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Crédito fotografías: 
- OJEWP/Panamá 
-Nanang Sujana/Indonesia 
- REPALEF/Congo
3 
LA PARTICIPATION EFFECTIVE DES PEUPLES 
ET COMMUNAUTÉS: UN DÉFI AU SEIN DES 
NÉGOCIATIONS GLOBALES SUR LE CLIMAT 
La présence et la participation entière des peuples et communautés autochtones est d’une importance vitale 
dans tous les processus de négociation liés aux thématiques des forêts et du climat dans un cadre national, 
régional et international. De nombreuses recherches scientifiques, cartes de la couverture forestière, et la 
seule évidence in situ, démontrent que l’expérience et la connaissance des Peuples autochtones afin de 
maintenir et protéger les forêts et leur biodiversité durant des millénaires est un élément essentiel au sein 
de l’effort global pour s’adapter et mitiger le changement climatique. Selon la Banque Mondiale, les peuples 
autochtones protègent au sein de leurs territoires près de 80% de la biodiversité planétaire.1 
Malgré les avancées internationales en matière de droits autochtones – comme la Déclaration des Nations 
Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, et la Convention 169 de l’OIT – dans le contexte des 
négociations sur le changement climatique et d’autres thématiques similaires ; la participation des peuples 
autochtones aux discussions et à la construction de propositions, et la possibilité de se défendre face à 
certains accords, sont limitées, même lorsque ces dénommées négociations touchent à leurs modes de vie. 
Durant les deux dernières décennies, les espaces obtenus par les peuples autochtones en tant 
qu’observateurs au sein d’initiatives telles que le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) de la 
Banque Mondiale, le Conseil Normatif d’ONU REDD, l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones 
de l’ONU, etc. ont été investis selon un modèle d’influence reposant principalement sur des personnes 
autochtones, qui ont réussi à positionner au sein de l’agenda international des thématiques centrales de 
grande importance pour les peuples autochtones, bien que non directement liées à l’agenda territorial dans 
son ensemble. 
Dans ce contexte, obtenir la participation effective des Peuples et communautés devient un des principaux 
défis, à savoir notamment relier l’agenda des territoires avec les espaces de débat à portée internationale 
afin de positionner dans les discussions et les négociations des thématiques comme la consolidation et 
reconstitution de la territorialité ancestrale, le Consentement préalable, libre, informé et inaliénable (CPLI), 
la propriété de l’intégralité du territoire (sol, sous-sol, couverture forestière, carbone et ses fonctions 
écosystémiques) ainsi que des sauvegardes sociales et environnementales préventives qui soient effectives 
et concrètes. 
1 http://www.bancomundial.org/es/topic/indigenouspeoples/overview
4 
SOMMET SUR LE CLIMAT 2014, POINT DE DÉPART 
VERS UN ACCORD GLOBAL DEPUIS L’AGENDA 
TERRITORIAL 
La Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique 
(CCNUCC-COP20), qui se déroulera à Lima, Pérou, devra lancer une « ébauche solide » qui permette 
d’atteindre en 2015 un accord global sur la réduction des émissions polluantes post-2020. 
Ce scénario a mobilisé une série de programmes globaux et de pays donateurs en lien avec l’agenda global 
du Climat et des Forêts, pour la conclusion d’accords qui permettent d’obtenir des engagements anticipés en 
direction de la prochaine COP20, et d’apporter des propositions pour prendre des mesures urgentes afin de 
stopper le réchauffement global. 
Cette mobilisation de l’agenda global met en évidence l’importance et la nécessité de construire rapidement 
une base commune d’accords climatiques préliminaires à la COP. Malgré les grandes attentes envers 
Lima, la pression sur cette même COP reste forte ; c’est pour cette raison que les Nations Unies, dans le 
but de s’assurer d’un accord climatique global ambitieux et légal pour 2015, à Paris, à travers le Secrétariat 
Général, ont convoqué les Chefs d’Etat et de Gouvernement, les représentants d’entreprises, les institutions 
© OJEWP/Panamá
5 
financières, la société civile, et les leaders locaux, au Sommet sur le Climat, qui se déroulera en septembre 
2014 à New-York. A travers cet effort, les Nations Unies tentent de construire une base solide sur laquelle 
négocier avec succès et avancer vers la réduction des émissions et le renforcement des stratégies 
d’adaptation. 
Dans ce cadre international, où les forêts, et les Peuples et communautés qui l’habitent, jouent un rôle 
fondamental au sein des politiques climatiques, de développement durable et des droits des communautés, 
a émergé une articulation d’organisations autochtones, se situant dans des pays qui représentent 85% des 
forêts tropicales du monde entre les mains des communautés (Bassin Amazonien – Mésoamérique – Bassin 
du Congo – Asie du sud-est), celles-ci maintenant leur demande historique pour la reconnaissance de leurs 
territoires, l’influence dans le cadre des négociations sur le climat et le droit à l’autodétermination de leurs 
peuples.
6 
LA CONTRIBUTION DES PEUPLES-TERRITOIRES 
AUTOCHTONES, AXE MAJEUR DES NÉGOCIATIONS 
SUR LE CLIMAT 
Dans le contexte mondial, la forêt tropicale se déploie en trois grandes régions : l’Amazonie qui représente 
approximativement 45% ; le bassin du Congo dans la région de l’Afrique centre-occidentale 15% ; et la 
région Indo-malaisienne 20%. En termes qualitatifs, la forêt tropicale est le plus complexe des plus grands 
écosystèmes de la planète, et contient plus de la moitié de la flore et faune existante ; celles du nouveau 
monde, nommées néo tropicales, possèdent une grande diversité et richesse d’espèces végétales. 
© Nanang Sujana/Indonesia
7 
Source: réélaboration à partir de Porse (2008). The main biomes of the world, http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7b/ 
Vegetation-no-legend.PNG. 
Il existe une correspondance claire entre les zones de forêts tropicales qui restent et la présence de peuples 
autochtones en Amérique Latine, dans le bassin du Congo en Afrique, et dans plusieurs pays d’Asie tropicale. 
L’organisation autochtone est un dénominateur commun dans ces zones importantes, celles-ci même qui, au 
travers des générations, ont pris soin, protégé et cohabité avec la forêt, faisant partie de leur cosmovision. 
Une articulation importante et représentative d’organisations sont les peuples autochtones de la Région 
Equatoriale Globale : l’Association Interethnique pour le Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP), 
membre de la Coordinatrice Autochtone du Bassin Amazonien (COICA) ; le Réseau des Peuples 
Autochtones et Locaux pour la Gestion des Écosystèmes Forestiers (REPALEF), dans le bassin du Congo 
; l’Alliance Masyarakat Adat Nusantara (AMAN) en Indonésie ; et l’Alliance Mésoaméricaine des Peuples et 
Forêts (AMPB) ; dont les forêts gérées par les peuples autochtones comptent parmi les plus hauts niveaux 
d’absorption, d’équilibre et stockage de carbone (plus de 85 giga tonnes de CO2), et plus de 24 fonctions 
ecosystémiques (eau, biodiversité, evapotranspiration, pollinisation, nutriments, entre autres) au service de la 
mitigation, adaptation et résilience socio-environnementale face à la crise climatique globale, pour le bénéfice 
l’humanité entière. 
Lors de la récente réunion du Conseil Normatif d’ONU REDD et de la PC17 du FCPF (juillet 2014 à Lima, 
Pérou), les représentants de l’Association Interethnique pour le Développement de la Forêt Péruvienne 
AIDESEP (Amazonie) et l’Alliance Mésoaméricaine des Peuples et Forêts AMPB (Mésoamérique) ont 
présenté les 3 axes majeurs issus des propositions des organisations territoriales autochtones des forêts 
mondiales: 
1. Respect et reconstitution de la territorialité ancestrale: à travers la propriété sur les territoires 
occupés, possédés ou utilisés de façon ancestrale, la récupération et restitution des droits intégraux 
sur les territoires et les ressources naturelles. 
2. Financements climatiques territoriaux: engagements internationaux et nationaux pour appuyer 
cette gestion holistique millénaire, en mettant l’accent sur un financement clair, accessible et pertinent 
en appui aux objectifs et efforts des Peuples et communautés autochtones, à travers leurs propres
8 
formes d’organisation sur les territoires, pour la protection et la restauration des écosystèmes forestiers 
et des terres agricoles. 
3. Autodétermination et Consentement préalable, libre, informé et inaliénable: Conditions 
de participation directe, entière et effective lors des décisions nationales et internationales sur le 
changement climatique, l’environnement, les ressources naturelles, les forêts et le développement 
rural. 
Le second semestre 2014 est un scénario crucial pour les accords de l’agenda climatique, et un défi d’autant 
plus grand pour les peuples autochtones du monde afin d’obtenir qu’au sein de ces accords soient incorporés 
leurs propositions et arguments. Pour cette raison, il est crucial d’influencer le prochain Sommet sur le Climat 
2014, convoqué à la demande du Secrétaire Général Ban Ki-Moon, lequel, le 9 août passé, a prié tous les 
Etats Membres des Nations Unies de « travailler en totale coopération avec les peuples autochtones pour 
améliorer leurs vies et leurs opportunités, ainsi que pour promouvoir et protéger leurs droits, essentiels pour 
notre futur commun ». 
Lors de ce sommet, l’articulation annoncera au monde sa contribution à la protection et à la gestion 
durable de 400 millions d’hectares de forêts tropicales ; engagement que nous avons assumé en tant que 
propriétaires et possédants, et comme peuples autochtones de ces territoires ancestraux. 
L’importance de protéger ces 400 millions d’hectares de forêts dans la Région Equatoriale Globale, est 
particulièrement essentielle lorsque l’on prend en compte le fait que les Forêts Tropicales contiennent 59% 
du carbone total stocké dans toutes les formations forestières du monde (Phillips and Gentry 1994, Phillips 
et al. 1998, Clark et al. 2001, Clark 2002, Clark et al. 2003, Vieria et al. 2005, Clark 2007, CCNUCC 2008) 
; la gestion holistique de ces écosystèmes apparaît donc comme une autre option réalisable pour mitiger 
le Changement Climatique Global. Le développementalisme et les mégaprojets dans cette région sont 
responsables de la perte d’environ 15,4 millions d’hectares par an, ce qui représente 13% des émissions 
annuelles de gaz à effet de serre dans le monde. L’impact de la déforestation et de la dégradation est 
responsable de la variabilité climatique des deux tropiques, qui représentent une bande de 5.212 km de 
largeur (incluant 140 pays : 114 dans leur totalité et 26 de façon partielle). 
OBJECTIFS 
a) Présenter un ensemble de propositions en matière de gestion territoriale qui contribuent à la concertation 
d’accords climatiques en faveur de l’humanité, à partir de la reconnaissance des droits territoriaux des 
peuples autochtone. 
b) Faire connaître les leçons apprises depuis les régions du Bassin Amazonien – Mésoamérique – Bassin du 
Congo – Asie du sud-est, en relation à la contribution des différents systèmes de gouvernance territoriale. 
c) Renforcer l’articulation des organisations territoriales des peuples autochtones des forêts mondiales, en 
appuyant l’influence politique conjointe, jusque la phase finale des négociations climatiques.
9 
RÉSULTATS ATTENDUS 
• Obtenir la reconnaissance de l’importance stratégique de promouvoir un accord global en 
matière d’élargissement et de consolidation des droits territoriaux des peuples et communautés 
autochtones qui ont été les gardiens des forêts tropicales du monde ; sous la figure de : la 
reconnaissance du territoire, le financement direct aux organisations territoriales traditionnelles et 
le respect de la libre détermination. 
• Obtenir, dans le cadre des engagements du Sommet Climatique, la reconnaissance, la valorisation 
et l’appui aux actions réalisées par les Peuples et communautés autochtones afin de mitiger et 
s’adapter au changement climatique, depuis des millénaires. 
• Renforcer un dialogue direct entre les gouvernements et les autorités représentatives possédant 
des droits territoriaux pour la promotion d’accords en direction du renforcement de la gouvernance 
de ces territoires. 
• Appuyer l’articulation des organisations territoriales autochtones des forêts en vue d’une influence 
politique lors des processus climatiques. 
© REPALEF/Congo
10 
PARTICIPANTS À LA PROPOSITION TERRITORIALE 
AUTOCHTONE LORS DU SOMMET SUR LE CLIMAT 
– ONU, SEPTEMBRE 2014 
Mme Mina Susana Setra 
AliansiMasyarakatAdat Nusantara (AMAN) 
Députée auprès du Secrétaire Général pour le Développement Organisationnel, l’Information, la 
Communication et la Mobilisation des Ressources 
Jakarta, Indonésie. 
Mr Edwin Vásquez Campos 
Coordinadora Indígena de la Cuenca Amazónica (COICA) 
Coordinateur Général 
Quito, Equateur. 
Mr Daysi Zapata Fasabi 
Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (AIDESEP) 
Vice-Présidente 
Lima, Pérou. 
Mr Cándido Mezúa Salazar 
Coordinadora Nacional de Pueblos Indígenas de Panamá (COONAPIP) et membre de la Comisión Ejecutiva 
de la Alianza Mesoamericana de Pueblos y Bosques (AMPB). 
Comarca Embera Wounaan, Panamá. 
Mr Joseph Itongwa MUKUMO 
Coordinateur National du Réseau des Peuples Autochtones et Locales Pour la Gestion des Écosystèmes 
Forestiers (REPALEF) 
Secrétaire Général du Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la gestion durable des 
écosystèmes forestiers en Afrique centrale () 
Kinshasa, République Démocratique du Congo.
11 
ACTIVITÉS À NEW-YORK 
ACTIVITÉ DATE 
CONTENU 
Table Ronde: état global des droits 
territoriaux et des forêts 20 Septembre 
- Analyse du contexte global (état 
des droits et acteurs des régions 
et du monde). 
- Rapport depuis les régions sur 
l’état de l’art en matière de droits 
. Amazonie 
. Indonésie 
. RDC 
. Mésoamérique 
- Problématique centrale et 
propositions pour faire avancer 
les droits au niveau global. 
Conférence Mondiale des Peuples 
Autochtones 22 Septembre 
- Propriété des Territoires 
- Financements climatiques 
territoriaux 
- Autodétermination, et 
Consentement Préalable, Libre et 
Informé : conditions 
Sommet sur le Climat 2014 
23 Septembre 
Lancement: annonce au monde 
de la contribution pour la 
protection et la gestion durable 
de 400 millions d’hectares de 
forêts tropicales. 
Agenda Politique : 
- Droits territoriaux 
- Financements climatiques 
territoriaux 
- Autodétermination, et 
Consentement Préalable, Libre et 
Informé : conditions 
Conferencia de Prensa: El Aporte de los 
Pueblos-Territorios Indígenas a la Agenda 
Global del Clima
12 
Coin communautaire 
www.ifnotusthenwho.me/welcome/ 
Twitter : @IfNotUs_ThenWho 
Emplacement: The Corner, 501 Lexington 
Ave, New-York. 
19 au 25 Septembre 
- Exposition de vidéos et 
photographies 
- Conférences 
- Réunions 
- Café
www.aman.or.id 
www.coica.org.ec 
www.aidesep.org.pe 
www.alianzamesoamericana.org 
secretariatecnica@alianzamesoamericana.org

Peuples sommet 2014 le climat de l´onu

  • 1.
  • 2.
    Crédito fotografías: -OJEWP/Panamá -Nanang Sujana/Indonesia - REPALEF/Congo
  • 3.
    3 LA PARTICIPATIONEFFECTIVE DES PEUPLES ET COMMUNAUTÉS: UN DÉFI AU SEIN DES NÉGOCIATIONS GLOBALES SUR LE CLIMAT La présence et la participation entière des peuples et communautés autochtones est d’une importance vitale dans tous les processus de négociation liés aux thématiques des forêts et du climat dans un cadre national, régional et international. De nombreuses recherches scientifiques, cartes de la couverture forestière, et la seule évidence in situ, démontrent que l’expérience et la connaissance des Peuples autochtones afin de maintenir et protéger les forêts et leur biodiversité durant des millénaires est un élément essentiel au sein de l’effort global pour s’adapter et mitiger le changement climatique. Selon la Banque Mondiale, les peuples autochtones protègent au sein de leurs territoires près de 80% de la biodiversité planétaire.1 Malgré les avancées internationales en matière de droits autochtones – comme la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, et la Convention 169 de l’OIT – dans le contexte des négociations sur le changement climatique et d’autres thématiques similaires ; la participation des peuples autochtones aux discussions et à la construction de propositions, et la possibilité de se défendre face à certains accords, sont limitées, même lorsque ces dénommées négociations touchent à leurs modes de vie. Durant les deux dernières décennies, les espaces obtenus par les peuples autochtones en tant qu’observateurs au sein d’initiatives telles que le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) de la Banque Mondiale, le Conseil Normatif d’ONU REDD, l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones de l’ONU, etc. ont été investis selon un modèle d’influence reposant principalement sur des personnes autochtones, qui ont réussi à positionner au sein de l’agenda international des thématiques centrales de grande importance pour les peuples autochtones, bien que non directement liées à l’agenda territorial dans son ensemble. Dans ce contexte, obtenir la participation effective des Peuples et communautés devient un des principaux défis, à savoir notamment relier l’agenda des territoires avec les espaces de débat à portée internationale afin de positionner dans les discussions et les négociations des thématiques comme la consolidation et reconstitution de la territorialité ancestrale, le Consentement préalable, libre, informé et inaliénable (CPLI), la propriété de l’intégralité du territoire (sol, sous-sol, couverture forestière, carbone et ses fonctions écosystémiques) ainsi que des sauvegardes sociales et environnementales préventives qui soient effectives et concrètes. 1 http://www.bancomundial.org/es/topic/indigenouspeoples/overview
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    4 SOMMET SURLE CLIMAT 2014, POINT DE DÉPART VERS UN ACCORD GLOBAL DEPUIS L’AGENDA TERRITORIAL La Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC-COP20), qui se déroulera à Lima, Pérou, devra lancer une « ébauche solide » qui permette d’atteindre en 2015 un accord global sur la réduction des émissions polluantes post-2020. Ce scénario a mobilisé une série de programmes globaux et de pays donateurs en lien avec l’agenda global du Climat et des Forêts, pour la conclusion d’accords qui permettent d’obtenir des engagements anticipés en direction de la prochaine COP20, et d’apporter des propositions pour prendre des mesures urgentes afin de stopper le réchauffement global. Cette mobilisation de l’agenda global met en évidence l’importance et la nécessité de construire rapidement une base commune d’accords climatiques préliminaires à la COP. Malgré les grandes attentes envers Lima, la pression sur cette même COP reste forte ; c’est pour cette raison que les Nations Unies, dans le but de s’assurer d’un accord climatique global ambitieux et légal pour 2015, à Paris, à travers le Secrétariat Général, ont convoqué les Chefs d’Etat et de Gouvernement, les représentants d’entreprises, les institutions © OJEWP/Panamá
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    5 financières, lasociété civile, et les leaders locaux, au Sommet sur le Climat, qui se déroulera en septembre 2014 à New-York. A travers cet effort, les Nations Unies tentent de construire une base solide sur laquelle négocier avec succès et avancer vers la réduction des émissions et le renforcement des stratégies d’adaptation. Dans ce cadre international, où les forêts, et les Peuples et communautés qui l’habitent, jouent un rôle fondamental au sein des politiques climatiques, de développement durable et des droits des communautés, a émergé une articulation d’organisations autochtones, se situant dans des pays qui représentent 85% des forêts tropicales du monde entre les mains des communautés (Bassin Amazonien – Mésoamérique – Bassin du Congo – Asie du sud-est), celles-ci maintenant leur demande historique pour la reconnaissance de leurs territoires, l’influence dans le cadre des négociations sur le climat et le droit à l’autodétermination de leurs peuples.
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    6 LA CONTRIBUTIONDES PEUPLES-TERRITOIRES AUTOCHTONES, AXE MAJEUR DES NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT Dans le contexte mondial, la forêt tropicale se déploie en trois grandes régions : l’Amazonie qui représente approximativement 45% ; le bassin du Congo dans la région de l’Afrique centre-occidentale 15% ; et la région Indo-malaisienne 20%. En termes qualitatifs, la forêt tropicale est le plus complexe des plus grands écosystèmes de la planète, et contient plus de la moitié de la flore et faune existante ; celles du nouveau monde, nommées néo tropicales, possèdent une grande diversité et richesse d’espèces végétales. © Nanang Sujana/Indonesia
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    7 Source: réélaborationà partir de Porse (2008). The main biomes of the world, http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7b/ Vegetation-no-legend.PNG. Il existe une correspondance claire entre les zones de forêts tropicales qui restent et la présence de peuples autochtones en Amérique Latine, dans le bassin du Congo en Afrique, et dans plusieurs pays d’Asie tropicale. L’organisation autochtone est un dénominateur commun dans ces zones importantes, celles-ci même qui, au travers des générations, ont pris soin, protégé et cohabité avec la forêt, faisant partie de leur cosmovision. Une articulation importante et représentative d’organisations sont les peuples autochtones de la Région Equatoriale Globale : l’Association Interethnique pour le Développement de la Forêt Péruvienne (AIDESEP), membre de la Coordinatrice Autochtone du Bassin Amazonien (COICA) ; le Réseau des Peuples Autochtones et Locaux pour la Gestion des Écosystèmes Forestiers (REPALEF), dans le bassin du Congo ; l’Alliance Masyarakat Adat Nusantara (AMAN) en Indonésie ; et l’Alliance Mésoaméricaine des Peuples et Forêts (AMPB) ; dont les forêts gérées par les peuples autochtones comptent parmi les plus hauts niveaux d’absorption, d’équilibre et stockage de carbone (plus de 85 giga tonnes de CO2), et plus de 24 fonctions ecosystémiques (eau, biodiversité, evapotranspiration, pollinisation, nutriments, entre autres) au service de la mitigation, adaptation et résilience socio-environnementale face à la crise climatique globale, pour le bénéfice l’humanité entière. Lors de la récente réunion du Conseil Normatif d’ONU REDD et de la PC17 du FCPF (juillet 2014 à Lima, Pérou), les représentants de l’Association Interethnique pour le Développement de la Forêt Péruvienne AIDESEP (Amazonie) et l’Alliance Mésoaméricaine des Peuples et Forêts AMPB (Mésoamérique) ont présenté les 3 axes majeurs issus des propositions des organisations territoriales autochtones des forêts mondiales: 1. Respect et reconstitution de la territorialité ancestrale: à travers la propriété sur les territoires occupés, possédés ou utilisés de façon ancestrale, la récupération et restitution des droits intégraux sur les territoires et les ressources naturelles. 2. Financements climatiques territoriaux: engagements internationaux et nationaux pour appuyer cette gestion holistique millénaire, en mettant l’accent sur un financement clair, accessible et pertinent en appui aux objectifs et efforts des Peuples et communautés autochtones, à travers leurs propres
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    8 formes d’organisationsur les territoires, pour la protection et la restauration des écosystèmes forestiers et des terres agricoles. 3. Autodétermination et Consentement préalable, libre, informé et inaliénable: Conditions de participation directe, entière et effective lors des décisions nationales et internationales sur le changement climatique, l’environnement, les ressources naturelles, les forêts et le développement rural. Le second semestre 2014 est un scénario crucial pour les accords de l’agenda climatique, et un défi d’autant plus grand pour les peuples autochtones du monde afin d’obtenir qu’au sein de ces accords soient incorporés leurs propositions et arguments. Pour cette raison, il est crucial d’influencer le prochain Sommet sur le Climat 2014, convoqué à la demande du Secrétaire Général Ban Ki-Moon, lequel, le 9 août passé, a prié tous les Etats Membres des Nations Unies de « travailler en totale coopération avec les peuples autochtones pour améliorer leurs vies et leurs opportunités, ainsi que pour promouvoir et protéger leurs droits, essentiels pour notre futur commun ». Lors de ce sommet, l’articulation annoncera au monde sa contribution à la protection et à la gestion durable de 400 millions d’hectares de forêts tropicales ; engagement que nous avons assumé en tant que propriétaires et possédants, et comme peuples autochtones de ces territoires ancestraux. L’importance de protéger ces 400 millions d’hectares de forêts dans la Région Equatoriale Globale, est particulièrement essentielle lorsque l’on prend en compte le fait que les Forêts Tropicales contiennent 59% du carbone total stocké dans toutes les formations forestières du monde (Phillips and Gentry 1994, Phillips et al. 1998, Clark et al. 2001, Clark 2002, Clark et al. 2003, Vieria et al. 2005, Clark 2007, CCNUCC 2008) ; la gestion holistique de ces écosystèmes apparaît donc comme une autre option réalisable pour mitiger le Changement Climatique Global. Le développementalisme et les mégaprojets dans cette région sont responsables de la perte d’environ 15,4 millions d’hectares par an, ce qui représente 13% des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde. L’impact de la déforestation et de la dégradation est responsable de la variabilité climatique des deux tropiques, qui représentent une bande de 5.212 km de largeur (incluant 140 pays : 114 dans leur totalité et 26 de façon partielle). OBJECTIFS a) Présenter un ensemble de propositions en matière de gestion territoriale qui contribuent à la concertation d’accords climatiques en faveur de l’humanité, à partir de la reconnaissance des droits territoriaux des peuples autochtone. b) Faire connaître les leçons apprises depuis les régions du Bassin Amazonien – Mésoamérique – Bassin du Congo – Asie du sud-est, en relation à la contribution des différents systèmes de gouvernance territoriale. c) Renforcer l’articulation des organisations territoriales des peuples autochtones des forêts mondiales, en appuyant l’influence politique conjointe, jusque la phase finale des négociations climatiques.
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    9 RÉSULTATS ATTENDUS • Obtenir la reconnaissance de l’importance stratégique de promouvoir un accord global en matière d’élargissement et de consolidation des droits territoriaux des peuples et communautés autochtones qui ont été les gardiens des forêts tropicales du monde ; sous la figure de : la reconnaissance du territoire, le financement direct aux organisations territoriales traditionnelles et le respect de la libre détermination. • Obtenir, dans le cadre des engagements du Sommet Climatique, la reconnaissance, la valorisation et l’appui aux actions réalisées par les Peuples et communautés autochtones afin de mitiger et s’adapter au changement climatique, depuis des millénaires. • Renforcer un dialogue direct entre les gouvernements et les autorités représentatives possédant des droits territoriaux pour la promotion d’accords en direction du renforcement de la gouvernance de ces territoires. • Appuyer l’articulation des organisations territoriales autochtones des forêts en vue d’une influence politique lors des processus climatiques. © REPALEF/Congo
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    10 PARTICIPANTS ÀLA PROPOSITION TERRITORIALE AUTOCHTONE LORS DU SOMMET SUR LE CLIMAT – ONU, SEPTEMBRE 2014 Mme Mina Susana Setra AliansiMasyarakatAdat Nusantara (AMAN) Députée auprès du Secrétaire Général pour le Développement Organisationnel, l’Information, la Communication et la Mobilisation des Ressources Jakarta, Indonésie. Mr Edwin Vásquez Campos Coordinadora Indígena de la Cuenca Amazónica (COICA) Coordinateur Général Quito, Equateur. Mr Daysi Zapata Fasabi Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (AIDESEP) Vice-Présidente Lima, Pérou. Mr Cándido Mezúa Salazar Coordinadora Nacional de Pueblos Indígenas de Panamá (COONAPIP) et membre de la Comisión Ejecutiva de la Alianza Mesoamericana de Pueblos y Bosques (AMPB). Comarca Embera Wounaan, Panamá. Mr Joseph Itongwa MUKUMO Coordinateur National du Réseau des Peuples Autochtones et Locales Pour la Gestion des Écosystèmes Forestiers (REPALEF) Secrétaire Général du Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale () Kinshasa, République Démocratique du Congo.
  • 11.
    11 ACTIVITÉS ÀNEW-YORK ACTIVITÉ DATE CONTENU Table Ronde: état global des droits territoriaux et des forêts 20 Septembre - Analyse du contexte global (état des droits et acteurs des régions et du monde). - Rapport depuis les régions sur l’état de l’art en matière de droits . Amazonie . Indonésie . RDC . Mésoamérique - Problématique centrale et propositions pour faire avancer les droits au niveau global. Conférence Mondiale des Peuples Autochtones 22 Septembre - Propriété des Territoires - Financements climatiques territoriaux - Autodétermination, et Consentement Préalable, Libre et Informé : conditions Sommet sur le Climat 2014 23 Septembre Lancement: annonce au monde de la contribution pour la protection et la gestion durable de 400 millions d’hectares de forêts tropicales. Agenda Politique : - Droits territoriaux - Financements climatiques territoriaux - Autodétermination, et Consentement Préalable, Libre et Informé : conditions Conferencia de Prensa: El Aporte de los Pueblos-Territorios Indígenas a la Agenda Global del Clima
  • 12.
    12 Coin communautaire www.ifnotusthenwho.me/welcome/ Twitter : @IfNotUs_ThenWho Emplacement: The Corner, 501 Lexington Ave, New-York. 19 au 25 Septembre - Exposition de vidéos et photographies - Conférences - Réunions - Café
  • 13.
    www.aman.or.id www.coica.org.ec www.aidesep.org.pe www.alianzamesoamericana.org secretariatecnica@alianzamesoamericana.org