POUR ALLER PLUS LOIN                   242 / paroles d’élus p pour une Europe innovante                                   ...
2008 aura été pour de nombreuses                                                                             ficié au trav...
L’Ardèche accueille un Cent                                                                                               ...
Un Living Lab au secours de la désertification                                                                            ...
Citilab, un territoire de la connaissance                                                                                 ...
TABLE RonDE                               Des usages                               innovants                              ...
“Participer à l’appropriation                                                                                             ...
“À Cologne, presque 5 000                                                                                                 ...
Glossaire                                                                                   FIBRE OPTIqUE                 ...
Tome 4 : Pour aller plus loin
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À l’initiative de l’AMF, de l’AdCF, de l’AMGVF, de l’APVF, de la FMVM et de France Télécom Orange, le quatrième recueil pour une Europe innovante se caractérise par une ouverture européenne avec des initiatives émanant de collectivités de France métropolitaine et d’outre-mer, mais aussi d’autres territoires européens (Portugal, Espagne, Italie, Grèce, Autriche, Slovaquie, Belgique, Pays-Bas, Pologne, Lituanie et Finlande). Il a été réalisé sous l’égide de la présidence française de l’Union européenne, avec un avant-propos du président de la Commission européenne.

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Tome 4 : Pour aller plus loin

  1. 1. POUR ALLER PLUS LOIN 242 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin F. Durand-Tornare, O. Julienne, Y. Krattinger, A. Loechel, B. Retailleau, P. Subra, F. Thomas Pour aller plus loin / 243
  2. 2. 2008 aura été pour de nombreuses ficié au travers du Cent d’une vraie mise cette municipalité de la banlieue d’Ams- malades de suivre les cours. En matière collectivités européennes un moment décisif en cohérence et d’incomparables syner- terdam a entrepris dès 2005 la création de transports municipaux, après de mul- de la matérialisation de leurs e-stratégies. gies. Ainsi, à l’image aussi d’un quartier d’une grille de calcul hétérogène muni- tiples expérimentations en Scandinavie comme celui de Poblenou à Barcelone, qui cipale. Ce projet avait pour objectif de notamment, Malaga a mis en place un Au-delà des services proposés, est venue est passé du statut de quartier industriel à mettre à disposition des laboratoires de dispositif original de paiement de leur uti- l’heure de l’économie du savoir.” la dérive à celui de quartier de la connais- recherche, installés sur la ville, les capa- lisation par téléphone mobile, de même André Jean-Marc Loechel, sance à l’attractivité exponentielle, c’est le cités inexploitées des ordinateurs reliés d’ailleurs que la ville allemande de Hanau. président de la Fondation des territoires de demain rapport du territoire à l’innovation et à la à son réseau très haut débit (100 Mbit/s) Pour ce qui est de l’e-gouvernement local, P u www.territoires-de-demain.org mobilisation du savoir qui fait la différence pour répondre aux besoins des entrepri- Cologne a multiplié les services en ligne, dans un contexte de compétitivité exacer- ses et laboratoires publics installés sur mais c’est d’Helsinki là encore, comme bée entre territoires. C’est toute la leçon le territoire, mais aussi pour associer la de Madrid, Londres et Vienne, que pro- Plusieurs démarches illustrent très claire- se transformer – à Berlanga de Duero Laboratoire Euterto (European Territories aussi des centres de la connaissance ment, et surtout de manière très concrète, notamment – en vitrines d’innovation of Tomorrow Laboratory), créé au bord du développés jusque dans les plus petites Si une telle énumération ne reflète que très la genèse à l’échelle des villes et des terri- technologique et sociétale. Soixante-dix Rhin et consacré notamment aux usages villes par la région de l’Estrémadure, à par- partiellement l’appropriation par les territoires toires d’une société basée sur la connais- espaces se sont de la sorte constitués du haut et du très haut débit, symbolise tir desquels se sont développées tant de européens de leur futur, elle confirme néanmoinsPOUR ALLER PLUS LOIN sance, où se voient placés au tout pre- sous l’égide notamment de la Commis- la volonté des régions européennes d’être démarches à l’instar des Wikipedia locaux. mier plan de l’action locale les rapports sion européenne, avec pour objet de non seulement pleinement des territoires Ce sont les services aux étudiants déve- quils le conjuguent autant en matière de gestion entre trois catégories d’acteurs et d’es- dynamiser le tissu économique des ter- de la connaissance et de vrais clusters loppés à Salamanque (cf. p. 234), ce sont des identités et des compétences qu’au travers d’une paces : ceux chargés de la transmission ritoires et de mettre les technologies de de l’économie du savoir, mais aussi des les démarches de cartographie de savoirs définition de linnovation technologique comme des savoirs ; ceux de la recherche et de l’information et de la connaissance à la lieux de référence pour mobiliser savoirs à Mataro, en Catalogne, mais aussi, de vecteur majeur des synergies entre tous les acteurs. l’innovation ; et — en cela réside avant disposition de tous les secteurs d’activité. et compétences au service de leur com- manière plus générale, la formation de tous tout la grande nouveauté — les habitants Ceci aussi bien dans les divers domaines pétitivité. Il forme avec les Centres euro- aux services électroniques sous l’égide de et utilisateurs des produits et des services de l’agriculture et de la pêche (à Cudillero péens de nouvelles technologies (Cent) l’Observatoire de la société de la connais- population aux travaux des chercheurs et viennent pour ce qui est de l’Europe les émanant tout à la fois des secteurs privés dans les Asturies), que dans le domaine qui sont en phase de création dans plu- sance de la région de la Rioja. susciter une prise de conscience collec- efforts les plus remarquables. et publics. de l’e-santé (Grenade) par exemple. Fras- sieurs régions d’Europe – de l’Irlande au L’information fournie aux habitants connaît tive des potentialités du haut débit. Si une telle énumération ne reflète que Les “laboratoires vivants”, vrais labora- cati, au nord-ouest de Rome, entend Valais et à la Toscane – et dont il sera évidemment des développements multi- Elle incarne aujourd’hui la participation très partiellement l’appropriation par les toires d’usages, incarnent parfaitement ainsi servir de plate-forme de validation l’espace de réflexion et de projets, une ples. Après les initiatives finlandaises de des habitants aux décisions municipales territoires européens de leur futur, elle la triple synergie évoquée : c’est le cas de scénarios et d’expériences innovan- véritable communauté de connaissan- Tampere, de Turku ou encore d’Helsinki au travers notamment d’un panel d’inter- confirme néanmoins qu’ils le conjuguent du “Citilab” de Cornellà en Catalogne tes dans de nombreux domaines tels que ces destinée à prendre toute sa place (au travers récemment d’écrans interactifs nautes et d’un questionnaire accompa- autant en matière de gestion des identités (cf. p. 250) où se trouvent expérimentés “l’intelligence ambiante”. En Allemagne, aux côtés du futur Institut Européen de expérimentés par cette dernière notam- gné d’un grand nombre d’informations et des compétences qu’au travers d’une les usages et services de demain au tra- Sankt Augustin veut valider pour les mar- Technologie de Budapest. ment dans les rues et les écoles), aux dont l’impact sur les décisions municipa- définition de l’innovation technologique vers d’une réflexion prospective, seule chés économiques les nouvelles formes La meilleure illustration de la dynamique côtés des démarches suédoises de villes les s’avère souvent conséquent. comme vecteur majeur des synergies vraie productrice de liens sociaux et de de coopération technologique dans des engendrée par de tels projets se trouve telles que Malmö qui offre à ses habitants La typologie des services élaborés par entre tous les acteurs. Et nul doute que, collaborations territoriales. C’est le cas environnements virtuels, Munich a créé un être très certainement la communauté de une panoplie d’outils virtuels, les e-stra- les collectivités est destinée à s’enrichir dans un monde globalisé, cette démar- aussi du “Living Lab” de la province de espace dédié aux travailleurs du savoir, communes de Privas Rhône et Vallées (cf. tégies d’une ville comme Almere symbo- considérablement. Schwäbisch Hall, dans che ne soit la démarche gagnante des Soria en Castille et León (cf. p. 248) où a Brême se consacre aux services de p. 246) où toutes les priorités en matières lisent aujourd’hui les ambitions de nom- le Bade-Wurtemberg, a mis en place une territoires de demain. été entamée une démarche concrète de communication mobile… Au travers de de développement économique durable breuses communes : après un premier liaison de vidéoconférence entre l’hôpital zones rurales en difficulté qui entendent nombreux partenariats internationaux, le et d’animation de terroirs ont ainsi béné- projet pilote consacré à la pose de fibre, et les écoles afin de permettre aux élèves 244 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 245
  3. 3. L’Ardèche accueille un Cent L’avenir de notre territoire, riche de ses traditions rurales et industrielles, passe inévitablementSaint-Julien en Saint-Alban par les métiers des technologies de l’information et de la communication. L’engagement de notre communauté dans le projet du Cent répond à cette exigence d’anticipation.” François Veyreinc, maire de Lyas, président de la communauté de communes Privas-Rhône et Vallées p Enjeux p Mise en œuvre p Bilan et perspectives L’objectif du Cent est de créer ex-nihilo, Alternative aux difficultés du textile et de Le programme Cent devrait créer plu- dans un environnement préservé, un vil- la vigne – secteurs économiques tradi- sieurs centaines demplois sur la zone, lage paysager d’architecture médiévale tionnels du village ardéchois – le projet dont des activités de tourisme et de santé, POUR ALLER PLUS LOIN pour héberger des activités du xxie siècle Cent prévoit, dès sa réalisation, d’instal- dès l’accueil dans le nouveau village de liées aux technologies de l’information ler 60 entreprises des TIC ainsi que des Saint-Julien en Saint-Alban des futurs et de la communication : un centre de entreprises liées au tourisme et à la santé. résidents. Des coopérations sont d’ores recherche d’un genre nouveau, mêlant Ce village traditionnel est le fruit d’un par- et déjà prévues avec d’autres Cent euro- entreprises high-tech et logements tenariat de développement public/privé, péens. Le concept, envisagé pour l’ère pour les chercheurs, le personnel et porté par la CCPRV (Communauté de de “laprès pétrole”, prévoit de regrouper leur famille, prêts à vivre dans un décor communes Privas-Rhône et Vallées) et en territoire rural et dans des conditions d’autrefois avec le confort (ultra)moderne la société irlandaise Summitco Ltd., ini- exceptionnelles de qualité de vie les sala- d’aujourd’hui. Ce pôle d’activités sera tiateur-concepteur du projet européen riés des entreprises, les familles et tous organisé autour d’un central de services Cent. Un projet de 400 millions d’euros ceux qui viendront séjourner sur place. FRANCE apportant un haut niveau de logistique, financés à 98 % par des fonds privés. Communauté de communes dans un univers quotidien sans voiture. Privas-Rhône et Vallées (Ardèche) p Projet L’Europe des nouvelles technologies peut prendre parfois des dimensions p Les emplois et les richesses créés à Saint- insolites : en concurrence avec de nombreux sites du Vieux Continent, le vil- Julien en Saint-Alban par les lage ardéchois de Saint-Julien en Saint-Alban (1 195 habitants) a été retenu entreprises qui s’implanteront pour accueillir un des Cent (Centre européen de nouvelles technologies). Il Riche de son cadre de vie et de dans ce lieu préservé et ses traditions rurales et industrielles s’agit de lapplication d’un programme de recherches privé, initié par une (aujourd’hui en difficulté), de qualité exceptionnelle société basée à Cork en Irlande. Le but est de créer un pôle d’activités un pays de 16 communes contribueront, dans une (25 000 habitants) qui va trouver un second souffle grâce aux TIC. logique de mutualisation autour des technologies de l’information et de la communication, dans un Contact Vincent Le Bras et de pluridisciplinarité, au village d’architecture médiévale construit ex nihilo... Tél. : 04 75 64 93 25 développement de cette vallée Courriel : vincent.le_bras@ privas-rhone-vallees.fr d’Ardèche. uterritoiresdedemain-ardeche.com 246 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 247
  4. 4. Un Living Lab au secours de la désertification Ici, les habitants sont les acteurs d’un projet où technologie et développement durable vont ensemble.Berlanga de Duero, Soria /Espagne Connaître nos besoins et dessiner les technologies pour y pallier, être acteurs à part entière de la résolution des problèmes du monde rural et utiliser les TIC comme élément dynamique et de développement, ce sont les axes de notre feuille de route. Don Álvaro López Molina, maire de Berlanga de Duero (Soria) p Enjeux p Mise en œuvre p Bilan et perspectives Tous les thèmes nécessaires à la crois- 2008 est l’année de lancement du projet Difficile d’évaluer encore les résultats, sance de Berlanga de Duero sont parties “Technologie et développement durable”, notamment en termes de création d’em- prenantes du projet : tourisme, admi- autour des différents réseaux d’interve- plois. Concernant les activités proprement POUR ALLER PLUS LOIN nistration locale, culture et patrimoine, nants publics et privés (municipalité, dites, le résultat le plus caractéristique est éducation, santé et aide sociale, sans députation de Soria, conseil de Castille sans nul doute l’Atalaya Lan – l’édition oublier l’intégration et l’usage au quoti- et León, ministère de l’Environnement, 2007 a mis en avant la télémédecine et dien des technologies de l’information et de la Ruralité et de la Mer, Telefónica, ses applications pour le monde rural. À de la communication. La diminution de la Brother, Intel, Lenovo, Toshiba, etc.). moyen terme il est prévu d’étendre tou- fracture numérique, la dynamisation des Son financement est assuré par les tes les activités de Berlanga de Duero aux réseaux sociaux et la participation directe administrations publiques et des entre- 49 autres communes de la communauté de la communauté sont autant de rami- prises privées, l’objectif étant d’accéder (soit 7 000 habitants). À long terme l’ob- fications du projet : l’essor de la “société dès 2008 à des fonds européens pour jectif reste la mise sur pied d’un modèle ESPAgNE de la connaissance” ouvre de nouvelles créer des infrastructures fixes et atteindre économique durable, exportable ailleurs voies de développement. l’autosuffisance. en Europe, dont la source de financement Berlanga de Duero (Soria) serait la vente d’activités numériques. 1 100 habitants p Projet En Espagne, “l’économie de la connaissance” plonge ses racines au cœur p Enclavée au sud de Soria, l’une des provinces les plus de la province de Soria, dans la région rurale de Berlanga de Duero. Un désertes d’Espagne, la territoire au centre du pays, aux paysages typiques du plateau castillan et à communauté de communes Berlanga de Duero (9 hameaux) la population clairsemée : 5 habitants au kilomètre carré, le taux le plus bas s’étend au sud-ouest de Duero rêvait d’un “destin de la province de Soria, d’Espagne... et de la Communauté européenne (9 habitants au kilomètre au sein de la communauté numérique et européen”. Un autonome de Castille et León, songe bientôt devenu réalité, carré en moyenne). Une situation qui prédestinait cette région à accueillir délimitant les provinces de Ségovie et Guadalajara. grâce à la “magie de la Toile” l’un des 70 “laboratoires vivants” conçus par la Commission européenne Contact Álvaro López Molina et du haut débit pour tous, pour dynamiser le tissu économique. Un projet dont les acteurs principaux Tél. : 975 343 011 vecteur de la “société Courriel : seront les habitants de la région eux-mêmes, avec l’aide des TIC, outils- alcalde@berlangadeduero.es de la connaissance”. vecteurs du développement durable. u www.berlangadeduero.es 248 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 249
  5. 5. Citilab, un territoire de la connaissance La portée de cet équipement est locale mais en même temps métropolitaine. Au Citilab, nous voulonsCornellà incorporer et impliquer des nouvelles complicités de la part des entreprises, de l’université, du monde de la recherche et de l’innovation.” Antonio Balmon, maire de Cornellà de Llobregat p Enjeux p Mise en œuvre p Bilan et perspectives Avec son Citilab, Cornellà contribue au Ouvert en 2007 sur 5 000 m 2 d’une Dans un premier temps, il a été difficile développement de nouveaux “living labs” ancienne usine réhabilitée, le Citilab est d’attirer tous les publics. Mais très vite, afin d’assurer la diffusion du numérique né d’un partenariat entre la municipa- par effet “boule de neige”, les personnesPOUR ALLER PLUS LOIN et des TIC. Cet équipement de Cornellà lité de Cornellà, la région autonome de ayant tenté l’expérience sont devenues offre aux jeunes entreprises de techno- Catalogne et le ministère de l’Industrie. elles-mêmes prescriptrices. Le Citilab a logie un lieu propice au développement Devenu une fondation selon la loi cata- également mis en place un système de de leurs projets avec de petits bureaux, lane, le Citilab est le fruit de collabora- bourses performant pour offrir ses forma- un réseau et une infrastructure remar- tions entre personnes publiques et pri- tions payantes au plus grand nombre, y quables (auditorium, salles de travail tout vées, telles que le World Trade Center compris en ligne. L’installation du Citilab équipées). Mais il favorise aussi, pour les Almeda Park, l’Université polytechnique à Cornellà, plutôt que chez sa puissante plus jeunes et les personnes en voie d’in- de Catalogne et la société Siemens. voisine Barcelone, suscite la curiosité sertion, la plongée dans l’ère numérique. Outre un investissement de 3 millions d’autres villes, de toutes tailles, intéres- Parce qu’une population mieux préparée d’euros, le budget de la structure est sées par cette expérience et souhaitant ESPAgNE aux opportunités des TIC sera plus com- évalué à 1 million d’euros par an. créer leur propre Citilab. Commune de Cornellà pétente et responsable demain. (Catalogne) 130 000 habitants p Projet “Living lab” dernier cri, le Citilab de Cornellà associe différents acteurs de p Une initiation ludique aux TIC favorise le sentiment la recherche et de l’innovation, entreprises et collectivités locales pour d’appartenance à la développer de nouveaux services. Aménagé dans une ancienne usine communauté et l’apparition réhabilitée, il offre au public un auditorium de 300 places, des salles d’une 4e ville de Catalogne à 8 kilomètres de Barcelone, dans une ancienne d’un nouveau type de citoyen, capacité de 70 personnes, mais aussi des bureaux destinés aux entreprises région industrielle en reconversion le citilaber cornellanensis, vers les services et l’habitat de technologie locales. La structure souhaite également intégrer les grou- (800 000 habitants). disciple et propagateur des TIC. Avec son Citilab, Cornellà pes sociaux en marge de la révolution numérique, notamment les enfants, Contact Tél. : +34 93 551 06 60 Courriel : citilabinfo@gmail.com veut réussir son entrée dans les seniors, pour qu’ils y découvrent Internet, conçoivent des pages Web u www.citilab.eu l’ère numérique. et des blogs ou apprennent la programmation. 250 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 251
  6. 6. TABLE RonDE Des usages innovants en renfort des territoires Les nouvelles technologies transforment les territoires. Nouveaux modes de vie, nouvelles implantations, nouveaux services effacent les frontières. Les collectivités territoriales exploitent les ressources des nouvelles technologies pourPOUR ALLER PLUS LOIN remodeler les paysages, réinvestir les économies et renforcer leurs potentialités. Les participants : Florence Durand-Tornare : fondatrice et déléguée de l’association Villes Internet, www.villes-internet.net. Olivier Julienne : secrétaire général de la Mission Ecoter, chef d’entreprise et premier adjoint de Donzères (Drôme). Yves Krattinger : président du conseil général de la Haute-Saône, président de la commission “Aménagement du territoire, Transports et TIC” de l’Assemblée des départements de France (ADF), sénateur. Bruno Retailleau : premier vice-président du conseil général de Vendée, sénateur. Philippe Subra : universitaire à Paris-VIII /Institut français de géopolitique, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote. Frank Thomas : sociologue spécialiste des technologies de l’information et de la communication et de leurs usages. Les animateurs du débat : Patrice Carré : responsable Relations Institutionnelles /France Télécom Orange. Michel Léon : responsable éditorial / Scripto Sensu. 252 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin
  7. 7. “Participer à l’appropriation “Le fossé se creuse entre les sociale des technologies collectivités (départements, de l’information et de la régions) qui se battent déjà La notion de fracture numérique a-t-elle encore un sens communication est un rôle qu’en Lozère. On évoquera des ghettos de non-techno- sur les usages, en privilégiant en France ? fondamental que doivent logies ou de mal-technologies, zones de résistance dans l’économie locale, et les tenir les services publics.” lesquelles — facteur aggravant de marginalisation — les autres qui se consacrent Bruno Retailleau : Cette fracture a aujourd’hui deux FLorenCe DUrAnD-TornAre technologies ne pénètrent pas. encore aux infrastructures dimensions, sociale et territoriale. S’agissant de la pre- sans anticiper sur la suite…” mière, la France n’a pas un taux d’équipement des ména- Olivier Julienne : Le fossé se creuse entre les collectivi- oLivier jULienne ges en ordinateur satisfaisant (60 % environ contre 80 % tés (départements et régions) qui se battent déjà sur les au Danemark ou en Suède). On aura beau développer usages, en privilégiant l’économie locale, et les autres qui des réseaux et des contenus, si les Français ne sont D’autre part, parce que certains citoyens savent utiliser se consacrent encore aux infrastructures sans anticiper pas reliés à un ordinateur, ils ne pourront pas profiter ces infrastructures et d’autres non. Enfin, parce que cer- sur la suite… Bruno Retailleau : Un territoire sans accès sera très vite des nouveaux usages et des nouveaux services. Quant taines collectivités ne sont pas prêtes à ce changement un territoire déclassé. Aujourd’hui, sans le TGV et le à la dimension territoriale, il faut compter avec notre spé- dans leur gouvernance. La fracture numérique ne sera Daprès vous, quels sont les exemples les plus significa- numérique, la perte d’attractivité menace. En Vendée, cificité rurale (plus de 30 % du territoire, contre moins pas effacée en se focalisant uniquement sur les usages. tifs d’usages des technologies de l’information au service département touristique qui accueille plus de cinq millions de 25 % en Allemagne par exemple). Cela dit, si 98 % Il faut aller au-delà. Il faut porter leffort sur les services de l’aménagement, de l’attractivité et de la compétitivité de touristes et qui a créé le plus d’emplois privés depuis du territoire français est couvert en haut débit grâce aux et les usages. des territoires ? dix ans, nous nous préoccupons déjà de nomadisme en efforts des opérateurs et des collectivités, on ne peut pas ouvrant des hotspots et en fournissant l’accès à Internet à se satisfaire des 550 000 foyers non couverts. Selon moi, Florence Durand-Tornare : Cette fracture est cognitive et Yves Krattinger : Les collectivités ont saisi toute l’impor- partir d’un portail gratuit avec des informations locales. le concept de couverture territoriale universelle mérite que culturelle plus que technologique. La méfiance vis-à-vis tance de créer le cadre nécessaire au développement lon y réfléchisse ! En encourageant l’accès de tous à de l’informatique, ajoutée à une relation souvent difficile des activités numériques. Elles tentent, depuis plusieurs Florence Durand-Tornare : Une ville Internet rend son ter-POUR ALLER PLUS LOIN la concurrence. En France, le retard de croissance par à l’écrit, pénalise de nombreux usagers potentiels. Un années, de placer les TIC au cœur de leurs processus de ritoire plus attractif par des services en ligne (plus de 300 rapport à d’autres pays est vraisemblablement imputable, Internet multimédia donnant une meilleure place aux gestion interne et d’échange avec les administrés. Dans au niveau national et des centaines au niveau local) qui pour partie au moins (0,5 à 1 point), au retard d’investis- images, dessins, graphiques et sons sera plus équita- les départements, de nombreux investissements numé- associent les commerçants, les entreprises, les associa- sement dans les nouvelles technologies. ble. On peut donc parler de “zones blanches sociales” riques ont été réalisés dans les domaines de la gestion tions, au service de tous les publics à chaque moment de où le déficit d’usage d’Internet rejoint souvent le manque de l’aide sociale, du développement et de l’entretien des la vie, des chercheurs d’emploi aux nouveaux habitants. Yves Krattinger : La fracture numérique demeure une réa- d’équipement. La question de l’enclavement numérique routes et des infrastructures, de l’éducation ou encore Les villes moyennes sont souvent pionnières en la matière lité, territoriale d’abord : de nombreux territoires ruraux, des quartiers se pose autant que celle des villages. De de l’administration électronique. Toutefois la course au grâce à leur organisation interne et à leur maîtrise de la peu rentables, même lorsqu’ils trouvent des solutions plus, de nombreux foyers équipés, toutes classes socia- déploiement de réseaux et d’infrastructures s’est sou- politique du changement. Du point de vue de l’attractivité, adaptées (Wifi, satellite, NRA ZO…), accusent un écart les confondues, ont une mono-utilisation (courriel, recher- vent faite au détriment du développement des usages et elles mettent les acteurs du dynamisme local en réseau technologique croissant avec les zones urbaines qui che documentaire, jeu…) et ne s’ouvrent pas à d’autres de l’appropriation des outils TIC. Le défi des collectivités pour offrir de meilleurs services. Préfecture, département, déploient déjà de la fibre optique jusqu’à l’abonné. En usages liés à la vie quotidienne. Cela explique en partie le consiste aujourd’hui à rééquilibrer leurs investissements Caisse d’allocations familiales, ANPE…, l’origine des ser- outre, de fortes inégalités en matière de qualité/prix du peu de succès des services administratifs en ligne. De ce pour passer d’une logique d’aménagement numérique à vices importe moins que le service lui-même. Malheu- service rendu subsistent puisque, selon l’infrastructure point de vue, les collectivités locales, premiers interlocu- une logique de développement numérique en déployant reusement, l’existence de ces services est trop souvent en place, pour un même tarif d’abonnement, le débit teurs légitimes de ces populations, ont un devoir de sen- des infrastructures actives et des services interactifs entre méconnue : qui sait que, depuis près de cinq ans, il est disponible est très variable et l’accès à certains services, sibilisation, voire de formation, qu’elles tentent de remplir administrations et citoyens. possible d’imprimer le certificat de non-gage de sa voiture comme la téléphonie et la télévision numérique, n’est pas avec des politiques d’accès public, notamment dans les depuis son salon, ou de demander une subvention pour possible. Enfin, l’aspect social de la fracture numérique écoles. Participer à l’appropriation sociale des technolo- son association depuis son bureau ? Ces associations, est trop souvent négligé. Les chiffres sont pourtant sai- gies de l’information et de la communication (TIC) est un “Les TIC servent, dans plus de 800 000 en France, souvent très utilisatrices sissants : quand le taux d’équipement Internet est de 83 rôle fondamental que doivent tenir les services publics. un rapport affectif au d’Internet et qui mériteraient qu’on les implique plus en % chez les cadres supérieurs, il est seulement de 38 % Pour éviter que seule une élite culturelle ne bénéficie de territoire qui subit le déclin soutenant des milliers d’initiatives locales indispensables chez les ouvriers et de 22 % chez les personnes dispo- cette opportunité d’accès aux droits, aux savoirs, de lien ou l’abandon, de contre- pour la cohésion du territoire, portent aussi l’attractivité sant d’un revenu mensuel inférieur à 900 €. social et de partage que sont les réseaux numériques. symbole et contribuent à une du territoire et animent leurs réseaux avec Internet.Il faut reconversion d’image pour aussi compter sur les nouvelles technologies pour valori- Olivier Julienne : Jai peur que cette fracture sinstalle Philippe Subra : Cette fracture me semble effectivement mieux le « vendre ».” ser le patrimoine et l’identité locale par la reconnaissance dans la durée. D’une part, parce qu’elle traduit le passage plus sociale et culturelle que géographique. Quand elle PhiLiPPe sUbrA et l’appartenance. Mémoire vivante en ligne, wiki terri- d’une industrie matérielle à une industrie immatérielle et est géographique, elle concerne des zones de population toriaux sont autant de gisements patrimoniaux qui sont dont certaines entreprises sont d’ores et déjà exclues. en voie de marginalisation, autant en Seine-Saint-Denis emblèmes des identités locales. 254 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 255
  8. 8. “À Cologne, presque 5 000 “Le défi des collectivités propositions d’augmentation consiste à rééquilibrer ou de réduction du budget leurs investissements Olivier Julienne : De nombreux élus et autant de cadres municipal ont été reçues pour passer d’une logique Yves Krattinger : Sans se substituer aux démarches “tra- d’aménagement numérique territoriaux, étrangers à ces enjeux et marginalisés, sont et consultées …460 000 ditionnelles” accomplies par les élus et les citoyens sur le à une logique en décalage vis-à-vis de cette modernité et ne sont pas fois sur une plateforme terrain, les TIC constituent un outil encore sous-exploité. en mesure d’anticiper sur les usages. Inutile d’offrir des numérique de débat au sujet de développement Informés, parfois même consultés via les messageries ou services, si le fonctionnement en interne n’a pas été du budget municipal.” numérique.” les forums, les citoyens se sentent davantage impliqués adapté et modernisé, si les agents de la collectivité ne FrAnK ThoMAs Yves KrATTinger dans la vie de la collectivité. Pour les décideurs publics, les ont pas complètement adoptés ! il s’agit là d’un moyen dynamique de sensibiliser la popu- lation, de communiquer, de rendre compte de leur action peut être la même à Mortagne et à Luçon ! À laisser aussi Philippe Subra : L’accès aux TIC est une condition Les instances participatives comme les conseils de quar- et de leurs choix. la place à l’appropriation par les équipes et à faire avec nécessaire au développement, mais elle n’est pas suf- tier ou les assises de ville, peuvent s’ouvrir à tous ceux fisante. Un peu comme pour le TGV : disposer d’une qui ne peuvent pas se déplacer et durer tout au long les gens ! De même, nous croyons depuis longtemps Florence Durand-Tornare : Le tout Internet pour la démo- au recours à ces technologies dans le vieillissement à gare et d’un arrêt ne suffit pas. L’investissement dans d’un projet, pour animer un agenda 21 ou contribuer à cratie locale serait une catastrophe. Il faut permettre le domicile, rendu possible par une offre forte de soins à l’accès aux TIC n’est valorisé qu’à la faveur d’une poli- l’évolution d’un plan transports. “distanciel” mais le “présentiel” reste structurant. Les domicile ; vieillir à domicile coûte beaucoup moins cher tique globale de développement multipartenarial et échanges numériques, comme relais de réunions et de à la collectivité. Plutôt que la maison de retraite, nous multifacette. Philippe Subra : Chaque personne a désormais accès concertations publiques, doivent compléter et enrichir préconisons la retraite à la maison. Cela dit, pour une partie du territoire, notamment les aux éléments du débat d’une enquête publique, au les instances de débats participatifs. L’exemple du débat moyennes et petites villes, la problématique à résoudre contenu d’un projet (du dossier du maître d’ouvrage au environnemental de Bonneuil-sur-Marne est précieux : Florence Durand-Tornare : Dans le domaine de la santé concerne plutôt le déménagement que l’aménagement compte-rendu de réunions). En matière de concertation des réunions de comités ont été assistées par ordina- se développent d’excellents outils en matière de préven- du territoire. Là, il n’est pas superflu de parler de “stress” territoriale, le nerf de la guerre c’est l’information. teur et relayées en direct sur le site municipal pour inciterPOUR ALLER PLUS LOIN territorial, par rapport aux fermetures de sites, aux res- tion, d’identification des épidémies et des maladies avec à d’autres contributions. Du coup, la réflexion peut se la mise en place de réseaux de veille. Pour les écoles tructurations d’implantations militaires ou hospitalières. Frank Thomas : Pour vous donner un exemple d’une poursuivre à domicile et s’élargir aux voisins. Le recours se pose une grave question d’équité dans l’Éducation De ce point de vue, les TIC servent, dans un rapport concertation réussie : à Cologne, métropole allemande à des outils d’analyse sémantique aidera le décideur à nationale ! Pourquoi dans telle école une dynamique forte affectif au territoire qui subit le déclin ou l’abandon, d’un million d’habitants, dans le cadre d’une politique de comprendre les préoccupations communes mais aussi et une appropriation des usages, et pas même un accès de contre-symbole et contribuent à une reconversion rigueur la ville a ouvert pendant un mois une plateforme à découvrir les signaux faibles qui feront les évolutions à Internet ou de formation des maîtres dans l’école d’à d’image pour mieux le “vendre”. Le Valenciennois, et numérique de débat au sujet du budget municipal des sociales de demain. côté ! l’amélioration de son marché de l’emploi, en est un espaces verts, de la voirie et des sports, attirant plus de exemple, avec des éléments forts de modernité, tandis 100 000 visiteurs. Avec 10 000 inscrits, presque 5 000 Même approche positive en matière de développement Quels développement faut-il retenir de ces nouveaux usa- durable où les TIC sont d’authentiques sentinelles, qu’une autre partie de sa population continue de plus propositions d’augmentation ou de réduction du bud- ges dans les domaines de la santé avec l’hospitalisation exceptionnels outils d’alerte, de mesure, de calcul, de en plus à s’enfoncer. get municipal ont été reçues et consultées… 460 000 à domicile, de l’enseignement ou du développement prévention et d’information. fois ! Par la suite, les propositions les plus demandées durable ? Dans cette société qui change, comment les technologies ont été intégrées dans un budget rectificatif par un vote de l’information et de la communication peuvent-elles être du conseil municipal. Yves Krattinger : Le lien TIC/développement durable ne Bruno Retailleau : En Vendée, nous croyons beaucoup va pas de soi. Bien sûr, les TIC permettent de sensibili- associées au jeu démocratique ? à notre expérience de collège numérique : elle nous ser la population, de capitaliser des expériences novatri- Olivier Julienne : Petites, moyennes et grandes villes apprend à ne jamais systématiser une solution qui ne ces, de réduire la consommation de papier et de limiter Florence Durand-Tornare : Aujourd’hui, nous avons la n’ont pas les mêmes moyens pour analyser de tels résul- capacité de mettre en œuvre une démocratie différente tats. Dans une petite commune, l’e-démocratie est très certains déplacements. Mais elles ont aussi favorisé la “Il faut laisser s’épanouir l’e- dispersion géographique des chaînes de production, où les plus éloignés de la décision politique et du service contraignante parce que l’écrit reste et qu’il faut savoir démocratie, en se méfiant : elle accru la fréquence des déplacements de personnes et d’intérêt général peuvent intervenir. L’outil seul ne fait rien, maîtriser et analyser des milliers de courriels. c’est la volonté politique et les individus qui décident ! ne peut remplir tout l’espace de marchandises et accéléré l’obsolescence de produits Prendre des décisions lors d’un conseil municipal effec- Bruno Retailleau : Il faut laisser s’épanouir l’e-démocratie, démocratique. Je doute que difficiles à recycler. Les TIC doivent aujourd’hui contribuer tivement public grâce à sa diffusion sur le site de la ville, en se méfiant : elle ne peut remplir tout l’espace démo- cette illusion de proximité au développement durable à travers une démarche plus mettre un dispositif de consultation des habitants sur les cratique. Ce sont toujours les mêmes cercles qui réagis- puisse remplacer l’échange consciente et plus volontariste. projets de rénovation urbaine ou d’environnement. Une sent. Je doute que cette illusion de proximité, produite et la présence humaine, vraie concertation, difficile avec les médias classiques, est par l’outil, puisse remplacer l’échange et la présence notamment en milieu rural.” désormais possible. On peut enfin remplir les obligations humaine, notamment en milieu rural ! brUno reTAiLLeAU légales grâce à ces outils ! 256 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 257
  9. 9. Glossaire FIBRE OPTIqUE NRA SDSL (SYMETRIC DIgITAL wEBMASTER (wEBMESTRE) u Support composé de fils de silice de u Nœud de raccordement abonnés ou SUSCRIBER LINE) u Personne chargée de veiller au suivi diamètre inférieur à celui d’un cheveu central téléphonique. u Technologie DSL symétrique pour d’un site Web et à sa mise à jour. et acheminant les données numériques obtenir des hauts débits de 2,3 Mbits/s sous forme d’impulsions lumineuses. NRA ZO maximum dans les deux sens de commu- wIFI (wIRELESS FIDELITY) u Sous-répartiteur qui relie les abonnés nication avec une distance entre abonné u Protocole pour constituer un ré- gSM (gLOBAL SYSTEM en zone d’ombre (ZO) au NRA central et central de 5 kilomètres maximum. seau Ethernet sans fil (WLAN) de 11 à FOR MOBILE COMMUNICATION) autorisant un meilleur signal et donc une 54 Mbit/s, d’une dizaine de mètres à u Norme européenne pour réseau de té- connexion haut débit. SSL (SECURE SOCKETS LAYERS OU quelques kilomètres. léphonie mobile de 2e génération dans les COUCHES DE SOCKETS SéCURISéES) bandes de fréquences 900 -1 800 MHz. OPEN SOURCE u Système d’échange d’informations en- wIMAX u Logiciel dont le code source est mis à tre deux ordinateurs de façon sûre. u Norme d’émission et de réception de gPRS (gENERAL PACKET RADIO la disposition de tous. données dans les bandes de fréquences SERVICE) TIC (OU NTIC) de 2 à 11 GHz, utilisée comme solution ADSL (ASYMETRIC DIgITAL CPL u Génération intermédiaire de mobiles PDA (PERSONAL DIgITAL ASSISTANT) u Abréviation de Technologies de l’infor- alternative à l’ADSL (attribution des li- SUBSCRIBER LINE) (COURANTS PORTEURS EN LIgNE) entre GSM et UMTS de 3e génération. u Assistant personnel, ordinateur de po- mation et de la communication. cences Wimax par l’ARCEP, région par u Technologie de transmission de don- u Technologie de transmission d’informa- che, ou appareil numérique portable. région, en juillet 2006). nées à haut débit sur un câble en cuivre tions à bas débit ou haut débit sur les INTRANET TOIP (TELEPHONY OVER IP) du réseau téléphonique (accès à Internet, lignes électriques en utilisant des techni- u Réseau interne fonctionnant sur les PODCASTINg OU BALADODIFFUSION u Technique de téléphonie intégrée au wLAN (wIRELESS LOCAL AREA etc.). ques de modulation avancées. standards Internet, dont l’information u Moyen de diffusion de fichiers audio, système informatique et gérée en proto- NETwORK) n’est à disposition que d’un nombre res- vidéo (ou autres) sur Internet. cole IP sur le même réseau (LAN). Le pos- u Réseau local n’utilisant pas de câbles CARTE SIM (SUBSCRIBER IDENTITY CYBERCENTRE treint de personnes (intranet d’entrepri- te téléphonique se définit par une adresse pour la communication (par voie hert- MODULE) u Désigne un espace multimédia, un ses, de collectivités). POINT-VISIO-PUBLIC IP comme un PC et les appels téléphoni- zienne par exemple). u Carte à puce d’un terminal (téléphone webcentre, etc. u Service de mise en relation développé ques ne passent plus par le RTC. mobile ou ordinateur) contenant des HSDPA (HIgH SPEED DOwNLINK par Orange qui reproduit depuis une bor- wIFI MESH données relatives à un abonné au réseau ENT (ESPACES NUMéRIqUES PACKAgE ACCESS) ne installée dans un lieu public les condi- VOIP (VOICE OVER IP u Réseau Wifi dont tous les relais sont u Évolution de la norme de téléphonie tions d’un entretien en face à face, avec POUR VOIX SUR IP) connectés de proche en proche, sansANNEXES mobile (abonnement, services). DE TRAVAIL) u Sites “web portail” d’accès, via un point mobile de 3e génération (3G) UMTS, aussi intégration d’outils de communication (vi- u Technique de transport de la voix sur hiérarchie centrale, formant ainsi une CARTE 3g PCMCIA d’entrée unique et sécurisé, à un bouquet appelée 3,5G ou 3G+, aux performances sioconférence, écran tactile, téléphone, un réseau IP. À la différence de la ToIP, les structure en forme de filet (Mesh, maille u Périphérique au format carte de cré- de services numériques (dans des écoles, dix fois supérieures et qui supporte des imprimante et scanner). appels entre sites d’une même entreprise ou filet en anglais). dit doté d’un connecteur 68 broches, des lycées). hauts débits en mode paquet dans le sont acheminés via le réseau privé d’en- qui augmente la mémoire de l’ordinateur sens descendant. PORTAIL treprise (= WAN réseau de données sur (cartes de type I), le connecte à un réseau EXTRANET u En informatique, et plus particulière- protocole IP). (cartes de type II, par exemple, Business u Réseau utilisant le protocole Internet HOTSPOT ment sur Internet, type de sites ouvrant Everywhere d’Orange) ou à un disque dur pour des utilisateurs externes (fournis- u Lieu public donnant accès à un réseau sur d’autres sites Internet. wAP (cartes de type III). seurs ou clients, par exemple) d’accès sans fil et à Internet. (wIRELESS ACCESS PROTOCOL) à certaines informations internes d’une RTC (RéSEAU TéLéPHONIqUE u Protocole d’accès à Internet à partir de COLUMBA BY ORANgE entreprise ou d’une collectivité locale. IP OU ADRESSE IP (INTERNET COMMUTé) téléphones mobiles et via les assistants u Service d’accompagnement et de prise PROTOCOL) u Réseau de transport de la voix le plus personnels PDA. en charge des personnes atteintes de la FLASHCODE u Protocole de base utilisé sur Internet utilisé, constitué de terminaux, de lignes maladie d’Alzheimer ou de troubles ap- u Code-barres intelligent d’accès aux pour la transmission des données. de circuit (double paire de cuivre) et de wEB 2.0 parentés en situation de désorientation, informations (tourisme) ou à des conte- commutateurs. u Nouvel usage d’Internet qui permet développé par Orange en partenariat nus multimédias depuis un téléphone MACHINE TO MACHINE aux internautes de relayer eux-mêmes avec Medical Mobile, qui intègre dans un mobile. u Échanges d’informations entre système RSS (REALLY SIMPLE SYNDICATION) ou d’adapter à leurs besoins les conte- bracelet un double système de localisa- central de contrôle (serveur) et tout type u Flux de contenus gratuits en prove- nus du Web, où chacun est tout à la fois tion (GPS et réseau mobile) avec déclen- d’équipements pour gestion de flotte de nance de sites Internet qui incluent titres émetteur, transmetteur et récepteur d’in- chement automatique d’une alerte en cas véhicules, télérelève de compteurs, télé- d’articles, résumés et liens vers les arti- formations. de sortie de zone autorisée. métrie, télésurveillance. cles intégraux à consulter en ligne. 258 / paroles d’élus p pour une Europe innovante Pour aller plus loin / 259

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