3.2 Marché à prix unitaires :
Le marché à prix unitaires est celui dans lequel les prestations
sont décomposées, sur la base d’un détail estimatif établi par
le maître d’ouvrage, en différents postes avec indication pour
chacun d’eux du prix unitaire proposé.
Les sommes du marché sont calculées par application des prix
unitaires aux quantités réellement exécutées conformément
au marché.
3.3 Marché à prix mixtes :
Le marché est dit à prix mixtes lorsqu’il comprend des
prestations rémunérées en partie sur la base d’un prix global
et en partie sur la base de prix unitaires, dans ce cas le
règlement s’effectue respectivement suivant les modalités
prévues aux articles.
3.4 Marché à prix ferme :
Le prix du marché est ferme lorsqu’il ne peut être modifié à
raison des variations économiques survenues pendant le délai
de son exécution.
Le marché dont le délai prévu pour son exécution est inférieur
ou égal à 3mois , est passé sur la base de prix ferme.
3.5 Marché à prix révisable :
Le prix du marché est révisable lorsqu’il peut être modifié en
raison des variations économiques en cours d’exécution de la
prestation. Le marché peut être passé à prix révisable
lorsque le délai prévu pour son exécution est supérieur à une
année.
Lorsque le prix est révisable, les cahiers de charges indiquent
clairement les modalités de la révision et la date de son
exigibilité, conformément aux règles et conditions de révision
des prix
3-6 Marché à prix provisoire :
Le marché est passé à prix provisoire lorsque l’exécution de la
prestation doit être commencée alors que toutes les
conditions indispensables à la détermination d’un prix initial
définitif ne sont pas réunies.
Procédures de passation
des marchés
4.Procédures de passation des marchés
4.1. Principes généraux :
Les marchés de l’Etat sont passés conformément aux modes
et procédures définies au décret et dont l’application doit
permettre d’assurer :
La transparence dans les choix du maître d’ouvrage ;
L’égalité d’accès aux commandes publiques ;
Le recours à la concurrence autant que possible ;
L’efficacité de la dépense publique.
Les modes de passation des marchés sont :
L’appel d’offres ;
Le concours ;
La procédure négociée.
4-2 L’appel d’offres peut être ouvert ou restreint ou
avec présélection :
Il est dit « ouvert » lorsque tout candidat peut obtenir le
dossier de consultation et présenter sa candidature,
il est dit « restreint » lorsque seuls peuvent remettre des
offres les candidats que le maître d’ouvrage a décidé de
consulter.
L’appel d’offres est dit « avec présélection » lorsque seuls
sont autorisés à présenter des offres, après avis d’une
commission d’admission les candidats présentant les
capacités suffisantes, notamment au point de vue technique
et financière.
4-3 Le concours :
Il met en compétition des candidats sur des prestations qui
sont appréciées après avis d’un jury et qui préfigurent celles
qui seront demandées au titre du marché.
Le concours peut porter :
Soit sur l’établissement d’un projet ;
Soit sur l’exécution d’un projet préalablement établi ;
Soit à la fois sur l’établissement d’un projet et son
exécution.
4-4 La procédure négociée :
Le marché est dit « négocié » lorsque le maître d’ouvrage
engage librement les discussions qui lui paraissent utiles avec
le ou les candidats de son choix et attribue le marché au
candidat qu’il a retenu dans les conditions fixées
4-5 Bon de commande :
Il peut être procédé, par bons de commande, à
l’acquisition de fournitures livrables
immédiatement et à la réalisation de travaux ou
services et ce, dans la limite de 2 cent mille dirhams
(200.000 DH).
4.6. Procédures de passation des marchés sur appel
d’offres ouvert ou restreint :
L'appel d'offres ouvert ou restreint comporte :
(a) Un appel à la concurrence ;
(b) L’ouverture des plis en séance publique
(c) L’examen des offres par une commission d’appel d’offres ;
(d) La désignation par la commission d’appel d’offres du
soumissionnaire dont l’offre est à retenir par le maître
d’ouvrage ;
(e) L’obligation pour le maître d'ouvrage d'établir une
estimation qui doit être communiquée, aux membres de la
commission d’appel d’offres.
Partie II:
Signalisation Du chantier
1.La signalisation temporaire a pour objet d’avertir et de
guider l’usager afin d’assurer sa sécurité et celle des agents
intervenant sur la voirie tout en favorisant la fluidité de la
circulation.
2.Classification des signalisations:
On distingue 3 catégories de signalisation selon leur
implantation:
2.1 La signalisation d’approche:
Elle est placée en amont de la zone des travaux, elle doit
informer l’usager sur la situation qu’il va rencontrer. Elle est
en principe placée en dehors de la chaussée, sur l’accotement.
2.2 La signalisation de position:
 Elle délimite la zone d’intervention des agents et constitue
une barrière physique de protection pour les usagers.
 Elle est matérialisée par un balisage frontal et longitudinal
(cônes, piquets, barrage, ruban).
 Ces matériels doivent présenter des caractéristiques de
fluorescence et de rétro réflexion
2.3. La signalisation de fin de prescription:
Elle est placée en aval du chantier (à environ 50 m de la fin
des travaux), elle indique la fin des prescriptions imposées par
la signalisation d’approche.
2.4. Signalisation du personnel :
Le personnel présent sur les lieux du chantier, qu'il soit
titulaire ou contractuel, quelque soit son grade ou sa fonction,
sera équipé de gilet ou vêtement de signalisation à haute
visibilité afin qu'il puisse être vu des usagers.
Ceci n'exclu en rien les autres protections nécessaires en
fonction des activités de l'agent (chaussures, gants, casques
antibruit...). Les équipements de signalisation des agents
doivent être propres et en bon état pour assurer leur
propriétés.
2.5. Signalisation des véhicules
 Les gyrophares
 Le Zébra blanc et rouge
 Les feux clignotants
III. Choix du Mode de Constructif:
1- Le Mode Constructif
Caractérise les procédés de construction retenus pour réaliser
tous les ouvrages élémentaires du bâtiment à construire.
Son choix doit s’établir très tôt dès que l’entreprise est
adjudicataire du marché, car toute la préparation du chantier
en découle.
Exemples:
Poutre préfabriquées ou poutres coulée sur place
Coffrage métallique ou coffrage en bois
Ferraillage façonné à l’intérieur ou à l’extérieur du chantier
2- Les critères de choix du mode constructif sont:
Les orientations imposées par le client et décrites dans les
documents contractuels;
Les contraintes liées au site (accès du chantier, travail de nuit,
nature du sol).
Les délais demandés qui imposent des procédés comme
préfabrication ;
L’expérience, le savoir-faire des équipes d’exécution sur les
procédés déjà utilisés.
Les matériels disponibles employés dans l’entreprise ;
La détermination du coût de réalisation après étude
comparative.
Le mode constructif retenu portera sur le procédé qui garantit
la souplesse de fonctionnement, la fiabilité et qui sera réalisé
avec les meilleurs coûts de revient.
3- Pour faire le choix d’un mode constructif on doit suivre
les phases suivantes
Analyser les pièces du dossier de marché,
Inventorier les disponibilités en matériels et en main-d’œuvre
Etudier techniquement les méthodes possibles d’exécution
Consulter et négocier avec les sous-traitants et les fournisseurs de
matériels et de matériaux
Evaluer le coût de revient de chaque méthode ou de chaque
solution envisagée,
Etablir un bilan comparatif par rapport des méthodes étudiées.
Choisir le mode constructif à mettre en œuvre
EXERCICE 1: ANALYSE D’UN MODE CONSTRUCTIF:
Établir L’études comparative pour la réalisation des planchers en
béton armé par un coffrage métallique et par un coffrage en bois.
Cela consiste à calculer le prix de revient du m²pour les deux cas.
Renseignements:
Le cout horaire moyen de chantier est de 20dh/h
Choisir la variante optimale ?
coffrage métallique coffrage en bois
prix d’achat du coffrage 80.50
Dh/m²
Amortissement : 2%
Perte et casse : 4%
T.U coffrage : 0.32h/m²
TU décoffrage : 0.15 h/m²
L'huile de décoffrage 0.25l/m² ;
achat :20 dh/l
prix d’achat du coffrage 40.60
dh/m²
Amortissement : 15%
Perte et casse : 12%
T.U coffrage : 1.5h/m²
TU décoffrage : 0.25 h/m²
clous : 0.14 kg/m² ; achat 30dh/kg
Film de polyéthylène :
1.05m²/m² ; achat 5dh/m²
EXERCICE 2: ANALYSE D’UN MODE CONSTRUCTIF
Établir d’études comparative des divers technologies d’exécution
d’un coffrage, pour choisir un mode constructif;
A-Renseignements techniques :
La construction d’un ouvrage nécessite de réaliser 14.000 m² de
plancher dalle pleine en béton armé de 20 cm d’épaisseur.
• Fourniture de béton livré chantier : 470 Dh/m3 ;
•Mise en œuvre du béton : 28 Dh/m² pour épaisseur de 0 à 12 cm;
29 Dh/m² pour épaisseur de 13 à 21 cm ;
• Treillis soudé livré sur chantier :5 Dh /kg ;
•Mise en œuvre du treillis soudé :4 Dh / kg ;
• Déboursé horaire moyen de main-d’œuvre : 12 Dh/h ;
B-Solutions envisagées :
a) Plancher sur pré-dalles précontraintes; dalle compression
d’épaisseur 5 cm:
•achat (rendu chantier) = 105,00 Dh/m² ;
•temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ;
•ratio treillis soudé = 4,100 kg/m² ;
•étaiement et consommables = 11 Dh/m² ;
b) Plancher sur pré-dalles autoportées, d’épaisseur 10 cm :
•achat (rendu chantier) = 149,00 Dh/m² ;
•temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ;
•ratio treillis soudé = 2,200 kg/m² ;
c) Plancher type Webo : 15 cm + 5 cm :
•achat (rendu chantier) = 201,00 Dh/m² ;
•temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ;
•ratio treillis soudé = 1,5 kg/m² ;
•étaiement et consommables = 5,5 Dh/m² ;
d) Plancher sur pré-dalle non précontrainte, d’épaisseur 6 cm :
•achat (rendu chantier) = 110,00 Dh/m² ;
•temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ;
•ratio treillis soudé = 7,00 kg/m² ;
•étaiement et consommables = 11,00 Dh/m² ;
Choisir la variante optimale ?
IV. Besoins en main d’œuvre
1. Principe:
La main d’œuvre productive concerne le personnel du chantier
affecté directement à la réalisation des ouvrages.
Les besoins en main-d’œuvre se déterminent à partir :
 Du fichier des ouvriers de l’entreprise (noms,
qualifications, compétences, etc.) ;
 Du bordereau des temps unitaires d’ouvrier ou d’équipe
spécifiques à l’entreprise ;
 Des horaires de travail du chantier
2.Etapes à suivre:
•3. Les temps de travail
La Durée de travail (D) en (j): correspond au temps de travail
effectif à l’exclusion des temps d’habillage, de casse-croûte et de trajet ;
 Un jour de travail à 8 heures ( max. 10 heures) ;
 Une semaine de travail a 40 heures;
 Les Heures supplémentaires (HS) en (h/j/ouvrier): sont les heures
de travail effectué au-delà d’une durée hebdomadaire de 40 heures. Le
salaire horaire effectif doit être alors majoré :
 De 25 % pour les premières 8 heures ;
 De 50 % à partir de la 48ème
heure
Le Temps unitaire d’ouvrier (TU) en (h/U): : est le temps mis par
un ouvrier pour réaliser l’unité de mesurage d’un ouvrage élémentaire.
 Le Rendement (R) en (U/j ou U/h): exprime la quantité de
travail qu’un ouvrier peut réaliser pendant une unité
de temps ;
 L’horaire journalier (Hj): est le temps de travail normal
(8h/j)
 Le Temps improductifs (TI) en (h/j): sont les pertes de
temps prévisibles ;
L’horaire journalier Productif (Hjp) en (h): est l’horaire
réellement travaillé au sien du chantier.
Donc:
 L’efficience (E): représente le ratio du temps productif par
le rapport L’horaire journalier ; il est souvent exprimé en %
On peut donc écrire que:
Le crédit d’heures (CH) en (h): est le temps qu’il fait un
seul ouvrier pour réaliser la quantité totale d’un ouvrage
élémentaire; On l’appelle également le budget d’heures ou la
masse horaire
EXEMPLE :
Dans un chantier on à 800 m² d’enduit en mortier de ciment à
réaliser et le temps unitaire est de 0.45h/m² ; E = 85% ;
L’horaire journalier 9h/j
Calculer le CH?
Calculer le R?
Calculer L’horaire journalier Productif ?
Calculer Le Temps improductifs ?
•4. Déterminer le nombre et la composition des
équipes de travail
A partir des horaires journaliers et hebdomadaires du chantier, on
compose les équipes en calculant l’effectif par équipe et par tâche.
Ainsi:
Si la durée de la tâche est imposée par le calendrier de
travaux :
Si la main d’œuvre disponible est limitée:
Si la durée est imposée et la main-d’œuvre limitée:
Avec :
Nj : le nombre de jours ou la durée imposée
Hd : les déficitaires ou le crédit d’heures déficitaires
Ns : nombre d’heures supplémentaires par ouvrier par
jours
•5. Applications:
2) Si on a 4 ouvriers :
a- Calculer la durée que va prendre la totalité des
travaux
b- Pour terminer les travaux dans 50 jours,
calculer la quantité des heures déficitaires et les heures
supplémentaires journalières
c- Si les ouvriers refuser d'effectuer des heures
supplémentaires ; Calculer le nombre d’ouvriers
supplémentaires à prévoir afin de respecter le délai de
50j
V. Besoins en matériel
1. Principe:
Les besoins en matériels d’un chantier de bâtiment se
déterminent suivant:
•Les modes constructifs retenus pour la réalisation des
ouvrages,
•A partir des quantités des ouvrages à réaliser issues l’avant
métré établi
•A partir de la durée d’utilisation ou des rendements des
matériels comprenant la part de temps morts inhérente à
l’exécution sur chantier.
2. Rappels:
On rappelle que le temps prévisionnel d’utilisation du
matériel, par nature de l’ouvrage, est :
3. Etapes à suivre:
Dans ce qui suit on va traiter les cas suivants:
Cas des engins de terrassement
Cas de poste de levage
Cas de poste de bétonnage
4. Cas des engins de terrassement: Rotation des engins
L’organisation des travaux de terrassements vise à optimiser
l’utilisation des matériels afin de déplacer le plus de terre
possible en un minimum de temps.
DEFINITION
La durée d’un cycle de production (Tcycle): est le temps
nécessaire pour exécuter un tour complet, pour une opération
donnée.
La meilleure performance est obtenue quand le temps
d’attente est nul (Ta = 0)
Tcycle = Tch + T tc + T dé + T tv
Le temps de chargement (Tch): Il est donné par la
formule suivante:
K: coefficient d’efficience
R th: le rendement théorique de l’engin
R p: le rendement pratique de l’engin
•V t : le volume transporté par un camion de chantier dans
un seul voyage
Vt = Min (Vu ; CUC /ƍ)
Vu : le volume utile du camion correspond au volume de la
benne.
CUC : la charge utile du camion est le poids maximal des
matériaux qu’on peut transporter par voyage
ƍ : la masse volumique des terres foisonnée
ƍ = ƍ sp / f
ƍ sp : la masse volumique des terres en place
f : Facteur de foisonnement f = 1 + c
c : Coefficient de foisonnement
Ttc : Le temps de transport en charge :
Ttc = D / V tc
D : Distance entre le chantier et le dépôt
V tc : vitesse moyenne de transport en charge
Ttv : Le temps de transport à vide :
Ttv = D / V tv
V tv : vitesse moyenne de transport à vide
Tdé : Le temps de déchargement
Nc : est le nombre de camions à affecter à l’engin
d’excavation. Il est donné par la relation suivante:
N c = T cycle / Tch
•Si (Tcycle > Nc x Tch) : l’engin doit donc attendre ; le
temps d’attente calculer comme suit :
Ta(engin) = Tcycle – Nc x Tch
•Si (Tcycle < Nc x Tch) : le Camion doit donc
attendre ; le temps d’attente calculer comme suit :
Ta(camion) = Nc x Tch – Tcycle
Représentation graphique du cycle: (chemin de fer)
Exemple :
Le temps de chargement (Tch) en fonction de la
capacité du godet:
Application
Votre entreprise vient de décrocher un chantier de terrassement dont le
volume de déblais en place est estimé à 3820,000 m3
.
On vous demande d’organiser la rotation de camions qui vont effectuer
le transport de ces matériaux. Pour cela, vous bénéficiez des
renseignements de l’entreprise suivants :
- Chargeur pour le remplissage des camions:
• rendement: 60,000 m3
par heure en terrain foisonné.
• efficience: 50/60.
- Masse volumique apparente du terrain: 1,50 t/m3
.
- Coefficient de foisonnement du terrain considéré: 20%.
- Temps de déchargement des camions: 0,25 min par m3
transporté.
-Temps de travail journalier: 7 heures par jour MAXIMUM.
-Les matériaux doivent être évacués à une décharge publique située à
20km du chantier.
1°) De calculer la durée de cycle d’un camion.
2°) De calculer le nombre de camions nécessaires.
3°) Tracer le planning chemin de fer d’une noria de camion en
indiquant combien Chaque camion doit attendre.
4°) De calculer la durée du chantier.
Types
camions
Capacité
(en m3
)
Charge utile
(en tonnes)
Vitesses
(km/h).
chargé vide
Semi-
remorque
16 24 60 78
EXERCICE
Votre entreprise vient de décrocher un chantier de réalisation de
route dont le volume de GNF nécessaire est estimé à 12000 m3.
•On vous demande d’organiser la rotation des camions qui vont
effectuer le transport de ces matériaux. Pour cela vous bénéficier
des renseignements suivants :
•Une chargeuse pour le remplissage des camions avec un
rendement théorique de70m3/h.
•Coefficients correctifs de Pth : facteur de remplissage du godet :
C1=1.05, Efficacité de travail (efficience) : C2=0.95.
•Masse volumique de GNF est de 1300 kg/m3
•Temps de déchargement des camions : 3 min
•Temps de travail journalier :8 heures / j maximum.
•La carrière est située à 25km du chantier
•Des camions de 6x4 utilisé avec une benne de 18 m3
•Capacité utile de camion : 24 tonnes
•Vitesse en charge 50 km/h.
•Vitesse à vide 70 Km/h.
1. Vérifier la capacité du semi–remorque.
2. Calculer le rendement réel de l’engin
3. Calculer la durée de cycle d’un camion
4. Calculer le nombre de camions nécessaires (le camion peut
attendre le chargement à la carrière)
5. Calculer le nombre de rotations (voyages) d’un camion par jour
(à l’unité et à l’entier inferieur)
6. Tracer le planning chemin de fer d’une noria de camion en
indiquant combien Chaque camion doit attendre
7. Calculer la durée de la tâche« approvisionnement en GNF » en
jour
8. En déduire le coût du« m3» approvisionné au chantier sa
chant que le coût d’achat à la carrière est de 50dh/m3et le
coût de location d’un camion est de 2000 DH/Jour
5 . Cas de poste de levage
5-1 Différents types de moyens de levage
Les moyens de levage principalement utilisés et les plus
répandus sur le marché sont les suivants :
Grue à tour,
Grue télescopique à montage rapide (GTMR)
Grue automotrice (routière et tous terrains),
Grue sur chenille à flèche treillis,
Portiques et ponts roulants…
Grue à tour
Grue télescopique à montage rapide (GTMR)
Grue automotrice
Grue sur chenille à flèche treillis
Portiques et ponts roulants
5-2 Flèche distributrice
A : mât
B : châssis de base
C : système de rotation
D : lest de base
E : tête de mât
F : cabine de commande
G : flèche distributrice
H : tirant de flèche
I : contre-flèche
J : contrepoids d’équilibrage
K : chariot de levage et
distribution
L : moufle et crochet de levage
5-3 Elingue / Palonnier / Equipement :
Elingue
Benne
Palonnier
5- 4 : Mouvements d’une grue à tour :
1) Distribution : déplacement du chariot par rapport à la
flèche
2) Levage : déplacement du moufle par rapport au chariot
3) Orientation : déplacement de l’ensemble flèche / porte-
flèche / contre-flèche par rapport au fût
4) Translation : déplacement du châssis de base par rapport à
la voie de grue
5- 5 Exemples de L’emplacement de la Grue
5 – 7 Critères de choix du moyen de levage
On peut suivre la démarche suivante :
1) Tracer l’axe de la voie de la grue sur le plan de terrassement
2) Déterminer la longueur minimale de la flèche en mètre :
3) Déterminer la hauteur sous crochet minimale en mètre :
4) Déterminer les valeurs maximales des charges à lever en
bout de flèche
5) Choisir la grue optimale
6) Déterminer la longueur de la voie de grue
7) Définir la voie de roulement
8) Etablir la demande d’installation de grue aux autorités
locales
5-7-1) Tracer l’axe de la voie de la grue sur le plan de
terrassement:
Il s’agit de localiser sur le plan de l’emprise des bâtiments et des
terrassements l’axe de la voie de la grue.
Cet axe est dessiné le plus souvent parallèlement aux bâtiments à
construire, à une distance minimale (D) donnée par les règles :
5-7-2) Déterminer la longueur minimale de la flèche en
mètre :
Après avoir repéré l’angle du bâtiment le plus éloigné de l’axe
de la voie, on trace une perpendiculaire à cet axe, puis on
calcule cette distance, que doit être arrondie par excès au
mètre supérieur ;
5-7-3) Calculer la hauteur minimale sous crochet :
Le calcul se fait par rapport au-dessus des rails de la grue, avec la
relation suivante :
Avec:
h1: C’est la hauteur plus grande
des bâtiments à construire
ou déjà construits
h2: C’est la hauteur de sécurité
entre charges à lever et le point
le plus haut du bâtiment,
fixée à 2 mètres
h3: C’est la hauteur des charges
à lever y compris le matériel
de manutention.
5 -7- 4) Déterminer les valeurs maximales des charges à
lever en bout de flèche :
Après études comparatives, on retient la plus grande valeur
des charges à lever aux portées maximales et intermédiaires ;
5 -7 -5) Choisir la grue optimale :
A partir des caractéristiques calculées, on cherche le type de
grue correspondante le mieux au chantier et à la valeur
locative minimale, tout en vérifiant les possibilités de son
démontage à la fin des travaux ;
5-7-6) Déterminer la longueur de la voie de grue :
Ceci peut se faire graphiquement en traçant deux arcs de
cercle de centre (O1) et (O2), points plus éloignés du projet de
construction, et de rayon "R" égal à longueur de la flèche et
on mesure la distance A1-A2 comme l’indique le schéma
suivant :
5-7-7) Définir la voie de roulement :
Selon la nature du sol, les caractéristiques de la grue retenue
et les solutions à envisager sont : voie sur traverses, voie sur
longrines du bois ou béton armé ;
5-7-8) Etablir la demande d’installation de grue aux
autorités locales.
Après ces 8 étapes il faut maitre en fonction la grue sur
chantier. Pour ce faire on doit:
Demandé l’autorisation de transport ;
Préparer le terrain d’emplacement : décapé, assaini,
consolidé, etc. ;
Effectuer la mise en place de la grue par les services
spécialisés ;
Effectuer la mise en service de la grue : essais statiques
et dynamiques.
Exercice 01
Niveau d’acrotère : 225.00m
Niveau du TN : 190.00m
Niveau du SS : 188.50m
Embase : 6 x 6m
Talus 1/1
La marge de travail 0.6m
3
0
.0
0
m
BATIMENT A
45.00 m
Sachant que l’on va soulever En bout de flèche :
•une benne à béton de 1m3 de volume, 1.20m de hauteur et
200kg de masse à vide,
•des banches de 4.00x3.00m avec 300kg/m2
• des pré-dalles de 4.50x2.50x0.08m soulevées à l’aide de
palonnier de 350kg de masse et 3.50m de hauteur,
• des voiles de 5.00x2.80x0.15m soulevés à l’aide de palonnier
de 250kg de masse et 2.50 m de haut
•des élingues pour benne à béton , banche, pré-dalles et voiles
de Hauteur: 2.50m
1- Déterminer la position de l’axe de la voie de grue par rapport
au bâtiment A ;
2- Calculer la longueur minimale de la flèche ;
3- Calculer la hauteur sous crochet ;
4- Calculer les charges admissibles en bout de flèche
Exercice 02
Pour la construction du bâtiment A l’entreprise utilisera une grue
fixe de type GTMR 360 B
Données :
Niveau TN = 320.40
Niveau Acrotère =+342.10
Niveau FF=+318.60
embase 6.00*6.00
La grue doit manutentionner les charges suivantes :
•Benne à tuyau capacité 750l, masse benne vide 295kg,
hauteur benne 2750mm, Mv=2.4t/m3
•Pré-dalle de 2*4*0.07 et 2200 kg
•Banches 2850kg et h=2.80 m
•Elingue pour benne à béton h=2.20 m
•Palonnier pour pré-dalle et banches de 350kg et h=2.5m
Travail demandé
•1) Calculer la longueur de la flèche
•2) Calculer la charge maximale à lever
•3) Calculer la hauteur sous crochet
Exercice 03
EFF 2022 (20 pts) : Une entreprise prévoit l´installation d´une
grue à tour mobile sur rails pour la réalisation des bâtiments A
et B. le bâtiment C est existant.
Données :
Altitudes des niveaux :
- Fond de fouille du bâtiment A : + 266,500
- Fond de fouille du bâtiment B : + 267,400
- Points les plus haut de l´acrotère des bâtiments A et B : +280,000
- Points les plus haut de l´acrotère du bâtiment C : +285,000
- Le terrain naturel après décapage est nivelé à la cote : +270,000
Inventaire des charges à lever :
Masse volumique du béton armé : 2500 Kg/m3
 Masse volumique du béton frais : 2400 Kg/m3
Elément Hauteur (m) Masse (Kg)
Benne à béton 900 l - vide 2,4
Elingue : 2,5
300
Banches de coffrage 2,8
Palonnier : 3,5
3300
Prédalles préfabriquées en béton armé
5,0m*2,5m*0,1m
A déterminer
Palonnier : 2,5
A déterminer
1- Déterminer l´emprise des terrassements sachant que :
- L´angle du talus naturel est 60°,
-La surlargeur de l´emprise des terrassements pour permettre le
coffrage des murs du sous-sol est 1,5m.
2- Déterminer la position de l´axe de la voie de grue par rapport à
la façade sachant que :
• La largeur de la voie de grue est de 6m,
• La section de la semelle de la voie de grue est de 100 cm*50 cm,
• Respecter l´angle de 45o depuis le fond de fouille jusqu´à la
partie supérieure de la fondation de la grue.
3- Déterminer les positions extrêmes de la grue et calculer la
longueur de la voie de grue si sa portée maximale est de 25m.
4- Déterminer la hauteur sous crochet de la grue. La hauteur de
longrine + rail au-dessus de la plateforme est de 50 cm.
5- Déterminer la capacité de levage de la grue.
NB : Faire des schémas explicatifs pour chaque réponse.

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  • 1.
    3.2 Marché àprix unitaires : Le marché à prix unitaires est celui dans lequel les prestations sont décomposées, sur la base d’un détail estimatif établi par le maître d’ouvrage, en différents postes avec indication pour chacun d’eux du prix unitaire proposé. Les sommes du marché sont calculées par application des prix unitaires aux quantités réellement exécutées conformément au marché.
  • 2.
    3.3 Marché àprix mixtes : Le marché est dit à prix mixtes lorsqu’il comprend des prestations rémunérées en partie sur la base d’un prix global et en partie sur la base de prix unitaires, dans ce cas le règlement s’effectue respectivement suivant les modalités prévues aux articles.
  • 3.
    3.4 Marché àprix ferme : Le prix du marché est ferme lorsqu’il ne peut être modifié à raison des variations économiques survenues pendant le délai de son exécution. Le marché dont le délai prévu pour son exécution est inférieur ou égal à 3mois , est passé sur la base de prix ferme.
  • 4.
    3.5 Marché àprix révisable : Le prix du marché est révisable lorsqu’il peut être modifié en raison des variations économiques en cours d’exécution de la prestation. Le marché peut être passé à prix révisable lorsque le délai prévu pour son exécution est supérieur à une année. Lorsque le prix est révisable, les cahiers de charges indiquent clairement les modalités de la révision et la date de son exigibilité, conformément aux règles et conditions de révision des prix
  • 5.
    3-6 Marché àprix provisoire : Le marché est passé à prix provisoire lorsque l’exécution de la prestation doit être commencée alors que toutes les conditions indispensables à la détermination d’un prix initial définitif ne sont pas réunies.
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  • 7.
    4.Procédures de passationdes marchés 4.1. Principes généraux : Les marchés de l’Etat sont passés conformément aux modes et procédures définies au décret et dont l’application doit permettre d’assurer : La transparence dans les choix du maître d’ouvrage ; L’égalité d’accès aux commandes publiques ; Le recours à la concurrence autant que possible ; L’efficacité de la dépense publique. Les modes de passation des marchés sont : L’appel d’offres ; Le concours ; La procédure négociée.
  • 8.
    4-2 L’appel d’offrespeut être ouvert ou restreint ou avec présélection : Il est dit « ouvert » lorsque tout candidat peut obtenir le dossier de consultation et présenter sa candidature, il est dit « restreint » lorsque seuls peuvent remettre des offres les candidats que le maître d’ouvrage a décidé de consulter. L’appel d’offres est dit « avec présélection » lorsque seuls sont autorisés à présenter des offres, après avis d’une commission d’admission les candidats présentant les capacités suffisantes, notamment au point de vue technique et financière.
  • 9.
    4-3 Le concours: Il met en compétition des candidats sur des prestations qui sont appréciées après avis d’un jury et qui préfigurent celles qui seront demandées au titre du marché. Le concours peut porter : Soit sur l’établissement d’un projet ; Soit sur l’exécution d’un projet préalablement établi ; Soit à la fois sur l’établissement d’un projet et son exécution.
  • 10.
    4-4 La procédurenégociée : Le marché est dit « négocié » lorsque le maître d’ouvrage engage librement les discussions qui lui paraissent utiles avec le ou les candidats de son choix et attribue le marché au candidat qu’il a retenu dans les conditions fixées
  • 11.
    4-5 Bon decommande : Il peut être procédé, par bons de commande, à l’acquisition de fournitures livrables immédiatement et à la réalisation de travaux ou services et ce, dans la limite de 2 cent mille dirhams (200.000 DH).
  • 12.
    4.6. Procédures depassation des marchés sur appel d’offres ouvert ou restreint : L'appel d'offres ouvert ou restreint comporte : (a) Un appel à la concurrence ; (b) L’ouverture des plis en séance publique (c) L’examen des offres par une commission d’appel d’offres ; (d) La désignation par la commission d’appel d’offres du soumissionnaire dont l’offre est à retenir par le maître d’ouvrage ; (e) L’obligation pour le maître d'ouvrage d'établir une estimation qui doit être communiquée, aux membres de la commission d’appel d’offres.
  • 13.
  • 15.
    1.La signalisation temporairea pour objet d’avertir et de guider l’usager afin d’assurer sa sécurité et celle des agents intervenant sur la voirie tout en favorisant la fluidité de la circulation.
  • 16.
    2.Classification des signalisations: Ondistingue 3 catégories de signalisation selon leur implantation:
  • 17.
    2.1 La signalisationd’approche: Elle est placée en amont de la zone des travaux, elle doit informer l’usager sur la situation qu’il va rencontrer. Elle est en principe placée en dehors de la chaussée, sur l’accotement.
  • 18.
    2.2 La signalisationde position:  Elle délimite la zone d’intervention des agents et constitue une barrière physique de protection pour les usagers.  Elle est matérialisée par un balisage frontal et longitudinal (cônes, piquets, barrage, ruban).  Ces matériels doivent présenter des caractéristiques de fluorescence et de rétro réflexion
  • 19.
    2.3. La signalisationde fin de prescription: Elle est placée en aval du chantier (à environ 50 m de la fin des travaux), elle indique la fin des prescriptions imposées par la signalisation d’approche.
  • 20.
    2.4. Signalisation dupersonnel : Le personnel présent sur les lieux du chantier, qu'il soit titulaire ou contractuel, quelque soit son grade ou sa fonction, sera équipé de gilet ou vêtement de signalisation à haute visibilité afin qu'il puisse être vu des usagers. Ceci n'exclu en rien les autres protections nécessaires en fonction des activités de l'agent (chaussures, gants, casques antibruit...). Les équipements de signalisation des agents doivent être propres et en bon état pour assurer leur propriétés.
  • 21.
    2.5. Signalisation desvéhicules  Les gyrophares  Le Zébra blanc et rouge  Les feux clignotants
  • 23.
    III. Choix duMode de Constructif:
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    1- Le ModeConstructif Caractérise les procédés de construction retenus pour réaliser tous les ouvrages élémentaires du bâtiment à construire. Son choix doit s’établir très tôt dès que l’entreprise est adjudicataire du marché, car toute la préparation du chantier en découle. Exemples: Poutre préfabriquées ou poutres coulée sur place Coffrage métallique ou coffrage en bois Ferraillage façonné à l’intérieur ou à l’extérieur du chantier
  • 25.
    2- Les critèresde choix du mode constructif sont: Les orientations imposées par le client et décrites dans les documents contractuels; Les contraintes liées au site (accès du chantier, travail de nuit, nature du sol). Les délais demandés qui imposent des procédés comme préfabrication ; L’expérience, le savoir-faire des équipes d’exécution sur les procédés déjà utilisés. Les matériels disponibles employés dans l’entreprise ; La détermination du coût de réalisation après étude comparative. Le mode constructif retenu portera sur le procédé qui garantit la souplesse de fonctionnement, la fiabilité et qui sera réalisé avec les meilleurs coûts de revient.
  • 26.
    3- Pour fairele choix d’un mode constructif on doit suivre les phases suivantes Analyser les pièces du dossier de marché, Inventorier les disponibilités en matériels et en main-d’œuvre Etudier techniquement les méthodes possibles d’exécution Consulter et négocier avec les sous-traitants et les fournisseurs de matériels et de matériaux Evaluer le coût de revient de chaque méthode ou de chaque solution envisagée, Etablir un bilan comparatif par rapport des méthodes étudiées. Choisir le mode constructif à mettre en œuvre
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    EXERCICE 1: ANALYSED’UN MODE CONSTRUCTIF: Établir L’études comparative pour la réalisation des planchers en béton armé par un coffrage métallique et par un coffrage en bois. Cela consiste à calculer le prix de revient du m²pour les deux cas. Renseignements: Le cout horaire moyen de chantier est de 20dh/h Choisir la variante optimale ? coffrage métallique coffrage en bois prix d’achat du coffrage 80.50 Dh/m² Amortissement : 2% Perte et casse : 4% T.U coffrage : 0.32h/m² TU décoffrage : 0.15 h/m² L'huile de décoffrage 0.25l/m² ; achat :20 dh/l prix d’achat du coffrage 40.60 dh/m² Amortissement : 15% Perte et casse : 12% T.U coffrage : 1.5h/m² TU décoffrage : 0.25 h/m² clous : 0.14 kg/m² ; achat 30dh/kg Film de polyéthylène : 1.05m²/m² ; achat 5dh/m²
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    EXERCICE 2: ANALYSED’UN MODE CONSTRUCTIF Établir d’études comparative des divers technologies d’exécution d’un coffrage, pour choisir un mode constructif; A-Renseignements techniques : La construction d’un ouvrage nécessite de réaliser 14.000 m² de plancher dalle pleine en béton armé de 20 cm d’épaisseur. • Fourniture de béton livré chantier : 470 Dh/m3 ; •Mise en œuvre du béton : 28 Dh/m² pour épaisseur de 0 à 12 cm; 29 Dh/m² pour épaisseur de 13 à 21 cm ; • Treillis soudé livré sur chantier :5 Dh /kg ; •Mise en œuvre du treillis soudé :4 Dh / kg ; • Déboursé horaire moyen de main-d’œuvre : 12 Dh/h ;
  • 29.
    B-Solutions envisagées : a)Plancher sur pré-dalles précontraintes; dalle compression d’épaisseur 5 cm: •achat (rendu chantier) = 105,00 Dh/m² ; •temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ; •ratio treillis soudé = 4,100 kg/m² ; •étaiement et consommables = 11 Dh/m² ; b) Plancher sur pré-dalles autoportées, d’épaisseur 10 cm : •achat (rendu chantier) = 149,00 Dh/m² ; •temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ; •ratio treillis soudé = 2,200 kg/m² ; c) Plancher type Webo : 15 cm + 5 cm : •achat (rendu chantier) = 201,00 Dh/m² ; •temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ; •ratio treillis soudé = 1,5 kg/m² ; •étaiement et consommables = 5,5 Dh/m² ;
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    d) Plancher surpré-dalle non précontrainte, d’épaisseur 6 cm : •achat (rendu chantier) = 110,00 Dh/m² ; •temps unitaire de pose = 0,70 h/m² ; •ratio treillis soudé = 7,00 kg/m² ; •étaiement et consommables = 11,00 Dh/m² ; Choisir la variante optimale ?
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    IV. Besoins enmain d’œuvre
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    1. Principe: La maind’œuvre productive concerne le personnel du chantier affecté directement à la réalisation des ouvrages. Les besoins en main-d’œuvre se déterminent à partir :  Du fichier des ouvriers de l’entreprise (noms, qualifications, compétences, etc.) ;  Du bordereau des temps unitaires d’ouvrier ou d’équipe spécifiques à l’entreprise ;  Des horaires de travail du chantier
  • 33.
  • 34.
    •3. Les tempsde travail La Durée de travail (D) en (j): correspond au temps de travail effectif à l’exclusion des temps d’habillage, de casse-croûte et de trajet ;  Un jour de travail à 8 heures ( max. 10 heures) ;  Une semaine de travail a 40 heures;  Les Heures supplémentaires (HS) en (h/j/ouvrier): sont les heures de travail effectué au-delà d’une durée hebdomadaire de 40 heures. Le salaire horaire effectif doit être alors majoré :  De 25 % pour les premières 8 heures ;  De 50 % à partir de la 48ème heure Le Temps unitaire d’ouvrier (TU) en (h/U): : est le temps mis par un ouvrier pour réaliser l’unité de mesurage d’un ouvrage élémentaire.
  • 35.
     Le Rendement(R) en (U/j ou U/h): exprime la quantité de travail qu’un ouvrier peut réaliser pendant une unité de temps ;  L’horaire journalier (Hj): est le temps de travail normal (8h/j)  Le Temps improductifs (TI) en (h/j): sont les pertes de temps prévisibles ;
  • 36.
    L’horaire journalier Productif(Hjp) en (h): est l’horaire réellement travaillé au sien du chantier. Donc:  L’efficience (E): représente le ratio du temps productif par le rapport L’horaire journalier ; il est souvent exprimé en % On peut donc écrire que: Le crédit d’heures (CH) en (h): est le temps qu’il fait un seul ouvrier pour réaliser la quantité totale d’un ouvrage élémentaire; On l’appelle également le budget d’heures ou la masse horaire
  • 37.
    EXEMPLE : Dans unchantier on à 800 m² d’enduit en mortier de ciment à réaliser et le temps unitaire est de 0.45h/m² ; E = 85% ; L’horaire journalier 9h/j Calculer le CH? Calculer le R? Calculer L’horaire journalier Productif ? Calculer Le Temps improductifs ?
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    •4. Déterminer lenombre et la composition des équipes de travail A partir des horaires journaliers et hebdomadaires du chantier, on compose les équipes en calculant l’effectif par équipe et par tâche. Ainsi: Si la durée de la tâche est imposée par le calendrier de travaux :
  • 39.
    Si la maind’œuvre disponible est limitée:
  • 40.
    Si la duréeest imposée et la main-d’œuvre limitée: Avec : Nj : le nombre de jours ou la durée imposée Hd : les déficitaires ou le crédit d’heures déficitaires Ns : nombre d’heures supplémentaires par ouvrier par jours
  • 41.
  • 44.
    2) Si ona 4 ouvriers : a- Calculer la durée que va prendre la totalité des travaux b- Pour terminer les travaux dans 50 jours, calculer la quantité des heures déficitaires et les heures supplémentaires journalières c- Si les ouvriers refuser d'effectuer des heures supplémentaires ; Calculer le nombre d’ouvriers supplémentaires à prévoir afin de respecter le délai de 50j
  • 45.
    V. Besoins enmatériel
  • 46.
    1. Principe: Les besoinsen matériels d’un chantier de bâtiment se déterminent suivant: •Les modes constructifs retenus pour la réalisation des ouvrages, •A partir des quantités des ouvrages à réaliser issues l’avant métré établi •A partir de la durée d’utilisation ou des rendements des matériels comprenant la part de temps morts inhérente à l’exécution sur chantier.
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    2. Rappels: On rappelleque le temps prévisionnel d’utilisation du matériel, par nature de l’ouvrage, est :
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    3. Etapes àsuivre:
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    Dans ce quisuit on va traiter les cas suivants: Cas des engins de terrassement Cas de poste de levage Cas de poste de bétonnage
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    4. Cas desengins de terrassement: Rotation des engins L’organisation des travaux de terrassements vise à optimiser l’utilisation des matériels afin de déplacer le plus de terre possible en un minimum de temps.
  • 52.
    DEFINITION La durée d’uncycle de production (Tcycle): est le temps nécessaire pour exécuter un tour complet, pour une opération donnée. La meilleure performance est obtenue quand le temps d’attente est nul (Ta = 0) Tcycle = Tch + T tc + T dé + T tv
  • 53.
    Le temps dechargement (Tch): Il est donné par la formule suivante: K: coefficient d’efficience R th: le rendement théorique de l’engin R p: le rendement pratique de l’engin
  • 54.
    •V t :le volume transporté par un camion de chantier dans un seul voyage Vt = Min (Vu ; CUC /ƍ) Vu : le volume utile du camion correspond au volume de la benne. CUC : la charge utile du camion est le poids maximal des matériaux qu’on peut transporter par voyage
  • 55.
    ƍ : lamasse volumique des terres foisonnée ƍ = ƍ sp / f ƍ sp : la masse volumique des terres en place f : Facteur de foisonnement f = 1 + c c : Coefficient de foisonnement
  • 56.
    Ttc : Letemps de transport en charge : Ttc = D / V tc D : Distance entre le chantier et le dépôt V tc : vitesse moyenne de transport en charge Ttv : Le temps de transport à vide : Ttv = D / V tv V tv : vitesse moyenne de transport à vide Tdé : Le temps de déchargement
  • 57.
    Nc : estle nombre de camions à affecter à l’engin d’excavation. Il est donné par la relation suivante: N c = T cycle / Tch •Si (Tcycle > Nc x Tch) : l’engin doit donc attendre ; le temps d’attente calculer comme suit : Ta(engin) = Tcycle – Nc x Tch •Si (Tcycle < Nc x Tch) : le Camion doit donc attendre ; le temps d’attente calculer comme suit : Ta(camion) = Nc x Tch – Tcycle
  • 58.
    Représentation graphique ducycle: (chemin de fer) Exemple :
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    Le temps dechargement (Tch) en fonction de la capacité du godet:
  • 61.
    Application Votre entreprise vientde décrocher un chantier de terrassement dont le volume de déblais en place est estimé à 3820,000 m3 . On vous demande d’organiser la rotation de camions qui vont effectuer le transport de ces matériaux. Pour cela, vous bénéficiez des renseignements de l’entreprise suivants : - Chargeur pour le remplissage des camions: • rendement: 60,000 m3 par heure en terrain foisonné. • efficience: 50/60. - Masse volumique apparente du terrain: 1,50 t/m3 . - Coefficient de foisonnement du terrain considéré: 20%. - Temps de déchargement des camions: 0,25 min par m3 transporté. -Temps de travail journalier: 7 heures par jour MAXIMUM. -Les matériaux doivent être évacués à une décharge publique située à 20km du chantier.
  • 62.
    1°) De calculerla durée de cycle d’un camion. 2°) De calculer le nombre de camions nécessaires. 3°) Tracer le planning chemin de fer d’une noria de camion en indiquant combien Chaque camion doit attendre. 4°) De calculer la durée du chantier. Types camions Capacité (en m3 ) Charge utile (en tonnes) Vitesses (km/h). chargé vide Semi- remorque 16 24 60 78
  • 63.
    EXERCICE Votre entreprise vientde décrocher un chantier de réalisation de route dont le volume de GNF nécessaire est estimé à 12000 m3. •On vous demande d’organiser la rotation des camions qui vont effectuer le transport de ces matériaux. Pour cela vous bénéficier des renseignements suivants : •Une chargeuse pour le remplissage des camions avec un rendement théorique de70m3/h. •Coefficients correctifs de Pth : facteur de remplissage du godet : C1=1.05, Efficacité de travail (efficience) : C2=0.95. •Masse volumique de GNF est de 1300 kg/m3 •Temps de déchargement des camions : 3 min •Temps de travail journalier :8 heures / j maximum. •La carrière est située à 25km du chantier •Des camions de 6x4 utilisé avec une benne de 18 m3 •Capacité utile de camion : 24 tonnes
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    •Vitesse en charge50 km/h. •Vitesse à vide 70 Km/h. 1. Vérifier la capacité du semi–remorque. 2. Calculer le rendement réel de l’engin 3. Calculer la durée de cycle d’un camion 4. Calculer le nombre de camions nécessaires (le camion peut attendre le chargement à la carrière) 5. Calculer le nombre de rotations (voyages) d’un camion par jour (à l’unité et à l’entier inferieur) 6. Tracer le planning chemin de fer d’une noria de camion en indiquant combien Chaque camion doit attendre 7. Calculer la durée de la tâche« approvisionnement en GNF » en jour 8. En déduire le coût du« m3» approvisionné au chantier sa chant que le coût d’achat à la carrière est de 50dh/m3et le coût de location d’un camion est de 2000 DH/Jour
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    5 . Casde poste de levage 5-1 Différents types de moyens de levage Les moyens de levage principalement utilisés et les plus répandus sur le marché sont les suivants : Grue à tour, Grue télescopique à montage rapide (GTMR) Grue automotrice (routière et tous terrains), Grue sur chenille à flèche treillis, Portiques et ponts roulants…
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    Grue télescopique àmontage rapide (GTMR)
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    Grue sur chenilleà flèche treillis
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    5-2 Flèche distributrice A: mât B : châssis de base C : système de rotation D : lest de base E : tête de mât F : cabine de commande G : flèche distributrice H : tirant de flèche I : contre-flèche J : contrepoids d’équilibrage K : chariot de levage et distribution L : moufle et crochet de levage
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    5-3 Elingue /Palonnier / Equipement : Elingue Benne Palonnier
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    5- 4 :Mouvements d’une grue à tour : 1) Distribution : déplacement du chariot par rapport à la flèche 2) Levage : déplacement du moufle par rapport au chariot 3) Orientation : déplacement de l’ensemble flèche / porte- flèche / contre-flèche par rapport au fût 4) Translation : déplacement du châssis de base par rapport à la voie de grue
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    5- 5 Exemplesde L’emplacement de la Grue
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    5 – 7Critères de choix du moyen de levage On peut suivre la démarche suivante : 1) Tracer l’axe de la voie de la grue sur le plan de terrassement 2) Déterminer la longueur minimale de la flèche en mètre : 3) Déterminer la hauteur sous crochet minimale en mètre : 4) Déterminer les valeurs maximales des charges à lever en bout de flèche 5) Choisir la grue optimale 6) Déterminer la longueur de la voie de grue 7) Définir la voie de roulement 8) Etablir la demande d’installation de grue aux autorités locales
  • 77.
    5-7-1) Tracer l’axede la voie de la grue sur le plan de terrassement: Il s’agit de localiser sur le plan de l’emprise des bâtiments et des terrassements l’axe de la voie de la grue. Cet axe est dessiné le plus souvent parallèlement aux bâtiments à construire, à une distance minimale (D) donnée par les règles :
  • 78.
    5-7-2) Déterminer lalongueur minimale de la flèche en mètre : Après avoir repéré l’angle du bâtiment le plus éloigné de l’axe de la voie, on trace une perpendiculaire à cet axe, puis on calcule cette distance, que doit être arrondie par excès au mètre supérieur ;
  • 79.
    5-7-3) Calculer lahauteur minimale sous crochet : Le calcul se fait par rapport au-dessus des rails de la grue, avec la relation suivante : Avec: h1: C’est la hauteur plus grande des bâtiments à construire ou déjà construits h2: C’est la hauteur de sécurité entre charges à lever et le point le plus haut du bâtiment, fixée à 2 mètres h3: C’est la hauteur des charges à lever y compris le matériel de manutention.
  • 80.
    5 -7- 4)Déterminer les valeurs maximales des charges à lever en bout de flèche : Après études comparatives, on retient la plus grande valeur des charges à lever aux portées maximales et intermédiaires ;
  • 81.
    5 -7 -5)Choisir la grue optimale : A partir des caractéristiques calculées, on cherche le type de grue correspondante le mieux au chantier et à la valeur locative minimale, tout en vérifiant les possibilités de son démontage à la fin des travaux ;
  • 82.
    5-7-6) Déterminer lalongueur de la voie de grue : Ceci peut se faire graphiquement en traçant deux arcs de cercle de centre (O1) et (O2), points plus éloignés du projet de construction, et de rayon "R" égal à longueur de la flèche et on mesure la distance A1-A2 comme l’indique le schéma suivant :
  • 83.
    5-7-7) Définir lavoie de roulement : Selon la nature du sol, les caractéristiques de la grue retenue et les solutions à envisager sont : voie sur traverses, voie sur longrines du bois ou béton armé ;
  • 84.
    5-7-8) Etablir lademande d’installation de grue aux autorités locales. Après ces 8 étapes il faut maitre en fonction la grue sur chantier. Pour ce faire on doit: Demandé l’autorisation de transport ; Préparer le terrain d’emplacement : décapé, assaini, consolidé, etc. ; Effectuer la mise en place de la grue par les services spécialisés ; Effectuer la mise en service de la grue : essais statiques et dynamiques.
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    Exercice 01 Niveau d’acrotère: 225.00m Niveau du TN : 190.00m Niveau du SS : 188.50m Embase : 6 x 6m Talus 1/1 La marge de travail 0.6m 3 0 .0 0 m BATIMENT A 45.00 m
  • 86.
    Sachant que l’onva soulever En bout de flèche : •une benne à béton de 1m3 de volume, 1.20m de hauteur et 200kg de masse à vide, •des banches de 4.00x3.00m avec 300kg/m2 • des pré-dalles de 4.50x2.50x0.08m soulevées à l’aide de palonnier de 350kg de masse et 3.50m de hauteur, • des voiles de 5.00x2.80x0.15m soulevés à l’aide de palonnier de 250kg de masse et 2.50 m de haut •des élingues pour benne à béton , banche, pré-dalles et voiles de Hauteur: 2.50m 1- Déterminer la position de l’axe de la voie de grue par rapport au bâtiment A ; 2- Calculer la longueur minimale de la flèche ; 3- Calculer la hauteur sous crochet ; 4- Calculer les charges admissibles en bout de flèche
  • 87.
    Exercice 02 Pour laconstruction du bâtiment A l’entreprise utilisera une grue fixe de type GTMR 360 B Données : Niveau TN = 320.40 Niveau Acrotère =+342.10 Niveau FF=+318.60 embase 6.00*6.00
  • 88.
    La grue doitmanutentionner les charges suivantes : •Benne à tuyau capacité 750l, masse benne vide 295kg, hauteur benne 2750mm, Mv=2.4t/m3 •Pré-dalle de 2*4*0.07 et 2200 kg •Banches 2850kg et h=2.80 m •Elingue pour benne à béton h=2.20 m •Palonnier pour pré-dalle et banches de 350kg et h=2.5m Travail demandé •1) Calculer la longueur de la flèche •2) Calculer la charge maximale à lever •3) Calculer la hauteur sous crochet
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    EFF 2022 (20pts) : Une entreprise prévoit l´installation d´une grue à tour mobile sur rails pour la réalisation des bâtiments A et B. le bâtiment C est existant.
  • 92.
    Données : Altitudes desniveaux : - Fond de fouille du bâtiment A : + 266,500 - Fond de fouille du bâtiment B : + 267,400 - Points les plus haut de l´acrotère des bâtiments A et B : +280,000 - Points les plus haut de l´acrotère du bâtiment C : +285,000 - Le terrain naturel après décapage est nivelé à la cote : +270,000 Inventaire des charges à lever : Masse volumique du béton armé : 2500 Kg/m3  Masse volumique du béton frais : 2400 Kg/m3 Elément Hauteur (m) Masse (Kg) Benne à béton 900 l - vide 2,4 Elingue : 2,5 300 Banches de coffrage 2,8 Palonnier : 3,5 3300 Prédalles préfabriquées en béton armé 5,0m*2,5m*0,1m A déterminer Palonnier : 2,5 A déterminer
  • 93.
    1- Déterminer l´emprisedes terrassements sachant que : - L´angle du talus naturel est 60°, -La surlargeur de l´emprise des terrassements pour permettre le coffrage des murs du sous-sol est 1,5m. 2- Déterminer la position de l´axe de la voie de grue par rapport à la façade sachant que : • La largeur de la voie de grue est de 6m, • La section de la semelle de la voie de grue est de 100 cm*50 cm, • Respecter l´angle de 45o depuis le fond de fouille jusqu´à la partie supérieure de la fondation de la grue. 3- Déterminer les positions extrêmes de la grue et calculer la longueur de la voie de grue si sa portée maximale est de 25m. 4- Déterminer la hauteur sous crochet de la grue. La hauteur de longrine + rail au-dessus de la plateforme est de 50 cm. 5- Déterminer la capacité de levage de la grue. NB : Faire des schémas explicatifs pour chaque réponse.