Âge d’or, crise et renouveauÉvolution de la place du cinéma dans les loisirs audiovisuels                                 ...
évolution de la fréquentation cinématographique en France                     450                     400                 ...
Un « âge d’or » : 1927 - 1957    Cest en 1957 que semble sachever, en terme de     fréquentation, « lâge dor » du cinéma ...
Les années de crise (1957-1992)    A cet « âge dor » succèdent trente-cinq années difficiles,     au cours desquelles la ...
Les années de crise (1957-1992)    Dans un premier temps, entre 1957 et 1971, la     fréquentation, sous leffet conjugué ...
Une crise mondiale du cinémaalors que la fréquentation cinématographique dans  lhexagone sur la période considérée a été :...
Une crise mondiale du cinéma                                                                       Année de           1950...
Une crise mondiale du cinéma 3500 3000 2500                                      France                                   ...
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consommation cinématographique par habitant353025                                      France                             ...
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Fréquentation / nombre de téléviseursLévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
40 ans de cinéma : âge d’or, crise et renouveau, rapport INSEE 2002
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RME dans le monde en 2011la recette moyenne par entrée s’établit à6,19 € en 2011 (6,18 € en 2010).       [5,03 € pour les ...
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Équipements et fréquentation   Avec 116 millions de spectateurs, lannée 1992 marque le    point bas de la fréquentation e...
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Début 2000 :typologie des publics61,4 % des Français ont été au moins une fois au cinéma en  2001.    Un public Urbain   ...
Début 2000 :Une fréquentation toujours très urbaine73 % des entrées réalisées dans les unités urbaines de plus  de 100 000...
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2011: typologie des publicsPlus d’un tiers des spectateurs a plus de 50 ans Depuis 2006, les plus de 35 ans représentent ...
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1993 – 2012 : Élargir la base sociale        des spectateurs de cinéma ?                  Développement des multiplexes
1993 – 2012 : Élargir la base sociale desspectateurs de cinéma ?Développement des multiplexes   Rapprochement géographiqu...
1992 – 2012 :Développement des multiplexes    « Le multiplexe se caractérise avant tout par ses salles     gradinées, cli...
1992 – 2012 :Développement des multiplexes    « Surtout, par lintermédiaire des multiplexes, les exploitants     ont réus...
1992 – 2012 :Développement des multiplexes Depuis la fin des années 60, le cinéma semble  avoir « retrouvé le statut soci...
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  1. 1. Âge d’or, crise et renouveauÉvolution de la place du cinéma dans les loisirs audiovisuels Christophe.Lenoir@univ-mlv.fr
  2. 2. évolution de la fréquentation cinématographique en France 450 400 350 300millions dentrées 250 200 150 100 Millions d’habitants 50 0 1920 1947 1895 1899 1902 1905 1908 1911 1914 1917 1923 1926 1929 1932 1935 1938 1941 1944 1950 1953 1956 1959 1962 1965 1968 1971 1974 1977 1980 1983 1986 1989 1992 1995 1998 2001 2004 2007 2010Population : 1895, 40 M ; 1911, 41 M ; 1944, 39 M ; 1974, 53 M ; 2002, 60 M ; 2011, 65 M
  3. 3. Un « âge d’or » : 1927 - 1957 Cest en 1957 que semble sachever, en terme de fréquentation, « lâge dor » du cinéma français : cette année là, le nombre dentrées dans les salles (411,6 millions de spectateurs) dépasse pour la dernière fois du siècle la barrière symbolique des 400 millions. Lengouement du public ne s’était pas démenti entre 1938 et 1957 : 393 millions de spectateurs en moyenne fréquentent les salles de cinéma et le cap des 400 millions dentrées est dépassé cinq fois sur la période (1938, 1945, 1947, 1948 et 1957). Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  4. 4. Les années de crise (1957-1992) A cet « âge dor » succèdent trente-cinq années difficiles, au cours desquelles la fréquentation diminue de 250 %. Dans un premier temps, entre 1957 et 1971, la fréquentation, sous leffet conjugué de la pénétration des téléviseurs dans les classes moyennes et populaires et de lévolution générale des modes de vie, diminue de plus de 140 % et passe de 411,6 millions dentrées à 170,3 millions. Sensuit une phase de résistance qui voit la fréquentation se stabiliser entre 1971 et 1983. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  5. 5. Les années de crise (1957-1992) Dans un premier temps, entre 1957 et 1971, la fréquentation, sous leffet conjugué de la pénétration des téléviseurs dans les classes moyennes et populaires et de lévolution générale des modes de vie, diminue de plus de 140 % et passe de 411,6 millions dentrées à 170,3 millions. Sensuit une phase de résistance qui voit la fréquentation se stabiliser entre 1971 et 1983. Dès 1983, la fréquentation entre dans une nouvelle phase de baisse qui conduit le secteur de lexploitation à perdre, en moins de dix ans, près du tiers de ses clients : de 178,5 millions en 1978, le nombre dentrées passe à 116 millions en 1992. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  6. 6. Une crise mondiale du cinémaalors que la fréquentation cinématographique dans lhexagone sur la période considérée a été : divisée par deux, elle a été : divisée par trois aux États-Unis, divisée par quatre en Espagne plus de quatre et demi en Allemagne plus de cinq et demi en Italie divisée par sept au Japon près de vingt en Grande-Bretagne Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  7. 7. Une crise mondiale du cinéma Année de 1950 1955 1965 1975 1985 pointeFrance 370 395 259 181 175 411 (1957)Allemagne 490 770 294 140 104 818 (1955)Italie 700 800 663 510 123 819 (1955)G.-B. 1 396 1 200 326 105 71 1 514 (1948)Espagne 390 400 420 220 101 420 (1955)USA 3 120 2 382 1 298 1 020 1 056 4 400 (1946)Japon 1 080 1 100 373 180 155 1 127 (1957) Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  8. 8. Une crise mondiale du cinéma 3500 3000 2500 France Allemagne 2000 Italie G.-B. 1500 Espagne 1000 USA Japon 500 0 1950 1955 1965 1975 1985
  9. 9. La tendance à la baisse saccentue encore rapportée au nombre dentrées par habitant et par an.La consommation cinématographique par habitant est divisée : par deux et demi sur la période 1950-1985 en France, par plus de quatre en Espagne, par quatre et demi aux États-Unis, par six en Allemagne, par six et demi en Italie, par onze au Japon par vingt-deux en Grande-Bretagne. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  10. 10. consommation cinématographique par habitant353025 France RFA20 Italie Espagne15 G.-B.10 Etats-Unis Japon50 1950 1955 1965 1975 1985
  11. 11. la fin du monopole du cinéma sur ladiffusion des imagesLavènement de la télévision :« la substitution [entre la salle et le salon] était dautant mieux acceptée quon appartenait à une classe sociale dont la zone dhabitation, les habitudes culturelles, les besoins affectifs et le pouvoir dachat rendaient particulièrement volontariste la sortie en salles. Cest la classe ouvrière qui abandonnera le plus massivement le cinéma au profit de la nouvelle invention. On admet plus volontiers lersatz quand loriginal vous paraît inaccessible, jusquà oublier un jour quil existe ». Réné Bonnel : La vingt-cinquième image : une économie de laudiovisuel, Paris, Gallimard, 2001. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  12. 12. L’avènement de la télévisionentre 1953 et 1957: léquipement en postes de réception déclarés passe de 40 000 à près de 900 000 la couverture encore partielle du territoire par les relais hertziens et le prix élevé des appareils freinent sa démocratisation la fréquentation des salles passe de  370,6 millions dentrées en 1953 à  411,6 millions en 1957. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  13. 13. L’avènement de la télévisiondès 1958, les effets du développement de la télévision sur la fréquentation commencent à se faire sentir. la France célèbre la vente du millionième téléviseur vingt émetteurs hertziens couvrent près de 80 % de la population urbaine le nombre des entrées en salles nest déjà plus que de 371 millions la fréquentation entame une chute qui ne cessera vraiment quen 1977 au niveau des 170,3 millions dentrées. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  14. 14. Fréquentation / nombre de téléviseursLévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  15. 15. 40 ans de cinéma : âge d’or, crise et renouveau, rapport INSEE 2002
  16. 16. 40 ans de cinéma : âge d’or, crise et renouveau, rapport INSEE 2002
  17. 17. Le cinéma à la télévisionLévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  18. 18. Apparition du magnétoscope etrecomposition du paysage audiovisuel dansles années 1980la télévision et la vidéo se sont progressivement substituées au cinéma en 1960, 66,5 % des dépenses des ménages consacrées à laudiovisuels ont consacrées aux projections cinématographiques en 1990 cette part nest plus que de 19,3 % les activités de télévision rassemblent 66,8 % de ces dépenses
  19. 19. Dépenses des ménages consacrées à l’AV 1960 : 66,5 % des dépenses des ménages consacrées à laudiovisuels sont consacrées au cinéma 1990 : 66,8 % des dépenses des ménages consacrées à laudiovisuels sont consacrées à la télévision 1990 : cinéma 19,3 % | télévisons 66,8 % En 1970, les dépenses des ménages consacrées au cinéma sont dépassées par les dépenses en activités de télévision (qui ne comprenaient à l’époque que la redevance télé) : 183 contre 152 millions d’euros.
  20. 20. RÉPARTITION DES DÉPENSES DES MÉNAGES CONSACRÉES À LAUDIOVISUEL 1960-1990 (EN %) 1960 1970 1980 1990Projection de 66,5 46,3 41,6 19,3films de cinémaDVD et - - 0,3 13,9vidéocassettespréenregistrées(hors location)Télévision 33,5 53,7 58,1 66,8Total 100 100 100 100 Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  21. 21. RÉPARTITION DES DÉPENSES DES MÉNAGESCONSACRÉES À LAUDIOVISUEL 1960-1990 (EN %)100%90%80%70%60% Télévision50% vidéo40% cinéma30%20%10% 0% 1960 1970 1980 1990
  22. 22. 40 ans de cinéma : âge d’or, crise et renouveau, rapport INSEE 2002
  23. 23. La « civilisation des loisirs » « La généralisation de la voiture individuelle et de lélectroménager entraîne la mutation de lensemble des pratiques de temps libre de la population française. Labondance des biens et des services offerts par léconomie des loisirs a certainement pénalisé lexploitation cinématographique. La salle de cinéma perd à cette occasion la place jusqualors incontestée de temple de la culture de masse et ne sera dailleurs jamais remplacée dans ce rôle. »Voir Jean-Michel Frodon Lâge moderne du cinéma français ; De la nouvelle vague à nos jours, Paris, Flammarion, 1995 Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  24. 24. L’adaptation de l’exploitation intensifier lexploitation en divisant les salles uniques afin doffrir un choix de films plus important aux spectateurs la configuration caractéristique des salles conçues dans les années 1930 à 1950, comportant plusieurs centaines voire plusieurs milliers de places (le Gaumont-Palace comptait 6 000 places), disparaît progressivement le volume global de la salle, est fragmenté en plusieurs salles, de capacités généralement décroissantes. Le nombre moyen de fauteuils par salle, entre 1959 et 1990, traduit parfaitement cette évolution : il passe de 481 à 233. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  25. 25. Concentration des salles en centre-ville Si en 1968, les communes de moins de 8 000 habitants abritaient plus de la moitié des salles et 35,7 % des fauteuils, en 1982 les communes de moins de 10 000 habitants ne regroupaient plus que 28,5 % du parc de salles et moins de 30 % des fauteuils. Au sein même des grandes agglomérations, on assiste au regroupement des salles dans les zones animées et les centres-villes aux dépens des quartiers périphériques et des banlieues à pouvoir dachat plus modeste, aux salles de quartier succèdent des quartiers de salles.
  26. 26. Concentration des salles en centre-ville Au sein même des grandes agglomérations, on assiste au regroupement des salles dans les zones animées et les centres-villes aux dépens des quartiers périphériques et des banlieues à pouvoir dachat plus modeste, aux salles de quartier succèdent des quartiers de salles. Les exploitants tentent ainsi dadapter leur offre à un public moins populaire, plus jeune, plus citadin et plus cultivé.
  27. 27. L’incidence du prix du billet sur la fréquentation Amélioration du service ou frein à la demande ? De la salle unique au multiplexe
  28. 28. Évolution du prix du billet De 1960 à 1970, le prix dune place de cinéma fait plus que doubler alors que lensemble des prix à la consommation augmente de 52 %. Dans une étude du CNC intitulée « le cinéma français en 1970, situation, perspective et plan de redressement » le cinéma est une distraction assez coûteuse pour 58 % des spectateurs interrogés et très coûteuse pour 15 % dentre eux. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  29. 29. Évolution du prix du billet Entre 1970 et 1980, en dépit dune inflation élevée, le prix de la place continue daugmenter fortement (plus dun point au-dessus de linflation en moyenne). De 1980 à 1994, le ralentissement de linflation et le retour à la liberté des prix (le 1er janvier 1981) ne saccompagnent pas pour autant dune baisse du prix des places. Au contraire, leur hausse continue à un rythme qui dépasse de deux points celui de linflation. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  30. 30.  La forte hausse du prix d’entrée traduit-elle un effet qualité, une augmentation étant souvent la conséquence d’une amélioration globale du service proposé aux spectateurs (services, salles plus confortables...) ? En 1970, les dépenses des ménages consacrées au cinéma sont dépassées par les dépenses en activités de télévision : 183 contre 152 millions d’euros 46,3% c. 53,7% 40 ans de cinéma : âge d’or, crise et renouveau, rapport INSEE 2002
  31. 31. RME dans le monde en 2011la recette moyenne par entrée s’établit à6,19 € en 2011 (6,18 € en 2010). [5,03 € pour les abonnements] 7,27 € en Allemagne (+1,7 % par rapport à 2010) 6,8 € en Espagne (6,5 € en 2010). Aux États-Unis, elle progresse de 0,5 % à 7,93 $.
  32. 32. La recette moyenne par entrée s’établit à 6,19 € en 2011 49,8 % des entrées entre 5 € et 7 € 7,6 % des entrées payantes se situent au tarif moyen, 5,03 € 19,6 % des billets vendus affichent un tarif inférieur à 5 € 6,3 % des billets vendus sont vendus à plus de 10 €4,94 millions d’entrées gratuites sont enregistrées, ce qui porte la fréquentation totale des salles de 216,6 à 221,57
  33. 33. La recette moyenne par entrée s’établit à 6,19 € en 2011 49,8 % des entrées payantes sont vendues (ou valorisées) entre 5 € et 7 €, contre 49,1 % en 2010 et 49,7 % en 2002. 7,6 % des entrées payantes (7,2 % en 2010, 7,1 % en 2009) se situent au tarif moyen, 5,03 €, stable depuis 3 ans. 19,6 % des billets vendus affichent un tarif inférieur à 5 € (19,5 % en 2010 et 28,3 % en 2002) et 30,5 % un tarif supérieur à 7 € (31,4 % en 2010, 21,9 % en 2002). 6,3 % des billets vendus sont vendus à plus de 10 €, représentant 13,68 millions d’entrées, contre 12,22 millions en 2010 (5,9 %).  Si leur nombre continue d’augmenter, sa progression se ralentit nettement : +12,0 % entre 2011 et 2010, contre +51,8 % entre 2009 et 2010 et +344,8 % entre 2008 et 2009.
  34. 34. Évolution du coût moyen d’une place de cinéma 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2011Coût moyen réel de la 1,86 4,78 16,13 31,40 35,29 41,46 41,52place (en francs)(en euros) 0,28 0,73 2,46 4,79 5,38 6,32 6,33Coût moyen théorique 1,86 2,82 12,20 30 35,55 42,78 43,65de la place si celui-ciavait suivi lévolution ducoût de la vie (en francs)(en euros) 0,28 0,43 1,86 4,57 5,42 6,52 6,65 Le CNC calcule traditionnellement une recette moyenne par entrée (RME). Cet indicateur résulte de la simple division des recettes aux guichets des salles par les entrées payantes, déclarées par les exploitants. La RME tient compte à la fois des entrées payantes hors abonnement illimités et des entrées réalisées dans le cadre de ces abonnements.
  35. 35. Évolution du coût moyen d’une place de cinéma76 Coût moyen réel de la place (en euros)54 Coût moyen théorique de la place si celui-ci avait3 suivi lévolution du coût de la vie (en euros)2 Coût suivant linflation10 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2011
  36. 36. Évolution du coût moyen d’une place de cinéma765 Coût moyen réel de la place (en euros)4 Coût moyen théorique de la place si celui-ci avait suivi lévolution du coût de la vie (en euros)3 Coût suivant linflation210 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2011
  37. 37. Évolution du coût moyen d’une place de cinéma765 Coût moyen réel de la place (en euros)4 Coût moyen théorique de la place si celui-ci avait suivi lévolution du coût de la vie (en euros)3 Coût suivant linflation210 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2011
  38. 38. évolution de la fréquentation cinématographique en France 450 400 350 7 300 6millions dentrées 250 5 200 4 150 3 100 2 1 Millions d’habitants 50 0 0 1920 1947 1895 1899 1902 1905 1908 1911 1914 1917 1923 1926 1929 1932 1935 1938 1941 1944 1950 1953 1956 1959 1962 1965 1968 1971 1974 1977 1980 1983 1986 1989 1992 1995 1998 2001 2004 2007 2010Population : 1895, 40 M ; 1911, 41 M ; 1944, 39 M ; 1974, 53 M ; 2002, 60 M ; 2011, 65 M
  39. 39. 40 ans de cinéma : âge d’or, crise et renouveau, rapport INSEE 2002
  40. 40. Équipements et fréquentation Avec 116 millions de spectateurs, lannée 1992 marque le point bas de la fréquentation en salles : depuis 1957, le nombre dentrées a été divisé par trois et demi. Mais dès 1993, la tendance sinverse et, après trente-cinq ans de baisse, la reprise de la fréquentation samorce (+ 15,6 % entre 1992 et 1993) puis se confirme (+ 47 % entre 1994 et 2002). 216,6 millions en 2011.les salles attirent dès alors un public qui ne venait pas ou ne venait plus au cinéma
  41. 41. Impact des cartes2000 : lancement de « formules daccès au cinéma donnant droit à des entrées multiples » par les principaux circuits nationaux en mars 2000 le groupe UGC lance une nouvelle formule dabonnement à entrées illimitées baptisée «UGC illimité» au tarif de 98 francs par mois (14,94 €) en septembre 2000,Gaumont, propose une carte « Le Pass » conçue sur le même modèle que la carte UGC, uniquement à Paris, à laquelle s’associe MK2 Parallèlement à ces différentes initiatives, le groupe Pathé (avant la mise en place de la nouvelle structure EuroPalaces) mettait en vente localement sur 4 agglomérations (Nantes, Nice, Strasbourg et Clermont-Ferrand) une carte du même type baptisée « Ciné à Volonté ».
  42. 42. Impact des cartesLa réglementationLarticle 97 de la loi du 15 mai 2001 sur les nouvelles régulations économiques, introduit dans le code de lindustrie cinématographique un article réglementant lutilisation de la formule de carte dabonnement à accès illimité. les formules daccès au cinéma donnant droit à des entrées multiples sont soumises à un agrément du CNC. Les distributeurs et les ayants droit sont rémunérés sur la base dun prix de référence : 5,03 € pour 2011. Le texte prévoit lobligation pour les circuits qui lancent une carte douvrir leur formule aux petits exploitants. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  43. 43. Début 2000 :typologie des publics61,4 % des Français ont été au moins une fois au cinéma en 2001. Un public Urbain  73 % des entrées réalisées dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants Diplômé Jeune Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  44. 44. Début 2000 :Une fréquentation toujours très urbaine73 % des entrées réalisées dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants Paris : 31,3 millions dentrées ; Nord et Rhône : plus de 7 millions dentrées ; Bouches-du-Rhône : 6,7 millions dentrées.A lopposé, le nombre dentrées reste très faible dans les départements ruraux : 185 000 dans la Creuse moins de 120 000 en Lozère
  45. 45. Début 2000 :typologie des publics61,4 % des Français ont été au moins une fois au cinéma en 2001. Un public Urbain Diplômé  plus de 76 % des individus appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures, les « CSP + »sont allés au cinéma au moins une fois en 2001  alors que 60 % des catégories dinstruction primaire nont pas fréquenté les salles obscures au cours de lannée. Jeune
  46. 46. Début 2000 :typologie des publics61,4 % des Français ont été au moins une fois au cinéma en 2001. Un public Urbain Diplômé Jeune  89 % des 11-24 ans sont allés au moins une fois au cinéma en 2001.  Les moins de 25 ans représentent 36,8 % des spectateurs  réalisent 39,3 % des entrées  consomment plus de 8 films en moyenne par an, soit près du double de la consommation moyenne nationale.
  47. 47. 2011: typologie des publicsPlus d’un tiers des spectateurs a plus de 50 ans Depuis 2006, les plus de 35 ans représentent plus de la moitié du public (54,9 %). Ils génèrent 53,9 % des entrées soit 5,3 entrées par spectateur en moyenne. La part des seniors (50 ans et plus) dans la population cinématographique augmente à 33,6 % en 2011 (pour 40,2 % dans la population. Le nombre de spectateurs de plus de 50 ans augmente de 8,9 % entre 2010 et 2011 et le nombre moyen annuel d’entrées par senior est plus élevé en 2011 (5,5) qu’en 2010 (5,1). Les seniors génèrent 34,2 % des entrées en salles en 2011
  48. 48. 2011: typologie des publicsPlus d’un tiers des spectateurs a plus de 50 ans Depuis 2006, les plus de 35 ans représentent plus de la moitié de la population cinématographique (54,9 % en 2011, 53,7 % en 2010). Ils génèrent 53,9 % des entrées (50,2 % en 2010), soit 5,3 entrées par spectateur en moyenne. La part des seniors (50 ans et plus) dans la population cinématographique augmente à 33,6 % en 2011 (31,9 % en 2010), tandis que leur poids dans la population totale de référence progresse très légèrement (40,2 % en 2011, 39,9 % en 2010). Le nombre de spectateurs de plus de 50 ans augmente de 8,9 % entre 2010 et 2011 et le nombre moyen annuel d’entrées par senior est plus élevé en 2011 (5,5) qu’en 2010 (5,1). Les seniors génèrent 34,2 % des entrées en salles en 2011
  49. 49. Les plus de 35 ans représentent plus de la moitié du public (54,9 %).Plus d’un tiers des spectateurs a plus de 50 ans (33,6 %) rapport CNC 2011
  50. 50. 2011: typologie des publicsEn 2011, la pratique cinématographique progresse dans les catégories socioprofessionnelles inférieures (CSP-) : 62,4 % des CSP- fréquentent les salles de cinéma, contre 61,0 % en 2010. Ils vont au cinéma en moyenne 4,6 fois dans l’année (4,3 en 2010). Il en résulte une part d’entrées en hausse pour les CSP- qui génèrent 20,4 % de la fréquentation en 2011, contre 19,2 % en 2010. La population cinématographique des CSP- augmente sensiblement (+2,1 % entre 2010 et 2011) et les entrées qu’ils réalisent également (+11,4 %).
  51. 51. 1993 – 2012 : Élargir la base sociale des spectateurs de cinéma ? Développement des multiplexes
  52. 52. 1993 – 2012 : Élargir la base sociale desspectateurs de cinéma ?Développement des multiplexes Rapprochement géographiquement de loffre de cinéma par rapport à la demande potentielle Pénétration des milieux culturellement mois favorisés Des équipements de qualité présentant une offre de films extrêmement variée à proximité des lieux de vie  Ouverture du premier multiplexe, le « Pathé Grand Ciel » à La Garde, près de Toulon, en 1993.
  53. 53. 1992 – 2012 :Développement des multiplexes « Le multiplexe se caractérise avant tout par ses salles gradinées, climatisées, confortables et de dimensions importantes, ses écrans de grande taille et la qualité de sa projection Facilités daccès et de stationnement, services complémentaires (espaces de restauration, salles de jeux vidéos, boutiques de CD et de DVD...) Surtout, par lintermédiaire des multiplexes, les exploitants ont réussi à rendre au cinéma son statut de loisir à part entière. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  54. 54. 1992 – 2012 :Développement des multiplexes « Surtout, par lintermédiaire des multiplexes, les exploitants ont réussi à rendre au cinéma son statut de loisir à part entière.Longtemps cantonné au rang de bien culturel, le cinéma est redevenu un lieu de sortie dans lequel on ne vient plus simplement voir un film. On peut le regretter, mais le rebond de la fréquentation est à ce prix [?] » Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  55. 55. 1992 – 2012 :Développement des multiplexes Depuis la fin des années 60, le cinéma semble avoir « retrouvé le statut socialement sélectif des autres arts », suivant lexpression de René Bonnel Le cinéma redevient un loisir mi-90 ?Longtemps cantonné au rang de bien culturel, le cinéma est redevenu un lieu de sortie dans lequel on ne vient plus simplement voir un film. Lévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002
  56. 56. Élasticité de la demande de cinéma parrapport à loffre géographiqueLes multiplexes semblent contribuer au redémarrage de la fréquentation depuis 1992 en proposant aux spectateurs des conditions de projection de meilleur qualité en simplantant dans des zones géographiques sous-équipées en salles en incitant le reste du parc à se moderniser pour élever le niveau de qualité proposé aux spectateursLévolution du secteur de lexploitation cinématographique. Rapport du Sénat, 2002

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