NOVEMBRE 2013 / N°24
L A L E T T R E S E M E S T R I E L L E D ' I N F O R M A T I O N
p. 1 EDITO
ZOOM SUR...
Un séminaire...
SAVOIR-FAIRE
FAIRE-SAVOIR
DES SOLUTIONS À L'ÉTUDE
POUR REMÉDIER AU CRACKING
Que faire pour lutter contre le risque de crac...
L'ART ET
LA MANIÈRE
UNE TONNELLERIE BIENTÔT AGRANDIE
ET RÉAMENAGÉE
La tonnellerie Boutes située à Beychac-et-Caillau près ...
BOUTES A TRAVERS L’ART
PORTRAITS
CROISÉS
DES COMMERCIAUX HEUREUX D'AVOIR
INTÉGRÉ LA TONNELLERIE BOUTES
Marianne Bodin et J...
Boutes a déjà conquis une quarantaine de nouveaux clients en Bourgogne, malgré un contexte difficile, les
millésimes 2012 et...
LA VIE DES MARCHÉS
À L'INTERNATIONAL
LE LIBAN : DES VINS PUISSANTS ET ÉLÉGANTS
ET UN NOUVEAU MARCHÉ POUR BOUTES
La tonnell...
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La Lettre Semestrielle D'Information de Novembre 2013

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La Lettre Semestrielle D'Information de Novembre 2013

  1. 1. NOVEMBRE 2013 / N°24 L A L E T T R E S E M E S T R I E L L E D ' I N F O R M A T I O N p. 1 EDITO ZOOM SUR... Un séminaire impulsant une nouvelle étape p. 2 SAVOIR FAIRE - FAIRE SAVOIR Des solutions à l'étude pour remédier au cracking ZOOM SUR... (suite de l’article) p. 3 L'ART ET LA MANIÈRE Unetonnelleriebientôtagrandieetréaménagée TÉMOIGNAGE DE DÉGUSTATION Clos de Tart 2003, Mommessin, Grand Cru de la Cote de Nuits p. 4 PORTRAITS CROISÉS Marianne Bodin & Jocelyn Bonnot BOUTES À TRAVERS L'ART p. 5 NOS CLIENTS ONT LA PAROLE Bourgogne : Boutes en challenger AGENDA / ÉVÉNEMENTS p. 6 LA VIE DES MARCHÉS À L'INTERNATIONAL Le Liban : des vins puissants et élégants et un nouveau marché pour Boutes L’EDITO TOUT UN PROGRAMME ! afind’annéeestsouventl’heuredesbilans!Nonpasseulementceuxcomptablesetfinanciersmaisune période où l’on se pose afin de regarder un peu en arrière, ou l’on essaye de faire le point sur les actions menées, de tirer les enseignements des quelques 365 jours qui se sont écoulés afin de les mettre à profit pour les 365 jours à venir. Me pliant à cet exercice, je dirai spontanément que l’année qui s’achève fut une année très“dense”,“riche”, “intense mais aussi très motivante”et ce, tant sur un plan humain que purement professionnel. De l’intégration de personnes nouvelles aux forces vives de la société à la réflexion menée autour de notre stratégie d’entreprise en passant par la réalisation de nouveaux outils marketing et de communication et au lancement de deux nouveaux produits pour le moins unique.... Nous avons été, je crois, fidèle à l’idée que nous nous faisons d’une entreprise dynamique ! La contrepartie de ce dynamisme qui nous anime se retrouve dans une expression populaire française qui dit en substance :“quand il n’y en a plus, il y en a encore !”. Eneffet,plutôtqued’êtretentédenousreposersurnosacquisetmarquerlepas,l’année2014seramarquéepar ce que je qualifierai du lancement de nos“grands travaux”. Ce sont ainsi les sites de Marcenat (merranderie) et de Beychac et Cailleau (tonnellerie), qui vont respectivement; pour le premier se voir relocaliser et entièrement moderniséetpourleseconds’agrandirtrèslargement(§art.“L’artetlamanière”). Commercialement parlant, l’année 2014 est aussi une année très attendue de toutes et tous au sein de l’entreprise. En effet, après quelques 4 années de recherche et d’essais nous avons officiellement“lancé”la commercialisation de deux nouvelles barriques appelées“Cœur”et“Soleil”. Après des premiers retours très encourageant quant à la réceptivité de nos interlocuteurs sur la démarche et les spécificités qui font de ces produits des produits uniques, il nous tarde maintenant d’avoir leurs premiers commentaires de dégustation et d’affiner ensemble notre démarche. Nul doute donc que nous n’ayons pas le temps de nous ennuyer et que les 365 jours à venir passent aussi vite que les 365 derniers ! Julien SÉGURA Directeur Communication ZOOM SUR... UN SÉMINAIRE IMPULSANT UNE NOUVELLE ÉTAPE Les agents Boutes présents dans les différentes parties du monde et la direction du groupe se sont réunis lors d'un séminaire fin septembre au Vietnam. Au programme, la présentation de multiples évolutions et des moments d'échanges et de rencontres. En Amérique du Nord et du Sud, en Océanie, en Afrique, au Moyen-Orient, en Chine, en Europe, ils sont les ambassadeurs de la marque Boutes. Les principaux agents présents sur tous les marchés export de la tonnellerie ont été réunis pour un séminaire du 22 au 27 septembre. Un événement rare - le précédent a eu lieu en 2008 en Italie - organisé auVietnam pour leur présenter toutes les évolutions mises en oeuvre par Boutes en terme de produits et de stratégie commerciale. "La motivation première de ce séminaire a été la sortie de nos deux nouvelles barriques, Cœur et Soleil. Nous avons travaillé avec les directeurs généraux de Boutes Pierre et Eric Barthe sur la stratégie de l'entreprise à moyen et long terme et sur la création de nouveaux outils de marketing et de communication, explique Julien Ségura, directeur commercial et marketing. Nous avons ainsi édité une nouvelle brochure haut de gamme comprenant des fiches produits précises et techniques, accompagnées de graphiques sur les profils aromatiquesettanniquesdenosbarriques." (suitep.2) L S O M M A I R E
  2. 2. SAVOIR-FAIRE FAIRE-SAVOIR DES SOLUTIONS À L'ÉTUDE POUR REMÉDIER AU CRACKING Que faire pour lutter contre le risque de cracking, un phénomène qui peut survenir chez tous les tonneliers ? La tonnellerie Boutes accorde à ce problème toutel'attentionnécessaireetétudieplusieurspistestestéesauseindel'atelier. Le cracking est un phénomène bien connu en tonnellerie, et ce quelque soit l'entreprise. "Le bois est une matière vivante qui peut réserver des surprises. Le cracking désigne ces micro-fissures qui naissent au niveau de la partie la plus bombée de la barrique, le bouge, là où les tensions du bois sont les plus fortes, notamment autour de la bonde. Elles peuvent apparaître de façon visible lors de la fabrication du tonneau, ou bien être indétectables. Il arrive parfois que le cracking ne survienne qu'au bout d'un ou deux ans,explique Eric Besson, directeur de la tonnellerie Boutes.Ceproblèmepeutprovoquerunecassuredeladouelle,maiscelaresterare." “Plutôt que de devoir traiter le problème une fois survenu chez le client, nous préférons nous attaquer au problème à la racine”. La préchauffe - assurée par un brasero alimenté par du bois de chêne sur laquelle est placée la future barrique - permet de cintrer les douelles. Le cracking peut concerner toutes les barriques, notamment celles dont la chauffe est légère, afin de leur permettre de laisser s'exprimer au mieux le terroir et le fruit des vins qu'elles vont accueillir. "Cette chauffe douce tend à laisser le bois sous tension, contraint. L'entonnage peut ensuite entraîner une tension supplémentaire et un risque de cracking, note PhilippeTrouvé, responsable Qualité, Sécurité et Environnement chez Boutes. Noustravaillonssurceproblèmeafind'éliminerce risquetoutenconservantnosprofilsdechauffeetlatypicitédenosbarriques,commelaGrandeRéserve." La tonnellerie a déjà pris des mesures ces dernières années afin de lutter contre le cracking. En terme d'hygrométrie, les douelles d'une barrique ne doivent pas dépasser un taux de 16 %. "Nous faisons aussi en sorte de ne pas dépasser 10,5 cm de largeur pour la douelle de bonde. Plus une douelle est large, plus le risque de micro-fissures est élevé car la tension du bois y est plus importante, souligne Eric Besson. Pour le perçage du trou de bonde, nous utilisons un outil qui ne brutalise pas les fibres du bois. Et afin de "cautériser" le pourtour de l'orifice, nous avons fait fabriquer spécialement une machine qui brûle et lisse cette zone de façonsimultanée,dansunmouvementdeva-et-vient". MISE SOUS COUVERCLE Une autre pratique est également testée à la tonnellerie : la mise sous couvercle des barriques. "A l'issue de la chauffe, la barrique est laissée à l'air libre. Sa température interne reste élevée. Cette chaleur traverse le bois, mais elle s'évacue aussi par le haut, la "tête" du fût, expose PhilippeTrouvé. En plaçant un couvercle en bois pour recouvrir la "tête" de la barrique, nous avons pour but de contraindre cette chaleur à rester concentrée à l'intérieur de la barrique et à s'évacuer doucement à travers les douelles. La mise en forme du fût sous l'effet de la température serait ainsi prolongée, réduisant ainsi la tension du bois." "L'idée est de rendre les barriquesplussouplesavantleurrognageeffectuéparunemachine", ajoute Eric Besson. Des protocoles de tests ont été mis en place. Des barriques sont mises sous couvercle pendant différentes durées. Puis des mesures sont effectuées afin d'évaluer le risque de cracking. "Nous avons créé des fiches de mode opératoire pour ces procédures de contrôle lors de la fabrication, signale Delphine Hubert. Plusieurs heures après la chauffe, lorsque les barriques sont froides, au poste fonçage, leurs périmètres de tête sont mesurés. A chaque modèle de barrique correspond un périmètre. Les mesures sont réalisées sur les barriques 'fermées', avec leurs quatre cercles de travail, puis les mêmes mesures sont renouvelées 'barriques ouvertes', libérées de leurs deux cercles du haut." "Une fois décerclée dans sa partie supérieure, la barrique s'ouvre légèrement. Le bois tend à redevenir droit, à revenir à sa forme initiale", confie Philippe Trouvé. La différence entre le périmètre "barrique fermée" et celui "barrique ouverte" ne doit pas être supérieure à 8 centimètres. "Au-delà de cette limite, nous considéronsqu'ilexisteunrisquedecracking",déclare le responsable Qualité. Des séries de tests sont effectués sur l'ensemble de la gamme des barriques Boutes. Leurs résultats seront ensuite analysés afin de déterminer le bon équilibre entre les mesures de périmètres barrique fermée et ouverte, la durée de chauffe et les caractéristiques de celle-ci. ZOOM SUR...(suitedel’article) UNSÉMINAIREIMPULSANTUNENOUVELLEÉTAPE Ces documents permettent de présenter les caractéristiques propres de chaque produit Boutes. La tonnellerie propose aujourd'hui en matière de barriques cinq produits référencés, déclinés dans deux gammes : une gamme Classique, avec les modèlesTradition et Sélection, et une gamme Evolution, avec les modèles Grande Réserve, Cœur et Soleil. "Lors du séminaire que nous avons organisé fin septembre, nous avons présenté à nos agents les recherches menées depuis trois ans au sein du groupe et qui ont abouti à la création de ces nouveaux produits que sont lesbarriquesCœuretSoleil", indique Julien Ségura. Les agents Boutes ont également découvert un autre outil de communication, développé sur iPad. "Chacun d'entreeuxareçuunetablettetactiledotéed'uneapplicationBoutes,afindefaciliterleursdémarchesdeprospection et leur permettre de communiquer et de valoriser au mieux notre nouvelle gamme", poursuit le directeur commercial et marketing. Dans ce même but, un nouveau site Internet Boutes a été mis en ligne durant le séminaire et un film institutionnel a également été lancé. "D'une durée de 16 minutes, cette vidéo présente la marqueBoutesetl'espritdel'entreprise,avecnotammentsonexigenceentermedesélectiondebois,deproduction etd'affinagedemerrains,miseenoeuvredansl'Allierauseindelamerranderieetduparcàboisintégrésaugroupe". DE NOUVEAUX CHALLENGES Outre les innovations produits, les avancées techniques, les résultats obtenus, les nouveaux outils de communication, le séminaire a impulsé aux agents Boutes la nouvelle stratégie du groupe, qui vise à raffermir ses positions en terme de parts de marché dans le monde et à établir de nouveaux challenges sur ses différents marchés. "Le séminaire avait un double objectif, sur le plan marketing, mais aussi sur le plan humain, afin d'harmoniser la communication de nos agents sur nos nouveaux produits, et de nourrir le team building et la dynamique de groupe", souligne Julien Ségura. En choisissant le Vietnam pour le séminaire, et non un pays viticole, la direction a voulu organiser une semaine consacrée d'une part aux thèmes de travail et de l'autre à des moments de découvertes non liés à l'univers du vin. "Toutes les matinées nous étions en salle de réunion, et les après-midis étaient réservés à des temps d'échanges et de rencontres, afin de partager la vie des Vietnamiens. Nous nous sommes notamment rendusdanslabaied'Along,àHanoietàNinhBinh." LaplupartdesagentsBoutesseconnaissaientdéjàentreeuxmaiscertainsontintégrélegroupecesdernières années. Tous ont pu ainsi se rencontrer, mieux se connaître et échanger. "Ce séminaire a été un succès au niveau humain et professionnel, conclut Julien Ségura. Les outils présentés et notre stratégie ont été accueillis avec enthousiasme par nos agents, qui sont repartis dans leurs pays très motivés et désireux de travailler encore plus les uns avec les autres, notamment sur les alliances entre nos barriques et les différents cépages. Ceséminaire a permis d'insuffler une nouvelle dynamique, d'impulser une autre étape pour le groupe."
  3. 3. L'ART ET LA MANIÈRE UNE TONNELLERIE BIENTÔT AGRANDIE ET RÉAMENAGÉE La tonnellerie Boutes située à Beychac-et-Caillau près de Bordeaux va faire l'objet de travaux afin d'améliorer encore les conditions de travail et l'organisation de la production. Une quarantaine de tonneliers travaillent sur le site de Beychac-et-Caillau. Ils y fabriquent de leurs mains plusieurs centaines de fûts par semaine. Comptant de multiples postes correspondant à chacune des étapes de la naissance d'une barrique, l'atelier résonne d'une activité intense, et concentrée dans un lieu qui n'est pas immense... L'espace existant a d'ailleurs atteint ses limites."Nos tonneliers sont à l'étroit, indique Pierre Barthe, directeur général de Boutes. Nous allons agrandir la tonnellerie, afin de disposer de plus de place en production. Le but n'est pas de produire plus de fûts, mais d'apporter un meilleur confort de travailànossalariés,d'améliorerlesconditionsdanslesquellesilsfabriquentlesbarriques". L'agrandissement de la tonnellerie va être associé à un réaménagement qui viendra s'inscrire dans la démarche Lean engagée par Boutes. "Cela permettra une meilleure organisation du travail et une optimisation des flux de production", poursuit Pierre Barthe. "Cette réorganisation nécessaire apportera plus d'ergonomie à l'atelier, afin de travailler encore mieux, et de façon plus confortable", ajoute Eric Besson, directeur de la tonnellerie Boutes. La fabrication des fonds de barriques par exemple, qui actuellement est réalisée dans un espace devenu exigu, sera déplacée pour être installée dans un espace plus vaste. Ce transfert libérera des mètres carrés supplémentaires pour d'autres postes. Un autre site de la tonnellerie va lui aussi être agrandi : le local de stockage des barriques en attente d'expédition. "Cet espace est très réduit car nous fabriquons les fûts uniquement à la demande, ce qui implique une gestion très fine de la production, rappelle Pierre Barthe. Or, à certains moments de l'année, l'espace disponible est insuffisant pour accueillir tous les fûts commandés et qui vont bientôt être livrés." "Au printemps et en fin d'été, beaucoup de barriques sont fabriquées puis préparées pour être expédiées sur nos différents marchés dans le monde, explique Eric Besson. La capacité actuelle de notre espace de stockage est de 2000 à 2 500 fûts. En régime de production maximal, nous produisons 900 fûts par semaine. Nous atteignonsdoncrapidementlalimite." Une fois agrandi, le local pourra accueillir 3 000 à 3 500 barriques en attente d'expédition. "Nous aurons ainsi plus d'aisance en pouvant stocker jusqu'à trois à quatre semaines de production", note le directeur de la tonnellerie. "Cela apportera là aussi plus de confort de travail à nos salariés. Ils auront un meilleur accès aux barriquesentreposéesetpourronttravaillerplussereinement", souligne Pierre Barthe. UNE NOUVELLE MAISON DESTONNELIERS Chez Boutes, le bien-être du personnel est une préoccupation première. Le projet d'une nouvelle maison des tonneliers en est une autre preuve. "Le site actuel, où les salariés ont à disposition des vestiaires, des douches, une salle à manger, un espace de repos etc., est exigu et vieillissant, constate Pierre Barthe. La future maison sera construite sur 300 mètres carrés et sera dotée d'équipements neufs. Elle sera implantée à proximitéimmédiatedelatonnellerie." Le site de Beychac-et-Caillau va également évoluer du côté des bureaux cette fois. "Ils ont été aménagés dans les années 1998 /2000. Depuis, le nombre de nos salariés a progressé, nous avons procédé encore récemment à des recrutements, au service qualité, dans l'équipe commerciale... Nous avons besoin de plus d'espace,afinlàencored'améliorerlesconditionsdetravail", déclare le directeur général. Ces bureaux seront donc réorganisés : le service qualité migrera à l'étage afin de réserver un espace aux seuls commerciaux (qui pourront ainsi parler au téléphone à leurs clients du bout du monde sans déranger leurs collègues !). Julien Ségura, le directeur commercial et marketing, aura un bureau à part. Le chef d'atelier aura aussi le sien, installé en mezzanine et qui dominera l'atelier. Le personnel bénéficiera également d'une salle plus grande pour déjeuner. "Apporter plus de confort de travail aux salariés n'est pas du luxe. Cela redonne un souffle nouveau à tout le personnel, et renforce la motivation de chacun, conclut Pierre Barthe. Nous avons la volonté d'investir dans les conditions de travail de nos salariés. Nous avions déjà tous ces projets d'agrandissements et de réorganisations avant la crise de 2008. Nous les avons mis de côté temporairement, et aujourd'hui nous sommes financièrement en mesure de les réaliser. Le permis de construire est déposé. Nous souhaitons mener defronttousleschantiers,enespérantlesvoirachevésdurantlepremiersemestre2015." "Au printemps et en fin d'été, beaucoup de barriques sont fabriquées puis préparées pour être expédiées sur nos différents marchés dans le monde, explique Eric Besson. La capacité actuelle de notre espace de stockage est de 2000 à 2 500 fûts. En régime de production maximal, nous produisons 900 fûts par semaine. Nous atteignonsdoncrapidementlalimite." Une fois agrandi, le local pourra accueillir 3 000 à 3 500 barriques en attente d'expédition. "Nous aurons ainsi plus d'aisance en pouvant stocker jusqu'à trois à quatre semaines de production", note le directeur de la tonnellerie. "Cela apportera là aussi plus de confort de travail à nos salariés. Ils auront un meilleur accès aux barriquesentreposéesetpourronttravaillerplussereinement", souligne Pierre Barthe. UNE NOUVELLE MAISON DESTONNELIERS Chez Boutes, le bien-être du personnel est une préoccupation première. Le projet d'une nouvelle maison des tonneliers en est une autre preuve. "Le site actuel, où les salariés ont à disposition des vestiaires, des douches, une salle à manger, un espace de repos etc., est exigu et vieillissant, constate Pierre Barthe. La future maison sera construite sur 300 mètres carrés et sera dotée d'équipements neufs. Elle sera implantée à proximitéimmédiatedelatonnellerie." Le site de Beychac-et-Caillau va également évoluer du côté des bureaux cette fois. "Ils ont été aménagés dans les années 1998 /2000. Depuis, le nombre de nos salariés a progressé, nous avons procédé encore récemment à des recrutements, au service qualité, dans l'équipe commerciale... Nous avons besoin de plus d'espace,afinlàencored'améliorerlesconditionsdetravail", déclare le directeur général. Ces bureaux seront donc réorganisés : le service qualité migrera à l'étage afin de réserver un espace aux seuls commerciaux (qui pourront ainsi parler au téléphone à leurs clients du bout du monde sans déranger leurs collègues !). Julien Ségura, le directeur commercial et marketing, aura un bureau à part. Le chef d'atelier aura aussi le sien, installé en mezzanine et qui dominera l'atelier. Le personnel bénéficiera également d'une salle plus grande pour déjeuner. "Apporter plus de confort de travail aux salariés n'est pas du luxe. Cela redonne un souffle nouveau à tout le personnel, et renforce la motivation de chacun, conclut Pierre Barthe. Nous avons la volonté d'investir dans les conditions de travail de nos salariés. Nous avions déjà tous ces projets d'agrandissements et de réorganisations avant la crise de 2008. Nous les avons mis de côté temporairement, et aujourd'hui nous sommes financièrement en mesure de les réaliser. Le permis de construire est déposé. Nous souhaitons mener defronttousleschantiers,enespérantlesvoirachevésdurantlepremiersemestre2015." TÉMOIGNAGE DE DÉGUSTATION CLOS DE TART 2003, MOMMESSIN, GRAND CRU DE LA COTE DE NUITS Une seule parcelle, de 7,53 hectares exactement, entièrement ceinte de murs, sur le finage de Morey-Saint-Denis en Côte de Nuits. Un vignoble d'exception, constituant aujourd'hui en Bourgogne, le plus vaste monopole classé en Grand Cru. "Le Clos de Tart appartient à la famille Mommessin depuis 1932, indique Jocelyn Bonnot, responsable commercial Boutes en Bourgogne. Ce domaine, fondé en 1141 par les moniales Bernardines de l’Abbaye de Tart (fille de Cîteaux) n’a connu que trois propriétaires. Il est situé entre deux grands crus prestigieux, Bonnes Maresausud,etClosdesLambraysaunord." Ici, neuf siècles d'histoire vous contemplent dans ce lieu empreint de son passé monastique où trône la Vierge deTart, datée du XIVe Siècle. Sylvain Pitiot est le régisseur du domaine depuis 1995, veillant sur les vignes enracinées dans un sol riche de plusieurs types de calcaires définissant six microclimats. Au Clos de Tart, les vignes - âgées en moyenne de 60 ans - sont plantées selon une orientation nord-sud perpendiculairement à la ligne de pente. Le sens de cette plantation préserve le sol de l'érosion. Il permet aussi aux grappes de bénéficier alternativement d'un ensoleillement sur leurs deux faces entre le matin et l'après-midi, leur assurant ainsi une meilleure maturité et les rendant plus résistantes à l'échaudage. Au cellier, les vins font leur fermentation malolactique et séjournent environ dix mois dans des "pièces" neuves (228 L). Ils rejoignent ensuite les caves, établies sur deux niveaux, jusqu'à 10 m sous terre. Jocelyn Bonnot a dégusté le Clos deTart 2003, "une année de sécheresse, où il fallait être très vigilant pour la vendange et la vinification". "Cette superbe bouteille est un souvenir impérissable parmi les nombreuses opportunités qu’il m’a été donné. Je l'ai dégustée lors d'unrepasdefamillel’été2012chezmesparentsavecmoncousinVincent,deBrisbane, et mon oncle épicurien qui avait amené, pour l’occasion, une bouteille de ce Grand Cru de la Côte de Nuits. Ce vin avait une robe pourpre soutenue, limpide et brillante. Son nez, très subtil, était un mélange de fruits rouges et noirs, framboises, griottes, mûres, cassis, à peine évolué, avec des notes de pruneaux... et de réglisse ! La dégustation nous a révélé un vin très très “riche”, avec une amplitude exceptionnelle ( grande longueur en bouche), très rond, équilibré, avec des notes de sous-bois, un boisé léger (qui ne masque pas les arômes naturels du vin), très “suave”, sans aucune astringence, et juste ce qu’il faut d’acidité, pour durer ! Ce nectar a fait dire à mon cousinVincentque“lePinotestetdoitresterBourguignon!”. Ce vin, ce domaine, Sylvain Pitiot, me donne l’envie, l’ambition de tout faire pour qu’il soitélevé,àl’avenirdanslesfûtsBoutes!”
  4. 4. BOUTES A TRAVERS L’ART PORTRAITS CROISÉS DES COMMERCIAUX HEUREUX D'AVOIR INTÉGRÉ LA TONNELLERIE BOUTES Marianne Bodin et Jocelyn Bonnot ont récemment fait leur entrée au sein de l'équipe de responsables commerciaux de Boutes et de la Tonnellerie Garonnaise.Aprèsavoirtousdeuxtravaillédansunetonnellerieconcurrente, ilsnecachentpasleurplaisird'exercerdansleurnouvelleentreprise. Elle a cet accent chantant qui trahit ses racines méridionales. Originaire du sud-ouest, Marianne Bodin est responsable commerciale chez Boutes et à la Tonnellerie Garonnaise depuis mai dernier. "Je travaillais auparavant dans une autre tonnellerie. Un jour, j'ai été contactée par un cabinet de recrutement. Je n'étais pas vraimentàlarecherched'unnouveauposte,maisj'airencontréJulienSéguraetj'aiétéséduiteparledynamisme de Boutes, l'esprit d'équipe qui y règne. J'ai aussi été sensible au fait que Boutes soit une entreprise familiale. La tonnellerieoùjetravaillaisétaitdevenueunénormegroupegérépardesfinanciers,oùiln'yavaitplusd'âme." Marianne est en charge des secteurs Bordeaux rive droite, Bourg, Blaye, Bergerac, Castillon, du grand Sud-Ouest, mais aussi du Canada et des Pays de l’Est. "Le métier de responsable commercial est très enrichissant en terme de rencontres, de voyages, de découvertes de tant de vins différents, explique-t-elle. J'aime le contact avec les vignerons. Notre rôle auprès d'eux va bien au-delà du commercial. Nous devons les conseiller, assurer un suivi, procéder aux dégustations des vins élevés dans les barriques Boutes. Il s'agit d'un accompagnement qui se poursuit bien après la livraison." Heureuse à son poste de commerciale en tonnellerie, Marianne a trouvé sa voie, après avoir été œnologue. "Je ne suis pas du tout issue d'une famille liée au monde du vin. Mais étudiante j'adorais le végétal et la biologie, et la vigne et le vin allient ces deux dimensions. J'ai obtenu mon diplôme national d'œnologue en 2003 à la faculté de Bordeaux. Puis j'ai exercé au sein de différents domaines, notamment en Pessac-Léognan au château La Louvière appartenant à la société des Vignobles André Lurton. Je suis ensuite partieenAfriqueduSudoùj'aiétéwinemakerpendanttroisans." A son retour en France, la jeune femme rencontre l'univers de la tonnellerie. "Je n'avais pas très envie de revenir travailler en production. J'ai commencé à exercer chez un tonnelier, en me disant que j'y resterai un ou deux ans. Mais le métier m'a tellement plu que j'ai continué ! L'activité de commerciale est si différente en terme de contacts par rapport au poste d'œnologue où, mis à part le moment des vendanges, on est souvent sédentaire, aumilieudescuves,etsansbeaucoupd'échangesaveclesautres." Avec sa double expérience d'œnologue et de commerciale en tonnellerie, Marianne aime bien sûr les bons vins, avec un goût particulier pour les Bordeaux de la rive droite (un des secteurs dont elle a la charge !), et "le nord de la vallée du Rhône, notamment la Côte Rôtie." La jeune femme est aussi une sportive accomplie. "Je suis passionnée de triathlon. J'ai pratiqué au club de Libourne. Cette année, j'ai fait un break, carlesentraînementsprennentdutemps,maisjecomptem'yremettrel'annéeprochaine". Tout comme Marianne, Jocelyn Bonnot est un grand sportif. "J'ai fait du rugby, du football, du tennis, j'ai pratiqué la planche à voile, volé en ULM. Aujourd'hui je fais plus de vélo et de VTT". Ce responsable commercial chez Boutes a aussi d'autres points communs avec sa collègue : il est entré récemment dans le groupe (en août 2012) et il travaillait avant dans la même tonnellerie qu'elle ! Mais à l'inverse de Marianne, Jocelyn baigne dans le monde du vin depuis qu'il est tout petit...Et il ne vient pas dusud-ouest:c'estunpurproduitduterroirbourguignon!"JesuisnéaupiedducoteaudeCorton.Monpèreétait chefdechai.J'aicommencéàtravaillerentantquechefdecultureetchefdecave.Puisj'aireprisdesétudesdansle domaine commercial, car j'adore les contacts avec les vignerons. Et j'ai été embauché dans une entreprise de vente de matériels viti-vinicoles, dans laquelle j'ai exercé jusqu'en 2008. J'avais un collègue qui travaillait dans la tonnellerie. Cela m'a donné envie. A la différence d'un égrappoir ou d'une table de tri, le fût est un produit vivant, une oeuvre d'art même. Etl'on peut suivre l'évolution du vin dans le fût, on voit grandir le bébé !" Jocelynintègredoncunetonnellerieréputée.Maisaprèsquelquesannées,l'entreprisevoitledépartdesonfondateur et est rachetée par un grand groupe. "L'esprit familial qui prévalait dans cette société s'est perdu. J'en suis parti. J'attendais la réponse d'une tonnellerie en Bourgogne lorsque mon ancien patron avec qui j'étais resté en contact m'a donnélenumérodePierreetEricBarthe.Jelesairencontrés,ainsiqueJulienSégura.Lecontactesttoutdesuitepassé. Boutesestunebelleentreprisefamiliale.Lesdirigeantssontànotreécoute,ilyexisteunréelespritdegroupe." JocelynestresponsablecommercialenAlsace,danslesCôtesduRhône,enCorse.Aterme,ildevraitégalementavoiren charge la Provence. Et bien sûr, il a aussi la Bourgogne dans ses attributions. Ce commercial chevronné a une connaissanceencyclopédiquedelacartecomplexedescrusetclimatsbourguignons..."C'estleb.a.-ba!C'estcommeun vendeurdevoituresquidoitsavoirparlermécaniqueetcylindrées.Ilfautaussibienconnaîtrelesvignerons.C'estunboulot delonguehaleine.Jeconnaisleurenjambeur,leursparcelles,leurcave...Certainsclientssontdevenusdesamis.Jeconnais lesprénomsdesenfants.Ilfautpouvoirdiscuteraveclevigneronàlamortesaison.Lemétier,c'estdurelationnel,dusuivi, duconseil.Silevigneronn'estpastotalementsatisfaitd'unfût,onl'aiguilleparexemplesurunautretypedechauffe." En matière de vins, Jocelyn a "longtemps été chauvin", avec un penchant pour les chardonnays de Mâcon et de Chablis. "Aujourd'hui j'apprécie aussi beaucoup les Côtes du Rhône, Saint-Joseph, Condrieu, Côte Rôtie, mais également les Vinsobres les Côtes-du-Rhône villages Valréas et Visan, des vins chaleureux et de qualité à 8/12 € la bouteille. Je peux vibrer avec un vin à 60 € comme avec un autre à 6 €, et c'est encore plus difficile pour unvignerond'atteindrelaqualitéàceprix-là." Outre le vin et le sport, Jocelyn, papa d'un garçon de 15 ans, a d'autres passions : "Je vais souvent cueillir des champignons et chiner dans les vide-greniers". Ce qu'il recherche avant tout parmi les objets anciens ? Pas de hasard : "j'aime les vieux matériels de viticulture et de tonnellerie". Le métier n'est jamais loin...
  5. 5. Boutes a déjà conquis une quarantaine de nouveaux clients en Bourgogne, malgré un contexte difficile, les millésimes 2012 et 2013 ayant été marqués par la grêle et donc de petites récoltes. Un vigneron nous confie les raisons pour lesquelles il a fait confiance à Boutes. DOMAINE PHILIPPE CHAVY, PULIGNY-MONTRACHET : “LES FÛTS BOUTES APPORTENT PLUS DE COMPLEXITÉ” "La Bourgogne est synonyme de richesse culturelle, de patrimoine historique, de gastronomie et de vignobles bien sûr. Pour moi, la vigne et le vin représentent plus qu’une passion, ce sont mes racines". Philippe Chavy est "artisan vigneron" à Puligny-Montrachet, en Côte d'Or. Il exploite huit hectares répartis sur environ 30 parcelles, produisant 14 appellations différentes. "Quand on a la chance de vivre et de travailler au cœur d’un des plus prestigieux vignobles de chardonnay dumonde,l’onsedoitderespecterchaquecepdevigneetchaqueraisinqu’ilnous donne", explique-t-il. Philippe Chavy a ainsi renoncé aux désherbants et aux insecticides afin "desauvegarderlaplanteetlafauneauxiliaire". Il laboure ses vignesetillimitesestraitementsphytosanitaires."Depuisquelquesannées,je tiens compte des cycles naturels et des lunes, pour réaliser mes travaux à la vigne et à la cave au moment opportun", ajoute le vigneron. Après la fermentationalcoolique, ses vins passent en fût de chêne pour y réaliser la fin de leur vinification et y sont élevés 11 à 12 mois. "J'ai utilisé les fûts Boutes pour la première fois pour le millésime 2012 qui est encore en barrique. La mise se fera très bientôt. J'ai choisi Boutes pour mon Puligny Village "Les Corvées des Vignes", un vin doré, élégant et suave, alliant fruité et minéralité au nez. J'ai suivi les conseils de Jocelyn pour le choix des fûts, des Bourgogne tradition caveau de 228 litres, chauffe moyenne plus. D'après les dégustations en cours, mes Corvées en fûts Boutes montrent plus de complexité" NOS CLIENTS ONT LA PAROLE BOURGOGNE : BOUTES EN CHALLENGER La Bourgogne est une nouvelle terre de conquête pour Boutes. L'entrepriseainvesticevignobledepremierplanaveclavolontéd'yvaloriser sonstyle,respectueuxduterroiretdufruit,etsonapprocheenvironnementale. Un nouveau responsable commercial, Jocelyn Bonnot, lui-même bourguignon ettrèsbienimplantésurleterrainarejointl'équipeBoutes. On peut être une tonnellerie bordelaise et vouloir magnifier (aussi) les vins bourguignons. Boutes a sauté le pas et est partie à la conquête de la Bourgogne. "Jusqu'à récemment nous n'y avions pas de représentation significative. Nous ne pouvions pas couvrir ce marché de façon suffisante avec notre forces de vente", explique Julien Ségura, directeur commercial et marketing. mais en août 2012, la direction de la tonnellerie rencontre Jocelyn Bonnot,qui a longtemps travaillé pour une tonnellerie concurrente. "Jocelyn est bourguignon, c'est un enfant du cru, un passionné de vin qui connaît chaque parcelle, chaque climat de ce vignoble de premier plan dans la viticulture mondiale, où de plus en plus de winemakers néo-zélandais, australiens etsud-africainsviennenteffectuerdesséjourstechniques",poursuit Julien Ségura. La viticulture bordelaise et celle de la Bourgogne sont certes différentes, chacune a ses caractéristiques bien ancrées... "Il n'est pas facile pour un tonnelier bordelais de venir concurrencer les tonnelleries bourguignonnes dans leur propre vignoble, sourit le directeur commercial et marketing. Mais nous ce que nous voulons valoriser, c'est notre style, qui assure un respect du terroir et du fruit des vins. Nos barriques permettent de travailler la structure des vins, et non de modifier leur profil aromatique. Nous avons déjà des références qualitativessurpinotnoiretchardonnay,enNouvelle-Zélandenotamment." Outresonstyle,Boutesaégalementd'autresatoutsenmainsurlemarchébourguignon."EnBourgogne,l'impact dutonnelierestparticulièrementimportant.Desproducteursconfientàvosbarriquesuncrudanssatotalité.Nous avonsdesproduitsquirépondentauxattentesdesvigneronsbourguignons.Beaucoupd'entreeuxsontsensiblesau respectdel'environnementettravaillentenviticulturebiologiqueoupourlemoinsraisonnée.OrBoutesestlaseule tonnellerie en France à avoir obtenu la certification ISO 14 0001 management environnemental. Nous avons égalementlelabelinternationalPEFC,quiattestedenotreengagementdanslagestiondurabledesforêts". Boutes est également à même de proposer dans ses produits une approche encore plus pointue, liée à la biodynamie. Depuis 2011, la tonnellerie a développé une offre de barriques en bois de lune, fabriquées à partir de bois coupés en phase de lune descendante et identifiés comme tel sur parc. "Par ailleurs, il est possibledansnotretonnellerieàBeychacderéaliserlachauffed'unebarriqueenjour"feuille"ouenjour"racine" si un producteur en biodynamie nous le demande, précise Julien Ségura. Cette sensibilité, qui n'est pas valorisée parlestonneliersbourguignons,nousl'avonsdéjàetelleprendunerésonancetouteparticulièreenBourgogne". "Des producteurs sont très sensibles à cette approche, constate Jocelyn Bonnot. Il s'agit de quelque chose de nouveau, apportant un atout supplémentaire à la tonnellerie Boutes, et qui va donner au vigneron l'envie d'essayernosbarriquesafind'améliorerencorelaqualitédesonvin." Le responsable commercial le confirme, "c'est un peu compliqué d'arriver en Bourgogne avec une étiquette bordelaise". D'autant que dans ce vignoble, "on choisit le tonnelier en fonction de sa proximité et on reste fidèle à celui qui travaillait avec son père, et ce même si la qualité du vin n'a pas évolué en 15 ans ! Mais les jeunes générations de vignerons font des essais. Ils passent plus facilement le pas pour changer de tonnelier. Ilsontpleinementconsciencequel'onpeutaméliorerlaqualitéduvinparunemeilleurequalitédefût". Outre son approche environnementale, Boutes peut aussi faire valoir, ajoute Jocelyn Bonnot, "son savoir-faire et sa sélection des bois, avec sa merranderie dans l'Allier. Nos fûts apportent finesse et élégance, et préservent le côté charmeur du vin. Les vignerons recherchent une barrique pour sublimer leur vin. Chez Boutes,ontravailledanslerespectdesbois,desvins,etdessalariésaussi." AGENDA / ÉVÉNEMENTS - 28/29/30 janvier 2014 : participation au salon Unified Wine and grape symposium à Sacramento. - 7/8/9 février 2014 : Participation au jumping international de Bordeaux en tant que partenaire. - Mars/ avril 2014 : organisation de conférences de présentation de notre Gamme avec l’intégration des deux nouvelles barriques “cœur” et “soleil”. - Mai 2014 : Réception de trois délégations étrangères (Américaine, Australienne et Argentine) durant une semaine chacune visant à mieux faire connaître notre activité “De la forêt à la barrique”.
  6. 6. LA VIE DES MARCHÉS À L'INTERNATIONAL LE LIBAN : DES VINS PUISSANTS ET ÉLÉGANTS ET UN NOUVEAU MARCHÉ POUR BOUTES La tonnellerie Boutes a pris pied récemment sur le marché libanais mais travaille déjà avec les propriétés les plus réputées du pays. Les œnologues de ces domaines de renom apprécient les barriques Boutes pour leur capacité à donner encore plus d'élégance à leurs vins sans les alourdir au niveau aromatique. Rencontre avec James Palgé, œnologue et directeur technique de Château Ksara, Faouzi E. Issa, œnologue et propriétaire du Domaine des Tourelles, et Julien Ségura, directeurcommercialetmarketingdeBoutes. DepuisquandlatonnellerieBoutesest-elleprésenteauLibanetcommentpercevez-vouscemarché? JulienSégura:“NousavonsinitiéunedémarchecommercialeauLibanilyadeuxans.J'ysuisalléaudépartavecun opérateurbordelaisspécialisédanslesbouchonsdeliègeetquiaunegrandeconnaissancedesacteursdumarchédu vinlibanais.MespremièresvisitesauLibanontdonnédescontactsfructueuxquisesontconcrétisésavecdespropriétés réputées, comme Château Ksara et le Domaine des Tourelles ou bien encore Le Château Kefraya. Le Liban viticole, concentrédanslavalléedelaBekaa,prochedelaSyrie,compteunedizained'opérateursprincipauxetunemyriadede petits producteurs, des propriétés familiales. Au Liban, la vigne constitue une culture ancestrale. Notre volonté sur ce marché, a été de conquérir des points d'ancrage, et de travailler avec des domaines de renom produisant des vins d'excellence.JemerendschaqueannéeauLiban.J'yairencontrédesprofessionnelsréceptifs,chaleureux,accueillants. Cepaysesttrèsbeau.C'estunenationquisouffre,maisquisuscitebeaucoupd'intérêtparsarechercheviticole." Qu'apportentlesbarriquesBoutesauxvinsdecepays? Julien Ségura : “Les vins du Liban sont surprenants, puissants, d'une grande élégance. Les producteurs cherchent sur ces vins solaires à conserver ce gourmand et cette concentration, tout en leur donnant de la profondeur. Les tannins de nos barriques permettent d'étirer ces vins, de leur apporter une certaine tension. Les producteurs obtiennent ainsi un équilibre sur ces vins opulents avec cet apport supplémentaire d'élégance,quinevientpaslesalourdirauniveauaromatique.” James Palgé, Château Ksara : “J'ai choisi Boutes car il s'agit d'une tonnellerie à taille humaine, proche de ses clients,avecunecertificationISO,unbonsuivimarketing,unebonneapprochedeconseilsurlesbois,lesorigineset leurs différents effets sur les types de vins. J'ai choisi le modèle Sélection pour notre grand vin rouge (arinarnoa, marselan)élevé24mois,laGrandeRéservepourunvinfruitérouge(cabernetfranc,petitverdotetsyrah,12mois d'élevage) et un chardonnay (9 mois d'élevage) et la Tradition pour la gamme Château Rouge, un vin structuré (cabernet sauvignon, merlot, petit verdot) élevé 12 mois. Les barriques Boutes participent à la complexité de nos vins. Elles contribuent à enrichir leur profil aromatique car nos avons des vins très tanniques, colorés et puissants. Noustenonsàpréserverlefruitetàapporterdelarondeurauxvins.” Faouzi E. Issa, Domaine des Tourelles : “J'ai choisi les barriques Boutes pour leur bonne réputation sur le marchéfrançais,etaussienraisond'uneexpériencepersonnelleàChâteauMargaux...J'aichoisilemodèleGrande RéserveetlaTradition,pourleMarquisdesBeys,unassemblagedecabernet-sauvignonetdesyrah.Unvinricheet structuré qui projettera des notes méditerranéennes avec les barriques Boutes. En moyenne nous élevons nos vins enfûtpendant16mois.LesbarriquesBoutesapportentànotrevinMarquisdesBeysdelafinesseetdel'élégance, aveccertainementunestructuredemandée.” CommentseportelemarchéduvinauLiban? Faouzi E. Issa, Domaine des Tourelles : “La consommation de vin se développe dans le pays, tout comme les exportations de vins libanais, qui enregistrent entre 3 et 5% de hausse annuelle. Au Domaine des Tourelles, nous exportonsnosvinsdans15pays,dontlaFrance,l’Angleterre,laSuisse,laHollande,Dubai,leCanada,lesEtatsUnis...” www.boutes.com James Palgé, Château Ksara : “La consommation devinesttrèsmarginaleauLiban.Mais elle est passée de 1,2 litre à 2 litres par habitant en 10 ans, surtout grâce à la montée de la notoriété des vins libanais dans le monde et au côté “snobisme” du vin par rapport à l’arack pour la jeune génération. Les exportations de vins libanais sont également en hausse constante, car le marché national est surtout “exploité” par les deux principales compagnies productrices de vin au Liban que sont Ksara (43 % du marché) et Château Kefraya (27 %) soit ensemble plus des deux-tiers du marché. A Château Ksara, nous exportons nos vins dans 39 pays, dont les principaux sont la France, les Etats-Unis, la Syrie, l'Angleterre, l'Irak, les Emirats Arabes Unis, l'Allemagne, le Canada, la Suède, le Danemark, la Finlande,laBelgiqueetlaSuisse.” UNE LONGUE HISTOIRE VITICOLE ET UN VIGNOBLE EN PROGRESSION LaculturedelavigneestprésenteauLibandepuisdesmillénaires.Selonleshistoriens,lespremiersvinsyauraient été produits vers 6000 avant JC Les Phéniciens y développèrent la viticulture au point d'exporter leurs vins dans les pays méditerranéens vers 3 000 avant Au milieu du XIXe Siècle, des missionnaires jésuites français s'installèrent au Liban.En1857,ilsfondèrentChâteauKsaraetproduisirentlepremiervinrougesecdupays.Aujourd'hui,cedomaine possède 427 hectares. "Nosvignescomptent27cépages,12blancset15rouges,plantéssurdessolsargilo-calcaires, argilo-limoneux-calcaires,ouvolcaniques",indiqueJamesPalgé,œnologueetdirecteurtechniquedeChâteauKsara. Le XIXe Siècle vit aussi la fondation d'une autre propriété viticole historique au Liban, le domaine des Tourelles, né en 1868, le premier à vendre du vin dans le pays. Créé par le Français François-Eugène Brun à Chtaura dans la vallée de la Bekaa, dont les paysages lui rappelaient son pays natal, le domaine des Tourelles compte 20 hectares de vignes. 40 autres hectares sont dédiés à la production d'arak (ou arack), la boisson nationale anisée, produite à partir d'une variété locale de raisin blanc et d'anis vert. LavalléedelaBekaaabritelamajeurepartieduvignoblelibanais.Lescoteauxculminantà1000mètresd'altitude etl'ensoleillementtrèsmarquédelarégionoffrentdesconditionsidéalespouryproduiredesvinsdegrandequalité. Au total, le Liban compte près de 2 000 hectares de vignes, alors que la superficie de ce petit pays ne représente que 10 400 km2 . L'essor de la viticulture y a été fulgurant en deux décennies. "Le vignoble est en progression constante. En 1995 on ne comptait que 5 producteurs sur 700 hectares. En 2013, on recense 42 producteurspourenviron1950hectares", détaille James Palgé. "LasuperficietotaledesvignesauLibans'accroît de5à10%chaqueannée",ajouteFaouziE.Issa,œnologueetpropriétairedudomainedesTourelles. Château Ksara, le domaine desTourelles, Château Kefraya, le Clos Saint-Thomas sont parmi les principaux domaines viticoles du Liban . "Les nouveaux opérateurs qui sont arrivés ces dernières années sont de petits producteurs faisant moins de 30 000 cols par an, et qui anciennement étaient surtout spécialisés dans l'arack ", poursuitJamesPalgédeChâteauKsara. Membre de l'Organisation internationale de la vigne et du vin, le Liban produit chaque année plus de 6 millions de bouteilles de vins.

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