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Introduction
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Biodiversité et le dév...
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Caracol, première session de formation des agriculteurs, associations de la brigade maritime en action et leaders communautair

  1. 1. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT Direction Sols et Écosystèmes Corridor Biologique dans la Caraïbe (CBC) Première session de formation des Agriculteurs, Associations de la Brigade Maritime en Action et Guides Éco-touristiques " Conservation de la biodiversité dans la Baie de Caracol ". Membres de la délégation: - Astrel Joseph, Ing. Directeur Sols et Écosystèmes - Lucienna Exil, Biol. Av., Directeur DPREDD - Nobert Dechanel, Ing. Agr. Bureau Trinational CBC - Johnsley Romain, Technicien - Jhon Fitz Darnel Larosiliere, Technicien Compte rendu de la Première session de formation 17 - 19 Juillet 2014
  2. 2. Introduction Dans le cadre du Projet Corridor Biologique de la Caraïbe visant la conservation de la Biodiversité et le développement des alternatives de subsistances entre Haïti, La République Dominicaine et Cuba, une délégation du Ministère de l’Environnement s’était rendue, le samedi 19 juillet 2014 à Caracol en vue d’animer une séance de formation à l’attention d’une trentaine de personnes sur les Ecosystèmes de Mangroves dans cette zone déclarée protégée par l’Etat haïtien. Déroulement de la formation La journée avait débuté avec les propos de circonstance de M. Jackson CADET, Président la Brigade Maritime en Action. Les propos d’introduction se sont poursuivis avec M. Lucienna EXIL, Directeur de la Direction Promotion Education Environnementale et Développement Durable pour la mise en contexte de la journée. Dans son intervention, il a soutenu que la Baie de Caracol avec ses 300.000 ha de mangroves est très importants pour la zone et en ce sens il s’avère impérieux de les protéger et cette protection doit passer nécessairement par l’information et la formation des habitants de Caracol. L’agronome Nobert DECHANEL, Représentant du Bureau Corridor Biologique de la Caraïbe,
  3. 3. a de son côté salué les participants et en même leur présenté un aspect important de cette journée. C’est-à-dire, la formation d’une équipe de 20 personnes qui sera répartie en 2 groupes de 10 personnes, ces deux groupes prendront part au nettoyage contre rémunération de 300 000 ha de mangroves pendant 10 jours. Ingénieur Astrel JOSEPH, Directeur Sols et Ecosystèmes et Point Focal du CBC, Il a adressé ses salutations à l’assistance et a du même coup introduit la partie technique de la journée qu’est la formation des participants. Déroulement de la formation  La première phase de la formation basée sur la Présentation de la Baie de Caracol et de ses potentialités a été assurée par Jhon Fitz Darnel LAROSILIERE, Technicien DPREEDD. (Photo de M. Larosiliere à ajouter) A travers celle-ci, il a d’une part fait une présentation générale de la commune de Caracol, c’est-à-dire passer en revue l’histoire de la Caracol et son climat, suivi de ses ressources
  4. 4. naturelles, ses activités économiques, ses infrastructures et services collectifs et en dernier lieu les différentes ONGs et organisations de base œuvrant dans la commune. D’autre part, il a mis en relief les diverses potentialités de la Baie de Caracol. Pour ce faire, il a affirmé que Caracol détient 34% des mangroves restant dans le pays et d’importants récifs coralliens pouvant servir de blocage en cas de Tsunami et qu’il est de leur devoir de les protéger, la Baie de Caracol avec ses 300 000 ha de mangroves est une des plus belles et importantes richesses côtières marines en Haïti. C’est un joyau à valoriser et sans cesse conserver donc il faut :  Améliorer le niveau de la pêche, car la baie abrite un grand nombre d’espèces halieutiques.  Accroitre le tourisme au niveau de la zone en raison de ses potentialités diverses.  Permettre aux habitants de la zone d’augmenter leur revenu avec la vente de divers produits locaux. (production de sel, etc..). Une fois valorisée, la commune de Caracol peut attirer des visiteurs venus de partout.  La deuxième partie de la formation est assurée par Johnsley ROMAIN, Technicien en Gestion de l’Environnement, sur la Protection et la Conservation des Mangliers à Caracol. Il a fait une présentation générale sur les mangliers et a évoqué le cas de ceux de la Baie de Caracol qui mérite une attention bien spéciale, puis a montré à l’assistance les différents types de mangliers qui existent dans le pays dont la Baie de Caracol détient une très grande partie. Il a en même temps mis en relief les principales fonctions écologiques des mangroves Tels : viviers aquatiques et habitat de la faune.
  5. 5. L’un des aspects le plus important de sa présentation a été l’utilité des mangliers. Sur le littoral ils protègent souvent les zones côtières situées derrière elles des dégâts et de l’érosion dus à l’action des vagues, elles piègent aussi les limons. Il a entre autre, soutenu que ces derniers peuvent aider en cas de tsunami ou inondations dans ce cas protéger les mangroves c’est se protéger aussi, l’aspect médicinale des mangroves et le maintien de la qualité de l’eau n’ont pas été non plus négligé. Interaction avec l’assistance  Demande d’aide afin de transformer Chabert en un véritable lieu touristique (là où l’on déposa les restes de Charlemagne Péralte).  Le Mde doit prendre des mesures pour doter Caracol de plusieurs agents forestiers.  La formation doit s’étendre á toute la population.  Contrôler et analyser les déchets qui sortent du Parc Industriel.  Le Mde doit travailler avec la Mairie en vue de trouver un endroit pouvant servir de décharge communale. Apres les interactions avec l’assistance, M Lucienna EXIL est intervenu à nouveau pour remercier les participants, clore la journée et ensuite les inviter à prendre ensemble le lunch. Annexe 1 Listes des présentations et textes Annexe 2 Liste de la délégation du MDE Annexe 3 Liste des participants à la formation
  6. 6. Présentation générale de la commune de Caracol La commune de Caracol couvre une superficie de 76, 7 km2. Elle compte deux sections communales (Champin et Glaudine) et quatorze habitations. La population de Caracol est estimée à environ 7015 habitants (recensement 2009). Elle est bornée au nord par l’Océan Atlantique, à l’est par Terrier-Rouge, au sud par Limonade et à l’ouest par Trou du Nord. Histoire de la commune L’histoire a retenu beaucoup d’événements auxquels est associée la commune de Caracol On ne mentionnera que quelques-uns des plus saillants : Christophe Colomb y passa son premier noël quelques jours après son débarquement dans l’île ; la Santa Maria, plus grand bateau du navigateur, fit naufrage dans ses eaux ; les restes de Charlemagne Péralte, figure emblématique de la résistance anti-américaine, reposèrent à Caracol dans la petite localité de Chape jusqu’en 1946 où ils y furent enlevés par les soins de la mère du martyr. On se souvient encore du passage du cyclone David en 1979, de la grande sécheresse de 1996, celle de 1997 si néfastes pour l’économie et l’environnement de Caracol. Climat Caracol fait partie de la grande plaine du Nord qui longe les côtes des départements du Nord etdu Nord-Est. Selon la classification agro-écologigue de Holledrige, elle présente les caractéristiques des régions semi-arides. Elle reçoit environ 750 mm de pluie l’an et sa température avoisine les 26,1°C. Les relevés topographiques la montrent comme une région à pentes douce, donc plutôt plane. Ressources naturelles Les sols. Les origines des sols ne sont pas bien connues. Ils sont limono-sableux, généralement de couleur noire le long de la rivière de Trou-du-Nord et argilo-limono-sableux, très profonds en général, riches en matières organiques, mais mal irrigués. L’eau. Les eaux de surface de la Commune de Caracol sont celles de la rivière du Trou- du- Nord et des affluents des ravines Celo, Salnavane et Grand chemin qui traversent les sections communales de Champin et Glaudine. Ressources forestières. La strate arborée domine peu dans la zone. Elle avait été fortement éclaircie lors de l’installation de la compagnie HACOR (Haïtian Agricultural Coopération) au profit de la culturedu sisal. Cependant, autour des maisons d’habitation et sur certaines parcelles, l’on remarque de grandes espèces comme le manguier, l’avocatier, le chêne, le
  7. 7. sablier, le mombin, les bayahondes, les citrus et, sur les côtes, la forêt de mangroves. Une graminée connue sous le nom de « Zèb avyon » se développe abondamment dans la zone. Mines et carrières. L’exploitation des ressources minières n’affecte nullement l’environnementde cette commune quoiqu’elle soit conduite de manière inorganisée au mépris total des règles techniques élémentaires. Elle concerne surtout les carrières de sable et des mines de roches de montagne. Les activités économiques La pêche et le commerce. La pêche, principale activité économique des gens de Caracol, seconcentre au niveau de la baie. Elle se fait surtout individuellement, avec deux ou trois pêcheurs par embarcation. Mais elle commence à s’organiser car deux organisations, KPK (Coopérative des pêcheurs de Caracol) et BMA (Brigadier maritime en action) ont été créées dans le but de réglementer la pêche dans la zone. Cette activité, déjà tributaire des conditions climatiques, s’exerce avec un équipement désuet : sennes de plage, trémails, paniers, lignes et matériel de plongée, dans une aire qui s’étend du bord de mer de Limonade jusqu’à Fort Liberté et parfois jusqu’aux eaux territoriales de la République Dominicaine. Les poissons comme : boutou, sarde, béquille, boute langue, « carangue », barrée, « Zo bleu » , congre, « pisquettes », homard et les écrevisses figurent parmi les espèces les plus exploitées. Généralement les produits sont conservés et vendus par boite, le prix variant de 1000 à 4000 gourdes dépendamment de la grosseur de l’espèce et la dimension de la boite. Le commerce est caractérisé par des échanges de produits entre Caracol et la République Dominicaine : concombre, poulets de chair, salami, hareng et boissons alcoolisées, principalement le vin rouge. La vente des récifs coralliens à raison de 200 dollars le camion de mètres cubes, se pratique intensément dans la commune. Ce commerce est surtout pratiqué par les femmes, alors que la vente des poissons s’effectue directement par les pêcheurs, ou par le biais d’un spéculateur dénommé «agent». Les marais salants. A Caracol, on consacre les mois de juillet, août et septembre à la construction des entrepôts et à la récolte du sel assurée exclusivement par les femmes les plus démunies des localités. Leur travail n’est pas rémunérée en argent mais en sel : 40% de la récolte leur revient et 60% au propriétairedes marais. Ce dernier conserve sa marchandise et la vend au prix fort à la période des pluies. L’Agriculture. Deux périodes de plantation sont connues : mars et novembre. En raison des conditions climatiques difficiles, les activités agricoles se résument à l’établissement des parcelles d’arachide associées au vigna, pois congo et manioc (maïs associé au manioc, vigna et pois congo). Le haricot, le maïs et le giraumont sont aussi cultivés surtout au cours de la saison
  8. 8. d’hiver (novembre), avec des risques assez élevés de perte. Il a été aussi remarqué des bananeraies le long de la rivière Trou du Nord. Deux periods de plantation sont connues : mars et novembre. L’élevage. Il est en général libre, est aussi très peu développé avec les caprins, la volaille, les boeufs, les équins etc. Le secteur financier. Une caisse populaire CAPONET fonctionne à Caracol. Le tourisme. Caracol dispose de grandes possibilités tant pour le tourisme international que pour le tourisme local. Parmi ses sites historiques se distinguent la baie de Caracol où la Santa Maria fit naufrage, plus de 45 puits coloniaux non exploités à Madras, des galeries souterraines datant de la guerre des cacos, l’habitation Chabert, lieu d’inhumation de Charlemagne Péralte et Carrefour Jésus ainsi nommé depuis la découverte en ce lieu d’une statue d’origine inconnue. Malheureusement les sites naturels sont en grande partie inaccessibles et les plages ne sont pasaménagées. La zone reçoit toutefois des visiteurs, en général des missionnaires venus en pèlerinage. La commune peut s’enorgueillir de posséder l’une des plus grandes réserves de mangroves de l’île, deux belles plages (la baie de Sanson et Santa à Bassin Caïman). Les infrastructures et les services collectifs La santé. La commune de Caracol dispose de trois dispensaires placés dans la ville de Caracol, à Claudine et à Champin. Celui du bourg de Caracol emploie deux auxiliaires, deux agents de santé, une responsable du nettoyage et est doté d’un laboratoire malheureusement inopérant, faute d’électricité et de personnel spécialisé. Pour ce genre de services, les habitants de la zone s’adressent donc à d’autres centres hospitaliers. La filariose, la malaria, la typhoïde, les infections respiratoires sont les maladies les plus souvent soignées dans ces centres de santé. L’éducation. Il existe maintenant à Caracol treize écoles primaires et deux écoles secondaires. Le personnel enseignant du lycée (17 professeurs) et administratif (directeur, censeur, surveillant général,secrétaire) assurent la bonne marche de cet établissement qui, pour l’année 2002-2003 avait déjà un effectifde 176 élèves. L’accès à l’eau potable. Le bourg de Caracol est alimenté en eau par des pompes à bras et quelques fontaines publiques; les sections communales utilisent l’eau des rivières et des sources non protégées. Le système de drainage. La commune de Caracol ne dispose d’aucune infrastructure de drainage. Les eaux de ruissellement dévalent les rues et y laissent des immondices et des sédiments qui rendent l’environnement insalubre et inesthétique.
  9. 9. Le réseau routier. Les routes, en terre battue pour la plupart, ne sont entrain d’etre ameliorees avec l’installation du Parc Industriel. Dans les sections communales, où n’existent que des sentiers, la situation est encore plus difficile. Le transport est généralement assuré par des motos-taxis, des camionnettes et même des bicyclettes. Les organisations non gouvernementales Sept organismes d’aide non gouvernementale opèrent à Caracol : Plan International. La multiplicité et la diversité de ses interventions le font beaucoup apprécier par la population de Caracol. Tout en facilitant la scolarisation des enfants par un système de parrainage. Plan intervient dans la construction des latrines et dans l’agriculture. MDE /PNUD/PAPAE (Programme d’appui a la mise en œuvre du PAE / Plan d’Action pour l’Environnement). Le PAPAE conduit, entre autres, des activités de protection et de conservation des mangroves. PAM intervient au niveau des infrastructures routières (réhabilitation de la route reliant Caracol à Champin, aménagement du pont de Caracol), de l’agriculture (établissement de grandes parcelles de maïs associées au pois inconnu et de giraumont) et des cantines scolaires. CARITAS et IICA oeuvrent dans les domaines suivants : crédit agricole pour les femmes, agriculture, micro-crédit, production de sel, pêche et irrigation. D’autres ONG ont des activités dans la commune : le SEFADES fournit des intrants agricoles, et le GRADES forme les cultivateurs à l’utilisation des charrues, tandis que le CRS et le CDS visent l’amélioration de la santé. Le secteur associatif Diverses organisations se forment pour mettre en commun leurs ressources et mieux orienter leurs revendications. Parmi les principales : A Jacquezyl : RPDJ (Rasanbleman Peyzan pou Devlopman Jakzi (RPDJ) KJD (Komite Developman Jakzy (KJD) A Kajou Jezi : APKJ (Asosyasyon Peyzan Kafou Jezi) APV (Asosyasyon Peyzan Volan) A Champin : GPC (Gwoupman Peyzan Champin)
  10. 10. A Caracol : ORACADET (Asosyasyon Plantè Joumou Karakòl) Le RDPJ : Cette fédération regroupe les organisations les plus importantes de Caracol. Liste de la delegation du MDE Ing Astrel JOSEPH Directeur Siols et Ecosystemes et Point Focal CBC Lucienna EXIL Directeur DPREEDD Agr Nobert DECHANEL Représentant Bureau Corridor Biologique pour Haïti Jhon F.D. LAROSILIERE Technicien DPREEDD Johnsley ROMAIN Technicien en gestion de l’Environnement
  11. 11. Galerie photos

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