Arctique, Groenland, fonte de la banquise
1. Montée du niveau des océans
          Le niveau moyen de la mer a monté d'environ 17 centimètres depuis le début du XX
ème siècle et s'accélère depuis une quinzaine d'années. Cette hausse est causée par la fonte
des glaces et des calottes glacières, et également de l'expansion de l'eau provoquée par le
réchauffement de la surface des océans.
         Sur la banquise arctique, la calotte groenlandaise et le pergélisol, le réchauffement de
la planète a été de l'ordre du double de la moyenne mondiale durant le siècle dernier.
       La banquise arctique est donc en "état critique". Ces trente dernières années, elle s'est
rétracté au rythme de 8% par décennie. La banquise possède une couche de neige et de glace
permanente, le pergélisol, et une autre qui fond durant l'été. Seulement, depuis quelques
années, la glace qui n'avait jamais fondu auparavant commence à se dégrader.
         Dans les hautes terres du Groenland, le réchauffement provoque une augmentation de
la capacité hygrométrique de l’air et donc des précipitations tombant sous forme neigeuse.
Donc dans cette région, la glace s’épaissit. Sur les côtes pourtant, la glace se transforme en
glaciers et se prolonge dans la mer pour se disloquer et former des icebergs, puis fondre petit
à petit.
         La conséquence de ce phénomène est qu'à cette vitesses, et d'ici moins de 100 ans, la
calotte glaciaire de l'Arctique pourrait ne plus exister en été. Scénario encore plus effrayant :
en cas de disparition totale de la calotte groenlandaise, le niveau des océans pourrait
augmenter de 7 mètres.



2. Rapport eau douce/eau salée modifié
       Outre la montée des océans, la trop grande quantité d’eau douce libérée dans l’océan
Atlantique entraîne un dérèglement du rapport eau douce/eau salée, bouleversant alors à son
tour un phénomène important de l’océan Atlantique : le Gulf Stream.
        Le gulf stream est un courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les
Bahamas et se dilue dans l’océan Atlantique vers la longitude du Groenland. Il apporte des
eaux plus chaudes dans l’Atlantique Nord et contribue ainsi au climat tempéré que connaît
l’Europe. Le moteur de cette circulation est la différence de densité due à la salinité et à la
température des eaux.
       Etant à l’origine des climats d’Europe occidentale, un déséquilibre de ce courant
entraînerait des conséquences lourdes. Les températures baisseraient en hiver et
augmenteraient en été, et se rapprocheraient alors des climats du nord des Etats Unis et de la
côte est du Canada.
     Egalement, la circulation océanique devrait réagir de façon encore inconnue.
Ces changements sont tous imaginables et pourraient engendrer de nombreuses
catastrophes en chaîne.
Convention Climat COP 16 / CMP 6 (+2) réunions intersessions)
du 29 novembre 2010 au 10 décembre 2010
09:00 - 17:00

La 16ème Réunion des Parties à la Convention Climat se tiendra en 2010 à Cancún (Mexique). Les
négociations porteront principalement sur le futur régime climatique (post-2012). La contribution des
pays industrialisés et des pays en voie de développement à l’effort mondial et son financement
constitueront l’essence de ces négociations complexes durant lesquelles on évoquera également
l’adaptation aux changements climatiques, le rôle des technologies et les mesures de lutte contre la
déforestation.

La Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements climatiques a vu le jour en 1992. Elle sera
complétée par le Protocole de Kyoto de 1997. En vertu du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés s‟engagent,
pour la période 2008-2012, à réduire leurs émissions annuelles d‟au moins 5% par rapport à 1990, année de
référence. Les négociations en vue d‟une politique climatique post-2012 ont débuté en 2005 (Montréal) et se
sont intensifiées en 2007 (Bali). On prévoyait de clôturer ces négociations en 2009 à Copenhague. Malgré les
progrès réalisés, les positions étaient trop éloignées les unes des autres pour permettre l‟élaboration d‟une
nouvelle politique climatique. Outre l‟Accord de Copenhague, il a été convenu de poursuivre les négociations.
Des arrangements ont été pris en avril 2010 concernant le programme de travail. En juin 2010 (AWG-KP 12 &
AWG-LCA 10), les négociations de fond redémarreront. Le second semestre 2010 verra encore deux
négociations intersessions, et éventuellement une réunion « de haut niveau » en préparation à la conférence
climatique de Cancún (Mexique).

Les négociations auront pour thème central les contributions des pays industrialisés et des pays en voie de
développement à l‟effort de réduction des émissions au niveau mondial, et leur mode de financement. D‟autres
sujets seront abordés, notamment les mécanismes flexibles (marché du carbone), l‟adaptation aux changements
climatiques, le renforcement des capacités, les technologies et les mesures de lutte contre la déforestation dans
les régions tropicales.

Vu l‟expérience de Copenhague, on ne s‟attend pas à ce que la conférence de Cancún permette de clôturer
entièrement les travaux. L‟objectif est toutefois d‟avancer le plus possible dans certains domaines concrets en
vue d‟un accord contraignant en 2011.


En préparation à la conférence sur le climat, 2 ou 3 négociations intersessions seront organisées dans le
courant 2010 :

         Ad-hoc Working Group Kyoto Protocol (AWG-KP) 13 & Ad-hoc Working Group
         Long term Cooperative Action under the Convention (AWG-LCA) 11
         AWG-KP 14 & AWG-LCA 12
         Réunion de haut niveau des AWG-KP & AWG-LCA
Déclin de la biodiversité




                     Déclin de la biodiversité
La biodiversité recule à tel point que l'on peut évoquer la probabilité de sa sixième extinction
en masse, après les cinq survenues aux temps géologiques antérieurs.Une extinction qui a
peut-être déjà commencé, depuis le début de l'"anthropocène", c'est-à-dire l'époque où
l'homme est apparu et a exercé graduellement sa mainmise sur la Terre.

 La durée de vie d'une espèce est de 1 à 10 millions d'années selon le groupe dans des
conditions normales, stables, de biodiversité. Mais, avec la suprématie de l'espèce humaine, il
semble peu probable que les espèces puissent se perpétuer aussi longtemps.
Car l'être humain, à force de confondre l'utilisation de la nature et sa prédation, détruit le
vivant. Les animaux sont menacés par la destruction des habitats, la surexploitation, les
invasions biologiques, les pollutions, les bouleversements climatiques et la surpopulation
humaine.

La faune et la flore résistent de moins en moins aux pressions: 83% de la surface terrestre est
affectée par l'"empreinte humaine", c'est-à-dire l'espace de terre necessaire aux activités des
hommes.
 Actuellement, la quantification de la diversité du vivant est d'environ 3,6 milions d'epèces,
en 2050 un milion d'espèces pourrait disparaître.
Les bilans sont déjà lourds. L'aire de répartition historique de 173 espèces emblématiques de
mammifères, sur six continents, à diminué de 50 %; un tiers des forêts du monde a été abattu
depuis les premières civilisations agricoles; la "viande de brousse" chasse alimentaire
largement commerciale, détruit chaque année plusieurs dizaines de milions d'animaux, et cette
"défaunation" est particulièrement à l'oeuvre en Amazonie et dans le bassin du Congo.

 Disparition d'individus, de population, puis disparition de l'espèce : le processus est bien
établi. Il s'accompagne d'une désorganisation de la chaîne alimentaire (producteurs,
consommateurs et décomposeurs). Et l'ensemble de l'écosystème est touché, parce que sa
productivité ( et sa stabilité, même évolutive) dépend de la diversité des types fonctionnels
des espèces qu'il abrite.
 Les écosystèmes fournissent une quantité de biens et de services aux hommes. Mais les
hommes ont le désir d'avoir plus que nécessaire.

 Biodiversité de l’environnement polaire
       L’Antarctique est un continent de 13,9 millions de kilomètres dont 98% sont
recouverts d’une couche de glace d’1.86 km d’épaisseur environ. Situé au pôle Sud du globe,
sa température varie entre –70°C et –35°C en hiver et –35° C et 5°C en été.
L’Arctique est situé au Nord. A l’inverse de l’Antarctique, l’Arctique est composé d’un océan
limité de terres continentales, mais le froid – sans doute moins intense qu’au pôle Sud – joue
un rôle tout aussi déterminant sur le milieu. La banquise (mer ou océan gelé) comprend une
superficie entre 7,5 et 15 millions de km2, et l’épaisseur de la glace atteint environ 3 mètres,
selon la saison.
       Dans ces conditions géologiques et climatiques, une faune très spécifique à cette
région s’est développée, comprennant de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères et de
poissons.

       La biodiversité de ces pôles est l’une des premières victimes du réchauffement
climatique. En effet, l’écosystème marin répond déjà aux augmentations des températures et
de nombreux boulversements de mode de vie ont été observés par les scientifiques.
Cause de ces changements: la disparition du krill due à une augmentation des températures
océaniques. Bilan alarmant lorsqu'on sait que le krill est l’élément fondamental de la chaine
trophique antarctique. Il constitue la base de l’alimentation des baleines, des manchots, des
phoques, de nombreuses espèces d’oiseaux,etc…
       Ces animaux polaires, stressés de ne pas réussir à s’approvisionner, procréent
beaucoup moins qu’avant. Par conséquent, les populations de certaines espèces polaires
chutent considérablement.

       Prenons l’exemple des manchots Adélies, les scientifiques ont observé une baisse de
70% de leur population ces 30 dernières années.
       Les baleines également, qui ont besoin d’une tonne de krill par jour, sont en réelle
voix d’extinction, à cela s’ajoute les problêmes du braconnage, de la pollution, des filets de
pêches etc… On estime la population actuelle de 10 000 à 20 000 animaux.

Aussi, l’espace vital des ours polaires devient trop étroit, en effet, la banquise Arctique a
diminué de 15 % et son épaisseur de 40 %. Deux tiers des 25 000 ours polaires vivant en
Arctique pourraient disparaître d’ici 2050.


Disparition des abeilles
L’histoire des abeilles accompagne celle de l’homme. Depuis l’aube de l’humanité, l’homme
en savoure le miel. Aujourd’hui le nectar se fait rare car les abeilles sont malades. Depuis une
trentaine d’années, en France, les populations d’abeilles diminuent, se fragilisent. Désigné
coupable : l’homme avec la surexploitation industrielle de la nature, l’ajout inconsidéré de
produits chimiques pour produire, mieux, plus. Le « plus » s’est transformé en son contraire.
Encore une fois, voilà l’écosystème menacé.
Car hormis l’abeille, c’est toute la chaîne complémentaire qui relie l’animal au végétal, tout
l'écosystème qui se trouve déréglée.
Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition
de certaines espèces animales…

                  « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus
                       que quelques années à vivre », Albert Einstein.




                             Le changement climatique
La cause : un réchauffement global
Un effet de serre naturel, c’est vital.

                                                Nous vivons sur Terre comme dans une serre. Notre atmosphère
                                                joue le rôle d‟une vitre. Les gaz dits « à effet de serre », les GES,
                                                captent et retiennent la chaleur. Grâce à eux, la température de
                                                notre Terre est douillette, en moyenne 15°C. Sans eux, il ferait
                                                un froid invivable, –18°C.

                                                Trop d’effet de serre, c’est menaçant.

                                                Depuis 150 ans environ, la concentration des gaz à effet de serre
                                                augmente dans notre atmosphère. Ces GES retiennent donc plus
                                                la chaleur. Résultat, la température moyenne globale de notre
                                                planète s‟élève (+ 0,74°C depuis 1850). C‟est ce phénomène qui
                                                entraîne un bouleversement du climat.

                                                Les réactions de notre atmosphère sont lentes

                                                Le réchauffement climatique est comme un gros bateau. Une fois
                                                lancé, il faut du temps pour le freiner ou le faire changer de cap.
Découvre la présentation animée des gaz à       Est-ce que tu savais que la durée de vie du CO2 dans
effet de serre                                  l‟atmosphère est d‟environ 100 ans ? Ainsi, il sera d‟autant plus
                                                difficile de le limiter que les mesures seront prises avec retard.

                                                Pour éviter que notre climat ne s‟emballe, beaucoup de
                                                scientifiques recommandent que la température moyenne
                                                n‟augmente pas de plus de 2°C d‟ici 2100 par rapport à 1850.
                                                Cela signifie que la quantité de gaz à effet de serre devrait
                                                atteindre un maximum en 2015 ! Au-delà, les bouleversements
                                                risquent d‟être irréversibles.




                                  Le changement climatique
D'où viennent les gaz à effet de serre ?

                                                                  La plupart existe naturellement

                                                                  Ils sont présents en petite quantité dans notre
                                                                  atmosphère. Mais, à cause de l‟industrialisation
                                                                  et de l‟utilisation massive des combustibles
                                                                  fossiles, les hydrocarbures (charbon, gaz et
                                                                  pétrole), leur concentration ne cesse de croître.




                                                                  D’autres sont artificiels

                                                                  Ils sont fabriqués industriellement et
Pollution industrielle : fumées issues des cheminées
                                                                  s‟échappent vers l‟atmosphère depuis moins
industrielles
                                                                  d‟un siècle.
Gaz à effet   Source         Source
 de serre   naturelle       humaine
          Evaporation
La vapeur de l’eau        Centrales
d’eau     surtout au-     électriques -
(H2O)     dessus des      Irrigation
          océans
                          Utilisation
                          massive
                          d’énergies
           Respiration
                          fossiles pour
Le dioxyde des êtres
                          les
de carbone vivants – Feux
                          transports,
(CO2)      de forêt -
                          les bâtiments
           Volcans…
                          et
                          l’agriculture
                          Déforestation
                          Intensificatio
           Digestion des n des
           herbivores – élevages
Le
           Décompositio (bovin) et
méthane
           n des          des cultures
(CH4)
           végétaux-      (riz) -
           Volcans        Décharge
                          d’ordures
Le
                          Utilisation
protoxyde
           Marécages      d’engrais
d’azote
                          azotés
(N2O)
Ozone de
                          Industrie -
basse
           Foudre         Circulation
atmosphèr
                          automobile
e (O3)
                          Gaz des
Les gaz
                          bombes
fluorés    N’existent pas
                          aérosols et
(CFC, HFC, dans la nature
                          des
PFC)
                          climatiseurs
Le changement climatique
Quel est le principal gaz à effet de serre d'origine humaine ?

                                             C’est le fameux CO2.

                                             Ce gaz, le plus abondant émis par les activités humaines
                                             assure à lui seul les deux tiers de l‟effet de serre. A
                                             l‟échelle planétaire, il est dégagé :

                                             à 75 %, par les hydrocarbures comme source
                                             d’énergie pour :
                                             - la production d‟électricité dans les centrales
Pollution automobile : Embouteillages.       thermiques,
Paris.                                       - les transports routiers et aériens,
                                             - la fabrication du ciment et de l‟aluminium,
                                             - le chauffage des bâtiments et la production d‟eau
                                             chaude,
                                             - l‟utilisation d‟engins agricoles.




                                             à 5 %, par les hydrocarbures comme composés
                                             chimiques pour :
                                             - la fabrication d‟engrais et de pesticides pour les
                                             cultures,
Vapeur d'eau issue d'une cheminée            - la production de tous les plastiques.
d'incinération d'ordures ménagères. Région
Alsace.

                                             à 20%, par la destruction des forêts pour brûler le
                                             bois et cultiver les terres.




                                             Les autres gaz sont surtout des conséquences
                                             d’activités humaines modernes

                                             - Le méthane est émis par la digestion des bovins et
                                             autres ruminants dans les élevages intensifs.
                                             - Le protoxyde d‟azote est dégagé par le sol qui reçoit
                                             plus d‟engrais que les cultures ne peuvent absorber.
                                             - L‟ozone est produit par le rayonnement solaire sur
                                             l‟air pollué des villes.



                                 Le changement climatique
Quels sont les principaux risques ?
Selon les scientifiques, le réchauffement global en cours pourrait atteindre 1,1° à 6, 4°
Celsius d'ici 2100. C’est énorme ! Nos ancêtres n’ont rien connu d’aussi rapide en 100
000 ans. Mais ne crois pas qu’une élévation de la température veut dire qu’il va
simplement faire un peu plus chaud partout. Elle entraîne des bouleversements en
chaîne :
une élévation du niveau de la mer, due
                                                       principalement au réchauffement des océans, car plus
                                                       l‟eau est chaude, plus elle prend de la place.

                                                       A cela s‟ajoute en plus l‟eau issue de la fonte des
                                                       glaces continentales ;




Conséquence du changement climatique :
Fonte d'une banquise dans l'Océan glacial
arctique
                                                       une amplification des phénomènes
                                                       météorologiques extrêmes, avec tempêtes, ouragans,
                                                       cyclones, inondations, canicules, sécheresses… ;




Pins déracinés, lors de la tempête du 26               des bouleversements des conditions de vie, pour les
décembre 1999. Région Ile de France.                   populations chassées de leur pays par la montée des
                                                       océans, les famines ou les tempêtes. On les appelle
                                                       des réfugiés climatiques ;




                                                       un chamboulement écologique, pour des plantes
                                                       sauvages, et aussi cultivées, qui ne supporteront pas
Conséquence du changement climatique.                  les nouvelles conditions de température et de
Terre argileuse craquelée par la sécheresse.           sécheresse.
                                                       Sans oublier les animaux qui devront migrer ou
                                                       s‟adapter rapidement.



                                   Le changement climatique
Les conférences mondiales sur le climat
Tu as entendu parler du protocole de Kyoto, des conférences de Copenhague et de Cancún … Ces grands
rendez-vous mondiaux sur le climat réunissent les représentants de près de 200 pays membres de
l‟Organisation des Nations Unies (ONU) afin de trouver un accord pour lutter contre le réchauffement
planétaire, responsable des changements climatiques.
C‟est la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique qui a mis en place ces négociations
internationales sur le climat. La Conférence des Parties, qu‟on appelle COP, se réunit tous les ans pour décider
des mesures pour mettre en oeuvre la Convention. La 16ème COP s‟est déroulée à Cancún en décembre 2010.

Petit historique des COP :
• 1992 : Lors du Sommet de la Terre à Rio (Brésil), 192 pays signent la Convention Cadre des Nations Unies
sur le Changement Climatique (CCNUCC) et s‟engagent ainsi à stabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre
avant 2012. On décide de tenir une conférence chaque année, que l‟on appellera « Conférence des Parties »
(COP) pour décider de la mise en œuvre pratique de la Convention.
• 1995 : La première COP a lieu à Berlin (Allemagne).
• 1997 : La COP3 se déroule à Kyoto (Japon). C‟est à cette conférence que naîtra le Protocole de Kyoto qui
introduit des objectifs contraignants pour les pays les plus industrialisés. Il n‟entrera en vigueur qu‟en 2005 pour
prendre fin en 2012 et ne sera pas signé par les 192 signataires de la CCNUCC.
• 2009 : La COP15 de Copenhague (Pays-Bas) voit émerger l‟accord de Copenhague, notamment sur la
limitation du réchauffement planétaire à 2°C. Cet accord ne sera cependant pas unanime.
• 2010 : La COP16 s‟est tenue à Cancún (Mexique) et a débouché sur des accords concluants pour la lutte
contre le changement climatique dont les financements restent encore à préciser.

Quel bilan peut-on dresser de ces grands rendez-vous pour la lutte contre le changement climatique ?

                                                            Urgence climat

                                                            Regardons en détail les points qui ont été examinés
                                                            par les 193 pays et les engagements qu‟ils ont pris
                                                            pour freiner le réchauffement climatique.

                                                            La réduction des émissions de gaz à effet de
                                                            serre (GES)

                                                                     Pourquoi ça va aider ?
                                                                     Les gaz à effet de serre émis par les
                                                                     activités humaines augmentent
                                                                     l’effet de serre naturel de la
                                                                     planète. C’est donc la mesure la
                                                                     plus efficace. Aujourd’hui 80 % de
                                                                     GES d’origine humaine sont émis
                                                                     par une quinzaine de pays
                                                                     seulement (dont la France). Pour
                                                                     limiter le réchauffement, ces pays
A travers le monde, les transports sont en                           doivent réduire fortement leurs
évolution constante.                                                 émissions de GES.

                                                                     Les mesures prises
                                                                     À Copenhague puis à Cancún, les
                                                                     Etats reconnaissent que la hausse
de la température mondiale doit
                                               être maintenue en dessous de 2
                                               degrés Celsius par rapport au
                                               début du 20e siècle.

                                               L‟ensemble des pays industrialisés s‟est fixé
                                               des objectifs de réduction des émissions de
                                               GES, dans un premier temps en 1990 à 2012,
                                               puis plus récemment d‟ici à 2020.
                                               - Les Etats-Unis, qui émettent près du quart
                                               des GES mondiaux, n‟avaient pas ratifié le
                                               protocole de Kyoto. Lors de Copenhague, ils
                                               ont pris l‟engagement de réduire leurs
                                               émissions de CO2 de 17 % d'ici 2020 par
                                               rapport à celles de 2005.
                                               - L‟Union Européenne s‟est fixée l‟objectif
                                               d‟une réduction de 20 à 30 % des émissions
                                               de GES d‟ici 2020 par rapport à 1990.
                                               L'objectif de 30% ne sera établi uniquement
                                               si les autres pays développés s'engagent sur
                                               les mêmes objectifs .

                                               Les pays émergents ne veulent pas fixer des
                                               objectifs de réduction d‟émissions de GES
                                               pour ne pas empêcher leur développement
                                               économique et industriel. Ils parlent alors de
                                               réduction de leur intensité carbone
                                               (quantité de CO2 émis par unité de produit
                                               intérieur brut (PIB)) d‟ici 2020 par rapport à
                                               2005. Prenons l‟exemple de la Chine,
                                               premier émetteur de gaz à effet de serre de la
                                               planète. Elle a proposé de réduire de 40 à 45
                                               % son intensité carbonique, mais compte
                                               tenu de sa croissance, cet effort pourrait
                                               signifier un doublement des émissions
                                               chinoises en 2020 par rapport à 2005.

                                               Quant aux pays en voie de développement,
La déforestation accentue le phénomène du      pour ne pas limiter leur croissance
changement climatique.                         économique, ils ne veulent pas s'engager sur
                                               des obligations de résultat. Ils proposent de
                                               réaliser des actions d'atténuation, dont ils
                                               rendront compte dans des rapports publiés
                                               tous les deux ans.

                                            Etats-Unis 17 % par rapport à
                                                       2005 (équivalent à 4 %
                                                       de réduction par
                                                       rapport à 1990)
                                            Union      20 ou 30 % par rapport
                                            Européenne à 1990
                                                       17 % par rapport à
                                            Canada
                                                       2005
                                                       25 % par rapport à
                                            Japon
                                                       1990
                                            Australie 5 à 15 % par rapport à
2000
                                                                 10 à 20 % par rapport à
                                                 Nouvelle-
                                                                 1990 si accord
                                                 Zélande
                                                                 international complet
                                                                 15 à 25 % par rapport à
                                                                 1990, si engagement
                                                                 des principaux
                                                 Russie
                                                                 émetteurs dans la
                                                                 réduction des
                                                                 émissions
                                                                 40 à 45 % son intensité
En Afrique, près de 500 millions de                              carbonique(quantité de
personnes n'ont pas accès à l'électricité.                       CO2 émis par unité de
                                                 Chine
                                                                 produit intérieur brut
                                                                 (PIB)) d’ici 2020 par
                                                                 rapport à 2005
                                                 Inde            20 à 25 % de son
                                                                 intensité carbonique
                                                                 (hors émissions
                                                                 agricoles) par rapport à
                                                                 2005
                                                 Brésil          36 à 39 % par rapport à
                                                                 un scénario de
                                                                 référence "business as
                                                                 usual" (soit 20 % par
                                                                 rapport à 2005)
                                                                 principalement à
                                                                 travers la lutte contre
                                                                 la déforestation

                                             Tableau récapitulatif des objectifs de réduction de
                                             gaz à effet de serre
                                             des principaux pays d’ici 2020 (source : Cahier du
                                             Climat)

                                             Cependant, selon les experts, ces objectifs ne
                                             seraient pas assez contraignants pour limiter
                                             l‟augmentation de la température moyenne à 2°C.
                                             Pour y arriver, des objectifs plus ambitieux devront
                                             être fixés, qui nécessiteraient une accélération très
                                             forte des réductions d‟émissions des pays développés
                                             entre 2020 et 2050. Ils devraient être fixés lors de la
                                             COP17 prévue à Durban en Afrique du Sud.

                                             La lutte contre la déforestation

                                                      Pourquoi ça va aider ?
                                                      Les arbres sont les « poumons »
                                                      de la Terre grâce au phénomène
                                                      de la photosynthèse. Au cours de
                                                      leur croissance, ils absorbent du
gaz carbonique qu’ils stockent dans
      le bois et rejettent de l’oxygène
      dans l’air. Mais dans les régions
      tropicales, les forêts sont
      massivement abattues pour leur
      bois ou pour mettre le sol en
      culture. Ainsi, lutter contre la
      déforestation, replanter des arbres,
      gérer durablement les forêts, c’est
      créer des puits de carbone et donc
      limiter la quantité de CO2 dans
      l’atmosphère.

      Les mesures prises
      L’accord de Copenhague prévoyait
      d’allouer des fonds pour limiter la
      déforestation. Ce projet s’est
      précisé à Cancún, avec la mise en
      place du mécanisme REDD+
      (Réduction des Emissions liées à la
      Déforestation et la Dégradation des
      forêts) dans les pays en
      développement. Il s’agira d’une
      aide technologique et financière
      qui sera apportée aux pays engagés
      dans la lutte contre la
      déforestation. Les sources de
      financements de ce programme
      seront déterminées en 2011.

L’aide aux pays en développement

      Pourquoi ça va aider ?
      Même si les pays industrialisés
      réduisent leurs émissions de GES
      sur leur territoire, cela ne suffira
      pas à limiter le réchauffement
      planétaire. Les pays émergents tels
      que la Chine sont également
      devenus de gros émetteur de GES.
      Les pays industrialisés doivent
      donc aider les pays émergents ou
      en développement à utiliser des
      technologies moins polluantes qui
      permettent d’atténuer les effets des
      changements climatiques et qui
      malgré tout n’altèrent pas leur
      croissance économique et le
      développement de ces sociétés.
De plus, les pays les plus pauvres,
         souvent frappés plus durement et
         plus directement par les
         conséquences des changements
         climatiques, ont plus de mal à
         s’adapter aux sécheresses, aux
         tempêtes et à la montée du niveau
         de la mer. Les pays industrialisés
         en partie responsables du
         réchauffement doivent donc
         également les aider à s’adapter.

         Les mesures prises
         A Cancún a été décidée la mise en
         place d’un fonds spécial pour le
         climat, qu’on appelle aussi fonds
         vert. Il sera mis à disposition par
         les pays industrialisés pour les
         pays en voie de développement, et
         sera à hauteur de 10 milliards de
         dollars par an à court terme pour
         2010, 2011 et 2012, puis monterait
         ensuite à 100 milliards de dollars
         par an d'ici à 2020.
         Ce fonds sera destiné à soutenir
         les projets, programmes,
         politiques d’adaptation aux
         changements climatiques
         (réduction des émissions de gaz à
         effet de serre, forêts,
         technologies…) des pays les plus
         vulnérables. Il s’agira d’un fonds
         multilatéral, ce qui signifie qu’il
         dépendra de plusieurs Etats. La
         mise en place de ce fonds vert, ses
         sources de financement, et les
         priorités d’attribution des
         financements par les différents
         Etats restent encore à définir. Des
         groupes de travail s’organisent
         actuellement afin de préciser ce
         projet.



Finalement, le bilan des COP est-il satisfaisant
pour limiter le réchauffement planétaire ?
Chaque conférence a son propre lot de critiques
positives et négatives de la part de l‟opinion publique,
des politiques et des ONG. Par exemple, pour
beaucoup de politiques et d‟ONG, la conférence de
                                                         Copenhague n‟a pas répondu aux attentes. Ils ont
                                                         dénoncé l‟adoption d’un accord « minimum » peu
                                                         contraignant et qui n‟a pas été adopté en plénière par
                                                         les 193 pays représentés au sein des Nations Unies.
                                                         En effet, même si l‟accord établit clairement l‟objectif
                                                         de limiter à 2°C (voire 1,5°C) l‟augmentation des
                                                         températures mondiales, il n'est pas juridiquement
                                                         contraignant et n‟oblige actuellement pas les Etats à
                                                         mettre en place des mesures pour y parvenir. Les pays
                                                         ont simplement été "invités" à signer ce nouvel
                                                         accord. Mais sans mesure contraignante, aucune
                                                         participation mondiale n'est garantie.

                                                         Lors de la conférence de Cancún, les projets qui
                                                         avaient été évoqués à Copenhague ont été remis sur la
                                                         table et ont enfin trouvé un accord partagé par
                                                         l‟ensemble des pays. Le bilan de cette conférence a
                                                         donc été plus positif que la conférence de
                                                         Copenhague, car même si les accords convenus ne
                                                         sont pas vraiment plus contraignants, les Etats sont
                                                         enfin parvenus à un consensus.

                                                         Et maintenant, que va-t-il se passer ?
                                                         La prochaine COP se tiendra à Durban en Afrique
                                                         du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011.

                                                         On en attend un accord contraignant pour atteindre les
                                                         objectifs de réduction des émissions de GES qui ont
                                                         été fixés, notamment un objectif global de réduction
                                                         des émissions de GES à moyen et long terme (2050).
                                                         Enfin, il en ressortira la détermination des sources de
                                                         financement des mesures dont on a décidé la mise en
                                                         place (le fonds vert, le REDD+…)




L‟Agence de l‟Environnement et de la Maîtrise de l‟Energie (ADEME) a exposé pendant le sommet de
Copenhague sur les façades des monuments de la capitale danoise une série de photos : « Le climat change la vie
des gens »


Cette photo illustre un effet du réchauffement climatique: le
Killimanjaro (la montagne la plus haute d'Afrique).En février 1993 elle
était recouverte de neige,alors qu'en février 2000 il n'y a presque plus
de neige.

Le réchauffement climatique est aussi appelé réchauffement
planétaire.C'est un phénomène d'augmentation ,à l'échelle mondiale et
sur plusieurs années de la température moyenne des océans et de
l'atmosphère.La communauté scientifique attribue à ce réchauffement
global une origine humaine.
Un exemple: les effets du réchauffement climatique en Arctique.
contributeur: BOTTER Nicolas / DUVAL Maxime




  QUELQUES EXEMPLES DU RECHAUFFEMENT CLILMATIQUE EN
                      ARCTIQUE
Depuis 1979, la banquise a diminué de 20% soit environ 1.3 millions de km².

Or, cette fonte accélérée a toutes les chances de se poursuivre : la plupart des
scénarios climatiques prévoient que la banquise d'arctique continuera de se
réduire de 40 à 50% d'ici à 2100.

La glace de mer pourrait ainsi passer d'une surface d'environ 10 millions de km²
aujourd'hui en plein hiver à moins de 6 millions dans cent ans. Et à en croire les
spécialistes les plus pessimistes, elle pourrait même disparaître totalement
durant l'été 2070.

La fonte des glaces pourrait ouvrir de nouvelles voies maritimes notamment un
canal permettant de rejoindre l'Asie à l'Europe en 13.000 km contre 21.000 km
aujourd'hui. Quant au Etat-Unis, il gagnerai 3 à 4 semaines de trajet en moins
pour rejoindre l'Alaska.

En arctique, plusieurs éspèces animales pourraient être ammener à disparaître.

EX : Les ours polaires sont une éspèce menacée car il doivent se nourrir de
phoques qui vivent sous la glace et si elle venait à disparaître l'ours ne pourra
plus se nourrir de phoque.

C'est donc la chaîne alimentaire qui se brisera en arctique.

L'arctique est un espace riche en gaz naturel et serait également riche en
pétrole. Donc, dans les années à venir, l'arctique pourrait être un espace à
exploiter.

Sites sources: Cliquez ici et là.




localiser sur un plan (google)
L'effet de serre
contributeur: gaulard klein commard crusem




L'effet de serre est un processus naturel de réchauffement de
l'atmosphère qui intervient dans le bilan radiatif de la Terre.

pour voir l' animation cliquer ici

Il est dû aux gaz à effet de serre (GES) contenus dans l'atmosphère, à
savoir principalement la vapeur d'eau (qui contribue le plus à l'effet de
serre), le dioxyde de carbone CO2 et le méthane CH4.

Pour voir l' explication cliquer ici
L'effet de serre permet d'avoir une température moyenne sur la Terre
de 15°C contre -18°C sans cet effet de serre.

La combustion des carbones fossiles comme le charbon, la lignite , le
pétrole ou le gaz naturel (méthane) rejette du CO2 en grande quantité
dans l'atmosphère. Si bien que seule la moitié est recyclée par la
nature, et que l'autre moitié reste dans l'atmosphère, ce qui augmente
l'effet de serre.




Le dioxyde de carbone dans l'atmosphère, d'où vient-il?
contributeur: zervos vanessa,sindt emilie




                                         le dioxyde de carbone

Le dioxyde de carbone provient des rejets humains, des élevages, des véhicules, des
végétaux,les centrales thermique...

Il est produit lors de la fermentation aérobie ou de la combustion de composés organiques, et lors de la
respiration des êtres vivants et des végétaux.

Le gaz incolore, inodore et à la saveur piquante communément appelée gaz carbonique ou encore
anhydride carbonique.
Incomplet




Les solutions pour limiter le dérèglement climatique.
contributeur: Pierre Kevin, Louis Thomas, Scherer Kevin, Zanzana Alexandre,Lefèvre
Axel

Les solutions pour limiter le dérèglement climatique




L'absorbtion du CO2 : le dioxyde de carbone est en partie responsable du
réchauffement climatique nous pourrions replanter des arbres pour qu'ils
absorbent le CO2 dont ils ont besoin pour se dévelloper.

Les voitures éléctriques ne polluent pas, les utiliser limiterait les rejets. Ou
utiliser les vélos ou marcher sur les courtes distances.
Construire des moteurs qui consomment moins pour faire une même tâche.

Limiter les rejets de gaz pour limiter l'effet de serre et donc le réchauffement
climatique.

Améliorer l'isolation des maisons pour éviter de trop chauffer les maison, ou
utiliser des panneaux solaires pour limiter l'utilisation d'énergie. Eteindre les
lumières, les pc et les télévisions lorsqu'on ne s'en sert pas pour éviter le
gaspillage.

Prendre le train plutôt que l'avion car cela pollue moins.

Trier les déchets pour éviter de les jeter dans l'environnement.

Utiliser les transports en commun ou le co-voiturage pour éviter les utilisation de
la voiture inutilement.

Capter le CO2 avant qu'il ne sorte de la cheminée des usines (animation :cliquez
ici).

Les agriculteurs peuvent aussi modifier les pratiques agricoles (pour éviter la
pollution de l'eau par leurs engrais).




L'utilité du développement des énergies renouvelables.
contributeur: schoumacher pauline schwartz juliette




Les energies renouvelables (soleil, vent, biomasse) sont présentes partout. Elles sont inepuisables grâce
aux cycles naturels. Mais elle sont aussi diffusées et pour la plupart irrégulières. Elle nous demande donc
de l'economie dans nos consommation: une qualité oubliée.
Les energies renouvelables:

L'eolien: Une hélice entainer en rotation par la force du vent permet la production d'energies mécanique ou
électrique en tout lieu suffisement venté. Par exemples à boulay nous en avons plus d'une douzaine dans les
champs.




Le solaire thermique: Cette technique est applicable au chauffage des habitations, des piscines, à la
production d'eau chaude sanitaire (ECS), ou encore au séchage des récoltes (fourrage, céréales, fruits).

Le solaire photovoltaïque:
la lumière du soleil peut directement être transformée en électricité par des panneaux photovoltaïques, sans
pièces tournantes et sans bruit. L'électricité produite peut être soit stockée dans des batteries, soit convertie par
un onduleur pour être distribuée aux normes sur le réseau.

La méthanisation : le biogaz
Il est utilisé pour diminuer la charge en matière organique des boues de station d‟épuration urbaines, des
effluents industriels, et plus récemment des déchets organiques ménagers, la méthanisation est également une
voie de conversion de la biomasse en énergie.

La géothermie:
Le principe de la géothermie consiste à extraire l'énergie contenue dans le sol pour l'utiliser sous forme de
chauffage ou d'électricité.
On distingue quatre types de géothermie ; la haute, la moyenne, la basse et la très basse énergie.

Les petites centrales hydrauliques:
Les petites centrales hydrauliques sont présentes partout dans le monde mais leur dénombrement s'avère
difficile.

L'architecture bioclimatique:
De tous temps, l'homme a essayé de tirer parti du climat pour gagner du confort et économiser l'énergie dans son
habitation. Aujourd'hui, des règles d'adaptation à l'environnement, à l'architecture et aux climats permettent
d'allier une tradition millénaire et des techniques de pointe.

Le bois-énergie:
Le bois a longtemps été la seule source d'énergie à la disposition des hommes pour leurs besoins domestiques et
industriels. Cette prédominance a fini par se traduire par une surexploitation des bois et des forêts dans le
courant du XVIIIème siècle.On se sert aussi du bois pour le chauffage.

pour plus d'information sur les articles cliquer ici.
Qu'est ce que je peux faire au quotidien pour limiter le
réchauffement climatique?
contributeur: RUFF Aurélie,PETERMAN Flora,VOGEL mélissa dietrich fabing ahmed
chekkat




       Que faire pour limiter le rechauffement climatique?:

                               A la maison:

-Ne pas laisser les appareils éléctroniques en veille.

- Ne pas laisser couler l'eau sans intért^(brossage de dents...).

-Eteindre les lumières lorsque je quitte ma pièce.

-Eteindre les appareils ménagers après utilisation.

-Mettre les déchets dans la poubelle.

-Trier les déchets qui doivent aller au tri.

-Quand je sors de chez moi je ferme la porte et les fenêtres pour
que la chaleur reste à l'intérieur, pour ne pas qu 'elle sorte.

-Utiliser des lampes économiques.

                             En déplacement:

-Ne pas prendre la voiture alors que nous pouvons faire la route
a pied.
-Ne pas consommer trop d'essence.

-Ne pas jeter les déchets par la fenêtre du vehicule.

-Ne pas prendre une voiture trop consommatrice de acrburant.

-Ne pas prendre une voiture qui rejette trop de dioxyde de
carbone.

- Au magasin acheter des produits avec moins d'emballage.

                              Usines:

-Recycler le dioxyde de carbone d'une usine.

-Rejeter moins de fumée.

-Mettre des protections sur nous.

-Cultiver près des usines des alques qui piègent le dioxyde de
carbone.

                              Divers:

-Mettre ecoogle cela consomme moins d'énergie.

-Injecter du soufre dans la stratosphère pour bloquer les rayons
solaires.

-S'attaquer au dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

-Eclaircir la terre en la peignant en blanc.

-Envoyer un nuage de miroirs dans l'espace.

-Créer des nuages à partir de l'eau de mer.

-Pluies acides et réduction de la couche d'ozone.

-Acheter ses aliments comme la viandes, fromages, légumes,etc,
directement au producteur du coin, ca permet de diminuer les
transports, et donc le rejets du dioxyde de carbone.

-En bio carburant, centrale électrique à paille.
Le réchauffement climatique est l'un des grands enjeux environnementaux qui hantent la population. L'accent
doit être fait sur ce qu'un individu peut faire pour prévenir le réchauffement planétaire. Le réchauffement
climatique fait référence à l'augmentation de la température de la terre peu à peu qui est affecté par plusieurs
facteurs. C'est maintenant un fait connu que l'homme est l'une des principales causes de celui-ci. L'augmentation
progressive de la température n'est pas un processus soudain et a été présent depuis longtemps. Mais
l'augmentation rapide dans le développement des villes et de la technologie a donné lieu à la pollution dont les
causes sont l'augmentation du réchauffement climatique. Les émissions des voitures, les usines, la combustion de
combustibles fossiles, l'utilisation des CFC, des déboisements ont causé le réchauffement climatique.

Pour prévenir le réchauffement planétaire, l'une des choses qu'une personne peut opter pour l'est l'utilisation de
formes alternatives de production d'énergie autres que les combustibles fossiles qui donnent de grandes quantités
de dioxyde de carbone. Utilisation de l'énergie solaire peut être une bonne alternative qui peut être employée.
Une autre chose qu'ils peuvent faire est de planter des arbres dans leur cour arrière ou dans la rue qui sont des
contrôleurs naturels de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les arbres sont coupés
généralement baisse de la production de papier et donc à utiliser du papier recyclé peut être une mesure très bien.

Limitation de l'usage des appareils ou des composés qui produit des CFC peut également aider. CFC est la raison
majeure de l'appauvrissement de la couche d'ozone entraînent un réchauffement global. Une autre raison du
réchauffement climatique sont les émissions des voitures. Le monde a vu une augmentation géométrique de la
population. Ceci a conduit à l'augmentation du nombre de voitures. Identifier les voitures économes en
carburant, l'utilisation des bio-carburants, la correction des modèles de moteurs ou de l'utilisation même des
voitures électriques sont d'excellents moyens de réduire les émissions. Préférant la marche, le vélo et le transport
par autobus, le train peut également aider à prévenir le réchauffement planétaire. Covoiturage d'organisation peut
aussi être une bonne méthode qui peut être fait pour réduire les émissions.

Au domicile des personnes peuvent essayer de conserver l'énergie et de l'électricité permettant ainsi de prévenir
le réchauffement climatique. Passage aux ampoules fluocompactes qui consomment moins d'énergie et un temps
de vie plus longue peut réduire la consommation d'électricité. Réduire l'utilisation des chauffages et des
refroidisseurs peut également aider. Commutation de l'électronique et les autres appareils qui ne sont pas en
service, en remplacement de vieil appareil avec des produits consommant moins d'énergie peut aussi aider à
prévenir le réchauffement climatique. Sources d'énergie alternatives telles que les générateurs d'énergie solaire
pour les maisons est une bonne façon de vous assurer que vous avez trouvé votre pouvoir de moyens qui sont
bons pour votre terre.

Le réchauffement climatique est également due à moins de connaissances à ce sujet. C'est pourquoi la
sensibilisation doit être fournis principalement aux enfants et ceux dans les usines pour qu'elles puissent aussi
penser à des façons de conserver l'énergie et à empêcher le réchauffement planétaire. Les générations futures
doivent être encouragés et enseignés à sauver la Terre, notre habitat. Les médias ont un rôle majeur à jouer pour
faire comprendre aux gens l'importance du réchauffement climatique et ses préoccupations. Seul un effort
collectées par l'humanité tout entière peut réduire le réchauffement de la planète, qui est un problème
profondément enraciné. Le réchauffement climatique ne peut être enlevée tout d'un coup mais la plupart des
mesures mentionnées ci-dessus si elles sont suivies par un individu peut contribuer à réduire et prévenir le
réchauffement de la planète. Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses et il appartient à chacun de nous de
veiller à ce que nous prenions toutes les mesures pour réduire le réchauffement global, pour nous et pour nos
générations futures.




   débatChangement climatique : que
peut-on faire ?
Peut-on vraiment lutter contre le réchauffement climatique ?




Le processus de négociation internationale visant à la conclusion d‟un accord climatique pour l‟après 2012 a été
officiellement lancé à Bali en décembre dernier. Seul un accord global incluant les principaux pays émetteurs (au
minimum l‟Europe, les États-Unis, les autres principaux pays de l‟OCDE, mais aussi la Chine et l‟Inde)
permettra d‟atteindre des objectifs de réduction des émissions ambiteux (tels qu?une baisse de 50% des
émissions de gaz à effets de serre d‟ici à 2050) à un coût raisonnable (inférieur à 5% du PIB en 2050). Pour y
parvenir, les négociateurs devront notamment surmonter le fameux problème du « passager clandestin ». De par
le caractère global de la question climatique, chaque pays est en effet incité à laisser les autres supporter seuls le
coût de réduction des émissions de gaz à effets de serre, sachant qu?il en tirera strictement les mêmes bénéfices.
Chacun raisonnant de façon identique, personne n?a d‟intérêt à signer un accord contraignant.




Le problème du passager clandestin est amplifié par la crainte de « fuites carbone »




Chacun des grands pays craint qu?en fixant un prix au carbone (par exemple par la mise en place d‟un marché de
droits à polluer tel qu?il existe aujourd‟hui en Europe), les entreprises nationales perdent des parts de marché ou
délocalisent leurs activités polluantes vers des zones moins contraignantes. Une telle « fuite » des émissions
équivaudrait à ce que les pays les plus volontaristes subissent seuls les coûts d‟une politique de lutte contre le
changement climatique in fine inefficace. Cette crainte explique largement les réticences de l‟administration
américaine à signer tout accord international n?incluant pas la Chine et l‟Inde. Elle explique aussi l‟intérêt
croissant, dont témoignent les récents propos de Nicolas Sarkozy ou José Manuel Barroso, pour une proposition
aussi risquée qu?une taxe européenne sur les importations de biens intensifs en carbone en provenance de pays
polluants.




L’argument est-il pour autant recevable ?




En un mot : non, en tout cas pas sous cette forme. Le risque de fuite carbone lié à des pertes de compétitivité ou
à des délocalisations est en réalité bien faible. La grande majorité des secteurs intensifs en carbone, tels que la
production d‟électricité ou les transports, sont fortement abrités de la concurrence internationale. Une hausse de
prix d‟un trajet Paris-Bruxelles ne nous fera pas opter pour un Paris-Pékin-Bruxelles
débatChangement climatique : que peut-on
faire ?
Espoirs chinois pour le changement climatique ?




A l‟approche du sommet de Copenhague sur le changement climatique, les yeux sont rivés sur la Chine. Le
climat fait partie des sujets majeurs abordés par le président Obama lors de sa visite en Chine à la mi-novembre
dernier. De plus en plus, la Chine s‟impose dans le secteur des énergies renouvelables et de l‟environnement.




Elle s‟est dotée d‟un arsenal de mesures politiques pour lutter contre le changement climatique. Le défi pour les
autorités est double : il s‟agit de réduire les émissions de gaz à effet de serre; sans pour autant porter atteinte à la
croissance. Pékin choisit donc d‟une part de rationnaliser sa consommation industrielle d‟énergie ; d‟autre part
de produire de l‟électricité de manière moins polluante. Si les progrès réalisés en quelques années sont
impressionnants, les défis n‟en restent pas moins colossaux.




Les années 2000 : le changement climatique devient une priorité chinoise




Un tournant dû { l’arrivée du tandem Hu Jintao – Wen Jiabao

Le tournant dans la politique environnementale chinoise a eu lieu dans les années 2000, principalement grâce à
l‟arrivée du tandem Hu Jintao – Wen Jiabao au pouvoir. Les premières mesures visaient principalement à créer
un effet d‟annonce (voir par exemple la mise en place d‟un PIB vert pour estimer le coût économique de la
dégradation environnementale : en 2004, la pollution aurait coûté au pays 51,1 milliards d‟euros soit 3,05% de
l‟économie). Puis les autorités ont profité du 11ème plan quinquennal pour lancer des politiques de réduction des
émissions à effet de serre.




Les objectifs y sont : amélioration de 20% de l‟efficacité énergétique pour fin 2010 ; passage à 15% des
véhicules roulant avec des carburants alternatifs d‟ici 2020 ; augmentation de 20% de la couverture forestière du
pays pour fin 2010.
Produire proprement de l’électricité et améliorer l’efficacité énergétique




Pour lutter contre le changement climatique, il faut d‟abord produire proprement de l‟électricité. En premier lieu
grâce à des investissements colossaux dans les renouvelables. En 2008, les capacités chinoises installées ont
atteint 13 GW dans l‟éolien. Aujourd‟hui, les plus gros projets éoliens et solaires au monde sont chinois (sont
prévus pour 2020 : 10 GW installés dans la ferme géante éolienne du Gansu ainsi que 2 GW produits par le
solaire en Mongolie Intérieure). 9,1 GW sont à l‟heure produites par le nucléaire, avec en plus des centrales de
24,5 GW en construction ou projet. Enfin, 172 GW sont produites par l‟hydraulique.




La Chine semble décidée à faire le saut vers le tout électrique

Ensuite, la Chine s‟impose dans les technologies "charbon propre" ayant remplacé ses veilles centrales par des
centrales ultra-supercritiques : durant les deux dernières années, Pékin a construit des usines plus efficientes,
moins polluantes en améliorant ses technologies et en maîtrisant les coûts. Les électriciens cherchent également
à développer les technologies de capture et séquestration du CO2 (CCS, qui permettent d‟enterrer les émissions
au lieu de les rejeter dans l‟atmosphère). La société Huaneng a investi dans une usine pilote située en banlieue de
Pékin et dans le projet américain Futuregen de CCS.




Ces investissements sont d‟autant plus importants que la Chine semble décidée à faire le saut vers le tout
électrique, comme on le voit notamment avec le développement rapide des véhicules hybrides et électriques et
de l‟industrie des batteries, ou encore les projets en matière de smart grid.




En parallèle, l‟amélioration de l‟efficacité énergétique passe par d‟ambitieuses mesures de politique industrielle :
important mouvement de fusions-acquisitions dans les secteurs à forte émission (production d‟électricité, ciment,
acier, etc.) visant ente autres à fermer les petites usines non performantes et polluantes, programme des "1 000
meilleures entreprises" qui fixe des cibles d‟intensité énergétique à 1 000 entreprises étatiques, investissements
dans les "immeubles verts" (bâtiments énergétiquement efficients), etc. Si au départ même les cadres chinois ne
cachaient pas en privé leur scepticisme sur les capacités du pays à parvenir à cet objectif; il semble désormais
acquis que la Chine parviendra à ses fins.




Les efforts à consentir restent importants…




La part du charbon dans la consommation d’énergie s’élève toujours { 65%

Cependant, le chemin à parcourir reste long. D‟abord parce que la part du charbon, grand émetteur, dans la
consommation d‟énergie reste très importante (autour de 65%, selon les années) et, malgré les investissements
dans des nouvelles sources de production d‟électricité, cette part ne devrait pas évoluer significativement selon la
plupart des scenarios. A elle seule, la Chine consomme plus de charbon que les Etats-Unis, le Japon et l‟Union
Européenne. Ces dernières années, le charbon a dépassé le pétrole comme première source mondiale
d‟émissions. Cela sans compter les industries consommatrices en énergie qui continuent à polluer (acier, ciment,
etc.) ou encore l‟augmentation du parc automobile et les nouvelles émissions qui lui sont liées.
Le marché de l‟énergie souffre par ailleurs de déséquilibres. D‟un côté, les mastodontes détenus par l‟Etat
central investissent massivement dans des projets pharaoniques (voir les groupes pétroliers Sinopec, CNPC,
CNOOC ; le charbonnier Shenhua ; les cinq producteurs d‟électricité; la State Grid, etc.).




De l‟autre, les société locales profitent des soutiens des gouvernements locaux pour tenter d‟imiter les géants
nationaux en investissant dans des projets de manière souvent chaotique. Résultat, certains projets ne prennent
pas en compte les critères environnementaux (voir les projets de liquéfaction du charbon), d‟autres amènent à
des situations de surcapacité (énergies renouvelables en surcapacités), etc. Certainement la création d‟un
Ministère de l‟énergie permettrait-elle d‟améliorer la régulation du secteur, mais celle-ci reste constamment
repoussée.




…et la situation préoccupante.




Surtout, les réussites certaines de la Chine ne doivent pas éclipser la gravité de la situation actuelle. Les
émissions totales de gaz à effet de serre avaient atteint 6 gigatonnes équivalent de CO2 en 2005 (estimations
officielles), la Chine est récemment passée devant les Etats-Unis en tant que premier émetteur mondial. Les
émissions de C02 par tête ont par ailleurs doublé entre 1990 et 2005. Durant un siècle, la température chinoise a
augmenté de 0,5 à 0,8°C avec une accélération durant les cinquante dernières années.




Au rythme actuel, les températures devraient continuer à progresser : de + 1,3 à + 2,1°C en 2020 ; + 2,3 à +
3,3°C en 2050. Les dérèglements climatiques ont des conséquences directes sur les populations : le nord du pays
souffre de sécheresse (en moyenne une réduction de 20 à 40 mm de précipitations par hectare)… tandis que le
sud est confronté à des pluies diluviennes et inondations en séries (en moyenne une augmentation de 20 à 60 mm
par hectare). Les glaciers du Nord-Ouest du pays ont diminué de 21% pendant les cinquante dernières années.
Pourtant, la Chine consomme moins d‟énergie par tête que la plupart des pays développés.




A l‟avenir, le potentiel d‟émissions reste immense et Pékin va devoir redoubler d‟efforts pour les limiter. Mais
pour l‟heure, les progrès récemment réalisés dans le domaine permettent d‟être un peu moins pessimiste.




Sources :

- "China Outspaces US in Building Cleaner Coal-Fire Plants", New York Times, 10/05/09
- l‟excellent blog www.greenleapforward.com
- World Resource Institute (2009), “China, the United States, and the Climate Change Challenge”, WRI
- Brusels Institute of Contemporary Studies (2009), "Climate for Cooperation. The EU, China and Climate
Change”, BICCS; pour faire un parallèle avec l‟étude du WRI.

Depuis dix ans, de grandes décisions ont été prises en Chine en faveur de l‟environnement, mais les défis
demeurent gigantesques. A la veille du sommet de l‟ONU sur le changement climatique à Copenhague, que
peut-on attendre de la politique énergétique chinoise ?
débatChangement climatique : que peut-on
faire ?
Oui, le principe de la taxe carbone est juste




Qu‟on le veuille ou non, la lutte contre le changement climatique nécessite que l‟on limite nos émissions de gaz
à effet de serre. Les résultats de ces dernières années ne sont pas à la hauteur de l‟enjeu, et diviser par 4 les
émissions à l‟horizon 2050, tel que préconisé par le GIEC pour les pays industrialisés, exige des efforts partagés
par tous.




Parce que la France dispose d‟un parc nucléaire important et parce qu‟elle produit une électricité faiblement
carbonée, un tiers de ses émissions seulement est régulé par le système européen des quotas. Il s‟agit donc de
s‟attaquer aux deux tiers restant, en particulier aux émissions provenant des transports et de l‟habitat, secteurs
dont les émissions sont en constante augmentation et pour lesquels la solution passe par des modifications de
comportements, par des substitutions d‟équipement et par l‟innovation technologique.




Fort de ce constat, seuls la peur et le prix peuvent nous pousser à modifier nos comportements et nous permettre
de sortir de la situation existante que nous savons très dommageable pour les générations futures.




Privilégier la compensation




Distinguons ce qui est souhaitable pour lutter contre le changement climatique des effets qu‟une taxe carbone
pourrait avoir sur les ménages ou sur la compétitivité des entreprises. Si ce sont bien les modalités de
redistribution des recettes qui faciliteront l‟acceptation par la société de cet instrument et qui éviteront aux
populations les plus fragiles d‟en subir tout le poids, elles ne doivent pas remettre en cause la validité et
l‟efficacité de "l‟outil". C‟est au débat public et aux décideurs de trancher sur la meilleure façon de redistribuer
les recettes.
La maîtrise de la consommation passe par des prix qui reflètent les coûts réels de
l’énergie

Pour rester dans le périmètre de l‟efficacité de l‟outil, précisons juste qu‟il faut privilégier la compensation – qui
encourage et récompense les changements de comportements – et éviter les exonérations qui maintiennent les
comportements existants. La question des prix de l‟énergie et de leur impact sociétal est du reste un enjeu
largement partagé : de nombreux pays utilisent en effet la sous-tarification de l‟énergie comme un moyen de
redistribution, alors que la maîtrise de la consommation passe par des prix qui reflètent les coûts réels de
l‟énergie. Les politiques sociales de redistribution doivent relever d‟autres enceintes.




Le signal prix : un impact réel




Le signal prix, taxe carbone ou contribution climat énergie, doit être décisif pour déclencher la transition vers
une économie moins carbonée. Le transport est un secteur où l‟utilisateur est relativement peu réactif au signal
prix à court terme, puisque l‟on raisonne à équipement constant. Néanmoins, sur de plus longues périodes,
l‟examen des parcs automobiles européens et américains montre qu‟une essence fortement taxée a une incidence
significative, non seulement sur les comportements des utilisateurs, mais aussi sur la conception des véhicules et
sur les technologies associées.




Une essence fortement taxée a une incidence significative

Par ailleurs, on a pu observer une baisse de la consommation à la suite de l‟envolée des prix du baril en 2008,
alors même que cette augmentation était amortie par les fortes taxes appliquées en Europe. La hausse des prix à
la pompe se répercute donc à la fois par moins de conduite pour le particulier et par des véhicules plus efficaces
sur le plan énergétique. L‟impact environnemental du signal prix est donc réel.




Les alternatives pour les utilisateurs




Les possibilités de substitutions sont inégales selon les personnes. Il existe des catégories de population captives
de l‟énergie dont il faut tenir compte et pour lesquelles la voiture restera indispensable : les campagnes, où
chaque foyer supporte le coût de plusieurs véhicules, la périphérie des grands centres urbains et les personnes
aux horaires atypiques ou décalés, qui souffrent d‟une offre insuffisante de transports en commun, etc.




Est-ce à dire que ces utilisateurs n‟ont pas d‟alternative dans le court terme ? Non, si l‟on en croit les chiffres
avancés par la Commission Européenne ou par l‟ADEME. L‟écoconduite pourrait permettre de diminuer la
consommation de chaque véhicule jusqu‟à 10% et d‟atténuer l‟impact financier sur les ménages tout en ayant des
effets sur le bilan environnemental national.




Un levier pour accélérer les investissements
A moyen terme, la contribution climat-énergie agira de plus en tant que levier pour accélérer les investissements
dans les transports collectifs, dans l‟isolation thermique de l‟habitat, dans des moteurs plus efficients, des
voitures hybrides ou électriques, dans des carburants de substitutions, dans des solutions enfin, qui offriront de
vraies alternatives aux populations captives de l‟énergie. On peut estimer par ailleurs que plus les recherches
avanceront, plus l‟éventail de solutions sera large. Naturellement, ceci sera d‟autant plus réel si la taxe carbone
augmente progressivement. A long terme, tous les utilisateurs devront payer le coût du CO2 et intégrer son
impact environnemental dans leur vie quotidienne.




Un effort de pédagogie




Bien sûr, il ne faut pas sous-estimer les risques qui pourront peser dans le court terme sur le pouvoir d‟achat de
certains et sur la compétitivité des PME. Si nos voisins ne prennent pas des mesures analogues, peut-on craindre
des distorsions économiques au sein de l‟Union Européenne ? De même, il faudra examiner l‟articulation de la
contribution climat énergie avec le marché européen des quotas.




La lutte contre le changement climatique mérite mieux que des querelles politiciennes qui faussent le débat. Le
principe d‟une taxe carbone est juste : elle est indispensable à la prise de conscience citoyenne et à la
modification des comportements. Elle appartient à une panoplie d‟outils qui varient selon les secteurs
économiques et les acteurs. Quant aux modalités d‟application et en particulier les formes de compensation, il
appartient au Parlement de les définir cet automne. Après les premiers cafouillages, il est urgent de saisir cette
opportunité pour fournir un réel effort de pédagogie et de transparence et d‟expliquer aux citoyens comment ils
peuvent contribuer à la réduction des émissions de CO2. Ce n‟est qu‟à ce prix qu‟ils seront prêts à accepter cette
nouvelle taxe.

Fortement décriée, la taxe carbone apparaît pourtant comme l‟un des outils les plus efficace pour lutter contre les
émissions de gaz à effet de serre. La lutte contre le changement climatique passe là encore par un réel effort de
pédagogie.


débatChangement climatique : que peut-on
faire ?
Les deux politiques du climat
Acceptons la vision dominante sur les constats et les objectifs du réchauffement climatique, comme le fait par
exemple l‟excellent rapport Stern. Premièrement, en l‟absence de politique volontariste de réduction des rejets
annuels de CO2, le principal gaz à effet de serre d‟origine humaine, nous allons à la catastrophe. Deuxièmement,
une politique raisonnable est possible, qui consiste à réduire les rejets annuels de CO2 à environ 24 milliards de
tonnes en 2050, soit environ 25 % de moins qu?en 2000. Cette politique limiterait le réchauffement, et ses
dégâts. Elle coûterait environ 1 % du PIB.




Il y a un certain consensus sur cet objectif, mais pas sur la façon de l‟atteindre. Deux méthodes s?affrontent : la
méthode planificatrice, qui est celle de la France (et de l‟Europe), d‟un côté ; la méthode économique, avec
une taxe carbone généralisée, de l‟autre.




La méthode planificatrice consiste à dire : si le globe doit réduire ses rejets de 25 % par rapport à 2000, nous,
pays riches, devons les réduire bien davantage. Bizarrement, en France, le -25 % a été transformé en -50 %. On a
ensuite décidé que nous devions faire deux fois plus fort que les autres, et donc que nos rejets devaient être
divisés par quatre d‟ici 2050, dans chacun des secteurs. On en a déduit un long catalogue d‟interdictions et
d‟obligations.




La méthode planificatrice est inefficace pour plusieurs raisons




Tout d‟abord, traiter hexagonalement un problème mondial n?est pas une façon de le résoudre. En 2050 les rejets
de la France représenteraient 0,8 % des rejets du globe (en l‟absence de politiques volontaristes). Les réduire de
25 % ou de 50 % ou même de 75 % aurait un impact négligeable sur le total des rejets. Bon pour notre
conscience, désastreux pour la planète. La méthode peut même être contre-productive : si une activité qui rejette
100 tonnes de CO2 est chassée hors de France et s?installe dans un pays où elle rejette 200 tonnes, notre zèle
aura augmenté, pas réduit, les rejets mondiaux. La bataille du CO2 se jouera, se gagnera ou se perdra, en Chine,
en Inde, en Russie ou au Brésil. Des politiques qui, par construction, ignorent ce que font ces pays n?atteindront
certainement pas l‟objectif de réduction globale visé.




La réponse à cette objection de bon sens tient en un mot : exemplarité. Si nous nous flagellons avec assez
d‟ostentation et d‟obstination, les autres vont nous imiter. Cette foi dans la contagion de la vertu est naïve et
irréaliste. La preuve en est que l‟exemple, nous le donnons déjà, et qu?il n?est pas du tout suivi. La France est le
pays du monde qui rejette le moins de CO2 par million de dollars de PIB produit : moins de 200 tonnes, à
comparer avec 300 tonnes pour l‟Allemagne, 500 pour les Etats-Unis, le Brésil ou le Mexique, plus de 2 500
pour la Chine et la Russie. Si l‟exemplarité suffisait, tous les pays du monde s?aligneraient sur notre efficacité
énergétique actuelle (pas même besoin d‟une efficacité multipliée par quatre !), et l‟objectif recherché serait
atteint. Rien de tel ne se produit, hélas, ni ne se produira spontanément.




Ensuite, elle est sottement coûteuse




Lorsque le rapport Stern évalue à 1 % du PIB mondial le coût de la réduction des rejets de CO2 qu?il préconise,
c?est à condition que les réductions soient faites là où elles coûtent le moins cher. En gros, si toutes les
réductions qui coûtent moins de 20 € la tonne, et seulement celles-là, sont faites (le chiffre de 20 € est une
estimation approximative). Mais si quelque Gosplan décide des réductions indépendamment de leur coût, ce qui
est le cas actuellement (beaucoup des réductions du Grenelle de l‟environnement coûtent 300 ou 500 € la tonne
de CO2 économisée), alors le prix à payer pour réduire à 24 milliards de tonnes les rejets du globe en 2050
s?élèvera non pas à 1 %, mais à 5 ou 6 % du PIB mondial. Loin d‟inciter les pays gros pollueurs à nous imiter,
nos coûts élevés les en dissuaderont : exemplarité à l‟envers.Qu?on le veuille ou non, les grands gisements de
réduction de CO2 à un coût raisonnable ne sont pas chez nous, ils sont dans les pays émergents et un peu aussi
aux Etats-Unis. Imaginons que la famine menace le globe, et qu?il soit impérieux d‟augmenter la production de
nourriture dans le monde (comme il est impérieux de diminuer les rejets de CO2). Que dirait-on d‟une méthode
planificatrice qui obligerait le Groenland et le Sahara à multiplier par quatre leur production de céréales, en
alléguant que des zones plus fertiles vont « suivre cet exemple » ? La méthode planificatrice actuelle apparaît
donc largement comme une impasse tragique.




La méthode économique consiste, pour atteindre le même objectif, à imposer partout dans le monde une
taxe carbone




Cela revient à faire payer 20 € à tous ceux qui rejettent une tonne de CO2 dans l‟atmosphère commune. Pas pour
les punir. Mais pour pousser tous ceux d‟entre eux qui peuvent réduire leurs rejets à un coût moindre, à le faire.
Cela stimulerait aussi chercheurs et industriels à trouver et à mettre en œuvre les innovations technologiques
indispensables. Les spécialistes de l‟Agence Internationale de l‟Energie, et même du GIEC, nous assurent que
cela suffirait à atteindre l‟objectif de 24 milliards de tonnes de rejets de CO2 en 2050.




Cette taxe est évidemment inacceptable telle quelle pour les pays pauvres, qui sont les moins efficaces en CO2.
La solution passe donc nécessairement par une « assistance carbone » compensatrice des pays riches aux pays
pauvres.




Ce que nous pouvons faire, ce que nous devons faire, c?est aider ces pays à qui la nécessaire taxe carbone
imposerait un fardeau injuste. C?est le meilleur usage que nous pouvons faire de nos ressources rares. Payer,
hélas, mais payer utile. Non pas dépenser 1 000 € pour éviter un rejet d‟une tonne de CO2 en France, mais
dépenser 1 000 € pour économiser un rejet de 100 tonnes en Chine. Cette assistance peut prendre diverses
formes, largement à inventer. L‟une d‟entre elles, peut-être la plus facile à mettre en œuvre, repose précisément
sur la taxe carbone. Elle consiste à ce que tous les pays imposent la même taxe de 20 € par tonne de CO2 ? pour
l‟efficacité ? mais que les pays riches donnent aux pays pauvres tout ou partie du produit de cette taxe ? pour la
justice.


Si l‟objectif visant à réduire à terme de 25 % les émissions de CO2 fait consensus, les méthodes pour l‟atteindre
divisent. Méthode planificatrice (celle de l‟Europe) ou méthode économique (taxe carbone généralisée) ? La
première est inefficace et coûteuse, la seconde doit être intelligemment appliquée. (en partenariat avec
Débat&Co)

Mon projet

  • 1.
    Mon projet Les solutions Leréchauffement climatique a fait l'objet d'un déni généralisé, alimenté par des controverses tendant à relativiser l'ampleur du problème. Le romancier antiécologique Michael Crichton, l'ancien ministre français Claude Allègre, et d'autres nombreux hommes gouvernementaux se sont employés à dérouter l'opinion en entretenant des polémiques sur l'existence du réchauffement climatique. Aux Etats Unis, les climatologues ont même été censurés par leurs supérieurs et ont subi des pressions pour que les mots "changements climatiques" n'apparaissent pas dans leurs rapports. Vous l'aurez compris, les dimensions de cette crise environnementale dépassent la capacité d'entendement des individus. Nous aurions pu en effet essayer d'analyser les pour et les contre de cette polémique, or nous avons choisi de présenter le réchauffement climatique comme un fait et de plutôt s'attarder sur les solutions. Il est évident que le réchauffement climatique, s‟il n‟est pas enrayé, entraînera une modification de la carte du monde, le déplacement ou la disparition de cultures agricoles, de populations et d‟espèces animales et végétales, soit un véritable changement de civilisation. En effet, le constat du phénomène est effrayant: alors qu‟une hausse globale de 5°C en 5000 ans a causé le passage de l‟ère glacière à la notre, c‟est à une hausse semblable à laquelle on s‟attend d‟ici un siècle. Cependant il est primordial, plutôt que de se morfondre, de trouver de réelles solutions, quelles soient à l‟échelle individuelle ou mondiale, afin de sauver notre planète. Ce n‟est pas en restant sans rien faire que les choses s‟ arrangerons, chaque individu est concerné par le problème. Restons optimiste, la lutte contre le réchauffement climatique peut être l'occasion de transformer nos sociétés dans le bon sens. Au fil du TPE, nous essayerons de connaître par quels moyens le réchauffement climatique pourrait être freiné. Nous parlerons globalement des problèmes liés au réchauffement, puis énumérerons les solutions les plus plausibles à „réembellir‟ notre planète. Marion Boutin Julie Rocheteau Amélie Butler Solution à l’échelle individuelle En matière d’environnement, rien ne sert de culpabiliser : il faut se mobiliser et mobiliser les autres pour contribuer, ensemble, à la guérison de notre planète. Beaucoup dépend de nous. Nous pouvons, par exemple : -privilégier les maisons aux normes passives, c’est-à-dire consommant très peu (isolation thermique renforcée, fenêtres de grande qualité, suppression des ponts thermiques, excellente étanchéité à l'air, ventilation double flux avec récupération de chaleur, captation optimale, mais passive de l'énergie solaire et des calories du sol, limitation des consommations d'énergie des appareils ménagers…). Et privilégier les bâtiments à énergie positive, qui va jusqu’à produire de l'énergie et devenir autosuffisant dans la meilleure des configurations. -rationaliser notre utilisation de l’énergie, et notamment limiter la consommation des
  • 2.
    appareils électroménagers, éteindreles lumières, les veilleuses… et faire appel à l’énergie renouvelable. -renoncer, en ville, à la voiture individuelle au profit du convoiturage, de la voiture partagée, ou bien sûr des transports en commun. -se déplacer en train plutôt qu’en avion. -préférer les produits locaux à ceux fabriqués à distance, les légumes et fruits de saison. Abonner vous à un système de distribution hebdomadaire de paniers de légumes, généralement issus de l’agriculture biologique, produits localement. Plusieurs réseaux de ce type existent, il y en a sûrement un près de chez vous. -éviter les produits suremballés afin de réduire les déchets, comme les plats cuisinés surgelés, sous vide ou semi-frais qui ont un volume important d’emballage en plastique non recyclable. Les déchets doivent être triés et, si possible, compostés. -limiter la consommation de viande pour des raisons médicales, mais aussi énergétiques. Le coût de sa production est énorme. (1kg de viande de veau représente 14 kg de CO2) -boire au robinet et éviter les bouteilles d’eau minérale qui créée un volume de déchet en plus et n’apport rien à la santé. -Prendre plutôt une douche qu'un bain, ne laisser pas couler l'eau si vous ne l'utiliser pas, fermer bien le robinet. -Eviter les bombes arésols et parfums d'ambiance. -Profiter de la pluie pour la stocker afin de pouvoir arroser ses orchidées, laver sa voiture,… Solutions à l’échelle régionale et nationale De la municipalité à la région en passant par le département, les collectivités territoriales deviennent les instances décisives, à la fois efficaces et lisibles, pour protéger l’environnement, économiser l’énergie et même produire celle-ci de manière décentralisée et autonome. Tout en instaurant des « pollutaxes » pour pouvoir financer leurs projets, les collectivités peuvent notamment : -limiter le développement urbain ; -promouvoir les transports publics, y compris en en diminuant le prix ; -rénover ou réaliser les bâtiments publics de façon exemplaire (en appliquant au moins la norme haute qualité environnementale) -mettre en œuvre la construction de groupes d’immeubles également aux normes passives ; -imposer une gestion économe de l’eau Il est important également que l'Etat s'implique dans plusieurs causes: -les économies d'énergie, dont le potentiel est énorme, vu le gaspillage qui perdure; -la réorientation d'ensemble des énergies fossiles vers les renouvelables, y compris en augmentant les prix des premières et en subvantionnant les secondes; -la préparation du passage progressif du nucléaire au renouvelable; -la priorité absolue au train et aux transports collectifs, et non plus à l'avion et à la voiture individuelle;
  • 3.
    -et, en matièrede marchandises, la création des conditions légales, réglementaires et financières favorisant le passage du transport routier au ferroutage. Solutions à l'échelle mondiale Chacun d'entre nous peut et doit contribuer à réduire l'effet de serre. Mais cet effort individuel s'inscrit dans une révolution collective, tributaire des décisions locales, régionales, nationales, européennes et mondiales. En effet, pour parvenir à des solutions concrêtes, une réelle entente entre tous les Etats de la planète est indispensable. Ensemble, des mesures écologiques doivent être prises et serviront de puissants leviers. En 1972 a lieu le 1er sommet de la Terre à Stockholm en Suède. Elle a placé pour la première fois les questions écologiques au rang de préoccupations internationales. Les participants ont adopté une déclaration de 26 principes et un vaste plan d'action pour lutter contre la pollution. Le Protocole de Montréal est un accord international visant à réduire et à terme éliminer complètement les substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne en 1987. Aujourd'hui 191 pays sont signataires du Protocole de Montréal. En 1992, le 2ème sommet de la Terre à Rio de Janeiro officialise la signature de plusieurs textes internationaux et consacre le terme de « développement durable ». 170 chefs d’Etat et de gouvernement signent un programme d’actions pour le XXIème. Ce sommet mobilise pendant plus de deux semaines institutions, scientifiques, ONG, peuples indigènes, collectivités locales, entreprises, « citoyens du monde ». Plus de 9000 journalistes couvrent l’événement. C sommet est généralement considérée comme une réussite, cependant l’engagement de l’«Agenda 21» qui comprend environ 2 500 recommandations, n’a jamais été mis en pratique, il définissait pourtant les objectifs d’un développement durable de a planète. Plus de 10 ans après ce sommet, la biodiversité est toujours objet de négociations et la lutte contre la désertification est restée au point mort. La convention « climat » est celle qui a le plus progressé, grâce, notamment, au protocole de Kyoto, adopté en 1997. Cet accord prévoit la réduction de six gaz à effet de serre, responsables du réchauffement de l’atmosphère planétaire, et donc de changements climatique. Ce protocole a fait l’objet d’âpres négociations, particulièrement en ce qui concerne les échanges de quotas d’émissions entre Etats et l’importance à accorder aux « puits de carbone » (forêts, cultures et océans), qui piègent le gaz carbonique présent dans l’atmosphère. Le 3ème Sommet de la Terre à Johannesburg en Afrique du Sud en 2002 a montré les limites de ces grandes messes onusiennes : cette rencontre internationale n’a débouché sur rien de concret, du fait du blocage opéré par le pays le plus riche et le plus polluant de la planète, les Etats Unis. Ce sommet constituait pourtant une occasion pour le monde entier de faire le bilan et de compléter le programme lancé lors du Sommet de Rio. Le protocole de Kyoto
  • 4.
    Un célèbre sommetsur les changements climatiques a été organisé à Kyoto au Japon, en 1997. Bon nombre des dirigeants mondiaux y ont participés et elle a débouchée sur la production du document international le plus important à ce jour concernant les émissions. Il s’agit du Protocole de Kyoto. Désormais fondement de l’ensemble des conférences Internationales sur le réchauffement de la planète. Lors de cette conférence, les délégués de bon nombre de pays développés ont exposé leurs propres objectifs de réductions des émissions à une certaines échéance. Les Etats Unis ont proposés de ne pas réduire les émissions mais plutôt de les stabiliser tandis que l’Union Européenne appelait à une réduction de 15%. Un compromis fut accepté et les pays industrialisés s’engagèrent à réduire généralement leurs émissions de gaz à effets de serre de 5,2% sous les niveaux de 1990 pour la période 2008/2012.Le GIEC (groupe d’experts intergouvernementale sur l’évolution du climat) avait indiqué dans son rapport de 1990 qu’une réduction de 60% des émissions s’imposait. De nombreux facteurs politiques sont intervenus lors de cette conférence et beaucoup d’industries, notamment du pétrole et du charbon, ont élaboré une énorme campagne afin de discréditer la conférence. Greenpeace a qualifié la Conférence de Kyoto sur les Changements climatiques ainsi que ses éventuels résultats de « tragédie et farce ». Fin mars 2001, le président Georges W Bush a déclaré qu‟il s‟opposait au protocole de Kyoto. Il a entre autres motivé sa décision en indiquant que l‟Inde et la Chine ne se soumettraient pas aux mesures de Kyoto et augmenteraient leurs émissions. Toutefois, par habitant, les Etats Unis produisent plus d‟émissions de CO2 que l‟Inde, la Chine et le Japon réunis, bien plus d‟émissions par habitant que n‟importe quel autre pays au monde. De plus, les Etats Unis produisent de 20 à 25% des émissions de gaz carbonique mondiales pour seulement 4 à 5% de la population mondiale.
  • 5.
    10 ans plustard... Les dix années écoulées depuis l‟adoption du protocole de kyoto, le 11décembre 1997, ont été marquées par une forte prise de conscience. Les constats scientifiques ont été précisés. La question d‟entrée dans la nouvelle négociation pour le post-kyoto est maintenant aussi simple que terrifiante : quel climat voulons-nous sur le la Terre ? Le bilan tiré du protocole de kyoto est fort modeste. Ses mécanismes financiers se mettent lentement en place. Il faut absolument contenir le réchauffement déjà enclenché à une valeur de 2°C.
  • 6.
    Eviter maintenant unehausse des températures de plus de 2°C va exiger une division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre pour les années 2050,alors que la population augmentera de moitié et que les pays en voie de développement veront s'accroître leur consommation d'énergie.( la France devra, par exemple, diviser ses émissions par quatre d'ici 2050.) La négociation à venir sera bien plus difficile que celle de Kyoto. En effet les dix années écoulées ont été marquées surtout de catastrophes climatiques sans précédent qui ont fortement sensibilisé l'opinion. Aujourd'hui les intérêts divergent fortement, certains pays bénéficient du changement climatique: des terres gelées deviendront cultivable (comme par exemple au grand nord), d'autres pays risquent d'être dévastés par la progression des déserts et par la montée des eaux. Une réalité s'impose: le changement climatique va devenir l'un des domaines les plus conflictuels de la politique internationale. Le changement climatique A-t-on des solutions ? Oui, il y a plein de solutions ! Et pour relever le défi, nous avons deux leviers entre les mains : s’attaquer aux causes et limiter les conséquences. S’attaquer aux causes C‟est la priorité des priorités ! Pour cela, il faut limiter au maximum nos rejets de gaz à effet de serre, surtout ceux de CO2. Tout le monde doit s‟y mettre, chacun à son Conférence Grenelle de l'Environnement niveau. Les dirigeants discutent du futur de la planète lors de conférences internationales. Dans leur pays, ils doivent ensuite trouver des compromis entre tous les acteurs de la société pour réaliser les engagements qu‟ils ont pris. Le protocole de Kyoto a été le premier traité mondial sur le climat. Il a été signé au Japon en 1997. Il engageait 38 pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% en moyenne par rapport à
  • 7.
    1990. Il estentré en application en 2005, et prendra fin en décembre 2012. Les industriels ont déjà amélioré leurs processus de fabrication pour faire des économies d‟énergie et réduire le poids des matières premières et des emballages. Certains mettent au point des produits moins polluants et des produits « éco- conçus » dont toutes les étapes de la vie du produit (de sa fabrication à son élimination) sont plus respectueuses pour l‟environnement. Chaque citoyen peut aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Il suffit d‟adopter de bons réflexes comme éviter le gaspillage et réduire sa consommation d‟énergie en isolant son logement, en s‟équipant d‟appareils économes, en se déplaçant le moins possible en voiture ou en avion, en mangeant moins de viande rouge et en préférant les fruits et légumes de saison... Limiter les conséquences C‟est s‟organiser pour mieux prévoir les cyclones, accueillir les réfugiés climatiques, protéger les côtes menacées par l‟élévation Vélo et marche à pieds, des transports doux pour la planète du niveau de la mer, sauvegarder les espèces animales, cultiver des plantes adaptées au changement climatique local, sauvegarder la faune et la flore sauvages…
  • 8.
    Tu vois, demainse prépare dès aujourd‟hui ! Il n‟est pas question de se remettre à vivre comme nos grands- parents. Nous sommes à l‟aube d‟une nouvelle ère, une ère où nous serons moins gaspilleurs, plus respectueux de la planète. Pour en savoir plus, consulte le guide du changement climatique (fichier PDF, 2,01Mo, 02/03/2009). Les énergies renouvelables Les énergies renouvelables constituent l’une des solutions énergétiques du futur. Ce sont les seules sources d'énergie qui ne s'épuiseront pas et ainsi seront moins sujettes à mener à une guerre pour les ressources. Malheureusement les coûts de fabrication et les délais nécessaires pour leur développement sont des obstacles majeurs, tout comme l'inadéquation pour la plupart d'entre elles en tant que remplacement des carburants pour le transport et l'agriculture. Energie éolienne Une éolienne est un dispositif qui utilise la force motrice du vent et peut produire grâce à cette force de l'électricité. On installe les éoliennes dans des 'parc éoliens' situés dans des régions soumises à des vents forts et fréquents, par exemple près des côtes et en altitude. Cette énergie n'émet aucun gaz à effet de serre mais ce n'est pas son seul avantage, par exemple lorsque de grands parcs d’éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement 2 % du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible pour
  • 9.
    l’exploitation agricole, l’élevageet d’autres utilisations. Egalement, une éolienne est en grande partie recyclable car construite en acier. Cependant, même si le vent est une source énergétique 'gratuite' et inépuisable, l'introduction de ces parcs a été controversé. En effet, les riverains craignent généralement une dégradation de l'aspect visuel des sites concernés, ainsi qu'un impact sur l'écosystème par le bruit des éoliennes et les interférences électromagnétiques induites par leurs générateurs. Aussi, les éoliennes peuvent constituer pour la migration des oiseaux un obstacle mortel. La capacité de production d'électricité à partir de l'énergie éolienne a augmenté de 19 % en 2006 en Europe, premier marché mondial de l'éolien, et de 27 % aux États-Unis. Energie hydraulique L'eau stockée dans les réservoirs que créent les barrages renferme une énergie potentielle. Libérée par le barrage, elle produit une énergie cinétique que l'on peut utiliser pour animer des turbines. Les vallées fluviales offrent les meilleurs conditions naturelles d'installations des barrages hydroélectriques et leurs réservoirs sont autant de sources considérable d'eau douce. L'électricité hydraulique fournie environ 20% de l'énergie mondiale. Bien que l'énergie ainsi produite soit propre une controverse existe souvent quant aux conséquences écologiques de la construction de ces barrages et à l'inondation de superficies parfois vastes de terres autrefois peuplées. Exemple en Chine, le barrage hydroélectrique des Trois Gorges est le plus grand barrage jamais construit, ses dimensions et ses capacités de productions sont impressionnantes. 1,2 million habitants ont du être déplacés,160 sites historiques et archéologiques de plusieurs villes et de nombreux villages ont été totalement engloutis, de nombreuses terres agricoles et forêts ont été détruites bouleversant alors la biodiversité et la vie humaine de la région. Energie marémotrice L'énergie marémotrice est obtenue par la construction d'un barrage sur un bassin/estuaire de marée derrière laquelle eaux de marée viennent s'emprisonner. Elles sont ensuite libérées pour créer l'énergie cinétique nécessaire pour faire tourner les turbines. On étudie actuellement la possibilité de maîtriser l'énergie marémotrice en haute mer. L'énergie marémotrice ne peut être produite que lorsque la marée est en cours -environ 10 heures par jour- et comme seules les zones côtières frappées par de fortes vagues sont appropriées, peu de sites peuvent être aménagés. Par contre, la perte du flux de marée et l'accumulation de vase provoquent des effets sur l'environnement, comme par exemple des nuisances pour les oiseaux, et les déviations de courant peuvent considérablement modifier l'écosystème de la région. Energie géothermique L'intérieur de la Terre est incroyablement chaud et en certains endroits du monde, cette chaleur rejoint pratiquement la surface, ou même la traverse sous forme de geysers ou de sources d'eau chaudes. C'est le principe de l'énergie géothermique, utiliser cette chaleur pour faire tourner des turbines. Cela ne concerne malheureusement que très peu de sites et le potentiel, à l'image de l'énergie des océans, est très fiable. Energie solaire
  • 10.
    L'énergie solaire seprésente sous deux formes: basée sur la chaleur, où le soleil est utilisé pour chauffer un liquide pour produire soit de la chaleur soit de l'électricité, et le photovoltaïque (PV) pour convertir la lumière directement en courant électrique avec des cellules solaires familières comme on en trouve sur les calculettes. L'un des problèmes pour ces deux systèmes est que le soleil, tout comme le vent, est imprévisible, à moins d'installer les capteurs dans le désert. Les coûts liés à la couverture de grandes surfaces de désert avec les collecteurs et le transport de l'électricité vers le consommateur sont considérables. Et de plus l'Europe ne dispose que de peu de déserts. Panneaux solaires. Le principal désavantage des PV, compare aux autres formes d'énergies de substitutions, est leur coût. Bien que les coûts de production baisseront sans doute, leur niveau actuel ne pousse pas les politiciens et industriels à les voir comme une réponse Sur une petite échelle, la mise en place de capteurs solaires sur les toits pour le chauffage de l'eau contribuera efficacement à répondre aux besoins individuels en énergie. Chauffer toute l'eau n'est pas envisageable (dans les pays tempérés du moins), mais le pré-chauffage (à 35°C environ) peut certainement être envisagé et contribuera ainsi à réduire la consommation des autres énergies. Biomasse Comme les énergies fossiles, la biomasse est un carburant généré par la matière vivante. Mais, au contraire des énergies fossiles, la biomasse est définie comme un carburant créé à partir de plantes qui sont recyclées, replantées et utilisées à nouveau. Elle comprend le bois, la paille, les résidus de canne à sucre, l'enveloppe du riz, les eaux usées, la bouse séchées et aussi (bien que ça ne cadre pas vraiment avec la définition) les ordures ménagères. La biomasse est généralement utilisée pour de petites unités de production d'électricité, souvent pour une maison individuelle ou pour une famille. En plus de la production d'électricité, la biomasse peut être utilisée comme carburant alternatif pour les transports comme l'éthanol. Malheureusement, si toute l'essence et le diesel devaient être remplacé par des biocarburants, il ne resterait que très peu de surfaces pour cultiver la nourriture. Avec une agriculture moderne tellement dépendante des hydrocarbures pour les engrais et pesticides, il serait difficile de produire suffisamment de biomasse une fois le pétrole et le gaz épuisés. Un avantage est que tant que les produits utilisés repoussent, il n'y a pas de pollution par le dioxyde de carbone. Le principal désavantage est la faible teneur énergétique de la plupart des biocarburants.
  • 11.
    Le développement durable Developpementdurable: le développement durable est un mode de développement économique cherchant a concilier le progrés économique etr social et la préservation de l’environnement,considérant ce dernier comme un patrimoine a transmettre aux générations futures. Répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins : telle est l’ambition du “ développement durable ”. Il inspire différentes initiatives en France cherchant à lier développement économique et social et qualité de l’environnement. Le “développement durable” s’est installé dans le discours des organisations internationales, des associations, des partis politiques comme des entreprises. Mais de quoi s’agit-il précisément ? Ce sont les questions environnementales (épuisement des matières premières, changement climatique, perte de la biodiversité, etc.) qui ont conduit, dans les années 1980, à l’émergence de la notion de “développement durable”. L’idée est de lier fortement le développement économique avec le maintien des équilibres écologiques, de façon à éviter les dégradations irréversibles pour les générations à venir et l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables. C’est lors du premier Sommet de la Terre, conférence des Nations unies qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992, que les préoccupations de développement durable ont reçu une première concrétisation : affirmation des principes de précaution, de pollueur-payeur, de responsabilité internationale ; adoption de la Convention-cadre sur les changements climatiques, qui ouvre la voie au Protocole de Kyoto en 1997, et de la Convention sur la diversité biologique ; adoption de l’Agenda 21.(C'est une déclaration qui fixe un programme d'actions pour le XXIe siècle dans des domaines très diversifiés afin de s'orienter vers un développement durable de la planète.)
  • 12.
    déchets Le recyclage des déchets
  • 13.
    Pourquoi recycler? Pour protégerles ressources, économiser l’énergie, réduire les déchets, créer des emplois, protéger la nature et économiser les matières premières. Le tri sélectif: Le tri sélectif permet d'envoyer dans une filière de recyclage des déchets qui, sans cela, partiraient en décharge ou en usine d'incinération. En Europe, ce geste s'impose petit à petit chez les ménages ainsi que chez les industriels et artisans. Désormais, les cuisines des particuliers comportent au moins deux poubelles, parfois trois. Le tri consite à séparer les déchets de cuisine des emballages en carton et plastique, et verre. Cette pratique existe partout en Europe, car le surcoût du tri sélectif, lié notamment à la collecte, est financé par une taxe imposée sur chaque produit d'emballage (ce que l'on nomme le "produit vert"). Aux Etats -unis en revanche, le tri sélectif reste peu pratiqué. Notamment dans les pays en voie de développement en dehors des quartiers aisées de quelques grandes villes. Les filières de recyclage Une fois triés, les dechets empruntent des filières industrielles pour retrouver une utitlisation similaire ou avoir un autre usage. Le verre redevient du verre, ce qui demande moins d’énergie que d’en produire à partir du calcin. Le papier carton reprend le même usage. L’aluminium et l’acier se recyclent aussi facilement. Le recyclage des matières plastiques pose beaucoup plus de problèmes. Mélangés, certains plastiques peuvent être refondus et utilisés pour faire des bacs à fleurs, des bancs publiques ou
  • 14.
    du mobiliers urbain.Le polyéthylène (PET), qui sert à le fabrication de bouteilles d’eau, se tisse en fibres utilisables pour confectinner des pulls. Le polyéthylène à haute densité (PEHD), qui sert aux produits d’entretien , peut rentrer de nouveau dans la fabrication qu’ils ne servent pas à emballer des produits alimentaires. · Les filières à inventer L’Europe organise actuellement des filière de recyclage pour des produits de consommation. Ainsi, les piles et les accumulateurs qui contiennent du cadium doivent être impérativement collectés du fait de leur dangerosité pour l’environnement. Les voitures, l’électroménager, les téléviseurs, les ordinateurs ou les pneus vont devoir faire l’objet d’une colecte particulière. Les véhicules qui sortent actuellement des chaînes de fabrication doivent être recyclables à 90% ! Si l’électroménager est compos é essentiellement d’acier, les produits électroniques posent d’énormes problème en matières de recyclage. Construits avec des plastiques spéciaux, comportant des écrants aux composants rares et des cartes informatiques complexes, les ordinateurs et les téléviseurs saont difficiles à démontrer. On estime que, en Europe, plus de 10 millions de produits électriques et électroniques contenant des substances dangereuses ont été jetés en l’an 2000. Les transports individuels
  • 15.
    Peut-on rouler sanspolluer ? Pour cela, il est nécessaire de développer de nouvelles sources d’énergie, ou d’adapter d’autres déjà existantes. Nous pouvons notamment utiliser : -les moteurs électriques Les voitures à moteurs électriques ne polluent pas mais leur faible autonomie et leur faible vitesse en font des prototypes peu appréciés. Le moteur électrique utilisé dans des voitures n'en est pas à ses débuts. Elle fut abandonné suite à un énorme échec commercial de l’industrie automobile. En effet, les modèles mis sur le marche il y a quelques années ne possédaient qu’une autonomie d’une centaine de kilomètres, et une vitesse de pointe d’environ 100km/h. Les grands constructeurs ne s’y hasardent plus beaucoup, pourtant grâce aux nouvelles technologies, les possibilités sont grandes. -les moteurs au gaz naturel Ce gaz est composé essentiellement de méthane, ce qui permet aux véhicules de polluer beaucoup moins, d’être beaucoup plus silencieux, de ne pas rejeter de gaz cancérigènes et permet des économies aux consommateurs. -les moteurs à hydrogène ou pile à combustible Le principal problème de la pile à combustible réside dans la fabrication de l'hydrogène nécessaire à son fonctionnement. En effet, celle-ci nécessite de l'électricité; or si la fabrication de cette électricité ne suit pas des procédés écologiques, la pollution est engendrée en amont du véhicule mais est toujours importante. La solution serait donc de développer les centrales hydroélectriques, photovoltaïques et les éoliennes et qui elles utilisent l'énergie renouvelable de la nature. Le vélo Le vélo en tant que moyen de transport n'est pas assez utilisé. Pourtant, pour les petites distances, le vélo est l'idéal: il va aussi vite qu'une voiture en ville (si ce n'est plus) puisque il n'est jamais coincé par les embouteillages, il permet aussi d'entretenir une bonne forme physique et surtout il ne pollue pas! C'est certainement le moyen de transport le plus écolo que l'on connaisse. Alors, adoptons le! Les transports de marchandises
  • 18.
    Ces deux dernièresdécennies, la croissance des transports de marchandises à augmenter de 170%. Ceux-ci s’effectuent principalement par la route, qui représente 75% du trafic mondial. Le transport de marchandises est fortement dépendant du pétrole. Il produit du dioxyde de carbone et toutes sortes de produits nocifs, pour certains responsables de la détérioration de la couche d'ozone et de l'effet de serre, ce qui en fait un important contributeur du changement climatique. Aucune modification significative du mouvement de marchandises ne se fera sans transformation profonde de nos modes de production et de consommation. Dans une vision optimiste, il faut accompagner les efforts des entreprises pour protéger la planète en choisissant des produits locaux, incluant peu de transport. Dans une vision plus réaliste, il faut imposer la relocalisation des activités en taxant fortement les transports pour rééquilibrer le binôme coût de production – coût de transport. En effet, taxer le transport routier permettrait de rééquilibrer les choses et de dégager des fonds pour des infrastructures non routière. En attendant la mise en place de telles taxes, nous avons, en tant que citoyens, des moyens d’actions. Evitons de consommer les fruits, les légumes, la viande venus du monde entier : des cerises du Chili, du mouton de Nouvelle Zélande, des dattes de Tunisie, des ananas de Côté d’Ivoire,… Préférons les aliments de saisons, et les produits du marché vendus par un producteur local. Au delà des grands discours, la réduction du transport de marchandises commence aussi dans chaque acte de notre quotidien. Le ferroutage pourrait être une solution. Voici les 4 aménagements possibles :
  • 20.
    Dix conseils pourlutter contre le réchauffement climatique Des experts du monde entier sont actuellement réunis au Sommet de l'ONU à Cancún (Mexique) afin de discuter de nouvelles solutions pour lutter contre le réchauffement de la terre. Le changement climatique est bien entendu un problème mondial. Mais vous pouvez vous aussi y apporter contribution qui, bien que petite, a toute son importance. Grâce à ces conseils, vous pourrez agir et ainsi apporter votre pierre à l'édifice. 1. Isolez votre habitation Le chauffage de votre habitation constitue la plus grande partie de votre facture énergétique. L‟isolation est par conséquent le conseil le plus important (et le plus rentable) pour limiter les émissions de CO2. Un toit bien isolé est le plus important et le moins cher. Viennent ensuite les murs et les châssis. 2. Éteignez le chauffage pendant la nuit Pour garder une température confortable la nuit, il est inutile de laisser votre chauffage allumé et cela consomme beaucoup d‟énergie. La nuit, maintenez la température à 13°-15 °C. En suivant ce conseil, vous ferez une économie de 9%, soit 70 à 155 euros par an. 3. Préférez une douche plutôt qu’un bain En restant environ 5 minutes sous la douche, vous ne consommez que 55 à 60 litres d‟eau, tandis qu‟un bain demande environ 110 litres. En prenant une douche, vous consommez donc environ deux fois moins d‟énergie que pour un bain. 4. Choisissez des produits frais Les produits surgelés consomment de grandes quantités d‟énergie. En plus de l‟énergie nécessaire à leur
  • 21.
    production, ils doiventêtre conservés jusqu‟à leur consommation à une température de –18°C (transport en entreposage). Le gaz qui est utilisé pour produire le froid contribue fortement au réchauffement climatique. 5. Mangez moins de viande L‟élevage produit une part très importante des gaz à effet de serre et ont un impact considérable sur l‟environnement. Les ruminants (vaches, chèvres et moutons) émettent en effet du méthane pendant leur digestion. Le méthane est responsable d‟environ 20% des émissions actuelles de gaz à effet de serre. Il est donc important de manger de temps en temps des produits en remplacement de la viande tels que des céréales, des légumineuses et des légumes qui sont riches en protéines végétales (blé, riz, maïs, lentilles, soja, haricots rouges, pois chiches, …). 6. Éteignez la lumière lorsque vous quittez une pièce Contrairement à ce qu'on pense souvent, il vaut mieux éteindre immédiatement la lumière lorsqu‟on quitte une pièce, même si ce n‟est que pour un court instant : l‟allumage et l‟extinction ne demandent pas d‟énergie supplémentaire. Cela vaut également pour les ampoules économiques et les tubes TL. C‟est une idée faussement reçue de penser que les lampes TL s‟usent vite et utilisent beaucoup d‟énergie lors de l‟allumage (c‟était le cas auparavant, mais depuis les lampes ont beaucoup évolué). 7. Déplacez à pied ou à vélo pour les petits trajets Ce sont surtout les petits déplacements avec la voiture qui ont une incidence sur l‟environnement et qui consomment beaucoup de carburant, car le moteur de la voiture n‟est pas encore à température sur la plupart du trajet. Ce sont précisément les distances qui peuvent être parcourues à vélo ou à pied. 8. Achetez des appareils électriques économiques (avec un label énergétique de classe A , A+ ou A++) La consommation des appareils électroménagers est bien souvent un multiple du prix d‟achat ! Pour aider les consommateurs à faire un choix économique, l‟Union européenne a introduit le label énergétique européen. Grâce à une échelle de couleurs allant du rouge au vert et aux classes énergétiques correspondantes qui vont de G à A (parfois A+ ou A++), le consommateur peut facilement voir quelle est l'efficacité énergétique de l‟appareil. 9. Achetez des ampoules économiques Les seules véritables ampoules économiques disponibles pour un éclairage général sont les tubes TL et leur équivalent compact, l‟ampoule économique. Ils consomment environ cinq fois moins d‟énergie qu‟une ampoule à incandescence et ont une durée de vie environ 10 fois supérieure. La différence d‟investissement à l‟achat sera dans la plupart des cas récupérée au cours de la première année (en fonction du nombre d‟heures d‟utilisation par jour). Les ampoules économiques sont actuellement disponibles
  • 22.
    dans un grandnombre de formats, ont les même caractéristiques que les ampoules à incandescence et sont désormais également disponibles dans des teintes "chaudes". 10. Choisissez une voiture écologique Une voiture consomme, tout au long de sa durée de vie, entre 15 000 et 25 000 euros en carburant et émet 20 à 50 tonnes de CO2 ! Il est donc très important de choisir une voiture écologique. Pour ce faire, référez-vous toujours à l‟Euro-vignette, obligatoire en Europe. Cette vignette est tout à fait comparable au label énergétique des appareils électroménagers : l‟Eurovignette fonctionne également sur la base d‟une échelle de couleurs contenant sept zones allant du rouge au vert. Plus de conseils pour lutter contre le réchauffement climatique Termes: réchauffement climatique conseils Problemes L’effet de serre Sans les gaz à effet de serre, la vie ne serait pas possible sur la Terre. Toutefois, on sait que leur augmentation dans l’atmosphère a des conséquences néfastes, même si celles-ci sont mal connues.
  • 23.
    Lorsque le rayonnementsolaire atteint l'atmosphère terrestre, une partie (environ 28,3 %) est directement renvoyée vers l'espace, par l'air, les nuages et la surface claire de la Terre (en particulier les régions blanches et glacées comme l'Arctique et l'Antarctique). Les rayons incidents qui n'ont pas été réfléchis vers l'espace sont absorbés par l'atmosphère (20,7 %) et/ou la surface terrestre (51 %). Cette dernière partie du rayonnement absorbée par la surface du sol lui apporte de la chaleur (énergie), qu'elle restitue à son tour, le jour comme la nuit, en direction de l'atmosphère sous forme de rayons infrarouges. C'est le « rayonnement du corps noir ». Ce rayonnement est alors absorbé en partie par les gaz à effet de serre, ce qui réchauffe l'atmosphère. Puis dans un troisième temps, cette chaleur est réémise dans toutes les directions, notamment vers la Terre. C'est ce rayonnement qui retourne vers la Terre qui constitue l'effet de serre, il est à l'origine d'un apport supplémentaire de chaleur à la surface terrestre. Sans ce phénomène, la température moyenne sur Terre chuterait d'abord à -18 °C. Puis, la glace s'étendant sur le globe, l'albédo (L'albédo est le rapport de l'énergie solaire réfléchie par une surface sur l'énergie solaire incidente) terrestre augmenterait et la température se stabiliserait vraisemblablement à -100°C. On peut considérer l'atmosphère comme un réservoir d'énergie. Si l'effet de serre est plus efficace pour retenir l'énergie, ce réservoir se remplit - et l'énergie emmagasinée par la surface terrestre augmente. En moyenne, l'énergie venue de l'espace et reçue par la Terre, et l'énergie de la Terre émise vers l'espace sont quasiment égales. Si ce n'était pas le cas, la température de surface de la Terre augmenterait sans cesse ou diminuerait sans cesse. En effet, si les échanges moyens d'énergie avec l'espace ne sont pas équilibrés, il y aura un stockage ou un déstockage d'énergie par la Terre.
  • 24.
    Ce déséquilibre provoqueraalors un changement de température de l'atmosphère. L'effet de serre est un phénomène naturel, MAIS qui est amplifié par le développement des activités humaines. Quelles sont ces activités qui causent tant de problèmes ? 1.L’utilisation de combustibles fossiles L'énergie fossile désigne l'énergie que l'on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants : pétrole, gaz naturels et charbon. Elles sont présentes en quantité limitée et non renouvelable. Aujourd'hui, l'utilisation par l'humanité de quantités considérables de combustibles fossiles est à l'origine d'un déséquilibre important du cycle du carbone, ce qui provoque une augmentation de la concentration de gaz à effets de serre. 2.La déforestation Le réchauffement global n’est pas seulement dû à la libération d’une quantité trop forte de gaz carbonique dans l’atmosphère par la combustion des carburants fossiles, mais également du fait qu’une trop faible quantité de ce
  • 25.
    même gaz carboniqueest absorbée par les plantes. Lorsque les plantes respirents, elles absorbent le gaz carbonique et expirent de l’oxygène. La déforestation étant maintenant effectuée à grande échelle, moins nombreuses sont les plantes qui transforment le gaz carbonique en oxygène, perturbant encore davantage l’équilibre gazeux de l’atmosphère. La végétation joue en effet, avec les sols, un rôle important pour fixer une partie du carbone atmosphèrique planétaire. A cause du déboisement, la végétation terrestre n'absorbe qu'un quart de l'excédent de carbone dégagé dans l'atmosphère par les activités humaines. --->La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêts. C’est un acte tant volontaire qu’involontaire, mais il reste quoi qu’il en soit la conséquence de l’activité humaine. Depuis l’ère Néolithique, les êtres humains se sont livrés à une déforestation massive au fil de leur évolution et de leur adaptation à leurs environnements. Historiquement, la déforestation a débuté lorsque la population a commencé à augmenter et qu’il était indispensable de cultiver la terre. L’industrialisation et la modernisation mondiales ainsi que la croissance démographique ont été autant de facteurs d’accélération de ce processus. La déforestation a pour causes principales le développement urbain et industriel, les feux de friche, l’extension des terres agricoles et l’exploitation excessive ou anarchique de certaines essences forestières. La destruction de la forêt est responsable de 20% des émissions de gaz à effets de serre. C’est un des éléments importants qui causent le réchauffement climatique. L'intérêt des zones boisées en termes de richesse biologiques est connu. Mais il s'agit aussi d'un enjeu majeur dans les débats sur le climat, tant dans le cadre des "puits de carbone" prévus par le protocole de Kyoto que du fait des grandes quantités de CO2 qui peuvent être libérées lors d'incendies ou par la destruction des tourbières. (=un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique d'origine végétale)
  • 26.
    3.Le progrès Le progrèstechniques et scientifiques ont largement amélioré les conditions d'existence des êtres humains dans de nombreux pays: la durée de vie est allongé, des maladies autrefois incurables sont éradiquées, les travaux pénibles sont maintenant mécanisés. Mais ces progrès ont un prix: la consommation de masse génère des millions de tonnes de déchets, les villes surpeuplées génèrent l’insécurité, pollutions et dégradation de la qualité de vie. Faute d'en avoir pris conscience assez tôt, l'humanité doit gérer des situations qui se sont aggravées au fil tu temps. Démographie et dégradation du milieu urbain De 6 milliards en 2000, l'humanité devrait passer à 8 milliards en 2020 et à 12 milliards en 2100, croissance qui s'effectuera pour l'essentiel dans les pays en voie de développement. L'homme n'est pas tant menacé par la surpopulation que par des déséquilibres territoriaux. Dans les villes, qui concentrent désormais l'essentiel des populations, se créent les déséquilibres sociaux et économiques les plus insupportables. Exemple à Sao Paulo au Brésil, cette ville n’était qu’une bourgade au début du XXème siècle. Elle s’étend aujourd’hui sur près de 2 000 Km2 et compte 20 237 000 habitants.
  • 27.
    Vue du centrede Sao Paulo, capitale industrielle et financière du Brésil. En 2030, 60% des êtres humains vivront en ville. Concentration des richesses et des pouvoirs, les mégalopoles accumuleront également les pollutions et les problèmes sociaux. Plus le nombre d’habitants est important, plus la demande en énergie est énorme. Et par conséquent pollue énormément. La concentration des activités, le chauffage des logements et la circulation automobile chargent l’atmosphère des villes en polluant divers. Les déchets de consommation La société de consommation génère des tonnages croissants de déchets dont la gestion devient difficile. On cherche aujourd’hui à éviter la dispersion de ces restes dans le milieu naturel.
  • 28.
    Pendant tout ledébut de l’ère industrielle, les déchets one été stockés n’importe comment. Ainsi La pollution des eaux, de l’air et de sols a contraint les Etats à rédiger des réglementation de plus en plus contraignante. Aussi, se pose un énorme problème lorsqu’on aborde le sujet de l’énergie nucléaire. Les matières radioactives utilisées dans les centrales nucléaires et dans l’industrie peuvent imprégner l’eau ou les sols, avec des conséquences catastrophiques sur la santé et l’environnement. On ne sait plus où jeter nos déchets… pourquoi ne pas les envoyer au Sud ? En effet, c’est désormais une pratique habituelle que de prendre les pays pauvres pour des poubelles. Selon GreenPeace, les transferts de déchets concernent particulièrement les déchets industriels dangereux et divers produits périmés ou en fin de vie. Les pays occidentaux transféreraient leurs déchets pour ne pas payer les coûts de gestion. Un Ivoirien manifeste après le déversement de déchets chimiques à Abidjan par un bateau en provenance d’Espagne qui a provoqué l'intoxication de milliers de personnes.
  • 29.
    Bêtises de l’Homme Certainschoix techniques et politiques destinés à améliorer le sort de l’homme ont eu des effets radicalement inverses, faute d’avoir tenu compte des contraintes environnementales. Prenons l’exemple de la mer d’Aral, qui en 1960 était le quatrième plus grand lac du monde, ne fait plus aujourd’hui que 32 000 km2. En effet, l’essor de la culture du coton dans ces régions désertiques du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan a augmenté les besoins en eau. Les flots des deux fleuves qui affluaient vers la mer ont été totalement détournés afin d’assurer l’irrigation des champs. Sans nouvel apport, la mer d’Aral s’est asséchée, son niveau a baissé de 15 m et son volume d’eau de 65%. Ses rives ont reculé de 60 à 80 km, et 4 millions d’hectares de désert se sont formés. Chaque année, les tempêtes dispersent entre 15 et 75 millions de tonnes de poussières chargées en sel. Les anciens pêcheurs sont au chômage. Et l’équilibre écologique et économique est irrémédiablement détruit… Un retour à l’état antérieur est irréaliste selon les écologues.
  • 30.
    Bateaux échoués surle désert de la mer d’Aral. Egalement à Tchernobyl en Ukraine, l’explosion d’un réacteur d’une centrale nucléaire représente le plus grave accident industriel de l’histoire. 4.Les transports Les transports ont un réel impact sur le réchauffement climatique. Leur émission de gaz à effet de serre n'est pas négligeable comme on peut le voir sur le graphique suivant:
  • 32.
    Dérèglement aux pôles Arctique,Groenland, fonte de la banquise 1. Montée du niveau des océans Le niveau moyen de la mer a monté d'environ 17 centimètres depuis le début du XX ème siècle et s'accélère depuis une quinzaine d'années. Cette hausse est causée par la fonte des glaces et des calottes glacières, et également de l'expansion de l'eau provoquée par le réchauffement de la surface des océans. Sur la banquise arctique, la calotte groenlandaise et le pergélisol, le réchauffement de la planète a été de l'ordre du double de la moyenne mondiale durant le siècle dernier. La banquise arctique est donc en "état critique". Ces trente dernières années, elle s'est rétracté au rythme de 8% par décennie. La banquise possède une couche de neige et de glace permanente, le pergélisol, et une autre qui fond durant l'été. Seulement, depuis quelques années, la glace qui n'avait jamais fondu auparavant commence à se dégrader. Dans les hautes terres du Groenland, le réchauffement provoque une augmentation de la capacité hygrométrique de l’air et donc des précipitations tombant sous forme neigeuse. Donc dans cette région, la glace s’épaissit. Sur les côtes pourtant, la glace se transforme en glaciers et se prolonge dans la mer pour se disloquer et former des icebergs, puis fondre petit à petit. La conséquence de ce phénomène est qu'à cette vitesses, et d'ici moins de 100 ans, la calotte glaciaire de l'Arctique pourrait ne plus exister en été. Scénario encore plus effrayant : en cas de disparition totale de la calotte groenlandaise, le niveau des océans pourrait augmenter de 7 mètres. 2. Rapport eau douce/eau salée modifié Outre la montée des océans, la trop grande quantité d’eau douce libérée dans l’océan Atlantique entraîne un dérèglement du rapport eau douce/eau salée, bouleversant alors à son tour un phénomène important de l’océan Atlantique : le Gulf Stream. Le gulf stream est un courant océanique qui prend sa source entre la Floride et les Bahamas et se dilue dans l’océan Atlantique vers la longitude du Groenland. Il apporte des eaux plus chaudes dans l’Atlantique Nord et contribue ainsi au climat tempéré que connaît l’Europe. Le moteur de cette circulation est la différence de densité due à la salinité et à la température des eaux. Etant à l’origine des climats d’Europe occidentale, un déséquilibre de ce courant entraînerait des conséquences lourdes. Les températures baisseraient en hiver et augmenteraient en été, et se rapprocheraient alors des climats du nord des Etats Unis et de la côte est du Canada. Egalement, la circulation océanique devrait réagir de façon encore inconnue. Ces changements sont tous imaginables et pourraient engendrer de nombreuses catastrophes en chaîne.
  • 33.
    Convention Climat COP16 / CMP 6 (+2) réunions intersessions) du 29 novembre 2010 au 10 décembre 2010 09:00 - 17:00 La 16ème Réunion des Parties à la Convention Climat se tiendra en 2010 à Cancún (Mexique). Les négociations porteront principalement sur le futur régime climatique (post-2012). La contribution des pays industrialisés et des pays en voie de développement à l’effort mondial et son financement constitueront l’essence de ces négociations complexes durant lesquelles on évoquera également l’adaptation aux changements climatiques, le rôle des technologies et les mesures de lutte contre la déforestation. La Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements climatiques a vu le jour en 1992. Elle sera complétée par le Protocole de Kyoto de 1997. En vertu du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés s‟engagent, pour la période 2008-2012, à réduire leurs émissions annuelles d‟au moins 5% par rapport à 1990, année de référence. Les négociations en vue d‟une politique climatique post-2012 ont débuté en 2005 (Montréal) et se sont intensifiées en 2007 (Bali). On prévoyait de clôturer ces négociations en 2009 à Copenhague. Malgré les progrès réalisés, les positions étaient trop éloignées les unes des autres pour permettre l‟élaboration d‟une nouvelle politique climatique. Outre l‟Accord de Copenhague, il a été convenu de poursuivre les négociations. Des arrangements ont été pris en avril 2010 concernant le programme de travail. En juin 2010 (AWG-KP 12 & AWG-LCA 10), les négociations de fond redémarreront. Le second semestre 2010 verra encore deux négociations intersessions, et éventuellement une réunion « de haut niveau » en préparation à la conférence climatique de Cancún (Mexique). Les négociations auront pour thème central les contributions des pays industrialisés et des pays en voie de développement à l‟effort de réduction des émissions au niveau mondial, et leur mode de financement. D‟autres sujets seront abordés, notamment les mécanismes flexibles (marché du carbone), l‟adaptation aux changements climatiques, le renforcement des capacités, les technologies et les mesures de lutte contre la déforestation dans les régions tropicales. Vu l‟expérience de Copenhague, on ne s‟attend pas à ce que la conférence de Cancún permette de clôturer entièrement les travaux. L‟objectif est toutefois d‟avancer le plus possible dans certains domaines concrets en vue d‟un accord contraignant en 2011. En préparation à la conférence sur le climat, 2 ou 3 négociations intersessions seront organisées dans le courant 2010 : Ad-hoc Working Group Kyoto Protocol (AWG-KP) 13 & Ad-hoc Working Group Long term Cooperative Action under the Convention (AWG-LCA) 11 AWG-KP 14 & AWG-LCA 12 Réunion de haut niveau des AWG-KP & AWG-LCA
  • 34.
    Déclin de labiodiversité Déclin de la biodiversité La biodiversité recule à tel point que l'on peut évoquer la probabilité de sa sixième extinction en masse, après les cinq survenues aux temps géologiques antérieurs.Une extinction qui a peut-être déjà commencé, depuis le début de l'"anthropocène", c'est-à-dire l'époque où l'homme est apparu et a exercé graduellement sa mainmise sur la Terre. La durée de vie d'une espèce est de 1 à 10 millions d'années selon le groupe dans des conditions normales, stables, de biodiversité. Mais, avec la suprématie de l'espèce humaine, il semble peu probable que les espèces puissent se perpétuer aussi longtemps. Car l'être humain, à force de confondre l'utilisation de la nature et sa prédation, détruit le vivant. Les animaux sont menacés par la destruction des habitats, la surexploitation, les invasions biologiques, les pollutions, les bouleversements climatiques et la surpopulation humaine. La faune et la flore résistent de moins en moins aux pressions: 83% de la surface terrestre est affectée par l'"empreinte humaine", c'est-à-dire l'espace de terre necessaire aux activités des hommes. Actuellement, la quantification de la diversité du vivant est d'environ 3,6 milions d'epèces, en 2050 un milion d'espèces pourrait disparaître. Les bilans sont déjà lourds. L'aire de répartition historique de 173 espèces emblématiques de mammifères, sur six continents, à diminué de 50 %; un tiers des forêts du monde a été abattu depuis les premières civilisations agricoles; la "viande de brousse" chasse alimentaire
  • 35.
    largement commerciale, détruitchaque année plusieurs dizaines de milions d'animaux, et cette "défaunation" est particulièrement à l'oeuvre en Amazonie et dans le bassin du Congo. Disparition d'individus, de population, puis disparition de l'espèce : le processus est bien établi. Il s'accompagne d'une désorganisation de la chaîne alimentaire (producteurs, consommateurs et décomposeurs). Et l'ensemble de l'écosystème est touché, parce que sa productivité ( et sa stabilité, même évolutive) dépend de la diversité des types fonctionnels des espèces qu'il abrite. Les écosystèmes fournissent une quantité de biens et de services aux hommes. Mais les hommes ont le désir d'avoir plus que nécessaire. Biodiversité de l’environnement polaire L’Antarctique est un continent de 13,9 millions de kilomètres dont 98% sont recouverts d’une couche de glace d’1.86 km d’épaisseur environ. Situé au pôle Sud du globe, sa température varie entre –70°C et –35°C en hiver et –35° C et 5°C en été. L’Arctique est situé au Nord. A l’inverse de l’Antarctique, l’Arctique est composé d’un océan limité de terres continentales, mais le froid – sans doute moins intense qu’au pôle Sud – joue un rôle tout aussi déterminant sur le milieu. La banquise (mer ou océan gelé) comprend une superficie entre 7,5 et 15 millions de km2, et l’épaisseur de la glace atteint environ 3 mètres, selon la saison. Dans ces conditions géologiques et climatiques, une faune très spécifique à cette région s’est développée, comprennant de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères et de poissons. La biodiversité de ces pôles est l’une des premières victimes du réchauffement climatique. En effet, l’écosystème marin répond déjà aux augmentations des températures et de nombreux boulversements de mode de vie ont été observés par les scientifiques. Cause de ces changements: la disparition du krill due à une augmentation des températures océaniques. Bilan alarmant lorsqu'on sait que le krill est l’élément fondamental de la chaine trophique antarctique. Il constitue la base de l’alimentation des baleines, des manchots, des phoques, de nombreuses espèces d’oiseaux,etc… Ces animaux polaires, stressés de ne pas réussir à s’approvisionner, procréent beaucoup moins qu’avant. Par conséquent, les populations de certaines espèces polaires chutent considérablement. Prenons l’exemple des manchots Adélies, les scientifiques ont observé une baisse de 70% de leur population ces 30 dernières années. Les baleines également, qui ont besoin d’une tonne de krill par jour, sont en réelle voix d’extinction, à cela s’ajoute les problêmes du braconnage, de la pollution, des filets de pêches etc… On estime la population actuelle de 10 000 à 20 000 animaux. Aussi, l’espace vital des ours polaires devient trop étroit, en effet, la banquise Arctique a diminué de 15 % et son épaisseur de 40 %. Deux tiers des 25 000 ours polaires vivant en Arctique pourraient disparaître d’ici 2050. Disparition des abeilles
  • 36.
    L’histoire des abeillesaccompagne celle de l’homme. Depuis l’aube de l’humanité, l’homme en savoure le miel. Aujourd’hui le nectar se fait rare car les abeilles sont malades. Depuis une trentaine d’années, en France, les populations d’abeilles diminuent, se fragilisent. Désigné coupable : l’homme avec la surexploitation industrielle de la nature, l’ajout inconsidéré de produits chimiques pour produire, mieux, plus. Le « plus » s’est transformé en son contraire. Encore une fois, voilà l’écosystème menacé. Car hormis l’abeille, c’est toute la chaîne complémentaire qui relie l’animal au végétal, tout l'écosystème qui se trouve déréglée. Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales… « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre », Albert Einstein. Le changement climatique La cause : un réchauffement global
  • 37.
    Un effet deserre naturel, c’est vital. Nous vivons sur Terre comme dans une serre. Notre atmosphère joue le rôle d‟une vitre. Les gaz dits « à effet de serre », les GES, captent et retiennent la chaleur. Grâce à eux, la température de notre Terre est douillette, en moyenne 15°C. Sans eux, il ferait un froid invivable, –18°C. Trop d’effet de serre, c’est menaçant. Depuis 150 ans environ, la concentration des gaz à effet de serre augmente dans notre atmosphère. Ces GES retiennent donc plus la chaleur. Résultat, la température moyenne globale de notre planète s‟élève (+ 0,74°C depuis 1850). C‟est ce phénomène qui entraîne un bouleversement du climat. Les réactions de notre atmosphère sont lentes Le réchauffement climatique est comme un gros bateau. Une fois lancé, il faut du temps pour le freiner ou le faire changer de cap. Découvre la présentation animée des gaz à Est-ce que tu savais que la durée de vie du CO2 dans effet de serre l‟atmosphère est d‟environ 100 ans ? Ainsi, il sera d‟autant plus difficile de le limiter que les mesures seront prises avec retard. Pour éviter que notre climat ne s‟emballe, beaucoup de scientifiques recommandent que la température moyenne n‟augmente pas de plus de 2°C d‟ici 2100 par rapport à 1850. Cela signifie que la quantité de gaz à effet de serre devrait atteindre un maximum en 2015 ! Au-delà, les bouleversements risquent d‟être irréversibles. Le changement climatique D'où viennent les gaz à effet de serre ? La plupart existe naturellement Ils sont présents en petite quantité dans notre atmosphère. Mais, à cause de l‟industrialisation et de l‟utilisation massive des combustibles fossiles, les hydrocarbures (charbon, gaz et pétrole), leur concentration ne cesse de croître. D’autres sont artificiels Ils sont fabriqués industriellement et Pollution industrielle : fumées issues des cheminées s‟échappent vers l‟atmosphère depuis moins industrielles d‟un siècle.
  • 38.
    Gaz à effet Source Source de serre naturelle humaine Evaporation La vapeur de l’eau Centrales d’eau surtout au- électriques - (H2O) dessus des Irrigation océans Utilisation massive d’énergies Respiration fossiles pour Le dioxyde des êtres les de carbone vivants – Feux transports, (CO2) de forêt - les bâtiments Volcans… et l’agriculture Déforestation Intensificatio Digestion des n des herbivores – élevages Le Décompositio (bovin) et méthane n des des cultures (CH4) végétaux- (riz) - Volcans Décharge d’ordures Le Utilisation protoxyde Marécages d’engrais d’azote azotés (N2O) Ozone de Industrie - basse Foudre Circulation atmosphèr automobile e (O3) Gaz des Les gaz bombes fluorés N’existent pas aérosols et (CFC, HFC, dans la nature des PFC) climatiseurs
  • 39.
    Le changement climatique Quelest le principal gaz à effet de serre d'origine humaine ? C’est le fameux CO2. Ce gaz, le plus abondant émis par les activités humaines assure à lui seul les deux tiers de l‟effet de serre. A l‟échelle planétaire, il est dégagé : à 75 %, par les hydrocarbures comme source d’énergie pour : - la production d‟électricité dans les centrales Pollution automobile : Embouteillages. thermiques, Paris. - les transports routiers et aériens, - la fabrication du ciment et de l‟aluminium, - le chauffage des bâtiments et la production d‟eau chaude, - l‟utilisation d‟engins agricoles. à 5 %, par les hydrocarbures comme composés chimiques pour : - la fabrication d‟engrais et de pesticides pour les cultures, Vapeur d'eau issue d'une cheminée - la production de tous les plastiques. d'incinération d'ordures ménagères. Région Alsace. à 20%, par la destruction des forêts pour brûler le bois et cultiver les terres. Les autres gaz sont surtout des conséquences d’activités humaines modernes - Le méthane est émis par la digestion des bovins et autres ruminants dans les élevages intensifs. - Le protoxyde d‟azote est dégagé par le sol qui reçoit plus d‟engrais que les cultures ne peuvent absorber. - L‟ozone est produit par le rayonnement solaire sur l‟air pollué des villes. Le changement climatique Quels sont les principaux risques ? Selon les scientifiques, le réchauffement global en cours pourrait atteindre 1,1° à 6, 4° Celsius d'ici 2100. C’est énorme ! Nos ancêtres n’ont rien connu d’aussi rapide en 100 000 ans. Mais ne crois pas qu’une élévation de la température veut dire qu’il va simplement faire un peu plus chaud partout. Elle entraîne des bouleversements en chaîne :
  • 40.
    une élévation duniveau de la mer, due principalement au réchauffement des océans, car plus l‟eau est chaude, plus elle prend de la place. A cela s‟ajoute en plus l‟eau issue de la fonte des glaces continentales ; Conséquence du changement climatique : Fonte d'une banquise dans l'Océan glacial arctique une amplification des phénomènes météorologiques extrêmes, avec tempêtes, ouragans, cyclones, inondations, canicules, sécheresses… ; Pins déracinés, lors de la tempête du 26 des bouleversements des conditions de vie, pour les décembre 1999. Région Ile de France. populations chassées de leur pays par la montée des océans, les famines ou les tempêtes. On les appelle des réfugiés climatiques ; un chamboulement écologique, pour des plantes sauvages, et aussi cultivées, qui ne supporteront pas Conséquence du changement climatique. les nouvelles conditions de température et de Terre argileuse craquelée par la sécheresse. sécheresse. Sans oublier les animaux qui devront migrer ou s‟adapter rapidement. Le changement climatique Les conférences mondiales sur le climat Tu as entendu parler du protocole de Kyoto, des conférences de Copenhague et de Cancún … Ces grands rendez-vous mondiaux sur le climat réunissent les représentants de près de 200 pays membres de l‟Organisation des Nations Unies (ONU) afin de trouver un accord pour lutter contre le réchauffement planétaire, responsable des changements climatiques.
  • 41.
    C‟est la ConventionCadre des Nations Unies sur le Changement Climatique qui a mis en place ces négociations internationales sur le climat. La Conférence des Parties, qu‟on appelle COP, se réunit tous les ans pour décider des mesures pour mettre en oeuvre la Convention. La 16ème COP s‟est déroulée à Cancún en décembre 2010. Petit historique des COP : • 1992 : Lors du Sommet de la Terre à Rio (Brésil), 192 pays signent la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) et s‟engagent ainsi à stabiliser leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2012. On décide de tenir une conférence chaque année, que l‟on appellera « Conférence des Parties » (COP) pour décider de la mise en œuvre pratique de la Convention. • 1995 : La première COP a lieu à Berlin (Allemagne). • 1997 : La COP3 se déroule à Kyoto (Japon). C‟est à cette conférence que naîtra le Protocole de Kyoto qui introduit des objectifs contraignants pour les pays les plus industrialisés. Il n‟entrera en vigueur qu‟en 2005 pour prendre fin en 2012 et ne sera pas signé par les 192 signataires de la CCNUCC. • 2009 : La COP15 de Copenhague (Pays-Bas) voit émerger l‟accord de Copenhague, notamment sur la limitation du réchauffement planétaire à 2°C. Cet accord ne sera cependant pas unanime. • 2010 : La COP16 s‟est tenue à Cancún (Mexique) et a débouché sur des accords concluants pour la lutte contre le changement climatique dont les financements restent encore à préciser. Quel bilan peut-on dresser de ces grands rendez-vous pour la lutte contre le changement climatique ? Urgence climat Regardons en détail les points qui ont été examinés par les 193 pays et les engagements qu‟ils ont pris pour freiner le réchauffement climatique. La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) Pourquoi ça va aider ? Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines augmentent l’effet de serre naturel de la planète. C’est donc la mesure la plus efficace. Aujourd’hui 80 % de GES d’origine humaine sont émis par une quinzaine de pays seulement (dont la France). Pour limiter le réchauffement, ces pays A travers le monde, les transports sont en doivent réduire fortement leurs évolution constante. émissions de GES. Les mesures prises À Copenhague puis à Cancún, les Etats reconnaissent que la hausse
  • 42.
    de la températuremondiale doit être maintenue en dessous de 2 degrés Celsius par rapport au début du 20e siècle. L‟ensemble des pays industrialisés s‟est fixé des objectifs de réduction des émissions de GES, dans un premier temps en 1990 à 2012, puis plus récemment d‟ici à 2020. - Les Etats-Unis, qui émettent près du quart des GES mondiaux, n‟avaient pas ratifié le protocole de Kyoto. Lors de Copenhague, ils ont pris l‟engagement de réduire leurs émissions de CO2 de 17 % d'ici 2020 par rapport à celles de 2005. - L‟Union Européenne s‟est fixée l‟objectif d‟une réduction de 20 à 30 % des émissions de GES d‟ici 2020 par rapport à 1990. L'objectif de 30% ne sera établi uniquement si les autres pays développés s'engagent sur les mêmes objectifs . Les pays émergents ne veulent pas fixer des objectifs de réduction d‟émissions de GES pour ne pas empêcher leur développement économique et industriel. Ils parlent alors de réduction de leur intensité carbone (quantité de CO2 émis par unité de produit intérieur brut (PIB)) d‟ici 2020 par rapport à 2005. Prenons l‟exemple de la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète. Elle a proposé de réduire de 40 à 45 % son intensité carbonique, mais compte tenu de sa croissance, cet effort pourrait signifier un doublement des émissions chinoises en 2020 par rapport à 2005. Quant aux pays en voie de développement, La déforestation accentue le phénomène du pour ne pas limiter leur croissance changement climatique. économique, ils ne veulent pas s'engager sur des obligations de résultat. Ils proposent de réaliser des actions d'atténuation, dont ils rendront compte dans des rapports publiés tous les deux ans. Etats-Unis 17 % par rapport à 2005 (équivalent à 4 % de réduction par rapport à 1990) Union 20 ou 30 % par rapport Européenne à 1990 17 % par rapport à Canada 2005 25 % par rapport à Japon 1990 Australie 5 à 15 % par rapport à
  • 43.
    2000 10 à 20 % par rapport à Nouvelle- 1990 si accord Zélande international complet 15 à 25 % par rapport à 1990, si engagement des principaux Russie émetteurs dans la réduction des émissions 40 à 45 % son intensité En Afrique, près de 500 millions de carbonique(quantité de personnes n'ont pas accès à l'électricité. CO2 émis par unité de Chine produit intérieur brut (PIB)) d’ici 2020 par rapport à 2005 Inde 20 à 25 % de son intensité carbonique (hors émissions agricoles) par rapport à 2005 Brésil 36 à 39 % par rapport à un scénario de référence "business as usual" (soit 20 % par rapport à 2005) principalement à travers la lutte contre la déforestation Tableau récapitulatif des objectifs de réduction de gaz à effet de serre des principaux pays d’ici 2020 (source : Cahier du Climat) Cependant, selon les experts, ces objectifs ne seraient pas assez contraignants pour limiter l‟augmentation de la température moyenne à 2°C. Pour y arriver, des objectifs plus ambitieux devront être fixés, qui nécessiteraient une accélération très forte des réductions d‟émissions des pays développés entre 2020 et 2050. Ils devraient être fixés lors de la COP17 prévue à Durban en Afrique du Sud. La lutte contre la déforestation Pourquoi ça va aider ? Les arbres sont les « poumons » de la Terre grâce au phénomène de la photosynthèse. Au cours de leur croissance, ils absorbent du
  • 44.
    gaz carbonique qu’ilsstockent dans le bois et rejettent de l’oxygène dans l’air. Mais dans les régions tropicales, les forêts sont massivement abattues pour leur bois ou pour mettre le sol en culture. Ainsi, lutter contre la déforestation, replanter des arbres, gérer durablement les forêts, c’est créer des puits de carbone et donc limiter la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Les mesures prises L’accord de Copenhague prévoyait d’allouer des fonds pour limiter la déforestation. Ce projet s’est précisé à Cancún, avec la mise en place du mécanisme REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et la Dégradation des forêts) dans les pays en développement. Il s’agira d’une aide technologique et financière qui sera apportée aux pays engagés dans la lutte contre la déforestation. Les sources de financements de ce programme seront déterminées en 2011. L’aide aux pays en développement Pourquoi ça va aider ? Même si les pays industrialisés réduisent leurs émissions de GES sur leur territoire, cela ne suffira pas à limiter le réchauffement planétaire. Les pays émergents tels que la Chine sont également devenus de gros émetteur de GES. Les pays industrialisés doivent donc aider les pays émergents ou en développement à utiliser des technologies moins polluantes qui permettent d’atténuer les effets des changements climatiques et qui malgré tout n’altèrent pas leur croissance économique et le développement de ces sociétés.
  • 45.
    De plus, lespays les plus pauvres, souvent frappés plus durement et plus directement par les conséquences des changements climatiques, ont plus de mal à s’adapter aux sécheresses, aux tempêtes et à la montée du niveau de la mer. Les pays industrialisés en partie responsables du réchauffement doivent donc également les aider à s’adapter. Les mesures prises A Cancún a été décidée la mise en place d’un fonds spécial pour le climat, qu’on appelle aussi fonds vert. Il sera mis à disposition par les pays industrialisés pour les pays en voie de développement, et sera à hauteur de 10 milliards de dollars par an à court terme pour 2010, 2011 et 2012, puis monterait ensuite à 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020. Ce fonds sera destiné à soutenir les projets, programmes, politiques d’adaptation aux changements climatiques (réduction des émissions de gaz à effet de serre, forêts, technologies…) des pays les plus vulnérables. Il s’agira d’un fonds multilatéral, ce qui signifie qu’il dépendra de plusieurs Etats. La mise en place de ce fonds vert, ses sources de financement, et les priorités d’attribution des financements par les différents Etats restent encore à définir. Des groupes de travail s’organisent actuellement afin de préciser ce projet. Finalement, le bilan des COP est-il satisfaisant pour limiter le réchauffement planétaire ? Chaque conférence a son propre lot de critiques positives et négatives de la part de l‟opinion publique, des politiques et des ONG. Par exemple, pour
  • 46.
    beaucoup de politiqueset d‟ONG, la conférence de Copenhague n‟a pas répondu aux attentes. Ils ont dénoncé l‟adoption d’un accord « minimum » peu contraignant et qui n‟a pas été adopté en plénière par les 193 pays représentés au sein des Nations Unies. En effet, même si l‟accord établit clairement l‟objectif de limiter à 2°C (voire 1,5°C) l‟augmentation des températures mondiales, il n'est pas juridiquement contraignant et n‟oblige actuellement pas les Etats à mettre en place des mesures pour y parvenir. Les pays ont simplement été "invités" à signer ce nouvel accord. Mais sans mesure contraignante, aucune participation mondiale n'est garantie. Lors de la conférence de Cancún, les projets qui avaient été évoqués à Copenhague ont été remis sur la table et ont enfin trouvé un accord partagé par l‟ensemble des pays. Le bilan de cette conférence a donc été plus positif que la conférence de Copenhague, car même si les accords convenus ne sont pas vraiment plus contraignants, les Etats sont enfin parvenus à un consensus. Et maintenant, que va-t-il se passer ? La prochaine COP se tiendra à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011. On en attend un accord contraignant pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES qui ont été fixés, notamment un objectif global de réduction des émissions de GES à moyen et long terme (2050). Enfin, il en ressortira la détermination des sources de financement des mesures dont on a décidé la mise en place (le fonds vert, le REDD+…) L‟Agence de l‟Environnement et de la Maîtrise de l‟Energie (ADEME) a exposé pendant le sommet de Copenhague sur les façades des monuments de la capitale danoise une série de photos : « Le climat change la vie des gens » Cette photo illustre un effet du réchauffement climatique: le Killimanjaro (la montagne la plus haute d'Afrique).En février 1993 elle était recouverte de neige,alors qu'en février 2000 il n'y a presque plus de neige. Le réchauffement climatique est aussi appelé réchauffement planétaire.C'est un phénomène d'augmentation ,à l'échelle mondiale et sur plusieurs années de la température moyenne des océans et de l'atmosphère.La communauté scientifique attribue à ce réchauffement global une origine humaine.
  • 47.
    Un exemple: leseffets du réchauffement climatique en Arctique. contributeur: BOTTER Nicolas / DUVAL Maxime QUELQUES EXEMPLES DU RECHAUFFEMENT CLILMATIQUE EN ARCTIQUE
  • 48.
    Depuis 1979, labanquise a diminué de 20% soit environ 1.3 millions de km². Or, cette fonte accélérée a toutes les chances de se poursuivre : la plupart des scénarios climatiques prévoient que la banquise d'arctique continuera de se réduire de 40 à 50% d'ici à 2100. La glace de mer pourrait ainsi passer d'une surface d'environ 10 millions de km² aujourd'hui en plein hiver à moins de 6 millions dans cent ans. Et à en croire les spécialistes les plus pessimistes, elle pourrait même disparaître totalement durant l'été 2070. La fonte des glaces pourrait ouvrir de nouvelles voies maritimes notamment un canal permettant de rejoindre l'Asie à l'Europe en 13.000 km contre 21.000 km aujourd'hui. Quant au Etat-Unis, il gagnerai 3 à 4 semaines de trajet en moins pour rejoindre l'Alaska. En arctique, plusieurs éspèces animales pourraient être ammener à disparaître. EX : Les ours polaires sont une éspèce menacée car il doivent se nourrir de phoques qui vivent sous la glace et si elle venait à disparaître l'ours ne pourra plus se nourrir de phoque. C'est donc la chaîne alimentaire qui se brisera en arctique. L'arctique est un espace riche en gaz naturel et serait également riche en pétrole. Donc, dans les années à venir, l'arctique pourrait être un espace à exploiter. Sites sources: Cliquez ici et là. localiser sur un plan (google)
  • 49.
    L'effet de serre contributeur:gaulard klein commard crusem L'effet de serre est un processus naturel de réchauffement de l'atmosphère qui intervient dans le bilan radiatif de la Terre. pour voir l' animation cliquer ici Il est dû aux gaz à effet de serre (GES) contenus dans l'atmosphère, à savoir principalement la vapeur d'eau (qui contribue le plus à l'effet de serre), le dioxyde de carbone CO2 et le méthane CH4. Pour voir l' explication cliquer ici
  • 50.
    L'effet de serrepermet d'avoir une température moyenne sur la Terre de 15°C contre -18°C sans cet effet de serre. La combustion des carbones fossiles comme le charbon, la lignite , le pétrole ou le gaz naturel (méthane) rejette du CO2 en grande quantité dans l'atmosphère. Si bien que seule la moitié est recyclée par la nature, et que l'autre moitié reste dans l'atmosphère, ce qui augmente l'effet de serre. Le dioxyde de carbone dans l'atmosphère, d'où vient-il? contributeur: zervos vanessa,sindt emilie le dioxyde de carbone Le dioxyde de carbone provient des rejets humains, des élevages, des véhicules, des végétaux,les centrales thermique... Il est produit lors de la fermentation aérobie ou de la combustion de composés organiques, et lors de la respiration des êtres vivants et des végétaux. Le gaz incolore, inodore et à la saveur piquante communément appelée gaz carbonique ou encore anhydride carbonique.
  • 51.
    Incomplet Les solutions pourlimiter le dérèglement climatique. contributeur: Pierre Kevin, Louis Thomas, Scherer Kevin, Zanzana Alexandre,Lefèvre Axel Les solutions pour limiter le dérèglement climatique L'absorbtion du CO2 : le dioxyde de carbone est en partie responsable du réchauffement climatique nous pourrions replanter des arbres pour qu'ils absorbent le CO2 dont ils ont besoin pour se dévelloper. Les voitures éléctriques ne polluent pas, les utiliser limiterait les rejets. Ou utiliser les vélos ou marcher sur les courtes distances.
  • 52.
    Construire des moteursqui consomment moins pour faire une même tâche. Limiter les rejets de gaz pour limiter l'effet de serre et donc le réchauffement climatique. Améliorer l'isolation des maisons pour éviter de trop chauffer les maison, ou utiliser des panneaux solaires pour limiter l'utilisation d'énergie. Eteindre les lumières, les pc et les télévisions lorsqu'on ne s'en sert pas pour éviter le gaspillage. Prendre le train plutôt que l'avion car cela pollue moins. Trier les déchets pour éviter de les jeter dans l'environnement. Utiliser les transports en commun ou le co-voiturage pour éviter les utilisation de la voiture inutilement. Capter le CO2 avant qu'il ne sorte de la cheminée des usines (animation :cliquez ici). Les agriculteurs peuvent aussi modifier les pratiques agricoles (pour éviter la pollution de l'eau par leurs engrais). L'utilité du développement des énergies renouvelables. contributeur: schoumacher pauline schwartz juliette Les energies renouvelables (soleil, vent, biomasse) sont présentes partout. Elles sont inepuisables grâce aux cycles naturels. Mais elle sont aussi diffusées et pour la plupart irrégulières. Elle nous demande donc de l'economie dans nos consommation: une qualité oubliée.
  • 53.
    Les energies renouvelables: L'eolien:Une hélice entainer en rotation par la force du vent permet la production d'energies mécanique ou électrique en tout lieu suffisement venté. Par exemples à boulay nous en avons plus d'une douzaine dans les champs. Le solaire thermique: Cette technique est applicable au chauffage des habitations, des piscines, à la production d'eau chaude sanitaire (ECS), ou encore au séchage des récoltes (fourrage, céréales, fruits). Le solaire photovoltaïque: la lumière du soleil peut directement être transformée en électricité par des panneaux photovoltaïques, sans pièces tournantes et sans bruit. L'électricité produite peut être soit stockée dans des batteries, soit convertie par un onduleur pour être distribuée aux normes sur le réseau. La méthanisation : le biogaz Il est utilisé pour diminuer la charge en matière organique des boues de station d‟épuration urbaines, des effluents industriels, et plus récemment des déchets organiques ménagers, la méthanisation est également une voie de conversion de la biomasse en énergie. La géothermie: Le principe de la géothermie consiste à extraire l'énergie contenue dans le sol pour l'utiliser sous forme de chauffage ou d'électricité. On distingue quatre types de géothermie ; la haute, la moyenne, la basse et la très basse énergie. Les petites centrales hydrauliques: Les petites centrales hydrauliques sont présentes partout dans le monde mais leur dénombrement s'avère difficile. L'architecture bioclimatique: De tous temps, l'homme a essayé de tirer parti du climat pour gagner du confort et économiser l'énergie dans son habitation. Aujourd'hui, des règles d'adaptation à l'environnement, à l'architecture et aux climats permettent d'allier une tradition millénaire et des techniques de pointe. Le bois-énergie: Le bois a longtemps été la seule source d'énergie à la disposition des hommes pour leurs besoins domestiques et industriels. Cette prédominance a fini par se traduire par une surexploitation des bois et des forêts dans le courant du XVIIIème siècle.On se sert aussi du bois pour le chauffage. pour plus d'information sur les articles cliquer ici.
  • 54.
    Qu'est ce queje peux faire au quotidien pour limiter le réchauffement climatique? contributeur: RUFF Aurélie,PETERMAN Flora,VOGEL mélissa dietrich fabing ahmed chekkat Que faire pour limiter le rechauffement climatique?: A la maison: -Ne pas laisser les appareils éléctroniques en veille. - Ne pas laisser couler l'eau sans intért^(brossage de dents...). -Eteindre les lumières lorsque je quitte ma pièce. -Eteindre les appareils ménagers après utilisation. -Mettre les déchets dans la poubelle. -Trier les déchets qui doivent aller au tri. -Quand je sors de chez moi je ferme la porte et les fenêtres pour que la chaleur reste à l'intérieur, pour ne pas qu 'elle sorte. -Utiliser des lampes économiques. En déplacement: -Ne pas prendre la voiture alors que nous pouvons faire la route a pied.
  • 55.
    -Ne pas consommertrop d'essence. -Ne pas jeter les déchets par la fenêtre du vehicule. -Ne pas prendre une voiture trop consommatrice de acrburant. -Ne pas prendre une voiture qui rejette trop de dioxyde de carbone. - Au magasin acheter des produits avec moins d'emballage. Usines: -Recycler le dioxyde de carbone d'une usine. -Rejeter moins de fumée. -Mettre des protections sur nous. -Cultiver près des usines des alques qui piègent le dioxyde de carbone. Divers: -Mettre ecoogle cela consomme moins d'énergie. -Injecter du soufre dans la stratosphère pour bloquer les rayons solaires. -S'attaquer au dioxyde de carbone dans l'atmosphère. -Eclaircir la terre en la peignant en blanc. -Envoyer un nuage de miroirs dans l'espace. -Créer des nuages à partir de l'eau de mer. -Pluies acides et réduction de la couche d'ozone. -Acheter ses aliments comme la viandes, fromages, légumes,etc, directement au producteur du coin, ca permet de diminuer les transports, et donc le rejets du dioxyde de carbone. -En bio carburant, centrale électrique à paille.
  • 56.
    Le réchauffement climatiqueest l'un des grands enjeux environnementaux qui hantent la population. L'accent doit être fait sur ce qu'un individu peut faire pour prévenir le réchauffement planétaire. Le réchauffement climatique fait référence à l'augmentation de la température de la terre peu à peu qui est affecté par plusieurs facteurs. C'est maintenant un fait connu que l'homme est l'une des principales causes de celui-ci. L'augmentation progressive de la température n'est pas un processus soudain et a été présent depuis longtemps. Mais l'augmentation rapide dans le développement des villes et de la technologie a donné lieu à la pollution dont les causes sont l'augmentation du réchauffement climatique. Les émissions des voitures, les usines, la combustion de combustibles fossiles, l'utilisation des CFC, des déboisements ont causé le réchauffement climatique. Pour prévenir le réchauffement planétaire, l'une des choses qu'une personne peut opter pour l'est l'utilisation de formes alternatives de production d'énergie autres que les combustibles fossiles qui donnent de grandes quantités de dioxyde de carbone. Utilisation de l'énergie solaire peut être une bonne alternative qui peut être employée. Une autre chose qu'ils peuvent faire est de planter des arbres dans leur cour arrière ou dans la rue qui sont des contrôleurs naturels de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les arbres sont coupés généralement baisse de la production de papier et donc à utiliser du papier recyclé peut être une mesure très bien. Limitation de l'usage des appareils ou des composés qui produit des CFC peut également aider. CFC est la raison majeure de l'appauvrissement de la couche d'ozone entraînent un réchauffement global. Une autre raison du réchauffement climatique sont les émissions des voitures. Le monde a vu une augmentation géométrique de la population. Ceci a conduit à l'augmentation du nombre de voitures. Identifier les voitures économes en carburant, l'utilisation des bio-carburants, la correction des modèles de moteurs ou de l'utilisation même des voitures électriques sont d'excellents moyens de réduire les émissions. Préférant la marche, le vélo et le transport par autobus, le train peut également aider à prévenir le réchauffement planétaire. Covoiturage d'organisation peut aussi être une bonne méthode qui peut être fait pour réduire les émissions. Au domicile des personnes peuvent essayer de conserver l'énergie et de l'électricité permettant ainsi de prévenir le réchauffement climatique. Passage aux ampoules fluocompactes qui consomment moins d'énergie et un temps de vie plus longue peut réduire la consommation d'électricité. Réduire l'utilisation des chauffages et des refroidisseurs peut également aider. Commutation de l'électronique et les autres appareils qui ne sont pas en service, en remplacement de vieil appareil avec des produits consommant moins d'énergie peut aussi aider à prévenir le réchauffement climatique. Sources d'énergie alternatives telles que les générateurs d'énergie solaire pour les maisons est une bonne façon de vous assurer que vous avez trouvé votre pouvoir de moyens qui sont bons pour votre terre. Le réchauffement climatique est également due à moins de connaissances à ce sujet. C'est pourquoi la sensibilisation doit être fournis principalement aux enfants et ceux dans les usines pour qu'elles puissent aussi penser à des façons de conserver l'énergie et à empêcher le réchauffement planétaire. Les générations futures doivent être encouragés et enseignés à sauver la Terre, notre habitat. Les médias ont un rôle majeur à jouer pour faire comprendre aux gens l'importance du réchauffement climatique et ses préoccupations. Seul un effort collectées par l'humanité tout entière peut réduire le réchauffement de la planète, qui est un problème profondément enraciné. Le réchauffement climatique ne peut être enlevée tout d'un coup mais la plupart des mesures mentionnées ci-dessus si elles sont suivies par un individu peut contribuer à réduire et prévenir le réchauffement de la planète. Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses et il appartient à chacun de nous de veiller à ce que nous prenions toutes les mesures pour réduire le réchauffement global, pour nous et pour nos générations futures. débatChangement climatique : que peut-on faire ?
  • 57.
    Peut-on vraiment luttercontre le réchauffement climatique ? Le processus de négociation internationale visant à la conclusion d‟un accord climatique pour l‟après 2012 a été officiellement lancé à Bali en décembre dernier. Seul un accord global incluant les principaux pays émetteurs (au minimum l‟Europe, les États-Unis, les autres principaux pays de l‟OCDE, mais aussi la Chine et l‟Inde) permettra d‟atteindre des objectifs de réduction des émissions ambiteux (tels qu?une baisse de 50% des émissions de gaz à effets de serre d‟ici à 2050) à un coût raisonnable (inférieur à 5% du PIB en 2050). Pour y parvenir, les négociateurs devront notamment surmonter le fameux problème du « passager clandestin ». De par le caractère global de la question climatique, chaque pays est en effet incité à laisser les autres supporter seuls le coût de réduction des émissions de gaz à effets de serre, sachant qu?il en tirera strictement les mêmes bénéfices. Chacun raisonnant de façon identique, personne n?a d‟intérêt à signer un accord contraignant. Le problème du passager clandestin est amplifié par la crainte de « fuites carbone » Chacun des grands pays craint qu?en fixant un prix au carbone (par exemple par la mise en place d‟un marché de droits à polluer tel qu?il existe aujourd‟hui en Europe), les entreprises nationales perdent des parts de marché ou délocalisent leurs activités polluantes vers des zones moins contraignantes. Une telle « fuite » des émissions équivaudrait à ce que les pays les plus volontaristes subissent seuls les coûts d‟une politique de lutte contre le changement climatique in fine inefficace. Cette crainte explique largement les réticences de l‟administration américaine à signer tout accord international n?incluant pas la Chine et l‟Inde. Elle explique aussi l‟intérêt croissant, dont témoignent les récents propos de Nicolas Sarkozy ou José Manuel Barroso, pour une proposition aussi risquée qu?une taxe européenne sur les importations de biens intensifs en carbone en provenance de pays polluants. L’argument est-il pour autant recevable ? En un mot : non, en tout cas pas sous cette forme. Le risque de fuite carbone lié à des pertes de compétitivité ou à des délocalisations est en réalité bien faible. La grande majorité des secteurs intensifs en carbone, tels que la production d‟électricité ou les transports, sont fortement abrités de la concurrence internationale. Une hausse de prix d‟un trajet Paris-Bruxelles ne nous fera pas opter pour un Paris-Pékin-Bruxelles
  • 58.
    débatChangement climatique :que peut-on faire ? Espoirs chinois pour le changement climatique ? A l‟approche du sommet de Copenhague sur le changement climatique, les yeux sont rivés sur la Chine. Le climat fait partie des sujets majeurs abordés par le président Obama lors de sa visite en Chine à la mi-novembre dernier. De plus en plus, la Chine s‟impose dans le secteur des énergies renouvelables et de l‟environnement. Elle s‟est dotée d‟un arsenal de mesures politiques pour lutter contre le changement climatique. Le défi pour les autorités est double : il s‟agit de réduire les émissions de gaz à effet de serre; sans pour autant porter atteinte à la croissance. Pékin choisit donc d‟une part de rationnaliser sa consommation industrielle d‟énergie ; d‟autre part de produire de l‟électricité de manière moins polluante. Si les progrès réalisés en quelques années sont impressionnants, les défis n‟en restent pas moins colossaux. Les années 2000 : le changement climatique devient une priorité chinoise Un tournant dû { l’arrivée du tandem Hu Jintao – Wen Jiabao Le tournant dans la politique environnementale chinoise a eu lieu dans les années 2000, principalement grâce à l‟arrivée du tandem Hu Jintao – Wen Jiabao au pouvoir. Les premières mesures visaient principalement à créer un effet d‟annonce (voir par exemple la mise en place d‟un PIB vert pour estimer le coût économique de la dégradation environnementale : en 2004, la pollution aurait coûté au pays 51,1 milliards d‟euros soit 3,05% de l‟économie). Puis les autorités ont profité du 11ème plan quinquennal pour lancer des politiques de réduction des émissions à effet de serre. Les objectifs y sont : amélioration de 20% de l‟efficacité énergétique pour fin 2010 ; passage à 15% des véhicules roulant avec des carburants alternatifs d‟ici 2020 ; augmentation de 20% de la couverture forestière du pays pour fin 2010.
  • 59.
    Produire proprement del’électricité et améliorer l’efficacité énergétique Pour lutter contre le changement climatique, il faut d‟abord produire proprement de l‟électricité. En premier lieu grâce à des investissements colossaux dans les renouvelables. En 2008, les capacités chinoises installées ont atteint 13 GW dans l‟éolien. Aujourd‟hui, les plus gros projets éoliens et solaires au monde sont chinois (sont prévus pour 2020 : 10 GW installés dans la ferme géante éolienne du Gansu ainsi que 2 GW produits par le solaire en Mongolie Intérieure). 9,1 GW sont à l‟heure produites par le nucléaire, avec en plus des centrales de 24,5 GW en construction ou projet. Enfin, 172 GW sont produites par l‟hydraulique. La Chine semble décidée à faire le saut vers le tout électrique Ensuite, la Chine s‟impose dans les technologies "charbon propre" ayant remplacé ses veilles centrales par des centrales ultra-supercritiques : durant les deux dernières années, Pékin a construit des usines plus efficientes, moins polluantes en améliorant ses technologies et en maîtrisant les coûts. Les électriciens cherchent également à développer les technologies de capture et séquestration du CO2 (CCS, qui permettent d‟enterrer les émissions au lieu de les rejeter dans l‟atmosphère). La société Huaneng a investi dans une usine pilote située en banlieue de Pékin et dans le projet américain Futuregen de CCS. Ces investissements sont d‟autant plus importants que la Chine semble décidée à faire le saut vers le tout électrique, comme on le voit notamment avec le développement rapide des véhicules hybrides et électriques et de l‟industrie des batteries, ou encore les projets en matière de smart grid. En parallèle, l‟amélioration de l‟efficacité énergétique passe par d‟ambitieuses mesures de politique industrielle : important mouvement de fusions-acquisitions dans les secteurs à forte émission (production d‟électricité, ciment, acier, etc.) visant ente autres à fermer les petites usines non performantes et polluantes, programme des "1 000 meilleures entreprises" qui fixe des cibles d‟intensité énergétique à 1 000 entreprises étatiques, investissements dans les "immeubles verts" (bâtiments énergétiquement efficients), etc. Si au départ même les cadres chinois ne cachaient pas en privé leur scepticisme sur les capacités du pays à parvenir à cet objectif; il semble désormais acquis que la Chine parviendra à ses fins. Les efforts à consentir restent importants… La part du charbon dans la consommation d’énergie s’élève toujours { 65% Cependant, le chemin à parcourir reste long. D‟abord parce que la part du charbon, grand émetteur, dans la consommation d‟énergie reste très importante (autour de 65%, selon les années) et, malgré les investissements dans des nouvelles sources de production d‟électricité, cette part ne devrait pas évoluer significativement selon la plupart des scenarios. A elle seule, la Chine consomme plus de charbon que les Etats-Unis, le Japon et l‟Union Européenne. Ces dernières années, le charbon a dépassé le pétrole comme première source mondiale d‟émissions. Cela sans compter les industries consommatrices en énergie qui continuent à polluer (acier, ciment, etc.) ou encore l‟augmentation du parc automobile et les nouvelles émissions qui lui sont liées.
  • 60.
    Le marché del‟énergie souffre par ailleurs de déséquilibres. D‟un côté, les mastodontes détenus par l‟Etat central investissent massivement dans des projets pharaoniques (voir les groupes pétroliers Sinopec, CNPC, CNOOC ; le charbonnier Shenhua ; les cinq producteurs d‟électricité; la State Grid, etc.). De l‟autre, les société locales profitent des soutiens des gouvernements locaux pour tenter d‟imiter les géants nationaux en investissant dans des projets de manière souvent chaotique. Résultat, certains projets ne prennent pas en compte les critères environnementaux (voir les projets de liquéfaction du charbon), d‟autres amènent à des situations de surcapacité (énergies renouvelables en surcapacités), etc. Certainement la création d‟un Ministère de l‟énergie permettrait-elle d‟améliorer la régulation du secteur, mais celle-ci reste constamment repoussée. …et la situation préoccupante. Surtout, les réussites certaines de la Chine ne doivent pas éclipser la gravité de la situation actuelle. Les émissions totales de gaz à effet de serre avaient atteint 6 gigatonnes équivalent de CO2 en 2005 (estimations officielles), la Chine est récemment passée devant les Etats-Unis en tant que premier émetteur mondial. Les émissions de C02 par tête ont par ailleurs doublé entre 1990 et 2005. Durant un siècle, la température chinoise a augmenté de 0,5 à 0,8°C avec une accélération durant les cinquante dernières années. Au rythme actuel, les températures devraient continuer à progresser : de + 1,3 à + 2,1°C en 2020 ; + 2,3 à + 3,3°C en 2050. Les dérèglements climatiques ont des conséquences directes sur les populations : le nord du pays souffre de sécheresse (en moyenne une réduction de 20 à 40 mm de précipitations par hectare)… tandis que le sud est confronté à des pluies diluviennes et inondations en séries (en moyenne une augmentation de 20 à 60 mm par hectare). Les glaciers du Nord-Ouest du pays ont diminué de 21% pendant les cinquante dernières années. Pourtant, la Chine consomme moins d‟énergie par tête que la plupart des pays développés. A l‟avenir, le potentiel d‟émissions reste immense et Pékin va devoir redoubler d‟efforts pour les limiter. Mais pour l‟heure, les progrès récemment réalisés dans le domaine permettent d‟être un peu moins pessimiste. Sources : - "China Outspaces US in Building Cleaner Coal-Fire Plants", New York Times, 10/05/09 - l‟excellent blog www.greenleapforward.com - World Resource Institute (2009), “China, the United States, and the Climate Change Challenge”, WRI - Brusels Institute of Contemporary Studies (2009), "Climate for Cooperation. The EU, China and Climate Change”, BICCS; pour faire un parallèle avec l‟étude du WRI. Depuis dix ans, de grandes décisions ont été prises en Chine en faveur de l‟environnement, mais les défis demeurent gigantesques. A la veille du sommet de l‟ONU sur le changement climatique à Copenhague, que peut-on attendre de la politique énergétique chinoise ?
  • 61.
    débatChangement climatique :que peut-on faire ? Oui, le principe de la taxe carbone est juste Qu‟on le veuille ou non, la lutte contre le changement climatique nécessite que l‟on limite nos émissions de gaz à effet de serre. Les résultats de ces dernières années ne sont pas à la hauteur de l‟enjeu, et diviser par 4 les émissions à l‟horizon 2050, tel que préconisé par le GIEC pour les pays industrialisés, exige des efforts partagés par tous. Parce que la France dispose d‟un parc nucléaire important et parce qu‟elle produit une électricité faiblement carbonée, un tiers de ses émissions seulement est régulé par le système européen des quotas. Il s‟agit donc de s‟attaquer aux deux tiers restant, en particulier aux émissions provenant des transports et de l‟habitat, secteurs dont les émissions sont en constante augmentation et pour lesquels la solution passe par des modifications de comportements, par des substitutions d‟équipement et par l‟innovation technologique. Fort de ce constat, seuls la peur et le prix peuvent nous pousser à modifier nos comportements et nous permettre de sortir de la situation existante que nous savons très dommageable pour les générations futures. Privilégier la compensation Distinguons ce qui est souhaitable pour lutter contre le changement climatique des effets qu‟une taxe carbone pourrait avoir sur les ménages ou sur la compétitivité des entreprises. Si ce sont bien les modalités de redistribution des recettes qui faciliteront l‟acceptation par la société de cet instrument et qui éviteront aux populations les plus fragiles d‟en subir tout le poids, elles ne doivent pas remettre en cause la validité et l‟efficacité de "l‟outil". C‟est au débat public et aux décideurs de trancher sur la meilleure façon de redistribuer les recettes.
  • 62.
    La maîtrise dela consommation passe par des prix qui reflètent les coûts réels de l’énergie Pour rester dans le périmètre de l‟efficacité de l‟outil, précisons juste qu‟il faut privilégier la compensation – qui encourage et récompense les changements de comportements – et éviter les exonérations qui maintiennent les comportements existants. La question des prix de l‟énergie et de leur impact sociétal est du reste un enjeu largement partagé : de nombreux pays utilisent en effet la sous-tarification de l‟énergie comme un moyen de redistribution, alors que la maîtrise de la consommation passe par des prix qui reflètent les coûts réels de l‟énergie. Les politiques sociales de redistribution doivent relever d‟autres enceintes. Le signal prix : un impact réel Le signal prix, taxe carbone ou contribution climat énergie, doit être décisif pour déclencher la transition vers une économie moins carbonée. Le transport est un secteur où l‟utilisateur est relativement peu réactif au signal prix à court terme, puisque l‟on raisonne à équipement constant. Néanmoins, sur de plus longues périodes, l‟examen des parcs automobiles européens et américains montre qu‟une essence fortement taxée a une incidence significative, non seulement sur les comportements des utilisateurs, mais aussi sur la conception des véhicules et sur les technologies associées. Une essence fortement taxée a une incidence significative Par ailleurs, on a pu observer une baisse de la consommation à la suite de l‟envolée des prix du baril en 2008, alors même que cette augmentation était amortie par les fortes taxes appliquées en Europe. La hausse des prix à la pompe se répercute donc à la fois par moins de conduite pour le particulier et par des véhicules plus efficaces sur le plan énergétique. L‟impact environnemental du signal prix est donc réel. Les alternatives pour les utilisateurs Les possibilités de substitutions sont inégales selon les personnes. Il existe des catégories de population captives de l‟énergie dont il faut tenir compte et pour lesquelles la voiture restera indispensable : les campagnes, où chaque foyer supporte le coût de plusieurs véhicules, la périphérie des grands centres urbains et les personnes aux horaires atypiques ou décalés, qui souffrent d‟une offre insuffisante de transports en commun, etc. Est-ce à dire que ces utilisateurs n‟ont pas d‟alternative dans le court terme ? Non, si l‟on en croit les chiffres avancés par la Commission Européenne ou par l‟ADEME. L‟écoconduite pourrait permettre de diminuer la consommation de chaque véhicule jusqu‟à 10% et d‟atténuer l‟impact financier sur les ménages tout en ayant des effets sur le bilan environnemental national. Un levier pour accélérer les investissements
  • 63.
    A moyen terme,la contribution climat-énergie agira de plus en tant que levier pour accélérer les investissements dans les transports collectifs, dans l‟isolation thermique de l‟habitat, dans des moteurs plus efficients, des voitures hybrides ou électriques, dans des carburants de substitutions, dans des solutions enfin, qui offriront de vraies alternatives aux populations captives de l‟énergie. On peut estimer par ailleurs que plus les recherches avanceront, plus l‟éventail de solutions sera large. Naturellement, ceci sera d‟autant plus réel si la taxe carbone augmente progressivement. A long terme, tous les utilisateurs devront payer le coût du CO2 et intégrer son impact environnemental dans leur vie quotidienne. Un effort de pédagogie Bien sûr, il ne faut pas sous-estimer les risques qui pourront peser dans le court terme sur le pouvoir d‟achat de certains et sur la compétitivité des PME. Si nos voisins ne prennent pas des mesures analogues, peut-on craindre des distorsions économiques au sein de l‟Union Européenne ? De même, il faudra examiner l‟articulation de la contribution climat énergie avec le marché européen des quotas. La lutte contre le changement climatique mérite mieux que des querelles politiciennes qui faussent le débat. Le principe d‟une taxe carbone est juste : elle est indispensable à la prise de conscience citoyenne et à la modification des comportements. Elle appartient à une panoplie d‟outils qui varient selon les secteurs économiques et les acteurs. Quant aux modalités d‟application et en particulier les formes de compensation, il appartient au Parlement de les définir cet automne. Après les premiers cafouillages, il est urgent de saisir cette opportunité pour fournir un réel effort de pédagogie et de transparence et d‟expliquer aux citoyens comment ils peuvent contribuer à la réduction des émissions de CO2. Ce n‟est qu‟à ce prix qu‟ils seront prêts à accepter cette nouvelle taxe. Fortement décriée, la taxe carbone apparaît pourtant comme l‟un des outils les plus efficace pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. La lutte contre le changement climatique passe là encore par un réel effort de pédagogie. débatChangement climatique : que peut-on faire ? Les deux politiques du climat
  • 64.
    Acceptons la visiondominante sur les constats et les objectifs du réchauffement climatique, comme le fait par exemple l‟excellent rapport Stern. Premièrement, en l‟absence de politique volontariste de réduction des rejets annuels de CO2, le principal gaz à effet de serre d‟origine humaine, nous allons à la catastrophe. Deuxièmement, une politique raisonnable est possible, qui consiste à réduire les rejets annuels de CO2 à environ 24 milliards de tonnes en 2050, soit environ 25 % de moins qu?en 2000. Cette politique limiterait le réchauffement, et ses dégâts. Elle coûterait environ 1 % du PIB. Il y a un certain consensus sur cet objectif, mais pas sur la façon de l‟atteindre. Deux méthodes s?affrontent : la méthode planificatrice, qui est celle de la France (et de l‟Europe), d‟un côté ; la méthode économique, avec une taxe carbone généralisée, de l‟autre. La méthode planificatrice consiste à dire : si le globe doit réduire ses rejets de 25 % par rapport à 2000, nous, pays riches, devons les réduire bien davantage. Bizarrement, en France, le -25 % a été transformé en -50 %. On a ensuite décidé que nous devions faire deux fois plus fort que les autres, et donc que nos rejets devaient être divisés par quatre d‟ici 2050, dans chacun des secteurs. On en a déduit un long catalogue d‟interdictions et d‟obligations. La méthode planificatrice est inefficace pour plusieurs raisons Tout d‟abord, traiter hexagonalement un problème mondial n?est pas une façon de le résoudre. En 2050 les rejets de la France représenteraient 0,8 % des rejets du globe (en l‟absence de politiques volontaristes). Les réduire de 25 % ou de 50 % ou même de 75 % aurait un impact négligeable sur le total des rejets. Bon pour notre conscience, désastreux pour la planète. La méthode peut même être contre-productive : si une activité qui rejette 100 tonnes de CO2 est chassée hors de France et s?installe dans un pays où elle rejette 200 tonnes, notre zèle aura augmenté, pas réduit, les rejets mondiaux. La bataille du CO2 se jouera, se gagnera ou se perdra, en Chine, en Inde, en Russie ou au Brésil. Des politiques qui, par construction, ignorent ce que font ces pays n?atteindront certainement pas l‟objectif de réduction globale visé. La réponse à cette objection de bon sens tient en un mot : exemplarité. Si nous nous flagellons avec assez d‟ostentation et d‟obstination, les autres vont nous imiter. Cette foi dans la contagion de la vertu est naïve et irréaliste. La preuve en est que l‟exemple, nous le donnons déjà, et qu?il n?est pas du tout suivi. La France est le pays du monde qui rejette le moins de CO2 par million de dollars de PIB produit : moins de 200 tonnes, à comparer avec 300 tonnes pour l‟Allemagne, 500 pour les Etats-Unis, le Brésil ou le Mexique, plus de 2 500 pour la Chine et la Russie. Si l‟exemplarité suffisait, tous les pays du monde s?aligneraient sur notre efficacité énergétique actuelle (pas même besoin d‟une efficacité multipliée par quatre !), et l‟objectif recherché serait atteint. Rien de tel ne se produit, hélas, ni ne se produira spontanément. Ensuite, elle est sottement coûteuse Lorsque le rapport Stern évalue à 1 % du PIB mondial le coût de la réduction des rejets de CO2 qu?il préconise, c?est à condition que les réductions soient faites là où elles coûtent le moins cher. En gros, si toutes les réductions qui coûtent moins de 20 € la tonne, et seulement celles-là, sont faites (le chiffre de 20 € est une estimation approximative). Mais si quelque Gosplan décide des réductions indépendamment de leur coût, ce qui
  • 65.
    est le casactuellement (beaucoup des réductions du Grenelle de l‟environnement coûtent 300 ou 500 € la tonne de CO2 économisée), alors le prix à payer pour réduire à 24 milliards de tonnes les rejets du globe en 2050 s?élèvera non pas à 1 %, mais à 5 ou 6 % du PIB mondial. Loin d‟inciter les pays gros pollueurs à nous imiter, nos coûts élevés les en dissuaderont : exemplarité à l‟envers.Qu?on le veuille ou non, les grands gisements de réduction de CO2 à un coût raisonnable ne sont pas chez nous, ils sont dans les pays émergents et un peu aussi aux Etats-Unis. Imaginons que la famine menace le globe, et qu?il soit impérieux d‟augmenter la production de nourriture dans le monde (comme il est impérieux de diminuer les rejets de CO2). Que dirait-on d‟une méthode planificatrice qui obligerait le Groenland et le Sahara à multiplier par quatre leur production de céréales, en alléguant que des zones plus fertiles vont « suivre cet exemple » ? La méthode planificatrice actuelle apparaît donc largement comme une impasse tragique. La méthode économique consiste, pour atteindre le même objectif, à imposer partout dans le monde une taxe carbone Cela revient à faire payer 20 € à tous ceux qui rejettent une tonne de CO2 dans l‟atmosphère commune. Pas pour les punir. Mais pour pousser tous ceux d‟entre eux qui peuvent réduire leurs rejets à un coût moindre, à le faire. Cela stimulerait aussi chercheurs et industriels à trouver et à mettre en œuvre les innovations technologiques indispensables. Les spécialistes de l‟Agence Internationale de l‟Energie, et même du GIEC, nous assurent que cela suffirait à atteindre l‟objectif de 24 milliards de tonnes de rejets de CO2 en 2050. Cette taxe est évidemment inacceptable telle quelle pour les pays pauvres, qui sont les moins efficaces en CO2. La solution passe donc nécessairement par une « assistance carbone » compensatrice des pays riches aux pays pauvres. Ce que nous pouvons faire, ce que nous devons faire, c?est aider ces pays à qui la nécessaire taxe carbone imposerait un fardeau injuste. C?est le meilleur usage que nous pouvons faire de nos ressources rares. Payer, hélas, mais payer utile. Non pas dépenser 1 000 € pour éviter un rejet d‟une tonne de CO2 en France, mais dépenser 1 000 € pour économiser un rejet de 100 tonnes en Chine. Cette assistance peut prendre diverses formes, largement à inventer. L‟une d‟entre elles, peut-être la plus facile à mettre en œuvre, repose précisément sur la taxe carbone. Elle consiste à ce que tous les pays imposent la même taxe de 20 € par tonne de CO2 ? pour l‟efficacité ? mais que les pays riches donnent aux pays pauvres tout ou partie du produit de cette taxe ? pour la justice. Si l‟objectif visant à réduire à terme de 25 % les émissions de CO2 fait consensus, les méthodes pour l‟atteindre divisent. Méthode planificatrice (celle de l‟Europe) ou méthode économique (taxe carbone généralisée) ? La première est inefficace et coûteuse, la seconde doit être intelligemment appliquée. (en partenariat avec Débat&Co)